Le devoir, 12 mai 2006, Cahier B
DEVOIR, LE VENDREDI 12 MAI 2 O O R CINÉMA Délivrez-tnoi\ captivant mais inconstant Page B 3 C’EST LA VIE! La démission des plus-que-parfaites Page B 10 WJXK Les religions des autres Kaléidoscope organise des visites de week-end sous le thème «Incursion dans les lieux de culte» z: ¦ .SMi PEDRO RUIZ LE DEVOIR À la mosquée Assuna-Annabawiyan, l’une des 35 que compte Montréal.L’apparat qu’on associe aux lieux de culte chrétiens n’existe pas chez les musulmans.Pour les musulmans, la mosquée n’est pas qu'un lieu de prière, c’est aussi un centre communautaire Pourquoi les sikhs portent-ils un turban?Qu’est-ce que la prière du vendredi?Que font les juifs lors du shabbat dans une synagogue?Pourquoi les mormons ne boivent-ils ni thé ni café?Participer à une visite guidée dans un lieu de culte permet de découvrir tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur les religions sans jamais oser le demander.REUTERS 'j ; HÉLÈNE PÀQLET Nous sommes une douzaine à nous pointer a la station de métro Parc, en ce samedi matin tout gris.Dans quelques minutes, nous entrerons dans la mosquée Assuna-Annabawiyan, l'une des 35 que compte Montréal.Devant nous, des allées d'étagères en bois, comme cefles qui servent à ranger les souliers dans les salles de bowling.Il faut y laisser ses chaussures avant de franchir un long escalier.Une fois en haut les hommes entrent par une porte, les femmes par une autre.Même si l'édifice ou Ton se trouve est d'un âge avancé — un ancien théâtre qui date des années 50 —, les tapis d'une propreté irréprochable qui couvrent chaque recoin du sol font oublier le côté vétuste des locaux, les murs un peu fatigués et l'éclairage aux néons.Puis, lorsque se mettent à courir et à rire des volées de jeunes enfants dans le couloir ou l’on s'engage, on a vraiment l'impression d'étre dans un immense lirtng room dont Mé parents se sont absentés.Première surprise: pour les musulmans, la mosquée n’est pas qu'un lieu de prière, c’est aussi un centre communautaire.Notre guide nous conduit dans une petite bibliothèque où un groupe de jeunes d’une dizaine d’années sont penchés sur leurs cahiers.C’est l’école du samedi où garçons et filles étudient le Coran et apprennent cette langue pas toujours parlée à la maison mais qu’on tient à inclure dans leur bagage de connaissances.En semaine, tous vont à l’école publique en français.Les jeunes rient, jouent du coude et chuchotent, trompant la vigilance de leur professeur, un peu émoussée par notre présence.Nous passons ensuite devant une autre salle où des tout-petits récitent des mots en arabe.Ils n’ont pas plus de six ans et en nous voyant ils deviennent aussi turbulents qu’une horde de petits Tremblay déchainés.Une jeune femme souriante, toute vêtue de blanc, nous accueille ensuite.Son conjoint début trentaine comme elle, viendra se joindre à nous avec leur bébé.Les deux sont des Québécois de souche convertis depuis quelques années.Nous visitons d'abord la salle de prière des femmes, puis celle des hommes.Deuxième surprise: l'apparat qu’on associe aux lieux de culte dans la culture chrétienne n'existe pas chez les musulmans: pas de dorures, de bougies ou de velours: les murs sont blancs et nus, ponctués de hautes tablettes en bois sur lesquelles reposent des exemplaires du Coran.Ce dépouillement facilite la relation unique entre Dieu et chaque fidele.Sur le tapis, de longueslignesparalleles qui traversent la piece en diagonale Eues servent de guides pour s’assurer qu'on prie bien en direction de La Mecque, qui est au nord-est lorsqu'on est a Montréal La saDe de priere des hommes est aussi grande qu’un terrain de basketball.Ijors des cinq prières de la journée, dont l’heure est fixée en fonction du calendrier lunaire, certains musulmans y viennent, d'autres prient ailleurs.Mais pour la prière du vendredi, jour saint, tous sont tenus de se rendre à la mosquée.la prière est alors suivie d'un sermon de l’imam et à cette occasion, la grande salle en tapis mur à mur qu'on a sous les yeux accueille tout près de 3000 fidèles.Nous nous assoyons ensuite dans un coin de la salle en compagnie de nos guides.Après une courte présentation sur les fondements de l'islam, où nous apprendrons que les musulmans ont des anges, un paradis et un enfer et que Jésus est parmi leurs prophètes, une période de questions.Comment priez-vous?Au lieu de l'expliquer de long en large, on nous fait une démonstration.Qu’est-ce qu'une boucherie halal?Qu’est-ce que la charia?Où mettez-vous les morts?Comment se passent les funérailles?Pourquoi certains musulmans portent-ils un petit bonnet tricoté?La douzaine de curieux que nous sommes oseront toutes les questions pendant une bonne heure.En compagnie d'Omar et d'Ali, le bibliothécaire de la mosquée, le jeune couple répondra patiemment à toutes les interrogations, des plus saugrenues aux plus délicates.Et en deux petites heures, on aura appris plus de choses sur les musulmans qu’en suivant le téléjournal pendant des mois.?Inamum dans les lieux de culte est une activité of ferle par l'entreprise Kaléidoscope.Les visites ont Beu les samedis et dimanches et les temples visités varient chaque semaine.Demain, ce sera un pieu de mormons; la prochaine visite d'une mosquée aura beu le 27 mal Le lendemain, pour la premiere fois, on offrira une conférence-rencontre avec l’Opus Dei, un regard au delà des mythes et fictions du roman Da Vina Code.Frais de participation: 10 $.Renseignements et réservations: 514 990-1872.wwwtfmrskaleidoscop* com Collaboratrice du Devoir Cl Le mois du mont Royal Le mois de mai est désormais celui du mont Royal.Sous-bois et sentiers livreront leurs secrets aux promeneurs tout au long du mois.Ce week-end, on pourra aussi y observer les oiseaux.Des randonnées guidées sont organisées demain et dimanche, de Hh à lOh, au parc Summit et au cimetière du Mont-Royal.D'autres promenades à la découverte de la montagne sont également au programme jusqu'au 22 mai.Réservations: w (514) 843-8240, poste 0, www.lemontroyal.qc.ca.Féria fleurs Si vous songez à offrir un bouquet à l'occasion de la fête des Mères, rendez-vous à l'école Nouvelle Querbes (au coin des rues de l’Epée et Fairmount) |xmr la Féria 2000.Afin de soutenir différents projets et de financer l’achat de matériel informatique et de livres pour la bibliothèque , l’école organise pour la troisième fois sa grande vente de fleurs annuelles, de fines herbes et d'objets fabriqués par les enfants.tr (514) 272-7887.Plein air et santé Le retour du beau temps est l’occasion pour Fontaine Santé de présenter le cinquième Festival plein air de Montréal, qui aura lieu tout au long de la fin de semaine.Cette année, La programmation a été revue et les adeptes de plein air, d'aventure et de voyage pourront assister à de nombreuses démonstrations, rencontres et animations.Plus de 160 exposants seront rassemblés sous divers chapiteaux au parc Jean-Drapeau et près de 200 conférences et ateliers gratuits sont au programme.» (514) 277-3477, posté 33, www.rspaces.qc.ca.Crêpes et cidres Les pommiers sont en fleurs en Montérégie.Aussi, c’est l’occasion idéale pour déguster un verre de cidre et quelques produits du terroir tout en découvrant la région.Tout au long de ce week-end ainsi que le prochain, les Journées crêpes et cidres, organisées par Tourisme Montérégie, permettront aux visiteurs de découvrir les cidricuheurs de Rougemont, Mont-Saint-Hilaire et Saint-Déni s-sur-Richelieu.www.tourisme-monteregie.qc.ca.Oiseaux T usqu’au 22 mai, les oiseaux de J toutes sortes sont à l'honneur au Biodôme.En association avec Parcs Québec:, l'institution propose, avec Ornithologie en fête, diverses activités permettant de mieux connaître les oiseaux.On pourra entre autres assister au spectacle saisissant des oiseaux de proie, découvrir les divers habitats des volatiles, admirer tableaux et photos d’oiseaux et même apprendre à fabriquer un cerfwlant en forme d’oiseau.« (514) 868-3000, www hwdo ! nu.qc.ca.Ijturence Clavel U * LE DEVOIR, LE VENDREDI 12 MAI 2006 B 2 •WEEK-EXI) CULTURE- DANSE CINÉMA Identités fragmentées DOUBLE STORY Chorégraphies et interprétation: Crystal Rte et Richard Siegal.Musique et interprétation: Diane Labrosse.Jusqu’au 13 mai à la cinquième salle de la Place des Arts.FRÉDÉRIQUE DOVON Ils sont deux mais ils pourraient tout aussi bien être dédoublés en quatre ou condensés en une seule et même personne.Double Story, de et par Crystal Rte et Richard Siegal, entraîne le public dans les replis de la mémoire et de l’inconscient avec humour, poésie et imagination.Curieux objet scénique, la pièce, ni tout à fait théâtrale ni seulement chorégraphique, multiplie les pistes de lecture à partir d’un récit schizophrénique qui a l’incohérence d’un rêve ou de la folie.Mais l’histoire (livrée en anglais seulement) se dérobe constamment et chaque clé offerte pour la décoder ne fait qu’ouvrir une nouvelle porte.La pièce met toutefois du temps à décoUer et s’étire un peu longuement, se complaisant peut-être dans les ruptures et les récits emboîtés comme des poupées russes.Richard Siegal interpelle d’abord longuement le public et le prévient que la performance va commencer après son décompte.Puis, tandis que Crystal Rte gesticule au rythme de ses paroles, comme si celles-ci l’animaient, il s’adonne à un étrange mono- logue-dialogue avec lui-même ou un autre.Une tierce personne — elle — s’insinue dans son récit il cherche une voisine d’enfance.D’ailleurs, ils échangeront leur rôle.A un moment, tous deux livrent un superbe duo siamois où ils semblent liés par la tête.Est-elle le pur fruit de son délire?Assiste-t-on au déploiement d’une personnalité multiple ou encore au discours