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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
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Cahier A
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  • Journaux
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quotidien
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Références

Le devoir, 2006-02-16, Collections de BAnQ.

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FRANCE IRAK D'autres sévices à la prison d’Abou Ghraïb sont divulgués Page B 5 -?w w w .1 t'il e o i r.c o m ?Greenpeace fait reculer Chirac Page A 2 LE DEVOIR I $ L’Université Laval s’associe à Sobeys Création d’un supermarché-école sur le campus québécois FABIEN DEGLISE Après l'enseignement et la recherche, l’Université Laval aimerait bien se lancer dans.la distribution alimentaire.En effet, l’établissement planche en ce moment sur la création d’un «supermarché-école» en partenariat avec Sobeys Québec, qui chapeaute les enseignes IGA, a appris Le Devoir.Cette premia re nord-américaine suscite engouement étonnement et questionnements dans la sphère universitaire.Ce magasin, en apparence similaire à la centaine de supermarchés qui existent au Québec, doit servir de laboratoire «grandeur nature» aux professeurs et aux étudiants pour mieux comprendre les comportements des consommateurs et pennettre du même coup à Sobeys «d’avancer», a reconnu le président de l’entreprise, Marc Poulin.En échange, l’université se prépare à toucher deux millions de dollars pour la création d’une chaire d'étude en commerce de détail et en chaîne d'approvisionnement en alimentation.Cette chaire devra porter le nom du distributeur.«En étant plus proches de la recherche appliquée, nous allons générer de nouvelles idées mais aussi avoir une plus grande compréhension de l’évolution du monde alimentaire, a expliqué M.Poulin en entrevue au Devoir hier.Cela va nous aider à cheminer davantage.» Piloté par la faculté des sciences de l’agriculture et de l’alimentation (FSAA), ce centre de formation et de recherche nouveau genre est sur les tables à dessin depuis près de trois ans dans les couüsses de la maison d'enseignement, où il évolue dans une relative discrétion.Invité à accorder son feu vert au projet hier en soirée, le conseil d'administration de l'université a toutefois préféré reporter sa décision, a indiqué un porte-parole, les membres ayant exigé des «informations complémentaires».Selon un document interne transmis de façon anonyme au Devoir, le projet se résume à la construction d'«tt« véritable magasin d’alimentation, comparable par sa taille, son fonctionnement et son accessibilité au L’université touchera deux millions de dollars de Sobeys VOIR PAGE A 8: SOBEYS Une première médaille québécoise AGENCE FRANCK PRESSE ANOUK LEBLANC-BOUCHER a résisté à une manœuvre illégale de la Chinoise Tianyu Fu et a remporté hier la médaille de bronze en finale du 500 mètres dames en patinage de vitesse courte piste.Il s'agissait de la quatrième médaille du Canada aux Jeux de Turin et de la première remportée par une athlète du Québec.Nos informations en page B 6.Harper satisfait Charest Le premier ministre conservateur a confirmé à son homologue le maintien de ses engagements électoraux ROBERT I) UT RI SAC AI.EC CASTONGUAY Le premier ministre Jean Charest esl sorti encouragé d’une toute première rencontre avec Ste phen Harper, signalant l’ouverture du premier ministre canadien à l'égard du rôle du Québec sur la scène internationale, la possibilité d’en arriver à une entente sur le financement des services de garde et même le respect par le gouvernement conservateur du protocole de Kyoto.Au cours d'un [x>int de presse à Québec, Jean Charest, tout juste revenu d’Ottawa, s’est réjoui du fait que M.Harper lui ait confirmé le maintien de ses engagements énoncés en campagne électorale.«Il a certainement réitéré sa volonté de régler le dossier du déséquilibre fiscal [ et celui de| l’international.M.Harper Stephen Harper n’a pas changé d’idée», a-t-il dit.Les premiers ministres du Canada et du Québec se sont rencontrés en tête à tête hier, à l'occasion d'un dîner de travail au 24 Sussex qui a duré deux heures vingt minutes.Jean Charest est du coup devenu le tout premier dirigeant d’une province à rencontrer Stephen Harper depuis son élection le 22 janvier dernier.A ( )ttawa, Stephen Harper a re- Jcmi Charest fusé de s’adresser aux médias pour expliquer l’avancement des dossiers avec le Québec, et ce, même s’il aflirme en faire une priorité.Ce silence fut dénoncé avec force tant par le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, que par le chef du Parti québécois, André Boisdair.VOIR PAGE A H: HARPER Le gouvernement haïtien enquête sur les accusations de fraude L’ONU exhorte les Haïtiens à la patience La Bourse de Montréal est prête à gérer Kyoto L’institution n ’attend que le signal d’Ottawa pour lancer en six mois un marché de crédits Grand ménage à Télé-Québec La chaîne devra se départir du tiers de ses employés et confier toute sa production montréalaise au secteur privé Le gouvernement haïtien par intérim a créé hier une commission spéciale pour enquêter sur les allegations d'irrégularités graves lors du scrutin présidentiel de la semaine dernière, demandant au Conseil électoral provisoire (CEP) d'attendre encore avant d'en annoncer les résultats définitifs.Le Conseil de sécurité des Nations unies, réuni hier à New York, a encouragé cette initiative, perçue comme un geste d'apaisement après les allégations de «fraudes massives ou d’erreurs grossières» faites par le candidat René PrévaL crédité de 4S.76 % des suffrages après le décompte d'un peu plus de 90 % des bulletins de vote, ce qui le place loin devant son plus proche adversaire.Lesly Manigat, mais reste insuffisant pour lui permettre de l'emporter au premier tour.La commission d’enquête annoncée hier, alors que Port-au-Prince vivait sa cinquième journée consécutive VOIR PAGE A 8 HAÏTI Port-au-Prince a vécu hier sa cinquième journée consécutive de manifestations I .V D E X °; o! o! o- - ^Annonces B 4 S Avis publics B 3 ! Culture B 8 Décès.B4 Économie.B1 Éditorial____A6 Idée*________AT Météo.B 4 Monde -B 5 Mots croisés B 4 Politique _„.A3 Sports_______B 6 Sudoku_______B3 Télévision___B 7 LOUIS-GILLES FRANCŒUR Alprs que les entreprises et les Etats américains passent à l’action dans le dossier des changements climatiques, la Bourse de Montréal affirme qu'elle sera prête «dés le deuxième semestre de 2006» à régir la négociation, la compensation et l’enregistrement des ventes de crédits d’émissions de gaz a effet de serre (GES) selon le modèle mis en place par ses deux partenaires, le Chica- go Climate Exchange (CCX) et sa filiale européenne, l’EXC.En somme, un an jour pour jour après l’entrée en vigueur du protocole de Kyoto, la Bourse de Montréal, qui se spécialise dans les produits dérivés, se prépare à devenir la plaque tournante du premier marché de crédits d'émissions au pays «si un ou plusieurs gouvernements donnent le signal de départ qui créera ce marché», a déchue hier VOIR PAGE A 8 KYOTO nx-rnits PAUL CAUC BON Le gouvernement québécois impose à Télé-Québec un grand ménage: la chaîne devra se dépar-i tir du tiers de ses employés, confier toute sa production montréalaise au secteur privé et cesser ses «activités secondaires ou périphériques», dont l’entretien de ses antennes, la gestion de ses studios montréalais et les services aux écoles.A terme, les sommes ainsi dégagée», de l'ordre d’environ 10 millions, devront être réinvesties dans la programmation Mais la ministre de la Culture et des Communications du Québec, Une Beauchamp, affir me que la subvention actuelle de Télé-Québec, de 57 millions, sera I maintenue a son niveau actuel.Four Mme Beauchamp, il s’agit d’un «plan de modernisation Ce n est pas un exercice de restriction budgétaire-.Un point de vue qui n'est pas du tout partagé par les or- Une Beauchamp ganisations syndicales, alors que le Parti québécois parie de «pnvatisatum déguisée» En livrant hier ces nouvelles orientations, la ministre Beauchamp répondait au rapport du groupe de travail sur l'avenir de Télé-Québec, le rapport Bé-dard, qu elle avait elle-même commandé en 2004 et qui préconisait de confier toute la production de Télé-Québec au secteur privé A l'époque, le gouvernement québécois avait entrepris une analyse en profondeur de tous les ministères VOIR PAGE A 8 MÉNAGE A I i I 4 LE DEVOIR.LE JEUDI 16 FÉVRIER 2006 LES ACTUALITÉS Mulcair promet un plan de lutte contre les GES au printemps ANTOINE ROBITAILLE Québec — Ijc plan d'action de réduction des gaz à effet de serre (GES) du gouvernement du Québec sera déposé au printemps.C’est ce qu’a promis hier le ministre de l'Environnement, Thomas Mulcair, devant l’hôtel du Parlement, alors qu’il accueillait une trentaine de jeunes militants d’Enjeu (Environnement Jeunesse) qui venaient de parcourir environ 300 kilomètres à vélo.«Le Québec va être un des premiers à respecter le protocole de Kyoto», a garanti le ministre en recevant une pétition, remise par les cyclistes et signée par 1086 jeunes préoccupés par les changements climatiques.C’était hier la veille du premier anniversaire de l’entrée en vigueur du protocole de Kyoto.Un sondage Equiterre-Greenpeace-Ijéger Marketing révélait que 89 % des Québécois appuient ses objectifs, soit une réduction de 6 % des émissions de GES sous le niveau de 1990 d’ici 2008 à 2012.I/* ministre Mulcair a rappelé qu’au Canada, les Québécois sont ceux qui produisent le moins de GES, soit moitié moins que les autres Canadiens.Il a aussi souligné qu’il avait refusé de signer une entente de 328 millions de dollars avec le gouvernement fédéral précédent dans ce dossier parce que celle-ci aurait permis une intrusion d’Ottawa dans les champs de compétence du Québec.Lui qui s’était querellé publi- Thomas Mulcair quement avec le ministre libéral Stéphane Dion à ce sujet s’est montré optimiste quant à ses futurs rapports avec sa nouvelle homologue fédérale, la conservatrice Kona Ambrose.M.Mulcair a indiqué que les deux bureaux ministériels avaient échangé au moins trois coups de fil mais qu’ils n’avaient pas encore pu échanger.«Je parlerai prochainement à ma nouvelle collègue.Je suis confiant de la convaincre de respecter le protocole.C’est le dossier le plus important de notre époque», a déclaré le ministre.l e fait que M me Ambrose vienne de l’Alberta et quelle ait participé, lorsqu’elle travaillait dans la fonction publique de cette provin- JACQUES NADEAU LE DEVOIR ce, à définir une position anti-Kyoto n’inquiète pas le ministre.