Le devoir, 19 juin 2006, Cahier A
BURUNDI KYOTO Le ministre Cannon ne va pas remuer ciel et terre pour aider Québec Page A 3 \ * Un pas de plus vers la paix Page B1 www.ledevoir.com DEVOIR Vül.XCVII N ° 1 3 6 ?LE LUNDI 19 JUIN 2 00 (5 870 + taxes- 1 $ La samba de la victoire o$HL0/4 ''rv y- ||||^ JF ¦ ANNIK MH DE CARIJFEL LE DEVOIR APRES la joie des Portugais de Montréal, qui célébraient bruyamment samedi la qualification de leur équipe nationale poi / le deuxième tour du Mondial, c’était hier au tour des Brésiliens défaire résonner leurs klaxons et d’agiter leurs drapeaux dans les rues de la ville.Un petit attroupement a pris d’assaut le chaud béton de la rue Saint-Denis hier après-midi, dansant en face du Bar L’Baroufoù les supporters regardaient le match qui s’est terminé 2-0 pour le Brésil contre l’Australie.Nos informations en page B 5.ESPAGNE catalan à 74 % La Catalogne officiellement reconnue comme «nation» CHRISTIAN KIOUX Barcelone — La «nation» catalane a obtenu hier sa première reconnaissance officielle en Espagne, alors que 74 % des électeurs qui se sont déplacés se sont prononcés en laveur du nouveau statut particulier de cette province du nord du pays.Seuls 21 % ont dit non à la proposition négociée avec Madrid qui vient modifier le statut d’autonomie adopté lui aussi par référendum 27 ans plus tôt La population a accueilli le résultat avec circonspection et sans les débordements que suscitent pourtant ces jours-ci les matchs du Mondial de football.Le Tout-Barcelone est allé sabler le champagne au somptueux palais de la Generalitat, place de la Catalogne, au cœur de la ville.En 1979, au sortir de la dictature, le précédent statut de la Catalogne avait été adopté par une majorité de 88 %.VOIR PAGE A 8: CATALOGNE L’ENTREVUE Uinstinct d’abord Marie-France Bazzo fermera le micro Vindicatif présent vendredi JACQUES GRENIER LE DEVOIR Marie-France Bazzo: «Je ne suis pas une journaliste, je suis une animatrice.Je passe les idées, je sers les plats.» PAUL CAUCHON Il ne faut pas parler à Marie-France Bazzo des focus groups et autres analyses scientifiques des besoins des auditeurs.Elle carbure plutôt à l’instinct et à l’intelligence.Car, pour expliquer comment Indicatif présent, une émission d’abord culturelle, s’est transformée en dût ans en un lieu emblématique de réflexion sur tous les courants socio-politico-culturels, Q ne faut compter que sur soi-même.•Plus nous proposions un contenu exigeant, plus les cotes d’écoute montaient, explique Marie-France Bazzo au Devoir.Ce qui prouve que les focus groups", ce n’est pas vrai.On sous-estime ce que les gens veulent, on sous^stime leur soif de savoir et leur intelligence.» VOIR PAGE A 8: BAZZO Fatah et Hamas seraient près d’un accord sur la reconnaissance d’Israël CHARLES LEVINSON Gaza — Les mouvements palestiniens semblaient hier proches d’un accord reconnaissant implicitement Israël, qui mettrait fin aux confrontations internes et permettrait la reprise de l’aide internationale.Le président Mahmoud Abbas a indiqué qu’en cas de signature d’un tel accord, il annulerait un référendum prévu le 26 juillet sur un texte dit d’«entente nationale», que le mouvement islamiste Hamas considère comme une tentative de renverser son gouvernement L’annonce de ce référendum avait provoqué des heurts meurtriers entre le mouvement Fatah de M.Abbas et le Hamas, arrivé au pouvoir fin mars après sa victoire aux législatives du 25 janvier.Hier, les officiels du Fatah et du Hamas semblaient très optimistes sur la conclusion d’un accord définitif.«Des progrès tangibles ont été enregistrés» dans le dialogue, a ainsi déclaré le premier ministre Ismail Haniyeh.•Nous sommes d’accord sur presque tous les points de “l’initiative des prisonniers”», a de son côté affirmé le porte-parole du Fatah, Toufic Abou Khoussa.•Il y a une entente globale sur ce document, avec quelques réserves, et je m'attends à la signature d’un accord au début de la semaine prochaine», a renchéri Ab dallah Efrengi, haut responsable du Fatah qui participe aux pourparlers.Jamil al-Majdalaoui, député du Front populaire de libération de la Palestine (FPLF), a précisé qu’il y avait entente sur quinze points, mais pas encore sur trois autres, concernant •l’OLP, la résistance et la légalité internationale».Il a estimé possible de parvenir à un accord •dans les 48 heures», bien qu’il s’agisse de questions capitales.Le •document des prisonniers», mis au point par les cadres des divers courants palestiniens détenus par Israël, appelle notamment à la fin des attaques en Israël et à la création d’un État palestinien dans les territoires occupés par Israël en juin 1967.VOIR t’AGE A 8; ACCORD Les graffitis épatent la galerie Une centaine de skateboards tatoués par des graffeurs réputés sont exposés à L’autre Galerie INDEX Annonces — A4 Idées.A7 Avis publics .B 2 Météo_______B2 Convergence.B 7 Monde.B1 Culture.B 8 Mots croisés.B 2 Décès-A4 Religions___B6 Économie.B3 Sudoku________A4 Éditorial .A6 Télévision.B7 FRÉDÉRIQUE DOYON La sous-culture urbaine ne fait généralement pas bon ménage avec les murs aseptisés des galeries d’art Mais Yves Laroche travaille à renverser cette mentalité et à apprivoiser ces artistes anonymes dont on reconnaît souvent la griffe.Sa galerie du Vieux-Montréal, autrefois consacrée exclusivement à l’art commercial, accueille maintenant des œuvres d’artistes qui ont la rue pour seul canevas.Pour son premier anniversaire, L’autre Galerie lançait mercredi Street Camp, une exposition de skateboards métamorphosés sous le pinceau ou la bonbonne de ces créateurs hors normes.Es s’appellent Turf One, R Suicide, Zûon, WK Interact Kodak, mais aussi Julian Gamer, Josh Bertrand, Francis Kosh.Méconnus du commun des mortels, üs incarnent pourtant le nec plus ultra de l’art urbain, dbrit le magazine de référence en la naSxrtJuxtapoz, qui les a phis d’une fois mis en vitrine.C’est d’ailleurs à travers ceDe-ci que le galeriste et la conservatrice XL mena Becerra ont lancé le projet d’immortaliser cet art par essence éphémère dans une exposition médite qui se déroule jusqu’au 25 juin.•Ce ne sont pas des artistes qui fréquentent les galeries, dit Yves Laroche.Certains sont même très réfractaires à y exposer.» Pourtant üs ont été nombreux à répondre aux annonces passées dans Juxtapoz depuis un an, les invi- JACQUES NADEAU LE DEVOIR Street Camp, une exposition des œuvres d’artistes qui ont la rue pour seul canevas.tant à déverser leur génie créateur sur la petite surface d’une ou deux planches à roulettes.•Je n’ai pas imposé de règles, ni de thème, affirme Ximena Becerra, ex-étudiante en art de l’université Concordia et assistante dYves Rocher.Je demandais juste qu’ils peignent sur leur skate.» La jeune femme et le galeriste, qui se passionnent pour cette culture marginale depuis plusieurs années, ont ainsi réuni deux symboles propres à la cul- ture underground, le graffiti et le skateboard.•On revient à la base parce que, souvent, la première chose que [ces artistes] ont faite, c’est de peindre sur un skate —sur leur skate», explique Mme Beoerra.Le coup d’œü déroute.La centaine de planches à .roulettes bigarrées qui s'alignent sagement sur les murs blancs de la galerie semble incongrue.VOIR PAGE A 8: GRAFFITIS 4 Evénement Formule f » * HONDA [RBf M if' CR-V SE 2006 Prix de location à partir de 298$ par mois/48 mois dépôt de sécurité Incluant 96000 km Transport et préparation inclus en location seulement Ho Route : 8,0 L/100 km* CR-VSE illustrés Taux de financement en location et à l’achat d’un CR-V à partir de >1.9 0/ t /o 2g £ fi ï HOISIOA ÉVÉNEMENT FORMULE GAGNANTE Accord DX 2006 Prix de location à partir de Taux de financement à l’achat à partir de 298r par mols/48 mois 2,9 % H C -c BeHine Accord EX illustrée dépôt de sécurité Route : 6,31/100 km* 5 ai Is v ai tj «aj hondaquebec.ca L’Association des concessionnaires Honda du Québec Pour obtenir l’adresse d’un concessionnaire près de chez vous, visitez hondaquebec.ca ou composez le 1 888 9-HONDA-9.OUI, ON A FAIT Qft LE PLEIN II) Tous les véhicules Honda sont livrés avec un réservoir plein.i « LE DEVOIR.LE LUNDI 19 JUIN 2006 Chantal Hébert La manière Mulroney Treize ans après sa retraite du pouvoir, Brian Mulroney peut finalement se vanter d’être devenu l’éminence grise par excellence de la politique canadienne.Alors que le temps et les événements ont terni le blason de ses deux successeurs libéraux, l’étoile de l’ancien premier ministre conservateur brille de plus belle depuis l’avènement d’un gouvernement bleu à Ottawa.Ce,s jours-ci, M.Mulroney a l’oreille du président des Etats-Unis, celle du premier ministre actuel du Canada et de certains des politiciens conservateurs les plus en vue du pays, à commencer par le ministre des Affaires étrangères, Peter McKay, et le premier ministre du Nouveau-Brunswick, Bernard Lord.Michael Wilson, un de ses fidèles lieutenants, est en poste à Washington, le poste diplomatique le plus stratégique pour le Canada en général et pour le gouvernement fédéra] actuel en particulier.Selon les informations qui circulent au sein de la diplomatie canadienne, le prochain ambassadeur du Canada à Paris pourrait également être issu de la mouvance de l’ancien premier ministre.Au Sénat, la plus loyale conseillère de Brian Mulroney, Marjorie LeBreton, dirige les opérations du gouvernement conservateur minoritaire.Longtemps porte-voix du premier ministre à la retraite pendant ses années d’exil de la capitale fédérale, elle est devenue ses yeux et ses oreilles à la table du cabinet Harper.Parmi les nombreux hommes et les femmes qui se revendiquent de Brian Mulroney et vice-versa ces temps-ci, aucun pourtant ne porte autant sa marque de commerce que le premier ministre actuel du Québec.?Jean Charest a fait ses classes en politique sous la tutelle de l’ancien premier ministre conservateur dans tous les sens du mot.Débarqué à Ottawa dans la vingtaine alors qu’il n’avait pour ainsi dire aucun bagage, c’est à son école qu’il a appris la fonction de ministre, celle de chef de parti et finalement de premier ministre.Encore aujourd’hui, il y a beaucoup de la manière Mulroney dans M.Cha-resL Les parallèles sont encore plus frappants alors qu’il s’active à mettre en place les éléments d’une improbable résurrection.Comme son mentor, M.Charest est davantage apprécié à l’extérieur qu'à l’intérieur de son rayon d’action de chef de gouvernement.Au plus bas de la pente des sondages, l’ancien premier ministre réussissait encore à arracher des consensus à ses homo-logües provinciaux.En retenant l’échec retentissant de l’accord de Charlottetown lors du référendum de 