Le devoir, 1 février 2002, Cahier A
BOIS D’ŒUVRE MONTRÉAL EN LUMIÈRE Sous le signe du feu plutôt que de la neige Page B 7 w u w e d e v o i r .e o in Pettigrew s'impatiente Page B 5 LE DEVOIR V o L .X C I 1 I X " 2 0 ?L E V E N D H K D I 1 lR F É V R 1 E R 2 O 0 2 S i V + I A \ K S 1 womo .'' Devoir de diverses sources.En effet, en raison des travaux sur l’équité salariale, qui vont bon train sauf avec les enseignants, et d'un retard envisagé pour le début formel des négociations, les représentants du Conseil du trésor et des syndicats explorent des hypothèses de prolongation des conventions collectives venant normalement à échéance le 30 juin prochain.Parmi celles-ci, les syndicats seraient particulièrement intéressés par la possibilité de prolonger les contrats en cours moyennant des augmentations salariales pour 2003 équivalentes à ce qu’ils ont reçu le 1" janvier, soit 2,5 %.Pour les syndiqués, cela représente une somme avoisinant les 500 millions.Fin outre, cette prolongation éviterait une laborieuse mobilisation syndicale un peu plus de deux ans après la VOIR PAGE A 8: PAIX PERSPECTIVES Le roi est nu Le premier ministre Jean Chrétien n’en savait rien.Son ministre de la Défense, Art Eggle-ton, savait tout.Mais au delà d’un silence qui a mis le premier ministre dans l’embarras, cette affaire des prisonniers afghans ne doit pas détourner l’attention du fond de la question, à savoir la faiblesse de la position du gouvernement dans ce dossier.Les révélations de cette semaine selon lesquelles, contrairement aux prétentions de Jean Chrétien, des troupes canadiennes ont déjà participé à l’arrestation de présumés combattants talibans et d’al-Qaïda et les ont remis aux autorités américaines n’ont rendu que plus évidente l’incohérence d’Ottawa, la convention de Genève, faut-Cornel lier fi le rappeler, précise bel et bien ?que tout prisonnier doit a priori être considéré comme un prisonnier de guerre jusqu’à ce qu’un tribunal détermine si ce statut s’applique ou non.Les États-Unis soutiennent pour l’instant offrir aux prisonniers faits en Afghanistan et détenus sur la base de Guantanamo, à Cuba, un traitement qui respecte l’esprit de la convention de Genève.Ils leur refusent toutefois le statut de prisonnier de guerre.Ce sont, selon eux, des combattants illégaux, un statut fort commode puisqu’il leur permet de les interroger de façon VOIR PAGE A 8: ROI M a n o n REUTERS 778313000689 I.t I) E V 0 I K LE VENDREDI I FEVRIER 2 0 0 2 L E S A C T U ALITES Infrastructures Responsable des réformes électorale et parlementaire Boisclair distribue les bonnes nouvelles MARIO CLOUTIER DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC Le nouveau ministre des Affaires municipales, André Boisclair, s’est mis au travail très vite hier pour distribuer les bonnes nouvelles aux élus municipaux.M.Boisclair a annoncé aux maires des 25 villes d'agglomération — de 11 000 à 80 000 habitants — les sommes qu’ils recevront dans la foulée du budget Marois de novembre et dans le cadre des programmes d’infrastructures, d’habitation et de renouveau urbain.Ces mesures totalisent des investissements de 66 millions de dollars répartis sur plusieurs années, mais pour l’ensemble de ces villes représentant une population globale de plus de 800 000 habitants.Ainsi, une ville comme Saint-Jérôme, par exemple, aura droit à 3,6 millions en provenance de Québec, Rimouski, 2,8 millions, Jo-liette, 1,2 million, et Saint-Georges de Beauce, 1,3 million.André B°ur réaliser des travaux de Boisclair réfection des réseaux d’aque- duc et d’égoût, les villes d’agglomération ont droit à une aide de 24,4 millions.Une autre enveloppe de 19,5 millions est disponible pour améliorer la qualité du cadre bâti.Enfin, Québec prévoit 22 millions pour la revitalisation des centres urbains ainsi que les logements abordables dans ces municipalités.«Je veux voir ces chantiers se réaliser le plus vite possible», a déclaré hier un ministre d’Etat aux Affaires municipales et à la Métropole, à l’Environnement et à l'Eau décidément au fait de ses nouveaux dossiers et de l’importance symbolique des grues qui meubleront bientôt le paysage québécois.Ainsi, les chantiers devront se mettre en marche d’ici juillet et se terminer avant décembre 2003.Le ministre Boisclair refuse d’y voir un plan électo-raliste.Il s’agit plutôt, selon lui, d'un «objectif ambitieux» de relance économique et de création d’emplois visant une croissance de 0,7 %.Devant les maires des villes moyennes du Québec, M.Boisclair a également indiqué que «l’essentiel du débat [sur les fusions] est derrière nous».De nouveaux regroupements exigés par toutes les municipalités d’une agglomération pourraient survenir, a-t-il précisé, mais il s’agirait alors «d'ajustements à la marge».Charbonneau réitère son appel à la « révolution démocratique » «C’est la revalorisation de la démocratie représentative qui est en cause», dit le ministre Joliette Pierre Paquette entend rester avec le Bloc PRESSE CANADIENNE Pôrto Alegre, Brésil — Le député bloquiste de Joliette à la Chambre des communes, Pierre Paquette, n’entend pas chausser les souliers de Guy Chevrette.Il ne sera pas candidat pour succéder à l’ex-ministre péquiste à l’Assemblée nationale.«/ai l'intentùm de respecter le mandat que les électeurs de Joliette m’ont àmné au fédéral», a dit M.Paquette hier, lors d’une brève rencontre avec la Presse canadienne.Le député assiste au Forum social mondial de Pôrto Alegre et participera à compter d'aujourd’hui au Forum parlementaire mondial qui se déroule simultanénx'nL Mais le député suit avec attention ce qui se déroule à la suite de la démission de Guy Chevrette.«Mon seul désir, c'est de veiller à l’unité des forces souverainistes», a-t-il dit Au cours de la journée, il a obtenu une confirmation qui l’a réjoui: la rumeur voulant que les membres de l’exécutif du PQ de Joliette démissionnent en bloc était fausse.Ancien secrétaire général de la CSN, M.Paquette a abandonné le monde syndical en 1998 pour tâter de la politique.Il a été élu comme député du Bloc québécois dans le comté fédéral de Joliette, avec l’appui du député de Joliette à l’Assemblée nationale, Guy Chevrette.Le bruit a circulé longtemps que M.Paquette songeait à faire le saut à l’Assemblée nationale à la première occasion.Mais il se conformera au vœu formulé par le Parti québécois et le Bloc de ne pas favoriser de transfuges entre les deux partis politiques.KATHLEEN LÉVESQUE LE DEVOIR T ean-Pierre Charbonneau, celui-là même qui en ap-J pelait l’automne dernier à une «révolution démocratique» au Québec en appuyant l’idée d’une réforme du mode de scrutin, et qui a critiqué vertement la marginalisation de l’Assemblée nationale qui a entraîné la concentration du pouvoir au sein du cabinet ministériel et du premier ministre, a hérité entre autres responsabilités des réformes électorale et parlementaire.Si Bernard Landry connaît les positions tranchées de M.Charbonneau sur ces questions, ces dossiers lui sont confiés en réaction au départ précipité de Guy Chevrette et de Jacques Brassard, qui étaient respectivement responsables de la réforme électorale et de la réforme parlementaire.Quoi qu’il en soit, pour le Mouvement pour une démocratie nouvelle (MDN), un organisme non partisan qui milite en faveur du remplacement de l’actuel mode de scrutin uninominal à un tour, il s’agit là d’une excellente nouvelle.«Nous sommes immensément heureux de la tournure des événements.[.] Nous avons confiance que le gouvernement a la volonté d’aller de l’avant», a commenté mercredi le porte-parole du MDN, Paul-André Martineau.Le nouveau ministre démontre également un bel enthousiasme à mener le Québec vers «ce grand virage».«Il y a déjà une volonté politique claire pour qu’il se fasse un débat sur ces questions-là cette année.Moi, je veux un débat très intense où les gens s’approprient cette réflexion collective.C'est la revalorisation de la démocratie représentative qui est en cause.Il faut un changement de cap.Je le redis encore: le Québec est mûr pour une révolution démocratique», a affirmé au Dewir Jean-Pierre Charbonneau.Juste avant Noël, le gouvernement Landry a choisi de confier à la Commission des institutions le soin de se pencher sur l’idée d’une réforme du mode de scrutin.Les membres de la Commission ont un mandat d’initiative qui leur permettra de mettre en place une consultation populaire, question d’évaluer les impacts d’un éventuel changement sur la représentation des régions, sur le rôle et le fonctionnement des institutions parlementaires, sur la réforme et la stabilité des gouvernements.Avant de procéder, la Commission devra d’abord avoir un nouveau président puisque Roger Bertrand vient d’accéder au cabinet Aucun échéancier n’est donc connu pour l’instant M.Charbonneau refuse d’ailleurs de «faire miroi- Jean-Pierre Charbonneau ter des changements d’ici les prochaines élections générales».