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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 2006-06-23, Collections de BAnQ.

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CINEMA TELEVISION Tempête à la CBC : une télé-réalité déplace The National Page A 10 K ?w w w .1 e d e y o i r.c o m Téléfilm ne subventionnera pas le FFM Page B 2 LE DEVOIR V o i.X C V 11 N 14 0 ?LE VENDREDI 23 JUIN 2 0 0 (5 R 7 c + T A x B s 1 $ FIFA FUSSBAU WCLTMEiSTERSCHAP D€UTSCHLP»nD 5006 LA COUPE DU MONDE VOUS PARLE Des nouvelles du Ghana Ceux qui l’ont vu n’hésiteront certainement pas à le confirmer le quart de finale Cameroun-Angleterre, en 1990, est l’un des matchs les plus mémorables de l’histoire de la Coupe du monde.L’avance qui change trois fois de mains.Trois penaltys accordés par l’arbitre, dont un en prolongation.Face à la puissante équipe anglaise menée par l’attaquant Gary Lineker, une bande d’inconnus, dont un qui ne le restera plus longtemps: Roger Milia, 38 ans, sorti de sa retraite à la demande expresse du président du pays.(À l’époque, pour ne rien vous cacher, j’étais jeune et fou et je perdais mon temps à faire des folies qui ne me laissent au fond rien de vraiment précis, que quelques rides au front et la peur de l’ennui — ce n’est pas du Madonna en feu, non messieurs dames, mais ça déménagé pareil —, et j'inventais des mots pour aucune raison précise.Dans le cas de Milia et de son jeu de jambes, j’avais imaginé celui-ci: prestipoditateur.Mais je n’en ai parlé à personne.Aujourd’hui, 16 ans plus tard, je me libère d’un terrible secret C’est essentiel pour guérir.) Le rythme de jeu des Camerounais en incitera plusieurs à les surnommer «les Brésiliens de l’Afrique».Le match était lourd de symboles.Dans les heures le précédant la rumeur avait circulé que les Lions indomptables pourraient ne pas le disputer parce que la sélection n’avait pas les ressources financières suffisantes pour rester plus longtemps en Italie: ils n’avaient pas prévu se rendre aussi loin dans le tournoi.L’écrivain Nick Hornby (Carton jaune) raconte de son côté qu'il s’agissait d’un moment détenninant pour le football britannique: après une décennie noir foncé marquée par le hooliganisme et les hécatombes dans les stades, a-t-il écrit quantité de supporters anglais espéraient plus ou moins secrètement une victoire du Cameroun, comme en un geste VOIR PAGE A 10: GHANA Jean Dion ¦.r - i «1 islltà.ALESSANDRO HIANCHI REUTERS Le joueur ghanéen Stephen Appiah serrait hier entre ses mains le ballon d'un match historique, puisque son pays est venu à bout des États-Unis par la marque de 2 À 1.Le Ghana accède ainsi au deuxième tour de la Coupe du monde pour la première fois.Sa prochaine partie s’annonce cependant plus difficile puisqu’il affrontera le Brésil mardi.¦ L’Italie et l’Australie se qualifient, à lire en page B 8 Pascale Navarro au Devoir \ A partir d'aujourd’hui.Le Devoir est heureux d’accueillir dans ses pages la journaliste Pascale Navarro.Auteure de deux essais remarqués.In- j terdit aux femmes (1996) et Pour | en finir avec la modestie féminine (2002), publiés aux éditions du Boréal, Mme Navarro a occupé plusieurs postes de chroniqueuse, aussi bien dans la presse écrite qu’à la radio et à la télévision de Radio-Canada.On se rappellera de son travail de critique culturelle aux émissions Sous la couverture, C'est bien Navarro meilleur le matin, Indicatif présent, Ouvert le samedi et à bien d'autres.Diplômée de l'Université de Montréal et de l’université McGill, Pascale Navarro a aussi collaboré à plusieurs publications écrites comme Châtelaine, Elle-Quèbec, Voir et La Gazette des femmes.On pourra lire ses propos tous les vendredis au cours de l'été, en page Idées du Devoir.¦ À lire en page A 9 Le Devoir sera publié demain, jour de la Fête nationale INDEX .Annonces — B6 Monde.B 9 Avis publics A4 Mots croisés A4 Cinéma B 3 Nature _.B8 Décès Rfi Kestii B7 ÉdÜnrial __ AS Sudoku B 9 I idées A9 Télévision B4 Météo B7 Week-end — B1 A 0 ma douleur! Un adulte canadien sur cinq souffre de douleurs chroniques Ëli-.•„ I Zjc# ê \ , * .4 A'r • 15 -ai "*?ISABELLE LAPORTE Le 18 septembre 2(X)5, Richard Holden s'est jeté de son balcon situé au huitième étage.L’homme âgé de 74 ans a laissé une note expliquant qu’il n’en pouvait plus de souffrir.La douleur chronique a eu raison de cet ex-député, qui en avait pourtant vu d’autres: c'est lui qui avait scandalisé' son très fédéraliste électorat de West-mount ai ralliant le Parti québécois en 1992.Selon une étude publiée en janvier dernier, près de 14 % des personnes souffrant de douleurs chroniques font une tentative de suicide.Au Québec, chaque année, nombre d’entre dies, comme Richard Hidden, parviennent à leurs fins.•Que des gens se suicident encore, de nos jours, à cause de la douleur est scandaleux», s’indigne Manon Choiniere, cher-cheure à l’Institut de cardiologie de Montréal et professeure agrégée au département d’anes-thésiologie de l’Université de En 2005, 4500 Québécois étaient en attente d’une première évaluation Fichés à vie pour amour interdit Le nom d’un jeune homme ayant eu des rapports sexuels avec une jeune fille de six ans sa cadette figurera dans le registre des délinquants sexuels HÉLÈNE BUZZETTI Ottawa — Le Canada emboîtera le pas de plusieurs Etats américains en inscrivant désonnais dans le registre des délinquants sexuels les jeunes hommes ayant des rap(x>rts sexuels avec des filles de 14 ou 15 ans.Ils auront l’obligation, probablement pour le restant de leurs jours, de fournir leur adresse aux corps policiers et seront les premiers soupçonnés lors de la disparition d'un enfant dans leur voisinage.le ministre de la Justice, Vic Loews, a enfin présenté hier son projet de loi visant à rehausser l'âge du consentement sexuel au Canada de 14 à 16 ans.Comme prévu, il inclut une disposition exemptant les iwrtenaires qui ont moins de cinq ans de différence entre eux.Ainsi, une jeune fille de 14 ans pourrait sans problème fréquenter un jeune homme de 19 ans, et une autre de 15 ans, un adulte de 20 ans.U“s jeunes de 12 ou 13 ans bénéfideront aussi d’une exemption si la différence d’âge est de moins de deux ans.Les moins de 12 ans, eux, doivent toujours s’abstenir.Ces dispositions visent à exclure les relations sexuelles entre jeunes consentants, a insisté le ministre.*Nous ciblons directement les adultes qui prennent les enfants pour proie», a déclaré M.Toews.Cette logique explique que la loi ne parlera plus A’•âge de consentement sexuel» mais A’*âge de protection».Les gens qui ne respecteront pas cette loi risquent une peine maximale de prison de 10 ans, un casier judiciaire et l’inscription de leur nom dans le registre des délinquants sexuels.•J'imagine que ceux qui sont déjà visés parle registre parce qu'ils ont eu des relations sexuelles avec des per- i sonnes de.moins de 14 ans le seraient j VOIR PAGE A 10: AMOUR Une jeune fille de 14 ans pourra sans problème fréquenter un jeune homme de 19 ans, et une autre de 15 ans, un adulte de 20 ans A 1 PRESENCE ».AUTOCHTONE „ , j.nnei du 31 «U 35 juin 2006 ahor •jns toute, ses dimensions Au cœur de Montréal Une grande fête de ramifié Parc Emihe-Gamelin BLRKI-OqAM JuM)u'nu 35 juin • partirdt nativelynx.c|c.ca M H M «IM VOIR PAGE A 10 DOULEUR LE DEVOIR.LE VENDREDI 23 JUIN 2 0 06 A 2 La semaine de la Défense gouvernement Harper ^dépensera 15 milliards pour outiller les militaires ALEC CASTONGUAY Ottawa—Le gouvernement Harper a décidé de frapper un grand coup à saveur militaire et d’annoncer dans une seule semaine tous les achats milliardaires destinés à la Défense nationale.Et la liste est longue.Non seulement Ottawa se procurera quatre avions Boeing C47 sans appel d’offres, mais également des navires de ravitaillement, des véhicules terrestres, des avions tactiques et des hélicoptères.Total de la facture: 15 milliards de dollars, soit l’équivalent du budget annuel du ministère de la Défense.Les ministres du gouvernement fédéral se promèneront toute la semaine prochaine pour annoncer dans quatre vifles les intentions d’Ottawa.«Les forces armées ont été négligées pendant 13 ans pqr l'ancien gouvernement libéral, a expliqué au Devoir Etienne ADard, directeur des communications du ministre de la Défense, Gordon O’Connor.Notre nouveau gouvernement est résolu à financer les forces armées et à leur offrir l’équipement dont elles ont besoin pour accomplir le travail qu’on leur demande de foire.» Même s’il refuse de confirmer les annonces à venir, d’autres sources au sein du gouvernement ont affirmé que les informations révélées par Radio-Canada mercredi soir étaient exactes.«On veut tranÿormer les forces canadiennes et assurer leur expansùm.Pour ça, il fout répondre aux besoins de mobilité de l’armée.Il fout plus de flexibilité, et les achats vont permettre de foire ça», souligne une source.Les libéraux, de leur côté, continuent de soutenir que certains de ces achats, notamment les C-17, sont inutiles, puisque Ottawa peut louer à volonté ce type d’ap pareil pour 42 millions par année grâce à une entente déjà en vigueur avec les alliés de l’OTAN.lundi, le premier ministre sera à Halifax pour annoncer l'acquisition de trois navires de ravitaillement au coût de 2,1 milliards de dollars.Mardi, c’est à Québec que l’annonce de l’achat des véhicules terrestres aura lieu.Une source parle de l'acquisition possible de près de 1000 camions de transport pour une facture de 1,1 mffliard.Mercredi, Stephen Harper sera à Edmonton pour rendre public l’achat de 15 hélicoptères au coût de 4,2 milliards.Là encore, la compagnie Boeing serait en tête de liste avec ses Chinook de transport, même si un appel d’offres devrait voir le jour.Finalement jeudi, la base militaire de Trenton, en (intario, sera l’hôte de l’annonce concernant les quatre avions C-17 de Boeing.Cette commande se chiffrerait entre 2,5 et 3 milliards de dol lars.Une acquisition qui se ferait sans appel d’offres.Ottawa annoncera aussi le remplacement de ses vieux Hercules au coût de 4,6 milliards.Un appel d'offres pourrait permettre à Airbus de décrocher le contrat avec son appareil A4(X)M.Total: 15 milliards de dollars.Le Devoir LES ACTUALITÉS Bande riveraine Le ministère de FEnvironnement en désaccord avec Nathalie Normandeau LOUIS-GILLES F KAN CŒUR T) lus c'est large, mieux c'est», surtout dans le cas " L de cours d'eau où des municipalités s’approvisionnent en eau potable.C’est ce qu’affirmait hier au Devoir Pascal d’As-tous, porte-parole du ministre du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs, Claude Béchard.Le Devoir a voulu savoir si le ministre Béchard partageait le point de vue de sa collègue des Affaires municipales, Nathalie Normandeau, qui a refusé récemment de mettre en vigueur une bande riveraine de 10 mètres le long les rivières Saint-François, Nico-let et Bécancour, dans la MRC de Nicolet-Yamaska.La ministre Normandeau a estimé que dépasser la norme provinciale de trois mètres le long de ces trois cours d’eau agricole, dans lesquels s’abreuve 70 % de la population de la MRC, était excessif et injustifié.La MRC entend représenter à la ministre son règlement de contrôle intérimaire, adopté à l’unanimité par son conseil des maires, mais en y accolant une justification très développée.Soit dit en passant, notre texte d’hier incluait par erreur la Yamaska dans la liste des trois rivières pour lesqueUes serait créée une bande de protection riveraine de 10 mètres.C’est plutôt la Saint-François qui s’ajoute aux deux autres cours d’eau de cette MRC aux prises avec une intense pollution diffuse d’origine agricole.Visiblement, on ne partage pas l’avis de la ministre Normandeau à l’Environnement, où, par contre, les ponts ne sont pas coupés pour autant avec le ministère des Affaires municipales, responsable juridique de l'approbation des schémas d’aménagement et des règlements de contrôle intérimaire, comme celui refusé par la ministre Normandeau.«On comprend [à l’Environnement] que c’est encore dans le processus d’échange entre la MRC et la ministre Normandeau, précisait Pascal d’Astous.Et dans ce processus, on sera consultés même si on n’a pas le pouvoir de prendre la décision finale.Mais pour nous, c’est clair: plus c’est large, mieux c'est.» Encore plus quand des municipalités utilisent un cours d’eau pour s’approvisionner en eau potable, ce qui est le cas des trois cours d’eau de la MRC Nicolet-Yamaska.Le porte-parole du ministre Béchard ajoutait que ce ministère mettra tout son poids et son expertise dans la balance pour faire adopter le règlement de contrôle intérimaire que la MRC Nicolet-Yamaska veut mettre en place.En voulant adopter une norme de protection riveraine de 10 mètres au lieu du «minimum» de trois mètres prévu dans la dernière politique provinciale, cette MRC est la première à hausser la barre à ce point dans un milieu agricole.Il faut dire que la norme de 10 mètres en milieu agricole n’est pas une trouvaille d’écologistes radicaux.D’abord, cette norme s’applique présentement dans tout le secteur municipal, y compris dans les milieux de villégiature.Par ailleurs, c’est la norme qui s’appliquait au milieu agricole dans la première Politique de protection des berges, des rives et du littoral de 1987.Cette norme ne s’appliquait toutefois qu’aux tributaires du &ünt-Laurent, comme la Saint-François, la Bécancour et la Nicolet, ainsi qu’à leurs affluents de première importance.Mais cette règle imposée en 1987 ne figurait pas encore l’an dernier dans les schémas d’ime MRC sur trois, tout comme les règles de protection riveraine de la politique de 1996 n’ont pas été inscrites dans les derniers schémas d’aménagement, pourtant tous vérifiés et signés par les ministres successifs des Affaires municipales.La Loi sur l’aménagement et rurbanisme impose au ministre des Affaires municipales de vérifier la conformité des schémas d’aménagement avec les politiques gouvernementales.Le président du Centre québécois du droit de l’environnement (CQDE), M' Jean-François Girard, confiait hier au Devoir que l’inapplication systématique de la LAU par le gouvernement pourrait peut-être ouvrir la porte à un important recours collectif au nom de tous les citoyens, riverains, pêcheurs, etc., qui ont subi les séquelles de l’inaction de Québec et des MRC.