Le devoir, 13 avril 2002, Cahier A
ALSTOM 650 emplois compromis à Pointe-Saint-Charles Page A 3 TÉLÉCOMMUNICATIONS BCE annule sa publicité chez Québécor Page B 4 ?w w w .led e v o i r .c o in ?LE DEVOIR V o L .X C I I I X “ 8 ü ?LES S A M EDI 1 S E T D I M A X ( Il E 1 I A V R I I 2 (I O 2 ,95$ + taxes» 2.25$ Affaire Morin : qui dit vrai ?Le biographe de René Lévesque conteste fermement la thèse de Pierre Duchesne JOSÉE BOILEAU LE DEVOIR Le biographe de René Lévesque, Pierre Godin, conteste fermement la thèse selon laquelle le premier ministre a su avant novembre 1981 que son ministre Claude Morin collaborait avec la Gendarme-rie royale du Canada (GRC).Dans un texte que nous publions aujourd’hui en page Idées, Pierre Godin récuse formellement la version du journaliste Pierre Duchesne qui, dans le deuxième tome de sa biographie de Jacques Parizeau, fait état de témoignages alléguant que M.Lévesque était au courant de l’affaire Morin depuis longtemps.M.Godin s’en prend au «flou du texte» et «au peu de crédibilité des p’tits Jos-connaissant comme Denis Vau-geois qui, 20 ans plus tard, se lèvent pour nous assurer, sans autre preuve à l'appui que leur auguste personne, qu’ils savaient que Lévesque savait alors qu’ils n’étaient à l’époque que du menu fretin politique et n’étaient pas dans le secret des dieux».Selon Pierre Duchesne, le ministre Denis Vaugeois avait été mis au courant de l’histoire dès avril 1981 par René Lévesque lui-même.«Cela faisait longtemps qu’il le savait», a précisé M.Vaugeois au journaliste.Impossible, rétorque Godin, puisque seulement trois personnes étaient dans le secret et que chacune d’elles avait décidé de ne rien dire à M.Lévesque.La bombe n’éclatera que lorsque Loraine Lagacé, directrice du bureau du Québec à Ottawa, en parlera au premier ministre (après que son patron, Claude Morin, lui eut avoué l’affaire).En novembre 1981, précise Pierre Godin.En octobre 1981, raconte plutôt Pierre Duchesne.Ces précisions ne sont pas que des points de détail.Du 2 au 5 novembre 1981 se déroule la conférence constitutionnelle qui débouchera sur le rapatriement de la Constitution et l’adoption de la Charte canadienne des droits et libertés.Les provinces anglophones, d’abord récalcitrantes, s’entendront avec Ottawa en excluant le Québec au cours de ce qui est maintenant passé à l’histoire comme la «nuit des longs couteaux».René Lévesque a-t-il participé à la conférence aux côtés de Morin en sachant que son indispensable ministre des Affaires intergouvemementales fréquentait la GRC?Seulement trois personnes étaient dans le secret et chacune d’elles avait décidé de ne rien dire à M.Lévesque VOIR PAGE A 14: MORIN 17 AVRIL 1982 Quand le Canada a renié le Québec Mercredi prochain, il y aura 20 ans que le Canada est gouverné par une nouvelle loi constitutionnelle.Cesjoursci, politiciens, intellectuels et analystes célèbrent «les 20 ans de la Charte des droits et libertés».Cette charte a été enchâssée dans la Constitution en même temps que celle-ci a été rapatriée de Londres, le 17 avril 1982.Il est vrai qu’elle a modifié les pouvoirs des tribunaux et contribué à la construction d’une nouvelle identité canadienne.Mais on oublie trop facilement que ce rapa-£ H triement de la Constitution a été I aj| réalisé en dépit de l'opposition unanime de l’Assemblée natio- Wi._.-BR paie.1^ 17 avril 1982 a été le jour où le Canada a renié le M Québec dont les pouvoirs, en matière de langue et d’éduca-hmm mmbb tion, ont, du coup, été réduits ¦mB-JBiH sans son consentement.C'est aussi par l’article 35 de cette Constitution que les droits ancestraux des nations autochtones ont été reconnus.Nous publions aujourd'hui un cahier spécial de huit pages pour se rafraîchir la mémoire (le biographe de René Lévesque, Pierre Godin, y relate notamment comment son héros a eu le sentiment de s’être faire passer «une cochonnerie tramée dans son dos»).Nos spécialistes Brian Myles et Alain-Robert Nadeau proposent aussi un palmarès des 20 décisions les plus marquantes de la Cour suprême s’appuyant sur la Charte.¦ À lire, cahier G ¦ La chronique de Michel David, page B 3 ¦ L’éditorial de Bernard Descôteaux, page B 12 INDEX Actualités.A2 Annonces.B 6 Avis publics.A12 Bourse.B 8 Carrières.B 10 Économie.B 4 Éditorial .B 12 Science.B 14 Idées .B 11 Monde.A10 Mots croisés A 12 Météo.A12 Perspectives.B 1 Sports.A13 Le Venezuela en crise REUTERS L’armée a empêché Hugo Chavez, qui voulait s’exiler à Cuba, de quitter le pays.«œ.at - ^-.oÉfcfc*- -«de» Gaz à effet de serre Le Canada a haussé ses émissions de 20 % en dix ans LOUIS-G ILLE S FR AN CŒUR LE DEVOIR Les émissions de gaz à effet de serre (GES) du Canada ont atteint 726 mégatonnes (Mt) en 2000, dépassant par près de 20 % leur niveau de 1990, ce qui imposera au Canada une accélération de son échéancier de réduction s’il veut réduire de 6 % ses émissions sous le niveau de 1990, comme il s’est engagé à le faire dans le protocole de Kyoto sur le contrôle des changements climatiques.C’est ce que révèlent une série de documents obtenus par Is Devoir, qui font partie du rapport national que le Canada soumettra mardi aux Nations unies conformément aux règles du protocole de Kyoto.IjC Canada fait rapport annuellement au Secrétariat du protocole, situé à Bonn.On savait jusqu’ici que les émissions canadiennes avaient dépassé en 1996 de 13,5 % le niveau de référence international de 1990 et de 15 % en 1998.Mais VOIR PAGE A 14: GAZ Chavez emporté par un coup d’Etat LE MONDE ET L’AGENCE FRAN C E-PRESSE OSM: les communications sont au centre de la crise Caracas — Lâché par l’armée, le président vénézuélien Hugo Chavez a été renversé dans la nuit de jeudi à hier à la suite de violents affrontements qui ont fait au moins 13 morts et plus de 100 blessés au troisième jour de la grève générale illimitée convoquée par la principale centrale syndicale et la plus importante confédération patronale.Déclenchée par un conflit au sein de la PDVSA la compagnie pétrolière nationale, cette nouvelle crise qui secoue le Venezuela — quatrième pays producteur mondial de brut et l’un des plus importants fournisseurs des Etats-Unis — a accentué la nervosité sur le marché pétrolier, dont les cours sont orientés à la hausse L’armée a demandé pardon à la population à la suite des sanglants événements de jeudi depuis l’explosion (Je violence au Proche-Orient.Le coup d’Etat, présenté comme une «démission» de Chavez par l’armée, a fait chuter les cours du brut, le marché s’attendant à une forte hausse de la production du pays.L’homme installé à la tête du gouvernement provisoire par l’armée, Pedro Carmona, leader du milieu patronal et principal instigateur de la grève générale, a indiqué qu’une nouvelle élection présidentielle aura lieu dans un an, sans en préciser la date.L’armée a empêché le président renversé, qui voulait s’exiler à Cuba, de quitter le pays, le plaçant en détention au fort Tiuna, principale base militaire de Caracas.L’armée a indiqué vouloir VOIR PAGE A 14: VENEZUELA Alors qu’on crie au harcèlement d’un côté de la clôture, une autre partie, sans nier que des difficultés existent bel et bien, se met à faire entendre une autre parole.FRANÇOIS TO U SIGNANT On croirait l’OSM en dissonance avec son «ancien» (?) directeur artistique et la Guilde en parfait unisson avec son «président».Il n’en est rien: le syndicat des musiciens fait face lui aussi à de grosses difficultés, et «l’énorme majorité» des membres de l’OSM, qu’on disait d’accord avec les procédures que l’on sait, commence à s’effriter comme un unisson qui se désaccorde.Oui, il y a des dissensions à l’intérieur même de l’OSM.Charles Dutoit a toujours tenté de garder les conflits à l’interne.Force des grands.D’autres empruntent des chemins différents.Pourtant de l’intérieur de l’orchestre, une rumeur ¦ Autres informations en pages A 10 et B 5 VOIR PAGE A 14: OSM Un attentat suicide remet en question la rencontre Arafat-Powell D’APRÈS L’AGENCE FRANCE-PRESSE ET ASSOCIATED PRESS T érusalem — Un attentat suicide palestinien, qui a J fait six tués et plus de 80 blessés hier à Jérusalem-Ouest a marqué le début de la mission du secrétaire d’Etat américain Colin Powell en Israël, provoquant un report de sa rencontre avec Yasser Arafat Un haut responsable palestinien a indiqué en soirée sous le couvert de l'anonymat que la rencontre, prévue initialement pour aujourd’hui, a été reportée «en principe» à demain et que M.Powell a exigé, pour sa tenue, une «condamnation sans appel des attentats suicide» de la part du président palestinien.Le report a été confirmé par un porte-parole américain sans précision de date.M.Arafat demeure assiégé à Ramallah par l'armée israélienne depuis le début de l'offensive militaire en Cisjordanie, le 29 mars.Une Palestinienne de Hébron, en Cisjordanie, s’est tuée en activant les explosifs quelle portait sur elle après s’être jetée sur un bus dans le marché bon- dé de Mahane Yehuda, peu avant le début du sabbat, selon le chef de la police israélienne, Shlomo Aharo-nishky.Il s’agit du cinquième attentat suicide depuis le début de l’opération Rempart, lancée en Cisjordanie le 29 mars avec pour objectif l’éradication des infrastructures terroristes palestiniennes.Il s’est produit peu après la première rencontre entre Colin Powell et ie premier ministre israélien Ariel Sharon, de laquelle il est ressorti que ce dernier n’entend pas retirer ses troupes de Cisjordanie dans l’immédiat, ni fixer un calendrier pour l’arrêt de l’opération Rempart La kamikaze serait membre des Brigades des martyrs d’al-Aqsa, proches du Fatah d'Arafat, qui ont revendiqué l’attentat Le président américain George W.Bush a exigé de M.Arafat de «sortir de son silence et de condamner l’attaque d’aujourd’hui, qui est un acte de terrorisme et de meurtre», selon le porte-parole de la Maison-Blanche, Ari Fleischer.«Et Yasser Arafat doit renoncer |au terrorisme! et y renoncer rapidement, si ce VOIR PAGE A 14: POWELL L’attentat a fait six morts et plus de 80 blessés hier à Jérusalem-Ouest REUTERS George W.Bush a exigé de M.Arafat de «sortir de son silence et de condamner l’attaque».AJI 84107345 LE DEVOIR, L ES SAMEDI 13 ET DIMANCHE 14 AVRIL 2 0 0 2 A 2 -* LE DETOIR ?- POLITIQUE PERSPECTIVES Retour à la case départ Legault réclame 1,5 milliard d’Ottawa Chaque établissement du réseau de la santé sera mis à contribution dans l'offensive menée contre Ottawa Le jeu du «je veux une union de la droite moi non plus» est terminé.Iæs discussions entre les chefs de l’Alliance canadienne et du Parti conservateur sont rompues: la droite ne s’unira pas pour tenter de prendre le pouvoir.En effet, Stephen Harper croit qu’il peut y arriver seul.Sans Joe Clark.Sans le Québec.C’est ça, la jeunesse: n’en faire qu’à sa tête.et répéter les erreurs de ses prédécesseurs.Au lendemain des élections fédérales de 1997, Preston Manning l'avait compris.Sans l’Ontario et, dans une moindre mesure, sans le Québec, il serait toujours impossible pour son Parti réformiste de prendre le pouvoir à Ottawa.Go east, young man! Le parti avait plafonné à 60 sièges (contre 52 aux élections précédentes) et n’avait toujours pas de député à l’est du Manitoba.En Ontario, bastion libéral, les candidats réformistes n'étaient arrivés en deuxième place que dans 39 circonscriptions.fl fallait faire deux choses.D’abord, mettre un terme à la division du vote de droite, qui avait permis à plusieurs libéraux de se faufiler.Ensuite, dissiper l’image d’un parti de l’Ouest qui voulait prendre sa revanche sur l’Est, un esprit fort bien saisi par la publicité télévisée où on invitait à faire une croix sur les leaders québécois en joignant le geste à la parole.Pour y parvenir, Preston Manning a créé le mouvement de l’Alternative unie, qui a culminé avec la création de l’Alliance canadienne en janvier 2000.Un simple changement de nom du Parti réformiste, ont commenté certains, puisque M.Manning n’avait pas réussi à s’allier au Parti conservateur de Joe Clark, qui avait refusé de lui remettre les clés de la formation