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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
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  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 2006-06-16, Collections de BAnQ.

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COUPE DU MONDE Un géant sauve l’Angleterre Page B 8 ?w w w .1 e d e y o i r.c o m EDUCATION Déficit prévu dans toutes les universités québécoises Page A 3 LE DEVOIR Un rire immense s’éteint Raymond Devos, prince des monologuistes, meurt à 83 ans ODILE TREMBLAY Il aurait préféré mourir sur scène, à l’instar de Molière, sous les applaudissements, lors d'un ultime salut à peine plus bas que les précédents.Mais les clowns poètes ne s'écroulent pas à leur heure.Us s’évanouissent parfois comme de simples quidams, à 83 ans, le souffle d’abord trop court, puis affaibli, puis suspendu après deux attaques cérébrales survenues à Saint Rémy-lès-Chevreuses, en banlieue de Paris.Misère! Raymond Devos, ITiomme-orchestre, le jongleur, le maître des mots, l’ogre tonitruant et ventripotent a pris hier son dernier car pour Caen.Trente-cinq ans de scène, et le cœur depuis longtemps moins agile que l’esprit.Disparu vraiment?On entend encore résonner son rire.Sa trompette aussi.Il avait un regard toujours en mouvement une légende à maintenir et à astiquer, une voix ronde, de grosses lunettes, une silhouette rabelaisienne et une culture immense.Clown issu d’une illustre lignée qu’il pouvait intérieurement tutoyer, à force de fréquentations: de Molière à Chaplin, de Laurel à Hardy, de Buster Keaton au clown Crock, en passant par Sol notre propre fou du verbe.C’est l’imagination collective et le génie de la langue française qui en prennent pour leur rhume avec la mort du clown français, c’est l’absurdité inquiète de nos temps troublés qui vacille un peu plus.Tranchons là! L’homme au costume bleu ciel fut une des plus magistrales bêtes de scène du dernier siècle et sans doute son meilleur monolo-guiste.Sa mort est un trou béant.C’est avec des revers, des échecs, que se bâtissent les grandes carrières comiques, également avec ce don précocement fleuri de captiver un public aux yeux soudain tout ronds.Ses talents de conteur, Raymond Devos les avait d’abord expérimentés sur les bancs d’école.Né en 1922 à Mouscron, en Belgique, il allait suivre sa famille deux ans plus tard dans le nord de la France pour prendre racine au pays de Brassens.Comme VOIR PAGE A 10: DEVOS «La raison du plus fou est toujours la meilleure, disait Devos.Le rire est une chose sérieuse avec laquelle il ne fout pas plaisanter.» JACQUES NADEAU l.E DEVOIR Raymond Devos tirait à vue sur la bêtise sans nom que le cavalier humain traîne à sa croupe depuis la nuit des temps.«Il y a de grandes choses qui ne peuvent être exprimées que par le rire», constatait-il.Les Canadiens sont «naïfs», estime Harper C’est parce que la menace terroriste existe que le pays est allé en Afghanistan, et non l’inverse Référendum catalan L’épreuve du feu de Zapatero LEspagne serait-elle en train de damer le pion au Canada et de se transformer en fédération multinationale et asymétrique?L’Histoire retrouvera toutes ses dates Pour «calmer certaines inquiétudes», Québec «précise» son programme d'enseignement de Uhistoire ANTOINE ROBITA1LLE Québec — Moins de deux mois après l’éclatement de la controverse sur le programme ci nistoire, le ministère de l'Éducation a présenté hier une version •précisée» du projet de programme d'histoire et d’éducation à la citoyenneté, «pour calmer certaines inquiétudes».Les ajouts apportés au document ont ixmr but, .a-t-on expliqué, de «rendre plus visibles certains événements marquants qui Jalonnent notre histoire (la Conquête, la rébellion des Patriotes, le rapatriement de la Constitution canadienne, etc.) et qui étaient implicites dans la première version du programme», selon ce qu'on peut lire dans le communiqué.On est aussi revenu en partie sur l’objectif de faire une histoire moins conflictuelle».Le document s’attarde davantage aux tensions et aux conflits qui ont parsemé l’histoire.On note l’ajout de phrases telles: «L'intégration de l'ex-colonie française à l'empire britannique d'Amérique ne se fuit pas sans conflit.» L’ambition de faire une histoire plus «rassem-bleuse» demeure iirégnante.Conquête retrouvée Aussi, pour les élèves du premier cycle (III secondaire), on a cherché à mettre davantage en évidence la période de la Jean-Marc «Conquête» et ses conséquences Fournier sur la société de 1760 à 1791.Dans le document précédent, la conquête était évoquée dans un chapitre sur «l'accession d la démocratie».Les noms de certaines périodes étudiées ont aussi été corrigés pour répondre aux critiques qui avaient vu dans les intitulés initiaux une tentative d’édulcoration d’épisodes douloureux.Ainsi, la tète de chapitre «L'émergence d'une société canadienne», se présente maintenant comme «L'émergence d’une société en Nouvelle-France»', «L’accession à la démocratie dans la colonie britannique» devient «L'expérience du parlementarisme dans la colonie britannique».lœs textes de présentation des périodes historiques ont aussi été étoffés |xmr mieux situer les événements, les dates et les personnages clés.Pour chacune des périodes, une ligne du temps a été ajoutée.VOIR PAGE A 10 HISTOIRE HÉLÈNE BUZZETTI CHRISTIAN R1 O U X Ottawa — Les Canadiens sont «naïfs» parce qu’ils se *\ Dent à l’abri de la menace terroriste, croit le premier ministre, Stephen Harper.Et c’est parce que cette menace existait que le pays est allé en Afghanistan, et non l’inverse, plaide-t-U, ajoutant au passage une nouvelle justification à la mission canadienne: des Canadiens sont morts dans les attentats de 2001 à New York.«Je pense que beaucoup de monde au Canada est naif, c’est vrai», a déclaré M.Harper au cours d’une entrevue accordée à l’émission Les Coulisses du pouvoir, qui sera présentée ce dimanche à llh sur les ondes de RDI.