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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
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  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 2002-05-21, Collections de BAnQ.

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ISRAEL Ariel Sharon limoge quatre ministres du Shass Page A 7 Les Expos connaissent un épouvantable mois de mai Page B 5 w w w .It'd e y o i r .c o m ?LE DEVOIR V » i.X ( I I I \ I I () ?-(-||/ L E M A RDI 2 M Al 2 0 0 2 8 7c + T A X K S = I $ Commandites : une enquête publique s’impose, dit le Bloc Les révélations du Devoir commandent davantage qu’une enquête de la Vérificatrice générale, affirme Gilles Duceppe KATHLEEN LÉVESQUE LE DEVOIR Gaz à effet de serre per capita Le ROC devance les Etats-Unis Anderson met les provinces en demeure de respecter leurs engagements de 1997 Le Bloc québécois reviendra à la charge aujourd’hui à la Chambre des communes pour exiger qu’une enquête publique soit déclenchée concernant le programme fédéral de commandites.A la lumière des révélations publiées par Le Devoir la semaine dernière, impliquant l’agence de publicité Groupe Everest, le Bloc estime que le dossier nécessite davantage qu’un examen de la Vérificatrice générale du Canada.Le Groupe Everest, dont les accointances avec le Parti libéral du Canada sont connues, a notamment facturé «aller-retour» dans le programme de commandites, représentant dans certains dossiers à la fois Ottawa et les commandités.«// y a utilisation éhontée de fonds publics^, a soutenu le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, en entretien téléphonique au Devoir.Quant à savoir s’il s’agit d’extorsion de fonds publics, ’•meme CINAK n'a pas eu ce genre d'accusation», a rappelé M.Duceppe.VOIR PAGE A 10: ENQUÊTE LOUIS-GILLES FRANCOEUR LE DEVOIR Le ROC, une expression consacrée pour désigner le Rest of Canada, dépasse désormais les Etats-Unis en tête du classement mondial des rejets de gaz à effet de serre (GES) par habitant, selon un document fédéral obtenu par Le Devoir.Ce championnat douteux explique l’attitude de certaines provinces aux prises avec de fortes hausses de GES, notamment l’Alberta, qui vont se présenter aujourd’hui à la Conférence des ministres de l’Environnement et des Ressources naturelles, à Charlottetown avec comme plan de faire reporter de dix ans l’atteinte des engagements du Canada à Kyoto, soit de réduire pour 2020 plutôt que pour 2010 les émissions nationales de GES de 6 % sous le niveau historique de 1990.VOIR PAGE A 10: ROC Ararat, d’Atom Egoyan, à Cannes Un génocide tiré de l’oubli Cannes — Jamais le génocide arménien, sujet du film, n’aura trouvé plus prestigieuse tribune pour étaler sa tragédie à la face du monde.Des applaudissements, une chaleureuse réception: Ararat du To-rontois Atom Egoyan, œuvre de complexité qui se pèle comme un oignon à couches superposées, a remporté hier sa mise sur la Croisette.Le cinéaste des Beaux Lendemains et d’Exotica, un des enfants chéris du Festival de Cannes, nous livrait hier un film de maturité dans un des puzzles dont il a le secret, faisant valser les époques et les continents pour plonger dans l’héritage laissé par les drames collectifs sur la sensibilité des générations à suivre.Il est d’origine arménienne, Egoyan, son épouse et actrice fétiche Arsinée Khanjian également.Idem pour Charles Azna-vour et Simon Abkarian, autres interprètes û'Ararat.Le film était pour eux davantage qu’un film: un morceau de leur passé collectif.VOIR PAGE A 10: GÉNOCIDE Odile Trent bl a y ?¦ Autres informations en page B 8 ÉRIC GAILLARD REUTERS m* Charles Aznavour, Arsinée Khanjian et Atom Egoyan, réalisateur A'Ararat, présenté hier à Cannes.INDEX *nJ Annonces .B6 Idées A9 Actualités .A2 Monde A 6 Kjù Avis publics .B 4 Mots croisés B 6 Kj4 Convergence.B 7 Météo B 6 d O Culture .B 8 Religions B 6 a a Économie .Bl Sports B 4 vr Éditorial .A8 Télévision B8 oo Fonds .B 2 Timor-Oriental: Vivresse de l’indépendance GV,- wfï DARREN WHITESIDE REUTERS UN HABITANT du Timor-Oriental en costume traditionnel manifeste sa joie pendant les feux d’artifice qui ont lancé cette fin de semaine les festivités de la proclamation de l’indépendance du pays.Les cérémonies organisées par les Nations Unies à Dili, où le Canada était représenté par le Solliciteur général Lawrence MacAulay, ont marqué la fin de 32 mois d’administration de l’ONU dans cette ancienne colonie portugaise envahie en 1975 par l’Indonésie.Le Canada a reconnu le nouvel État du Timor-Oriental, avec lequel il espère nouer bientôt des relations diplomatiques.Nos informations en page A 6.L’ENTREVUE Le grand saut du danseur Depuis sa nomination à la barre des Ballets jazz de Montréal, Louis Robitaille a lentement fait place à la création Créer.Exécuter.Deux quêtes puissantes.Une antinomie indéniable.Toute une vie pour l’enfant chéri des Grands Ballets canadiens qui, au mitan de son existence, a fait le grand saut pour les délicieux tourments de la création à la barre des Ballets jazz de Montréal.Un mandat que Louis Robitaille aborde avec «un certain goût de l’aventure» et une «assurance qui se porte fort bien, merci!».Un optimisme bon enfant qui n’est pas sans rappeler l’âme festive de ces ballets rassembleurs qui ont marqué l’histoire de la danse québécoise.LOUISE MAUDE RIOUX S O U C Y LE DEVOIR Petit matin gris, entre deux réunions, Louis Robitaille consent à souffler un peu.Autour d’un café brûlant, cellulaire en poche — métier oblige! —, le directeur artistique des Ballets jazz de Montréal depuis déjà quatre ans joue le jeu.Depuis sa nomination, le danseur a lentement mais sûrement fait place au créateur.«L’assurance n’a jamais été mon fort.Comme danseur, avant d’entrer sur scène, j’étais mort de peur.Puis tout se déployait naturellement, alors que maintenant j’ai probablement plus confiance en mes choix en tant que directeur artistique.C’est d’ailleurs bien moins insécurisant que d’être soumis à une création», ajoute-t-il avec un clin d’œil.Mais, si l’insécurité est moins vive, l’horaire, lui, est toujours aussi prenant, sinon davantage.«J’essaie de décrocher mais c’est extrêmement difficile.Danseur, j’ai toujours beaucoup travaillé.Les journées de 10 à 12 heures faisaient partie de ma vie.Mais quand je laissais le studio, en général, c’était fini, alors que maintenant ça ne l’est jamais», lance-t-il d’un air un peu penaud.VOIR PAGE A 10: ROBITAILLE JACQUES GRENIER LE DEVOIR Louis Robitaille LE DEVOIE NOUVEAU DES LE 22 MAI.m S'ABONNER | Une histoire | Publicité | Offres & avis | Qui sommes-nous 7 | Nous Joindre Manchettes Agor» Art» H> pl«ti»ir» Je ne cherche pas, je trouve (Picasso) 778313000658 LE DEVOIR.L E M A R D I 21 M A I 2 O O 2 A 2 LES ACTUALITÉS Prostitution dans le Centre-Sud de Montréal Le groupe Stella n’apprécie pas les opérations policières BRIAN MYLES le; devoir Un redécoupage du Centre-Sud en zones désignées pour les prostituées de rue, où les policiers «n’achalent plus personne»-, le groupe communautaire Stella réclame encore la décriminalisation des «métiers du sexe», quitte à y aller trottoir par trottoir.Contrairement à ce qu’affirmait récemment le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM), le groupe d’aide aux prostituées est férocement opposé aux opérations clients qui sont menées depuis deux ans dans le Centre-Sud.Plutôt que de cibler les vendeuses de sexe, les policiers arrêtent les acheteurs.Le SPVM se targue d’un taux de succès parfait.Aucun des 198 clients mis en accusation l’an dernier n'a remis les pieds dans le quartier.Selon Claire Thiboutot, directrice de Stella, ces opérations plongent (sans jeux de mots) les prostituées dans un cercle vicieux.Elles fuient les rues achalandées, se replient sur les ruelles et les cours privées pour satisfaire aux besoins pressants de leurs clients.Elles alimentent ce faisant la colère des citoyens.Ixi rareté des clients les pousse à sauter sur le premier venu, au risque de tomber sur un prédateur sexuel.«Les femmes s’isolent et se rendent plus vulnérables en raison des opérations clients», affirme la directrice de Stella, un organisme qui vient en aide à environ 450 prostituées sur une base régulière.Mme Thiboutot réclame plutôt la création de zones de travail: un coin de rue ici, un bout de trottoir là dans tous les quartiers où la prostitution de rue est déjà enracinée.«On parle d’une réelle acceptation [du fait] que des personnes font de la prostitution, dit-elle.C’est une solution temporaire en attendant la décriminalisation.» la suggestion est appuyée par le Réseau juridique VIH/sida, selon qui le statut criminel de la prostitution contribue «à marginaliser les travailleuses du sexe et à les tenir à l’écart de la société».L’idée d’aménager des zones de travail doit être débattue devant le Comité montréalais sur la prostitution de rue.Un tel projet ne pourra être mis en place sans l’assentiment des citoyens, des commerçants et des policiers, reconnaît Mme Thiboutot.Les policiers ont déjà fait leur nid.«Les recherches prouvent que les zones désignées sont prises d’assaut par le crime organisé et les filles à moindre coût.C'est une solution qui ne sera pas efficace à moyen terme», a dit l’inspecteur Mario Leclerc, membre de la direction de la gendarmerie.M.Leclerc propose plutôt la mise en place d’une unité d’intervention d’urgence en toxicomanie calquée sur le modèle qui prévaut en santé mentale.Les prostituées de rue, souvent affligées par la dépendance aux drogues, pourraient ainsi trouver de l'aide à toute heure du jour.«Donnez-nous une équipe terrain pour venir en aide aux filles, réclame l'inspecteur Leclerc.On ne peut pas les laisser comme elles sont.C’est inacceptable comme société.» Boucher va en appel PRESSE CANADIENNE Maurice Boucher a décidé de porter en appel sa condamnation pour les meurtres de deux gardiens de prison, a révélé hier le réseau TVA Boucher a été condamné à la prison à vie après avoir a été reconnu coupable par un jury des meurtres de Diane lavigne et Pierre Rondeau et de la tentative de meurtre de Robert Corriveau, tous trois des gardiens de prison.Selon 'IVA, les avocats de la défense pourraient déposer d’ici à la lin de la semaine devant la Cour d’appel une demande de permission d’en appeler du verdict de culpabilité.Quatre points de droit seraient au centre de leurs contestations.Au cas où la Cour d’appel refuserait leur demande, ils auraient même l’intention d’aller en Cour suprême.Boucher est toujours détenu à la prison Tanguay de Montréal.EN BREF 26 millions pour aider les Innus (PC) — Le gouvernement fédéral dépensera 26 millions sur une période de cinq ans pour aider les 1800 résidants innus du labrador à surmonter leur dépendance aux solvants, indiquent des documents dont la Presse Canadienne a obtenu copie.Ces sommes s’ajouteront aux 20 millions que six ministères fédéraux dépensent chaque année pour Davis Wet et Sheshatshiu.Explosion dans une synagogue (PC) — A Québec, la police ne dispose pas de preuves suffisantes pour inculper l’individu de 27 ans qu’elle soupçonnait d’avoir lancé une bombe sous le porche de la seule synagogue de Québec, dans la nuit d’hier.L’homme de Québec demeure tout de même détenu pour des infractions antérieures.L’incident a semé la désolation dans la communauté juive locale.Fin du moratoire sur les garderies privées La CSN croit les services de garde «en péril» MARIE-ANDREE CHOUINARD LE DEVOIR En levant le moratoire sur la création de garderies privées, le gouvernement met en «péril» la qualité des services offerts et risque de détourner des fonds destinés au réseau public.Telle est la mise en garde qu’adresse la Confédération des syndicats nationaux (CSN) au gou-vernement, l’invitant au passage à revenir sur sa décision d’ouvrir à nouveau la voie à la création de nouvelles garderies privées, tant et aussi longtemps du moins que son objectif des 200 000 places ne sera pas atteint Cet avertissement survient après que le gouvernement du Québec eut déposé au début du mois le projet de loi 95, qui sonne la fin du moratoire sur l’octroi de permis aux garderies privées, pour le 12 juin prochain.«C’est une décision inadéquate qui met en péril les services de garde de qualité», a affirmé hier en conférence de presse Claudette Carbonneau, vice-présidente de la CSN.En permettant aux garderies privées de se multiplier dans un contexte où le manque de places à 5 $ est criant, le gouvernement risque d’encourager l’accès à des services moins réglementés que du côté public, notamment en ce qui a trait aux qualifications de la main-d'œuvre, craint la centrale ALAIN CHAGNON Claudette Carbonneau syndicale.