dont il venait de redevenir le chef.M.Manning a quand même mis son leadership en jeu et l’a perdu au profit de Stockwell Day, qui a donné carte blanche à ses organisateurs au Québec pour qu’ils y échafaudent le squelette d’un parti.Si M.Manning a mis cette énorme machine en branle et pris le risque de tout perdre, c’est qu’il se savait dans un cul-de-sac.Or, cinq ans après ces élections-chocs, où en est la droite?Pas plus loin qu’à la -.case départ.Car le nouveau chef Stephen Harper refuse de faire le même constat À 42 ans, nouvellement couronné par des militants qui, échaudés par les gaffes de Stockwell Day, placent religieusement tous leurs espoirs en lui, Stephen Harper a les coudées franches pour faire ce qu’il veut.Et ses intentions sont claires: il ne fera de concessions à personne.Hé lé ne IJ u zzetti Pas au Parti conservateur Après des années de tergiversations sur la question, M.Harper et Joe Clark se sont enfin réunis mardi pour discuter de la forme qu’une collaboration pourrait prendre.M.Harper a joué serré: ou bien on forme tout de suite un seul caucus de députés en s’engageant à ne présenter qu’une série unique de candidats aipc prochaines élections, ou alors on cesse d’en parler.Evidemment, il n’y a pas eu d'entente.En proposant un scénario expéditif, il savait très bien que M.Clark refuserait.On ne peut pas demander à un parti de se laisser avaler si vite sans rechigner.Le processus proposé par M.Clark — collaborer pendant la période de questions, développer des positions communes sur des sujets de l’heure, comme la défense et la sécurité nationale, et concocter, d’ici les élections, un «traité» de non-agression entre les deux partis — aurait abouti au même résultat à moyen terme, mais le temps aurait permis de faire accepter la chose.Pas au Québec M.Harper a très clairement indiqué qu’il ne veut pas des nationalistes mous •qui mettent des couteaux sur la gorge».Mais on sait très bien que ce sont ceux-là qui constituent l’électorat flottant au Québec et qui, à défaut d'avoir une solution de rechange, se réfugient au Parti libéral.Depuis 1998, les sondages le démontrent: l'appui cumulatif au Bloc québécois et au Parti libéral reste stable, entre 80 et 85 %.Ce que perd le Bloc se retrouve chez les libéraux, sans aucun gain pour l’Alliance ou pour les conservateurs, qui se mangent entre eux.Et que sont ces électeurs qui réussissent à passer du parti souverainiste de Gilles Duceppe à la formation fédéraliste de Jean Chrétien s’ils ne sont pas des «nationalistes mous»?Stephen Harper fait en quelque sorte son deuil du Québec, ce que n’appréciera pas l'Ontario, qui préfère élire un parti national.Bref, les deux partis de droite continueront de se faire la guerre et de lever le nez sur la synergie que leur union pourrait créer.L’embryon de coalition qui avait vu le jour entre le Parti conservateur et les dissidents alliancistes est mort L'Alliance canadienne a repris son discours intransigeant envers le Québec et a vu sa ché» tive aile québécoise l’abandonner.Bref, Stephen Harper est revenu à la recette Manning pré-1997.M.Harper serait-il prétentieux au point de croire qu’il pourra, par la seule force de sa personne, réussir là où le père-fondateur a échoué?Il a dit que c'est en prouvant que sa formation est plus professionnelle qu’il y parviendra.À ce chapitre, il a du travail à faire: encore cette semaine, sa députée ontarienne Cheryl Gallant a crié •Ask your boyfriend!» (Demande à ton petit ami!) au ministre des Affaires étrangères Bill Graham qui répondait en Chambre à une question sur le Proche-Orient.Les préférences sexuelles de M.Graham, marié et père de deux enfants, ont déjà fait l’objet de rumeurs, mais il a toujours affirmé que cela ne regarde pas le public.Le seul allianciste dissident à ne pas être retourné dans le giron de l'Alliance, Inky Mark, a bien résumé la situation: «Les Canadiens sont en aiance sur les politiciens dans ce dossier.Ià>s deux partis doivent s'unir.» Faudra-t-il un autre échec électoral à l’Alliance canadienne pour qvi’à son tour Stephen Harper en arrive au même constat?üindi, il a affirmé au Globe and Mail qu’il ne travaille pas en vue des prochaines élections fédérales mais de celles d’après.Un quatrième gouvernement libéral à l’horizon, donc.Peut-être qu'ensuite, les Canadiens se seront faits à l’idée.ARCHIVES LE DEVOIR V”' M e • • -rt w&WM ROBERT DUTRISAC DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC Dans la foulée des conclusions du rapport de la commission Séguin sur le déséquilibre fiscal, le ministre d’Etat à la Santé et aux Services sociaux, François Legault, s'apprête à mener une offensive musclée afin de réclamer d’Ottawa le milliard ou le milliard et demi de dollars qu’il manque au bas mot chaque année pour répondre aux besoins essentiels des Québécois en santé.Pour ce faire, M.legault a mandaté son ministère et les régies régionales pour qu’ils établissent d’ici quelques semaines, en collaboration avec les établissements du réseau, une liste exhaustive, détaillée et chiffrée des besoins essentiels de la population qui ne sont pas comblés à l’heure actuelle en matière de santé et de services sociaux.C’est ce qu’a révélé François Legault hier au cours de l’allocution qu’il a prononcée devant l’Association des directeurs généraux des services de santé et des services sociaux du Québec, dont les membres étaient réunis en congrès.*On va faire une liste solide, une liste concrète, une liste incontestable.Quand je dis incontestable, je ne veux pas que ça soit un exercice théorique, je veux que ça soit très concret», a dit le ministre.Devant ces directeurs d’hôpitaux, de CLSC et de centres d’accueil, M.Legault est resté conséquent ayec les propos qu'il avait tenus à titre de ministre de l’Education: il a souligné que «ce serait se tirer dans le pied» que (Je diminuer les budgets des autres missions de l’Etat, au premier chef l’éducation, afin de renflouer la santé.«Il faut arrêter de se mettre la tête dans le sable», a dit M.Legault: le système de santé est déjà sous-financé et fait face à des hausses de dépenses de l’ordre de 5 à 6 % par année alors que les revenus de l’État québécois augmentent, bon mal an, de 3 %.la solution de M.Legault et du gouvernement: mettre la main, un jour, sur les surplus d’Ottawa.En dressant cette liste des besoins essentiels non comblés, associés à leur coût, le gouvernement et le réseau de la santé se donnent un véritable plan pour prodiguer les soins essentiels.«Si on arrive tous ensemble avec ce plan de match, on va convaincre la population de nous donner l'argent nécessaire pour faire notre travail comme il faut», a-t-il dit, rappelant que, selon tous les sondages, la priorité sociale des citoyens, ce sont les soins de santé.Dans cette optique, la politique gouvernementale sur les soins à domicile, promise pour février par l’ex-mi-nistre de la Santé, Rémy Trudel, est maintenant fin prête, a dit le sous-ministre Pierre Gabrièle devant les directeurs généraux d’établissement Mais le gouverne- ment ne l’a pas dévoilée, faute d’argent pour la financer.Cette politique pour doter les Québécois des soins à domicile essentiels — ces soins sont actuellement rationnés de façon importante partout au Québec — sera intégrée à la liste détaillée que prépare le ministère.Selon les informations obtenues par Le Devoir, pour offrir le minimum requis en matière de soins à domicile, Québec devra investir 300 millions de plus.L’ex-minisfre Trudel préconisait un plan de rattrapage étalé sur trois ans, prévoyant l’ajout de 75 millions la première année, 75 millions la deuxième année et 150 millions la troisième année, sur une base récurrente.Pour atteindre cet objectif, toutefois, Québec avait besoin de la contribution financière du gouvernement fé déral.A l'heure actuelle, Québec dépense quelque 600 millions de dollars pour les soins à domicile.Par ailleurs, M.Legault, qui s’est dit friand d’inven- taires, a promis aux directeurs généraux de dresser, d’ici quelques semaines, un inventaire de tous les postes d’infirmière qui ne sont pas pourvus à l’heure actuelle dans le réseau afin d’en arriver à des solutions avant les vacances estivales.Pour l’heure, 25 % des infirmières préfèrent travailler sur appel plutôt que d’endurer la tyrannie des horaires associée aux postes permanents.Toujours dans le domaine des inventaires, le ministre a commandé celui des quarts de travail pour lesquels il est impossible de trouver des médecins.«On ne peut Pas éviter de regarder de nouveaux modes de rémunération des médecins», a évoqué M.Legault Le paiement à l’acte des médecins, qui sont des entrepreneurs privés maîtres de leur horaire, occasionne depuis des lustres des difficultés dans la gestion des établissements.Relations sexuelles L’Alliance veut hausser l’âge du consentement HÉLÈNE BUZZETTI DE NOTRE BUREAU D’OTTAWA Ly Alliance canadienne n’a pas renoncé au conserva-' tisme social avec l'arrivée de son nouveau chef Stephen Harper.Cette fois, c’est l’âge du consentement éclairé pour avoir une relation sexuelle que le parti vou-drait voir passer de 14 à 18 ans au Canada.«À 14 ans, au Canada, on est trop jeune pour conduire, trop jeune pour boire, trop jeune pour voter et trop jeune pour fumer.Le ministre de la Justice croit-ü vraiment qu'un enfant de 14 ans, qu’un élève de neuvième année, est assez vieux et assez mûr pour avoir des relations sexuelles avec, disons, un adulte de 40 ans?», a demandé cette semaine le député Larry Spencer.«Notre crainte, a-t-il expliqué au Devoir, c’est que des jeunes filles soient appâtées, par exemple via Internet, par des gens plus âgés.» A 14 ans, un jeune peut en effet légalement avoir des relations sexuelles avec un autre jeune ou un adulte dans la mesure ou ce dernier n’est pas en position d’autorité.Par contre, s'il s’agit de prostitution ou de pornographie, l'enfant doit avoir au moins 18 ans pour être réputé avoir consenti de façon éclairée.Ces protections ne sont pas suffisantes aux yeux de l’Alliance canadienne.Stephen Harper signait en janvier dans la revue The Report un texte intitulé «C’est le temps pour les conservateurs sociaux d’aller de l'avant, pas de se replier», dans lequel il prêchait en faveur d’un rehaussement à 18 ans.«L’âge du consentement pour des relations sexuelles, écrivait-il, a été abaissé en 1987 et aujourd'hui, des adultes peuvent légalement avoir des relations sexuelles avec des enfants aussi jeunes que 14 ans.Ce changement a entravé la capacité de combattre la prostitution et la pornographie juvénile des forces de l’ordre.» Le sujet a été abordé lors de la réunion fédérale-pro vinciale des ministres de Injustice, en février.Les fonc- tionnaires ont reçu ordre d’élaborer des propositions qui seront soumises aux ministres.Le Manitoba milite en faveur de 18 ans.le Québec a prôné le statu quo à cette rencontre, faisant valoir que le proxénétisme ne se réglerait pas en légiférant le consentement Les opposants à un âge de consentement plus élevé font valoir que les jeunes ont de toute manière des relations sexuelles et qu’il ne faudrait pas criminaliser leurs activités s’ils choisissent des partenaires plus âgés.Le ministre fédéral, Martin Cauchon, a indiqué hier qu’il n’avait pas de préférence.«Il n’y a pas vraiment de consensus autour de la table, a-t-il dit.J’attends vraiment le rapport [avant de prendre une position].» Il n’a pas été en mesure d’expliquer pourquoi ce sujet était revenu sur la table.«II faudrait le demander aux provinces qui soulèvent cette question-là.Je pense que.c'est une question de vue de la société, de perception de', la société.Des problèmes qui sont délicats.» jusqu'à ¦ ' îlots de rabais sur tous nos spas en magasin* .'JA DETENTE ASSURÉE 'Venez faire l’essai d’un spa * en toute intimité dans notre salle de montre >Spas conçus pour toutes saisons > Programme de financement disponible •Séance de formation à domicile pour l’entretien du spa 1 l\ RAISON RAPIDE ET GRATUITE ctans oh rayon de 100 km etc Mtl ¦s-AquaSport 8866 houl.Pie IX, Montréal (SI4) î74 5262 1682 boni St-Martin Ouest, Laval (450) 682-5100 ‘Ollre valide pour un temps limité.Voir details en magasin.Maka Une célébration de la femme dans tous ses états, avec les mots d'un poète qui interpelle notre conscience et crée une nouvelle humanité. LE DEVOIR.LES SAMEDI 13 ET DIMANCHE 14 AVRIL 2002 A ;> -* LE DEVOIR *-—- ACTUALITES montré 23 degrés.