«La réalité, c'est que la menace terroriste est une menace mondiale et on ne peut pas y échapper en fermant les yeux.• Le premier ministre s’en prend donc à une idée répandue au pays, selon laquelle le Canada n'apparait pas sur lecran-ra-dar des groupes terroristes, qui n'en auraient que pour les Etats-Unis.D'ailleurs, il s’agit d'une impression que la précédente ministre de la Sécurité publique.la libérale Anne McLeDan, avait aussi tenté de dissiper.M.Harper rappelle, en guise de preuve, la VOIR PAGE A 10: HARPER Stephen INDE X .Annonces A4 Monde .B9 Avis publics B6 Mots croisés A4 Cinéma B3 Nature .B8 Décès A4 R 7 Éditorial -— A8 Sudoku -.B 7 Idées A9 Télévision .B 4 Météo B 7 Week-end _.B 1 « Barcelone — Ces jours-ci à Madrid, le Parlement discute d’un projet de loi destiné à améliorer les services aux handicapés.«Rien de plus normal, direz-vous?», demande Caries Campuzano, député de Barcelone.Sauf que le nouveau statut de la Catalogne négocié avec Madrid stipule noir sur blanc que ces questions relèvent de la compétence catalane.Madrid n'a pas attendu que l’encre de la nou- velle entente sur le statut de la Catalogne soit sèche pour empiéter sur nos prérogatives!» Cela n’empêchera pas le député nationaliste, qui représente à Madrid la principale formation catalane, Convergencia i Unio, de faire comme la majorité de ses concitoyens et de voter oui au référendum prévu dimanche prochain.Mais Caries Campuzano le fera sans illusion, conscient que cette nouvelle entente, qui vient remplacer celle VOIR PAGE A 10: ZAPATERO AT,F.NC F.FTCANCE-PRESSE IIP ?m: * Seul l’avenir dira si José Luis Zapatero passera À l’histoire comme le Brian Mulroney espagnol.Une fresque magistrale ! .SAV f MOUr 1 1 608 pact* 54.95 S La naissance du monde moderne dans les différentes régions de la planète. LE DEVOIR, LE VENDREDI 16 JUIN 2006 A 2 L E S A C T U A LIT E S AFGHANISTAN Le cadeau d’Ottawa pour le 400e de Québec Harper prend les grands moyens Un Heu de spectacles pour annoncer une aide modeste Quinze millions de dollars pour irriguer des terres sur les plaines.qui remplacera VAgora qui sera détruite dans le port ISABELLE RODRIGUE Ottawa — Le premier ministre, Stephen Harper, a tenté de donner un ton humanitaire à la question de l’Afghanistan, hier, mais sa tentative a rapidement été éclipsée par l’aspect militaire de la question.Utilisant une procédure habituellement réservée aux annonces majeures, M.Harper s’est levé à l’ouverture des travaux aux Communes, hier matin, pour faire part de l’octroi par son gouvernement d'une aide somme toute modeste de 15 millions de dollars à l’Afghanistan pour un projet d’irrigation.Pour expliquer ce nouvel élan de générosité, le premier ministre a déclaré qu’il importe, «parce que notre sécurité nationale est en jeu», de se préoccuper du sort des Afghans.Le geste est aussi nécessaire afin de renforcer le rôle du Canada sur la scène internationale, a fait valoir M.Harper, citant enfin comme troisième raison les demandes du «gouvernement et du peuple afghans» pour recevoir de l’aide.Ce projet d’irrigation soutiendra la production agricole, qui forme la base de l’économie afghane.L’appui à la «production alimentaire permettra aux agriculteurs locaux de cultiver autre chose que le pavot, qui, une fois transformé, aboutit dans nos rues sous la forme de drogue illégale», a noté M.Harper.Parallèlement a la mission militaire à laquelle le Canada participe, Ottawa s’est engagé à verser un milliard en aide humanitaire à l'Afghanistan en 10 ans.L'annonce du gouvernement survient au moment même où les 11 000 soldats des forces de la coalition viennent de lancer une grande offensive militaire contre les talibans, dans quatre provinces du sud du pays.11 ne faut pas y voir, a argué le ministre des Affaires internationales, Peter Mac Kay, une tentati- m ê ^ t i'Âm u Y rr Tl a ISMAIL SAMEEM REUTERS Des soldats canadiens arrivent sur les lieux d’un attentat à Kandahar.L’explosion d’une bombe a tait dix morts hier.ve du gouvernement d’occulter les opérations militaires canadiennes en cours.«Ça ne vise aucunement à diminuer le.rôle que les Forces canadiennes jouent, avec 37 autres pays, p/mr stabiliser et sécuriser le pays», a souligné le ministre MacKay, lors d’une conférence de presse tenue à la suite d’une rencontre avec le secrétaire général de l’OTAN, Jaap de Hoop Scheffer.Le rôle du Canada au sein de la coalition a d’ailleurs été l’un des sujets abordés lors des discussions.auxquelles le ministre de la Défense, Gordon O’Connor, a pris part.En fait, le contingent militaire canadien pourrait même augmenter si le Canada finit par assumer, comme il l’espère, la direction de la Force internationale d’assistance à la sécurité (FIAS) en Afghanistan, dès 2008.Selon le ministre O'Connor, une centaine de soldats devraient s’ajouter aiLX 2300 actuellement en poste, si cette demande se concrétisait Le secrétaire général de l'OTAN a accueilli l’offre avec en- thousiasme.Il a aussi tenu à souligner à quel point l’OTAN apprécie la contribution du Canada, sur le terrain, en Afghanistan.Cette présence aide des enfants à retourner sur les bancs d'école, a insisté M.de Hoop Scheffer, mais elle prévient aussi «d’une manière robuste [.] que les talibans reprennent le dessus et qu’ils fassent de nouveau de l’A/ghanistan un pays qui exporte le terrorisme».Presse canadienne S 1 sOutgames Montréal 2006 présentent CONFÉRENCE INTERNATIONALE sur les droits humains des LG BT 26 au 29 juillet 2006 Palais des congrès • Montréal Inscrivez-vous! Passes journalières aussi disponibles.Joignez-vous à 2 000 participants de plus de 100 pays, réunis pour faire avancer les droits humains des lesbiennes, gais, bisexuels et transgenres (LGBT) à travers le monde.Près de 40 orateurs de prestige, incluant: - Mme Louise ARBOUR, Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme, Genève; - Mme Claire L'HEUREUX-DUBÉ, juge à la Cour suprême du Canada (1987-2002); - Mme Martina NAVRATILOVA, gagnante de 18 championnats du Grand