«Si les élections ont lieu au printemps 2003, ça nous donne une marge de manoeuvre plus grande pour éventuellement prendre des engagements électoraux fermes.Si c’est dans deux semaines, ça tombe un peu caduque», a expliqué M.Charbonneau.Ce dernier est par ailleurs conscient qu’au sein même de son parti, il risque de se heurter à de l’opposition sur la question.Déjà en avril dernier, à la veille du Sommet des Amériques, Jean-Pierre Cbarbon-neau avait dénoncé les chefs d’Etat qui se comportaient comme «des monarques élus», suscitant plusieurs critiques chez ses collègues.M.Charbonneau estime qu’au fil des ans, l’Assemblée nationale est devenue progressivement une chambre d’enregistrement où les députés estampillent des décisions déjà ficelées par le conseil des ministres.Sur le strict plan d’une réforme du mode de scrutin, c’est le Mouvement pour une démocratie nouvelle qui a remis au goût du jour le printemps dernier le dossier.Iæ MDN s’est assuré l’appui de personnalités publiques pour réclamer un changement, dont celui notamment de Claude Ryan, de Claude Charron et de Jean Allaire.Quand l’hiver s’installe.: .x JACQUES NADEAU LE DEVOIR APRES un mois de janvier plutôt clément, le froid s’est fait incisif hier.Quand on ne peut s'y soustraire, mieux vaut trouver des solutions pour se réchauffer, comme l’ont fait hier ces travailleurs d’un chantier de construction situé sous le pont Jacques-Cartier, regroupés autour d’un feu.7^ Charest veut plus de femmes dans son équipe ROBERT DUTRISAC DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC Le Parti libéral du Québec privilégiera les candidates féminines pour livrer bataille lors des prochaines élections générales, poursuivant sur sa lancée des dernières élections partielles de 2001.«J’ai donné des instructions, des signaux très clairs, aux instances du parti, que nous devrions recruter plus de femmes, faire un effort important pour intéresser les femmes à être candidates», a dit le chef du PLQ, Jean Charest, dans un point de presse en marge de la réunion du caucus des députés de l’opposition officielle.Le PLQ a choisi trois candidates pour le représenter aux élections partielles dont le déclenchement est attendu au mois de mars: Anna Mancuso, une avocate de 30 ans et présidente du Congrès national des Italo-Canadiens, dans Viger; Isabelle Melançon, une relationniste de 27 ans, dans Saguenay; et lise Thériault, une femme d’affaires très active qui a contribué à la fois aux caisses du PLQ et du Parti québécois.De son côté, le PQ tiendra son assemblée d’investiture dans Saguenay à la mi-février.Deux candidates ont annoncé qu’elles se livreront bataille: Louise Levasseur, âgée de 47 ans, directrice générale de la Société nationale des Québécois de la Côte-Nord, et Marie-Claude Ouellet, âgée de 46 ans, agente de développement au Centre local de développement (CLD) et attachée politique du député démissionnaire du comté, Gabriel-Yvan Gagnon.Dans Anjou, une autre femme se présentera: Aude Vézina, une avocate à la CSQ âgée de 27 ans.Le PQ n’a toujours pas de candidat dans Viger.Le chef libéral a souligné que cette réunion du caucus, qui a pris fin hier après deux jours et qui précède le conseil général de la fin de semaine à Sherbrooke, a été accaparée par des préparatifs liés aux prochaines élections générales.«C’est le début de la campagne électorale au Québec», a-t-il dit, faisant référence au remaniement ministériel de Bernard Landry.Dans un autre ordre d’idées, M.Charest a indiqué que l’aile parlementaire du PLQ s’est prononcée en faveur de l’adoption d’une loi pour encadrer le lobbying au Québec, une loi «basée sur le principe de la transparence» et définissant un mécanisme d’enregistrement des lobbyistes.«Si le gouvernement du Parti québécois ne le fait pas, un gouvernement du Parti libéral le fera», a promis M.Charest * s'en allant en ' Bourse Le lion eut en tête de s’offrir un placement différent, sans tout risquer.Prudent et sage, il choisit le REER à rendement boursier Placements Québec.Du potentiel de croissance de 30 importantes entreprises œuvrant au Québec, il tirera avantage.Par le gouvernement du Québec, son capital investi sera pleinement garanti et couronné d’un généreux boni ! a rendement BOURSIER PLACEMENTS QUÉBEC 1 du capital investi* www.placementsqc.gouv.qc.ca • Achat minimum de 100 $.?Les obligations boursières peuvent être placées dans un compte hors REER.Liste des entreprises composant l'Indice Québec-30U en date du 14 janvier 2002 : Groupe Jean Coutu (PJC) Industrielle Alliance cie d'assurance sur la vie BCE Emergis Groupe Transcontinental G T.C Groupe SNC Lavalin Québécor Alimentation Couche-Tard Banque laurentienne du Canada Saputo Tembec Axcan Pharma Groupe TVA Cogeco Câble Les Industries Oorel Cascades Placements _ __ Québec S S On prépare l'avenir * Boni applicable sur les nouveaux fonds REER Pour en savoir plus sur l’Indice Québec-30-1 : www.iq30-iq150 org 1 800 463-5229 Heures d ouverture : du lundi au vendredi, de 8 h à 20 h.et les samedis de février, de 10 h à 16 h Pour la region de Quebec, composez le 521-5229 Bombardier BCE Alcan Aluminium Banque Nationale du Canada Banque Royale du Canada Power Corporation du Canada Abitibi- Consolidated Compagnie des chemins de 1er nationaux du Canada Corporation financière Power Groupe CGI Québécor world Domtar Banque de Montréal Molson Métro m L E 1» K V OIK.LE V K \ l> R E l> I I L I \ R I K K tt 0 J A :> LK DEVOIR ACTUALITES Christian Rionx La queue de veau de la santé Me croirez-vous si je vous dis que je ne suis jamais allé à l’urgence avec ma fille de sept ans?Ma petite princesse n'a pourtant pas moins de grippes, de gastro-entérites, de varicelles ou de genoux éraflés que toutes les petites filles de son âge.Même que, lorsque je la vois s'élancer sur sa trottinette, je me demande comment elle fait pour ne pas se retrouver aux soins intensifs.Au même âge, son frère aîné était, probablement allé trois ou quatre fois à l’urgence.A Montréal, les enfants de mes amis s’y retrouvent régulièrement Comme je le faisais moi-même sans me poser de questions, il n’y a pas si longtemps.La différence, c’est que ma fille a grandi à Paris et que son frère a grandi à Montréal.?Je sais que l’expérience a quelque chose de traumatisant, mais chaque Québécois devrait savoir comment se passe une banale visite médicale à Toulouse, à Bruxelles ou même à Liverpool.Disons qu'un matin, votre chérubin se réveille avec 40 degrés de fièvre.Après lui avoir donné de l’aspirine, vous appelez aussitôt le médecin.Si vous téléphonez à l’ouverture du cabinet, selon l'urgence des symptômes, le médecin vous donnera rendez-vous au début de Taprès-midi.S’il ne peut pas faire autrement il vous recevra en fin de journée.Même un pédiatre ou un ophtalmologiste vous recevra dans la journée ou le lendemain.Au pire, vous pourrez appeler l’une des nombreuses cliniques privées.Vous pouvez aussi appeler SOS Médecin.Dans ce cas, un généraliste frappera à la porte dans une heure ou deux.Dans les petites localités et même dans certains quartiers de Paris, c'est le médecin de famille qui se déplacera lui-même.En France, 20 % des consultations médicales se font encore à la maison.Pour la plupart des Français, il apparaîtrait parfaitement immoral d’obliger un enfant ou une personne âgée à se traîner à l’urgence avec une fièvre carabinée.Les fins de semaine et pendant les vacances, le répondeur de votre médecin vous orientera vers un collègue qui est de garde.Chaque région, chaque quartier des grandes villes a un système de veille, pour les médecins comme pour les pharmacies.Vous comprenez donc pourquoi l’engorgement des urgences françaises n’a pas de commune mesure avec celui des nôtres.Et cela, même si ces urgences sont jugées beaucoup moins modernes et bien moins bien organisées que celles du Québec.Il faut dire que la journée d’un généraliste français commence vers 8h du matin.Dans la matinée, il reçoit ses clients réguliers, qu’il connaît parfois depuis de nombreuses armées.L’après-midi, il peut aller faire un tour à l'hôpital.En fin de journée, il recevra généralement les patients qui ont appelé le jour même pour une consultation urgente.I^trs des épidémies de grippe, il n’est pas rare que certains fassent des visites à domicile en revenant du bureau.On peut expliquer cette spécificité par de nombreux facteurs: les bas salaires des généralistes (70 000 S par an en moyenne), leur plus grand nombre, leurs très longues heures de travajl, le ticket modérateur (de 20 %), des budgets de l’État plus conséquents.Tous ces éléments jouent évidemment un rôle variable selon les pays.Mais les experts vous diront que dans le fond, les Européens tiennent tout simplement à une médecine de proximité et qu’ils y consacrent les énergies et les ressources nécessaires.Question de priorité.Chaque fois qu’un village de 800 âmes perd son médecin de famille ou sa maternité, les médias sont sur les dents.Par ailleurs, personne ne s’émeut d’un hôpital un peu délabré (ils sont nombreux) ou du manque de scanners à résonance magnétique.Je ne me souviens pas d’un bulletin de nouvelles à ce sujet Bref, la médecine familiale ne s’est pas maintenue en Europe parce qu'un expert a un beau jour écrit un rapport aussi excellent fût-il, et qu’un ministre a lancé deux ou trois projets-pilotes.Elle est le fruit d’un investissement constant qui vise aussi la prévention.Pour utiliser une expression galvaudée, je dirais qu’il s’agit d’un choix de société.?Tout cela pour dire que s’il a fallu plus d’un quart de siècle pour détruire la médecine familiale québécoise, on se demande comment on la fera renaître en quelques mois.Surtout lorsqu’on s’amuse à changer trois fois de ministre durant la même année.Vu d’Europe, le discours québécois sur la santé ressemble à une véritable queue de veau.Un jour, deux comptables de l’ouest du pays découvrent que la solution réside dans la privatisation des services.Qu'importe si le pays le plus inefficace en la matière se nomme les Etats-Unis et que tout ou presque y est privé.Le lendemain, un gourou des «sciences» administratives sort de son sac une méthode de gestion miracle.L’ennui, c'est que les techniques de gestion n'ont jamais permis que des économies à la marge et qu’elles ne tiennent surtout pas lieu de politique.Voilà que depuis quelques mois, la médecine familiale est devenue la nouvelle panacée.Mais pour combien de temps encore?Le débat qui s’achève sur les succès exceptionnels du Québec en matière de délinquance a permis d’établir que ces réussites sont