à l'ombre! ëé -«S é- - WJ JACQUES NADEAU LE DEVOIR PLUS DE DOUTE, le printemps est arrivé! Le soleil éclatant d’hier a fait grimper le mercure et on a même enregistré 23 °C à l’ombre, à Montréal.Mais Pierre iMhaie n’a pas eu à consulter de thermomètre pour se convaincre de chausser ses patins à roues alignées au parc Maisonneuve afin de profiter de cette journée exceptionnelle.Un cadeau de la Régie de l’énergie Les automobilistes des Laurentides paieront leur essence plus cher LOUIS-GILLES FRANCŒUR LE DEVOIR La Régie de l’énergie a décidé que les détaillants d’essence de la région de Saint-Jérôme devront majorer leur prix de 3 C le litre, une décision qu’elle dit prendre pour assurer aux consommateurs.de bas prix en augmentant la concurrence à long terme! La chaîne Costco a décidé pour la première fois au Québec d’offrir à ses membres de cette région de l’essence à très bas prix, ce dont profitent aussi assidûment ses membres qui fréquentent les Laurentides.Les prix pratiqués par Costco sont en général de 5 à 10 è inférieurs à ceux pratiqués à Montréal selon les jours de la semaine.Cette politique du géant nord-américain a eu pour effet de forcer à la baisse les prix pratiqués dans cette région, au point que la marge bénéficiaire moyenne s’est limitée à 0,8 C du litre au cours des dix derniers mois.La Régie a calculé qu’un détaillant doit ajouter 3 C du litre pour couvrir ses coûts d’exploitation.Si la Régie convient de l’intérêt d’avoir des entreprises comme Costco pour forcer les concurrents à atteindre des niveaux d’efficacité qu’ils n’avaient pas prévus, elle estime «qu’à Saint-Jérôme, une marge inférieure à 11 le litre soit garante d’une saine pratique concurrentielle à long terme dans l’état actuel du marché québécois».Cette décision de la Régie a été sollicitée par Intergaz et une association québécoise de distributeurs indépendants.La décision de la Régie d’imposer une majoration de 3 C le litre dans la région, laquelle devrait en principe être refilée aux consommateurs, est valide du 23 avril au 25 février prochain.Si Costco maintient sa politique de bas prix dans cette région, les prix vont continuer d’y défier les barèmes établis ailleurs.Les pétrolières autant que les indépendants craignent énormément que Costco n’adopte la même politique à Montréal.L’écart pondéré moyen pour l’ensemble du Québec entre le prix affiché de l’essence ordinaire et le prix minimum estimé pour l’année 2001 par la Régie se situe à 5,9 C le litre.La marge éventuelle offerte aux détaillants de la région de Saint-Jérôme, soit 3 C, demeurera nettement inférieure à celle de 8,6 C le litre qui existait avant l’arrivée de Costco dans cette région.CADEAU en ¦billets- cjBpNIS ’ JOO^ Profitez des billets bonis de 100$ Procurez-vous autant de billets-bonis que vous le voulez dans les trois magasins Mariette Clermont.‘ ¦ , ÇV r- *!'>*.,*.fi marietta Clermont Aussi beau qur ivus l'ImaRintZ-moitis cbrrque ivus le crrtvez Montréal, 6255 St-Hubert,514-273-7711 2020 University, 514-845-7296 Laval, 2300 bout.Le Corbusier, 514-382-6870 SPÉCIALISTES EN DÉCORATION Cette promotion s'applique sur toute marchandise sélectionnée a prix courant.Détails en magasin.Aucune autre promotion ne peut être jumelée â celle-ci.Aux ateliers ferroviaires Alstom 650 emplois sont compromis Une subvention fédérale, profitable au Mexique, a contribué au déclin de l’industrie montréalaise Une aide fédérale a permis à Bombardier de ravir un important contrat d’assemblage de locomotives.qu’elle fera construire au Mexique.Cela étant, les ateliers ferroviaires Alstom, situés dans le quartier Pointe-Saint-Charles, à Montréal, pourraient devoir fermer leurs portes.Plus de 650 emplois sont en jeu.FRANÇOIS CARDINAL LE DEVOIR Sans l’intervention du maire de Montréal, les aU*-liers ferroviaires les plus importants du Québec n’auront d’autre choix que de réduire de 650 à 50 le nombre de leurs employés, voire de mettre la clé dans la porte.Le chef de l’opposition, Pierre Bourque, exhorte donc Gérald Tremblay à s’impliquer pour sauver les ateliers Alstom.«Il est grand temps que le maire de Montréal s'implique activement dans ce dossier et demande de l’aide au gouvernement fédéral afin de sauver les ateliers ferroviaires les plus importants au Québec et les 650 emplois en jeu», estime-t-il.Ironiquement, l’aide est demandée à Ottawa alors que derrière les problèmes que connaît Alstom, il y a précisément l’octroi d’une subvention du gouvernement fédéral.En effet, la société Exportation et Développement Canada a accordé l’an dernier un prêt à Union Pacific Railway, une compagnie ferroviaire installée au Nebraska, afin quelle commande 900 locomotives à une filiale de General Motors installée à London, en Ontario.Les usines de cette dernière étant utilisées à pleine capacité, elle a été obligée de faire appel à des sous-traitants.Bien qu’Alstom soit habituellement choisie pour s’occuper des surplus de la filiale de GM, selon le p.-d.g.des ateliers ferroviaires, Herre Martin, c’est Bombardier qui a décroché le contrat, laquelle compagnie s’en est allée au Mexique pour assembler les locomotives.Alstom s’est donc retrouvée le bec à l’eau.Cela étant, à l’échéance des contrats actuellement en réalisation, le carnet de commandes des ateliers ferroviaires du Sud-Ouest sera vide, ce qui entraînera une forte diminution des activités et du personnel.le nombre d’employés pourrait ainsi passer à 50 dès le mois prochain, selon M.Bourque, les ateliers pourraient même devoir fermer définitivement, selon le Regroupement pour la relance économique et sociale du Sud-Ouest (RESO).«Il faut agir rapidement afin de ne pas perdre un joueur clef de l’économie de la ville de Montréal et de l’arrondissement du Sud-Ouest», a lancé le chef de l’opposition.«Im Ville de Montréal a les moyens d’aider immédiatement et très concrètement le maintien de l'atelier en privilégiant l'octroi de contrats de réparation et d'entretien, étant donné quelle est maintenant responsable de la Société de transport de Montréal |STM)“, croit pour sa part la présidente de l'arrondissement du Sud-Ouest, Jacqueline Montpetit.Le p.-d.g.d'Alstom, M.Martin, aimerait bien que Québec et Ottawa s’impliquent également pour sauver sou entreprise.1a' cas échéant, en plus de la STM, l’Agence métropolitaine de transport (AMT) et Via Rail pourraient contribuer à la relance d’Alstom en la privilégiant lors de l’octroi de contrats d’assemblage de wagons, notamment.A l’heure actuelle, des appels de propositions précèdent l’allocation de contrats.«Im question qui se pose, selon M.Martin, c’est: y a-t-il moyen de modifier les règles pour sauver une entreprise?» M.Martin sait pertinemment qu’une telle question en irritera plusieurs qui rechignent à l’idée de voir le gouvernement voler au secours d’une entreprise privée.Mais il préfère la jxiser que de se retrouver à la rue comme le président d’unç entreprise jumelle du Kentucky, aux Etats-Unis, qui a mis le loquet sur la porte pas plus tard que la semaine dernière en raison d’un marché fluctuant, mais surtout à la baisse.«Nous sommes aujourd'hui dans une situation critique», dit-il.Alstom, en plus de monter des locomotives neuves et de construire des voitures de passagers, est le principal atelier de réparation de matériel ferroviaire au Québec.Si elle venait à fermer ses portes, cette expertise serait perdue à tout jamais, prévient Richard Roussel, directeur du service aux entreprises du RESO.«Cela serait aussi dramatique que la fermeture de GM.» Une conférence de presse aura lieu la semaine prochaine afin de faire pression sur les élus des divers paliers de gouvernement.Nouvelle collection printemps/été Pour Elle 277, av.Laurier O.270-6154 Centre de Pour Lui Centre de Commerce Mondial 281-7999 Commerce Mondial 5107.av.du Parc 844-9125 277-7558 A 4 LE DEVOIR.LES SAMEDI 13 ET DIMANCHE 4 AVRIL 2 0 0 2 JS ACTUALITÉS Relations de travail Entente de principe entérinée au Journal de Montréal Les négociations n’ont pas repris à Radio-Canada l^XXP siècle sera celui de l’Afrique, affirme PAUL CAUCHON LE DEVOIR Après quelques jours de tensions, le conflit est maintenant terminé au Journal de Montréal alors que les journalistes ont entériné hier en assemblée générale une entente de principe survenue jeudi soir.Les responsables du Syndicat des travailleurs de l’information du Journal de Montréal aiment les mandats forts: de la même façon qu'il y a une semaine les membres du syndicat avaient voté pour la grève dans une proportion de 99 %, ils ont voté hier dans une proportion de 93,5 % pour la fin des moyens de pression.Depuis lundi, le travail était ralenti au journal et, jeudi soir, au moment où l’entente a été conclue, on s’apprêtait à déclencher la grève.Les membres du syndicat savaient qu’ils pouvaient être en grève pendant environ deux ans en recevant 65 % de leur salaire.La détermination du syndicat a donc sûrement fait réfléchir la direction au moment où le Canadien s’apprête à entrer dans les séries éliminatoires, ce qui représente la vente de milliers d’exemplaires supplémentaires du journal chaque jour.L’entente entérinée hier prévoit le versement d’un montant forfaitaire de 2000 $ pour l’année 2001, une augmentation de 2 % pour 2002 et des augmentations de 2,5 % au maximum (en fait, ce sont des augmentations calculées selon l’indice des prix à la consommation) pour chacune des années 2003 et 2004.L’employeur entend également engager de façon permanente quatre surnuméraires.Aussi, une quinzaine d’anriens surnuméraires obtiennent les mêmes conditions que les employés réguliers.Le syndicat a également mis un frein au nombre de collaborations extérieures.La direction a obtenu la garantie que les textes puissent circuler à travers Sun Media et dans Internet Radio-Canada : ça piétine Par ailleurs, on ne voyait aucun signe encourageant hier dans le conflit à Radio-Canada puisque les négociations sont toujours suspendues entre la direction de la SRC et les représentants du Syndicat des communications en lock-out La direction avait mis fin aux négociations mercredi en guise de représailles contre l’attitude du syndicat accusé de ne pas respecter la trêve du silence que les deux parties s’étaient imposée.Le syndicat avait organisé mercredi une manifestation et une conférence de presse à Ottawa, mais il soutient n’avoir jamais discuté publiquement des détails de la négociation.Hier, les négociations n'avaient pas repris entre les deux parries et on ne pouvait pas indiquer à quel moment elles reprendront J y vois! Le lundi 15 avril 2002 c'est le jour du scrutin dans Anjou et Vigor Pour voter, vous devez : Comment voter : avoir la qualité d’électeur; être inscrit sur la liste électorale; vous identifier en présentant l’un des documents suivants : • carte d’assurance maladie; • permis de conduire; • passeport canadien.marquer le bulletin de vote dans un des cercles en utilisant obligatoirement le crayon qui vous sera remis par le scrutateur; lier le bulletin et montrer es initiales au scrutateur; Fe Mar* BOHENEANX * ^Charles BüB^U_______ pierre-A.* détacher le talon, déposer vous-même votre bulletin de vote dans l’urne et remettre le crayon au scrutateur.Votre vote est secret C’est votre droit.Personne ne peut vous obliger à dire pour qui vous avez voté.Pour de plus amples renseignements : 1 888 ÉLECTION (1 888 353-2846) Site Web : www.dgeq.qc.ca Courrier électronique : dgeq@dgeq.qc.ca §3 Les personnes sourdes ou malentendantes peuvent composer sans frais le 1 800 537-0644.OG LE DIRECTEUR GÉNÉRAL DES ÉLECTIONS DU QUÉBEC Parce qu'un vote, ça compte : i.I JACQUES NADEAU LE DEVOIR Les journalistes du Journal de Montréal n’auront pas eu à mettre à exécution leur menace de grève.Jean Chrétien ISABELLE DUCAS PRESSE CANADIENNE Dakar, Sénégal — Le XXL siècle appartiendra à l’Afrique, a affirmé le premier ministre Jean Chrétien hier à Dakar, où il termine sa tournée de neuf jours aux quatre coins du continent Selon M.Chrétien, le plan d’aide à l’Afrique, qui fera l’objet de discussions au prochain sommet du G8, à Kananaskis, en Alberta, ¦ en juin, représentera «un nouveau départ».