1992, l’histoire a largement gommé le fait que M.Mulroney avait réussi à embarquer les élites canadiennes dans sa galère référendaire (et à leur faire payer le passage).L’impopularité de M.Mulroney au Canada a toujours été un mystère pour ses interlocuteurs internationaux.Aujourd’hui, celle de Jean Charest constitue une énigme pour ses partenaires provinciaux auprès desquels il continue de jouir d’une très forte influence, plus grande à ce jour que la moyenne de ses prédécesseurs fédéralistes et souverainistes.On a beaucoup retenu de Brian Mulroney l’emprise indéniable qu’il exerçait sur son caucus.Mais on oublie facilement que, comme Jean Charest aujourd’hui, il s’était fait de puissants ennemis en cours de route, engendrant du même coup des déchirements tellement profonds que son parti a bien failli ne jamais s’en remettre.Des députés conservateurs avaient quitté le navire pendant le débat sur la TPS et d’autres encore — dont Lucien Bouchard — pendant celpi de Meech.A l’instar des députés conservateurs d’hier à Ottawa, il semble bien que ceux du caucus libéral à Québec soient finalement disposés à aller à l’abattoir derrière leur chef.A la place du caucus de M.Charest, il y a longtemps que les libéraux fédéraux auraient réclamé (et obtenu) la tête d’un chef aussi viscéralement impopulaire.L’hiver dernier, une bonne partie du mouvement écologique canadien s’est réuni à Ottawa pour célébrer le bilan Mulroney en matière d’environnement.De son propre aveu, le rôle de premier plan de Jean Charest dans cette opération l’a profondément marqué.TeUement qu’il reprend aujourd’hui à son compte le concept du Plan vert qu’U avait piloté sur les ordres de M.Mulroney à Ottawa et qu’il s’en sert à son tour comme une éventuelle planche de salut ?Deux fois plutôt qu’une, Brian Mulroney a joué son avenir électoral sur ses talents de campaigner et de négociateur.A mi-chemin de ses deux mandats, on le donnait perdant aux élections suivantes.En 1986, son premier gouvernement était déboussolé par les scandales; il s’était aliéné des pans complets de l’électorat avec certaines de ses politiques; il avait perdu des ministres et n’avait pas l’ombre d’un embryon de bilan à présenter à l’électorat Contre toute attente, il avait fini par triompher deux ans phis tard en obtenant un second mandat majoritaire.Le scénario a été complètement différent en 1993.En son absence, le parti de M.Mulroney a été décimé.Aujourd’hui, Jean Charest se lance dans une vaste opération fédérale-provinciale sur le déséquilibre fiscal sur fond de course contre la montre électorale.Contrairement à ses critiques et à plusieurs de ses proches, le premier ministre est toujours convaincu que les dés vont rouler pour hii.Cela tient-il de la détermination ou de l’aveuglément?La réponse ne se trouve pas dans le parcours de Brian Mulroney puisque, dans son cas, ce même sentiment a fini par tenir à parts pas toujours égales de l’un et de l’autre.?C’était ma dernière chronique pour quelque temps.Je serai de retour à la fête du Travail.D’ici là, bon été.chebert&thesta r.ca Chantal Hébert est columnist politique au Toronto Star.A 3 POLITIQUE Cannon ne fera pas des pieds et des mains pour aider Québec à respecter Kyoto SYLVAIN LAROCQUE Ottawa — Ce n’est pas le lieutenant québécois du premier ministre Stephen Harper, Lawrence Cannon, qui va remuer ciel et terre afin qu’Ottawa verse des fonds au Québec pour respecter le protocole de Kyoto sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES).«Je ne peux pas dire au gouvernement Charest s’il va y avoir de l'argent, s'il y en aura ou s’il n’y en aura pas», a affirmé en entrevue récemment à la Presse Canadienne M.Cannon, qui est ministre des Transports.Depuis des mois, le premier ministre Jean Charest fait pression sur le gouvernement conservateur pour que ce dernier honore l’engagement pris par les libéraux, l’année dernière, de verser 328 millions de dollars au Québec dans le cadre de son plan de lutte contre les GES.Jusqu’ici, Ottawa a refusé de promettre quoi que ce soit.Et la semaine dernière, las d’attendre le plan d’intervention d’Ottawa, le gouvernement Charest dévoilait son propre plan d’action sur les changements climatiques, qui cible avant tout les compagnies pétrolières et gazières.«L’objectif, ce n’est pas de nous rendre populaires ou impopulaires, a lancé Lawrence Cannon.L’objectif c’est d’être capables de mettre en place un plan qui, fondamentalement, va fonctionner.Ai-je besoin de rappeler que le plan des libéraux était inefficace et inadéquat?» A l’époque où les libéraux étaient au pouvoir à Ottawa, le lieutenant du Québec jouait un rôle prépondérant dans tous les dossiers qui touchaient de près ou de loin le Québec.Sous les conservateurs, il semble que les ministres titulaires — et M.Harper lui-même — soient en charge du Québec.«Je suis lieutenant québécois, mais c’est ma collègue [de l’Environnement, Rona Ambrose] qui a la charge de ce dossier-là, a souligné M.Cannon.Elle jugera du moment opportun pour présenter ses propositions.Une chose est certaine: il y a un engagement de la part du gouvernement de faire quelque chose sur le plan de la JACQUES GRENIER 1.E DEVOIR Le ministre fédéral des Transports, Lawrence Cannon lutte contre les gaz à effet de serre, quelque chose qui soit réaliste.» On ne connaît rien, pour l’instant, du plan «typiquement canadien» que Mme Ambrose doit dévoiler, plus tard cette année, pour lutter contre le réchauffement de la planète.Vitesse des camions M.Cannon a toutefois l’intention de contribuer à l’initiative, fi veut convaincre les provinces d’imposer aux camionneurs l’installation d’appareils qui limite- raient la vitesse de leurs véhicules à 105 km/h.La se maine dernière, Québec a annoncé l’instauration d'une telle mesure.«Cest le girtrc de choses dont nous pourrions convenir ensemble [avec les provinces], a expliqué le ministre.Ce sont des gestes qui.très clairement, visent à diminuer les gaz à effet de serre.» VIA Rail L’empressement du gouvernement Harper à prouver qu'il n'a pas abandonné le combat contre les GES, malgré son scepticisme envers Kyoto, pourrait même raviver un projet de modernisation de VIA Rail dans le corridor Québec-Windsor.Le projet, baptisé «VIA Fast», s’était vu octroyer 700 millions de dollars par le gouvernement de Jean Chrétien, à la fin 2003.Mais dès son arrivée au pouvoir, en décembre de la même année, Paul Martin avait annulé le financement, estimant que le projet était mal ficelé.«Ça s(rait peut-être intéressant de revoir le dossier à la lumière des considératùms environnementales d’aujourd'hui, particulièrement en ce qui a trait à la congestion automobile, a expliqué M.Cannon.Je ne peux pas m’engager à ce qu 'U y ait quelque chose de ferme, mais on peut certainement jeter un coup d’œil pour voir si les conditions de l’époque ont évolué.» Le ministre prévient néanmoins que VIA Fast «n'est pas une grande priorité» pour lui.U s'engage néanmoins à considérer les demandes financières générales de VIA Rail, qui reçoit actuellement 170 millions de dollars par année d'Ottawa.Sans investissement supplémentaire d’ici à la fin 2007, VIA craint de devoir réduire ses services.Le président-directeur général de la société d’Etat, Paul Côté, évalue les besoms de VIA à un peu plus de 700 millions de dollars pour les années 2008 à 2010.De cette somme, 408 millions iraient à des améliorations à l’infrastructure et 305 millions à la rénovation de voitures.Urcsse canadienne Élection partielle municipale dans Marie-Victorin Piquée au vif L’ancienne colistière de Bourque représentera.Projet Montréal CLAIRANDRÉE CAUCHY Cy est une des membres fondatrices de Vision Montréal, trois fois colistière de Pierre Bourque, KetÜy Beauregard, qui a été choisie hier comme candidate de Projet Montréal pour l’élection partielle qui se tiendra en septembre dans le district de Marie-Victorin, laissé orphelin par le départ de l’ancien «maire-jardinier».Mme Beauregard a représenté ce district de 1994 à 2001, sous la bannière de Vision Montréal, avant de devoir céder sa place à Pierre Bourque après sa défaite à la mairie.La politicienne, d’origine haïtienne, a quitté Vision Montréal et s’est ensuite présentée en 2005 comme candidate indépendante, à la suite d’un différend avec M.Bourque.«Je trouve dans Projet Montréal ce que je cherche pour mon quartier», a fait valoir Mme Beauregard en déplorant la dégradation des services de collecte sélective et des ordures.Lors de l’assemblée d’investiture, le chef de Projet Montréal ne cachait pas son enthousiasme devant sa nouvelle recrue, voyant une occasion d’imprégner son parti de la culture politique de ter- ARCHIVES LE DEVOIR Kettly Beauregard rain caractéristique de Vision Montréal.«On va cesser d'être le parti du Plateau, des intellectuels, de la gogauche, arrêter de nous coller des étiquettes.Avoir une candidate comme Kettly, cela envoie le message que nous avons le souci d’être en phase avec l’électorat, d’établir des contacts directs avec les citoyens», a déclaré M.Bergeron en entrevue.Le chef de Projet Montréal prenait de haut Vision Montréal, se disant prêt à récupérer les bons éléments du parti en «déclin», en situation de «mort annoncée».«On ne prendra pas tout le monde de Vision, seulement les meilleurs.On ne veut pas apparaître comme le parti qui ramasse tout ce qui tombe du chariot moribond de Vision», précise M.Bergeron, soulignant qu’il y a «un parti de trop à Montréal».Vision est, selon lui, à la recherche d’un sauveur, d’un chef de prestige.