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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 2006-01-28, Collections de BAnQ.

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Cahier E £ et la recherche de la vérité w w w .led e \- o i r.c o m LE DEVOIR V o l .X C V I I N " 1 7 ?LES SAMEDI 28 ET DI M A N (' H E 2 9 .1 A N VIER 2 O O (i 2.181 + r a \ k s = 2 .5 O $ Le bonheur comme pilule La science et l’indéniable » , pouvoir de l’esprit sur le corps J HQl hS N \I)I.\l I I 1)1 \OIK Soyez positifs, martèle-t-on à nos proches aux prises avec la maladie.Une attitude positive, l’optimisme, l’espoir, voire la foi pourraient infléchir le cours d'une pathologie et favoriser la santé, entend-on dire.et ce, probablement avec raison, car les scientifiques et les médecins sont de plus en plus nombreux à reconnaître que l’esprit exerce une influence déterminante sur le corps.Il y a 20 ans, le psychologue Oakley Ray, de Tuni-versité Vanderbilt au Tennessee, apprend qu’il est atteint d’un cancer du tissu lymphoïde, appelé lymphome.On Topére pour lui enlever la rate et il survit contrairement à beaucoup d’autres souffrant de la PAULINE GRAVEL même affection qui, eux, en meurent Professeur au département de psychologie et de psychiatrie, Oakley Ray se demande ensuite pourquoi certaines personnes réussissent à vaincre ce cancer alors que d’autres y succombent 11 épluche alors la littérature scientifique et relève une quantité croissante de données suggérant le pouvoir de l’esprit sur le corps.En clair, ces données soulignent l’impact de facteurs psychologiques, sociaux, voire culturels sur la biochimie et la physiologie du corps humain et, de ce fait sur les causes, le développement et Tissue d’une maladie.«Nos pensées, nos sentiments, nos croyances et nos espoirs ne sont rien de plus que de l'activité chi- VOIR PAGE A 10: BONHEUR mique et électrique dans les cellules nerveuses de notre cerveau.Ainsi, en modifiant nos pensées, nous changeons notre cerveau et, de ce fait, notre biologie, voire notre corps», précise le professeur Ray, qui considère «le cerveau comme la première ligne de défense du corps contre la maladie».Une attitude positive «Une attitude positive peut aider la personne à devenir plus optimiste.Or des études ont montré que les personnes pleines d’espoir ont tendance à présenter des niveaux de stress moins élevés ainsi qu’un système immunitaire plus fort», souligne le I)' Christina Puchalski, Quand le médecin voit au-delà de la maladie ¦ Croire peut-il guérir?, à lire en page A LE MONDE Le Hamas souhaite former une coalition Des violences éclatent dans la bande de Gaza ¦ À lire en pages A 8 et B 3 I X D E X % > Artuablés-A2 .Annonces-C9 Avis publics .C 6 Bourse______C2 Carrières-C 5 Décès_______C 9 Économie.C 1 Editorial___B4 Idées_______B5 Monde_______AS Mots croisés.C 9 Météo_______C8 Perspectives.B 1 Rencontres .D2 Sports-C 8 Sudoku______D 5 Dieudonné président?A Paris, la candidature de l’humoriste ne fait pas rire tout le monde CHRISTIAN RIOUX P aris — Ça y est: le premier candidat à la présidence française vient de se déclarer ouvertement Mais il ne se nomme ni Dominique de Villepin, ni Ségolène Royal, pas même Nicolas Sarkozy.D s'appelk* plutôt.Dieudonné! Dans son théâtre de la Main d’Or, à Paris, l’humoriste bien connu au Québec présentait son programme cette semaine.Pourtant la saDe ne riait pas beaucoup.En effet Dieudonné est un artiste qui se prend de plus en phis au sérieux.Loin des parodies d’un Parti rhinocéros ou d’un Cohiche.0 a entrepris de déballer un programme qui pourrait ressembler à celui de n’importe quel candidat d'extrême gauche Plutôt que de «raser les Rocheuses», comme le proposait le Parti rhinocéros, ou d'appeler à «voter pour un imbécile», comme Co-lucbe le clamait Dieudonné entend placer sa campagne sous le très sérieux symbole de la république boüvarienne du Venezuela et de son président, Hugo Chévez.«Dans cette campagne, Dieudo rimera avec Hugo», explique le personnage, qui entend combattre VOIR PAGE A 10 DIEUDONNÉ Montréal, le défi du PC La métropole ne sera pas laissée pour compte, affirme Maxime Bernier KATHLEEN LÉVESQUE Il est faux de croire que la percée des conservateurs au Québec est un phénomène strictement régional.Sur l'ensemble du territoire, c’est un Québécois sur quatre qui a donné son appui aux troupes de Stephen 1 larper.Et dans ce contexte, Montréal ne sera pas délaissé même si la métropole ne compte aucun élu conservateur, a assuré hier en entrevue au Devoir le nouveau député de Beauce, Maxime Bernier, pressenti pour devenir Tune des figures de proue du cabinet Harper.Depuis les élections de lundi, médias et observateurs de la scène politique spéculent sur ce qui s’est produit dans la grande région de Québec et des Bois-Francs, où il y a une concentration de la députation conservatrice.S'agit-il de la résurgence d’un vieux fond conservateur?Est-ce un terreau plus traditionaliste qu'ailleurs?Même le Bloc québécois, à qui la population a tourné le dos, s'explique mal ce «mystère» et l'analysera en comité.Pour Maxime Bernier, c’est d’abord la volonté de la population de prendre part au pouvoir de façon constructive qui s’est exprimée.La présence accrue du Bloc québécois à Montréal ne modifie en rien cette perspective.Gilles Dueeppe n’a-t-il pas affirmé qu’il serait aux côtés de Stephen Harper si ce dernier allait de l’avant dans le dossier du déséquilibre fiscal?rappelle le député beauceron.«Us gens veulent que le Hlor collabore avec le gouvernement.[.,| Us gens ont le goût que ce pays-là fonctionne et ils ont voté pour nous dans ce sens.Ils ont aimé la façon dont on a dit que l’on gouvernerait le Canada en respectant le Québec.C’est un vote fédéraliste», a affirmé Maxime Bernier.Et qu'importe si Montréal a opté pour des députés libéraux et bloquistes.Cela n’entravera en rien l’écoute qu’aura le gouvernement Harper pour la région métropolitaine «Montréal, c'est notre défi.C’est la même logique pour les trois grands centres urbains.Ni Montréal, ni Toronto, ni Vancouver ne seront mis à part.U logique de la politique veut que la voix des villes sent aussi entendue», a-t-il ajouté.•En campagne, on m’a dit que j’étais un gars de Maxime Bernier VOIR PAGE A 10: DÉFI .Voir en page 2 du cahier Livres % T r LE DEVOIR, LES SAMEDI 28 ET DIMANCHE 29 JANVIER 2 0 0 6 A 2 •LES ACTUALITES- Meurtre de Brigitte Serre Suicide assiste d’un fils malade Sentence clémente pour Marielle Houle Le juge condamne la femme de 60 ans à trois ans de probation Marielle Houle, hier, après avoir reçu sa sentence.JACQUES NADEAU LE DEVOIR BRIAN MYLES Marielle Houle vivra à jamais avec le souvenir d’avoir tenu un sac de plastique sur la tête de Charles Fariala jusqu’à ce qu’il pousse son dernier souffle.C’est la pire des sentences pour une mère imbue d’amour pour son fils unique.En condamnant Mme Houle, 60 ans, à une mise sous probation de trois ans, le juge de la Cour supérieure Maurice Laramée a mis le point final à «un cas pathétique» d’amour fusionne! entre une mère dépressive et son fils affligé par la sclérose en plaques.La sentence, en apparence clémente, ne relance pas le débat sur l’euthanasie et le droit de mourir dans la dignité.Treize ans après que la Cour suprême eut fermé la porte au suicide assisté dans l’arrêt Rodriguez, le juge Laramée réaffirme le caractère sacré de la vie.