«En tout cas, la question mérite certainement d’être étudiée», a-t-il conclu.Le Devoir Duceppe insiste pour que Harper reconnaisse le Québec comme une nation ROBERT DUTRISAC Québec — Le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, a pressé hier le premier ministre Stephen Harper de profiter de sa présence à Québec aujourd’hui, à la veille de la Fête nationale des Québécois, pour reconnaître que le Québec forme une nation.«C’est une bonne occasion pour lui de reconnaître que les Québécois forment une nation», a dit Gilles Duceppe dans un point de presse qui a suivi une réunion du Bureau national du BQ dans la capitale nationale.«Ce n'est pas une questùm de stratégie électorale, c’est une question de principe», a fait valoir le chef bloquiste.M.Duceppe a souligné que le gouvernement fédéral reconnaît déjà la nation acadienne ainsi que les Premières Nations.Il a rappelé que l’ancien chef du Parti conservateur, Robert Stanfield, avait reconnu l’exis- tence de la nation québécoise dans les années 60.Accompagné de la vice-présidente du parti, Hélène Alarie, Gilles Duceppe a annoncé l’ouverture d’un bureau permanent du Bloc à Québec et la nomination de Christian Simard, député qui a mordu la poussière dans Beauport-Limoilou aux dernières élections fédérales, à titre de conseiller spécial pour la région de Québec.Le Bloc crée aussi un groupe de travail pour lui permettre de raffiner ses stratégies à Québec à la suite de la déconfiture du Bloc dans la région.M.Duceppe avait en main un rapport préparé par Mme Alarie, qui s’est appuyée sur des groupes témoins (focus groups) pour chercher des explications à ce qu’il était convenu d’appeler «l’énigme de Québec».Ce rapport ne sera pas rendu public.Le Bloc veut «reconquérir Québec», a dit M.Duceppe.Le parti amorce donc une réflexion, comme il l’avait fait sur la question des communautés culturelles par rapport au projet de souveraineté, réflexion qui donnera lieu à un colloque portant sur la région de la capitale nationale lors du prochain Conseil général du Bloc en octobre.Même si le Bloc a présenté une plate-forme étoffée pour la région lors des dernières élections, le chef bloquiste estime que son parti «n’a pas développé de vision claire sur la réalité de Québec».M.Duceppe a rejeté les explications voulant que le Bloc soit un parti trop montréalais ou encore qu’il soit trop à gauche au goût de la région de Québec, qui a donné au Parti conservateur quatre députés et dont un certain pourcentage d’électeurs affectent un penchant pour l’Action démocratique du Québec sur la scène politique québécoise.Le Devoir •Bonne fête, Québec Partout au Québec, nous célébrons notre appartenance à cette grande famille qui nous unit.La fête nationale, c’est notre fête à tous.Jean Charest Premier ministre du Québec r 1 * i i » « LE DEVOIR.LE VENDREDI 23 JUIN 2 0 0 « A 3 POLITIQUE Rapport Moisan Christian Rioux Les nuits catalanes imanche dernier à Barcelone, la nuit descendait lentement sur la ville.Au fur et à mesure que la noirceur avançait, les habitants se rassemblaient sim la Rambla.Les nuits de Barcelone sont ainsi.Vers 22h, les places et les restaurants se remplissent soudainement Les enfants sortent de partout et se mettent à jouer.Les parents discutent assis sur un banc dans la nuit chaude.Les néons scintillent et les bruits de la ville descendent lentement vers la mer.Puis, vers une heure du matin, la foule rentre lentement chez elle, heureuse, prête à recommencer le lendemain.Ce n’est là que quelques-uns des milliers de petits détails qui font de cette région du nord de l'Espagne un lieu incomparable.Additionnés, ces traits en apparence anodins dessinent une identité qui n’existe nulle part ailleurs.D ne s’agit pas de quelques caractéristiques ethniques et culturelles en voie de disparition.Cette identité ne se résume pas à un folklore dont on ferait des reportages dans le National Geographic.Elle représente une culture vivante qui se perçoit ainsi et qui s’offre à tous ceux qui désirent la partager.Des milliers d’étrangers sont devenus catalans en adoptant la langue et les coutumes de cette nation du nord de l'Espagne, en partageant ses habitudes, ses mets, ses façons de faire et de penser.C’est pourquoi la nation moderne est une fabuleuse invention démocratique dans la mesure où elle offre à chacun, en échange de l’adhésion à certaines valeurs et à certains traits culturels d’apprentissage d’une langue par exemple), la possibilité de devenir un égal et de participer pleinement à la vie démocratique d’une communauté.Bref, de partager ses angoisses et ses espoirs.?C’est cette identité nationale qu’a reconnue le référendum tenu dimanche en Catalogne.On pourrait discuter longuement des détails de la réforme constitutionnelle qu’ont adoptée les Catalans, de la distribution des compétences et des arrangements financiers qui l’accompagnent Tous relèvent des particularités du pays, de son histoire et d’un processus qui s’est étalé sur près de trois ans.Mais s'il y a im point qui inteipelle directement les Québécois, c’est bien la reconnaissance par l’Espagne d’une nation catalane.Comme me le disait le ministre catalan de la Justice, Josep Maria Valles, l’Espagne reconnaît dorénavant qu’entre ses frontières coexistent au mobs deux nations.Elle vient d’admettre que, malgré les régimes militaires, les tentatives d'assimilation et ïlnterdiction de la langue catalane, la Catalogne est demeurée une nation.Cela n’en fait pas une nation qui aspire à l’indépendance, mais cela fait d’elle une nation qui a conquis le droit de parler à Madrid sur un pied d’égalité, de nation à nation.L’événement est lourd de sens pour les Québécois, qui se sont vu refuser en 1990 la pâle désignation de «société distincte».On tentera d’expliquer cette différence par les caractéristiques de chaque pays.L’explication la plus farfelue nous a été proposée par le ministre québécois des Affaires mtergou-vemementales, Benoît Pelletier.Au Canada, a-t-il déclaré, l'emploi d'un euphémisme pour qualifier le Québec serait nécessaire puisque le mot «nation» passerait mal en anglais, langue dans laquelle il renverrait davantage à l’idée de pays.Le ministre-linguiste devra nous expliquer pourquoi Élisabeth Ü, Tony Blair et la BBC n’ont aucune pudeur à parler de la «nation écossaise».Peut-être l’anglais des Outaouais a-t-il des particularités qu’ignorent ses locuteurs des bords de la Tamise.Vite, que l’on crée une commission de linguistes chargée de nous éclairer sur les particularismes ethniques de l’étrange dialecte que parient nos amis canadiens! ?Comment expliquer que l’Espagne et le Royaume Uni reconnaissent une réalité dont les Canadiens n’osent même pas prononcer le nom?Qu'on me permette cette trop brève explication.Contrairement à l’Espagne et à l’Angleterre, les Canadiens anglais constituent une jeune nation hquiète de son identité.On peut trouver exagéré le jugement récent de Jacques Attali sur le Canada anglais.Il n’en demeure pas moins que l’identité d’un peuple qui n’écoute ni sa télévision ni ses films et ne lit pas ses écrivabs sera toujours fragile.D’où un antiaméricanisme féroce et croissant au fur et à mesure que la culture américabe s’impose au Canada anglais.D’où la fuite en avant des nationalistes canadiens les plus forcenés, qui rêvent d’un Canada où il n’y aurait plus qu'une seule nation.D’où l’bquiétude maladive de voir un jour partir la provbce qui a créé le Canada C’est d'ailleurs l’écrivabe Nancy Houston, originaire de Calgary, qui se demandait si le Canada anglais n’était pas arrivé trop tard sur la scène de l’histoire pour se constituer un jour en nation.Comment le Canada anglais pourrait-il appliquer au Québec un mot que certabs de ses concitoyens hésitent à s'appliquer à eux-mêmes?Le défi est d’autant plus grand que les aspirations du Québec sont sans commune mesure avec celles de la Catalogne et que les revendications historiques du Québec mettent véritablement en cause l’unité du pays.Le dialogue de sourds que pratique le Canada, au moins depuis la mort des accords du Lac-Meech, s’explique donc.Comment en effet parler à un interlocuteur dont on refuse même de prononcer le nom?crioux@ledewir.cm L’AGENDA LHORAIRE TÉLÉ, L£ GUtDE DE VOS SOIRÉES Des péquistes remettent en question la loi sur le financement des partis Entreprises et syndicats devraient être autorisés à contribuer aux caisses électorales, selon le député Claude Boucher Le rapport Moisan sur les contributions illégales de Groupac-tion au Parti québécois a suscité de nombreuses réactions.Pour les uns, cela jette le discrédit sur le système québécois de financement des partis politiques.Pour les autres, il faut saisir l’occasion pour apporter des changements à la loi de 1977 et ouvrir la porte aux contributions des personnes morales.KATHLEEN LÉVESQUE ANTOINE ROBITAILLE Le président national de la campagne de financement du Parti québécois, le député Claude Boucher, souhaite que les entreprises, les syndicats et toute autre personne morale obtiennent le droit de contribuer à la caisse des partis politiques.Au lendemain de l’incriminant rapport du juge Jean Moisan, qui conclut que le PQ a reçu en toute connaissance de cause des dons totalisant 96 400 $ de Groupac-tion, qui a été au coeur du scandale des commandites, M.Boucher a affirmé au Devoir qu’il faut remédier au problème en permettant ce qui a été interdit jusqu’à mabtenant.Il propose, tout comme le juge Moisan, que les personnes morales puissent verser de l’argent dans un fonds géré par le Directeur général des élections (DGE).Ce dernier redistribuerait les sommes aux partis en proportion de leur score électoral.Il ne suggère toutefois pas de limite.Sans en avoir la preuve, le député de Johnson affirme que le financement par les entreprises est «très répandu».«C’est un état de fait», ajoute-t-il.M.Boucher reconnaît même que, déjà, les partis politiques «sollicitent des représentants de compagnie pour qu 'ils trouvent des gens qui vont verser des fonds».Il ajoute que cette façon de faire ne présume pas que les contributeurs sont remboursés par les entreprises.Joint en Belgique, le président de la FTQ, Henri Massé, a soutenu que le Québec devait cesser de «jouer à l’autruche» et accepter que les personnes morales financent directement les partis politiques.«On n’achète pas un parti ou les faveurs du gouvernement pour 5000 $!», fait-il valoir.«On fait semblant que tout va bien, mais à tout bout de champ on voit ressortir une petite chose.[.] C'e$t plus généralisé qu’on le pense.À la longue, ça devient de f la magouille et c’est ça qui est dangereux», ajoute-t-il.Pour M.Massé, il est normal que les syndicats puissent exercer «un pouvoir d’influence», notamment lorsque les promesses électorales d’un parti heurtent les idées syndicales.«À la FTQ, on trouve que la loi, dans son application, est trop rigide.C’est ça qui amène des abus», dit-il.D’ailleurs, la FTQ a porté en appel devant la Cour du Québec la décision du DGE qui avait jugé coupable la centrale syndicale d’avoir diffusé un dépliant d’information au cours de la campagne électorale de 2003.Le père de la loi 2 sur le fimmœment des partis politiques, Robert Burns, juge à la retraite, ainsi que le sous-mbistre de fa Réforme électorale et parlementaire entre 1977 et 1985, André Larocque, ont sursauté à la lecture de la recommandation du juge Moisan, reprise par d’autres personnes, de faire une place aux entreprises dans le financement des partis politiques.Les deux compagnons de route de René Lévesque ont condamné l’idée selon laquelle, parce que fa loi est contournée, il faut changer fa loi.«Ce n’est pas un ruismnement valable.L’esprit à l’origine de la loi, c’est la réappropriatùm des partis politiques par les électeurs.Ce n’est pas une loi sur la comptabilité des partis.Ce n’est pas un truc pour additionner des chiffres.Le principe derrière est que les partis politiques appartiennent à ceux qui ont le droit de vote», s’enflamme M.Larocque.Robert Burns est tout aussi b-digné et rappelle que cette loi est «un acquis extraordinaire pour la démocratie.La contribution des sociétés est une activité répréhensible en soi qu’il faut combattre à tout prix.Ce n ’est pas par angélisme que les compagnies, et ça vaut pour le milieu syndical, veulent contribuer.Elles veulent se faire connaître du A Claude Boucher gouvernement ou du parti qui pourrait firmer éventuellement le gouvernement.Ce ne sont pas des électeurs», soutient M.Burns.Compte tenu de la situation, ce dernier propose de chercher fa solution du côté des dépenses des partis.11 suggère de les restrebdre en campagne électorale, alors que la surenchère de publicité et d’affiches «embête les citoyens».Pour le professeur Louis Massi-cotte, de lîlniversité de Montréal, spécialiste des questions de financement des partis politiques, le rapport Moisan nous oblige à constater l’impasse dans laquelle est cobcé le Québec.«C'est un bel aveu d’échec collectif.Fendant des années, on a fait le lourde la planète pour dire qu’on est la “plus meilleure’' démocratie au monde, qu’on avait trouvé la pierre philosophale en matière de financement.Et là, on est obligés d’admettre qu’il se passe des choses pas catholiques du tout.Et ce ne sont que les contributions de Groupaction qui ont été examinées.On peut soupçonner que, si le rapport Moisan nous avait dtmné une vue d’ensemble, on se serait rendu compte que c’est généralisé», affirme M.Massicotte.La recommandation de permettre le financement provenant des personnes morales par le biais du DGE ne résiste pas à l’analyse, selon le professeur de science politique.«Ça m’apparaît d'une naïveté incroyable.Les entreprises ne sont pas des acteurs désintéressés.Et les syndicats ne sont pas davantage philanthropes.Ca«a/i-ser les contributions des compagnies vers des partis qu'ils n’aiment pas, c’est quasiment du masochisme», laisse-t-il tomber.Toutes les personnes contactées s’entendent toutefois sur la nécessité de faire un débat public qui ne se limite pas au groupe de réflexion mené par le DGE, où seuls les représentants du PQ, du PLQ et de l’ADQ sont présents.Mercredi.le chef du PQ, André Boisclair, n’a toutefois démontré aucun empressement pour qu’il y ait quelque modification que ce soit au système de financement dans le contexte du rapport Moisan.Le Devoir Projet de loi sur la responsabilité Les choses iront moins vite au Sénat Ottawa — Après avoir été le sujet d’un sprint parlementaire rarement vu pour une loi de cette ampleur, le projet de loi sur la responsabilité prendra le rythme, plus lent, du Sénat L’imposant projet de loi.adopté tard en soirée mercredi aux Communes, a fait son entrée dans la Chambre haute hier.Mais si le gouvernement souhaitait que ce qui constitue sa «première priorité» devienne loi le plus rapidement possible, il devra attendre l’automne avant de pouvoir dire «mission accomplie» En point de presse hier, la leader du gouvernement au Sénat, Marjorie LeBreton, a confirmé Sue les sénateurs disposeront ‘une partie de l’été et du début de l’automne pour étudier le pro- jet de loi.Mme LeBreton souhaite que celui-ci soit adopté rapidement en deuxième lecture, pour permettre le début de l’étude en comité.