le résultat de choix politiques et culturels mûrement réfléchis, faits il y a 20 ans, et des efforts constants qui ont suivi.Il n’en va pas autrement de la santé.Ma seule peur, c’est qu'un ministre, quelque park soit en train de concocter une nouvelle solution géniale.Or les miracles ne durent que ce que durent les miracles.crioux@ledevoir.com Christian Rioux est correspondant du Devoir à Paris.re un*: rs Le ministre de la Défense, Art Eggleton, à sa sortie de la Chambre des communes.Combattants afghans capturés Eggleton doit démissionner Le ministre a menti, accuse l’opposition Le ministre de la Défense, Art Eggleton, a porté outrage au Parlement en offrant deux versions différentes de la prise de prisonniers afghans par des soldats canadiens, soutiennent les partis d’opposition, dont plusieurs demandent sa démission.Mais le gouvernement, lui, accepte ses explications et affirme qu’informer le premier ministre plus rapidement n’aurait rien changé du tout.MANON CORNELLIER DE NOTRE BUREAU D'OTTAWA Le ministre de la Défense, Art Eggleton, a «délibérément fait des déclarations trompeuses à la Chambre» et devrait par conséquent être accusé d'outrage au Parlement, ont soutenu les partis d’opposition hier, en appui à une motion de l’Alliance canadienne.Néo-démocrates et conservateurs exigeaient sa démission immédiate, les bloquistes voulaient qu’il réponde de ses actes avant de partir et les alliancistes souhaitaient que le premier ministre l'écarte.M.Eggleton a déclenché cette tempête mardi en révélant avoir tout juste informé le premier ministre de la prise, huit jours plus tôt, de prisonniers afghans par des militaires canadiens.Il disait l’avoir lui-même appris le vendredi précédent.Mais mercredi, il changeait de refrain et avouait avoir été informé de la capture de prisonniers dans les heures qui ont suivi.Le premier ministre a donc été tenu dans le noir pendant huit jours, malgré le débat qui faisait rage sur la scène internationale.Résultat: lundi, Jean Chrétien jugeait encore que les questions sur le statut des prisonniers étaient hypothétiques tant que le Canada n'avait pas appréhendé de combattants.Attaqué de toutes parts, le ministre Eggleton s'est défendu hier en disant qu'il avait vu pour la première fois vendredi une photo montrant les soldats et que c’est à cela qu’il faisait référence aux Communes.Tous les faits le contredisent cependant et le chef bloquiste Gilles Duceppe n’a pas manqué de le lui rappeler en lui citant le journal des débats.Malgré cela, le vice-premier ministre John Man-ley, qui prenait pour la première fois la relève de Jean Chrétien en Chambre, a trouvé les explications du ministre satisfaisantes et a minimisé le retard à informer le premier ministre.Même si le premier ministre avait été informé plus tôt de la capture de prisonniers par les Canadiens, cela n’aurait rien changé, a-t-il répondu aux Communes.«Cela n 'aurait vraiment rien changé du tout.Les hommes et les femmes des forces armées présents en Afghanistan ont fait leur travail correctement et la diffusion de l’information a été tout à fait adéquate pour s’assurer que ce soit le cas.» Du côté de l'opposition, on commence cependant à douter de l'ignorance du premier ministre et certains, comme le chef bloquiste Gilles Duceppe et le chef conservateur Joe Clark, se demandent si le ministre n’est pas en train de porter le blâme pour lui.Un ancien membre du Conseil privé joint par Le Devoir a confirmé que la procédure normale exigerait que les rapports de ce genre soient transmis au Bureau du Conseil privé, soit le ministère du premier ministre, afin de le tenir au courant des événements «sensibles».La Défense a cependant la réputation de ne pas toujours se plier à cette procédure, notait-il.M.Manley juge qu’on exagère.Selon lui, on ne peut s’attendre à ce que nos forces armées aillent au front sans faire de prisonniers.Ix problème, répond le Bloc, est que le gouvernement affir mait avoir une entente avec les États-Unis l’assurant du respect de la convention de Genève.Or, contrairement au Canada, Washington refuse d’accorder le statut de prisonnier de guerre aux 158 détenus de Guantanamo, à Cuba.M.Duceppe veut donc savoir si, là encore, la Chambre a été induite en erreur.Si le ministre Eggleton est reconnu coupable d’avoir porté outrage au Parlement, la sanction peut aller d’une motion de censure contre lui à un retrait de son poste.Habitation La nomination d’un ministre délégué sème l’inquiétude JOSÉE HOll.KAl I !• DEVOIR Le milieu de l’habitation attendait avec impatience d’avoir enfin -son» ministre, le dossier relevant depuis des années du ministère des Affaire}; municipales.Mais la nomination de Jacques Côte, depute de Dubuc, au S.iguenay-lne Saint Jean, au poste de ministre «délégué» a l'Habitation en laisse plusieurs sceptiques.I u inconnu, originaire d’une région rura le, chapeaute par un autre ministre, soit Andre Boii-clair, dans un dossier où des devisions urgentes doivent être prises.Quelles sont donc ses compé-tenevs et sa marge de manoeuvre?lu principal intéresse, lui.a déjà le nez dans les dossiers ed la volonté d’agir, comme l’a constaté If Devoir, qui l'a joint hier.«Ily a eu des investissements annoncés en matière de logements et ils doivent se concrétiser le plus vite possible.dit-il.Pour y arriver, ça dépend de décisions qui doivent être prises au conseil des ministres.J'ai donc les documents qu’y a déposes Mme Hard, jusque-là en charge du dossier, et je passe au-travers enfin de semaine.Sinon, plus on attend, plus il y aura des délais.« ; M.Côté cite déjà avec une certaine aisance levs principaux programme's e‘t projets de’ leii de- seen se‘è leur.11 e'st aussi au fait efrs tensions qui sévissertt entre proprietaires et levataires («c’est le genre de dos sier dont on est très au courant en tant que député») ainsi que ties attentes t|tii régnent dans les grantles villes du Québec, victimes d'une grave pénurie de logements.D'accord, il n’est pas Montréalais, mais son (ils l'est, et il élit bien connaître la ville.«Et je suis un homme sensible aux besoins des gens qui en arrachent, c'est ma réputation dans mon comté.» ; I )éjà, il a vu le ministre Boise fair et affirme que celui-ci est dispeesé à lui laisser toute la marge de mà ntruvre souhaitée.«Mardi, on se rencontre pour taire un tour d’horizon», ajoute-t-il, Structure bicéphale Dans le milieu communautaire, tm craint beau-centp cette structure à deux têtes, plusieurs ayant été échaudés par le programme de lutte contre’ la pau vreté, porté par la ministre Nicole l éger mais c|ui re» levait du ministre Jean Rochon.«Le ministre mineur est comme un attaché politique qui écoute sans pouvoir décider.Mais c’est impossible d’aller voir le ministre majeur parce qu'il renvoie à son ministre délégué», ra conte Robert Pilon, coordonnateur de la Fédération des locataires de HLM du Québec.Et dans un contexte de crise du logement, personne ne semhaite multiplier les démarches gouvernementales.Pierre Goyer, du Réseau québécois des OSBL d'habitation, croit toutefois qu’il ne faut rien dramatiser.«Le porteur de ballon, c’est André Boisclaiy, mais il a quelqu’un à temps plein, avec un cabinet, pour s’occuper spécifiquement d’habitation.C’est un grand gain! Et, dans les faits, pour nous, ça veut juste dire un fax de plus à envoyer: en 2002, ce n'eft plus un problème!» D’autres soulignent que la ministre Inuise Hard, en quittant, laisse des dossiers bien avancés.1.’entente sur le logement abordable avec le fédéral a été Ji gnée en décembre, le programme de construction de logements sociaux a été reconduit on novembre, les projets de loi sont écrits (même si plusieurs aspects en sont contestés).Ft puis, chacun le reconnaît, «le gouvernement a au moins reconnu l’importance de l'habitation et en voie un message clair qu’il y a des problèmes à régie/», comme le dit Michel Riverin, de la Corporation des propriétaires immobiliers du Québec.Joe Clark Union sociale Le Canada gagnerait à s’inspirer du modèle québécois JOSÉE BOILEAU LE DEVOIR Les politiques sociales les plus originales au pays viennent maintenant du Québec.Et tout le Canada souffre de ne pas s’en inspirer.Pour Yves Vaillancourt, professeur a 1É-cole de travail social de l’Université du Québec à Montréal, c’est même ce pourquoi l’entente fédérale-provinciale sur l'union sociale (portant sur les politiques sociales au Canada), signée sans le Québec, il y a trois ans, «était destinée à demeurer mort-née».A l’inverse, souligne M.Vaillancourt dans une étude rendue publique hier par l’Institut de recherche en politiques publiques (IRPP), le Québec lui-même gagnerait à ce que son modèle de politiques sociales soit reconnu.«L'avenir du modèle québécois dépend m partie de la capacité de le faire connaître et critiquer (.].Si le Québec demeure isolé avec son modèle unique à lui, ce dernier ne tardera pas à manquer d’oxygène et à dépérir», écrit-il.L’originalité de ce fameux modèle québécois, c’est qu'il fait une large place au secteur communautaire.Dans le reste du Canada, les politiciens pe peuvent imaginer que le recours à l’État ou au secteur privé — comme l'illustre le débat sur le système de santé.Résultat: ils sont incapables de «réformer les politiques sociales pour qu'elles répondent aux besoins actuels de la population».Au Québec, même si l’approche n'a pas cours partout et reste fragile, le communautaire est devenu tout au long des an- nées 90, et particulièrement depuis le sommet socioéconomique de 1996, «un acteur social et politique à part entière, qui a été capable d’imprimer sa marque».Yves Vaillancourt en donne cinq exemples: la reconnaissance des organismes communautaires; la création, depuis 1997, de logements sociaux gérés par des groupes communautaires et des coopératives; le développement des Centres de petite enfance à 5 $ par jour, qui s’appuient sur le réseau de garderies à but non lucratif; la mise en place, grâce à des petites entreprises du milieu, de services de maintien à domicile; les politiques visant l’intégration des personnes handicapées.Toutes ces réformes ne vont pas sans critiques et ajustements, mas elles témoignent d'un renversement de situation, raconte M.Vaillancourt.Car si la Révolution tranquille fut innovatrice sur le plan économique (avec Hydro-Québec ou la Caisse de dépôt et placement), elle a été a la remorque sur le plan social.On s’inspirait d’idées venant de l’Ouest (notamment de la Saskatchewan, pionnière du régime d’assurance-maladie qui s’étendra partout au Canada) ou du fédéral.Depuis la crise du rôle de l’Etat dans les années 80, c’est le Québec qui est devenu un modèle.