Le devoir, 30 avril 2002, Page(s) complémentaire(s)
CINAR PROCHE-ORIENT Israël réoccupe Hébron après avoir accepté de libérer Arafat Page A 5 ?w w w .e (1 e \ o i r .c o m ?— Le fiduciaire du couple Charest-Weinberg change l’administration Page B 1 LE DEVOIR Deux conseillers de Tremblay arrêtés Ils auraient accepté des pots-de-vin d’un promoteur immobilier Irving René Grundman Dussault FRANÇOIS CARDINAL LE DEVOIR La guigne semble s'acharner sur le maire de Montréal, Gé-rald Tremblay.Deux conseillers municipaux de son équipe, Irving Grundman et René Dussault, sont soupçonnés d'avoir accepté un pot-de-vin en échange du changement de zonage d’un terrain situé dans leur arrondisse- ment, soit celui de Saint-Laurent.L'escouade des crimes économiques de la Sûreté du Québec a procédé à l’arrestation de quatre hommes, hier matin, les deux conseillers municipaux en plus de deux hommes d’affaires.Ils ont tous été conduits au quartier général de la police provinciale pour être interrogés avant d’être relâchés avec promesse de comparaître.Il y a quelques mois, sur la base d'informations qui lui avaient été communiquées, la SQ avait ouvert une enquête sur «des allégations d'actes de corruption et d’abus de confiance par des élus de la Ville de Montréal», selon le communiqué diffusé hier.les ailes reprochés auraient été commis depuis la fusion des villes de Hie, soit depuis que les deux hommes représentent l'Équipe Tremblay/Union des citoyens de lUe de Montréal (UCIM).Les quatre hommes, dont la SQ refuse de révéler l’identité tant et aussi longtemps que le substitut procureur général n’aura pas autorise le dépôt des plaintes, comparaîtront donc au Palais de justice de Montréal le mois prochain.Des accusations de corruption de fonctionnaires, d’actes de corruption dans les affaires municipales, d'abus de confiance et de commissions secrètes pour- raient alors être portées.Selon les informations divulguées par la SQ, une importante somme d’argent aurait été versée secrètement aux deux conseillers de l’arrondissement Saint Laurent il y a quelques semaines.Le but de ht transaction était en bout de piste la réalisation d'un projet immobilier.VOIR PAGE A H: CONSEILLERS [Ëajïjir ' JACQUES NADEAU LE DEVOIR Les joueurs du Canadien de Montréal se sont précipités vers leur gardien de but José Théodore après avoir éliminé les Bruins de Boston, hier soir, au Centre Molson, au terme d’un sixième match extrêmement serré.Théodore s’est une fois de plus surpassé devant le filet pour permettre à son équipe de l’emporter par 2 à 1.Ça y est ! VALÉRIE DUFOUR LE DEVOIR Ils l’ont fait! Les petits ont gagné; les grands sont éliminés.C’est dans l’euphorie la plus totale que les Canadiens de Montréal ont réussi à éliminer hier soir les champions de leur division, les Bruins de Boston.Une victoire de 2 à 1 signée José* Théodore.«Nous avons joué de façon intense, ça aurait pu pencher d’un côté comme de l’autre mais nous avons gagné», a souligné Yanic Perreault, auteur du but victorieux.Le capitaine Saku Koivu était également tout sourire.«Chaque partie est spéciale pour moi, mais ce soir c’est incroyable.Il y a trois mois, je ne pensais pas revenir au jeu, encore moins faire les séries éliminatoires.je me sens bien.C’est un grand moment car nous avons travaillé fort pour y arriver.» VOIR PAGE B 6: CANADIEN L’éolien peut sauver Murdochville La région recèle le plus grand gisement éolien exploitable au Québec Loi antiterroriste Un nouvel outil policier C-55, nouvelle mouture de C-42, permet à la GRC et au SCRS d’utiliser les listes de passagers HÉLÈNE BUZZETTI DE NOTRE BUREAU D’OTTAWA Les personnes faisant l’objet d’un mandat d’arrestation au Canada ne pourront plus prendre l’avion sans craindre d’être attendues à destination par un comité d’accueil policier.Avec sa nouvelle loi antiterroriste déposée hier, le gouvernement fédéral a en effet conféré le droit à la GRC et au Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS) de vérifier les listes de passagers afin, entre autres, de mettre le grappin sur ceux qu’ils recherchent.Le projet de loi C-55 est la nouvelle mouture de l’autre, le C-42, qui a été retiré la semaine dernière.Si le gouvernement y a fait ses devoirs en restreignant la portée de certaines dispositions qui avaient inquiété la population, Ottawa en a profité pour y ajouter quelques éléments nouveaux.VOIR PAGE A 8: OUTIL L’Impérial n’est pas en état d’accueillir le FFM Des travaux d’urgence de 500 000 $ s’imposent LOUIS-GILLES FRANCOEUR LE DEVOIR La municipalité de Murdochville, encore aux prises avec la douloureuse fermeture de sa fonderie, a reçu comme une brise hier le rapport déposé au gouvernement par l’Université du Québec à Rimouski, qui conclut que cette région «offre le plus important gisement éolien exploitable au Québec» à court terme.Selon l’étude de l’UQAR, qui a coûté 1,2 million au ministère des Ressources naturelles du Québec en prospection des principaux gisements de l’estuaire fluvial, la région de Murdochville bénéficie de vents qui affichent une moyenne de 32 km/h ou de neuf mètres à la seconde, ce qui dépasse les meilleurs sites de l’es- tuaire du Saint-Laurent, y compris de la région de Ma-tane qui accueille déjà le plus important parc éolien du Québec.Dans cette région, en effet, la moyenne des vélocités se situe plutôt autour de 26 km/h.Murdochville jouit d’un autre avantage qui constitue cependant, à court terme, un handicap technologique.Les vents étant plus denses en hiver, le rendement énergétique de machines plantées sur les plus hauts sommets du Québec ferait rêver n’importe quel entrepreneur sérieux.Mais, parce que la région des Chic-Chocs est souvent aux prises avec des nuages givrants, les pales des éoliennes vont devoir supporter des poids anormaux et vivre des paralysies momentanées a moins d’équipements chauffants adaptés à des températures pouvant atteindre par ailleurs des températures extrêmes.Le rapport de l’UQAC, confidentiel jusqu’à nouvel ordre, préconise la mise en place à Murdochville d’un centre de recherche sur les éoliennes nordiques de façon à ce que l’expérience acquise dans le contrôle du givre serve au développement de cette énergie dans le reste du Québec.le professeur Jean-Louis Chaumel, du groupe éolien de l’UQAR, estime qu’avec cette étude et le nouveau contexte fiscal créé par les deux budgets de l’automne dernier, «le Québec est à l’orée d’un véritable boom éolien».Et que Murdochville est en tête de liste.VOIR PAGE A 8: ÉOLIEN FRANÇOIS CARDINAL LE DEVOIR Il y a péril en la demeure au cinéma Impérial.Si rien n’est fait de toute urgence, la salle de cinéma de la rue de Bleury pourrait devoir fermer ses portes indéfiniment obligeant à la dernière minute le Festival des films du monde et le rendez-vous du film fantastique Fantasia à se relocaliser, a appris Le Devoir.