«Et le XXI' siècle deviendra un siècle où l’Afrique fera vraiment partie de la communauté internationale», a lancé le premier ministre, qui était l’invité du président sénégalais, Abdoulaye Wade, au palais présidentiel.Jean Chrétien, qui a visité six pays africains depuis la semaine dernière, s’est dit très satisfait des discussions qu’il a eues avec les I leaders du continent sur la ques- ™ tion d’un plan de redressement «J’ai été très impressionné par la cohésion de tout le monde», a-t-il souligné au cours de la conférence de presse qui a conclu son périple africain.«Ils avaient tous exactement la même approche, ils parlaient de ce qui est nécessaire pour remettre l’Afrique à l’agenda du monde et pour créer le bon climat pour les investissements.» Le premier ministre a visité l’Afrique pendant neuf jours, à titre de président du Groupe des huit pays les plus industrialisés, pour consulter les leaders africains sur la façon de sortir le continent le plus pauvre du monde de la misère.M.Chrétien s’est rendu dans six pays, a rencontré 16 dirigeants africains et parcouru 39 000 kilomètres en avion.Il a rappelé que le dossier de l’Afrique lui avait été confié l’an-.Æ née dernière au sommet du G8 à ji Gênes, en Italie.Jean Chrétien Hg s’est dit confiant de voir les lea- ¦ ders du G8 s’entendre sur un plan 1 d’aide au continent à leur ren-contre de Kananaskis.Ce plan sera largement inspiré i du Nouveau Partenariat pour le 1 développement de l’Afrique 1 (NEPAD), une initiative par laquel- | le les pays africains s’engagent à ;| améliorer leurs systèmes politiques I et économiques en échange d’aide 1 et d’investissements étrangers.M.Chrétien a embrassé cette 1 cause avec beaucoup d’ardeur mais refuse de dire que ce projet sera son héritage politique.«C'est mon travail, je suis leader du G8 cette année», a-t-il simplement expliqué, reconnaissant tout de même avoir, au sujet de l’Afrique, «un intérêt personnel qui remonte à très loin».Goecotl Maman BOUTIQUE 1007, rue Laurier Ouest, Outremont Tel.: 274-2442 La nouvelle loi sur l'alcool au volant £ G boireconduïreboireconduireboirecontfuir Une loi plus sévère POUR PRÉVENIR IA RÉCIDIVE À partir du 21 avril, le Code de la sécurité routière sera plus sévère avec les personnes condamnées pour conduite avec les capacités affaiblies par l'alcool.Grâce aux nouvelles mesures adoptées, il sera maintenant possible de détecter les risques de récidive, dès une première condamnation.Par ailleurs, la loi se fera encore plus sévère pour les récidivistes puisque ceux-ci se verront retirer leur permis pour une plus longue période.De plus, afin d'obtenir de nouveau un permis, ces personnes seront contraintes d'utiliser un détecteur d'alcool dans leur véhicule.Une loi pour détecter les comportements à risque Toute personne condamnée pour une première fois se verra retirer son permis pour un an.En plus du programme Alcofrein déjà en vigueur, elle sera obligée de se soumettre à une évaluation sommaire afin de détecter immédiatement les risques de récidive.Si elle présente un tel risque, elle devra alors se soumettre à une évaluation complète dans un centre spécialisé pour personnes alcooliques et autres toxicomanes.Cette évaluation s'échelonnera sur une période variant de six à neuf mois.Enfin, pour obtenir de nouveau un permis de conduire, elle devra faire installer à ses frais un détecteur d'alcool.Ce dispositif, qu'elle devra utiliser pendant un an, empêche le véhicule de démarrer lorsqu'il détecte la présence d'alcool dans l'organisme.Une loi encore plus sévère pour les récidivistes Toute personne condamnée pour une deuxième ou une troisième fois et plus se verra retirer son permis pour une durée de trois ou cinq ans.Après cette période, elle ne pourra obtenir de nouveau un permis qu'aux deux conditions suivantes : • son évaluation devra démontrer clairement que son comportement face à l'alcool est compatible avec la conduite sécuritaire d'un véhicule; • elle devra faire installer à ses frais un détecteur d'alcool.Dans le cas d'une deuxième condamnation, elle devra utiliser ce dispositif durant deux ans alors que dans le cas d'une troisième condamnation et plus, elle devra l'utiliser durant trois ans.Combattons Société de l'assurance automobile z~\ a I ES ES Québec es es A (> LE DEVOIR.LES SAMEDI 13 ET DIMANCHE 14 AVRIL 2 0 0 2 LES ACTUALITES Des militaires mécontents PRESSE CANADIENNE Ottawa — Des militaires, marins et aviateurs qui ont démissionné des Forces armées canadiennes font état d’une direction incompétente, d'ingérence politique et d’un traitement inadéquat du personnel.«fai été dirigé par des gens de plus en plus incompétents et les années que j’ai passées dans l’armée ont été un gaspillage éhtmté de ma jeunesse», a écrit un répondant dans le cadre d’un sondage mené par les Forces armées canadiennes auprès de 350 personnes qui ont volontairement quitté la vie militaire l’an dernier.L’armée tentait ainsi de déterminer les raisons qui poussent certains de ses membres à démissionner afin, si nécessaire, de mettre au point de nouvelles méthodes pour les garder dans ses rangs.Les officiers disent craindre une importante pénurie de personnel a compter de 2005, alors qu'une majorité de militaires auront droit à la retraite anticipée.Une direction incompétente et une mauvaise attitude envers le personnel ont été citées dans 75 cas.Une des plaintes les plus fréquentes touchait la surcharge de travail en raison de compressions budgétaires gouvernementales.Virage à droite sur feu rouge Une decision impopulaire, dit Ménard PRESSE CANADIENNE Québec — Le ministre québécois des Transports Serge Ménard admet avoir pris une décision «impopulaire» sur le virage à droite sur feu rouge.«J’étais parfaitement conscient qu’en retardant l'application du virage à droite au feu rouge, je prenais une décision impopulaire», a admis hier M.Ménard lors de l’étude des crédits de son ministère devant une commission parlementaire.Mais il croit que les 80 % de Québécois qui sont favorables au virage a droite sur feu rouge «ne sont pas insensibles aux problèmes de gens qui sont plus vulnérables», c’est-a-dire les personnes âgées, les handicapés ou les cyclistes.«Je suis convaincu qu’il y va de l’intérêt public, a expliqué le ministre Ménard.Il y a quand même des choses qui m’inquiètent.» D a rappelé que, lors des expériences pilotes mises en place dans quelques villes du Québec depuis l’année 2000, il y a quand même eu 21 blessés.«Ils ne sont peut-être pas assez graves pour aller dans les hôpitaux, mais c’est quand même une jambe cassée, un bras cassé, une hanche, ce n’est quand même pas agréable, et il faut le prendre en considération», a dit le ministre.D a de plus souligné qu’au début des expériences, les gens respectaient plus la manœuvre qui doit être faite, c’est-a-dire l’arrêt complet au feu rouge, regarder et repartir à la voie est libre.Mais, à mesure que le temps passait, la proportion de personnes qui ne faisaient pas un arrêt complet a diminué de 16 %.CONNAISSEZ-VOUS CETTE PERSONNE?tfm " m v ai •* J ' if **¦ .FORT PROBABLEMENT QUE NON.Et c'est normal.Cependant, le Directeur de l'état civil, lui, doit pouvoir identifier les personnes à qui il délivre des documents aussi importants que les certificats de naissance, de mariage et de décès.Voilà pourquoi de nouvelles mesures de sécurité ont été mises en place.TROIS CHOSES SONT À RETENIR: 1) La délivrance d'un certificat est restreinte aux personnes mentionnées à l'acte ou ayant un intérêt.2) L’identification au moyen de deux documents, dont l’un contient une photo, est obligatoire pour obtenir un certificat.3) Les demandes de traitement accéléré sont réservées à des situations particulières seulement.Le Directeur de l’état civil Demande LE CERTIFICAT DE NAISSANCE EST NOTAMMENT UTILISÉ POUR • Demander un passeport* • Réclamer vos allocations de retraite • Obtenir un permis de conduire • Inscrire votre enfant à l'école primaire ou secondaire • Vous inscrire au cégep ou à l'université • Le baptistaire n'est plus accepté par les bureaux des passeports canadiens.SOYEZ PRÉVOYANT! Procurez-vous le tout nouveau formulaire à l'un des bureaux du Directeur de l'état civil, dans les bureaux de Communication-Québec, dans les CLSC, dans les palais de justice et dans les caisses Desjardins.Vous pouvez aussi en imprimer une copie en visitant notre site Internet.Votre identité est précieuse.Il faut AGIR pour la protéger.Québec: (418) 643-3900, Montréal: (514) 864-3900 Ailleurs au Québec: 1 800 567-3900 www.etatcivil.gouv.qc.ca rtifical % d’acte Québec II On prépare l'avenir Référendum Chicoutimi ou Saguenay?On saura dimanche.JEANNE CORRIVEAU LE DEVOIR Depuis hier et jusqu’à dimanche soir, les résidents de Ville de Saguenay sont appelés à se prononcer sur le nouveau nom à donner à la ville issue des fusions de sept municipalités de la région.Que ce soit Chicoutimi ou Saguenay, le maire Jean Tremblay s’est engagé à se plier au verdict populaire.Dès lOh hier, les premiers électeurs ont commencé à se pointer dans les 17 bureaux de vote répartis sur le territoire.La question a soulevé tant de passions dans la région qu’on s’attend même à enregistrer un taux de participation plus élevé que lors des élections municipales de novembre dernier, alors que 65 % des électeurs s’étaient rendus aux urnes.A 16h hier, plus de 13 % des 113 900 personnes aptes à voter s’étaient déjà prévalues de leur droit Les gens de Chicoutimi ont été particulièrement nombreux à déposer leur bulletin de vote hier, signale Michel Fortin, du bureau du maire.S’ils sont si empressés, c’est qu’ils ont été offusqués par la campagne vigoureuse menée par les pro-Saguenay au cours des dernières semaines, croit-il.Le résultat du vote sera dévoilé dimanche soir et les membres du conseil de ville entérineront le verdict en assemblée lundi.Le nouveau nom entrera en vigueur immédiatement Par ailleurs, le maire Tremblay a fait savoir plus tôt cette semaine qu’il entendait refiler la facture de 300 000 $ qu’a coûté la consultation au gouvernement du Québec, estimant que celui-ci devait assumer les frais engendrés par les fusions qu’il avait lui-mème décrétées.EN BREF Un nouveau vaccin (PC) — Le Canada et les États-Unis collaboreront à la mise au point d’un nouveau vaccin contre la variole, a annoncé le ministère de la Défense.En vertu de l’entente de cinq ans, des médicaments contre la variole seront pris dans le cadre d’essais cliniques et d’autres procédures requises pour obtenir l’approbation réglementaire dans les deux pays.L’entente est conclue en vertu d’un programme visant à contrer les menaces chimiques et biologiques ainsi que les radiations.Jacques Lacoursière Une histoire du Québec Cet ouvrage s'avère être un véritable tour de force, car Jacques Lacoursière • réussit i retracer l'évolution de la société québécoise en Intégrant dans son tsite les grands événements politiques, la vie quotidienne, les débats d'idées et l'opposition entre les éléments conservateurs et progressistes qui ont forgé le destin du Québec.D'un seul souffle, dans un tente court, clair et précis.Jacques Lacoursière va à l’essentiel.SEPTENTRION __________www.septentrion.qc.ca A Le Centre McGill d’études \/ sur le vieillissement^ vous invite à une CONFÉRENCE PUBLIQUE le dimanche 14 avril 2002 intitulée «L’anxiété et la dépression chez la personne vieillissante» Conférencière: Dre Ghislaine Savard.psychiatre et consultante à l'Hôpital Neurologique de Montréal.Profgsseure-adiomt à l'Université McGill • département de neurologie Endroit: HÔTEL DELTA MONTRÉAL 