«Dans le reste du Canada, l’économie sociale existe, écrit Yves Vaillancourt, mais les personnes qui la font et qui la voient ne la reconnaissent pas en tant que telle.» Le dynamisme québécois est tel que, selon des hauts fonctionnaires canadiens, les discussions sur les réformes sociales y perdent beaucoup quand le Québec n'est pas a la table.Ce fat patent lors de la signa- ture de l’entente sur l’union sociale, le 4 février 1999, entente dont le gouvernement québécois s’est retiré apres avoir participé aux discussions.«Ces personnes ont vite compris que, sans le Québec, [l’ententel commençait très mal son existence», écrit M.Vaillancourt.En effet, l’entente est restée une «coquille vide» qui n’a eu aucun impact sur la vie réelle des Canadiens et dont les politiciens eux-mêmes, si fiers au moment de la signature, ne parlent même plus.Dans la même veine, Christian Dufour, dont 1TRPP publiait aussi cette semaine une analyse, dit que l’entente sur l’union sociale est en fait un «document administratif sans véritable portée juridique».Pour le chercheur, c’est même une «production typique du fédéralisme exclusif de type technique et bureaucratique.L'entente est axée sur l’amélioration des processus intergemver-nementaux, et non pas sur les questions de substance cm de ccmtenu».Ét si Yves Vaillancourt croit qu’il faudrait revoir l’entente avec le Québec pour Taxer sur le contenu, Christian Dufour estime quil n’y a pas de mal à ce qu’elle tombe en désuétude.Pour lui, elle n’a fait que rajouter a la tendance niant qu’il y ait un problème québécois au sein du Canada Les signataires eux-mêmes risquent toutefois de la faire disparaître.Aujourd’hui, plus personne ne parle de la réévaluation dont elle devait faire l’objet avant la fin de sa troisième annee d’existence.Par contre, les provinces menacent de s’en retirer en avril si Ottawa n’adojXe pas d’ici là un mécanisme de règlement des différends en matière de santé.loto-quebec 649 Tirage du 2002-01-30 Q2 04 06 H 3Z 4Z Complémentaire: (22) • GAGNANTS LOTS l 6/6 0 5 000 000,00 $ 5/6+ 9 67 844,70$ 5/6 304 1 606,80$ 4/6 16 800 55,70 $ 3/6 312 869 10,00$ Ventes totales 15 998 614 $ Prochain gros lot (app , I 10 000 000$ — nirrqmra yÿjP Tirage du 2002-01-30 10 14 1Ê 28 35 36 Complémentaire: (32) GAGNANTS LOTS 6/6 0 1 000 000,00$ 5/6+ 0 50 000,00$ 5/6 21 500,00$ 4/6 1 375 50,00$ 3/6 27 351 5,00$ Ventes totales 776 734 50 $ ütifeM* Imiii Jtr C3+'# Tirage du 2002-01-30 12 16 44 4f> • 555,56 $ 20 26 29 43 82 304,88 $ 1Q 14 16 41 84 297,62 $ ’Seme' •¦s sAtecfio^s part ', pari au Lotto 6/49 ei a.Ooéf^jc 49 sur le mArne ofret v/ii admissibles a la y'omotion EQtra Tirage du 2002-01-30 NUMÉROS LOTS 371781 100 000$ 71781 1 000$ 1781 250$ 781 50$ 81 10$ 1 2$ L« dort f»t>r un j»u ~es mcida ifés cl ericaiViémer'* -les bite's aagn^its W'fliiaer i a» /rso cfc* LUefa Fn cat, do dispa-iia erilffc cefle liste e* ’a i*»e dédale de L-Q.lëtte dgrplAra a priorité T V A.lé dp:, tw -r nr Loro-Q' jfW, % LE DEVOIR.LE VENDREDI I FÉVRIER 2 0 0 2 A 4 LES ACTUALITES Protocole de Kyoto Les alumineries réduiront davantage leurs émissions de GES EN B Référendum au Saguenay (Le Devoir) — Le groupe de travail mis en place par le comité de transition de Ville de Saguenay afin de faire un choix définitif pour le nom de la ville fusionnée recommande a la municipalité de soumettre trois noms à la consultation populaire, soit Chicoutimi-Jonquie-re, Chicoutimi et Saguenay.Le pro cessus de consultation proposé R E F Saguenay a la suite d’un consensus obtenu auprès de la majorité des maires concernés.Elle avait toutefois laissé au conseil municipal la liberté d’opter pour un autre nom s'il le désirait La question n’a ; pas tardé à soulever la contestation dans la région, forçant les élus municipaux a demander l’avis d’un comité de travail.Menu végétarien LOUIS-GILLES FRANCŒUR LE DEVOIR Les dix alumineries québécoises ont convenu avec Québec dans une entente-cadre de cibler une réduction additionnelle de leurs émissions de gaz a effet de serre (GES) de 200 000 tonnes d’ici 2008, ce qui devrait rapprocher le Québec de l’atteinte de ses engagements en vertu du protocole de Kyoto.L’entente-cadre a été signée hier à Montréal par le ministre de l’Environnement et des Affaires municipales, André Boisclair, et par Christian Van Houtte, président de l’Association de l’aluminium du Canada, en présence des principaux leaders industriels du secteur.Entente volontaire L’entente en question est volontaire et représente le type de démarche que Québec voudrait amorcer et mener à terme avec d’autres secteurs industriels.Elle implique que les entreprises vont procéder à des inventaires poussés et «vérifiés» par leurs consultants des émissions de leurs usines, en plus de préparer pour chacune des plans de réduction.L'industrie de l’aluminium a déjà réduit sensiblement ses émissions de GES depuis 1990, ce qui la placera en très bonne position sur le futur marché des crédits de GES.De 1990 à 1999, cette industrie a fait passer ses émissions de GES de 6,8 à sept millions de tonnes équivalentes de CO,.Cette mince augmentation est survenue alors que les duc alumineries du Québec augmentaient leur production de 67 %.Techniquement, les émissions de GES sont passées de 5,31 à 3,4 tonnes de CO, par tonne d’aluminium produit,” soit une réduction de 36 %.Pour André Boisclair, ces réductions n'auraient pas été possibles sans une mise à jour des usines sur le plan technologique et sans une gestion serrée des émissions dans chaque usine.Pour Steven Guilbeault, directeur de la campagne sur le climat de Greenpeace-Québec, cette entente, qu'il qualifie d'«étape intéressante» vers une production moins dommageable pour le climat, «prouve que des industriels compétents peuvent atteindre des objectifs importants en matière de GES tout en améliorant la position concurrentielle de leurs entreprises».consiste en une campagne d’information auprès du public, suivie de la signature d'un registre et d’un vote secret Cette formule, écrivent les auteurs du rapport, «s’inspire à la fois d’un référendum et du registre des personnes habiles à voter, tout en minimisant les inconvénients des deux formules (coûts et délais).» Dans le décret constituant la nouvelle ville, l’ex-ministre des Affaires municipales, Louise Harel, avait opté pour le nom de Ville de (PC) — Les détenus végétariens disposent du droit constitutionnel d’exiger des mets adaptés, a statué la Cour fédérale.Les dispositions sur la liberté de conscience de la Charte des droits et libertés accordent aux prisonniers le droit d’exiger de la nourriture végétarienne pour des raisons morales, tout comme les autres détenus peuvent demander des mets spéciaux pour des motifs religieux ou médicaux, a indiqué la cour.Avis public Régie des alcools, des courses et des jeux Avis de demandes relatives à un permis ou à une licence Toute personne, société ou association au sens du Code civil peut, dans les trente jours de la publication du présent avis, s'opposer à une demande relative au permis ou à la licence ci-aprés mentionné en transmettant à la Régie des alcools, des courses et des jeux un écrit assermenté qui fait état de ses motifs ou intervenir en faveur de la demande, s'il y a eu opposition, dans les quarante-cinq jours de la publication du présent avis.Cette opposition ou intervention doit être accompagnée d'une preuve attestant de son envoi au demandeur ou à son procureur, par courrier recommandé ou certifié ou par signification à personne, et être adressée à la Régie des alcools, des courses et des jeux, 1, rue Notre-Dame Est, bureau 9.01, Montréal, (Québec) H2Y 1B6 Nom et Nature de Endroit adresse la demande d'exploitation du requérant Brasserie artisanale Permis addi- 2049, rue l'Amere à Boire inc.tionnel Saint-Denis BRASSERIE ARTISA- 1 Bar Montréal NALE L'AMERE À (Québec) BOIRE H2X 3K8 2049, rue Saint-Denis Montréal (Québec) H2X 3K8 Dossier: 185-090 Thi Tam Pham Ajout d'autori- 1071, boul.RESTAURANT CHEZ sation de spec Saint-Laurent TAM TAM tades sans Montréal 1071, boul.Saint nudité dans 1 (Québec) Laurent Restaurant pour H2Z 1J6 Montréal (Québec) vendre H2Z1J6 Dossier: 186-767 Boulangerie les Addition de 1 484, rue Bord petits délices inc.Restaurant pour du Lac BOULANGERIE LES vendre Dorval PETITS DÉLICES (Québec) INC.484, rue Bord du Lac Dorval (Québec) H9S2A8 Dossier: 210-070 H9S 2A8 Reste-Bar Larry 1 Bar 11340, rue 2002 inc.(suite à une Sherbrooke RESTO-BAR LARRY cession) Est 2002 INC.Montréal 1 1340, rue (Québec) Sherbrooke Est Montréal (Québec) H1BIB7 Dossier: 228-221 H1B 1B7 9112-0568 Québec 1 Restaurant 1400, rue inc pour vendre Dollard RESTAURANT JAR- Lasalle DIN JASMINE (Québec) 1400, rue Dollard Lasalle (Québec) H8N 1T4 Dossier: 304 113 H8N 1T4 9102 5874 Québec 1 Bar 491, rue Jean inc.