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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier F
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  • Journaux
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quotidien
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Le devoir, 2002-03-23, Collections de BAnQ.

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LE DEVOIR.LES SAMEDI 23 ET DIMANCHE 2 T MARS 2 O O 2 le devoir sur./o San P R I 0 R I T- É S David Levine Le 30 janvier dernier, il était nommé ministre délégué à la Santé où il a hérité du dossier des centres hospitaliers.Une désignation logique pour cet ex-gestionnaire d'élite du réseau.Page 3 Stanley Voilant Il croit que les nouvelles technologies favoriseront et amélioreront le travail des médecins en région.Page 5 L'exenciçe , , .de Ta ménecinp Il est possible ai Québec, poir lis traitements mineurs, d’obtenir rapide- M E N T IN S E K V I C E A I) É QU AT.II.ESI \ I S S I P O S S I H L E 1) ’ E N T K N 1) R E DI R E Q l ’ 1 | V A D E l.’ESPOIR POUR LE SYSTÈME PUBLIC DE LA SANTÉ.M A1 S IL RESTE ENCORE BE AU COI' P À faire.Chronique d’un i m i d e c i x i i> é c r i t e par ses avancées quotidien n e s .JACQUES GRENIER LE DEVOIR mm Faites-en l’expérience.Pointez-vous sans rendez-vous dans une clinique, tenez, celle de la Cité, l'avenue du Parc, à Montréal.Vous aurez à attendre une heure, vous verrez le médecin qui vous conseillera une batterie de tests.Pas de problème: on vous attendra à la même clinique le lendemain matin et, une petite demi-heure plus tard, vous serez prêt à rencontrer à nouveau le praticien, quatre semaines après, pour entendre le diagnostic et connaître, s’il y a lieu, le traitement qui vous sera prescrit.Le coût d’une telle opération pour le patient: 20 $, excluant toutefois les éventuelles prescriptions médicales (le tout aurait pu être gratuit, si vous aviez accepté d’attendre à la clinique externe de l’Hôtel-Dieu pour y passer l’examen clinique).De cette médecine, on en parle moins: elle ne fournit pas, comme les urgences et les opérations hautement sophistiquées, de bonne matière à nouvelles.Elle indique toutefois que l’arrivée de la médecine universelle n’a pas seulement été un cadeau empoisonné, une boîte de Pandore sociale.Pépins Tout irajt donc pour le mieux.Tant s'en faut.A écouter les infirmières, il faudrait se souvenir que le Québec ne s’est pas encore remis des départs volontaires et des compressions imposées au système de la santé.Comme le dit Gyslaine Desrosiers, présidente de l'Ordre: «On a perdu environ 10 % des infirmières, ce qui est énorme puisqu’une bonne année de promotion permet de recruter 20(X) diplômées, tout au plus.On a donc perdu l'équivalent de plus de deux années d’un coup sec et, de surcroît, il s'agissait souvent des infirmières les plus expérimentées.» A écouter aussi le nouveau ministre délégué, il reste beaucoup à faire.David Levine s’est vu accorder dans le présent gouvernement la responsabilité des centres hospitaliers: «Tant et aussi longtemps que l’on a tenté d’offrir tous les niveaux de services dans un seul établissement, on a contribué à créer une dynamique où l’activité plus urgente prend le pas sur les autres.Im formation et la recherche ont été de cette manière très négligées au cours des dernières années dans les centres hospitaliers.Beaucoup de médecins donnent actuellement un peu de leur temps pour faire de l’enseignement, mais ce ne sont pas des professeurs à temps plein.» (Et l’implantation des nouveaux centres hospitaliers universitaires ne se fait pas sans douleur et sans contraintes: écoutez aussi à ce sujet les commentaires des divers délégués syndicaux qui dénoncent le manque de ressources financières prévu.) Et, comme si cela ne suffisait pas, il est aussi fréquent de voir rappeler que, per capita, le Québec est au Canada une province qui dépense peu, quand la comparaison est faite avec l’Ontario, l’Alberta ou la Colombie-Britannique.Malgré le fait que le poste budgétaire dont le ministre I egault a la responsabilité est, et de loin, le plus élevé en ce qui concerne les dépenses gouvernementales, Et, encore, on pourrait ajouter que s’exerce toujours dans cette dite province une médecine d'urgence.Et que tous les énoncés d’une possible politique de prévention, supposant le retour à une médecine familiale, demeurent encore, avec ou sans rapport Clair, sur le plan de l’intention.Demain Il ne faudrait toutefois pas désespérer.I^s infirmières nous informent ainsi qu’internet est là pour aider: on parle de possibles consultations instantanées, qui élimineraient les déplacements, dans le cas de malaises mineurs, vers les cliniques publiques ou privées.Même une mesure aussi controversée que la carte à puce est vue par le président de l’Association médicale du Québec comme un énorme progrès en région.Pour Stanley Voilant, «la télédermatologie et la téléradiologie et les autres formes de télémédecine sont déjà une réalité dans certaines provinces.Si on n’y plonge pas immédiatement, on va manquer une étape importante du développement de la médecine.» Il est certain que la médecine évolue.II suffit de contacter les facultés, ces lieux où se forment les médecins de demain pour constater que les programmes d’enseignement se modifient: il ne suffirait plus aujourd’hui d'apprendre, mais de connaître et, pour cela, il faut orienter la formation vers un exercice de la médecine, et moins vers la recherche pure; cela s’appelle LAPP, l’apprentissage par problème.Il y a toutefois un hic: les facultés auront-elles les ressources suffisantes pour attirer ces médecins-professeurs qui semblent en Occident devenir une denrée rare?Et, pendant que tout cela se discute, à l’Hôtel-Dieu, un des lieux du futur CHU montréalais, le D' Pierre Mayer et l’infirmière Lyse Millette font ce qui est l’exercice premier de la médecine: dans ce cas-ci, comment se comporte le système pulmonaire de ce patient?Au fait, sa consommation quotidienne de nicotine serait-elle trop élevée?Normand Thériault Traitements Endométriose CHU Infirmières Universités Prévention Parkinson Cancer Recherche et Réalité et virtualité Facultés de médecine Santé dentaire Page 2 Page 7 formation Page 2 Page 4 Page 6 Page 8 I 1 F 2 LE DEVOIR.LES SAMEDI 23 ET DIMANCHE 24 MARS 2 0 0 2 SANTE Parkinson Centres hospitaliers universitaires Nécessaire opération Quand le traitement par médication ne suffit plus Si la médication demeure la principale manière de traiter les troubles multiples associés à la maladie de Parkinson, le recours à différents types d’opérations chirurgicales a depuis quelques années connu une croissance marquée.Car il arrive un temps où la plus magique des panacées pharmacologiques cesse de procurer ses bienfaits.DENIS LORD A l’origine du parkinson: la mort des cellules productrices de dopamine, le neurotransmetteur qui, de concert avec d’autres substances chimiques, sert à contrôler le mouvement Analogue à la dopamine, le lé-vodopa (prolopa, sinemet, etc.), apparu vers 1970, a créé une révolution dans le traitement de la maladie et est actuellement le traitement le plus répandu.Cependant, de dire Mme Michelle Coutu, de la Société Parkinson du Québec, «la réponse à ce médicament change avec le temps».Après une «lune de miel», le soulagement diminue et les effets secondaires s’amplifient Parmi ceux-ci: hypotension orthostatique, nausées, troubles du sommeil, dyskinésie, etc.Ijes autres médications (anticholi-nergiques, amantadines, pergolide, etc.) causent également des efffets secondaires variés qui se révèlent parfois, de l’aveu de Mme Coutu, aussi graves que la maladie elle-même.