Chelem de tennis en simple, en double et en mixte; - Mme Irshad MANJI, auteure du livre Musulmane mais libre; - M.Mark TEWKSBURY, médaillé d'or, d'argent et de bronze en natation aux leux olympiques de Séoul (1988) et de Barcelone (1992); - M.Martin CAUCH0N, ministre de la Justice et Procureur general du Canada (2002-2003).200 ateliers, dont 2 séances plénières par jour et 40 ateliers simultanément.Workers Out! : séances en compagnie de 500 représentants de centrales syndicales à travers le monde.Out for Business : séances avec plus de 300 professionnels et gens d'affaires discutant d'enjeux importants pour la communauté LGBT internationale.Un héritage pour les droits humains : la Déclaration de Montreal sera presentee lors de la Conférence et portée aux autorités des Nations Unies et des gouvernements nationaux.Inscrivez-vous! www.montreal2006.org Cliquez sur I onglet « Conférence » 1 x m ' - I^Outgamesmondiaux Montréal 2006 ql sa CanacB 1 Montréal 0 Radio-Canada Montréal IcGI 9STM ü'il'hiiil V//\+ *"»c«NADA# jpgqp, gaywi*#» Oins 1*1 Canatft ?© & nv csiz csn ^ r.mKFT ISABELLE PORTER Québec — Pour résoudre le conflit créé par le projet de destruction de l’Agora — un amphithéâtre de spectacles rock situé dans le port de Québec — un rapport recommande de construire un équipement similaire sur les plaines d’Abraham.Nouveau chapitre dans la saga d’une Agora qui fait décidément beaucoup de bruit.«Il y a une polarisation entre deux visions», constatait Jean Baillar-geon, le président de la consultation publique sur le cadeau que compte faire le gouvernement fédéral à la ville de Québec pour son 400 anniversaire.Quarante-cinq millions de dollars doivent être investis pour améliorer l’accès de la population à l’eau dans la zone portuaire (aires gazonnées, promenades, corridors pour les cyclistes, bassins d’eau, etc.).Or le projet prévoit notamment la destruction de l’Agora, un lieu de spectacles, situé en plein cœur du port (Pointe à Carcy), particulièrement prisé par les jeunes et les amateurs de rock.Il n’a presque été question que de cela durant la consultation publique mandatée pour évaluer l’ensemble du projet, qui couvre 22 % de la zone portuaire.C’est que l’Agora fait figure de symbole.Le propriétaire de la station de radio CHOI-FM, Genex Communications, y produisait des spectacles, et c’est là qu’avaient convergé les marcheurs lors de la grande manifestation de l’été 2004 en faveur de la station.Or le directeur général du port de Québec, Ross Gaudreault, souhaitait depuis longtemps se débarrasser de cet équipement situé à proximité du terminal de croisières.Des résidants du coin se plaignaient régulièrement du bruit «Il semble bien que les voisins du vieux port se soient plaints du bruit», a déclaré, il y a quelques semaines, Julie Graffe, de la coalition Sauvons L’Agora de la noyade, devant les commissaires.«Pourtant, l'Agora existait depuis belle lurette lorsqu'ils ont déboursé les millions qui leur ont permis de devenir pro- priétaires de leurs beaux condos.» L’amphithéâtre avait été construit à l’occasion de l’événement Québec 84, qui soulignait le 450" anniversaire de l’arrivée de Jacques Cartier.Le gouvernement fédéral a suggéré de le remplacer par un bassin d’eau «pour faire revivre le rythme des marées».On a même proposé d’établir un mécanisme permettant de vider le bassin, à l’occasion.Les commissaires estiment que, en abandonnant le projet du bassin d’eau, le fédéral économiserait de huit à dix millions, somme qui suffirait à financer la construction d’un nouvel agora sur les plaines ou à la baie de Beauport, site qu’on juge moins intéressant Un compromis «Les plaines accueillent déjà de très grands spectacles.Nous avons contacté la Commission des champs de bataille [ndlr: l’organisme fédéral qui gère le lieu].Ils n’ont pas fermé la porte.C’est à eux maintenant de faire le suivi», a indiqué hier le commissaire, Jean Baillargeon.La décision finale dans ce dossier incombe maintenant au gouvernement fédéral, auquel il appartient de modifier ou non le présent qu’il offrira à la ville pour son JOU anniversaire, et ce, sans susciter de nouvelles oppositions.Mais, jusqu’à présent la proposition des commissaires a été plutôt bien accueillie.«A l’exception de quelques petits détails.On trouve que c’est une bonne proposition», a déclaré la mairesse, Andrée R Boucher.«Ça ne m’étomeraitpas qu’on fasse finalement consensus.» Le propriétaire de Genex Communications, Patrice Demers, a reconnu que les commissaires avaient été «à l’écoute des demandes de la population», mais il a reproché au site des plaines de manquer de places de stationnement II espère que les propriétaires d’une Agora relocalisée — vraisemblablement la Commission des champs de bataille nationaux — laisseront une place au secteur privé dans l’exploitation de l’équipement Le Devoir Ottawa veut criminaliser les courses d’autos sur la voie publique Ottawa — Le gouvernement Harper a déposé, hier, un projet de loi qui vise à faire des courses clandestines de véhicules sur la voie publique une infraction criminelle.Si le projet présenté par le ministre de la Justice, Vie Toews, est adopté, les automobilistes organisant ce genre d’événement ou y participant s’exposeront à des peines plus sévères, en plus de perdre leur permis de conduire.«Les courses de rue n’ont rien d’une activité amusante, a déclare le ministre en déposant son projet de loi.C'est une activité téméraire et dangereuse, et parfois même mortelle.• L’opposition aux Communes n’a pas été particulièrement impressionnée par le nouveau projet de loi.Joe Comartin.porte-parole du Nouveau Parti démocratique en matière de justice, a déclaré que les courses de rue étaient déjà interdites par le Code criminel en vertu des articles portant sur la conduite dangereuse et la negligence criminelle.Selon lui.si M.Toews avait vraiment voulu modifier les peines pour cette offense, il n’aurait eu qu’à demander des amendements au Code criminel «En cherdumt à errer une législation spécifique en la matière, le ministre nous .lait perdre notre temps.Il ne cherche qu à se , faire du capital politique».a declare M.Comartin.Le ministre a répliqué qu’en s'occupant du problème de façon Association québécoise des troubles d apprentissage « .1 apprends différemment parce que j'ai de la difficulté.» www.aqeta.qc.ca spécifique, le gouvernement veut envoyer un message clair à la population.