Le devoir, 19 mars 2002, Page(s) complémentaire(s)
PAUVRETÉ Rapport accablant des ONG à l’aube du sommet de Monterrey Page A 4 ~T-*- CLANDESTINS L’Italie accepte de recevoir les réfugiés kurdes du Monica Page A 5 ?\v w w .1 e (1 e v o .e o in ?LE DEVOIR V o L .X C III X 0 5 9 L E M A RDI 19 MARS 2 0 0 2 N 7 e + r a x K s = I $ m JACQUES NADEAU LE DEVOIR Une neige lourde et abondante tombait sur les amis de Jean-Paul Riopelle qui marchaient lentement derrière le corbillard.Le dernier hommage Adieux enneigés au prodigieux Riopelle Début de retrait israélien L’émissaire américain pourrait obtenir le cessez-le-feu espéré D'APRÈS REUTERS ET AFP Jérusalem — Israël a entamé hier soir le repli de ses forces des zones autonomes palestiniennes réoccupées.une initiative qui pourrait faciliter le cessez-le-feu que l’émissaire américain au Proche-Orient, Anthony Zinni, tente d’arranger entre Israéliens et Palestiniens.Ces derniers exigent en effet le retrait complet des territoires autonomes comme préalable à une trêve mettant fin à 18 mois d’effusions de sang.Parallèlement, le vice-président américain Dick Cheney en visite à Jérusalem a appelé le président palestinien Yasser Arafat renoncer à la violence», alors que l'armée israélienne se retirait des zones autonomes de Bethléem et Beit Jala en Cisjordanie.1 es chars et l’infanterie de Tsahal étaient déployés à Bethléem et aux environs, et, selon des responsables palestiniens de la sécurité, dans 20 % environ du territoire autonome palestinien de la bande de Gaza.Le retrait devrait également toucher certaines parties de la bande de Gaza, réoccupées depuis le début du mois.VOIR PAGE A 8: RETRAIT STÉPHANE BAILLARGEON LE DEVOIR Les flocons lourds et mouillés ont commencé à tomber quelques minutes avant l’arrivée du corbillard transportant la dépouille de l’artiste Jean-Paul Riopelle.La bordée de colle blanchâtre a pris de la vigueur pendant la cérémonie.Quand les cloches de l’église ont tinté lentement du glas des funérailles, la première véritable neige d’une saison hivernale jusqu’ici morne et grise avait complètement blanchi et purifié la ville en deuil de son prodigieux créateur, amoureux fou de la nature.Le premier ministre du Québec n’a pu s’empêcher d'évoquer cette situation symboliquement chargée à la toute fin de son discours élégiaque, hier après-midi.«À cause de [son] œuvre puissante, on peut regarder cette mort avec tristesse, certes, mais lui dire fermement: où est ta victoire, a dit Bernard Landry dans un discours chargé d’émotion, très apprécié et même applaudi par la foule.C’est le trappeur qui a gagné et pour toujours.Aujourd’hui, alors que ta patrie regrette ton départ, la neige a neigé sur elle, comme pour contribuer à l’hommage suprême qu’elle t’adressa en pleurant, mais aussi dans la joie de ton œuvre et de ta vie.» Malgré le mauvais temps, les funérailles du peintre Jean-Paul Riopelle ont attiré plus de 900 personnes — dont beaucoup de dignitaires et de personnalités publiques —, en l’église Immacu-lée-Conception, à l’angle Papineau et Rachel, sur le plateau mont-Royal.L’artiste canadien le plus célèbre et le plus célébré dans le monde était né à quelques rues de là, en 1923.Il avait 78 ans au moment de sa disparition, il y a une semaine.Jean-Paul Riopelle est mort dans son petit domaine de l'île aux Grues.Dans sa courte adresse introductive, une sorte de Bernard Landry: «C’est le trappeur qui a gagné et pour toujours» mot de bienvenue, le curé a rappelé que son plus distingué paroissien s’était déjà fait baptiser et qu’il avait épousé sa première femme dans cette même église.Uhôte en a également profité pour glisser une toute petite allusion aux croyances des chrétiens en la vie éternelle.Mais la remarque aura été la seule référence religieuse dans une cérémonie par ailleurs entièrement profane.N’empêche, des amis du peintre, Pierre Gauvreau et Madeleine Arbour, eux aussi cosignataires du manifeste Refus global, n’ont pas assisté à la cérémonie pour protester contre le choix d’un lieu de culte religieux pour un incroyant Hier, les funérailles ont ras- semblé de nombreux autres amis de Riopelle.Le mouvement critique n’a donc pas été suivi, ici.A Paris, en revanche, la cérémonie retransmise par satellite n’a guère plu à ses anciens compagnons de route français, réunis au Centre culturel canadien.Paul Rebeyrolle, vieil ami du peintre, a parlé d’un «enterrement ridicule», de «singeries», d’une trahison VOIR PAGE A 8: HOMMAGE Lire aussi en page B 8 ¦ Paris se recueille sur fond de polémique PERSPECTIVES L’arrière-garde absente Certains cosignataires du Refus global continuent obstinément de pourfendre «le goupillon» comme ils le disaient dans leur mythique manifeste.Faut-il en rire ou en pleurer?Stéphane Baillargeon Le Devoir Dieu, qui voit tout, aura vu ces derniers jours de vieux et très respectables personnages des arts du Québec se disputer autour des hommages, religieux ou non, à rendre à la dépouille du plus grand d'entre eux, le génial et fabuleux Jean-Paul Riopelle.L'artiste était athée ou à tout le,moins incroyant La cérémonie organisée hier par l’Etat à sa mémoire se déroulait dans l’église où il avait été baptisé et marié.D’où la controverse.Pierre Gauvreau et Madeleine Arbour, deux cosignataires du Refus global avec Riopelle ont boudé la cérémonie.«Il s'agit d’un manque total de respect pour la pensée de cet homme», déclarait ce dernier la se- maine dernière en claironnant sa décision de bouder le lieu de culte catholique du plateau Mont-Royal.«De quel droit le gouvernement du Québec décide-t-il qu’on doit mourir à l’église?», a rajouté Mme Arbour.Des amis franco-français du peintre ont relayé la critique anticléricale.la fille du peintre, Yseult Riopelle, souhaitait que les funérailles de son père se déroulent au Musée des beaux-arts de Montréal, bille était quand même présente hier, avec des centaines d’autres admirateurs.Nicole Bouchard, professeure à l’Université du Québec à Chicoutimi, présentée comme une spécialiste des rites de passage, a même parlé d’une forme de prostitution de l’institution catholique.«L’Église est prête à toutes les concessions et, ultimement, à se prostituer, pour conserver son monopole sur les funérailles, a déclaré Mme Bouchard au Soleil.Elle se sert de ça pour évangéliser et encore plus quand il est question d’une cérémonie publique comme c’est le cas avec Riopelle.