«Certains médicaments fimctvmnent trop bien, à tel point que les mouvements invoUmtaires qu'ils engendrent peuvent causer une tendinite.C’est un grand défi pour les médecins et les neurochirurgiens de trouver la médication appropriée et le dosage exact.» Les neurochirurgies, auxquelles on recourait avant le développement du lévodopa, ont connu ces dernières années un regain.La thalatomie et la pallidotomie servent, la première à réduire les tremblements et à soigner la dystonie, la seconde à soigner la dyskinésie.Depuis environ 1995, les neurochirurgiens pratiquent aussi un autre type d’opération qui a l’avantage, contrairement aux dernières, de ne pas détruire les régions saines autour de la cible.Destinée à soulager la dyskinésie, les tremblements sévères, les troubles de démarche et de posture, la stimulation sous-thala-mique consiste à placer dans le noyau sous-thalamique une électrode reliée à une batterie au voltage réglable, ce qui permet de l’ajuster à l’évolution de la maladie.Cet appareil inhibe les structures cérébrales qui jouent un rôle dans la fonction motrice et qui deviennent hyperactives dans la maladie de Parkinson.Un chirurgien pour tous Le Dr Abbas Sadikot, de l’Institut neurologique de Montréal, est le seul au Québec à pratiquer ce type d'opération.Selon le D' l ed Fon, associé à son équipe, 95 % des personnes atteintes de la maladie de Pa-kinson sont traitées par médication mais le pourcen- Mn Un statut particulier pour les CHU La recherche, d'accord, mais la formation des futurs médecins surtout! ARCHIVES LE DEVOIR Le Dr Abbas Sadikot, de l’Institut neurologique de Montréal.tage de celles utilisant la neurochirurgie augmenterait peut-être jusqu’à 10 % si les ressources étaient davantage disponibles.L’Institut a fait dernièrement l’acquisition de matériel informatique de pointe permettant de localiser la cible avec une très grande précision.Le Dr Sadikot pratique entre 20 et 30 opérations de stimulation sous-thalamique par année.Les tests de sélection sont très sévères.D faut que les chances de succès soient bonnes, qu’il soit démontré que la médication n’est plus effective ou présente trop d’effets secondaires; le patient ne doit pas souffrir d’hallucinations, de dépression ou de troubles de la mémoire.Un candidat sur cinq est sélectionné.Malgré ces exigences, plusieurs personnes au Québec attendent de recevoir la stimulation sous-thalamique.Selon des chiffres de la Société Parkinson du Québec, la maladie touche 1 % de la population, soit environ 100 000 personnes au Canada et est aujourd’hui reconnue comme le trouble neurologique le plus courant chez les personnes âgées.Malgré les percées de la science, la source de la maladie demeure inconnue, cette dernière pouvant se manifester par des symptômes variant énormément d’une personne à l’autre.A tel point que les médecins doivent parfois passer par un processus d’élimination avant de diagnostiquer à coup sûr le parkinson.Au printemps dernier, quelques mois à peine après le dépôt du rapport de la Commission Clair, Rémy Trudel, alors ministre de la Santé et des Services sociaux, mettait sur pied un nouveau comité de réflexion.Dans la mire cette fois-ci: les centres hospitaliers universitaires.Président du comité, Raymond Carignan, ancien directeur général de l’Institut de cardiologie de Montréal, travaille depuis à établir un nouveau modèle pour le réseau hospitalier universitaire.Un modèle qui s’inscrira sous le signe du changement, laisse-t-il déjà entendre.Un changement que les médecins spécialistes et les médecins résidents confirment attendre avec impatience.GUY LAINE BOUCHER \ A l’instar de l’ensemble du réseau de la santé et des services sociaux, les centres hospitaliers universitaires ont subi le contrecoup des compressions budgétaires des années 90.Restrictions financières, augmentation de la demande de soins, de l’avis de Raymond Carignan, «la mission universitaire des centres hospitaliers en a mangé un coup».Selon lui, c’est sur le plan de l’enseignement que la situation est la plus alarmante.«Sur le plan de la recherche, le Fonds de recherche en santé du Québec a permis de faire une planification de la recherche et de prioriser les dossiers.L’évolution technologique figure en tête de liste des priorités des nouveaux centres hospitaliers universitaires, mais le secteur de l’enseignement est inquiétant, parce qu’il n’est plus investi depuis plusieurs années déjà par les établissements.Quand j’ai moi-même été formé, lorsque l’on entrait dans un centre hospitalier universitaire on sentait la présence de la formation.Aujourd’hui, « La mission universitaire des centres hospitaliers en a mangé un coup», de l’avis du Dr Raymond Carignan ce n’est plus le cas.Si l’on souhaite continuer de former des professionnels de calibre nord-américain, il faut faire quelque chose.» Des propos qui rejoignent en tous points le point de vue du président de la Fédération des médecins résidents, Jean-Sébastien Delisle.«Nous sommes dans un réseau où le personnel et l’argent manquent.Nous allons donc au plus pressant.La mission première est évidemment de donner des services à la population, mais dans le cas d’un centre hospitalier universitaire, il faut aussi voir à développer une autre vocation.Quand on est en situation de survie, tout cela est vite relégué aux oubliettes.» Concentration et statut particulier Convaincu de l’urgence d’agir et de remettre la formation au cœur des missions et du fonctionnement des centres universitaires, Raymond Carignan refuse pour le moment de préciser quelle sera la nature des recommandations de son comité.Seule l’idée de concentrer les activités de formation dans un nombre restreint de lieux transpire légèrement de ses propos.’ Président de la Fédération des médecins spécialistes, Jean Du-gré, tend vers la même solution.C’est qu’à son avis, le modèle des centres hospitaliers universitaires québécois n’a pas fait ses preuves.«Jusqu’à présent, nous avons créé des CHU à plusieurs pattes qui n’ont jamais vraiment permis d’offrir un enseignement intégré et de calibre international comme on peut le voir aux États-Unis et en Europe.Le Québec n’a pas les ressources pour se permettre de disperser ses énergies de cette manière.Si on veut parvenir à former des médecins compétents, il faut centraliser les efforts de formation tout en ne détruisant pas les équipes qui fonctionnent bien.» Jean-Sébastien Delisle, confirme que «si pour l’instant les résidents canadiens se comparent aux américains sur le plan des connaissances théoriques, ils accusent déjà un retard en ce qui a trait aux gestes cliniques et techniques».La solution?Pour le porte-parole des médecins résidents, la meilleure option est d'établir des critères d’efficience différents pour les centres hospitaliers universitaires.«On ne peut pas offrir des soins spécialisés, assurer la formation des futurs médecins et leur permettre d’approcher des cas sans que ça prenne un peu plus de temps et de ressources.Tout cela devrait être pris en compte.» Du côté des médecins spécialistes, on parle de l’importance de mettre en place un plan de carrière pour les médecins intéressés par l’enseignement.