«Elle défendait alors les intérêts de sa province», a-t-il expliqué, soulignant que le parti de Stephen Harper ne s’était pas formellement déclaré contre Kyoto pendant la dernière campagne électorale.Selon M.Mulcair, c’est plutôt une bonne chose que la nouvelle ministre soit originaire de la terre de Ralph Klein.Il n’y a rien de mieux que quelqu’un qui «vient du coin» pour convaincre les Albertains d'appuyer Kyoto, a-t-il fait valoir.Autre signe encourageant, selon M.Mulcair: Mme Ambrose a choisi un ancien libéral québécois, Daniel P.Bernier, comme chef de cabinet.M Bernier était jusqu’alors directeur du cabinet de la ministre du Tourisme, Françoise Gauthier.Au reste, M.Mulcair a refusé de condamner un autre ministre conservateur, Monte Solberg, qui avait pourfendu Kyoto sur son site Internet M.Mulcair a souligné que les écrits en question remontaient à une période antérieure aux dernières élections.«Apparemment, M.Solberg a changé d’idée là-dessus», a fait valoir M.Mulcair.Pour le porte-parole de l’opposition péquiste, Stephan Tremblay, il est «inacceptable que le Québec n’ait aucun plan d’action depuis trois ans».Il s’est inquiété des positions anti-Kyoto du nouveau gouvernement conservateur, se demandant comment le ministre Mulcair pourra négocier «dans ce nouveau contexte, qui semble encore moins propice à une entente que le précédent».Chez Greenpeace, on s’est montré très sceptique à l’endroit de la promesse du ministre québécois.«Ça fait plus d’un an qu’il promet un plan.Je vais le croire quand je vais le voir», a commenté le porte-parole Steven Guil-bault, qui a souligné qu’avant les Fêtes, M.Mulcair disait qu’il n’y aurait pas de plan de réduction des GES sans entente avec le fédéral.«Pendant ce temps, on multiplie les constructions de routes: la 25, la 35, le prolongement de la 50, l’élargissement de la 175», a déploré M.Gullbault.Le Devoir Qu'il fait bon vivre dans une maison avec le câble.Trio Vidéotron À partir de 69 95$ /mois* TÉLÉPHONIE PAR CÂBLE Interurbains illimités gratuits entre abonnés de la téléphonie par câble INTERNET INTERMÉDIAIRE le plus rapide de sa catégorie Meilleur rapport vitesse-prix sur le marché ILLICO TÉLÉ NUMÉRIQUE Choix de plus de 310 canaux 100% numériques Accès exclusif â la vidéo sur demande Abonnez-vous dès aujourd'hui ! (514)281-1711 1 88-VIDEOTRON videotron.com/trio VIDEOTRON » QUEBECOR MEDIA Le pouvoir infini du câble DAVID SIMS GREENPEACE Des activistes de Greenpeace avaient réussi à aborder le porte-avions Clemenceau en janvier dernier.Greenpeace fait reculer Chirac La France rapatrie le Clemenceau CHRISTIAN RIOUX Paris — L'organisation écologiste Greenpeace vient de remporter une victoire décisive sur le gouvernement français, qui a décidé de rapatrier le porte-avions Clemenceau, immobilisé depuis plusieurs jours au large de l’Inde, où il devait être désamianté puis démantelé.A quelques jours d'une visite officielle dans ce pays, le président Jacques Chirac a décidé de ramener le navire et de faire effectuer une contre-expertise pour établir de manière incontestable les quantités d’amiante et d’autres substances encore présentes».Depuis des mois, les écologistes accusent le gouvernement français de mentir au sujet des quantités de déchets toxiques que transporte cet ancien fleuron de la marine française.Le navire prendra la direction de Brest et passera par le cap de Bonne-Espérance.L’opération coûtera 1,4 million de dollars.Mais la ministre de la Défense, Michèle Alliot-Marie, ne s’avoue pas battue pour autant.Elle continue de penser que le désamiantage en Inde demeure la meilleure solution.«À partir du cadre du Clemenceau.nous voulions créer une filière propre pour ce type d’opération», a-t-elle déclaré tout en rappelant que la France avait établi «un vrai partenariat avec une grande nation industrielle.l’Inde».La ministre a soutenu que la France était prête à transférer les techniques nécessaires pour assurer la sécurité des ouvriers indiens.La ministre a interpelle directement les écologistes: «Quelle organisation écologique sincère oserait prétendre aujourd'hui que laisser le Clemenceau dépérir dans un port français aurait Hé une solution plus courageuse ou responsable?» Le communique de la présidence pre^ cise par ailleurs que l'Europe ne dispose pas des installations nécessaires au démantèlement de navires de cette importance.La victoire de Greenpeace vient couronner quatre années de chasse-croisé entre les écologistes et le gouvernement Phis tôt dans la journée, la plus haute juridiction aefrmnistrati-ve française, le Conseil d'Etat, avait ordonne la suspension du transfert et mis en doute les evaluations du gouvernement.Celui-ci a toujours prétendu que le navire ne transportait que 45 tonnes de déchets toxiques alors que certains experts parient de 400 tonnes et phis.«C’est une victoire du droit parce que la France a finalement décidé de respecter le droit européen et la convention de Bâle, qui interdisent le transfert de déchets dangereux du ^ord vers le Sud», a déclare au Devoir le president de Greenpeace-France.Pascal Husting.Selon lui, Jacques Chirac a -évidemment tenu compte du fait qu ’il allait visiter un pqw sans y être le bienvenu».aA-fl dit A quatre jours de la visite officielle du président français en Inde, plusieurs syndicats indiens se disaient prêts à manifester.Depuis quelques jours, la saga est en tram de virer a la «tbrre».a declare un journaliste de la chaîne de radio RTL.Le 3 fevrier.des exper- tises commandées par les écologistes avaient laissé supposer la présence de 500 à 1000 tonnes d’amiante à bord au lieu des 45 tonnes déclarées.La Commission européenne a ensuite remis en question la légalité du transfert du Clemenceau en Inde.Une pétition d'une centaine de personnalités a réclamé son retour.Enfin, la ministre de la Défense a finalement reconnu un «problème de traçabilité» depuis que personne ne trouve plus trace des quelques dizaines de tonnes d’amiante censées avoir été retirées du navire àTouloa «Le feuilleton du Clemenceau dure depuis 2002», rappelle Pascal Husting.Mis au rancart après 36 ans de service, le navire a d'abord été désarmé puis vendu à la société espagnole Gijonese.En 2003, le navire a pris la direction de l’Espagne quand on a découvert qu’D était dérouté vers la Turquie.Les responsables français ont résilié le contrat qui stipulait que le désamiantage devait être réalisé dans un pays de l'Union européenne.La société allemande Eckhardt Marine a proposé de prendre la relève au Pirée, mais la Grèce a refusé.Le Clemenceau s'est donc retrouvé à Toulon, où il a été partiellement désamianté en 2004 avant son départ pour l'Inde.Les associations écologistes dénoncent une opération cosmétique.«Sur les 500 tonnes à bord, ils n’en ont enlevé que 70 tonnes», dit Pascal Husting.Selon Greenpeace, le navire contiendrait aussi des PCB, une substance cancérigène.Le ministère de la Défense n’a fourni aucun rapport précis, mais une «enquête administrative» est en cours.Depuis le début de cette polémique, personne n’a malheureusement pu monter à bord du Clemenceau pour dresser un état des lieux.Après avoir croisé les données, l'ingénieur Paul Rôder, engagé par Greenpeace, soupçonne qull reste a bord environ 400 tonnes d'amiante.«C’est un coup dur pour l’industrie», a déclaré à l’AFP Girish Lu-thra.président de Gujarat Enviro-Protection and Infrastructure, qui devait désamianter le navire.La decision pourrait priver de travail entre 300 et 400 travailleqrs du chantier d’Alang, dans l’État du Gujarat La region comptait sur le Clemenceau pour décrocher d'autres contrats.Selon Girish Lu-thra.cette activité aurait pu donner du travail à 10 000 personnes au cours des prochaines années.Ce n'est pas l'opinion de Greenpeace.«Le cas du Clemenceau doit devenir un cas d’école qui devrait finalement améliorer de façon significative les conditions de travail des tramilleurs démunis des chantiers en Asie», croit Pascal Husting, qui rappelle que les syndicats indiens s'etaient opposés à l'arrivée du Clemenceau.Coïncidence, sur les côtes de la Malaisie, un autre ancien navire français, le SS France (devenu le SS Nonvay).attend lui aussi d’ètre decontaminé avant d’ètre envoyé à la casse.Correspondant du Devoir d Paris I â i LE DEVOIR.LE JEUD 16 FEVRIER 2 0 0 6 A A POLITIQUE Gagnez Vienne et Salzbourg /V tut ftin Mozart 2")0 Visitez www.cjpx.ca Michel David Un jeu dangereux Propositions de Philippe Couillard pour le système de santé Une opération cosmétique, selon Mario Dumont L’ADQ refuse de suivre le ministre de la Santé, qui s’inspire du rapport Ménard LotoQuebec semble faire une crise de vertu ces jours-ci.Après avoir pris soudainement conscience de l'acuité du problème de remploi à Pointe-Saint-Charles, voilà que la société d’Etat annonce une nouvelle série de mesures visant à prévenir le jeu pathologique.Bien entendu, tout cela était prévu depuis longtemps.Il ne faudrait surtout pas y voir un lien avec le projet de déménagement du casino, assure son p.-d.g., Alain Cousineau.Voyons, qui pourrait imaginer une chose pareille?M.Cousineau, qui a un accès direct au bureau du premier ministre Charest, est certainement mieux informé que quiconque de l’état du dossier et ce qu’il perçoit ne le rassure peut-être pas autant qu’il le souhaiterait.M.Charest ne demande sûrement pas mieux que de donner le feu vert à un projet dont les avantages financiers sont évidents pour le gouvernement, d’autant plus qu’il a déjà déçu bien des gens dans la communauté des affaires en s’inclinant devant l’opposition à la création d'une technopole de la santé à Outremont.Les perspectives de développement au bassin Peel ont également de quoi en faire saliver plusieurs.Le problème est que le premier ministre est si impopulaire qu’il n’est plus en mesure de porter lui-même le moindre projet Après le Suroît l’affaire des subventions aux écoles juives et les tribulations du CHUM, la population a perdu confiance dans son jugement.Lui-même doit d’ailleurs commencer à en douter, sans parler de ses députés.Il compte sur le rapport que Guy Coulombe présentera à la fin de mars pour lui fournir les arguments nécessaires, comme il avait compté sur celui de ses deux «experts», Guy Saint-Pierre et Armand Couture, dans le cas du CHUM.Même si le rapport de M.Coulombe était aussi positif, le gouvernement devra prendre une décision qui comporte un risque politique certain.JACQUES NADEAU LE DEVOIR Mario Dumont KOBEKT DUTR1SAC Québec — Rappelant que 40 000 Québécois attendent toujours un traitement ou une chirurgie au-delà des délais jugés médicalement acceptables, le chef de l'Action démocratique du Québec.Mario Dumont estime que «le système de santé est dans un cul-de-sac^ et que les solutions avancées par le ministre de la Santé et des Services sociaux.Philippe Couillard, sont «cosmétiques».Le ministre promet une garantie de soins pour certaines chirurgies mais veut avant tout entraîner les Qut^ bécois