Éthiquement, l’Église devrait laisser aller.» VOIR PAGE A 8.GARDE Les «amis» du régime Charest et Dumont réclament une enquête publique KATHLEEN LÉVESQUE LE DEVOIR \ A la lumière de faits nouveaux dans le délicat dossier du lobbying, Jean Charest et Mario Dumont réclament du gouvernement du Parti québécois qu’il ouvre une enquête publique sur le mode de rémunération appliqué par des entreprises privées, dont Oxygène 9 et le Groupe Vaugeois, sous forme de commissions sur des fonds publics.Comme le révélait Le Devoir samedi, le Groupe Vaugeois, dont le président Sylvain Vaugeois est un péquis-te de longue date qui ne cache pas sa «proximité» avec Bernard Landry, reçoit des ristournes sur les crédits d’impôt obtenus pour la création d’emplois dans la Cité du multimédia Grâce aux ententes conclues avec une VOIR PAGE A 8: ENQUÊTE ACTUALITÉS ARCHIVES LE DEVOIR Don Boudria Travaux publics: un rapport pour le prix de deux ¦ À lire en page A 3 O» INDEX Annonces.B 4 Avis publics.B 6 Bourse.B 2 Culture.B 6 Économie____B 1 Éditorial.A 6 Idées_______A 7 le monde.A 5 Mots croisés.B 6 Météo.B 4 Sports.B 5 Télévision.B 7 La Loi de Veau ou du silence ?Nouveau documentaire-choc du duo Monderie-Desjardins ACPAV Une grenouille à six pattes, exemple des mutations qui se produisent dans les cours d’eau agricoles à cause des pesticides.LOUIS-GILLES FRANCOEUR LE DEVOIR Robert Monderie, le réalisateur-complice de Richard Desjardins dans L'Erreur boréale, récidive, mais cette fois dans le dossier de l’eau.Si Monderie a réalisé ce film seul, cette fois, son complice depuis 20 ans l’a quand même bien servi en «collaborant» aux textes plutôt pimentés de cet autre documentaire-choc, diffusé ce soir à Télé-Québec (20 heures).Le défi était d’autant plus cassecou que Monderie ne pouvait livrer n’importe quoi après le succès pratiquement historique de L'Erreur boréale, ui a accéléré une réforme dont la fa-eur croissante en amène certains à rêver d’une récidive.Certes, La Loi de l’eau, qui aurait pu tout aussi bien s’intituler La Loi du si- lence, ne frappera pas autant l’imagination du grand public que les montagnes chauves que le Québec a découvertes comme un scandale national dans L’Erreur boréale.Ia plupart des aspects du dossier de l’eau ont donné lieu, en effet, à divers grands reportages qui ressemblaient à des hit and run médiatiques, sans lendemain, faute de couverture suivie et en profondeur par les salles de nouvelles.Im Loi de l’eau fournit cependant une syn- thèse percutante du dossier, habilement structurée, qui fait le pari de souligner et de relier les enjeux souvent occultés de ce dossier complexe.C’est un secret de Polichinelle: le duo Monderie-Desjardins a fait école.Bacon, le film, d'Hugo latulipe, se situe dans la même lignée.Sans préjuger de la suite, gageons que d’autres sujets environnementaux passionnants, boudés par les grands médias, vont suivre, laissant à une nouvelle race de réalisateurs l’exclusivité entière des dossiers-chocs que des médias aseptisés n’osent plus traiter.Im iMi de l’eau démarre sur la «pé-trolisation» des eaux qu’une poignée de multinationales veulent transformer en marchandise, une opération présentée comme le fin du fin de la rationalisation économique.Un banquier explique qu’il suffira de subventionner VOIR PAGE A 8: EAU s LE DEVOIR, LE MARDI 19 MARS 2 0 0 2 A 4 LES ACTUALITES Soldats canadiens en Afghanistan Chrétien ne souhaite pas être davantage informé HÉLÈNE BUZZETTI DE NOTRE BUREAU D'OTTAWA Avoir été tenu dans l'ignorance pendant huit jours avant d’apprendre que les soldats canadiens avaient fait des prisonniers en Afghanistan n’a pas dérangé le premier ministre.Au point que Jean Chrétien n’estime pas nécessaire d’être informé plus régulièrement des faits de guerre des troupes.M.Chrétien a ainsi reconnu en entrevue hier soir sur CBC qu’il ne savait pas si les soldats canadiens avaient arrêté d’autres talibans ou membres du réseau al-Qaïda.•S’ils en ont fait, je ne sais pas.Ils ne me disent pas chaque jour combien de personnes ont été abattues, a-t-il dit.Ce n’est pas de l’information que j’ai besoin de savoir.S'ils sont en situation de combat, ils ne se disent pas qu’ils doivent informer le premier ministre qu'il y a un, deux ou trois corps là.Ils font leur travail.» «En autant qu'ils respectent les règles d’engagement, ils doivent faire leur travail.Ce n'est pas un paquet de bureaucrates, ces soldats.» M.Chrétien a dit ne pas ressentir la nécessité d’être informé plus régulièrement.«Les forces cana- diennes font du bon travail et ils [sic] nous informent régulièrement.Je ne pense pas que j'ai besoin d’être informé d’heure en heure.J’ai confiance en eux.» la controverse avait éclaté à Ottawa à la fin janvier parce que le premier ministre avait qualifié (Y«hypothétiques» les questions concernant le traitement qui serait accordé aux prisonniers afghans faits par les Canadiens puisque la situation ne s’était pas encore présentée.Or, au moment de cette déclaration, les soldats canadiens déjà avaient fait trois prisonniers.Le ministre de la Défense Art Eggleton, qui avait été mis au courant, n’avait tout simplement pas jugé nécessaire d’en faire part au premier ministre.«Le fait que je n’aie pas été informé n’a pas eu de conséquence.Il a dit qu’il ne m’a pas informé plus vite parce que c’était un peu confus.[.] Cela n’a pas changé la situation matérielle que je sois informé ou pas.» La chose a toutefois eu des conséquences sur son ministre, qui a dû comparaître devant un comité pour dire exactement à quel moment il avait été informé et expliquer pourquoi il avait fourni deux versions des faits à la Chambre des communes.EN BREF / f’i \ -, - ARCHIVES LE DEVOIR Au Mexique, comme ailleurs dans le monde, nombre de personnes doivent fouiller dans les déchets pour survivre.i À l’aube du sommet de Monterrey, un rapport accablant sur l’aide internationale Uavarice des pays riches Plus d’un milliard de personnes vivent avec moins d’un dollar par jour, et pourtant l’aide internationale ne cesse de diminuer Birdair plaide coupable (IjC Devoir) — la compagnie Birdair, responsable de la conception du nouveau toit du stade olympique, a plaidé coupable hier à des accusations d’utilisation de plans non-conformes lors de la première journée d’audiences qui se sont ouvertes hier en Cour du Québec.Rappelons qu’en janvier 1999, la toile du stade s’était effondrée sur le parterre d’exposition du salon de l’automobile quelques jours avant l’ouverture officielle de l'événement L’Ordre des ingénieurs avait entamé des poursuites contre la compagnie américaine.Celle-ci a toutefois réfuté hier les accusations d’exercice illégal de l’ingénierie.La Régie des installations olympiques (RIO) poursuit elle aussi l’entreprise pour une somme de 50 millions $.Mike Harris n’y croit pas Toronto (PC) — Mike Harris, le premier ministre démissionnaire de l’Ontario, croit que la cause indépendantiste est bel et bien morte au Québec.Au cours d’une entrevue, celui qui a beaucoup marqué la scène politique canadienne au cours des dernières années, a souligné hier que jamais les souverainistes ne gagneront leur cause.«Je ne crois pas que la séparation l’emportera à aucun moment, ni maintenant ni dans le futur», a-t-il déclaré.Par ailleurs, M.Harris, a insisté pour dire qu’il n’avait pas l’intention de faire un retour en politique un jour.