«La catastrophe nous guette», résume simplement François Beaudry-Losique, chargé de projet à l’impérial.L’état des systèmes de toiture, de plomberie et de climatisation menace l’intégrité de l'immeuble (que possède le FFM), lequel se détériore très rapidement Un peu plus chaque jour, cet édifice classé monument historique par le gouvernement du Québec est endommagé par les infiltrations d’eau.«On joue avec le feu si on ne refait pas tout de suite la toiture, indique en entrevue M.Beaudry-Losique.Quand il pleut, on a des fuites à gauche et à droite.La toiture est pourrie depuis 1995, il y a des mousses et de l’herbe qui poussent un peu partout.Ce sont des travaux qui sont vraiment indispensables.» Idem pour la climatisation qui ne fonctionne plus du tout «R faut changer complètement l’air climatisé, précise-t-il.Pour l’instant, notre salle n’est pas opérationnelle VOIR PAGE A 8: IMPÉRIAL INDEX Annonces .B 5 Idées A7 ¦ Avis publics .B4 Le monde A 5 R?B 1 Culture .B8 Météo B 4 —— Économie .B 1 Sports B 6 a 1 11 Vlssss^aass* Éditorial .A6 Télévision B 7 00 Stanley Cosgrove (1911-2002) Un peintre à l’indépendance farouche Le peintre Stanley Cosgrove est décédé dimanche à Montréal à l’âge de 91 ans.Ainsi prend fin un engagement serein et constant envers la peinture figurative et une modernité naissante, celle des années trente et quarante au Québec, manière à laquelle le peintre restera farouchement attaché.Affaibli par la maladie de Parkinson, Cosgrove est mort retiré, à l’écart d’un milieu avec lequel il n’a pas toujours entretenu des rapport faciles.BERNARD LAMARCHE LE DEVOIR Pendant la Seconde Guerre mondiale, Cosgrove fait son apprentissage en lorgnant non pas du côté de la France, mais du côté du Mexique.Sa carrière s’ouvre sur un axe nord-sud, empruntant un parcours inusité dans le Québec d'alors.Ce choix, forcé par la guerre, fera en sorte que Cosgrove sera constamment tourné vers la simplicité, le paysage et une approche inspirée par un art populaire avec lequel il a été mis en contact au début de sa formation, alors qu’il s’achemine vers une carrière marquée aussi par le nu et la nature morte.Stanley Cosgrove est né à Saint-Henri le 23 décembre 1911, d’une mère canadienne-française et d’un père d’origine irlandaise.C’est grâce à sq mère qu'il sera amené à s'inscrire à l’École des beaux-arts de Montréal, sur les conseils d’un religieux.Il y entre en 1929 et étudie avec des professeurs comme Joseph Saint-Charles, Edwin Holgate et Charles Maillard.Il en sortira en 1935, date a laquelle sa carrière bifurque.Les années ayant précédé ses études aux Beaux-Arts, Cosgrove, adolescent, les passe à la raffinerie Red path, en tant qu'ouvrier.Le propriétaire de l’usine, Huntley Drummond, amateur d’art et VOIR PAGE A 8: COSGROVE SUCCESSION STANLEY COSGROVE Stanley Cosgrove dans son atelier en 1939, tout juste avant d’aller étudier l’art au Mexique avec Clemente Orozco. L E I) E V 0 I K .EE M A K 1> I SO AVRIL 2 0 0 2 A 8 LE DEVOIR ACTUALITES IMPÉRIAL SUITE DE I.A PAGE 1 l'été alors que nous avons des choses programmées dès le début du mois de juin.Si les travaux ne sont pas faits, on ne pourra tout simplement pas utiliser la salle.» Ainsi, le FFM, propriétaire de l’édifice, a présenté une demande d’aide financière de 300 000 $ à la Ville de Montréal afin d’exécuter les travaux d’urgence qui permettraient de protéger l’impérial.I^e coût total des travaux est évalué à 500 000 $.Le comité exécutif s’est penché sur la demande de subvention vendredi dernier et recommandera aux conseillers municipaux d’octroyer l’enveloppe lors du prochain conseil municipal, le 27 mai prochain.Malgré cela, le problème reste entier.«Plus le temps avance, plus il y a un risque pour nous, indique M, Beaudry-Ixjsique.Certains équipements, comme la climatisation, doivent être commandés longtemps à l’avance pour être livrés à temps.On a sensibilisé la Ville à ce sujet-là plusieurs fois.» La gravité de la situation est décuplée du fait que les vacances de la construction, qui débutent le 12 juillet, constituent la date butoir pour la réalisation des travaux.«Après cette date, on a un grave problème», affirme M.Beaudry-Losique.En effet, le festival du film fantastique Fantasia débute le 18 juillet.Le Festival des films du monde, pour sa part, se tiendra du 22 août au 2 septembre.L’Impérial constitue le lieu fétiche de projection du FFM.Cela dit, outre les travaux d’urgence, une importante rénovation est nécessaire pour que l’immeuble retrouve ses qualités architecturales malgré une première phase de travaux, terminée l’an dernier, qui a permis à la direction de changer les fauteuils de la salle.Une deuxième phase est donc prévue l’an prochain.Celle-ci permettra la restauration de la quasi-totalité de l’édifice: «Ce sont les grands travaux, indique-t-il.Nous allons restaurer l’immeuble en bonne et due forme en commençant par la façade.Nous allons changer la marquise, nettoyer la devanture, refaire les portes avant, bien restaurer les fresques qui datent de 1913, refaire la peinture à l’intérieur, refaire tous les plâtres, etc.» L’écran de cinéma va également faire un peu de place à une scène déjà existante, mais inaccessible.Cela permettra, en plus des projections de films, de présenter des spectacles dans ce haut lieu culturel de la métropole.Coût de la deuxième phase: 4,5 millions de dollars.Un tiers sera assumé par Québec, un autre par Ottawa, un mécène déboursera à lui seul un million et le FFM se chargera du solde.\j& Ville de Montréal est absente de ce montage financier en raison de son importante implication dans la première phase et, éventuellement, dans les travaux d’urgence qui sont actuellement nécessaires.En plus de redonner à la salle ses lettres de noblesse, le FFM mijote une troisième phase, ou «la phase 2,5», comme l’appelle M.Beaudry-lxisique.Celle-ci consisterait à agrandir le centre en ajoutant des salles vers le nord.la Fondation du FFM a en effet acheté l’ancien restaurant vietnamien qui jouxtait l’impérial afin de prendre de l’expansion.Bien que le financement ne soit pas encore assuré, les discussions vont bon train tant avec les gouvernements qu’avec le secteur privé.