Le devoir, 21 février 2002, Cahier A
GUANTANAMO PRÉSIDENTIELLE Lionel Jospin est officiellement candidat Page A 7 Eggleton réitère ses excuses mais assure n’avoir pas menti Page A 3 w w w .led e \' o i r .c o m LE DEVOIR V o i.X C I 1 I X » ;i 7 ?LE ,1 E C D 1 2 1 E E V R I E R 2 O O 2 S 7 O « 1 A X K s I $ La stratégie de Sharon s'enlise REUTERS LE REGAIN de violence au Proche-Orient et les représailles exercées par Israël contre les Palestiniens placent le premier ministre israélien, Ariel Sharon, dans une position de plus en plus inconfortable.De l’extrême gauche à l’extrême droite en passant par l’état-major, tout le monde craint l’enlisement de sa stratégie, qui pourrait mener à un retrait désordonné à long terme.Nos informations en page A 7.PERSPECTIVES Minsk alors Comment ils disent ça au juste, toutes les trois minutes en moyenne à la SRC, à CBC, à NBC, à RDS, à TSN?Qu'avec une feuille Bounce stratégiquement placée dans la sécheuse on améliore la fraîcheur du monde?Non, c’est pas ça Ds disent qu’aux Jeux olympiques, tout peut arriver, il peut se produire n’importe quoi d’un centième de seconde à l’autre, on ne sait jamais jamais jamais, même Madame Minou aurait du mal à mettre un peu d’ordre par anticipation dans ce festin d’étonnement Voyez plutôt Kelley Law se fait battre au pire moment, quand elle joue du curling sans lendemain.Et puis, tout peut d’autant plus arriver qu’on a affaire à un tournoi de hockey si magnifiquement organisé qu’après trois matchs à se faire plus ou moins planter, on saute sur la glace comme si de rien n’avait été, devant une équipe qui avait été la meilleure jusque-là, une partie une seule, et comme ça se joue sur la patinoire ainsi que les poètes l’ont chanté, ben, tout peut arriver.Exemple au hasard: le Bélarus.?* N’empêche que comme Mi- racle On Ice: The Séquelle, ça se place juste là Ce fut d’ailleurs, s’en souvient-on, par le même score de 4-3 que les USA vainquirent jadis l’URSS.Et si je ne redoutais plus qu’une pénurie de Perrier limette le calembour vaseux, je vous dirais que j’entendis, vers 15hl5, le cri incrédule en provenance de la grande plaine d’Europe orientale: Minsk alors.Et si je n’étais un hyperréaliste, j’aimerais croire qu’Alexei Kalyuzhny, Eduard Zankovets et Vadim Bekbulatov seront sous peu invités à l’émission de J,ay Leno.Mais bon, comme il y aura un autre Etats-Unis-Russie en pénultième affiche 22 ans plus tard, oubliez un peu cela.Voilà tout de même qui ouvre une sacrée grande porte pour notre Canada à nous, qui, comme le mentionnait hier Michel Bergeron, savait qu’en cas de victoire contre la Finlande, il se trouverait en demi-finale à «jouer Bélarus».Ce qui ne signifiait toutefois pas qu’il ne fallait pas «respecter Bélarus», surtout au vu du fait qu’ils venaient tout juste de battre «les Suède».VOIR PAGE A 10: MINSK Je an Dion Curling: les Canadiennes TT SALT LAKE 2002 renoncent à l’or QSP Page B 7 INDEX Actualités.A 2 Annonces.B 5 Avis publics,.B 7 Bourse.B 4 Culture.B 8 Économie.B 1 Éditorial.A 8 Idées.A 9 Les sports.B 6 Mots croisés.B 7 Télévision.B 9 Météo.B 5 Lancée l’automne dernier, la course pour un bloc de 500 mégawatts vendus à un taux préférentiel avait trois compétiteurs: Alcan, Valuminerie Alouette et Alcoa.Québec annoncera le nom du vainqueur aujourd’hui.La course aux mégawatts ÉRIC DESROSIERS LE DEVOIR Le gouvernement annoncera aujourd’hui le vainqueur de la course dans laquelle étaient inscrites trois alumineries pour l’obtention d’un fabuleux prix: 500 mégawatts à prix réduit, cadeau d’Hydro-Québec.Bien que l’on aurait jonglé pendant un temps avec l’idée d’augmenter l’offre d’électricité afin de permettre la réalisation d’au moins deux des trois projets présentés, le gouvernement aurait finalement jeté son dévolu sur un seul d’entre eux.La décision devrait être rendue publique en fin d’après-midi, au terme d’un conseil des ministres restreint Lancée l’automne dernier, la course pour le bloc de 500 mégawatts vendus à un taux préférentiel réservé à certaines grandes entreprises énergivores (tarif L) avait pour compétiteurs: la compagnie Alcan u Saguenay-Lac-Saint-Jean, l’aluminerie Alouette de Sept-îles ainsi que la compagnie Alcoa, dont le projet profiterait à la fois à Deschambault, dans la région de Portneuf, à Baie-Comeau, sur la Côte-Nord, à Bécancour, prés de Trois-Rivières, ainsi qu’à Montréal.En ce qui concerne le projet de l’américaine Alcoa, on promettait des investissements de deux milliards et la création ou le sauvetage de 800 emplois directs permanents auxquels s’ajouteraient 1700 emplois directs durant la période de construction.La proposition présentée au gouvernement viserait notamment à doubler les capacités de production de la compagnie à Deschambault (200 emplois), près de Québec, la modernisation et l’augmentation de la production de son aluminerie de Baie-Comeau (400 emplois sauvés), la création d’une usine de transformation de l’aluminium prés de Deschambault ou de Bécancour (200 emplois) et la création d’un centre administratif a Montréal.L’aluminerie Alouette a pour sa part fait miroiter un investissement de 13 milliard et la création de 350 emplois permanents, auxquels s'ajouteraient 2000 emplois durant le temps des travaux.le projet viserait à doubler les capacités de production de l’usine de Sept-îles, propriété d’un consortium européen et asiatique auquel appartenait encore il y a dbc jours la Société générale de financement, avant qu'eDe n’annonce la vente de sa participation de 20 % au troisième concurrent de la course, Alcan.Beaucoup plus discrète que les deux autres, cette dernière s’est contentée hier d’assurer