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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


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  • Montréal :Le devoir,1910-
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  • Journaux
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Le devoir, 2006-05-20, Collections de BAnQ.

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LE DEVOIR.LES SAMEDI 20 ET DIMANCHE 21 MAI 2 0 0 6 A A Registre des armes à feu Harper demande à l’Ontario et au Québec de respecter les compétences fédérales ISABELLE RODRIGUE Gatineau — Ardent défenseur du respect des compétences provinciales, le premier ministre Stephen Harper a fait la leçon au Québec et à l’Ontario, qui le pressent de laisser le Registre des armes à feu intact.Le registre est clairement en terrain fédéral, a-t-il fait valoir.Le gouvernement Harper a dévoilé plus tôt cette semaine une série de mesures visant à rendre le Registre des armes à feu inopérant en ce qui a trait aux armes d’épaule (carabines et fusils de chasse).La réaction du Québec et de l’Ontario ne s’est pas fait attendre, les deux gouvernements provinciaux exigeant le maintien du registre, qui existe depuis 1995.A l’Assemblée nationale, le ministre québécois de la Sécurité publique, Jacques Dupuis, affirmait mercredi que le gouvernement du Québec s’appliquerait à demander «sans aucune espèce de nuances, sans langue de bois, sans ambages, le maintien du Registre des armes à feu».De l’avis de Québec, le registre est un outil «utile et efficace».Toronto partage aussi ce point de vue et a réclamé que le fédéra] ne démantèle pas la base de données.Cet appel n’a pas trouvé une oreille attentive au cabinet du premier ministre.«C’est une compétence fédérale claire», a lâché M.Harper, soulignant que les provinces sont divisées sur cette question.«Je respecte les compétences des provinces et j’ai l’intention d'agir dans [les champs] de compétence fédérale», a poursuivi le premier ministre.M.Harper tenait ces propos lors d'une conférence de presse conjointe avec son homologue australien, John Howard, en visite officielle au Canada.Depuis l'arrivée au pouvoir de M.Haiper, l'intérêt du Canada envers l’Australie est vif.Les stratégies électorales de M.Howard ont largement inspiré l’équipe de M.Harper, lors de la dernière campagne électorale.L’idée de faire une annonce précise par jour, de courtiser la classe moyenne en promettant des baisses de taxes et d'impôts, et la promesse d’une allocation familiale sont toutes extraites du livre de recettes australien de l’équipe de M.Howard.L’inspiration du premier ministre australien, qui a renforcé le contrôle des armes chez lui, n’ira pas cependant jusqu’à influencer la position de M.Harper sur le sujet «Nous nous opposons depuis long temps à l’idée d’avoir un registre des armes de chasse, a rappelé le premier ministre du Canada.Ça coûte cher, ça n’a pas de résultats, ce n'est pas une dépense efficace.» Il n’y a pas que les gouvernements du Québec et de l’Ontario qui expriment leur désaccord envers la décision du gouvernement conservateur.L’opposition au démantèlement du Registre des armes à feu s’organise aussi à divers niveaux au Québec.Jeudi, des regroupements de policiers, d’organismes de prévention du suicide et de prévention de la violence faite aux femmes se sont élevés contre la volonté du gouvernement conservateur de soustraire les armes de chasse du registre.Ces groupes ont fait valoir que, depuis l’instauration des contrôles, le nombre de vols, de suicides et d’homicides conjugaux avec des armes à feu, de même que le nombre d’homicides avec des armes de chasse ont considérablement diminué.Les conservateurs soutiennent, en contrepartie, que les changements ne touchent que les honnêtes «chasseurs de canards et les fermiers».Les armes de poing continueront à être enregistrées.Cette mesure, conjuguée au projet de loi qui impose des peines minimales obligatoires plus sévères pour des crimes graves, représente «le bon mélange de