dans un débat sur le financement du système public de santé axé sur les recommandations du rap port Ménard, une voie impraticable pour l'ADQ.C'est ce que Sylvie Roy, députée de Lotbinière et critique de l'ADQ en matière de santé et de services sociaux, a compris d’une conversation qu’elle a eue hier matin avec M.Couillard.Au cours d'un entretien téléphonique, le ministre a donné à la députée un aperçu du document de consultation de 70 pages qu'il rendra public ce matin, ce qu’il a aussi fait avec le député de Borduas et porte-parole pour la santé de l’opposition officielle, Jean-Pierre Charbonneau.Au cours d'un point de presse auquel participait le chef de l’ADQ, Mario Dumont, Mme Roy a signalé que le document gouvernemental comprenait quatre axes: la prévention, l’efficacité du système, le financement, où le gouvernement revient avec les recommandations du rapport Ménard, et, enfin, la réponse à l'arrêt ChaouDi de la Cour suprême.Déposé en juillet dernier, le rapport du Comité de travail sur la pérennité du système de santé et de services sociaux, présidé par le financier Jacques Menard, recommandait la création d’un régime (xiblic d’assuran- ce contre la perte d’autonomie pourvu ixu les contribuables, l’ouverture d'un compte siuite et services sociaux distinct du fonds consolidé et une hausse de la taxe de vente du Québec (rVQ) — mi point de pourcentage fournirait un milliard par an — pour rentlouer ce compte santé.lliilippe Couillard proposera d'abolir l'interdiction de souscrire une assurance privée mais seulement avec des médecins qui ne participent pas au régime public et strictement pour les chirurgies île remplaceinent de la hanche ou du genou vist-es pu l'arrêt Chaoulli.En ce sens, M.Couillard s'en tient à une interprétation très restrictive de la décision de la Coni' suprême.Le régime public assurerait une garantie de soins pour toute personne dont la vie serait en danger (chirurgies cardiaques, traitement anticancer, etc.) de même qu’une garantie d’accès pour les chirurgies de remplacement de la hanche ou du genou ainsi que des cataractes, les patients pourront aller se taire soigner dans une clinique privée affiliée mais le régime public paiera La note.C'est très loin du modèle que préconise l’ADQ.Pour Mario Dumont, le système de santé a besoin A'«argent neuf», qui ne saurait provenir de hausses de taxes, les Québécois doivent pouvoir payer pair obtenir leurs soins et souscrire îles assurances.1 es médecins pourraient travailler à la fois dans le système public et le secteur privé.«On manque de médecins, on manque d'argent, mais on se prive d'utiliser pleinement nos médecins, puis on se prive d'argent que des gens seraient prêts à investir II me semble que ça plat de en faveur du genre d'ouverture que l'ADQ met en avant», a fait valoir Mario Dumont Le Devoir Nouvel ambassadeur du Canada à Washington ?Pour des raisons d’ordre moral qui s’apparentaient à celles qu’invoquent aujourd’hui les opposants au déménagement du casino de Pile Notre-Dame, Robert Bourassa avait tergiversé pendant deux longues années avant de se résoudre à en autoriser l'ouverture en 1992.Dix ans plus tôt, le gouvernement de René Lévesque y avait carrément renoncé.Après avoir imposé une loi spéciale pour mettre un terme aux négociations dans le secteur public, en même temps qu'une réforme controversée des services de garde, M.Charest s’était bien promis dp montrer patte blanche d’ici la fin de son mandat.A dix-huit ou vingt-quatre mois des élections, est-il bien avisé pour un gouvernement dont le taux d’insatisfaction dépasse 60 % de se lancer dans une aventure aussi hasardeuse?On s’apprête à entrer dans la période où le PLQ a l’habitude de redécouvrir sa «mission sociale».En juin 1998, Jean Charest avait accueilli avec ravissement le rapport sur la pauvreté qq’avait produit un comité présidé par Claude Ryan.A l’automne 2002, le même M.Ryan avait écrit à sa demande un essai sur les «valeurs libérales», que M.Charest avait également encensé.Comme l’a déjà dit le premier ministre, la «compassion» devient le «cheval de bataille» des libéraux en période électorale.C’est précisément au nom de cette compassion que la députée libérale de Saint-Henri-Sainte-Anne, Nicole Loiselle, s'oppose au déménagement du casino dans un secteur où réside une population particulièrement vulnérable.Mme Loiselle n'est pas du genre à organiser une fronde contre son gouvernement mais elle n’est pas la seule membre du caucus à trouver que le jeu pourrait devenir dangereux pour les libéraux.?Encore une fois, Philippe Couillard risque de se retrouver dans une situation délicate.Le ministre de la Santé accorde toujours une grande importance aux avis de la Direction de la santé publique, qui doit présenter la semaine prochaine une évaluation de l'impact d'un casino sur le jeu pathologique, qui ne serait pas aussi optimiste que la récente étude réalisée par le professeur Robert La-douceur de l’Université Laval.On ne peut jamais prévoir avec certitude la réaction de l’opinion publique.Pratiquement personne n’avait anticipé l’ampleur du tollé soulevé par le projet de centrale thermique du Suroît Le déménagement du casino pourrait bien devenir le nouveau symbole de l'abdication du gouvernement devant ses responsabilités sociales.Hier, ma collègue Kathleen Lévesque rapportait que Loto-Québec et ses partenaires souhaitaient être exemptés de taxes municipales qui pourraient totaliser 65 millions par année.Voilà une bien étrange requête.«Nos partenaires hôteliers sont préoccupés par le niveau d'imposition», a expliqué M.Cousineau.Au nom de quel principe un hôtel de luxe ou une salle de spectacles devraient-ils bénéficier d’avantages fiscaux?mdavid@ledevoir.com Michael Wilson sera chargé de rétablir les relations avec les Etats-Unis ALEC CAST ONG IIAY Ottawa — Ancien ministre des Finances sous les gouvernements Mulroney pendant sept ans, Michael Wilson deviendra le nouvel ambassadeur du Canada à Washington d’ici quelques jours.Le politicien et homme d’affaires de 68 ans, qui a ses entrées auprès de la famille Bush et qui a contribué à la signature du traité de libre-échange, aura la lourde tâche de remettre les relations canado-américaines sur les rails.Au bureau du premier ministre Stephen Harper, on refuse de confirmer officiellement la nouvelle, mais plusieurs sources à Ottawa affirment que la nomination sera annoncée vers la fin de la semaine ou au début de la semaine prochaine.M.Wilson succédera alors au libéral Frank McKenna, qui a démissionné quelques jours après la prise du pouvoir des conservateurs.Né à Toronto, Michael Wilson a été élu à la Chambre des communes pour la première fois en 1979, dans l'éphémère gouvernement de Joe Clark.En 1983, il avait tenté sa chance lors de la course au lea- dership du Parti progressiste-conservateur, avant de se rallier au gagnant, Brian Mulroney, au second tour.Il est ensuite devenu le puissant ministre des Finances de Brian Mulroney entre 1984 et 1991.C’est notamment lui qui a introduit la TPS en 1991 comme mesure pour réduire le déficit.Dans son ixiste de ministre des Finances, mais surtout en tant que ministre du Commerce international entre 1991 et 1993, Michael Wilson a participé à la négociation du traité de libre-échange conclu avec l'administration de George Bush père.Depuis 1993, il a été à la tète d’une firme de consultants, avant de prendre la direction de la Banque Royale.Il est actuellement président de la banque d’investissement UBS Canada.M.Wilson a également été le coprésident de la dernière campagne électorale des conservateurs en Ontario, où on l’a vu en compagnie de Stephen Harper à quelques reprises.Le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, qui a connu Michael Wilson au début des années 90 aux Communes, a soutenu hier qu’il était «un homme qui semble rigoureux».«On va le juger sur ses actions, mais j'espère un geste rapide sur le bois d'œuvre», a al firmè Gilles Ducep|>e lors d'un |X)int de presse.Il ne faut toutefois pas s'attendre à des miracles, a expliqué au Devoir le directeur de la chaire d'études |x>li-tiques et économiques américaines à l'Université de Montréal, Pierre Martin.«Son clump d'artiim va être assez limité, surtout dans un litige comme le bois d'œuvre, qui va se régler au Congrès et devant les tribunaux», dit-il.Sa connaissance du traité de libre-échange et ses liens avec Li famille Bush vont tout de même aider Michael Wilson, soutient Pierre Martin.«De façon générale, il va tenter de recoller les pots rossés et de remettre en firme la relation entre les deux pays, qui a été mise à mal sous les gouvernements Chrétien et Martin.» Michael Wilson connaît aussi tn-s bien le milieu des affaires et sait comment parler à la faune de Washing ton, estime Pierre Martin.«Il a des affinités qui vont lui permettre de s'infiltrer dans le réseau.C’est une personne de substance qui n'est pas seulement un porte voix II a quelque chose à apporter et il a une crédibilité, fist-ce que ça va aider à régler des dossiers?Ça reste à voir.» Le Devoir EN BREF Et la transparence ?Ottawa — Les chefs du Bloc québécois, Gilles Duceppe, et du Nouveau Parti démocratique, Jack Layton, ont dénoncé avec force, hier, le «manque de transparence» du nouveau gouvernement de Stephen Harper.La rencontre «privée» que M.Harper a eue hier avec son homologue québécois, Jean Charest semble avoir été la goutte qui a fait déborder le vase.«Il me semble qu’il y a un manque de transparence plutôt désolant et ça me déçoit», a accusé M.Duceppe lors d’un point de presse à Ottawa.«Il a perpétué la culture qu’il dénonçait, celle des libéraux», a ajouté le leader souverainiste.Quelques heures plus tôt Jack Layton avait lui aussi fustigé «le caractère secret» de la rencontre Harper-Charest «Ça ne me semble pas être un bon départ», a-t-il commenté.- PC f ROLEX Cosmograph Daytona Or jaune 1 fl caratu Monique LAURIN LA CUISINE DE TANTE ALINE 176 pages-16J0S GUÉRIN éditeur Itee (514)842-3481 Les livres de recettes est le cote.(K urne OHS unies les nerjines Cécile HUOT CHANSONS DE MA UIE 272 pages-t7J0 S GUERIN edrteu» Itee (514)842-3401 cist le veste Ntcneire le Citait la bon ttmps.