qu’elle continuait de défendre un troisième projet distinct Ce dernier s’appuyait toutefois sur l'agrandissement de l’alu- VOIR PAGE A 10: COURSE Montréal embauche une firme fondée par Tremblay L’opposition crie au conflit d'intérêts FRANÇOIS CARDINAL LE DEVOIR La firme choisie par l’administration Tremblay pour organiser le Sommet de Montréal a été fondée et présidée par nul autre que.le maire, Gérald Tremblay.I ln contrat de 850 (KM) $.I-ors de sa réunion hebdomadaire, hier, le comité exécutif que préside Frank Zampino a en effet accordé un contrat à l’Institut pour le progrès socioéconomique (IPSE) afin qu’il appuie la Ville dans l’organisation et l’animation du Sommet de Montréal, un événement d’envergure qui se tiendra au début du mois de juin, tel que l’avait promis ( îérald Tremblay lors de la dernière campagne électorale.Le chef de l’opposition, Pierre Bourque, ne mâche pas ses mots et dénonce le «conflit d’intérêts patent» dans lequel le maire s’est placé.En plus d'avoir été, en octobre 1999, un des fondateurs de cet organisme sans but lucratif, (îérald Tremblay en a été jusqu’à VOIR PAGE A 10: TREMBLAY Les infirmières dénoncent la loi antidéficit ISABELLE PARÉ LE DEVOIR Alors que les crises se multiplient dans les hôpitaux, les infirmières pressent leurs employeurs et le nouveau ministre de la Santé et des Services sociaux, François Legault, d’investir massivement pour alléger leurs tâches et, s’il le faut, de fermer des lits afin de faciliter la vie du personnel infirmier.Hier, la présidente de la Fédération des infirmières et infirmiers du Québec (FIIQ), Jennie Skene, a soutenu que la loi antidéficit du gouvernement avait de toute évidence des conséquences «désastreuses» sur les conditions de travail des infirmières.À son avis, le sous-financement du réseau est le principal responsable des crises d’effectifs infirmiers qui, ces dernières semaines, ont fait surface dans plusieurs hôpitaux.«C’est clair qu’il manque d’argent, c’est d’une clarté telle que personne ne peut le nier.Il faut investir dans la réorganisation du travail.Ims infirmières n’en peu- Ije problème n’est pas que financier, répond Itogault VOIR PAGE A 10: INFIRMIÈRES Vaccination et autisme : aucun lien confirmé PAULINE GRAVEL LE DEVOIR Aucune preuve scientifique ne démontre l’existence d’une relation entre le vaccin de la rougeole et l’autisme.Une pléthore d’avis émis par diverses insti-tptions réputées, comme ITnstitute of Medicine des Etats-Unis, l’American Academy of Pediatrics et l’Institut national de santé publique du Québec réfutent catégoriquement l’hypothèse avancée par un gastrœntérologue britannique, le Dr Andrew Wakefield, selon qui la vaccination contre la rougeole induirait les symptômes de l’autisme chez certains enfants.Cette hypothèse a suscité une vive controverse en Grande-Bretagne, au point de provoquer une chute radicale du taux de vaccination des enfants britanniques.Même le premier ministre Tony Blair a gonflé la polémique en refusant de révéler si son bambin avait reçu le vaccin suspect! L’hypothèse du chercheur britannique n’était fondée que sur 12 cas VOIR PAGE A 10: VACCINATION l A 778313000672 Si la santé de votre enfant vous tient à cœur, Éduc’alcool vous invite à ne pas consommer d'alcool durant votre grossesse.C’est l’un des sujets abordés dans la brochure La grossesse et l’alcool en questions Vous y apprendrez entre autres quelles incidences peut avoir l'alcool sur le développement du fœtus et comment boire durant l’allaitement si vous désirez prendre un verre à l’occasion.Cette brochure gratuite est publiée par Éduc'alcool, le Collège des médecins du Québec et le ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec.Demandez-la à votre médecin, commandez-la en appelant Éduc'alcool au 1 888 ALCOOL-1 ou consultez-la sur le site www.educalcool.qc.ca.nil k 3 '¦t- (T).MËtitJic' "alcool La modération a bien meilleur goût.En-collaboration avec IIÆ DK VOIR j l.E DEVOIR ACTUALITES WÉtiCongpte» MonWÉ spiritueux ^ \ æ Montréal ^ JU A/i ch e l David ?Le poids de la famille Au moment où le PQ est aux prises avec de sérieux problèmes d’éthique, Jean Cha-rest se serait assurément passé de ce pavé qui vient d'atterrir dans sa propre mare.Aucune accusation n’a encore été portée contre son frère Robert, qui aurait touché de la Société immobilière du Canada (SIC) la jolie somme de 187 000 $ sans avoir livré les services correspondants, mais la firme de consultants Samson Bélair, Deloitte & Touche, qui a effectué une vérification judiciaire, n’a pas la réputation de fabuler.Pour des raisons assez difficiles à comprendre, il a fallu que le National Post révèle l’existence de ce rapport pour que la GRC, qui l’avait en sa possession depuis 1999, décide d’ouvrir une enquête, mais chacun sait que les voies de la GRC sont impénétrables.Bien sûr, le chef du PIX) n’est pas responsable des faits et gestes de son frère, qui est de surcroît son aîné, mais la lettre signée par le vice-président et directeur général de la SIC, Michel Couillard, en date du 22 octobre 1998, l’implique bien malgré lui.Dans cette lettre manuscrite produite en cour, M.Couillard informe son patron que le ministre des Travaux publics, Alfonso Gagliano, de même que son chef de cabinet, Jean-Marc Bard, «ont fortement suggéré que le contrat de consultation et de marketing de Robert Charest soit prolongé, étant donné que son frère allait maintenant sur la scène provinciale et que les libéraux fédéraux voulaient l’aider».Les libéraux fédéraux en général et M.Gagliano en particulier n’ont jamais démontré beaucoup de sollicitude envers leurs adversaires politiques.On voit assez mal, en effet, pourquoi ils auraient voulu rendre un tel service à un organisateur conservateur, sinon parce qu’il était le frère de l’autre.Ce pauvre M.Couillard n’en pouvait plus de toutes ces commandes venues d’en haut.