Le devoir, 10 mai 2006, Cahier A
POLITIQUE MacKay rend visite aux soldats canadiens à Kandahar Page A 3 1 e d e v o i r w w w (* o in ?FRANCE ONU Les Casques bleus se rapprochent du Darfour Page A 7 LE DEVOIR JACQUES GRENIER LE DEVOIR La Commission scolaire de Montréal, qui accueille le plus important bassin d'élèves multiethnique au Québec, a lancé hier un projet de politique interculturelle destiné à favoriser l’intégration de cette clientèle scolaire.Dans la classe de Madame lise Le projet de politique interculturelle de la CSDM pourrait d’abord être utile aux parents MARIE-ANDRÉE CHOUINARD Dans la classe de Madame Use, ne cherchez pas les Tremblay, Dion, Lévesque et Gagnon.Us n'y sont tout simplement pas.En plein cœur de Parc-Extension, à l’école Barthélemy-Vimont la pluriethnici-té qui colore la Commission scolaire de Montréal (CSDM) a plus d’un visage: 95 % des enfants animant gaiement la cour de récréation ont un ailleurs qu'ici en tête lorsqu'on leur demande tout bonnement d’où ils viennent.C’est l’Inde, le Pakistan, le Chili ou le Bangladesh.La Corée, la Chine, le Vietnam ou le Cambodge.Sur cette école de 900 élèves, une affiche grand format habille la devanture de l’édifice, bien en vue pour les passants: «Cours de français aux adultes».Voilà, résumée en bien peu de mots, l’essence même du projet de politique interculturelle lancé hier par la CSDM.«Si.avec cette politique interculturelle, on pouvait seulement atteindre les parents, mieux les intégrer, leur offrir du soutien et permettre qu'on aide davantage leurs enfants, ce serait déjà ça de gagné.» L’enseignante qui pointe ainsi sa vision des bienfaits d’une future politique interculturelle, c’est Madame Lise.lise Coupai, enseignante de première année à l’école Barthélemy-Vimont, a été, avec Solace, Rabat et tous les autres bambins de la classe, la vedette du documentaire tourné par Sylvie Groulx et diffusé récemment.La Classe de Madame Lise, ce sont une vingtaine d’enfants observés à travers le quotidien d’une année scolaire, franchissant les même étapes d’apprentissage que tous les écoliers du Québec, de Rouyn-Noranda à Rimouski.Leur bagage est toutefois différent: plusieurs d'entre eux sont nés au Québec mais n’ont pris contact avec le français qu'une fois plongés dans l’univers scolaire.A Barthélemy-Vimont, une quarantaine de langues sont chantées à la maison.Sur un quadrilatère de 1,6 kilomètre carré, 30 000 habitants se partagent Parc-Extension, provenant de 75 communautés culturelles différentes.L’alphabet est le même que partout ailleurs et deux plus deux font toujours quatre, mais lorsqu’on placote ensemble de manière anodine de l'Hallo-ween, une, deux, puis trois mains se lèvent révélant que cette fête ne leur est pas permise.Question de culture et de religion.Au cours d’éducation physique, une fillette apprend avec les autres les rudiments du ballon-chasseur, mais elle doit manœuvrer avec un voile sur la tète et les épaules.Là, trois fillettes badinent et rigolent, et atterrissent de manière impromptue sur le sujet de la reli gion.Dieu est partout et c'est notre père à tous, affirme péremptoirement cette coquine d’origine latino-américaine.«C’est Dieu qui me l’a dit», sermonne-t-elle ses copines, toutes deux musulmanes.«Et puis d’abord, comment savoir si Dieu est un homme ou une femme?», réplique l’une de ces deux demoiselles, VOIR PAGE A 10: CLASSE Le français est mal en point aux JO Au mieux une langue seconde ou tierce, constate Lise Bissonnette CHRISTIAN RIOUX Paris — Au slogan officiel des Jeux olympiques de Pékin en 2008, «One world, one dream», faudra-t-il bientôt ajouter «one language»?C'est la question que semblait se poser hier List- Bissonnette alors quelle rendait compte à Paris de la mission que lui a confiée la Francophonie aux Jeux olympiques d’hiver de Turin.In directrice de la Bibliothèque nationale du Québec, nommée grand témoin de la Francophonie, ne cache guère son pessimisme en ce qui concerne la place du français aux Jeux olympiques.Elle avoue avoir quitté Turin «sans optimisme» si les choses devaient demeurer en l’état.«On assiste à la disparition lente d’une tradition culturelle garante de diversité.» Certes, dit-elle, le français a vécu des jours plus heureux à Turin qu’à Athènes en 2 d .vyxVrrt val vV **t*' f « I* rvrrOro J >nO*f*r>fh MKw (O dHWMtorwA Crarsl WfCA «MRm* aw OttAd Car** ’««ne* Mc SAC r>nanoa Mc SA C Rtuttn* *4(1% ST»* Incluant: Moteur i-VTEC” de 2,0 titres.155 chevaux • Roues de 16 pouces en alliage d’aluminium * Climatisation automatique • Chaîne stéréo AM/FM compatible MP3/WMA avec changeur à l’intérieur et 6 haut-parleurs • Coussins gonflables avant/latéraux/rideaux latéraux Faites un essai routier dès aujourd'hui et courei la chance de gagner un cinéma maison incluant un téléviseur Grand WEGA de 55 po et un système DVD FlDMI sans fil de Sony, ou un bois no1 R7 425 deTaylorMade.> ACURA GABRIEL ACURA PLUS LUCIANIAÇURA GALERIES ACURA ACURA DE UVAL ACURA BROSSARD 4648, bod.Nomt )*on 2SS, bout de la Seigneur** 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