«En levant le moratoire maintenant, tout ce que le gouvernement contribue à faire c’est faire monter h pression du réseau des garderies privées», prévient la vice-présidente de la CSN, Claudette Carbonneau, qui redoute aussi que le «lobby fort» du privé provoque «un détournement de fonds publics» vers un réseau qui n’est pas suffisamment réglementé.Alors que les listes d’attente débordent actuellement de quelque 60 000 noms, Québec vogue toujours vers un objectif de 200 000 places en garderies, Centres de la petite enfance (CPE) et familles d’ici à 2005-2006.En mars 2003, le gouvernement compte avoir créé 160 000 places, pour compléter son réseau deux ans plus tard avec la moitié des places en milieu familial, et l’autre en installations.A PARTIR DE SEULEMENT jusqu'à 24 mois •V Tous les moyens sont bons pour réserver sa Jetta Modèle de base Quatre coussins gonflables Banquette arrière rabattable et divisée 60/40 Roues en acier de 15 pouces Freins ABS Système audio stéréo à huit haut-parleurs Système d'alarme antivol et antidémarrage \ 1% A .1» fy ¦m ¦.m vw.com Êtes-vous fait pour Volkswagen?' *Taux non applicable à la Jetta TDI.Taux de financement à l'achat de 2,9 % offert pour un terme jusqu'à 24 mois.Autres taux de financement offerts : 3,9 % pour un terme jusqu'à 36 mois, et 4,9 % pour un terme jusqu'à 60 mois.Sujet à l'approbation de crédit de Volkswagen Finance Roues en alliage illustrées offertes en option.Offre valable pour un temps limité chez les concessionnaires Volkswagen du Québec seulement Et comme la Jetta est si précieuse, nous avons même buriné 25 de ses composantes SOANS VOLKSWAGEN IC A N A D À~1 LE DEVI TOUT CE QUE VOUS DEVEZ SAVOIR., S'ABONNER | Un* histoire | Publicité | Offres & avis | Qui sommes-nous ?| Nous joindre Manchettes Agora Arts & plaisirs Je ne cherche pas, je trouve (Picasso) t LE DEVOIR.LE MARDI 21 MAI 2 0 0 2 \ le devoir ACTUALITES £ Chantal Hébert Lock-out de Radio-Canada Le numéro huit Parmi les records politiques que le premier ministre Jean Chrétien se plaît tant à accumuler, il en est un que personne ne lui ravira de sitôt.Stephen Harper, qui fait son entrée à la Chambre des communes aujourd'hui, est le huitième chef de l’opposition officielle à croiser le fer avec M.Chrétien depuis son arrivée au pouvoir en 1993, du jamais vu dans l’histoire moderne du Canada.Jusqu’à présent, aucun d’entre eux n’a vraiment menacé la majorité libérale, ce qui n’est pas tant un gage des talents de M.Chrétien qu’un symptôme de la scène fédérale dysfonctionnelle que lui a léguée Brian Mulroney.?Les trois premiers titulaires du poste de chef de l’opposition officielle de l’ère Chrétien, Lucien Bouchard, Michel Gauthier et Gilles Duceppe, n’aspiraient même pas à le remplacer au pouvoir.Un seul, M.Bouchard, avajt vraiment l’étoffe d’un chef d’Etat, ce qui explique son départ rapide pour les lieux de pouvoir à Québec.Preston Manning, dont le Reform Party a pris la relève du Bloc dans l’opposition officielle à la première occasion, était encore moins friand de l’opposition à perpétuité que Lucien Bouchard.Son arrivée dans le deuxième poste en importance aux Communes avait coïncidé avec un plafonnement inexorable des appuis de sa formation.Pour y remédier, il se lançait donc dans une reconfiguration risquée du Reform Party.Pour l'essentiel, le fondateur du parti réformiste a passé son mandat à la tête de l'opposition officielle à défendre son projet et, éventuellement, son leadership.On doit à la mue du Reform Party en Alliance canadienne l’intermède Deborah Grey, laquelle avait fait le pont, si on peut dire, entre MM.Manning et Stockwell Day.Si Preston Manning a été consumé par la redéfinition de son parti, au moins avait-t-il gardé le contrôle de son ordre du jour.On ne peut pas en dire autant de son successeur.Sitôt entré aux Communes, Stockwell Day se retrouvait en campagne électorale, une gracieuseté de Jean Chrétien qui voyait bien qu’il était mal préparé à ce genre de test.On connaît la suite qui aura valu à l’allianciste John Reynolds de devenir, à la faveur d’un intérim, le septième chef de l’opposition officielle à croiser le fer quotidiennement avec le premier ministre.?Dans cet exercice à géométrie variable, on s’attend généralement à ce que Stephen Harper réussisse mieux que la moyenne aussi bien aux Communes que sur le terrain électoral.D’un calibre intellectuel comparable aux Bouchard et Manning, M.Harper a prouvé à maintes reprises qu’il était capable de maîtriser des dossiers complexes.On compte sur lui pour rehausser la teneur des débats aux Communes, tombée plutôt bas depuis les dernières élections.Contrairement à ses deux principaux prédécesseurs allian-cistes, M.Harper ne croit pas que l’arène politique soit l’endroit pour trancher des questions de conscience.Avec le temps, on s’attend à ce que cette approche déteigne sur l’Alliance et atténue le fond religieux qui lui a coûté beaucoup de votes en Ontario à l’occasion des trois dernieres élections.A l'heure actuelle, et malgré les difficultés de parcours de la dernière année, sa base électorale est plus solide que celle des autres partis d'opposition, à commencer par le Bloc québécois qui vit par procuration la descente aux enfers du PQ.M.Harper a également les coudées plus franches pour préparer son parti aux prochaines élections que les conservateurs et les néo-démocrates à qui la question du leadership pend au bout du nez.?Cela dit, au moment où il prend l’Alliance en main, son parti n’est pas perçu comme une solution de rechange valable aux libéraux.Aux élections complémentaires de la semaine dernière, l’Alliance a perdu du terrain partout.La cause d’un changement au pouvoir au Canada est également loin d’être entendue.A l’occasion d’élections partielles, des électeurs ici et là peuvent signifier leur mécontentement au gouvernement.C’est en gros ce qui s’est produit dans Windsor-Ouest et dans Gander-Grand Falls où la population a fait payer à Jean Chrétien sa façon peu élégante de tasser des vétérans libéraux très appréciés par leurs concitoyens en élisant des députés d’opposition.Aux élections générales, alors que le choix d’un gouvernement est le principal enjeu, ce type de facteur n’a pas le même poids.C’est pourquoi Stephen Harper s’est fixé en priorité l’objectif de donner à son parti l’allure d’une formation capable de prendre la place des libéraux.Mais avant d'arracher le pouvoir ou même leur majorité aux libéraux, il devra s’imposer par rapport au Bloc au Québec ou au Parti conservateur ailleurs au Canada, ce qui est plus vite dit que fait dans un cas comme dans l’autre et ce qui explique qu’il se donne deux élections plutôt qu’une pour arriver à ses fins.?Enfin, Stephen Harper se distingue de ses prédécesseurs d’une autre façon, plus inusitée encore.Depuis l’arrivée de Jean Chrétien au pouvoir, jamais autant de libéraux n’ont souhaité autant de bien à un chef de l'opposition officielle.C’est que la majorité des députés gouvernementaux espèrent bien que son arrivée précédera de peu le départ du premier ministre actuel ou même, dans un scénario idéal, que sa performance l’accélérera quelque peu.Mais M.Harper aurait tort de laisser l’odeur de fin de règne qui se dégage ainsi des banquettes gouvernementales lui monter à la tète.Au Canada, l’emploi de chef d’opposition officielle mène parfois à celui de premier ministre; celui de ministre libéral presque toujours.Chantal Hébert est columnist politique au Toronto Star.Le syndicat frappe à la porte de la direction, en vain ! MARIE-ANDRÉE CHOUI NARD LE DEVOIR Le Syndicat des communications de Radio-Canada (SCRC) se heurte toujours au refus de la direction de la SRC de rouvrir la négociation, ce qui pourrait mettre peu de matière neuve sous la dent des syndiqués, réunis demain en assemblée générale.Le président du SCRC (FNC-CSN), Michel Couturier, croit par ailleurs que le vote de mercredi dernier sur les offres patronales, si serré soit-il, devrait être final.Mais l'assemblée aura le pouvoir d'en convenir, admet-il toutefois, ouvrant la porte à la tenue d’un nouveau vote à tel était le souhait de la majorité.«Une chose est certaine, l’assem- blée est souveraine», a explique hier M.Couturier, au terme d'une journée confuse où une station radio-phonique avait fait circuler l’information que l'assemblée générale de demain était annulée.«Elle a le pouvoir de faire des choses qui ne sont pas prévues par la direction.Mais en démocratie, quand une déci-sùm est prise, elle est prise», ajoute-t-il, réitérant ici la position de la direction du syndicat.Oui, l’assemblée générale aura lieu demain.De quoi y discutera-t-on?In journée d’aujourd’hui sera déterminante à ce sujet, précise Michel Couturier, qui maintient toujours l’espoir de convaincre la direction de la SRC de revenir à la table des négociations.Si de nouvelles négociations de trois jours souhaitées par le syndi- cat ne sont plus possibles avant l’assemblée générale, le syndicat compte poursuivre ses efforts aujourd'hui dans l’espoir de recueillir du nouveau avant de rencontrer les employés, en lock-out depuis la fin du mois de mars.«Ça n 'a pas encore fonctionné [les tentatives de joindre la direction), mais ça ne lient pas dire que ça ne fonctionnera pas demain [aujourd’hui], il y a quand même 24 h dans une journée!».explique M.Couturier.Toute la fin de semaine, It's tentatives se sont multipliées pour joindre la direction de Radio-Canada, mais en vain.L’assemblée de demain, qui est en fait la poursuite de celle de mercredi dentier, ajournée aux petites heures du matin, doit donc faire état des «efforts effectués par le comité de négociation pour joindre la direction», affirme k' SCRC, et ouvrir la discussion sur «la suite des choses».Après la stupeur qu’a semée le vote très serré de mercredi dernier — les offres ont été rejetées à 502 voix contre 499! —, le syndicat souhaitait s’engager dans un blitz de négociations supplémentaires de 72 heures avant de rassembler de nouveau s»^ troupes.A ce jour, la direction de Radio-Canada s’est toutefois fermement opposée à cotte demande.Dans ce qui a constitué son ultime common taire public, la SRC indiquait au lendemain du vote extraordinaire qu’elle «n’avait aucunement l'intention d'ajouter quoi que ce soit à son offre», annonçant du coup qu’elle maintenait ses offres, mais considérait la négociation «terminée».Le chef de l’Alliance axerait sa campagne sur le libre-échange PRESSE CANADIENNE Toronto — Le nouveau chef de l’Alliance canadienne, Stephen Harper, a l’intention d’axer sa cane pagne sur le libre-échange, à l’occasion des prochaines élections fédérales.Il s’attaquera aux libéraux, tout particulièrement p leur incapacité à persuader les Etats-Unis de mettre un terme aux politiques protectionnistes qui nuisent à l’industrie du bois d’œuvre et à l’agriculture canadiennes, a révélé le National Post, hier.M.Harper, qui prêtera serment comme leader de l’Opposition officielle aujourd’hui, croit qu’un gouvernement conservateur aurait plus d’influence auprès de l’administration Bush, puisqu’il s’agirait de deux gouvernements proches, idéologiquement.«Je pense que le commerce sera un enjeu majeur de cette élection fédérale, comme jamais depuis 1988 ou même 1993», soutient le nouveau leader de l’Alliance, dans une allusion aux deux scrutins fédéraux ayant eu comme enjeu important la question du libre-échange entre le Canada et les Etats-Unis.«Je crois qu’il y aura des gens qui réclameront des mesures protectionnistes ou des représailles [contre les Etats-Unis]», a-t-il dit en entrevue, à Ottawa «Mais nous devrions plutôt adopter un programme plus combatif pour promouvoir le libre-échange, favoriser une relation commerciale plus solide avec les Etats-Unis, en particulier.Nous ne pourrons concurrencer les États-Unis si nous nous lançons dans des guerres de subventions ou des guerres protectionnistes.» Les ministres libéraux ont admis qu’ils n’avaient pas grande influence sur l’administration américaine dans les litiges commerciaux qui opposent actuellement le .Canada et son voisin du sud.Les Etats-Unis comptent imposer des droits compensatoires de 27 % sur les exportations canadiennes de bois d’œuvre, qui atteignent 10 milliards, en dépit de plusieurs mois de négociations.Le Pape en Bulgarie Moau-nas B Elx" 23-2E UNE FEMME passe devant une affiche annonçant la visite prochaine de Jean-Paul U en Bulgarie.De plus en plus traqué par les caméras en raison de sa santé déclinante, Jean-Paul II, qui vient de fêter ses 82 ans, reprend demain son bâton de pèlerin pour un bref saut de puce en Azerbaïdjan, dont la communauté catholique compte.120fidèles, avant de se rendre mercredi en Bulgarie.Ce pays, principalement orthodoxe, compte 80 OCX) catholiques, soit 1 % de la population, et sa visite est censée tourner la page obscure de «la filière bulgare» dans le complot de 1981 visant à l'assassiner Son 96' voyage à l’étranger vise aussi manifestement à montrer qu ’il n’a aucune intention pour le moment de lâcher les rênes, bien que les spéculations sur sa démission aient repris la semaine dernière de la vigueur.