Le devoir, 20 avril 2002, Page(s) complémentaire(s)
CULTURE PROCHE-ORIENT Tremblay, Brassard et la cantatrice fauve Page C 1 Une enquête sur les évènements de Jénine aura bien lieu Page A 9 + \\ w w .led e \- o i r .e o m ?LE DEVOIR Morts canadiens en Afghanistan Charles Dutoit se confie au Devoir Bush offre publiquement ses condoléances.48 heures après l’accident Les Américains ne témoigneront pas devant la commission d’enquête HÉLÈNE BUZZETTI DE NOTRE BUREAU D’OTTAWA La commission d'enquête canadienne mise sur pied pour faire toute la lumière sur l’accident en Afghanistan qui a coûté la vie à quatre soldats ne pourra pas interroger directement les soldats américains impliqués.Le pilote du F-16 ayant largué la bombe fatale ne comparaîtra donc pas devant la commission Baril, mais un de ses membres siégera aussi au comité américain et devrait avoir le droit d’y poser des questions.La commission dirigée par l’ex-chef d’état-major Maurice Baril devra agir rapidement.La première rencontre formelle aura lieu lundi, et leur rapport intérimaire devra être déposé au plus tard dans 21 jours.Au total, la commission disposera de 60 jours pour boucler son enquête et soumettre ses conclusions au premier ministre Jean Chrétien.«Un des membres de ma commission d’enquête fiait également partie de la commission d’enquête américaine, VOIR PAGE A 12: AMÉRICAINS Le prix du sang La présence canadienne en Afghanistan a toujours un sens, disent les spécialistes JOSÉE BOILEAU LE DEVOIR La présence canadienne en Afghanistan a toujours un sens même si elle a aussi un coût celui du sang, disent des spécialistes des affaires militaires au lendemain de la bavure américaine qui a entraîné la mort de quatre soldats canadiens et en a blessé huit autres.Le tragique incident ramène à la surface la pertinence de l’action canadienne là-bas.Surtout si c’est pour y faire tuer des militaires à l’entraînement par un pays allié, diront les plus cyniques.«Ce n'est pas la présence de quelques soldats canadiens qui change la situation sur le terrain», reconnaît Stéphane Roussel, spécialiste des relations canado-américaines et de la défense canadienne au Glendon College de l’université York, à Toronto.Mais ce n’est pas là l’important, ajoute-t-il aussitôt «L’idée, pour le Canada, c’est de montrer le bon exemple, ce qui signifie d’être prêt à payer le prix du sang.» Un prix que chacun accepte, même s’il est dû VOIR PAGE A 12: SANG SOURCE OSM «J’ai plein de projets.D’abord, m’occuper davantage du Pacific Festival, au Japon [aorte d’école d’été fondée par Bernstein].J’adore travailler avec les orchestres de jeunes; on me l’a déjà demandé à Verviers, ce qui, à l'époque, s’avérait incompatible avec mon emploi du temps», dit Charles Dutoit.La symphonie prophétique.Quel avenir se prépare pour l’OSM, peu importe qui le dirige, dans le contexte de la chute des publics et de la forte concurrence des cent et une activités culturelles ?K A lire en page A 7 PERSPECTIVES LaZLEA en marche Trente-quatre chefs d’État et de gouvernement étaient réunis à Québec, il y a un an, pour le Sommet des Amériques.Une fois la poussière retombée, qu’en reste-t-il?La ZLEA reste à négocier.Les pourparlers suivent leur cours.La charte démocratique qui découlait du sommet a finalement été adoptée.C’était le 11 septembre Æk dernier.D’où l’oubli.Cette charte f \ aurait déjà trouvé une application, croit le représentant de Jean Chré-tien: grâce à elle, on a pu juguler la 1 crjse consécutive au récent coup d'Etat au Venezuela.Il reste aussi une prise de conscience, de la part des Québécois, de certains enjeux liés à la mondialisation.Le gouvernement du Québec va d’ailleurs mettre sur pied un observatoire de la mondialisation pour alimenter les débats au sein de la société civile.Il reste enfin, souvenir moins agréable, 200 manifestants accusés de divers méfaits mais toujours en attente de procès.Dossier.