politiques pour atteindre nos objectifs» de réduire la criminalité, a argué M.Harper.Presse canadienne Jean-René Ml LOT Sms la direction da Jean-Marie DEBUNNE LA TRADITION Le chemin du retour uers Allah 64 pages-17,30$ Les editions LA PENSEE (514)848-9042 ETHIQUE ET CULTURE RELIBIEUSE AU SECORDAIRE En vente dans loutes les Moraines Les prix sont mditjues sous reserve de modifications Débat Nouvelle politique énergétique du gouvernement Charest La Chaire de responsabilité sociale et de développement durable (CRSDD) et l'Institut d'études internationales de Montréal (IEIM) de l'UQAM organisent une table ronde sur la nouvelle politique énergétique du Québec, qui suscite ta controverse auprès de nombreux groupes.^ La mardi 23 mai de 18 h 30 à 20 h 30 Pavillon J -A -DeSéve 320, me Samte-Caîhenne Est Local DS-R520 Animateur : Peter Leuprecht, directeur, IEIM 'r iean-Guy Vaiitancourt.sociologue en environnement Université de Montréal Nicole Moreau, analyste en énergie et réglementation Groupe de recherche appliquée en macroécologie (GRAME) Jean-frsnçois Blain.analyste en énergie et conseiller auprès de la Fondation Rivière ¦e Jacques C.Bellemare, président Stem consultant me Entrée libre Renseignements : (514) 987-3667 www crsdd.uqam.ca UQÀM Prenez position POLITIQUE LAiiotUerie Gâmbard U0-A RUE CATHCART, CENTRE-VILLE MONTRÉAL (514)866-3876 Le Canada s’éloigne un peu plus de Kyoto Le premier ministre vante les vertus du Partenariat Asie-Pacifique CHRIS WATTIE RKUTERS ministre de l'Australie, John ISABELLE RODRIGUE Gatineau — On le savait peu enthousiaste envers le protocole de Kyoto, mais le premier ministre Stephen Harper n’a pas retenu son élan hier pour vanter les mérites du Partenariat Asie-Pacifique sur le climat et laisser entendre que le Canada pourrait y adhérer.Lors d’une conférence de presse conjointe avec le premier ministre australien John Howard, M.Harper a confirmé que le Canada avait été invité à se joindre au groupe de six pays.Ce partenariat, décrit par certains comme le club des «sceptiques de Kyoto», comprend les Etats-Unis, la Chine, l’Inde, la Corée du Sud, l'Australie et le Japon.Décrivant cette entente comme une «initiative dont la planète a besoin» pour s’attaquer sérieusement aux changements climatiques, M.Harper a mis l'accent sur l’importance d’inclure les plus grands émetteurs dans la lutte contre les gaz à effet de serre.«Si on est sérieux sur les changements climatiques et le contrôle des émissions de gaz à effet de serre, il est clair que nous devons avoir une initiative internationale qui comprenne les grands émetteurs», a souligné le premier ministre.Le Partenariat Asie-Pacifique privilégie le développement économique et la création de «technologies propres» pour tenter de réduire les émissions de gaz à effet de serre sans toutefois forcer les pays à atteindre des cibles comme les y oblige le protocole de Kyoto.•Ça ressemble beaucoup à l'approche que nous étudions», a affirmé le premier ministre Harper.Stephen Harper et le premier Howard.Mais pour les environnementa-listes, ce n'est certainement pas la bonne approche.«C’est une supercherie, a indiqué Steven Guilbeault, de Greenpeace.C’est une entente non contraignante faite sur mesure pour les plus grands producteurs de charbon qui veulent continuera polluer sans être dérangés.» Depuis son élection, le gouvernement conservateur ne cesse de répéter qu’il sera impossible d’atteindre les cibles que le Canada s’est fixées en vertu du protocole de Kyoto.Mais s'il dit vouloir réduire les émissions de GES, le gouvernement Harper doit encore présenter son plan «typiquement canadien» pour agir en ce sens.Ce plan, qui devrait être dévoilé à l’automne, devrait accorder une bonne place aux nouvelles technologies sans nuire d’une quelconque façon à l'économie canadienne, si on en croit le discours de M.Harper et de sa ministre de l’Environnement, Rona Ambrose.Cette approche ne pourrait (tas mieux concorder avec celle du Partenariat Asie-Pacifique.