(suite à une Talon Ouest BAR RAM RAM cession) Montréal 491, rue Jean-Talon (Québec) Ouest Montréal (Québec) H3N 1R4 Dossier: 326 843 H3N 1R4 9109-1751 Québec 1 Restaurant 7163, rue inc.pour vendre Saint-Hubert PÉCHÉ DÉLICE Montréal DORÉ (Québec) 7163, rue Saint-Hubert Montréal (Québec) H2R 2N2 Dossier 354-712 H2R2N2 3096-4829 Québec 2 Bars avec 2019, boul.inc.autorisations de Taschereau AUBERGE LA danse et spec Lonqueuil (Québec) BARRE 500 tades sans 2019, boul.nudité J4K 2Y1 Taschereau (suite à une Longueuil (Québec) J4K 2Y1 Dossier: 363-531 cession) Les services alimen- 1 Restaurant 1000, avenue taires art-bec inc pour vendre Rockland LES SERVICES ALI Outremont MENTAIRES AR1 (Québec) BEC INC.1000,avenue Rockland Outremont (Québec) H2V 4P5 Dossier: 437 566 H2V 4P5 Gianluca Zabatta.1 Bar avec 3675, boul Vincenzo Tiscia et danse et spec Industriel François Saint Louis tades sans Montréal- (Le Bar Beat S.E N.nudité Nord C.) (Québec) LE BAR BEAT 3675, boul Industriel Montréal Nord (Québec) H1H 2Y7 Nguyen Trunq Luu Changement de 294, rue LE QUAI D'OR catégorie de 1 Gladstone 294, rue Gladstone Restaurant pour Greenfield Greenfield Park vendre à 1 Park (Québec) (Québec) Restaurant pour J4V 2P7 J4V 2P7 Dossier: 1752 088 servir 9106-4196 Québec 1 Restaurant 20, boul, de inc.pour vendre Mortagne MEGLIO EURO Boucherville SANDWICHES (Québec) ETC.20, boul.de J4B 5K6 Mortagne Boucherville (Québec) J4B 5K6 Dossier: 1882 299 3944590 Canada 1 Bar avec la 795, Stuart inc.particularité Graham Nord, 3944590 CANADA d'exploitation Hangar 2 INC transporteur (Adm) 795, Stuart Graham public (Avion) Dorval Nord, Hangar 2 (Québec) (Adm) Dorval (Québec) H4Y 1E9 Dossier 1882 307 H4Y 1E9 Maya Mitri 1 Restaurant 9440, boul.de RESTAURANT SALLY pour vendre L'Acadie 9440, boul.de Saint-Laurent L’Acadie (Québec) Saint-Laurent H4L1L7 (Québec) H4L 1L7 Dossier: 1882 489 The Verdun motor Changement 5235, rue boat club inc d'emplacement Wellington THE VERDUN permanent de 1 Verdun MOTOR BOAT CLUB Club du 3629, (Québec) INC.rue Wellington H4G 1T9 5235, rue au 5235, rue Wellington Verdun (Québec) H4G 1T9 Wellington Dossier: 1883-412 9106-3875 Québec 1 Restaurant 5385, rue des inc.pour vendre Jockeys BATON ROUGE 2 Bars dont 1 Montréal 5385, rue des sur terrasse (Québec) Jockeys Montréal (Québec) H4P2T8 H4P 2T8 Dossier: 1883-552 Nemta H.Chavez 1 Restaurant 4615, rue Van BANAHAW RES- pour vendre Horne, Suite TAURANT 105 & 107 4615, rue Van Montréal Horne, Suite 105 & (Québec) 107 H3S 1S2 Montréal (Québec) H3S 1S2 Dossier: 1883-628 La Brasserie Changement d'endroit d'ex 5080, rue McAusIan me.Saint- 4850, rue Saint- ploitation du Ambroise Ambroise, Local permis de bras- Montréal 100 seur n0 BR-014 (Québec) Montréal (Québec) H4C 3N8 H4C 2G1 4001753 Canada Permis d'entre- S0, rue Labatt inc.pôt (bière) pour LaSalle A/s: Me Patrick les fins de (Québec) Buchholz LAVE RY DE BILLY SNC 1, place Ville-Marie, Bureau 4000 Montréal (Québec) H3B 4M4 l'agent H8R3E7 4001753 Canada Permis d’entre 2505, rue inc.pôt (bière) pour Shenkus A/s Me Patrick les fins de LaSalle Buchholz l'agent (Québec) LAVERY DE BILLY SNC 1.place Ville-Marie Bureau 4000 Montréal (Québec) H3B4M4 H8N 2X8 4001753 Canada Permis d'entre- 2523-B, ave- inc.pôt (bière) pour nue Dollard A/s Me Patrick les fins de LaSalle Buchholz l'agent (Québec) LAVERY DE BILLY SNC H8N 3A9 H1H2Y7 1 place Ville-Mane.Dossier: 877-365 Bureau 4000 Montréal (Québec) 3090-1359 Québec Addition d'au 1400, boul.H3B 4M4 inc.tonsation de Édouard, LUCIFER LE BAR S- spectacles sans Local 109 4001753 Canada Permis d’entre 2S25, rue H nudité dans 1 Saint Hubert inc.pôt (bière) Lapierre 1400.boul Bar avec autori- (Québec) A/s Me Patrick LaSalle Edouard, Local 109 sation de danse MT 3T2 Buchholz (Québec) Saint-Hubert existant LAVERY DE BILLY H8M 1B7 (Québec) SNC J4T 3T2 1, place Ville-Marie, Dossier 878 777 Bureau 4000 Montréal (Québec) 9111-0965 Québec 2 Restaurants 3237, boul.H3B 4M4 inc.pour vendre des Sources, EAST SIDE MARIO'S dont 1 sur ter- Unité R-3 4001753 Canada Permis d'entre- 2525, rue 3237, boul des rasse Dollard-des me pôt (bière) pour Lapierre LaSalle Sources Unité R-3 1 Bar Ormeaux A/s Me ftjtnck les fins de Dollard-des- (Québec) Buchholz l'agent (Québec) Ormeaux (Québec) H98 1Z6 LAVERY DE BILLY H8M 1B7 H9B 1Z6 SNC Dossier 1027-044 1, place Ville-Marie.Bureau 4000 Jorge Toledo RESTAURANT BAR- 1 Restaurant 531, boul Montréal (Québec) pour vendre Ste-Rose H3B 4M4 GRILL GALO 1 Bar Laval 531, bout Ste-Rose (Québec) 400 1 753 Canada Permis de distn- 3601,rue Laval (Québec) H7R 1R6 me.buteur de bière Saint Jacg H7R 1R6 A/s: Me Patrick Montréal Dossier: 1152-230 Buchholz (Québec) LAVERY DE BILLY H4C 3N4 9109-3690 Québec 1 Bar avec 3603, boul.SNC et inc.danse et spec St Laurent 1, place Ville-Mane, 2S25, rue CLUB ST-TROPEZ tades sans Montréal Bureau 4000 Lapierre LaSalle 3603.boul.St nudité (Québec) Montréal (Québec) Laurent (suite à une H2X 2V5 H3B 4M4 (Québec) Montréal (Québec) H2X 2VS Dossier: 1264-951 cession) H8M 1B7 Québec » Évaluation Un conseiller de Tremblay poursuit la Ville FRANÇOIS CARDINAL LE DEVOIR Un conseiller du maire Gérald Tremblay se retrouvera en cour le mois prochain afin de contester une décision.de la Ville de Montréal.M' Marc-André Fabien, avocat de la firme Fasken et Martineau, représente en effet le Groupe ADF, une entreprise de design, de fabrication et de construction de structures d’acier installée à Ter-rebonne.Celle-ci traîne la Ville de Montréal devant un tribunal administratif pour contester l’évaluation foncière.Or M' Fabien est un proche du maire de Montréal, qui lui «donne des conseils à titre bénévole», soutient l’attachée de presse de M.Tremblay, Sylvie Bussière.«Il vient faire son tour de temps en temps [à l’hôtel de ville]», ajoute-t-elle.Le principal intéressé n’est pas gêné par la situation puisque, pré-cise-t-il, «on conteste l’évaluation foncière qui remonte à l’ancien rôle.C’est avant tout une cause qui a été déposée contre la Communauté urbaine de Montréal [CUM] à l’époque.Je n’ai d'aucune façon pris de recours contre la Ville de Montréal.Il s’avère qu'à travers la fusion, on s’est retrouvé dans une situation où aujourd’hui la CUM est sous le parapluie de la Ville de Montréal».M' Fabien a par ailleurs choisi de ne pas informer personnellement le Groupe ADF des rapports qu'il entretient avec M.Tremblay.«Je ne sais pas si ma cliente est informée de mes activités politiques, a-t-il dit Les choix que je fais sur un plan personnel et politique sont totalement indépendants des actes que je pose dans la vie de tous les jours à titre professionnel.À la Ville, par contre, c’est su que je suis un proche de M.Tremblay parce que mon nom a circulé dans les journaux ou ailleurs.» Pour une raison que Mc Fabien a refusé de dévoiler, invoquant le secret professionnel, la cause qui devait être entendue l’automne dernier a été reportée à une date indéterminée.Réduire le nombre de suicides au pont Jacques-Cartier (PC) — Un groupe de travail sera appelé à se pencher sur les moyens à prendre pour réduire le nombre de suicides sur le pont Jacques-Cartier, à Montréal.Le groupe a été créé à la demande du coroner Paul Dionne, qui constate qu’il y a eu 143 suicides à cet endroit depuis 15 ans, soit près de dix par année.Le coroner Dionne va même jusqu’à se demander s’il faut interdire l’accès du pont aux piétons.Cependant, les pistes de réflexion qu’il offre touchent toute la problématique du suicide au sens large.Le groupe de travail, qui sera présidé par le directeur de la santé publique de Montréal-Centre, le docteur Richard Lessard, remettra son rap-ix>rt au coroner Dionne dans six mois.EN B Méningite: succès de la campagne de vaccination (PC) — La campagne québécoise de vaccination contre le méningocoque, qui a pris fin hier, a été «un très franc succès».C’est ce qu’a conclu hier, en entrevue, le Dr Yves Robert, médecin-conseil en maladies infectieuses au ministère de la Santé et des Services sociaux.La campagne de vaccination avait été lancée le 24 septembre 2001, avec l'objectif de vacciner 1,7 million de Québécois contre le méningocoque de type C.A l’origine, la campagne devait prendre fin le 31 décembre.Elle avait toutefois été prolongée jusqu’au 31 janvier, afin d’atteindre davantage d’enfants en bas âge.Bien que les chiffres finaux ne soient pas encore disponibles, le Dr Robert souligne que Québec avait acheté 1560 000 doses de vaccin et qu’«o« va avoir administré pratiquement tout ça», lorsque R E F les dernières données auront été comptabilisées.