«Les courses de rue sur les voies publiques et autoroutes canadiennes ne seront plus tolérées, et ceux qui y participent seront poursuivis», a-t-il assuré.Quoi qu'il en soit, l'initiative du ministre a été accueillie avec satisfaction par les forces policières de la Colombie-Britannique, où le problème des courses de rue existe depuis des années.«On peut toujours trouver des articles dans le Code criminel pour s'attaquer à ce genre de problème, explique le chef constable Jamie Graham, de la police de Vancouver.Mais lorsque le Parlement émet une loi spécifique, les tribunaux sont obligés d'en tenir compte.» Pour sa pari la commissaire adjointe de la GRC en Colombie-Britannique, Bev Busson, soutient qu’il y a une difference notable entre les articles du Code criminel et une loi spécifique en la matière.«Les courses de rue relèvent bien davantage delà préméditation, alors que souvent la conduite téméraire n'est qu une absence temporaire de jugement», a-t-efle estimé.Si la course ne cause ni blessure ni deces à autrui, le conducteur verra son permis suspendu de un à trois ans pour la première infraction.puis de deux à cinq ans pour une récidive.Dans les cas les plus graves, les coupables s’exposeront à des peines allant jusqu'à 14 ans d emprisonnement pour conduite dangereuse causant des lesions corporelles.et à l’emprisonnement a perpétuité pour conduite dangereuse causant la mort Les courses sur la voie publique ont fait plusieurs morts au Canada ces demieres années.Depuis janvier, des incidents survenus à Vancouver et à Toronto ont causé six décès, mais il n’existe aucune statistique officielle au Canada sur ce phénomène.les courses clandestines ont souvent lieu au milieu de la nuit lors-quH y a moins d achalandage sur les routes ou dans les pares industriels Presse canadienne é LE DEVOIR.LE VENDREDI 16 J l' ! N 2 0 0 6 A 3 CTUALITES JACQUES NADEAU LE DEVOIR Charles Guité saura lundi combien de temps il devra passer derrière les barreaux.La défense et la Couronne ouvrent la porte du pénitencier à Charles Guité Pour deux, trois ou quatre ans ?Le juge décidera lundi.ROLLANDE PARENT Ly avocate de Charles Guité et la Couronne s’en-< tendent sur un point l’ex-fonctionnaire fédéral mérite une peine de pénitencier.Ml Lucie Joncas plaide que son client ne devrait pas y être envoyé plus de deux ans.La Couronne suggère trois ans, voire quatre.La preuve n’a pas établi que Charles Guité a bénéficié financièrement des fraudes qu’il a commises, et son co-accusé Jean Brault a été condamné à deux ans et demi, sans avoir remboursé un seul sou, a fait valoir M'Joncas au juge Fraser Martin, qui prendra position lundi en mi-joumée.M0 Joncas a aussi avancé que, si Charles Guité était en position d’autorité quant à la gestion des contrats fédéraux, Jean Brault, de Groupaction, l’était également par rapport à ses employés qui ont accepté de fournir de fausses informations lui permettant de rédiger de fausses factures.Charles Guité ne devrait donc pas être jugé plus sévèrement que l’a été Jean Brault, a-t-elle soumis.•Où sont les autres?Pourquoi mon client se retrouverai seul assis ici?Des millions de dollars se sont envolés et seuls ont ëé accusés Jean Brault, Paul Coffin ë Charles Guité.Lalphabë ne s’arrëe pourtant pas là», a fait valoir Mc Joncas, empruntant la même avenue de défense que celle utilisée par son client tout au long de son procès où ü se défendait lui-mème.•R ne s’est pas levé un bon matin ë n’a pas rêvé d'un stratagème pour sauver le Canada ë remplir ses poches», a fait valoir M* Joncas, qui a rappelé que son client avait servi pendant six ans dans l’aviation canadienne, avait jusqu’ici un dossier criminel vierge et a fait carrière dans la fonction publique fédérale pendant 30 ans.L’avocate a tenu à rappeler que deux subalternes de Charles Guité avaient indiqué dans leur témoignage que leur patron devait obtenir ^’approbation du bureau du premier ministre et de ministres» quand venait le temps d’attribuer les contrats de commandites.Le procureur de la Couronne voit les choses bien différemment M'Jacques Dagenais réclame une peine plus sévère que celle imposée à Jean Brault pour les fraudes de 1,2 million de dollars que les deux hommes ont commises de pair, principalement parce que l’ex-haut fonctionnaire occupait un poste important, de confiance.Aussi parce qu’il était le seul maître à bord dans la gestion des contrats en cause et que, contrairement à Jean Brault il n’a exprimé aucuns remords et n’a pas reconnu sa faute.Pire encore, d’ajouter M' Dagenais, au cours de son procès, M.Guité a profité du passage de certains témoins pour insinuer qu’il avait agi comme il l’a fait en raison «d’interférences politiques».Ce faisant, M' Dagenais considère que l’accusé s’est adonné à de la «manipulation», qu’il a «mis de l’huile sur le feu» et qu’il a ainsi laissé croire aux citoyens qu’il n’était qu’un maillon d’un système de corruption.Une attitude jugée «dommageable au plan sociologique» par le procureur.M' Dagenais a finalement soutenu que les cinq contrats frauduleux se situent «en périphérie du programme des commandites» et portent sur des recherches sur les armes à feu et sur des façons de donner de la visibilité au gouvernement fédéral au Québec •U ne faut donc pas voir M.Guité comme un bouc émissaire du programme des commandites ou d’un système politique permettant de fournir des fimds au Parti libéral du Canada», a précisé le procureur de la Couronne.Le jugement de référence, a avancé M* Dagenais, est la décision de la Cour d’appel dans le dossier de Paul Coffin, qui a plaidé coupable à des accusations de fraudes d’un montant de million commises sur une période de cinq ans et qui a rembourse l’essentiel de ce montant La Cour supérieure l’avait condamné à deux ans, a purger dans la collectivité.La Cour d'appel a jugé que l’emprisonnement s'imposait pour 18 mois.