«Je ne prévoyais à aucun moment d’être un politicien de carrière et j’ai senti que j’avais réalisé un grand nombre d'objec-tijs que je m’étais fixés.» BUDGET 2002-2003 Publications Québec S « 1H Dlif I >002-2001 Énoncé coniplémoiii»'’'-1 à In politique1 budgétaire du oMiYtT'nemenl Québec ! En vente le 19 mars à compter de 16 h à la librairie Renaud-Bray du Complexe Desjardins (514) 288-4844 et à la librairie Les Publications gouvernementales 1185, rue Université (514) 954-1633 20,95 $ Also available in English Les Publications du Québec Téléphone : Télécopieur : (418)643-5150 (418)643-6177 1 800 463-2100 1 800 561-3479 www.publicationsduquebec.gouv.qc.ca AVIS AUX ENTREPRISES INDIVIDUELLES ET AUX SOCIÉTÉS IMMATRICULÉES AU QUÉBEC 30 avril 2002- Date limite de production de la déclaration annuelle 2002 pour les entreprises individuelles (personnes physiques) et les sociétés.L’Inspecteur général des institutions financières rappelle qu'il est obligatoire de produire la déclaration annuelle 2002 avant le 30 avril 2002.Si vous avez reçu une déclaration annuelle préimprimée de ITGIF, elle doit être vérifiée, complétée s’il y a lieu, signée, accompagnée des droits prescrits et retournée à l'IGIF dans l'enveloppe préadressée ou encore être déposée électroniquement dans les services en ligne Internet de l'IGIF (www.iqif.gouv.qc.ca) lorsqu'il n’y a pas de modification.S'il s’agit de votre première déclaration annuelle à produire et qu'elle parvient à nos bureaux avant le 30 avril 2002, cette dernière est gratuite.Notez qu’après cette date, les droits pour production tardive sont exigibles, soit 50% du tarif qui aurait été applicable en situation régulière.Pour les entreprises individuelles, 16 S (32$ X 50%) et les sociétés 24 $ (48$ X 50%).Si vous n'avez pas reçu votre déclaration préimprimée, communiquez avec l'IGIF aux numéros de téléphone suivants : Renseignements: Région de Québec : (418) 643-3625 Ailleurs au Québec : 1 -888-291 -4443 Inspecteur général des institutions financières Québec " n On prépare l'avenir GUY TAILLEFER LE DEVOIR \ A moins d’une réforme en profondeur des institutions financières internationales et des com-portements des pays riches à l’égard du Sud, «l’aide étrangère sera de plus en plus considérée comme une activité négligeable, un simple rouage dans un ordre établi où la pauvreté est jugée acceptable», dit un rapport international produit par une coalition de 35 ONG des quatre coins du monde.Alors que s’ouvre à Monterrey, au Mexique, le sommet de l’ONU sur le financement du développement, cette importante étude rendue publique aujourd’hui pointe un doigt accusateur en direction des pays riches et documente leur stupéfiante avarice.Elle note que sous les beaux discours tenus depuis trente ans, on assiste dans les faits à une détérioration massive de l’aide internationale, pendant que 1,2 milliard de personnes dans le monde, pour la plupart des femmes et des enfants, doivent encore se débrouiller avec moins d’un dollar américain par jour — et que 150 millions d’enfants, disait encore un tout récent rapport de ITJNICEF, souffrent de malnutrition dans les pays en développement Peut-on espérer que le sommet de Monterrey procédera aux profondes réformes réclamées dans ce rapport intitulé Bilan de l'aide 2002?Pas très optimistes, ses auteurs prophétisent une nouvelle fournée de phrases creuses.Le «consensus de Monterrey», la dé- 1007, rue Laurier Ouest, Outremont • Tel.: 274-2442 BOUTIQUE claration finale du sommet concoç-tée par l’ONU et que les chefs d’Etat seront invités à entériner en fin de semaine, «est un document profondément stérile, sans aucun engagement à l’égard d’une série même modeste de nouvelles propositions sur l’élimination de la pauvreté».Un document «vide comme une cloche», affirmait hier Gerry Barr, pdg du Conseil canadien pour la coopération internationale (CCCI), membre de la coalition.Jamais les 30 pays membres de l’OCDE n’ont été aussi riches et jamais «ils n ’ont été aussi radins», écrit-on dans le rapport, fi y a des statistiques qui ne mentent pas: ¦ La richesse par habitant dans les pays donateurs a doublé depuis 1961, pour se rapprocher de 30 000 $ par année en 2000, alors que leur aide par habitant est inférieure à ce qu’elle était il y a quarante ans; ¦ L’aide s’est particulièrement tarie dans les années 90: elle a régressé de 12 % depids le Sommet de la terre de Rio en 1992.les donateurs y consacrent aujourd'hui «une part lamentable de leur richesse» — 0,19 % de leur PNB en 2000.«Ça n’a jamais été aussi insignifiant.» C’est en tout cas très loin de l'objectif de 0,7 % que les riches s'étaient promis d’atteindre dès 19(39.Avec le résultat que l’aide des Etats-Unis (que le président George W.Bush veut faire passer, vient-il tout juste d’annoncer, de dix à 15 milliards sur trois ans) dépasse à peine 0,1 % de son produit national brut Celle du Canada (2,2 milliards de dollars canadiens pour 2002-2003) représente 0,26 % de son PNB.Si tant est que l’on puisse encore parler d’aide, ajoute le Bilan., qui étudie les tendances de l’aide au développement depuis une dizaine d’années, les compressions budgétaires en ce domaine «ont été beaucoup plus marquées que dans les autres secteurs de dépenses publiques».Il n’a aucun scrupule à soutenir que les pays riches ont au moins en partie effacé leurs déficits budgétaires sur le dos des pays pauvres.Plan d’action Encore que l’augmentation de l'aide, bien qu’essentielle, ne serait pas pour autant une panacée.Car non seulement cette aide a-t-elle diminué, mais elle est aussi très mal utilisée.«Sauf à tracer la voie d’une restructuration des relations financières, commerciales et écologiques dans le monde, il sera impossible d’éliminer la pauvreté par le seul moyen de l’aide.» Dans l’état actuel des choses, dit la coalition, les pratiques de coopérations dictées par le Nord dans l’irrespect des situations locales aggravent souvent la pauvreté et les inégalités.Dans un plan d’action en six points, le Bilan.plaide pour l’application de la règle du 0,7 % du PNB, ce qui dégagerait une somme de 100 milliards.Ce qui n’est pas tant demandé au regard des dizaines de milliards dégagées au nom de la «guerre contre le terrorisme» depuis le 11 septeipbre dernier; ou du fait que les Etats-Unis dépensent 33 fois plus pour l'armée que pour l’aide.Le document recommande l’an- nulation inconditionnelle de toutes les dettes des 52 pays les plus pauvres (une somme de 71 milliards en comparaison des 53 billions que totalisent les actifs financiers des pays avancés de l’OCDE).Il propose en outre que soient réduites les obligations pour les pays pauvres d’avoir recours à la coopération technique (CT) provenant des pays donateurs.Les pays en développement sont souvent obligés de payer pour des «conseils coûteux et souvent inadaptés».Le Japon est un beau cas: pour lui acheter des services dans le cadre de son aide bilatérale, le Népal est tenu de conclure des contrats en yen avec des ressortissants japonais par ailleurs exonérés d’impôts et de droits de douane.Dans les faits, signale par ailleurs le rapport, «une bonne partie de l’aide étrangère est dépensée à l’intérieur du pays donateur».Dans la même veine, il faudrait absolument renverser la tendance des donateurs et des institutions internationales à lier leur aide à des dizaines de conditions.Le FMI a fixé en moyenne 114 conditions pour les prêts accordés aux pays de