incohérent de l’inconscjent du patient d’un psychiatre?A la fois toutes et aucune de ces réponses.Jusqu’à ce que l’histoire reprenne du début, mais cette fois-ci livrée de son point de vue à elle.L’histoire se répète mais diffère en plusieurs points: la plongée dans l’inconscient devient une plongée dans le vide, un suicide.Des marionnettes miniatures d'eux-mêmes tenteront de jeter une autre lumière — un autre point de vue — sur l’histoire.D’abord confus, puis tenu en haleine par l’apparente promesse d’une explication cohérente, on se laisse finalement entraîner avec délice dans le dédale infini de ces identités fragmentées.Cette œuvre en trompe-l’œil est réalisée avec des stratagèmes simples et rondement menés: deux miroirs sur roulettes, les ponctuations sonores efficaces de Diane labrosse et les éclairages qui font presque œuvre de prestidigitation.Un spectacle à la fois ingénieux et sans prétention.Le Devoir ART r Evénement-hommage à Riopelle La galerie Parisian Laundry organise Variations autour de Jean-Paul Riopelle, un hommage au peintre décédé en 2002, en collaboration avec la galerie Orange, du 13 mai au 10 juin.Amorcé p;ir Huguette Vachon, La dernière compagne du peintre, l’événement Variations autour de Jean-Paul Riopelle recrée les lieux et les ambiances qu’aimait Riopelle.Le Bistro à Champlain, restau-nuit fondé par Champlain Charest à Sainte-Marguerite, dans les Lau-rentides, sera reconstitué à la P;iri-sian Laundry, de même que l’atelier du peintre à l’Estérel, un village voisin de Sainte-Marguerite.L’événement donnera également l’occasion de voir la dernière œuvre de Jean-Paul Riopelle, son Hommage à Colder et à Zao Wou-Ki, en plus de tableaux tirés entre autres de la série Iceberg, des œuvres sur papier et d’autres plus récentes, créées de 1989 à 1992.Une œuvre importante de l'artiste américaine Joan Mitchell, qui fut la compagne du peintre pendant plusieurs années, sera aussi exposée.Une programmation de cinq événements complétera le concept, avec la collaboration d’ar-tistes inspirés par l’œuvre de Jean-Paul Riopelle.Une première séance de cinéma aura lieu le 18 mai, avec la projection du documentaire de Michel Jolicœur, Salut Riopelle, et le film de Pierre lœtarte, Riopelle.Elle se terminera par une conférence de l’historien de l'art François-Marc Gagnon.Le 25 mai, Philippe Dubuc et Marie St-Rerre associeront leur talent créateur à celui de Riopelle lors d’un défilé de mode.Le 1" juin, le poète Raoul Du-guay récitera une création inédite à l’occasion d’une soirée de musique et de poésie.Le pianiste Louis-Philippe Pelletier interprétera à cette même occasion Les Planètes.de Walter Boudreault, et Riopelle, de Luc Marcel.le fi juin, un cocktail-bénéfice sera organisé par le Centre de la jeunesse et de la famille Batshaw.Un atelier créatif pour enfants clôturera l’événement, le 10 juin.Presse canadienne DÉCOUVREZ, DÉTENDEZ-VOUS, ÉVEILLEZ VOS SENS village tricentenaire baigné par le fleuve et si beau à visiter, rencontres chaleureuses, lectures envoûtantes, saveurs de nos produits régionaux, tables généreuses, ambiance festive des veillées d’autrefois.Festival des écrits de T ombre Sous la présidence d'honneur de Mme Esther Croft De nombreux auteurs à rencontrer, leurs écrits à découvrir : roman, poésie, essai, biographie, scénario de film, textes de chanson, de theétre.à 20 minutes de Québec SAINT-ANTOINE-DE-TILLY 20 et 21 mai 2006 beau temps, mauvais temps Dès lOhOO : Salon dos autours.Lectures publiques simultanées en différents lieux du village.Visite guidée du village et de son architecture, Exposition agroalimentaite des produits régionaux.Veillées en plusieurs lieux du village : boites à chansons, veillées littéraires, de poésie, de conteurs, de théâtre, d'humour.Venez faire vibrer vos sens et faire la tournée avec nous.Bienvenue à toute la famille, entrée (dire.www.ecritsclelombre.com Desjardins Le cinéma québécois à Passant du marché canadien-anglais SOURCE TVA FILMS Québec — Après avoir reconquis son public, le cinéma québécois se lance à l’assaut d’un nouveau marché.Japon ou la .Norvège?Non, le Canada anglais! A la fois si proche et pourtant si distant Au front de cette offensive inédite: Bon Cop, Bad Cop, la nouvelle comédie d’Erik Canuel, avec Patrick Huard et le Torontois Colm Feore (32 films brefs sur Glen Gould).Le 11 août, le film prendra l’affiche simultanément d’un océan à l’autre, sur plus de 170 écrans.Une première pour un film québécois au pays! Bon Cop, Bad Cop semble tout désigné pour l’expérience.Non seulement met-il en vedette des acteurs des deux solitudes, mais U parle les deux langues officielles, scénario oblige.Né d’une idée de Patrick Huard, le film décrit les mésaventures de deux policiers aux personnalités opposées, l’un Québécois, l’autre Ontarien, qui doivent mettre de côté leurs différences afin d’élucider un meurtre.C’est que le cadavre a été découvert en plein sur la frontière entre les deux provinces! Au fil de l’enquête.Bon Cop, Bad Cop se joue des différences entre Québécois et Canadiens anglais, et pas à sens unique.«Ils se moquent un peu de nous, et les Québécois se moquent un peu d’eux, sans tomber dans l’insulte», précise Guy Gagnon, d’Alliance Atlantis Vivafilm, distributeur du film à l’échelle nationale, lœ film réussira-t-il là où tant d’autres ont échoué?«Pour avoir des chances de succès au Canada anglais, il faut des films qui s'y prêtent, affirme Guy Gagnon.Je reste sceptique pour des films comme Séraphin, mais celui-là, avec son sujet, ça vaut le coup d’essayer.» Le distributeur ne se lance pas à l’aveuglette.Sur le modèle américain, Alliance a déjà organisé des projections un peu partout au pays, afin de tester l’accueil du public.La réponse a été meilleure au Québec, confie Guy Gagnon, mais celle du «rest of Canada» inspire une certaine confiance.Le défi est de taille.Malgré quelques tentatives, le succès québécois n’est pas encore parvenu à s’exporter au-delà de la rivière Ou-taouais.Même Les Invasions barbares et C.R.A.Z.Y.n’ont pas fait courir les foules à Toronto ou à Vancouver, où le produit québécois est encore perçu comme exotique.Pour tout dire, même le hockey, sport national, n’a pas joué le rôle rassembleur qu’on espérait.Le 21 avril, Alliance lançait dans la mêlée anglophone Maurice Richard, rebaptisé The Rocket.Malgré une promotion massive (deux millions de dollars ont été investis), des critiques souvent très enthousiastes et la fièvre du hockey, le film a connu un départ «mitigé», ni décevant ni euphorique, a avoué Guy Gagnon.«On espérait un peu plus.» Pourquoi cette résistance d’un marché voisin?C’est que le cinéma québécois se pose en terrain Une scène du film C.R.A.Z.Y.outrageusement dominé par le produit hollywoodien.Même le cinéma canadien anglais peine à susciter l’intérêt sur son territoire.Rien à voir avec ce qui se passe chez nous depuis cinq ans avec le cinéma québécois.«On Va un peu plus facile, a fait observer Guy Gagnon.Ne serait-ce qu’à cause de notre star-système.Quand on a Patrick Huard, Louis-José Houde ou Pierre Lebeau au générique, comme c’est le cas dans Bon Cop, Bad Cop, ça aide à vendre un film.Alors qu’au Canada anglais, dès qu'une vedette apparaît, elle s’en va aux États-Unis.» Pour promouvoir la sortie du film de Canuel, Alliance promène ra Colm Feore et Patrick Huard aux quatre coins du pays, «comme on le fait au Québec».Pour donner toutes les chances au film, la branche québécoise d’Alliance a même accepté de repousser son lancement, d’abord prévu en juillet question de profiter d’une accalmie dans le calendrier des sorties estivales.«Nos gens à Toronto voulaient éviter d’entrer en compétition avec les gros films américains», a expliqué Guy Gagnon.Ce dernier reste prudent.Il ne s’attend pas à des miracles.«Ç’a toujours été difficile au Canada anglais.C’en est parfois décourageant.Si The Rocket et Bon Cop, Bad Cop donnent des signes positifs, on pourrait répéter l’expérience.Si ça ne marche pas, on va peut-être fermer les livres.» Presse canadienne Droits de diffusion cinématographique et télévisuelle UAPFTQ étudie différentes hypothèses de répartition des droits PAUL CAUCHON Les producteurs de films et de télévision veulent entreprendre cet automne une tournée de consultations de tous leurs partenaires pour évaluer différentes hypothèses de répartition des droits dans le nouvel univers numérique.L’Association des producteurs de films et de télévision du Québec (APFTQ) tenait hier à Québec son congrès annuel, qui portait sur l’explosion des plateformes de diffusion.L’industrie de la télévision est en profonde muta- tion cette année, frappée de plein fouet par la multiplication des plateformes de diffusion et par la difficulté de financer les séries plus coûteuses.Le partage des éventuels revenus sur ces nouvelles plateformes est au cœur des discussions.Car les émissions de télévision sont de plus en plus diffusées non seulement en DVD, mais aussi en vidéo sur demande (avec le service Illico de Vidéotron) et bientôt par de nouveaux services qui se déve-loppent à une vitesse folle ailleurs dans le monde, comme la télé sur Internet, le iPodvidéo ou la télévi- sion sur téléphone portable.Pour examiner cette question, PAPFTQ a mis sur pied il y a quelques mois un «comité sur la nouvelle économie des droits».Mais ce comité n’était pas prêt à remettre ses conclusions dans le cadre du congrès d’hier.Selon Jacquelin Bouchard, président de l’association, le comité remettra ses recommandations avant la fin de juin, et par la suite l’APFTQ aimerait convier ses partenaires, diffuseurs, distributeurs, associations d’artistes et de créateurs, à discuter cet automne de propositions plus concrètes.Les producteurs indépendants sont souvent accusés de ne pas investir beaucoup dans les productions qu’ils vendent aux diffuseurs.Jacquelin Bouchard, lui, croit plutôt que «les transporteurs de signaux et les fabricants de hardware ne payent peut-être pas encore une part suffisante» des sommes investies dans la création canadienne et québécoise, compte tenu, soutient-il, que ces entreprises profitent largement du contenu qui leur est fourni pour prospérer.Le Devoir EN BREF MUSIQUE CLASSIQUE Le Bureau du cinéma et de la télévision embauche son personnel de direction Le Bureau du cinéma et de la télévision du Québec (BCTQ) commence à prendre une forme plus officielle.Son president, Roy Heenan, a annoncé hier l’embauche de Hans Fraikin à titre de commissaire et de Danielle Dansereau au poste de directrice exécutive de l’organisation.M.Fraikin a dirigé le bureau européen de Téléfilm Canada jusqu’à sa fermeture tandis que Mme Dansereau était jusqu'à récemment présidente et chef de la direction par intérim du Fonds canadien de télévision.Projet privilégié lors du Forum métropolitain de l’industrie du cinéma, le BCTQ a été créé officiellement au milieu de 2005.