«C'est un lieu qui est assez prisé en ville pour l’immobilier, explique le chargé de projet, donc même si on n’avait pas de financement public, ça ne serait pas un problème de trouver du financement privé.» Construit en 1913 selon les plans de l’architecte D.J.Spence, l’impérial est le dernier des «super palaces» construits au centre-ville de Montréal.Il présente aujourd'hui encore l’essentiel de ses caractéristiques d'origine, ce qui a incité le ministère de la Culture et des Communications à classer l’immeuble en février 2(X)1.le bâtiment est également reconnu comme étant un immeuble significatif par la Ville.LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9 étage, Montréal (Québec), H3A3M9 E3 Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration: (514) 985-3333 Le site Internet du Devoir, www.ledevoir.com Comment nous joindre?La rédaction Au téléphone (514) 985-3333 Par télécopieur (514) 985-3360 Par courrier redaction ©ledevoir .corn L’agenda culturel Au téléphone (514) 985-3346 Par télécopieur (514)985-3390 La publicité Au téléphone Par télécopieur Extérieur de Montréal (514) 985-3399 (514) 985-3390 1-800-363-0305 (sans frais) Les avis publics et appels d’offres Au téléphone (514) 985-3344 Par télécopieur (514) 985-3340 Les petites annonces et la publicité par regroupement Au téléphone (514) 985-3322 Par télécopieur (514) 985-3340 Les abonnements Au téléphone (514) 985-3355 du lundi au vendredi de 7h30 à 16h30 Par télécopieur (514)985-5967 Par courriel abonnements@ledevoir.com Extérieur de Montréal 1-800-463-7559 (sans frais) U tkvoir est publié du lundi au samedi par Le Devoir Inc.dont le siege social est situé au 2050, rue De Bleury, 9" etage.Montréal.(Quebec), H3A 3M9.Il est imprimé par Imprimerie Québécor St-Jean.800, boulevard Industriel.Saint Jean sur le Richelieu, division de Imprimeries Québécor Inc., 612, rue Saint-Jacques Ouest.Montréal.L'agence Presse Canadienne est autorisée à employer et à diffuser les informations publiées dans U Devoir.U Devoir est distribue par Messageries I>ynamiques.division du Groupe Québécor Inc., 900.boulevard Saint-Martin Ouest.Uval.Envoi de publication — Enregistrement n 0858.Dépôt légal: Bibliothèque nationale du Québec.CONSEILLERS SUITE DE LA PAGE 1 M.Grundman, actuel propriétaire de centres récréatifs, est bien connu à Montréal ayant été directeur général du Canadien de Montréal de 1979 a 1983 et président du Forum de Montréal de 1972 à 1982.D a également été conseiller municipal à Saint-Iaurent pendant une trentaine d’années.En plus d’être conseiller municipal, il est actuellement représentant de la Ville à la Communauté métropolitaine de Montréal.Quant à M.Dussault, courtier en assurances, il est actuellement représentant de la Ville auprès de la Société de transport de Montréal.D a été conseiller municipal et membre du comité exécutif de Saint-Iaurent de 1986jusqu’au 31 décembre dernier.Le maire Tremblay n’a appris la nouveDe qu’hier matin.le président de l’arrondissement Saint-Iaurent Alan de Sousa, lui en a parié apres avoir été témoin de l’arrestation.Pressé de questions à ce sujet le maire s’est fait plutôt laconique.«l£S autorités policières pourront compter sur notre entière coüaboratùm pcmrfaire la lumière sur ces allégations, a-t-il dit M.Tremblay a fait savoir que les deux élus ne siégeront plus au caucus de ITJCIM.Le chef de l’opposition, Pierre Bourque, s’est fait plus loquace, affirmant que des rumeurs courraient à l’hôtel de ville sur de tels agissements de la part de membres de ITJCIM.Selon lui, cela prouve une fois de plus que le gouvernement du Québec doit ouvrir des enquêtes sur les agissements des élus dans les ex-villes de banlieue de l’ile de Montréal «IJenquête doit aller le plus loin possible, a-t-il indiqué sur les ondes de TVA J'ai écrit au ministre [des Affaires municipales et de la Métropole] il y a déjà un mois, M.(André] lloisclair, pour lui demander une enquête sur toutes les municipalités pour l'année 2000et2001.Le ministre m’a répondu qu’il n’y avait pas lieu de faire enquête.Je pense que ma demande était très légitime.» Feuilles de route Bien connu des gens de Saint-Inurent, M.Grundman a été conseiller municipal dans cette ville de 1968 à 2001.Durant ce temps, M.Grundman a surtout travaillé aux dossiers d’installations de nouvelles entre- ÉOLIEN SUITE DE LA PAGE 1 Ce qui rend ce site particulièrement attrayant, dit-il, ce n’est pas tellement la puissance de ses vents parce qu’on en trouve ailleurs d’aussi puissants, comme aux Iles de la Madeleine où il n’y a pas de place cependant pour un développement massif.L’attrait de l’ancienne ville minière tient fondamentalement au fait qu’elle est déjà reliée par une route capable d’accueillir les plus gros camions et qu’on y trouve déjà des lignes à haute tension et un poste d'alimentation, qui desservait la raffinerie de cuivre, aujourd’hui fermée.Il est de commune renommée que trois projets se discutent en Gaspésie et que plusieurs se demandent si la région aura à temps la capacité humaine et technique pour en saisir l'essentiel des retombées.Murdo-chville est déjà ciblé par un projet de 12 éoliennes d’une puissance d'au moins un mégawatt chacune.Ce projet est piloté par la société 30.Les bailleurs de fonds et le manufacturier danois en cause s’intéressent au site parce qu'il servirait d'abord et avant tout d’avant-poste à des développements beaucoup plus importants.Un deuxième projet plus important à court terme est parrainé par la société Innergex dans la région de Matane.On parle d'une puissance livrée de 50 MW.Enfin, un modeste projet-pilote de trois machines servirait de site de démonstration au géant français du nucléaire, Jeumont, qui songe à s’installer à Rivière;aux-Renards, près de Gaspé.Si les Iles ne peuvent accueillir un parc de grande taille, en revanche, il est question d’y installer une grande éolienne qui alimenterait une usine de poisson pour diminuer la facture d’électricité de ses puissants congélateurs.L’étude du Groupe éolien de l’UQAR indique que le Bas Saint-Laurent vient en deuxième lieu avec des vents affichant des moyennes de 7 km/h.C'est sensiblement mieux que la Côte-Nord, dont les rives sont moins venteuses parce que le vent surgit des montagnes pour filer vers la mer.ce qui en réduit la vélocité.Mais, ajoute Jean-Louis Chaumont, si quelqu'un s'avisait de le capter aux sommets des montagnes de cette région, les puissances seraient sensiblement meilleures.prises et a l'amélioration des infrastructures de la municipalité.D a été, en 1984, à l’origine de la création de la Corporation de développement économique de Saint-Laurent Depuis 1989, Irving Grundman est membre du conseil du Technoparc Saint-Laurent et membre de la Commission de développement économique de Saint-Laurent En 1993, la Chambre de commerce de Saint-Laurent le nommait personnalité d’affaires de l’année.Il est membre des conseils d’administration de la Synagogue Beth Ora et de la Fondation du Centre hospitalier de Saint-Laurent Pour sa part René Dussault a été conseiller municipal de Saint-Laurent pendant une quinzaine d’années après avoir mené une carrière comme directeur régional de la London Life pendant plus de 20 ans.Durant cette