Le devoir, 3 avril 2006, Page(s) complémentaire(s)
ELECTION PARTIELLE Défilé des chefs dans Sainte-Marie-Saint-Jacques Page A 3 : 1 < SI 3 —?w w w .1 e d e v o i r .c o ni ?TURQUIE Les émeutes ont fait douze morts en six jours Page B 1 LE DEVOIR QUÉBEC ET OTTAWA utHte ti O F T A W A | ^ ^ 9 # "W ^ information Urgence politique en Irak Visite-surprise de Condoleezza Rice et Jack Straw à Bagdad pour trouver une issue à Vimpasse Vj Al.l HAIDKK AGENCE I KANCI l’KI SSK La secrétaire d’État américaine Condoleezza Rice et le président irakien Jalal Talahani, hier à Bagdad.Mme Kice et son homologue britannique Jack Straw ont effectué une visite-surprise en Irak dans le but d’aider les Irakiens à former au plus vite un gouvernement d’union nationale.contrôlée sur les collines Un couteau à double tranchant, selon des observateurs À Ottawa, le gouvernement Harper limite les contacts entre la presse et les membres du gouvernement, restreint l’accès des médias à des endroits du Parlement.Pendant ce temps-là, à Québec, on centralise les communications gouvernementales autour du premier ministre Charest.Le pouvoir, en notre contrée, refuse-t-il désormais de ne pas contrôler totalement l’information?ANTOINE ROBITAILLE Il est tout à fait légitime pour un premier ministre qui vient d'arriver en poste, et minoritaire de surcroît, comme Stephen Harper, de dire «je vais rencontrer les journalistes quand j’aurai quelque chose à dire», estime le sénateur indépendant Jean-Claude Rivest, qui a été conseiller spécial de Robert Bouras-sa.Un brin narquois, M.Rivest dit comprendre que, tous les jours, les journalistes de la tribune parlementaire ont à «trouver quelque chose pour meubler leurs pages».Or, dit-il, très souvent, «il y a des journées où le gouvernement n’a rien à dire».Un ancien conseiller d'un premier ministre péquis-te se montre terriblement ambigu au sujet des décisions du nouveau premier ministre fédéral: «C’est sûr que ce serait Itm si c’était nous autres qui donnaient les permis de travail aux journalistes.En politique, on serait bien.Mais il reste que c’est quand même utile une presse qui agit, qui fouille, qui bouge.Ça nous tiei\t les réflexes réveillés.» A Ottawa, la méthode Harper semble heurter de vieilles habitudes.Notamment celle du «scrum» quotidien instaurée à l'époque Mulroney: «R passait tous les jours dans l’escalier et répondait à quelques questions», se rappelle M.Rivest A Québec, en revanche, fait-il remarquer, ni Robert Bourassa, ni René Lévesque, ni Lucien Bouchard ne se livraient ainsi, «et personne ne s'en plaignait».La directive Harper, donc, n’est pas nécessairement une hérésie, aux yeux de M.Rivest VOIR PAGE A 8: INFORMATION SUE FLEMING ET MICHAEL GEORGY Bagdad — La secrétaire d’Etat américaine Condoleezza Rice et son homologue britannique Jack Straw ont effectué hier une visite-surprise en Irak pour aider les Irakiens à sortir de l’impasse politique et à former un gouvernement d’union nationale afin d’enrayer un glissement vers la guerre civile.«Le peuple irakien perd patience», a averti Mme Rice à l’issue d’une rencontre avec des dirigeants sunnites, chiites et kurdes.Evoquant la période de près de quatre mois écoulée depuis les élec- tions sans qu’un gouvernement soit formé, elle leur a dit «Nos alliés internationaux veulent que ce soit fait.» Les pressions se sont accentuées sur le premier ministre Ibrahim al-Jaafari, dont plusieurs dirigeants, notamment le chef du principal parti de l'Alliance irakienne unifiée (AIU) dont fait partie Jaafari, ont réclamé la démission afin de permettre un consensus national.Bien qu’ils ne l'aient pas dit publiquement, il semble que Rke et Straw étaient porteurs d’un message similaire.Les dirigeants des minorités sunnite et kurde refusent de participer à un gouvernement dirigé par Jaafari et ils demandent à ce qu’un autre Chiite soit proposé comme premier ministre.Le malaise était palpable lors du bref échange entre Rice et Jaafari sous l’œil des journalistes, tandis que des pluies torrentielles s'abattaient à l'extérieur.Les sourires étaient crispés, les gestes, maladroits.Cependant, on n’attend aucune annonce importante à l'occasion de cette visite.Irakiens, Américain» et Britanniques feront attention de ne jxis donner l’impression que le successeur de Jaafari, qui a été élu, aura été choisi par Washington et Londres.«Is fait que allions discuter avec les dirigeants irakiens montre a quel point nous jugeons urgente la formation d’un gouvernement VOIR PAGE A 8: IRAK L’ENTREVUE L’affaire Coffin exhumée C’est son baroud d’honneur, c’est maintenant ou jamais, confie Marie Coffin, la sœur de l’un des plus célèbres condamnés à mort du siècle dernier.Aujourd’hui, elle se fait le porte-voix du silence familial tapi depuis cinquante ans derrière des plaies enco- ka re ouvertes.Pour elle, qui fait jig encore les cent pas au milieu «p de la nuit, le temps est venu de disculper, une fois pour toutes, Wilbert Coffin accusé Mane Coffin .du meurtre de trois Amén- cains sur la base de preuves circonstancielles et exécuté par pendaison à la prison de Bordeaux le 10 février 1956.D avait 41 ans.THIERRY HAROUN York (Gaspésie) — La croisade de Marie Coffin la mènera, se promet-elle, jusqu'aux plus hautes instances de la justice fédérale.Sa démarche amorcée récemment est parrainée par le Bloc québécois: un premier appui du genre à la famille Coffin venant d’un parti politique, depuis les événements qui ont marqué au fer rouge l'histoire judiciaire du pays, et ce, dans le cadre d'un processus de révision VOIR PAGE A 8 COFFIN I .V D E X Annonces____B 5 Av» publics .B 2 Convergence B 6 Culture.B 8 Décès_______BS Economie____A 5 Éditorial___A6 Idée*_______A 7 Météo_______B2 Monde.B 1 Mot» croisés B 2 Refigkm»____BS Sudoku-B2 Télévision.B 7 Dossier Du ghetto au gang Le Devoir termine aujourd’hui sa série sur les gangs de rue, avec une