«Ce comité pourrait travailler un peu pendant l’été et au début de septembre», a-t-elle bdiqué, précisant qu’elle espérait que le Sénat ait termbé son travail «avant l’Action de grâce» (en octobre).Reste à voir si le vœu de la sé-natrice se concrétisera, puisque les libéraux, qui forment fa majorité au Sénat pourraient en décider autrement «On verra», a répondu le sénateur Daniel Hays, leader des libéraux au Sénat, lorsque interrogé pour savoir si la mi-octobre était une cible réaliste.«C’est difficile à dire à ce moment, c'est un Pierre Paradis projet de loi compliqué.» Le projet de loi sur la responsabilité propose la mise en place de divers mécanismes de surveillance de la machine gouvernementale, réforme le financement des partis politiques et encadre les relations avec les lobbyistes.Un délai dans l’adoption finale de la mesure pourrait faire l’affaire des libéraux, qui aimeraient éviter que l’entrée en vigueur des modifications aux régies de financement des partis politiques ne survienne pendant leur course au leadership.Le projet de loi suggéré d’abolir complètement les contributions des entreprises et des syndicats.Presse canadienne Le sort de Pierre Paradis fixé en juillet Le député de Brome-Missisquoi a dérogé à la ligne du parti en votant contre la privatisation du parc du Mont-Orford ANTOINE ROBITAILLE Québec — Pierre Paradis obtient un sursis.Au terme d’une rencontre «disciplinaire» tenue mercredi à Montréal, le député libéral de Brome-Missisquoi et le whip en chef du gouvernement, Norm MacMillan, ont convenu de.se rencontrer de nouveau à fa fin juillet.La rencontre île mercredi avait été rendue nécessaire puisque, au début du mois, en votant contre l’adoption du projet de loi 23 sur fa privatisation partielle du parc national du Mont-Orford, M.Paradis avait contrevenu à fa règle de fa ligne de pan ti.Comme whip du parti, M.MacMillan veille au respect de fa discipline.Joint par Le Devoir hier, M.Paradis, qui risque l’expulsion du caucus, a relaté l’issue de fa rencontre en ces termes: «On a convenu qu'on ne s'était pas entendus et que.dans les circonstances, on était pour poursuivre nos pourparlers à la fin juillet.» M.l'a radis n'a pas précisé quelles sanctions précises avaient été discutées lors de sa rencontre avec le whip.Selon M.Paradis, pour une question non essentielle comme celle du mont (Mord, «qui ne peut cotuluirt' au renversement du gouvernement», un député devrait être autorisé à voter «comme ses électeurs le souhaitent».S’il avait contredit ses collègues sur une question budgétaire ou constitutionnelle, sur toute autre pouvant conduire au renversement du gouvernement, «la situation aurait été tout autre», précise-t-il.Mauvais signal Pour son geste, une sanction enverrait un mauvais signal, au moment où le PLQ est à recruter des candidats pour la prochaine élection générale: «Est-ce qu’on dit aux candidats potentiels que ce sont des machines à voter?» L’ancien ministre de Robert Bourassa, député délais 26 ans, à qui Jean Charest n'a jamais confié de |x>r-tefeuille, estime que tous les projets de réforme parlementaire des 10 dernières années peuvent être cités en renfort de sa thèse.«Même un document protluit récemment {Hir |le leader du gouvernement], M Jacques Dupuis, allait dans ce sens», a-t-il souligné.En somme, a raconté le député (manifestement content de son ;ugu-mentation), «au lieu d'être sur la defensive, j’étais sur l’offensive».Cela a-t-il ébnutlé M.MacMillan?«Je ne sais pas.Il n ’est pas facile à ébranler.Il est tout d'une pièce», a répondu Pierre Paradis, moqueur.Caucus divisé Le caucus libéral est divisé1 sur le cas Paradis.Certains, tel le ministre Benoît Pelletier, avaient enjoint à M.Paradis d’apprendre à «ramer» dans le même sens que ses co-équipiers et de comprendre que la patience avait des limites.Pour sa part, M.MacMillan avait dit publiquement que, «pour lui», M.Paradis a encore sa place au PU).Le déjjuté semble du reste ix-u intimidé [Kir fa ptssi-bilité d’une sanction de la part de sa formation politique.Samedi, d;ins une entrevue donnée ms Journal de Montréal, il en avait rajouté1 dans le dossier d'Orford en déclarant que «le gouvernement se faisait “arnaquer”».I )ans une entrevue accordée à Ihe Gazette en début de semaine, il se disait prit, si januiis il était exclu, à démissionner de son [x>ste de député et à se |>ré-senter comme indépendant lors d’une élection pirtieT le.Fin 2003, il a remporté1 son siège pour une septième élection consécutive avec une majorité de 10 453 voix (représentant 55,64 jxmr cent des suffrages).Le Devoir EN H K E F Nouveau directeur général au Parti québécois Dans le grand remue-ménage entrepris au Parti québécois par le chef André Boisclair, un nouveau directeur général prendra 1a barre du parti en août prochain II s’agit de R erre-Luc Paquette qui prendra la relève de Jean F ournier, a annoncé hier le PQ.M.Paquette a é-té directeur des communications du PQ et il a dirigé les campagnes publicitaires du Bloc québécois lors des élections générales de 1997 et 2005.1)epuis 2003, il était responsable du bureau de comté du député Daniel Turp.Pierre-laïc Paquette se montre enthousiaste face au défi qui l'attend.«Un, il y a une élection partielle bientôt.Deux, une élection générale qui s’en vient Et on va travailler à la souveraineté.On ne peut pas espérer défi plus emballant», a-t-il commenté.Au cours des dernières semaines, André Boisclair s’est adjoint un nouveau conseiller spécial, Daniel Audet, en plus de confier l’organisation électorale a Louis-ITiilippe Bourgeois.- FC çwjjffteM Éric LAJOIE " Marie-Noëlle LAPOINTE Gram* dans La Dowolr du «n«e* LE DEVOIR FLEURDEUSE ü Histoire du Québec en B.D.88 pages-21.90$ GUt Rit» éditeur (514) 542-3481 M ta tr«M miionoM ¦ssaffi .DAVID QRAlYimfllRE FRANÇAISE DU >¦ MILLENAIRE SKpaom-MXt (514) 843-5991 Eiemoies tirés os la imiratira quSDécoisi % s 14 Jeux gais de Montréal Santé des jeunes Liza Minnelli en clôture des Outgames ISABELLE LAPORTE Reconnu comme une ville ayant le sens de la fête, Montréal sera servi cet été lors des Outgames, si l’on en juge d’après le programme des festivités dévoilé hier par les organisateurs de l’événement sportif.Les vedettes d’abord: Liza Minnelli, Marjo, Marie-Chantal Toupin et Mélanie Renaud se produiront devant près de 45 000 spectateurs au Stade olympique, lors de la cérémonie de clôture, le samedi 5 août prochain.Notons que ce sera la première fois que Maijo et Marie-Chantal Toupin partageront une même scène.Point de ralliement officiel des quelque 250 000 visiteurs et 12 000 athlètes attendus à Montréal du 26 juillet au 5 août le Square Viger fournira aux Montréalais l’occasion de rencontrer des gens •qui viendront de près de 110 pays», a déclaré Louise Roy, directrice générale de l’organisation.En après-midi, des participants aux Outgames y présenteront des spectacles avant d’être relayés par des DJ invités.Dès 20 h, on présentera les médaillés du jour, puis des artistes animeront, des soirées dont le thème variera quotidiennement A titre d’exemple, le 28 juillet la drag queen la plus connue du Québec, Mado Lamotte, fera connaître aux danseurs «La fièvre du disco».Et le lundi 31 juillet la Bottine souriante initiera les visiteurs étrangers aux rigodons, aux chansons à répondre et à la danse carrée.•On veut des jeux conviviaux et accessibles», a affirmé Louise Roy, en annonçant que le bracelet laissez-passer, donnant un «accès illimité et prioritaire» à la plupart des activités sportives et culturelles, coûtera 20 S- Les billets des cérémonies d’ouverture et de clôture seront vendus séparément sur le réseau Admission, à partir de 55 $ et 35 $, respectivement Comme s’il manquait de festivités, la Fondation BBCM O’équipe derrière le festival Black & Blue) présentera trois événements officiels sous le thème Mind, Body&Soul.Le gala VIP de lancement Mind, et le party d’ouverture, Body, auront lieu les 28 et 29 juillet au Mé-tropoHs.Puis le 5 août la Fondation organisera au Palais des congrès de Montréal le mégaparty de clôture, Soûl, pour recueillir des fonds au profit des Outgames.La rue SainteCatherine Est entre Saint-Hubert et Cartier, sera fermée à la circulation du 28 juillet au 6 août afin de permettre aux restaurateurs et aux bars de servir la clientèle à l’extérieur, a annoncé Benoît Labonté, maire de l’arrondissement Ville-Marie, dans lequel se situe le Village gai.M.Labonté, membre du Comité exécutif de la Ville de Montréal, s’est dit «fier de la contribution des (Outgames à l’image de marque de Montréal, une ville festive et ouverte».Le député provincial de Sainte-Marie-Saint-Jacques, Martin Lemay, et le député fédéral d’Hoche-laga-Maisonneuve, Réal Ménard, étaient présents à la conférence de presse d’hier, qui s’est tenue dans un bar du Village.Ils ont profité de l’occasion pour inviter leurs collègues de l’Assemblée nationale et de la Chambre des communes à participer, comme eux, aux Outgames.En effet, M.Lemay est inscrit à la compétition de golf et M.Ménard, à celle de lutte olympique.Ce dernier a rappelé qu'il prendra également part à la Conférence internationale sur les droits humains des lesbiennes, gais, bisexuels et transgenres, qui précédera les jeux.La télévision de Radio-Canada diffusera le 29 juillet, à 21 h 30, la cérémonie d’ouverture des jeux.De plus, du 31 juillet au 4 août, l'émission Bons baisers de France, animée par France Beaudoin, présentera tous les jours des segments d’une dizaine de minutes sur divers aspects sportifs, sociaux ou culturels des Outgames.Le Devoir YURI KOCHETKOV AFP Liza Minnelli EN BREF Légère hausse du prix des médicaments Le prix des médicaments vendus au Canada n’a pratiquement pas augmenté en 2005 (0,8 %), indique le rapport annuel du Conseil d’examen du prix des médicaments brevetés, déposé hier au Parlement par le ministre de la Santé, Tony Clement.Selon le docu-inent, la valeur des ventes de tous les médicaments (brevetés, non brevetés et génériques) au pays a totalisé 16,1 milliards de dollars l’an dernier, une hausse de 1,3 % par rapport à 2004.Le partage du montant entre les trois types de médicament est resté sensiblement le même.Il s’agit de la plus faible aug-mentation de La valeur des ventes depuis 15 ans.Cela fait en sorte que les prix pratiqués au Canada demeurent en deçà de la moyenne des prix dans les pays de comparaison (États-Unis et Europe), à 92 % de la médiane.L’essentiel de la croissance de la valeur des ventes de médicaments est dû aux médicaments vendus pour la chimiothérapie.- Le Devoir Programme de récupération des seringues Conscient que les seringues usagées peuvent représenter un danger, Québec a choisi de mettre en place un système de récupération des seringues et des aiguilles usagées, pour éviter qu’elles soient laissées dans des endroits inappropriés et provoquent ainsi des accidents.Ce programme est accessible aux personnes qui utilisent des seringues ou des aiguilles dans le cadre d’autosoins, notamment quelque 3(X) 000 diabétiques québécois, ainsi que plusieurs milliers de personnes atteintes de sclérose en plaques, d’insuffisance rénale ou d’une autre maladie nécessitant des injections régulières.Les utilisateurs de drogues par injection, qui sont au nombre de 23 000 dans la province, sont également visés.Des contenants sécuritaires seront mis à leur disposition.Ils seront disponibles dans les quelque 1600 pharmacies du Québec, ainsi que dans les 400 points de service CLSC des centres de santé et de services sociaux.Ce programme coûtera un million de dollars pour la première année de sa mise en œuvre.Une fois remplis, les contenants pourront être déposés à quatre endroits: une pharmacie, un CLSC, une clinique spécialisée (par exemple, une clinique du diabète) ou un organisme communautaire participant au programme d’échange de seringues pour les utilisateurs de drogues par injection.- Le Devoir Prévenir plutôt que guérir GUILLAUME B O U R G AU LT - C ÔTÉ C> est dans l’optique de prévenir plutôt que guérir que le Conseil canadien de la santé (CCS) a lancé hier un appel aux différentes autorités du pays pour qu’elles combattent dès maintenant une série de menaces pesant sur la santé des jeunes Canadiens.Dans son rapport annuel présenté hier, le CCS indique que la santé des jeunes âgés de moins de 20 ans au pays est •généralement bonne», mais qu’U y a tout de même une série de problèmes pédiatriques qu’il faudrait traiter dès maintenant pour éviter qu’ils ne dégénèrent au fil des ans.•Il est moins coûteux et plus efficace de se concentrer sur la santé des enfants plutôt que de régler leurs problèmes de santé chroniques plus tard», estime la présidente par intérim de l’organisme créé en 2003, Jeanne Besner, qui craint que le vieillissement de la population ne provoque un accaparement des fonds publics de santé vers les baby-boomers, au détriment des nouvelles générations.Le hic, c’est qu’à travers les bons résultats observés par le CCS se cachent des •inégalités persistantes», lit-on dans le document.Inégalités qui reposent d’abord et avant tout sur les différents contextes sociaux et économiques d’éducation des jeunes, analyse le comité.Celui-ci se montre particulièrement inquiet de l’accroissement des maladies chroniques et des taux d’obésité •alarmants» des jeunes.Un million d’enfants ont en effet une surcharge pondérale et 500 000 autres sont obèses, conséquence d’une mauvaise alimentation et d’un manque d’exercice physique Aussi, on note entre autres qu’encore 14 % des nouvelles mères canadiennes affirment avoir fumé ou bu régulièrement durant leur grossesse, que 81 % de ces mères ne respectent pas les recommandations de l’Organisation mondiale de la santé sur l’allaitement (six mois complets) et que 1,1 million d’enfants ont des problèmes de santé mentale (troubles anxieux, hyperactivité avec déficit d’attention, dépression).Cela sans compter la situation des enfants autochtones, globalement très préoccupante.En évoquant ces problèmes nécessitant une intervention «stratégique, immédiate et soutenue», le CCS demande donc aux gouvernements de financer des activités soutenant le développement sain des enfants et des adolescents du pays.