| Jeanne d’Arc MERCIER Jeanne d’Arc ALLAIRE COUDRE AUJOURD’HUI ET DEmûM (• *rHt un iMies les i 2Sê pages-3» 701 (514) 843-5991 lai tacutiiii sait irtnittti (• ikii tflt «•11(1111 II tilt ICCIIHIIItM H lliiliin llliitntliH.M tente uns lien es «s I i»us na I Gambard Vent* et service technique 630-A RL» CATHCAKT, CENTRE-VtLL£ MONTRÉAL (514) 866 3876 i A 4» LE DEVOIR, LE JEUDI 16 FÉVRIER 2006 LES ACTUALITES Le banlieusard se perçoit plus gros que le citadin FABIEN DEC LISE La banlieue et les zones rurales favoriseraient davantage l’embonpoint et l’obésité au pays que les milieux urbains, qui encouragent l’usage des transports en commun et du vélo.C’est du moins ce qui ressort d’un rapport de l’Institut canadien d’information sur la santé (ICIS) rendu public hier.v Selon l’ICIS, «les Canadiens qui demeurent dans des quartiers où la plupart des résidants se rendent au travail en voiture auront plus tendance à déclarer faire du surpoids ou de l'obésité que ceux vivant dans des régions où moins de personnes empruntent ce moyen de transport», peut-on lire dans ce document qui explore les conditions de la prise de poids au pays et quelques moyens pour en venir à bout Intitulé Améliorer la santé des Canadiens: promouvoir le poids santé, ce rapport indique que plus de la moitié des gens vivant dans un noyau urbain affirment avoir un poids santé, avec un indice de masse OMC) corporel inférieur à 25.A l’inverse, seulement 45 % des banlieusards peuvent en dire autant Notons que cet indice, obtenu en divisant le poids en kilos par la taille au carré en mètre, sert à établir les risques pour la santé liés au poids.Un 1MC supérieur à 25 entraîne un verdict d’excès de poids.Au-delà de 29,9, c’est d’obésité que les médecins parlent Sans surprise donc, les problèmes de poids épargnent davantage les Canadiens portés à «utiliser leur vélo ou le transport en commun pour se rendre au travail», indique FIGS, qui invite les pouvoirs publics à se pencher sur les «facteurs environnementaux» de l’obésité pour renverser la vapeur.L’urgence est là.Et 56 % des 1816 sondés en mars dernier par l’institut de sondage POLLARA pour le compte de l’ICIS le croient aussi.Ils incluent la réduction de l’obésité dans les priorités pour améliorer la santé générale des Canadiens, indique le rapport Avec une marge d’erreur de 2,3 %, 19 fois sur 20, ce coup de sonde indique aussi que, pour 58 % des répondants, l’obésité est le fait de choix individuels: le manque d’activité physique (59 %) et les habitudes alimentaires (65 %).Et la riposte doit aussi venir du même endroit puisque les trois quarts des participants à cette recherche en opinion publique «estiment que la réduction du poids relève plutôt d’une responsabilité individuelle».Toutefois, pour l’ICIS, en plus du lieu de résidence, le milieu socioéconomique, le sexe, le milieu de travail et même les écoles ont aussi leur rôle à jouer.Et ces éléments, relevant de la sphère collective, méritent de ne pas être occultés, juge l’organisme fédéral.Le Devoir Le présumé meurtrier d’une policière se plaint des ronflements d’un codétenu FETE K KAY Laval — François Pepin, le présumé assassin de la policière de Lav;ü Valérie Gignac, était agité hier matin et a dénoncé ses conditions de détention, lors d’une brève comparution au palais de justice de laval.En salle d’audience de la Cour du Québec, il a employé un ton élevé dès son arrivée dims le box des accusés pour se plaindre de ses conditions de détention.Son avocat, Robert La Haye, l’a appelé à la retenue, mais il l’a ensuite laissé reprendre sa diatribe.M.Pepin, qui a 40 ans, a qualifié ses conditions de détention d'«invivables».Il a dénoncé le fait qu’on l’ait placé en isolement 24 heures sur 24 et il affirme qu’un de ses codétenus ronfle, ce qui l’empêcherait de dormir.«Depuis samedi, on m’a gardé dans une petite cellule, isolé, sans raison», a crié Pepin au juge.Peu après, son avocat l’a sommé de se taire, em- ployant cette fois un ton plus ferme.«Cest effectivement un bonhomme qui est très, très perturbé.On voit qu’il était à bout de nerfs ce matin et qu’il voulait s’exprimer au tribunal», a dit M'Lahaye.«On ne peut pas museler quelqu'un qui est détenu, en attente de procès, et qui veut s’exprimer sur ses conditions de détention», a-t-il affirmé, ajoutant que son client poursuivait une évaluation psychiatrique.le juge François Landry a expliqué à M.Pepin que le tribunal ne pouvait l’aider à faire modifier ses conditions de détention à Saint-Jérôrrte.Il a fixé son retour en cour pour le 10 mai prochain.François Pepin est accusé du meurtre au premier degré d’une policière âgée de 25 ans.Il aurait tiré un projectile d’une anne à feu de très fort calibre à travers la porte de son appartement de Laval, le 14 décembre dernier, atteignant mortellement la policière.Presse canadienne Ordonnances émises à l’encontre de deux entreprises fautives LO LUS-G ILLE S FRANCŒUR Le ministre du 1 léveloppement durable, de l’Environnement et des Parcs, Thomas Mulcair, a émis il y a quinze jours une ordonnance pour forcer deux entn^ prises de Bécancour à éliminer dans un endroit sécuritaire des déchets toxiques entreposés illégalement.Dévoilée hier seulement, cette ordonnance émise le 1" février cible Recyclage d'aluminium du Québec inc.(RAQ) et Aluminium Alsa Canada inc., qui se spécialisent dans le recyclage de déchets d'aluminium.L'ordonnance exige l'élimination dans un lieu autorisé par le ministère et selon un échéancier pré cis des inventaires actuels de ces deux entreprises, qui entreposent des déchets toxiques illégalement.11 s’agit A’«écumes des écumes» d’aluminium et d’un sous-produit généré lors du lavage de ces écumes, un produit commercial connu sous le nom de SMOX.les deux sociétés en défaut devront ainsi éliminer 6200 tonnes d’écumes et 22 000 tonnes de SMOX présentement entreposées sur les terrains et d;uis les bâtiments de ces entreprises ainsi que dans des hangars loués.Les deux sociétés devront aussi procéder au cours des six prochains mois à une caractérisation des endroits où ces matières dangereuses sont pré sentement entreposées afin de déterminer la nature et l’étendue de la contamination, le cas échéant.Ces études ainsi que le plan de nettoyage devront être soumis au ministre d’ici le 1" juillet.Le ministre a justifié l’émission de son ordonnance par le refus des deux sociétés d’éliminer les matières illé gaiement entreposées et de soumettre un plan de correctifs acceptable.Le Devoir Université d’Ottawa u Ottawa ITimvrsiti1 caïuHlionix' Canada's imlvvrslty L'État en marche.Transparence et reddition de comptes Colloque organisé à la Faculté de droit les 24 et 25 mars 2006 Dans une société démocratique, le gouvernement doit rendre des comptes.Quelles règles juridiques encadrent l'action gouvernementale?Que faire quand l'intérêt privé ou purement partisan est confondu avec l’intérêt public?Le financement des partis politiques et la nomination des grands commis de l’État et des membres de l'appareil judiciaire seront parmi les thèmes abordés dans une perspective comparée avec les modèles français et belge.Plus de 20 conférenciers et invités d'honneur, parmi lesquels : Yves Séguin, fiscaliste, ancien ministre des Finances du Québec, Robert Andersen, Université catholique de Louvain, Josée Boileau, journal Le Devoir, Nathalie Des Rosiers, Université d'Ottawa, Patrice Garant Université Laval, Jean-Eric Gicquel, Université de Rennes, Jean-Pierre Kingsley.Élections Canada, Benoît Pelletier, ministre québécois responsable des Affaires intergouvemementales canadiennes.Organisé en collaboration avec l'Université de Rennes (France) et l'Université catholique de Louvain-la Neuve (Belgique).Banquet Conférencier d’honneur : l'honorable René Dussault juge à la Cour d'appel du Québec Droits d'inscription 100 $.Banquet : 60 $.Date limite dinscription : le 17 mars 2006 Renseignements et inscriptions www.droitcivil.uOttawa.ca UQAM Des étudiants manifestent contre le projet de Pilot Voyageur ALEXANDRE SHIELDS Un peu plus d’une centaine d’étudiants de l’Université du Québec à Montréal ont manifesté hier pour dénoncer l’attitude de leur institution dans le dossier de l’îlot Voyageur, jugeant notamment qu’elle prend un risque financier énorme et que le stationnement de 500 places prévu sur le site va à l’encontre d’une saine gestion environnementale.Les universitaires affirment aussi que l’UQAM a bâclé ses consultations auprès des autres acteurs du milieu dans ce dossier.«La consultation qui a été faite dans ce dossier relève beaucoup plus des relations publiques que d’un processus démocratique.Le comité institutionnel chargé du suivi de l’îlot Voyageur n’a pas de poids réel dans ce dossier», a expliqué Virginie Lefèvre, coordonnatrice aux affaires pédagogiques de l’association facultai-re étudiante de science politique et de droit Le porte-parole de l’UQAM, Daniel Hébert a de son côté soutenu que l’université tente au contraire d’ouvrir la discussion sur le projet II a affirmé qu’en plus du comité institutionnel, une table de concertation comprenant des représentants d’une quinzaine d’organismes du quartier a été mise sur pied pour entretenir le dialogue à propos de l’îlot Voyageur.D a cependant souligné l’urgence de la situation pour l’institution, qui manque cruellement de locaux.Un avis partagé par les étudiants.Projet risqué ?Même s’il ne s’oppose pas au projet, le Syndicat des professeurs de Î’UQAM, qui appuyait la manifestation, a pour sa part émis des réserves quant à la viabilité financière de l’aventure.«L’université assume la plupart des risques financiers du projet.Elle prévoit déjà un déficit de 12 à 14 millions cette année, et nous n’avons aucune garantie que ce projet ne nous conduira pas vers un plus grand déficit», a expliqué le président du syndicat Jacques Pelletier.L’institution a déjà subi une baisse de sa cote financière de la part de la firme new-yorkaise Moody’s en raison des incertitudes occasionnées par le projet de l’îlot Voyageur.Pour dégager les 325 millions nécessaires, l’université a par ailleurs établi un partenariat avec la firme Busac Immobilier, déjà propriétaire du terrain.Une entente décriée par les étudiants, qui la qualifient de «partenariat public-privé».Virginie Lefèvre a ajouté que le projet pourrait nuire à la santé financière fragile de l’établissement Elle met notamment en doute la viabilité économique de l’édifice de bureaux qui sera construit sur le site.L’imposant complexe universitaire qui occupera le terrain de l’actuel terminus d’autobus, voisin de la Bibliothèque nationale, doit également comprendre un stationnement intérieur.De 795 à l’origine, le nombre de places passerait à 500.Les étudiants réclament toutefois qu’il soit réduit au minimum requis par la Ville de Montréal, soit 80 places.Daniel Hébert a rétorqué que l’université se doit de conserver les 250 espaces de l’actuel terminus et que le projet prévoit une centaine de places pour les véhicules hybrides et le covoiturage.Même si les discussions se poursuivent les exca-vatrices sont déjà à pied d’œuvre sur le site.Lorsqu’il sera complété, le projet de l’îlot Voyageur devrait notamment accueillir le département de science politique et de droit l’Ecole des langues, des résidences étudiantes et un édifice de bureaux.Une nouvelle gare d’autobus sera aussi construite.Plusieurs craignent par ailleurs l’effet écrasant qu’aura l’imposant complexe de 53 mètres de hauteur sur sa voisine, la Bibliothèque nationale, qui culmine à 26,9 mètres.Le Devoir EN BREF Composez le 311 La Ville de Montréal prépare le terrain pour l’entrée en vigueur, au printemps 2007, de la ligne téléphonique 311 qui permettra de centraliser les appels des citoyens concernant les services municipaux.Le comité exécutif a autorisé hier un investissement d’un million de dollars pour la mise en place du projet et entend y consacrer cinq millions par année à partir de 2007.Le service 311, qui est déjà implanté à Gatineau, à Calgary, à Halifax et dans plusieurs villes américaines, permettra aux citoyens de joindre un employé municipal 24 heures sur 24 et sept jours sur sept pour obtenir des renseignements ou pour déposer une plainte.Au dire de Marcel Tremblay, responsable des services aux citoyens au comité exécutif, ce numéro unique simplifiera la vie des Montréalais et accélérera la transmission des plaintes aux services visés.La Ville, qui reçoit 1,3 million d’appels de citoyens par année, estime qu’elle sera alors en mesure de répondre à 95 % des appels en moins de 100 secondes.Le 311 devait entrer en service en 2006 et l’administrationTremblay-Zampino comptait y consacrer cinq millions, mais la révision du budget l’a forcée à réduire ses ambitions et à reporter le projet de quelques mois.