incursion dans des quartiers où la criminalité est indissociable de l’exclusion sociale.L’absence de solutions de rechange — et d’espoir — est criante pour cette jeunesse sacrifiée.BRIAN MYLES Harry Delva est assez âgé pour être le père des adolescents qui marchent au milieu de la rue à la sortie des classes, dans le quartier Saint-Michel, mais il joue plutôt à la mère avec eux Tous les jours de la semaine, il roule de la station de métro à l’école Louis-Joseph-Papineau et de ce sinistre bunker blanchâtre jusqu’à l’école Joseph-François-Per-rauh avec une seule idée en tête: prévenir les bagarres.M.Delva patrouille dans les rues avec l’assistance d'une dizaine de jeunes aduhes du quartier, des «pairs aidants» qui pourraient facilement passer pour des filles et des garçons de gangs tellement Les policiers de Montréal n’oseraient plus mettre les pieds dans certains endroits chauds JACQUES NADEAU LE DEVOIR Harry Delva, coordonnateur des activités jeunesse pour la Maison d’Haïti.La prévention doit commencer au primaire, dit-il.ils leurs ressemblent par le look, l’attitude.L’essentiel de leur travail consiste à «mettre le couvercle sur la marmite», explique M.Delva, coordonateur des projets jeunesse à la Maison d’Hart! Les activités de surveillance de la fin des cours sont une nécessité à Saint-Miche! où la violence est un passe-temps.«Dès fois, on s’entre-tue à cause d'un regard.Quelqu'un a mal regardé l’autre dans l’autobus, et ça suffit pour se faire poignarder», déplore M.Delva.Et les jeunes s’efforcent de hii donner raison, ce jour-là, dans l’édicule de la station de métro Saint-Michel, le terminus de la ligne bleue qui n’a jamais poursuivi son parcours vers Test malgré les promesses de la classe politique.Un adolescent dissimule sa main ensanglantée par un coup de couteau, pendant qu'une trentaine d’autres se dispersent à la vue de Delva avec notre photographe, muni d’une lentille aussi imposante qu’une bouteille de cola.Paranoïa de la police.Il n’y a pas que des Noirs.Des Latinos, des Maghrébins et quelques Blancs traînent la — dans leur langage, ils «chülent» — après 15h.Les quatre courts de tennis du quartier n'intéressent guère ces jeunes, il n'y a pas assez de paniers de basket-bal! et le terrain de soccer est un rêve.Les parents sont au travai! ils n’ont ni le temps ni les moyens d’offrir à leur progéniture des cours privés pour meubler les fins de journée.Les rixes survenant au métro leur procurent un beau divertissement •Dernièrement, je parlais a un jeune qui m’a dit: ‘quand tu arrêtes une bagarre, tu déranges et tu déçois les jeunes"», dit M.Delva VOIR PAGE A 8: GHETTO ¦ Lire aussi en page A 4: La séduction des gangs de rue opère dès l’enfance ACTUALITÉS Alcatel fusionne avec le groupe américain Lucent ¦ À lire en page A 2 Alfred DesRochers A l'ombre de l'Orford BIBLIOtMiqUt QUÉBÉCOISE !a parole au poète A 8 L t DEVOIR LE LUNDI 3 AVRIL 2 0 0 6 LES ACTUALITES COFFIN SUITE DE LA PAGE 1 ministérielle dont le but est de réhabiliter la mémoire de Wilbert Coffin.Même si ce processus risque de traîner en longueur, Mme Coffin le conduira jusqu’au bout malgré son âge avancé.Ses trop courtes nuits passées à chercher des réponses qui ne sont jamais venues expliquent le déclenchement, aujourd’hui, d’une protestation longtemps refoulée.Elle vide son sac chez sa belle-sœur à York, son village natal près de Gaspé, où elle nous reçoit avec un plateau de biscuits servi en guise d’offrande, rappelant qu’on se trouve en territoire anglican.la littérature et la croyance populaire consacrent depuis toujours l’innocence de Wilbert Coffin, et jusqu’à tout récemment: «J’ajoute ma faible voix à ceux et celles qui exigent encore aujourd'hui que toute la lumière soit faite sur ce sombre passage de notre histoire.Une déconsidération de la justice plane toujours au-dessus du procès de l’humble prospecteur gas-pésien», écrivait dans nos pages un citoyen de Gaspé, en février dernier, dans la foulée d’une commémoration du condamné célébrée à l’église anglicane de York derrière laquelle repose, dans un petit cimetière, le corps de Coffin entouré d’un boisé bor-dapt le fleuve.A une soixantaine de kilomètres de là, en direction (je Murdochville, les corps de trois Américains de l'État de Pennsylvanie venus y chasser l’ours, soit ceux d’Eugene ündsay, de son fils Richard, 17 ans, et d’un ami du nom de Frederick Claar, 19 ans, seront retrouvés par la police entre le 15 et le 23 juillet 1953.lœs hommes étaient dans cette forêt depuis le 8 juin.Deux jours plus tard, Coffin, en mission de prospection, rencontre les trois chasseurs dont le véhicule était tombé en panne.Dès lors, Coffin accompagne le jeune ündsay à Gaspé, où ils se procurent une pompe à essence.L’horreur Le 12 juin, Coffin quitte la région en direction de Montréal pour rendre visite à sa compagne, Marion Pétrie.De cette relation naîtra James Coffin.«Il a vécu chez nous alors qu ’il était petit garçon.Im dernière fois que je l'ai vu, c’était il y a une quinzaine d’années.Il était de passage avec son épouse.À l'époque, ils habitaient Saint-Basile-le-Grand.On l’appelait Jimmy.Si seulement on avait de ses nouvelles.dit Marie Coffin.De retour le 19 juillet de son séjour à Montréal, Wilbert Coffin, qui avait été vu en compagnie de Richard ündsay à Gaspé plus tôt en juin, est interrogé par la police lors de l’enquête menant à la découverte des corps.le- 27 août, le rapport tranche: Coffin est reconnu responsable de la mort des trois Américains.Onze mois plus tard, le procès de Coffin devant jury débute au palais de justice de Percé et, le 5 août 1954, la sentence tombe: le condamné doit être pendu.Sa cause portait le numéro 251, d’après les archives nationales du Québec.Marie Coffin y était le jour de la sentence: «J'étais accompagnée de ma sœur, de l’un de mes frères et de mon mari, l/i salle était comble.On était assis loin et en surplomb de mon frère.Jè le fixais des yeux.Im foule m’importait peu.Mon frère était très mal défendu par M‘ Raymond Maher, de mèche avec Maurice Duplessis.Cet avocat n’avait pas de témoins à présenter comme il l'avait promis et il a empêché mon frère de témoigner.On n’en revenait pas.C’était l'horreur!» Marie Coffin reverra son frère une autre fois lors de sa détention à la prison de Québec d’où il s’évadera le temps de quelques heures en septembre 1955.Il y retournera sur la recommandation de son avocat.