«J'essaie d’être accommodant et de rendre service, mais il y a une limite à ce qu’on peut faire; il y a une ligne que je ne peux traverser et l’intégrité doit prévaloir», écrit-il.Normalement, le contrat de M.Charest aurait dû se terminer en mars ou en avril 1998.«J’ai dit à M.Hard que je pourrais continuer jusqu’en septembre 1998, mais que je n’aurais plus besoin de lui après», explique M.Couillard.Comme on dit, c’était toujours ça de pris.Le chef du PLQ est désormais mal placé pour capitaliser sur les malheurs du gouvernement Landrv ?• Bien que les sondages soient présentement favo-: râbles au PLQ, plus personne ne s’enthousiasme de ! la performance de Jean Charest.I-es libéraux doi-îvent eux-mêmes faire de gros efforts pour se ; convaincre qu’il n’est «pas si pire».Il faut cependant se souvenir des circonstances dans lesquelles il a débarqué sur la scène québé-; coise, en mars 1998.Quand Daniel Johnson a quit-: té la direction du PLQ, Lucien Bouchard était encore auréolé du brio qu’il avait manifesté durant la ¦ crise du verglas.A ce moment, M.Bouchard semblait être en mesure de mener le PQ à une victoire éclatante, qui allait être suivie d’un référendum enfin gagnant.Au cours d’un grand ralliement au Palais : des congrès, le 20 novembre, le premier ministre avait même évoqué publiquement un doublé de ce genre.Dans le camp fédéraliste, le climat était à la ¦ panique.«La meilleure chance de succès du séparatisme s'appelle Daniel Johnson», écrivait le magazi- ; ne anglais The Economist.Au lendemain de sa démission, M.Charest a pris ; la dimension d’un véritable sauveur.D’un océan à ; l’autre, on le suppliait d’aller terrasser le dragon sé-; paratiste.Tellement que le chef conservateur s’est pris au jeu, se mettant à parler de lui-même à la troi-: sième personne.Durant les quelques jours où il a fait = mine d’hésiter, on lui aurait donné n’importe quoi ; pour qu’il accepte de plonger.Les rumeurs les plus folles couraient sur les trésors que le Canada anglais ; déposait à ses pieds.Loin de moi l’idée de suggérer que M.Charest a inclus dans ses conditions la prolongation du contrat ; que la SIC avait accordé à son frère.D’ailleurs, rien ne laisse croire qu’il était au courant.Mais, de toute évi-1 dence, M.Gagliano a cru habile de miser sur son sens > de la famille, ce qui en dit long sur sa propre concep-; tion de la politique.Dans son cas, parler d’une concep-; tion de l’éthique serait nettement un abus de langage.?; L’imagination dont les libéraux fédéraux font preu-; ve quand vient le temps de saboter les efforts de M.1 Charest tient littéralement du prodige.Passe encore 1 qu’on lui ferme la porte au nez chaque fois qu’il ose ; réclamer timidement un semblant de reconnaissan-; ce du caractère distinct du Québec ou un minimum ; de respect de ses compétences.Après tout, le PLC I affiche la même intransigeance depuis plus de tren-: te-cinq ans.; Cette histoire de contrat bidon accordé à son frère, : soi-disant pour aider M.Charest, à en croire la lettre I du vice-président de la SIC, relève carrément de l’im-| bécillité.Il est encore impossible d’évaluer l’impact ; que la pratique douteuse du lobbying par des amis du : régime péquiste aura sur l’électorat, mais le chef du : PLQ est désormais très mal placé pour capitaliser sur ’ les malheurs du gouvernement Landry.; La prochaine fois que les libéraux se risqueront à ; évoquer l’affaire Bréard ou le nom d’André Des-: roches, qui aurait profité de ses liens d’amitié avec • Gilles Baril pour favoriser ses affaires, on aura beau ' jeu de leur répliquer qu’ils ont au moins rendu les services pour lesquels ils ont été payés.JIM YOUNG RKUTKKS Le ministre de la Défense, Art Eggleton, a comparu devant ses pairs hier afin de s’expliquer sur ses déclarations contradictoires au sujet de prisonniers que les soldats canadiens ont faits en Afghanistan.Prisonniers afghans Eggleton réitère ses excuses mais assure n’avoir pas menti Le ministre de la Défense dit avoir appris l’ampleur de l’implication des soldats canadiens le 25 janvier seulement JOHN WARD PRESSE CANADIENNE Ottawa — Le ministre de la Défense, Art Eggleton, s’est défendu, hier, devant un comité des Communes, d’avoir menti au Parlement relativement aux prisonniers afghans faits par les soldats canadiens.les membres du Comité de la procédure et des affaires de la Chambre doivent déterminer si le ministre Eggleton a effectivement et sciemment menti aux parlementaires quand il a appris que des soldats canadiens avaient fait des prisonniers en Afghanistan.«En aucun temps je n’ai eu l’intention de tromper la Chambre des communes», a déclaré le ministre hier, devant les membres du comité.«Si c’est là la conclusion à laquelle en viennent certains des membres de la Chambre, je le regrette et je présente mes excuses à la Chambre, à tous les membres de cette Chambre, pour tout propos que j’ai pu tenir qui aurait pu donner cette impression.» Le ministre avait d’abord déclaré que c’est le 25 janvier qu’il avait appris l’existence de détenus; par la suite, il avait admis qu’il était au courant depuis le 21 janvier.Il n’a cependant pas fourni cette information au premier ministre Jean Chrétien avant la réunion du cabinet du 29 janvier, donc huit jours plus tard.la veille, M.Chrétien avait refusé de dire quel sort serait réservé aux prisonniers faits par les soldats canadiens — seraient-ils remis aux forces américaines et obtiendraient-ils le statut officiel de prisonniers de guerre?