Le devoir, 21 février 2006, Page(s) complémentaire(s)
AUTOROUTE 30 PALESTINE Haniyeh a trois semaines pour former son gouvernement Page A 5 ?w w w.ledevoir.co m ?- Le BAPE entérine le projet du ministère des Transports Page A 2 LE DEVOIR * I $ Hockey: l’or aux Canadiennes BRIAN SNYDER REUTERS SOURIANTES et drapées dans l'unifolié, les hockeyeuses Becky Kellar et Cheryl Pounder ont célébré leur victoire de 4 à 1 contre les Suédoises hier aux Jeta de Turin, un triomphe olympique éclatant qui leur a valu de conserver la médaille d’or gagnée il y a quatre ans à Salt Lake City.Les Suédoises ont hérité de la seconde marche du podium, tandis que les États-Unis ont obtenu la médaille de bronze.Nos informations en page B 6.Cour suprême: Harper instaure le test télévisé L’opposition applaudit, le Barreau fulmine furin aooB OQ hamed, directeur des opérations du ministère de fa IVfense.«Le nombre total des victimes civiles pour la semaine dernière [du 10 au 17 févrierl s'élève à 102 morts et 217 blessés tandis que chez les terroristes il y a eu 36 morts, 26 blessés et 316 interpellations», a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse.«Il y a eu 111 attaques terroristes réussies la semaine dernière, dont 36 contre la Force multinationale.46 contre les forces irakiennes, 26 contre les civils et une seule contre les infrastructures», a-t-il ajouté.Agence France-Ivresse Abbas rencontre Haniyeh Le nouveau premier ministre a trois semaines pour former son gouvernement Le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas va charger officiellement aujourd’hui le chef de file du Hamas Ismail Haniyeh de former le prochain gouvernement palestinien, ont annoncé hier soir les dirigeants du Hamas après une réunion à Gaza.Selon le chef du groupe parlementaire du mouvement radical Hamas, Mahmoud Al-Zahar, «M.Abbas remettra la lettre de nomination officielle à Ismail Haniyeh lors d’une rencontre bilatérale» à Gaza.M.Zahar s’exprimait lors d’une conférence de presse avec M.Haniyeh après leur rencontre avec le président de l’Autorité palestinienne.A la surprise générale, le Hamas a écrasé le Fatah de M.Abbas lors des élections législatives du 25 janvier, auxquelles il participait pour la première fois, obtenant 74 des 132 sièges du Parlement M.Zahar a ajouté que le Hamas entamerait dès aujourd’hui des discussions avec les blocs au Parlement en vue de la formation du gouvernement M.Haniyeh, 43 ans, considéré comme pragmatique, sera le premier chef du gouvernement palestinien issu du Hamas, un groupe qualifié de terroriste par Israël, les États-Unis et l’Union européenne.Une fois officiellement chargé par M.Abbas, M.Haniyeh disposera de trois semaines, c’est-à-dire jusqu’à fa mknars, pour former le gou- MOHAMMED SALEM REUTERS Ismasel Haniyeh vernement et le faire approuver par le Conseil législatif palestinien (CLR Parlement).S’il échoue, deux semaines supplémentaires lui seront accordées.MM.Zahar et Haniyeh ont de nouveau critiqué hier les sanctions économiques imposées par Israël qui accuse l’Autorité palestinienne de «terroriste» après la participation au pouvoir du Hamas.Mais ils ont minimisé leur effet sur la vie quotidienne des Palestiniens en affir- mant que les restrictions et les bouclages répétitifs étaient imposés depuis des années aux habitants de la Cisjordanie et de la bande de Gaza L’envoyé spécial de TONU pour le ProcheOrient, Alvaro de Soto, a également critiqué fa décision d'Israël de geler des fonds dus à l’Autorité palestinienne, estimant que ce pays aurait dû attendre la formation d’un nouveau gouvernement palestinien.Alvaro de Soto, qui a rencontré des responsables du ministère israélien de fa Défense, a indiqué que le gel de ces fonds était «problématique pour plusieurs raisons.La première et la plus évidente raison est que cet argent appartient aux Palestiniens et ne doit en aucun cas être retenu».L’émissaire onusien, dans un communiqué de son bureau, a ajouté que le quartette pour le Proche-Orient (États-Unis, Union européenne, Russie, ONU) était préoccupé par la situation financière de l’Autorité palestinienne, «car priver celle-ci de fonds qui lui reviennent en ce moment ne l'aiderait pas».Le gouvernement israélien d’Ehoud Olmert a approuvé dimanche des sanctions économiques à l’encontre de Autorité palestinienne, qu’il a qualifiée de terroriste après La participation au pouvoir du Hamas, grand vainqueur des législatives du 25 janvier.Agence France-Presse MacKay est «très optimiste» au sujet des otages canadiens ALEXANDER PANETTA Ottawa — Les travailleurs humanitaires canadiens pris en otage depuis près de trois mois en Irak seront libérés en toute sécurité, estime le ministre des