«Ils n’en trouveront pas, je la connais la liste, je le leur ai tous demandé par le passé», a lancé le chef de Projet Montréal qui a fini par lui-même se lancer dans l’arène en 2005.La date de l’élection partielle dans Marie-Victorin n’a pas encore été fixée officiellement, mais elle devrait avoir lieu en septembre prochain.L’Union des citoyens de l’île de Montréal (UCIM) tiendra son assemblée d’investiture le 29 juin.On s’attend à ce que Carie Ber-nier-Genest, qui avait été candidat pour l’UCIM l’an dernier, porte à nouveau la bannière pour la partielle.Du côté de Vision Montréal, le choix du candidat n’a pas encore été arrêté, pas plus que le moment de l’assemblée d’investiture.Le Devoir NORVÈGE Une «Arche de Noé» arctique pour les semences des végétaux Oslo — Cela ressemble au scénario d’un film d’anticipation: un complexe souterrain quelque part dans une île de l’Arctique, creusé profondément dans un sol perpétuellement gelé, où l’on mettra à l’abri les semences des diverses espèces végétales du monde entier en prévision d'un cataclysme général Mais cet ambitieux projet norvégien va devenir une réalité, avec le début, aujourd’hui, de la construction du complexe souterrain dans les îles Svalbard (Norvège), près de la ville de Longyearbyen, à un millier de kilomètres du pôle Nord.Le ministre norvégien de l’Agriculture, Terje Rils-Johansen, parle d’une «Arche de Noé» pour désigner cette chambre froide où seront stockés quelque trois millions de graines diverses.Son objectif est d’assurer la pérennité de la diversité des espèces végétales en cas de catastrophes — épidémies détruisant les cultures, guerre nucléaire, changements climatiques, etc.Soigneu- sement empaquetées, les semences devraient pouvoir être conservées pendant des centaines, voire des milliers d’années tout en gardant leurs propriétés génétiques, selon le Fonds fiduciaire mondial pour la diversité des cultures.Cet organisme indépendant a travaillé en collaboration avec les pouvoirs publics norvégiens sur le projet et participera à l’exploitation du souterrain Associated Press Théberge réplique à la Fédération des femmes du Québec CLAIRANDRÉE CAUCHY La sortie de la présidente de la Fédération des femmes du (Juébec (FFQ) vendredi dernier, qui reprochait au premier ministre Jean Charest de faire la sourde oreiDc à ses demandes de rencontres, a piqué au vif la ministre de la Condition féminine, Carofo Théberge.Cette dernière s’est empressée de faire cosigner par ses 22 collègues femmes du caucus libéral une lettre sur le bilan de son gouvernement en matière de condition féminine, que nous publions en page A 6.Elle s’étonne que la FFQ ait fait une telle sortie seulement trois jours après avoir adressé officiellement une lettre réclamant une rencontre au bureau du premier ministre.Une première demande formulée en mars 2(X)5 avait été relayée au bureau de la ministre responsable, Mme Théberge.«Im surprise a peut-être été que la FFQ fasse une sortie de presse le 16, si rapidement après avoir envoyé une lettre de rencontre.C’est un peu ironique, parce qu'on ve- Carole Inéberge nait de faire, au cours de la semaine, deux grands pas pour les femmes: l’équité salariale [pour les employés du secteur public] et le projet de loi [qui crée un ministère de la Condition féminine]», soutient Mme Théberge.Elle note qu’il devrait bel et bien y avoir une rencontre entre le premier ministre et les groupes de femmes.«On a eu plusieurs rencontres avec la FFQ et avec les représentantes de la Marche mondiale des femmes \.\ Le travail qu’elle finit est impf/rtant, et nous confirme dans nos objectifs», fait valoir Mme Théberge poursuit en vantant les réalisations de son gouvernement, telles que la parité sur les conseils d’administration des sociétés d’Etat, la campagne de sensibilisation • sur la violence conjugale ou la possibilité pour une fem- ’.me battue de résilier son bail.;¦ La Fédération des femmes souhaiterait que le pre-mier ministre se prononce lui-même sur les princi-1 pales revendications de la Marche mondiale des femmes, did au 17 octobre prochain, la date anniver- ; saire de l’événement L’écoute du premier ministre constitue pour les porte-parole féministes un incon- ' toumable afin de mener à terme leurs revendications à inddence finandère, comme l’indexation des prestations d’aide sociale ou l’exclusion des pensions alimentaires du calcul des prestations de sécurité du re venu et d’aide finandère aux études.Le Devoir €j Réginald HAMEL GOnSCHALK (Louis-moreau) ai son tOiïiPS (1829-1869) 660 pages-30.401 premiere bioorapAie sur eottscbeiN a paraître en français ERNEST-R.TETREAULT SO V0U WANT TO KNOW HOW TO LEARN FRENCH Cours mniroduciioo à raoDrenilssaflo ou iraflçiis Guérin éditeur Hee En vente dan! tonies let HDrairiei (514) 842-3481 Les pra sont .argués ,s reserve mvl ‘ LE DEVOIR, LE LUNDI 19 JUIN 2 0 0 6 A 4 Nouvelle charte des vétérans La famille d’un militaire tué en Afghanistan ne touchera pas d’indemnisation DEAN BEEBY Ottawa — En raison de la mise en application de la nouvelle Charte des vétérans, la famille du soldat canadien Braun Scott Wood-field, décédé en Afghanistan, ne recevra pas l’indemnisation financière attendue du gouvernement C’est la définition de survivants qui fait en sorte que la famille Woodfield ne touchera pas un cent En vertu de la charte, seuls les enfants mineurs, les époux et les conjoints de fait sont considérés comme des survivants.Le soldat Braun Scott Woodfield, âgé de 24 ans, était célibataire.Le mois dernier, les médias avaient annoncé que les parents du soldat, qui avait perdu la vie en novembre dernier lors d’un accident impliquant son véhicule militaire, toucheraient un dédommagement de 250 (XX) $ exempté d’impôts.Le montant aurait été autorisé directement par le cabinet par compassion pour la perte d’un membre de la famille mort dans l’exercice de ses fonctions.A ce moment, un parent avait souligné le geste généreux du gouvernement Mais, selon des documents obtenus en vertu de la Loi d’accès à l’information, il s’avère que la famille Woodfield était exclue de la déci- sion du cabinet qui a par ailleurs offert un million de dollars aux quatre autres familles des victimes.Selon la porte-parole du ministère des Anciens Combattants, Pamela Price, le soldat n’était pas admissible à la compensation parce qu’il n’avait pas de dépendants.Elle a d’ailleurs blâmé le journaliste qui aurait créé une confusion en affirmant sans vérification que la famille du soldat toucherait un tel montant Réactions Quant à la mère de la victime, Beverley Woodfield, qui habite à Cow Bay (Nouvelle-Ecosse), elle a affirmé que la Charte des vétérans devrait être changée.«Cela me donne l’impression que mm fils était moins qu'une personne parce qu’il était célibataire.» Le soldat aidait sa sœur qui était à l’université, at-elle souligné, en lui achetant, entre autres choses, un ordinateur portatif pour ses cours.Selon la mère, la société a évolué depuis 50 ans, et les soldats peuvent avoir d’autres obligations qui dépassent le soutien à l’épouse et aux enfants.Elle a ajouté que les membres des forces armées devraient avoir le droit de choisir à qui ils céderaient des indemnités.Presse canadienne Allégations de délit d’initié Le p.-d.g.de Bennett comparaîtra demain RITA TRI CHUR Toronto — Le p.-d.g.de la compagnie Bennett Environmental (TSX:BEV) doit comparaître demain devant un comité de la Commission des valeurs mobilières de l’Ontario, relativement à des allégations de délit d’initié.In compagnie d’Oakville (Ontario), spécialisée dans le traitement des sols contaminés, est l'objet d’une enquête depuis plus d’un an par la commission et les autorités américaines, relativement aux activités boursières de certains de ses dirigeants.Plus tôt ce mois-ci, la compagnie et son p.-d.g., Allan Bulckaert, en sont arrivés à des ententes avec la section de la commission respon- sable de l’application des règlements, mais les détails de ces ententes n’ont pas été dévoilés.En fait, les ententes doivent d’abord être approuvées par le comité qui entendra M.Bulckaert demain pour entrer en vigueur.D’autre part, aucune entente n’est intervenue entre trois anciens dirigeants de Bennett Environmental et la commission.Ces derniers sont accusés d’avoir refusé de produire des documents relativement à un important contrat de Bennett aux Etats-Unis.Il s’agit du fondateur et ancien p.-d.g.de la société, John Bennett, de l'ancien directeur des finances, Richard Stern, et de l’çx-directeur des ventes pour les Etats-Unis.Presse canadienne LES ACTUALITES- Universités québécoises Les auxiliaires d’enseignement se sentent floués ANNIK MH DE CARUFEL LE DEVOIR La présidente du Syndicat des employés-étudiants de l’UQAM, Joëlle Bolduc, était accompagnée hier du président de la FTQ, Henri Massé, pour défendre la cause des quelque 20 000 étudiants québécois qui font office d’auxiliaires d’enseignement dans les universités québécoises.ALEXANDRE SHIELDS Ils ont beau corriger des travaux, des examens, assister des professeurs dans leurs recherches, faire du tutorat ou de la surveillance en laboratoire, les 20 000 étudiants québécois qui font office d’auxiliaires d’enseignement ou encore de correcteurs ne sont pourtant par reconnus à leur juste valeur.Selon la Fédération des travailleurs du Québec (FTQ), entre 10 et 15% de leur temps de travail est carrément du bénévolat «Cette année seulement, ce sont plus de 400 000 heures sur les quatre millions d’heures travaillées [.] qui n’ont pas été recmnues et payées par les universités québécoises», a soutenu hier le président de la FTQ, Henri Massé.C’est du vol d’heures systématique, et il faut dénoncer l'utilisation abusive que font parfais les universités du travail des étudiants.» Ce manque à gagner s’explique, notamment, par l’augmentation substantielle du nombre d’étudiants dans les classes et les laboratoires depuis quelques années.«Le nombre d’étudiants par classe a augmenté en moyenne de 35 % depuis 1990, et les budgets n’ont pas suivi, a estimé Jean-Julien Mercier, étudiant à l’Université Laval.Concrètement, ça s’est traduit par une augmentation directe de 35 % de la tâche pour le même salaire.» Et «certains professeurs disent à leurs auxiliaires [d’enseignement] d’accepter de travailler plus d’heures, sous peine d’être mis de côté les années suivantes», a-t-il ajouté.Son collègue Jonathan Harn-mon devait quant à lui faire de la correction de travaux et animer des ateliers, en plus d’offrir des heures d’encadrement aux étudiants.«Sur un contrat de 25 heures, j’ai dépassé d’au moins 25 heures, a-t-il estimé.Mes périodes de disponibilité n’ont jamais été payées.Mon temps de préparation pour les ateliers nm plus.Alors, soit je travaillais à mes frais, soit je perdais la face devant les étudiants.Et c'est une situation qui se produit dans tous les départements.» À l’UQAM Le portrait n’est pas plus réjouissant du côté de l’Université de Montréal ou de Concordia.Les étudiants de l’Université du Québec à Montréal ont toutefois réussi à former un syndicat regrou- pant les quelque 2500 employés-étudiants.Une première parmi les universités francophones québécoises.Ils ont ainsi obtenu un certain rattrapage salarial par rapport à la moyenne de la province.Un comité des relations professionnelles a aussi été mis sur pied pour discuter des problèmes tels que l’évaluation des charges de travail.Dans certains cas, on peut donc revoir le nombre d’heures rémunérées en conséquence.Et pour la présidente du syndicat, Joëlle Bolduc, le «sous-financement» des universités est en partie responsable de la situation difficile que vivent les auxiliaires de certaines universités.La situation pourrait d’ailleurs empirer, alors que plusieurs établissements sont aux prises avec des déficits budgétaires importants.C’est notamment le cas de l’Université de Montréal, qui prévoit que sa dette accumulée se chiffrera à 96 millions de dollars d'ici à mai 2007.L’administration a déjà annoncé des compressions, notamment dans l’enveloppe attribuée aux auxiliaires d’enseignement La FTQ appuie par ailleurs d’autres campagnes de syndicalisation.Les auxiliaires de l’Université de Montréal se prononceront sur cette question cet été, tandis que Concordia devrait suivre sous peu.Laval pourrait emboîter le pas au début de l’automne.Un total d’environ 8000 employés pourraient ainsi choisir de se syndiquer did un an.Les étudiants-employés québécois gagnent en moyenne 15 $ l’heure, dors que la moyenne canadienne se situe autour de 25 $.