-Le Devoir Journée nationale de lutte contre l'homophobie La Fondation Émergence vous invite au Colloque Homophobie et milieu de travail Mercredi le 17 mai 2006 Présenté en collaboration avec la Banque Nationale et en association avec Le Devoir *rsî.lt LK DEVOIR • Remise du Pnx Lutte contre l'homophobie 2006 • Bilan Harcèlement psychologique en milieu de travail M' Guy Gamache, Commission des normes du travail • Résultats de la recherche Homosexualité et milieu Je travail Line Chain Berland UQAM • Ateliers avec la participation de la Commission des normes du travail, la Commission des droits de la personne et des droits de la teunesse.la CSN.la FTQ la CSQ, la Banque Nationale, G Force et Bell Canada • LVieuner causene Conférencière Madame France Mattel Vke-presuknte, Centres relation client Banque Nationale Inscription dès 8 h 30 • Prix : 45 S par personne idiner inclus) Reservation et renseignements : |514' 866-6'SS Hhtel Gouverneur Place Pupuis a étage, 1415, rue Samt-Huhert Montreal îîîSîai l.f IHYIHR Québec"» Montréal^ Ê t f www.homophobie.org Le concours de violon sur les rails CHRISTOPHE H U SS La direction du Concours musical international de Montréal a annoncé hier le nom des 24 finalistes de la présentation 2006, consacrée au violon.La nouvelle porte-parole de la manifestation.Angèle Dubeau, a voulu lancer un appel à tous afin d’encourager le public à venir, du 24 mai au 2 juin, «vivre des émotions à fleur de peau».Les demi-finales, du mercredi 24 au samedi 27 mai à la salle Pier-re»Mercure, seront gratuites.Le public pourra découvrir 24 jeunes violonistes de 15 à 29 ans en provenance de 11 pays.Ils ont été sé» lectionnés parmi 211 candidatures et on y trouve trois Canadiens, dont deux Québécois.Les demi-finales seront diffusées en direct sur le site Internet de Radio-Canada, qui retransmettra les finales avec orchestre, les 29, 30 et 31 mai.Mario Paquet remplace sur les ondes Françoise Davoine à la présentation et à l’analyse des prestations avec le consultant Patrice Fontanarosa.Celui-ci prend la suite de Gerard Poulet, qui se retrouve au jury en compagnie, notamment, de Zakhar Bron et Yuli Turovsky.Si vous voulez écouter la radio ces soirs-là, vous avez intérêt à aimer Sibelius çt Chostakovitch puisque plus de la moitié des candidats (14 sur 24) ont choisi de jouer en finale l'un ou l’autre de ces concertos.On ne peut que suggérer aux organisateurs d’interdire à l’avenir les deux œuvres les plus choisies du concours précédent afin d’élargir l'éventail des œuvres.Les jeunes solistes seront accompagnés par l’OSM sous la direction de Muhai Tang.Le concert gala des lauréats est prévu le 2 juin et le vainqueur remportera 25 000 $.Parmi les nouveautés cette année, une carte des amis du concours donnant droit à des réductions, notamment sur des billets de concerts de festivals, un café tenu par des associations d’étudiants en musique, un bulletin de nouvelles du concours et une exposition sur la lutherie.Renseignements: » (514) 8454108, poste 221, et www amcou rsmontmü.ca.Collaborateur du Devoir 2« édition l37eo^a-46.7S$ Marc-Aimé GUÉRIN Reginald HAMEL DICTIONNAIRE GUERIN DES POÈTES D'ICI ) DE 1106 A RDS JOURS DietiuAMir* an m || taecis h niriipii il mi ii iniBiiri ttitiu fit tiaitn h mut ai ||RI m GUERIN (514) 842-3481 Ha» laalti let Mar tints LE h E V 0 1 R .LE VENDREDI 12 MAI 2 0 0 ti B B MONTRÉAL-MUNICH 8006 XXL-re.enactment Une création de Micha Purucker avec 8 danseurs AGORA DE LA DANSE 514 525.1500 W E E 1\ - E I) USINE 0 ¦VH’SINE e COM R L'ENFANT 2006 *31 KADDtSH Ou 23 auï .\RT SCHOOL CONFIDENTLY A l’affiche cette semaine SOURCE: MEDIAFILM.CA Etats-Unis, 2006,102 minutes.Comédie de Terry Zwigoff avec Max Minghella, Sophia Myles, John Malkovich.Nouvellement admis à l’Académie des beaux-arts de Strathmore, un jeune peintre timide, disciple de Picasso, constate que l'enseignement y est médiocre et que les filles sont inaccessibles.• V.o.: Forum, Carrefour Angri-gnon, Cavendish.C’EST BIEN MA CHANCE (JUST MY LUCK) Etats-Unis, 2006,113 min Comédie sentimentale de Donald Petrie avec Lindsay Lohan, Chris Pine.Samaire Armstrong.- Au cours d'un bal masque, une jeune femme dotée d’une veine hors du commun embrasse un jeune homme d'une mal chance proverbiale.• V.o.: Forum, Colisée Kirkland, Cavendish, Côtedes-Neiges, Place LaSalle, Lacordaire, Des Sources, Spheretech, Marché Central.SOMETHING LIKE HAPPINESS (STESTI) République tchèque-Allemagne, 2005,100 min.Drame de Bohdan Slama avec Tatiana Vilhelmova, Pavel liska, Ana Geislerova.Dans une petite ville industrielle de la République tchèque, une jeune employée d’épicerie et son ami d'enfance secrètement épris d'elle recueillent les deux enfants de leur copine dépressive lorsque celle-ci est internée dans un institut psychiatrique.• V.o., s.-Lf.: Èx-Centris.DONT COME KNOCKING Allemagne^France-Lirande-Bre- | tagne-Etats-Unis, 2005,124 min.i Comédie dramatique de Wim Wenders avec Sam Shepard, Sarah Polley, Gabriel Mann.Un acteur de western sexagénaire plaque le tournage de son nouveau film et part à la rechea’he du fils qu'il aurait eu avec une serveuse 30 ans phis tôt.• V.o.: Forum.• V.o.s.-t.f.: Cinéma du l’arc.LE POSÉIDON (POSEIDON) Etats-Unis, 2006.100 min.Film catastrophe de Wohgang IV-tersen avec Kurt Russel Josh Ur cas.Jarinda Barrett.- Du avant minuit le 31 décembre, une énorme lame de fond fnipix- le paquebot scùim.qui clvivire complètement et une dizaine de passagers décident de trouver le chemin de la surface.• V.o.: Colisée Kirkland, Pane mount, Versailles, Cavendish.Côte-des-Neiges, Carrefour Angrignon, Lacordaire, Des Sourees.Spliereto-ch, Marché Central SOURI I- I VA FM MS Juliette Gosselin incarne la fille d’Annie (Céline Bonnier), qui tente désespérément de récupérer sa garde, dans le film Délivrez-moi.mm ' fi* Captivant mais inconstant Martin Bilodeau Tenter le diable Ce qu’on avait pressenti l'automne dernier avec le succès populaire de L'Exorcisme d’Emily Rose devait nous être confirmé cette semaine avec la sortie (finalement reportée à une date ultérieure) A'An American Haunting-, le diable fait un retour au cinéma américain.On ne s’arrêtera pas en si bon chemin puisque l’antéchrist Damien refera bientôt surface dans The Omen, remake par le tâcheron John Moore (Behind Enemy Lines) du film de Richard Donner datant de 1976.Date de sortie prévue: le 6 juin, soit 6/6/6.Au cinéma, le diable a toujours été le meilleur ambassadeur de Dieu.Une fois qu'on accepte de croire au premier, plus moyen de se désister devant le second.A une semaine de la sortie en fanfare du hautement manichéen Da Vinci Code, faut-il expliquer ce retour du diable dans le cinéma contemporain (à travers des récits frappés du sceau «histoire vécue») comme un désir, conscient ou inconscient, de confirmer l’existence de Dieu?Depuis ses premières manifestations dans les films de Geoige Méüès, au début du XXe siècle, le cinéma fantastique n'a jamais disparu des écrans.De Robert Wiene (Le Cabinet du docteur Caligari) à Stanley Kubrick (Shining).le genre a cependant connu plusieurs mutations, progressions, révisions.Toutefois, le diable et les phénomènes paranormaux qu'il inspire vont et viennent en fonction des anxiétés populaires et des humeurs politiques.Ainsi, l'hémorragie diabolique dans le cinéma américain qui a suivi la sortie en 1973 de L'Exorciste a rétrospectivement été interprétée comme une réaction défavorable à la libéralisation des mœurs, plus particulièrement au women’s lib, quincame avec panache la maman divorcée de L’Exorciste.La guerre du Vietnam, qui à l’époque jouait son dernier acte à l’arrière-plan, a elle aussi contribué à nourrir cette anxiété d'un peuple qui rend grâce à Dieu chaque dimanche mais qui préfère encore passer son samedi soir avec le diable et du mais soufflé.Les films qui émanent des studios hollywoodiens sont habituellement programmés de deux à trois ans plus tôt Ainsi, on peut sans risque supposer que le feu vert donné à L’Exorcisme d’Emily Rose ou à The Omen suit de près l'entrée en guerre en Irak des Américains.Une guerre où le «commandant en chef», George W.Bush, prétend combattre non plus l’ennemi mais le mal (evil).Un langage, vous en conviendrez, qui évoque moins l’économie militaire et pétrolière que les croisades du Moyen Age.Dans Les Grands Thèmes du cinéma américain, Michel Cieutat faisait cette déclaration éclairante: •N’ayant pas véctf loge des ténèbres, l’Amérique s'invente un Moyen Age dans lequel le Malin se manifeste à travers plusieurs symboles, lesquels sont autant