«[.] Il n’est ni arbitraire ni injuste d’interdire d'aider au suicide vu les craintes d’abus et l’absence de garanties adéquates pour protéger les personnes vulnérables», écrit-il.Sa décision se lit comme un petit roman sur le cul-de-sac de l’existence humaine et les gestes d’amour démesurés qu’une mère a faits pour son fils.Ix» sclérose en plaques a foudroyé Charles Fariala, mort à 36 ans.Les premiers symptômes se sont manifestés vers l’âge de 25 ans.En dix ans, il a perdu son travail, ses amis, sa conjointe et, finalement, sa mobilité.Quand Charies Fariala a décidé de mettre fin à ses jours, en septembre 2004, il n’avait plus l’usage de ses membres inférieurs et craignait de sombrer dims l’incapacité totale le printemps suivant.Pour avoir tous deux travaillé au Centre hospitalier de soins de longue durée de Saint-Charles-Borromée, Charles Fariala et Marielle Houle mesuraient pleinement l’ampleur de la tragédie.Un jour ou l’autre, la sclérose en plaques priverait Chicles de toute son autonomie.Responsable de ses actes Marielle Houle a suivi à la lettre le plan élaboré par son fils pour mettre fin à ses jours grâce à une recette qu’il avait trouvée sur Internet, sauf la partie où elle devait faire disparaître les preuves incriminantes à son endroit.Feindre l'ignorance n’a jamais fait partie de son plan.Elle est restée aux côtés de Charles lorsqu'il a pris des médicaments dans la nuit du 26 septembre 2004.Quand il est devenu inconscient, elle a attaché ses mains contre le lit et lui a mis un masque et un sac de plastique sur la tête.Après la mort de Charles, Marielle Houle n'a pas mis sa lettre de suicide à la poste comme prévu.Elle est restée dans l'appartement, seule avec la missive et le corps sans vie de son fils.Elle a appelé les poli- ciers et leur a tout raconté.«Elle ne craint pas pour elle puisque, en quelque sorte, elle mourra avec lui», dit le juge Laramée.Si c’était à refaire, Mme Houle n’hésiterait pas une seconde avant d’aider son fils à se suicider.Comme elle l’a confié au psychiatre Louis Morissette, elle s’était sentie abandonnée par sa mère, à l’adolescence, car celle-ci n’avait rien fait pour la protéger d’un frère violent.Elle s’est fait la promesse de ne jamais laisser son entant dans la solitude et le désespoir.«Elle ne répétera pas le choix de sa mère, elle n'abandonnera pas son enfant qui ne trouve pas d’issue», écrit le juge Laramée.C’est par «amour inconditionnel» quelle a exécuté le plan suicidaire de Charles.Une peine pour l’exemple Marielle Houle ne sort plus de chez elle depuis sa mise en accusation pour avoir aidé ou encouragé Charles Fariala à se donner la mort.Elle écoute la télévision du lever au coucher, la musique lui est insupportable tellement elle lui rappelle son fils.Le juge Laramée voit mal comment il pourrait l’envoyer en prison.Elle a reconnu ses torts.Elle ne présente ni risque de récidive ni menace aucune pour la sécurité de la population.Ne reste que le geste, l'aide au suicide, pour lequel la société canadienne n’a pas encore trouvé de réponse définitive.L'Etat de l’Oregon, les Pays-Bas et la Belgique ont légalisé l’eutha- nasie, mais de façon très stricte.Elle doit être pratiquée avec l’aide d’un médecin qui, à son tour, ne peut pas prendre de décision sans avoir consulté au préalable un collègue impartial.Le patient doit enfin prendre une décision libre et éclairée.Charles Fariala était-il conscient de ses actes?Souffrait-il d’une dépression affectant son jugement?Etait-il vraiment en phase terminale?Les perceptions de sa mère étaient-elles raisonnables?«Sans se poser ces questions et se sachant incompétente pour y répondre, madame a assisté son fils.Malheureusement pour ce dernier, il n'aura pas en réalité bénéficié d'un soutien adéquat, ni de la part de la collectivité, ni de la part de sa mère», estime le juge Laramée.Même si le Canada se dotait de lois permissives, les gestes de Mme Houle resteraient 4rès répréhensibles et interdits», ajoute-t-il.Le juge espère que la peine de probation sera en mesure de faire comprendre à la population que les tribunaux ne ferment pas les yeux sur l’aide au suicide et n’avalisent pas ce type de comportement Eviter la prison L’avocat de Mme Houle, Salvatore Mascia, aurait souhaité attaquer la validité constitutionnelle des dispositions du Code criminel prohibant l’aide au suicide.Mais il avait reçu de sa cliente le mandat de lui éviter la prison.«Elle a commis un geste, elle était prête à accepter les conséquences», a dit M‘ Mascia.La voilà aujourd’hui libre et «extrêmement soulagée», a ajouté l’avocat.Eliane Perreault, procureur de la Couronne, n’avait formulé aucune suggestion de sentence au juge Laramée en raison des circonstances «uniques» de l'affaire Houle.Elle estime la peine de probation appropriée compte tenu de la grande vulnérabilité de l’accusée et du désir manifeste de son fils de mourir.«Ce n’est pas une sentence qui devrait être généralisée dans les cas d’aide au suicide», a-t-elle précisé.Le Devoir Un des témoins recherchés s’est rendu Un des témoins recherchés pour élucider le meurtre d’une commis de station-service mercredi s’est rendu hier matin à la police de Montréal.Joël Nantais, 18 ans, s'est rendu à l’escouade des homicides de la police de Montréal, accompagné d’une avocate.Brigitte Serre, âgée de 17 ans, a été retrouvée assassinée mercredi matin dans la station-service où elle travaillait dans l’arrondissement Saint-Léonard, à Montréal.L’autre témoin recherché est Sergio Moniz, 27 ans.Le principal suspect du meurtre, Sébastien Simon, âgé de 18 ans, demeure introuvable.La police a diffusé hier des images de lui, captées quelques heures après le crime, afin de permettre son identification.Le jeune homme a déjà travaillé au commerce où est survenu le drame et connaissait Brigitte Serre, a confirmé la sœur de la victime, Amélie Serre, en entrevue au réseau TVA hier.Amélie Serre a également imploré le suspect de se rendre aux autorités.En entretien téléphonique au même réseau, la mère de Sébastien a aussi demandé à son fils de «donner signe de vie» et de se rendre, l’assurant de son soutien.Presse canadienne SOURCE SPVM Joël Nantais, 18 ans, s’est rendu à l’escouade des homicides de la police de Montréal SOLDE D'HIVER Tous les meubles à prix réduits Du 14 janvier au 4 février 100 Laurier Ouest, Montréal Qc H2T 2N7 (514) 273-7088 - www.artselect.ca Fermé les dimanches et lundis IMPORTATEUR DE MEUBLES DE FRANCE licenciement d’employés syndiqués La Cour suprême tranche quant aux indemnités de départ HOLLANDE PARENT En cas de licenciement, les travailleurs ne peuvent espérer obtenir des indemnités supérieures à celles négociées entre leur syndicat et l’employeur ou, à défaut, à celles prévues dans la Loi sur les normes du travail, vient de trancher la Cour