—, prétextant qu’il s’agissait là d’une question hypothétique puisque aucun prisonnier n’avait encore été fait Hier, M.Eggleton a expliqué aux membres du comité qu’il avait été informé le 21 janvier que les soldats canadiens avaient participé à une «opération multilatérale» au cours de laquelle des Afghans avaient été faits prisonniers.Mais ce n’est que le 25 janvier qu’on l’a in- formé «de la pleine mesure de l’implication des Canadiens dans l’opération», a-t-il nuancé.Il a aussi dit regretter de ne pas en avoir informé plus tôt le premier ministre Chrétien et lui a présenté ses excuses.«Il n’y a pas un ministre qui souhaite placer le premier ministre dans une situation comme celle-là», a-t-il convenu.C’est un député de l’Alliance canadienne.Brian Ballister, qui a été le premier à accuser le minisfre Kggle-ton d’avoir menti à la Chambre, une affirmation grave et passible de sanction si jamais elle s’avérait.M.Ballister soutient que M.Eggleton a agi de la sorte dans le but d’éviter qu’une querelle intervienne entre les membres du caucus libéral à propos du sort réservé à ces prisonniers.Certains libéraux ont contesté le fait que les forces canadiennes entendaient remettre d’éventuels prisonniers aux soldats américains.les détenus considérés comme des prisonniers de guerre doivent être traités en vertu de la convention de Genève.Hier, lors de la comparution du ministre devant le comité, le député libéral John Harvard a demandé à M.Eggleton comment lui, un ministre expérimenté, avait pu sous-estimer l’importance de ce débat.«Pourquoi n’avez-vous pas reconnu qu’il s'agissait d'un dossier potentiellement explosif sur le plan politique}'» lui a-t-il demandé.M.Eggleton a répondu que cette histoire avait éclaté alors qu’il était a l’extérieur du pays, au Mexique.Il a de plus expliqué que sa méprise tenait à la publication d’une photographie a la une du quotidien The Globe and Mail, le 22 janvier, qui montrait des soldats en compagnie de prisonniers à Kandahar.La légende de la photo indiquait, à tort, qu’il s’agissait de soldats américains.C’est le 25 janvier qu’il a appris que la photo présentait des soldats canadiens, a-t-il précisé.EN BREF Jacques Léonard, professeur à 1TJQAM (Le Devoir) — L’ancien argentier du gouvernement Bouchard.Jacques Léonard, fait partie des nouvelles embauches de ITmiversite du Quebec à Montréal.L’ancien president du Conseil du trésor s’est récemment joint à l'equipe de El (JAM, au département de sciences politiques, et participera aux études du secteur de l’administration publique à titre de professeur associe.Ainsi, il ne donnera pas de cours mais participera notamment à des conferences et à des séminaires et poursuivra des travaux rie recherche.Avant de quitter la politique, dans la foulée du depart du premier ministre 1 ncien Bouchard, M.léonard occupait la présidence du Conseil du trésor et était ministre délégué à l’Administration et à la Fonction publique.Retraité de la vie politique depuis mars 2(X)1, il est aussi associeconseil chez Harel Droutn-BKE un (teste qu'il continuera à occuper.Un ancien député du Bloc poursuit son parti (Le Devoir) — L’ancien depute du Bloc québécois dans la circonscription de Qnébec-Est, Jean-Eaul Marchand, a dépose hier en Cour supérieure une ac tion contre son ancienne formation politique pour dit tarnation et atteinte à sa réputation.A la mi-décembre, certains médias avaient rapporté que M.Marchand avait reçu une mise en demeure du Blix-qui lui réclamait plus de 36 tXX) $ comme remboursement d'avances de fonds de la campagne électorale fédérale de novembre 2(XX).L’ancien député plaidera que cette sortie médiatique a été planifiée avec malice par les dirigeants du Blcx- pour «semer le doute sur l’intégrité et la situation financière» du député, qui a siégé à la Chambre des communes de liXKl à 2(XX).M.Marchand reclame 630 (XX) $ en réparations.Chrétien continue de défendre Gagliano (PC) — Le premier ministre Jean Chrétien n’a pas semblé importuné outre mesure en apprenant que le futur ambassadeur du Canada au Danemark, Alfonso Gagliano, devra témoigner devant un comité parlementaire.«C’est un homme extrêmement compétent qui a eu une grande carrière au Parlement.Ce n ’est pas parce qu’on a été député qu’on ne peut pas faire un très bon diplomate.Au contraire», a indiqué le premier ministre en point de presse, à Munich.M.Chrétien est çn Allemagne à titre de capitaine de la mission d’Equipe Canada.Rappelons que l’ex-mi-nistre des Travaux publics, nommé ambassadeur lors du récent remaniement ministériel, avait été éclaboussé, quelques jours avant sa sortie du Barle-ment, par des allégations d’ing- rence et de favoritisme.M.Gagliano attend toujours ses lettres de créance du Danemark, qui lui permettront de prendre place dans son nouveau bureau.Opération de charme (RC) — Le Québec tente une ot ération de charme pour attirer des immigrants français.L’an dernier, le Québec a réussi à attirer 4900 immigrants provenant de la France et on vise cette année à atteindre le nombre de 6000, a indiqué hier Manon Boucher, responsable du dossier à la délégation du Québec à Baris.Mme Boucher accompagne une demi-douzaine de journalistes français, provenant de quotidiens régionaux de France, qui visitent le Québec à l’invitation de la délégation du Québec.le Québec a participé à plusieurs salons et expositions en France, notamment des salons sur l’emploi, le développement industriel et les technologies nouvelles, pour y promouvoir l’immigration.Bar ailleurs, le ministère de l’Immigration a développé un site Internet où les