450, rue Sherbrooke ouest (475.rue Président-Kennedy) métro McGill Co«6ge Heure: de 14h à 16h Enlrôe LibtG (café et trié seront servis) Prière de noter: Aucune réservation Pour de plus amples renseignements, téléphonez au (514) 766-2010 Commanditée en partie par: Delta MONTRÉAL LE DEVOIR ES SAMEDI 13 ET DIMANCHE 14 AVRIL LES ACTUALITES Ministres de l’Environnement du G8 Le coût énergétique du sommet est transformé en capteurs solaires Accès à l’égalité à l’emploi pour les minorités LOUIS-GILLES FRANCŒUR LE DEVOIR La conférence des ministres de l’Environnement du G8, qui a commencé hier à Banff en Alberta, sera neutre en gaz à effet de serre (GES) parce qu’Ottawa a acheté des crédits d’émissions équivalents à la dépense énergétique qui correspond au transport et au déroulement de la réunion internationale.Cette façon de verdir, si l’on peut dire, la rencontre internationale des huit ministres de l’Environnement s’accompagne d’un train de mesures qui vont de l’uti-lisation de voitures hybrides (essence et électricité) Toyota Prius à Tutilisation exclusive d’aliments biologiques, de café équitable, à la réutilisation de la literie, au recyclage des piles utilisées par les journalistes, en passant par une réduction du volume de papier sur lequel se retrouvent les informations transmises aux médias et aux délégations.L'histoire ne dit pas si cette économie de papier vise aussi à diminuer les fuites.Les experts d’Environnement Canada ont calculé que le transport des huit délégations ministérielles de leurs pays respectifs jusqu’au centre de conférence de Banff ainsi que le fonctionnement de l’hôtel, des retransmissions, des services d’hôtellerie et des cuisines correspondaient à 1900 tonnes de CO,, le gaz étalon en matière de réchauffement du climat Pour compenser cette émission de 1900 tonnes de GES, le gouvernement fédéral a acheté des crédits de GES en fournissant les fonds qui vont équiper en capteurs solaires un projet de logement éco-énergétique en Afrique du Sud, qui épargnera des émissions équivalentes.Ces crédits vont être inscrits au registre national canadien, qui a d’ailleurs bien besoin de déductions dans l’état actuel des émissions canadiennes de GES.Au-delà du coup de publicité que tire le gouvernement fédéral d’une telle initiative, celle-ci a quand même pour effet de démontrer qu’il est déjà possible de limiter les émissions de GES par toutes sortes de techniques et moyens, y compris au moyen de crédits qui vont en même temps combler des besoins réels quelque part dans le monde.Reste à savoir si les huit ministres de l’Environnement vont recommander à leurs premiers ministres de faire en sorte que les futurs sommets du G8 soient aussi neutres en GES, avec leurs énormes délégations et services (je sécurité.Gageons que les Etats-Unis adopteraient ce symbole plus rapidement que les objectifs de Kyoto.EN BREF Un missionnaire québécois est tué à Madagascar (PC) — Un missionnaire québécois a perdu la vie hier lors d'affrontements qui ont eu lieu à Madagascar, où il vivait depuis 50 ans.Le frère Roger Morin, un missionnaire catholique âgé de 75 ans, a été tué de cinq balles lorsque les partisans du président Marc Ravalomanana ont tenté de s’emparer du bureau du gouverneur de Fianarantsoa, la deuxiè- Vous trouverez des griffes Allemandes, Canadiennes et Québécoises.Nouvelle collection PRINTEMPS ET ÉTÉ La boutique qui possède la renommée de la beauté et du service personnalisé.2704, boulevard de la Concorde Est Laval (450) 662-1168 mardi - mercredi lOh à 17h30 jeudi - vendredi lOh à 18h samedi lOh à I6h ^Importations /Les C./psées Le visage de la fonction publique québécoise a peu changé en un an KATHLEEN LÉVESQUE LE DEVOIR Un an après avoir mis en place le programme d’accès à l'égalité à l'emploi, avec comme objectif d'augmenter le nombre de membres des communautés culturelles, d'handicapés, d'autochtones et d’anglophones dans sa fonction publique, le gouvernement du Québec n’a réussi qu'à atteindre le tiers de son objectif de 25 %.Selon les chiffres fournis au Devoir par le Conseil du trésor, des 6197 embauches effectuées en 2001-02, seulement 461 concernent les groupes cibles.Ces derniers représentent donc 7,4 % du recruta ment dans la fonction publique.Hier, le Conseil du trésor était incapable de ventiler le chiffre de 461, notamment pour préciser le nombre de personnes des communautés culturelles qui ont fait leur entrée dans la fonction publique.On notait toutefois qu’environ 4000 des 6197 personnes nommées à des postes réguliers occupaient des fonctions d’occasionnels.Ces 461 embauches ont été faites à partir de la liste de déclaration d'aptitudes.Sur cette liste, la banque dans laquelle les différents ministères sont appelés à faire du recrutement, on comptait au cours de la dernière année 1624 personnes issues des communautés culturelles, 151 personnes handicapées et 231 anglophones.Le président du Conseil du trésor, Joseph Facal, n'a pas caché son insatisfaction devant -les progrès bien lents» de son gouvernement.«Je suis personnellement déçu de nos résultats quand je regarde les efforts considérables qui ont été faits.[.] Cest indéniable que le gouvernement du Québec a de la difficulté à attirer des Québécois d’origine immigrante».a indiqué le ministre Facal.Déjà le printemps dernier, la campagne de recrutement du gouvernement auprès des communau- tés culturelles connaissait de sérieux rates.Au cours de la première des trois phases de recrutement, seulement 16 % des 12 000 candidatures reçues dans la région du Grand Montréal provenaient des communautés culturelles.Démarrée dans la précipitation, la campagne d'embauche du gouvernement s'est beaucoup appuyée sur les organismes communautaires sans ressource spécifique pour rejoindre la clientèle cible.Leur apport au dossier a toutefois ete significatif, ne serait-ce que pour que Québec apporte des correctifs au til des phases subséquentes de recrutement.Ainsi, les appels de candidatures ont été publiés dans les journaux ethniques.Par ailleurs, des problèmes ont été soulevés lors des tests de la fonction publique, les trois quints des personnes issues des communautés culturelles ont échoué aux examens, que plusieurs d'entre elles estimaient discriminatoires.U* Conseil du trésor a refuse Hdée que les examens puissent être mal adaptés pour des gens ayant obtenu (It's diplômes d’un système d'enseignement différent du Québec.Quelques mois plus tard, le Conseil du trésor éliminait tout de même le test de psychometric des concours grand public afin de privilégier «une approche dans laquelle les gens se reconnaissent plus».En commission parlementaire, le ministre Facal a souligné que «le gouvernement doit amorcer une réflexion novatrice vigoureuse sur cette question» de la presence des communautés culturelles dans la fonction publique.11 a d’ailleurs note le manque d’ouverture des corporations professionnelles à l’endroit des personnes immigrantes.«On se butte à une série de châteaux flirts et d'attitudes, des fins franchement un peu médiévales, qui ne facilitent pas du tout l'intégration dans la société québécoise».a déclaré Joseph Facal.Des appuis au Mouvement pour une démocratie nouvelle KATHLEEN LÉVESQUE LE DEVOIR Le Mouvement pour une démocratie nouvelle (MDN) a obtenu l’appui des candidats aux élections partielles de lundi pour une réforme du mode de scrutin.I>es candidats du Parti québécois, du Parti libéral du Québec, de l'Action démocratique du Québec et du Parti vert du Québec, qui briguent les suffrages dans les circonscriptions d’Anjou, de Viger et de Saguenay, se disent tous en faveur de la démarche entreprise il y a un an par le MDN afin de convaincre le gouvernement de réformer le mode de scrutin.Depuis, un large consensus s’est dégagé autour de la nécessité d’enclencher un large débat public.Le ministre responsable de la Réforme des institutions démocratiques, Jean-Pierre Charbonneau, a dit souhaiter «une révolution démocratique».«En plus d'appuyer la réforme du mode de scrutin, ces candidats ont également promis de défendre publiquement le principe d’une telle réforme», a dit Paul-André Martineau, porte-parole du MDN, visiblement réjoui.Dans son édition de mercredi dernier, l’hebdomadaire l-e Flambeau de l’Est rapportait que la candi- date péquiste d’Anjou, Aude Vézina, estime qu'un changement est impérieux.«Compte tenu du décrochage politique, c’est important qu’il y ait une réforme en profondeur et une vaste consultation là-dessus, les partis qui ont le plus de voix devraient avoir proportionnellement plus de sièges», a affirmé Mme Vézina.1 ors des élections de 1998, le IX) n'a pas obtenu la pluralité des voix tout en accédant au pouvoir.me plus grande ville de Madagascar.Les habitants de Fianarantsoa ont entendu de violents échanges de coups de feu.Le religieux québécois, qui se tenait à la fenêtre de sa chambre, au monastère du Sacré-Cœur situé à proximité du bureau du gouverneur, a été touché à la poitrine, et il est mort presque sur le coup.La police militaire a accusé les religieux d’avoir donné refuge à des militants de l’opposition, ce que nie ia communauté.Le frère Morin était né à Springvale, dans le Maine, mais il avait reçu sa formation religieuse au Canada.nom sans prétention / Meuble acaciïÿflcimi Une entreprise familiale à votre service depuis plus de 30 ans (y Ltée ARMOIRE, CHAMBRE ET CUISINE EN PIN MASSIF FAIT À LA MAIN Mobilier de salon tout cuir, lit mural J S-7)*), Hochcluga (coin Désormcaux) Montréal (FERMI LF MERCREDI) (514) 354-1030 • 1-800-357-1030 CENTRE D'ÉTUDES SUR LES MÉDIAS 10e anniversaire «La violence à la télévision et les jeunes» Un colloque sur les conséquences des produits télévisuels.¦ Guy Paquette, Université Laval, Québec ¦ Jacques De Guise, Université Laval, Québec Traduction ¦ Marc Ouimet, Université de Montréal, Québec simultanée ¦ W.James Potter, University of California, USA disponible ¦ Jeffrey Cole, University of California, USA ¦ George Gerbner, University of Pennsylvania, USA ¦ Joanne Cantor, University of Wisconsin, USA ¦ Thomas De Koninck, Université Laval, Québec Vendredi 19 avril 2002,8 h 30 à 16 h 30 Inscription : Louise St-Pierre, (514) 340-5629 Information : http://www.cem.ulaval.ca/seminaire.html Partenaires du CEM : S UNIVERSITÉ Département d'information 1 AVA1 et de Communication, Rohan Sauvageau, Président du conseil Service de renseignement du marketing.Normand Turgeon, directeur CEM E/WPS! Profitez de RABAIS 30% à70% sur des centaines de pots, plantes, vases, chandeliers, figurines, cadres et plus encore! ALPHA Plaintes cm poteries 230.rue Peel.Montréal !É2 rues au sud de NoIrc-Damc 514 935.1812 Stationnement gratuit Ouvert le dimanche 4 ne pas manquer du 10 au 21 avril 2002 Plus IO% de rabais additionnel sur tout achat de 100$ et plus (articles en stock) Un fauteuil zéro-gravité Perfect Chah** en pleine action.Hyperconfortable Obtenez un rabais de 75 $ à l'achat d'un fauteuil en inventaire Boiititpie Touf pour le Dos .un rendez-vous avec le confort! 1 Henri-Bourassa Est coin Boni.St-Laurcnt EÜ Hcnrt-Sourasu 514-18 J-1582 1-800-268-1582 www.toutpouricrfos.com syK-enr MouW Michéî «v L’UltlMé Michael Schumacher, impérial dans son fief, à Imola.Essais libres du Grand Prix de Saint-Marin Michael Schumacher, maître d’Imola Quinzième aux essais libres, Jacques Villeneuve attend un autre week-end de misère PRESSE CANADIENNE Imola — Le champion du monde Michael Schumacher, au volant de sa Ferrari, a dompté la piste mouillée du circuit d’Imola et signé hier le meilleur temps de la première journée d’essais libres du Grand Prix de Saint-Marin de Formule 1, quatrième manche du championnat du monde 2002.Sur le circuit de l’écurie au cheval cabré, le pilote allemand a signé le meilleur temps des deux séances en une minute, 36,89 secondes, devant son coéquipier brésilien Rubens Barrichello, distancé de 0,19 secondes.Jacques Villeneuve (BAR-Honda) s’est adjugé une modeste 15e place à presque quatre secondes de Michael Schumacher.Schumacher, qui occupe la tête du championnat du monde avec 24 points (deux victoires et une 3e place), est le seul pilote à être passé sous les 1:37.Les deux meilleurs temps des pilotes Ferrari, de bon augure pour les qualifications d’aujourd’hui, ont enchanté les supporters de la Scuderia, venus nombreux autour des stands et du circuit malgré le pluie et le temps froid.L’Italien Giancarlo Fisichella (Jordan Honda), a réussi le 3‘ temps de Ip journée, à 1,19 seconde de Schumacher, devant l’Écossais David Coulthard, qui a concédé presque deux secondes au quadruple champion du monde.Juan Pablo Montoya (Williams BMW) a dû se contenter du 9e chrono, à plus de deux secondes du leader.Le pilote colombien a tout de même gagné dix places par rapport à la première séance.Sorti de piste dans un virage, il n’avait pu parcourir que 10 tours pendant la première heure chronométrée.