«Si on comptabilise les heures non payées, eh bien, je suis en dessous du salaire minimum», a toutefois ajouté M.Hammon.Le Devoir Les résidants évacués de Mistissini ont pu réintégrer leurs résidences Mistissini — Les 3000 résidants évacués en raison des feux de forêt aux environs de la réserve de Mistissini ont pu réintégrer leurs résidences hier.Les équipes de la Société de protection des forêts contre le feu (SOPFEU) ont réussi à contenir l’incendie qui faisait rage dans le secteur.Les autochtones étaient relocalisés à Chibougamau depuis vendredi soir.La communauté de Mistissini est située au sud-ouest du lac Mistassini, dans le nord-est du Québec.Le ministère des Transports du Québec a également ouvert l’accès à la route 167 et à la route du Nord, autour de 13h hier.La Sûreté du Québec a demandé à tous les résidants qui réintégreront la réserve de Mistissini de le faire de façon sécuritaire.Elle a également recommandé de respecter les limites de vitesse et de ne pas s’arrêter sur les sites d’incendie.La SOPFEU a rappelé à la population que l’interdiction de feire des feux à ciel ouvert en forêt ou à proximité était toujours en vigueur.Après une première évacuation le mercredi 7 juin, les résidants avaient pu retourner dans leur village deux jours phis tard, pour être évacués de nouveau vendredi dernier.Dans la semaine du 4 juin, au moins 339 brasiers toisaient encore rage au Québec.Presse canadienne Téléphone: 514 985 3322 I 171 n I) V T [ T L1 ^ \ ]\T AT A IVT P V 0 Courriel: Télécopieur: 514 985-3340 IJ L U I LJ I 1 I JJ U A il il U il V Ij U petitesannonce9@ledevoir.com I »N «D «E «X REGROUPEMENTS DE RUBRIQUES 100 • 199 IMMOBILIER RÉSIDENTIEL 100 • 150 Achat-vente-échange 160* 199 Location 200 • 299 IMMOBILIER COMMERCIAL 200 * 250 Achat-vente-échange 251 • 299 Location 300 • 399 MARCHANDISES 400 • 499 OFFRES D’EMPLOI 500 • 599 PROPOSITIONS D’AFfAIRES ET DE SERVICES 600 • 699 VÉHICULES LES PETITES ANNONCES DU LUNDI AU VENDREDI DE 8H 3 0 À 1 7 H 00 Pour placer, modifier ou annuler votre annonce, téléphonez avant 14 h 30 pour l'édition du lendemain.Téléphone: 514-985-3322 Télécopieur: 514-985-3340 petitesannonces@ledevoir.com Conditions de paiement : cartes de crédit SKUnSSD Sudoku par Fabien Savary 9 6 Niveau de difficulté : MOYEN 0285 Placez un chiffre de 1 à 9 dans chaque case vide.Chaque ligne, chaque colonne et chaque boîte 3x3 délimitée par un trait plus épais doivent contenir tous les chiffres de 1 à 9.Chaque chiffre apparaît donc une seule fois dans une ligne, dans une colonne et dans une boîte 3x3.Solution du dernier numéro 8 5 7 9 1 3 4 6 .2 4 2 3 8 5 6 7 9 | 1 9 1 6 2 4 7 3 5 8 3 7 9 1 2 5 8 4 6 6 4 1 3 9 8 2 7 5 5 8 2 6 7 4 9 1 3 2 3 4 5 6 9 1 8 7 7 6 8 4 3 t 5 2 9 1 9 5 7 8 2 6 3 4 0284 SUDOKU : le logiciel 10 OOO sudokus inédits de 4 niveaux de difficulté par notre expert Fabien Savary En exclusivité sur le site dee Mordue www.lea-mordua.com 103 CONDOMINIUMS EKOPROPRltîÉS FACE PARC LAFONTAINE Condo 51/2.9e.vue sur parc et stade.2 c.c., cuisine, salon, sale a manger.2s.de b.2 balcons, aie.piscine intérieure 309000$.Libre.514-591-7630 OUTREMONTADJ.LE SANTUAIRE, PHASE IV Condo 2 c.c, 1 345 p.c., aie central.Garage Vendeur motivé 359 000$ 514-461-3336 132 CHAlfTS CHALET NEUF A VENDRE 625 chemin du Hameau Grand Lac St-François.Domaine prive, accès à la prseme et terrain 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belles-sœurs Juliette, Andrée (Paul Gérin-Lajoie) et Louise (feu Luc Parent), ses neveux et nièces, parents et amis.Il sera exposé au: Centre funéraire Côte-des-Neiges 4525 chemin de la Côte-des-Neiges Montréal (514-342-8000) le 20 juin 2006 de 19 à 22 heures et le 21 juin de 14 à 17 heures et de 19 à 22 heures.Les funérailles se tiendront le 22 juin à 11 heures en l'église Notre-Dame-de-Grâce (angle Décarie et Notre-Dame-de-Grâce) et de là au cimetière Notre-Dame-des-Neiges.320 AMEUBLEMENT DiNETTE EH ROTIN-trés bon état 4 chaises.Table Verre 42-(6 mois) 1 099$ Tv Sony Vega 20' (6 motel 229$ 5146066481 TABLÉ de BILLARD Bote Massif Avec accessares.Ardosesenca-dreés f.4800$ vend pour 2300$ Livraison poss, 514-9887841 333 PISCINE, tOUIPEMENT SPA 2006 TOUT ÉQUIPÉ NEUF Ozonateur.gar.complète.Lw.possible Coûta500$ Vend pour 5 500$ 514-9887488 530 COURS ENCADREMENT Cadrez sur www.mcromusee oom.Encadrement Micromusée odre un ateker tf encadrement Faite» te vounnéme1 à Montréal (Plateau 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canadienne de Vancouver accueille aujourd’hui quelque 15 000 délégués du 3' Forum urbain mondial de l’ONU et entend donner l’exemple en matière d’urbanisation durable.En prélude à cette réunion de cinq jours qui traitera des problèmes de l’urbanisation galopante dans le monde, de la pauvreté ou de la pollution dans les villes, la métropole de la côte ouest canadienne a lancé une campagne en faveur de ce qu’eBe nomme l’«écodensité>*.Les édiles de Vancouver veulent redessiner leur ville pour faire en sorte que ses habitants vivent sur une surface plus resserrée, utilisent moins leurs voitures et, en un mot, consomment moins de ressources, le but étant de faire de Vancouver un modèle de «durabilité» urbaine.Ce thème de la durabilité doit être au cœur du colloque mondial sur les villes qui a pour but de per- mettre à des experts de discuter de coopération internationale en matière de développement urbain et d’urbanisation durable, afin de dégager des modèles susceptibles de répondre aux problèmes posés par l’urbanisation dans les villes du monde entier.Depuis 1950, le pourcentage de la population mondiale vivant en milieu urbain est passé de 30 % à presque 50 %.D’ici à 2030, cette proportion devrait atteindre 60 %, estime le Programme des Nations unies pour les établissements humains (ONU-Habitat).Cette redistribution de la popu-ladon *est à l’origine d’une multitude de problèmes graves, tels que l’approvisionnement en eau, le manque d’hygiène, le manque d’habitation, la pauvreté urbaine, l’insuffisance de la gouvernance urbaine, le VIH et le sida», soulignent les Nations unies.Qualité de vie La première conférence de l’ONU de ce type, Habitat I, avait déjà eu lieu en 1976, à Vancouver, en Colombie-Britannique, métropole établie dans un site somptueux entre océan et montagnes.Depuis lors, cette ville, qui abrite près de 600 000 habitants et plus de deux millions avec ses banlieues, arrive régulièrement en tète de différents indices internationaux mesurant la qualité de la vie urbaine, la longévité ou la santé.Mais de nombreux scientifiques et experts notent que cette qualité de vie ne pourra durer éternellement, car les ressources de la terre ne sont pas multi-pliables à l’infini.Un foyer de Vancouver consomme en moyenne les ressources de huit hectares de la terre, comparativement à 0,01 hectare dans des pays en voie de développement, selon une méthode de calcul appelée l'empreinte écologique.Cette méthode, mise au point par William Rees de l’université de Colombie-Britannique (UBC), évalue la charge écologique correspondant à une population, SOURCE TOURISME COLOMBIE-BRITANNIQUE Vancouver arrive régulièrement en tête de différents indices internationaux mesurant la qualité de la vie urbaine, la longévité ou la santé.c’est-à-dire la surface et les ressources nécessaires pour maintenir constant le niveau de vie de la population considérée.«Si tout le monde vivait [comme les habitants de Vancouver], il nous faudrait les ressources de trois à cinq planètes», fait valoir Greg Searle de l’organisation écologique One Planet Pour faire face à ce problème, Vancouver propose de réduire l’empreinte écologique de chaque foyer en augmentant la densité de la ville.Pour les planificateurs urbains, les résidents de quartiers à forte densité humaine ont une meilleure qualité de vie avec un niveau de criminalité inférieur et une meilleure interaction sociale.En outre, une forte densité urbaine accroît fa viabilité économique des transports en commun.•Le mot densité fait peur aux gens, mais en fait c’est une très bonne chose, si elle est bien planifiée», souligne Elissa Murray du Sightfi-ne Institute, un centre de réflexion basé à Seattle.Patrick Condon, un expert de l’Université de Colombie-Britannique abonde dans le même sens, estimant que Vancouver pourrait devenir un exemple d’urbanisation durable en Amérique du Nord, la région du monde qui consomme le plus important pourcentage de ressources de la planète par habitant Agence France-Presse Gala de la fierté gaie James Loney recevra un « prix du courage » LAUREN LA ROSE Toronto — Dans les premiers jours de sa captivité en Irak, qui allait durer quatre mois, le Canadien James Loney craignait que ses ravisseurs ne découvrent son secret, son homosexualité, en pianotant sur un clavier d’ordinateur.•Je croyais qu’ils allaient utiliser [le fureteur] Google pour vérifier notre formation et notre expérience», a dit M.Loney dans une entrevue à la Presse Canadienne.Le travailleur humanitaire et son conjoint recevront demain une distinction, le prix Fearless (sans peur), au cours d’un gala dans le cadre de la semaine de la fierté à Toronto.