«Je suis convaincue que Wilbert a reçu de l’aide pour s’évader.Sinon, comment expliquer qu’un taxi l'attendait au sortir de la prison! Les gardes étaient aussi convaincus de l’innocence de mon frère.Quand il était en prison, je lui envoyais des livres et des cigarettes.Et la dernière fois que je l'ai vu.je lui ai demandé s'il voulait d’autres cigarettes.Il m’a répondu: “Oui”.C’est le dernier mot qu'il m'a adressé.» L’arbitraire duplessiste Coffin sera bientôt transféré à la prison de Bordeaux, d’où il signera une déclaration assermentée le 9 octobre 1955 — à parcourir dans le livre Coffin était innocent que signait Jacques Hébert en 1958 —, dans laquelle on peut lire: «Im preuve formulée contre moi à mon procès était exclusivement circonstancielle et fondée surtout sur le fait que j’ai été en possession de ce que la Couronne prétend être une important?somme d’argent et d’articles divers ayant appartenu au jeune Lindsay et à ses compagnons.» les avocats de Coffin porteront sa cause jusqu’en Cour suprême, mais en vain: l’homme sera pendu.«Avant son execution, il a reçu des appuis venant de partout au Canada.On demandait Iq suspension de cette pendaison: il a eu le soutien de l’Egltse anglicane et de la légion canadienne, qui ont tout essaye.Mais tout a été ignoré», s’indigne encore Mme Coffin.Sa quête de justice n’a d'egal que l’arbitraire «du-plessistc» qui a conduit, dit-elle, son frère à la potence: «Duplessis était déterminé à.faire payer Wilbert pour un crime qu'il n’avait pas commis.Il voulait trouver rapidement un coupable pour faire plaisir aux Américains et ne pas nuire à l'industrie touristique.Mais qu 'en est-il de la justice! Mon frère a etc faite comme un criminel.Qui sont-iLs, eux1 Même le bourreau était convaincu de l'inniKence de mon frère!» Dans l.c Devoir du 12 août 1961, on pouvait lire que les pièces à conviction «qui ont servi au procès du Gaspésicn» ont été détruites moins de trois jours après la pendaison de Coffin malgré le fait que ses avocats aient «demande le jour même de la pendaison de les conserver».Même si les échos de la sentence de mort de son frère résonnent encore dans sa tète comme autant de marches vers l’enfer, pour Marie Coffin, il est fini le temps de prier à voix basse derrière des portes doses.Désormais, c’est publiquement qu elle milite pour que soit signée par le plus grand nombre de personnes la pétition qui circule à l'échelle canadienne demandant la révision ministérielle qui pourrait réhabiliter la mémoire de Wilbert Coffin.«Sans doute, il sera rehabilite un jour prochain, les journaux feront de grosses manchettes et les ministres de grosses déclarations», lit-on dans Coffin était innocent.Collaborateur du Devoir LE DEVOIR www.ledevoir.com Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Rleury.tF étage, Montréal (Québec).H3A3M9 S3 Placedes-Arts Us sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration : 514-985-3333 IRAK SUITE DE LA PAGE 1 d’union nationale», a dit Rice aux journalistes.Jaafari a condamné «l’ingérence» américaine dans la nouvelle démocratie irakienne et un collaborateur a dit qu’il était prêt à lutter «jusqu ’au bout».Toutefois, ses jours comme premier ministre semblent comptés.Samedi, quatre des sept principales formations de l’AIU avaient ouvertement demandé la démission de Jaafari s’il ne parvenait pas dans les prochains jours à rassembler les communautés irakiennes dans un gouvernement Hier, Djalal a Dine al Saghir, un parlementaire du Conseil suprême pour la révolution islamique en Irak (CSRII), le plus important parti de l’AIU, a réclamé la démission de Jaafari.•Le candidat retenu devrait faire consensus et être accepté sur le plan international», a-t-il dit.«Ce n’est qu’un début et d’autres appels suivront», a-t-il ajouté.Le CSRII avait jusqu’ici fermement soutenu en public Jaafari depuis que, avec le soutien du religieux chiite Moqtada al Sadr, il a battu d’une seule voix le candidat du CSRII lors d’un scrutin interne, en février.Mais en privé, le parti tentait d’écarter Jaafari sans faire éclater l’Alliance, créée sous la conduite du Grand Ayatollah chiite Ali al Sistani.Rice a rencontré le vice-président Adel Abdoul Mahdi, qui avait été en février le candidat perdant du CSRII et qui pourrait remplacer DjaafarL «C’est magnifique de vous voir», a dit Mme Rice sur un ton très chaleureux.Prié de dire si Washington et Londres comptaient obliger Jaafari à démissionner et contraindre l'AIU à désigner un candidat acceptable pour les sunnites et les Kurdes, M.Straw a répondu: «Nous reconnaîtrons et respecterons quiconque émergera comme le chef au moyen de ce système.» Près de quatre mois apres les élections, il a cependant affirmé qu’ils escomptaient désormais des avancées rapides.En coulisses, responsables britanniques et américains ne cachent pas le fait qu’Jaafari n’est plus pour eux l’homme de la situation.