^ ^ loto-québec Je fais partie des Résultats TVA.le réseau des tirages sourds du Québec.Notre langue maternelle est la Langue des Sourds Québécoise.Si vous êtes d’accord pour nous appuyer dans la création d’écoles dans notre langue.La Fondation fr i) Des Sourds Du Québec v 649 Tirage du 2002-05-18 1315 24 34 42 4Z 6/6 5/6+ 5/6 4/6 3/6 1 2 226 12 534 236 905 2 000 000,00 $ 290 225,50 $ 2 054,70 $ 71,00 $ 10,00$ Complémentaire: Complémentaire: (23) Ventes totales 13 863 831 $ Prochain gros lot (appr.) 2 000 000 $ GAGNANTS LOTS Tirage du 6/6 1 1 000 000,00$ 2002-05-18 5/6+ 0 50 000,00$ 5/6 29 500,00$ i 33 49 4/6 1 445 50,00$ (37) 3/6 21 882 5,00$ Ventes totales 571 927,00 $ Tirage du GAGNANTS LOTS 2002-05-17 7/7 4 9 460 492,60$ 6/7+ 12 157 970,90$ 24 33 42 6/7 684 2 425,00$ Complémentaire: Ventes totales.102 092 406 $ Prochain gros lot 2 500 000 $ Ejgtra Tirage du 2002-05-17 LOT 100 000$ EQtra 10,00$ 10,00$ Participation gratuite Tirage du 2002-05-18 LOT 100 000$ Les modalités d'encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle de L-Q, cette dernière a priorité Si vous avez un problème de jeu.MISE SUI TOI 1 866 SOS JEUX Les Obligations Sécuri + La Remboursables à tous les 6 mois souplesse ' vous avez X Taux d’intérêt avantageux fixés à tous les 6 mois Taux pour les 6 premiers mois 1.45% que vous avez toujours souhaitée ! 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à la chimiothérapie traditionnelle, trois ans après le traitement En outre, ces patientes — dont le cancer n’avait pas dépassé le stade des ganglions lymphatiques — ont enregistré une réduction du taux de mortalité pouvant aller jusqu’à 54 % et un risque de récurrence réduit de 50 % quand le cancer ne touchait pas plus de trois ganglions, selon le Dr Jean-Marc Nabholtz, président du Breast Cancer International Research Group qui a mené l’étude.Sur l’ensemble du groupe étudié, le traitement post-chirurgical administré a réduit de 24 % la mortalité des patientes, selon les travaux présentés lors du congrès annuel de la Société américaine d’oncologie clinique (ASCO) qui s’achève aujourd’hui.Ces chiffres «indiquent une amélioration significative quand on les compare à l’un des meilleurs traitements disponibles aujourd’hui», a estimé le Dr Nabholtz, professeur de médecine à l’Université de Californie à Los Angeles.D’autres enseignements dans le traitement précoce du cancer du sein sont à tirer d’une étude menée sur 1477 femmes, qui montre les meilleurs résultats d’un traitement au tamoxifène s’il est administré après la fin de la chimiothérapie.Le tamoxifène, qui ralentit la croissance de certaines tumeurs mammaires, est administré depuis 20 ans aux patientes souffrant d’un cancer du sein à un stade avancé, et plus récemment utilisé pour traiter les cancers du sein peu évolués.«Nos résultats montrent qu’il vaut mieux attendre la fin de la chimiothérapie avant de débuter le tamoxifène pour obtenir un bénéfice optimal de la chimiothérapie», a expliqué le Dr Kathy Al-bain, qui a mené l’étude au Cancer Center de Loyola University à Chicago (Illinois, nord).Huit ans après le début de l’étude, les femmes ayant reçu le tamoxifène après la chimiothérapie avaient un taux de survie sans récurrence supérieur de 18 % à celles qui avaient reçu les deux traitements en même temps.D’autres travaux montrent pour la première fois que les femmes présentant des risques génétiques de développer un cancer du sein ou de l’ovaire peuvent réduire de 75 % leurs risques de cancer par l’ablation des ovaires.Cette méthode, qui ne s’adresse qu’aux femmes ayant passé l’âge de la procréation, «est une option à considérer», a recommandé le Dr Kenneth Offit du Memorial Sloan-Kettering Cancer Center à New York.Une autre étude indépendante menée par l’ASCO préconise la prudence face à l’utilisation de l’anastrazole, un inhibiteur de l’aromatase, classe thérapeutique récente visant à traiter le cancer du sein chez la femme ménopausée par chimiothérapie hormonale.«Le groupe d'experts estime que les résultats de ce type de médicaments sont prometteurs mais ne suffisent pas pour recommander une utilisation généralisée en dehors des tests cliniques», a expliqué le Dr Eric Winer, qui présidait le groupe chargé d’évaluer ce médicament.Le cancer du sein est le plus répandu chez la femme, avec 800 000 nouveaux cas et 400 000 décès chaque année dans le monde.Environ 203 500 nou-veauy cas seront diagnostiqués aux Etats-Unis en 2002, où près de 40 000 femmes succomberont à la maladie.Ce cancer est la deuxième cause de mortalité chez la femme derrière le cancer du poumon.Cancer de la prostate Par ailleurs, selon une autre étude présentée hier lors du même congrès, un dépistage du cancer de la prostate par l’utilisation du dosage de l’antigène prostatique spécifique (APS) est suffisant tous les cinq ans si le test se révèle normal.Les auteurs de cette étude vont à l’encontre de la tendance de certains spécialistes à recommander aux hommes de AGENCE FRANCE-PRESSE Un nouveau médicament utilisé contre une forme rare de leucémie a donné des résultats dix fois supérieurs à la thérapie habituelle sur des malades récemment diagnostiqués, a annoncé hier un chercheur lors du congrès annuel de la Société américaine d’oncologie clinique.Ce médicament, le Glivec (ima-tinib, nom international), premier à reposer sur la stratégie du ciblage moléculaire, s’est montré «dix fois plus efficace que les interférons» pour le traitement de la leucémie myéloïde chronique (LMC), a expliqué le Dr Brian Drucker, au nom du Groupe international d’étude du Glivec.Le médicament «doit désormais être considéré comme le traitement normal des nouveaux cas de LMC», a poursuivi le Dr Drucker, professeur à la Oregon Health and Science University à Portland.plus de 50 ans un dépistage annuel la maladie, deuxième cause de mort par, cancer chez les hommes aux Etats-Unis.«Nous avons établi que la grande majorité des hommes dont les niveaux d’APS sont très bas ne doivent pas s’inquiéter du fait qu’ils pourraient monter à des sommets en une année», a expliqué le Dr David Crawford, directeur adjoint du Health Sciences Center de l’Université du Colorado, qui a dirigé l’étude.Les chercheurs ont analysé les données du suivi organisé par le National Cancer Institute sur 27 863 hommes âgées de 55 à 74 ans, dont 90 % présentaient au début de l’étude des niveaux d’APS normaux.L’étude, la première de cette ampleur sur des patients récemment diagnostiqués, portait sur 1106 patients de 16 pays.Elle a montré que six mois après le début du traitement, la leucémie a continué de s’aggraver pour seulement huit patients soignés au Glivec contre 57 patients recevant le traitement classique à base d’interférons.Découvert et développé par le laboratoire suisse Novartis, ce médicament s’attaque exclusivement à des protéines qui — en provoquant une prolifération cellulaire permanente et en empêchant la mort des cellules — jouent un rôle-clé dans l’apparition de ce cancer du sang.La maladie survient lorsque des morceaux de deux chromosomes différents se brisent puis se fixent de nouveau sur le chromosome opposé, formant une anomalie appelée «chromosome de Philadelphie».Résultats spectaculaires d’un médicament contre une forme de leucémie Un poulet sans plumes ! , , REUTERS UN GENETICIEN israélien a inventé par croisement une poule sans plumes qu’il pare de toutes les vertus.Selon Avigdor Cahaner, de l’Université hébraïque israélienne, l'absence de plumes permet de favoriser la croissance sous les latitudes tropicales, alors qu’avec les espèces ordinaires, il faut veiller à ce que la température ne s’élève pas trop.Du coup, son invention peut aussi entraîner des économies sur les frais de ventilation des poulaillers ainsi que sur l’eau nécessaire au plumage dans les abattoirs.En revanche, ces poules à la peau rose tirant sur le rouge craignent le froid.Il a déjà produit plusieurs dizaines de ces volatiles issus du croissement d'un petit oiseau à la peau naturellement nue et d’une poule ordinaire.LA VERITE SUR LE PROJET D'AGRANDISSEMENT DU CENTRE D'ENFOUISSEMENT SANITAIRE ST-ATHANASE DANS LE HAUT-RICHELIEU LES FAITS La Montérégie exporte chaque année près de 1 000 000 de tonnes de déchets à enfouir dans les régions de Lanaudière, des Laurentides et du Cœur-du-Québec.De ce nombre, près de 100 000 tonnes proviennent du Haut-Richelieu.Les besoins en infrastructures d’élimination ne sont plus à démontrer ; La MRC du Haut-Richelieu a entrepris des démarches il y a 18 ans pour résoudre la problématique de l'accès à un lieu d'élimination.¦Depuis 1994, la MRC en entrepris une planifi- cation de la gestion intégrée des matières rési-duelies soit 7 ans avant qu'une loi n'oblige toutes les MRC du Québec à faire de même ; Compo-Haut-Richelieu inc, dont l'actionnaire majoritaire est la MRC du Haut-Richelieu a déposé en mars 1999 au ministère de l'Environnement une étude d'impacts pour le Projet d'agrandissement du Centre d'enfouissement sanitaire St-Athanase, réalisée par une équipe multidisciplinaire d'experts réputés ; Ce projet rencontre les 3 objectifs du dévelop- pement durable soient : la protection de l'environnement ET l'équité sociale ET l'efficacité économique ; Ce projet est adjacent à un site exploité de 1957 à 1993 et en permettra la réhabilitation et le suivi environnemental pendant 55 ans.Il a reçu toutes les autorisations de zonage nécessaires ; Plus de 55% de la capacité du site serait comblé par la MRC du Haut-Richelieu sur une période d'au moins 25 ans, les 45% résiduels proviendraient de la Montérégie ; Ce projet moderne, entrepris en 1998, générera 40 000 000$ d'investissement et a coûté environ 1 500 000$ en études, analyses et recherches à ce jour.L'attente d'une décision coûte annuellement près de 250 000$ (en intérêts et en coût de transport vers les sites éloignés) ; Le projet s'installe à la pointe sud d'un boisé de plus de 450 hectares dont 97% de la super- ficie demeurerait intacte.Il n'y a pas incompatibilité d'usage puisqu'un site, exploité pendant plus de 25 ans, a cohabité avec ce boisé.IL EST ESSENTIEL .Que le gouvernement reconnaisse les enjeux découlant de l'ensemble de ses politiques, lois, règlements et normes ; .Que les employés de l'État respectent les compétences des experts réputés dans leur profession et cessent de modifier leurs analyses au fil du temps ; .Que le traitement et l'analyse du projet soient intègre, équitable, diligent et rigoureux sur le plan scientifique ; .Que Je gouvernement s'assure de rendre une décision qui respecte concurremment les 3 oblèctifs de développement durable soient : la protection de l'environnement, l'équité sociale et l'efficacité économignp CES DECHETS.ILS EXISTENT .ET ON DOIT S'EN PREOCCUPER ! VISITEZ NOTRE SITE INTERNET AU www.compo-haut-richelieu .qc.ca Compa-Haut-Richelieü COMPO-HAUT-RICHELIEU INC.(450) 347-0299 LE DEVOIR.LE MARDI 21 MAI 2 O O 2 LES A C T lî A LIT E S Les Québécois sont-ils tous cousins ?PAULINE GRAVEL LE DEVOIR Tous les Québécois d'origine canadienne-française sont presque tous cousins.Des cousins éloignés bien sûr, mais cousins tout de même puisque plus de 95 % d’entre eux possèdent au moins un ancêtre commun.Voilà ce que confirme une vaste étude menée par Marc Tremblay et Hélène Vézina du Groupe de recherche interdisciplinaire en démographie et épidémiologie génétique (GRIG) de l’UQAC.Les résultats de cette étude, qui étaient révélés lors de la dernière journée du congrès de l’Ac-fas, permettent également de battre en brèche un mythe fort répandu selon lequel la consanguinité serait très élevée dans la population saguenéenne en raison de la prévalence de certaines maladies héréditaires.Pour en arriver à de telles conclusions, les chercheurs ont reconstruit les généalogies de 2600 personnes choisies au hasard dans 26 régions du Québec.Ce qui leur a permis de mesurer le degré d’apparentement entre les individus ésÿÿiiSjBSË habitant une même région ainsi que le degre de consanguinité de ces mêmes personnes.