«En pratique, on va avoir atteint 90 % de couverture vaccinale, globalement, pour l’ensemble de cette clientèle», a conclu le Dr Robert, satisfait.Manger biologique (PC) — L’organisme Equiterre lance une campagne échelonnée sur deux ans afin de soutenir le développement de l’agriculture biologique.La campagne, intitulée «Moi, je mange bio», cherche à sensibiliser les consommateurs non seulement sur la valeur des produits biologiques mais aussi sur les avantages environnementaux de ce type de production agricole.L’agriculture biologique n’utilise ni engrais, ni pesticides, ni additifs chimiques de synthèse.Au Québec, pour être étiquetés biologiques, les produits en question doivent être certifiés.L’agriculture biologique demeure toutefois marginale au Québec et le gouvernement provincial, en collaboration avec des organismes tel Equiterre, espère soutenir son développement Outrage au tribunal (PC) — La Cour supérieure a reconnu l’Alliance des professeurs de Montréal coupable d'outrage au tribunal.La décision, rendue hier matin par le tribunal à Montréal, vise aussi six des dirigeants du syndicat d’enseignants.La cour a indiqué que le syndicat a délibérément défié une directive du Conseil des services essentiels.Les représentations sur sentence auront lieu mardi prochain.L’automne dernier, les enseignants membres de l’Alliance avaient débrayé illégalement durant trois jours.Le syndicat pourrait être condamné à une amende pouvant atteindre 50 000 $ par jour.Pour leur parti les dirigeants risquent une amende de 5000 $.AVIS LEGAUX ET APPELS D’OFFR connaissance de votre annonce et nous signaler immédiatement toute anomalie qui s’y serait glissée.responsabilité se limite au coût de la parution.AVIS À TOUS NOS ANNONCEURS ra 985-3344 Fa* 985-3340 Les réservations doivent être faites avant 16h00 pour publication deux (2) jours plus tard.Publications du lundi: Réservations avant 12 h 00 le vendredi Publications du mardi: Réservations avant 16 h 00 le vendredi Sur Internet : www.offres.ledevoir.com Courriel avisdev@ledevoir.com AVIS LEGAUX & APPELS D OFFRES HEURES DE TOMBEE CANADA PROVINCE DE QUÉ- BEC DISTRICT DE JOLIETTE COUR DU QUEBEC (CIVILE) 705-02-008371-015 LE SOUS-MINISTRE DU REVENU DU QUEBEC Partie demanderesse RICHARD LANDRY Partie défenderesse AVIS PUBLIC DE VENTE EN JUSTICE PRENEZ AVIS qu'en vertu d'un bref d'exécution, les biens de RICHARD LANDRY se ront vendus par huissier le 11 février 2002 à 10:00 heures, au 1281 A.Rg du Bas L'Assomption, Qc, conformément audit bref.Les-dits biens consistent en 1 véhicule de marque Hyundai Conditions: argent comptant ou chèque visé.CLAUDE LAJOIE, huissier de justice District de Laval LATRAVERSE & ASSOCIÉS HUISSIERS DE JUSTICE 1717 Boul.St Martin Ouest, bureau 235 Laval QC H7S 1N2 Tôl 450-978-8869 Fax 450-978-9013 AVIS DE DEMANDE DE DISSOLUTION PRENEZ AVIS que la compagnie 9059-8715 Québec inc.demandera à l’Inspecteur général des Institutions Financières la permission de se dissoudre.Montréal, ce 31 décembre 2001 Jacques Cyr, président 5 Raymond Chabot inc.LOI SUR LA FAILLITE ET I.'INSOLVABILITE l>aixs l'affaire de b faillite de : MARTIN ET LUCAS INC.Avis est par les présentes donné que la faillite de Marin et Lucas Inc.faisant affaires au 57b.St-Viateur, Joliette (Québec) J6E 3B6.est survenue le 28 janvier 2002, et que la première assemblée des créanciers sera tenue le 8 février 2002, à 9 h 30, au 746.boul.Manseau.Joliette (Québec) Fait à JOLIETTE, le 30 janvier 2002.RAYMOND CHABOT INC.Syndic Syndic de l’actif de Martin et Lucas inc Bryan MacEachern, CIRP Responsable Je T actif 746.boul.Maaseau Joliette (Québec) J6E 3E9 Tel (450) 756-8164 Téléc : (450) 756-2931 CANADA PROVINCE DE QUÉ- BEC DISTRICT DE MONTREAL COUR MUNICIPALE ST-LÉ0NARD 10389 0 157776 VILLE DE ST-LÉONARD Partie demanderesse GERMAIN LYNNE ET GOUPIL GILLES Partie défenderesse AVIS PUBLIC DE VENTE EN JUSTICE PRENEZ AVIS qu’en vertu d'un bref d'exécution, les biens de GERMAIN LYNNE ET GOUPIL GILLES seront vendus par huissier, le 12 février 2002 à 10 30 au,6172 DE BELLEFEUIL-LE, ST-LÉONARD.QC.conformément audit bref Lesdits biens consistent en 1- UN SYSTÈME DE SON RCA RS 1287 GRIS AVEC 2 BOITES DE SON ET ACCS.2- UN TELECOULEUR 27’ SHARP ET ACCS.3- UN VIDÉO CASSETTE VHS ELECTROHOME ET ACCS Conditions argent comptant ou chèque visé Pietro Macéra.H J.District de Montréal MACERA & ASSOCIÉS HUISSIERS DE JUSTICE 31, rue SWacques ouest, rez -de-chaussée Montréal, QC, H2Y 1K9 Té1.514 848 0979 Fax 514-848-7016 AviSDE CLÔTURE D'JnvËnT" TAIRE AVIS est par les présentes don-né par Gilberte et Raymond Gauthier, en leur qualité de liquidateurs de la succession de feu THÉRÈSE GAUTHIER, que l'inventaire sucessoral a été dresse et qu'il peut être consulté par les intéressés chez Me Micheline Ouellette, notaire.4201 rue Sainte-Catherine est, à Montréal.AVIS PREMIÈRE ASSEMBLÉE Dans l'affaire de la faillite de : COIFFURE MARCEL CARON INC.Débitrice Avis est par les présentes donné que COIFFURE MARCEL CARON INC.a lait cession de ses biens le 24 janvier 2002 et que la première assemblée des créanciers sera tenue le 13 février 2002 à 11 h au bureau du syndic au 5250, boul.Décade, bureau 620, Montréal (Qc).Daté à Montréal, ce 1’jour de février 2002 J.LUKCA & ASSOCIES INC.Svtoc 5250, boul Décarie Bureau 620 Montréal (Qc) H3X 2H9 Tél : (514) 483-2841 Téléc.: (514) 483-2948 CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL COUR SUPÉRIEURE (Chambre de la famille) PRESENT: LE GREFFIER-ADJOINT JOHANA FABIOLA POWERY RODRIGUEZ Partie requérante c.OSCAR GEOVANNY SANTOS ROMERO Partie intimée ASSIGNATION ORDRE est donné à OSCAR GEOVANNY SANTOS ROMERO de comparaître au greffe de cette Cour situé au Palais de Justice de Montréal 10 St-Antoine Est, Montréal, salle 2.17, le 06 mars 2002, à 9h00.Une copie de la requête pour garde d'enfant a été remise au greffe à l'intention de OSCAR GEOVANNY SANTOS ROMERO.Lieu: Montréal Date.28/1/2002 Michel Pellerm Greffier adjoint AVIS est, par la présentes, donne que la compagnie SERVICES FINANCIERS MAINWELL INC.MAINWELL FINANCIAL SERVICES INC., constituée en vertu de la partie i A de la Loi AVIS AUX CRÉANCIERS DANS L’AFFAIRE DE LA PROPOSITION DE RÉJEAN ROBIDOliX, légalement constitué ayant son siège social et sa principale place d'affaires au 1337, Breux, Chamblv (Qc) J3L 2Y2.AVIS est par les présentes donné que la compagnie ci-haut mentionné à dépose une Proposition, entre mes mains, en vertu de la Loi sur la faillite, et la première assemblée des créanciers sera tenue le 6 février 2tX)2, 14 h 30.au bureau du Surintendant des faillites, 5.Place Ville Marie, bureau 800.Montreal (Qc) H3B 2G2.PHIL BELL Comptable agrée Syndic 400.de Mae*«meuve Ouea Bureau 1202 Montréal (QC) H3A 114 Tél.: (514) 282-1407 sur les compagnies du Québec, ayant son siège social dans la ville de Montréal, demandera à l'Inspecteur général des institutions financières la permission d’obtenir sa dissolution.MONTRÉAL, ce SO1»”* jour de janvier 2002.LAZARUS, CHARBONNEAU Procureurs de la compagnie rANAHA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL no: 500 12 261502 029 COUR SUPÉRIEURE PRÉSENT GREFFIER ADJOINT RICHARD ST-PIERRE Partie demanderesse c.LOUISE PARADIS Partie défenderesse ASSIGNATION ORDRE est donné à LOUISE PARADIS de comparaître au greffe de cette cour situé au Palais de Justice de Montréal, 10 est, rue St-Antoine.Montréal.Salle 1.100, dans les trente jours de la date de la publication du présent avis dans Le Devoir.Une copie de la déclaration en divorce a été remis au greffe à l'intention de LOUISE PARADIS Lieu: Montréal Date: 2002 JAN.25 PAUL U RUE GREFFIER ADJ r.ANADA PROVINCE DE QUEBEC District de Montréal No 500-22-059148-018 'Procédure allégée' COUR DU QUEBEC PRÉSENT 9027-3095 QUEBEC INC Requérante c.ALAIN ROY, 6t VALÉRIE MEUNIER, Intimés ASSIGNATION ORDRE est donné à Alain Roy et Valéne Meunier, de comparaître au greffe de cette cour situé au 10, St-Antoine.à Montréal, salle 1.100 dans les 30 tours de la date de la publeation du présent avis dans Le Devoir.Une copie Requête en recouvrement de loyer a été remise au greffe à l'intention de Alain Roy et Valéne Meunier Lieu' Montreal Date 2002 JAN 25 PAUL LA RUE GREFFIER ADJ AVIS est.par la présentes, donne que la compagnie SERVICES FINANCIERS FINDALE INC./FINDALE FINANCIAL SERVICES INC., constituée en vertu de ia partie tAde la Loi sur les compagnies du Québec, ayant son siège social dans la ville de Montréal, demandera à l'Inspecteur général des institutions financières la permission d’obtenir sa dissolution MONTRÉAL, ce SO’®'-* jour de janvier 2002.LAZARUS.CHARBONNEAU Procureurs de la compagnie 3965783 CANADA INC AVIS est par les présentes donné que la société susmentionnée a l’intention de procéder à sa liquidation et dissolution et qu’à cette tm.elle a obtenu un certificat d’intention de dissolution daté du 29 n ovembre 2001.Donné à Montréal, ce jour de lanvier 2002.Jean-Claude Tessier président CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE LAVAL COUR MUNICIPALE 67641 0015284773-1 VILLE DE LAVAL Partie demanderesse RICHARD ROBIDOUX Partie défenderesse AVIS PUBLIC DE VENTE EN JUSTICE PRENEZ AVIS qu’en vertu d’un bref d’execution, les biens de RICHARD ROBIDOUX seront vendus par huissier le 12 févner 2002 à 10: 00 heures, au 1903, Le Corbusier, app 04, Laval.QC.conformement audit bref Lesdits biens consistent en t véhicule de marque Fort Aerostar, 1 micro onde.1 distributeur d’eau et autres.Conditions argent comptant ou chèque visé, CLAUDE LAJOIE, huissier de tusiice District de Lavel LATRA VERSE & ASSOCIÉS HUISSIERS DE JUSTICE 1717 Boul St-Martin Ouest, bureau 235 Lavai QC H7S 1N2 Tél 450-978-8869 Fax 450-978-9013 L K DEVOIR.LE VENDREDI I '* E E V R I E K 2 O O 2 A .1 « LE DEVOIR ?LE MONDE Kaboul contre la choura de Gardez Une province afghane sombre dans la guerre civile Hier, le secrétaire américain à la Défense Donald Rumsfeld a prévenu que les États-l nis devaient se préparer à des attaques plus meurtrières que celles du 11 septembre, tout en dévoilant une nouvelle doctrine militaire (lire l'article au bas de cette page).A Londres, le chef du gouvernement intérimaire afghan Hamid Karzaï a plaidé pour un renforcement de la présence internationale pour sécuriser son pays, où un gouverneur de province nommé par Kaboul a été mis en déroute par des factions rivales.JEAN-PIERRE PERRIN LIBÉRATION Gardez — Gardez, si près et si loin de Kaboul.Si près puisque 130 kilomètres séparent les deux villes.Si loin puisque Tune vient d'entrer de nouveau de plain-pied dans la guerre, quand l'autre savoure pleinement la pane, désormais installée dans les esprits comme dans la vie quotidienne.Entre la Me des talibans et la reprise des hostilités.Gardez n’aura connu qu’une accalmie éphémère.Depuis mercredi, on se bat dans les rues de la ville, coupée en deux, et le bilan des victimes promet d'être lourd.Rivalités tribales, luttes personnelles et conflits entre les chefs locaux et