Affaires étrangères, Peter MacKay.Les derniers renseignements obtenus laissent croire que quatre membres des Christian Peacemaker Teams, dont les deux Canadiens, sont «bel et bien» en vie.a déclaré M.MacKay hier.James Loney, âgé de 41 ans, de Toronto, et Har-meet Singh Sooden, âgé de 32 ans, autrefois de Montréal, ont été enlevés il y a 87 jours, le 26 novembre, ainsi que Torn Fox, âgé de 54 ans, du Vermont et Norman Kember, âgé de 74 ans, de Londres.Ils ont été vus pour la dernière fois dans un vidéo diffusé le 29 janvier, mais daté du 21.où leurs ravisseurs menaçaient de les tuer en qualifiant le message de dernier avertissement.Les kidnappeurs avaient dit qu’il s’agissait de la «dernière chance» des otages et demandaient la libération de tous les pri-sonniers irakiens, «autrement la mort sera leur sort».Mais il reste des raisons d’être optimiste, de l’avis du nouveau ministre.«Les informations les plus récentes que nous détenons nous amènent à croire qu’il y aura libération en sûreté de ces individus, et nous restons très optimistes, a affirmé M.MacKay.Avec nos alliés, nous tentons par tous les moyens de fournir notre aide et d’assurer notre soutien en vue de leur libération en toute sécurité et de leur retour.» M.MacKay n’a pu pour des raisons de sécurité donner d’autres détails sur le groupe qui a revendiqué l’enlèvement Mais il a ajouté qu’aucun indice ne laissait croire que les ravisseurs avaient remis les otages à un groupe fondamentaliste plus violent.Cefa ne veut toutefois pas dire que les otages soient demeurés au même endroit «Les renseignements les plus à jour nous laissent croire qu’ils ont été relocalisés à quelques reprises.Nous demeurons très optimistes quant à leur bien-être.» Caricatures Par ailleurs, le ministre a qualifié d’irresponsable l’attitude de certains médias canadiens qui ont publié les caricatures controversées du prophète Mahomet.M.MacKay a dit que les Canadiens qui ont reproduit ces images ont mis en danger leurs compatriotes, particulièrement ceux qui sont à l’étranger, et les troupes en mission en Afghanistan.«J’estime que c’est dangereux pour les citoyens canadiens qui voyagent à l’étranger [.].On a aussi pu constater que les tensions plus élevées engendrées par la publication [des caricatures] pouvaient être dangereuses pour les troupes canadiennes.» Presse canadienne EN BREF La prison pour David Irving Vienne — L’historien britannique David Irving a été condamné hier à Vienne à trois ans de prison pour avoir nié il y a 17 ans l’extermination des Juifs par les nazis.L’historien révisionniste de 68 ans, qui encourait 10 ans de prison, a reconnu lors de l’audience avoir longtemps nié l’Holocauste, mais a affirmé avoir changé d’avis après avoir pris connaissance de documents personnels d’AdoK Eichmann.Il était poursuivi en Autriche pour y avoir donné en 1989 une interview et des conférences niant le génocide nazi.D a reconnu avoir nié à l’époque que l’Allemagne nazie ait tué des millions de Juifs, «sur la foi de [ses] connaissances d’alors».Mais il a précisé avoir parcouru en 1991 les documents d’Eichmann, organisateur de la «solution finale» pendu en 1962 en Israël, et a ajouté: «Je ne dis plus cela maintenant, je ne le dirais pas maintenant.Les nazis ont effectivement tué des millions de Juifs.» - Reuters Caricatures : 24 morts au Nigeria Lagos — Des manifestations samedi dans deux villes du nord du Nigeria contre la publication de caricatures du prophète Mahomet en Europe ont fait 24 morts et 230 blessés, selon un nouveau bilan établi par la Croix-Rouge nigériane.«Selon les rapports de nos agents qui étaient samedi sur le terrain à Maï-duguri, 21 personnes sont mortes et 207ont été blessées, 50 maisons ont été détruites et 32 autres incendiées ainsi que 250 magasins et dix églises», a déclaré le responsable national de fa gestion des désastres de la Crok-Rouge nigériane, Adroni-cus Adeyemo.«A Katsina, trois personnes sont mortes tandis que 23 autres ont été blessées ou hospitalisées» Un précédent bilan faisait état de 15 morts à Mâiduguri, dont un prêtre, et un à Katsina -AFP Ulran discute du plan russe Moscou — Les entretiens russo-iraniens à huis clos menés à Moscou sur un plan russe prévoyant l’enrichissement d’uranium en Russie pour le nucléaire civil de l’Iran se sont achevés hier soir sans autre résultat tangible que l’annonce qu’ils seraient poursuivis aujourd’hui au niveau des experts.De son côté, le Haut Représentant de TUE pour la politique étrangère Javier Sofana a affirmé à Bruxelles qu’il n’y avait pas de nouvelle proposition des Iraniens sur leur programme nucléaire, à Tissue d’une rencontre avec le chef de fa diplomatie iranienne Manouchehr Mot-taki.