Français peuvent trouver l’information requise.la stratégie d’attirer les Français vise à augmenter à 48 % la proportion d’immigrants qui connaissent la langue française en arrivant au Québec.Les succès du Québec Munich (FC) — Le succès du Québec en Bavière semble avoir inspiré d’autres provinces canadiennes, qui ont inauguré officiellement hier un bureau d’affaires à Munich.Voulant profiter au maximum de l’économie florissante de la capitale de la Bavière, l’Ontario et l’Alberta ont ouvert des bureaux de commercialisation, au sein du consulat canadien, qui serviront de porte d’entrée pour leurs entreprises en Allemagne.Grand solde au changement adopté est un véritable recul», dit de son côté Pierre Goyer, du Réseau québécois des organismes sans but lucratif d’habitation.Dans les faits, le milieu communautaire a toujours accès aux subventions d’Accès D)gis.Mais il sera en concurrence avec les Offices municipaux d’habitation (OMH), qui gèrent actuellement les HLM.Or ces OMH disposent de ressources et de personnel plus importants que les groupes communautaires.Ils sont aussi directement branchés sur les municipalités, qui doivent fournir une partie des fonds nécessaires à la construction de logements sociaux.«On ne se bat pas avec les mêmes armes», insiste Marc Lamarche.Les groupes craignent aussi une bureaucratisation du loge- «Le gouvernement est en train de tout désorganiser sans que l’on sache pourquoi » ment social, comme on l’a vu dans le domaine de la santé, lorsque les CLSC ont peu à peu remplacé des initiatives communautaires.C’est donc une façon unique de procéder qui est menacée, explique Marcellin Hudon, de l’Association des groupes de ressources techniques (les GRT) du Québec.Ces groupes ont été créés il y a plus de 25 ans pour aider le monde coopératif et communautaire à bâtir des projets viables dans le monde complexe de l’habitation, histoire d’éviter certaines erreurs des années 60 et 70.Le programme Accès Logis obligeait de passer par un GRT pour soumettre un projet de logement communautaire.Cette obligation a disparu mardi, dans les modifications au programme gouvernemental.«Nous étions une garantie pour le gouvernement: on jouait le rôle de garde-fou pour évaluer si un projet était valable ou pas, en étant très près du terrain.Im formule fonctionnait avec succès, et là, le gouvernement est en train de tout désorganiser sans que l’on sache pourquoi», explique M.Hudon.«Tous les fonds d’Accès Logis étaient dépensés aux fins recherchées, sans que personne ne se mette de l’argent dans les poches et sans bureaucratie.On peut dire ça de combien de programmes gouvernementaux?», renchérit Marc Lamarche.François Saillant, du FRAPRU (le Front d’action populaire en réaménagement urbain), déplore lui aussi la situation mais refuse de dramatiser.«On aurait préféré qu’Accès Logis demeure entièrement communautaire.Dans le milieu, il y avait unanimité là-dessus.Mais au FRAPRU, on n’est pas indignés.On trouve plus important de se soucier du monde que de formules.Notre première préoccupation, c'est la crise du logement qu’on vit et à laquelle il faut répondre le plus rapidement possible.» JACQUES NADEAU LE DEVOIR UNE QUINZAINE d’Orphelins de Duplessis exclus du programme d’indemnisation de Québec, dont ]ean-Louis Hébert, ont profité de la journée portes ouvertes, hier au Palais de justice de Montréal, pour rappeler au public que les portes de la justice sont closes pour eux.Sous l’égide du Mouvement Action Justice, ils réclament une compensation pour les sévices physiques et sexuels qu 'ils auraient subis dans les orphelinats et pensionnats tenus par les communautés religieuses dans le Québec de la Grande Noirceur.Ils poursuivent leur guérilla judiciaire et menacent de déposer une vingtaine de plaintes privées contre des frères de l’ancien pensionnat d’Huberdeau, «un nid de pédophiles», selon M.Hébert.Conseils d’établissement Tout ne tourne pas rond à la CSDM MARIE-ANDREE CHOUINARD LE DEVOIR Alors que les résultats d’une enquête nationale révélaient cette semaine que tout baigne dans les conseils d’établissement, voilà que la Commission scolaire de Montréal confirme que 70 % de ses conseils sont boycottés depuis novembre par les enseignants.Dans la foulée des négociations des enseignants en matière d’équite salariale, le syndicat lié à la CSDM, l’Alliance des professeurs de Montréal, exerce en effet toujours le boycottage des réunions des conseils d’établissement et ce, depuis trois mois.«Les CE de 113 de nos écoles sont en effet boycottés, mais Hyena 61 où tout va bien», confirmait hier Claudette Lechasseur, porte-parole de la CSDM.«Nous boycottons toujours les CE, c'est vrai», a renchéri le porte-parole de l’Alliance, Yves Parenteau.«Mais nous ne savons pas si ça paralyse l'ensemble des conseils parce que le quorum peut très bien être obtenu malgré notre absence.» Cette donnée était introuvable hier, tant le syndicat que la partie patronale se disant incapables d’établir le nombre de conseils d’établissement en fonction malgré l’absence des professeurs à la table, généralement occupée par des parents et du personnel scolaire autre qu’enseignant «Nous pensons que dans certains cas, ça ne rend pas le travail des directions d’école très facile pour consulter les enseignants», ajoute Mme Lechasseur.D'autres instances existent toutefois pour permettre l’échange avec les enseignants, assure-t-elle.Cette nouvelle survient au moment où le fruit des travaux de chercheurs sur les CE — L’Enquête auprès des membres votants des conseils d’établissement des écoles du Québec — révèle que le taux de satisfaction à l’endroit du fonctionnement