de mises en garde que Dieu adresse à son peuple élu.» Comme tout commerce, celui du cinéma n’est pas scientifique.C'est pourquoi chaque succès inattendu ouvre un nouveau chapitre, voire une nouveDe avenue lucrative dans laquelle les studios et les producteurs s’engagent systématiquement jusqu'à l’embouteillage et l’échec.L’Exorcisme d'Emily Rose a ouvert cette avenue, The Omen et An American Haunting (tourné entre la Roumanie et le Québec et produit en partie par la compagnie montréalaise Remstar) sont en train de la paver.Quelque chose me dit qu’on va rouler là-dessus un bon moment avant de topper le premier nid-de-poule.Collaborateur du Devoir DÉLIVREZ-MOI De Denis Chouinard.Avec Céline Bonnier, Geneviève Bujold, Juliette Gosselin, Patrice Robitaille, Pierre-Luc Brillant, Danielle Fæhaud, Gregory Hla-dy.Scénario: Monique Proulx, Denis Chouinard.Image: Steve Asselin.Montage: Michel Arcand.Musique: Claude Fradette.Québec, 2006, 96 minutes.MARTIN BILODEAU Ce n’est pas que Denis Chouinard soit perçu comme un cinéaste guilleret Après tout qui d’entre nous est sorti le cœur content de la projection de ses deux opus précédents (L’Ange de goudron et Clandestins)?Bien que Délivrez-moi, son troisième long métrage, soit en rupture thématique avec les deux premiers, on n'en sort guère plus joyeux.Et pour cause: sur les thèmes de la solitude, de la maternité et du pardon, le cinéaste et sa coscénariste Monique Proulx ont brossé un tableau noir et désespéré, avec à la clé la rédemption de l’héroïne à laquelle Chouinard donne l'impression, tout au long du trajet de ne pas croire.Ce n’est là qu’une des incohérences regrettables de ce film néanmoins touchant porté par l’exceptionnelle Céline Bonnier.Celleci campe avec un naturel sidérant une ouvrière sans éducation, ankylosée par un passé d’alcoolique, qui peu à peu passera de l’enchantement au désespoir.Annie vient de passer dix ans derrière les barreaux pour avoir abattu son mari (Pierre-Luc Brillant, qui brille en flash-back), les circonstances de l’événement sont trop nébuleuses pour qu'on puisse d’entrée de jeu départager les torts, mais Irène, sa belle-inere (Geneviève Bujold), a répondu à l'appel de la nature et choisi, par conséquent, le camp du défunt le scénario haché et togmenté de flash-backs raconte les efforts d’Annie pour récupérer la garde de sa fille Guliette Gosselin), démarche à laquelle sa belle-mère s’oppose avec vigueur.A coups de mensonges, d’esquives, de manigances, le récit avance vers l’inéluctable affrontement des deux femmes, miroir de celle qui a tout déclenché.Si bien que la garde de l'enfant, adolescente allumée fascinée par sa mère et le secret du trépas de son géniteur, devient presque accessoire dans cette (en) quête libertaire — dont les révélations de la onzième heure éventent étrangement un secret déjà connu des spectateurs.Du reste, l’intrigue est nimbée de mystères, certains puissants, d’autres artificiels, qui compliquent la lecture du film.Les personnages secondaires — dont le voisin serbe (Gregory Hlady), stéréotypé à l’excès, et l’agente de probation (Hélène Fichaud) — ne sont pas assez développés pour que leur expérience soit éclairante, ou sont trop développés pour la fonction de révélateurs qu’ils occupent dans le récit.Le premier incarne la folie meurtrière que peut engendrer l'obéissance civile et la seconde représente le caractère arbitraire de l'ordre et de l’autorité.A cet égard, et bien que leur intégration au récit soit peu convaincante, ils ne déparent pas le film, qui constitue une sorte de mise garde contre les dangers de l’obéissance.Annie a toujours obéi; elle s’éclipse quand on l’exige, se déshabille quand on la désire, tire quand on lui dit de tirer.A leur façon, sa fille et sa belle-mère sont également prisonnières de ce système, à l'intérieur duquel la désobéissance subite d'An nie, agit comme un détonateur.À l’actif du film, soulignons la beauté des images sépia de Steve Asselin (Mémoires affectives, Saints-Mar-tyrs-des-Damnés) et la grande force dramatique du décor: Sorel, que Chouinard filme telle une ville-fantôme, l’usine métallurgique où Annie travaille constituant l’unique endroit où se matérialisent les spectres de son passé.Ceux-ci sont synthétisés |>ar Patrice Rœ bitaille, énergique et très crédible en macho immature.Juliette Gosselin (Nouvelle-France, Familia) est elle aussi tri-s juste, bien que la progression dramatique de son personnage soit peu nuancée.Geneviève Bujold n'a pas ce problème avec son personnage, tout d’un bloc du début à la fin.Les seules variations émanent de son accent capricieux, et des *r» qu’elle roule une fois sur deux.Délibérément ou pas, c’est là un des mystères de ce Délivrez-moi captivant mais inconstant, que I )enis Chouinard, ayant pourtant pris fait et cause pour Annie, clôt par une scène a fa Rebecca en reportant toute sa tendresse sur Irène.Allez comprendre! Collaborateur du Devoir L’Opus Dei joue le jeu de la transparence pour démentir le Da Vinci Code Plusieurs centres français ouvrent leurs portes aux journalistes FRANÇOIS CASTERAN Toulouse, France — Le Centre Puymarin géré par l'Opus Dei à Toulouse (sud-ouest de la France) a ouvert hier ses portes aux journalistes, comme pour leur montrer qu’aucun Silas — le moine-soldat criminel décrit par Dan Brown dans Da Vinci Code — ne se cachait dans ses murs en se flagellant jusqu'au sang.Des initiatives semblables ont été prises par plusieurs autres centres en France, notamment a Strasbourg, à Grenoble et a Marseille, avant la sortie au cinema, le 17 mal du füm tiré du roman de Dan Brown.Dans l'immeuble moderne qui abrite des bureaux, une chapeDe et des studios pour certains membres et étudiants de passage.Joseph Gri-fone.le directeur du centre, dénonce les inventions» de Dan Brown, les qualifiant de ¦fiction complète*.Cet Italien, professeur de mathématiques, répond d'avance à une question assimilant l’Opus Dei à une secte en rappelant qu’il s'agij d’une institution officielle de l’Eglise catholique, dirigée par un évéque, Mr Xavier Echevarria.Lorsqu’on lui parle d'organisation occulte.infiltrant pouvoir politique et économique et disposant d’un important trésor de guerre, Joseph Grifone répond en souriant: •Tout cela h est qu invention * Un autre membre de l’Opus Dei.Michel Montariol.33 ans.travaillant dans une entreprise toulousaine, estime que le Da Vinci Code a eu un aspect posi- tif.•Les gens sont curieux, ils sont venus nous poser des questions et ont fini par comprendre ce que nous faisons.Notre site Internet, qui vient d’être remodelé, a enregistré une forte augmentation des consultations- Michel Montariol, qui s’est engagé dans l’Opus Dei apres avoir lu l'œuvre de son fondateur Josémaria Escriva — canonisé par Jean-Paul II —, explique que le but de l'Opus Dei est de vivre pleinement sa foi dans son travail au scinde la société dvik L’engagement des membres — hommes et femmes — au sein de l'organisation est un quasi-sacerdoce, avec des regies strictes, sanctionné par un véritable contrat: ils s'engagent a prier tous les jours, à recevoir une formation, a faire de leur travail un service de Dieu et à participer à la tâche d'évangélisation de l’Église.Certains, comme Michel Montariol, décident d’opter pour le célibat même s’il ne s'agit pas d'un vœu solennel comme pour les prêtres.Quant à la mortification avec des rihees (ceintures de crin), elle existe bel et bien.•Mais elle n’a rien a voir avec ce que décrit Dan Brown Elle correspond a une tradition de l'Eglise ratholique et n 'est pas obligatoire-, dit-il.Implante en France depuis 1947, l’Opus Dei compte 1600 fideles (85 000 dans le monde) Dirigée par l'abbé Antoine de Rochebrune, la prébture de l'Opus Dei est financée par des dons comme toutes les associations diocésaines Agence France-Fresne L engagement des membres au sein de l'organisation est un quasi-sacerdoce «UN FILM COUP DE POING!» Marw-Owiihn» Troltwr, Radio-Canada Ig II j ft * pi1 «GENEVIEVE 6UJ0LD ET CEUNE BONNIER AU SOMMET DE LEUR ART.» ' *.FUM D UNE DERANGEANTE INTENSITE INTEUIGENT MAGNIFIQUEMENT XXIE- MAGNIFIQUES ï PERFORMANCES D'ACTEURS, REALISATION IMPECCABLE «UN FILM A VOIR ET A REVOIR!» DELIVREZ-MOI CÉLINE BONNIER DENIS CHOUINARD jrUvj evfw • m 13 A L'AFFICHE DES AUJOURD'HUI I CONSULTEZ US outoes HO*VWBÉ.S oes CINÉMAS LE DEVOIR, LE VENDREDI 12 MAI 20 0 6 B 4 Iv-EXD CULTURE EXPOSITION MUSIQUE Godard par lui-même Le cinéaste expose au Centre Pompidou JEAN-LUC DOUIN Ce projet ne pouvait pas aboutir sans malice.Dès l’entrée, Jean-Luc Godard affiche une formule à interpréter («Ce qui peut être montré ne peut être dit»), tandis qu’une inscription officieDe informe le visiteur que «le Centre Pompid/m a décidé de ne pas réaliser le projet d'exposition intitulé Collage (s) de France, archéologie du cinéma d’après JLG en raison des difficultés artistiques qu’il présentait — les mentions “techniques etfinancières” sont barrées— et de le remplacer par un autre programme intitulé Voyage(s) en utopie».Alors que Jean-Luc Godard avait travaillé avec le commissaire d’exposition Dominique Païni, depuis 2003, sur son projet d’exposition au Centre Pompidou, leur collaboration a pris fin au mois de janvier ;et le cinéaste a terminé seul la scénographie.Sur 1200 mètres carrés, l’exposition investit trois grands espaces, sans autre parcours fléché, sous-titres, modes d’emploi, cartons explicatifs que ces trois indications: «Avant-hier», «Hier», «Aujourd’hui».Jean-Luc Godard a toujours rechigné à décrypter ses films, comme il a clamé très tôt son refus de raconter des histoires et fait preuve de volupté à dévoiler les arrière-cuisines.Il s’était plaint en 1993 d’avoir manqué de temps pour finir Hélas pour moi et d’avoir été contraint de laisser sortir un film inachevé, qu’il n’avait pas signé; aujourd’hui, il sait ce qu'il fait en disposant ici et là des grillages, tasseaux, palissades et gravats sous un lit de prison.Il joue double jeu, donnant à réfléchir sur le pourquoi de telle installation elliptique tout en semant des indices d’inachèvement.L’impression qui se dégage de cette exposition est celle d’un chantier.Il règle ainsi à la fois ses comptes avec le cinéma actuel et avec les modes de fonctionnement et les blocages d’un grand musée.Constructions savantes S'il est un domaine où il n'y a E N BREF Fête de la musique en conge Après avoir fêté les 10 années de Fête de la musique au mont Tremblant, en septembre 2003, Angèle Dubeau met de côté la manifestation pendant mi an et la reprendra, nuiis en «milieu urbain», l’an prcx-hain.De son côté, Guy Primeau, directeur g^ néral de l’Association de villégiaturé de Tremblant, indique queTmn-bbmt assurera le passage' à un noie veau rendez-vous musical pour la fête du Travail, dont It's contours seront communiqués ultérieurement.