«L’apparentement tient compte du nombre d'ancêtres communs que deux individus partagent, explique Marc Tremblay.Plus on doit remonter dans le temps pour trouver un ancêtre commun, moins la force de l’apparentement est marquée, et moins cet apparentement aura d’impact au niveau génétique.» C'est dans Çharlevoix, au Saguenay et aux Iles de la Madeleine que les chercheurs ont mesuré l'apparentement Iç plus élevé entre les individus.A l'intérieur de chacune de ces régions de l’est de la province, les habitants sont plus proches parents que ne le sont les citoyens de Montréal entre eux notamment Les démographes ont en effet remarqué une nette coupure eptre l’est et l’ouest du Québec.A l’ouest de Portneuf, Lotbinière et la Beau-ce, l’apparentement entre les citoyens est franchement plus faible qu’à l’est, précise Hélène Vézina.Non pas parce qu’ils sont moins nombreux à être apparentés, car autant dans Charlevoix que dans Richelieu par exemple, les individus avaient presque tous un ancêtre commun.Par contre, dans Richelieu, le nombre d’ancêtres partagés par deux individus tirés au hasard était moindre, ils étaient plus éloignés et apparaissaient moins souvent dans les généalogies.Certains aïeux dont la progéniture fut très abondante peuvent en effet se retrouver dans la généalogie de très nombreux Québécois, souligne la démographe.A quoi attribue-t-on le fort apparentement dans Charlevoix?Il s’agit d'une région rurale qui a été colonisée par un petit nombre d’individus provenant de Québec et de la Côté de Beaupré, explique Marc Tremblay.Or, les résidents actuels sont en majorité des descendants de ces pionniers qui sont arrivés à la fin du XVIL siècle.Le cas des Madelinots Par ailleurs, lorsque les chercheurs ont comparé entre eux les apparentements moyens mesurés dans chacune des 26 régions, ils ont notamment remarqué que même si les Madelinots sont très apparentés entre eux, ils n’ont par contre à peu près pas de liens de parenté avec les habitants des autres régions du Québec.«Les ancêtres des Madelinots proviennent en grande partie d'Acadie.Or, l'origine française des Acadiens est différente de celle des personnes qui ont colonisé la vallée du Saint-lxiurent, souligne Marc Tremblay.Les Acadiens sont originaires du centre-ouest de la France alors que les ancêtres des autres Québécois venaient du nord-ouest, notamment de Normandie.» L'apparentement entre les habitants de Charlevoix et du Saguenay est par contre nettement plus élevé que ce qui est observé entre toutes les autres régions, affirme Hélène Vézina.«Cela traduit le fait que la population du Saguenay est composée majoritairement d’individus qui sont venus de Charlevoix au XIX siècle.» Ce qui a toutefois étonné les deux démographes est le rapprochement entre l’Abitibi et Charlevoix.Or une étude récente montre justement que les fondateurs de l’Abitibi provenaient justement de Charlevoix.La consanguinité L’évaluation de la consanguinité des individus, qui dépend quant à elle de l’apparentement entre leurs parents, a par contre révélé un tout autre portrait.«La consanguinité proche est demeurée très rare dans le Québec d'an- tan même si les conjoints provenaient souvent de la meme paroisse.prévient Hélène Vézina.Les mariages entre proches parents étaient en effet découragés, voire interdits par l'Église.» Les degrés de consanguinité mesurés dans les différentes regions du Québec permettent en effet de démythifier cette image peu reluisante de la population saguenéenne qui a été galvaudée tant et plus.«U est totalement faux de croire que la prévalence de certaines maladies génétiques au Saguenay est due à une forte consanguinité.tranchent Marc Tremblay et Hélène Vézina.Ixi consanguinité observée au Saguenay figure parmi les plus faibles du Québec.» Les plus fortes consanguinités ont en effet été observées dans les régions de Charlevoix, de la Gaspésie et des Iles de la Madeleine.Suivies par la Beauce, Portneuf et Lanaudière, loin devant le Saguenay! -la frequence plus élevée de certaines maladies héréditaires rares et l'absence de certaines affections plus courantes au Saguenay ne s'expliquent donc pas par des unions entre proches parents, voire entre cousins, souligne Hélène Vézina.On l’attribue plutôt à l’ap-parentement éloigné, lequel relève de la stneture et de l’histoire de la population et non pas à des habitudes sociales et culturelles particulières qui auraient influencé le choix des conjoints.» Les Québécois sont peut-être presque tous cousins, mais la plupart ne le savent même pas.Ils devront faire une recherche généalogique poussée pour découvrir l’ancêtre qu’ils ont en commun.Un ancêtre souvent très éloigné qui n’entraînerait que peu de risques pour la progéniture de deux Québécois pure laine qui tomberaient amoureux.Un lait fermenté contre l’hypertension La fermentation d’un lait enrichi en protéines par la souche bactérienne utilisée dans la fabrication du fromage suisse permettrait d’obtenir une boisson entièrement naturelle capable de réduire la tension artérielle et ainsi prévenir l’hypertension.Ce sont les caséines, ces protéines les plus abondantes du lait, qui renferment les composés ayant une activité antihypertensive, a souligné Pierre-Louis Leclerc, étudiant-chercheur au Centre de recherche en sciences et technologies du lait (STELA) de l’Université Inval lors de son allocution au congrès de TACFAS.Le jeune chercheur a découvert que la fermentation du lait permet- tait la libération de ces molécules actives.Lors d’une fermentation, les caséines se fragmentent en multiples peptides, ces petites briques dont sont constituées toutes les protéines, explique-t-il.Or certains de ces peptides inhibent l’enzyme responsable de la synthèse de l’angiotensine II, une hormone produite naturellement par l’organisme et qui provoque la contraction des vaisseaux sanguins.En induisant la constriction des artères, l’angiotensine II réduit leur diamètre et augmente de ce fait la tension artérielle.«Les médicaments les plus couramment prescrits pour soigner l’hypertension sont justement des molécules synthétiques qui inhibent la production de l'angiotensine II», fait remarquer le jeune biochimiste.Pierre-Louis Leclerc a par ailleurs observé qu’un lait enrichi en caséines inhibait l’enzyme intervenant dans la fabrication de l’hormone responsable de la contraction des vaisseaux bien qu’il n’avait pas été fermenté.«La digestion fragmenterait donc les caséines et aurait ainsi une influence sur la libération des molécules antihypertensives», explique-t-il.Toutefois, lorsqu’il a induit la fermentation de ce même lait enrichi en caséines à l’aide de la bactérie Lactobacillus Helveticus, l’action hypotensive de la boisson s’est accrue.les doses nécessaires pour abaisser la pression artérielle étaient alors nettement moindres, précise-t-il.«Employée dans la fabrication du fromage suisse, la bactérie Lactobacillus Helveticus a été préférée à une autre parce qu’elle est la souche la plus puissante pour fractionner les caséines et libérer les peptides intéressants», souligne Pierre Ijouis Leclerc.le jeune chercheur a éprouvé l’activité antihypertensive de son lait fermenté enrichi en protéines sur des rats souffrant d’hypertension.les résultats concluants qu’il a obtenus permettent maintenant d’envisager des expérimentations chez l’humain afin de vérifier l’efficacité de cette boisson curative qui ressemble au kéfir.P.G.Relais d’affaires LA FINE FLBVR DES MAITRES HÔTBUliRS CANTONS DE L’EST j NORTH HATLEY AUBERGE HATLEY ***** L’Auberge Hatley vous offre - un site idéal pour la tenue de rencontres de travail ou de séminaires; 3 salles de réunion pouvant accueillir de 6 à 23 personnes; - activités de démonstration, cours de cuisine, accord Vins-Mets 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Info-collecte: 832-0873 LE DEVOIR LE MONDE Premier jour d’indépendance Le Timor-Oriental se réveille comme dans un rêve Le processus d’édification d’une nation a commencé ASSOCIATED PRESS Dili (Timor-Oriental) — Le nouveau gouvernement a prêté serment hier et signé avec l’Australie un traité de partage des ressources énergétiques en mer de Timor.L’ancien président américain Bill Clinton a hissé la bannière étoilée sur la nouvelle ambassade.La nouvelle armée a paradé.Timor-Oriental, premier jour: entre contrats, serments, discours et symboles, le processus d’édification d’une nation a çommencé.Le plus jeune Etat du monde s’est réveillé hier comme dans un rêve, après la longue et émouvante nuit des cérémonies de l’indépendance.Inépuisables, les habitants de Dili ont remis ça: ils étaient plusieurs centaines devant l’ancien palais colonial portugais et nouveau siège du gouvernement à assister à la prestation de serment de ses 23 membres devant le premier ministre Mari Alkatiri.«Nous devons créer un bon gouvernement, solide, transparent», a déclaré ce dernier, affirmant que sa première préoccupation serait la réconciliation avec l’ancien occupant pendant près d’un quart de siècle, l’Indonésie.Le premier ministre a également signé avec le chef de la diplomatie australienne Alexander Downer un traité prévoyant le partage des revenus — à 90 % pour Dili — des réserves de pétrole et gaz naturel exploitées par Canberra en mer de Timor.Le Timor-Oriental devrait en obtenir sept milliards de dollars sur vingt ans à partir de 2005.Autre symbole fort de la naissance de l’État, plusieurs centaines de soldats de la toute nouvelle armée timoraise ont paradé, aux côtés des vétérans de la résistance, pour commémorer 24 années de luttes sanglantes contre l’occupation.«Pendant des années, nous avons combattu les soldats indonésiens dans la jungle.Aujourd'hui, nous défilons en signe de solidarité avec nos concitoyens», a lancé l’ancien guérillero Ajeldito Guterres.Dans le nouvel immeuble du Parlement, son président Francisco Guterres a ouvert la première session parlementaire devant le secrétaire général de l’ONU Kofi Annan qui, la veille au soir, alors que minuit sonnait, avait transféré l’autorité provisoire de l’ONU aux nouvelles institutions du Timor-Oriental indépendant Premier acte de leur mandat les 88 députés ont voté en faveur de la signature de la Déclaration universelle des droits de l’Homme et de leur prochaine entrée à TONU, pour en devenir le 190" membre.À l’autre bout de la capitale, surplombant la mer, une autre cérémonie.L’ancien locataire de la Maison-Blanche Bill Clinton a hissé la bannière étoilée de la nouvelle ambassade américaine et proponcé un mea-culpa au nom des États-Unis.«Je ne crois pas que nous puissions défendre tout ce que nous avons fait», a-t-il dit, en réponse à une question sur le soutien de Washington, au nom de la lutte contre le péril communiste, au régime militaire indonésien qui envahit le Timor-Oriental en 1975.«Je ne crois pas que l’Amérique, ou les autres pays, aient été suffisamment sensibles [à la situation du Timor) au début, ni pendant longtemps», a-t-il reconnu.Des milliers de morts la brutale occupation indonésienne du Timor-Oriental fit des dizaines de milliers de morts, 200 000 selon les organisations de défense des droits de l’Homme, entre combats, répression, migrations forcées, famine.En septembre 1999, après le vote massif en faveur de l’indépendance du territoire, le territoire connut des massacres et la destruction de toutes les infrastructures par les milices pro-Djakarta Aujourd'hui, l’heure a sonné d’une indispensable réconciliation entre le petit pays, demi-île de 800 000 habitants, et son tout-puissant voisin.Réconciliation nécessaire que le président, José «Xanana» Gusmao, a marquée avec force pendant les cérémonies de l’indépendance, escortant son homologue indonésienne Megawati Sukarnoputri sur la tombe des soldats de Djakarta tombés dans les combats contre la rébellion timoraise.Enfin, l’administration américaine a établi des relatiqns diplomatiques avec le nouvel État et a indiqué hier qu’un ambassadeur serait prochainement nommé à Dili.