des conseils est très élevé.Alors que divers boycottages s’opèrent à travers le Québec en réaction aux négociations entamées avec le gouvernement, seule l'Alliance des professeurs de Montréal, liée à la FSL-CSQ, continue de bouder les conseils d’établissement Syndicalisme universitaire Une autre percée du SCFP Après avoir négocié à l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR) la première convention collective qui reconnaît et gratifie la contribution essentielle des chargés de cours à l'enseignement universitaire, le Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP-FTQ) vient d'effectuer une autre percée, cette fois du côté de l'UQAM.La nouvelle convention collective du personnel de soutien de l'UQAM prévoit la création de 100 nouveaux postes au cours des trois prochaines années, dont 60 en juin 2002.Un gain majeur en ces temps de compressions.L'entente prévoit aussi la mise sur pied d'un régime d'assurance salaire et d'assurance médicaments pour le personnel à statut précaire, une première dans le réseau, de même que de nouveaux et importants budgets consacrés à l'amélioration ergonomique des postes de travail.Le SCFP est aussi fier d'annoncer : • la signature de la première convention collective des quelque 75 étudiants à l'emploi du Centre sportif de l’UQAM; • l'arrivée d'un nouveau syndicat, celui des 14 auxiliaires d'enseignement et chargés d'encadrement aux cycles supérieurs de la Télé-Université; • l'arrivée prochaine des 14 employés de l'Association des étudiants de l'Université Concordia.Le SCFP, chef de file du syndicalisme universitaire Une force a dimension humaine Une constitution pour le Québec Lancien juge Marc Brière veut fonder un mouvement citoyen non partisan MARIO CLOUTIER DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC L’ ancien juge au Tribunal du travail Marc Brière 1 veut fonder le Mouvement pour une nouvelle constitution québécoise (MONOCOQ) afin de faire éventuellement adopter par l’Assemblée nationale une constitution pour le Québec.L'idée, souvent émise dans les cercles souverainistes, doit faire l’objet d'un consensus non partisan, pense cet ancien militant du Parti québécois des tout premiers jours.«C’est une condition préalable.D’ailleurs, la thèse que je mets de l'avant risque de déplaire à certains dirigeants du mouvement souverainiste.Cette question est au-dessus de l’agenda et des intérêts politiques.» Il se dit personnellement favorable à une constitution québécoise qui changerait les institutions politiques afin d’inclure, notamment, une deuxième chambre à Québec, représentative des régions et des Premières Nations.Le 3 mars prochain.M.Brière a prévu une assemblée à Montréal pour créer le Mouvement qui devrait soutenir une stratégie en trois temps.D’abord, estime-t-il, des juristes devront codifier et consolider ce qui existe dans la Constitution canadienne.«C’est ce qui est éparpillé dans l'Acte de l'Amérique du Nord britannique, la loi constitutionnelle de 1982 et des lois provinciales.» Ensuite, il faudra établir des hypothèses de modifications et en discuter en commission parlementaire élargie.Enfin, l’Assemblée nationale devrait se saisir du projet pour le soumettre à la population par référendum.«Des Etats américains et australiens ont une constitution, pourquoi pas nous?On a ce pouvoir dont on n’a rien fait, malgré l’impasse sur la question nationale.» le magistrat à la retraite souligne que des penseurs comme Guy Rocher, Jacques-Yvan Morin, Denis Monière et Daniel Turp se sont exprimés en faveur d'une constitution québécoise.Depuis une publicité placée dans Le Devoir récemment, M.Brière dit avoir reçu l'appui de Claude Béland, André Larocque, Corinne Côté-Lévesque, Jean Cournoyer, Yves Michaud, Suzanne Lachance, Pierre E Côté et Denis Lazure.Sa démarche s’inscrit en parallèle avec celle du Mouvement Démocratie Nouvelle, qui milite pour une réforme du mode de scrutin.Il va sans dire, ajoute-t-il, qu’une constitution québécoise comporterait des éléments de réforme du mode de scrutin en plus de modifier la loi électorale et le fonctionnement de l’Assemblée nationale, bref tout un remue-ménage de nos institutions politiques.«Je crois qu’il y a une vertu pédagogique et civique tris grande à ce projet.Quand je parle de démarche et de valeurs républicaines, c’est pas la république des copains, ni la magouille.C’est la vertu.» EN BREF Le tabac mis en cause (PC) — Des chercheurs ont prouvé que les bébés exposés à la fumée secondaire de tabac courent un risque plus élevé d’être victimes du syndrome de mort subite du nourrisson.On croyait auparavant possible que les nourrissons exposés à la famée secondaire ou dont les mères avaient famé pendant leur grossesse courent un risque accru de ce syndrome (SMSN).Or des chercheurs de l’université de Toronto et de l’université du Maryland ont prouvé la relation en comparait les tissus pulmonaires de bébés morts du syndrome avec ceux de bébés décédés d'autres causes.Les résultats de ces travaux, auxquels participait notamment le O’ Gideon Koren, de l’Hôpital pour enfants de Toronto, paraissent aujourd’hui dans le Journal Of Pediatrics.Le syndrome de mort subite trappe sans aver-tissement, entraînant la mort de bébés apparemment en bonne santé.Les chercheurs ont cherché des traces de nicotine, révélatrices de l’exposition à la famée de tabac, dans les tissus pulmonaires de 44 bébés morts du syndrome et de 29 bébés morts d’autres causes.«Essentiellement, nous avons constaté que les bébés morts du SMSN aiment beaucoup plus de nicotine dans leurs poumons.Il y avait en effet d’énormes différences», a noté le EF Koren.