suprême Du 7 au 29 janvier Des prix exceptionnels sur tous les articles en magasin du Canada, dans une décision serrée à quatre juges contre trois.La plus haute cour du pays devait se pencher sur des décisions rendues par la Cour d’appel du Québec à la suite de la fermeture de l’entreprise du concessionnaire automobile Pillion et frères, d’une part, et du commerce de quincaillerie Isidore Garon, d’autre part, tous deux de la région de Québec et comptant respectivement tout au plus une vingtaine d’employés.Le dossier a été piloté par la CSD, à laqueUe étaient affiliés les syndicats en place dans les deux entreprises.Dans la première convention collective, rien n était prevu en cas de fermeture tandis que dans la seconde on prévoyait qu’en cas de mise à pied de plus de six mois, l’employeur était tenu de donner les préavis prévus à la Loi sur les normes du travail, soit huit semaines d’indemnités au maximum.Par voie de griefs, le Syndicat du bois ouvré de la région de Québec inc.et le Syndicat national des employés de garage du Québec prétendaient que les délais fixés par la Loi sur les normes du travail n’étaient pas raisonnables et réclamaient une indemnité de quatre semaines par année de service pour chacun des employés, en faisant valoir des dispositions du Code civil du Québec qui offrent un recours aux salariés qui perdent leur emploi sans que leur employeur les indemnise adéquatement.Ils ont plaidé en ce sens devant des arbitres de griefs.Ceux-ci ont jugé qu’ils avaient le pouvoir de trancher la question.Les patrons s’y sont opposés et ont soumis la question à la Cour supérieure.Presse canadienne fyr, - ’v -s f-f j Ouvert les dimanches MONTRÉAL - 505, avenue du President Kennedy (514) 350-9070 OTTAWA - 22, rue York (613) 860-3273 TORONTO -101, rue Parliament (416) 366-3273 www.roche-bobois.com rochebobois Priseccnfaire i 5e secondaire ISgSSctacun Par un collectif d’auteurs Sous la direction de Marcel P’AWIBOISE collection LE PIUOT Fntçau natH fmwiMam Formation générale des adultes Marie-Louis d’AUTEUIL i Collection Sciences ohysiooes I LE 1 NUCLÉAIRE WBÊm P 4” secondaire Waives-17 S Foraititi niiriii ns tlillis (sue riurntitstit scr «no-! / 4 A N V I E R 4XVA RUS CATHCAKT, CENTRE VK1E MONTRÉAL (514) 866-3876 Vente et service ROLEX Gagnez Vienne et Salzbourg l .'//y nu /n h Mozart 250 ( 9 Visitez www.cjpx.ca ALBERTA Un chèque de 400 $ pour tout le monde Le gouvernement remet 1,4 milliard aux Albertains Calgary — Alors que plusieurs Canadiens peinent à rembourser les dépenses de Noël accumulées sur leurs cartes de crédit, les chèques à la prospérité du gouvernement albertain font retentir les tiroirs-caisses au pays de Ralph Klein.Plus de deux millions de chèques de 400 $ ont commencé à être postés aux Albertains à la suite d’une initiative gouvernementale pour redistribuer les surplus provenant des redevances pétrolières perçues par la province.Plusieurs commerces sollicitent la population pour profiter de cette manne, dont le total s’élève à 1,4 milliard de dollars.La chaîne d’hôtels Fairmont offre notamment des forfaits «Merci Ralph» dans ses luxueux établissements.«Laissez Ralph s’occuper de la facture», indique une publicité de Fairmont Le gérant d’une succursale Future Shop de Calgary affirme que le magasin se prépare à une ruée sur ses appareils électroniques.«Au cours des dernières semaines, plusieurs personnes sont venues s’informer à propos des caméras numériques», a dit Rob Strachan.Certains détaillants offrent de doubler le montant des chèques, dont un commerçant qui, dans une publicité télévisée, montre un sosie de Ralph Klein assis à un bureau, en train de signer des chèques.700 OOO enfants Pour recevoir un chèque, les destinataires devaient habiter en Alberta au 1" septembre 2005 et avoir complété leur déclaration de revenu pour l’année 2004.Les représentants du ministère des Finances de l’Alberta affirment que la plupart devraient obtenir leur chèque — 2,3 millions ont été postés — d’ici à mardi prochain.Environ 700 000 enfants sont inclus.Dans la plupart des cas, les chèques seront libellés au nom de leur mère.Mais tout le monde ne se réjouit pas de cette initiative.Le chef libéral Kevin Taft prédit que la plupart auront dépensé leur allocation au cours des deux prochaines semaines.«Des chèques de 400 $ à tout le monde, ce n'est pas ce qui permettra d'embaucher plus de policiers, de boucher les nids-de-poule ou de construire des écoles et des hôpitaux», a-t-il dit Allégement permanent A Ottawa, John Williamson, de la Fédération canadienne des contribuables, soutient que ce serait beaucoup mieux si les Albertains pouvaient profiter d’un allégement fiscal permanent En même temps, il reconnaît que les Albertains méritent leur chèque et devraient profiter de leur prospérité.«C’est préférable que les contribuables en profitent plutôt que Ralph Klein utilise cet argent pour ses célèbres dépenses somptuaires», a-t-il dit Chacun des chèques est accompagné d’une lettre dans laquelle M.Klein remercie les Albertains d’avoir «travaillé à la construction de la province».Presse canadienne Ralph Klein Souveraineté canadienne dans l’Arctique Prix des vins de la SAQ L’ambassadeur américain Le PQ et l’ADQ est ébranlé demandent par les propos de Harper une commission parlementaire ANTOINE ROB 1TAILLE Québec — De passage à Québec hier, l’ambassadeur américain David Wilkins a semblé sonné par la rebuffade que lui a servie le premier ministre désigné Stephen Harper lors de sa toute première conférence de presse, jeudi.Sans que la moindre question soit posée sur ce sujet M.Harper avait répliqué à une remarque de M.Wilkins faite la veille, où plusieurs avaient perçu une critique du projet conservateur de défendre davantage la souveraineté canadienne sur l’Arctique.Cinglant, M.Harper avait déclaré: «Nous recevons notre mandat de la population canadienne et non pas de l’ambassadeur des États-Unis.» Minimiser l’incident Conférencier invité de la Chambre de commerce de Québec au Château Frontenac, M.Wilkins a tout frit pour minimiser l’incident, survenu avant même l’assermentation de M.Harper et alors que tous s’attendaient à ce que l’élection des conservateurs entraîne un réchaqffement des relations entre les Etats-Unis et le Canada.Répondant à une question lors d’un échange avec des étudiants de l’université Western Ontario, à London, M.Wilkins avait rappelé que Washington ne reconnaissait pas la souveraineté canadienne sur le passage du Nord-Ouest, à l’instar d’autres pays tel le Danemark, avait-il précisé.Il a rappelé le contexte «informel» — une table ronde d’une durée de deux heures — dans lequel il a émis la déclaration qui a déclenché cette polémique.«Je n’ai fait que rappeler la position bien connue et adoptée par les États-Unis depuis des décennies», s’est défendu l’ambassadeur hier, soulignant qu’il n’avait fait que «répondre poliment à une question».Pressé de questions sur la réaction ferme de M.Harper, M.Wilkins a refusé net de la commenter, insistant plutôt pour dire qu’il avait «bien hâte, tout comme le président [Bush], de travailler avec le nouveau premier ministre du Canada».Il a aussi affirmé que la relation commerciale entre le Canada et les États-Unis «était la plus fructueuse que le monde ait connue».Au bureau de M.Harper hier, le porte-parole Dimitri Soudas n’a pas voulu en rajouter et a indiqué que le premier ministre avait dit ce qu’il avait à dire.