«U est important que Washington et Londres fassent connaître de temps en temps leur position», a estimé Mme Rice, démentant par ailleurs toute ingérence anglo-américaine dans les affaires irakiennes.Un responsable de l’ambassade britannique a affirmé que les deux ministres ne participeraient pas avant aujourd’hui à une conférence de presse à Bagdad.Ils ont d’ici là un emploi du temps chargé de réunions avec les dirigeants kurdes, sunnites et chiites.Straw a souligné pour sa part combien les Etats-Unis et la Grande-Bretagne avaient investi en Irak et combien ils souhaitaient une stabilisation de la situa- tion dans ce pays, où sont déployés 130 000 militaires américains et 8000 Britanniques.Irak «vulnérable» A sept mois des élections au Congrès américain, Bush a besoin de nouvelles positives d’Irak pour le public.Or les violences se sont nettement intensifiées sur le terrain ces six dernières semaines, depuis l’attentat qui a détruit la Mosquée d’or de Sa-marra, un important sanctuaire chiite.Mme Rice a affirmé que l’Irak était «vulnérable» apres plusieurs années de tensions entre les communautés contenues par le régime de Saddam Hussein.Elle a accusé le chef d’al-Qàïda en Irak, Abou Mous-sab al Zarkaoui, de fomenter la guerre civile.Pour les dirigeants étrangers comme irakiens, un gouvernement d’union nationale est le seul moyen de dépasser ces tensions avant qu’eDes ne dégénèrent en un véritable conflit armé ouvert Les détracteurs de Jaafari affirment qu’il n’a pas su protéger l’économie lors de son année passée en tant que premier ministre par intérim.Lors de leurs discussions avec le président Jalal Talabani, Mme Rice et M.Straw ont souhaité voir un premier ministre capable d’unir les Irakiens et ils ont dit que Jaafari ne convenait pas à cet égard, dit-on de source politique irakienne.Reuters INFORMATION SUITE DE LA PAGE 1 Là où ce dernier voit un risque, c’est dans les contacts entre les médias et les ministres du gouvernement fédéral, qu’Harper veut réduire au maximum.Depuis les élections du 23 janvier, les déclarations de ministres conservateurs ont été rarissimes.IA, la directive pèche par excès, dit le sénateur.«Le premier ministre, il faut quand même le protéger parce qu’en définitive quand il parle, c'est une décision de gouvernement.Ims ministres, eux, peuvent causer sans trop de dommages!» Mais l’ancien conseiller y voit un problème qui devrait s’arranger avec l’ouverture de la session, lorsque les ministres vont devoir «passer sous la rotonde» pour se rendre à la Chambre des communes.Centralisation Pour l’ancien conseiller péquiste cité précédemment, bien que la logique à l’œuvre soit différente, un autre type de contrôle «plus inquiétant encore» ciue celui qui est en vigueur au fédéral est en train d’être mis en place à Québec.Le 1" février en effet le gouvernement Charest a décrété une «réorganisation des communications gouvernementales».Par conséquent, 222 agents d'information qui relevaient de 22 directions des communications des ministères relèvent depuis samedi du Conseil exécutif, autrement dit le ministère du premier ministre.Les postes et les crédits ont été tout simplement transférés à la section du conseil exécutif désignée sous le terme de Secrétariat à la communication gouvernementale.la mesure a été dénoncée, dans nos pages, par Jean-Claude Picard, professeur à l’Université laval, ancien journaliste et ancien sous-ministre adjoint à l’information.«Jamais on n’était allé aussi loin», dit-il.Ix* professeur Robert Bernier; de l’École natfonaie d’administration publique (ENAP), avait dénoncé lui aussi cette centralisation.M.Bernier, qui a lui-même connu une longue carrière dans le secteur de l'information, comme conseiller politique du ministre de l’Éducation libéral Guy Saint-Pierre et responsable des communications au Parti libéral du Canada, estime que le décret ouvre «la voie à la propagande politique.La séparation entre le politique et l’administratif est l’un des éléments dominants du processus démocratique».C’eût été pire si, comme il en a été question pendant quelques semaines, les agents d’information avaient été «désyndiqués», comme tous les autres employés du conseil exécutif.Mais il y a deux semaines, le gouvernement a décidé de faire une exception pour les 222 agents d’information et de main- tenir le caractère syndiqué de leur poste.Purement administratif?Une des architectes de cette «réorganisation des communications», la secrétaire à la communication gouvernementale Marie-Claire Ouellet — elle-même ancienne journaliste à TQS — affirme sans ambages: «Tout le monde s’entend pour dire que les communications au gouvernement, ça ne fonctionne pas.Le gouvernement communique peu.Et quand il le fait, U ne le fait pas nécessairement bien.Il ne le fait pas de manière coordonnée.» Selon elle, la réforme est «purement administrative».Lorsqu’on lui demande des exemples précis de «manque de cohérence» de la communication gouvernementale, elle se montre assez peu loquace, ajoutant de façon vague que «c’est des observations, à un certain moment donné.».Puis, agacée, elle laisse tomber «Je ne sais pas comment ça se passait avant, ça ne fait pas des lunes que je suis ici.Je ne suis pas issue de la machine gouvernementale.Je ne suis pas une fonctionnaire de carrière, j’arrive du privé, ça fait quelques mois que je suis ici.» Des sources bien informées nous ont révélé que, selon le patron de Mme Ouellet le secrétaire général du gouvernement du Québec, André Dicaire, la réorganisation des communications contribue à régler un problème qui dépasse les communications administratives.Dans un discours récent aux sous-ministres québécois, M.Dicaire aurait fait une sortie en règle contre les médias qui «ne comprennent pas du tout» les réalisations du gouvernement Charest Pour cette raison, il fallait selon lui revoir la façon de structurer les communications au gouvernement du Québec.«Ça, c’est un classique», opine Jean-Claude Rivest Quand la cote de popularité du parti ou du gouvernement baisse, «tout le monde, les militants, les députés, les ministres, les entourages, ne dit pas “on gère mal”, mais “on a un problème de communication”, “on n’a pas expliqué suffisamment ce qu'on fait’».Candidement, M.Rivest l’admet «On l’a utilisé dans le temps, et je pense que c’est ce que Charest est en train de dire.» Ainsi, dans les décennies où il a été «derrière le trône», il a observé un «va-et-vient» entre la centralisation et la décentralisation.