•La possibilité que les ravisseurs découvrent mon orientation sexuelle m’effrayait, puisque cela aurait pu changer considérablement mes conditions de détention et mettre ma vie en danger.Cette découverte aurait pu faire intervenir des éléments imprévisibles qui n’étaient vraiment Pas nécessaires dans cette situation.» L’enlèvement de James Loney en compagnie de trois autres activistes des Christian Peacemaker Teams avait fait les manchettes en novembre dernier.L’un des otages avait été tué par balles.La famille, les amis et le coqjoint de M.Loney, Dan Hunt, n’avaient pas voulu révéler son secret bien gardé.La persévérance du couple sera saluée par un prix qui sera remis lors d’un gala bénéfice, demain.Presse canadienne Rapport du Reality of Aid Network La lutte contre le terrorisme se fait aux dépens de la réduction de la pauvreté BRUCE CHEADLE Ottawa — Une part disproportionnée de l’aide internationale destinée à l’Irak et à l’Afghanistan sert des intérêts personnels qui ont plus à voir avec la lutte contre le terrorisme que des objectifs de réduction de fa pauvreté, indique un nouveau rapport Le rapport 2006 du Reality of Aid Network présente une vue d’ensemble de l’aide au développement D démontre que l’Irak et l’Afghanistan ont englouti près de 10 des 27 milliards de dollars qui avaient été ajoutés dans le budget des pays donateurs entre 2000 et 2004.Selon le réseau indépendant qui est constitué de différents groupes de la société civile, seulement le tiers des nouvelles sommes a été attribué aux Objectifs du Millénaire pour le développement de l’Organisation des Nations Urnes.Depuis le 11 septembre 2001, les tenants de la lutte contre le terrorisme «exercent des pressions importantes pour que la sécurité nationale devienne la principale politique étrangère dans plusieurs pays donateurs», indique le rapport Le groupe avait fait état des mêmes constats dans son rapport publié en 2004, mais il est maintenant préoccupé par le fait que les règles régissant l’aide au développement extérieur pourraient être modifiées afin d’y induré plus de projets militaires.•L'intégrité des nouvelles sommes attribuées au budget de l’aide internationale est compromise, car il y a de plus en plus de pressions pour modifier les critères régulant l’aide au développement», peut-on y lire.•Il est vrai qu’il est difficile de mettre en place des projets d’aide au développement dans un amtexte d’insécurité, mais les opérations militaires ne deviennent pas des activités de développement pour autant», a soutenu Getry Barr, le président du Conseil canadien pour la coopération internationale lors d’une entrevue.Bien que le Canacfa soit nommé dans le rapport, les Etats-Unis et l’Australie sont présentés comme les pires contrevenants.Selon l’Agence canadienne de développement international (ACDI), entre 2001 et 2004, près de 28 % de fa nouvelle aide canadienne offerte à l’Irak et à l'Afghanistan était liée à des raisons de sécurité mondiale.Le nouveau gouvernement conser-vateur a poursuivi le travail du précédent gouvernement libéral.Le premier ministre Stephen Harper a annoncé, fa semaine dernière, que 15 millions de dollars supplémentaires allaient être consacrés à l’aide au développement dans les régions rurales de l’Afghanistan.Presse canadienne © Partagez les valeurs des conducteurs de Jetta, Et de leur conseiller financier.s I ¦ : Ce nfest pas pour rien que Ibn considère les conducteurs de Jetta comme étant parmi les plus exigeants.Ingénierie allemande, finition irréprochable et un équipement de série qui a de quoi combler les plus difficiles : carrosserie entièrement galvanisée, système de dimatisation semi-automatique, dispositif antipatinage, ABS aux quatre roues, sièges avant chauffants et trente-deux autres caractéristiques de série.De quoi combler tous les amoureux de la route et des chiffres.Jetta 2.5 Boite manuelle À partir de 269* JÊÊÊÊÊt m par mots Location 48 mois f\$ dépôt de \/ sécurité Visitez vwxa ou appelez au 1 888 ROULE VW pour plus de détails.'Acompte do 2 870 S.Frais do préparation do 275 S.LoHrs j'appfafje 6 vxw Jetto 2.5 2006, do base, 5 vitesses, newe, en stock.Phcto à titre indicatif seulement Frais de transport indus.Taxes, immatriculation, assurances, droits sur les pneus neufs, frais d'inscription au Regislre des droite personnels et réels moMieri (jusqu'à 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LE DEVOIR, LE LUNDI Itf JUIN 2006 A (i EDITORIAL Uimmigration à la une Pour la première fois dans l'histoire, le nombre des citadins dans le monde sera égal à celui des ruraux d’ici à la fin de l’année.Fruit de flux migratoires aussi amples que constants, ce phénomène a récemment convaincu la plupart des gouvernements occidentaux de durcir les politiques d’immigration.Déclinons.urant des années, on a cru que le développement, l’enrichissement pour être exact, des pays pauvres freinerait durablement l’émigration de ses résidants vers l’Amérique du Nord et l’Europe.Les faits montrent le contraire.En effet, des études consacrées aux mouvements migratoires de la dernière décennie indiquent que, lorsque l’économie d’une nation du sud prend de l’allant, le départ de ses citoyens va en progressant.Cette vague, de départ s’entend, se résorbe seulement lorsque le PIB par habitant du pays pauvre approche ou égale celui d’un nanti.Depuis l’entrée en vigueur de l’ALENA, il y a une bonne dizaine d’années, l’évolution de la migration de Mexicains vers le Canada et surtout les Etats-Unis n’a pas cessé d’augmenter.Dans les mois qui ont suivi l’entrée en vigueur du traité de libre-échange, des dizaines de sociétés ont construit des usines au nord du Mexique.En quelques mois, plus de 100 000 emplois avaient été créés.Mais voilà, au fur et à mesure que ces ouvriers se familiarisaient avec des techniques de fabrication, ils pliaient bagage pour le nord.Le motif?Creuser l’écart qu’il y avait et qui demeure au chapitre des salaires.Ce phénomène a modifié en profondeur le profil ethnique de l’industrie textile nord-américaine en particulier.Directrice d’un syndicat américain, Cristina Vazquez a joliment résumé le tout: «Avant, les immigrés apprenaient à se servir d’une machine à coudre aux États-Unis.Désormais, ils viennent en sachant déjà coudre.Il y a dix ans, on ne voyait jamais ça.» Contrairement à ce qui avait été envisagé sur le front de l’immigration, l’ALENA a produit un paradoxe.Et, selon bien des experts en la matière, il se poursuivra, voire s’accentuera, tant et aussi longtemps que les conditions du pays de départ ne seront pas égales, à quelque chose près, à celles qui prévalent dans les pays d’arrivée.À cet égard, les exemples de l’Espagne, de l’Irlande et du Portugal sont pleins d’enseignements.Tout au long du XX1 siècle, et môme avant, ces trois nations étaient des pays d’émigration.Après leur intégration au sein de l’Union européenne, et plus exactement après les subventions allouées à la modernisation de leur économie, ce trio est devenu une source d’immigration.L’Espagne, en particulier, est devenu un aimant puissant pour les Maghrébins et Africains du Nord.Il y a peu, le gouvernement espagnol ainsi que son homologue italien ont demandé le soutien de l’UE afin de refouler ou de diriger vers les îles Canaries, dans le cas de l’Espagne, ces milliers d’individus qui tentent de traverser le détroit de Gibraltar ou d’accoster à Brindisi, en Italie.Bizarrement, ils n’ont pas frappé à la porte de l’UE pour que celle-ci les aide à absorber les milliers d’Européens de l’Est.On l’aura deviné, Madrid et Rome tentent de jongler, sans l’admettre ouvertement, avec le concept d’immigration choisie que la France vient justement d’adopter.Ce tournant que le gouvernement français vient tout juste de prendre a hérissé au plus haut point les autorités de certains pays africains.Car qui dit immigration choisie dit attribution d’un billet d’entrée à l’individu bien formé, diplômé, etc.À Abidjan, à Bamako et ailleurs, on craint, avec raison d’ailleurs, que les personnes maîtrisant des savoirs ou des techniques ne quittent leur pays pour s’installer a Lyon ou à Lille.Simultanément, mais aux États-Unis, le Sénat américain vient de voter une réforme de la loi sur l’immigration qui prévoit la régularisation de clandestins, à certaines conditions évidemment, ainsi que la création du statut de «travailleur invité».Si la majorité des sénateurs ont entériné ce projet, ce n’est toujours pas le cas de la Chambre des représentants, qui entend la déchirer.Des deux côtés de l’Atlantique, on s’efforce depuis quelque temps de mieux maîtriser les flux migratoires.Sous la pression des opinions publiques, on est actuellement plus enclin à refouler qu’à accueillir.11 y a là une contradiction: si l’Amérique du Nord ainsi que l’Europe veulent conserver, et seulement conserver, le poids démographique qui est le leur présentement, elles sont condamnées à faire preuve non pas de générosité, mais tout simplement de réalisme.Serge Truffaut LE DEVOIR FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910.FAIS CE QUE DOIS Directeur BERNARD DESCÔTEAUX Rédacteur en chef JEAN-ROBERT SANSFAÇON Vice-présidente, finances et administration CATHERINE LABERGE Directeur de l'information JULES RICHER Directeurs adjoints de l’information PIERRE BEAULIEU, LOUIS LAPIERRE, JEAN-FRANÇOIS NADEAU Directeur artistique CHRISTIAN TIFFET Directrice, ventes publicitaires NICOLE CALESTAGNE La démocratie, un voile à la dictature Le gouvernement libéral rient de s’imposer une fois de plus face à la population.Il rient surtout de démontrer que la démocratie n’est pas faite pour le peuple.L’institution dite exercée par le peuple vient d’avouer qu’elle n’existe que pour asseoir son pouvoir et qu'elle peut être mise de côté quand elle ne sert plus les intérêts du gouvernement Voici un quatrième bâillon que nous offre le gouvernement du parti libéral.Devons nous comprendre que la démocratie a disparu?Devons comprendre, en tant que citoyen du Québec, que la démocratie est faite pour les citoyens qui se tiennent au silence et qui suivent de facto ce que veut le gouvernement?Est-ce que la démocratie est présente en ce moment au Québec?Mais qu’est-ce qu’un bâillon?Disons que le site de l’Assemblée nationale ne nous en dit pas largement sur la définition; si ce n’est qu’une clôture qui est en terme parlementaire, une procédure qui permet à la majorité de limiter la durée d’un débat ou d’y mettre fin.Alors pourquoi s’affoler autant?En fait, un bâillon est habituellement imposé lorsqu’il y a urgence d’agir et où l’on fait abstraction de toute opposition.Ce à quoi l’opposition réagit fortement depuis.Pourquoi était-il urgent de régler les problèmes du mont Orford et des conditions salariales et de pratique des médecins?Pourquoi la privatisation des hippodromes et le problème .des sentiers de moto-neiges pressaient tant?