«Notre politique est plutôt claire», a-t-il affirmé.JACO0KS NADI.Ai; l.l DEVOIR L’ambassadeur américain au Canada, David Wilkins.Présence renforcée La question de la souveraineté territoriale arctique est revenue dans l’actualité en pleine campagne électorale lorsqu’un sous-marin américain a emprunté le passage du Nord-Ouest sans en informer les autorités canadiennes.Or M.Harper avait annoncé le 22 décembre qu’il «augmenterait radicalement la présence militaire canadienne dans l’Arctique», notamment en y stationnant trois nouveaux brise-glaces lourds armés et en construisant, dans la région d’iqaluit, des installations de mise à quai en eau profonde pour les vaisseaux militaires et civils.Le plan conservateur prévoyait aussi d’établir un «système de détection national» pour l’Arctique «afin de contrôler les sous-marins et les navires étrangers dans le Nord».Aux yeux du politologue Pierre Martin, directeur de la Chaire d’études politiques et économiques américaines de l’Université de Montréal, M.Harper a tout simplement «saisi au vol, dès le départ, une occasion de se départir de son image trop proaméricaine».Bien sûr, rappelle l’universitaire, MM.Wilkins et Harper ne font que réitérer les positions très connues de leur pays respectif.M.Harper le fait à ce moment, en ce tout début de mandat, «parce qu’il nous sait très attentifs à ce qu’il fait», entre autres parce que les relations canado-américaines ont été au coeur de la campagne électorale, rappelle lierre Martin.A la mi-décembre, M.Wilkins était intervenu dans la campagne lorsqu’il avait déconseillé aux politiciens canadiens de tenter de se faire du capjtal politique facile suite dos des États-Unis, une intrusion que le chef libéral Paul Martin avait dénoncée.Il y a une semaine, Pierre Martin écrivait dans notre page Idées: «D’une part, les libéraux ont martelé tout au long de la campagne le thème du rejet d'une certaine vision de l’Amérique conservatrice qu'ils associent à leurs adversaires.D'autre part, parmi les principaux défis auxquels ils feront face s’ils sont élqs, la gestion des relations avec les Etats-Unis est certes celui où les conservateurs de Stephen Harper auront le plus rapidement l’occasion de se démarquer de leurs prédécesseurs.» Hier, Pierre Martin soulignait que «dans le contexte actuel», le fait qu’une déclaration assez anodine «sur une vieille question» comme celle de l’Arctique suscite une telle réaction de la part de M.Harper ne devrait pas étonner l’ambassadeur.«En tout cas, il est étonnant qu’il s’en soit montré étonné.» Ia’ Devoir MARTIN OUELLET Québec — I-Cs partis d’opposition à Québec exigent la convocation de la haute direction de la Société des alcools du Québec (SAQ) en commission parlementaire, dès la semaine prochaine, |>our quelle justifie le maintien artificiel du prix des vins.«Si la SAQ veut recouvrer la confiance du public, elle doit se montrer transparente et mettre toutes les in-formations sur la table en commission parlementaire», a dit le porte-parole de l’opposition péquiste en matière de finances, François Legault, en entrevue hier à la lYesse canadienne.M.Legault veut en outre que le président-directeur général de la SAQ, Sylvain Toutqnt.explique les motifs qui ont amené la société d’Etat à suggérer à des fournisseurs de ne pas diminuer le prix de leurs vins, malgré la baisse significative du cours de l’euro.«Des employes ont demandé à des fiiumisscurs de renoncer à une baisse de 10 % des prix, ce n'est pas rien!», a dénoncé M.Legault, estimant que la directive de négocier de cette façon peu orthodoxe av;dt été donnée, vraisemblablement, «à un très haut niveau» de la SAQ.Bien sûr, a ajouté le député de Rousseau, la manœuvre avait ]xmr objectif de maintenir les prix «à un niveau optimal de façon à yerser le plus d’argent possible dans les coffres de l’Etat.«Mais en meme temps, cela contrevient à l’autre mission de la SAQ, celle d'of frir aux consommateurs des produits de qualité à de bons prix», a-t-il fait valoir.Enquête interne Depuis que l’affaire a éclaté au grand jour, en décembre, la SAQ a ouvert une enquête interne et donné un mandat de vérification à la firme comptable KPMG.De plus, deux des dirigeants de la société d’Etat, les vice-présidents Laurent Mériaux et Alain Protean, ont été invités à «prendre congé» durant la période d’examen des faits.Mais ces mesures ne suffisent jxis aux yeux de M.Legault, qui presse le ministre responsable de la SAQ, Michel Audet, d’intervenir en faveur de la tenue d’une commission parlementaire.«On ne peut pas laisser la SAQ s’occuper seule de ce dossier, c'est trop grave, c’est trop important.Il est temps que le ministre Audet s’implique et s'assure que son groupe parlementaire accepte la tenue d’une commission», a-t-il dit.Pour une rare fois, l’Action démocratique du Québec (AI )Q) partage entièrement le point de vue du Parti québécois.De l’avis du député Marc Picard, les dirigeants de la SAQ doivent prestement «comparaître devant les parlementaires et expliquer leurs agissements».«Ias faits relatés dans les médias font acte de pratiques douteuses a l'égard des fonds publics.Il y a matière à se questionner sérieusement sur les abus de pouvoir que semblent avoir fait les dirigeants de la SAQ», écrit M.Picard à l’intention du président de la commission des Finances publiques, Sam Hamad.Cependant, le cabinet du ministre Audet a fait savoir en fin d’après-midi hier qu’il préférait attendre le rapport de l’enquête interne de la SAC} avant de décider de la marche à suivre.«Pour l'instant, on attend le rapport.Par la suite, on verra s’il faut pousser les choses plus loin», a commenté Michel Rochette, |x>r-te-parole du ministre des Finances.Presse canadienne Inflammation des bronches Stephen Harper a dû passer à l’hôpital Ottawa — La visite à l’hôpital du premier ministre désigné Stephen Harper, jeudi soir, a été causée par une inflammation des bronches.Ce souci de santé a toutefois soulevé un vent de conjectures, notamment celle voulant que M.Harper ait souffert de problèmes d’asthme, ce qui a été nié par l’entourage du politicien.Hier, le premier ministre désigné était retourné à ses dossiers de transition, malgré son air pâle et sa voix rauque.«Je vais bien, fai un rhume bronchique et nous avons tout simplement opté pour un examen médical par mesure de précaution», a dit M.Harper lors d’une brève apparition devant l’édifice du Parlement avant de monter dans sa limousine qui l’attendait Ses adjoints ont minimisé l’incident, affirmant que, contrairement aux reportages de certains médias, il n’avait pas souffert d’une crise d’asthme et qu’il s’était seulement fait prescrire des antibiotiques contre une possible infection respiratoire.