«Ils ont répété leurs arguments, leur position n’a pas changé en substance», a indiqué M.Sofana aux journalistes.-AFP Un rapport de Human Rights Watch 30 000 Tchadiens déplacés Libreville — Les violences récentes perpétrées contre les civils de Test du Tchad par des rebelles tchadiens ou des milices soudanaises soutenus par le Soudan ont déjà déplacé quelque 30 000 Tchadiens, a affirmé hier l’organisation Human Rights Watch (HRW).Dans un rapport sur fa guerre civile au Darfour, dans l’ouest du Soudan, et sur fa «violence transfrontalière récente», l’association de défense des droits de l'homme basée à New York rapporte de nouveau «une augmentation alarmante des attaques contre les civils au Tchad» qui ont fait «des douzaines de morts» «Elles sont perpétrées, avec l'appui du gouvernement soudanais, par les milices djandjaunds et les groupes rebelles tchadiens» qui opèrent depuis le Soudan, écrit HRW, confirmant des accusations déjà émises dans un précédant communique.«L'insécuri-te permanente qui régne dans l'est du Tchad a pour conséquence immediate le déplacement de citils: 301X10 Tchadiens ont fin leurs maistms le long de lafnmtière en misim des violences ré- centes», estime HRW, notant également «un nouvel afflux, au Tchad, de réfugiés du Darfour» qui ne se sentent pas en sécurité dans les camps soudanais.Le conflit au Darfour, qui a éclaté en février 2003, a fait entre 180 000 et 300 000 morts selon les estimations, et plus de deux millions de déplacés.Il oppose des rebelles d’ethnies africaines aux autorités arabes de Khartoum, soutenues par les milices arabes djandjawids.HRW réitère ses demandes au Conseil de sécurité de TONU «pour qu 'il remplace d’urgence la force de l'Union africaine [au Darfour) par une mission de TONU [.] clairement et fermement mandatée pour protéger les civils, par la force si nécessaire.Les milices djandjawids sont en train de faire au Tchad ce qu’elles font au Darfour depuis 2003: tuer des ciiils, incendier des villages et voler le bétail.et ce au cours d’attaques aux relents ethniques» visant les populations non-arabes, ajoutet-fl.Agence France-Presse Lucille BOUFFARD Avac la collaboration da Maria POIRIER Canadian Ecaia cas •araatt FAIRE BEAUCOUP pour mon ENFANT DE 0 A 5 ANS Eipimar lu ictiaitls iHraaiiiris mpm-wot pour n Bien-étri de aotra entant.i—— Sylvie MONETTE Cathia RIOPEL Los éditions LA PENSEE (514) 848-9042 (¦ hrii («lis lotîtes m noriinos etOadPa*': Æwsg&sê ÎASÜK Jfa vgWSO/F Stni de X Umts Saves aucun-t'iS S éditions LA PENSEE (514) 848-9042 J AIME LE FRANÇAIS i” année - séria 1 in Minim an licmre arstaitn in ta tiariis.d mit mk IN lis it $ tiirnnes ROLEX Day-Date Or iaune 18 carats Gambard Vente et service technique 630-A RUE CATXAKT.ŒNTR£-V*_L£ MONTRÉAL (S 14) 866-3876 20 LE DEVOIR.LE MARI)! 21 FEVRIER 2 0 0 6 A 8 LES ACTUALITES BISSONNETTE SUITE DE LA PAGE 1 Et quand elle parie de son Rapport, qu elle déposera d’ici deux mois (elle fera une grande conférence de presse à Paris le 20 mars avec Diouf pour en présenter les grandes lignes), le rapprochement suivant lui vient tout de suite: «O serv une sorte de grand éditorial, dans lequel je vais dire: “voici l’évolution de l’équilibre des langues aux olympiques; voici les grandes raisons qui expliquent ce nouvel équilibre des langues'.je vais évidemment parler de l’effet de la technologie.Et je terminerai sur quelques recommandations au CIO et à l’Organisation internationale francophone » «Tongue trooper» Au fond, tout cela n’est-il pas très québécois?«Vous êtes une “police de la langue”, une tongue trooper, mais mondiale, non?» (pour reprendre l'expression des médias anglophones pour parier des inspecteurs de la loi 101).La question la fait bien rire.«Sachez qu’il y a un monsieur delà BBC, un journaliste sportÿ, qui me l’a posée l’autre jour», raconte-t-elle.Elle a expliqué à l’homme intrigué qu’eDe n’était pas là pour rédiger des plaintes et encore moins des constats d’infraction.La raison en est assez simple: «Il n’y a pas de règles claires concernant les langues officidles» aux olympiques.Nulle loi 101, «avec ses règlements stricts et ses sous-règlements».Au contraire, dans le mouvement otympque, «la place des langues officielle est en gros laissée au bon vouloir des comités olympiques».Estoc un problème?Mme Bissonnette hésite.Et laisse entendre qu’il faudrait peut-être quelques directives phis précises pour définir «l’étendue des services qu’ils doivent fournir en français».Pour l’ins-tant, le bilinguisme du CIO lui rappelle la première décennie des langues officielles à Ottawa, où elle travailla comme courriériste à la fin des années 70: «On nous disait, le jour d’une grande annonce, qu'on allait recevoir le communiqué fiançais, mais le lendemain.Ce n’était pas très utile.» Certes, l’anglais est la lingua franca aujourd’hui, elle le reconnaît et «il n ’est pas question de lutter contre cela», dit-elle.D’ailleurs, le journaliste de la BBC n’arrivait pas à comprendre la mission de la Québécoise: «Plus de gens parlent chinois que français dans le monde, pourquoi le chinois ne serait pas langue itffkieUe?» Les parallèles avec le débat canadien sont évidents, fait remarquer Mme Bissonnette.