•De telles fraudes risquent d’entraîner chez les citoyens, particulièrement chez les contribuables, un désabusement à l'égard des institutions publiques qui sont à la base de la vie démocratique», écrivaient les trois juges de la Cour d’appel M' Dagenais a rappelé Importance du fait que la sentence a imposer à M.Guité revête un caractère de •dénonciation ë de dissuasion», des principes dont Importance a été soulignée par cette même Cour d’appel Presse canadienne Déficit prévu dans toutes les universités québécoises L’Ecole polytechnique accuse un manque à gagner pour la première fois en 133 ans C’est du jamais vu: l’ensemble des universités du Québec affichera un déficit l’an prochain si rien ne tombe du ciel, une situation que plusieurs qualifient d’intenable.L’absence de réinvestissement, tant d’un gouvernement que de l’autre, est identifiée comme source première du problème.MARIE-ANDRÉE CHOUINARI) La totalité des universités du Québec se précipitent pour 2(XX>2007 dans le gouffre financier.Selon le tour d’horizon effectué par Le Devoir, l’ensemble des établissements prévoit un déficit pour la prochaine année, ce qui constitue une première dans l’histoire du Québec.Signe des temps, l’Ecole polytechnique vient de clore son exercice financier avec un déficit de 4,1 millions, une première en 133 ans d’histoire.«Ça n’est Jamais arrivé, mais on ne pouvait pas l’éviter cette année», confie Robert L Papineau, directeur général de l’école.L’an prochain, sans les compressions de deux millions de dollars exigées du conseil d’administration, ce sont six millions qui manqueraient à l’appel, une situation que les argentiers de Poly ont jugé «inacceptable».HEC Montréal, un autre habitué de l’équilibre budgétaire, estime que 2,75 millions manqueront au budget prochain, sur une cagnotte totale de 100 millions.«Nous n’avions pas le choix», explique Mo-réno Dumont, directeur de la gestion financière pour HEC.«Et j’ai fait des projections pour l’année d’après: on ne parlera plus de deux millions, mais de près de huit.» L’absence de réinvestissement, qui constitue la principale rengaine des recteurs d’université, a réussi à creuser le déficit structurel de l’ensemble des établissements.Upe conclusion que le conseil d’administration de l’École de technologie supérieure (ETS) a refusé toutefois d’avaliser, repoussant des prévisions déficitaires et acceptant uniquement un budget de dépenses mois par mois.«Le signal que le conseil d’administration a voulu envoyer est qu’il est impossible de fonctionner, comme une entreprise refuserait d’ailleurs de le faire, sans avoir de garantie sur les revenus», a expliqué hier Jean Morin, directeur des communications et des relations avec le gouvernement pour TETS.«C’est du sans précédent au Québec et une situation grave», a indiqué hier le président de la Conférence des recteurs et principaux d’université du Québec (CREPUQ), Roch Denis.«Il fut une époque où certains pouvaient laisser entendre que c’était une question de gouvernance.Mais quand la totalité des universités du Québec sont en défiât, ça fait beaucoup de malgouvemance ë d’incompëence pour que cette théorie tienne la route, ce qu'elle n’a jamais fiait d’ailleurs», a ajouté M.Denis, à qui le conseil des ministres a donné le feu vert mercredi pour un second mandat à la tête de l’Université du Québec à Montréal.Pour les trois-quarts des universités au moins, l’année 2005-2006 s’est terminée sous la barre de l’équilibre.Cette année, tous les conseils d’administration ont dû faire contre mauvaise fortune bon cœur et accepter «l’inacceptable», explique Robert Poupart, principal de l’Université Bishop’s, qui prévoit pour 2006-2007 un déficit de près d’un million de dollars.«C’est notre modèle d’affaires qui est carrément rompu», explique le recteur de l’établissement situé à Lennoxville.«Nous présentons tous des déficits budgétaires pour la simple et bonne raison que c’est un déficit de structure qui se camoufle, derrière.» Ces dernières semaines, les universités ont affiché à tour de rôle leur piètre bilan: incapable de prévoir des rentrées d’argent suffisantes, l’Université .¦ %; s.:''.» iSSPa SOURCE PRODUCTIONS PUNCH L’absence de réinvestissement, qui constitue la principale rengaine des recteurs d’université, a creusé le déficit structurel de l’ensemble des établissements.de Montréal vient d’annoncer un déficit de 20 millions pour l’an prochain, déficit qui aurait dû être de 41 millions sans l’imposition de compressions extraordinaires.Du coup, la dette cumulée de l’établissement montréalais — qui souffrait déjà d’un manque de 30 millions en 2005-2()as à résorber un déficit cumulé de plus de 38 millions, déjà gonflé par les résultats négatifs de 2 aéroport Pierre-Elliott-Trudeau pourrait être re-' lié d’ici 2012 au centre-ville de Montréal par une navette ferroviaire.Aéroports de Montréal (ADM) a annoncé hier qu’une gare ferroviaire Montréal-Trudeau sera intégrée au nouveau hall des départs transfrontaliers de l’aéroport Selon le projet dévoilé, la gare et le hall feront partie intégrante d’un nouveau complexe hôtelier de 275 chambres de la chaîne Mariott, lequel sera construit par un consortium dirigé par le groupe Axor au coût de 120 millions de dollars.La moitié de cette somme sera fournie par ADM.En prévoyant ainsi la construction d’une gare, «notre objet est clairement [d’instaurer] une navette ferroviaire qui va établir une liaison directe entre la gare centrale et l’aérogare», a expliqué hier le président d’AMI), Jim Cherry, pour qui l’idée d’une liaison directe avec le centre-ville de Montréal est une priorité depuis des années.Ce projet de navette ferroviaire, auxquels