«Depuis quelques jours, il sentait qu'il avait des problèmes aux bronches, comme un rhume», a affirmé la porte-parole Carolyn Stewart Olsen, soulignant qu’il y a deux ans, M.Harper avait souffert d’une pneumonie virale pendant la cour- se à la direction du Parti conservateur.«U a senti que ce pouvaient être les mêmes symptômes.» Presse canadienne Marc Brière SrMFS ^ MAI ' viril Pierre TOUSIGNANT Madeleine DIONNE-TOUSIGNANT LES NORMES DE MAURICE SÉGUIN UlUBTlIMf l'MtTMK Restauration de luminaires antiques et contemporains , restauron* tout.«ateffe* cœur* ùrûtéA.' 4652, boul.Décarie, Montréal SI4-484-8332 www.themrfixitcom DEPUIS 1953 28S pages-34 6S S GUERIN, éditeur Itee (514)842-3481 Le théoricien du néo-nationalisme En Kite iMi mitt let iitninit 1 Œuvres complètes de Maurice SÉGUIN Sms I* sirtetx» ii André LEFEBVRE histoire de deum NATIONALISMES AU CANADA 4tt taget - 2910 t collection BIBUOTNÈOUE D'HISTOIRE Babel-Québec Démocratie, citoyenneté et mode de scrutin Babel-Québec (j*, et mode 4* *tr Pour tous ceux et celles qui s’intéressent à la politique québécoise et canadienne.ISBN : 2-89606-023-5 24,95$/300 pages Publié chez VA R I A > Consultations prébudgétaires en ligne 2006 Exprimez- vous sur la dette En préparation du budget, le gouvernement du Québec entame une série de consultations.Jusqu’au 25 février 2006, participez en ligne à notre réflexion sur l’enjeu spécifique de la dette.Visitez le www.finances.gouv.qc.ca et cliquez sur Consultations prébudgétaires 2006 C’est notre avenir à tous.Votre opinion compte! Québec llll LE DEVOIR.LES SAMEDI 28 ET DIMANCHE 20 JANVIER 2 0 0 15 A 5 ACTUALITES Arrestation musclée policier de la L’héritage d’Arafat Un SQ est suspendu HOLLANDE PARENT Le policier Claude Éthier, de la Sûreté du Québec.doit être suspendu quatre jours sans traitement pour avoir pris au collet et secoué un jeune homme qu'il venait d’arrêter.Telle est la décision d’un comité de déontologie policière rendue publique hier.Le policier avait même menacé de tabasser le jeune à tel point qu'il aurait de la difficulté à marcher pendant deux ans.Le traitement brutal et intimidant appliqué par le policier de la SQ a mené le jeune en question, âgé de 19 ans, à passer aux aveux, soit de s’ètre introduit par effraction pour voler un véhicule tout terram, au mois d’août 2002, à Lavaltrie, et à révéler le nom de son complice.M' Michèle Cohen a jugé que les fautes déontologiques commises par le policier de 23 années d’expérience sont d’autant plus graves et injustifiées quelles avaient comme objectif d’empécher le citoyen en question d’exercer son droit de garder le silence.Elle note également que le jeune homme s’est pour-tant montré calme et passif dès le début de l’intervention policière et qu’il n’a rien fait pour provoquer.«Au surplus, l'individu était de petite taille comparativement à celle de l’agent Ethier et de son partenaire, alors qu’il était menotté derrière le dos et pour ainsi dire à leur merci dans l'espace exigu d’une voiture de police», peut-on lire dans la décision du comité de déontologie policière.Par contre, note M1' Cohen, la force utilisée n’a laissé aucune trace ou séquelle physique et l’incident a été de courte durée, ce quelle considère comme un fecteur atténuant Presse canadienne Gil Courtemanche On attendait un choc, ce fut l’électrochoc.On se préparait pour un orage, ce fut un tsunami.Telle est l’ampleur du bouleversement politique créé par le raz-de-marée du Hamas aux élections de mercredi.Même les dirigeants du mouvement islamiste ont été pris de court par la magnitude du séisme, eux qui, selon leurs dires, espéraient former une opposition vigoureuse.Il y a bien sûr le nombre de sièges, 76, et la majorité absolue au Parlement palestinien, la proportion des suffrages, plus de 60 %, mais aussi la répartition géographique.On avait plus ou moins prévu que le Mouvement de la résistance islamique remporterait une victoire éclatante dans la bande de Gaza, où il est omniprésent dans toutes les sphères d’activité depuis sa fondation, en 1987, mais le Fatah et la communauté internationale comptaient sur la Cisjordanie et Jérusalem-Est pour endiguer le mouvement de protestation qui avait donné plus de 40 % des villes et des villages palestiniens lors des élections municipales.La fronde était trop profondément ancrée.Dans Jérusalem-Est, fief du parti de Yasser Arafat, six sièges sur sept ont été remportés par le Hamas, qui a aussi fait des percées significatives dans les villes dites modérées comme Jéricho et Ramallah.En fait peu importe les raisons qu’on invoquera pour expliquer ce coup de tonnerre: il faut reconnaître que le mouvement qui a mené tant d’attaques suicide représente aussi l’ensemble de la Palestine et toutes les couches de la société.Cela était evident dans toutes les entrevues faites dans la rue après l’annonce des résultats.A cet egard, il faut noter im premier paradoxe.Voilà un parn qui ne cache pas sa volonté d’islamiser la P,destine mais qui est plebiscite par une des sociétés les plus laïques et les plus ouvertes sur le monde de la planète arabe.Ce serait donc à mon avis ime erreur grave de conséquences de conclure à une radicalisation profonde et nouvelle de la société palestinienne.D'ailleurs, le Hamas respecte toujours Li trêve conclue avec les Israéliens et a essentiellement fait campagne contre la corruption, Li déchéance économique et l’incapacité du Fa-Uih de gouverner efficacement C’est dire la profondeur du dégoût à l’endroit des héritiers de Yasser Arafat ainsi que celle du désespoir qui traversent aujourd'hui toutes les couches de la société palestinienne.11 ne faut pas non plus y voir un rejet du processus de paix et une adhesion nouvelle à la lutte armée et à ki destruction d’Israël, comme voudrait nous le faire croire la droite israélienne.Tous les sondages démontrent qu'une majorité de Palestiniens souhaite une paix honorable avec l’Etat hébreu.Le dtinger n’en demeure pas moins que la présence d'un gouvernement officiellement islamiste ne rejette dans le camp de la droite lors des prochaines élections tous ces Israéliens qui songeaient à appuyer le parti centriste fondé par Aiiel Sharon, Un second paradoxe Il faut constater un second paradoxe.Somme toute, ces élections législatives, les premières depuis dix ans, ont été organisées sous les pressions de la communauté internationale et en particulier des Etats-Unis.Washington découvre aujourd'hui avec effroi, comme elle l’avait fait une première fois en Irak, qu’on peut bien imposer la démocratie dans un pays mais qu'on ne peut pas choisir son résultat.L'administration américaine disait hier quelle songeait à réévaluer les programmes d'aide à l’Autorité jxi-lestinienne.L’Union européenne, qui fournit la plus grande partie du budget du gouvernement palestinien, a aussi exprime son inquiétude.A Washington, on sera sans doute tente ptir l'affrontement et La politique du pire.Imposer la démocratie et refuser son résultat ne pourraient que pousser vers l’extrémisme actif des milliers de P.