«En l’absence de mesures concrètes, indique-t-on, même les enfants les plus privilégiés de notre pays n’auront pas nécessairement la vie d’adulte en santé qu’ils devraient avoir.» Le CCS a été créé dans la foulée de l’accord sur la santé conclu entre les premiers ministres en 2003.Son mandat consiste à surveiller les progrès de la réforme des soins de santé au Canada et à produire des rapports à ce sujet Le dernier rapport du comité portait sur l’état de santé des Premières Nations, Métis et Inuits au Canada.Le Devoir ?AVIS LEGAUX ET APPELS D’OFFRES* AVIS DE L A PREMIÈRE ASSEMBLÉE (paragraphe 102(4) de la Loi) Dans raffaim etos toMtes fa; CRÉATIONS SATINA INC.1228, OOULEVAHD CURÉ UOELLE Uval (Oc) H7V 2V5 «DÉWTRtCE» AVIS est par les présentes donné que vu le non dépôt cf une proposition suite é un avis d'intention, In débitrice est réputée avoir fait cession le 15 juin 2006, La première assemblée des créanciers sera tenue le 6 juillet 2006, A 10 h 00, au bureau du Syndic, 1102, boulevard Moody, bureau 200, Terrebonne.9100-8284 QUÉBEC INC.2545, HE mow Uval (Qc) H7T2N0 «nearwcE» AVIS est par les présentes donné que vu le non dépôt d'une proposition suite à un avis d’intention, la débitrice est réputée avoir fait cession le 15 juin 2006 La première assemblée des créanciers sera tenue le 6 juillet 2006, à 10 h 30, au bureau du Syndic, 1102, boulevard Moody, bureau 200, Terrebonne / à vine, ce f(f jour fa juin 2lW.Gilles Noiseux, C.I.R.P., Syndic NOISSUX SYNDIC INC.1102, bout Moody, bureau 200 Terrebonne (Québec) J6W 3K9 .Tôl.: (450) 492-0200- Noiseux syndic Inc., |B66) 492.0200 MDft- • MOTS CROISÉS 8 9 101112 HORIZONTALEMENT 1.Complètement tou -Onomatopée 2.Stupide - Loi du silence 3 L'Égypte borde la Rouge - État des corps en combustion 4.Épuisante - Enlève en trottant, 5.Ver solitaire - Coule en Roumanie.6.Occire ¦ Petite (leur en tome d'étoile 7.La moitié d'entte eux sont rouges - Sert à guider un cheval • Rus que les doigts des mains 8.Avancent dans l'eau -Est imprévisible 9.Grande école - Flétn -Plutonium tO.Canal au bon) de la mer - Col des Alpes.11.Fait un rapt - Écrit t2 Rendent plus stable -Événement VERTICALEMENT 1, Concomitante 2, Poissons rouges Fatigantes 3, Écumeur des mers -Commissions 4.Expnme l'admiration ¦ Relate - Celui qui a eu le plus de voix.5.Mai d'oreille - Se taufHer.6 Encombrante • A la forme d'une lettre 7.Réponse négative ¦ Ville du Japon - Néant 8.Dignité (fun prince musulman - Finissent en décembre.9 Mouvement indépendantiste • Mû par le vent.10.Chapeau - Pierre.11 lie des mers tropicales • Révolutionnaire mexicain 12 Petit botte métallique -Premières pages i>]4strit te tt i> ÇP.V AVIS LÉGAUX & APPELS D'OFFRES HEURES DE TOMBEE Les réservations doivent être faites avant 16h00 pour publication deux (2) jours plus tard.Publications du lundi: Réservations avant 12 h 00 le vendredi Publications du mardi: Réservations avant 16 h 00 le vendredi Tél.: 514-985-3344 Fax: 514-985-3340 Sur Internet : www.ledevoir.com/avis.html www.ledevoir.com/offres.html Courriel : avisdev@ledevoir.com I Appel d’offres public S, ni MilU htc-f«frn«K4t Montréal^ Des soumissions sont demandées et devront être reçues avant tf h 00 le 11 iuillet 2006, au 529.rue Jarry Est, 3e étage.Montréal Catégorla : Travaux Appel d'offres : 06-DET 413 Oeacrlptif : Deux 12) contrats de transport de neige Hivers 2006 2009 (contrats T06-24 et T06-26) Date d'ouverture : tt juillet 2006 Documents : Les documents relatifs è cet appel d'offres seront disponibles au bureau ACCÈS-MONTRÉAL SAINT MICHEL, situe au 75)1, rue François-Perrault, è Montréal, à compter du 23 juin 2006, moyennant un paiement NON REMBOURSABLE de 75,00 S incluant les taxes.Tout paiement doit être fait au comptant ou sous forme de chèque certifié ê l'ordre de la Villa de Montréal.Dépôt de garantie : Des chèques visés de 10 000 $ et de 8 000 $ devront accompagner la soumission.Le chèque de 10 000 $ peut être remplacé par une lettre de garantie irrévocable Renseignements : Marquis Houle, ing au (514) 872-5544 Pour être considérée, toute soumission devra être présentée sur les formulaires prepares par l'Arrondissement et transmise dans l'enveloppe prévue ê cette fin.Les soumissions reçues seront ouvertes publiquement audit bureau d'arrondissement, immédiatement après l'expiration du délai fixé pour leur réception.La Ville de Montréal (Arrondissement de Villeray—Saint Michel -Parc-Extension) ne s engage h accepter ni ta plus basse ni aucune des soumissions reçues et n assume aucune obligation de quelque nature que ce soit envers le ou les soumissionnaires Montréal, la 23 juin 2006 La secrétaire d'arrondissement, M* Danielle Lemarre-Trignec Centrante Donnez.On peut faire plus encore.AVIS À TOUS NOS ANNONCEURS Veuillez, s’il vous plaît, prendre connaissance de votre annonce et nous signaler immédiatement toute anomalie qui s’y serait glissée.En cas d’erreur de l'éditeur, sa responsabilité se limite au coût de la parution.Avis public Régie des alcools, des courses et des jeux Avis de demandes relatives à un permis ou à une licence Toute personne, société ou association au sens du Code civil peut dans les trente jours de la publication du présent avis, s'opposer à une demande relative au permis ou à la licence ci-après mentionnée en transmettant à la Régie des alcools, des courses et des jeux un écrit sous affirmation solennelle faisant état de ses motifs ou intervenir en faveur de la demande, s'il y a eu opposition, dans les quarante-cinq jours de la publication du présent avis.Cette opposition ou intervention doit être accompagnée d'une preuve attestant de son envoi au demandeur par tout moyen permettant d'établir son expédition et être adressée à la Régie des alcools, des courses et des jeux, 1, rue Notre-Dame Est, bureau 9.01, Montréal (Québec) H2Y 1B6 NOM ET NATURE DE ENDROIT ADRESSE OU DEMANDEUR IA DEMANDE DTXPIOCTATXJN 9168-6550 Québec 1 Restaurant 443, avenue inc.pour vendre Viger Ouest GREEN TRAITEUR & Montréal CAfE (Québec! 443, avenue Viger Ouest Montréal (Québec) H22 1G6 H2Z 1G6 Dossier: 2273-076 9148-2844 Québec Permis 9552.boul.inc.additionnel Goum Ouest BRASSERIE VILLE 1 Brasserie sur Montréal NEUVE WAT1ER terrasse (Québec! 9552.boul.Gomn Ouest H8Y 1R3 Montréal (Québec) H8Y 1R3 Dossier 324 996 Geiardo AHonso i Restaurant 806.boul.Revotorio Munoz iRAZU pour vendre (Demande Rosemont Montréal 806, boul Amendée! (Québec) Rosemont Montréal (Québec) N2S1Z6 Dossier: 1061 944 H2S 126 9096 8538 Québec PwtTHS 21.rue inc.additionnel CKabaoel BAR CMA8ANEI 1 Bar sur Oue« 21, rue Chabane- terrasse Montréal Ouest iQuébec) Montréal (Québec! H2N1C2 Dosswc 104-265 H2N 1C2 91654376 Québec 2 Restaurants SOU.rue me LES BUANDERIES pour venfr* dont un sur Wedmgtor Montréal C05VH CAff terrasse (Quebec) 5013 .rue H4G 1Y1 IMpihngEeo Montreal (Québec! H4G 1YT OocMr 2269-963 Marcel Briére 1 Bar sur 231, chemin CLUB AGK terrasse du Cap Samt- 231, chemin du Cap (suite à une Jacques Saint-Jacques cession) Montréal Montréal (Québec) (Québec) H9K1C7 Dossier: 1905-850 H9K 1C7 9168-2039 Québec 2 Restaurants 1567.1567-A inc.pour vendre Si 1575-A.me TRIBUNE CAfE 1 Bar sur Samt-Oeors 1567,1567-A & terasse Montréal 1575-A.rue Saint- (suite à une (Québec) Dents Montréal (Québec) H2X 3X3 Dossier: 376-756 cession) H2X 3K3 Jacqueline Noèl 8 2 Restaurants 4609, rue France Letarte (Chet Jackie et pour vendre dont 1 sur Bannantyne Montréal France.s.e.ru.) terrasse (Québec) CHEZ JAOdE ET FRANCE 4609, rue H4G 1E4 Bannantyne Montréal (Québec) H4G 1E4 Doss*c 353409 2950-8660 Québec 1 Restaurant 7751.bout inc.pounendre sur Ro»-René RESTAURANT II terrasse Montréal PUNT1NO (Québec' 7751.boul.Roi- H1K3G9 Stnf Monvtol (QuRk) H1K3G9 Dossier 157-297 Québec « CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISCTRICT DE MONTRÉAL, COUR DU QUÉBEC (CHAMBRE CIVILE) No 500-02-134774-053 SOUS MINISTRE DU REVENU DU QUEBEC Partie demanderesse CENTRE SERVICE RM MÉCANIQUE INC Partie défenderesse AVIS DE VENTE JUDICIAIRE PRENEZ AVIS que le 05/07/2006 à 10:00 AU: 4280 JOSEPH DU-BREUIL, LACHINE, District de MONTREAL seront vendus par autorité de justice, les biens et ef-lets de CENTRE SERVICE RM MÉCANIQUE INC., saisis en cette cause, soit: Perceuse verticale, compresseur, établi en métal, ordinateur, etc, CONDITIONS ARGENT OU CHEQUE VISÉ.St-Eustache, ce 20 juin 2006.CLAUDE BEAUREGARD, huissier de Justice A'S PHILIPPE.TREMBLAY.DION & ASSOCIES, HUISSIERS, N D.2006060721 Philippe, Tremblay.Dion 5 Aaa.165.rue Du Moulin, St-Eustacbe.Québec, J7A 2P5, Tél.: (450) 491-7575.Fax (450) 491-3418.CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISCTRICT DE MONTRÉAL.COUR SUPÉRIEURE No 5004)5-077114-062 SOUS MINISTRE DU REVENU DU QUEBEC Partie demanderesse TECHNOLOGIES AUSONIA INC Partie défenderesse AVIS DE VENTE JUDICIAIRE PRENEZ AVIS que le 06/07/2006 à 10:00 AU 7487-89 TRANS CANADIENNE.ST-LAURENT.District de MONTREAL seront vendus par autorité de jusli-ce es bens ei effets de TECHNOLOGIES AUSONIA INC , saisis en cette cause, sot: Lot de maebrnes-scHeunger.ampt-050.ber eiectro-nque, lift, meubles, etc CONDITIONS ARGENT OU CHEQUE VISÉ St-Eustache.ce 21 juin 2006.CLAUDE BEAUREGARD, huissier de Juslice AS PHILIPPE, TREMBLAY.DION S ASSOCIES, HUISSIERS.N.D.200606D752.Philippe.Tremblay.Dton A 4m 165.rue Du Moulin.St-Eustache.Québec.J7R 2P5.Tél (4501 491-7575.Fax (450) 491-3418.CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISCTRICT DE MONTREAL COUR FÉDÉRALE No GST- 544-06 LOI SUR LA TAXE SACCF SE REPR PAR SOUS MINISTRE DU REVENU DU QUEBEC Part» demanderesse TECHNOLOGIES AUSONIA INC Pan» défenderesse AVIS DE VENTE JUDICIAIRE PRENEZ AVIS que » 06Ç72006 i 10D0AU 7487-89 TRANS CANADIENNE.ST-laurent Dsna de MONTREAL seront vendus par autc»4é de juahee «s b»ns « effets de TECHNOLOGIES AUSONIA inc., sais» en cette cause, so4 Lot de machmes-schlcmger ampt-050, ber efectraniqm lift, meutnes etc CONDITIONS ARGENT OU CHEQUE VISÉ St-Eustache.ce 21 jur 2006.CLAUDE BEAUREGARD, huissier de Justice A S PHILIPPE, TREMBLAY DCN i ASSOCIES HUISSIERS.N.D 2006060753 PhMp-pe.Trewbley.Dton 1 Ass.'65.n» Du MM* St-Eustache Dus héc, J7R 2P5 Tél.: (450 ) 491-7575, Fax 1450! 491-3418 Du bénévolat, oui ! 9 514.B42.3351 ;no* •lull NOUVEL AVIS DE VENTE PRO VINCE DE QUEBEC, DISTRICT DE MONTREAL.NO: 243099205 COUR MUNICIPALE.LE PERCEPTEUR DE U COUR MUNICIPALE DE MONTRÉAL, Partie(s) demanderesse(s), -vs- STOPPONI.MARIO.Partie(s) détenderesse(s).Le 5 juillet 2006 à 13h00, au 969, rue Louvain Est, en la ville et district de Montréal, seront vendus par autorité de Justice, les biens el effets de la partie saisie en cette cause, consistant en: un véhicule automobile de marque Ford Escort LX 1995 immatnculé FBF9598 portant le numéro de série: 1FALP15J2SW206183.CONDITIONS : ARGENT COMPTANT.MONTRÉAL.21 JUIN 2006.GRE NIER & ASS.HUISSIERS.(514)397-9277.NOUVEL AVIS DE VENTE PRO VINCE DE QUEBEC.DISTRICT DE MONTREAL.NO: 368439875 COUR MUNICIPALE.LE PERCEPTEUR DE U COUR MUNICIPALE DE MONTRÉAL, Partiels) demanderesse(s), -vs- VALLIÈ-RES.MICHAEL.Partie(s) délende-resse(s) Le 5 juillet 2006 à 13h00, au 969, rue Louvain Est, en la ville et distnet de Montréal, seront vendus par autorité de Justice, les biens et effets de la parte sais» en cette cause, consistant en- un véhicule automobile de marque Lincoln Towncar 1990.immatriculé 725RBF portant le numéro de série 1LNLM83FTLY639378 CONDITIONS ; ARGENT COMPTANT.MONTRÉAL.21 JUIN 2006 GRE NIER & ASS HUISSIERS.(514) 397-9277 Avis de dôture d'inventaire À la suite du décès ifAntonio Tavares.en son vivant domicilié au 4393 Des Érables à Montréal, survenu le 26 juin 2005.un inventaire des biens du défunt peut être consulté par les intéressés à l'étude de Me Diane Beaudry, notaire, sise au 1160 boul.Saint-Joseph Est à Montréal.Avis est par les présentes donné que.à la suite du décès de André DELAMBRE.en son vivant domiciliée au 1400 De Val-Bréan.Ville de Lavsé.survenu le 9 janvier 2006.un inventaire des biens du défum a été fart par le liquidateur successoral.Loraine Nelson, devant Me Louis Desfar-dins, notaire.CW inventaire peut être consulte par les intéressés à l'étude de Me Lous Desjardins, au 247 rue Westgate.Ville de Rosemère.provmce de Québec Donné ce 19 pin 2006 Lorrane Nelson.Nqutoaleur AMS Al X CREANCIERS DANS L'AFFAIRE DE LA FAILLITE DE >44 KESFXwxNt.nésuhni au 1330.ttoisbnand.St Bruno (LJc) J3V 4X5.esl p» les présentés ttoxmè du Disanct ifc Mixicrtal.(Twiner il- -.Xxrirv A défxse me oesiain et qis la prerréere ¦rtmiNei As cresnoexs sera tenue le 5 juillet 2006 A 11 h 00 au txieau du xyixic.1435 St Alcxanele sixte SCD.VtcnMai (Qc).PHIL Bi ll owTimr tGtft/rrmr 1435.St Vk-xamtrr.