«À la suite des contraintes budgétaires qu’a connues le réseau, plusieurs professionnels intéressés par l’enseignement ont quitté et ne sont plus revenus dans la province depuis.Les cohortes d’étudiants sont en hausse; il faudra bientôt des gens pour les former.Des gens qui auront fait le choix de se consacrer à l’enseignement.Pour y arriver.il faut absolument mettre en place un plan de carrière.» Le dépôt du rapport Carignan est attendu pour le mois de juin prochain.Parce qu’on a aussi des amis.Chez Pfizer, nous cherchons à découvrir les remèdes de demain.Nous cherchons à guérir l’alzheimer de votre père, la maladie du cœur de votre sœur et le diabète de votre meilleur ami.des maladies qui touchent nos familles.Nos chercheurs canadiens en collaboration avec les hôpitaux et les centres de recherche de chaque province, ainsi que nos 12 000 autres scientifiques et professionnels de la santé des quatre coins du monde se penchent sur les traitements de demain.Pourquoi?Parce qu’on a aussi un père, une sœur et un meilleur ami.Notre passion, la vie www.pfizer.ca Nous sommes plus de 100 000 à donner le meilleur de nous-mêmes pour vous fournir des services sociaux et de santé et des services à la petite enfance.Fédération de la santé et des services sociaux - CSN La santé est un droit vital A l’heure de la mondialisation, réaffirmons que «la santé n’est pas une marchandise» | Hôpital Maisonneuve-Rosemont ¦ I ïm Centre affilié à l’Université de Montréal DÉPARTEMENT DE CHIRURGIE - Service de chirurgie dentaire Pour plus d'information ou pour prendre un rendez-vous, veuillez contacter le (514) 253-3233 ou le (514) 252-3400 poste 2471 Le docteur PHILIPPE BERTRAND Dentiste généraliste Fellow du International Congress of Oral Implantologists Offre une gamme complète de services et traitements en IMPLANTOLOGIE DENTAIRE 4 0 0 2 F LE DEVOIR.LES SAMEDI 23 ET DIMANCHE 21 MARS 2 SANTE Une entrevue avec David Levine La croisée des chemins L’avenir des hôpitaux passe par la spécialisation des institutions et une ouverture au partenariat avec l’entreprise privée Le 30 janvier dernier, David Levine entrait en politique par la grande porte: celle du Conseil des ministres.Nommé ministre délégué à la Santé, il a rapidement hérité du dossier des centres hospitaliers.Une désignation logique pour cet ex-gestionnaire d'élite du réseau.Le principal intéressé n’a d’ailleurs pas perdu de temps pour faire connaître sa vision des établissements hospitaliers de demain.Le Québec est, selon lui, «à la croisée des chemins» en matière de santé et il ne cache pas sa volonté de voir la province s’engager sur la voie de la modernité.David Levine rêve d’un CHU ouvert au partenariat avec l'entreprise privée.JACQUKS GKENIEK 1 K DEVOIR GUYLAINE BOUCHER T lest rare que dans notre socié-" A té actuelle on discute de la construction d’un centre hospitalier entièrement neuf.Le dossier du centre hospitalier universitaire de Montréal et du centre hospitalier de McGill nous offre cette opportunité extraordinaire.Nous sommes à la croisée des chemins, prêts à faire des investissements majeurs.Û faut profiter de cette occasion pour faire les bons choix.» Dans les faits, le ministre Levine a une bonne idée de ce que devraient être les choix du Québec en matière de santé et de réseau hospitalier.Terminée l’époque des centres hospitaliers où l’on offre autant des soins de base que des interventions chirurgi-çales ultra spécialisées.A son avis, le réseau des centres hospitaliers de demain devra se partager en deux grandes catégories d’éta-blissements: les centres hospitaliers universitaires où se concentrent les activités de formation, de recherche et les interventions plus complexes comme la greffe pulmonaire par exemple et, à l’opposé, les centres hospitaliers généraux où les soins de premier et de deuxième niveau, comme un accouchement, pourraient être effectués.«De manière historique, la réorganisation du réseau a été pensée en terme de fusion où l’on relocalisait l’ensemble des intervenants sur un même site.Cette vi- sion demeure très valable, mais le regroupement de toutes les activités spécialisées et ultra spécialisées est plus rassembleuse et plus profitable, même sur le plan financier.» Si David I>evine insiste tant sur l’aspect rentable de sa vision du réseau, c’est qu'à son avis, une organisation par niveau de soins permettrait de sauver énormément d’argent.«De nombreuses études le démontrent, si on procède à une intervention chirurgicale comme une hernie dans un environnement communautaire semblable à celui du Centre hospitalier de La Salle par exemple, l’intervention coûte beaucoup moins cher que dans un environnement ultra spécialisé.C’est logique, parce qu’en milieu spécialisé on utilise une infrastructure plus coûteuse, capable de supporter des gros cas.Limiter les interventions dans ce type d’environnement aux cas pointus qui nécessitent vraiment des technologies ou un équipement ultra spécialisé est donc un choix financier très éclairé.» Dans le même ordre d’idée, le ministre souhaiterait voir les activités de niveau un et deux, comme les interventions pour les cataractes, les genoux, le remplacement de la hanche effectuées dans un seul lieu.Là encore, affir-me-t-il, le regroupement permet d’effectuer un plus grand nombre d'opérations en moins de temps et par conséquent, de réduire les listes d’attente et les coûts qui y sont rattachés.Regrouper ou faire autrement Adepte de la concentration des forces vives, David Levine affirme cependant ne pas être prêt à sacrifier le service à la population au profit de l’efficacité.Ainsi, se dit-il préoccupé par le fait que les services d'urgence demeurent en nombre suffisant un peu partout au Québec.Même chose pour les soins spécialisés.A ce sujet, il déplore d'ailleurs le fait que l’on questionne la nécessité pour Montréal d’avoir deux centres hospitaliers universitaires sur son territoire.«Sur le plan clinique, une grande ville comme Montréal a suffisamment de besoins pour avoir deux environnements cliniques ultra spécialisés sur son territoire.Bien sûr, toutes les spécialités ne seront pas accessibles dqns chacun des établissements.A titre d’exemple, la greffe pulmonaire, de foie et les grandes activités en neuroscience seront communes aux deux environnements.Outre ces exemples, l’offre de services de ces établissements sera cependant autonome.Les besoins de la population du territoire le commandent.» Pour des raisons économiques, le ministre est tout de même d’avis que certains aspects ou services rattachés aux futurs centres hospitaliers universitaires soient mis en commun.C’est le cas notamment des activités de laboratoire, de certaines activités de diagnostic de pointe (imagerie médicale, résonance magnétique, etc.), des services de gestion de matériel médical, de l’informatique et du service de génie biomédical (réparation, calibrage, etc.d’appareils médicaux) pour ne nommer que quelques éléments.En fait, David Levine rêve non seulement d’un CHU battant au rythme du just in time en matière d’approvisionnement, mais également ouvert au partenariat avec l’entreprise privée.A ce titre, le centre de génie biomédical des futurs CHU pourrait, selon lui, être utilisé par les grandes entreprises privées telles que CE et Toshiba moyennant certains honoraires.«Même pour ces grandes compagnies le maintien d’un tel centre de façon autonome est trop dispendieux.Elles sont par contre très intéressées à utiliser les services d’un centre déjà en place.Pourquoi ne pas en profiter et apprendre à faire les choses différemment?» De la formation et d’avenir Au-delà des préoccupations logistiques et cliniques, le ministre affirme aussi accorder une grande importance à la formation et à la recherche.En fait, dans ce secteur comme dans les autres, il mise sur l'instauration des nouveaux CHU de Montréal pour donner le coup d'envoi à une nouvelle façon de faire les choses.