«Nous avons travaillé sur la voiture et les différents types de pneus afin de trouver un bon compromis, a expliqué le Colombien.Nous devons continuer à travailler et nous verrons où nous pouvons nous placer demain à l’issue de la qualification.» Villeneuve pessimiste Peu importe le circuit et les conditions de piste, Jacques Villeneuve est décidément toujours à la peine au volant de sa BAR-Honda.Sur une piste détrempée et avec une température de seulement 6 degrés, le Québécois s’est contenté d’une modeste 15' posi- tion (1:40,787) lors de la première journée des essais libres en vue du Grand Prix de Saint-Marin.«Le 15' temps, ce n’est pas génial, a constaté Villeneuve.La voiture est extrêmement difficile à conduire sous la pluie.Et moins il y a d’adhérence, plus les problèmes sont accentués.En piste ça glisse beaucoup et les problèmes que nous avions déjà au Brésil, voire même depuis le début de la saison, sont encore plus apparents.» L’Italien Giancarlo Fisichella, qui dispose lui aussi du moteur Honda chez Jordan, est pourtant parvenu à se classer troisième (1:38.093).loin d’être impressionné par ce résultat, Villeneuve note que c’est une question de température des pneus.«Ce qu’il faut savoir, c’est que la piste semblait presque prête pour des pneus de type intermédiaire.Il s’agissait de sortir des stands avec les pneus à la bonne température et cela était suffisant pour faire un tour rapide.Quant à nous, nous avons de la difficulté à mettre les pneus en température.Et en ce qui a trait à l’appui aérodynamique, il ne faut pas trop s’arrêter à cela mais plutôt au fait que la voiture était tout simplement difficile à conduire», a expliqué Villeneuve, qui dit ne pas être très optimiste pour la qualification d’aujourd’hui.Jeu de mots A la question de savoir s’il est possible de redresser la barre d’ici la séance de qualification, Villeneuve s’est permis un jeu de mots.«Je pense que cette BAR manquera encore de compétitivité pendant un bon petit moment, a-t-il répondu en rigolant Le problème, c’est que nous n’arrivons pas à mettre les pneus en température.Même sur une piste sèche, on ne chauffe pas assez nos pneus par rapport à la concurrence.Ce qui n’est pas un problème sur le sec en général.Par contre, sous la pluie, surtout quand il fait froid, nous n’arrivons pas à faire travailler nos pneus parce qu’ils ne sont jamais en température.» Dans les circonstances, il tente de garder le moral même s’il s’attend à un week-end difficile.«Ce ne sera sûrement pas le week-end où je me ferai plaisir à piloter, a-t-il lancé.Tant que les pneus ne fonctionneront pas, ça ne sera pas agréable.Nous n ’avons aucun contrôle sur la voiture.C’est toujours de la glisse.Ce que j’aime bien normalement quand il y a un minimum d'adhérence, mais ce que nous n’avons pas du tout en ce moment.» Nommé instructeur sur le banc Felipe Alou se joint aux Tigers Detroit (AP) — Felipe Alou, le premier gérant d’origine dominicaine dans l’histoire des ligues majeures, a accepté l’offre des Tigers de Detroit de devenir instructeur sur le banc.Alou, l’ex-gérant des Expos de Montréal, devait rejoindre l’équipe au Minnesota, hier, alors que les Tigers amorcent une série de trois rencontres contre les Twins.Alou, âgé de 66 ans, a accepté un contrat d’un an et il devient le bras droit de Luis Pujols.Le président des Tigers, Dave Dombrowski, était membre du bureau de direction pendant que Alou était dans l’organisation des Expos, et Pujols a fait partie de son personnel d’instructeurs de 1993 à 2000.Dombrowski a nommé Pujols au poste de gérant pour le reste de la saison et il a limogé deux instructeurs mardi, au lendemain du congédiement du gérant Phil Garner et du directeur général Randy Smith.Alou a passé les 27 dernières années dans l’organisation des Expos et il a occupé le poste de gérant de 1992 jusqu’à la saison dernière.Il a remporté le titre de gérant de l’année dans la Ligue nationale en 1994.Il a également terminé au deuxième rang du scrutin de 1996, lorsque les Expos ont terminé deuxièmes dans la section Fist de la Ligue nationale.Tournoi des Maîtres Singh vole la vedette à Palmer Augusta (AP) — Pendant qu’Arnold Palmer faisait sa tournée d’adieu au Tournoi des Maîtres, c’est Vijay Singh qui a attiré les regards lors de la deuxième ronde à Augusta National, ronde qui a été interrompue à cause de la pluie et qui sera complétée aujourd’hui.Lors de cette journée mouvementée, chargée d’émotions parce que c'était la dernière de Palmer, huit joueurs ont pris les devants à un moment ou un autre.Mais à la fin, c'est Singh qui a su distancer ses rivaux.Vainqueur du Tournoi des Maîtres en 2000, Singh a joué 65, dont 30 au retour, pour prendre une avance de quatre coups.Singh, auteur d’un compte de 70 jeudi, semblait se diriger vers le Une équipe ragaillardie Sans Robinson, les Devils ont mieux joué défensivement GUY ROHILLARD PRESSE CANADIENNE East Rutheford — Une chance que Larry Robinson est un maudit bon gars que tout le monde aime.Imaginez la situation: il a été congédié de son poste d’entraîneur des Devils, puis a accepté de revenir dans le rôle d’adjoint de son remplaçant Kevin Constantine.Et depuis que ce dernier est en poste, les Devils avaient une fiche de 18-8-2-1 avant d’affronter le Canadien, ayant accordé une moyenne de 1,90 but par match, la meilleure de toute la LNH, ce qui a permis à Martin Brodeur de faire passer sa moyenne personnelle exceptionnellement élevée de 2,38 à 2,16, soit encore mieux que sa moyenne en carrière (2,21).Robinson, semble-t-il, n’a vu aucun problème à revenir travailler sous les ordres de son remplaçant Vrai qu’il est sans doute plus confortable dans la peau d’un ad joint, plus près des joueurs.Ix seul avantage d’être entraîneur-chef, pour lui qui n'a pas un gros ego, est d’ordre financier.Or, il touche encore son salaire de pa trou.Et pour le faire revenir comme adjoint, les Devils ont accepté de lui garantir son poste de «consultant» pour les trois prochaines années, qu’il devrait reprendre dès la saison prochaine.Robinson a mené les Devils à la coupe Stanley il y a deux ans et à la finale, perdue en sept matchs, contre l’Avalanche du Colorado l’an dernier.Avant de devoir céder sa place cette saison, ses Devils avaient une fiche de 21-20-7-3 et, fait remarquable pour eux, accordaient une moyenne de 2,49 buts par match.Grâce au vidéo Le capitaine Scott Stevens a une explication pour la récente amélioration défensive.11 pointe l'utilisation que Constantine fait du vidéo: «Il est bon pour vous montrer vos qualités et vos défauts.Je crois au vidéo pour me rendre compte de mes erreurs et pouvoir les corriger» Pas du tout insulté, Robinson a expliqué que Constantine a fait des choses différemment, bien sûr, mais que «la philosophie de base demeure très semblable».«Il y a une façon différente de jouer défensivement, a pour sa part raconté Brodeur.Nous pratiquons encore la tmppc.un peu.mais Kevin aime que ses joueurs se regroupent dans notre propre territoire.Uirry et Jacques llxmaire) misaient davantage sur le positionnement.Avec ce système, on peut mieux s’entraider à sortir la rondelle et on bloque plus de lancers.Ce que j’ai remarqué, c’est qu’on se déplace davantage dans notre territoire.On travaille plus fort plutôt que de rester passifs.» «On envahit vraiment le devant du filet», a confirmé Stevens, tout en ajoutant que les 1 levils complètent mieux leurs mises en échec, comme leur demandait de le faire Robinson.Ça nous ramène au vrai problème sans doute: les Devils semblent mieux répondre aux exigences de leur nouvel entraîneur parce que, comme l’a bien expliqué le défenseur Colin White: «Lorsque vous vous sentez à Taise avec un type, c’est dans la nature humaine de relaxer.» Après trois ou quatre ans, sauf exception, un entraîneur, aussi bon et aussi gentil soit-il, devient brûlé.Échangé par les Expos Strickland s’est vite fait une raison RICHARD MI LO PRESSE CANADIENNE New York — Scott Strickland est heureux avec les Mets môme s’il n’est pas le releveur n" 1 de l’équipe, le rôle qu’il devait remplir avec les Expos cette saison.«je ne m'attendais jamais à être échangé, a dit Strickland, qui est passé aux Mets vendredi dernier avant le premier match de la série contre les Reds, à Cincinnati.J’avais une chance d’être le releveur n" 1 des Expos et ça prouve une fois de plus que tout joueur peut être échangé.» L’an passé, Strickland a enregistré neuf sauvetages lors de la deuxième moitié de la saison quand il s’est imposé à la suite de l’échange dUgueth Urbina aux Red Sox de Boston, le 31 juillet Ix droitier origi naire de Houston a terminé 31 rencontres en 2001 et il a présenté une bonne moyenne de points mérités de 3,21 en 77 présences, la meilleure de l’équipe.«Ici avec les Mets, a signalé Strickland, qui a reçu un véhicule neuf des Mets pur la saison, c’est Benitez qui termine les matchs et moi, la huitième manche.On verra comment les choses vmt aller.J’ai Uni-jours rêvé d’être un releveur n' 1.C’est peut-être une bénédiction du ciel.» Strickland, qui aura 26 ans le 26 avril, a été impliqué dans un échange de sept joueurs, tous des joueurs des ligues mineures à l’exception de lui et du gaucher Bruce Chen.Ce fut une surprise.11 était dans le vestiaire à Cincinnati quand le gérant Frank Robinson lui a demandé de d’enlever son uniforme.Ixi décision d’échanger Strickland a été prise par le directeur général Omar Minaya.«Im seule chose que j'ai vraiment laissée en étant échangé, a confié Strickland, ce sont les joueurs et les instructeurs.J’avais joué avec certains gars au cours des cinq dernières années et les quitter, c’est ce qui a été le plus difficile.C’est une nouvelle direction et je n’avais aucun lien avec eux.» Strickland a bien fait lors de sa première semaine avec les Mets et le co propriétaire des Mets, Fred Wilpon, a déclaré jeudi qu’il croyait bien «que le jeune deviendra un releveur formidable».L’acquisition de Strickland par les Mets a aussi fait des jaloux.Depuis qu’il est passé aux Mets, il a été rapporté que des équipes de la Ligue nationale prétendent que les Fîxpos n’avaient pas fait savoir qu'il était disponible, ce qui a fait bondir le directeur général des Mets, Steve Phillips.Les Canadiennes remportent même résultat quand il a joué 35 a l'aller.Mais il s’est mis en marche au retour et se retrouve maintenant à 135, neuf sous le par.«Je ne pensais pas vraiment au résultat, a-t-il dit.Mon épouse m’a demandé ce que représenterait un bon compte pour moi.Je lui ai dit que je serais satisfait d'un 68.Après la fin de ma ronde, je me suis dit que j’avais finalement très bien joué.» Après que Singh eût complété sa ronde, la pluie est venue inonder le terrain.Ix jeu a été arrêté alors qu'une quarantaine de golfeurs étaient toujours sur le parcours.Un de ceux-là était le champion en titre Tiger Woods, qui faisait partie de l'avant-dernier groupe.ANDY CLARK REUTERS LES MEMBRES de l’équipe féminine de curling du Canada ont célébré leur victoire face à la Suède, hier, après avoir gagné le droit de passer en demi-finale des championnats mondiaux de curling, contre TÉcosse, à Busmarck, au Dakota du Nord.U Canada Ta emporté 6-5 en bris d’égalit-. A I \ LE DE V 0 I R .LE S S A M E D I I :J ET DI M A \ C H E IT AVRIL 2 0 0 2 -* LE DEVOIR ?