période, il a été président de la Commission du développement économique de Saint-Laurent, président d'Entreprises Saint-Laurent inc.et membre du conseil d’administration du Technoparc Saint-Iaurent en plus d’être le président du comité de vérification de ce dernier.Il est membre du conseil d’administration de la fondation Santé Saint-Laurent, du conseil du CHSLD-CLSC Saint-Laurent et du conseil des Demeures Sainte-Crobc.Une tuile de plus Le mauvais sort semble s’acharner sur Gérald Tremblay depuis son accession à l’Hôtel de Ville en début d’année.On se rappellera l’émoi qu’a causé la décision d’accorder à une firme fondée et présidée par M.Tremblay un contrat de 850 000 $ visant à organiser le Sommet de Montréal.D y a eu également la vente et l’achat de File Dorval auxquels a participé un membre de son comité exécutif puis les sommes mises de côté par certains autres membres de son équipe en attendant la «défusion» des villes de File.Se sont ajoutées les révélations du Devoir selon lesquelles un de ses adjoints avait trafiqué son curriculum vitæ, y inscrivant un diplôme qu’il ne détient pas.Enfin, dernier chapitre, vendredi dernier, le maire a dû démissionner de deux conseils d'administration après avoir été accusé, une fois de plus, d’être en conflit d’intérêts.Avec la collaboration de Jeanne Corriveau L'autre grand gisement mais uniquement accessible par mer, se situe sur la Basse Côte-Nord où le froid ajoute une densité recherchée à des vents d’une puissance et d’une constance exceptionnelles.Parce qu’il a misé sur la construction de la centrale Robertson plutôt que sur la construction d’une ligne reliant la région au réseau québécois, Hydro-Québec a littéralement enrayé le développement économique de cette région qui recèle un des plus riches gisements éoliens du Québec.T rois facteurs conjoncturels expliquent enfin Factuelle ruée vers For invisible.Hydro-Québec a cassé la glace dans son dernier plan d’approvisionnement en annonçant des achats de 50 MW par année pendant cinq ans a 5,8 cents du kWh.Le budget Marois ajoutait trois semaines plus tard une aide financière équivalente à 1,5 cent du kWh et celle, trois autres semaines après, du ministre fédéral Paul Martin qui ajoutait 1,2 à 0,8 cent du kWh.Avec un prix prévu de huit cents du kWh, précise Jean-Louis Chaumel, il n’est pas surprenant de voir autant de promoteurs prendre le vent Effort fédéral pour Murdochville ?Ottawa (PC) — Le gouvernement fédéral étudie ra la possibilité de venir en aide aux travailleurs de Murdochville, mis à pied lors de la fermeture de la Fonderie Gaspé, en ne prélevant pas d’impôt sur leurs primes de séparation.Le député libéral George Farrah, qui représente la région de la Gaspésie à la Chambre des communes, a également affirmé qu’il tentait de convaincre ses collègues du conseil des ministres d’accepter que les travailleurs en chômage reçoivent des prestations d’assurance-emploi dès le moment de leur mise à pied, même s'ils touchent une prime de séparation.Selon M.Farrah, la ministre du Développement des ressources humaines, Jane Stewart, est en train de regarder «toutes les possibilités, elle ne ferme aucune porte».Mais le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, a accusé la ministre Stewart d’être insensible à la situation des travailleurs de la fonderie de ouvre de Murdochville.«La ministre ridiculise toutes les demandes, elle est très hautaine, très technocrate, très froide, très loin des gens et c’est malheureux», a-t-il dit à sa sortie des Communes.OUTIL SUITE DE LA PAGE 1 Ainsi, la GRC ou le SCRS pourront demander aux compagnies aériennes ou à tout agent de réservation la liste des passagers de vols choisis afin de vérifier si des suspects s’y retrouvent Sont visés: ¦ les personnes faisant l’objet d’un mandat d'arrêt pour des crimes passibles d’une peine de prison de cinq ans ou plus (meurtre, enlèvement, mais aussi méfait) ; ¦ les immigrants potentiels faisant l’objet d’un renvoi parce qu’ils posent une menace à la sécurité nationale; ¦ les personnes contre qui pèsent des citations à comparaître ou des ordonnances de la Cour, ¦ toute personne qui, de manière générale, constitue une menace pour la sécurité des transports ou pourrait être d’intérêt dans le cadre d’une enquête du SCRS sur le terrorisme.De hauts fonctionnaires ont indiqué que toutes les listes de passagers ne seraient pas vérifiées, compte tenu du très grand nombre de vols.Mais les vérifications pourraient aider la GRC à déterminer sur quels vols elle placerait des agents armés inco-gnito.Si les informations recueillies ne concernent pas la sécurité nationale, elles devront être détruites dans les sept jours suivants.«La plupart des l’informations seront détruites, un très petit nombre de renseignements seront conservés», a assuré le Solliciteur général, Lawrence MacAulay.«Nous avons écouté!» Le projet de loi C-55 est par ailleurs plus clair à propos des fameuses «zones de sécurité militaire» tant controversées que l’ancien projet de loi permettait de créer.Appelées désormais «zones militaires d’accès contrôlé», elles ne pourront être créées que pour protéger de l’équipement militaire.Le C42 prévoyait la création de zones entourant «les biens, lieux ou objets que les Forces canadiennes ont reçu instruction de protéger».De même, et c’est nouveau, la loi dicte les seules circonstances dans lesquelles une telle zone peut être créée, soit si elle est «raisonnablement nécessaire» pour assurer la sécurité des équipements à isoler ou des personnes se trouvant dans leur voisinage immédiat.Pas question, donc, de faire atterrir un hélicoptère militaire au milieu de Kananaskis (Alberta) où ce tiendra le sommet du G8 cet été pour pouvoir décréter toute la ville zone militaire, ce qui relèverait carrément de la «mauvaise foi», ont fait valoir de hauts fonctionnaires.«Cela ne peut pas être utilisé pour protéger des conférences internationales ou pour empêcher des manifestants de poursuivre leurs activités, a insisté le ministre de la Défense Art Eggleton.Cela ne pourrait pas être utilisé dans le cas de Kananaskis.Cela pourrait seulement être utilisé pour protéger du matériel militaire.