«Ce qu'il faut faire, c'est trouver un moyen de réduire les émissions de gaz à effet de serre sans qu 'il y ait un prix à payer sur le plan économique», a fait valoir le premier ministre de l’Australie, John Howard.«On peut le faire, et je crois que le Partenariat Asie-Pacifique est plus près d’atteindre cela que Kyoto.» «Rien des gens sont persuadés que le salut environnemental passe par Kyoto, a poursuivi M.Howard.Ce « est pas notn- position et ce n 'est certainement pas.selon ce que j’ai compris.la position du Canada.» L’énergie nucléaire les environnementalistes ris quent fort de ne pits être davantage impressionnés par la déclaration de M.Harper selon laquelle l'énergie nucléaire est un élément de l'avenir énergétique au pays.Ce sera «une composante importante du débat lorsque nous aboulerons les défis énergétiques et envi ronnementaux», a déclaré le premier ministre.Mais s’il voit d'un bon oeil le Partenariat Asie-Pacifique, le premier ministre semble plus prudent devant un éventuel partena riat sur l'énergie nucléaire, récemment proposé par les États-Unis.L’idée de base de ce partenariat consisterait à créer un groupe de pays qui fournirait l’énergie nucléaire dans le but de mieux contrôler la prolifération des armes conçues à partir de cette matière.Ix’s pays exportateurs devraient accepter rie rapatrier sur leur territoire le combustible nucléaire épuisé.Ixt Canada est déjà aux (irises avec des problèmes pour stocker à long terme les résidus miniers et les déchets en provenance des réacteurs nucléaires canadiens.À eux deux, le Canada et l'Australie exportent 43 % de la production mondiale d’uranium.Les deux pays collaboreront pour étudier de près la proposition américaine, ont indiqué les deux chefs de gouvernement.Presse canadienne f CONFÉRENCE MIDI N L'ÉCOLE C’EST POUR LA VIE ! UN NOUVEAU PACTE SOCIAL POUR L’ÉDUCATION Lieu : Monument-National 1182, boul.Saint-Laurent, Montréal Métro Saint-Laurent Date; Le mardi 23 mai de 12 h 30 à 14 h Présentation • Jocelyn Berthelot, conseiller et chercheur à la Centrale des syndicats du Québec (CSQ), rendra public les principales conclusions de sa plus récente recherche qui porte sur la situation de l’éducation québécoise dans un contexte de mondialisation.Commenteront • Michel Venne, directeur général de l’Institut du Nouveau Monde et chroniqueur au Devoir, • Céline St-Pierre, membre de la Commission des États Généraux sur l'éducation et ex-présidente du Conseil supérieur de l'éducation.Françoise Guénette, animatrice et journaliste à Radio-Canada, agira à titre de modératrice.Les inégalités en éducation et l'urgence de refaire de l’égalité des chances une priorité V (g) CSQ wwwtKvqc.net y f* | | / €N COii ABOIATION AVIC Sothebys-RiTCHiES ?W 41 *67; 5$ - 220000 $ OEUVRES CANADIENNES IMPORTANTES i VENTE AUX ENCHERES 288 rue Km?eu.Toronto Lundi, le 29 mai 2006 a lOhJO ATORONTO 1 ‘ Silchicv tse rue „ Solde d'inventaire de 20% à 50% sur la collection de tapis nanmarquna BONALDO 2.le rayer (telle stiwt-leurerrtl, Vieux-Montreal, qe 1.514 287 9222 IJ» BONALDO wwwbonaldo ci FEHMÉLE DIMANCHE I 4577 LE DEVOIR LES SAMEDI 20 ET DIMANCHE 21 MAI 2 0 0 0 LES ACTUALITES Pas de rencontre avec Bush en juin prochain Washington — Le premier ministre Stephen Harper ne pourra pas rencontrer le président George W.Bush à la mi-juin comme il l’espérait, a appris la Presse canadienne.Selon des sources, les deux hommes ont été incapables d’organiser leur calendrier d’activités pour tenir cette rencontre le mois prochain.La rencontre pourrait maintenant avoir lieu l’automne prochain, mais l’entourage du premier ministre canadien espère toujours trouver une date plus rapprochée.Le bureau du premier ministre n’a pu être joint pour commenter cette information mais, des deux côtés de la frontière, on affirme que le report de la réunion est un problème d'horaire et non pas le résultat d’une mésentente entre les deux hommes.