«je lui ai expliqué, comme je le fais aux nombreuses personnes qui me posent ce type de question, qu’il y a une tradition olympique; or, le français est la langue refbndatrice des olympiques», grâce au baron de Coubertin.J’ai dit au journaliste de la BBC: «Si l’on suit votre raisonnement, ü faudrait que tout le monde parie anglais et chinois et que l’on jette aux poubelles toutes les autres langues.Aufimd, nous baignons ici en pleine problématique de la diversité culturelle.» Progrès Et le français, à Turin, comment se porte-t-il?Au moment où on l’a jointe hier, elle n’était «qu'au milieu de son mandat».Première constatation: par rapport à ce que le précédent «grand témoin» a constaté à Athènes, à Turin, le français langue officielle semble y avoir été davantage respecté.Pendant les cérémonies d’ouverture, c’était manifeste: à Athènes, la présidente des jeux, Gianna Angelopoulos-DaskalaM, n’y avait prononcé qu’une demi-phrase en français, en citant de Coubertin.A Turin, cependant le président du TO ROC (comité d’organisation), Valentino Castellani, «a rigoureusement respecté l’équilibre des (rois langues.C’était parfait», constate-t-elle.Evidemment le français, à Turin, c’est la langue du pays limitrophe.On parle même de percer les Alpes pour relier Turin à Lyon.«Et il faut savoir qu’on est ici dans l’ancien royaume de Savoie, souligne Mme Bissonnette, Turin n’a pas toujours été en Italie.» Si bien que plusieurs personnes de la ville, comme nombre de touristes, parlent français.«C’est plus facile pour Turin de trouver des bénévoles francophones que pour Vancouver», note-t-elle.Par ailleurs, le travail de grand témoin n’a pas l’air désagréable.Mme Bissonnette admet qu’elle est privilégiée d’être invitée dans une telle manifestation, «moi, qui ne suis pas sportive».Elle raconte se promener dans cette ville «délicieuse», où elle se fait «un devoir de s'adresser à tout le monde en fiançais, juste pour vérifier, justement».Si bien qu’eDe accumule les pages de notes sur les bons et moins bons coups de l’organisation à l’égard du français.Le site Internet est «impeccablement trilingue», souligne-t-elle.Dans l’affichage officiel, aussi, il est souvent prédominant «Mais sur les sites des jeux, que vous soyez dans la montagne ou dans un aréna, dès qu’une compétition commence et que les annonces officielles sont faites, le fiançais, c’est fini», fait-elle remarquer.C’est surtout décevant par exemple lorsque les hockeyeuses canadiennes.dont les deux tiers sont des francophones, sont sur la glace» La mondialisation parie anglais, on le sait Et les olympiques constituent des rendez-vous éminemment mondiaux.«Comment fait-on pour maintenir le français là-dedans?fe commence à avoir des idées», dèclare-t-eDe.en évitant de «scoo-per» son rapport «Je pense que le mouvement olympique veut vraiment conserver le fiançais», dit-elle.Certes, c’est plus facile lorsque les jeux se tiennent dans un endroit où le français a un •avantage naturel».Par exemple.Vancouver 2010, où les deux langues olympiques comddent avec les deux langues officidles du Canada «s’annonce impeccablement bilingue».Déjà, les produits dérivés sont étiquetés dans les deux langues officielles.Cependant Pékin pourrait être très difficile pour le français.Cest ce qu'eDe a constaté après avoir rencontré «la personne responsable de l'aménagement linguistique de Pékin 2008 ainsi que celle des relations de presse».•Là, le.français n'aura plus davantage naturel Même pour l’anglais, ça va être difficile.Ce sera une situation de trilinguisme où l’une des langues n ’est comprise que par les Chinois.» En somme, le grand témoin d’alors aura assurément un grand labeur.Le Devoir COUR SUITE DE LA PAGE 1 sans être inventif» En campagne électorale, M.Harper avait causé bien des remous en critiquant l’activisme judiciaire par lequel certains magistrats font avancer des causes sociales.Cette audience publique constituera «un geste sans précédent», a reconnu M.Harper en conférence de presse.Cette nouveauté canadienne fait reapparaître une ligne de fracture entre les commir nautés politique et judiciaire.D’un côté, les députes des trois principaux partis fédéraux (excepté le NPD) se disent d’accord avec l’audience publique.De l’autre, des juges et avocats décrient cette tentative qui, selon eux, politisera le processus et sapera — en apparence — l’impartialité du juge.Les deux camps semblent inconciliables.