[.] Nous avons écouté ce que plusieurs avaient à dire sur C~42.» Discrétion ministérielle Enfin, des balises plus sévères sont prévues si un ministre veut décréter des mesures d’urgence sans consulter ses collègues du cabinet.Dans l'ancien projet de loi, ces ordonnances pouvaient être en vigueur jusqu’à 90 jours avant que le cabinet n’ait à se prononcer, ce qui avait été perçu comme une trop grande latitude laissée à un seul ministre.Ce délai est ramené à 45 jours.De plus, le ministre devra en déposer une copie auprès du Parlement dans les 15 jours de séances suivant son adoption et elle devra être publiée dans la Gazette du Canada au plus tard 23 jours après son émission.Enfin, autre ajout par rapport à C42, les plaisantins s’amusant à envoyer de la poudre blanche par la poste ou à faire de fausses alertes à la bombe seront punis encore plus sévèrement que prévu.On instaure une proportionnalité de la peine aux dommages causés par le crime.Ainsi, la peine pourrait aller de cinq ans de prison à l’emprisonnement à vie si la mauvaise blague tourne au cauchemar et cause la mort Les vérifications pourraient aider la GRC à déterminer sur quels vols elle placerait des agents armés incognito COSGROVE SUITE DE LA PAGE 1 président de la Banque de Montréal, reconnaît alors son talent d'artiste, en lui offrant une bourse de 300 $ à la sortie des Beaux-Arts.Cette somme doit lui permettre d'aller peindre dans une région de son choix.Cosgrove choisit File d'Orléans, puis se met en route pour Barachois, en Gaspésie.Une bourse d'études le destinait à emprunter ensuite le parcours classique des peintres d’ici, lequel menait en France.La guerre qui éclate en Europe le pousse quelques mois plus tard à New York, puis au Mexique, où il fréquente l’Académie San Carlos.Au Mexique, il étudie avec les grands maîtres Rodriguez Ix)zano, Clemente Orozco et Diego Rivera.En 1943.Cosgrove devient l'assistant du légendaire Orozco.Le moraliste aura été d’une importance capitale dans le cheminement de l’artiste québécois.Joint au téléphone hier, l'historien de Fart François-Marc Gagnon qualifie d’original le parcours du peintre.«Il a changé ses plans à cause de la guerre.Il voulait faire de la fresque.Il découvre au Mexique un art qui ne serait ni trop dérivé de l’Europe, ni trop américain.Il aboutit dans l’atelier d’Orozco dont la position est la moins facile à situer parmi les trois grands maîtres mexicains [Orozco, Siqueiros et Rivera].Siqueiros est stalinien.Rivera est trotskiste.Orozco adopte une position de méfiance envers toute idéologie.C’est l’homme seul.» Cette attitude aurait contribué à forger les rapports distanciés que Cosgrove entretenait avec le monde de Fart.«Cosgrove revient au Québec en cherchant dans l’art populaire local des sources de modernité.Il défend une sorte de primitivisme, mais incarné dans une culture folk.» Ce choix sera favorable à sa carrière, mais Cosgrove sera vite dépassé par les avant-gardes plus radicales.«Pour lui, les Automatistes ou Pellan, c’est dérivé de l’Europe.Ça représente ce qu’il ne faut pas faire.» L’une des filles de Cosgrove, Renée-Charlotte, pose un regard extrêmement lucide sur le cheminement de son père.«C’est un homme qui a toujours été très, très indépendant, dit-elle.Il a réussi à se sortir du milieu où il est né en faisant oeuvre de beauté.» La fille du peintre affirme que Cosgrove s’était construit une carapace dans un contexte familial très rude et que celle-ci a pu faire en sorte qu’il demeure plus tard imperméable aux poussées des groupes et des mouvements picturaux qu’il a côtoyés dans l’histoire, soit l'Automatisme autour de Bonluas, et FYisme d’yeux, à partir de la pensée de Pellan.«Il se protégeait en se retirant.H était mal à l’aise avec les mondanités.» «Il était intensément québécois, ajoute Renée-Charlotte Cosgrove.Il appuyait René Lévesque et connaissait Gilles Vigneault.Il a même empêché certaines de ses toiles de sortir sur le marché de New York.Il voyait le Québec comme une zone qui avait son mot à dire.Il trouvait les Américains trop impérialistes.» La fille de Cosgrove se remémore le temps passé près du lac Wayagamac, en Mauricie, «trois mois par année».*77 vivait de longs mois dans la solitude, avec nous, dans le bois, tout près de La Tuque.» Sans électricité, sans eau, une maison et, non loin, un studio.«C’est en s'isolant qu'il a pu trouver un interlocuteur qui ne le mettait pas au pas de quoi que ce soit, qui ne le mettait pas au défi.» Il a su dialoguer avec la forêt nordique.«Un dialogue qu’il n 'a sans doute jamais eu avec son père, mais avec sa mère, oui.Mon père n’avait pas d’interlocuteur social.La forêt était pour lui un environnement maternant.» Renée-Charlotte Cosgrove parle â’«indépendance farouche» et souligne l’humilité de son père par rapport à son public.Stanley Cosgrove enseigne à l’Ecole des beaux-arts de 1943 à 1958.En 1945, il signe un contrat d’exclusivité avec la défunte galerie Dominion, entente en vigueur jusqu’en 1964.A la disparition de cette importante institution canadienne de l’art, des œuvres de Cosgrove restent dans le Fonds de la galerie fondée par le Docteur Stern.En 1951, Cosgrove est reçu membre associé de l’Académie royale des Arts du Canada.Stanley Cosgrove ne peignait plus depuis quelques années, selon sa fille depuis «six bonnes années.C’était la fatigue, je crois.Il avait vendu la grande maison de Hudson, avec le grand studio.Le Parkinson l’empêchait de réussir ses coups de pinceau.C'était un peu la dépression, mais aussi l’impression d’être mis de côté.Il était animé d’un grand stoïcisme, d’une grande dignité.» Fidèle à lui-même, Cosgrove aura travaillé presque toute sa vie.Malheureusement, ce qui n’a rien pour améliorer ses rapports avec le milieu marchand, il est notoire pour les historiens de Fart qu'il a été exploité par des galeries malhonnêtes.Mais «à la fin, je ne dirais pas que c’était un homme aigri.Il vivait un peu à l’écart et c’est en vivant ainsi qu’il a pu créer», explique Renée-Charlotte Cosgrove.Des funérailles privées auront lieu à Saint-Anne-de-Bellevue, où Cosgrove a passé ses dernières années.âfl *v.«i Pr»*td*nt.K*nn*dy ® >- j ?boul.i» î i ru* Samw-Cattonn* -—sxttcvxLerg - cuisine française qui fait bonne impression ?CE MIDI: Entrée + salade d’épinards et de mangues au saumon mariné à l'aneth + desserb» 15$ ?Repas d’affaire à organiser?Demandez notre salon prive.359.av.du Président-Kennedy (coin de Bleury).© Place des Arts •Tél.: 285-8686 • gutenberg@qc.aira.com i* LE DEVOIR.LE MARDI 30 AVRIL 2 0 0 2 B 6 l-.lai de la re\erve collective de \au La réservt de sang: S jours Groupes sanguins en demande aujourtf hm B- A-j Info-collecte: 832-0873 4 HÊMA-QUÉBEC LE DEVOIR LES SPORTS HORS-JEU Jean Dion ?Le seul match qui compte Vous voyez bien, sous des dehors de badi-nerie et d’impertinence, c’est en vérité à la vérité que vous êtes bihebdomadaire-ment conviés ici.Les autres pondent des analyses savantes et se plantent dans leurs prédictions, moi je souligne avant même que ça commence que l’important est de gagner les matchs impairs, et paf.1,3 et 5 pour Canadien, 2 et 4 pour le Boston.