- Le Devoir I LES REER D'ÉPARGNE PLACEMENTS QUÉBEC VONT VOUS SURPRENDRE PLUS ACCESSIBLES QUE VOUS NE LE PENSEZ I BONI DE • Achat à partir de 100 S ^ m • Aucuns trais de gestion et d'administration I • Remboursement des frais de transfert pour tout montant de 1000 $ et plus | g U transféré dans l'un de nos comptes enregistrés, fusguà concurrence d'un u premiere année montant équivalant à 5 % de la somme transférée (maximum de 125 S) P®UI les "ouïf'èu' fonds REtr Obligations à tau» progressif ¦ Obligations à taux fixe • Obligations boursières 1 800 463-5229 Telephoner-nous du lundi au vendredi, de 8 h à 20 h, ainsi que les samedis de février, de 10 h à 16 h.Pour en savoir plus sur nos produrtv visite; le www.epq.gouv.qc.ca Epargne Placements Québec 1111 LE DEVOIR.LE J E l' D I 16 FEVRIER 2 0 0 6 A f> QUALITES Taxes : Loto-Québec dit relayer les inquiétudes de ses partenaires KATHLEEN LÉVESQUE Loto-Québec et la Ville de Montréal ne sont pas sur la même longueur d'onde en ce qui a trait à l’estimation préliminaire de la valeur foncière du complexe récréotouristique projeté au bassin Peel.Du coup, le compte de taxes qui pourrait en découler n’a pas la même envergure: la société d’Etat avance le chiffre de 30 millions par année alors que la Ville prévoit plutôt une facture d’environ 65 millions, a appris Le Devoir.Si les deux parties n'ont pas la même évaluation, c'est en grande partie parce que la base de calcul reste à être déterminée.Selon le p.-d.g.de Loto-Québec, Alain Cousineau, il ne s’agit que d'un «ordre de grandeur».«C'est un constat froid qui repose sur une foule d’hypothèses qui ne se vérifient pas à l’heure actuelle tant qu’on n'a pas de plan définitif», a expliqué M.Cousineau hier.Des évaluations précises ne seront faites qu'au moment où le gouvernement du Québec aura tranché la question.Le rapport du comité interministériel est attendu en mars.Québec prendra une décision par la suite.Mais Loto-Québec a d'ores et déjà indiqué qu’elle souhaitait obtenir de la «souplesse» pour ses partenaires en ce qui a trait aux taxes municipales.C’est de cette façon que M.Cousineau a nuancé hier ses propos de la veille auprès du Devoir.Après avoir confirmé qu'un çongé de taxes était visé, le p.-d.g.de la société d’Etat a donné l’assurance hier que Loto-Québec paiera ses impôts fonciers (casino et siège social) selon les règles en vigueur.M.Cousineau a expliqué que Loto-Québec «relaie les préoccupations des partenaires» qui veulent s’assurer que «ce sera équitable par rapport au marché montréalais commercial».Ces partenaires sont les promoteurs de l’hôtel de luxe de 300 chambres, la firme américaine Clear Channel ainsi que le Cirque du Soleil pour la salle de spectacle de 2500 places et le quai des artistes, où le cirque prévoit installer un chapiteau pour ses propres spectacles.Mais ces partenaires ne font pas nécessairement l’unanimité.Aux États-Unis, le milieu communautaire s’oppose à l’utilisation de fonds publics dans des projets privés auxquels le Cirque du Soleil prend part Ici, sur des investissements totaux de 1,2 milliard de dollars, ces trois éléments du complexe récréotouristique représenteraient une somme d’environ 150 millions, a affirmé Alain Cousineau.Il s’interroge donc sur la façon dont la Ville évaluera la valeur foncière; le site sera-t-il considéré comme une seule entité ou chaque bâtiment fera-t-il l’objet d’une évaluation distincte?Le centre de foires prend également beaucoup d’importance dans le débat sur la fiscalité.M.Cousineau a souligné qu’en Amérique du Nord, les centres de foires sont souvent des équipements col- CIRQUE DU SOLEIL Le bassin Peel lectifs au service du développement économique d’une communauté.Ici, la «souplesse» souhaitée pourrait imiter le cas du Palais des congrès où, malgré un agrandissement au coût d'environ 200 millions, le compte de taxes antérieur a été maintenu, Québec s’étant lui-même exonéré.«On veut juste s 'assurer que pour certaines installations complémentaires à l’intérieur de notre complexe, ce sera concurrentiel», a dit M.Cousineau.Si Montréal devait imposer des taxes en fonction de la valeur foncière, le centre de foires serait «une opération difficilement rentable», croit M.Cousineau.Le projet de Loto-Québec auquel le Cirque du Soleil est associé à titre de concepteur artistique du complexe soulève de plus en plus de critiques.Au Parti québécois, une résolution adoptée en juin dernier s’oppose au déménagement du casino.Hier, la députée péquiste Diane Lemieux a dit souhaiter que le gouvernement consulte la population à ce sujet «Le fardeau de la preuve appartient à Loto-Québec.Avant d’adhérer, il nous faudra être convaincus», a-t-elle affirmé.La porte-parole du nouveau parti Québec Solidaire, Françoise David, s’est montrée perplexe devant les intentions de la société d’Etat.«La cerise sur le sundae, c’est le dossier des taxes.Franchement! Il faut avoir du culot!», a-t-elle lancé.Du côté de l’arrondissement du Sud-Ouest, la mairesse Jacqueline Montpetit, de l'équipe du maire Gé-rald Tremblay, a montré une certaine ouverture mais rappelé que le gouvernement ne peut pas fermer les yeux devant les effets pervers de ce projet pour la population.«U faut qu ’il y ait des solutions dès le départ aux problèmes qui risquent de se présenter au chapitre du jeu, de la criminalité et de la circulation, par exemple», a soutenu Mme Montpetit.Le Devoir Confortable même dans le prix ! 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et Dalton McGuinty, de l'Ontario.«Ils voulaient avoir le point de vue d’une figure du marché des affaires», a indiqué hier Jody Humble, porte-parole de FedEx.«Notre vision des choses, c'est qu il faut miser sur l’éducation parce que c'est un des meilleurs moyens d'avoir la main-d’œuvre la mieux formée.» Faire les choses autrement Lors de ce sommet, auquel participeront quelque 300 invités venus des quatre coins du Canada, M.Sir bramaniam évoquera les liens «inextricables» entre la prospérité économique et le progrès social.«La brèche béante qui a percé le secteur de l'innovation met au four notre vulnérabilité et souligne le bestnn vital pour le gouvernement et le monde des affaires de repenser» leurs laçons de faire, dira en substance le président de FedEx Express La semaine prochaine, comme l'indique mi extrait du discours expédié Mer au Devoir.Dans un événement destiné à faire valoir l’importance d'un réinvestissement public, cette présence privée détonne-t-elle?«Pas du tout», a répondu le président de la Conférence des recteurs et principaux d’université du Québec (CREPUQ), Roch Denis, dans la mesure où «nous voulons que l’enjeu de l'enseignement postsecondaire soit porté parmi les grandes priorités de l’Etat et que ce dossier soit porté pQuéb*c mise-sur-toi.loto-quebec.com « à LE DEVOIR.LE JEUDI 16 FÉVRIER 2006 A (> EDITORIAL La torture Un rapport d’experts de la Commission des droits de l’homme de l’ONU estime que le gouvernement des États-Unis doit fermer Guanténamo dans les plus brefs délais.La raison invoquée?La torture.Forts des témoignages recueillis, les enquêteurs de l’ONU assurent que le bilan est «accablant» à tous égards.LE DEVOIR FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910.FAIS CE QUE DOIS Directeur BERNARD DESCÔTEAUX Rédacteur en chef JEAN-ROBERT SANSFAÇON Vice-présidente, finances et administration CATHERINE LABERGE Directeur de l’information JULES RICHER Directeurs adjoints de l'information PIERRE BEAULIEU, LOUIS LAPIERRE.JEAN-FRANÇOIS NADEAU Directeur artistique CHRISTIAN TIFFET Directrice, ventes publicitaires NICOLE CALESTAGNE KAïTi : UlllW VoîÊ PANS un DfpcTbîR/ A Serge Truffaut Guantanamo Bay, on compte 520 prisonniers à l’heure actuelle.La forte majorité d’entre eux sont enfermés depuis trois ans, depuis le renversement du régime des talibans.Parmi eux, une infime proportion (17) a été officiellement accusée.Les autres?Ils ne savent toujours pas si des charges précises seront portées contre eux.Ils sont sans avocat, sans recours.Ils n’ont aucun contact avec leur famille.Bref, ils sont dans les limbes.Qui plus est, ils sont torturés.Les juristes nommés par l’ONU affirment, voire confirment ce que plus d’un journal américain avait révélé, soit que ces détenus sont bombardés de musique assourdissante, privés de sommeil sur une période prolongée, soumis à des changements extrêmes de température, gardés en isolement etc.On l’aura compris, ils subissent ces traitements inhumains que les conventions de Genève sur les prisonniers de guerre, la Convention internationale des droits civils et politiques ainsi que la Convention contre Ja torture, conventions toutes signées par les Etats-Unis, interdisent.Elles stipulent d’ailleurs que toute infraction relève du crime de guerre.Bien évidemment le département d’Etat s’est employé à discréditer le travail accompli par les juristes en affirmant qu’il était basé sur des «rumeurs».Attardons-nous donc à la méthodologie.Selon le journal Le Monde, qui a eu la primeur sur le sujet les experts de l’ONU se sont basés sur les témoignages des détenus libérés et d’avocats.Ils avaient demandé au Pentagone la permission de rencontrer les prisonniers de Guantanamo.Cette requête, il est important dfe le souligner, leur a été refusée.En fait, le Pentagone leur a fait la proposition suivante: trois juristes pourront visiter le lieu, en une journée seulement, et sans possibilité d’interroger les prisonniers.En conformité avec ce qui fonde leur mission, le personnel de la Commission des droits de la personne a refusé cette offre outrancière — il n’y a pas d’autre mot—des bonzes du Pentagone.Pour ces derniers ainsi que pour les mandarins du département d’Etat, voire la Maison-Blanche, ce rapport est une tuile.En effet non seulement il met en lumière les abus commis à Guantanamo, il révèle ou confirme aussi que ce lieu est le maillon d’un réseau, d’un système de non-droit érigé par les autorités américaines avec la complicité des Britanniques et de pays tiers.Ce qui se passe à Guantanamo est identique à ce qui se passe à Abou Ghraib en Irak, à Bagram en Afghanistan et en d'autres lieux secrets que la CIA a mis sur pied pour interroger à sa guise ceux qui sont soupçonnés d’appartenir à la mouvance terroriste.