•Notre système de justice n ’appartient pas ata avocats et aux juges.Le public a le droit d’y participer», a expliqué en entrevue avec Le Devoir le ministre de la Justice, Vie Toews.Selon lui, de la même manière qu’une poursuite au civil n’impliquant que deux individus est de nature publique, ce genre d’audience doit l’être tout autant, même si son effet réel est difficile à saisir.En effet, les 12 députés du comité parlementaire ne voteront pas une fois l’interrogatoire terminé pour entériner ou renverser la nomination.Il n’est même pas certain qu’ils feront rapport officiel au premier ministre.Le temps manquerait puisque cehûci s’est engagé à confirmer la nomination deux jours phis tard, soit le 1" mars.Vie Toews affirme qu’il serait «très étonné» si le premier ministre modifiait sa nomination après la comparution.La juge en chef de la Cour suprême, Beverley McLachlin, a déclaré récemment qu’afin de préserver «la confiance du public dans l’impartialité des tribunaux, il faut éviter de politiser» le processus Le juge John Major — celui qu’on vise justement à remplacer ici — craint une perte de contrôle avec les années.«Peut-être qu’à la première audience tout le monde aura une bonne attitude pour démontrer comment mm sommes plus civilisés que les autres pays, mais à la seconde, la troisième ou la quatrième, cela dégénérera en guerre politique.• En 2004, alors qu’un comité parlementaire se penchait sur la réforme du mode de nomination à la Cour suprême, l’ex-juge Claire UHeureux-Dubé s’était opposée à l’audience publique pour des raisons similaires.Procédure américaine?Hier, le Barreau canadien, a condamné un processus qui donnera l’impression «que les juges sont contrôlés par des alliés politiques».On craint de ce côté une américanisation du système.La présidente sortante de l’organisme.Susan McGrath, se rappelle avec horreur les deux plus récentes audiences aux Etats-Unis, celles de John Roberts et Samuel Alito.«On avait 20 minutes de théâtre politique de la part des sénateurs et il restait à peine cinq minutes au candidat pour répondre à la pseudo-question.On n’a pas appris grand-chose.» Les tenants d’un processus public réfutent cette hypothèse.C’est le cas de Patrick Monahan, actuel doyen de la fameuse faculté dç droit ontarienne Osgoode Hall.«Aux Etats-Unis, les sénateurs ont droit de vote.Ils subissent la pression des groupes de pression qui dépensent des millions de dollars.[.] Ici, on a seulement un comité aviseur.» C’est d’ailleurs le même argument que reprend Irwin Cotier, le critique libéral en matière de Justice et ex-titulaire de ce ministère même s’il reconnaît avoir «encore un peu de ces inquiétudes» quant à la politisation du processus.Seul le NPD s'oppose à cette audience publique à cause des risques de dérapage.Le député Joe Co- inartin rappelle en outre que le comité de la justice avait déjà interrogé à huis clos les candidats potentiels.«C’est une perte de temps que de recommencer.» Au Bloc québécois, on se fie au sens des responsabilités des députés pour prévenir tout dérapage.«On l'a vu dans des comités assez hot" dans le passe, rappeDe le leader parlementaire Michel Gauthier.Quand on a interroge les gens du scandale des commandites, y'a eu pas mal Umgtemps d’interrogatoires et on ne peut pas dire qu 'Ù y a des choses très regrettables qui sont dites • Absence de garde-fou Le hic, c’est que le premier ministre n'a pas fixé de limites aux questions que pourront poser les députés.«Il n’y aura pas de question défendue», a-t-il dit hier ^joutant qu’il s'attendait «à une restreinte professionnelle».Seul Peter Hogg, l’ex-doyen de h» faculté Osgoode Hall, ouvrira la séance par quelques recommandations.On s’attend à ce qu’il invite les députés à ne pas interroger inutilement le candidat sur les jugements éventuels qu'il rendrait lorsqu’on a demandé au premier ministre s’il serait acceptable qu'un député demande au futur juge d'expliquer son opinion sur l'avortement, ü a eu cette réponse.