¦ À lire en pages B 1 et B 3 INDEX s 00 LH O» .Actualités.A 2 .Annonces.A 10 Avis publics.B 6 Bourse.B 8 Carrières.B 7 Économie.B 4 Éditorial .B 10 Éducation.B 12 Idées .B 11 Monde.A 9 Mots croisés.B 6 Météo.B 6 Perspectives.B 1 Sports.Ail Le procès de la guerre des motards, prise 1 ARCHIVES PRESSE CANADIENNE Impunie depuis 1994, la guerre des motards est dans la mire de la justice avec le début du procès pour trafic de drogue, complot pour meurtre et gangstérisme de 17 présumés membres ou associés des Hells Angels.Pleins feux sur un réseau d’«hommes d’affaires» pour qui le kilo de cocaïne valait plus cher que la vie humaine.BRIAN MYLES LE DEVOIR Les Rockers parlaient rarement des Rock Machine ou des Bandidos lors de leurs «messes», ces réunions secrètes qui servaient entre autres à fixer le prix de la cocaine au quart de gramme comme au kilo sur toute Hie de Montréal.Ils échangeaient par contre des renseignements stratégiques sur les «canards» à abattre, terme cynique pour désigner leurs concurrents dans le trafic de drogue.Canards boiteux, canards de plomb, les membres des Rock Machine, devenus des Bandidos, sont tombés par dizaines depuis le début de la guerre des motards, à l’été 1994.Un conflit commercial, selon la théorie présentée par le ministère public, hier à l’ouverture du procès de 17 présumés membres ou associés des Hells Angels Nomads et de leur filiale montréalaise des Rockers.la raison d’être des Hells?«Faire des profits.Mais VOIR PAGE A 12: MOTARDS Montréal est déjà du passé «Les managers vont avoir de terribles problèmes avec les syndicats.Nous ne sommes plus dans les années 50.» Charles Dutoit a gardé le silence depuis que, dans une note laconique diffusée la semaine dernière, il a annoncé sa rupture avec l’OSM.Hier, il est sorti de son mutisme au cours d’un entretien exclusif accordé à notre collaborateur François Tousignant.L’homme est amer.Mais Montréal, pour lui, est déjà du passé.Il triomphe ces jours-ci à Atlanta et contemple ses nombreux engagements à travers le monde.Il ne reviendra pas à Montréal, a-t-il confié.Et il a reçu un appui de taille: le violoncelliste Mstislav Rostropovitch vient d’annoncer qu’il ne sera pas de la prochaine saison anniversaire de l’OSM, comme il l’avait promis à Dutoit.FRANÇOIS TOUSIGNANT ENVOYÉ SPÉCIAL DU DEVOIR Atlanta —Jeudi soir.Symphony Hall d’Atlanta.Charles Dutoit monte au pupitre de (’Atlanta Symphony Orchestra pour le premier d’une série de trois concerts.Ije programme commence par l’ouverture de Dan Giovanni.D’emblée, c’est l’étonnement dans la salle.Le lendemain, les critiques locaux parleront d’ailleurs de vision claire et précise, vivante.Avec la composition Zarathoustrian Riddles de Richard Danielpour, œuvre bruyante qui affiche bien sa famille esthétique (sinon ses pastiches avoués), menée avec panache, Dutoit conquiert «même le public du jeudi soir, notre public le plus conservateur d’habitude», au dire des administrateurs de l’orchestre, qui n’en reviennent pas de ce que ce chef accomplit avec leur formation.La salle croule sous les applaudissements lorsqu’arrive le tour de la Fantastique de Berlioz; les critiques s'enflamment C’est le Dutoit des grands jours de Montréal avec, en prime, une salle qui sonne drôlement mieux que Wilfrid-Pel-letier.Le triomphe est total.Je vais donc dans les coulisses pour rencontrer le maestro et prendre le pouls des musiciens.VOIR PAGE A 12 DUTOIT Gilles Gagné et Simon Langlois Les raisons FORTES Nature i t signification DT L’APPUI A LA SOUVERAINF.TI du Québec Ut* riHsoni fortes N»tv« « vrfpUHMim ê* rtftfti fcHLt» IVACNÉ i*•*
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