«Daniel Johnson père avait créé toute une commotion à l’époque avec Gilles lj>iselle qui était son directeur de l’information, le méchant.R avait tout centralisé.» Puis il fait remarquer, à propos des gouvernements Bourassa: «Je pense qu’on ne Ta jamais faite [la centralisation], et on n'est pas morts».M.Rivest dqute profondément de l’efficacité d'une telle mesure.À ses yeux, l’information issue des ministères est généralement très administrative.«Si on annonce une subvention pour une entreprise X à Chi- bougamau.Si ça peut sortir du ministère, je ne sais pas pourquoi ça viendrait du Conseil exécutif.Tout ce que ça peut faire, c’est retarder les choses.[.\Je ne vois pas l’intérêt ni politique ni administratif d'une telle centralisation», affirme-t-il.Par ailleurs, un agent d’information raconte que le gouvernement Charest n’a pas attendu la centralisation pour politiser le discours des communications gouvernementales.Depuis 2003, le personnel des cabinets insiste sur la couleur «rouge» et tente de remettre au goût du jour le vocable «provincial».Il faut dire qu’en revanche, dans les années péquistes, la «nation» et le «pays» étaient de tous les discours, fait-il remarquer.Pour l’ancien conseiller péquiste consulté par Le Devoir, la centralisation des communications gouvernementales pourrait avoir des effets pervers sérieux: «Il est très probable que le Conseil exécutif va établir des priorités qui vont marginaliser les petits ministres, et les gens qui y travaillent vont se sentir démobilisés.» C’est pourquoi, explique-t-il, «on avait créé le secrétariat à la communication gouvernementale, mais on n’avait jamais songé — à ma connaissance du moins — à centraliser les agents d’information au Conseil exécutif».La version de l'ancien secrétaire à la communication du temps de Bernard Landry, Claude Bédard, est un peu différente.D se souvient qu’au moment de son arrivée en poste, en février 2002, on lui avait proposé d’opérer une telle centralisation des communications: «favais analysé ça et je m’étais dit que ça ne servait à rien.» Selon lui, l’essentiel est de faire en sorte que les campagnes s’harmonisent avec les grands objectifs gouvernementaux.Rapatrier tous les agents d’information sous la main du premier ministre, comme le gouvernement Charest le fait à l’heure actuelle, «ça ne m’a jamais apparu nécessaire».Selon Marie-Claire OueDet, que certains qualifient de «tsarine des communications gouvernementales», plusieurs annonces de projets «transversaux» (qui touchent plusieurs ministères et organismes) seront bientôt annoncés et justifient la «réorganisation» des communications, un terme auquel elle tient (ne lui parlez pas de «centralisation».).Le gouvernement Charest s’apprête en effet à annoncer une politique de l’énergie.Toutefois, le «plus bel» exemple justifiant la réorganisation, c’est le «spectre de la grippe aviaire»: «C’est potentiellement tout le gouvernement qui est susceptible d’être touché par ça: transport, éducation.tous les ministères sont susceptibles d’être touchés.Donc le plan gouvernemental qui va sortir dans quelques mois va forcément tenir compte de tout cela.C’est un bel exemple où les gens seront obligés de travailler ensemble, mais, vous savez, ils n’ont pas l’habitude de le faire.» Le Devoir GHETTO SUITE DE LA PAGE 1 La population d'origine haïtienne compte 75 (XX) personnes au Québec, toutes domiciliées dans la grande région de Montréal, à part 5(XX) têtes éparpillées dans le reste de la province.La communauté tire de l'arrière dims tous les indicateurs de développa ment socioéconomiques.Le revenu median des Québécois d'origine haïtienne est de 19 500 $, 7000 $ de moins que la moyenne.G' taux de chômage oscille sous la barre des 16 %, soit le double par rapport à la normale.Une personne sur deux a obtenu im diplôme d’études secondaires, et les femmes chefs de familles monoparentales sont plus nombreuses, et plus pauvres, que dans le reste de la société.Si a1 n’était de La présence d’une importante population blanche, des poches de Saint-Michel, Montréal-Nord et Saint-Léonard deviendraient des ghettos noirs de pauvre#, estime Jean-Yves Sylvestre, un travailleur communautaire de la Maison d'Haiti posté en permanence à l’école Joseph-François-Perrault «Je ne suis pas optimiste pour Ta venir de ces jeunes-là, dit-il.C’est triste parce que, en tant que société ineiilissante.on dit qu’on aura besoin de nos jeunes, mais im les sacrifie.» La paupérisation gagne déjà certains îlots du nord de la métropole, notamment l'aBée Robert, près de La 25' Avenue, à Saint-Michel, avec ses 183 logements sociaux délabres; le secteur Vian et Robert, surnomme «Brooklyn», à Saint-Léonard; et It's crackhintses disséminées au sud du boulevard Maurice-Duplessis, à Montréal-Nord.«R y a des quartiers où on ne se promène plus le soir R y a une règle très claire de la police», dit Daniel Nault, un agent de probation du Centre jeunesse de Montréal Plusieurs sources ont confirmé au Devoir qae les polkiers de Montréal n’osaient plus mettre les pieds dans ex's endroits chauds.•On a créé de petits ghettos, des monstres, lance M.Nault dans un cri du cœur.Les gouvernements n 'assument plus leurs responsabilités.On a besoin d'une rentrée massive d'argent dans ces quartiers-là.Les jeunes ont besoin d’espoir, de travail.» Les propos sont corroborés par des visites éclair menées dans Saint-Michel.Le bitume semble pousser mieux que les équipements de jeu dans les parcs et les cours d’école.In Vrille de Montréal fait des efforts pour combler ce déficit d’installations, dit Harry Del va, mais elle aurait besoin d’un coup de pouce.