- ACTUALITÉS GAZ SUITE DE LA PAGE 1 le bond enregistré indique à l’évidence que le mot d’ordre de Kyoto n’a pas été entendu par certains secteurs économiques, dont l'inaction va rendre plus difficile l’atteinte de l’objectif national.Pendant qu’un intense débat oppose au Canada les lobbies du pétrole aux écologistes et représentants gouvernementaux, la France vient d’inviter officiellement le Canada à ratifier le protocole de 1997, comme les autres pays occidentaux progressistes et en particulier les pays européens.Hier, le mouvement Greenpeace profitait du sommet des huit ministres de l’Environnement du G8 à Banff, en Alberta, pour demander au Canada de confirmer a ses alliés occidentaux son intention de ratifier le protocole de Kyoto en «cessant de jouer au chat et à la souris» avec cet enjeu.Selon le bilan obtenu par Le Devoir, les émissions canadiennes ont dépassé de 19,6 % les 607 Mt qu’avait rejetés le Canada en 1990.D s’agit d’une augmentation de 3,2 % par rapport à Tannée précédente, ou de 22,8 Mt, soit la deuxième plus forte augmentation de la dernière décennie.la plus forte hausse annuelle est survenue en 1994 et elle atteignait 3,6 %.Entre 1994 et 2000, la plus forte hausse annuelle n’avait pas dépassé 2,1 %! Les analystes fédéraux se consolent de cette augmentation imprévue en se disant que l’économie canadienne a progressé plus vite que les émissions de GES, ce qui indique un ralentissement de «l’intensité» des GES, soit la quantité d’émissions par unité de production.La croissance du PIB a ainsi augmenté de 33 % pendant la dernière décennie alors que les émissions de GES augmentaient de 19,6 %.Le pourcentage d’augmentation des GES au Canada a dépassé durant la dernière décennie celui des Etats-Unis.I>es émissions américaines ont en effet excédé de 14,1 % le niveau de 1990.La croissance annuelle moyenne des émissions américaines se situe à 1,3 % comparativement à 2 % au Canada Les spécialistes qui ont rédigé le rapport national expliquent l’augmentation de 3,2 % enregistrée en 2000 par l’évolution de l’économie, un hiver plus froid et une diminution de la production hydroélectrique.Paradoxalement, le bilan canadien de Tan 2000 aurait été plus lourd encore n’eût été d’une baisse des émissions du parc automobile canadien (-1,3 Mt) et des fuites d’oléoducs (-1,3 Mt).L'industrie chimique a aussi contribué à abaisser la moyenne nationale en réduisant ses émissions cette année-là d’une mégatonne.Par contre, toujours en 2000, le secteur résidentiel a augmenté ses émissions de GES de 2 Mt, les diesels hors routes de 2,5 Mt, les commerces et institutions de 3 ML le secteur manufacturier de 5,2 Mt eb enfin, les producteurs d’électricité et de vapeur ont alourdi leur bilan de 7 Mt L’hiver 2000 explique une partie de l’augmentation de la consommation dans les secteurs résidentiel et commercial, car l’indice de chauffage quotidien y a atteint un sommet inégalé durant la décennie.Selon l’analyse du gouvernement fédéral, le secteur de l’énergie est responsable de 97 % de l’augmentation des GES depuis 1990.La production d’électricité et de vapeur a augmenté ses émissions de 34,6 % ou 33 Mt en dix ans alors que les moyens de transport accusaient une augmentation de 22,7 % avec 33,2 Mt.Durant la même période, les émissions du secteur énergétique ont augmenté globalement de 67 Mt (si on y inclut ceUes de l’industrie pétrolière, des mines et les émissions fugitives comme celles des oléoducs).Une grande partie de cette augmentation, selon les documents fédéraux, sont la conséquence de l'arrêt de plusieurs centrales nucléaires en Ontario à compter de 1997, ce qui a provoqué une augmentation de 25 % de la consommation d’énergie durant cette seule année de la part d’Hydro-Ontario.D’autre parh l’intense production de pétrole dans l’Ouest canadien a augmenté de 6 % entre 1999 et 2000 les émissions de GES de ce secteur, ce qui dépasse de près du double l’augmentation moyenne des GES au Canada Les émissions fugitives de l’industrie pétrolière ont contribué substantiellement à ce bilan: ce seul facteur est responsable d’émissions totalisant 16 Mt durant la période 1990-2000, soit une augmentation de 42,4 %, essentiellement attribuable aux exportations de pétrole et de gaz vers les États-Unis.Les transformations notées dans les transports au Canada dans la dernière décennie permettent de voir l’influence exercée par la prolifération incontrôlée des «camions légers», une catégorie qui englobe les fourgonnettes et les utilitaires sport, ainsi que les camions lourds fonctionnant au diesel.Les «camions légers» ont augmenté leurs émissions durant la dernière décennie de 14,7 ML soit plus en termes absolus que les 13,3 Mt attribuables aux véritables poids lourds.Ces augmentations ont été en partie effacées par le rendement énergétique amélioré des automobiles, dont les émissions globales auraient décru de 5,4 ML et des véhicules utili- sant des essences dites alternatives (-1,1 Mt).Les documents obtenus par Le Devoir ne contenaient pas le bilan de chaque province, soumis par le gouvernement fédéral aux Nations unies.Les dernières évaluations connues indiquent que le Québec rejetait un peu plus de 13 % des émissions canadiennes avec le quart de la population, soit la meilleure moyenne par habitant au pays.D aurait cependant dépassé de quelques points en 2000 le niveau de ses émissions de 1990, et ce bilan serait en train de s’alourdir sérieusement et pourrait même amorcer une brusque hausse si Hydro-Québec donne suite à sa stratégie de satisfaire l'appétit de ses alumineries en construisant au moins deux centrales thermiques, une filière polluante que le Québec s'enorgueillit d’avoir évitée jusqu'ici.EL selon le tout récent «Projet de stratégie québécoise sur la diversité biologique 2002-07», 41 faut s’attendre à une augmentation substantielle des émissions québécoises de gaz à effet de serre puisque les importations québécoises de pétrole brut ont atteint près de 82 milliards en l’an 2000, soit plus du double des 3,8 milliards enregistrés en 1999, qui étaient eux-mêmes supérieurs de plus de moitié aux 2,5 milliards atteints en 1998.C’est la première fois depuis 1983 que ce produit prend le premier rang au Québec des marchandises importées», peut-on y lire à la page 29.Et cela, sans compter les importations de gaz naturel, évaluées à 800 millions de dollars.La traduction de ses pétrodollars en GES n’a pas encore été divulguée par Québec même s’il s’agissait d’un document à portée éminemment environnementale.POWELL SUITE DE LA PAGE 1 n'est aujourd’hui», a-t-il dit, durcissant nettement le ton à l’endroit du président palestinien.L’attentat a conforté les responsables israéliens dans l’idée que les dirigeants palestiniens ne font rien pour empêcher ce genre d’attaque.«C’est le message des Palestiniens à PowelL, a déclaré un porte-parole israélien, Emmanuel Nahshon.Un autre porte-parole, Daniel Seaman, a souligné que l'attaque montre qu’lsraël doit «poursuivre [l’offensive] jusqu’à la destruction du dernier terroriste».Côté palestinien, le chef de la Sécurité préventive pour la bande de Gaza, Mohammad Dahlane, a jugé que l’attentat est le «résultat des massacres perpétrés par [le premier ministre israélien Ariel] Sharon en Cisjordanie».M.Powell, arrivé jeudi soir à Jérusalem, a eu un entretien de plus de quatre heures hier avec M.Sharon, à Tissue duquel il a reconnu n’avoir pas eu de «réponse précise» sur la durée de l’offensive en Cisjordanie, qui entre aujourd’hui dans sa troisième semaine.M.Sharon a affirmé que son pays «espère terminer bientôt» sa «guerre contre les infrastructures terroristes palestiniennes».Il a reçu hier le soutien du secrétaire américain à la Défense, Donald Rumsfeld.«Je ne pense pas que les Etats-Unis tentent d’empêcher Israël de poursuivre les terroristes», a-t-il déclaré à la télévision Fox New, estimant toutefois sur la chaîne MNSBC qu’lsraël doit «protéger sa population, comme tout Etat souverain, et en même temps le faire de façon à conduire au bout du compte à un processus de paix».Dans son QG assiégé, M.Arafat, de son côté, a reçu la visite du ministre égyptien des Affaires étrangères, Ahmed Maher, venu lui présenter des idées sur la manière d’aboutir à un cessez-le-feu.Hier soir, le médiateur américain Anthony Zinni rencontrait à Jéricho les négociateurs palestiniens, semble-t-il pour discuter de la réponse palestinienne à l’attentat d’hier et pour préparer ime éventuelle ren-contre Arafat-Powell.Entre-temps, une polémique faisait rage entre Palestiniens et Israéliens sur le nombre de tués et les circonstances de l’assaut contre le camp de réfugiés de Jénine, dans le nord de la Cisjordanie.LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9e étage, Montréal (Québec), H3A3M9 EU Plaee-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration: (514) 985-3333 Le site Internet du Devoir: www.ledevoir.com Comment nous joindre?I»a rédaction Au téléphone (514) 985-3333 Par télécopieur (514)985-3360 Pai" courrier redaction@ledevoir.com L’agenda culturel Au téléphone Par télécopieur La publicité Au téléphone Par télécopieur Extérieur de Montréal Les avis publics Au téléphone Par télécopieur (514) 985-3346 (514) 985-3390 (514) 985-3399 (514) 985-3390 1-800-363-0305 (sans frais) et appels d’offres (514) 985-3344 (514) 985-3340 Les petites annonces et la publicité par regroupement Au téléphone (514) 985-3322 Par télécopieur (514)985-3340 Les abonnements Au téléphone (514) 985-3355 du lundi au vendredi de 7h30 à 16h30 Par télécopieur (514)985-5967 Par courriel abonnements@ledevoir.com Extérieur de Montréal 1-800-463-7559 (sans frais) U Dtvoir est publié du lundi au samedi par le Devoir Inc dont le siège social est situe au 2050, rue De Bleury, Tè etage.Montréal.(Québec), H3A 3M9.Il est imprimé par Imprimerie Québécor St Jean, 800, boulevard Industriel.Saint-Jean sur le Richelieu, division de Imprimeries Québécor Inc., 612, rue Saint-Jacques Ouest.Montréal, l ’agence lYesse Canadienne est autorisée à employer et à diffuser les informations publiées dans U Ikivir.U lïtvoir est distribué par Messageries Dynamiques, division du Groupe Québécor Inc., 900.boulevard Saint-Martin Ouest.laval.Envoi de publication — Enregistrement n* 0858.Contrat de vente 40012291 Dépôt légal: Bibliothèque nationale du Québec' MORIN SUITE DE LA PAGE 1 Il est en tout cas certain que des ministres fédéraux étaient alors au couranL Pierre Duchesne cite Marc Lalonde, ministre d’importance et bras droit de Pierre Elliott Trudeau, qui Ta su en 1978 de la bouche de Francis Fox, solliciteur général et à ce titre responsable de la GRC.Des révélations qui s’ajoutent aux propos du solliciteur général Robert Kaplan qui, dès 1992, au lendemain du scoop retentissant révélé par le journaliste Normand Lester, disait tout savoir depuis 1980.«/ai réussi à enlever deux points d’interrogation, expliquait Pierre Duchesne hier.Est-ce que llvesque savait?Oui.Est-ce que le fédéral savait?Oui.» Ce sont ses entrevues pour la biographie de Jacques Parizeau qui lui ont permis de recueillir ces renseignements inédits.«Ce n’est qu’un chapitre de mon livre, et j’amène ça comme un complément d’enquête», explique-t-il en se défendant d’avoir voulu régler l’affaire Morin pour de bon.D dit aussi que sa thèse selon laquelle M.Lévesque savait depuis longtemps «ne repose pas uniquement sur les épaules de Denis Vaugeois» mais quelle se base aussi sur des propos de Louis Bernard, chef de cabinet de René Lévesque puis secrétaire général du comité exécutif, ainsi que sur une lettre de Loraine I agacé.Pierre Godin, lui, se repose notamment sur le journal de bord de Michel Carpentier, également au cabinet de M.Lévesque, qui fait état d’un rendez-vous entre Mme Lagacé et M.Lévesque uniquement en novembre, ainsi que sur le témoignage de Corinne Côté.Claude Morin, lui, a toujours dit avoir parlé de ses contacts à M.Lévesque dès 1975, ce qu’accrédite Yves Michaud, grand ami de René Lévesque.