Était-ce si alarmant?Pourtant, il restait dix jours à la session parlementaire et, politiquement autant que socialement et économiquement, le Québec n’était pas en état d’urgence.Simplement, le gouvernement avait de l'opposition à tous les niveaux, et surtout de l’opposition bien organisée de la part de ses citoyens, ses électeurs.Mais si LETTRES -+¦- vous vous rappelez les autres bâillons passés par le même gouvernement libéral et que vous portez attention à celui-ci, une coutume semble s’installer.Lorsqu’il est temps de négocier des conditions de travail et de privatiser, le gouvernement sous les libéraux est unanime: pas question de négocier si ce n’est selon leurs règles et à leurs conditions.Bref, la démocratie ne semble servir que lorsqu’on ne s’en mêle pas.En fait la démocratie peut être soustraite à souhait dès qu’une majorité de la population s’oppose aux projets du gouvernement Est-ce donc de conclure que la démocratie au Québec, et dans l’ensemble des pays qui l’exercent est un rideau ou une mise en scène qui voile une dictature?La proposition est forte me direz-vous.Mais si le pouvoir politique peut défier l'opinion publique et la voix de ses électeurs quand bon lui semble, nous sommes alors loin de ladite démocratie.Il semble temps de réfléchir comment et pour qui elle s’exerce.Tomy Grenier Étudiant à l'UQTR Le 14 juin 2006 Véhicules hors route : l’État de droit bafoué Le gouvernement C barest rient d’imposer un moratoire de cinq ans à la possibilité, pour les citoyens, de protéger par des poursuites judiciaires leur quiétude et leur sécurité menacées par les véhicules hors route.C’est un geste inquiétant dont il faut discuter les conséquences.Nul ne peut, dans notre système judiciaire, se faire justice lui-même.Cette exigence a un indispensable corollaire: le droit du citoyen d’en appeler à des tribunaux impartiaux.C’est un principe constitutionnel britannique vieux de presque huit siècles.Le 40* article de la Magna Carta de 1215 l’énopçait comme suit fie Roi parle, c’est-à-dire l’État): «À per- sonne Nous ne vendrons, refuserons ou retarderons, les droits à la justice.» C’est grâce à cette garantie offerte par l’Etat aux citoyens que le recours à la violence est illégitime dans le cadre du règlement de querelles privées.Il s’agit d’un élément essentiel d’ordre social et politique.Le droit du citoyen d’accéder à la justice ne peut être limité qu’en cas de force majeure, tel un état de guerre ou d’insurrection, et ce droit doit être restauré sitôt le cas de force majeure disparu.Nous avons ici affaire à un gouvernement qui suspend pendant cinq longues années un droit juridique fondamental afin de confirmer le privilège de quelques-uns à utiliser, à peu près sans contrôle ni limite, des véhicules inutilement bruyants, polluants, rapides et dangereux.D faut nous dit-on, protéger l’industrie touristique.Force majeure! Le problème est pourtant connu depuis longtemps, tant du gouvernement que de l’industrie.Les solutions sont évidentes: des moteurs quatre-temps, des silencieux efficaces, des cylindrées limitées, des réglementations raisonnables de la distance séparant les sentiers des résidences, un contrôle efficace des contrevenants.Nul ne conteste le droit du citoyen à utiliser un véhicule: il s'agit seulement de le limiter par une sage législation qui assure à chacun la sécurité, la quiétude et le droit de respirer un air sain.L’industrie touristique peut très bien s’en accommoder.Tout le monde s’en trouverait mieux.M.C barest, quel est ce problème qui vous mène à suspendre des droits fondamentaux plutôt qu’à légiférer?Je me pose cette question.Quand je considère les lobbys industriels et commerciaux qui font pression sur vous pour retarder cette nécessaire législation, je crains la réponse.Jean-Pierre Garneau Président, Parti québécois, circonscription de Taschereau Le 14 juin 2006 LIBRE OPINION -?- Condition féminine : une réelle volonté d’agir Lettre des députées du PLQ à Michèle Asselin, présidente de la Fédération des femmes du Québec CAROLE THÉBERGE, Ministre de la Famille, des Aînés et de la Condition féminine Mes collègues députées du caucus du Parti libéral du Québec se joignent à moi pour vous exprimer toute notre surprise quant à votre sortie publique du 16 juin dernier où vous prétendez au silence du gouvernement à l’égard des revendications des groupes de femmes et où vous faites la demande d'une rencontre avec le premier ministre.Il y a à peine un mois, le 17 mai dernier, j’ai eu l’occasion en compagnie de mon collègue, Yvon Marcoux, ministre de la Justice, de réitérer notre engagement envers la condition de vie des femmes du Québec.Vous avez eu l'occasion à cette rencontre de sensibiliser le ministre de la Justice du Québec à l'importance d’intensifier la lutte contre la violence faite aux femmes.Depuis 2(X)5, je vous ai d'ailleurs rencontrée à plusieurs occasions, et je sais que le personnel de mon cabinet est aussi en fréquents contacts avec vous de même que Diane Matte, coordonnatrice du secrétariat international de la Marche mondiale des femmes.Il est un peu ironique que vous prétendiez à l'absence d’interventions de notre gouvernement le lendemain où celui-ci signe une entente sur l'équité salariale qui touche 50 (XX) personnes de la fonction publique dont une très grande majorité sont des femmes.Depuis 2003, des gestes importants et parfois sans précédents ont été faits par notre gouvernement en matière de condition féminine.Vous me permettrez de citer certains de ces gestes puisqu'ils ont un impact direct sur l'amélioration tie la condition de vie des fri urnes: ¦ Pour la première fois, le Conseil des ministres compte 38 % de femmes ; ¦ En janvier, est entré en vigueur le nouveau congé parental le plus généreux au Canada; ¦ Il y a aujourd’hui 200 000 places subventionnées dans les services de garde, comme promis par notre gouvernement; ¦ Investissement de trois millions de dollars de phis pour les haltes-garderies communautaires; ¦ Le salaire minimum est dorénavant révisé annuellement Cette mesure touche 118 (XX) salariés qui sont en majorité des femmes; ¦ Notre gouvernement a mis en place un important programme de Soutien aux enfants (850 000 familles) qui a eu un impact majeur sur le revenu des familles, notamment celui des familles monoparentales.Par exemple, une femme, chef de famille monoparentale de deux enfants, ayant un revenu de 27 000 $ reçoit 3790 $ par année grâce au soutien aux enfants; ¦ IVime au travail, qui est un appui à la participation des femmes au marché du travail et contribue à l’augmentation de leur revenu; ¦ Campagne de sensibilisation à la violence conjugale ayant pour thème Non-violence conjugale; ¦ Mise sur pied d‘un comité de travail interministériel sur le trafic des femmes migrantes; ¦ Depuis 2003, le gouvernement a déjà investi et investira, jusqu’en 2009,90 millions de dollars pour contrer la violence faite aux femmes; ¦ Lancement d’un important plan d’action gouvernemental en matière de violence conjugale qui comprend 72 engagements; ¦ 20 millions de dollars ont été octroyés aux mai- sons d’hébergement pour les femmes victimes de violence conjugale, pour un total de 50 M$ sur une base annuelle; ¦ 4,5 millions de dollars ont été octroyés aux centres de femmes portant leur financement à 15,6 millions de dollars; ¦ La modification du Code civil du Québec permettant la résiliation du bail résidentiel pour motifs de violence conjugale ou d’agression à caractère sexuel; ¦ Élargissement de l’exemption de la première tranche de 100 $ de revenu de pension alimentaire à toutes les familles prestataires de l’assistance emploi ayant un enfant à charge; ¦ Groupe de travail portant sur la protection sociale des personnes salariées d’agence de placement de personnel Il Première consultation générale de l’histoire du Québec sur la question de Légalité qntre les femmes et les hommes; ¦ A l’occasion du discours inaugural, le 14 mars 2006, le premier ministre a annoncé le dépôt cette année de la nouvelle politique gouvernementale sur la condition féminine.¦ D’ici cinq ans.les conseils d’administration des sociétés d’État devront être constitués à parts égales d’hommes et de femmes.En terminant je dois souligner que, le 15 juin dernier, l’Assemblée nationale a adopté fa loi constituant le ministère de 1a Famille, des .Aines et de fa Condition féminine qui.pour la première fois de l’histoire du Québec, consacre fa mission de fa condition feminine dans une loi.C’est la première fois également que l’objectif de 1a promotion du droit des femmes est inscrit dans une loi.Et c’est fa première fois que l’objectif de l’atteinte de l’égalité entre les femmes et les hommes est indiqué dans une loi.Dorénavant, grâce à l’adoption de cette loi, c’est seulement l’Assemblée nationale qui pourra modifier ou abolir le rôle et la responsabilité du gouvernement en matière de condition féminine.C’est une grande victoire pour fa condition féminine.Aucun gouvernement avant nous n’a eu fa volonté d’effectuer ces gestes.Notre gouvernement a la ferme volonté de poursuivre son travail en condition féminine comme dans tous les autres domaines avec une vision à long terme.Line Beauchamp Julie Boulet Nancy Charest Lucie Charlebois Michelle Courchesne Margaret F.Delisle Monique Gagnon- Tremblay Francine Gaudet Françoise Gauthier France Hamel Fatima Houda-Pepin Yolande James Monique Jérôme-Fprget Michèle Lamquin-Éthier Diane Leblanc Charlotte L’Écuyer Diane Legouît Nicole Loiselle Nathalie Normandeau Sarah Perreault Lise Thériault Dominique Vien Aucun gouvernement avant nous n’a eu la volonté d’effectuer ces gestes LE DEVOIR.LE LUNDI 19 JUIN 2 0 0 6 A DEES L’exemple de l’enseignement religieux Quand un sondage en cache un autre ROGER GIRARD Chercheur en éducation 1 y a un an, le Québec vivait une période d’effervescence au sujet de la reconduction de la disposition dérogatoire permettant un enseignement religieux confessionnel sans risque de poursuite en vertu des Chartes des droits.Le débat sur «la place de la religion à l’école» reprenait de plus belle avec à peu près les mêmes protagonistes que cinq ans plus tôt.Les Statu quo de 2005 22% Statu quo de 2005 teat 32% Un enseignement culturel sur les différentes religions du monde en tenant compte des tradÉms qui ont marqué le Québec» 59% Aucun financement public au public ou au privé 29% un sens confessionnel: 23%) (.dans insère absolu; 6 %j «Aucune education sur les religions» 17% «Aucji enseignement leigietK» au pubic (maintenu au privé) 11% Refus 4% Ne sait pas-Relus 1% sjjggjPë 31 mai, 1er et 2 juin 2005, la commission parlementaire de l’éducation avait reçu en audience une quinzaine d’organismes invités: fort de l’appui empressé de l’opposition, le projet de loi 95 allait être adopté par l’assemblée nationale dès le 15 juin 2005.Dans de tels débats, éminemment politiques, le recours à l’opinion publique joue un rôle déterminant C’est ainsi que, le 22 février 2005, Le Devoir faisait état d’un sondage sous le titre «Les trois quarts des Québécois veulent une école laïque».Réalisé par Léger et Marketing à la demande