«Avec toutes les coupes budgétaires du gouvernement, on se demande parfais si on pense à ces jeunes, à la relève.Y a-t-il quelque chose pour eux!», s'interroge-t-il.La survie par le gang Dans un restaurant de tàst-food, Joachim (nom fictif) ne se laisse pas repérer facilement Comme toute proie se sentant traquée, épée, il a pris La place la phis stratégique de la saDe à manger, face à la porte, dos au mur.Pas même un bmissement de pas n’échappe à sa vigilance.Joachim est tombé il y a quelques mois dans les mailles du système de justice pour adolescents.Pour sa propre sécurité, peu de choses peuvent être racontées sur sa trajectoire au sein des gangs de rue.Joachim a encore des ennemis, beaucoup d'ennemis dans certains quartiers où il risquerait de se faire descendre à vue s'il y mettait les pieds.Joachim ne s’est jamais demandé comment il avait fait pour se retrouver avec une arme à feu dans les mains dès l’âge de 14 ans ni comment il était passé de petit voleur à vendeur de drogue réalisant des profits de phis de 1000 8 par semaine avant son arrestation.La singularité de son histoire est là.«f ai jamais su rtmmcnt fai fait pour me retrouver dans un gang, fai grandi avec eux.dit-il.fêtais dans un gang avant d'être capable de nommer que c'en était un.» Joachim.19 ans.a passé sa petite enfance dans l’un des pires coins de Montréal.Dans son cas, la vie dans un ghetto microcosmique est venue bien avant l’appartenance au gang.La pauvreté, la désorganisation sociale et l'absence d’activités poussent certains jeunes comme hii, tentés par «l’argent facile», droit dans les bras des gangs.«Ryades quartiers de Montreal qui sont laissés à l ’abandon.Ce genre de climat est propice à Temergence de conduites déviantes pour survivre.Le gang est une façon de s'adapter à un environnement mésadapté», dit Chan- tal Fredette, conseillère clinique en gangs et délinquance au Centre jeunesse de Montréal.Joachim veut s’en sortir, finir sa V' secondaire et trouver un emploi en informatique.«Je n’aime pas ma façon de vivre.Je me sens trop surveillé, je ne suis pas libre», dit-il.Le jeune homme peut s'estimer chanceux d’avoir été rattrapé par la justice.Selon Annick Murphy, substitut en chef adjointe à la Chambre jeunesse de Montréal, il est phis facile, pour les parents, d’obtenir de l’aide de spécialistes quand leur enfant commet un délit Les services sociaux déploient alors toute leur expertise en traitement reconnue dans le monde, pour réhabiliter le contrevenant Mais l’accès aux services, pour un jeune sans histoire de délinquance, est autrement phis complexe, dit-elle.Rouge ou bleu par défaut En s’identifiant aux rouges (blood) ou aux crips (bleus), les jeunes contribuent eux-mèmes à s’enfermer dans des ghettos, en redécoupant la ville selon leurs allégeances.«Ryades endroits où je n’ose même plus aller.Saint-Michel, dans le fond, je ne sais même pas à quoi ça ressemble», dit Shelby, 18 ans, qui n’a pourtant rien à voir avec les gangs.Peu importe.Les jeunes vont «se carter» entre eux (montrer leurs papiers), au métro ou au centre commercial.La «couleur» vient avec son lieu de résidence et l’emporte sur la menace, réelle ou imaginaire.«Si toi, tu ne te dis pas dans un gang, les autres vont le dire à ta place.Ils vont te nommer», explique Joachim.Le quadrillage de l'espace urbain est double.D est à la fois le résultat des actions faites par les jeunes et d’un manque d’occasions dont Ds sont très conscients.«Beaucoup de jeunes qui travaillent très bien à l'école et qui ont de très bonnes notes ne trouveront pas d’emploi d'été, dit Harry Delva.Ce sont des réalités que vivent les jeunes Noirs et immigrants.Rs le comprennent bien et ils se disent “questa prochaine étape aura lieu le 1" octobre prochain, alors que le circuit routier Zanvoort aux Pays-Bas sera l’hôte de la première manche de la deuxième saison de la Série Grand Prix Al des nations.Presse canadienne EN BREF Jacques Villeneuve satisfait de sa 6e place Melbourne — C’est un Jacques VTOeneirve très satisfait de sa sixième place qui a quitté le circuit de l'Albert Parie à Melbourne, hier.«En m élançant depuis la 19 place de grille avec un réservoir plein, je ne pensais pas être capable de remonter à la sixième place, a-t-il souligné, ravi Mon départ a été excellent malgré le poids de la voiture très chargée en essence.Après, il y a eu pas mal d’action dans les trois premiers cirages.Ma stratégie à un seul arrêt n’a pas été trop perturbée par cette course vraiment hachée.» «En fiit, mon seul problème a été de chauffer les gommes après chaque intervention de la voiture de sécurité.Comme Nick (Heidfeld), je n ’arrivais pas à chauffer les pneus avant et rgrus devons trouver la solution pour la suite A chaque relance, ü me fallait donner des coups de volant et taper dans les freins pour tenter de garder les pneus à la bonne température.Hélas, sans grand succès aujourd'hui Depuis l’an passé, les pneus sont conçus pour ne pas buller mais la contrepartie, c’est qu’ils sont difficiles à chauffer.» Deux semaines apres les deux points marqués en Malaisie, Villeneuve en ajoute trois alors que son coéquipier Nick Heidfeld prenait la quatrième place.Ce qui est de bon augure pour la suite des choses chez BMW-Sauber.«Notre voiture est performante mais la dé est de pouvoir bien chaufferies pneus et, pour le moment, nous avons des petites difficultés à ce niveau, a souligné Ville-neuve.Normalement, ça nous pose plus des problèmes en qualtf qu ’en course sauf en cas d'apparition de la voiture de sécurité comme aujourd'hui [hier].» «D’une manière générale, nous sommes tou-tefots mieux que je ne l'escomptais avant que ne débute la saison.Nick est très vite avec peu d'essence et en pneus neufs Moi, je suis mieux en course avec le plein D’ici à ImcAa.nous aurons deux séances d’essais avec beaucoup de choses a tester.Tout cela est prometteur pour la suite et ce n’est vraiment pas le moment de se relâcher.» - PC Federer bat Ljubicic en trois sets Key Briscayne, Floride — Roger Federer a comblé l'écart pour gagner chacun des bris d’égalité, hier, ce qui lui a permis de l’emporter 7-fi (5), 7-6 (4) et 7-6 (6) contre Ivan Ljub«cic en finale du Tournoi de Key Biscayne.