À cela il faut ajouter le transport à destination de l’Égypte, du Maroc, de l’Algérie et de la Syrie d’un certain nombre de prévenus.Et ce, avec le soutien logistique de certains pays européens.Une fois les uns emboîtés aux autres, on constate qu’un réseau international de non-droit a été créé afin, évidemment, de se soustraire aux obligations prévues par le droit international.En agissant ainsi, l’administration Bush a servi sur un plateau d'argent tous les arguments [xissibles et imaginables aux propagandistes du djihad.H y a fort à parier que les gestes commis à Guanténamo et photographiés à Abou Ghraib constituent à leur manière d’excellents sergents recruteurs de la cause intégriste.Qui plus est, on a fait injure à l'architecture juridique des États-Unis.Ce pays dispose de tous les moyens permettant une mise en accusation dans les formes.Ils sont coupables?Qu'on le dise et qu’on le démontre.Ils sont innocents?Qu’on les libère.Et, surtout, qu’on ferme Guantanamo au plus tôt.Messagers au pas a marge de manœuvre des agents d’information au sein des ministères à Québec est depuis longtemps tributaire de la personnalité du ministre en place — ou de son sous-ministre! —, certains étant plus contrôlants que d’autres, la couleur du parti au pouvoir n’y change pas grand-chose.Par contre, plus un gouvernement est en difficulté, plus il tend à croire que sa résurrection tient dans la mise en place d’une structure qui contrôlera le message.Plusieurs l’ont essayé; chaque fois, ce fut un échec.Pourtant, le gouvernement Charest vient lui aussi de tomber dans le panneau.Comme on l’a appris la semaine dernière.il a décrété que 300 agents d’information et les 22 directeurs de communication îles ministères relèveront dès le 1 " avril du Secrétariat à la communication gouvernementale, structure créée en 2001 par des péquistes essoufflés afin de contrôler la publicité gouvernementale et qui relève du Conseil executif, soit le ministère du premier ministre.En élargissant le mandat du secrétariat, le gouvernement libéral pousse un peu plus loin la politisation de l’appareil étatique.Prétextant efficacité et coordination, il soumet ultimement à la volonté du premier mipistre tout propos ou document émanant de l’Etat et destine au public.De plus, il retire les garde-fous qui permettent actuellement à un agent d’information de faire valoir sa neutralité professionnelle et de renvoyer à l’attaché de presse d’un ministre les sujets à connotation partisane.Parmi ces garde-fous, il y a le statut des agents: ceux-ci sont actuellement syndiqués alors que, en vertu du Code du travail, les employés relevant du Conseil exécutif ne peuvent pas l'être.On imagine l’inquiétude et la colère qui régnent: comment contrer les abus sans protection syndicale?Le gouvernement a laisse la porte ouverte à fit's amenagements mais la discussion est bien mal (xirtie.Lundi, à sa première reunion, le comité de transition qui doit chapeauter la reorganisation n’a pas pu s'entendre sur k' statut de la représentante syndicale qui y siège.HHe doit parler en son nom seul, affirmait le gouvernement; elle est là pour nous, a rétorqué le Syndicat des professionnels du gouvernement du Québec, «l u pn-mier mte».soulignait U SM.qui rajiportait Ivk'r la nouvelle.Une tentative de museUoment.preciserions-nous.Au gouvernement, on balaie du revers de la main les objections.N’y a-t-il pas déjà les avocats qui.dispersés dans differents ministères, relèvent tous du ministère de la Justice?Mais ces avocats ont leur propre syndicat, l'Association des juristes de l’Etat; ils sont encadrés par les règles de leur association professionnelle, le Barreau du Québec, et la nature même de leur travail — avis juridiques, redaction de projets de loi — fait écran à la partisanerie.Les comparer aux agents d’information relève donc de la mauvaise foi, de l’incompréhension ou île la politique un peu bête.De celle qui prend les citoyens pour des valises.Celle que nous servira la version revampée du Secretariat aux communications gouvernementales?Josée Boileau :A DtfiT Autz \ c MNfLfrBACS V / Pf .I* / /-\ LA J( ûnu i mmfà ! irAiWV a*o6-02- (g Non merci, monsieur le président Lettre à Sylvain Toutant, p.-d.g.de la Société des ^alcools du Québec À la suite de la situation rocambolesque dont vous êtes un des principaux acteurs, j'ai reçu chez moi une lettre d’excuses de votre part pour «les inconvénients que cette situation engendre».Cette lettre, datée du 6 février et envoyée à tous les employés de la SAQ à leur domicile, est la goutte qui a fait déborder le vase.Vous êtes arrivé chez nous en boutant dehors un gestionnaire compétent, fort de l’amitié du nouveau président de notre conseil d’administration, ami personnel du premier ministre du Québec, Jean Charest.Vous avez fait entrer vos amis à des postes clés et, ensemble, avez bousculé à qui mieux mieux.Vous avez fait une gaffe qui relève plus de la volonté de rapporter des revenus rapidement à votre patron que du souci de notre clientèle qui, dois-je le rappeler, est composée en totalité d’actionnaires de l’entreprise qui sont de surcroît, voyez-vous, les patrons de votre patron.Devant l’ampleur de la réaction à votre gaffe, vous avez laissé entendre que celui-là même qui vous conseillait de ne pas faire ce que vous avez permis l’a fait à votre insu et vous a menti en niant l'avoir fait.Je ne suis qu’un modeste employé qui n'aura jamais droit aux parachutes dorés réservés à l’élite, mais devant l'ampleur du mensonge éhonté et du manque d'éthique, je ne peux pas taire plus longtemps ma colère.Ên tant qu’employé, j’ai supporté en silence des comportements qui minaient la crédibilité d'une entreprise où j'ai vu, au cours des dernières années, l’éthique s'effriter dangereusement.Quand je suis au travail, je dois me conformer aux ordres qui émanent de la direction.Mais qu'on me sollicite chez moi.à coups de flagornerie et de mots creux du genre: «Foks êtes notre lien privilégié avec les Québécois et nous avons besoin de vous encore plus que jamais.de vos convictions, de votre fierté» pour solliciter mon appui pour ce que je considère comme étant de la magouille et du mensonge, c'est vraiment inacceptable.Dans votre lettre, M.Toutant.vous nous dites également ceci: «Nous dev«>itfri t'nponsabU) PROMOTION, DISTRIBUTION -ancoas Bisser.IctmtrMnC.Nicole Carme! (mtm—tlr dn sm-u-rs rtmpuktrt Céline Furos.(.hrslame mrn Degfene.André* ( houmard itàtuattoni Joué* BoHcmi ftàtUmaliti* mfxmuibU d* U/ paff ItUtt) Brian (futtut rutUaum* Owmoflt icommtt Inttrnrti Par* 'uwtét, 1/mtw Maud* Kkmx Scrucy (Culture) PsufiAt Gravel (ttiencet) , teuni, Hrn&r Léo Gwimont et Serge Paquin (relrrteurt turuumrrairn) JacQuea (/renier et Jatquea Nadeau lepban* Baiüarireryri (rrpr/rttf) Pau?Cauction 'mrdtav Caroline Morrttjetjt (livret), '>dil* T rem Way Uintma).Frerlenque I h/y on Philippe Papineau liuruumtraire) Eric I>e»ro*ier*, Claude Turcotte, françoi* iJen/ardina hurmumtratre), rormptmdanh porirmmtatm rhel kor belort KMUnea) e Thértauh létrrriricr ad IftPOÜMATKJtJE Yank* Mar /ADMINISTRATION aftrur Claudette Behveau edrmKU admunstrativf Claudine Chevrier Momcrue Proteau Damefie Ko** I LL -A & LE DE VOIR, LE JE U DI 16 FÉVRIER 2006 ACTUALITÉS SOBEYS HARPER SUITE DE LA PAGE 1 grand public à un magasin d’alimentation représentatif en Amérique du Nord, peut-on lire.Toutefois, il présentera des caractéristiques particulières de souplesse organisationnelle, de moyens de cueillette de données directement en magasin et d’accessibilité des professeurs, étudiants et groupes de recherche qui en feront une plate-forme dédiée à la formation».D’une superficie d’environ 5000 m , ce temple de la consommation alimentaire devrait, d’après le scénario actuel, être érigé aux frais de Sobeys «à l’ouest de l’autoroute du Vallon», sur les terrains de l’Université laval dans le secteur Saint-Denys-du-Vallon.Conçu pour «étudier le comportement du consommateur in situ», ce supermarché est présenté par l’administration universitaire comme tfun lieu exceptionnel de stages, de formation pratique, d'études de cas et de projets particuliers pour plusieurs étudiants», poursuit la note.Les programmes d'agroéconomie, de consommation, de nutrition mais aussi de sciences et technologies des aliments pourraient tirer prof it de ces installations, le tout à travers une «programmation pédagogique planifiée par un comité composé de membres de l’Université ImvuI auxquels se joindront des représentants de Sobeys Québec».L’auteur du document évoque d'ailleurs, à titre d’exemple, des étudiants en nutrition donnant dans ce supermarché-école «des consultations pour l’alimentation des enfants, des personnes âgées ou des personnes ayant des problématiques [srej particulières (allergies alimentaires, diabète, etc.)».Selon nos informations, ce projet de partenariat, malgré son ampleur, n’a étrangement pas fait l’objet de débats au sein des assemblées de professeurs des départements relevant de la FSAA, ont indiqué plusieurs sources du milieu professoral.Par ailleurs, l’homme derrière ce concept novateur en matière de recherche appliquée, Jean-Claude Dufour, professeur au département d’économie agroalimentaire et de sciences de la consommation, s’est catégoriquement refusé à tout commentaire lorsque joint par téléphone hier.Plus bavard, Paul Paquin, vice-recteur à la recherche à la faculté des sciences de l’agriculture et de l'alimentation, estime pour sa part que la discrétion qui a jusqu’à maintenant entouré l’implantation de ce magasin-école ne relève aucunement de la cachotterie.