«Le candidat ne peut pas se prononcer avant d'avoir les preuves et un cas [devant lui].Mais il peut expliquer la mistm (le ses dé-cisùms passées, par exemple, sa connaissance de la loi et des décisions précédentes de la Cour suprême.» In Cour suprême compte neuf juges, le prochain appelé devra provenir d’une des quatre provinces de l’Ouest pour respecter la tradition, mais les observateurs plus avertis de la scène judiciaire estiment que ce serait au tour de fa Saskatchewan ou du Manitoba d’avoir leur juge.Les dernières nominations émanant de ces provinces remontent à 1962 et 1973 respectivement Le Devoir E N BREF Le directeur du Conseil électoral haïtien fuit le pays Port-au-Prince (AP) — Devant des menaces de mort et la mise à sac de son ranch, le directeur général du Conseil électoral haïtien, au centre la semaine dernière des allégations de fraude dans le dépouillement des votes de l'élection présidentielle, a fui le pays.Jacques Bernard, à la tète du Conseil depuis trois mois, a quitté Haiti dimanche, peut-être pour Miami, aux Etats-Unis, a déclaré hier Michel Bru-nache, chef de cabinet du président par intérim Boniface Alexandre.M.Bernard s'était plaint de menaces vendredi, à la suite des accusations de fraude électorale contre lui-même et l’institution qu’il dirigeait.Jeudi, le Conseil électoral avait finalement décim é René lYéval vainqueur du scrutin du 7 février dès le premier tour, alors que les résultats partiels ne le créditaient pas de suffisamment de voix.Outre les menaces, le ranch de M.Bernard, situé non loin de la capitale, Port-au-Prince, a été incendié et pillé ce weekend, confirme un porte-parole de TON U.M.Bernard a nié avoir faussé le décompte des bulletins, comme l’en accusent certains membres du Conseil électoral.— AB CHOSES SUITE DE LA PAGE 1 Quoi qu’il en soit, cet incident (sans conséquences graves, heureusement et fort étonnamment) soulève une interrogation essentielle: pourquoi nous montre-ton en gros plan Jaromir Jagr et Joe Sakic en train de pisser le sang, pourquoi nous montre-t-on la douloureuse chute de Marie-France Dubreuil sous 52 angles et en 12 vitesses différentes de ralenti, alors qu'en luge et en bob, dès qu’il y a dérapage, les carabinieri débarquent et déploient une toile afin que l’on ne voie rien?Hein, pourquoi?On nous cache des choses, messieurs dames.C’est très grave.?Comme vous n’êtes pas sans être scandalisés de l’ignorer, le Canada, contrairement à d’autres pays qui savent vivre, ne verse pas un sou à ses médaillés pour les reriferi cier d’avoir fait rayonner fa marque Canada d’un bout à l’autre du globe, même si un globe n’a pas vraiment de bouts.(A ce sujet le directeur de la performance internationale du Comité olympique canadien, Alex Gardiner, a déclaré qu’une rémunération des champions olympiques n’était pas écartée des discussions, mais que cela n’avait pas fait l’objet d’une évaluation globale.En d’autres termes, on pourrait retrouver la question à l’ordre du jour d’une future réunion sur le suivi des orientations générales devant mener à un plan consultatif d’examen des options.Cela étant avouez que vous aimeriez ça, être directeur des performances internationales.Me semble que ça doit donner un sens à une journée à l’ouvrage.) Mais attention, avant que vous ne réclamiez la démission du gouvernement Haiper, sachez que cela ne signifie pas que vos fiscodoDars ne contribuent pas à fa gloire du sport Le correspondant de Hors-Jeux en Suède sep- tentrionale, Mr.Dupontsson, un scientifique de choc agnostique qui dispose lui-même d’un réseau de correspondants d'un bout à l'autre du globe, est heureux de m’informer, et vous en même temps, de fa publication par le Conseil national de recherches du Canada, d’une étude intitulée The motion of curling rocks: Experimental investigation and semi-phenomenological description (http://pubs.nre-enrc.gc.ca/cgi-bin/ps/rp2_abstJ?cjpJ>04-02O_82_ns_nf_cjp).Parfaitement messieurs dames, le curling a une dimension semi-phénoménologique.Je suis persuadé que vous le subodoriez sans toutefois être en mesure de le prouver en quatre points.Voici ce que nous communique M.D.à ce sujet La traduction du lapon est de moi, offerte sans obligation de votre part et avec l'assurance qu’aucun représentant n'ira chez vous.«Qui a dit que le curling était plate?O.K., c’est plate.Mais regarder du curling avec des physiciens peut être intéressant.C’est que le curling pose un paradoxe physique.Imaginons une pierre qui tourne dans le sens des aiguilles d’une montre et regardons-la dü point de vue de celui qui vient de la lancer.Ix* côté gauche tourne dans le sens de déplacement de Ta pierre, donc se déplace plus vite par rapport à la' glace que le côté droit, qui lui revient vers le lanceur.Plus ça va vite, plus la friction est importante, donc le côté gauche subit une friction plus importante.Ergo, la pierre devrait dévier vers la gauche.Or, il est clair que le contraire se produit.