üestiniens.H n’est pas certain non plus qu’une tentative de couper les vivres à l’Autorité palestinienne sous prétexte quelle est dirigée par un mouvement terroriste entraînerait le rejet de celui-ci.Le désespoir est tel en 1''.destine et le cul-de-sac semble tellement evident qu’un affrontement avec le nouveau gouvernement sentit probablement perçu comme im affrontement avec l’ensemble de la société palestinienne.C’est souvent quand on a le sentiment de n’avoir rien à perdre que le désespoir se transforme en suicide.Pourtant, en 1993, à la suite des accords d’Oslo, qui avaient mis sur pied l’Autorité palestinienne, le Hamas, toléré ixu le gouvernement israélien pour faire contrepoids à Arafat, s’etait trouvé complètement mitrginali-se.se consacrant essentiellement à son enseignement du Coran et à ses actions caritatives.Que s'est-il passé?les Etats-Unis ont refuse d’imposer |xir des sanctions la lin de la colonisation illégale en Cisjordanie et dans la bande de Gaza, l a mort de Rabin et le double jeu d'Arafat, qui brandissait en même temps la colombe et la kalachnikov, ont complètement enrayé la realisation de la suite des accords.La voie de la paix et de la négociation semblant bouchée, la deuxième intifada s'est déclenchée et le Hamas s'est radicalise, l'ire encore, le règne d’Arafat et du Fatah n’a été qu’une série de catastrophes, de manœuvres politiciennes et tie nominations dues au népotisme le plus grossier.Au moment où Arafat meurt, les comptes suisses sont pleins et les coffres du gouvernement palestinien sont vides, La b;m-de de Gaza est devenue une zone de non-droit et l’Autorité ixdestinienne est incapable de faire fonctionner correctement les services publics.11 n’y a plus de gouvernement véritable et c’est le gouffre.11 ne reste plus que le Hamas, le principal héritage de la soif de pouvoir de Yasser Arafat et de la corruption du Fatah.Raoul ÉTONCUÉ MAYER GÉOMORPHOLOGIE 512 pages-54$ izm PRINCIPES.IVIÉTHODES ET PRATIQUE Abondamment illustre Guérin, éditeur née En vente Dans toutes les linraiNes (514) 842-3481 Les prix sont indiqués sous réserve de modifications.LES GRANDS PRIX § QUÉBÉCOIS DE LA QUALITÉ EDITION 2006 APPEL PUBLIC DE CANDIDATURES Les Grands Prix québécois de la qualité constituent la plus haute distinction remise par le premier ministre du Québec aux entreprises privées et aux organismes publics les plus performants.Objectifs Les Grands Prix quel reçois de la qualité visent à reconnaître publiquement les entreprises privées et les organismes publics qui ont réussi à appliquer les meilleures pratiques de gestion à tous les aspects de leurs activités et qui ont obtenu des résultats remarquables.Participer aux Grands Prix québécois de la qualité, c'est offrir à votre oiganisation : • un outil de diagnostic de sa compétitivité; • un instrument de mobilisation de son personnel; • une évaluation de sa gestion par des spécialistes qualifiés Les lauréats des (irands Prix reçoivent un prestigieux trophée, Font l'objet d'une camfragne de promotion dans les médias du Quélrcx et freuvvnt s'inscrire à une mission commerciale à l'étranger, organisée par fe gouvernement du (fuélxx.Critères d'admissibilité Toute organisation, qu'elle soit manufacturière, de services, commerciale, publique ou prisée, à but fucratit ou non, et qui a un établissement au Québec, est admissible à un des Grands Prix.La seule exigence est que les principales décisions concernant la gestion de la qualité ou l’application de la stratégie, émanant du siège social, soient prises directement par l’organisation (unité autonome de production ou de services).Mise en candidature Les documents de mise en candidature sont disponibles auprès du Mouvement québécois de la qualité ou du ministère du Développement économique, de l’Innovation et de l’Exportation ainsi que dans les sites Web suivants : www.quaUte.qc.ca ou htvw.mJett.gomqc.ca Période d’inscription Les organisations Intéressées à poser leur candidature ont jusqu au 23 mars 200$ inclusivement pour nous faire parvenir leur dossier complet.Il nV a aucuns frais d'inscription.Renseignements Wme Catherine Bnhémicr Vf.îtnemen! québécot de la qualité Telephone ; 514 874-9433.poste 228 M Patrick Harm tm ante VkJMw sHcr.'’«names nmtefctH Çffte gfb» (fur» 4**# «r a un te 12 mon *i*j*#tr XM*** ** r«tte çrffr* 'f çr» luré* ter** au» *'•*» HD «t EMPHO teutemem A part* du P «**v te \ari * « LE DEVOIR.LES SAMEDI 28 ET DIMANCHE 29 JANVIER 2 0 0 6 DOSSIER Croire peut-il guérir?LE POUVOIR DE L’ESPRIT JACQUES NADEAU LE DEVOIR «En nous donnant une sorte d’impression de connexion avec l’univers, de compréhension que nous suivons un chemin qui mène quelque part [.], le spirituel apporte la sérénité.Or, chaque fois que la sérénité est meilleure, le système immunitaire marche mieux.» PAULINE GRAVEL Les scientifiques s’intéressent de plus en plus aux effets de la spiritualité sur la santé.Le dalaï-lama a même été invité cet automne à prendre la parole à l’ouverture du plus important congrès de neurosciences au monde, qui se tenait à Washington.La spiritualité, peu importe les formes qu’elle peut prendre, comme la pratique d’une religion, la prière ou la méditation, semble en effet posséder des vertus salutaires sur le cerveau, voire le corps tout entier.«Le fait de croire au bon Dieu est probablement mieux que de ne pas y croire, non pas parce que Celui-ci vous guérit, mais parce que cela vous met dans une attitude plus positive», affirme le D Maurice Dongier, ancien directeur du Centre de recherche de l’hôpital Douglas et professeur de psychiatrie à l’université McGill.«Or une attitude positive accroît les défenses immunitaires alors qu’une attitude négative les diminue.» Le rôle de l’espoir Plusieurs études confirment en effet que les personnes qui croient en Dieu peuvent se remettre mieux et se rétablir plus rapidement d’une maladie.Selon l’une d’elles effectuée en 1995 par le D' Thomas E.Oxman, de la Darmouth Medical School à Lebanon, au New Hampshire, des honunes de plus de 55 ans ayant subi une chirurgie cardiaque et qui ne tiraient aucun réconfort ou aucune force morale de la religion couraient trois fois plus de risques de décéder dans les six mois suivant l’opération que ceux, fervents croyants, qui affirmaient le contraire.«L'espoir joue probablement un rôle dans ce phénomène, car la religion et les croyances d’ordre spirituel aident les gens à introduire une touche d’espoir dans leur vie même lorsqu’ils font face à quelque chose de sérieux», affirme la D" Christina Puchalski, directrice du Washington Institute for Spirituality and Health.«Or plusieurs études ont montré que l’espoir a un impact sur le niveau de stress; les personnes qui sont plus optimistes tendent à présenter des niveaux de stress moins élevés.L'hypothèse est que les croyances religieuses ou spirituelles, en influençant la vision de la vie, peuvent aider les personnes à mieux supporter le stress.» «L’essence de la spiritualité ne consiste pas à croire en un dieu particulier mais en quelque chose de plus grand que soi qui contrôle l’univers», précise le psychologue Oakley Ray, de l'université Vanderbilt à Nashville, au Tennessee.