«Tant et aussi longtemps que Ton a tente d'offrir tous les niveaux de services dans un seul etablissement, on a contribue à errer une dynamique où l’activité plus urgente prend le pas sur les autres, la formation et la recherche ont été de cette manière très négligées au cours des dernières années dans les centres hospitaliers.Beaucoup de médecins donnent actuellement un peu de leur temps pour faire de l'enseignement, mais ce ne sont pas des professeurs à temps plein.Il faut en arrivera pouvoir compter sur des médecins qui ont fait le choix de faire une carrière d’enseignant et leur permettre d’évoluer dans des environnements axés sur l’académique.Im création des grands pôles que seront les CHU de Montréal permettra de .franchir ce pas.» Impossible de parler de recherche.de formation et d’enseignement sans parler de sous.David levine le reconnaît d’emblée.Son ministère travaille d’ailleurs déjà à établir un plan de pratique et de rétribution pour le corps professoral des futurs centres hospitaliers universitaires.«Au début des années 90, on a parlé de centre hospitalier universitaire, on a accolé des étiquettes, mais on n ’a pas investi d’argent supplémentaire pour le volet recherche et formation.je suis personnellement convaincu que si Ton n’ajoute pas d’argent dans le réseau pour tenir compte de ces fonctions particulières, on n ’obtiendra pas de plus-value.Is plan de pratique est une volonté claire du gouvernement.Nom négocions déjà avec le Centre hospitalier Sainte-Justine, le cas du CHLIQ, du CHUM et Centre hospitalier universitaire McGill viendra après.Évidemment, tout ce que Ton investit en santé est toujours fonction de la richesse de notre province et de l'économie en général, mais j’ai bon espoir que nous serons capables de donner le coup de barre qui s’impose.» David Levine n’est pas A .N prêt a sacrifier le service à la population au profit de l’efficacité À L LA PAROLE DES PERSONNES ÂGÉES Pour mieux connaître toutes les réalités de la vieillesse, Renée Sebag-Lanoe a rencontré une cinquantaine d’hommes et de femmes âgés ou très âgés, de niveaux socioculturels et éducatifs différents, à domicile ou en institution.Ce qui lui a permis, momentanément, de passer de l’autre côté du miroir.Médecin à Paris depuis plus de vingt ans auprès des personnes âgées, elle savait que le vieillissement était un phénomène profondément inégalitaire et qu'il y avait autant de vieillesse que de vieux et de vieilles, mais elle voulait l’écouter dire par ceux et celles qui le vivaient Ces témoignages authentiques très parlants, sont émouvants.Veuvages, deuils, limitations fonctionnelles et pertes d’autonomie, dépendance, rôle social, relations familiales, amicales, intergénérationnelles, peur de la souffrance et des conditions de la mort rien n’échappe au questionnement de l’auteure qui dénonce la pauvreté des moyens des services de gériatrie et insiste sur la nécessité du développement de la prévention en gérontologie.Mais surtout, le bien vieillir ne se prépare pas uniquement sur le tard, mais bien tout au long de la vie.VIVRE, VIEILLIR ET LE DIRE Renée Sebag-Lanoë Editions Declée de Brouwer Paris, 2001 329 pages CELLE QUIA FRÔLÉ LA MORT Ce témoignage d’une femme mariée, mère de deux enfants, qui a côtoyé la mort de près, s’adresse avant tout à ceux et celles qui sentent venir la mort à plus ou moins brève échéance et à ceux qui les accompagnent Un livre d’aide, mais aussi un hymne à la vie.Atteinte d’une leucémie, victime d’une rechute, Nicolle Carré, psychothérapeute, réunit ses proches pour un repas, reçoit le sacrement des malades, part pour l’hôpital convaincue que c’est la fin.Mais cette fois encore, c'est la rémission.«Ressuscitée», com- FÉDÉRATION DES INFIRMIÈRES ET INFIRMIERS DU QUÉBEC R E me elle dit elle fait le récit de ces jours difficiles où elle tente d’apprivoiser la mort, la sienne, de ses souffrances, de ses angoisses.Puis, comme un cadeau du ciel, une grâce, c’est le retour à la vie : «Je suis vivante, émerveillée», écrit-elle.Elle a écrit cet ouvrage en pensant à ses frères et sœurs malades, à leurs parents, amis et soignants.Elle espère que ce livre pourra aussi être une aide pour mieux vivre les petites morts liées aux changements de nos vies.PRÉPARER SA MORT Nicolle Carré Les Editions de l’Atelier Paris, 2001 141 pages LE TRAVAIL DE DEUIL Aujourd’hui, dans une société qui peu a peu abandonne ses rites de deuil, la personne qui vient de perdre un être cher se sent souvent isolée, en marge de la société.A qui parler, à qui confier sa peine, comment reprendre pied dans la vie.Les pleurs, les cris, le chagrin montré ouvertement sont autant de manifestations souvent «mal vues».Et pourtant, comme le démontre Marie Ireland, le travail de deuil est indispensable pour surmonter la disparition de la personne aimée.Sans ce travail, la vie ne peut reprendre ses droits.«La mort de l’autre, nous contraint à mourir à nous-mêmes, nous la ressentons comme une amputation douloureuse qui en fait vaciller plus d’un au bord de la folie», écrit cette spécialiste du deuil et de l’accompagnement en fin de vie.Comment aider, soutenir, accompagner ?Le temps de deuil diffère d’une personne à l’autre.L'aide aux personnes endeuillées, dit-elle, doit se pratiquer dans l’amour et la tolérance, sans porter de jugement sur la personne qui souffre, sans précipitation, avec discrétion, respect et compréhension.APPRIVOISER LE DEUIL Marie Ireland Presses du Châtelet Paris, 2001 257 pages La recherche POUR UNE VIE EN SANTÉ La santé humaine, animale et environnementale est une priorité à l'Institut national de la recherche scientifique (INRS).Pilier de la recherche fondamentale en santé au Québec, l'Institut contribue à préserver la qualité de vie.A cet effet, il met à profit l'expertise des professeurs-chercheurs de ITNRS-Institut Armand-Frappier pour: • former des chercheurs dans le domaine de la santé • étudier les mécanismes fondamentaux de l'immunité, des infections et du cancer • analyser les mécanismes d'action des polluants environnementaux sur la santé • scruter le mode d’action de médicaments et drogues • offrir des services d'analyse et de diagnostic à la fine pointe de la technologie m Université du Québec Institut national de la recherche scientifique La science en ACTION pour un monde en ÉVOLUTION Téléphone: (450) 687-5010 www.inrs.uquebec.ca au de l’action ^ pour le droit de soigner te pour le droit a la santé i I F 4 I- E DEVOIR.LES SA M EDI 2 3 ET DI M ANCHE 24 M A R S 2 0 0 2 SANTE Une entrevue avec Gyslaine Desrosiers Les victimes du système Le Québec se remet lentement du départ «forcé» il y a cinq ans de 4500 infirmières L’organisation des soins de santé ne génère plus que des effets pervers et les infirmières sont au «bout de leur corde», affirme la présidente de l’Ordre des infirmières du Québec.Toutefois, Mme Desrosiers considère que le gouvernement a les moyens et le temps de remédier à la situation.CLAUDE LAFLEUR Il y a cinq ans, 4500 infirmières ont quitté le milieu hospitalier, d’abord à la suite du virage ambulatoire, puis de ce programme de pré-retraite ordonné par le gouvernement qui visait à équilibrer les finances publiques.«Cela a créé un vide instantané dont on se remet à peine», relate Gyslaine Desrosiers, présidente de l’Ordre des infirmières et infirmiers du Québec (OIIQ).«On a perdu environ 10 % des infirmières, ce qui est énorme puisqu’une bonne année de promotion permet de recruter 2000 diplômées, tout au plus.On a donc perdu l'équivalent de plus de deux années d’un coup sec et, de surcroît, il s’agissait souvent des infirmières les plus expérimentées.» Mme Desrosiers constate cependant que le réseau de la santé se remet de ce dérapage, la pénurie d’infirmières n’étant critique que dans deux régions du Québec: le grand Montréal et l’Ou-taouais.Pour le reste de la province, l’Ordre n'a pas d’indication de crise majeure bien que la situation demeure précaire.Dans le cas de l’Outaouais, la pénurie d’infirmières est due à la compétition que livre l’Ontario en offrant des conditions de travail «substantiellement supérieures» à celles du Québec.Salaire égal, travail autre Quant à Montréal, une dizaine de grands hôpitaux universitaires et de centres spécialisés souffrent de pénurie, indique Gyslaine Desrosiers, principalement parce qu’il n’y a pas d'incitatif à travailler dans ces institutions qui exigent beaucoup des infirmières sans offrir de meilleures conditions de traitement.