«Il a élevé son niveau de jeu lors des gros points, et il était plus détendu et confiant que moi, a dit Ljubi-cic.Il ne rate pas souvent lorsque vous êtes en bris d’égalité contre lui.» Le Suisse Federer affiche un rendement de 12-1 en bris d'impasse cette année.Il n’a pas été vaincu depuis août 2004 aux Etats-Unis, où il a remporté 48 matches d’affilée répartis sur sept tournois.Federer, qui était le favori, avait également triomphé lors de ce même tournoi l’an dernier.D montre un dossier de 28-1 cette année, sa seule défaite survenant contre Rafael Nadal au Tournoi de Dubaï.Ljubicic.sixième tête de série, a tout de même signé 21 as, en plus de remporter 13 points consécutifs sur son service à un certain moment.Federer a gagné le match quand un de ses retours de service a donné contre le haut du filet pour tomber de justesse du côté de Ljubicic.Federer devenait le premier joueur à remporter à la fois les tournois d’Indian Wells et de Key Biscayne deux ans d’affilée.«C’est difficile à croire d’avoir encore gagné ces deux tournois, a dit Federer.Je n'aurais jamais pensé que l’histoire allait se répéter.» Federer, qui a défait Ljubicic à leurs sept dernieres confrontations, a dû livrer son match le plus éprouvant de la compétition.Il a démontré de la frustration envers hii-méme et a longuement contesté un appel d’une juge de lignes, en phis de commettre une double faute apres avoir mis en doute, sans succès, une décision lors de son service.Federer mettait la main sur son quatrième titre de l'année, un triomphe qui lui rapporte 533 350 S US.- AP HOCKEY ASSOCIATION DE L'EST Section Nord-Est G P DPFBP BC Pts x-Ottawa 49 17 7 283174105 Buffalo 45 23 6 248224 96 Montréal 38 27 9 218222 85 Toronto 35 32 6 225242 76 é-Boston 28 34 13211241 69 Section Atlantique N.V.Rangers 41 21 1223818994 Philadelphie 41 23 10245235 92 NewJersey 39 27 9 21321387 N.Y.Islanders33 36 5 209252 71 é-Pittsburgh 19 42 13214290 51 Section Sud-Est y-Caroline 48 20 6 268229102 Tampa Bay 39 30 5 231234 83 Atlanta 36 31 6 245246 78 Floride 34 31 9 217227 77 é-Washington25 38 1020927560 ASSOCIATION DE L'OUEST Soction Centrale G P DPFBP BC Pts x-Detroit 51 15 8 275188110 Nashville 43 23 8 233213 94 é-Columbus 31 40 3 194254 65 é-Chicago 23 39 11 188253 57 é-St.Louis 20 40 13184264 53 Section Nord-Ouest Calgary 42 24 8 199186 92 Colorado 40 26 8 261231 88 Vancouver 40 29 7 240235 87 Edmonton 37 26 12237238 86 Minnesota 34 34 7 211 198 75 Section Paciliquo x-Dallas 49 21 4 241 193102 Anaheim 39 23 12229204 90 San Jose 36 26 11233222 83 Los Angeles 39 31 5 238251 83 Phoenix 36 34 4 228242 76 é - éliminé d’une place en séries éliminatoires.x - se qualifie en vue des séries éliminatoires.Hier Aiidheim 6 Vancmivei Detroit 3 Minnesota 2 New Jersey 3 Pittsburgh 2 (P) Philadelphie 4 N Y Islanders 1 Aujourd'hui Washington en Cirollnê.19hÔ0 Buttalo à Toronto, 19030 Atlanta â Ottawa.19030 Floride à Tampa Bay, 19h30.Columbus a Nashville, 20h00 San José a Dallas.20h30 Chicago au Colorado, 21000 Detroit à Calgary, 21000 Phoenix i Edmonton, 21000, Vancouver à Los Angeles, 22030, Philaitelplun ,1 N Y fiangeis 19000 Boston t Montréal, 19030.St l ouis au Minnesota.20000.Los Angeles à Anaheim, 22030 Mqrcrédl ra à Bufialo.t Ottawa a Buttalo.tSiOfl Caroline à Washington.19000 Atlanta en Floride.19000 N Y Islanders a Toronto, 19030 Pittsburgh au New Jersey, 19030 Nashville a Chicago, 20030 San José au Colorado, 21000 Phoenix a Calgary.22000 Les Marlins à San Antonio?Houston — Le propriétaire des Marlins de la Floride Jeffrey Loria a mentionné hier qu’il y avait des discussions «sérieuses» avec des officiels de San Antonio au sujet de la possibilité tl'y déménager l’équipe.Les autorités de San Antonio ont offert d’avancer 200 millions SUS en vue d'un stade d'une valeur estimée à 300 millions si les électeurs approuvaient une augmentation de la taxe sur les hôtels et les voitures de location.Les Marlins ont réduit leur masse salariale a environ 15 millions lors de la saison morte en raison de leurs faibles assistances et de l'absence de progrès dans le projet d'un nouveau stade réservé au baseball.I-es Marlins jouent leurs matches locaux au stade des Dolphins de la N FL •Nous continuons de considérer toutes les options, mais nos discussions avec San Antonio sont sérieuses», a dit Loria au Minute Maid Park de Houston, où les Marlins amorcent la saison aujourd’hui.Loria a indiqué qu’il rencontrerait plusieurs officiels de San Antonio aujourd’hui.II est demeuré évasif lorsqu’on lui a demandé s’il y a toujours un espoir de voir les Marlins demeurer à Miami.•Je ne saurais vraiment pas comment répondre a cela, a dit Ivoria.Je peux seulement vous dire qu tl n’y a Pas de négociations concernant U sud de la Floride » La proposition d'augmentation de taxe à San Antonio est en rapport a une taxe approuvée en 1999 sur les hôtels et les voitures de location.Un vote pourrait avoir lieu lors d'élections en novembre.Associated Press -* 1 LE DEVOIR.LE LUNDI 3 AVRIL 2006 B CULTURE Michael Bublé, l’artiste de l’année du gala des Juno OPERA Tour de vice Halifax — Les ballades mielleuses ont été préférées aux hymnes rock, hier, alors que Michael Bublé a dominé le gala de remise des Juno, prix de l’industrie canadienne du disque qui étaient décernés à Halifax, remportant quatre récompenses, notamment celle de l’artiste de l’année.Mais Nickelback ne s’en pas trop mal tiré, mettant la main sur deux trophées, ceux des meilleurs groupe et album rock (All The Right Reasons), l’un et l’autre obtenus la veille lors du gala hors d’onde.Home, chanson de Bublé portant sur le mal du pays, a été désignée single de l’année.L’album It’s Time, truffé de ballades, et qui