«Croire que nous ne représentons qu’une toute petite partie de l'univers a un effet bénéfique sur la physiologie.» la spiritualité n’a rien à voir avec les formalités rattachées à la pratique d’une religion, comme la confession et la participation à la messe tous les dimanches, soulignât-il.«En nous donnant une sorte d’impression de connexion avec l'univers, de compréhension que nous suivons un chemin qui mène quelque part, que notre vie n'est pas seulement du mouvement brownien [ou désordonné] mais qu 'elle, a un sens, le spirituel apporte la sérénité, souligne le D' Patrick Vinay.du CHUM.Or, chaque fois que la sérénité est meilleure, le.système immunitaire marche mieux.» «Sur cette main spirituelle, on peut toutefois avoir un gant religieux.Le religieux est une sorte de culture du spirituel.Or certaines personnes vont plutôt puiser dans leurs croyances religieuses ce fort sentiment de connexion, poursuit-il.“Il existe un bon Dieu et II s’occupe de moi", se disent ces personnes.Le religieux leur donne donc confiance dans l’avenir et leur procure la sérénité.Dans la mesure où la religion et la prière sont une source de réconfort et exercent un effet positif sur la sérénité, on pourra montrer que ça aide à la guérison.» ’ La prière «Il n’existe aucune donnée vraiment convaincante prouvant que les prières faites à l’intention d’un malade à son insu ont un effet favorable sur sa santé», affirme Oakley Ray, qui a effectué une revue exhaustive de la littérature scientifique.«Par contre, si le malade est prévenu que l’on priera pour lui, il est davantage probable que ces prières auront un impact.Le fait de savoir qu’une personne [celle qui prie pour vous] s’intéresse à vous, s'inquiète de vous et vous aime modifie la chimie de votre corps, et ce, de vos hormones à votre système immunitaire.Avec comme résultat que vous vivrez probablement plus longtemps et en meilleure santé qu’un autre individu qui n’a personne qui se soucie de lui.» Selon Maurice Dongier, «la prière correspond grosso modo à la méditation sous ses différentes formes, occidentales ou orientales.Or nous savons que la méditation entraîne des modifications cérébrales et améliore la santé physique et mentale».Autant la répétition des Ane Maria du rosaire chez les catholiques romains que les mantras répétés par les yogi peuvent induire l’état de relaxation, dont les effets physiologiques sont exactement à l’opposé de ceux provoqués par le stress — soit une diminution de la tension artérielle, du rythme cardiaque et respiratoire, du métabolisme ainsi qu'un ralentissement des ondes cérébrales —, explique le Dr Herbert Benson, président du Mind/Body Medial Institute près de Boston.«Les personnes qui atteignent régulièrement cet état de relaxation — de 10 à 20 minutes chaque jour—se sentent plus spirituelles, c’est-à-dire qu’elles ressentent une énergie, voire la présence près d’eux d’une force ou de Dieu, précise-t-il.Létat de relaxation iruluit de tels sentiments chez environ 25 % des sujets et, quand ces sensations apparaissent, les individus voient leurs symptômes paüwlogiques s’estomper» La méditation «Quand vous méditez et êtes dans cet état positif dans lequel se retrouvent les experts de la méditation, qui se sentent calmes, paisibles et remplis d'amour, se produisent des modifications dans le cerveau, et le système immunitaire s’en trouve renforcé», ajoute pour sa part la D " Esther Sternberg, du National Institute of Mental Health (NIMH) à Bethesda, au Maryland.Un malade pourrait-il s’entraîner à atteindre cet état d’esprit particulier par la méditation ou la spiritualité et ainsi améliorer son état de santé?«H existe plusieurs façons d’y arriver qui sont susceptibles d’améliorer la santé, avance la chercheuse d'origine montréalaise.Certains peuvent méditer, prier, écouter une belle musique ou simplement s'asseoir dans la forêt pour admirer les arbres et les fleurs; d’autres pratiquent un sport comme la course, au cours de laquelle ils atteignent un moment de grand bien-être.Toutes ces activités favorisent probablement la santé car elles aident à réduire les effets négatifs du stress sur l’organisme.» Richard Davidson, professeur de psychologie et de psychiatrie à l’université du Wisconsin, a pu montrer, capteurs électriques et résonance magnétique fonctionnelle à l’appui, que le fait de méditer régulièrement augmentait l’activité de la partie antérieure du cerveau gauche, appelée cortex préfrontal, laquelle participe à la gestion des émotions positives et, de là, à une meilleure qualité des défenses immunitaires.Un test de vaccination a en effet mis en évidence une production d'anticorps nettement supérieure chez les sujets ayant pratiqué la méditation de manière régulière par rapport aux personnes n’ayant jamais médité.Les résultats obtenus par David Davidson semblent aussi prouver que les signaux mentaux générés lors de la pratique de la méditation n'influencent pas seulement la pensée, mais provoquent aussi de véritables remaniements des connexions entre les neurones du cerveau, et ceux-ci finissent par rejaillir sur le fonctionnement du corps tout entier.Pas de miracle Oakley Ray ne croit pas qu’un dieu assis là-haut induit de grands changements dans le corps des individus malades.Comme tous les scientifiques, il ne croit pas en ce genre de miracles.«Je crois toutefois que les croyances modifient le cerveau et la biologie, et lorsque Ton change la biologie, nous transformons le corps tout entier.La preuve: nous pouvons remanier le cerveau par la psychothérapie et celle-ci induit le même genre de modifications», dit-il.La D" Esther Sternberg ajoute: «Peu importe à quoi vous croyez.Ce peut être un dieu, une pilule ou la relation que vous entretenez avec votre médecin.L’important est que vous croyez vraiment que ce quelque chose vous fera du bien.Alors, votre croyance contribuera en partie à votre guérison.Au sens biologique du terme, nous appelons ça l’effet placebo, précise-t-elle.Quand vous croyez fermement à quelque chose, différentes parties du cerveau s’activent et libèrent des substances chimiques qui modifient le fonctionnement de votre système immunitaire et, de ce fait, la force avec laquelle votre corps combat la maladie.» Le Devoir Quand le médecin voit au-delà de la maladie Meilleure est la communication entre le malade et son médecin, meilleure sera la santé du patient PAULINE GRAVEL Atteint d’un cancer, Jacques cherche en vain chez son médecin une oreille attentive qui percevra ses angoisses et ses craintes, et qui le rassurera, voire l'encouragera le long de ee chemin semé d’embûches contre la maladie.Il ne doute pas de la compétence scientifique du professionnel qui le reçoit dans sa clinique.Mais il a l'impression que celui-ci oublie qu’un médecin est là aussi pour soigner l’âme de son patient.Jadis, les médecins de campagne n'étaient pas imbus de science, pourtant ils réussissaient à guérir maints de leurs patients par l’écoute et la compassion.la deception de Jacques n'est pas unique.Le Collège des médecins et chirurgiens de l’Ontario publiait d;ins un de ses rapports qu’au