le nouveau gouvernement de Kaboul ont mis le feu à ce baril de poudre qu’est devenue la province du Paktika après la fuite des talibans.Si ceux-ci ne sont plus là, leurs coUabo-rateurs — qui ont vite retourné leurs vestes — sont toujours dans la place.Pour le pouvoir de Kaboul, c’est l’épreuve du feu.Et c’est tout l'Afghanistan qui va juger sa capacité à gérer la crise qui, en cas d'échec du gouvernement, pourrait en provoquer d’autres.Peuplée de 50 000 habitants, Gardez est bien davantage qu’une bourgade médiocre et hide, organisée autour d’une petite place qui distribue les principales ave nues commerçantes.On est ici au cœur des tribus pachtounes de l’Est afghan.La ville est d’ailleurs le fief des puissants Ahmadzaï, qui ont donné son dernier president communiste, Nadjibullah, à l’Afghanistan.Elle est aussi un important carrefour stratégique.Plus à l’est commence la province de Khost, terre de contrebandiers, de tribus férocement irréductibles, où plane encore l’ombre de Jallaludin Haqqani, l’un des grands chefs de la résistance afghane à l’Armée rouge, rallié ensuite aux talibans et qui semble avoir échappé aux bombardements américains.Au sud s’étend l’immense province du Paktika, qui épouse sur des centaines de kilomètres la frontière pakistanaise.C’est encore un pays de trafiquants, difficile à contrôler, où les vallées, qui s’emboîtent les unes dans les autres, offrent mille repaires, cent mille caches.Chef-lieu du Paktika, Gardez sert de capitale régionale à ces trois provinces.Dès la défaite des talibans, une choura — un conseil traditionnel de chefs tribaux et religieux — s’est mise en place.Elle compte 60 membres qui ont élu Hadji Saif UUah comme président et gouverneur de Gardez.S'il n'a jamais été un responsable des talibans, il est soupçonné d'avoir eu des accointances avec eux.De son côte, Kaboul a nommé Pacha Khan Zadran.L'homme est un proche de l'ex-roi Zaher.Il a l'assentiment des Américains.Lui aussi est un chef de tribu, celle des Zadran — comme Jallaludin Haqqani —, surtout influente dans la province de Khost.Entre les deux chefs, la guerre était inévitable.Elle a éclaté mercredi lorsque les troupes de Pacha Khan ont essayé d'entrer dans Gardez.«Jamais je n'abandonnemi mm poste.La choura m'a élu.Et elle ne veut pas de Pacha Khan.Je respecte les accords de Bonn, qui ont rétabli l'unité en AJghanistan.mais Zaher Chah n’est plus roi, i7 n'a pas le pouvoir de désigner un gouverneur Si Pacha Khan vient ici, nous nous battrons contre lui», déclare Hadji Saïf UUah, rencontré la veille des affrontements.Une déclaration de guerre faite d'un ton paisible, comme si la guerre était une activité comme le commerce ou l’agriculture.Autour du vieux chef, qui a un œil fermé, plus que quelques dents et une longue barbe blanche pointue comme celle d'un bouquetin, les membres de la choura ne perdent pas une bribe de ses propos.Presque tous ont des barbes drues, épaisses.Les visages sont taillés à la hache.Les turbans dessinent des échafaudages savants et compliqués.Un making (fou mystique), vêtu d’une veste rose ornée de petits miroirs, est venu avec sa grande épée.Hadji Said Issa, le responsable de la sécurité de Gardez, ne mâche pas non plus ses mots: «Nous n’avons aucun problème, à l’exception de Pacha Khan Zadran.Il n’a aucun soutien ici et peu chez les Zadran.C’est un illettré, un incapable, un ancien chauffeur de camion, et ses hommes ont pillé quelques boutiques.» Ce qu’il lui reproche aussi, c’est d’être un allié de l’Alliance du Nord.«Le gouvernement a le droit de désigner n’importe quel gouverneur mais pas lui», ajoute-t-il.Réfugié à Kaboul, Pacha Khan est introuvable.L’ombre du renseignement pakistanais En fait, la partie se joue à trois: Pacha Khan, la choura et, invisible mais présent dans toutes les mémoires, Jallaludin Haqqani, le chef taliban.On le disait victime des B-52 américains, qui ont déjà tué son frère, mais ici, personne n’y croit S’il est aussi craint, c'est parce que ce religieux est aussi l’homme des puissants services secrets pakistanais O’ISI) et qu’il fut le premier à «Si Pacha Khan vient ici, nous nous battrons contre lui» 4.RI-UTKRS L’heure de la soupe dans un camp de régfugiés v "m, i faire appel à des islamistes arabes du temps de la «guerre sainte» contre l’Armée rouge, dont certains forpièrent ensuite les premiers noyaux d'al-Qaïda.A Kaboul, Ahmed Jan, un haut responsable de la sécurité, se déclare certain que Haqqani agit «en coulisses»: «Il s'emploie à déstabiliser la région.lui et l’ISI pakistanaise, qui cherche à dresser les tribus les unes contre les autres.En réalité, les talibans n ’ont pas complètement disparu.Ils se cachent encore dans les villages.Cela dit, nous ne pouvons tolérer les problèmes tribaux.Pacha Khan a été nommé gouverneur de Gardez et il le sera.» Mais à Gardez, on se moque bien de savoir qui sera le prochain gouverneur.«Ce que nous voulons, c’est la paix, rien que la paix.Bien sûr, les gens préfèrent Saïfül-lah car Pacha Khan est un homme violent, inféodé à l’Alliance du Nord.Ce que nous voulons aussi, c’est le retour du roi.Lui seul peut apporter la paix», déclare un médecin, qui craint de donner son nom.Un pharmacien renchérit: «Il faut que la force internationale vienne ici confisquer les armes.C'est la seule solution pour empêcher la guerre.» Un client se joint à la conversation: «Les Nations unies n’ont pas déployé assez de troupes.Il faudrait 2000 hommes dans chaque ville afghane.» Un sursis pour le journaliste du Wall Street Journal AGENCE FRANCE-PRESSE Karachi — Les ravisseurs du journaliste américain Daniel Pearl, disparu le 23 janvier au Pakistan, ont prolongé hier de 24 heures l’ultimatum à l'issue duquel ils menacent de le tuer, dans un message envoyé par courrier électronique à des journaux pakistanais.Mais leurs revendications ont été rejetées par Washington.«Nous donnons un jour de plus.Si l’Amérique ne se plie pas à nos exigences, nous tuerons Daniel, déclare le message des ravisseurs, rédigé dans un anglais approximatif.Alors ce cycle continuera et aucun journaliste américain ne pourra entrer au Pakistan.» «Ne croyez pas que ce sera la fin, ce sera le commencement et c’est une vraie guerre, déclare le message.Les Américains auront le goût de la mort et des destructions, ce que nous avons eu à subir en Ajgfhanistan] et au Pakistan.» Dans un autre message envoyé mercredi, un groupe jusqu’alors inconnu s’intitulant «Mouvement national pour la restauration de la souveraineté pakistanai- se» avait meqacé de tuer Daniel Pearl dans les 24 heures si les Etats-Unis ne libéraient pas les Pakistanais capturés pendant la campagne militaire déclenchée en octobre en Afghanistan.Le message d’hier ne portait pas le nom du groupe, mais des responsables des journaux qui l’ont reçu ont estimé qu’il avait la même origine.Toutefois, le secrétaire d’Etat américain, Colin Powell, a annoncé que les Etats-Unis n’avaient pas l’intention de céder.Daniel Pearl, 38 ans, journaliste du quotidien américain Wall Street Journal, a disparu le 23 janvier à Karachi, la grande ville portuaire du sud du Pakistan.Il avait déclaré à son épouse qu’il devait interviewer le chef d’un groupe radical islamique, Mubarak Ali Shah Gilani.Basé à Bombay, il enquêtait sur des groupes pouvant avoir un lien avec le réseau terroriste al-Qaïda.Le groupo qui affirme détenir le journaliste l’a accusé d’être un agent travaillant pour les services secrets américains, la CIA, ou israéliens, le Mossad, ce que le Wall Street Journal a démenti.Le Pakistan a accusé hier l’Inde d’être complice de l’enlèvement.New Delhi a aussitôt répliqué en quali fiant ces accusations de «ridicules».Le rédacteur en chef du Wall Street Journal, Paul Steiger, a lancé un apjol aux ravisseurs, soutenant que la mort du journaliste «ne serait bon ne pour personne».la police piakistanaise a arrêté le chef du groupo isla miste, Mubarak Ali .Shah Gilani, et a multiplié les perquisitions sur tout le territoire national.Deux autres sus-pocts sont recherchés p»ar la pxilice.Gilani est soumis à un «interrogatoire intense» depuis son arrestation mercredi dans une maison de Rawalpindi, près d’Islamabad.«C’est un homme endurci et il ne parle pas beaucoup, sauf pour démentir son implication dans la disparition du journaliste», a déclaré un responsable de la pxilice.Gilani est le chef d’un groupo pou connu, le Tanzee-mul-Fuqra, basé à lahore, dans l’est du Pakistan.Selon des sources du renseignement piakistanais, cette organisation serait liée au Britannique Richard Reid, qui avait tenté de déclencher fin décembre une charge ex plosive dissimulée dans ses chaussures à bord d’un avion d’American Airlines reliant Paris à Miami.A R t; E N T I N E Duhalde veut condamner les corrompus à perpète AGENCE FRANCE-PRESSE Buenos Aires — D‘ président argentin, Eduardo Duhalde, a soutenu hier la lutte contre la corruption, se prononçant pour le «châtiment» par la «prison à perpétuité» de ceux qui ont mis le pays «en faillite», au moment où la justice accumule (les in dices sur des fuites de capitaux.Eduardo Duhalde a juge «pas exagérée une peine de prison à perpétuité pour les cas de corruption», apirès que la juge fédérale Maria Servini de Cubria eut de claré mener une enquête sur «les mameuvres frauduleuses [.1 qui ont mis en danger l'économie argentine et la sécurité de la nation».la magistrate a saisi hier une «importante documentation» et a commencé a interroger 118 px-rson nalites sur des fuites massives de capitaux.«Je veux garantir à l'Argentine le contrôle et le châtiment» de la corruption car «nous devons éviter quâ l’avenir se soit si fii ci le de voler l'Etat», a affirmé M.Duhalde, estimant que le pays «en faillite» a été «pillé».lors d’une conférence de presse, Mme Servini de Cubria a annoncé la saisie de documents sur de pire sumées escroqueries bancaires et fuites de capitaux, dans lesquels sont mentionnés des établissements d’Uruguay et du Panama.