l’Afrique subsaharienne en 1999.Les exigences des créanciers, souligne le rapport, sabotent trop souvent la capacité des autorités locales à lutter contre la pauvreté.Un peu plus de souplesse, dit M.Barr sans se faire d’illusions, ne ferait pas de tort Dans la plupart des pays pauvres, faut-il le rappeler, on consacre plus d’argent à payer sa dette qu’à faire des dépenses en santé et en éducation.U N I V g R 8 I T | Concordia Jeudi, 21 mars 2002 Université Concordia 1455, boulevard de Maisonneuve Ouest Pavillon Henry F.Hall, salle H-110 Métro Guy-Concordia Vendredi et samedi, 22 et 23 mars 2002 UQÀM Université du Québec à Montréal Pavillon Judith-Jasmin (J-M400) 405, rue Sainte-Catherine Est Métro Berri-UQAM COLLOQUE SUR LES LEADERS DU QUÉBEC CONTEMPORAIN 1970-1976 1985-1994 Robert Un bâtisseur Bourassa tranquille Commanditaire principal Hydro Québec Québec SS SNC • 1.AYAIJN T T— r LE DEVOIR ACTUALITES HOMMAGE SUITE DE LA PAGE I pour -quelqu’un d’aussi indépendant, d’aussi anticlérical».Le comédien Jean-Louis Roux a plutôt vu un délicieux paradoxe dans cet ultime passage par l’église.Pour lui.-à coup sûr» son ami de toujours aurait apprécié de se retrouver ainsi en porte-a-faux en lançant un -rire éclatant».-Riopelle n'était pas croyant, mais ce n’était pas un fanatique», a dit l’acteur qui préside aussi le conseil d'administration du Conseil des arts du Canada La cérémonie était organisée autour de témoignages d’amis, de membres de la famille et de dignitaires, l’ensemble composant un rituel sobre, émouvant, mais emprunt de solennité.John Porter, le directeur du Musée du Québec, appelait les témoins successifs et imposait un assez long silence respectueux après chacune des confidences publiques.Le radiologiste Champlain Charest, un des grands compagnons de Riopelle, a cassé la glace en évoquant lé souvenir de leur première rencontre, à Paris, à la fin des années 1960.D a parié avec émotion et tendresse de la -joie de vivre» et des -idées folles» de son ami dont les dernières années ont tout de même été marquées par une profonde mélancolie.Chacun y est allé d’une anecdote.Une des plus touchantes a été confiée par une cousine, lise Riopelle.Elle a rappelé que «Jean-Paul» allait à la chasse avec un de ses copains infirme en le portant sur son dos, avec cette seule explication lancée à la volée: -C’est mon ami et c’est normal que je lui prête mes jambes.» Un petit-fils du peintre a commencé son propre témoignage en lançant un tonitruant -Qu ’est-ce qu ’on boit?», une référence aux habitudes de surconsommation de son grand-père qui a bien fait rire l’assemblée.Trois prestations musicales ont coloré le service funèbre.Une Fantaisie de Mozart à l’orgue, uné pièce de jazz jouée au piano par Vie Voguel, un ami de Riopelle, et puis le rendu a cappella d’un rap de Loco Locass, VHommage a Rio, un coup de chapeau et de langue à VHommage à Rosa Luxemburg, la dernière grande œuvre de Riopelle, une murale de 40 mètres maintenant installée en permanence au Musée du Québec, à l’abri de la neige et de l’oubli.GARDE SUITE DE LA PAGE 1 On croit rêver.Faut-il rappeler que le peintre n’avait laissé aucune directive cérémonielle avant de s’éteindre lundi dernier, à 78 ans?Faut-il rappeler que la décision de tenir les funérailles publiques dans le grand temple relié à l’histoire personnelle de Riopelle est revenue à sa dernière compagne, Huguette Vachon?Faut-il redire que la cérémonie d’hier était complètement dépouillée de rituels religieux, sans messe ni sermon.Comme l’a résumé un autre professeur d’université, il s’agissait finalement d’un «événement laïc en terre catholique».Alors d’où vient la position cabocharde?Peut-être d’une de ces désolantes chicanes d’héritiers et d’intimes qui suivent et entachent si souvent la mort des grands.Déjà, en 1998, le célèbre peintre faisait l’objet d’une requête de mise en tutelle en Cour supérieure.Considérant que son père présentait «des déficits cognitifs significatifs», le rendant inapte à gérer son œuvre, sa fille Yseult réclamait la création d’un conseil tutorial.La cause ne s’est rendue à terme et c’est Huguette Vachon qui a continué à veiller sur l’œuvre de son compagnon.En tout cas, ce refus global de tout ce qui sent le cu-reton témoigne d’une attitude figée, d’un immobilisme idéologique désolant Les historiens pourront rappeler que la société religieuse du Québec d’autrefois, ce Tibet catholique décrit par Claudel lors de son passage, fut tout de même vivante et remuante à sa manière, ce dont témoignent d’ailleurs de plus en plus les recherches sur les avant-courriers de notre mpdernité, bien avant le Refus global.Oui, certainement l’Eglise imposait autrefois une chape de plomb, mais on n’y existait pas seulement sous la férule.D’ailleurs, Borduas lui-même a commencé ses activités de peintre comme apprenti d’Ozias Leduc, dont tous les contrats, ou presque, provenaient d’ecclésiastiques éclairés.En plus, l’image passéiste de l’Eglise que colportent encore les modernistes ne correspond plus à la réalité, mais alors plus du tout.Où est-elle maintenant ici, au Québec, cette institution puissante et opprimante?Dans ce cas, franchement l’ancienne avant-garde a mené un çombat d’arrière-garde.Et comme le souhaitait Paul-Emile Borduas dans le Refus global, il faudra bien un jour en finir avec «l’assassinat massif du présent et du futur à coups redoublés du passé».LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9e étage, Montréal (Québec), H3A3M9 EU Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration: (514) 985-3333 Le site Internet du Devoir: www.ledevoir.com La publicité Au téléphone Par télécopieur Extérieur de Montréal (514) 985-3399 (514) 985-3390 1-800-363-0305 (sans frais) Les avis publics et appels d’offres Au téléphone (514) 985-3344 Par télécopieur (514) 985-3340 Les petites annonces Au téléphone (514) 985-3322 Par télécopieur (514) 985-3340 Les abonnements Au téléphone (514) 985-3355 du lundi au vendredi de 7h30 à 16h30 Par télécopieur (514) 985-5967 Par courriel abonnements@ledevoir.com Extérieur de Montréal 1-800-463-7559 (sans frais) U Devo& est publié du lundi au samedi par l^e Devoir Inc.dont le siege social est situé au 2050, rue De Bleury.S' etage.Montréal.(Québec).H3A 3M9.Il est imprimé par Imprimerie Québécor St-Jean.800, boulevard Industriel.Saint-Jean sur le Richelieu, division de Imprimeries Québécor Inc.612.rue Saint-Jacques Ouest, Montréal.L’agence Presse Canadienne est autorisée à employer et a diffuser les informations publiées dans Le Devoir.Le Devoir est distribué par Messageries Dynamiques, division du Groupe Québécor Inc.900, boulevard Saint-Martin Ouest, l^ival.Envoi de publication — Enregistrement n‘ ÜR58.Dépôt légal Bibliothèque nationale du Québec Pas de kirpan à Pécole La commission scolaire Marguerite-Bourgeoys a tranché la question Points d’impôt: Charest refuse d’appuyer Landry JEANNE CORR1VEAU LE DEVOIR Le kirpan sera interdit à l’école.Ainsi en ont décidé hier soir les commissaires de la commission scolaire Marguerite-Bourgeoys appelés à se prononcer sur le port de ce couteau qui revêt pour les sikhs une valeur de symbole religieux.Les élus ont ainsi jugé que la séçurité des élèves prévalait sur la liberté de religion.A l’unanimité, les commissaires ont décidé de maintenir la décision rendue il y a trois semaines par l’école Sainte-Catherine-Laboure, à LaSalle, qui avait interdit à un élève de 12 ans de porter un kirpan dans les murs de l’établissement.Nombreux à s’être déplacés pour assister à l’assemblée, les parents ont applaudi le verdict rendu par les commissaires.