«MH SFwitreai iQci HJ A 3G4 TéL : (SI 4) 282-1407 THéc.: (SI4) 282-4324 LE DEVOIR.LE VENDREDI 23 JUIN 2006 A 5 *LES ACTUALITÉS- La Loi sur la protection du territoire agricole nuirait aux régions Un géographe a sondé 400 municipalités du Québec LOUIS-GILLES FRANCŒUR La Loi sur la protection du territoire agricole (LPTA) aurait d’importants effets pervers sur le milieu rural dans la vaste majorité des régions du Québec, révèle une enquête réalisée auprès du monde municipal par le géographe Clermont Dugas, de ITJni-versité du Québec à Rimouslri.Globalement, révèle cette enquête effectuée sous forme de sondage, trois municipalités sur quatre considèrent que la LPTA leur cause des problèmes sociaux et même nuit à leur développement économique.Dans certaines régions, comme dans le Bas-Saint-Laurent et la Gaspésie, 81 % des municipalités se plaignent de l’application de cette loi et le pourcentage grimpe à 87 % en Abitibi-Témiscamingue.Le coup de sonde du professeur Dugas a été effectué dans 393 municipalités du Québec.Le taux de participation au sondage s’est établi à 41 %.Paralysie Les municipalités reconnaissent en général que la Loi sur la protection du territoire agricole, adoptée en 1978 dans la foulée des grandes réformes du premier gouvernement de René Lévesque, est efficace et protège effectivement les productions de ce secteur.Mais ses modalités d’application paralyseraient plusieurs facettes du développement des régions dans des secteurs qui n’ont pas d’utilité pour la production agricole, selon les municipalités.C’est ce qui explique que, de façon générale, elles ne remettent pas en question la pertinence de cette loi mais souhaitent une réflexion publique pour circonscrire les problèmes socioéconomiques qu’elle engendrerait Selon l’étude du professeur Dugas, 47 % des municipalités estiment que la LPTA ne leur laisse pas suffisamment d’espace pour se développer, présentement ou dans un proche avenir.Paradoxalement c’est dans les régions rurales que le problème est le plus ressenti et non dans les villes situées à proximité du territoire agricole, lesquelles estiment avoir suffisamment d’espace pour leur développement à long terme.Plusieurs d’entre elles pensent même que la LPTA favorise efficacement le contrôle de l’étalement urbain.Facteur d’exode En milieu rural, constate M.Dugas, «la loi semble être un facteur d’exode».Plus de la moitié des municipalités disent que la LPTA leur fait perdre des résidences et des habitants en raison du manque d’espace pour de nouvelles constructions.Au cours des dernières années, 2224 permis de construction ont été refusés et 7500 personnes se seraient exilées du milieu rural pour cette raison, selon le sondage.Les municipalités rurales voudraient obtenir plus de souplesse pour pouvoir autoriser la construction le long des rangs et à la périphérie des villages sur des terres à faible potentiel, ou encore dans des endroits en friche ou sous le couvert forestier.Les municipalités estiment que la zone agricole ne sert cette industrie que sur 53 % du territoire protégé et que la protection accordée à de vastes territoires boisés ou à des terres sans potentiel est exagérée.C’est ce qui explique que, pour la plupart des municipalités, la LPTA favorise le dépeuplement de la zone rurale, affecte la qualité de l’environnement, nuit au développement industriel et aux affaires, réduit la diversification de l’économie et des services, affecte le dynamisme social, favorise une sous-utilisation des infrastructures municipales, nuit au développement de la villégiature et à la construction de chalets et empêcherait même la construction de petites fermes tout en rendant difficile le transfert de propriété.Le sondage indique que les municipalités attribuent un bonne partie de ces problèmes aux décisions trop arbitraires de la Commission de protection du territoire agricole (CPTAQ), au mauvais découpage de la zone agricole et au fait que la mise en application de la loi ne tient pas suffisamment compte de la Politique nationale de la ruralité.Le Devoir Décès de Gérard Arguin Le Québec perd un des artisans de l’éducation moderne ALEXANDRE SHIELDS Un visionnaire tranquille, un avant-gardiste convaincu de l'importance d'assurer l’accessibilité à l’éducation et d’en faire un moteur du développement régional autant que de l’ouverture sur le monde.Avec le décès de Gérard Arguin survenu mercredi, à l’âge de 84 ans, le Québec a perdu l’un des principaux artisans du système d’éducation moderne.«Il a toujours été convaincu que c’est par l’éducation que la société québécoise peut se développer.Il a d’ailleurs oeuvré à la réforme du système d’éducation pour en faire un outil performant qui puisse répondre aux besoins de la société, mais aussi pour que le Québec puisse se démarquer dans la compétition internationale», a souligné hier celle qui a été déléguée générale du Québec à New York de 1998 à 2002, Diane Wilhelmy.La carrière de M.Arguin est en effet intimement liée aux grands bonds en avant qui ont permis de moderniser le système éducatif de la province à partir de la Révolution tranquille.Celui qui est rapidement devenu directeur des études au collège de Jonquière, de 1955 à 1967, a notamment conduit cet établissement vers la mixité, chose rare à l'époque.Reconnu pour la qualité de son travail Gérard Arguin a par la suite pris part à l'élaboration des programmes d'études au sein du réseau naissant des Universités du Québec, au début des années 70.D a aussi rempli deux mandats à titre de recteur de l’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC).D occupa ce poste de 1974 à 1983, puis de 1991 à 1993.«Il croyait beaucoup à la nécessité de développer les établissements d'enseignement en région.Il a justement apporté une contribution directe d la région du Saguenay-lMC-Saint-Jean», a ajouté Mme Wilhelmy, qui l'a bien connu.Témoignage de cette reconnaissance, le pavillon principal du cégep de Jonquière porte son nom.D en a également été l’un des premiers directeurs des services pédagogiques à la fin des années 1960 et était un ardent défenseur du système collégial.«Homme remarquable se caractérisant parson sens de la gestion et son humanisme, M.Arguin a joué un rôle inestimable dans l’histoire de l'Université du Québec à Chicoutimi en lui conférant une grande crédibilité», a pour sa part soutenu le recteur de UQAC, Michel Bel-ley.Grand défenseur de la recherche académique en région, il a aussi été l’un des membres fondateurs du Centre québécois de recherche et de développement sur l'aluminium, en 1993.Son parcours académique a lui aussi été remarquable.Esprit curieux, il a touché à la théologie, à la philosophie, aux sciences sociales et aux sciences administratives.Gérard Arguin a par ailleurs publié La Planification à l’université, un ouvrage qui a été réédité à plusieurs reprises, en plus d'avoir été traduit en espagnol.Au fil des ans, il a même eu l'occasion de partager son expertise en matière d’enseignement universitaire en Amérique latine et en Europe.Homme au riche parcours, il a toujours su conserver une humifité et un sens de l’humour qui hii faisaient honneur, selon Mme Wühel-my.«Me voilà maintenant bardé de.deux doctorats Quelle chance en ce temps de récession.' Ça va certes faciliter ma tâche dans la recherche d'un nouvel emploi», avait-il lancé lorsque FUQAC hii avait remis un doctorat honorifique en 1994.Le Devoir Le programme Achat-Québec de WAL-MART En 1994, à l'arrivée de Wal-Mart au Québec, la direction a mis en place une politique d'achat qui ouvrait la porte aux fabricants québécois de toutes tailles.Aujourd'hui, Wal-Mart s'approvisionne auprès d'environ 1350 fournisseurs québécois.Parmi eux, on compte des entreprises qui existent depuis plus de 100 ans et d'autres qui sont apparues il y a à peine quelques années.En 2005, Wal-Mart a injecté plus d'un milliard et demi de dollars dans l'économie québécoise et tout ça s'est traduit par de l'emploi et de la croissance pour des entreprises de chez nous.Le programme Achat-Québec, c'est bon pour tout le monde.Cette étiquette identifie en magasin les produits achetés chez des fournisseurs québécois.Acheté au Quebec LE [) E V 0 I K LE VENDREDI 23 JUIN 2 0 0 6 A « LE MARCHE BOURSIER Volume Naît Bat Fana.V*.3130 3190 671 32 350 32 210 260 Aaslra T 29318 33750 Aber dm7422835 180 34 360 Aberdeen 41003 7.820 Abtibi C 2170481 Absolute Sftwr 39820 Accrete Egy o ^00 ACE Awation A749195 ACE Aviator V 82508 Abattis 450 ™ Adastra Mnds377!)0310C2 900 ADBSyso 65100 0 1 50 Adda* Petroleu 80900 26 800 Addenda Cap 600 25690 ADF Groupïnc 18900 1 290 Advant*o 13Ô0 Aecon Gr 3607 Aetema Tentai 80163 Af'ican Cp PIC 400 AfriOfeo 96074 Agi B F 440?" 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.; 35» ’ft ft'•> ft» ’vSJWT JBC'it ftt ¦ : :.V : ¦ ¦ Toronto Ces titres transrçés Mr, sont présentés en ordre alphabétique et leur valeur est exprimée en dollars canadiens Les lettres a et b ditférencent les catégories P anions ordinaires sans droit de vote 1= action ordinaire sans droit de vote ou à droit de vote subalterne: p ou o= actions assujetties à des réglements spéciaux, pr= actions privilégiées, r= actions privilégiées dont le dernier dividende n a pas encore été versé: u= undé de capital-acbon: v= dividende variable: wt ou bon de souscription (warrant): z= lot brisé.Les cotes Toronto New York TSX urihK 11 130,21 Dollar Dow Jones 11 019,11 Or 1 $ canadien 89,371 us à New York 582,20$ us Les devises Voici la valeur des devises étrangères exprimée en dollars canadiens Afrique du Sud (ram)) .Arabie Saoudite (riyal) Argentine (peso) Australie (dollar) Bahamas (dollar) Bermudes (dollar) Brésil (real) Bulgarie (lev) Caraïbes (dollar) Chili (peso) Chine (renminbi) Colombie (peso) Corée (won) Costa Rica icolon) Égypte (livre) États-Unis (do#ar) Europe (euro) Haiti (gourde) Hong Kong (dollar) Hongrie (lorint) Inde (roupie) Indonésie (roupie) 0,000122 Israël isbekel) 0,2575 Jamaïque idollari 0.0199 Japon (yen) 0,009636 Liban (Iwe) 0,000763 Malaisie (ringgit) 0,3189 Maroc (dirham) 0,1306 Mexique (peso) 0,1053 Nouvelle-Zélande (dollar) 0,7092 Pérou (sol) 0,3516 Philippines (peso) 0,0215 Pologne (zküy) 0,3527 Rép dominicaine (peso) 0,0352 Rép.tchèque (couronne) 0,0506 Royaume-Uni (livre) 2,0457 Russie (rouble) 0,0424 Singapour (dollar) 0,7161 Suède (couronne) 0,1570 Suisse (franc) 0,9217 Taiwan (dollar) 0,035134 Thaïlande (baht) 0.0298 Tunisie (dinar) dinar 0,8592 Venezuela (bolivar) 0,00053 0,1591 0,3087 0,37067 0,8477 1.1307 1.1307 0,5152 0,7373 0,4356 0.00210 0,1438 0,000446 0,001199 0.002237 0,1994 1,1189 1.4076 0.0293 0,1479 0.00518 0.02489 Coup d’œil Indice Composé du TSX (X-SPTT TSE) yvA A Y 12000.00 41500.00 11000.00 10500.00 J Aoûi SehOct No\j Détj Jan Fév Mar Avr| Mai Jun 22 Jun 11130.21 La Bourse de Toronto Standard & Poors TSX 141758 11130.21 +17.38 0.2 Canadian Smallcap 62037 674.36 +1.53 0.2 Canadian MldCap 18195 764.25 +0.54 0.1 60 Index 61525 627.57 +0.99 0.2 60 Capped Index 61525 693.96 +1.09 0.2 Cdn Consumer Discretionary 15842 103.69 -0.34 -0.3 Cdn Consumer Staples 2756 181.06 -1.65 -0.9 Cdn Div Metals & Mining 16623 477.12 +3.05 0.6 Cdn Energy 29332 320.32 +3.26 1.0 Cdn Financials 12393 179.61 -0.11 -0.1 Cdn Gold 24196 275.02 -1.94 -0.7 Cdn Health Care 1778 49.62 -0.31 -0.6 Cdn IT 9614 23.50 +0.17 0.7 Cdn Industrials 8103 87.36 -0.55 -0.6 Cdn Materials 51234 205.45 .- Cdn Real estate 2258 188.29 -1.67 -0.9 Cdn Telecomm Services 2058 77.27 -0.22 -0.3 Cdn Utilities 1256 186.40 +0.04 0.0 Canadian Venture S&P CDNX 32241 2555.85 +4.95 0.2 Le Marché Américain 30 Industrielles 250455 11019.11 -60.35 -0.5 20 Transports 22329 4737.88 -27.63 -0.6 15 Services publics 22745 404.33 -2.12 -0.5 65 Dow Jones Composé 295530 3839.21 -21.33 -0.6 Composite NYSE * 7920.32 -33.14 -0.4 Indice AMEX * 1858.73 -7.08 -0.4 S&P 500 * 1245.60 -6.59 -0.5 NASDAQ * 2122.98 -18.22 -0.9 Les plus actifs de Toronto Volume 1 Haul Bas Perm.Var.Var.Compagnies (000) ($) (.$) ($) (î) (%) CONSUMERS UN 9921 14.38 14.14 14 25 COI -0.1 NORTELNETWORKS 5883 2.37 2.32 2.32 -0 03 -1.3 BEMA GOLD CP 4193 5.43 5.18 5.21 -015 -2.8 BREAKWATER RES 4190 125 1.15 1.20 +0.06 5.3 SKYE RES INC 4167 925 725 8.41 +1.42 203 BOMBARDIER INC B 3944 304 2.91 2.91 -0.11 -36 GOLDCORP INC 2662 31.14 30.02 30.53 ¦0.37 -1.2 COALCORP MNG INC 2660 0.72 0.66 0.70 +0.04 6.1 HUDBAY MINERALS WB367 0.36 0.34 035 +0.01 2.9 TOR BK 2361 57 08 56.26 57 01 +1.01 1.8 Les plus actifs du Canadian Venture Volume 1 Haut Bas Perm.Var.Var.Compagnies (000) ($) ($) ($) (S) (%) F>LEXMAR RES INC 2670 0.38 034 0.37 +0.04 12.1 FALCON OIL & GAS 1958 425 403 4.08 GOLDEN DYNASTY 1508 014 0.12 0.13 +0.01 83 TYHEEDEVLPCP 1363 0 50 0 46 0.49 +0.05 11.4 ACTIVE CONTROL 1187 O.IO 0.09 0.10 EAGLE PLAINS RES 1148 1 00 0.67 0.68 •1 07 -61.1 SHIFT NETWORKS 1006 019 018 019 AURELIAN RES INC 960 22.50 20 30 21 70 +010 0.5 GOLDMARCA LTD 859 0.66 0 62 064 -001 ¦1.5 TRANSAMER ENERGY 767 019 0.18 0.19 L'analyse technique de la bourse Les signaux d achat et de vente Tableaux et vidéos Tous tes jours à Midi n J m\ Gourou.^ Gmirau+tveit une marque dkrcon'rneaetproc •n «ne que conMlB>« «r+v«ieun (fnweioe «et 4 I LE DEVOIR.LE VENDREDI 23 JUIN 2006 A 7 ECONOMIE Une croissance modeste est prévue pour le Québec Un effondrement des cours immobiliers n'est cependant pas en vue Gérard bérubé Dans une conjoncture plus que jamais soumise à des disparités régionales, le Québec continuera de faire moins bien que l’ensemble canadien cette année et en 2007.Ralentie par son secteur manufacturier, l’économie québécoise pourra toujours se consoler à l’idée qu’un effondrement des prix immobiliers n’apparaît pas dans les cartes.Ainsi, un scénario de croissance modeste est retenu pour le Québec cette année et l'an prochain.A la Banque Nationale, l’économiste en chef, Clément Gignac, mise sur une progression de 2 % du PIB québécois en 2006 et de 2,2 % l’an prochain, contre 3 % et 2,7 % respectivement pour le Canada.Dans sa dernière mise à jour, l’économiste n’est pas sans rappeler que le Canada est plus que jamais aux prises avec des disparités régionales, «causées par une répartition inégale des ressources naturelles».D'ailleurs, si Terre-Neuve dominera les provinces au chapitre de la croissance cette année, avec une progression de 6 %, ce premier rang au classement reflète la première pleine année d’exploitation de son site pétrolier White Rose et du gisement minier de Voiseys’s Bay.Au-delà, •le poids de l’activité se déplace des provinces centrales, qui constituent le cœur industriel du pays, vers les provinces de l’Ouest», a ajouté M.Gignac.Ces inégalités régionales s’en trouvent exacerbées par «le ralentissement de l’enrichissement immobilier au centre et dans l’est du pays», alors que «l'appréciation du dollar canadien ne peut que forcer les entreprises aux prises avec la concurrence étrangère à rationaliser davantage et, dans certains cas, à carrément fermer leurs portes», a renchéri l’économiste de la BN, qui croit que le dollar canadien atteindra la parité avec le billet vert d’ici 18 mois.Dans son regard québécois, Clément Gignac n’a pas été sans souligner qu’*i/ n’est pas exagéré de dire que le Québec, qui n’a pas joui, en contrepartie, d’un boom comparable à celui de l'Alberta, est la province qui semble avoir le plus souffert de l’appréciation du dollar canadien».En fait, de 2003 à 2005, la croissance économique du Québec a été plutôt modeste, se situant à un rythme annuel moyen de 2,2 %, une performance qui n’est pas sans coïncider avec la montée du dollar canadien.Ces écarts ne seront pas sans influencer le travail de la Banque du Canada, qui poursuivra son resserrement mais sans trop d’insistance, croit-oa En fait on table, à la Nationale, sur une nouvelle hausse de 25 points de base du taux directeur de la banque centrale au troisième trimestre.Mais la poursuite de l'appréciation et surtout le ralentisse ment attendu aux Etats-Unis de vraient ramener la croissance économique au Canada sous son poten-tieL Ci faisant «nous nous attendons à ce que la pause