«Les Etats-Unis sont impatients de travailler avec les citoyens et le gouvernement de la République démocratique du Timor-Oriental afin défavoriser les progrès de la démocratie et la prospérité de la première nation du nouveau millénaire», a déclaré Richard Boucher, Je porte-parole du Département dÉtat Le Vatican a également annoncé hier qu’il avait établi des relations diplomatiques avec le jeune Etat.Quelques jours auparavant, le pape Jean-Paul II avait adressé sa bénédiction aux habitants du Timor-Oriental.Le Saint-Siège n'avait jamais reconnu l’annexion de cette nation, majoritairement catholique, par l’Indonésie, pays à majorité musulmane.DARREN WHITESIDE REUTERS Des milliers d’Est-Timorais ont continué à célébrer hief leur indépendance dans les rues de Dili, la capitale du nouvel État.J y vois! Elections dans les circonscriptions de Berthier, Joliette et Vimont 17 juin 2002 Votre nom est-il inscrit sur la liste électorale ?Pour pouvoir voter, vous devez être inscrit sur la liste électorale.Un avis d'inscription vous sera transmis par la poste vous indiquant les noms qui figurent sur la liste électorale à votre adresse.Vérifiez si vous êtes inscrit et correctement inscrit, c'est votre responsabilité.Du 27 mai au 4 juin 2002 c'est la révision des listes électorales Pour vous inscrire ou corriger votre inscription, rien de plus simple Il suffit de vous présenter à votre bureau de révision.Pour en connaître l'adresse et les heures d'ouverture, consultez votre avis d'inscription, les journaux ou encore, le site Web du Directeur général des élections.Important ! Pour vous inscrire, vous devez avoir la qualité d'électeur et présenter deux pièces d'identité.Le Manuel de Vélecteur L'avis d'inscription que vous recevrez par la poste sera accompagné du Manuel de l'électeur.Conservez ces documents, vous y trouverez toutes les informations dont vous aurez besoin pour exercer votre droit de vote.N'hésitez pas à vous y référer ! Pour de plus amples renseignements : 1 888 ÉLECTION (1 888 353-2846) Site Web : www.dgeq.qc.ca Courrier électronique : dgeq@dgeq.qc.ca V Les personnes sourdes ou malentendantes peuvent composer sans frais le 1 800 537-0644 y LE DIRECTEUR GÉNÉRAL DES ÉLECTIONS DU QUÉBEC Parce qu’un vote, ça compte EN BREF ) La gauche plurielle battue?Paris (Reuters) — Cinquante- , cinq pour cent des électeurs voteraient pour la droite parlementaire (RPR-UDF-DL) contre 45 % pour la gauche plurielle au second tour des élections législatives, selon un sondage Ipsos-Lc .Figaro-Europe 1.Selon cette en-j quête, effectuée les 17 et 18 mai, la droite progresse de deux points par rapport à un précédent sondage du même institut, les 10 et 11 mai.Pour le premier tour, la droite recueillerait 40 % des intentions de vote (35 % UMP, 4 % UDÉ, 1 % divers droite), contre 41 % la sè-maine dernière, soit trois points • d’avance sur la gauche.Le Front national serait pour sa part en hausse de deux points (14 %) de même ; que le Mouvement national républicain (MNR) de Bruno Mégret, qui gagne un demi-point (2 %).Au total l’extrême droite atteindrait 16 % > des intentions de vote, tout près dp vote en faveur de Jean-Marie Le i Pen au premier tour de l’élection présidentielle.Avec 37 %, les partis de gauche perdraient deux points -en une semaine.Le PS est oédité’ de 24 %, les Verts de 7 % et le PCF’ de 6 %.L’extrême gauche reste stable avec 3 % pour l’ensemble des listes et le Pôle républicain de; Jean-Pierre Chevènement chute de 3,5 à 1,5 %.Tension extrême Muzaffarabad (Cachemire sous contrôle pakistanais) (AFP) — Une femme a été tuée et sa fille griève- : ment blessée dans un bombardement indien de villages situés dans; le Cachemire sous contrôle pakistanais hier, ont annoncé des sources : officielles.Ce décès porte à onze la nombre de morts et à une cinquantaine le nombre de blessés côté pa-; kistanais, victimes de bombarde- : ments indiens depuis vendredi.Se-l Ion l’Inde, le duel d’artillerie depuis quatre jours a causé la mort de ; deux personnes, fait une vingtaine ; de blessés et 12 000 déplacés côté : indien.La tension militaire entre les deux pays, qui ont massé depuis la fin de l’année dernière près d’un million de soldats à leur frontière commune, a pris une nouvelle fois un virage dangereux après un attentat le 14 mai contre un autocar rivil et le quartier résidentiel d’une caserne de l’armée indienne à Jammu, au Cachemire indien.Volontaires afghans Kaboul (Reuters) — L’administration intérimaire au pouvoir à Kaboul a promulgué hier un décret créant une armée nationale d’engagés volontaires qui.à terme, assurera la sécurité du pays lorsque la Force internationale d’assistance eti de sécurité se sera retirée.Par ce décret, le pouvoir invite les Afjghans de 22 à 30 ans à s’engager pour un service de quatre ans, durant lequel ils toucheront une solde de 30 $ par mois pendant les classes, puis une solde de 50 $ par mois lorsqu’ils seront en service effectif 4 * 1 L K !> F VOIR.IK M A R D 1 21 NI A I 2 O 0 2 L E M 0 N D E Sharon renvoie quatre ministres du Shass Bush durcit le ton contre Cuba Castro défend une idéologie «en faillite» REUTERS Jérusalem — Le premier ministre israélien, Ariel Sharon, a renvoyé hier soir quatre ministres membres du parti ultra-orthodoxe Shass, qui s'étaient prononcés contre un plan économique d'urgence.Sa majorité à la Knesset, s’il ne revient pas sur cette décision, va se réduire comme peau de chagrin.Infligeant un revers cuisant à Sharon, le parlement venait de voter dans la soirée par 47 voix contre 44 et une abstention contre le plan d’austérité qu'il avait soumis.«Le premier ministre a ordonné le renvoi immédiat de quatre des cinq ministres du parti Shass [.] à la suite du vote au parlement, ce soir, contre le plan économique du gouvernement», a fait savoir le cabinet d’Ariel Sharon dans un communiqué.La majorité dont dispose Sharon au parlement monocaméral, la Knesset (120 sièges), devrait désormais passer de 82 à seulement 65 députés, si l'on estime que les 17 députés du Shass ne font plus partie de la coalition au pouvoir.Mais Sharon ne s’en est pas arrêté là, limogeant aussi des vice-ministres membres du parti UJT 0u-daïsme uni de laTorâh), qui n’ont pas respecté la solidarité gouvernementale lors du vote sur le plan l’austérité.La perte de 1TJJT ferait f passer à seulement 60 (soit la moitié) le nombre de députés soutenant encore la coalition, à la Knesset mais en vertu du droit constitutionnel israélien, cela est encore considéré comme une majorité.Les destitutions prendront effet dans 48 heures, mais les dirigeants du Shass n’ont pas fait mystère hier soir qu’ils ne considéraient plus leur formation comme partie prenante de la coalition.«Nous nous félicitons de cette décision», a dit l’un des ministres du Shass limogés, Shlomo Binizri.à la radio de l’armée.«Nous lui souhaitons [à Sharon] bien de la chance s’il pense qu 'il pourra aller à des élections sans le Slwss ou d'autres partis ultra-orthodoxes», a-t-il ajouté.le plan d'austérité d’un montant de 13 milliards de shekels (2,7 milliards de dollars) vise à contenir le déficit budgétaire actuel, gonflé par la baisse des revenus fiscaux et la hausse des dépenses de défense.Le plan prévoit ainsi de ramener le déficit budgétaire de 3,9 % à 3 % du PIB.Le ministre des Finances Silvan Shalom avait averti avant le vote de la Knesset que si le plan n’était pas approuvé, le déficit pourrait grimper à 6 % du PIB.le Shass s'oppose à de telles mesures d’austérité, qui prévoient de tailler dans les allocations sociales et d’augmenter les impôts.REUTERS Mort d'un miraculé REUTERS T érusalem — Un survivant de l’at-J tentât suicide commis le 27 mars dans un hôtel de Netanya, dans le centre d'Israël, a péri dans un autre attentat, commis dimanche sur le marché de la même ville.Fin mars, Arkady Vieselman avait échappé par miracle à la mort dans l’attentat suicide qui avait tué 29 personnes le jour de la Pâque juive, dans la salle de restaurant de l’hôtel où il travaillait aux cuisines.Il était descendu dans un entrepôt de l'hôtel quelques secondes avant l’irruption du kamikaze dans la salle de restaurant du Park Hotel.Dimanche, alors qu’il faisait ses courses au marché, Vieselman a été blessé dans une nouvelle attaque d’un kamikaze palestinien.Cette fois, il est décédé de ses blessures à l’hôpital, quelques heures plus tard.Au total, trois Israéliens ont péri dans cet attentat «L’ange de la mort ne le lâchait pas», a déchiré hier à la télévision israélienne un ami de cet immigrant ukrainien de 39 ans.Après le premier attentat le 27 mars, il avait dit «Dieu doit beaucoup m'aimer, parce que j’ai survécu par miracle», a raconté son frère, Guennadi, à la première chaîne israélienne.Mohammed Djihad Ahmed Djibril: une bombe dans l’auto.Assassinat à Beyrouth D’APRÈS AFP, REUTERS Beyrouth — Le fils d’Ahmed Djibril, un des dirigeants palestiniens les plus farouchement hostiles à Israël, a été assassiné hier à Beyrouth par l'explosion déclenchée à distance d'une bombe placée sous le siège de son véhicule.Mohamed Djihad Ahmed Djibril, 31 ans, père de deux enfants, a été littéralement pulvérisé par la déflagration, qui n’a fait aucune autre victime.Le siège de sa voiture a été retrouvé à plusieurs dizaines de mètres des lieux de l’attentat, dans le quartier de Mar Elias.Un groupe jusqu’ici inconnu, «le Mouvement des nationalistes libanais», a revendiqué cet assassinat.«Une de nos unités a liquidé Djihad Djibril en faisant exploser sa voiture, alors qu’il sortait de sa cachette», affirme le groupe dans un communiqué en arabe reçu par télécopie au bureau de l'AFP à Nicosie.«Nous ne prendrons pas de repos jusqu à ce que nous forcions toutes les mains étrangères, qui jouent avec le destin du Liban et son avenir, et le conduisent vers une nouvelle guerre, à quitter la terre du Liban sans retour», ajoute le texte.AGENCE FRANCE PRESSE Washington-Miami — Le president républicain George W.Bush a impose hier des conditions draconiennes à la levee de l'embargo commercial américain contre Cuba, ignorant les appels de l’ex-president démocrate Jimmy Carter à l'assouplissement des sanctions contre le régime castriste.Dans une intervention à la Maison-Blanche à l’occasion du centenaire de l'indépendance cubaine, M.Bush s’est lancé dans une dénonciation virulente du président Fidel Castro, l’accusant d’être «un tyran» et un «dictateuraux méthodes brutales» defendant une idéologie «en faillite».Il en renouvelé ses accusations devant des centaines d’exilés cubains enthousiastes hier après-midi lors d'un déplacement à Miami en floride et a lancé un défi au président cubain.«Montrez que vous n ’avez pas peur de vraies élections.Montrez que vous respectez assez les citoyens cubains pour entendre leurs voix et compter leurs votes», a-t-il martelé.Le président américain a juré de maintenir l’embargo imposé à Cuba depuis quatre décennies tant que le régime de Ut Havane ne prouverait pas qu’il entend s'engager dans la voie de la democratic.•Si le gouvernement cubain prend toutes les mesures nécessaires pour assurer que les élections de 2003 seront libres et impartiales et si Cuba adopte des réformes réelles de liberalisation economique, alors et seulement alors, j’œuvrerai avec le Congrès pour assouplir l'embargo sur le commerce et les voyages entre nos deux pays», a affirme M.Bush dont le discours constituait une réplique directe aux appels de Jimmy Carter.Ce dernier était devenu la semaine dernière le premier ex-président américain à se rendre à Cuba, où il avait été reçu avec beaucoup d'égards par Fidel Castro et autorisé à s’adresser en direct en espagnol à la télévision cubaine.M.Carter avait mis au défi M.Castro d'ouvrir ses prisons aux observateurs internationaux et avait fait l’éloge du «projet Varela», une initiative sans précédent de la dissidence cubaine en laveur de réfonnes démocratiques.Mais il s'etait aussi prononcé pour un rapprochement américano-cubain et la levée de l'embargo.M.Bush, lui, a accusé Fidel Cas- tro «d'insulter quotidiennement depuis quamntrtrois ans la mémoire et le courage» des héros de l'indépendance cubaine, «C’est, a-t-il dit, un tyran utilisant des méthodes brutales au service d'une vision en faillite [ .) il est un dictateur qui emprisonne, torture et exile ses opposants politiques.» M.Bush a toutefois annoncé qu'il allait accroître l'assistance humanitaire directe au peuple cubain au travers d’organisations non gouvernementales.Il a egalement souhaité négocier avec La Havane le rétablissement de liaisons postales directes entre les deux pays, une mesure que jusqu'ici Cuba a rejetée.la Maison-Blanche a assuré que ce discours n'avait pas d'arrière-pensées électorales.Le president devait toutefois participer, hier soir à Miami, à un dîner réunissant de gros contributeurs républicains qui ont promis de verser deux millions de dollars dans les coffres de campagne du parti en Floride, en prévision des élections générales de novembre.Son frère Jeb Bush y défendra son mandat de gouverneur contre l’ancien ministre de la Justice de Bill Clinton, Janet Reno.Le FBI redoute des attentats suicide comme ceux commis en Israël AGENCE FRANCE-PRESSE Washington — Le FBI, police fédérale américaine, redoute aux États-Unis des attentats suicide à la bombe du genre de ceux commis contre Israël, a indiqué hier son directeur Robert Mueller.