-Pour nous, c’était la décision à prendre, a indiqué Daniel Boily, président du Conseil d’établissement, visiblement soulagé par la décision des commissaires.Avec tout le tarage et toute la violence qu ’on voit dans les écoles, on ne pouvait pas permettre le port d’arme blanche dans l’établissement.On ne réfute pas que ce soit un objet religieux, mais pour nous, ça reste une arme blanche, un couteau.» La controverse autour du kirpan a commencé en novembre dernier quand un parent a découvert qu'un élève de l’école SainteCalherint^Labouné portait à sa taille un kirpan.Des premières négociations avaient permis d’atteindre un compromis: l'enfant pourrait fréquenter 1 école s’il enveloppait l’arme d’un étui cousu.Cédant aux inquiétudes du conseil d’établissement la direction de l’établissement s’est toutefois ravisée et a renvoyé le jeune garçon chez lui.Comme les parents jugeaient que RETRAIT SUITE DE LA PAGE 1 L’annonce de ce repli intervient le jour même de l’arrivée en Israël de Dick Cheney, une journée marquée par un calme relatif bien que les tensions restent très vives.Les efforts d’apaisement en cours ont toutefois été contrariés après la tombée de la nuit par de nouveaux affrontements qui se sont soldés par la mort de trois Palestiniens dans les territoires autonomes.«Si tout va bien, je crois que nous avons une bonne chance de proclamer un cessez-le-feu», a déclaré le ministre israélien de la Défense, Binyamin Ben-Eliezer, en évoquant le repli de Tsahal.Dans la journée, Zinni avait réuni dans un hôtel de Jérusalem des généraux israéliens et des responsables palestiniens de la sécurité, dans le cadre de la commission trilatérale de sécurité réunissant Israéliens, Palestiniens et Américains.Il a déclaré que les discussions avaient été «professionnelles, sérieuses et constructives» et qu’il avait été question de différents points liés à l'application du plan de sécurité proposé en juin dernier par le directeur de la CIA George Tenet A son arrivée, Cheney, dont Israël est l’avant-dernière étape d’une tournée de 11 pays du Moyen-Orient, a rencontré aussitôt le premier ministre israélien Ariel Sharon, mais l’Autorité palestinienne refuse qu’il voie tout autre responsable que Yasser Arafat, qu'il hésite encore à rencontrer.Dans la soirée, Cheney et Zinni ont mangé avec Sharon.Selon une source diplomatique occidentale, les Américains n’ont pas programmé de rencontre avec Arafat parce que l’administration Bush ne veut pas «récompenser» le président palestinien tout en l’accusant de ne pas faire suffisamment d’efforts pour prévenir les attentats contre des Israéliens.EAU SUITE DE LA PAGE 1 les pauvres avec l’argent que l’État retirera de ce commerce pour étancher la soif de tous.On pressent la plume de Richard Desjardins quand le narrateur, Julien Poulin, conclut lapidairement «S’il suffit d’avoir des idées aussi brillantes pour réussir, on se demande pourquoi on n’est pas plus riche.» Le documentaire évoque l’énorme valeur des eaux souterraines québécoises que ciblent les multinationales de l’eau d'autant plus facilement qu’on peut légalement puiser dans tout terrain qu’on possède.Même la commission Beauchamp a occulté le débat sur leur nationalisation.D faut entendre André Hébert, de Franklin, qui a déboursé 40 000 $ avec ses voisins pour neutraliser un projet industriel de la multinationale Danone, raconter qu’il n’aurait pas d’objections au commerce étatique de cette eau.si cela profitait aux assoiffés de la Terre.L’équipe de La Loi de l’eau, une nouvelle production de l'ACPAV, a suivi de près les travaux de la commission Beauchamp, qui remettait son rapport il y a deux ans.Le film, qui en fournit de succulents extraits, rappelle que le ministère de l'Environnement du Québec — l’accusé principal du documentaire — n’a aucune vue d’ensemble des eaux souterraines du Québec, comme l’a souligné la commission Beauchamp, qu'il procède cas par cas avec les projets des promoteurs, qu'il facilite la cession irréversible de droits de pompage sans exiger — ce qu’il aurait fallu souligner — que les industriels cessent de pomper dés que les réserves présentes avant leur arrivée diminuent au point de nuire à leurs voisins.Présentement, note le documentaire à juste titre, les voisins des embouteilleurs doivent poursuivre les embouteilleurs à leurs frais et assumer un fardeau de la preuve qui dépasserait souvent la capacité du ministère public s’il devait justifier ses positions en audience publique, le seul forum adapté à ces difficiles arbitrages.Monderie soulève toute une autre série d’enjeux avec la gestion des eaux de surface: presque la moitié de la pollution toxique du fleuve vient des Grands lacs: le régime d’autorisation est un vaste système de «permis de polluer», tout comme les normes, qui légalisent un certain niveau de pollution jugé acceptable tout en leur fils ne pouvait se séparer de son arme, ils ont prelU né le garder à la maison et ont demandé à la commission scolaire de reviser la decision rendue par l’école.•Une direction d’école doit assurer la sécurité de l’ensemble des élèves.Cest ce qu’elle a fait et c’est ce que nous avons jugé quelle détail foire.On est dans une société où malheureusement la violence existe.Iss parents notes ont clairement dit que tout objet ressemblant à une arme blanche détail être interdit.Mais mws n'atans pas l'intention de brimer les droits religieux de qui que ce soit», a expliqué Jean-Marc Crête, président de la commission scolaire, pour justifier le verdkl des élus.«Je suis très surpris et déçu de cette décision car c'est un symbole religieux pour nous.Il ne peut pas aller à l’école sans son kirpan».soutient Balvir Multani, le père du jeune Gurbaj.Dès ce matin, il consultera son avocat, Mr Julius Grey, pour déterminer quelle stratégie adopter pour respecter ses convictions religieuses.Celui-ci a déjà indiqué son intention de s’adresser à la Cour supérieure pour régler le litige.-Nous ne pouvons aller à l’encontre de ce que nous a enseigné le prophète», croit Santdir Singh, un étudiant de l’université McGill qui accompagnait M.Multani hier soir.Les principes de la religion sikh obligent le port d’un kirpan jour et nuit et «ce n 'est pas un instrument pour tuer des gens», a-t-il rappelé.A Vancouver où il a grandi, M.Singh a fréquenté l’école avec un kirpan à sa ceinture sans jamais être importuné.C'est la première fois au Québec que les autorités scolaires ont à se prononcer sur la question du kirpan.En Ontario, un tribunal a déjà tranché en faveur d'un professeur à qui la commission scolaire avait interdit le port du kirpan.