(Avant d'aller plus loin, je précise que ceci est écrit avant le match d'hier parce que je considère qu’il est trop facile de tirer des conclusions après et que le lundi soir, c’est ma réunion du fan-club de Lynda Lemay dont j'aimerais tant qu’elle nous concocte une petite mélopée sur son homme qui regarde le hockey en sandales avec des bas bruns et une caisse de 12, vous savez, le quotidien c’est tellement charmant quand on réussit à mettre les bons mots dessus.Couplet échantillon: Il regardait tellement la TV/ Qu’il aurait pu mettre ça dans son CV/ Et pendant que le Canadien score /Je fantasme sur José Théodore.Notez s.v.p.la richesse des rimes et les vers de neuf pieds l’unité.Ecrit avant, donc, ce qui ne m’empêche pas de faire œuvre de voyance prémonitoire et d’annoncer que quelqu’un quelque part aura dit que le match était sans lendemain pour les Bruins, qu’on aura vu en très gros énorme plan environ 1000 crachats par période, crachats rendus encore plus bellement vivants et pleins d'énergie mâle par l'absence de commentaires à La Soirée du hockey, et qu'après les arrêts de jeu près des buts il va y avoir du poussaillage et du taponnage et du bavage mais ne vous en faites pas trop, c'est juste pour passer des messages/barre oblique/obtenir un peu de respect que diable/barre oblique/préparer le prochain match à moins bien sûr que celui qu’on est en train de jouer ne soit sans lendemain.) Canadien pouvait donc terminer la série en remportant le match d’hier, le O', un fait d’autant plus probable qu’après deux défaites en matchs pairs il était vraiment dû pour en gagner un, mais aussi d’autant plus improbable que le Boston excelle en matchs pairs.En revanche, s’il a perdu, il pourra se reprendre ce soir dans un match impair, où il présente une fiche parfaite de 3-0, quoiqu’il ne faille pas oublier que le Boston, lui, sera dû pour en gagner enfin une dans un match impair.Et il ne faut pas oublier non plus que dans un septième match, comme le disait en fin de semaine le monsieur de la CBC qui a joué dans la ligue nationale et doit donc savoir de quoi il parle, tout peut arriver.Et ne m’écrivez pas non plus pour signaler qu «être dû» n’est pas français, je le sais.La langue du sport, pour reprendre l’expression de M.VeiRette que je remercie de m’avoir appelé Rogatien — tout comme plusieurs autres, d’ailleurs, vous tous êtes choux, et aussi un peu bijoux, cailloux, genoux, hiboux, joujoux et poux —, «je crois que c’est quelque chose qu’il faut s'ajuster».Et avec tout ça, on n’a pas encore eu le temps de parler de l’avantage de la glace.Lui, il est vraiment dû.Et je constate que lors d’une récente chronique, j’ai oublié de préciser que le vrai match important, le seul sur lequel il faille se concentrer, le seul qui compte, c’est le prochain.?Personnellement, en tant qu’observateur objectif et plus neutre que la zone du même nom (où se déploie ce célèbre patron de jeu auquel personne ne comprend strictement rien, le left wing lock, en français loque de l'aile gauche, qui sert aussi à désigner Lionel Jospin), je n’ai rien à cirer de la victoire de l’un ou de l’autre.Aussi, si je souhaitais instamment la tenue d’un 7e match à Bâston, c’était pour des raisons culturelles.Comme l’occasion d’apprécier une fois de plus une prestation de Rene Rancourt.Rene Rancourt: une structure capillaire à vous désillusionner à jamais de l’industrie de la coiffure, mais quel coffre.Quel tonus.Quel enthousiasme.Rancourt, bien sûr, chante les hymnes nationaux au Fleet Center.J’adore les hymnes nationaux.Je n’ai généralement rien de plus pressant que de me faire rappeler que l’histoire du Canada est une épopée des plus brillants exploits, je me demande toujours combien de temps met à sécher une valeur de foi trempée et je vais au dépanneur entre la deuxième et la troisième le front ceint de fleurons glorieux.Les séries sont un phénomène d’une telle intensité que même les hymnes nationaux offrent l’occasion d’en découdre.Tenez, à Uniondale, les partisans des Islanders de New York se sont fait ramasser après qu’ils eurent hué O Canada lors d’un match la semaine dernière, et joueurs et dirigeants des Islanders ont volé à la rescousse en disant qu’en fait, pour tout dire, sans blague, il fallait plutôt déduire que les fans s’en étaient pris aux Maple Leafs.Ils ont dû faire un sondage scientifique.Et au cours du week-end, la cohorte médiatique bostonienne s’est déchaînée contre la foule du Centre Molson qui, elle, a fait du tapage pas très flatteur pendant l’hymne national américain — qui, contrairement à une croyance populaire tenace, ne s’intitule pas O États-Unis — lors du quatrième match de Canadien contre le Boston.Et Dieu qui n’existe peut-être même pas sait que depuis le 11 machin, ils ont la chair de poule à fleur de peau, nos amis U.S.C’est ça.Ils détruisent nos équipes sportives avec leur grosse piasse, ils nous accusent dhéberger des terroristes et d’être trop permissifs aux frontières au lieu de croire sur parole Denis Coderre qui veille au grain, ils blessent nos joueurs qui n’ont rien fait avec leurs grands 6 pieds 5 le coude haut comme ça, ils arrêtent pas de nous écœurer avec le bois d’œuvre, ils bombardent nos soldats en Afghanistan, ils présentent des matchs de hockey à la télé avec des rondelles fluorescentes, et Qs voudraient qu’on leur dise bravo et merci?N’empêche, si vous avez une chance, offrez-vous une petite séance de Rene Rancourt Frissons garantis.Ne serait-ce, si vous êtes plus visuel qu’auditif, que pour cette coiffure impayable, foncièrement impossible à huer.jdionfa ledevoir.com Championnat du monde de hockey Le Canada blanchit Tltalie PIERRE LEBRUN PRESSE CANADIENNE Karlstad, Suède — Daniel Cleary des Oilers d’Edmonton a marqué deux buts en avantage numérique à la deuxième période pour guider le Canada à une victoire de 5-0 contre l’Italie, hier, au championnat du monde de hockey.Le capitaine Ryan Smyth des Oilers, Ray Whitney des Panthers de la Floride et Andy McDonald de Mighty Ducks d’Ana-heim ont obtenu les autres buts du Canada (2-00), qui en a obtenu trois en avantage numérique dans un match ponctué de plusieurs pénalités.Marty Turco des Stars de Dallas a repoussé 24 tirs pur inscrire le blanchissage et a été solide à son premier départ, surtout avec le contrôle de la rondelle — un avantage considérable sur les plus grandes patinoires d’Europe, fi a complété plusieurs brillantes passes aux atta- quants jusqu’en zone neutre.Les 5569 amateurs présents au Lof-bergs Lila .Arena ont réservé leurs plus bruyants applaudissements lorsque l’arbitre suédois Christer Larking est tombé sur la glace au moment où il signalait une autre pénalité.Le match s’est déroulé sans aucun rythme à cause de Larking, qui a rendu une série de decisions douteuses.Dans l’ensemble, il a décerné 14 pénalités — seulement cinq au Canada.Les Canadiens avaient rep seulement quatre pénalités, samedi, dans une victoire de 