«Je pense que nous verrons cela à l'avenir, c'est inévitable», a déclaré le patron du FBI interrogé à ce sujet après une allocution à Alexandria, près de Washington).Il est très difficile de pouvoir infiltrer de tels groupes fanatisés s’ils veulent viser le territoire américain par des actes terroristes, a estimé M.Mueller en ajoutant «J’aimerais bien être plus optimiste.» Un responsable du département de la Justice — le ministère qui coiffe le FBI — a déclaré que cette remarque était «conforme à ce que nous voyons à l’étranger et aux informations que nous avons reçues ces dernières semaines».Des kamikazes palestiniens.transformés en bombes humaines se faisant sauter dans une foule, ont meurtri Israël depuis la n'prise de l’intifada.Des terroristes suicidaires aux commandes d'avions piratés causèrent k^s attentats du 11 septembre à New York et Washington.M.Mueller a également déclaré que le FBI était maintenant convaincu qu’««« artificier d’al-Qaïda», le réseau terroriste d’Oussama ben Laden, avait fabriqué la chaussure piégée de Richard Reid.Ce dernier, un Britannique, fut empêché in extremis de faire exploser sa chaussure lors d’un vol l’aris-Miiuui en décembre.Des groupes islamistes autres qu’al-Qaïda pourraient entreprendre upe attaque terroriste contre les Etats-Unis dans les années à venir, a par ailleurs déclaré hier le sénateur démocrate Bob Graham, président de la commission du renseignement du Sénat.«Al-Qaïda n’est pas seul à être notre ennemi», a-t-il affirmé sur la chaîne de télévision NBC.Parmi les «groupes terroristes internationaux qui ont les capacités, dans certains cas plus importantes qu'al-Qaïda, et une même volonté d'attaquer les États-Unis», le parlementaire a cité spécifiquement le Hezbollah libanais, proche de la Syrie et du Liban, et le Jihad islamique égyptien.À PARTIR DE SEULEMENT I u s q u mois Tous les moyens sont bons pour réserver sa Jetta Modèle de base Quatre coussins gonflables Banquette arrière rabattable et divisée 60/40 Roues en acier de 15 pouces Freins ABS Système audio stéréo à huit haut-parleurs Système d'alarme antivol et antidémarrage vw.com Êtes-vous fait pour Volkswagen?‘Taux non applicable à la jetta TOI.Toux de financement à l'achat de 2,9 % offert pour un terme jusqu’à 24 mois Autres taux de financement offerts 3,9 % pour un terme jusqu'à 36 mois et 4 9 % pour un terme jusqu’à 60 mois.Sujet à l’approbation de crédit de Volkswagen Finance Roues en alliage illustrées offertes en option.Offre valable pour un temps limité chez les concessionnaires Volkswagen du Québec seulement.Et comme la Jetta est si précieuse, nous avons même buriné 25 de ses composantes.5 O AN S VOLKSWAGEN I C A N A D A I I i I.E l> E V O I K .L E MARDI 21 M Al 2 0 0 2 A 8 EDITORIAL Le premier tour Le sort en est jeté.Des élections partielles auront lieu le 17 juin dans les circonscriptions de Lac-Saint-Jean, Vimont, Joliette et Berthier.Quatre élections qui permettront à Bernard Landry, Jean Charest et Mario Dumont de mesurer leurs forces respectives dans des circonscriptions à forte majorité francophone, là où ça compte.ans ces quatre partielles, les yeux se tourneront d’abord vers l’Action démocratique de Mario Dumont à qui tous les espoirs sont permis.La victoire inattendue dans Saguenay a accru l’intérêt du public envers ce parti.Jamais jusqu’ici sa popularité n’avait atteint de tels sommets, ce qui demeure vrai même lorsqu’on soustrait quelques points aux intentions de vote que lui a accordées généreusement le dernier sondage SOM-La Presse.Dans ces partielles, l’ADQ profitera d’un avantage dont elle ne disposera pas à la prochaine élection générale.Aujourd'hui, les électeurs insatisfaits du PQ et du PLQ reportent leurs voix vers ce parti.Ceux qui se rendront aux urnes le 17 juin ne se demanderont pas si les adéquistes ont la capacité de gouverner.Cette question, incontournable lorsqu’il s’agit d’exercer un choix définitif, est pour l’instant tout à fait secondaire.Le facteur principal de ces partielles sera la grogne envers le gouvernement péquiste et le dépit envers les libéraux de Jean Charest.Le premier ministre Landry n’avait pas le choix de déclencher des partielles dans lac-Saint-Jean, Vimont et Joliette.Tôt ou tard, il devait y venir car ces trois circonscriptions sont sans député depuis février.En ajoutant Berthier pour tenter de faire entrer son ministre-vedette David Levine à l’Assemblée nationale, il donnait une tout autre dimension à cette série de partielles.Toutes les caméras se braqueront sur cette circonscription, sur M.Levine.et sur M.landry lui-même, question d’évaluer sa capacité à remporter les prochaines élections.On reconnaîtra au premier ministre le mérite de se comporter en démocrate.11 aurait pu retarder encore le rendez-vous de David I^vine avec l’électorat.Il a estimé qu’il était temps que sa recrue siège au parlement.Cela est bien.En présentant le ministre délégué à la Santé dans Berthier, M.Landry fait preuve toutefois d’une audace qui frôle la témérité.Cette circonscription n’est pas faite pour M.Levine qui n’y a ni racines ni affinités.Il n’y a pas de gloire à vaincre sans péril, mais ce serait dommage que celui-ci échoue pour de mauvaises raisons, car voilà un homme qui, tous le reconnaissent, mériterait d’être élu.Son arrivée au Conseil des ministres en février a été une nouvelle rafraîchissante, tout comme le fut à l’automne 1998 celle de François Le-gault, un autre ministre recruté en dehors des cadres péquistes.D’emblée, le chef du gouvernement aurait préféré proposer à David Levine une circonscription davantage taillée à sa personnalité.Il s’est buté toutefois à une absence totale de coopération, ce qui l’a forcé à faire un magasinage gênant.Aucun député, sauf Gilles Baril, n'a voulu céder son siège.Les André Boule-rice, Cécile Vermette, Jean-Claude Saint-André, Gilles Labbé ont tous refusé de laisser leur place.Cela est symptomatique de l'état d’esprit qui règne dans ce parti.L’équipe ministérielle a besoin de se renouveler, cela est une évidence criante, mais personne ne veut se sacrifier.Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il y a des gens qui manquent de sens de l’Etat.Chacun s’accroche à son siège en espérant être, si le bateau coule, parmi les survivants.Aussi bien dire que ceux-là ont déjà jeté l’éponge.Le 18 juin, ils auront probablement des remords, mais c’est hier qu’ils auraient dû répondre à l’appel de leur chef.Ces quatre élections partielles seront déterminantes pour l’avenir du gouvernement Landry.Elles constituent une occasion pour les militants péquistes de se ressaisir.Le premier signal à donner aux électeurs ne devrait-il d'ailleurs pas venir du parti lui-même?Iæ Parti québécois doit montrer aux électeurs qu’il a toujours le goût de l’action, qu’il a une vision claire et distincte de l’avenir du Québec et qu’il a des choses nouvelles à proposer.Chose certaine, Bernard Landry ne peut remporter seul son pari.I^î chef ne peut tout par lui-même.Il a besoin que le parti se rallie derrière lui.Au lendemain du premier tour de l’élection présidentielle française et de la défaite du socialiste Lionel Jospin, plusieurs ont fait un parallèle entre l’humeur de l’électorat français et de l’électorat québécois, soulignant que l’ADQ était un leurre dont il fallait se méfier.On pourrait voir dans les partielles du 17 juin une sorte de premier tour.On saura alors si les mises en garde ont été entendues et si la grogne que manifeste une partie des Québécois envers le PQ peut être surmontée lors du deuxième tour que constituera l’élection générale.bdcscotea uxàlcdevoir.ca Bernard Descôteaux ?Le Devoir FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910 FAIS CE QUE DOIS Directeur BERNARD DESCÔTEAUX Rédacteur en chef JEAN-ROBERT SANSFAÇON Vice-présidente finances et administration CATHERINE LABERGE Directeur de l'information MICHEL VENNE Directeurs adjoints de l’information PIERRE BEAULIEU, MARIE-ANDRÉE LAMONTAGNE, LOUIS LAPIERRE Directeur artistique CHRISTIAN TIFFET Directeur, ventes publicitaires NICOLE CALESTAGNE « il J'AVAlî Su Poul?i» 51?PTCmBR£, J'AuBàiîlôuT TaiT Peu* PRoT£££R il ' ouÇTr' A Mf pAî if MîiWwT Atfc vos ?nrtvtHèsrç , fARffiuÇÇ.' y ç\rtant sur l’avenir LETTRES -?- politique du Québec, cette concentration de la propriété des médias fera bien l’affaire des forces fédéralistes, qui tiennent le haut du pavé dans le domaine des communications.Empêtrés dans ce qui semble être des activités de diversion, beaucoup de ministres et de députés ont oublié que s’ils ont été élus, c’est d’abord pour s’occuper de promouvoir la souveraineté du Québec et contribuer à sa réalisation.On a l’impression que pour plusieurs d’entre eux la question nationale est devenue une affaire secondaire.On dirait des souverainistes mous, virtuels, sans volonté de passer à l’action.Leur foi loge dans les catacombes plus quelle ne se manifeste sur la place publique.Selon des sondages, le projet d’indépendance nationale obtient un appui plus grand auprès des électeurs que le parti politique officiellement souverainiste et théoriquement représentatif de cette option.Voilà une situation paradoxale.Comme si beaucoup d’indépendantistes en étaient arrivés à la conclusion que le gouvernement du Parti québécois ne représente plus une instance obligée sur le chemin conduisant à la souveraineté.Ce gouvernement aurait avantage à revenir à l’essentiel, à sa raison d’être.Il a été porté au pouvoir pour s'occuper d’autre chose que de bière, de vin et de pizza Louis O’Neill Mai 2002 Où sont les progressistes?On s’apprête à voter une loi donnant aux homosexuels des droits parentaux.Certains appellent cela du progrès d’autres un recul.En vérité, le Parti québécois n'a jamais eu le mandat de changer la définition de la famille.Nous ne comprenons ni ses intentions ni sa stratégie.Effectivement, notre gouvernement s’apprête à faire passer une loi dans un contexte qui ne relève ni de sa compétence ni d'un mandat que lui a donné la population.A ma connaissance, la définition du mariage relève du fédéral et non du provincial.Quoi qu’il en soit, les libéraux provinciaux ne sont guère mieux.Comme d'habitude, ils vont tenter de planer sur l’illusion progressiste qu’incarne ce projet de loi.Malheureusement, plusieurs croient que l’opposition officielle n’aura pas le courage de demander au gouvernement le vote libre sur le sujet.Ont-ils raison?Aura-t-elle l’audace d’en donner l’exemple?Contribuera-t-elle à donner un souffle nouveau à la démocratie?L’avenir le dira.Seuls les hommes et les femmes courageux peuvent faire face au vote libre en matière de moralité.Le vote libre en matière de moralité est le véritable progrès démocratique.L’avantage du vote libre c’est qu’il «décristallise» les opinions partisanes.Chers élus, pourquoi auriez-vous peur de vous affichez librement?Devons-nous comprendre qu’il est plus facile de se cacher derrière une ligne de parti ou de s’absenter du vote que de faire connaître ses vraies couleurs?Quel politicien peut répondre à cette question sans patiner?La réponse est simple et concluante.En proposant un vote libre sur le projet de loi 84, les politiciens vont faire face, en matière de conscience, à un choix volontaire.C’est pourquoi je crois que le véritable progrès démocratique est de laisser les députés élus voter librement en fonction de leurs convictions.Des positions ça se discute et ça se vote.Réfléchissez avec moi: de quel droit un parti politique peut-il forcer un individu à voter contre sa conscience?Laissons la démocratie s’exprimer librement et vivons avec un résultat honnête et transparent Messieurs les politiciens, osez nous montrer vos vraies couleurs.A défaut ce pourrait être un des éléments qui nous expliquent pourquoi la population a perdue confiance en leurs représentants.Messieurs les chefs de parti, sortez les députés de dessous votre jupe et faites preuve de virilité et de progrès.Soyez de vrais démocrates.Soyez assurez que vous contribuerez à augmenter le niveau de confiance et de sympathie de la population à votre égard.Et qui plus est vous renforcerez votre véritable pouvoir démocratique.Pour nous, un choix ça se voit! Eric Lanthier, ex-membre du Conseil supérieur de l’éducation Laval, mai 2002 LIBRE OPINION -?