-Le Devoir Grands solistes à Ottawa L'Orchestre du Centre' national (It's arts a annonce la programmation 200607 de la série des "Grinds in terpnèti's Bombardier».On y trouve' un concert du violoncelliste Yo-Yo Ma et ihi pianiste Emanuel A\, le 26 septembre, puis la venue de trois grands pianistes: Garrick Ohlsson (le 22 janvier), Murray IVrahia (le 20 mars) et Richard Goode (le 5 avril).-Le Dmir pas de mystère chez cet adepte du jeu de mots, c’est celui des titres.Collage (s) de France, première appellation de l’expo, était une allusion coup de griffes à sa tentative de donner jadis au Collège de France des cours associant l’histoire du cinéma et l’histoire du XX" siècle.Godard a envisagé de reproduire ce projet avorté à travers neuf salles.Ce sont les maquettes de ces neuf salles, «collées» par ses soins, qui sont disséminées — certaines derrière des grilles avec des ready-mades de Marcel Dû-champ associant roue de vélo, tire-bouchon, Freud et la notion de totem et tabou, d’autres, ici et là, constructions architecturales savantes mêlant objets cinématographiques préhistoriques et livres de Schopenhauer, Karl Kraus ou Georges Bataille, avec citations, tandis que chemine d’une pièce à l’autre un train électrique et que des plantes vertes ou des décors cosy défient les images diffusées par des alignements d’écrans petits et grands.la seconde appellation.Voyage (s) en utopie, renvoie autant à la perspective (dans le fil de la pensée du philosophe allemand Walter Benjamin) de trouver une morale de la représentation, de sauver de l’oubli les victimes de l’Histoire, que de mener à bien cette réflexion dont Godard crut que le Centre Pompidou pouvait être le cadre et dont il ne reste que des stigmates.La vision de Vrai-faux passeport, film qu’il a réalisé pour l’exposition et montré in extenso ou par bribes, en fournit une version accessible.Il y décline divers thèmes («Les dieux», «Torture», «Uberté», «Enfance», «Miracle», «Éros», «Terreur».), illustrés par des séquences de films ou des extraits télévisuels auxquels il décerne des bons ou des mauvais points, qu’il dénomme «bonus» ou «malus».Un procédé scolaire, facile, parfois contestable ou égocentrique (lorsqu’il se décerne un h 5 U Jean-Luc Godard bonus à lui-même).Reprenant le principe qu’il avait inauguré en 1978 à l’Université de Montréal (conférences avec juxtaposition de fragments de ses films ou d’autres œuvres du patrimoine), il y donne libre cours à son goût du rapprochement entre deux images, deux séquences.L’exercice s’apparente au montage, au collage, et vise à annihiler le commentaire pour susciter l’émoi, (’«étincelle», «des étoiles qui se rapprochent ou s'éloignent», comme disait Wal- AGENCE FRANCE-PRESSE ter Benjamin.Leçon de cinéma, de morale du regard.Par exemple, une scène de torture de Reservoir Dogs, de Quentin Tarantino, est opposée au témoignage d’un soldat de la guerre d’Algérie hanté par l’indicible.Au final, c’est grâce à l’image animée que les visiteurs éviteront de traverser l’expo comme jadis les héros de Bande à part au Louvre, en neuf minutes quarante-cinq secondes.Le Monde Orchestre philharmonique de Berlin Mort et résurrection sont au cœur du répertoire 2006-07 Berlin — La mort, la renaissance et la régénération seront les thèmes majeurs de la prochaine saison 2006-07 de l’orchestre philharmonique de Berlin, dirigé par le célèbre chef d’orchestre britannique Simon Rattle, a-t-on indiqué hier au cours d’une conférence de presse.«La prochaine saison sera ponctuée de thèmes tels que la mort, la résurrection et la régénération», a annoncé sir Simon Rattle, également directeur artistique de la Philharmonie depuis septembre 2002.Selon lui, le nom du poème symphonique du compositeur hongrois Franz Uszt Von der fV)>-ge bis cum Crabe (Du berceau jusqu’au tombeau) pourrait servir de «métaphore» à la programmation 2006-07, s’il comprenait aussi l’idée de renaissance.Les musiciens de l’orchestre philharmonique donneront 99 concerts symphoniques durant la saison prochaine, comparativement à 122 la saison précédente.Simon Rattle ouvrira la nouvelle saison avec la 7' Symphonie d’Anton Bruckner (1824-1896), l’une des œuvres les plus connues de ce compositeur autrichien, et dirigera au total 75 concerts de l’orchestre philharmonique, dont 42 à Berlin et 33 lors de tournées.Autre point fort, la Philharmonie célébrera, en février 2007, Joseph Haydn à travers «une sorte de minifestival» consacré au compositeur autrichien (1732-1809), a souligné l'Américaine Pamela Rosenberg, qui prendra en août ses fonctions de directrice exécutive de la Fondation du Berliner Philharmoniker.En mai 2007, l’orchestre jouera la musique du compositeur allemand Kurt Weill (1900-1950), dont des œuvres instrumentales peu connues, dans «une série de concerts», a-t-ellç ajouté.A partir de 2008, «la musique romantique allemande doit être intensivement jouée» à la Philharmonie de Berlin, a-t-elle annoncé.Un nouveau documentaire sur l’orchestre prestigieux, intitulé Trip to Asia, doit sortir au cinéma en 2007 après le succès du film Rythm Is It, un projet éducatif inédit auquel a participé l’ensemble berlinois en 2003.Agence France-Presse Les Anges vagabonds reprennent du service LOUISE -MAUDE RIOUX SOUCY Avis aux mordus de la scène locale, c’est demain que Les Anges vagabonds reprendront le collier après avoir été cavalièrement évincés de leur antre de l’avenue du Mont-Royal en avril dernier.Ils referont surface à un jet de pierre du boulevard Saint-Laurent, au 72, rue Rachel Est.Plus petit, le local retenu n'en est pas moins rempli de belles promesses, ne serait-ce que d’un point de vue platement géographique.Désormais à cheval entre le Plateau Mont-Royal et les angles — qui se faisaient rares chez Les Anges en dépit de leurs invitations répétées —, la boutique pourra espérer ratisser plus large que jamais.D faut dire que Les Anges vagabonds ont l’expérience des déménagements, eux qui en sont déjà à leur second en cinq ans.Les déboires de Michèle Mé-thot et Serge Paradis auront également permis aux artisans de la scène locale de montrer à leurs disquaires chouchous combien ils apprécient leurs efforts quotidiens pour vendre le Québec.Hier, un grand nombre d’entre eux — dont Galaxie 500, Les Za- partistes, Les Dales Hawerchuk, Eve Cournoyer, Dany Placard, Vincent Vallières et autres Cage de Bruits — l’ont crié haut et fort au Lion d’Or à l’occasion du cinquième anniversaire des Anges vagabonds.C’est que la nouvelle tombe également à pic pour les musiciens d’ici, qui sont chez eux aux Anges vagabonds.En effet, outre leur catalogue appréciable qui compte bon nombre d’introuvables, Les Anges n’hésitent pas à inviter les artistes d’ici à se produire chez eux ou à mettre leurs billets en vente dans leur caverne d’Ali Baba.Ragaillardis par cette véhémente démonstration d'amour, Les Anges vagabonds ont rapidement repris du poil de la bête, eux qui écrivaient dans leur blogue: «2006 serait-elle l’année des Anges vagabonds?C’est bon d’y croire.» peu de temps avant d’accueillir chez eux les éditeurs L’Oie de Cravan et Mille Putois.En entrevue en avril dernier, Michèle Méthot reconnaissait qu’elle n’y croyait plus trop.Aujourd’hui, force est d’avouer qu'il y avait peut-être là quelque chose de prémonitoire.Le Devoir Robert Charlebois offre un spectacle-surprise aux Parisiens Paris — Quelques centaines de «happy fews», comme on dit à Paris, ont assisté mercredi soir à un «concert-surprise» de Robert Charlebois, venu préparer le terrain de sa rentrée française, prévue pour le printemps 2007.Deux ans après son dernier passage, Charlebois était de retour à La Cigale, en plein cœur de Pigalle, pour y présenter Tout écartillé, le spectacle rock qu’il a déjà joué une centaine de fois au Québec, à guichets fermés.Cette soirée avait été volontairement entourée d’une certaine discrétion, la promotion s'étant limitée à un peu d’affichage et à quatre ou cinq interviews à la télé et à la radio pour le chanteur.Malgré cela, le spectacle a pris les allures d’un «happening» triomphal, Charlebois, entouré de cinq musiciens absolument remarquables, se révélant au sommet de sa forme.Le sexagénaire était en terrain connu.Dans la salle se trouvaient majoritairement, selon sa propre expression, des gens «nés avant les années 80», des membres de la famille et des amis proches, à commencer par l'écrivain David McNeil, qui l’a fait apparaître dans son dernier roman (Tangage et roulis) sous le nom de Charlie Wood.«Nous avons notre Frank Zappa», disait McNeil, après le spectacle, en contenant mal son envie d'écrire sur-le-champ un nouveau texte pour son vieux complice.