sont associés l’Agence métropolitaine de Transport et Via Kail, a été présenté tant à la Communauté métropolitaine de Montréal qu’aux ministères des Transports québécois et canadien.D’ailleurs, au même moment qu’AMD faisait l’annonce de son projet de gare, le responsable du transport collectif et de l’aménagement urbain au comité exécutif de la Ville de Montréal, André Lavallée, affirmait que la construction d’un axe ferroviaire entre le centre-ville et l’aéroport Trudeau était une «priorité majeure» dans le plan de transport que la Ville prévoit dévoiler dans les mois qui viennent D>rs de l’allocution qu’il a donnée hier à l'occasion d’un déjeuner-causerie organisé par l’Association québécoise des transports et des routes, M.Invallée a plus d’une fois fait référence à l’importance d’éta- blir «une liaison de transport collectif entre le centre [de Montréal] et l'aéroport».Selon M.Lavallée, il convient maintenant d’établir un consensus régional sur le projet comme ceux qui ont été trouvés sur la mise en place du train de banlieue vers Repentigny et le rallongement du métro vers Laval II dit déjà jouir de l’appui des villes de l’ouest de Me, incluant les villes défusionnées, dont il a rencontré des réprésentants il y a quelques semaines.Par ailleurs, M.Lavallée a tait part des grandes lignes ou «chapitres» du plan de transport de la Ville de Montréal En plus de la modernisation du métro et de la charte du piéton, déjà dévoilée la semaine dernière, le plan proposera un «chantier cycliste» visant à accélérer la réalisation et le développement du réseau de pistes cyclables ainsi que la promotion du covoiturage par l’établissement de voies réservées sur les principaux axes routiers.Comme autre chapitre du plan de transport, M.Lavallée a fait état du développement éventuel d’un «réseau intermédiaire», complémentaire aux lignes de métro et d’autobus, qui relierait le centrevifle aux futurs sites du CHUM et du technopôle scientifique de l’Université de Montréal à l’ancienne gare d’Outremont «H m’apparaît essentiel qu’on relie ces deux pôles avec le centre-ville», a-t-il indiqué, en refusant toutefois de se prononcer sur le parcours d’un tel réseau ou «le choix technologique» qui serait privilégié.11 n’a pas rejeté l’hypothèse du tramway, tout en étalant vaguement d’autres pistes de solution telles que des voies réservées aux taxis.Le responsable du transport collectif à la Ville de Montréal a en outre promis que le plan «bousculera un peu nos habitudes».Il espère que par ce plan, Montréal se démarquera des autres villes d’Amérique du Nord.Il a admis être conscient que la réalisation totale du plan ne sera pas possible sans l’aide du gouvernement du Québec.Le Devoir Québec — Le gouvernement Charest récupérera cette année quelque 140 millions de dollars de versements excédentaires en aide sociale, indique le plan d’action du Centre de recouvrement du ministère de la Solidarité sociale.Le document, déposé à l’Assemblée nationale, indique que les agents de recouvrement du ministère, qui téléphonent aux assistés sociaux ayant reçu des sommes supérieures à ce qu’ils avaient droit pour chercher à en venir à une entente avec eux, devraient cette année recouvrer 52 millions.Le reste est récupéré à partir de retenues prélevées à même les prestations versées (41 millions), de retenues sur les remboursements d'impôt (22,5 millions) ou de retenues sur des prestations versées par la Société de l’assurance automobile ou la Commission de la santé et de la sécurité du travail (20 mil- lions).Les sommes totales dues par la clientèle de l’aide sociale atteignent cette année 552 millions.Le Centre de recouvrement cherche aussi à récupérer les sommes versées en trop par Emploi-Québec dans le cadre des programmes d’aide aux travailleurs ou aux entreprises.Dans ce dossier, les sommes dues s’élèvent cette année à cinq millions et on compte en récupérer 1,8 million.Le troisième volet est celui des «garants défaillants».Lorsqu’un immigrant ou sa famille arrivent au Québec, un Québécois s’engage souvent par contrat à subvenir aux besoins des personnes qu’il parraine.Par ces contrats, les garants doivent rembourser toutes les prestations d’aide sociale versées par l’Etat aux personnes parrainées.Presse canadienne LES PETITES ANNONCES Courriel: petxtesannonces@ledevoir.com AVIS DE DECES I « N «D » E »X REGROUPEMENTS de rubriques 100* 199 IMMOBILIER RÉSIDENTIEL 100*150 Achat-vente-échange 160* 199 Location 200 • 299 IMMOBILIER COMMERCIAL 200 * 250 Achat-vente-ôchange 251 • 299 Location 300* 399 MARCHANDISES 400 • 499 OFFRES D’EMPLOI 500 • 599 PROPOSITIONS D’AFFAIRES ET DE SERVICES 600 * 699 VÉHICULES VIMES LIBRES APMRÏEMENIS El AVIS À TOUS NOS ANNONCEURS Veuillez, s'il vous plaît, prendre connaissance de votre annonce et nous signaler immédiatement toute anomalie qtii s'y serait glissée.En cas d'erreur de l'éditeur, sa responsabilité se limite au coût de la parution.MOTS CROISES 8 9 1011 12 HORIZONTALEMENT I.Fête célébrée su Êlsts-Unls A Is Hn du mois de novembre 2 Outil de jsrvlimei ¦ Ver solltsire 3.Spécialité snttllfllse - Baie au pays des sushis -Souvent bouche l'hiver 4.Montant qui soutient les décors d'un théêtre -Transporte 5.Relative aux (onctions intellectuelles • Thallium 6.Principe d'ordre et d'unité du cosmos • Administrateur 7.Inflammation de l'oreille Qui n'entend rien 8.Se dit d'un col • Fait un classement g.terminaison Vénitienne 10.On y Mit du homage Pronom relalit II.Revêtement de sol -Reprendre après interruption 12, Estomaquer Met sur une balance VtRTKAlEMENT 1.Manipule avec Insistance ou matadreese 2.Carde lumineux Charme t » i < s s T t * te tnt ’ ŒEhIIIl»E3E1B » « E B i $ U R P E H « T.RMÛ'Uu^re.tdi T 0 I T~P(e l' $ 1 [Tm 01M SOtUTKM DU OCRNKK NUMÉRO 6327, rue Louis-Hébert (prox.cinéma Beaubien/ parc Molson) En coprop.indivise.Grand 81/2 sur RdC et sous-sol.Disp.imm.Visite sur R-V.