«Ce sont les mêmes conditions qui s'appliquent, explique-t-elle, que vous travailliez dans une petite communauté ou aux greffes cardiaques à Montréal, où pourtant on exige de vous une formation supérieure, une spécialisation de pointe et où, en plus, il vous faut deux heures pour traverser les ponts et payer un stationnement.» Le travail des infirmières est par conséquent nettement plus agréable dans les hôpitaux en région et dans les CLSC (où on ne travaille jamais la nuit ou durant les fins de semaine).Conséquemment, ces institutions n’ont aucun problème de recrutement.«On est actuellement dans un système extrêmement pervers, poursuit la présidente de l’OIIQ, puisque les secteurs où la tâche est plus compliquée, plus spécialisée et stressante sur le plan des responsabilités, n’offrent aucun incitatif.Il n’y a pas de pénurie en CLSC!», lance-t-elle encore.Autre problème soulevé: les programmes de formation ne préparent pas les nouvelles infirmières à œuvrer dans les secteurs spécialisés, tels que la périnatalité, la cardiologie, les salles d’opération, etc.Ces infirmières arrivent sur le marché avec une formation générale, mais aucune n’est préparée pour une spécialité.«L’intégration dans les secteurs spécialisés demanderait des mesures particulières de chevauchement entre une infirmière expérimentée et une plus jeune, etc., mais cela veut dire de l’argent!» Mme Desrosiers avance cependant que ce problème devrait en partie se corriger grâce au nouveau programme d’études dans le cadre duquel les cégeps et les universités se sont associés pour permettre aux étudiantes de réaliser des stages et de se qualifier dans des secteurs spécialisés.«C’est là un élément de solution qui devrait porter ses fruits dans trois ou quatre ans», précise-t-elle.Une carrière qui intéresse De même, elle souligne que l’Ordre n’a aucune difficulté à intéresser de nouvelles recrues, les deux dernières années ayant vu des taux records d’inscription auprès des collèges et universités.Ce phénomène rassurant s’explique, selon la présidente, par le fait que la carrière d’infirmière s’avère particulièrement intéressante et valorisante.«Avec le permis d’infirmière, il y a beaucoup de diversité puisque vous ne serez pas cantonnées toute votre vie à faire une chose, explique-t-elle, fi y a des dizaines de secteurs de pratique possibles.Vous pouvez vous développer une carrière et les jeunes voient plus loin.Quant aux [difficiles] conditions de travail, ! ! 1 y -= r 4.JACQUES GRENIER LE DEVOIR L’une des principales embûches auxquelles sont confrontées les infirmières est le travail de nuit.les jeunes doivent se dire que tout va finir parse régler.» Ainsi, l’une des principales embûches auxquelles sont confrontées les infirmières est le travail de nuit.«En réalité, ce n’est pas le fait de travailler de nuit qui pose problème, relate Mme Desrosiers, mais bien la manière selon laquelle le système est géré.On a créé des ghettos de nuit où on cantonne les jeunes infirmières en les laissant seules! Cette façon de gérer les effectifs infirmiers a plein d’effets pervers.poursuit-elle, et ilya des mil- liers d’infirmières en absence de maladie et des milliers d’autres qui n'ont aucun intérêt à prendre des postes à plein temps.» Elle évoque que le système de santé reposerait sur l’idée que les infirmières sont une main-d’œuvre non spécialisée, permutable et interchangeable.«Conséquemment, on offre un 0,2 poste ou le travail sur appel: “Ça vous intéresserait de travailler pour un 0,2 poste?” Cette façon de gérer génère tant d’effets pervers et de non-stabilité dans l’organisation des soins qu’on est rendu au bout de la corde.Cette façon de faire ne génère plus que des effets pervers!», insiste la présidente de l’Ordre.Elle enchaîne en expliquant que le système fonctionne comme si les infirmières étaient dans un marché captif, alors que ce n’est absolument plus le cas.«Auparavant, on se disait qu’il y aurait toujours des femmes qui voudraient être soignantes, qu’il n’y a pas de compétition, que les infirmières sont indifférentes aux conditions de travail.Or, plus rien de ce système économique ne tient la route aujourd’hui.Les infirmières sont dans un marché ouvert de compétition où New York vient les recruter, elles ont des choix de carrière possibles — on ne peut donc plus les cantonner.A la limite, on ferme un hôpital s’il n’y a pas d’infirmières, elles sont donc hyperim-portantes! C’est donc le paradigme du système qui devra être changé.insiste Mme Desrosiers, car, autrement, le système de santé s’en va dans un cul-de-sac.» Danger pour les patients En janvier, l’Ordre dévoilait les résultats d’une enquête réalisée auprès des infirmières qui montrent que les patients commencent à payer le prix de la mauvaise gestion.Les infirmières interrogées rapportent en effet que les erreurs de médicaments s’accentuent et qu’il commence à y avoir plus de plaies de lit et davantage d’accidents.«Nous ne voulions pas être alarmistes mais, en même temps, les administrateurs et le ministère ont toujours présumé que les patients ne souffraient pas.Ce n’est plus vrai, il y a des conséquences.» Mme Desrosiers résume les conclusions de l’enquête en ces termes: «On peut dire que les soins hospitaliers sont encore généralement bons mais qu’il y a des indicateurs de résultats pour les patients qui sont en dégradation.» Changer le système de gestion demandera beaucoup de courage de la part des gestionnaires et des responsables, indique-t-elle en ajoutant qu’on commence à s’y pencher sérieusement: «Mais est-ce que ça va se faire?Ça reste à voir, dit-elle./’af relativement confiance parce que, me semble-t-il, on a atteint le fond du gouffre.D’ici là, par contre, le prix à payer est énorme puisque en attendant, on tolère des hôpitaux et des milieux qui sont disfonctionnels et où ilya des risques pour les patients.» Elle considère même que la conjoncture politique actuelle est très favorable: «]e pense que c’est une très bonne période pour que, d’ici la fin de son mandat, le gouvernement aille chercher la confiance des infirmières; ce n’est pas mission impossible, au contraire! Je pense même que ce n’est plus une question de gestion d’infirmières, mais une question de société: est-ce qu’on veut, au Québec, avoir quatre grands centres hospitaliers qui fonctionnent bien ou qui sont les parents pauvres du système?» Internet Soigner à distance Des infirmières informent et s’informent des traitements à conseiller ou à suivre Il y avait l’Infirmière virtuelle pour les patients.Il y a maintenant un lieu de pratique virtuelle où les spécialistes échangent leurs connaissances.Les sciences infirmières utilisent à leur avantage les possibilités offertes par Internet.CLAUDE LAFLEUR Ordre des infirmières et infir-' miers du Québec utilise à fond les plus récents moyens techniques d'Internet pour communiquer avec le public et entre ses membres.Ainsi, il y a quelques années, dans la foulée du virage ambulatoire qui a «popularisé» le concept des chirurgies d’un jour, l’OIIQ a mis en ligne un site Web destiné au grand public et joliment baptisé l’Infirmière virtuelle (http://wum infirmière, net/infinr/) .D'ici quelques mois, ce site sera modernisé afin de mettre à l’écran une infirmière virtuelle qui nous guidera dims notre visite et répondra à nos questions.D’autre part, l'Ordre utilise Internet d’une façon novatrice pour SPPASQ-CSN syndicat des professionnelles et des professionnels CSN PI its de 30 ans d'expertise avec les professionnelles et professionnels de la santé et des services sociaux au Québec SPPASQ-CSN 514-723-0422 à Montréal 1-800-567-2022 ailleurs au Québec constituer une première «Communauté de pratique virtuelle» qui permettra à des infirmières spécialisées en cardiologie de mettre en commun leur savoir et de discuter de problématiques concrètes.Ce groupe spécialisé non seulement permettra aux infirmières francophones de l’est du Canada de partager leurs connaissances mais le fruit de leur cogitation alimentera le site de l’Infirmière virtuelle.