- Comment mesurer le phénomène de la mondialisation ?STÉPHANE FAQUIN Université Northwestern et Institut d'études politiques de Paris GUY LACHAPELLE Secrétaire général de l'Association internationale de science politique et Université Concordia Malgré le florilège de publications que la mondialisation a occasionné, il n'existe à ce jour aucune mesure ou index de la mondialisation qui soit satisfaisant.L’Observatoire de la mondialisation ferait œuvre utile s’il mettait sur pied un outil statistique qui nous permettrait de mesurer le degré de mondialisation d’un pays, d’une région et d’une ville.Le seul index que nous connaissons, l'index AT.Kearney, est incomplet, car il ne concerne que les pays souverains et emprunte une méthode parfois curieuse.L’index que l’Observatoire de la mondialisation devrait créer pourrait servir de guide pour les politiques publiques, les stratégies internationales du gouvernement et des villes du Québec en plus de nous permettre de mieux comprendre le phénomène de la mondialisation.Nous définissons la mondialisation comme un ensemble de processus qui conduit à la diminution des obstacles aux échanges.Les obstacles peuvent être de plusieurs natures, tout comme les échanges (idées, biens, pratiques culturelles.).Au niveau des obstacles, il peut s'agir de distances réputées infranchissables ou de barrières politiques.Depuis la découverte «officielle» de l’Amérique par Christophe Colomb, on sait que la terre est une entité finie.Cela a permis d’imaginer des stratégies globa'es de développement.La création de nouvelles technologies et des modes de transport a permis de circuler de plus en plus librement autour du monde.L'amélioration de la marine à voile et, ensuite, l’invention des paquebots transocéaniques au XIX1' siècle ont accéléré la cadence en diminuant le temps de parcours qui permet de relier tous les continents.Depuis le milieu du XXr siècle, le développement de l’aviation commerciale et civile a accentué la rapidité et l’intensité des échanges.Aujourd’hui, il n’y a plus d’obstacle technique au déplace ment des personnes dans le monde.La baisse constante des coûts de transport a ensuite démocratisé l’accès.Le nombre de personnes circulant en vols internationaux a doublé au cours des 10 dernières années pour passer de 243 millions de passagers en 1988 à 439 millions en 1997.Le mouvement s’est également accéléré.Le temps du Paris-New York en Concorde est moins important que le Montréal-Québec en voiture alors que la distance et nettement plus grande.Au XVIIL siècle, une information développée à Paris prenait plusieurs mois par bateau pour se rendre en Nouvelle-France.Depuis, l’invention du télégraphe, s’appuyant sur celle de l’électricité, a permis de raccourcir de beaucoup les délais.Ia distance n’est alors plus un obstacle à la circulation de l’information.Avec le développement du téléphone au début du XXe siècle et aujourd’hui avec le développement des réseaux câblés, des satellite's et d’Internet, l’information circule en une fraction de seconde partout dans le monde.Avec le développement de nouvelles technologies et des moyens de transport, aucun endroit au monde n’est de nos jours infranchissable.Le développement de technologie est ainsi inséparable de * toute réflexion sur la mondialisation.Au niveau des obstacles politiques, depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, on assiste à la création de régulateurs économiques internationaux comme le GATT, l’Union européenne, l’ALENA ou le MERCOSUR.qui favorisent une libéralisation croissante des droits de douanes et une diminution des qbs-tades aux échanges commerciaux.A la suite des crises économiques des années 1970 et 1980, les Etats occidentaux se sont lancés dans de nombreuses privatisations, dans des entreprises de déréglementation du marché du travail, dans un processus de libéralisation des transports, des télécommunications et des marchés financiers.Ces politiques de déréglementation et de régulation économique internationale ont dopé le commerce mondial.De nos jours, la croissance interne est de plus en plus associée aux exportations.Comme on le constate, la mondialisation n’est pas un phénomène nouveau, ce qui change cependant depuis les années 1960-70 c’est que cette dernière n’a jamais été aussi extensive et intensive, elle n’a jamais eu ni la vélocité ni l’impact sur les sociétés qu’elle a depuis 1945.11 ne faut pas non plus exagérer le phénomène.La mondialisation n’a pas les mêmes effets partout La vaste majorité des transactions économiques et financières se produit entre trois grandes régions: l’Amérique du Nord, l’Europe et l’Asie du Sud-Est.La mondialisation provoque ainsi une périphérisa-tion de l’Afrique subsaharienne et de l’Asie centrale.Elle n’a pas non plus les mêmes effets au sein d’un pays.Avec la mondialisation, les métropoles gagnent en importance au détriment des régions.La nouvelle division internationale du travail se fait moins selon une logique Nord-Sud que d’après une division entre les pays et au sein des pays.L’écart des revenus n’a pas cessé de croître entre les pays et au sein des pays.L’écart des revenus n’a pas cessé de croître entre les pays riches et pauvres, mais également à l’intérieur des pays riches et pauvres.Il y a donc partout des victimes et des gagnants de la mondialisation.La création d’un index de la mondialisation nous permettrait de mesurer l’intensité et l’extensivité de la mondialisation contemporaine.Il nous permettrait également de vérifier de nombreuses hypothèses qui ont été formulées depuis de nombreuses aimées.Existe-t-il, par exemple, une corrélation, positive entre le degré de mondialisation d’un Etat et la taille de son gouvernement?Certains spécialistes affirment que l’État s’est désengagé socialement à la suite des effets de la mondialisation alors que d’autres soutiennent qu’il existe une corrélation positive entre le degré d’ouverture d’un pays et la taille de son gouvernement On pourrait également savoir plus aisément quelle région (et non pas pays) attire le plus d’investissements étrangers et pourquoi.Qu’est-ce qui explique, par exemple, que la Catalogne attire 26,43 % des investissements directs étrangers de l’Espagne dont 36,47 % de l’investissement étranger industriel alors quelle ne représente que 15,5% de la population espagnole?Comment se fait-il que la Catalogne soit la région qui attire probablement le plus d’investissement étranger au monde?La réponse à cette question pourrait très certainement aider le Québec à être plus attractif.La mondialisation n’a jamais eu ni la vélocité ni l’impact sur les sociétés qu’elle a depuis 1945 1 I.K I) K V 0 I H .I K M A I! I> I M A 2 0 0 2 A !> IDEES Projet de loi 104 Au crépuscule d’une conscience territoriale Les modifications proposées auront pour effet d'affaiblir la responsabilité de l’État sur son territoire et de marginaliser l’expérience que le Québec avait développée dans ce domaine HENRI DORION Ex-président de la Commission de toponymie du Québec Ex-président de la Commission d’étude sur l’intégrité du territoire du Québec Ex-président du Comité permanent canadien des noms géographiques Ex-président du Groupe d’experts des Nations Unies pour les noms géographiques Ex-délégué général du Québec à Mexico if! *1 - ! ¥ * n5 h e Gouvernement du Québec s’apprête, par le projet de loi 104, à sabrer dans les compétences et le statut de sa Commission de toponymie, un organisme qui poursuit une mission indispensable à tout Etat qui se respecte.Ce projet improvisé et irresponsable m’amène à formuler les observations que m’inspirent 40 ans d'expérience dans ce domaine, tout particulièrement dans le cadre de ma fonction actuelle au sein du Groupe d’Experts des Nations Unies pour les noms géographiques.Dans cette instance, j’ai été à même de constater l'importance que revêt, pour tout gouvernement responsable, la toponymie comme élément du patrimoine national et comme moyen essentiel de gestion du territoire.Plusieurs résolutions adoptées lors des Conférences des Nations Unies sur la normalisation des noms géographiques ont souligné l'importance pour tout Etat de confier à un organisme spécifique et indépendant le mandat de gérer Içs noms géographiques de son territoire.A cet égard, on y a cité, à plus d’une reprise, le travail réalisé par la Commission de toponymie du Québec et les pouvoirs qui lui ont été reconnus par la loi comme des modèles à suivre.Les modifications actuellement proposées à la Charte de la langue française, pourtant présentées sous le signe de la modernité, s'inscrivent nettement, pour la section relative à la toponymie, à contre-courant des principes véhiculés par l!ONU pour la gestion toponymique des Etats modernes.Elles auront pour effet d’inférioriser le statut de l’organisme gestionnaire de toponymie en l’abaissant à un niveau moindre que celui de ses homologues au sein d’autres gouvernements du Canada, de compliquer inutilement le processus de décision en cette matière, de soumettre celui-ci à un cadre de référence inadéquat et de priver l'Etat québécois de compétences nécessaires à une saine gestion du territoire.Sans être idéales (des propositions de modifications ont été faites à diverses reprises dans le but de clarifier la juridiction de la Commission), les dispositions de la loi actuelle en matière de toponymie ont permis à la Commission de toponymie du Québec de réaliser un énorme travail d'inventaire, de traitement, de normalisation et de diffusion des noms géographiques et cela, dans le cadre d’une structure simple et relativement peu coûteuse.Aucune raison valable ne milite en faveur du ravalement de cet organisme au rang d’un service subordonné à une autre instance et à un niveau hiérarchique bien inférieur à celui qu’il occu- ./ :r;\ i » I! Pfetf.y y- ¦~»à§§|fo~.5 t'éT.Il * .A M ¦ \ " 18 iKi • PMtmœsJ £ m SI.Bt 1 t %, *, •WA Kl M MATHIEU I.K DEVOIR «Compte tenu des réalisations quantitativement et qualitativement très importantes de la Commission de toponymie, réalisations reconnues par les instances canadiennes et internationales, ravaler la Commission de toponymie au rang d’un “Comité d’officialisation toponymique" équivaut tout simplement à pénaliser le succès», croit M.Dorion.pait lors de sa création en 1912, si ce n’est de rattraper un certain nombre de recommandations du Rapport Larose afin de ne pas donner l’impression qu’il fut inutile.Faut-il rappeler que c’est pour des raisons d’économie d’échelle que la Commission de toponymie a été rattachée «administrativement» à l’Office de la langue française et que nonobstant ce lien administratif, la Commission a toujours conservé son autonomie décisionnelle, ce dont le projet de loi prévoit la priver.Considérer la toponymie comme une matière purement linguistique constitue une grave erreur et révèle une profonde méconnaissance des différents aspects techniques inhérents à la gestion toponymique.Il est par ailleurs pour le moins étonnant que l’on s’attaque à un organisme qui a fait ses preuves, reconnues internationalement, au moment même où les modifications relatives aux territoires municipaux auront dans un avenir immédiat un énorme impact sur l’objet de sa juridiction sur lequel il a développé une expérience largement reconnue.Les modifications proposées, pour ce qui touche la toponymie auront pour effet d’affaiblir la responsabilité de l’État sur son territoire, de mettre en péril les acquis considérables réalisés au Québec en matière de toponymie, de marginaliser l’expérience que le Québec avait développée dans ce domaine et de rendre celui-ci vulnérable à l’improvisation en le privant de son pouvoir décisionnel.Aussi, et cela est grave, elles vont tout à fait à l’encontre de l’agenda politique du gouvernement actuel que l’on considérait encore récemment comme préoccupé de l’intégrité et de la saine gestion de son territoire.Four avoir dirigé les travaux de la Commis- sion d’étude sur l’intégrité du territoire québécois, je connais l’importance de l’exerçice de la juridiction toponymique d’un Etat sur son territoire, alors que certaines portions du territoire québécois font, encore aujourd'hui, l’objet d’indéfinition et, pour certaines, de nette contestation.Soumettre des questions de cet ordre à un processus d’évaluation linguistique témoigne d'une étonnante inconscience.L’intitulé propose'1 pour l’unité administrative résiduelle («Comité d’officialisation toponymique») est d’ailleurs tout a fait réducteur, l’officialisation des topo-nymes ne constituant qu’une des nombreuses étapes de la normalisation des noms géographiques.Il semble bien qu’une grave sous-estimation de la complexité de ce processus ait inspiré Içs auteurs des modifications de la loi.A cet égard, et ce n’est qu’un aspect du problè- me, il n’apparaît ni logique ni pertinent de confier à l’organisme chargé de promouvoir une langue en particulier la mission de preserver le patrimoine topo-nymique multiculturel du Québec, lat crédibilité du nouvel organisme envers les diverses communautés culturelles québécoises, et autochtones notamment, serait mise en peril dès U1 depart.Compte tenu des réalisations quantitativement et qualitativement très importantes de la Commission de toponymie, réalisations reconnues par les instances canadiennes et internationales, ravaler la Commission de toponymie au rang d’un «Comité d’officialisation lopo-nymique» équivaut tout simplement à pénaliser le succès.Je participerai, à titre d’expert, à la 8' Conférence des Nations Unies sur la normalisation des noms géographiques qui se tiendra à Berlin en septembre prochain.J’avoue qu’aucun sentiment de fierté ne m'animera lorsque je serai contraint d’y annoncer que le Gouvernement du Québec vient de sabrer dans l'organisme qui, dans cette instance, a été maintes fois cité comme un modèle à suivre', tant pour les services qu'elle rend que ixnir les |xm-voirs dont elle est investie et pour sa structure de fonctionnement.On voit mal