(514) 722-5909 NOTRE-DAME-DU-PORTAGE, bord de l'eau, maison meublé, 194 000 $ 418-887-5437 CONDOMINIUMS AHUNTIC ouest Gr.4/12 croissant très paisible, gr.fenestration, bois ft.occ.par proprio, Juillet 790$ OUTREMONT SUPERBE 61/2 R.de c.+ sous-sol, 2 800 p.c.habitable.Terrasse, fontaine, aquarium mur-à-mur dans salon.Boiseries.Parking privé.Peinture récente.Cachet.Juillet.2000$ 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Dépenses de santé au Québec Les subtilités qui changent tout FRANÇOIS BÉLAND Professeur titulaire au département d’administration de la santé de la faculté de médecine de l’Université de Montréal a conclusion de Garantir l’accès: un défi d’équité, d'efficience et de qttalité, le livre blanc du ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec en réponse à l’arrêt Chaoulli de fa Cour suprême du Canada, se lit ainsi: «[La] nature structurelle [de] | l’écart grandissant entre la croissance des dépenses du secteur sociosanitaire et celle des revenus du gouvernement [.] menace l'avenir du système.» Ces propos se fondent sur une lecture partielle et biaisée des données sur les dépenses gouvernementales de santé et de services sociaux et sur les opérations budgétaires du gouvernement du Québec.Ils sont répétés par de nombreux observa-teurs.On pourrait citer Michel David dans sa chronique du Devoir du 18 mai, Mario Dumont dans son livre Avoir le courage de ses convictions et le premier ministre Jean Charest à l'occasion de l'entrevue qu'il accordait à Bernard Derome, de Radio-Canada, le soir du discours inaugural du 14 mars dernier à l’Assemblée nationale.Services sociaux compris Michel David prétendait dans sa chronique que le secteur de la santé accapare 43 % du total des dépenses gouvernementales.Mais non! Il y a ici deux erreurs subtiles qui font toute la différence.Premièrement ce taux de 43 % comprend les dépenses de santé et de services sociaux.Deuxièmement pour obtenir 43 %, les dépenses sociosanitaires ne sont pas divisées par les dépenses totales du gouverne- ment mais par les dépenses de programme.Les dépenses de programme sont les dépenses totales moins le service de fa dette.Dépenses totales ou de programme! Revenus gouvernementaux! Joute théorique?Cheveux fendus en quatre?Que non! En 2004-05, les dépenses gouvernementales de santé accaparaient 35 % des dépenses gouvernementales totales et 40 % des dépenses de programme.Les dépenses socio-sanitaires représentaient cette année-là 42 % des dépenses de programme.Selon Garantir l’accès et le rapport Ménard, fa menace quant à l’avenir du système de santé tiendrait a la nature structurelle de l’écart entre la croissance des dépenses socio-sanitaires et les revenus du gouvernement tandis que ces deux documents illustrent cette proposition par la part des dépenses du ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS) sur les dépenses de programme du gouvernement Nouveaux jeux purement théoriques?Nouveaux cheveux fendus en quatre?Les données de Garantir l'accès et du rapport Ménard montrent que la part des dépenses du MSSS sur les dépenses de programme est passée de 32 % en 1984-85 a 44 % en 200607.Où sont les subtilités ici?La plus importante est la substitution des revenus du gouvernement par ses dépenses de programme.La deuxieme se trouve dans l’addition des dépenses en services sociaux aux dépenses de santé.Or le débat ne porte pas sur l’effet des dépenses de services sociaux sur les ressources financières du gouvernement mais sur l'effet des services de santé.Cette subtilité se transforme en erreur lorsque Michel David, Mario Dumont et Jean Charest font disparaître de leur rhétorique les services sociaux pour ne laisser que les services de santé.Ix*s dépenses de santé et les revenus Si Garantir l'accès avait utilisé les données qui correspondent à ses thèses, qu’aurait-on retenu du déséquilibre structurel entre les déixmses de santé et les revenus gouvernementaux?Au cours des 30 dernières années, soit de 1975 à 2!X)5, les dépenses de santé sur les revenus gouvernementaux au Québec ont évolué à l'intérieur d'une fourchette de 30 à 34 % (voir les sites Internet de l'Institut canadien d’information sur fa santé et du ministère des Finances du Québec).On est loin de l’augmentation sur une quinzaine d'années de 32 % à 44 % de Garantir l'accès.Dans un article du Devoir du 9 mars dernier, Jacques Ménard se réjouissait que le ministre de la Santé et des Services sociaux ait retenu «le nmstat financier contenu dans [son] rapport».Et il ajoutait ceci: «Le vrai débat sur la pérennité du système peut maintenant commencer sur des bases solides.» Cette proposition est-elle crédible?L-s données de Garantir l'accès et du rapport Ménard sont loin de constituer une base solide pour un débat éclairé sur le financement des services de santé.Un bon bilan de l'évolution des dépenses de santé sur les ressources financières du gouvernement du Québec doit précéder foute tentative de projection de ces dépenses dans l’avenir.Or les analyses de Garantir l'accès manquent de maturité.Elles jouent sur les données en substituant les dépenses de santé et de services sociaux pour les dépenses de santé, et les dépenses de programme pour les revenus.Donc.U’ diagnostic d’impasse financière de Garantir l’accès et du rapport Ménard doit être réévalué alors que l’exercice de projection dans l'avenir de l'importance des dépenses gouvernementales de santé par rapport aux ressources financières doit être entièrement repris.