«L’Infirmière virtuelle a été mis sur pied dans le but d’informer les personnes sur leur santé et pour les outiller à faire face à la prise en charge que cela nécessite, indique Marie-Josée Paquet, infirmière chargée de projets.Nous sommes actuellement dans une phase de refonte du site et de développement de contenu.» Ce site se distingue de la kyrielle des sites Web sur la santé du fait qu’il propose un regard infirmier.SOULAGER et SOIGNER.¦ ¦ C'EST CE QUI 'COMPTE Ordre des infirmières et infirmiers auxiliaires du Québec «On y trouve non pas de l’information générale comme dans les livres, mais de l’information d’une infirmière au public, explique Mme Paquet C’est l’infirmière à domicile, si on veut!» D’ici six mois, la sympathique bouille d’une infirmière animée nous accompagnera dans notre visite du site et répondra à nos questions.Pratique virtuelle Parallèlement, ces derniers jours, l’Ordre a inauguré l’un des premiers projets de «communauté de pratique virtuelle».Il s’agit d'un groupe de spécialistes qui échangent par l’entremise d’Internet on «capture» le savoir tacite de ces spécialistes grâce à l’utilisation d’un forum virtuel.C’est une nouvelle façon de produire le contenu mis en œuvre par le CEFRIO, le Centre francophone d’informatisation des organisations.Dans le cas de l'Ordre, des infirmières spécialisées en cardiologie développent une communauté de pratique sur les questions de santé du cœur.« C'est très différent d'un groupe de discussion, explique l’infirmière chargée de projets, puisqu'on construit des connaissances en collaboration.On ne fait pas qu'échan- ger de l’information, mais on identifie des thématiques qui nous tiennent à cœur, on émet des questionnements et des hypothèses, on fait des réflexions, le tout afin d'identifier les meilleures pistes de solution.C'est un travail de collaboration et de co-construction.» Concrètement 35 infirmières spécialisées (cliniciennes, gestionnaires, enseignantes et chercheuses) échangent entre elles leurs connaissances et expertises de façon virtuelle, deux heures par semaine durant six mois, pour résoudre des problématiques quelles rencontrent dans leur pratique.Comme exemple.Mme Paquet propose le cas d’infirmières qui constateraient que des patients qui, lorsqu'ils retournent chez eux, ne sont pas fidèles à leur traitement.Pourquoi agissent-ils ainsi?Est-ce par manque de soutien ou d'information, ou peut-être ne sont-ils pas capables de lire les indications parce que le programme d’enseignement n’est pas adapté à eux?Quelles sont les interventions infirmières qu'on pourrait mettre de l’avant pour aider ces personnes à devenir davantage fidèles à leur traitement?Dans le cadre de la com- munauté de pratique virtuelle, les infirmières pourraient élaborer des plans d’enseignement, puis les valider auprès d’expertes infirmières.«On aura différents points de vue, renchérit Mme Paquet, par exemple, les points de vue de l’infirmière qui a une expérience en enseignement, une autre spécialisée en recherche et enfin une infirmière qui est sur le terrain et qui dira peut-être: “Non, non! Ce n 'est pas comme cela que ça se passe!” On met donc à contribution différentes expertises pour une même problématique.C’est là toute la richesse du projet!, lance-t-elle.C’est même très innovateur, car c'est la première communauté de pratique en santé au Canada.Nous avons donc le privilège d’initier ce mouvement qui semble très prometteur.» Une partie des résultats élaborés durant ces discussions enrichiront éventuellement le site de l’Infirmière virtuelle.De la sorte, l'Ordre fera d’une pierre deux coups: aider ses membres à faire face à des problématiques concrètes tout en favorisant la prise en charge de la santé par le grand public.ce qui est la mission ultime des infirmières.RECTIFICATIF Dans l'article intitulé «Le rêve d'un monde plus juste», publié dans le cahier du 2 mars dernier sur la Journée internationale des femmes, nous avons attribué à Vivian Barbot, présidente de la Fédération des femmes du Québec, la phrase suivante: «Pour lutter contre la pauvreté, il faut créer de la richesse.» Or, Mme Barbot voulait plutôt, par cette formulation, dénoncer une attitude gouvernementale quelle désapprouve.Nos excuses.CE CAHIER SPÉCIAL PUBLIÉ PA R LE D E V usable NORMAND TUER ALI.T ntheriaoltaledevoir.ca Tel.: (51 I) 985 33S3 redaclioiitlrdfvoir.coi F A I S CE g U E DOIS LE DEVOIR.LES SAMEDI E T D I M A N ( H E 2 4 M A R S 2 O (I 2 F r> SANTE ?Les nouvelles technologies et la sécurité des dossiers La confidentialité médicale à l’heure numérique L’actuelle Loi sur la protection des renseignements personnels ne va pas assez loin La carte à puces serait utile si la confidentialité était assurée.Ce qui n’est pas le cas aux Etats-l nis et au Canada, où une ordonnance médicale est vue comme une information publique, accessible.Propos des présidents des .Associations médicales du Canada et du Québec.CHRISTIAN LÉVESQUE Les moyens de communication modernes révolutionnent les pratiques des spécialistes de la médecine et les orientent vers des avenues que l’on pouvait difficilement imaginer auparavant: les consultations, les diagnostics et même les chirurgies peuvent dorénavant se faire à distance.La réalité se rapproche chaque jour un peu plus de ce que l’on croyait être de la science-fiction.Toutefois, la confidentialité des informations médicales, qui est primordiale à la relation entre les médecins et leurs patients, risque de souffrir des échanges de dossiers que ces technologies impliquent.Ce point est d’ailleurs l'enjeu majeur de l’implantation des nouvelles technologies dans le domaine de la santé.La crainte provient du fait que les informations conservées sous forme numérique deviennent plus facilement accessibles et risquent d’être utilisées par des compagnies d'assurances, des employeurs ou même d'autres compagnies publiques à des fins autres que pour prodiguer des soins.L'annonce du gouvernement québécois de créer une banque de données centrale, où tous les renseignements sur la santé des Québécois seront conservés et deviendront accessibles à l’aide d’une carte à puce, a récemment relancé le débat.Certains craignent que l’initiative ne soit qu’un moyen détourné destiné à contrôler la facturation des médecins.La Commission d’accès à l’information réclame d’ailleurs un débat public sur la question.Utilisation du dossier médical «Le gouvernement se doit d’être transparent et honnête dans ce dossier afin qu 'il dise exactement aux professionnels et à la population ce qu’il entend faire avec les informations qui seront contenues dans le mégafichier qu’il entend installer, relate le président de l’Association médicale canadienne (AMC), le Dr Henry Haddad.Il faut que ça aille dans une orientation qui améliore les soins et non pas à une utilisation autre que pour les diagnostics médicaux».Il espère ainsi que des situations comme celles vé- cues aux Etats-Unis, où des personnes se sont vu refuser des emplois et des prêts hypothécaires à cause de leur dossier medicaJ, ne se produisent pas de ce côte-ci de la frontière.Le commissaire à la protection de la vie privée du Canada.George Radwanski.soutient pour sa part que les ordonnances données à un patient par les médecins ne constituent pas des informations personnelles.