«Il n’y a aucune aigreur ou problème, a déclaré une source.Il y a seulement deux hommes très occupés.Maintenant, tout le monde doit repartir de zéro pour trouver une nouvelle date.» MM.Harper et Bush pourront tout de même se voir à l’occasion du prochain sommet du G8 à Saint-Pétersbourg, en Russie, en juillet.Leur première rencontre officielle a eu lieu à Mexico à la fin du mois de mars.M.Harper a déployé beaucoup d’efforts jusquici pour effectuer un rapprochement avec les Etats-Unis, et les deux pays en sont arrivés à une entente, le mois dernier, sur un règlement de leur long conflit commercial sur le bois d’œuvre.La Maison-Blanche a quand même voulu rassurer le Canada en indiquant que les relations entre les deux pays n’allaient pas souffrir des débats émotifs, com- me la sécurité nationale et l’immigration, qui allaient captiver les Etats-Unis en cette année d’élections législatives.Cepte semaine, l’ambassadeur des Etats-Unis, David Wilkins, a pris soin de souligner qu’aucune troupe de la Garde nationale serait déployée le long de la frontière canadienne, comme ce sera le cas le long de la frontière mexicaine, pour contrer l'entrée d'immigrants illégaux.Le Canada peut également être encouragé par la décision prise mercredi par le Sénat de retarder l’entrée en vigueur des nouveaux règlements de sécurité en ce qui concerne l’entrée par voie terrestre des voyageurs canadiens aux Etats-Unis.Si la décision du Sénat est approuvée par le gouvernement américain, les règlements entreraient en vigueur le 1er juin 2009 plutôt que le 1" janvier 2008.Le Canada cherche à obtenir des concessions sur le genre de documents qu’il faudra présenter pour franchir la frontière.Des représentants du département américain de la Sécurité intérieure et du ministère canadien de la Sécurité publique doivent se rencontrer pour la première fois lundi afin de discuter de cette question.D’autre part, l’ambassadeur du Canada à Washington, Michael Wilson, espère profiter de l’opposition croissante des Américains à l’augmentation de la sécurité à la frontière au cours d’une réunion du sous-comite de la Chambre des représentants sur les relations internationales.La présence de l’ambassadeur canadien au sous-comité a été sollicitée par le représentant républicain de llndiana, Dan Burton.Presse canadienne Faculté de l'éducation permanente La faculté d'évoluer Faites connaissant0 ¥ avec nos 30 programmes d'études COMMUNICATION Communication appliquée Communication promotionnelle Français langue seconde pour non-francophones Journalisme Localisation Publicité Rédaction Relations publiques Traduction I et II ÉTUDES INDIVIDUALISÉES GESTION Gestion appliquée à ta police et à la sécurité Gestion des services de santé et des services sociaux Relations industrielles INFORMATIQUE - modules INTERVENTION Criminologie Droit Intervention auprès des jeunes Intervention en déficience intellectuelle Petite enfance et famille Toxicomanies Violence, victimes et société SANTÉ Gérontologie Santé communautaire Santé et sécurité du travail Santé mentale ÏAMPUS • CAMPUS RÉGIONAUX • FORMATION À DISTANCE AUTOMNE 2006 Renseignements 514 343.6090 t 800 363 8876 www.fep.umontreal.ca Gil Courtemanche n ce 17 mai 2006, je me suis dit, à mon grand désarroi, que je deviendrais probablement indépendantiste si jamais Steven Harper devenait premier ministre majoritaire du Canada.Rien à voir avec le débat sur la mission canadienne en Afghanistan, qui survint le même jour et qui occupa toutes les manchettes.C’était un exercice scandaleux de poker menteur auquel avaient accepté de jouer tous les partis.Je ne me serais pas voulu soldat canadien écoutant ces gens se livrer unanimement à la plus basse politique politicienne.Tous partis confondus, on exprimait son accord avec la mission, mais tous cris confondus de l’opposition, on votait contre la manière, contre le processus, contre la précipitation.Pas une seule seconde, un de ces politiciens n’a pensé à la solitude et à la peur du soldat canadien à Kandahar, à son incompréhension des coutumes locales et surtout à sa certitude d’accomplir un devoir digne, voulu avant les élections par tous les partis canadiens.Car la guerre — car oui, c’est en partie une mission guerrière —, la vraie guerre ne se déroulait pas en Afghanistan, mais à Ottawa.Une guerre impitoyable et totalement dépourvue de dignité, une guerre de petits seigneurs de guerre, bien plus médiocres que les grands seigneurs de guerre qui compliquent la tâche des Canadiens en Afghanistan.Dans les caucus, on se demandait ce qui était rentable sur le plan des circonscriptions, des strates d’électeurs, des tranches d’âge, de l’origine ethnique.Des sondeurs donnaient leur opinion.Les sondeurs pour ces gens ont plus de poids que les morts.On arriva après des heures de négociations entre les partis, après de multiples rapports incestueux et des accouplements pornographiques, à une magnifique conclusion.Rien ne se passerait.Peu importe le résultat du vote, la mission se poursuivrait.Et chacun pourrait sortir du débat avec son slogan creux.Heureusement pour les soldats qui écoutaient le débat à Kandahar, une vingtaine de libéraux ont donné une majorité illusoire et artificielle au gouvernement.Ils n’ont pas fêté, mais peut-être ont-ils dormi.Voilà un des exercices politiques les plus tristes et les plus ridicules que j’ai vus de ma vie —jouer des comtés sur le dos des femmes voilées de l’Afghanistan et sur celui de soldats qui obéissent à des ordres —, mais ce n’est pas une raison suffisante pour sortir du Canada.Non, c’est la peur de vivre dans un pays américain, un pays Bush, gouverné par une morale du XIX' siècle et le mensonge déguisé en théologie, qui m’a fait penser que je ne voudrais pas vivre dans un pays Harper.Le pays de Harper Dans les jours qui ont précédé cette horrible pièce de théâtre, le ministre de la Justice et celui de la So curité avaient dévoile le véritable visage de cette bande de cow-boys idéologiques de droite qui nous gouvernent et que les médias persistent à nous presenter comme des politiciens habiles.Ce sont des gens dangereux qui veulent détruire le Canada de modération et de tolérance auquel j'adhère même si bien souvent je le trouve dysfonctionnel.Le ministre de la Justice a invente de toutes pièces une hausse de la criminalité pour justifier plus de répression, des peines plus sévères pour les crimes commis avec des armes de poing, comme si mourir d’une balle était plus douloureux que mourir égorgé et étripé.Le ministre de la Justice a menti aux Canadiens.Les crimes contre la personne et ceux contre les biens ont baissé de 22 % en moyenne depuis dix ans.Voilà la réalité.Le ministre de la Justice a menti pour gagner des comtés à Toronto et parce qu’il pense, comme les Américains, que la répression est la seule réponse à la criminalité.Nos voisins du Sud possèdent en même temps que le plus grand nombre de personnes incarcérées le plus haut taux de criminalité en Occident Marc Lépine a utilisé un Ruger Mini 14, un fusil semi-automatique doté d'un canon de 470 mm de long, lors du massacre de l’oly Valérie Gignac, poli cière lavalloise, a été tuée par une arme de chasse, tout comme quatre agents de la RCMP en Alberta récemment.Stockwell Day, en mentant outrageusement à la Chambre des communes sur le diagnostic de la Vérificatrice générale à propos du Registre des armes à feu, a annoncé que toutes ces armes meurtrières seraient disposées dorénavant de l’obligation d'enregistrement En fait, il a annoncé que 90 % des armes disponibles au Canada n’auraient pas à être enregistrées.Les policiers consultent des milliers de fois par jour le Registre des armes à feu, mais le ministre de la Sécurité publique a décrété qu’il ne servait à rien, malgré l'avis de tous les corps policiers, sauf quelques-uns de l’Alberta.J'imagine maintenant un gouvernement majoritaire qui viendra probablement du vote incompréhensible des régions québécoises qui passent du Bloc aux conservateurs parce que le sympathique Harper a évoqué un fédéralisme d’ouverture.Cliniques privées, garderies privées, hôpitaux privés, armes en vente libre, prison pour les consommateurs de marijuana, troupes canadiennes en Irak, participation