«C’est encore à l’étape du projet et c’est pour cela que nous n’en avons pas beaucoup parlé», a-t-il expliqué en entrevue tout en saluant la création, avec Sobeys, de cette «plate-forme unique» pour l’analyse en temps réel des comportements de consommation.Cet engouement est facile à comprendre.C'est que ce partenariat, en plus de faire naître un premier magasin-école sur un campus universitaire au Canada, risque aussi de générer des milliers, de dollars en fonds de recherche, à en croire le document interne porté à la connaissance du Devoir.En effet, selon les termes de l’entente actuelle, Sobeys, en plus de créer une chaire d’étude, s’engage à accroître son don initial de deux millions de dollars «d'entrées de fonds [calculées) à partir d'un pourcentage des profits du magasin-école après impact fiscal», peut-on lire.Ce mariage entre l'université et une entreprise privée dans le cadre de recherches n’étonne pas outre mesure Rachel I epine, présidente du Syndicat des professionnels de recherche de l'Université lav;d.«A une époque où le secteur public sous-finance la recherche, il est nomuil que l'université frappe à d’autres portes», a-t-elle dit.Mais l'indépendance des scientifiques s'en trouvest-elle malmenée?Pas plus qu'avec le financement public, a poursuivi Mme lépine.«Les chercheurs ont l'habitude d’arrimer leurs demandes de subvention en fonction des priorités des programmes, a-t-elle déclaré.Dans ce cas, Us priorités vont être dictées par Sobeys.et ce, dans le cadre dts règhs d'éthique et de déontologie de l'université.» A l’heure actuelle, deux tiers des recherches réalisées dans le cadre de la FSAA sont financés en partenariat avec des entreprises privées, a indiqué Paul Paquin.«Et les résultats de ces recherches, tout le monde peut en profiter.» Pour Martin Poulin, président de Sobeys Québec, la chose ne fait aucun doute.«Même si mm finançons la chaire de recherche, a-t-il expliqué, les recherches et analyses qui vont s'y /aire vont servir à tous.Ce magasin-école et ce centre de recherche devraient d'ailleurs devenir un pâle d'attraction pour l'ensemble des membres de l'industrie.» M.Poulin reconnaît par idlleurs que les recherches privées effectués pour le compte de Sobeys resteront uniquement dans les mains de l'entreprise, comme cela’ se fait actuellement dans le monde universitaire.M'empêche, l'Association des étudiants de laval inscrits aux études supérieures (AF 1.1 FS) voit ce centre d'un tir-s mauvais uni.Sa présidente dénonce d'ailleurs le t;iit que les étudiants, principale clientèle de cette épicerie, n’ont pis été suffisamment consultes pour la realisation de ce projet, le regroupement, tout en encou-nigeant la recherche, déplore que celle-ci se fasse de plus en plus «au profit de l'entreprise privée» Le Devoir SUITE DE LA PAGE 1 Il aura ainsi fallu attendre le retour de M.Charest à Québec, en fin de journée, pour obtenir quelques informations sur cette importante rencontre.Une source proche du premier ministre canadien a par contre confirmé que les deux hommes avaient convenu de se rencontrer de nouveau avant le 3 avril prochain, mais cette fois à Québec.Le premier ministre québécois a indiqué que cette première rencontre avait permis d’échanger sur les priorités du gouvernement du Québec: le déséquilibre fiscal, le linancement des services de garde, le protocole de Kyoto, le financement fédéral de l’éducation postsêcondaire et les relations internationales.Il est encore trop tôt pour parler d’échéancier, mais les équipes de travail respectives des deux gouvernements ont reçu le mandat d’amorcer des discussions, a mentionné M.Charest Au sujet du contentieux visant l’entente de financement des services de garde convenue avec le gouvernement libéral mais remise en question par M.Harper, Jean Charest a dit que les deux premiers ministres avaient eu «une très bonne discussion».Il a paru modérément optimiste.«De part et d’autre, nous croyons qu’une, solution est possible», a-t-il dit Sur la question de la place du Québec sur la scène internationale, les deux hommes se rejoignent.«Dans le cas des relations internationales et de l’UNESCO, on est sur la même longueur d’onde», a dit M.Charest, soulignant c\\i'«il y a malheureusement encore de l'incompréhension, à l’extérieur du Québec surtout, mais des fois ici».Dans ses champs de compétence, «le Québec doit absolument participer à la mise en œuvre de traités, sinon ça ne marche pas», a-t- KYOTO SUITE DE LA PAGE 1 au Devoir le vice-président à la recherche et au développement de cette institution, Léon Bitton.«Tout ce qui manque présentement, a-t-il ajouté, c’est le signal du gouvernement canadien.Certes, ce dernier va certainement revoir l'ensemble du dossier des changements climatiques.Mais je serais surpris que tout l’effort de consultation consenti depuis des années dans ce domaine ne débouche sur rien.» Plusieurs grandes entreprises d’ici, comme Alcan et plusieurs autres, poussent ouvertement pour la création d’un marché canadien réglementé de crédits démissions, à l’instar de certaines provinces comme le Manitoba et, il y a quelques années, le Québec.Ce signal, a expliqué le vice-président de la Bourse de Montréal, peut venir théoriquement, comme c’est le cas aux États-l Inis, de n’importe quel ordre de gouvernement, qu’il s'agisse du gouvernement fédéral ou d'une province qui déciderait de passer à faction, comme neuf Etats américains ont décidé de le faire sims attendre la mise en place de normes nationales par Washington, ou comme le Quebec l'a fait en 1988 dans le dossier des pluies acides en adoptant le premier règlement à cette fin en Amérique du Nord.A la limite, a reconnu M.Bitton, le Québec, qui a passé plusieurs alliances avec les Etats de la Nouvelle-Angleterre, y compris en matière de réduction des GES, pourrait se joindre à ce groupe de sept Etats qui.par une entente conclue en décembre dernier, a décidé de plafonner les émissions des centrales thermiques du Nord-Ouest américain au cours de 2006.C ette entente fera en sorte que le Chicago Climate Exchange, qui a négocié jusqu'ici des crédits émis ou achetés sur une base volontaire, pourrait bien gagner un second souffle si un marché réglementé des GES voit le jour dans l’est des Etats-Unis et même sur la côte Ouest, où la Californie et le Nouveau-Mexique ont décidé d’entrer d;ms la danse.«Im Bourse de Montréal, a insisté son vice-président, est neutre dans ce domaine.Elle ne pousse pas pour une solution précise mais elle offre aux gouvernements et aux entreprises un moyen de gérer un marché de crédits démissions de façon transparente et dans le cadre réglemente qui est le nôtre.Ce n'est pas nous qui définissons les règles du jeu mais les acteurs du club qui forment un marche defini, réglemente ou volontaire.» Ainsi, si le «club» des Etats de la Nouvelle Angleterre accueillait le Québec dans son giron, les règles seraient définies par ces acteurs qui, à terme, auront une grande influence dans leur pays respectif en ouvrant le jeu à leurs conditions.De la même façon, le «club de Kyoto» élabore progressivement les règles qui modèleront un éventuel marché international, probablement sur le pannier modèle vraiment fonctionnel.celui de l'Europe.Celle-ci a en effet plafonné scs émissions et lancé en 2005 le premier marché réglementé de crédits d’émissions de GES.la filiale européenne du CCX gère déjà environ 70 % des tnur-sactions du marché européen.«Tout le monde reconnaît au Canada que le recours au marche est un des moyens les plus efficaces degerer il ajouté.«Et ce que j’ai trouvé d’encourageant, c’est que, du côté de M.Harper, c’est quelque chose que lui comprend très bien.» Au chapitre du déséquilibre fiscal, Jean Charest se montre étapiste dans un premier temps.Le dossier prioritaire, c’est le rehaussement du financement fédéral de l’éducation postsecondaire, ce qui fera l’objet d’un sommet organisé le 24 février à Ottawa par le Conseil de la fédération.«Sur l’écran-radar, c’est celui-là qui est devant nous», a dit M.Charest Le déséquilibre fiscal étant une question complexe, «on veut à chaque étape marquer un progrès», comme cela avait été le cas avec l’entente sur le financement de la santé de septembre 2004, a fait valoir M.Charest R existe tout de même entre les deux gouvernements «une volonté commune d’avoir une approche globale aussi», a-t-il avancé.Eu égard à Kyoto, M.Charest a soutenu que le nouveau gouvernement conservateur appuie le protocole et que «le vrai défi, c’est la mise en œuvre».Québec attend de voir ce que proposera le gouvernement Harper.«La balle est dans son camp», a dit le premier ministre québécois.Jean Charest est arrivé vers midi hier à la résidence officieUe du premier ministre canadien.Apres une courte poignée de main destinée aux caméras de télévision, les deux hommes ont tourné les talons et se sont engouffrés à l’intérieur du 24 Sussex, sans même prononcer un mot Traqué par les médias en fin de journée, Stephen Harper s'est contenté de deux petits mots pour décrire sa rencontre avec Jean Charest «Vraiment bien.» Aucun autre commentaire n’a été formulé malgré l’importance de la rencontre, qui a été présentée comme une réunion privée entre les deux dirigeants.Cette excuse pour ne pas témoigner des certains problèmes d’environnement à l’échelle macroéconomique tout en donnant le plus de souplesse possible aux entreprises à l’échelle micro, a expliqué Léon Bit-ton.Ce qui est remis en question présentement, ce n’est pas la valeur de ce moyen, qui fait consensus, mais le fait que certains doutent qu’on puisse atteindre les objectifs de Kyoto au Canada et durant la période 2008-12.» M.Bitton se dit néanmoins confiant de l'issue de la «réflexion» en cours du côté fédéral.Le plan du gouvernement Martin exigeait des grands émetteurs (raffineries, centrales thermiques et fonderies) qu'ils réduisent de 36 millions de tonnes (Mt ou mégatonnes) leurs émissions de GES sur les 270 Mt que le Canada doit effacer de son bilan d’ici 2012.Ottawa leur demandait d’ajouter volontairement 9 Mt à ce fardeau fort léger, qui correspond à 17 % des émissions canadiennes alors que leur contribution au bilan global s'élève à 50 %.Les marchés de crédits d’émissions de GES, américains ou européens, s’inspirent du modèle mis au point par les Etats-Unis dans le dossier des pluies acides.L’Etat impose un plafond d'émissions aux entreprises, qui reçoivent un permis pour leurs émissions actuelles.Mais le gouvernement annonce que ces permis vont perdre, par hypothèse, 25 % de leur valeur en cinq ans.Les entreprises doivent alors revoir leur procédé de production pour réduire leurs émissions de 25 % sous peine de très fortes amendes, ou alors elles achètent sur un marché boursier les «crédits» obtenus par d'autres entreprises qui ont .dépasse l’objectif de 25 %.A une échelle «macro», l’État contrôle ainsi rigoureusement la réduction des émissions mais, sur le terrain, les entreprises ont devant elles plusieurs choix, et c’est le marché qui règle le jeu, créant ainsi par les prix de puissants incitatifs pour réduire les émissions.marché américain fonctionne sur une base volontaire différente.Pour diverses raisons mais surtout pour leur image sociétale, des entreprises veulent réduire leurs émissions de GES.Elles y arrivent en modifiant leurs moyens de production ou en ache tant des crédits, ce qui équivaut à financer des activités de réduction de GES chez d’autres acteurs sociaux ou économiques.C’est ce marché volontaire qu'a commencé à structurer aux États-Unis le CCX, et ce, avec un tel succès que son president, Richard Sandor, qui est aussi un des concepteurs de l'éventuel marché du club de Kyoto, a reçu du magazine Time le titre de «héros de la planète».Mais les trois partenaires boursiers, européens, américains et montréalais, ne veulent pas s’en tenir à desservir le marché des crédits d'émissions de GES.Ils jonglent présentement avec la manière de répondre à un éventuel marché de l’eau si les gouverna ments décidaient de réduire la consommation totale des Mlles et des grandes entreprises en émettant des permis, dont le nombre irait décroissant et qui pourraient se transiger sur un marché boursier.Rien n’empêcherait aussi des gouvernements de mettre en place par voie réglementaire des marchés qui régiraient les émissions de mercure, les produits précurseurs de smog ou n’importe quel autre toxique dont on déciderait de programmer la réduction globale.Le Devoir discussions a été rejetée du revers de la main par le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe.«Ce n’est pas une simple rencontre qui ne veut rien dire, a-t-il soutenu en point de presse hier à Ottawa.Ce sont deux citoyens qui occupent des postes publics majeurs.Quand on a pris des engagements aussi importants envers le Québec, comme M.Harper l'a fait, et qu’il rencontre le premier ministre du Québec pour la première fois, il me semble qu’il devrait expliquer sa démarche et l’état des dossiers.C’est un manque de transparence plutôt désolant et ça me déçoit.Il doit rendre des comptes à la population.» Dans un point de presse à Montréal, André Boisclair, sans attendre d'entendre ce que M.Charest avait à dire de la rencontre, a jugé que le mutisme de M.Harper témoignait de «l’échec» de M.Charest Selon le chef péquiste, M.Harper ne veut pas rendre de comptes sur ses engagements envers les Québécois.C’est «une immense mise en scène pour abrier un malaise qui est en train de se créer entre le gouvernement du Québec et celui de M.Harper», a soutenu M.Boisclair.Par ailleurs, la présidente de la Tribune de la presse à Ottawa, Émmanuelle Latraverse, a dénoncé le manque de transparence du gouvernement Harper.Dans une lettre de plainte officieUe au nom de tous les médias de la Tribune, Mme Latraverse juge «inacceptable» la culture du secret qui entoure les premiers jours de Stephen Harper à la tête du pays.En guise de réponse, l’entourage du premier ministre a soutenu que M.Harper sera disponible «quand il va avoir quelque chose à annoncer».Le Devoir Avec la Presse canadienne MÉNAGE SUITE DE LA PAGE 1 et sociétés publiques, et pour certains ministres la vente de Télé-Québec était carrément envisagée.Hier, la ministre Beauchamp a voulu affirmer «haut et fort» son «profond attachement à Télé-Québec», mais la chaîne doit subir une sérieuse cure de rajeunissement, particulièrement à Montréal.«Télé-Québec dispose de structures trop lourdes à l’interne pour répondre à ses besoins à Montréal», affirmât-elle, ajoutant «qu’il n’est pas dans le mandat de Télé-Québec de gérer une maison de service pour la production privée».Mme Beauchamp fait allusion aux activités des studios de Télé-Québec, qui sont régulièrement loués aux producteurs privés des émissions diffusées sur plusieurs autres chaînes: Si Télé-Québec doit cesser de gérer elle-même ces studios, elle n’a pas à déménager de son immeuble actuel de la rue Fullum à Montréal, dont elle est locataire jusqu’en 2019.In chaîne devra plutôt se redéployer dans un espace plus petit «Progressivement, les sommes dévolues à la programmation allaient en décroissant, et les montants aux infrastructures augmentaient», fait remarquer la présidente de Télé-Québec, Michèle Fortin.L'allégement de la structure passe par le départ de 100 à 130 employés sur les 330 actuels, ce qui ne sera pas une mince affaire.Les employés visés se trouvent autant parmi les techniciens que parmi les cadres.Télé-Québec conservera donc près de 200 employés et, si sa production montréalaise est confiée au secteur privé, elle maintiendra ses neuf bureaux régionaux, avec les permanents qui y travaillent.Télé-Québec veut redonner une place aux régions et veut faire en sorte que celles-ci soient plus présentes à l'antenne.Actuellement, Télé-Québec produit environ 16 % de toutes ses émissions à l’interne.Pour négocier les primes de depart des employés et les préretraites éventuelles, le gouvernement accorde un prêt sans intérêt de 10 millions à Téle-Qué-bec.La ministre lui accorde également un montant de 8,8 millions pour réduire le poids financier de son inventaire accumulé d’émissions.La présidente de Télé-Québec espère que le redressement sera complété d'ici deux à trois ans et «pour le climat de la maison», dit-eUe, les departs des employés devraient être négociés «avant les vacances d'été».En disposant de plus d'argent pour la programmation, la présidente de Télé-Québec souhaite diffuser des émissions originales plus longtemps plutôt que de terminer la saison en mars; elle souhaite aussi lancer de nouveaux projets, par exemple un magazine scientifique et de nouvelles émissions jeunesse.La négociation avec les employés ne sera visible ment pas facile.Pour la présidente du Syndicat général des employés de TéleQuébec.Annick Charette, «nous sommes en train de dénaturer la télévision publique.IJ s’agit d’une perte d'expertise inestimable».Le Devoir HAÏTI SUIT E D E LA PA G E 1 de manifestations pro-Préval.sera composée de représentants du gouvernement, du CFP et du parti Lespwa (L'Espoir) de M.livval.Le bureau du président par intérim Boniface Alexandre a indiqué que l'enquête pourrait prendre trois join's, hi communauté internationale essaie de trouver un moyen qui permette de proclamer René l‘levai vainqueur de (election présidentielle en Haiti sans qu'un second tour soit necessaire, «afin d'éviter une deterioration » de la situation, a annoncé hier un haut responsable brésilien.Marco Aurelio Garcia, adjoint sptvi.il charge de la politique étrangère du president 1 ni/ Inacio lula da Silva, a indique que des contacts diplomatiques avaient été pris avec Port-au-lYince pour chercher «un moyen qui soit évidemment dans le respect de la légalité mais permette, d'une certaine façon, la pwla- motion de Préval comme président».Ce moyen pourrait consister à changer le dispost-tit comptant les votes blancs ou nuis, ce qui permettrait à lYeval d'obtenir les 50 % de votes nécessaires à sa victoire, a expliqué Garcia à la presse.La France a en revanche souhaité hier.p;ir fa voix du porte-parole de son ministère des Affaires étrangères, Jean-Baptiste Mattéi, que le processus électoral en Haiti soit d'une «transparence indiscutable» et a appelé à attendre les chiffres définitifs.Port-au-Prince a vécu hier sa cinquième journée consecutive de manifestations en faveur du candidat Rene Preval, qui refuse un deuxième tour à (election présidentielle, estimant avoir gagné dès le premier.Des barrages étaient visibles dans les rues.Mais les marches des partisans de René Préval étaient jusqu'à present pacifiques.Mardi soir, plusieurs milliers de manifestants étaient de nouveau descendus dans les rues pour réclamer la proclamation de la victoire de leur candidat.Sortant par centaines des ruelles de Pétion-Ville, dans les hauteurs de Port-au-lYince.ils ont déferlé jusqu'au quartier général de (ONF.Beaucoup d’enfants et de jeunes pieds nus étaient presents aux cris de «Frémi président».Ils voulaient des explications de (ONT1, responsable du transport des urnes, apres la decouverte de bulletins dims une déchargé.Hier, un journaliste de l'AFP a bien constate la presence de ces bulletins, certains marqués, d'autres vierges.Un enfant cochait des croix en face du nom de Rene Préval.Selon un porte-parole de (ONU, les bulletins pourraient provenir d'un des neuf bureaux de votation qui avaient été dévalisés le jour du scrutin.David Wim-hurst a ajoute que les bulletins pourraient avoir été placés d;ms la déchargé dans le but de faire croire que des fraudes ont été commises.L’élection du 7 février, maigre des imperfections, a été «libre», ont estime phis de 2tX'l observateurs inter-nationaux.Selon des diplomates, quelques urnes ont ete détruites ou perdues lors du scrutin, «mais comme cela arrive dans n importe quel pays».René Préval avait lancé mardi un appel à ses troupes pour qu elles continuent à manifester, mais «dans l'ordre».«Je dis au peuple haïtien et au monde que [nous sommes] surs d'avoir gagne au premier tour et nous allons le démontrer aux autorités électo- rales».a declare Rene Préval.63 ans.«Nous avons la conviction que des fraudes massives ou des erreurs grossières entachent le processus électoral», a souligné cet ex-proche de Jean-Bertrand Aristide, déchu du pouvoir en 21X14.A New York, le Conseil de securité de (ONU a demandé hier à «toutes les parties de respecter les résultats» encore partiels du scrutin, «à s 'abstenir de toute violence» et «à travailler à la réconciliation nationale».L'ONU compte en Haiti 9500 Casques bleus et policiers internationaux, chargés d’aider 5000 policiers haïtiens à maintenir (ordre.Le Conseil de sécurité a également appelé les autorités haïtiennes à «mener une enquête approfondie» sur les allégations de fraudes lors de (election présidentielle.Dans un communiqué lu par le president en exercice du Conseil, (ambassadeur américain John Bol-ton.les 15 membres du Conseil appellent -tous les Haïtiens qui s 'inquiètent de possibles irrégularités post-électorales à les contester de manière pacifique et légale auprès des autorités électorales haïtiennes» D'après l'Agence France-Presse et le site Internet de la BBC LE DEVOIR www.ledevoir.com les bureaux du Devoir sont situes au 2050.rue De Bleury, 9 étage, Montréal (Québec), H3A 3M9 Êî Place-dos Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration : 514-985-3333 Comment nous joindre ?La rédaction Au telephone Par télécopieur Par courrier La publicité Au telephone Par télécopieur Extérieur de Montreal (sans frais) 514-980-3333 514-985-3360 redaction •ledevoir.com 5U-9Ü&339M 514-985-3390 1 ;W ;ltvV0305 Les avis publics et appels d’offres Au telephone 514-985-3344 Par télécopieur 514-9853340 Par courrier avisdev^ ledevoir.com Les 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efcru, diviswnjir tmpnmmr* v^uebme fcv $12.me NvM-jacqurs Ourse MnooeuL • EjicrgmnmirXH n OPSt* tvpfr iegai Bébbodequr nationale du Quebec.»
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