«Un contentieux existe toujours avec le commissaire sur ce sujet, poursuit le president de l’AMC.Il compare les ordonnances des médecins à des informations professionnelles au même titre qu'une recette de chef cuisinier ou encore un choix de pneu que recommande un garagiste.Pour nous, ce n'est pas du tout comparable.[.] Maintenant les compagnies d’assurances et les employeurs demandent un dossier complet sur des personnes.À quoi cela sert-il pour un employeur qui désire obtenir une certification de maladie pour une pneumonie de savoir qu une employée a subi un avortement à l'âge de 16 ans?», demande-t-il.Méfiance chez les patients Le Dr Haddad renchérit que l’AMC «a pu observer un niveau très élevé de préoccupation dans la population concernant la confidentialité des informations médicales».Une étude effectuée par son association en 1998 démontrait que 13 % des Canadiens refusaient de donner des informations à leur médecin par peur que ces données ne se retrouvent entre des mains malveillantes.Une situation qui peut avoir des répercussions très importantes sur le diagnostic et le traitement effectué par leur médecin.Au Québec, un sondage similaire démontrait que 10 % de la population québécoise avait déjà omis de mentionner des renseignements à son médecin à cause de cette méfiance.Malgré tout, le président de l’Association médicale du Québec (AMQ), le Dr Stanley Volant, croit qu’il est grand temps que le Québec entre dans la modernité: «Ixi télédermatologie et la téléradiologie et les autres formes de télémédecine sont déjà une réalité dans certaines provinces, lance-t-il.Si on n’y plonge pas immédiatement, on va manquer une étape importante du développement de la médecine.» Premier chirurgien d’origine amérindienne au Canada et président de l’AMQ depuis un an, Stanley Volant croit que ces nouvelles technologies favoriseront et amélioreront le travail des médecins en région.Terminés également les déplacements inutiles des patients vers les centres urbains où se concentrent la majorité des spécialistes.Dorénavant, c’est les dossiers médicaux qui voyageront afin d’être consultés par divers spécialistes pour apporter un diagnostic précis.SOURCE AMO Premier chirurgien d’origine amérindienne au Canada et président de l’Association médicale du Québec depuis un an, Stanley Volant croit que les nouvelles technologies en télémédecine favoriseront et amélioreront le travail des médecins en région.Potentialité du système «L'autoroute existe et est prête à fonctionner.Ce qu ’il manque, c’est des sorties», affirme le D' Stanley Volant.En effet, les informations concernant la santé des Québécois transiteront par le Réseau de télécommunications sociosanitaire (RTSS).Ce ré seau à large bande passante est issu d’une initiative du Ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS) et relie déjà plus de 1500 établissements du système de santé québécois.L'infrastructure de télécommunication est fournie et maintenue par un consortium privé comprenant Bell, QuébecTel et Télébec.Le MSSS demeurera cependant responsable de la supervision de ce réseau de communication.Stanley Volant croit que le branchement des cliniques privées et l’installation d’équipements pour relier tous les acteurs à ce réseau constitue le chaînon manquant pour le faire fonctionner.Pourtant, une certaine méfiance face à une implantation trop rapide de ces nouvelles technolo gies s’est installée parmi les professionnels du milieu.«Il ne faut toutefois pas se presser et examiner les effets négatifs que ces technologies vont amener.SOURCE AMC Selon le président de l'Association médicale canadienne (AMC), le 1)' Henry Haddad, son organisme a pu «observer un niveau très élevé de préoccupation dans la population concernant la confidentialité «les informations médicales».continue le 1)' Stanley Voilant.Ixi profession médicale doit s'impliquer et donner son avis car c'est nous qui donnons les services aux patients».Cet avis est partagé par le président de l’Association médicale canadienne: «Il faudra que ces nouvelles technologies s'implantent de façon graduelle et qu’elles fassent l'objet d'une surveillance constante qui soit dictée par des règles étroites.Ça ne marchera pas si les médecins n’embarquent pas.» L’implantation d’une législation fédérale semble marquer un pas dans la bonne direction.Toutefois, l'AMC trouve que la Ixù sur la protection des renseignements personnels et les documents électroniques, qui est entrée en vigueur l'an dernier et a été récemment étendue aux dossiers médicaux, ne va pas assez loin.L’Association préfère se référer à son propre Code sur la protection des renseignements médicaux qu’elle a élaboré en 1998 et qu’elle estime plus complet en ce qui concerne la protection des documents médicaux.Ce code a d’ailleurs été qualifié comme la «version contemporaine du serment d’Hippocrate» par le commissaire à la protection de la vie privée du Canada.«L’autoroute existe et est prête à fonctionner.Ce qu’il manque, c’est des sorties », affirme le Dr Stanley Volant.M.Romanow.» La réforme du système de santé doit avoir pour pviovité de répondre aux besoins de santé des gens.Les médecins ex les autres professionnels de la santé, qui œuvrent aux premières lignes, connaissent ces besoins.Il est temps que les gouvernements commencent à travailler Faculté de l'éducation permanente l,d faculté d'evoluer Diversifiez vos compétences.Inscrivez-vous aux certificats et aux modules offerts en intervention et en santé.INTERVENTION * Criminologie ¦ Droit / microprogramme et certificat ¦ Intervention auprès des jeunes ¦ Intervention dans les groupes et les organisations ¦ Intervention de crise / module ¦ Intervention en déficience intellectuelle ¦ Petite enfance et famille ¦ Relations interculturelles ¦ Toxicomanies ¦ Violence, victimes et société SANTÉ * Gérontologie * Gestion de l'invalidité et de la réadaptation / module ¦ Gestion des services de santé / microprogramme et certificat ¦ Perfusion extracorporelle ¦ Santé communautaire ¦ Santé et sécurité du travail ¦ Santé mentale ÉTUDES INDIVIDUALISÉES Le cumul de trois certificats peut mener à l’obtention d'un baccalauréat.concert avec nous ¦¦¦¦¦¦ E Association MÉDICALE < VNADIENNt AMQ Le, patients d'abord •r#.'Al Rcnscigncmcnls H t 343"6090«u 1 800 363«8876 www.fep.umontreal.ca Université de Montréal t i I t F fi I-E DEVOIR, LES SAMEDI 23 ET DIMANCHE 24 MARS 2 0 0 2 SANTE Facultés de médecine Les têtes bien faites Les universités québécoises initient une refonte des programmes de formation des futurs médecins Le «savoir par cœur» ne suffit plus.On parle d’apprentissage par problème.À sa façon, chacune des universités québécoises repense les modes traditionnels d’enseignement.MCGill maintient toutefois les bons vieux cours de dissection.MADELEINE LEBLANC Ly apprentissage par problème ' (APP) est une formule qui a fait boule de neige dans l’enseignement à l’intérieur des facultés de médecine comme principale méthode pédagogique.Cette philosophie d’apprentissage favorise une approche humaine et un encadrement personnalisé des étudiants.Ce type de programme est notamment en vigueur à la faculté de médecine de PUniversité de Montréal depuis 1993.