«Si j'essayais de chanter ?\i Man Chu comme lui, je serais obligé de m’appuyer contre un mur pour tenir le coup», a-t-il ajouté, admiratif.Parmi les invités, on reconnaissait des professionnels du milieu du spectacle, le parolier Jean-Loup Dabadie, la romancière Noëlle Châtelet, le comédien Martin Lamotte ou (plus étonnant) l’homme d’affaires Ernest-Antoine Seillière.L’ancien président du MEDEF, le conseil du patronat français, n’est pas à proprement parler un amateur de rock, mais il s’est lié d'amitié pour Charlebois «ily a longtemps», par l’entremise de la famille Desmarais.«C’est un artiste et un homme d'une grande franchise et d'une grande vérité.Et quelle énergie!», s’est exclamé le baron à l'issue du spectacle.Robert Charlebois, indique-t-on, pourrait donner quelques concerts du même genre à Paris l’automne prochain, à l’occasion de la sortie française de Tout écartillé, son «ultime best of*.Mais sa vraie rentrée se fera au printemps 2007.Charlebois s'installera alors dans une grande salle parisienne, avant d’enchaîner sur une nouvelle tournée.Avec ce spectacle résolument rock, Robert Charlebois entend bien rappeler aux Français qu’il n’est pas seulement un chanteur de ballades, comme ils le croient généralement, en oubliant le Charlebois des débuts.Presse canadienne A I.A T EI, E VISI fl N' [r^ZULJHHI ?nrmMHi Le TélAloumal Squelettes Ooopsl La Match des atollas Bons baisers de Le Télé|ournal/Le Au-dessus Des kiwis et des la placard ; / Michel Louvain Michel Jasmin Point de la mêlée Chantal Lamarre La TVA La Garcia J.E / Padalei flïüï las 1 Transfor matlon Qui vaut marier Le TVA 22 heures Le Cercle Cinéma / CASINO (3) 1 B hmii tis : pistas cyclablas | extr Ame papa?avec Robert De Nlro Macaroni ,u ' Une Il va v avoir du sport' l UCk À la dl Stnslo / Balle at Bum Luck Mor vil [Cinéma / JAN DARA (5) J tout n) pllula Mar vll Tapas Marco l'aliari.1 \ mia Thalle avec S Penjamawat Gi Journal I las h l a Poite lias atollas 1 ClnAma / ROMAN NOIR l o Grand Journal 1 1 O0o j Benoît Dutrlzac O» 30) Coineliu La Part 1 avec Kelli© Martin, Constance Zimmer J Ji ni RDI Capital la Monda J La Frontière passolieTLe TÂléJournaLLe Point Découverte l n 1 éléjoui nal l e Point ] Jrnl RDI Clblf» (17 55) Ji ni FR2 d Thalassa / Esclaves d hier at d aujourd'hui [Art© Reportage [Journal Écrans,.I Avocats ot Assoc iés l 11 aura cia gAnla 72 Manias cht ono Ai itopsia Nouveaux Détectives Moi détective Excès de stars Sexe .mé>naga d un ata Décoi a Métamor C est pourtant vial Quand mes parents Décore Manon Interventions miracles Cinéma TtopS Top5 Box Ôffloa EA02 Décompta peau de m man Barker char J Viva la .Danse plus Max 80 Amouraux Cholx.com d.Musicographie j Malibu [Richesse L Académie fop Pops Les Acoustiques Concert V i • un Qalaxla l as 1 i Ai os Scott Slmpaon fstar." Mauvais 1 4 d heure Rêve S Club 7 .Splas LTallIah.STE E N Quoi d neuf 1 Skyland [Futurama ] South Park [.cosmos Futurama La Clique South ParlT Spot ta 30 Sports 30 F 1 Mag Hockey Séries éliminatoires Sharks - Oilers [Sports 30 Moto.FI Mag Ting Aillas ta Tsunami .il» moda | familial Au coeur ties Rocheuses Viva las mar Ids! Compte «A rebours L Ombre de l éperviei II J AG l lins j Cinéma / C HOMME DES VALLÉES PERDUES (3> avec Alan Ladd Cinéma / GÉNÊBÀ+ÎON X- TRf ME Flngai Tips Mantors Sahara Studio 2 Heartbeat Cinéma Studio 2 Heartbeat Fi lands ABC' Naws Fi lands VV-II Grace F unnlest Home Videos 20 20 20 20 Sex Cltyn~NlghtHne Klmmel Naws CBS News CBS News Keith Barry Extraordinary Close to Home Numb3rs ; News | Late Show wtth .(23 351 | Naws [NBC Naws Jaopar ii\ Wha»l.1 Peal or No Deal L as Nagas Conviction ’ Tonight Show 7.» «v 1 Simpsons That 70s Simpsons Seinfeld [Cinéma LEGALLY BLONDE 2 (8) [Cinéma HOW TÔ DEAL (5) avec M Moore 1 Sex City J [ T ha Nawshoui BBC News Vermont Weak jNow Exchange [ Outdoor Nature [Business jCharlie Rose [BBC Naws { Business 1 } ha Now shout Roadside [Mountain Now [ Tartan TV Natural Golf BBC News 1 [ O TV Naws [•Talk [jaopaidy Medium Close to Home l aw S* Order CTV News [CTV News [ CSI (OO 06) Amsilcan Justlca Decoding tha Past Bible Code 11 Hu-gi^phy - Ron Howard Biography / Torn Flanks Past Sti aat t agal 1 Videos [Bravo?Fact Movies [Star ' Cinéma SEXY BFAST (4) avec Ray VWtoi&orie Law & Order Sex' City How It’s Ma il o [Dally Planet Blueprint for Disaster Greatest Mvstarias A Haunting Daily Planet Myetertee Olsastais 1 Mastai [jag Frontiers.Constr notion The Sea Hunters turning Pointa of History JAG Frontiers BBC Naws [CBC Naws [CBC Naws 1 Au courant Discovering Wild Canada CBC News The National Code Green B C Discovering Wild Canada CBC News Doc [ L#xx Da \ loci s Inquest Bliss ]kink WebdrearrüsXSm Cities Sin Cities L (23 32) Bus iOOOZ) Maitha l Ittla Mir ai las Off tha I Sportscant Vu Ql Oh J Martin TO Year a Younger Skin Deep [Opening Hockey [Pardon Whet not to Wear Ltttld Mlreclee [Opening 1 .Leol NBA Rasxothn so os éliminatoires Heat W© re Killing the Kids! ^ Campus jMed Nets [Sports ce ni 1 Alchemist [Case What not to Wear Little Miracles Ire [Shadow [ Beastres Extra "Tennis NOS CHOIX CE SOIR Paul Cauchon DESIGN Cette nouvelle série raconte l’histoire de certains objets industriels célèbres.Ce soin l’aspirateur Hoover! .4 rtr, 17h30 THALASSA Une emission spéciale sur la terrible histoire de l'esclavage.Parmi les sujets, une rencontre avec Aimé Césai-re et la visite de lieux célébrés comme l’ile de Corée ainsi que les ports de Bordeaux et de Liverpool.TV5.19h30 LE MATCH DES ÉTOILES Maintenant que l’émission est terminée, on entreprend sa rediffusion.Gageons que l'écoute pourra encore être élevée.Radio-Canada.20h BONS BAISERS DE FRANCE Parmi les invités, Geneviève Guérard, Michel Jasmin et Gilles Valiquette.Radio-Canada.21h CASINO Magouilles à Las Vegas dans les années 70.Un film brillant de Scorsese, avec Robert De Niro n:4.23h30 Classification des films: IV Cket-danvre — (2) Excellent — (3> Très bon — (4> Bon — (5) Passable — (6) Médiocre — (7) Minable 1 LE DEVOIR.LE VENDREDI 12 MAI 2 0 0 6 B 5 W E E Iv - E ,\ 1) Tourné vers les étoiles Le groupe Uberko apporte un souffle nouveau aux clubs de la capitale PATRICK CAUX /''V uébec — Un vent nouveau 'cJ souffle sur les clubs de danse delà capitale depuis près d’un an.Longtemps dominée par l’univers des DJ.la scène locale a récemment assisté à la naissance d’Uberko, un groupe alliant l’aspect dansant de la musique électronique à l’énergie brute du rock.Le projet Uberko est né il y a un an dans la tête de Marco Morin.En un été, il a composé et enregistré Empire Empire, le premier album du groupe.Dès sa sortie, le mélange électro-pop d’Uberko a séduit des fens venant d’horizons musicaux variés.Il faut dire que la sonorité du groupe a ce qu’il feut pour attirer l’attention.Pour ceux qui aiment les rapprochements, on sent une certaine proximité avec Radiohead, Air, Ladytron et New Order.Tout ça dans un mélange inspiré qui donne une saveur unique à la musique de ce groupe en plein développement «Uberko, c’est avant toute chose un mood, lance Marco Morin, le chanteur multi-instrumentiste.On sent la réception positive du public pour notre musique.Pour chaque spectacle, on tente de créer un événement original pour que les gens en aient plein la gueule.Et ça marche! On les voit danser et sauter.Cest un feeling extraordinaire de communion entre la scène et la salle!» Le Devoir & effectivement pu constater cet engouement pour le groupe lors d’un spectacle le 7 avril au Drague.Dans une salle remplie à (sur) capacité, le public a réclamé les cinq musiciens longtemps après leur performance.Avec des mélodies percutantes et des lignes rythmiques à tout rompre, c’est sur scène quTJberko se révèle, «f ai produit Empire Empire seul avec peu de moyens, confie Marco Morin.Les membres du groupe [Nicolas Binette, basse; Didier Noreauk, batterie; Eric St-Pierre, davier et guitare; Smon Pedneault, guitare] sont venus s 'ajouter un peu plus tard.Cluicun arrive avec un bagage musical différent et apporte son influence au sein du groupe.Ça donne un vrai souffle à ce qu’on fait.Pour le deuxième album, on va collaborer beaucoup plus étroitement.» Les succès du groupe indépendant attirent déjà de nombreux promoteurs.«On a eu des offres intéressantes, mais la formule ne nous convenait pas.Les majors arrivent souvent avec des recettes toutes prêtes' enregistrement dans tel studio avec tel réalisateur, tournées de promotion, etc.On sent qu ’ils veulent tirer le maximum de jus et d’argent en un minimum de temps.Ça ne nous intéresse pas.On veut travailler avec des gens qui comprennent nos ambitions et qui vont nous aider à évoluer.» Cette indépendance a aussi un prix L’album bénéficie malheureusement d’un réseau de distribution très restreint et la meilleure façon de se le procurer demeure de passer par le site Internet du groupe.Jeunes mais les pieds bien sur terre, les membres d’Uberko ne veulent pas brûler les étapes.«On continue de prendre de l'expérience en jouant dans de petites salles.On veut surtout agrandir notre réseau dans d’autres villes.» Le groupe se produira d’ailleurs à Montréal pom-la première fois en août, à la Casa del Popolo.«Pour l’avenir, on aimerait bien qu’un artiste connu nous prenne sous son aile.Arcade Fire a eu David Bowie, je ne vois pas pourquoi Madonna ne s’occuperait pas de nous!», lance le chanteur en rigolant.En attendant un appel de la star, les cinq musidens se plongent pleinement dans la préparation de leur spectacle du 17 mai au Dagobert et affûtent leurs armes pour la finale régionale du concours Emer-genza le 5 juin.