de la politique monétaire soit suivie de baisses du taux directeur en 2007, de l’ordre d’une cinquantaine de points de base».Le Canada est plus que jamais aux prises avec des disparités régionales, « causées par une répartition inégale des ressources naturelles » Quoique moins pessimiste, ce scénario d’ensemble est retenu par la RBC Groupe financier, qui s’attend à ce que la croissance écono-ipique du Canada dépasse celle des Etats-Unis l’an prochain.Le vice-président et économiste en chef, Craig Wright chiffre à 33 % la progression du PIB canadien cette axe née et à 2,9 % en 3007.A titre de comparaison, aux Etats-Unis le taux de croissance s’établirait à 33 % et à 2,7 % respectivement Pour le Québec, l’économiste en chef adjoint, John Anania, retient une cible de 2,5 % cette année et de 2,3 % en 2007, avec un secteur manufacturier continuant «de faire face à des vents contraires [.] La force du dollar, la flambée des prix de l’énergie et l’âpreté de la concurrence internationale ont contribué à freiner abruptement les investissements dans toutes les branches de l’économie québécoise au cours de la dernière année.» Mais, contrairement aux prévisions de Clément Gignac, les économistes de la Banque Royale anticipent une correction du dollar canadien, ce qui apportera «une bouffée d’air frais au secteur manufacturier, qui est vital pour le Québec».Le dollar canadien devrait glisser à 85,5 CUS d’ici la fin de 2006 et retomber à 81 CUS dans la seconde moitié de 2007, selon RBC.Reste le secteur de l’immobilier, un autre segment sensible au Québec.Il faut ici retenir que, «du côté du logement, les premiers signes d’un raidissement en grande partie anticipé se manifestent au Québec.Depuis le début de l’année, le rythme de délivrance des permis de construire résidentiels a baissé d’environ 4%, et RBC s'attend à ce que les mises en chantier diminuent de 13 % de plus en 2006.» Un effondrement des coins immobiliers n’est cependant pas en vue.L’économiste Martin Lefebvre, du Mouvement Desjardins, n’a pas été sans rappeler hier «l’importance de l’effet de richesse immobilière sur la consommation des ménages».Dans son point de vue économique, il retient toutefois un scénario de retour à l’équilibre des marchés ontarien et québécois.Et si l’endettement des ménages (dette hypothécaire et de consommation) est au niveau historique de 119,5 % (du revenu disponible) le service de la dette, à 8,6 % du revenu personnel disponible, «reste inférieur à la moyenne de 9,7 % observée depuis 1980 et près de quatre points de pourcentage sous le taux de 12,4 % qui a coïncidé avec le début du ralentissement [immobilier] des années 1980», a-t-il renchéri, tout en rappelant que près de 75 % des prêts hypothécaires consentis sont présentement à échéance de cinq ans.Pour l’ensemble, «la faiblesse anticipée des taux d’intérêt fera en sorte qu’il n'y aura pas d'effondrement du marché, nous prévoyons plutôt un ralentissement graduel qui ramènera la croissance annuelle du prix des maisons plus près du rythme historique de 5 % dès l’an prochain».Le Devoir Wal-Mart veut acheter plus de produits québécois Wal-Mart Canada a lancé hier un programme intitulé Achat-Québec, une initiative qui, selon la compagnie, est destinée à favoriser l'achat auprès de fournisseurs québécois.La multinationale affirme que ce programme est issu d'un projet-pilote mené en novembre dernier, où les acheteurs de Wal-Mart se sont rendus à Montréal et à Québec afin de rencontrer divers fournisseurs potentiels.Habituellement ces derniers doivent se rendre au siège social à Mississauga, en Ontario.L’opération-pilote annonce que 50 nouveaux noms sont sur le point de s’ajouter aux 1300 four- nisseurs québécois déjà en place.Wal-Mart prévoit tenir quatre autres rencontres avec des fournisseurs potentiels dVi la fin de Tannée dans autant de régions du Québec Achat-Québec vise aussi à mettre en valeur les produits québécois en apposant un logo distinctif sur fos tablettes des succursales.Wal-Mart signale quelle achète pour plus de 13 milliard de dollars de marchandise chaque année auprès des fournisseurs québécois.Au Canada, la compagnie exploite 268 succursales, dont 50 au Québec elle emploie plus de 70 000 Canadiens, dont 12 000 au Québec.Preste canadienne Les p.-d.g.américains ont gagné 262 fois plus que leurs employés En 2005, un dirigeant a gagné plus en une journée de travail qu’un employé en 52semaines Washington — Les chefs des grandes entreprises américaines ont gagné 262 fois plus que les salariés en 2005, selon une étude de TEconomy Policy Institute publiée alors que les pratiques d'attribution de stocks-options à certains dirigeants sont sur la sellette aux Etats-Unis.L’an dernier les p.-d.g.des grandes entreprises américaines ont gagné 10,98 millions de dollars en moyenne contre 41 861 $US pour les salariés de base, selon cette étude dont TAFP a eu copie.Cela signifie qu’«ew 2005 un p.-dg.a gagné plus en une journée de travail [il y en a 260 dans l'année] qu ’un employé en 52semaines», précise l’institut, considéré comme proche des démocrates.L’EPI a réalisé cette étude en comparant les rémunérations des chefs d’entreprise (salaires, primes, actions et autres incitations à long terme), telles que compilées par l’institut Mercer pour le compte du Wall Street Journal, et les salaires horaires des ouvriers et des employés non-cadres.La seule fois où le différentiel a été plus important est Tan 2000, aux dernières heures de la bulle Internet lorsqu'il avait atteint 300, selon le communiqué.Avec la chute de la Bourse, la rémunération des chefs d’entreprise avait ensuite fortement baissé pour atteindre 143 fois le salaire de base en 2002.Sur le long terme, l’écart entre les deux bouts de l’échelle a tendance à s’accroître, puisque les p.-d.g.des grosses entreprises américaines gagnaient 24 fois le salaire des employés en 1965.Le différentiel est lentement passé à 35 en 1978 et 71 en 1989, avant de bondir dans les années 1990.Ces chiffres vont dans le sens d’une étude publiée en début d’année par l'organisme indépendant UO' béi KKHKCCA COOK NEUTERS Selon une étude de (’Economy Policy Institute, les dirigeants des grandes entreprises américaines ont gagné 10,98 millions de dollars en moyenne en 2005 contre 41 861 $US pour les salariés de base.The Corporate übrary, selon lequel la rémunération des dirigeants des 2000 plus grandes entreprises américaines a augmenté de près de 20 % entre Tannée budgétaire 2003-04 et 20044)5.L’étude de TEPI est publiée alors que le Sénat américain a une nouvelle fois renoncé mercredi à relever le salaire minimum, resté inchangé à 5,15 SUS par heure (k-puis neuf ans.Elle intervient alors que certaines pratiques d’attribution de stocks-options aux dirigeants d'entreprise sont dans le collimateur de la SEC (le gendarme de la bourse).Des enquêtes préliminaires ont été ouvertes sur plus de 30 entreprises américaines, telles que Juniper, McAfee ou Uni-tedHealthGroup, soupvonnées d'avoir antidaté les stiK'ks-options jour permettre de maximiser le nénee qu’en retirent les cadres dirigeants.L’une des dernières entreprises visées par la SEC est le site de recrutement en ligne Monster, qui a annoncé le 14 juin faire l’objet d’une enquête informelle.Mais le problème remonte à plus loin.La SEC avait approuvé le 17 janvier le principe de régies plus transparentes pour que la rémunération totale des dirigeants d’entreprises soient mieux déclarée.«Il s'agit d’établir une plus grande clarté dans les salaires, pas de 1rs contrôler», avait alors souligné le président de la SEC, Christopher Cox.Plusieurs «paquets» offerts ces dernières années à des dirigeants d’entreprises sur le départ ont fait hausser quelques sourcils aux Etats-Unis, où les salaires mirifiques pour les p.-d.g.sont pourtant chose commune.L’ex-p.-d.g.de la banque d’affaires Morgan Stanley, Philip Purcell, était ainsi parti l’an dernier avec une compensation totale de plus de 100 millions de dollars, alors que sous sa direction l’action du groupe avait perdu près de 40 % de sa valeur.En 2004, c’était fa rémunération accordée au p.-d.g.de la Bourse de New York, Dick Grasso, qui avait déclenché une enquête du ministre de la Justice de TEtat de New York.Eliot Spitzer, et provoqué le dépm i de M.Grasso.Agence France-Ivresse Gaz Métro veut acheter le deuxième distributeur du Vermont L’entreprise paierait 187 millions $US pour GMP KARINE FORTIN La société en commandite Gaz Métro compte faire l’acquisition de Green Mountain Power Corporation (GMP), le deuxième plus important distributeur d’électricité du Vermont, pour un prix d’achat total approximatif de 187 millions $US.L’entreprise montréalaise a précisé hier qu’une offre avait été signée à cet effet par sa filiale à part entière Northern New England Energy Corporation (NNEEC), auparavant appelée Northern New England Gas Corporation.Green Mountain Power emploie près de 200 personnes et dessert 90 000 clients.Ses revenus annuels totalisent prés de 250 millions SUS.Gaz Métro offre 35 SUS pour chaque action de la société.Après l’annonce de la transaction, hier midi, le titre de l’entreprise valait 33,69 SUS, sur le parquet de Wall Street, en hausse de 5,70 SUS.En conférence téléphonique, le p.-d.g.de Gaz Métro, Robert Tessier, a expliqué que l’achat de GMP avait pour principal objectif d’accroître le bénéfice de l’entreprise qu’il dirige et dont les profits ont totalisé 154,4 millions, ou 1,33 $ par unité, pour l’exercice terminé le 30 septembre 2005.L’achat d’un distributeur d’électricité permettra en outre à la société de diversifier ses sources de revenus.«Ça vient en partie miti- ger le risque du fait qu’on est très largement investis dans la distribution du gaz naturel au Québec, donc dans un seul produit», a souligné M.Tessier.À la clôture de la transaction, Green Mountain Power deviendra une filiale à part entière de NNEEC.La transaction est sujette à l’approbation des actionnaires de GMP de même que celle des organismes de réglementation au niveau de l’État du Vermont et au niveau fédéral américain, soit un processus d’environ 12 mois.Gaz Métro n’écarte pas la |x>ssi-bilité de procéder par la suite à d’autres acquisitions dans La distribution d’électricité au Vermont.Actuellement, 21 entreprises se partagent ce marché.«Il y a un potentiel de développement», a fait valoir le p.-d.g.L’entreprise québécoise pourrait par ailleurs tenter de prendre pied dans d’autres régions des États-Unis.«Mais on est une compagnie prudente.On entre dans un champ d’activité qu’on connaît.On verra par la suite, s’il y a d’autres synergies possibles», a insisté M.Tessier.Pour le moment, les dirigeants actuels de GMP continueront à en assurer Li gestion.Avant l’acquisition de GMP, Gaz Métro comptait environ 15(X) employés, dont une centaine aux États-Unis.Preste canadienne Olymel est une nouvelle fois débouté devant la Cour supérieure Olymel a été une nouvelle fois débouté devant la Cour supérieure, qui a maintenu, hier, la décision antérieure d’un arbitre du travail relativement à son usine de Saint-Simon, près de Saint-Hyacinthe.Le syndicat CSN représentant les 325 travailleurs de cette usine de découpe et de désossage de porc a indiqué hier qu’il s’agit de la quatrième tentative infructueuse de la part d’Oly-mel, qui souhaite faire renverser la décision qui l’empêche, du moins pour l’instant, de fermer cette usine pour en transférer la production vers d’autres installations.Plus tôt ce mois-ci, un tribunal d’arbitrage avait obligé la compagnie à y maintenir ses activités pour une période encore indéterminée, en raison d’une lettre d’entente annexée à la convention collective en vigueur qui stipule qu’OIymel ne peut déplacer sa production de Saint-Simon vers une autre de ses usines.Cette convention collective vient à échéance en septembre 2007.La Cour d’appel ainsi que la Cour supérieure ont jusquid re- jeté tous les appels d’Olymel.L’arbitre au dossier, Me Jean-Pierre Tremblay, a fixé aux 5 et 6, 10, 12 et 14 juillet l’audition sur le fond concernant la décision d’Olymel de fermer son usine.«J’espère qu’Olymel et son président-directeur général.Réjean Nadeau, auront enfin com- I « > I O « il If Ml « Xfcm’ Tifaqe du lmL:>Æ 200606-21 Qâ 1Z 24 39 41 4£ Comptfcwrta*» 26 Ommwti Un 6/6 1 3 969 445.00 $ 5/6+ 4 69 097,20$ 5/6 92 2 481.70$ 4/6 5 558 77.80 $ 3/6 102 496 10,00 $ 21/6+ 77 579 5.00 $ MnMtMn 13 233 230$ Prochain groa lot (appro* ) : 4 000 000 $ Egtra Tirage du 200606-21 pris le message» a dit Richard Martin, président du syndicat CSN de l’usine de Saint-Simon.«Les recours devant tes tribunaux supérieurs sont vains et il faut que les parties s’en remettent à l’arbitrage qui interviendra début juillet.En attendant, les opérations suivent leur cours normal à Résultats Tirage du WF 200606-21 05 15 22 24 42 49 Compemama»» 22 Oapwmt* tun ! 6/6 0 1 000 000,00$ i 5/6+ 0 50000.00$ 5/6 17 500,00$ ! 