«Dès la première journée de cours, les étudiants sont confrontés à la réalité de la médecine clinique, ce qui favorise le raisonnement clinique.Nous sommes passés d’un cours qui mettait l’accent sur une tête bien pleine à une formation qui prépare une tête bien faite.Nous avons mis un bémol sur l’acquisition des connaissances et le bourrage de crâne pour faire ressortir l'importance du jugement.On apprend à raisonner dès le départ en abordant l'anatomie à partir de problème clinique.Cette approche est beaucoup plus mise en contexte et permet à l'étudiant d'avoir une préparation plus proche de la réalité» explique Raymond Lalande, vice-doyen aux études de premier cycle à la faculté de médecine de l'Université de Montréal.Le gouvernement provincial fixe par décret le nombre d’étudiants que chaque université doit admettre.Bon an, mal an.C’est le gouvernement provincial qui fixe par décret le nombre d’étudiants que chaque université doit admettre l’Université de Montréal reçoit quelque 2000 demandes d’admission.Compte tenu de la pénurie actuelle de médecins, l’Université devra progressivement passer des 180 nouveaux étudiants qu’elle recevait cette année, à 200 l’année prochaine.Cette augmentation, si elle est souhaitable, représente un beau défi et se cristallise, d’après le Dr Lalande, essentiellement autour de deux conditions.D’abord, le financement doit être adéquat.Le ministère ne peut demander aux universités d’assumer cette charge supplémentaire sans contribuer.Ensuite, il faudra compter sur une connaissance très fine du réseau afin de recruter le maximum de professeurs répartis dans les hôpitaux pour qu’ils assurent l’enseignement aux résidents sans être «rémunérés» à proprement parler pour cette tâche.Réforme à 1 .aval Si l’Université Laval est aux prises avec ces mêmes contingences, elle offre actuellement surtout des cours magistraux.Elle a toutefois entamé un processus de réforme de son programme et vient de mettre sur pied un centre de développement pédagogique pour répondre ,à cette nouvelle approche.Également très sensible au besoin constant de renouveau et d’ajustement propre à la pra- kri j ?ARCHIVES LE DEVOIR Dès la première journée de cours, les étudiants sont confrontés à la réalité de la médecine clinique, ce qui favorise le raisonnement clinique.tique de cette profession, elle reflète cette préoccupation dans le cadre du développement de sa faculté.Ainsi, tout en cherchant •à intégrer de nouveaux créneaux qui aborderont davantage l’éthique et la génétique — morceaux majeurs à intégrer — une nouvelle chaire de médecine complémen- est fier de s'associer à iïlÆmPéanlé etleJCOLLOQL h* COLLOQUE 2002 150 exposants démos culinaires ateliers • dégustations 10 $ à l'entrée (taxes incluses) Samedi : 10 h à igh • Dimanche 10 h à 18 h Montréal Au Palais des Congrès 23 et 24 mars Porte-parole et conférencier M.André Chagtm : COLLOQUE : 8 conférences passionnantes Consultez le dépliant, le site ou téléphonez-nous pour obtenir le programme et/ou pour vous inscrire au Colloque Aussi à Québec Au Marché du Vieux-Port 20 et 21 avril -oauprotou LE DEVOIR Y&J/SSS.'if \f Br \n".\\v ' r Salois.Aussi trouvons-nous décevant de constater que le gouvernement réduit cette notion de prévention alors qu’il est moins coû- if \ L.A' ARCHIVES LE DEVOIR En .Ontario, 75 % des patients, contre 35 % au Québec, profitent de programmes d’assurances en milieu de travail qui couvrent les frais pour des soins dentaires.teux de prévenir que de traiter.» Le président de l’Ordre des dentistes déplore en effet les coupures gouvernementales qui ont ramené a une année plutôt que six mois, le délai entre deux visites préventives, et baissé à 9 ans, l’âge de la couverture par le régime public.Le mois de la santé dentaire Pour souligner cette année le mois de la santé dentaire (avril) et promouvoir la prévention, l’Ordre des dentistes a décidé de subventionner des projets dans chacune des 14 régions administratives du Québec afin de stimuler l’engagement des dentistes auprès de la population.De plus, un autobus entreprendra, pour les cinq prochaines apnées, une tournée du Québec.A son bord: des professionnels de la santé dentaire qui visiteront écoles, camps de vacances, centres commerciaux et autres endroits où adultes et enfants pourront discuter de leurs problèmes et recevoir des conseils.Si la prévention demeure un choix judicieux tout au long de sa vie, deux âges sont plus vulnérables à l’apparition de problèmes.Les maladies des gencives, en effet, touchent plutôt la population des 40 ans et plus.Ces maladies sont souvent causées par des facteurs génétiques ainsi que par l’accumulation de tartre, irritant pour l’os, qui dans les cas plus avancés provoque le déchaussement de la dent.Alors qu’en bas âge jusqu’à l’adolescence, on est plus sujet à la carie dentaire.Les dents des jeunes Chez les enfants, des études, menées notamment par la Direction de la santé publique de Montréal-Centre ainsi que par le Groupe de recherche interdisciplinaire en santé de l’Université de Montréal et de l’Université Laval, ont démontré des progrès significatifs dans la lutte contre la carie.«Des progrès spectaculaires, souligne même Robert Salois, lorsque nous remontons les comparaisons jusqu’en 1977.Mais la recherche indique que nous atteignons un plateau.Avec les coupures comme celle qui réduit la couverture à une seule visite annuelle, nous prétendons, toujours en nous appuyant sur ces recherches, que nous régressons et que nous sommes en train de diviser la population entre ceux qui peuvent financièrement se permettre d'amener leurs enfants chez le dentiste et ceux qui ne le peuvent pas.» Car même si plusieurs facteurs provoquent l’apparition de caries, la fréquence des examens demeure un élément extrêmement important «Notre argumentation à l'effet que l’examen couvert parle régime public n’aurait jamais dû passer à un seul par année, élabore le O' Salois, s’appuie sur deux raisons principales.Im première est qu’une petite carie a amplement le temps de s’étendre et de causer des dommages durant six mois; et la seconde est que le gouvernement envoie un message comme quoi la santé dentaire n’est pas si importante.Parson action, il a établi la norme d’une visite annuelle ce qui, chez certains patients, est nettement insuffisant.» Une étude, menée en 1998-1999 auprès de sujets entre cinq à sept ans, a permis d’identifier, pointe Robert Salois, que les enfants arrivent à la maternelle avec des caries assez importantes.«Nous étions partis de loin, rapporte-t-il.pour faire d’immenses progrès.Allons-nous maintenant régresser?C’est ce qui nous inquiète.» Les conséquences d’une santé dentaire déficiente peuvent être néfastes, comme le souligne le président de l’Ordre des dentistes du Québec.Une dentition mal en point en effet, peut affecter le système digestif si la nourriture n’est pas adéquatement broyée, comme elle peut contaminer d’autres organes par la présence d’infection et ternir le sourire avec une vilaine bouche.«La bouche est la porte d’entrée par laquelle passent toute la nourriture que nous avalons et l’air que nous respirons.Si elle contient des foyers d’infection, nous risquons que la contamination s’étende ailleurs.Notre santé buccale a donc un effet direct sur notre état général de santé», affirme Robert Salois.FtOtRAHON DfS WFDfCINS SPÉCUllSTtS DO QUEBEC L'accessibilité aujourd'hui.pour la vie ! MétrioTesf Une solution novatrice pour le diagnostic de l'endométriose Rapide, efficace et peu invasif L'endométriose, une des principales causes de l'infertilité, affecte 6 millions de femmes en Amérique du Nord qui sont en âge de procréer.Le MétrioTest requiert seulement une biopsie de l'endomètre et un prélèvement sanguin effectués sans anesthésie.Durée : 15 minutes Résultat : 2 semaines Pour plus d'information ou pour connaître le centre de prélèvement le plus près de chez nous, communiquez avec : ©PROCREA RioSciences inc.1100, av.Beaumont, bureau 305 Mont-Royal (Québec) H3P 3H5 / Tél.: (514) 345-8535 Sans frais : 1 888 776-2732 Site Internet : www.procrea.com wr l i 1 l 1 è
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