«Nous avons découvert lors d'une saisie les derniers bilans d'entreprise des frères Carlos et José Rohm, des formulaires en blanc du Banco Comercial del Uruguay et des papiers de plus de 20 compagnies panaméennes», a-t-elle précisé.les frères Rohm sont soupiçonncs d’avoir utilisé leur banque d’affaires, la Banco General de Negocios, pxntr per-mettre à des détenteurs iinpxirtants de capitaux de sortir de l’argent du prays.«Nombre de ces entreprises panaméennes seraient connectées à certaines personnes et à l'enquête sur l'affaire de la BCCI», a ajouté la magistrate, la justice argentine enquête depuis la fin des années 80 sur des fraudes et des operations de blanchiment d’argent effectuées par la Banque de crédit et de commerce international (BCCI), qui appartenait à l’homme d’affaires saoudien Gaith Pharaon.«Un bunker» comptable M.Pharaon, considéré comme un proche de l’ex-président Carlos Menem (1980-99), avait commencé à investir en Argentine sous le précédent chef de l’Etat, Raid Alfonsin (1983-89).Le banquier Carlos Rohm a été arrêté le 23 janvier à Buenos Aires, alors qu’il se trouvait déjà à bord d’un avion de la compagnie Lufthansa.Un mandat d’arrêt international a été délivré contre son frère José, en fuite à New York, où la juge attend qu’Interpx>l l’inteipelle.Mme Servini de Cubria, accompagnée de 25 pxdi-ciers fédéraux de la Division des délits complexes (économiques et politiques), a effectué hier à l’aube une perquisition dans un cabinet comptable de Buncos Aires.Elle a déclaré avoir alors découvert «un ascenseur privé menant à une cave où il y avait une chambre forte, ou plutôt un bunker, avec une porte digne de celle de la salle des coffres d’une banque et des murs de 40 cm d’épaisseur en béton, dans lequel a été saisie une importante documentation», la magistrale a dû faire appel aux pxmipiers, qui ont travaillé pendant quatre heures avec des marteaux piqueurs pour ouvrir la porte de cette pièce d’environ 16 m2, qui contenait elle-même une grande quantité de coffres-forts.Parallèlement ont débuté les interrogatoires des prersonnalités soupçonnées d’avoir fait sortir de l'argent du pays, par l’entremise de la BGN, notamment quelque 70 millions de dollars en dépit des restrictions bancaires instaurées le 3 décembre pjar le précédent gouvernement px>ur éviter une fuite des capitaux.Mme Servini de Cubria veut interroger l’ex-prési-dent de la Banque centrale, Roque Maccarone, et n’a «pas écarté» d’entendre aussi l’ancien ministre de l’Economie, Domingo Cavallo.DÉFENSE Rumsfeld propose doctrine des quatre fronts simultanés AGENCE FRANCE-PRESSE Washington — Le secrétaire américain à la Défense, Do-nald Rumsfeld, a prévenu hier que les États-Unis devaient se préparer à de nouvelles attaques terroristes plus meurtrières encore que ceües du 11 septembre 2001.En présentant à Washington les grands axes de la nouvelle doctrine de défense américaine, il a défendu une modernisation de l’outil militaire qui justifie l’importante augmentation du budget de la Défense proposée par le président George W.Bush.«Nous ne devons pas nous faire d'illusions», a déclaré M.Rumsfeld devant l’université de la Défense nationale.«Dans les années à venir, nous serons certainement aux prises avec de nouveaux ennemis qui frapperont de manière inattendue», a-t-il assuré.«Et dans la mesure où ils auront accès à des armes de plus en plus puissantes, ces attaques seront bien plus meurtrières que celles que nous avons subies il y a quelques mois», a poursuivi M.Rumsfeld dans une allusion aux attentats-suicide du 11 septembre 2001 contre New York et Washington.«Notre missùm est de nous prémunir le mieux possible contre les formes d’agressions potentielles», a-t-il ajouté.Dans un premier temps, a expli- qué le secrétaire à la Défense devant un parterre d’officiers, les États-Unis doivent faire évoluer leur doctrine militaire en fonction de la nouvelle réalité de la «guerre contre le terrorisme».Pour les stratèges, la menace, aujourd’hui, vient à la fois des organisations terroristes aux ambitions mondiales et des Etats qui les soutiennent et se dotent d'armes de destruction massive.M.Rumsfeld a annoncé que l’ancienne doctrine, née après la guerre froide, qui prévoyait une armée capable de mener deux guerres d’occupation en même temps, devait être remplacée.«Nous devons insister maintenant sur une capacité de dissuasion sur quatre théâtres importants», a-t-il estimé.Cette capacité doit être «soutenue par la possibilité de vaincre deux agresseurs en même temps, tout en ayant celle de mener une contre-offensive majeure et d'occuper la capitale d’un ennemi et d'y installer un nouveau régime».A Moscou, le président russe Vladimir Poutine s’est prononcé hier contre la «domination d’une seule force» dans les relations internationales et la lutte contre le terrorisme, dans une critique implicite des États-Unis, selon les agences russes.«Tout modèle de relations internationales qui est fondé sur la domination d'une seule force est sans lendemain.» Le Zimbabwe corsète la liberté de presse AGENCE FRANCE-PRESSE Harare — Le Parlement zimbabwéen a approuvé hier une loi très controversée sur l’information qui s’en prend à la liberté de la presse indépendante et étrangère et vient compléter tout un arsenal juridique répressif avant l’élection présidentielle des 9 et 10 mars.Après d’innombrables ajournements et amendements destinés à rendre le texte initial présentable, la loi a finalement été approuvée sans vote formel, les élus d’opposition, bien que très critiques à l’endroit du texte, ayant constaté la présence massive de députés du pouvoir, majoritaires au Parlement.Cette loi, intitulée «accès à l’information et protection de la vie privée», crée une «commission» gouvernementale chargée d’accréditer les journalistes zimbabwéens et d’accorder une licence d’exploitation à tous les organes de presse œuvrant dans le pays.Les membres de cette commission, où siégeront quelques représentants de la presse, seront nommés par le ministre de l’Information, Jonathan Moyo, en concertation avec le président Robert Mugabe.La divulgation des délibérations du conseil des ml nistres ou d’autres organismes gouvernementaux sera désormais interdite.Le projet contrôle également l’exercice du métier de journaliste par des étrangers: la commission n’accréditera en effet que celui qui est «citoyen du Zimbabwe» ou «résident permanent».Un journaliste étranger pourra cependant avoir le droit de travailler au Zimbabwe pour «une période limitée», dont la durée n’est pas précisée.Les capitaux étrangers dans des entreprises de presse du Zimbabwe ne seront pas complètement interdits, comme le prévoyait le projet initial, mais devront rester minoritaires.Au cours du débat qui a précédé le vote, Jonathan Moyo a parfaitement résumé aux députés la philosophie de son texte très controversé: «Le défi est de proté- ger le message, pas le messager, qui, à des fins économiques ou politiques, le déforme souvent.» Il a illustré son propos en prenant à partie deux correspondants de la presse britannique et allemande, présents au Parlement, laissant entendre qu’ils étaient racistes et propageaient des «messages de haine».Ce texte, dont Jonathan Moyo voulait qu’il soit adopté avant Noël, a provoqué l’indignation, y compris au sein du parti au pouvoir, l’Union nationale africaine du Zimbabwe - Front patriotique (ZANU-PF).Eddison Zvobgo, président ZANU-PF de la commission juridique du Parlement, avait eu des mots très durs dans un rapport remis en début de semaine aux députés.«Cette loi, dans sa forme originale, était l’attaque la plus calculée et la plus déterminée contre nos libertés garanties par la Constitution que j’ai jamais vue en 20 ans», avait écrit cet ancien ministre de la Justice de Robert Mugabe.M.Moyo a donc dû accepter de nombreux amendements qui n’ont que très légèrement assoupli la toute première mouture d’un texte qui reste très répressif et apparaît comme la volonté de museler la presse libre avant l’élection présidentielle, qui opposera le président Mugabe a son principal adversaire, Morgan Tsvangirai.Elle s’ajoute à deux autres textes votés début janvier par les députés, l’un sur «la sécurité et l’ordre public», l’autre modifiant la loi électorale.Le premier interdit à toute personne, y compris les journalistes, de «dénigrer» le président Mugabe, sous peine de prison, et limite le droit d’expression et de rassemblement de l’opposition.le second restreint le droit de vote des électeurs, notamment des centaines de milliers de Zimbabwéens vivant à l'étranger.Avec ces lois et la violence exercée quotidiennement par ses partisans à l’encontre des opposants, le président Mugabe est désormais prêt pour aller à la présidentielle, dont il a a plusieurs reprises promis qu'elle serait «libre et équitable».Robedt Mugabe Paris demande l’extradition de Didier Schuller AGENCE FRANC E -PRESS E Saint-Domingue — Saint-Domingue donnera suite «le plus vite possible» à la demande d’extradition de Didier Schuller, présentée officiellement par la France, a déclaré hier le secrétaire (l'Etat dominicain aux Affaires étrangères, Hugo Tolentino Dipp.L’extradition de Christel Délavai, l’épouse de Didier Schuller, déjà lui-même sous le coup d’une telle démarche, a été également demandée par la France hier aux autorités de Saint-Domingue, a indiqué le chargé d’affaires français dans l’île, Julien Perrier.Didier Schuller se trouve toujours «sous contrôle p
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