de la Coalition pour la déconfessionnalisation du système scolaire, ce sondage allait s’avérer d’une influence majeure dans les discussions qui ont précédé l’adoption du projet de loi 95 Qe rapport de recherche est accessible à: http://deconfessionnalisation.qc.net).La présentation et l'analyse des résultats confortaient évidemment les positions du mandataire, mais le portrait alors dépeint ne manquait pas de soulever quelques interrogations: l’auteur a réagi dès ce moment avec un commentaire, sur le site du Devoir, sur «les aléas d’un sondage commandité».Cependant, la lecture récente d’un autre sondage réalisé en même temps par la même firme, et sur un échantillonnage équivalent, allait raviver les doutes sur l’interprétation que la Coalition avait propagée avec enthousiasme.En effet, l’Association des études canadiennes (AEC) avait demandé elle aussi un sondage sur «L’opinion des Québécois à l’égard de l’enseignement religieux» (cf.http://ummacs-aec.ca/Polls/Que-becois.pdfi.Pour des raisons qui demeurent à préciser, ces données sont passées inaperçues: le seul article de journal retracé abordant le sujet titrait «Most Quebecers favour religion in school», (The Gazette, 17 février 2005) quelques jours avant la sortie de l’autre sondage qui allait prendre toute la place.Comment expliquer une telle divergence entre les deux sondages, donnant lieu à des titres plutôt contradictoires?L’analyse des résultats peut-elle permettre de préciser quelle serait au juste l’opinion de la population sur les sujets d’enquête?Les questions posées Rappelons d’abord la question n° 2 posée par la Coalition qui a permis de conclure que «trois quarts des Québécois veulent une école laïque»: «En ce qui concerne l’enseignement de la religion à l’école publique, pour vous personnellement, quelle est parmi les trois formules suivantes, celle qui vous paraît la plus souhaitable?» (n= 1004) Les réponses furent les suivantes: «.l’école devrait continuer à offrir seulement un enseignement religieux catholique et un enseignement religieux protestant»: 22 % «.l'école devrait donner un enseignement culturel sur les différentes religions du monde, en tenant compte des traditions qui ont marqué le Québec»: 59 % «.l'école ne devrait pas du tout donner d'éducation sur les religions» : 17 % «Ne sait pas / Refus» : 1 % Pour sa part, l’AEC n’a posé qu’une question.CeL ivC'-wrc** ' i le-ci aborde néanmoins plusieurs aspects absents de l’autre sondage.Il faut se rappeler que le sujet du jour à ce moment sur la scène québécoise concernait le financement des écoles juives: c’est sans doute ce qui a motivé l’organisme universitaire à réaliser un sondage sur cette problématique, une pratique courante dans son programme de recherche.Voici la question précise et les résultats obtenus: «Lequel des scénarios suivants décrit le mieux votre vision du système scolaire québécois?» (n= 1000) «Des écoles publiques de langue française et anglaise qui offrent le choix entre l’enseignement religieux catholique, l’enseignement religieux protestant ou l’enseignement moral aux élèves, avec des écoles religieuses financées en bonne partie par le gouvernement»: 24 % «Des écoles publiques de langue française et anglaise qui offrent le choix aux élèves entre l’enseignement religieux catholique, protestant ou de toute autre religion ou l’enseignement moral, avec des écoles religieuses financées en bonne partie par le gouvernement»: 32 % «Aucun enseignement religieux dans les écoles publiques et des écoles religieuses financées en bonne partie par le gouvernement»: 11 % «Aucun financement public pour l’enseignement religieux dans les écoles publiques ou privées»: 29 % «Ne sait pas/Refus»: 4 % Comparaison possible D’aucuns pourraient penser que ces deux sondages, avec leurs questions si différentes, explorent deux sphères d’opinion totalement distinctes et autonomes et ne pourraient aucunement être mis en parallèle.Pourtant, il est évident que les deux traitent de l’enseignement relatif à la religion, ou de l’enseignement religieux scolaire au sens large.Au-delà de leurs caractéristiques particulières, qu’il s’agit de décanter, les questions touchent chacune à leur façon des préoccupations communes sur la réalité scolaire, telles que portées par la population du Québec, et décrites selon une méthodologie standardisée et rigoureusement appliquée par une firme reconnue.En présumant la cohérence des réponses qui résultent des deux sondages, il est posable d’arriver à une comparaison plausible des résultats (voir le tableau Hypothèse de concordance des réponses ci-contre).Dans notre comparaison, nous procédons comme si c’étaient les mêmes personnes qui avaient répondu aux deux sondages.Une telle démarche se fonde sur le postulat de leur égale garantie de représentativité et de fiabilité.Nous tenterons de relier ce qu’un répondant dans un sondage aurait logiquement choisi comme réponse dans le second, en essayant d’expliquer la source possible des distorsions qui apparaissent par rapport aux deux séries de résultats statistiques.Sans mésestimer les autres facteurs, nous considérerons les contradictions apparentes comme susceptibles d’être clarifiées à partir de la compréhension que les répondants ont eue des questions posées.Éclaircir les concepts Pour les deux réponses qui désignent le statu quo de la situation de 2005, la cohérence est des plus évidentes, l’écart de 2 % demeurant peu significatif D en est de même pour le petit nombre ayant manifesté le «refus de répondre» ou ayant dit «ne pas savoir»: les énoncés plus longs et plus complexes de la questions de l’AEC ayant pu entraîner un peu plus d’incompréhension ou de refus.Les autres réponses demandent toutefois un effort d’analyse pour dégager les valeurs correspondantes.Comment imaginer que, dans un cas, 59% de la population choisissent «un enseignement culturel» excluant les enseignements religieux confessionnels alors que dans le second cas, un maximum de 40% se prononceraient contre l’enseignement religieux (confessionnel) au public ce 40 % regroupant les 29 % qui optent pour «aucun financement public pour l’enseignement religieux» et les 11 % pour «aucun enseigne- Michel Venne JACQUES NADEAU LE DEVOIR Le 22 février 2005, Le Devoir faisait état d’un sondage sous le titre «Les trois quarts des Québécois veulent une école laïque».Ce sondage allait s’avérer d’une influence majeure dans les discussions qui ont précédé l’adoption du projet de loi 95.ment religieux » au public.Que se passe-t-il alors pour les 19 % de différence?Et encore, ce regroupement pose problème puisque ceux du sondage de l’AEC qui ont répondu «aucun enseignement religieux» s’inscriraient davantage dans les 17 % du sondage de la Coalition préférant «aucune éducation sur les religions».La solution réside dans la remise en cause du sens univoque de l’expression «enseignement culturel sur les religions» que l’interprétation convenue maintient alors que les répondants n’ont pas nécessairement saisi cet enseignement comme totalement «laïque» ou comme vraiment étranger ou distinct de l’enseignement religieux en vigueur.Par ailleurs, le sondage de l’AEC prête également flan à une certaine ambiguïté, particulièrement avec l’expression «aucun financement public de l'enseignement religieux», qui a pu prendre deux significations différentes.Certains répondants ont pu penser qu’il s’appliquait à toute forme d’enseignement religieux, y compris celui de type culturel, rejoignant ainsi le choix «aucune éducation sur les religions» de l’autre sondage.Saisissant l’expression «enseignement religieux» dans le sens d’enseignement religieux confessionnel plutôt que dans le sens absolu, certains se rapprocheraient dors davantage du choix «enseignement culturel sur les religions» du sondage de la Coalition.Les 29 % à avoir sélectionné ce scénario devraient donc se répartir dans deux choix de réponse du sondage de la Coalition: pour assurer l’équivalence, notre tableau fixe à 6 % ceux qui auraient pris l’expression dans le sens absolu, qui s’ajoutent ainsi aux 11 % contre l’enseignement religieux — ce qui rejoint les 17 % qui optent pour «aucune éducation sur les religions» de l’autre sondage.Ces rapprochements s’avèrent d’autant plus vraisemblables que le sondage de la Coalition ne présentait que «l’enseignement culturel» comme alternative pour ceux qui désirent maintenir un enseignement religieux mais en apportant des changements de contenu ou d’organisation.Que retenir de cet exercice?Sur le plan des orientations de l’enseignement religieux, il serait important de ne pas tenir pour acquis l’adhésion majoritaire et éclairée de la population sur la base des sondages jusqu’ici utilisés.S’il n’est pas opportun de revenir au statu quo, il convient de s’assurer que le nouveau programme réponde effectivement aux attentes de la population et particulièrement des parents.Et ces derniers ne peuvent se prononcer uniquement sur une étiquette, il faut raffiner le questionnement en les sondant davantage sur la teneur éducative des programmes envisagés.Sur le plan de la qualité des débats sociaux, la référence argumentaire à des données statistiques d’opinion demeure toujours équivoque.Si l’on a cru nécessaire d’invoquer l’appui majoritaire pour proposer un tel changement l’absence de cet appui change la donne et nécessite sans doute des nuances, à tout le moins dans la compréhension et la mise en œuvre des nouvelles orientations.Sur le plan d’une lecture sociale d’ensemble, considérons la place que prennent dorénavant les statistiques et tout ce qui est chiffré dans «la amstrudvm sociale de la réalité».Les résultats des sondages prennent valeur d’argument d’autorité qui émane d’une machinerie scientifique sophistiquée: comment demeurer critique devant l'amalgame de données empiriques et d’interprétations unilatérales qui sont le phis souvent véhiculés et utilisés à partir de sondages?La démocratie reposant sur la qualité de l’information et sur la transparence, il convient d’être minutieux devant toutes les formes d’allégation sur la réalité sociale, surtout lorsqu’elles se donnent un halo scientifique.Comme l’affirment de nombreux sociologues, les sondages sont tout autant un moule qu’un reflet de l’opinion publique.Le cas ici analysé en constitue une illustration très significative.Irlandais ou Catalans?Les habitants d'une région de l’Espagne, la Catalogne, votaient hier sur un nouveau statut politique qui leur est accordé par Madrid à la suite de longues négociations.Les Catalans seront reconnus comme formant une nation à l’intérieur de l’État espagnol.Les pouvoirs du gouvernement catalan seront légèrement accrus, et la part des impôts perçus par cette région autonome sera augmentée.La langue catalane sera mieux protégée.Les Québécois, pour leur put, célébreront, cette semaine, leur «Fête nationale», pelle du Québec, et ce, même à ni la Constitution ni l’État canadiens ne reconnaissent le Québec comme une nation.Les pouvoirs provinciaux du Québec sont plus étendus que ceux de la Catalogne en Espagne.Le modèle d’aménagement linguistique dont rêvent les Catalans est notre «loi 101».11 est tentant de comparer la Catalogne avec le Québec, comme d’ailleurs l’on compare souvent fé Québec à d'autres nations sans État comme l’Ecosse.Ces comparaisons sont utfles, mais elles sont insuffisantes lorsque l’on cherche à étudier l'ensemble de nos options.En 1999, j’avais piloté une série d’articles parue dans Le Devoir sur le thème: Penser la nation québécoise.Une douzaine de nos meilleurs intellectuels avaient participé à l’exercice.