-£e$ plus 6cauy tapis l Nous vous offrons l'une des plus importantes sélections des plus beaux tapis en provenance d'Iran, du Pakistan, de Turquie, de Russie et d ailleurs, aux meilleurs prix possibles, le tout dans un cadre sympathique et décontracté.Des 1 tapis neufs antiques et semi-antiques Aubusons, William Morris, Tabriz, Isfahan, Kashan, Bokhara et bien d'autres j encore, tous d'authentiques tapis faits à la main.Nous acceptons également les commandes spéciales de tapis (toujours faits à la main) de toute les tailles, couleurs ou motifs, y compris pour les escaliers.Passez voir nos plus récents arrivages, TAPIS D'ORIENT BASHIR LTÉE 8461, bout.Décarie, Montréal • (514) 735-1958 Ouvert de lOh à 18h du lundi au mercredi, de lOh à 19h les jeudis et vendredis et de lOh à 17h le samedi Achat, vente évaluation, lavage à la main et réparations. LE DEVOIR.L E .1 E l' DI 21 F E V R I E R 2 O O 2 L E 8 A (' T E A LIT E 8 Derrière les barreaux Les motards criminels auraient des amis chez les gardiens Le ministre de la Justice a demandé une enquête Meurtre de Chelsea Capra-Craig, 14 ans Le crime d’une mère malade PRESSE CANADIENNE Quebec — La Sûreté du Quebec enquête sur des allegations selon lesquelles des sympathisants des motards criminels auraient été embauchés comme gardiens de prison, a révélé hier le ministre de la Securité publique.Normand Jutras.Ces allégations ont été faites mardi en commission parlementaire par le président du Syndicat des agents de la paix en services correctionnels.Réjean hagarde.Le député de Saint-Laurent à l’Assemblée nationale.Jacques Dupuis, a soutenu détenir lui-même depuis un certain temps des renseignements allant en ce sens.Les policiers rencontreront M.hagarde pour l’interroger car celui-ci n’a fourni aucun détail pour étayer ses accusations.«]e ne peux pas croire que c’est un pétard mouillé.Ce sont des allégations très sérieuses et on va aller au fond de cela», a dit le ministre Jutras.S’il s’agissait d’un pétard mouillé, «imaginez la crédibilité des gens qui ont fait de tels énoncés», a poursuivi le ministre.Des enquêtes de sécurité sont menées par les services correctionnels lors de l’embauche des gardiens de prison.L’enquête comprend la prise des empreintes digitales.Des vérifications sont ensuite faites sur les antécédents judiciaires des candidats.Toutefois, on ne mène pas d’enquête de mœurs du même type que celle Me lors de l’embauche de policiers à la Sûreté du Québec, a précisé le ministre Jutras hier.Mais si jamais les allégations de M.hagarde et du député Dupuis s’avéraient il faudrait pousser plus loin les enquêtes lors de l’embauche de gardiens de prison.Cependant, le ministre Jutras n’écarte pas la possibilité que toute l’affaire ne soit qu’un «pétard mouillé pour faire peur à la population».Quant au député Jacques Dupuis, il a dit détenir des renseignements dans ce dossier depuis quelque temps mais il s’était bien gardé d’en parler jusque-là.«j’avais cette information depuis quelque temps.ARCHIVES LE DEVOIR Mais avant de dévoiler des informations qu'on détient d’une source, on cherche à la faire confirmer.C’est ce que je cherchais à faire avant de la rendre publique», a dit le député Dupuis.Devant la commission parlementaire qui étudie l’avant-projet de loi sur les services correctionnels, le président du syndicat des gardiens de prison, Réjean hagarde, a déclaré: «On a un sérieux problème si on n 'est pas en mesure de vérifier si la personne avec qui on travaille est une relation des Hells ou des Rock.» A une question du député Dupuis qui lui demandait s’il avait déjà vu parmi le personnel des agents des services correctionnels des sympathies avec les groupes criminels, M.hagarde a répondu: «C’est exact.» BRIAN MYLES LE DEVOIR Rachel Capra-Craig est prisonnière de son esprit torturé depuis si longtemps qu’il ne sert à rien de l'envoyer derrière les barreaux pour le meurtre de sa fille handicapée de 14 ans, Chelsea La femme souffre de troubles mentaux si aigus quelle ne peut être tenue responsable du meurtre devant la justice, a décidé hier le juge Fraser Martin.Rachel Capra-Craig est détenue et traitée à l’Institut Pinel pour un «trouble délirant de nature paranoïde», selon le diagnostic de la psychiatre Renée Fugère.Elle sera transferee sous peu à l’aile psychiatrique de l’Hôpital général du lakeshore, où elle demeurera en garde à vue pour une durée indéterminée.«On parle de plusieurs années de détention», a dit Mme Fugère.La jeune Chelsea souffrait du syndrome de Rett.un desordre neurologique d’origine génétique.Incapable de marcher, de parler ou de manger des aliments solides, elle devait aussi être changée de couche une quinzaine de fois par jour.Avec un âge mental de deux ans et demi, diminuée par l’épilepsie et l’apnée, elle constituait une source de préoccupation constante pour la famille, et surtout pour Mme Capra-Craig, qui avait dévt^ loppé une relation de symbiose avec sa fille.Elle se disait même capable de prévoir ses crises.Compassion Les médias, Le Devoir y compris, ont vite évoqué l'hypothèse du meurtre par compassion lorsque les policiers ont retrouvé la fillette morte et la mère lourdement intoxiquée par les médicaments, le 19 mars 2001, au domicile familial de Pointe-Claire.Mais les pensées de la dame, telles que décryptées devant le tribunal, révèlent une fissure qu’aucun psychologue, psychiatre ou «voyant» n'a réussi à combler depuis prés de 30 ans.