s’est révélé le CD d’un artiste canadien s’étant le mieux vendu au pays, a valu au chanteur les Juno de l’album de l’année et du meilleur album pop.Un hommage a par ailleurs été rendu à la scène indépendante canadienne florissante.Arcade Fire a mis la main sur le prix du meilleur auteur-compositeur grâce aux chansons Wake Up, Rebellion (Lies) et Neighbourhood No.3 (Power Out).Le groupe montréalais a dans cette catégorie devancé Neil Young, le favori des observateurs.Un autre groupe québécois, Simple Plan, s’est distingué, ayant obtenu le Juno attribué par le public.Il a été préféré à Michael Bublé, Céline Dion, Diana Krall et Nickelback.Le collectif torontois Broken Social Scene a mis la main sur le très convoité prix du meilleur album alternatif (Broken Social Scene), ayant devancé Hot Hot Heat, Metric, Tegan & Sara et The New Pornographers.Le Juno du meilleur nouveau groupe est allé à Bedouin Soundclash, ensemble reggae-rock formé alors que trois de ses membres étudiaient à l’université Queen’s, à Kingston, en Ontario.Nickelback mis à part, Neil Young, The Tragically Hip et le Tafelmusik Baroque Orchestra ont également obtenu deux Juno.Seulement sept Juno ont été décernés hier, dans le cadre d’une cérémonie de deux heures présentée à la télévision, sur les ondes du réseau CTV.La veille, 32 trophées avaient été décernés lors du gala hors d’onde.Le Juno de l’album francophone de l’année était alors allé au chanteur québécois Jim Corcoran, pour Pages blanches.Le pianiste Marc-André Hamelin, également du Québec, avait quant à lui mis la main sur le prix du meilleur album classique par un artiste solo ou un orchestre de chambre, grâce kAlbeniz: Iberia.L’année prochaine, la soirée des Juno aura lieu à Saskatoon.Presse canadienne THÉÂTRE Des souvenirs à oublier BONBONS ASSORTIS De Michel Tremblay.Mise en scène: René-Richard Cyr.Au Théâtre du Rideau Vert jusqu’au 22 avril.HERVÉ G IIA Y En dépit de son caractère inoffensif Bs neid/ | tait | Star Trek; Voyager Star Trek: Enterprise [Cour é "Scrap’’ 7] La Porte des étoiles Alias Stratégies tom istiques tuévomi le harcèlement i psychologique au travail Centre, automobile [Caphar [.temps | Montréal en évolution War Amps V«»rt Pilot Qutdee | neige voyage j • Espagne .restos 1 Americas [ Voyage.1 Bleu [ La Ruée.Vert Rivaux Volt Panorama l Inquisition i t>v oint- | Cinéma / JEAN -PAUL Il (4) Documentaire 1 Panorama Volt CBC News [Canada An f arce Cor onatlon ! Cinéma f LOST IN TRANSLATION (3) avec B Murray j The National National [.of French (23:25) CT\ New: Access H e Ialk Daily Corner Gas I | Cinéma / SELLING INNOCENCE avec Mimi Rogers ! CTV News CTV News I Daily News Dlva on ET Canada ET.[ Prison Break " 24 The Apprentice 5 News Final Sports E T.(OO 06) Big Bang Time Warp [Ancient Clues J Studio 2 Cinéma / BLOOD.Playing the Game [Studio 2 Cinéma i rlencls ABC News F i lends Will Grace Wife Swap Super nannv Miracle Workers Sex.City ] I Nightline Klmmel News CBS News ET [ 2 1/2 Men j Christine [ NCAA Basketball Men's Championship: équipes à confirmer i News .(00:05) News [NBC News Jeopar dy Wheel.[ Deal or no Deal The Apprentice News The Tonight Show (23:35) I Simpsons 1 [That 70s Simpsons Seinfeld [Prison Break [24 zzzizd 7th Heaven Everwood : [Sex City j The Newshour BBC News ! Business ! BBC News Profile Autism A VPT Public Square Special I Live from Lincoln Center Business | Charlie Rose , T tie Newshour Mountain Lake [ Live from Lincoln Center Concerto.BBC News CTV News | e Talk Daily j Jeopardy Corner Gas [Cinéma / SELLING INNOCENCE avec Miml Rogers CTV News CTV News Daily Ameilcan Justice Cold Case Files ! Flip tfila House Asylum Air line Crossing Jordan .House Street Legal Videos [Dance Anatomy of Burlesque Emerald Shoes From Time to Time Law & Order NYPD Blue Ultimate Lxplos [Daily Planet MythBust Dirty Jobs / Chick Sexer .worst Handyman Daily Planet Dirty Jobs Plsttsteis BBC News Master JAG ; Museum Mysteries of Unlocking the Past Turning Points of History JAG Museum.CBC News CBC News [CBC News CBC News ; The Hour CBC News The National Passionate Eye [CBC News : The Hour i CBC News Doc Martha Lexx I Da Vinci's Inquest Trailer .] American.[ Dead Like me jCSI: Crime Scene.CSI: Miami Mermaid Baby [Archie, the 84 lb Baby [Little People.Big World / Diffusion de huit émissions.Skin Deep 1 xtia Match | Opening So Chic Wardrobe [Fashion.| [ Project Runway Extra Oft the Sportseent Hockey | .Corner IWWE Hall of Fame .WWE Raw [ Sportscentre WWE Raw Being Ian Martin Unftibulous 1 5/Love [Spongebob J Sabrina .( [ 1 5/Love j Committed | My Family Bob i22:35) Inu (23 05) Hack (23:35) .(OO 05) IQSZBHI rTTTmMBB rT!T?T?MMi NOS CHOIX CE SOIR PaulCauchon DES RACINES ET DES AILES L’émission est entièrement consacrée à la Sicile, en visitant notamment les endroits mythiques de la Sicile baroque.TVS, 19h LA CHAMBRE N° 13 Début d’une nouvelle série de dix épisodes, qui se passe dans une mystérieuse chambre d'un vieil hôtel de Québec.Chaque épisode, écrit et réalisé par un créateur différent propose une histoire séparée, comme un recueil de nouvelles dans le même lieu.Radio-Canada, 19h30 TRAFIC HUMAIN Mini-série de Christian Duguay sur l’exploitation sexuelle, avec Mira Sorvino.Donald Sutherland, Rémy Girard.Isabelle Blais.Mais il fallait voir le début hier soir.TQS, 20h GRANDS SPECTACLES/FÉLIX LECLERC EN RÉCITAL Occasion rare de voir un spectacle complet de 1974.L’émission est précédée d'un documentaire sur Félix.Artr.20h30 Classification dts films: (V Ckff-d'œnvrt — (2> Excellent — (3) Très bon — (4> R» — (5) Passable — (6) Médiocre — (7) Minable ¦¦MMNMMMMMMMMMHIMMMi Ce soir 19 h Méchant contraste ! Les éléphants blancs québécois.Réalisation-coordination : Erik Tremblay |mE| 20 h Les citadins du rebut global Ils approchent du but.mais it reste encore beaucoup à faire.W telequebec.tv V
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