¦ Uberko, au Dagobert le 17 mai Collaborateur du Devoir Uberko se produira à Montréal pour la première fois en août, à la Casa del Popolo.YOANIS MKNGE MUSIQUE CLASSIQUE Bach et ses solistes VITRINE É L E C T R O DU DISQUE COUNTRY CHRISTOPHE HUSS Qui a dit que le disque était en crise?Quel marché en crise pourrait permettre de mener en parallèle quatre intégrales des Cantates de Bach — Suzuki chez Bis, Koopman chez Challenge, Gardiner chez Soli Deo Gloria et Milne chez ATMA — destinées à contenir chacune, au final, une soixantaine de disques?Bach devient aussi un rendez-vous obligé pour les solistes.Au cours de cette saison discographique, sans les rééditions, on ne compte pas moins de quatre nouvelles versions des Sonates et Partitas pour violon, trois nouveaux Clavier bien tempéré et au moins trois nouveaux enregistrements des Suites pour violoncelle.C’est dans l’alpha et l’oméga de la littérature pour violoncelle, les Suites, que les ajouts discographiques ont le moins d’impact Je passe vite sur le labourage poussif de Velitchka Yotcheva (XXI Productions) et les disques au son trafiqué de Uuis Claret (Verso).Marc Coppey (Aeon) les dépasse en tout réflexion, sonorité, conduite des phrases.Mais le violoncelliste français semble presque intimité, crispé.Parmi les rééditions récentes, signalons l’enregistrement documentaire de Harnoncourt (1965), l’intégrale d’André Navarra (Calliope) et, en DVD, les films réalisés sur le second enregistrement de Yo-Yo Ma (Sony).Pas de quoi menacer les grandes références dans cette œuvre: Casais, Fournier, Schiff, Wispelwey II et l’étonnant Ralf Kirshbaum (Virgin), parmi d’autres.Au violon On monte de plusieurs niveaux avec les nouvelles Sonates et Partitas pour violon seul.Hélène Schmitt chez Alpha, dégage la dimension baroque de l’œuvre dans une scansion plus hachée qu’à l’accoutumée.Hélas, la prise de son capte sa respiration autant que le violon.Portée aux nues par la presse européenne, Julia Fischer (PentaTone) délivre une version plastique et esthétisante où, contrairement à Schmitt tout est ligne et continuité.On est dans la lignée de Perlman et d’Ehnes.C’est du sublime violon intemporel quasiment «dématérialisé» mais qui ne me touche pas.Tout au contraire, les deux versions restantes sculptent la matière, la chair de la musique.L’enfant prodige Tedi Papavrami a bien vieilli: aucun beau jeu gratuit des danses (Partitas) bien caractérisées et des mouvements lents qui ne s'enlisent pas.Ce n’est pas forcément charmeur, mais c’est sobre, juste, classique et intelligent Kremer ajoute à l’ensemble la folie, celle que peut se permettre un violoniste qui a tout vu et tout fait On n'est pas dans le classicisme mais dans le geste, comme les élans d'un peintre traçant des lignes ascendantes fusant sur une immense toile blanche.Kremer.c’est l'anti-Fischer un funambule qui ose tout Si certains accents peuvent agacer, sa version ne fait double emploi avec aucune autre.Parmi les versions «de Phon- Barenboïm a décidé de faire du Clavier bien tempéré un vaste opus romantique.nète homme», mieux vaut commencer par Milstein, Grumiaux ou Perlman.Mais pour ceux qui connaissent et aiment ces œuvres, Kremer est un électrochoc.Au piano Fascinante juxtaposition de nouvelles visions éminentes du Clavier bien tempéré au piano.Alors qu’on attend toujours le Livre II par Till Fellner chez ECM sont arrivées les versions complètes ou complétées de Vladimir Ashkenazy, Daniel Barenboim et Andrei Vieru.Ce dernier, un éminent spécialiste de L’Art de la fugue, impose une vision très posée, très articulée aussi.Il a choisi des tempos plutôt lents et se retire derrière la musique, qu’il expose en architecte plutôt qu’en coloriste.C’est remarquable mais austère.Au contraire, Ashkenazy cherche à reproduire au piano un Clavier bien tempéré philologique tel qu’on pourrait l’imaginer au clavecin.Le toucher est franc, les tempos vifs et l’articulation très carrée.Le pianiste russe se délecte des fugues dans un jeu presque mathématique de mise en valeur des lignes.C'est une nourriture intellectuelle solide à laquelle je n'ai pourtant pas envie de retourner.Barenboim, dont voici le Livre Il à la suite du Premier Livre précédemment paru, se situe aux antipodes.Il a décidé de faire du Clavier bien tempéré un vaste opus romantique.C'est aussi lent que Vieru, mais plus que l'architecture, c’est le son et le message qui remportent Evidemment Barenboim va trop loin: il utilise Bach pour faire du Rachmaninov.Mais il le fait de manière captivante, altière, parfois bouleversante, comme en témoigne le Prélude n~ 4 Certes Fellner, dans son Livre I (ECM), montre qu'on peut être créateur d’atmospheres et fidele a Bach, mais l’imaginaire de la version Barenboim me touche plus que les mots peuvent l'exprimer Collaborateur du Devoir Nos choix ¦ Sonates et Partitas pour violon, Gidon Kremer, ECM.¦ Le Clavier bien tempéré.Livre U.Daniel Barenboim.Warner THE LAST POLAR BEAR ON EARTH Millimetrik Statik - Rek La planète se réchauffe, la musique de Millimetrik aussi! Avec The Last Polar Bear on Earth, le batteur-compositeur Pascal Asse-lin s’aventure dans un pays de toundra et de banquises.Fait d’un habile équilibre entre instruments électroniques et acoustiques, ce disque explore des paysages sonores envoûtants d’où émane un parfum de terre au temps du dégel.Moins minimaliste et plus mélodique que ses albums précédents, le compositeur convie l’auditeur à découvrir des univers parfois inquiétants mais toujours fascinants.L’utilisation judicieuse du violoncelle confère d’ailleurs une dimension dramatique à l’ensemble qui rappelle les bons moments de Cinematic Orchestra.Il faut aussi souligner les quelques accents rythmiques plus jazzés à la Red Snapper qui donnent du corps à l’album.The Last Polar Bear on Earth est un album aux horizons vastes à parcourir comme le ferait un explorateur: sur le terrain, armé d’une boussole.Patrick Caux CHANSON LE VISAGE DANS LES MAINS Nicolas Huart Indépendant - Local Distribution Avec un titre pareil, on ne s’attendait pas à oe que le premier effort de l’auteurx-ompositeur-inteTprete Nicolas Huart nous fesse danser cet été.De fait, à l’image de sa pochette presque immaculée, Huart nous livre tout doucement une dizaine de morceaux aux contours très simples, qui ont quelque chose des pieces tristes de Thomas Heilman et de Monsieur Mono.La voix, récitante plus que chantante, et la guitare acoustique s’appuient tout de même sur un orchestre piano-basse-batte rie qui sait se faire discret Le chanteur a aussi invité quelques amis, dont Karine Isabel (Comme un homme libre), qui double parfois la voix de Huart, ainsi que Malcolm Bauld et Ryan Baltistuzzi (Jesus and The Headliner), respectivement a l’accordéon et à la mandofine.Ce qui nous chicote le phis dans Le Visage dans les mains, ce sont les textes, trop bdéraires et chargés de figures de style poétiques qui nuisent à Fécoute du mélomane plus qu’elles ne Fenchante.«Dans tes yeux, un désert et la seche mort qui t'attend» {Un miroir, c'est d'abord transparent).A découvrir ce soir sur la scene du Petit Campus en premiere partie dEl Motor et de Cari-Eric Hudon, un proche parent musicaL Philippe Papineau PAY THE DEVIL Vau Morrison Exile - Polydor (Universal) Ce n’est pas d’hier qu’il affectionne la musique country’n’western.On ne l’appelle pas le Belfast Cowboy pour des prunes.N’empêche que là.Van The Man y va fort.On ne parle pas d’accents country mais d’un retour scruputeux au son Nashville 1955-1965, le fameux son d’Owen Bradky, producteur des Patsy Cline, Red Foley el autres champions du country de qualité: les chœurs, les cordes, la guitare Fender qui appuie la ligne de basse, le fidÆe propret, le piano à la Floyd Cramer, la pedal steel, tout y est Si ce n’était cette fluidité extraordinaire du phrasé, cette bouillie de phonèmes qu’on croirait régurgitée au sortir d’un pub, on jurerait du Webb Pierce.Justement l’Irlandais en chante trois du Webb en question et se frotte pareillement à du George Jones, à du Bill Anderson et même à une fameuse du répertoire de Hank Williams, My Buckets Got A Hole In It.Une véritable étude de genre qui déconcertera les fans du Van bluesy jazzy mais qui me ravit autant que son album skiffle.Ce parti pris d’orthodoxie, je suis pour.Tant qu’il a cette voix qu’il a.Sylvain Cormier CLASSIQUE É L E C T R O SURPRISE Paul Simon Warner Bros.Après avoir découvert, ô surprise, qu’il y avait encore de l’argent à gagner en flattant le boomer dans le sens du Garfunkel lors de la tournée-retrouvailles de 2004, Paul Si mon reprend sa machette d’explorateur et se fraie un chemin de fortune à travers la jungle de Felectronica.Chemin pourtant balisé et pavé de puis au moins 1976, année de lliislo-rique rencontre Bowie-Brian Eno.L’Eno en question est justement le nouveau collaborateur attitré du vieillissant p’tit gars de Queens, et il n’y a rien de moins surprenant que cet album de drôles d’airs sans couplets ni refrains, où les travaux paysagers de l’imaginatif Brian n’arrivent jamais à faire oublier l’accompagnement grand luxe fourni par les habituels docteurs ès perfection, notamment Steve Gadd à la batterie, la vè rité est que Paul Simon, trop occupé à chercher la manière novatrice', oublie son vrai talent de mélodiste.De jolies lignes séduisent dans Another Galaxy, Wartime Prayers, Father And Daughter, mais tout s’effiloche, faute de simplicité.Et si la surprise eût été un album guitare-voix de chansons qui se fredonnent?Sylvain Cormier Q U E BEETHOVEN Sonates pour piano op.109, 110 et 111.Mitsuko IJchida (piano).Philips 475 6935.Le sujet est encore chaud à Monlréal puisque Marc-André Ha-mehn vient d’y jouer les Sonates op.109 et 110.Dire que Mitsuko Uchi-da se situe à l’opposé esthétique du pianiste montréalais est un