«Je me demande bien comment Cheney peut dire qu'il cherche la paix entre Palestiniens et Israéliens en rencontrant le chef d’un des deux camps sans renamtrer celui de l’autre», a réagi le négociateur palestinien Saëb Erekat Le vice-président a réaffirmé l’attachement de son pays à la trêve et à la relance de négociations de paix en vue d'aboutir, selop sa nouvelle «vision» officielle, à la coexistence d’un Etat palestinien et d’Israël dans des frontières reconnues et sûres.Il a exhorté Arafat à renoncer à la violence comme moyen d'action politique et à juguler le terrorisme, m;iis il a aussi annoncé son intention de pousser Israël à «alléger les épreuves économiques dévastatrices que cmnais-sent les enfants, femmes et hommes palestiniens innocents».Le représentant spécial de l’Union européenne pour le Proche-Orient, Miguel Angel Moratinos, qui a rencontré Arafat hier, s’est pour sa part dit «encouragé par les informations obtenues de toutes les parties».Palestiniens outrés Le boycottage d’Arafat par Dick Cheney a provoqué une vive réaction de l’Autorité palestinienne.Aucune rencontre n’a été prévue au menu de cette visite avec des dirigeants palestiniens, mais l’entourage du numéro deux américain n’a pas totalement exclu une telle possibilité.Toutefois.l’Autorité palestinienne a accueilli avec indignation cette flagrante différence d’altitude envers les dirigeants israéliens et palestiniens et, pour dénoncer l’absence d’une rencontre Cheney-Ara fat, a assuré qu’aucun de ses représentants ne rencontrerait le vice-président «Nous sommes vraiment étonnés qu’un vice-président américain venant dans la région pmr discuter de sujets importants concernant le processus de paix s’apprête à rencontrer une partie et non l’autre», a déclaré le ministre palestinien de l’Information, Yasser Abed Rabbo.«C’est la première fois qu'une chose pareille se produit et c’est pourquoi nous avons décidé qu 'aucun responsable palestinien ne rencontrerait Cheney», a-t-il ajouté.mettant les pollueurs à l’abri de poursuites même lorsque les séquelles ou les impacts de leurs activités sont inacceptables.Quant au programme de dépollution du Saint-I.au-rent La 1-oi de l’eau rappelle que seules quelques dizaines d’entreprises sur les 2500 pollueurs industriels officiels ont été obligées de nettoyer leurs rejets par un ministère qui traite les pollueurs depuis le dernier règne libéral de «clients» et de -partenaires».Ceux qui ne le croient pas l’entendront dans la bouche de fonctionnaires qui décapent en deux secondes le vernis que d’habiles ministres ont appliqué sur les murs du ministère pour masquer ce que le commentateur qualifie de manque de rigueur, de transparence et de fermeté.Des termes qui rejoignent le jugement sévère de la commission Beauchamp.I^s agriculteurs, qui n’ont pas encore digéré Hacon, le film, vont certainement s’étrangler avec le portrait percutant de l’empoisonnement des cours d’eau aux pesticides: des cours d’eau dont les effluents polluent le fleuve plus que les pires égouts industriels, comme en fait foi la démarcation inquiétante de leurs eaux aux embouchures du Saint-Laurent Ils nous inquiètent, ces têtards incapables de se transformer en grenouilles en raison des surdoses de pesticides absorbés par leur peau.On trouvera révoltantes ces grenouilles à cinq ou six pattes, qu’on trouve dans les cours d’eau agricoles, résultat des mutations génétiques induites par les pesticides.Monderie aurait pu aussi évoquer les taux anormaux de cancers constatés chez les poissons.On est troublé par le témoignage de la D" June Irving, qui a relevé des taux anormaux de pesticides dans le sang des enfants.Mais on imagine avec hantise l’avenir avec le témoignage bouleversant d’un jeune artiste, né en campagne, rendu stérile par un milieu de vie imbibé de poisons agricoles, un milieu qu jl croyait à l'abri des dangers de la grande ville.A ceux qui soutiendront qu’un ministère de l’Environnement aussi peu aux commandes des eaux mériterait la poubelle politique, Monderie répond en relançant le débat en affirmant plutôt -On aurait intérêt à reconstruire un ministère de l'Environnement» au Québec.Mais le film s’arrête avant la question qui devait suivre: Québec peut-il relever ce défi et, s’il s’y attaque, qui en profitera?Une question d’autant plus pertinente que la refonte de la Loi québécoise de l’environnement pourrait bien privilégier des acteurs involontaires du film.PRESSE CANADIENNE Le chef libéral Jean Charest réitère son refus d’appuyer le gouvernement de Bernard landry (xmr revendiquer unanimement le transfert de points d'impôt d’Ottawa, justifiant son refus par les motivations politiques profondes du premier ministre à ce sujet.Le chef libéral a soutenu hier que le gouvernement péquiste revendique ce transfert de points d’impôt dans l'espoir d’aider son option souverainiste, alors que l’opposition libérale le revendique pour pouvoir mieux gérer le réseau de la santé, qui est actuellement sous-financé.Plaidant des finalités distinctes, il refuse donc d’apporter son appui au gouvernement Landry pour qu’une revendication unanime à ce sujet soit soumise au gouvernement fédéral.-Je ne l'appuierai pas, parce qu ’on ne poursuit pas les mêmes objectifs.» -Cette question des points d'impôt est au cœur du plan d'action qu'on a livré et qui a été vertement dénoncé par Bernard hindry et.soudainement.M.Ixmdry voudrait faire une grande messe au sujet du transfert de points d’impôt», s’est exclamé le chef liberal, outré.ENQUÊTE SUITE DE LA PAGE 1 dizaine de sociétés pour une période de dix ;uis, les revenus projetés du Groupe Vaugeois se chiffrent en millions.L’affaire fait suite aux révélations concernant Oxygène 9 et l’ancien directeur général du P;irti québécois Raymond Bréard, qui a encaissé 200 000 $ sur des subventions destinées à l’industrie culturelle.De passage dans la circonscription d'Anjou où se dU roule une élection complémentaire, le chef du Parti libéral du Québec, Jean Charest, a rappelé hier que le gouvernement landry doit accepter d'examiner à fond ces «pratiques douteuses |.| pour éviter que des gens ne profitent indûment, si c'est le ras, d’une situatùm de proximité avec le gouvernement», -(fue quelqu’un se réserve un pourcentage des subventions, que ce soit sous fi>rme de crédits d’impôt ou île subventions directes, ptmr nous c’est la même chose.C'est une pratique qui nous paraît suspecte.Et, pour cette raison-là, nous croyons que le gouvernement a maintenant des faits nouveaux qui vont l'amener à reetmsidérer la posititm qu ’il a défendue la semaine dernière», a-t-il déclaré.De son côté, le chef de l'Action démocratique du Québec, Mario Dumont, estime qu’il est de son devoir de talonner le gouvernement tant qu’il n’aura pas cédé.«Il semble qu’on a encore quelqu'un qui est très très proche du premier ministre et de quelques ministres importants, y compris M.Baril qui n ’est plus là, s’inquiète M.Dumont joint dans sa circonscription de Rivière-du-Ioup.