4/6 779 50,00$ j 3/6 14 493 5.00$ i *>ma«nmt 446 365.50$ HUUtff, UOI 5816712 500 000 $* i dan* le» daui aena Saint-Simon», a-t-il ajouté.Presse canadienne 20'\50 1% » 3»-fecaff» *•* a*» M* « «( \ LOT M 10 OOO OOO • Solde d’été a 1007, rue LAURIER oueat, Oucranoet TA.: 274-2442 LE DEVOIR, LE VENDREDI 23 JUIN 2 0 0 6 A 8 EDITORIAL Une fête volée ! Le président de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal, Jean Dorion, avait eu l’air bien rabat-joie, en avril, quand il avait protesté contre la tenue du Grand Prix du Canada la même fin de semaine que la Fête nationale.Le débat s’était alors concentré sur l’ouverture des commerces, finalement autorisée.Depuis, les critiques se sont tues.Pourtant, un fait s’avère: la Fête nationale est complètement éclipsée cette année à Montréal.D Josée Boileau ans bien des médias, la chose est entendue, et une balade au centre-ville finira de convaincre les sceptiques: cette fin de semaine qui s’ouvre à MontréaJ ne porte qu’un nom, celui du Grand Prix.Pas de fleurdelisés qui s’affichent, ni de bleu et blanc symbolique, mais plein de drapeaux au quadrillé caractéristique, et des pneus dans les vitrines, et des reportages à n’en plus finir sur les pilotes et leurs bolides.Rue Sainte-Catherine, seule La Baie invite le chaland à profiter de ses soldes de la Saint-Jean-Baptiste; dans les autres commerces, la fête n’existe tout simplement pas.Il est vrai que, cette année, l’idée fixe des autorités, talonnées par les commerçants, était de ne rien perdre de la manne du Grand Prix.Peu importe que ce soient ses organisateurs qui aient déplacé la course, normalement tenue plus tôt en juin, on ne voyait plus que l’embêtement de cette Fête nationale qui obligeait à fermer ses portes.Un samedi! Alors que Montréal allait regorger de touristes! Exceptionnellement, Québec a donc autorisé les commerces du centre-ville (dans son sens le plus étendu!) à rester ouverts, à condition de rémunérer leurs employés selon les normes des jours fériés.Tout le monde aurait ainsi droit à son magot Ce que ce calcul d’épicier n’a pas fait voir, et que l’on mesure maintenant, c’est à quel point ce choix relègue la Fête nationale dans l’ombre.Le touriste qu’on tient tant à chouchouter n’aura même pas idée qu’il est débarqué au milieu d’une nation qui se célèbre.Du côté de «l’autochtone», les fêtes de rue ou entre voisins risquent, elles, de se faire voler la vedette, et des participants, par les qualifications qui se tiendront demain à l’île Notre-Dame.De toute manière, même les plus réfractaires à la course automobile devront fêter sur un fond sonore assourdissant — un moteur de Fl sachant faire porter loin ses vrombissements! Dire que, l’an dernier, le tollé avait été général contre le déménagement des FrancoFolies en juin: on craignait, notamment, que cela ne nuise à la Fête nationale.Alain Simard avait eu beau promettre que la fête serait respectée, que Spectra verrait même à jeter un pont entre le festival Présence autochtone et la Fête nationale, rien n’y fit.Québec avait plutôt convenu, avec raison, que chaque festival avait droit à sa visibilité propre, donc à ses dates.La tenue des FrancoFolies en juin cette année n’a donc été qu’une exception.Ironiquement, les craintes exprimées s’appliquent au centuple dans le cas de la Fl, qui a pourtant suscité bien moins de grincements.Au moins, avec les Francos, on restait dans la chanson et la culture, l’âme des collectivités; mais quel sens a une sympathique Fête nationale pour une jet-set qui ne voit que les chars, les bars à la mode et les vêtements chics et qui court le monde sans se rendre compte qu’elle change de décor?En annonçant les dérogations à la loi, le ministre du Développement économique, Raymond Bachand, avait souhaité qu’une telle confusion de dates ne se répète plus.Cette année, elle est due au fait que le monde de la Fl a voulu s’arrimer à la tenue de la Coupe du monde de football en Allemagne.Voilà une vraie raison pour modifier un calendrier! Les petits peuples, eux, rouspètent pour la forme mais plient si vite devant les millions.Pourquoi leur donnerait-on de la considération?j boileau@ledevoir.ca Un bon règlement A doptée il y a dix ans par l’Assemblée nationale, la Loi sur l’équité salariale vient de connaître son aboutisse ment le plus spectaculaire, avec l’entente intervenue cette semaine entre le gouvernement du Québec et ses salariés.Grâce à cette entente, quelque 327 000 des 450 000 employés de l’Etat, hommes et femmes confondus à condition qu’ils appartiennent à des catégories d’emploi occupées surtout par des femmes, recevront une augmentation moyenne de 6 %.Les 700 millions de dollars ainsi ajoutés feront grimper la masse salariale globale des employés de l’Etat de 3,7 %.Ce qui n’inclut pas le milliard et demi de rétroactivité et les autres milliards consentis LE DEVOIR FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910.FAIS CE QUE DOIS Directeur BERNARD DESCÔTEAUX Rédacteur en chef JEAN-ROBERT SANSFAÇON Vice-présidente, finances et administration CATHERINE LABERGE Directeur de l’information JULES RICHER Directeurs adjoints de l’information PIERRE BEAULIEU, LOUIS LAPIERRE, JEAN-FRANÇOIS NADEAU Directeur artistique CHRISTIAN TIFFET Directrice, ventes publicitaires NICOLE CALESTAGNE SéuNiov Pu W,*NÇT 'A uA Ê'TAPmf D£ QüÎUc.ÇW V£ VA PAS y* Organisme gouvernemental ou secte ?J’appuie sans réserve les exigences de rigueur et de transparence exposées par Josée Boileau dans son éditorial du 21 juin.Mais je ne crois pas qu’elle sera entendue.Depuis 1990, j’obsçrve la façon dont fonctionne le ministère de l’Éducation du Québec, en particulier dans l’élaboration de ses programmes d’études pour le primaire et le secondaire.Je constate que ce ministère, du moins la Direction de la formation des jeunes, agit comme une secte religieuse avec ses rites et son jargon, enfermée dans son monde et ses dogmes, rejetant toute critique, la ridiculisant, la dévoyant, la marginalisant ou l’ignorant À preuve, les nombreux textes parus dans Le Devoir restés lettre morte.En mai, une lettre ouverte signée par une trentaine de personnes, professeurs d’université œuvrant à la formation des maîtres de français pour la plupart n’a reçu pour toute réponse (après de nombreux appels téléphoniques de notre part au bureau du ministre) qu'une lettre rédigée dans la Lingue de bois propre à ce ministère, ne répondant à aucune de nos demandes.Vivons-nous toujours en démocratie?Les élus ne sont-ils plus redevables?On s’est ému pour le programme d’histoire, mais rien de tel pour le programme de français, où les mots «connaissance», «enseignement», «apprentissage» et «grammaire» sont devenus tabous.Non, je ne suis en rien étonnée des résultats des élèves de sixième année: ce n'est que Li pointe de l’iceberg, le pire est à venir.La réforme a été détournée et les correctifs façade n'y changeront rien.Suzanne-G.Chartrand Québec, le 21 Juin 2006 Old Montreal ! Samedi dernier.17 juin, mon épouse et moi avons visité l'exposition Flora au Vieux-Port et LETTRES -?- en avons profité pour passer la plus grande partie de la journée dans le Vieux-Montréal.En premier lieu, j’aimerais souligner que les différents haut-parleurs sur le site de Flora diffusaient de la musique en langue anglaise.De plus, lors de notre sortie, la jeune fille qui nous a indiqué l’endroit où déposer nos bulletins de vote sur nos choix de jardins s’est adressée à nous dans la langue de Shakespeare, et il s’agissait bien d’une Franco-Québécoise.Par surcroît les garçons de table et les hôtesses qui nous invitaient à prendre un repas sur leur terrasse s’adressaient à nous en anglais en premier lieu.Comme si les touristes ne venaient pas au Québec pour découvrir «notre différence»! Sur la rue Saint-Paul, la grande majorité des boutiques et des bars diffusaient eux aussi de la musique anglaise.Pour pousser phis loin le côté «nationaliste» de notre observation, puisje jouter que le drapeau du Canada règne partout dans les vitrines et sur les toits des édifices?Montréal, une importante ville francophone en Amérique du Nord?Ce n’est plus vrai; la loi 101 ne veut plus rien dire à Montréal et l’Office de la langue française semble aveugle devant ce fait.Le bilinguisme et parfois l’unilinguisme anglais sont devenus la règle au centre-ville de la métropole du Québec, où les touristes se massent.Denis Biron Le 19 juin 2006 Des jours noirs pour le hip-hop québécois Les derniers jours ont été noirs pour les artisans de la culture hip-hop au Québec.Intentionnellement ou non, les médias de la province ont entaché la réputation d’un genre qui, malgré le discours tenu au cours des derniers jours, ne s'affirme pas seulement par la violence, la provocation et la vulgarité.Pr rce qu'ils ont décortiqué les paroles des 50 Cent et Black Taboo en attribuant ces propos non pas à ces deux entités mais bien à un tout démonisé qu’on appelle rap, animateurs et journalistes ont manqué à leur devoir d’objectivité et de rigueur.Ils ont dérogé de leur objectif premier de faire état des faits sous plusieurs angles afin de rendre compte d’un tout et non seulement d’une partie.Oui, beaucoup d’artistes rap, principalement de l’autre côté de la frontière, commercialisent un hip-hop violent aux propos choquants, mais il est important de noter que plusieurs artistes y mettent cœur et âme en ayant en tête un seul objectif: s’exprimer, s’extérioriser, dénoncer, rassembler.Des groupes comme Black Eyed Peas, Outkast et autres K-Os vendent des milliers, voire des millions d’albums en ne rabaissant pas la femme et en n’incorporant jamais de propos sexistes, misogynes et haineux à leurs œuvres.En somme, j’en ai marre de cette vague de généralisation qui prend chaque jour de l’ampleur ici même au Québec, terre de l’immigration et du multiculturalisme.Cessons de nous voiler les yeux et de mettre des œillères! Le hip-hop est parfois violent certes, mais rien ne motive ni ne justifie une tefle extrapolation.Tous les artistes ne proviennent pas du même moule.[.] Je tiens seulement à mettre en lumière le fait que plusieurs groupes et individus s’efforcent de bien faire les choses et de créer intelligemment Dès que nous essayons de nous démarquer, on nous étiquette comme des bandits ou des violeurs alors que ce que nous tentons vraiment de faire, c’est de rejoindre les jeunes, de leur parler dans leur langage, d’aborder les sujets qui les interpellent les tourmentent, les ravissent.Un peu comme les groupes de rock l’ont fait à l’époque.Ecoutez plus d'une chanson avant de crucifier et de faire le procès du hip-hop sur la place publique! Ironik Membre du groupe L’Assemblée Le 19 Juin 2006 Jean-Robert Sansfaçon par le précédent gouvernement avant même la signature d’un règlement final, notamment aux enseignants qui ont obtenu l’échelle de salaire unique en cadeau à la veille des élections, y compris ceux des collèges, qui sont pourtant des hommes en majorité.Cette semaine, les syndicats qui représentent les employés de l’État ont dù admettre que ce règlement méritait d’être souligné, sans aller jusqu’à crier victoire.Certains, comme le président de la CSQ, M.Réjean Parent, n’ont pas manqué de rappeler que l’entente n’effaçait pas la loi d’exception adoptée en décembre dernier.Mais, compte tenu des sommes fantastiques en jeu, lui et ses homologues auraient été mal venus d’enfoncer le bouchon plus à fond.Rappelons qu’un règlement strictement salarial sur la base des demandes syndicales révisées de l’automne dernier aurait fait passer la remuneration globa le de 25 à 32 milliards par année, sans inclure l’équité.Négocier aurait permis de réduire' l'ampleur du bond, mais, compte tenu des exigences posées par la Loi sur l’équité, le gouvernement Charest n’était pas en mesure d’aller au-delà de ce qu’il a inclus dans sa loi d'exception.De leur côté, les chefs syndicaux n’auraient pas été capables de faire accepter un contenu négocié si peu alléchant, après avoir fait miroiter des milliards en augmentations annuelles bonifiées grâce à l’incontournable loi sur l’équité.Tous reconnaissent qu’il aurait été souhaitable que le gouvernement continue de négocier au-delà du temps de Fêtes pour en arriver à des ententes, ne serait-ce que sur les aspects normatifs dans fous les secteurs d’emploi.Mais cela n’aurait pas permis de régler la question la plus épineuse, celle du coût acceptable pour les contribuables.Le règlement des derniers jours, intervenu dans le cadre de l'application de la Loi sur l’équité salariale, vient corriger des injustices dont certaines ôtaient particulièrement odieuses.Cela étant admis, la logique même voulait que It's corrections récurrentes apportées cette année fassent partie de la politique globale de rémunération, compte tenu de la situation précaire des finances publiques.La présidente du Conseil du trésor.Mme Jereime-Forget, l’a compris et elle a tenu son bout, ce qui n’a pas empêche la signature de l’entente cette semaine.C’est une victoire importante pour fos fèmmes et, ô paradoxe!, pour le gouvernement j- rsansfa contalledevoir.com LIBRE 0 I1 I N I 0 N -^- Pour garder les membres BILL CROSS Professeur de science politique à l’Université Carleton LISA YOUNG Professcure de science politique ô l’Université de Calgary * Depuis quelques jours, les 11 candidats à la direction du parti politique qui a remporté le plus de victoires électorales dans te monde occidental ont commencé à s’affronter dans des débats publics.Le parcours sera long et marqué par bien des tournants imprévus.Ce qui est certain au moment où La course à la chefferie du Parti libéral commence à s’échauffer, c’est que tous les candidats depen-! seront beaucoup d’énergie à essayer d’attirer | de nouveaux membres.Aujourd'hui, tes campagnes de recrutement i font partie intégrante des campagnes à la di-i rection de tous les partis politiques du Canada ! Le nombre de membres s’accroît substantieDe-ment lorsque Li direction du parti est en cause pour diminuer brutatement l'année suivante.Nos recherches sur tes membres des partis politiques indiquent que tes Canadiens adhèrent aux partis non seulement pour appuyer des candidats à fa direction ou lors des élections mais aussi parce qu’ils s'intéressent aux prises de position des partis.Usurpés Cependant, une fois la campagne terminée, bon nombre de ces nouveaux membres décrochent parce que le parti ne leur offre aucun moyen de prendre une part active aux décisions.Dans tous les partis, le sentiment commun qui prédomine à 1a base, c'est que le rôle des membres dans la formulation des politiques a été usurpé par l’élite du parti.Cela mène au désenchantement et à une baisse du nombre d'adhérents, deux phénomènes qui affaiblissent l’aptitude des partis à faire te lien entre fa société et l'Etat L'adhésion à un parti politique étant une forme de service à 1a collectivité et un élément positif pour la démocratie, il importe de corriger cette situation.La création de «fondations d’orientation» au sein des partis politiques pourrait apporter une solution à ce problème.Ces organisations, qu'on trouve dans d’autres pays, notamment en Allemagne, peuvent avoir un certain nombre d'effets positifs.Tout d'abord, tes bureaux centraux des partis ont souvent tendance à concentrer leurs energies sur 1a préparation aux élections, ce qui est parfaitement compréhensible puisque tes partis existent justement pour gagner l’appui des électeurs.Les fondations d’orientation aideraient tes partis à élaborer des politiques détaillées, ce qu’on leur reproche souvent de ne pas faire.