«J’ai fait une petite recherche bibliographique et il semble que le sujet est controversé! La réponse, donnée par Erik Jensen et Maik Shegelski, de 11 Jniversity of Northern British Columbia dans un article publié dans fa Revue canadienne de.physique, serait que fa pierre ne glisse pas directement sur fa glace, mais sur un film d’eau: “L’observation soutient l'hypothèse que fa force de friction agissant sur chaque segment de fa pierre de curling est directement opposée au mouvement relatif à ce film mince et non relatif à fa surface immobile de la glace." CQH).» La prochaine fois, nous examinerons différentes formules de calcul de fa force de contraction nvtxilfaire d'une mordeuse dans le douze pieds.Soyez là.?C'est bien beau les Jeux olympiques, mais si on ne les rapproche pas de temps à autre des affaires qu'ils comprennent, ils ne comprendront pas, comprenez-vous?Aussi, dimanche soir, le réseau NBC a-t-il présenté, en plein pendant sa programmation olympique en différé — ils ne peuvent quand même pas montrer les Jeux eu direct l’après-midi, comprenez-vous, il y a les soaps, et dimanche il y avait une course de NASCAR —, tine entrevue avec Jerome Bettis, le porteur de ballon des Steelers de Pittsburgh nouvellement retraité.Juste pour vous dire que Bettis a comparé sa jx*rte de ballon en fin de match contre les Colts d’Indianapolis, en séries éliminatoires, à fa chute de lindsey JacobeDis en snowboard cross.«Je pense que j’essayais de narguer les Cote», a-t-il dit.À consigner dans vos archives, il a aussi raconté que la sensation issue de la conquête du Super Bowl à I)i» troit, sa ville natale, et en presence de ses parents étiuf «incroyable».?D>rs d’un point de presse retransmis intégralement à la télévision parce que ses moindres virgules sont analysées et soupesées et commentées et disséquées et toutes ces choses, Wayne Gretzky a déclaré hier que l'équipe canadienne masculine de hockey sur glace manquait de passion, •Cela m inquiète d’autant plus que Janet a mis les allocations familiales sur au moins une nulle contre la Suisse et la Finlande», n’a-t-il pas dit parce qu’il nous cache des choses.jdiorèa Iode voir, com VOYAGE SUITE DE LA PAGE I A 65 ans, l’ancien réalisateur de pubs n’a visiblement pas perdu le sens de la formule.Un travers sans doute aiguisé au contact des innombrables messages publicitaires qu’il se met presque quotidiennement sous la dent Un peu pour le plaisir et beaucoup pour organiser le contenu des centaines de boîtes d’un lieu unique: le Centre d’archives publicitaires (CAP) dont il est le responsable.Voyage au cœur de la mémoire Avec ses quelque 25 000 documents réunis sur des films, des rubans d’un, de deux, de trois quarts de pouces et des cassettes betacam SP ou numériques, l’endroit, physiquement et gentiment hébergé dans les caves climatisées de la Cinémathèque québécoise, à Boucherville, résume le long de deux immenses étagères amovibles et d’une centaine de cartons attendant dans un corridor le patrimoine publicitaire du Québec.11 offre aussi au privilégié d’un jour — l’endroit n'étant pas ouvert au public — un voyage incroyable, de 1950 environ à aujourd’hui, dans une mémoire artistico-commerdale aussi méconnue que délaissée.•Le centre a recueilli Jusqu’à maintenant sans doute près de 70 % de tous les messages qui ont été produits ici», lance l’archiviste tout en promenant son regard sur ses linéaires de documents ramassés par ses soins «chez les agences de publicité» mortes ou existantes, «chez des comédiens ou chez des directeurs photo».La quête, amorcée en 2000, à l’époque ou le CAP se nommait encore, en l’honneur du fondateur de l’agence de publicité BCP, Cinémathèque Jacques-Bouchard, a été, grâce à l’entêtement et à la persévérance de l’ancien réalisateur, d’une efficacité redoutable.Conséquence: le Centre d’archives publicitaires peut aujourd'hui se vanter d’être un des rares endroits où l’ensemble des messages des compagnies de bière Labatt et Molson, acteurs importants dams l’histoire du développement socio-commercial du Québec, cohabitent sous un même toit «C’est unique», assure M.Savant.Au-delà des Vita Grow, Dominion ou Air Canada, l’homme peut également quand on lui laisse le temps de consulter une imposante base de données, faire apparaître sur un écran l’intégrale de fa carrière publicitaé re de l’humoriste disparu Olivier Guimond (53 messages) tout comme les quelque 140 publicités récapitulant les aventures des loustics créés au fil des ans par le comédien Benoît Brière pour Bell Canada.Doris I ussier, pariant de fa tourtière Tailleier en 1966, Marc Laurendeau évoquant le secret de la Caramilk en 1972, Marie-Josée Tailleier et le « Pop-sac-a-vie-sau-sec-f i-co-pin» de Desjardins en 1976 ou encore Donald I au tree avec un Coke en main devant le roché Percé sont aussi là Idem pour André-Philippe Gagnon dans son imitation de Jean-Paul Belmondo pour GM (1988) et Mme