«On jouait aux cartes avec René et Morin et on faisait des blagues là-dessus!», nous disait-il hier.SUITE DE LA PAGE 1 le rendre imputable du mal qu’il a fait au Venezuela Dans les rues des «deux Caracas», Tune résidentielle et animée, l’autre pauvre et marquée la veille par de sanglants incidents, régnait une étrange tranquillité.I.a capitale, congestionnée en temps ordinaire par la foule et une circulation automobile tentaculaire, était calme et attentiste.Dans deux interventions spectaculaires séparées devant la presse, le procureur général et l’inspecteur général de l'administration du Venezuela, proches de Chavez, élu en 1998, ont qualifié de «coup d’État de fait» le renversement du président Chavez.«Le président n à pas démissionné», a souligné le procureur général Isaias Rodriguez avant de qualifier la détention de Tex-président de «violation totale et absolue de la convention interaméricaine des droits de l'homme».Sans regret, Washington a estimé que M.Chavez, dont il s’est toujours méfié, avait été l’artisan de son propre renversemenL La France et le Brésil ont déploré cette «atteinte à l'ordre constitutionnel».L’Union européenne a dit «faire confiance» au gouvernement de transition pour résoudre la crise.Embêtés, plusieurs pays d’Amérique latine ont exprimé leur inquiétude, et le forum politique du Groupe de Rio, formé de 19 pays d’Amérique latine et des Caraïbes, a demandé à l’Organisation des États américains (OEA) de lui faire rapport.Le Mexique ne rompra pas ses relations diplomatiques avec le Venezuela mais ne reconnaîtra pas non plus le nouveau gouvernement.1a critique la plus outrée est venue de La Havane, dont M.Chavez était proche.Granma, le journal du Parti communiste cubain, a dénoncé une «conspiration contre-révolutionnaire des classes dominantes».Quelques heurt-s après le coup de force, la PDVSA annonçait qu'elle suspendait tous ses envois de pétrole à Cuba, alors qu’à Caracas, l'ambassade cubaine était assiégée par plusieurs centaines de manifestants.Hier à Taube, le général Efrain Vasquez Velasco, commandant en chef de Tannée de terre, a annoncé qu'une commission de hauts gradés négociait avec Hugo Chavez les conditions de son départ.Guaicai-puro Inmeda, l’ancien president de la PDVSA.limogé par Hugo Chavez il y a un peu plus d’un mois, a pour sa part précisé que des discussions étaient en cours entre la hiérarchie militaire et la société civile pour constituer une funte de transition afin de garantir la gouvernance et reconstruire l’ordre institutionnel».Tout au long de la soirée, généraux et amiraux se sont succédé devant les caméras de télévision pour condamner les violences qui venaient d’ensanglanter Pour Normand Lester, une telle attitude ne veut rien dire en soi: «Tout dépend de la façon dont Morin parlait de ça.Si c’était seulement en blaguant.» Le journaliste, lui, croit que M.Lévesque a été mis au courant à l’automne 1981, avant la conférence constitutionnelle, mais qu’il ignorait tout auparavant L’idée voulant que René Lévesque ait pu discuter de l’affaire avec Denis Vaugeois en avril 1981 le laisse sceptique.«J’ai parlé à Denis Vaugeois en 1992, à l’époque de mon enquête, et il ne m’a rien dit de ça», se rappelle-t-il.Les contradictions existaient en fait au moment même où Lester a sorti la nouvelle, en mai 1992.Marc-André Bédard, ministre québécois de la Justice en 1981 et au fait depuis 1977 des agissements de Claude Morin, affirmait alors que M.Lévesque avait bel et bien été mis au courant en novembre 1981.Mais une autre source, très proche de René Lévesque, affirmait au même moment au Devoir, sous couvert de l'anonymat, que celui-ci avait été avisé par Loraine Lagacé avant la «nuit des longs couteaux».En fait, il suffit de regarder l’affaire en détail pour que tout n'en semble que plus opaque.Qui dit vrai?Qui se rappelle le mieux?Qui protège la mémoire de qui?René Lévesque est mort, et bien des acteurs importants ne parlent pas ou plus.Pourtant, à ce jour, bien des questions n’ont jamais été fouillées à fond: que savait Trudeau?Et quant à Claude Morin, a-t-il vraiment cessé tout contact avec la GRC en décembre 1977 — une version que les familiers du renseignement policier croient bien peu plausible?On espace les rencontres mais on n’abandonne jamais un informateur, surtout de ce calibre, comme le veut la règle d u milieu.«Le.savoir historique ne se construit qu’avec plusieurs ouvrages», réclamait pour sa part Pierre Duchesne hier.Caracas et prendre leurs distances avec le président, enfermé avec ses ministres au palais de Miraflores.Le général Vasquez Velasco a dénoncé les «groupes armés se disant bolivariens» et demandé pardon à la population à la suite des sanglants événements de jeudi.«J’ai ordonné à tous mes commandants de rester dans leurs unités.Ce n’est pas un coup d’État, ce n’est pas une insubordination, c’est une manifestation de solidarité avec l’ensemble du peuple vénézuélien», a-t-il déclaré, entouré des membres de son état-major.Les incidents les plus sanglants se sont produits dans Taprès-midi, aux abords du palais de Miraflores, vers lequel se dirigeait une manifestation de plusieurs dizaines de milliers d’opposants.Quelques milliers de partisans d’Hugo Chavez s’étaient massés devant le palais pour «défendre la révolution boliva-rienne».Selon plusieurs témoins cités par le maire de Caracas, l’opposant Alfredo Pena, des francs-tireurs avaient été postés au sommet d’immeubles à proximité du palais de Miraflores.Alors que la violence faisait rage aux abords du palais de Miraflores, Hugo Chavez a ordonné la suspension de la diffusion de cinq chaînes de télévision privées, qu’il a accusées de participer à «un plan de conspiration» en utilisant des fréquences qui leur sont concédées par l’État En fin de journée jeudi, Carlos Ortega, président de la Confédération des travailleurs du Venezuela (CTV), qui regroupe plus de un million de syndiqués, a qualifié Hugo Chavez d'«assassi«» et lancé un appel à Tarmée «pour qu’elle sauve la république et agisse une fois pour toutes pour obtenir la démission, la sortie ou la détention de Chavez».Pedro Carmona, président de F'edecamaras, la principale confédération patronale, s’est joint à cet appel, estimant que Tunique issue à la crise était le départ d’Hugo Chavez et l’organisation de nouvelles élections.lancée mardi par la CTV et F'edecamaras pour soutenir les cadres du groupe pétrolier PDVSA, en conflit avec le gouvernement depuis un mois, la grève générale a été reconduite d’abord pour 24 heures, puis de manière illimitée.Avec le soutien actif de l’opposition, les organisateurs du mouvement ne cachaient plus que leur objectif était politique et qu’ils entendaient obtenir le départ d’Hugo Chavez, ancien lieutenant-colonel putschiste qui avait été triomphalement élu en 1998 sur un programme de lutte contre la pauvreté et la corruption.Affichant ses sympathies pour F'idel Castro et son rejet de la «mondialisation néolibérale», Hugo Chavez a multiplié les affrontements avec les chefs d’entreprise, les principaux médias, l’Église catholique et les syndicats, et sa popularité s’est dangereusement effritée au cours des derniers mois.OSM SUITE DE LA PAGE 1 s’amplifie, dont voici divers échos: «On n’a jamais voulu cela! Émile [Subirana, le président de la Guilde des musiciens] a vraiment agi sans notre accord, et si on avait eu à voter sur le fait que cela devienne public, l’énorme majorité lui aurait dit non.» Mieux encore, malgré tout le scénario de guerre entre le syndicat et Dutoit, il y a une chose que les musiciens déplorent plus que tout, source du venin actuel: «Avec l’administration de l’orchestre, il n’y a plus de communication.» Certes, les tensions ont toujours existé.Dutoit se fait qualifier de tyran par certains, «mais, vous savez, on a des chefs invités qui sont autrement plus méchants et blessants».Donc, le travail est dur.«Parfois très dur avec Dutoit, mais on choisit cette vie-là parce qu’on aime ça, malgré les difficultés, sinon on part.Dutoit a le gros avantage de nous proposer des programmes qui, même s’ils sont d’une exigence à la limite de nos possibilités tant on trime à cause de ses exigences de travail, sont stimulants, même si, parfois, c’est de la musique ennuyeuse; comme ça, on apprécie mieux la bonne.» De plus, Dutoit a une excellente réputation auprès de son orchestre.«Il connaît ses partitions, sait exactement ce qu’il veut.» Il a déjà montré la porte à certains membres pour qu’ils aillent répéter dans leur studio avant de revenir avec l’orchestre?«Oh! ça, ce sont des moments pénibles.Il est dur, mais dans le fond, il a raison; même si, oui, il existe des musiciens qui ne sont pas intelligents, on ne comprend pas pourquoi il est parfois si tranchant.» Êt la conversation revient autour du problème de communication.«Du temps de Zarin Mehta, il y avait quelqu’un à l’administration qui pouvait sentir venir les conflits, qui savait écouter les musiciens et, surtout, qui s’arrangeait pour régler les choses, arrondir les angles.» Malheureusement, et on semble le déplorer ardemment, cela ne se fait plus.Donc, aucun moyen de désamorcer les conflits, qui s’enveniment alors «au point où l’énorme majorité des musiciens n’aurait jamais voulu que ce qui arrive aujourd’hui arrive».Autre chose: on sait que le début de la grogne fut des heurts de convention collective en tournée.«Ç'aurait pu s’arranger; on aurait fait une tournée sans répétitions, comme la nouvelle clause le demande, et on aurait vu ce que cela aurait donné.On se serait plantés?Alors, on aurait donné raison à Dutoit et modifié la clause.» Les tournées sont-elles donc si importantes?Réponse unanime: «Oh! oui, cela nous rapproche.Il y a là plus de proximité entre le chef et nous: on se croise dans les bars, on passe plus de temps ensemble.C’est agréable et cela fait en sorte que se renoue, entre le chef et les musiciens, un contact humain qui nous manque cruellement à l'heure actuelle.» Bref, le pot aux roses semble plus complexe qu’une rebuffade entre instrumentistes de seconde zone qui paressent au détriment des autres et s’activent à se protéger derrière des clauses.Ce qu’il y a de bizarre dans cette situation, c’est que finalement, malgré tout ce qui peu exsuder comme potins et rumeurs, malgré les inévitables inimitiés dans un groupe de 100 personnes, il semble bien qu’il y ait un manque réel de dialogue quelque part dans ce triangle chef-administration-musiciens, qui a mené à la fois au conflit actuel et à Tissue que l’on sait, comme si une direction n’avait pas su jouer son rôle de liant pour que la sauce ne tourne pas au vinaigre.Les musiciens de TOSM sont comme tout le monde.Certains adorent le neuf à cinq, sont by the book, allant jusqu a apporter un thermomètre sur scène pour les concerts extérieurs et se plaindre car, d’un point de vue syndical, sous les 18 °C, ils peuvent refuser de jouer.D’autres sont prêts à vivre leur métier, même difficilement parfois, selon d’autres règles.Ceux-là, qu’un président de guilde voudrait museler, commencent à se faire entendre à la manière noble et modérée de Tim Hutchins, porte-parole des musiciens de TOSM.L’eau du tao coulerait-elle finalement dans les veines de TOSM?«Si la direction veut faire le pont, rouvrir ses oreilles aux musiciens de l'OSM, bien des choses peuvent changer» Lueur d’espoir ou constat tragique?Est-il trop tard?Au moment d’écrire ces lignes, on ne le sait pas.la réponse réside dans le chemin que Teau prendra, les mains qui la recueilleront pour s’en abreuver avant que la source ne se tarisse, l’écho de l’appel et les oreilles qui voudront entendre sa musique.VENEZUELA iv (tu Prétutam-Kenoedy © « ?bout dm M»üoon«uv« ru» Sainr*-Cath«rto« 5 i e^tovirawt d3\»tevvk>ei-g - cuisine française qui fait bonne impression Table d’hôte 4 services au son du Duo jazz 3S9.av.du Président-Kennedy (coin de Bleury) • © Place des Arts »Tét: 285-8686 .gutenberg@qc.aira.com i?
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.