[.] Ces programmes d'aide dessinés sur mesure ont été faits à la suite de pressions politiques des amis du régime.C’est sympathique de créer des emplois, mais le moins qu’on puisse dire c’est que ça soulève beaucoup de questions sur des aspects de justice et d'intégrité.Comment les politiques gouvernementales et les politiques d’attribution de fonds sont orientées, en fonction des besoins ou des amitiés?», questionne-t-il.En entrevue au Devoir la semaine dernière, le vice-président aux finances du Groupe Vaugeois, Die Ber-linguette, en l’absence de Sylvain Vaugeois actuellement hospitalisé, a soutenu que le mode de rémunération de son entreprise sied bien au développement dynamique de l’économie.Il reconnaît être payé au pourcentage en fonction de l’aide gouvernementale obtenue par les entreprises et les emplois ainsi créés.Selon les témoignages recueillis, certaines entreprises ont signé des entente's donnant une commission de 10 % au Groupe Vaugeois.Chez Tecsys par exemple, la croissance prévue en 1998 sur une période de dix ans avait permis au Groupe Vaugeois de faire des projections de revenus de 7,4 millions pour ce seul contrat Or, le Groupe Vaugeois a des ententes avec une dizaine de firmes de multimédia.Dans cette formule dite «à risque», le Groupe Vaugeois, tout comme Oxygène 9 dans son dossier avec les festivals membres du Regroupement [x>ur les événements majeurs internationaux (REMI), les entreprises clientes ne paient que si elles obtiennent des résultats.Il peut s'agir de subventions directes, de crédits d’impôt de contributions non remboursables ou de garanties de prêt.Dans le cas d’Oxygène 9 pour le REMI ou du Groupe Vaugeois dans le multimédia, l’obtention de l’aide gouvernementale ne nécessite aucun intermédiaire.Comme le souligne Omise Morin, directrice des communications d’investissement Québec, qui accrédite les entreprises désireuses de bénéficier du crédit d’impôt lié à la Cité du multimédia, il n’est toutefois «pas inhabituel» que les entreprises aient recours aux services de lobbyistes, de comptables ou de consultants.Il est impossible, en revanche, de quantifier le nombre d’entreprises, sur les 320 demandes d’accréditations soumises à Investissement Québec l’an dernier, qui ont fait appel à l’expérience d’un tiers.«On ne consigne pas d'informations sur les intermédiaires», indique Mme Morin.Pour Iaic Berlinguette, tout ça est un faux débat.Rien n’est illégal ni immoral.-Si vous demandez à n’importe qui au ministère des Finances ou à M.landry ce qu’il pense de l’action du Groupe Vaugeois au cours des cinq dernières années, je suis amvaincu qu'il va vous dire que ç’a été positif pour le Québec.Je suis absolument convaincu de ça.landry, c'est pas un menteur et il nous l’a dit à plusieurs reprises qu’il trouvait qu’on avait bien travaillé», a affirmé M.Berlinguette.Chose certaine, pour le chef libéral, la situation soulève un problème de transparence.L’aide aux entreprises prend la forme d'un crédit d'impôt de 40 % du salaire des employés des entreprises admissibles et, de ce fait, l’information sur qui reçoit combien, échappe* à l'examen public puisque La loi d’aexès à l’information ne s’applique pas.Z «v.du Préudent-K*nnedy f £• 1 j boul d« î 4s m ?rut Saint*-C«th«rin* ?i jtaxti-awt an Smith demeurent dans la lutte chez les releveurs.Robinson a déjà indiqué que Michael Barrett et Brian Schneider allaient être ses deux receveurs.L’échange d’un joueur polyvalent comme Geoff Blum aux Astros a nui aux chances de Sandy Martinez ou Randy Knorr, deux vétérans, d’être retenus comme troisième receveur.Le directeur général Omar Minaya a échangé Blum aux Astros en retour du joueur de troisième but Chris Truby parce qu’il est presque assuré que Fernando Tatis ne commencera pas la saison avec les Expos.Opéré au genou gauche en août der- nier, il souffrait déjà de l’épaule droite à l’époque et il s’est blessé à nouveau dès le début du camp.Il n’a pas encore pris part à aucun match.Pourtant, avec Tatis dans la formation, les Expos auraient eu un personnel d’avant-champ comparable à celui des meilleures formations avec Lee Stevens au premier, Jose Vidro, un joueur étoile au deuxième, et Orlando Cabrera, un gant d’or à Tinter.Truby, qui a déjà montré certaines lacunes en défensive, commencera la saison au troisième.Les Expos sont privilégiés de compter sur un gars comme Mike Mordecai, qui sera le premier réserviste à Tavant-champ.Pour le reste, ça se complique un peu.Andres Galarraga est revenu au bercail et il excelle toujours en défensive.Mais il ne peut jouer qu’au premier et en fin de match, on devra sans doute le remplacer par un coureur suppléant Viennent ensuite les Henry Mateo et Tomas De La Rosa qu’on a vus en septembre dernier, Scott Hodges, qui a fait belle impression, Brandon Phillips, qui est un joueur d’avenir, et Andy Tracy, qui connaît un camp atroce.Pour ce qui est du champ extérieur, le seul joueur qui est vraiment assuré d’un poste présentement est Guerrero.On a invité les vétérans Jose Canseco, Felix Jose, deux puissants cogneurs, et Lance Johnson.Du groupe, Johnson est le plus polyvalent, mais il connaît un camp ordinaire.José est un frappeur ambidextre, ce qui est toujours intéressant pour un réserviste.Quant à Canseco, il n’a qu’à montrer à Robinson qu’il est encore capable de capter la balle au champ gauche et il aura son poste.Le jeune Brad Wilkerson aura certes sa place dans la gauche.On le gardera ne serait-ce que par mesure défensive en fin de match.La véritable bataille se livrera au champ centre entre Peter Bergeron et le jeune Ron Calloway.HOCKEY ASSOCIATION DE L’EST Section Nord-Est G P NDPBP BC Pts Boston 36 21 5 7 200170 84 Toronto 35 20 9 4 198170 83 Ottawa 35 21 8 5 212171 83 Montréal 28 2711 3 175182 70 Buffalo 28 30 9 1 177171 66 Section Atlantique Philadelphie 37 20 8 3 204157 85 N.Y.Islanders32 25 7 3 196186 74 New Jersey 30 25 9 4 164157 73 N.Y.Rangers 30 32 4 4 18921768 Pittsburgh 27 32 6 4 169202 64 Section Sud-Est Caroline 28 2314 5 185195 75 Washington 27 31101 186211 65 Tampa Bay 24 32 9 3 144170 60 Floride 19 37 7 5 150208 50 Atlanta 17 41 8 4 160247 46 ASSOCIATION DE L’OUEST Section Centrale x-Detroit 48 13 6 2 219150104 Chicago 35 2211 1 188177 82 St.Louis 33 23 8 3 178154 77 Nashville 25 3211 0 162183 61 Columbus 19 38 8 3 137200 49 Section Nord-Ouest Colorado 40 22 7 1 183143 88 Vancouver 33 28 6 3 213186 75 Edmonton 30 2611 3 178165 74 Calgary 27 2911 3 170188 68 Minnesota 23 2811 7 167198 64 Section Pacifique San José 36 21 8 3 202166 83 Los Angeles 33 22 9 4 182157 79 Phoenix 32 22 9 5 179172 78 Dallas 31 23 9 4 183178 75 Anaheim 24 35 7 3 154173 58 x-se qualifie en vue des séries éliminatoires Hjer Montréal 1 Caroline 1 Minnesota 4 Calgary 2 Tampa Bay 3 Philadelphie 3 Pittsburgh 4 Atlanta 2 Dallas à Chicago Los Angeles à San José Aujourd’hui Phoenix à Boston, 19h00 Ottawa à Buffalo, 19h00 Vancouver à N Y Rangers, 19h00 N.Y Islanders à Toronto, 19h30 Anaheim à Detroit, 19h30 Nashville à St.Louis, 20h00 Washington au Colorado, 22h00 Demain Phoenix à Pittsburgh, 