cours de la dernière décennie, la grande majorité des plaintes que cet ordre professionnel a reçues de la part des patients visaient des problèmes de communication avec leur médecin et non des fautes médicales.Une revue de la littérature scientifique effectuée par l’épidémiologiste Moira Stewart, directrice du Centre d’études en médecine familiale de la Schulk h School of Medicine and Dentistry de l’université Western Ontario, a permis de relever un éventail de données convaincantes démontrant que meilleure est la communication entre le malade et son médecin, meilleure sera la santé du patient.Par exemple, la tension artérielle de patients hypertensifs et le taux de sucre de diabétiques s'étaient nettement améliorés lorsque la communication entre ces malades et leur médecin s’était bonifiée.Plus particulièrement, une étude menée aux États-Unis entre 1980 et 1990 a montré que les patients qui recevaient une brève formation leur apprenant comment améliorer la rencontre avec leur médecin et qu'ils étaient en droit de lui poser des questions et de lui signifier quand quelque chose n’était pas clair ou les rendait mal à l’aise voyaient leur taux de sucre ou leur tension artérielle s’abaisser dans les six semaines suivant l’intervention éducative, et ce, autant qu’un médicament pouvait le faire.Par contre, au sein du groupe contrôle qui n’avait pas reçu cette séance destinée à encourager les patients à obtenir toutes les réponses à leurs questions, l’état de santé des malades était demeure inchangé.«Si une compagnie pharmaceutique découvrait qu'un médicament abaisse la tension artérielle, elle lancerait son produit sur le marché en vantant à cor et à cri ses vertus.Or, dans bien des cas, le médicament ne ferait que reproduire les habiletés de communication du médecin avec son patient!», lance avec ironie Moira Stewart, Compassion, empathie, respect Dans le cadre de sa recherche sur le concept de «soins centrés sur le patient», l’épidémiologiste a observé comment les patients atteints de divers problèmes de santé, comme un cancer du sein, un diabète, un mal de dos ou une aggravation d'une maladie chronique, se rétablissaient lorsque les cliniciens qui les traitaient entretenaient avec eux une relation de confiance empreinte de compassion, d’empathie, de respect mutuel, une relation favorisant l'espoir et dans laquelle le médecin s'appliquait à reconnaître les sentiments du patient, ses tourments et la perception qu’il avait de son problème ainsi que ses attentes à l’égard de sa visite chez le docteur.La chercheuse a aussi analyse ce qu'il arrivait lorsque le médecin convenait du traitement à adopter d’un commun accord avec le patient tout en tenant compte du contexte de vie particulier de celui-ci et ne l’imposait pas comme un ordre.«Dent mois après avoir expérimenté de tels soins centres sur le ptitient.les mahuics l'oyaient leurs symptômes s'atténuer et se rétablissaient mieux», nous ap- prend Moira Stewart.«Sachant que l’attitude du malade.son humeur, son moral, ses préoccupations et ses craintes peuvent affecter Tissue de sa maladie, les médecins se doivent d’être attentifs aux sentiments de leurs patients», déclare la chercheuse.Pour atteindre une telle qualité de relation, nous aurions tendance à croire que le médecin est tenu d'accorder plus de temps à ses patients, souligne Mme Stewart.Or la moitié des études affirment que ce n’est pas le cas.«Le style de communication centré sur le patient ne requiert pas plus de temps, explique-t-elle.Mais si le médecin passe plus de temps avec son patient, il pourra probablement faire plus pour lui.Ce dernier pourra livrer plus d’informations sur ses problèmes et ses préoccupations.Mais le style de communication ouvert et empreint de compassion ne prend pas plus de temps.Tl demande uniquement une façon de penser différente.» Sollicitude et écoute «Si le médecin, l'infirmière ou tout autre professionnel de la santé font preuve d’une profonde sollicitude à votre égard et écoutent vraiment ce qui s'avère important pour vous, ils peuvent aider au processus de guérison».ajoute la D” Christina Puchalski, professeure au département de médecine et des sciences des soins de santé à la George Washington University School of Medicine à Washington, qui est aussi fon-datrice et directrice du George Washington Institute for Spirituality and Health.La DT Puchalski enseigne aux médecins l’importance de parler d'espoir et de spiritualité avec leurs patients.«Cela aide énormément lorsque ces deux éléments,fimt partie du traitement», dit-eDe avant d'insister sur la contribution extrêmement importante que représente la qualité de la relation entre le patient et son médecin dans le traitement et le processus de guérison.Mais par quel mécanisme la qualité de la relation entre le médecin et son patient parvient-elle à affecter la santé du malade?La science n’a toujours pas répondu définitivement à cette question.«H est toutefois vraisemblable que le patient devienne ainsi plus rassuré sur ce qu’il doit faire et qu’il suive ainsi mieux son traitement, explique Moira Stewart.Il est également possible que le patient se sente plus calme et confiant, mieux dans sa peau et moins impuissant, et que ces différents sentiments aient un effet physiologique.» Il est clair que les interactions entre les individus modifient la chimie du cerveau et.de ce fait celle de l’ensemble du corps, ce qui a pour effet d'influer sur le système immunitaire, soulignent plusieurs chercheurs.Or ces interactions peuvent aussi bien survenir avec des amis proches ou des parents qui entourent le malade qu'avec le médecin soignant lors de la consultation.«Les succès techniques de la médecine de la dernière moitié du XX' siècle nous ont séduits et nous ont incités à croire que la technologie pouvait résoudre tous les problèmes, conclut Moira Stewart.Ils ont ainsi conduit certains médecins à oublier que la rencontre avec l’humain qui les consulte pouvait aussi participer à la guérison.Nous tentons aujourd’hui de retrouver un équilibre en prodiguant des soins qui combinent à la fois la technologie et une approche centrée sur le vécu du patient.» Les universités américaines et canadiennes sont de plus en plus nombreuses à intégrer cette nouveDe philosophie à leur formation médicale.Le D Donald Boudreau, directeur du développement des programmes de médecine à l'universite McGill, travaille justement à la refonte des enseignements, dans lesquels «on insistera davantage sur le rôle du médecin comme soignant et non seulement comme scientifique».Le Devoir Marc BOSQUART NOUUELLE GRAMMAIRE FRANÇAISE MOW*-* .-S J U MF.c'Bst plus pa ins grimmitrc.¦MSovb-JIUM Michèle BENOÎT Roger GBATTON PIGNON SUR RUE Les quartiers de Montréal 236taoes-17S Mario RIVES! collection Sciences Domaines UN QUÉBEC EN MARCHE R il I V.tncmivvi ( li Vhll i( ( I Iclcphonc tI4cH9(v)03 Irlcpliom IW>l)Mf>>0) I flcphonc (>(M 712 >('3 Sans h «iis I sop M i() h >0 > Sans lr.iiv I h )0’> Sans Irais I H00 >2H nnON Site web: www.hcffcl.coni ( ourricl: mailC(
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