4-1 contre la Lettonie, un signe encourageant pour une équipe qui traditionnellement a du mal à rester à l’écart du banc des pénalités.Le Canada subira son premier véritable test aujourd'hui alors qu’il affronte les Etats-Unis.Le vainqueur de cette rencontre terminera au premier rang du grou-p D et se présentera dans la ronde de qualification avec quatre points.Les points ob- tenus contre la seule équipe éliminée dans la phase initiale ne comptent pas.Les Etats-Unis avaient élimine le Canada en quarts de finale l’an dernier en .Allemagne mais misent sur une équipe plus faible cette fois, en l'absence des vétérans défenseurs Eric Weinrich et Phil Housley et du héros de la prolongation l'an dernier, le joueur de centre Darby Hendrickson.Le Canada a joué sans vie à la première période, étant dominé 10-8 dans la colonne des tirs au but.L’Italie, vaincue 5-2 contre les États-Unis samedi, a toutefois eu de la difficulté à maintenir de la pression en zone du Canada tout au long du match.Mike Rosati, originaire de Toronto, a entrepris la rencontre devant le filet pour l’Italie mais il a été remplacé par Mario Brunetta à l’issue de la deuxième période, au cours de laquelle le Canada a supplanté les Italiens 17-8 dans les tirs grâce à cinq jeux de puissance.HP) ¦ LIGUE NATIONALE Section Est G P Moy Dltt Montrtil 15 10 600 — New York 15 10 600 — Flonae 12 13 480 3 Atlanta 12 14 462 31/2 Philadelphie 8 17 Soctlon Cantrali 320 1 7 Cincinnati 15 9 625 — Pittsburgh 14 9 609 1/2 St.Louis 12 13 480 31/2 Houston 11 13 458 4 Chicago 8 15 348 61/2 Milwaukee 7 18 Sactlon Ouest 280 81/2 Arizona 16 9 640 — Los Angeles 16 9 640 — San Francisco 14 10 583 11/2 San Diego 13 12 520 3 Colorado 9 16 Hier 360 7 Philadelphie à San Francisco Aujourd'hui.Atlanta à Milwaukee, 20h05 Montréal i Houston.20h05 Floride à St.Louis, 20h10 Pittsburoh au Colorado.21h05 N.Y Mets en Arizona, 21h35 Chicago Cubs à San Diego, 22h05 Cincinnati à Los Angeles, 22h10 Philadelphie à San Francisco, 22h15 JACQUES NADEAU LE DEVOIR L’entraîneur des Bruins de Boston, Robbie Ftorek, a félicité José Théodore dont la performance devant le filet du Canadien a largement contribué à l’élimination des Bostoniens.CANADIEN SUITE DE LA PAGE 1 Humble, José Théodore a rendu hommage à la défense de son équipe.«Les gars ont vraiment bien joué durant les cinq dernières minutes.» «On peut être fiers de notre série, mais ce n’est qu’un pas», a ajouté Stéphane Quintal.Jeudi dernier, l’entraîneur du Canadien avait passé en coup de vent dans la salle de presse après une amère défaite des siens.Son meilleur joueur avait été victime d’un coup vicieux et il fulminait Hier soir, Michel Therrien avait retrouvé son calme et son sourire.«C’est une belle victoire d’équipe.José a fait les arrêts clés et tous les joueurs se sont donnés corps et âme.[.] Avec la blessure à Zednik, il fallait réagir en gagnant.» Après la rencontre, Richard Zednik est venu féliciter les siens.La victoire dans cette série, c’est en partie à cause de son travail et il le savait Avant de se blesser, l’attaquant avait 4 buts et 4 passes à sa fiche.«C’est une équipe qui a du cœur qui a joué devant une foule qui a du cœur», a commenté le propriétaire du Canadien, George Gillett «f avais entendu parier de la foule montréalaise mais je ne croyais pas qu’elle était si énergisante.C’est incroyable!» Comme ils l’avaient fait samedi à Boston, les joueurs du Canadien ont entamé la rencontre avec énergie.Des coups de patin rapides.De la pression dans le territoire des Bruins qui, eux, étaient visiblement nerveux.Mais l’équipe bostonienne a retrouvé son sang froid et profité de la première erreur du Canadien.Brian Rolston a intercepté une passe dangereuse du défenseur Patrice Brisebois à la ligne bleue.Rolston a eu tout le temps de se pointer devant José Théodore, de lancer et de déjouer le gardien sur son propre retour, fi s’agissait de son quatrième filet des séries.Mécontente, la foule s’est est prise à Brisebois lors de ses présences subséquentes sur la patinoire.Les Bruins ont dominé le jeu pendant de longues minutes, bourdonnant autour du filet de Théodore.Mais celui-ci a refusé de céder.Boston n’est pas l'équipe la plus punie de la Ligue nationale de hockey (LNH) sans raison.Montréal a profité d’une punition de Rob Zamuner pour s’inscrire au pointage.Craig Rivet a d’abord empêché la rondelle de quitter le territoire adverse.Koivu a passé à Yanic Perreault qui a alors lancé au but Donald Audette (4e) s’est chargé de faire dévier la rondelle derrière Byron Dafoe.Le Canadien aurait pu facilement creuser l’écart au cours de la deuxième période.Le responsable?L’indiscipline de Boston, qui a écopé de deux pénalités mineures coup sur coup.L’équipe montréalaise n’a cependant pas trouvé le moyen de mettre la rondelle dans le fond du filet Mais la troupe de Michel Therrien a poursuivi ses attaques.Chad Kilger et Donald Audette ont fait travailler les gros défenseurs de Bruins.Gino Odjick a pour sa part raté une occasion en or de jouer les héros, ratant une passe parfaire de Doug Gilmour alors qu’il y avait un trop béant A la toute fin de la période, Joe Thornton a écopé d’une pénalité de quatre minutes pour bâton élevé.Pas de bol cependant, c’était toujours 1 à 1 après 40 minutes.De retour sur la patinoire, le jeu de puissance du Canadien a fait mouche pour la seconde fois de la soirée.Même si son bâton était retenu, Yanic Perreault a trouvé le moyen de lober le retour de Saku Koivu au fond du filet Déjà électrisée, la foule s’est mise à penser aux conséquences d’une victoire de son équipe.Les Bruins n'ont cependant pas lâché.Après ce but, ils ont envahi le territoire adverse.Le Canadien a d’ailleurs été pris en défaut pour avoir fait trébucher.Durant cette pénalité, José Théodore a réalisé des arrêts de toute beauté de la jambière.