«Une vie empreinte de misérabilisme, de l’aveu même de la procureure de la Couronne, Hélène Morin.Sa fille aurait été normale qu'elle n’aurait pas agi autrement.» Ni la Couronne ni le juge Martin ne doutent de la folie de l’accusée.Les premiers signes de délire paranoïaque sont apparus en 1997.Rachel Capra Craig était couvain eue que son mari.James Craig, violait sa fille, leur fille.11 suffisait que l’enfant lance un sourire à son père ou quelle passe son bras autour de son cou pour que cela confirme ses soupçons, ht mère a même dénoncé son époux auprès de ses thérapeutes à l’epoque, mais s;uts succès.Personne ne l’a crue.la psychose est si forte que même sous médica ments, 11 mois après le meurtre.Mme CapraCmig reproche toujours à Mme Fugère de ne jus la croire lois quelle soutient que M.Craig était un père incestueux Solidarité les enquêteurs ont vite écarté M.Craig de la liste des sus|Hvts Le corps de la fillette ne présentait au cime trace d'agression, comme l'a confirmé l’autopsie.les taches suspectes retrouvées sur ses draps avaient été fabriquées pat la mère, au moyen do medicaments dilués.James Craig n'a fait l'objet d’aucu ne accusation.11 a assisté hier aux audiences, «pré sent et solidaire», selon les termes de Marc David, l'avocat de Mme Capra-Craig.Cinq personnes dans la famille de Rachel Capra Craig ont déjà tenté de mettre fin à leurs jours, preu ve d’une lourde predisposition génétique à la maladie mentale, les premiers signes de depression chez la dame se sont d'ailleurs manifestés dans les années 70.Elle a souvent consulte des thérapeutes, qui lui ont offert «béquille après béquille», selon le psychiatre Jocelyn Aubut, sans que sa santé mentale ne s’améliore.l.a femme est issue d’un milieu violent, elle-même victime de viol, incapable de demander de l’ai de.les soins réclamés par sa fille se sont ajoutes au lourd fardeau quelle traîne depuis l’àgc de la raison, si l’on peut dire ainsi.Après avoir pris la décision de se suicider, en mars 2001, Rachel Capra-Craig a réalisé que la garde de sa fille reviendrait à son mari après sa rnorl.C’est pourquoi elle a pris la décision de la tuer, en la gavant de médicaments.Elle ne voulait pas la laisser à son «agresseur».Des chauffards sont libérés trop vite PRESSE CANADIENNE Québec — Ix-s libérations des chauffards condamnés à la prison sont parfois trop hâtives.Beaucoup de contrevenants ayant reçu une peine d’emprisonnement de 24 ou 36 mois sont libérés après avoir purgé un sixième de leur peine, soit en réalité après quatre ou six mois.«Ces libérations n’ont pas l’effet dissuasif désiré.Quand il y a des décès et des blessés graves, nous ne voulons pas voir des sorties [de prison] à un sixième de la sentence», a déclaré hier la présidente de MADD Montréal, Theresa-Anne Kramer.Cette dernière s’exprimait devant la commission parlementaire qui étudie l’avant-projet de loi sur le système correctionnel du Québec.Le groupe MADD (Mothers Against Drunk Driving) est surtout répandu au Canada anglais et aux Etats-Unis; il lutte depuis 20 ans contre l’alcool au volant.CoceoQi Maman fÉÉÉffPi L BOUTIQUE Obligations a taux Un investissement dont le rendement augmente chaque année.Boni de 1% fonds BEER 10' année 8oo% 9* année 8’ année ée 6,75%] T année ée 6,50% 6' année 6,25% 5' année 6,oo% Capital garanti 100% par le gouvernement du Québec 4' année 4,75% 3* année 4,25% 2* année 3,oo% OBLIGATIONS À TAUX PROGRESSIF PLACEMENTS QUÉBEC 1007, RUE Laurier Ouest, Outremont i Tél.: 274-2442 ' rannee www.placementsqc.gouv.qc.ca Venez nous rencontrer : Placements Québec " S Au Carrefour l’Industrielle-Alliance 977, rue Sainte-Cathenne Ouest (voisin de Simons, niveau métro) Jusqu'au 1er mars inclusivement • Lundi au vendredi : 10 h 30 à 16 h 30 Samedi et dimanche : 13 h à 16 h 30 On prépare l'avenir Achat minimum de 100$ Les obligations à taux progressif peuvent être détenues dans un compte REER ou hors REER Appelez*101^ 1800 463-5229 Heures d’ouverture ; du lundi au vendredi, de 8 h à 20 h.et les samedis de février, de 10 h à 16 h Pour la région de Quebec, composez le 521-5229 I.E I) E VOIR I.E .1 E I I) FEVRIER 2 0 0 2 1.1: S A C T D A LIT F.S Carte santé à puce Une concentration inquiétante des données La Commission d’accès à l’information estime que les marges de liberté des citoyens diminuent ROBERT DUT RI SAC.DE NOTRE BUREAU DE QUEBEC Le projet de carte santé à puce confirme une «tendance qui s’alourdit» vers la concentration des données médicales entre les mains de la Régie de l'assurance-maladie du Québec (RAMQ).L’an dernier, le ministère de la Santé et des Services sociaux a confié 12 banques de données, dont quatre contiennent des renseignements cliniques nominatifs, a la RAMQ.Après un premier pôle de concentration de données au fisc, assistera-t-on à la création d’un deuxieme pôle à la Santé?C'est la question qu'a lancée hier la présidente de la Commission d’accès à l’information (CAI), Jennifer Stoddart, lors de la comparution de l’organisme en commission parlementaire.«Ce qu’on nous propose [avec l'avant-projet de loi sur la carte santé], c'est une nouvelle concentration de données», a-t-elle constaté.Mme Stoddart se demande si cette concentration, qui verra le jour avec la création d’un mégafichier à la RAMQ qui contiendra les dossiers Carte santé de tous les Québécois, est justifiée.Il y a deux ans, le gouvernement a modifié la Loi sur l’assurance-ma- ladie afin de pennettre a la RAMQ d’exploiter des données.Auparavant, c'est le ministère qui avait la garde des données cliniques et scientifiques tandis que la RAMQ, en tant qu'assureur du système et payeur, amassait des données sur la facturation des soins.Mainte-nant, on pourrait assister au croisement des données administratives et cliniques.«Nous voyons un danger parce que c’est la pré
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