comment, ainsi ravalée, la Commission de toponymie peut continuer à exercer l’influence qu’elle a eue sur le plan international depuis une ving laine d’années.Alors que j’étais délégué général du Québec à Mexico, j’ai pu constater le rayonnement international de sa compétence dont j'ai été le messager, non seulement au (Mexique, mais également au Chili, en Equateur, au Salvador et au Panama.J’ai en effet été invité à familiariser les fonctionnaires de ces pays aux méthodes et techniques de notre Commission de toponymie, et ce, par le Gouvernement américain qui contrôle leur cartographie de base et qui, lui, a reconnu l’expérience de la Commission de toponymie du Québec.Sur un plan plus personnel, j’ajoute que je suis profondément peiné de constater que le sabordage de la Commission de toponymie risque d’être commis par l’équipe du Parti québécois duquel on était en droit de s’attendre qu’il défende ce qui constitue la spécificité du Québec.Je n’arrive pas à saisir quel avantage politique peut bien rechercher un gouvernement qui brade sans aucune raison valable un organisme qui a rendu à l’État et aux citoyens un service essentiel d’une incontestable qualité.Ce n’est d’ailleurs pas la première fois que le statut de la Commission de toponymie est menacé.Pratiquement à chaque changement de gouvernement, j’ai dû expliquer aux autorités à qui est périodiquement revenue l’idée d’abolir un certain nombre d’organismes (dont la Commission de toponymie) les tenants et aboutissants du mandat de cette Commission.A chacune de ces occasions, une fois informées du travail que celle-ci doit réaliser, ces autorités ont compris l’importance de la mission qui lui a été confiée, essentielle à une saine gestion du territoire.Mon intervention vise, encore une fois, à donner un éclairage qui a manifestement manqué aux promoteurs des amendements relatifs à la Commission de toponymie.Si le présent gouvernement persiste dans la procédure de destruction qu'il a amorcée, il ne nous restera qu'à souhaiter que le prochain gouvernement répare rapidement les erreurs de son prédécesseur.JUSTICE Sur un triste jugement de cour YVES MICHAUD Journaliste à la retraite envisagerai dans les prochains jours l’opportunité de porter en appel le jugement rendu dans ma cause en -diffamation contre M.Marc Angenot professeur à l'Université McGill, malgré ce qu’il en coûterait.Ce dernier a déclaré sur les ondes de la télévision d'État que «j’avais le droit de tenir des propos antisémites et qu’il avait le droit de les trouver “abjects"», c’est- à-dire selon le Grand Robert, «qui inspire l aversion, le dégoût, la répulsion, qui attire le mépris, l’opprobre, abominable, bas, dégoûtant, ignoble, indigne, infâme, infect, méprisable, odieux, répugnant, vil».En d’autres mots, il faut être un sous-produit de l’espèce humaine pour tenir pareil langage! J’estime que le jugement est dévastateur pour tout citoyen dont le droit irréfragable à la réputation, l’honneur et la dignité est reconnu par les chartes québécoise et canadienne des droits et libertés.Le jugement fait état à dix reprises (10) de propos que j’aurais tenus à l’égard de la communauté juive, ce qui est faux.la seule phrase que j’ai prononcée en référence au peuple juif est «qu’il n’est pas le seul au monde à avoir souffert dans l’histoire de l’humanité».Le jugement renvoie à la motion de blâme votée à mon endroit par l’Assemblée nationale le 14 décembre 2000, sans préavis, sans discussion, sans m'entendre, alors que 109 parlementaires me couvraient d’opprobres sans avoir lu un traître mot des propos que j’ai tenus à la commission des états généraux de la langue française.«Même s’il n’était nullement l'intention du requérant de tenir des propos à caractère antisémite, lit-on dans le jugement, n’empêche qu’une partie de la communauté québécoise l’a ainsi perçu et qualifié.Est-il nécessaire de rappeler que la motion de blâme votée par l'Assemblée nationale du Québec le 14 décembre 2000, adoptée à l'unanimité de ses membres constitue une première dans l’histoire du Québec et, encore à ce jour, n’a nullement été ni révoquée ni amendée.I«e Tribunal ne peut néanmoins faire abstraction de son existence.» Le jugement cite à profusion une mince brochette de chroniqueurs et de parlementaires qui ont travesti mes propos.En revanche, la motion de blâme du 14 décembre 2000 a fait l’objet d’une réprobation impressionnante de l’opinion publique québécoise.Le Tribunal a fait abstraction de l’existence de ce fait Je concluais mon plaidoyer devant le Tribunal le 9 janvier 2002: «Au versant de la colline où je suis, je verrai moins d’aurores se lever.Il y a moins de lendemains qui m’attendent.Je souhaiterais que ceux qui me restent à vivre soient lavés de tout opprobre, que je retrouve mon honneur intact et ma réputation blanchie.Oserais-je le dire, monsieur le juge, je souhaite que votre verdict fasse école, certes pour moi et les miens, mais aussi pour éviter à l’avenir que des concitoyens et des concitoyennes se retrouvent dans la situation pénible que je vis.Le monde, à tout le moins occidental, se sent coupable de la Shoah et l’on comprend ceux et celles, dont je suis, qui réclament que plus jamais pareille tragédie se reproduise.Aussi, le fait d’être associé sans preuve, de près ou de loin à ce terrible carnage, sous le couvert d’avoir tenu des propos antisémites est la pire des infamies, le plus abject des déshonneurs.Quel que soit le sort que vous ferez à ma requête, que vous la receviez en tout ou en partie, que vous ordonniez la publication dans les principaux journaux du Québec de votre jugement ou un texte d’excuses de l’intimé dont vous aurez approuvé la teneur, l’un ou l’autre à ses frais, la réparation ne sera jamais totale: il y en aura toujours pour dire, suite à la diffamation de l’intimé, qu’il n’y a pas de fumée sans feu, qu'il doit bien avoir un fond de vérité, qu’en tout homme il y a un antisémite qui sommeille ou toute autre suspicion et fadaise de même nature.U mal est fait.Im blessure se guérira peut-être, mais il restera toujours une cicatrice.A tout le moins, j'espère que vous ferez en sorte qu'elle sera la moins visible possible.» L’ÉQUIPE DU DEVOIR LA RÉDACTION Journalistes à l’information générale et métropolitaine : Gérald Dallaire (adjoint au directeur de l'information).François Cardinal (actualité municipale).Marie-Andrée Chouinard (éducation) Yves d’Avignon (sports): l’aule des Rivières (éditorialiste), Jean Dion, louis-Ci lles Francœur (environnement).Benoît Munger (responsable du site Internet), Josée Boileau.Brian Myles (justice et faits divers), Isabelle Paré (santé): Michel Garneau (caricaturiste) : Diane Précourt (pages éditoriales, responsable des pages tbematiàu tin Dudos et Christine Dumazet (relecteurs): Jacques Grenier et Jacques Nadeau (photographes) ; à l’information culturelle Michel Bélair (responsable).Jean-Pierre I^egault, Stéphane Baillargeon (théâtre).Paul Cauchon (médias), Caroline Montpetit (livres).Odile Tremblay (cinéma), Bernard Umarrh (arts^Hsuch1 à l'information économique : Gérard Bérubé (adjoint au directeur de l'information).Dominique Reny, Éric Desrosiers.Valérie IXifour.Pauline Gravel, Claude Turcotte; à l’information internationale Claude U-vesque, Guy TaiDefer, Serge Truffaut (éditorialiste); à l'information poli ° J •' Manon Cornellier (correspondantes parlementaires à Ottawa).Mario Cloutier et Robert Dutrisac (correspondants parlementaires à Québec).Kathleen Levesque ; Marie-Hélene Alarie (secrétaire a la rédaction) .Dniise-Maude Rioux Soucy (commis), lu documentatnin Gilles Paré (directeur): Man n D 1 Serge Laplante (Québec).Rachel Rochefort (Ottawa).LA PUBLICITÉ ET LE MARKETING.Jacqueline Avril, Jean de Billy, Gyslaine Côté, Marlène Côté, Martin Fournier.Véronique Geraud, Anouk Hurbutt.Christiane Legault, Jacques A.Nadeau, Claire Paquet, l 'Heureux.Lise Lachapelle.Rachelle I^derc.Roger Boisvert (vice-président exécutif et directeur général) I A 10 I.K l) Ë V 0 I R .L K M A R I) I 2 1 M V I 2 0 0 2 -?LE DEVOIR *-—- ACTUALITÉS GÉNOCIDE SUITE DE LA PAGE 1 Si Egoyan avait déjà évoqué l’Arménie dans Ca/en-dar, c’était la première fois qu’il abordait de front le génocide d’un million d'Arméniens perpétré par les autorités turques en 1915 et 1916, hantise de leur diaspora.•Je sentais que c’était le ban moment pour aborder le sujet, confiait hier le cinéaste.Cela m'a pris du temps avant de pouvoir établir l’équilibre entre la part de fiction du film, celle de la réalité historique et ma propre perception émotive du sujet.» Bien avant sa projection à Cannes, Ararat était porté par ses remous politiques.On savait le gouvernement turc (qui nie la réalité du génocide arménien) résolu à poursuivre le cinéaste et le distributeur Miramax après la première projection publique (celle d’hier).Restera à suivre le cours des événements.Ararat n’est pas une œuvre revancharde.Peut-être Ankara lâchera-t-elle prise.Vœux pieux.Ce film, taillé sur mesure pour la compétition cannoise, fut présenté hors concours, à la demande d’Atom Egoyan, tant le climat qui l’entourait semblait troublé.Et Egoyan de nous expliquer que le film était trop politique pour atterrir en compétition, qu’il connaît les pressions, les rumeurs, les potins entourant les films en lice et refrisait d’exposer son film à pareil traitement Il est arrivé hier entouré de son équipe d’acteurs, dont Charles Aznavour, Arsinée Khanjian et la Québécoise Marie-Josée Croze, actrice primée aux Genie et aux Jutra pour le Maelstrom de Denis Villeneuve.Aznavour, qui n’avait pas accompagné un film en compétition cannoise depuis Le Tambour de Schlôn-dorff il y a Z) ans, se félicitait hier qu’enfin une œuvre à portée universelle parle du génocide de son peuple.«Ankara a toujours mis les bâtons dans les roues des cinéastes pour qu 'ils évitent le sujet.Cette histoire oubliée va enfin renaître, se réjouissait-il.Personnellement, ce tournage m’a remis en mémoire ces récits que ma mère me contait.» Egoyan revendique avec Ararat une œuvre pur film, mais insiste sur un point «Le génocide est arrivé.C’est un fiait historique.» Que les Turcs négationnistes se le tiennent pour dit! Difficile de résumer le labyrinthe A'Ararat.On y fait la rencontre d'un cinéaste (Charles Aznavour) qui tourne un film sur le génocide arménien.Ani, une liistorienne d’art (Arsinée Khanjian) forte et manipulatrice cache un secret que son ex belle-fille révoltée (Marie-Josée Croze) veut la forcer à dévoiler.Entre ime reconstitution des scènes du génocide tournées pour le film et l’histoire du peuple arménien racontée par le fils d’Ani à un douanier (Christopher Plummer) qui le soupçonne du pire, à travers l’enchevêtrement de destins croisés, Ararat déploie sa complexité.Mariejosée Croze dans le rôle puissant de la jeune révoltée impose sa présence et Aznavour diffuse sa mélancolie subtile, le chef d’orchestre Egoyan conserve sa réserve (très canadienne), une retenue qui l’empêche de plonger complètement dans l’émotion, mais son style brillant a pris ici une vraie épure.Il était difficile hier d’oublier la dimension politique A’Ararat.Egoyan et son équipe se sont fait bombarder de questions sur le sujet.Des journalistes d’origine turque et arménienne s’en sont mêlés et un membre du comité de sélection pour le festival d'Istambul a avancé qu’il essaierait d’y pousser Ararat comme film d'ouverture.Difficile d’imaginer que le gouvernement turc puisse donner le feu vert à son projet, mais l'intention était belle.«Ce film n’est pas destiné aux six millions de personnes de la diaspora arménienne, mais à tout le monde, martelait Arsinée Khanjian qui sait bien qu’Araraf est attendu comme le sauveur par la diaspora en question, mais refuse de l'enfermer dans cette polémique.Ce film parle aussi pleinement de la réalité canadienne, de ce milieu ouvert qui a reçu les immigrants de partout.» Rencontrée en entrevue, la jeune Marie-Josée Croze avouait que lorsqu'Egoyan lui a proposé le rôle, elle ignorait tout de la question arménienne, s'étonnant par la suite de trouver si peu de documentation sur la question.Comme si une chape de silence pesait sur ces massacres.Chose certaine, Ararat fut une aventure qui propulse la comédienne québécoise très haut sur les écrans du monde.Ce rôle constitue un vrai cadeau lui ayant permis entre autres de tourner avec Aznavour qui l’a conquise par sa jeunesse étemelle et son énergie folle.«Le côté obscur du film nourrit mm personnage à la recherche d’une réalité volée, dit-elle.Mais même avec des scénarios aussi construits que les siens, Egoyan sait demeurer souple.Mm personnage devait être une anglophone au départ.Après m’avoir choisie, il en a fait une Mmt-réalaise p
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