Blanche-ville confrontée au «pouvoir ultra-nettoyant» de Spic & Span en 1972 alors que fa même année, Donald Pilon van te les vertus des Skédoo.Fondu au noir.Janette Bertrand peut aussi faire son apparition, dans toute sa jeunesse, une boîte de soupe Upton à la main: «Cest la soupe qui ressemble le plus à une soupe maison, dit-eDe.Elle a un p’tit goût de revenez-y!» Un puzzle incomplet •Il serait possible encore d’aller chercher 10 000 autres messages qui finissent selon moi de constituer ce patrimoine publicitaire télévisé de ses origines à aujourd'hui, résume M.Savard .si bien sûr, ils existent Utujmrs.» C’est que, dans l’univers de la vente de bébelles sur tubes cathodiques, les fils et filles de pub se montrent parfois, voire souvent, négligents lorsque vient le temps de songer à faire passer le fruit de leur labeur dans les sphères de l'archivage, assure le gardien de fa mémoire publicitaire du Québec.«Dans les années 70 par exemple, beaucoup de spots ont disparu parce que les gens ont laissé traîner les bandes dans un carton en plein soleil sur le rebord d’une fenêtre.• Un crime de lese-majesté, diront plusieurs.à commencer par Yves Saint-Amand, président de l’Association des agences de publicité du Québec (AAPQ) qui salue les activités du CAP «H y a une richesse sociale, ethnologique ou didactique incroyable dans ces messages publicitaires, explique-t-il à l'autre bout du fil.C’est un patrimoine à préserver, c'est sûr Ça montre dans des capsules de 30, 60 ou 90secondes, l'évolution de notre société, de nos façons défaire, de nos rapports sociaux.» Les publicitaires ne semblent pas tous en être convaincus.Faute d’organisation ou de sensibilisation à l’importance de la mémoire collective, estime Cari Grenier, président de l’agence Amen Epoxy.«Cest pathétique, lance l’ex-président du Publicité club de Montréal (R M), mais c'est comme ça.Nous sommes dans un milieu où la gestion de rétroviseur n'existe pas.Tout le monde est tourné vers le futur, les tendances, les nouvelles avenues pour demain.Et forcément, dans ce contexte, le passé s'oublie vite.• Bonjour Toto Iferre Savard l’a vite compris lui qui préside désormais seul, ou presque, à la destinée de ce centre d’archives qui coqjugue Tunique, le drôle, le psychotronique avec «Bonjour Toto», le clown de Bd) ou encore fa déli-deuse annonce du «Sandwich spread de Kraft», une sauce d’une codeur douteuse pour les «p'tits pirates».Le tout sans grand appui financier des fabricants de ces me» sages, déplore le responsable du CAI?«Four le moment, le centre roule grâce aux trois ou quatre demandes de consultations ou de copie que nous recevons chaque semaine», dit-il.Ces demandes émanent bien souvent de réalisateurs de documentaires, d'enseignants ou de recherchistes pour des émissions où l’invité se fait replonger, pour le plaisir de fa chose, dans son passé.«Le problème, c’est que, pour assurer la survie de ces archives, nom devrions rapidement les numériser et, pour cela, il faut de l'argent.» Pièces importantes du CAP, dit M.Savard, les archives personneDes de Jacques Bouchard, comprenant dans une multitude de formats, ses messages publicitaires, mais aussi des vidéos d'enseignement des techniques de pub, des «reportages» au cœur des partys de bureau ou des premiers pas de l’agence BCR devraient être dans les premiers documents à prendre l’incontournable chemin du changement de support.tout comme d’ailleurs les mémoires publicitaires d’une autre agence passée récemment à l’histoire en raison du scandale des commandites: f/rou paction le Centre d'archives publicitaires a mis fa main dessus, a fa fermeture de cette compagnie, et ce, pour mieux préserver k «On a Umjcjurs bestnn d'un Amigo», lancé entre 1994 et 1997 par l’humoriste Stéphane Rousseau pour Rogers AT&T ou, diront les mauvaises langues, pour mettre a l’abri des regards le duo cathodique formé par Elise Marquis et Patrice I^abbé pour le vendeur de beignes Tim Hortons.Et ce, pour fa nuit des temps.Le Devoir LE DEVOIR www.ledevoir.com Les bureaux du Devoir sont situés au 2050.rue De Bleury.9- étage.Montréal (Québec), H3A3M9 E3 Place-des-Arts Ds sont ouverts du hindi au vendredi de 8h30 à ITh.Renseignements et administration : 514-985-3333 Comment nous joindre ?La rédaction Au téléphone Par télécopieur Par courrier La publicité Au téléphone Par télécopieur Extérieur de Montreal (s Les avis publics et appels d’offres Les abonnements 514-985-3333 514-985-3360 redaction Sledevoir.com 514-985-3399 514-985-3390 1 800 3634)305 Au téléphone Par télécopieur Par courrier 514-9853344 514-985.3340 avMdev91edevoir.com Les petites annonces et la publicité par 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