au bouclier antimissile américain, interdiction des mariages gais, restrictions à l'avortement C’est le Canada que ces gens veulent et dans lequel je ne veux pas vivre.Il n'est pas anodin que le premier dirigeant invité à s’adresser au Parlement canadien ait été le premier ministre de l'Australie.Voilà un homme qui mène une politique d'immigration raciste, qui parque les inunigrants illégaux dans des camps de concentration, qui ne reconnaît pas l’existence des aborigènes et qyi a soutenu devant des conservateurs béats que les Etats-Unis étaient les seuls garants de la paix et de la sécurité dans le monde.M, Harper, je veux bien vivre au Canada même si ce n’est pas parfait, mais jamais aux Etats-Unis ou en Australie.wmmËÊÊËmmÈSÊÊmÊM L’islam vu d’ici Un programme court de 2' cycle en sciences des religions pour répondre â vos questions théoriques et pratiques sur l’islam.Trois séminaires de trois crédits : Automne 2006 : L'islam en question (lundi de 18 h à 21 h) Hiver 2007 : La vie en société selon l’islam -+ Été 2007 : L'islam au Québec Programme animé par Jean-René Milot, professeur associé Pour information : (514) 987-0396 www.religion.uqam.ca UQAM Prenez position Boutique Courir LONGUEUIL 1085, chemin Chambly (à deux pas du Cégepi (450) 674-4436 MONTRÉAL 4452, rue Saint-Denis près de Mont-Royal) g) (514) 499-9600 — Université rm de Montréal Chaussures d entrainement disponibles en plusieurs largeurs mai aA m^^aanaaeaim^^r pour nommes ci icfiimcv c Æ, MX 1007 new balance C’est la peur de vivre dans un pays américain, un pays Bush, gouverné par une morale du XIX’ siècle et par le mensonge déguisé en théologie, qui m'a fait penser que je ne voudrais pas vivre dans un pays Harper K N II K E F Enquête criminelle sur un policier du SPVM U‘ service de police de L i ville de Montréal a réaffecté un de ses |x>li-ciers à des fonctions administratives.I Ine enquête a été menée concernant ce poficier âgé d’une trentaine d'années et comptant 13 ans de sendee, a fait savoir le service de police par voie de communiqué.L’ensemble du dossier sera soumis au procureur de la Couronne pour appréciation de la preuve afin qu’il détermine la suite à y donner.D1 nom du policier ne peut être divulgué avant que le ironi reur n’ah tiré ses conclusions.( )n lui reprocherait d’avoir fourni certains renseignements.Lorsqu’un polkier est soupçonné d'avoir contrevenu a la loi par la commission d'un aile criminel, la direction met immédiatement en branle une enquête.Le SPVM souligne quTl ne communiquera aucune autre information sur cet événement d'ici à la conclusion du dossier - PC Sanctionné par le Vatican Cité du Vatjcan —11 est le plus haut prélat de l’Eglise catholique sanctionné pour abus sexuels.Le pape Benoît XVI a demandé vendredi au fondateur des i/gionnaires du Christ, le pire Marrial MarieL de se retirer de la vie publique, de cesser de dire la messe et de mero-r désormais une vie de •pnère et de pénitenc».Ix- Vatican ne précise pas dans son communiqué si l'enquête menée depuis 1998 par la Congré galion pour la Doctrine de la Foi.a déterminé- la culpabilité du prêtre mexicain, âgé de 86 ans.Mais selon les spécialistes du droit canon, ces restrictions extrêmement sévères ne seraient pas imposé*es si le j>ré4at était considéré comme innocent, et elles [je-nnette-nt d’é-vitiT un procès en droit canon, en raison de l'âge et de- la mauvaise santé du pere Ma cieL C’est la première déiistun en matière de pédophilie pour le nou veau pape Benoit XVI, ancien préfet de la Congrégation et à ce titre responsable de renquête-, poursuivie jar seen successeur, le cardinal américain WjDiam Levada EDe e-st d'au tant plus «gnificative de sa eiétermi natjon sur le sujet ejue Tex-dn- ultra conservateur des I/gxxjnaire-s du Christ bé-neficiait de la laveur du défunt pape Jean Fàul H.Fittieuni an «en» séminaristes exit accusé Macàel d’avoir abusé d eux sexueflemert alors quils étaient enfants ou adolescents entre les années 40 et «J.-A/'
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