À cette occasion, j'avais reçu un courrier abondant.Certaines lettres avaient attiré mon attention plus que d'autres.L’une d’elles, signée jxir James Leayy, qui m’écrivait de l’aris, avait piqué ma curiosité et je l'ai conservée.Selon lui, la question nationale québécoise se posait ainsi: Les Québécois, demandait-il, sont-ils Irlandais ou Catalans?L'Irlande est un petit pays comparable au Québec par sa population, qui a obtenu l’indépendance (la Grande-Bretagne lui accordait le statut de dominion) en 1922, à la suite d’un conflit armé, et est devenue une république à part entière en 1949.Au départ, la majorité irlandaise n’était pas indépendantiste.Il a fallu le soulèvement de Pâques 1916, organisé par une minorité républicaine et séparatiste, et li répression brutale de cette insurrection, poqr faire basculer l’opinion du côté de l’indépendance.A la différence des Irlandais, convertis au séparatisme, les Catalans ont essayé, tout au long du XX' siècle, de poursuivre un pmjet autonomiste sans se séparer de l'ensemble espagnol.La Catalogne est aujourd’hui une région autonome au sein de l'Espagne.Le projet catalan avait pourtant lui aussi été durement réprimé, sans toutefois que cela suscite de ferveur séparatiste comme en Irlande.La langue catalane a été interdite sous Franco.Le pmjet iriandais était un projet républicain, alimenté par diverses sources: l’autonomisme des colons anglo-irlandais qui voulaient s’affranchir de la tutelle de Londres, le romantisme centré sur la renaissance gaélique, le mouvement d'émancipation des catholiques traités comme des citoyens de seconde zone.À l’opposé, le nationalisme catalan est centré sur un objectif culturel et linguistique, mais n’est pas doublé de l’aspiration à l’autonomie politique complète.Le mouvement indépendantiste catalan recueillerait moins de 10 % d’appui dans la région.En l’absence d’un État catalan souverain, l’appartenance à ce peuple est purement volontaire et sans conséquences juridiques.L’importante minorité non catalane vivant en Catalogne, issue de l’immigration notamment du sud de l’Espagne, ne se sent guère concernée par le projet catalan, observe James Lea-vy.Elle apprend la langue catalane sans grand enthousiasme, tout en insistant sur le droit d’utiliser la langue espagnole dans la vie publique.Il n’existe pas de citoyenneté catalane à kiquelle pourraient adhérer l’ensemble des habitants de ce territoire.En revanche, à cause de l’existence d’un État souverain en république d’Irlande, l’appartenance au peuple irlandais est automatique pour tous ceux qui ont ou qui acquièrent la citoyenneté irlandaise parce que celle-ci entraîne des conséquences juridiques immédiates.C’est la citoyenneté qui confère des droits politiques, protège les droits fondamentaux et crée l’identité politique par la démocratie.Dans leur quête nationale, les Québécois sont-ils plus catalans qu’irlandais?Voulons-nous seulement sauver une langue?Ou souhaitons-nous créer, dans ce coin d’Amérique, une citoyenneté nouveUe?Sauver une langue ou être maîtres chez nous?Le combat linguistique québécois est déjà largement gagné.Si le nationalisme québécois était uniquement culturel et linguistique, la question nationale serait réglée.Nous avons déjà plus de pouvoirs au Canada que les Catalans en auront en Espagne.Alors pourquoi la moitié des Québécois veut-elle faire du Québec un pays?Et pourquoi un autre groupe de 20 % de la population souhaitet-il voir le Cfuébec obtenir une plus grande autonomie au sein de la fédération?En 1991, après le refus par le Canada anglais de reconnaître le Québec comme une société distincte en rejetant l’Accord du lac Meech, Robert Bourassa avait créé la commission Bélanger-Campeau, formée de personnalités provenant d’horizons politiques divers et qui, après des mois d’audiences publiques, s'était brisée sur des divergences quant aux solutions, mais s’était entendue sur un diagnostic: «Les attentes de la population sont élevées: elle veut voir le Québec récupérer des compétences dans t/m les secteurs, qu'ils soient du domaine économique, social ou culturel.» Au fond, nous sommes un peu catalans et beaucoup irlandais.Comme les Catalans, nous voulons sauver notre langue et notre culture.Surtout, nous sommes capables de patience.Mais nous voulons aussi, comme les Irlandais, être maîtres chez nous.Notre conscience nationale reste forte parce que nous avons, cofiectivement, et dans un contexte de pluralisme des origines, suffisamment débattu et réfléchi sur nous-mêmes pour acquérir la conscience de former une communauté politique enracinée dans une histoire et une culture.Cette conscience nous aide à faire face avec une certaine sérénité à la mondialisation.En cette veille de Fête nationale, c’est Facqiris que je nous souhaite de célébrer.m icheL venm/ainm.qc.ca L’ÉQUIPE DU DEVOIR LA RÉDACTION Journalistes h rinformation générale et métropolitaine Gérald Dallaire (ad/oint au directeur de l'information), Jeanne Corrrveau (affaira municipales/, Fabien Degfise, Marie-Andrée Choutnard {éducation) ; Josée Boileau fédtU/rxalute, respfmsable de la page Idées), Brian Mykn (justice et faits de société).Clairandrée Cauchy (Giuérot) Jean Dion.Louis-Gilles F rancœur (environnement).Benoit Monger (responsable du site Internet), Laurence Clavel.Jean-Guillaume Dumont (commis Internet) Isabelle Paré (santé), Louiae-Maude kioux Soucy (Culture), Pauline Gravel (sciences) ; Michel Carneau (caricaturiste) ; Diane Précourt (responsable des pages thématiques) ; Martin Duclot, Michèle Malenfant et Christine Dumazet (relecteurs).Renée Léo Guimont et Serge Paquin (relecteurs surnuméraires) ; Jacques Grenier et Jacques Nadeau photographes) : à rinformation culturelle Michel Bélair (théâtre et cahier Culture).Julie Carpentier (pupitre), Paul Bennett (pupitre cahiers spéciaux et culturels du week-end), Stéphane Baiflargeon (reporter), Paul Cauchon (médias), Caroline Montpedt (livres), Odile Tremblay (cinéma), Frédérique Doyon 'mrnunéraire) ; h l'information économique Gérard Bérubé (adjoint au directeur de l'information), Dominique Reny (pupitre).Philippe Papineau (surnuméraire).Éric Detroaiera, Claude Turcotte.Françoia Desjardins (surnuméraire)’, b l’information internationale Jean-Pierre Legault (pupitre international et page éditoriale), Claude Lévesque.Guy Taillefer (adjoint au directeur de I'infarmation).Serge Truffaut (éditorialiste) ; à l'information politique Hélène Buzzetti.Manon Corneilier et Alec Castonguay (correspondants parlementaires d Ottawa).Antoine Rnbitaille et Robert Du tri sac (correspondants parlementaires à Québec), Kathleen Lévesque ; Marilyae Hamelin (secrétaire d la rédaction) : Marie-Fier Frappier.Alexandre Shields (commis) La documentation Gilles Paré (directeur) .Manon Derome, Rachel Rochefort (Ottawa) LA PUBLICITÉ ET LE MARKETING Jean de BiDy.Jean-François Bossé, Mariene Côté.Dave Cameron.Yan Hamel.Christiane Legault Amélie Maltais.Jacques A Nadeau.Claire Paquet, Martine Kiopelle.Micheline RueQand.Nadia Sebaï, Métisande Simard (publicitaires).Laurence Thériault (directrice ad-'• tnte).Sylvie Laporte.Martine Bërube (secrétaire) LA PRODUCTION Christian Goulet (directeur de production).Michel Bernatehez, Johanne Brunet, Danielle ( antara, Richard Des Cormiers.Donald Filion, Yannick Morin, Nathalie //-martin.Olivier Zuida INFORMATIQUE Yanick Martel (responsable).PROMOTION, DISTRIBUTION ET TIRAGE Alexandre Gaudreau (coordonnateur à la promotion et à la sollicitation), Caroline Simard (responsable service d la clientèle, par intérim).Manon Blanchette, Monique L'Heureux, Rachelle Leclerc.L'ADMINISTRATION François Bisson (amtrrUeur).Nicole Carme! (responsable des services comptables), Céline Furoy.Ghislaine Lafleur.Claudette Béhveau (adjointe administrative).Claudine Chevrier, Monique PrcAeau, Danielle Ross % i LE DEVOIR, LE LUNDI 19 JUIN 2006 A 8 QUALITES EN BREF Baleines: victoire des pro-chasse Frigate Bay, Saint-Kitts et Nevis — Les partisans de la reprise de la chasse aux baleines ont remporté une première victoire hier à la réunion annuelle de la Commission baleinière internationale (CBI) à Frigate Bay avec le vote d’une résolution jugeant que le moratoire de 20 ans sur la chasse commerciale n’était «plus nécessaire dorénavant».Cette résolution non contraignante, qui n’entraîne pas une levée du moratoire, a recueüli 33 voix pour, 32 contre et une abstention.Elle a été proposée par Saint-Kitts et Nevis, le pays hôte qui accueille cette année la réunion de la Commission baleinière internationale.Pour la levée du moratoire, une décision à la majorité qualifiée de 75 % des voix est requise.Le Japon est à la tête des pays qui font campagne pour la reprise de la chasse commerciale à la baleine.Sans avoir de conséquences immédiates, le vote d’hier représente une victoire politique pour le Japon qui pourrait faire valoir qu’une majorité d’Etats membres de la CBI pensent que le moratoire devrait être abandonné.-AFP Dave Hilton junior sur le point d’être libéré L’ancien champion boxeur Dave Hilton junior, qui purge depuis 2001 une peine d’emprisonnement de sept ans pour avoir agressé sexuellement ses deux filles, est sur le point de recouvrer sa liberté.L’homme de 42 ans, qui a toujours nié les feits, profitera d’une libération sous conditions demain, alors qull n’aura purgé que les deux tiers de sa sentence.Il sera immédiatement transféré dans une maison de transition.La Commission nationale des libérations conditionnelles lui a indiqué qu’il devrait se soumettre à des restrictions sévères dès sa sortie du centre de détention de La Macaza, dans les Laurentides.Parmi cdlesn
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