«Théo! Théo! Théo!», criait la foule en délire.Ce n’est pas tout, avec près de neuf minutes de jeu à écouler, Martin Lapointe a lancé sur le poteau et José Théodore a littéralement volé un but à l’attaquant Bill Guérin.Un arrêt miraculeux suivi de moments magiques pour l’attaque du Canadien.Tour à tour, Saku Koivu, Gino Odjick, Andreas Dackell et Doug Gilmour ont manqué le but d’assurance de près.Les spectateurs n’en demandaient pas tant Une fin de match enlevante.Même l’ancienne vedette Jean Béliveau s’est levée pour encourager les siens.la troupe montréalaise a ensuite serré son jeu défensif pour protéger sa mince avance, y allant même de poussées offensives.Cinq minutes.Puis quatre.Puis trois.Puis deux.Puis une.Les 21 273 spectateurs retenaient leur souffle.Si près du but, les joueurs du Canadien n’ont pas flanché.Désemparés, les Bruins n’ont pas réussi à pénétrer dans la zone adverse pendant les dernières minutes de jeu.Solide défensive des Montréalais.Solide match.Solide série.Le Canadien affrontera maintenant la Hurricanes de la Caroline.Philadelphie à San Francisco, 15h35 Atlanta à Milwaukee, 20h05 Montréal è Houston.20h05 Floride à St.Louis.20h 10 Pittsburgh au Colorado, 21h05 N.Y Mets en Arizona, 21h35 Chicago Cubs à San Diego, 22h05 Cincinnati à Los Angeles, 22h10 LIGUE AMÉRICAINE Section Eit G P Moy.Dltt Boston 15 7 682 — New York 16 10 615 1 Baltimore 12 13 480 4 1/2 Tampa Bay 9 14 391 6 1/2 Toronto 8 15 348 71/2 Section Centrale Chicago 15 10 600 — Minnesota 15 h 577 1/2 Cleveland 13 12 520 2 Kansas City 8 15 348 6 Detroit 7 17 292 71/2 Section Ouest Seattle 18 7 .720 — Oakland 15 10 .600 3 Anaheim 10 14 417 71/2 Texas 9 15 .375 81/2 HJfif Baltimore 5 Boston 3 Kansas City 4 Detroit 0 Minnesota 3 Tampa Bay 2 Aulourd’hul Baltimore à Boston, 18h05 Anaheim à Cleveland, 19h05 Kansas City à Detroit, 19h05 Oakland à N Y Yankees, 19h05 Texas à Toronto, 19h05 Seattle à Chicago White Sox, 20h05 Tampa Bay au Minnesota, 20h05 Demain Kansas City à Detroit, 14h05 Baltimore à Boston, 18h05 Anaheim à Cleveland, 19h05 Oakland à N.Y Yankees, 19h05 Texas à Toronto, 19h05 Seattle à Chicago White Sox, 20h05 Tampa Bay au Minnesota, 20h05 HOCKEY SÉRIES ÉLIMINATOIRES Premier tour (Quatre de sept) ASSOCIATION DE L’EST Boston (1)c.Montréal (8) Hier Boston 1 Montréal 2 (Montréal remporte la série par 4 à 2) Toronto (4) c.N.Y.Islanders (5) Aulourd’hul N Y Islanders à Toronto, 19h00 (La série est égale 3-3) ASSOCIATION DE L’OUEST Colorado (2) c.Los Angeles (7) Hjer Los Angeles au Colorado (La série est égale 3-3) Scandale du patinage artistique des Jeux olympiques de Salt Lake City Le Gougne et Gailhaguet sont entendus par l’ISU ASSOCIATED PRESS Lausanne — La juge française Marie-Reine Le Gougne par qui le scandale du patinage artistique avait éclaté aux Jeux olympiques de SÊdt Lake City en février, et Didier Gailhaguet le président de la Fédération française des sports de glace (FFSG), ont été longuement entendus par l’ISU, la Fédération internationale de patinage, hier, à Lausanne, dans une atmosphère qualifiée de «tendue».«C’était tendu», a souligné Maxwell Miller, l’un des avocats de Marie-Reine Le Gougne, après neuf heures de réunion du conseil de l’ISU, marquées par la déposition ae huit témoins, la plupart «à charge» pour les accusés.Ottavio Cinquanta, le président de l’ISU, a précisé qu’une décision dans cette affaire serait rendue aujourd'hui au terme de la deuxième et dernière journée d'audition.Aux Jeux olympiques de Salt Lake City, MarieReine Le Gougne avait déclaré avoir subi des pressions de la part de Didier Gailhaguet pour voter en faveur des Russes Elena Berezhnaya-Anton Sikharulidze, qui avaient remporté l’épreuve des couples par la phis petite des marges (54).Elle s’était ensuite rétractée mais avait été suspendue indéfiniment par 11SU pour faute.Gailhaguet, membre de IISU, n’avait pas été sanctionné.Hier, Gailhaguet et Le Gougne ont été entendus successivement le matin par le conseil de la Fédération, qui pourrait soit «blanchir», soit punir légèrement ou lourdement les accusés.Une membre du conseil de l’ISU a plaidé en privé pour une peine symbolique ou pour la «relaxe» pure et simple concernant Gailhaguet estimant que des dizaines de présidents de Fédéra- tions ont agi comme lui par le passé, ainsi que pour une peine de suspension légère pour Le Gougne.D’autres comme le vice-président japonais de l’ISU, Katsuchiro Hisanga, sont favorables à la radiation de Gailhaguet membre de ce conseil de l’ISU, et à une interdiction définitive de juger pour la Française.Le Gougne avait finalement expliqué avoir voté à Salt Lake City pour les Russes «en son âme et conscience».Elle avait aussi dit qu’elle avait «craqué» sous la pression de certains membres de l’ISU lui ayant demandé d’accuser Gailhaguet Face au scandale, l'ISU et le Comité international olympique (CIO) avaient décidé d’offrir sur tapis vert une deuxième médaille d’or aux Canadiens Jamie Salé et David Pelletier, arrivés deuxièmes sur la patinoire derrière les Russes.«Si une deuxième médaille d’or a été accordée, c’est que la faute est entérinée, non?», s’est insurgé Alexandre Brabant l’avocat de Didier Gailhaguet «Cela se déroule presque normalement, mais il y a un peu d'animosité.On ne sent pas qu’ils [les membres du conseil de l'ISU] sont impartiaux.On dirait qu 'ils veulent nous piéger.» A la sortie des neuf heures d’audience, son client et Marie-Reine Le Gougne ayant comparus conjointement dans l’aprèsHTiidi, M'Brabant a indiqué, laconique, que «le conseil fait des efforts pour que les choses se passent bien».Parmi les huit témoins, figuraient la Britannique Sally Stapleford, présidente du comité technique de l’ISU — la «bête noire» de Le Gougne — et l’Américain Ron Pfenning, le juge-arbitre du libre des couples aux JO, qui a assisté à l’accusation de Le Gougne contre Gailhaguet faite à la réunion des juges d’après compétition.A aussi témoigné le Russe Alexander Lakernik, le juge assistant pour l’événement favorable aux Russes comme Le Gougne.«Je n'ai pas vu de pressions sur elle [à Salt lake], a-t-il déclaré ces jours derniers dans le Washington Post.Si c’est une personne influençable quand la discussion devient forte, alors c'est différent.Ce genre de personne ne devrait pas juger.Car décider qui est champion olympique est important.» Parmi les autres témoins, la juge allemande Sissy Krick dont le mari Peter, présent aux JO est accusé par Le Gougne de l’avoir menacée après son vote.«Je réfute ces propos», a-t-il dit hier à I-ausanne.Aujourd’hui, la tendance des témoins «à charge» ne devrait pas slnverser.L’ISU a convoqué les juges Alain Miquel — le Français dit avoir subi des pressions de la part de Didier Gailhaguet — et Isabelle Blanc — la Suissesse dit avoir entendu Le Gougne déclarer qu’elle voterait pour les Russes trois mois avant les JO —, ainsi qu’un chauffeur de Gailhaguet à Salt Lake City qui prétend l’avoir entendu parier à des Russes.Le Gougne aurait été pressée de voter pour le couple russe pour s’assurer la voix russe en danse sur glace lors des jeux.Avant d’être entendue à Lausanne, Le Gougne avait parlé de «massacre organisé», d’«auditions à sens unique» et précisé qu’elle ne se laisserait pas "décapiter».«Nous souhaitons résoudre cette importante affaire de Sait Ixike une bonne fois pour toutes», a confié Cinquanta, hier, avant l’ouverture des débats.«Mais nous pensons également que ces auditions auront des conséquences positives sur tout le sport.» Gailhaguet a menacé d’aller jusqu’à la Cour européenne des droits de l’Homme, si la décision de l’ISU ne lui convient pas.I I
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