raccourci, certes, mais un raccourci assez juste.Alors que HameKn jouait Beethoven dans sa simple éloquence, la pianiste japonaise va auAlelà des notes sans pourtant triturer le texte musical comme Anton Kuerti dans ses enregistrements.Uchida a attendu avant de graver ce triptyque.Il vient, pour la pianiste, apres une intégrale transcendante des sonates de Schubert Peut-être a-t-il gardé une parcelle de Schubert en lui, cette sorte de tendresse qu’on entend dans F andante motto can labile e espressivo de la Sonate opus 109.Il est frappant de voir à quel point la pia-niste cadre les débordements d’énergie dans un ambitus dynamique toujours «humain».Beethoven le titan a été mieux servi par Ashkenazy ou Pollini.Mais Beethoven le sorcier des sons a rarement connu une interprétation de cette trempe.Les volets centraux de l’Opus 110 devraient suffire a vous en convaincre et à vous ensorceler.Christophe Huss ALWYN Symphonies nos 1 et 3.Orchestre philharmonique royal de Uverpool, David Uoyd-Jones.Naxos 8.55764W.la musique souvent épaisse et bavarde d’Edward Elgar a, hélas, quelque peu occulté les oèatxms de compositeurs nettement plus intéressants, a commencer par Vaughan Williams et Walton.Et si les deux somptixnses symphonies de Wallon ont du mal à accéder à la notoriété, que dire des œuvres de Bax ou d’Ahvyn?Finalement, seul Benjamin Britten a réussi à émerger de la Grande-Bretagne.I^e nom de Wüliani Alwyn (1905-1985) a été souvent relié à la musique de films, un pan majeur de sa production, bien documenté par Chandos.Mais Alwyn a également composé cinq symphonies.En voici deux; accessibles a prix raisonnable dans un eu registrement soigné et très bien diri gé.Un peu comme la Premiere Symphonie de Walton, le style symphonique d’Alwyn est ample et gêné reux mais davantage au service de la création d’images sonores A mes oreilles, la Troisième Symphonie, qu’on nous présente comme étant «more challenging», évolue quelque part entre Busoni, Holst et John Williams.Ce n’est pas la révélation de la décennie, mais si vous cherchez a découvrir d’astudeuses syn> phonies de r«autre XX' siecle», ce disque est gratifiant.Christophe Huss PALMARES CD ARCHAMBAULT^! Vwitoi Ou 2 au 8 nuM 2008 CD FRANCOPHONE PIERRE LAPOINTE La forêt des mal aimés JOE DASSIN Éternel MARIE-JO THtRIO Les malins habitables PIERRE FLYNN Vol solo ALAIN LEFÈVRE Fidèles Insomnies PIERRE LAPOINTE Pierre Lapointe KAlN Nulle pari ailleurs SALUT JOE I Artistes variés LES COWBOYS FRINGANTS La Grand Messe DOBACARACOL Soley CD ANGLOPHONE TOOL 10 000 days PEARL JAM Pearl Jam JAMES BLUNT Back to Bedlam G0TAN PROJECT Lunabco SHAKIRA Oral fixation NIGHT FEVER Comédie musicale TIEST0 In Search of Sunrise 5 JACK JOHNSON In Between Dreams MICHAEL BUBLÈ It’s Time MADONNA Confessions on a Dance Floor TÉLÉCHARGEMENT ZIK.cn 1 CINQUE TRE File EvangEune I Annie (Star Académie) EvangEune Marie-Jo Thérto STUPID GIRL Pink NO HEAVEN Champion L’AGENDA L'HORAIRE TÉLÉ, L£ GUIDE DEVOS SOIRÉES Gratuit (taro U Devoir du nmedl LE Devoir ¦tm. LE DEVOIR.LE VENDREDI 12 MAI 2006 B 6 W E E K - E I) VIN S Les vins de la semaine Les vins sont notés de f à ffflf avec des 1/2.& Le vin y gagne avec un séjour en carafe.LA BELLE AFFAIRE Teroldego Rotaüano 2004 Trentino, Mezzaccorona 11,50 $, n“ 573568 De la couleur, de la franchise et une bonne dose de vigueur pour un vin ardent, tranché, souple et spontanément fruité, à servir sur une pasta à la tomate, oignons, câpres et petits lardons.1.!!! LA BULLE EN OR Giullio Ferrari Riserva del Fondatore 1996 99 $, n" 10321967, Si&iature Au lieudit Pianizza, sur dix hectares et avec un séjour de près de dix ans sur lies fines, un grand mousseux d’exception.Parfum magistral et profondeur abyssale avec texture satinée, vive, complexe et délicieusement rancio où jouent la bergamote, la truffe et le chocolat blanc.Les amateurs de grands cham-¦ ¦ ¦ ¦ ¦ pagnes trouveront l X TTT ieurcomptekn!2.LA PRIMEUR EN BLANC Terrazze della Luna Pinot Grigio 2005, Cavit 14,90 $, n° 618363 Tout comme la version en rouge, excellent vin de soif, bien net et stimulant, au goût franc de fruit blanc que ne dédaignerait pas un plat de moules, des calmars grillés ou une salade de thon à l’huile.1.ff! LA PRIMEUR EN ROUGE Pinot Nero 2004, La Vis 17,50 $, n“ 927533 La coopérative joue ici sur la fraîcheur du fruit combinée à une légèreté sur des saveurs tendres et fondues mais simples d’expression.Un pinot noir de mise en bouche avant de passer aux avenues alternatives plus étoffées.Un filet de veau à la forestière ou même, pourquoi pas, des rognons sautés.1.ff?LES VINS PLAISIRS Pinot Bianco Haberiehcf 2004 Alois Lageder 23,70 $, nü 898395 Je vous invite à déguster la gamme actuellement disponible pour rencontrer l’homme derrière le vin : Pinot Grigio Benefizium Forer 2003 (29,35 $ - 10248712), Char-donnay Bucholz 2004 (21,35 $ -742114) ou encore, sous élevage de bois neuf, Chardonnay Ldwen-gang 2002 (40,75 § - 10264608).La ?notation?A vous de voir! Le Trentin et le Haut-Adige : bonheur en altitude Jean Aubry olzano — Je suis redescendu sur le plancher des vaches récemment.C’est bien.Mais là-haut, c’est bien aussi.Je ne suis pas le seul.Prenez le muller-thürgau de Christof Tiefenbrunner, enraciné à 1000 mètres au-dessus d,e Cortaccia dans le Haut-Adige.A cette altitude, ce cépage qu'on dit précoce prend tout son temps et étire sa période de maturation comme d’autres les bras au saut du lit, lentement, jusque dans la moindre articulation, pour ne pas dire le plus petit alvéole.Résultat: un muller-thürgau chirurgical de précision et vibrant sur une longue fréquence minérale qui le tient en haleine entre rêve et réalité.Ses sauvignons, gewurztra-miners, pinots gris et blancs et, en rouge, ses pinots noirs, schiavas grigias, lagreins et cabernets sauvignons participent au même complot de finesse et de grâce pure.De quoi ruminer d’aise.C’est un peu l’esprit qui règne dans ce coin d’Italie accroché entre les Alpes et les Dolomites, entre les climats continental et méditerranéen.Cet enclavement montagneux est de ce fait un des endroits les plus chauds de toute l’Italie! Si les cépages dits internationaux y pratiquent aussi l’alpinisme avec bonheur, ce sont véritablement les variétés locales, plantées encore une fois à des altitudes spécifiques sur des sols variés très bien drainés (argile, sable, calcaire, porphyre, alluvions glaciaires.), qui fascinent En blanc, nosiola, incrocio man-zone, kerner, moscato giallo, riesling ou encore traminer aromatico et en rouge, teroldego, marzemi-no ou lagrein, folichon dans sa version «clairet» et, disons, plus «hooligan», dans sa version «dun-kell» ou colorée.La beauté dans tout ça?Par cette minéralité distinctive qui avive un peu plus la fraîcheur et des degrés encore raisonnables, les vins brillent par leur modernité, leur originalité et, surtout, leur digestibilité.Le Trentin Le triangle magique entre les communes de Mezzolombardo, Mezzacorona et S.Michele all’Adige est ici le fief incontesté du teroldego.La grande magicienne du cépage?Elizabetta Forado-ri, de la maison éponyme, qui, depuis 1985, opère des sélections massales sur de vieux porte-greffes pour les planter à haute densité sur guyot simple.Trop technique?Goûtez sa cuvée clas- sique ou son Granatto issu de parcelles sélectionnées sur dix hectares: le parfum de violette d’une syrah rhodanienne combiné à la suavité d'un merlot mûr, le tout affiné par une fine et fraîche touche minérale.Tout le charme discret de son auteur.Si la réputation de la maison San Leonardo du Marchese Carlo Guerrieri Gonzaga n'est plus à faire avec sa grande cuvée issue de l’encépagement classique bordelais, celle des nombreuses coopératives qui dominent le paysage local est en pleine ascension.D’ailleurs, et pour ne rien vous cacher, nulle part ailleurs en Italie trouve-t-on meilleurs ambassadeurs pour les vignerons coopérateurs que ces im- menses structures, toutes dotées d’un dynamisme et d’une technologie de pointe.Cantina La Vis (1400 hectares pour 1300 vignerons) et sa gamme Ritratto, Cantina Rotaliana di Mezzolombardo, d’une stupéfiante régularité qualitative avec ses 350 000 bouteilles (recherchez la top cuvée Clesurae), ou encore la Cantina Cavit une espèce de «coopérative des coopératives» avec plus de 5400 membres répartis sur 7000 hectares, soit 70 % des vignobles locaux ! Une gamme impressionnante de vins aux standards élevés et vendus à bons prix, dont le délicieux spumante Altemasi Riserva Graal.VOIR PAGE B 7: VINS Téléphone: 985-3322 Télécopieur: 985-3340 LES PETITES ANNONCES Courriel : petitesaimonces@ledevoir.com AVIS DE DECES I « N » D «E »X REGROUPEMENTS DE RUBRIQUES 100*199 IMMOBILIER RÉSIDENTIEL 100*150 Achat-vente-échange 160* 199 Location ' 200 • 299 IMMOBILIER COMMERCIAL 200 • 250 Achat vente-échange 251 *299 Location 300 • 399 MARCHANDISES 400 • 499 OFFRES D'EMPLOI 500 • 599 PROPOSITIONS D'AFFAIRES ET DE SERVICES 600 • 699 VÉHICULES LES PETITES ANNONCES DU LUNDI AU VENDREDI DE 8 H 3 0 À 17H0Ô Pour placer, modifier ou annuler votre annonce, téléphonez avant 14 h 30 pour l’édition du lendemain.985-3322 985-3340 Téléphone : Télécopieur: Conditions de paiement : cartes de crédit CONDOMINIUMS À LOUER MAISONS IX CAMPAGNE À LOUER LAUKENTIDES TERRAINS TERRAINS STE-ADÉLE - AUBAINE Évaluation 392 000$ Prix 365 000$ Canadienne en pierre des champs 12 pièces Très grand terrain paysager.2 garages 514-593-6091 ESTRIE ROXTON SUD Magnifique prop, de campagne.4200 p.c habitable.Très gr pièces Avec aménagament&pelit lac privé Environ 2 acres de terrain.Très accessible à 15 mm de Bromont, Gramby et St Hyacinthe 298 000$ 450-372-3211 UNIQUE ! 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