Én deuxième Beu, tes résultats de notre sondage montrent que les citoyens ne considèrent pas l’adhésion à un parti comme un moyen d’influencer ses positions politiques.L’existence d'organisations qui se consacreraient précisément à l'examen des grands enjeux politiques akterait à contrer cette perception, à endiguer fa baisse des adhesfons et à recruter de accrochés nouveaux membres, peut-être même issus des jeunes générations.Pour les partis, cette solution présenterait l'avantage de revitaliser la base, ce qui pourrait avoir des effets positifs sur les résultats électoraux Enfin, 1a présence d'une ressource permanente pour l’étude des questions de fond donnerait aux partis les moyens nécessaires pour mieux s'acquitter de leur rôle dans fa vie politique canadienne.Les partis sont censés servir de passerelles entre fa société civile et l’Etat c'est là te rôle qu’ils jouent en tant que service à fa collectivité.La conciliation des intérêts de groupes qui se disputent la première place dans fa formulation des politiques est un élément central de cette tâche, mais elle ne pourra se réaliser que si les differents groupes sociodémographiques prennent part au processus.Les fondations d'orientation aideraient les partis nationaux à jouer cette fonction de médiation qu’on attend d’eux Les candidats à fa direction du Parti libéral ont sans doute commencé à recruter de nouveaux membres au moment où ils amorcent le premier virage de la course.C’est fa une évolution positive pour le parti et pour le Canada.Les candidats seraient bien avisés de se rappeler qu'une fois fa campagne terminée, la revitalisation du parti et de fa démocratie canadienne dépendra de leur aptitude à pérenniser rengagement de leurs supporteurs envers le parti.* L'étude des auteurs.Are Canadian Political Parties Empty Vessels?- Membership Engagement and Policy Capacity, éditée par l’Institut de rrckerdu en politiques publiques (IRPP), at disponible à l'adresse wwwJrpp.org. LE DEVOIR.LE VENDREDI 23 JUIN 2 0 0 6 A 9 DEES Célébration fiscale?BERTRAND SCHEPPER-VALIQUETTE Chercheur pour l’Institut de recherche et d’informations socio-économiques (IRIS) et professeur de fiscalité au Osgoode Hall Law School, à Toronto haque année, vers la fin du mois de juin, l’Institut Fraser fait un coup médiatique en informant les contribuables canadiens de la journée où ils seront «libérés» de leur «dette» envers le gouvernement.De l’aveq même de l’Institut Fraser, l’Etat est considéré comme un «produit» payé en divers versements journaliers.Cette année, le 19 juin serait la date à laquelle les Canadiens auraient terminé de payer leur dette envers la société et pourraient maintenant travailler pour eux-mèiAes.Ce discours semble omettre l’idée même selon laquelle l’impôt et les taxes ne sont pas un moyen de brûler de l’argent mais bien de financer des choix collectifs fondamentaux de notre société.En effet, c’est l’argent de l’impôt qui finance entre autres la construction d’écoles et de routes, le système de santé public et les nombreux programmes d’aide au développement économique du pays.Il semble plutôt biaisé d’affirmer que la liberté individuelle apparaît soudainement le 19 juin 2006.S’il est attrayant de connaître le pourcentage de l’impôt moyen payé par année, il faut par contre savoir vérifier les calculs qui mènent à la «journée de libération fiscale».Comme l’a démontré Neil Brooks dans un document intitulé Tax Freedom Day -A Flawed, Incoherent and Pernicious Concept, «l’Institut Fraser ne tient pas compte de l’ensemble des revenus des contribuables mais uniquement des revenus financiers; l’Institut inclut des taxes et des impôts payés par les entreprises, comme les taxes sur la masse salariale payées par les employeurs ou les impôts sur les profits des entreprises, alors que les revenus associés à ces taxes et impôts ne sont même pas inclus dans les revenus des ménages».Ainsi, le pourcentage d’imposition moyen s’en trouve radicalement haussé.En 2003, la différence entre les deux méthodes pour l’ensemble des contribuables équivalait à 58 jours, soit presque deux mois, ce qui change complètement le sens de la «journée de libération fiscale» et son impact sur l’imaginaire collectif.$ % wf '.««(gpl û i sur fa qualité de l’environnement, malgré l’adoption récente du concept de développement durable, il serait nécessaire de créer un nouveau mécanisme d’examen public et d’audiences publiques, léger dans sa facture mais systématique dans ses procédures.Il pourrait être rattaché à l'exécutif et aux membres nommés par l'Assemblée nationale.Il ne s’agit pas ici d’en définir toutes les modalités de fonctionnement, lesquelles pourraient cependant s’inspirer de celles du BAPE, mais de souligner l’importance de sa création pour combler l’absence d’un tel mécanisme démocratique et éviter des dérapages potentiels dans l’élaboration de tels projets.Ce nouveau mécanisme devrait indiquer dans ses directives aux promoteurs de projets les éléments pertinents qui devraient être étudiés et soumis à l’attention du public.Pour déterminer ces éléments, il serait souhaitable d’adopter l’approche fédérale du scoping, c’est-à-dire fa recherche et l’identification par le public, et non seulement par les représentants des ministères, des enjeux de toute nature soulevés par le projet De bonnes pratiques pour des personnes morales D est maintenant clair et reconnu qu’il est avantageux pour les promoteurs de choisir volontairement d’entrer en interaction avec le milieu sur un mode bidirectionnel assez tôt dans le processus de façon à tenir compte des intérêts du milieu, à en faciliter l’acceptation sociale et à obtenir les appuis nécessaires.Cette opinion s'appuie sur l'expérience positive vécue par plusieurs promoteurs.Par ailleurs, il apparaît également de plus en plus certain que l'approche traditionnelle de mise en marché par des spécialistes de l’image, qui ne diffusent qu’une information favorable sans questionnement possible, n’a souvent qu’une faible efficacité, comme les observateurs Font constate- dans plusieurs projets.Cette formule consistant à travailler de concert avec le milieu par les promoteurs, aussi bien publics que privés, devrait être encouragée par les corps publics et les résultats de telles démarches reconnus tors des étapes ultérieures.Utiliser l’audience publique comme processus d’apprentissage La première partie de l’audience publique portant sur l’information et le questionnement des études et des caractéristiques du projet telle que pratiquée par le BAFE, peut s’avérer une formidable occasion d’apprentissage collectif si les commissaires favorisent intelligemment cet objectif et si on utilise efficacement les outils modernes de communication (Internet et télédiffusion par des canaux spécialisés).En effet dans la mesure où l’ensemble des acteurs (y compris les médias et les décideurs) suivent en même temps le déroulement de l’examen public, l’information cumulative résultant du jeu des questions (des citoyens, des groupes, des commissaires) et des réponses (des promoteurs, des représentants de ministères ou d’agences publiques), il est possible collectivement de comprendre et d’apprécier le projet sa valeur, les enjeux soulevés, et d’en tirer les leçons utiles pour fa suite.Déjà, les gouvernements fédéral et québécois utilisent des canaux télévisés pour diffuser fa plupart du temps des commissions parlementaires.Il serait vraiment appréciable et utile que le gouvernement du Québec, pour peu qu’il retienne fa suggestion précédente d’un nouveau mécanisme d’examen public, chargé d’étudier les grands projets au moyen d’études d’impacts et d’audiences publiques, y greffe la télédiffusion par le canal de l’Assemblée nationale ou par un nouveau canal spécialisé.Ce moyen non seulement permettrait à l’ensemble des intéressés d’évaluer le projet et d’évoluer en même temps mais faciliterait aussi fa participation publique en utilisant également les communications par Internet.Cette technologie éprouvée permettrait ainsi de pallier les distances de notre grand territoire et les conditions climatiques difficiles que nous connaissons.Perspectives Ijes bons projets qui ont passé le test de l’examen public démontrent que leur réalisation est possible.Les exigences envers fa démocratie de participation risquent d’être permanentes.Personne ne voudra revenir à des formules autoritaires symbolisées autrefois par le «toé, tais-toé!».Il nous faut cependant mettre en place les ingrédients nécessaires, utiles, efficaces et crédibles pour qu’on réussisse collectivement l’apprentissage constant de fa démocratie active et de ses valeurs ajoutées.C’est aussi fa position soutenue par plusieurs organismes, dont certains du milieu economique.Il est intéressant de rappeler ici 1a position que tenait 1a Chambre de commerce du Montréal métropolitain et son comité habitation et développement urbain dans son mémoire déposé à fa consultation Tremblay en septembre 2000.Dans sa conclusion, elle estimait «essentiel que les projets importants a Montréal ainsi que dans toute la région métn/politaine fassent l’objet d'un processus de consultatùm publique» et affirmait qu’«*« tel processus de consultation permet d'améliorer les projets et de s’assurer que ces projets respectent l'équilibre urbain, la qualité de vie des citoyens et les besoins économiques bien compris de la collectivité».* L'auteur a été chef de délégation du chantier sur la démocratie au Sommet de M/mtréal.lions le cadre du CCC, il a réalisé des consultatvms publiques formelles, mené divers programmes d’interacti/m avec le milieu, dont celui de l’échangeur Dorval, et fourni divers conseils stratégiques a des corps publia comme la Ville de Gatineau sur la gouvernance participative.Pour suggestions et commentaires: lo&c-consult-concert.qc.ca.Pascale Navarro Les enfants du paradis CM est une vague de fond.Un mouve-~ ment irréversible qu’illustrent les croisades d’hommes et de femmes, parmi lesquels les scientifiques et vulgarisateurs canadiens bien connus David Suzuki et Hubert Reeves, les Québécoises Louise Vandelac et Laure Waridel.des Européens comme Jean-Marie Pelt ou Nicolas Hulot, voire des politiciens tels l’ex vice-président américain Al Gore avec son tout récent film.An Inconvenient Truth, sans compter les batailles de citoyens anonymes ou célèbres, comme Sting, qui s’est joint à la résistance des Indiens kaiapos en Amazonie contre la déforestation, ou, chez nous, Richard Desjardins, qui a sonné la fin de la récréation avec L’Erreur boréale.Un courant fort qu’incarne également cette arche de Noé créée par le Fonds fiduciaire mondial pour fa diversité des cultures (un organisme indépendant fondé en 2(X)4 et basé en Italie) et le gouvernement norvégien, une sorte de réservoir qui abritera un «coffre-fort du dernier jour», soit de deux à trois millions de semences constituant la diversité végétale de fa Terre.Des réserves au cas où surviendrait une catastrophe écologique et où toute trace de nos espèces botaniques serait perdue.L’engagement des uns et la prévoyance des autres confirment que le souci de l'environnement est au cœur de nos vies.Loin des villes, les scientifiques, eux, poursuivent leur quête du paradis.Pas une semaine ne passe sans que des expéditions du monde entier nous rap-portent leur découverte de nouveaux étions miraculeusement épargnés par les humains.En effet, en avril dernier, une équipe du groupe américain Conservation International (créé en 1987 et œuvrant dans 40 pays), composée d'Australiens, d'Américains et d’indonésiens, a découvert en Papouasie occidentale un de ces paradis: 3(X) (XX) hectares de forêt tropicale qui abritent des espèces inconnues de grenouilles, de papillons et de végétaux ainsi que des spécimens rares comme le kangourou «arboricole à fourrure dorée», que les chasseurs avaient, croyait-on, exterminé.Et sur l'île de Bioko, en Guinée équatoriale, fin 2(X)5, d’intrépides zoologues espagnols ont mis au jour dans le fond d’un cratère, réputé impénétrable, un nouvel écosystème inconnu jusqu'alors.En février 2(XXi, l'archipel de Sào Pedro et Sào Paulo, situé à quelque KXX) kilomètres de la côte brésilienne, a aussi révélé ses trésors sous-marins à des scientifiques médusés, trésors parmi lesquels des espèces qu’on ne retrouve qu'à cet endroit le vivant est précieux, il faut en prendre soin, nous disent les défenseurs de l’environnement; la vie est aussi fragile et aléatoire, confirment les géologues, biologistes, zoologistes ou géographes.Chaque fois que nous mettons au jour un de ces paradis, nous nous réjouissons de constater que des coins de la planète sont demeurés vierges, que des territoires ont échappé à toute manipulation industrielle, financière ou commerciale, manipulations cependant minimalement nécessaires et qui constituent 1a civilisation.Mieux, l'archipel de Sào Pedro et Sào Paulo est introuvable sur les cartes géographiques! N’est-ce pas un symbole sublime de l'utopie?Mais il ne faudrait txis confondre cet attrait |x>ur le paradis perdu et les batailles que mènent les écologistes.Si certains d’entre eux paraissent parfois exaltés (ça arrive dans les meilleures familles), la plupart ont les pieds sur terre et comprennent mieux que quiconque les enjeux économiques de transformations trop subites: si les pratiques écologiques ne changeaient rien à fa marche du monde actuel, ne seraient-elles fias déjà mises en œuvre?De fa même façon, il se trouve des entrepreneurs responsables (mais pas assez nombreux) qui tentent d'adopter des pratiques écologiques.C’est le cas de la société Via Rail, qui a choisi de servir du café équitable à bord de ses trains, café dont la culture est fondée sur des principes écologiques.I Vautres entreprises suivront-elles?C’est à souhaiter si nous voulons recueillir une plus large adhésion du public.( )n se demande d’ailleurs pourquoi tous les ordres de gouvernement n'ont pas encore pris cette habitude.Qu'attend-on au juste pour s’y mettre?Si de grandes compagnies font de tels choix, il y a de l'espoir.Quant aux paradis perdus et retrouvés, ils entretiennent notre rêve de bonheur, aspiration terriblement malmenée par un cynisme presque plus étouffant que les gaz à effets de serre.Mais le paradis, même terrestre, n’est pas une sortie de secours.Nos enfants forment la première génération qui aura vu (espérons-le!) tours (xirents recycler et composter, des gestes qui, désormais, paraissent normaux pour eux.Peut-être même rouleront-ils en voiture électrique, une fois devenus adultes?Entretemps, ils auront appris a ne pas attendre des autres, pas plus que du fin fond de fa jungle, ce qu’ils peuvent changer eux-mêmes.Écrivez-nous! U Devoir se fait un plaisir rie [rubber rfans cette page Içs commentaires et les analyses de ses lecteurs.Etant donné l’abondance de courrier, nous vous demandons de limiter votre contribution a 8
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