19h30 Atlanta à Tampa Bay, 19h30 Montréal en Floride, 19h30 Columbus au Minnesota, 20h00 St.Louis à Dallas, 20h00 New Jersey à Chicago, 20h30 San José à Edmonton, 21 hOO Jeudi N.Y.Rangers à Ottawa, 19h00 Vancouver à N.Y.Islanders, 19h00 Anaheim à Philadelphie, 19h00 Floride en Caroline, 19h00 Detroit à Columbus, 19h00 Boston à Buffalo, 19h30 Washington à Toronto, 19h30 New Jersey à Nashville, 20h00 San José à Calgary, 21h00 Colorado à Los Angeles, 22h30 Canadien 1, Carofine 1 Un précieux point signé Théodore GUY ROBILLARD PRESSE CANADIENNNE Raleigh, Caroline du Nord — La recette semblait de nouveau vouloir fonctionner en Caroline et le tableau indiquait que le match était terminé par une victoire de 1-0 du Canadien.Mais une reprise a alors démontré qu’un tir des poignets de Sarni Kapanen avait bel et bien pénétré dans le filet, et non heurté le poteau, à 10,4 secondes de la fin.Le match s’est donc conclu 1-1 après cinq minutes de jeu supplémentaire, même si le Canadien s’est essayé à trois attaquants à quatre contre quatre.Théodore a dû arrêter Erik Cole, seul devant lui, puis frustrer le défenseur Marek Malik de la jambière.La recette est la suivante: José Théodore a tenu son équipe dans le match au cours des deux premières période, Richard Zednik a inscrit son 18e but à la troisième, et le Canadien allait l’emporter 1-0.Grâce à ce match nul, le Canadien a porté à deux points son avance au huitième rang de l’Association de Test sur les Rangers de New York et leur nouvelle acquisition Pavel Bure.Les Hurricanes n’ont plus rien à perdre, assurés à toutes fins utiles de terminer au premier rang de la faible section Sud-Est, ce qui leur vaudra d’être classés au troisième rang de l’Association de Test Mais il n’empêche que Théodore risque de leur taire pousser des boutons, des furoncles, voire des ulcères à la suite de ses deux dernières performances contre eux.Surtout aux membres du trio de Ron Francis, souvent frustrés.Hier, Théodore a été choisi la première étoile pour une 16° fois et parmi les trois étoiles une 26' fois, ce qui lui donne 130 points et lui permet de devancer le record de 125 de Patrick Roy au classement de la coupe Molson (mais il faut savoir que les points sont maintenant donnés 5-5-5, alors qu’ils étaient 5-3-1 à l’époque où Guy Lafleur dominait outrageusement).A ses quatre dernières sorties, Théodore a affronté respectivement 42,42,33 et 42 lancers, soit 67 de plus que ses adversaires, mais accordé seulement huit buts, permettant au Canadien de demeurer invaincu à ses trois derniers matchs (1-0-2).Ira réaction du Canadien a été mi-figue mi-raisin à la suite de ce match nul.-C’est plate de perdre un match et un jeu blanc de cette façon, a constaté José Théodore, sauf que c’est un très gros point pour nous.» L’entraîneur Michel Therrien a corroboré les propos de son gardien.-Cest sûr que de laisser s’échapper la victoire à 10 secondes de la fin, ça fait toujours mal.a dit Therrien.Mais si on nous avait dit qu’on amasserait trois points sur quatre en deux matchs contre les Hurricanes, on aurait été très satinait.Il faut regarder ça plus globalement» Therrien n’a pas vanté exagérément son gardien peut-être afin de ne pas critiquer indirectement les autres joueurs, mais quand quelqu'un lui a souligné que son équipe avait été chanceuse d'arracher un point, il s’est contenté de répondre: -On va le prendre, le point.» Au sujet du but égalisateur à la toute fin, Therrien et Théodore ont tous deux dit avoir cru que la rondelle avait touché la barre horizontale: -Je pensais qu'il n'y avait pas de but, mais quand on a vu la réprise, la rondelle était bel et bien dedans», a reconnu Therrien.-Je pensais vraiment que la rondelle avait frappé la barre horizontale quand je l’ai vue rebondir devant moi, a de son côté souligné Théodore.C’était un lancer voilé que je n’ai pas vraiment bien vu.» Cas de dopage aux Jeux olympiques de Salt Lake City Beckie Scott et l’AOC interjettent appel auprès du Tribunal du sport LORI EW1NG PRESSE CANADIENNE Quand Beckie Scott a effectué une visite chez la compagnie de ski Madshus, hier, à Biri, en Norvège, les employés du fabricant lui ont remis une médaille.Le moment a été magique.-Ils ont fait un petit podium et m'y ont fait monter afin de me remettre une petite médaille d'or», a relaté la fondeuse de Vermillon, en Alberta.-Beaucoup de gens que j'ai rencontrés m'ont dit que j'étais la véritable médaillée d'or.» Scott et l'Association olympique canadienne ont interjeté appel auprès du Tribunal du sport unissant leurs ef forts à ceux de l’Association olympique norvégienne, afin qu’on retira toutes leurs médailles aux athlètes pris en défaut de dopage aux Jeux de Salt Lake City.Ira groupe réclame en outre la disqualification des skieurs qui ont été reconnus coupables de tricherie, mais qui ont pu conserver les médailles acquises plus tôt au cours des Jeux.L’AOC allègue que sa demande a comme fonde- ment les dispositions mêmes de la Charte olympique.L'appel interjeté porte sur le cas des deux fon-deuses russes, Olga Danilova et Larissa Lazutina, qui ont obtenu des résultats positifs à un test de dépistage de substances interdites effectué à l’issue de l’épreuve du 30 km classique, le 21 février.Expulsées des Jeux, elles ont toutes deux perdu leur médaille.Iras deux mêmes athlètes avaient remporté, le 15 février, l’or et l’argent de l'épreuve de la poursuite libre sur 5 km.Scott a terminé troisième dans cette épreuve.La disqualification des deux Russes, qui ont gagné trois médailles chacune au total, lui conférerait donc la médaille d’or.-Nous estimons que la Charte olympique, qui stipule expressément que tout athlète exclu des Jeux doit retourner toute médaille, nous donne raison», a déclaré Mike Chambers, président de l'Association olympique canadienne.L'AOC espère que l'appel, s’il est reçu portera à conséquence pour tout autre médaillé des Jeux qui aurait obtenu des résultats positifs à un test de dépis- tage des substances interdites, après avoir reçu une ou des médailles.C’est aussi le cas du fondeur espagnol Johann Muehlegg, double médaillé d’or olympique qui a échoué à un test anti-dopage au terme de sa victoire dans la course de 50 km.Muehlegg, comme les deux Russes, en ont appelé de leur disqualification.L'AOC attend maintenant une réponse du Tribunal arbitral du sport, dont le siège est à Lausanne, en Suisse, quant à la date où l'appel sera entendu.Scott, première nord-américaine à mettre la main sur une médaillé olympique en ski de fond, a affirmé que peu importe le dénouement du dossier, elle est contente de sa médaille de bronze.-Même si la médaille ne change pas de couleur, elle en restera une d'or dans mon coeur, a commenté Scott, âgée de 27 ans.Ce serait merveilleux de recevoir une médaille d’or et je semis très heureuse.Mais je ne place pas trop d'espoir dans cet éventuel revirement de situation.Je ne serai donc pas terriblement déçue si ça n arrive pas.Je sais que le processus peut s'étendre sur plusieurs mois.»
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.