ï Mandat de huit ans pour les sénateurs Un premier pas vers un sénat élu?GERALD-A.BEAI 1)01 N Professeur émérite et sénateur à la retraite n 1867, la Constitution prévoyait que les sénateurs seraient nommés à vie.En 1965, le Parlement du Canada modifiait la Constitution pour imposer fa retraite obligatoire à 75 ans.Le premier ministre Stephen Harjx'r et son équipé proposent que le mandat des sénateurs soit dorénavant de huit ;uis.C'est un second amendement en ce qui a trait à la durée du mandat des sénateurs.Ceux qui avaient été nommes au Sénat avant 1965 avaient le droit d’y demeurer à vie.Si le projet de loi du mandat de huit ;uis jxmr les sénateurs est adopté, les sénateurs siégeant déjà au Sénat pourront y demeurer jusqu’à ce qu’ils atteignent l'àgv de 75 mis.Le Canada et le Royaume-Uni sont les deux seules grandes démocraties qui ont une chambre haute nommée.On a diminué les pouvoirs de la Chambre des lords en 1911 et, depuis quelques années, des pourparlers et des rencontres ont lieu pour aller dans la direction d’une chambre haute élue.J'ai toujours cru que dans une véritable démocratie, toute chambre législative doit être élue.Si deux chambres législatives existent, les deux doivent être élues.Je l'ai souvent dit dans nies discours au Sénat.Rien d’inconstitutionnel Certains sénateurs ont déclaré que la proposition du premier ministre est inconstitutionnelle.Ils se fondent sur un avis donné en 1979 iiar 1a Cour suprême du Canada.La cour a déclaré que si certains changements au Sénat sont possibles, il n’est pas permis au Parlement de ixirter atteinte unilatéralement aux caractéristiques fondamentales du Sénat.11 lui faut l'appui de sept provinces représentant 50 % de la population.D’autres sénateurs, juristes et professeurs sont d'avis — et je suis de ce groupe — qu’on doit se baser sur les articles n"' 38, 41, 42 et 44 de la Loi constitutionnelle de 1982, une loi adoptée en 1982, donc après la décision de la Cour suprême rendue en 1979.La loi de 1982 est de la plus haute im|x>rtance.Elle codifie les caractéristiques essentielles du Sénat, enchâsse la Charte des droits et libertés et la formule d’amendement qui comprend cinq facettes, etc.Pour eux, il ressort clairement de ces articles que les ca ractéristiques essentielles qui requièrent l'appui des provinces sont le nombre de sièges au Sénat pour chaque province, le mode de sélection des sénateurs et les ixtuvoirs du Sénat.Voilà |xmr les deux écoles de |X‘nsée.Encore une fois, on ne parle ici que de la durée du mandat des sénateurs.Le premier ministre continue de nommer les sénateurs; il n’y a iris d’élection.C'est un premier pas.Je crois que jusqu'ici, tout est constitutionnel.L'article 44 de la L>i constitutionnelle de 1982 prévoit ceci: «Sous réserve des artieles 41 et 42, le Parlement a compétence exclusive pour modifier les dispositions de la Constitution du Canada relatives au pouvoir exécutif fédéral, au Sénat ou à la Chambre des communes.» L’article 41 impose le consentement unanime du fédéral et des dix provinces pour modifier la Constitution du Canada dans cinq secteurs.Un de ces sec leurs est la modification de la formule d’amendement.Le Sénat fait partie de la formule d'amendement.C’est dire que si une province ou le fédéral voulaient abolir le Sénat, il leur faudrait l'accord du Parlement fédéral et des dix provinces.L’abolition du Sénat n’est pas jxiur demain! L'article 42 prévoit que toute modification de la Constitution du Canada portant inter alia sur «les pouvoirs du Sénat et le mode de sélection des sénateurs» et sur «le nombre des sénateurs par lesquels une province est habilitée à être représentée et les conditions de résidence qu'ils doivent remplir» doit se faire conformément à 1a procédure normale de modification énoncée à l’article 38.L'article 38 prévoit que la Constitution jx-ul être modifiée par une proclamation du gouverneur général autorisée |>ar des résolutions du Sénat et de la Chambre des communes, par des résolutions des assemblées législatives d’au moins deux tiers des nrovinces dont la population confondue représente au moins 50 % de la population de toutes les provinces.L’article 22 de La Là constitutionnelle de 1867 déclare que le Sénat e,st «régional».Sir John A Macdonald et sir George-Etienne Cartier étaient bien d’accord.Nous avons 105 sénateurs Le Québec a 24 sénateurs, l’Ontario également; les quatre provinces de l’Ouest ont six sénateurs chacune; les provinces de l'Est, 24 sénateurs au début et, depuis 1949, avec fa venue de Terre-Neuve, 30 sénateurs; les trois territoires ont un sénateur chacun.Aller vers l’élection C’est fa phase 2, l’élection du Sénat, qui est difficile! Plusieurs disent que tout est bloqué, qu’il faut abandonner, que c'est sans issue.Quelques provinces parient de l’abolition du Sénat.Ce serait une erreur.Le Sénat permet d’améliorer 1a législation.C’est déjà énorme! les comités sénatoriaux sont très efficaces et très utiles On a parlé du Sénat triple E Même l'Alberta s’interroge maintenant la question du nombre de sénateurs dans chaque province est très difficile à résoudre.Aux Etats-Unis, des le départ, il y a eu deux sénateurs par Etat.Depuis 1913, les sénateurs sont élus pour un mandat de six ans avec élection d'un tiers du Sénat tous les deux ans.L’Australie, elle, a réformé sqn Sénat, maintenant élu.Il y a dix sénateurs par Etat et il y a six Etats, la France a un Sénat élu indirectement.Si le mandat de huit ans est adopté au Canada, quelles sont les chances de pouvoir far la suite obte-! nir un Sénat élu?Elles seraient meilleures.Je crois qui! faut aller dans cette direction.].] l/fccjriKE DU DEVOIR LA RÉDACTION Joumalwle* à rmkrrmetkm gfpfrak ei rnttropobtamr Gerald Lfellsrc (adrinl am dtrrcunr & l'tn^fimatv>rc Juanae C/ IVrViuj tidtt'rruiluU 4* Ui frUn), lira/) Myl*** 'jutivt tt faits n.Louta-Gifle» F rancœur ' tnnrmncmtnt : Benot! Mururer insf'miabl* du sit* InUrnti) Laurence Claw I Jean4iui!i*umi» lJunv»fit (ermmtê Internet) Ica bel U Pare ftanUf, Iswice Mau'î*- Kh/ux Vmcy (LuUnn/.Pauline (*ra*el (%t\tntttf .Michel Garneau (taricatnnsU) .Diane Precourt {rttpcntablt des pafti thématiques) Martin Duclo*.Michele Malenfant et Christine Dumaret (féitfteun) fcrnée Léo Guimont et Serg*- Paquin (reiefttnri tnmumérqim) , Jatquea Grenier et Jacques Nadeau fikeêsçmpkm) h rinfonnabno oalturefle Michel Behér (théatn et cahier Cniturt).Jubé Carpenürr (finpÊn).Paul Betmen fpuptin cakten tpénam et cmttmrrü dm week-end).Stéphav» Badiarge**» (reprwun Paul lauthor 'méduui.twAmr 'livra).
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