Le devoir, 28 décembre 1999, Page(s) complémentaire(s)
*•**!••• ***»ll| *mum' il j ) sjgam.Te''*'* .r .J.:.'-"¦MMSK >.'j- •«’ T’fg* *«sr ¦~**imr**\' U Les talibans menacent de donner l’assaut Atew Mf négocie à reculons Aucune percée n'avait été enregistrée hier soir dans les négociations engagées entre une délégation indienne et les pirates de l’air qui retiennent 155 personnes en otages à l’intérieur d’un avion d’indian Airlines, à Kandahar dans le sud de l'Afghanistan.Depuis le début du détournement de l’avion, vendredi dernier, 28 otages ont été libérés et un jeune homme, qui revenait de sa lune de miel, a été poignardé à mort.Des diplomates indiens avaient déclaré auparavant que le chef de leur délégation était en contact radio avec l’Airbus-300 qui stationne sur la piste de l’aéroport de Kandahar.Attente angoissante pour les passagers de l’avion d’indian Airlines retenus en otages depuis vendredi dernier.À l’avant-plan passent des soldats talibans à l’aéroport de Kandahar.KKUTEK5 VOIR PAGE A 8: TALIBANS PERSPECTIVES La crucifixion de Diane De Courcy Le 8 décembre dernier, la coalition Regroupement scolaire confessionnel (RSC)/Commis-saires indépendants réussissait à faire changer le mode de rémunération des commissaires de la Commission scolaire de Montréal (CSDM).Dans un monde où les élus sont «imputables», il faut savoir à quoi riment ces chiffres et à quoi correspond au juste la tâche reliée au salaire.Valérie D u fo u r Ln argent est le nerf de la guerre, selon le dic-r ’ ton.Et pour la présidente de la CSDM, Diane De Courcy, cela prend tout son sens.En adoptant une nouvelle politique salariale, ses ennemis politiques ont fauché son salaire de 15 000 $ par an.Résultat: le président cju conseil exécutif gagne autant qu’elle, soit 30 638 $.A salaire égal, tâche égale?Diane De Courcy est l’une des deux membres de l’exécutif (sept élus et deux parents) à travailler à temps plein à la CSDM, l’autre étant le commissaire indépendant Robert Cadotte.Selon ses propres dires, elle consacre de 50 à 70 heures par semaines à son travail.De son côté, le président du comité exécutif, Marcellin Noël, a un emploi du temps pour le moins fort occupé par deux chapeaux.D cumule la fonction d’employé et président du syndicat des employés de soutien à l’Université du Québec à Montréal (UQAM) et celle de président du comité exécutif.Selon Mme De Courcy, qui a occupé cette fonction jusqu’en septembre, la présidence de l’exécutif requiert une quinzaine d’heures par semaine, «le temps de maîtriser les dossiers, de planifier et faire de la prospection».Sans vouloir parler de nombre d’heures par semaine, Marcellin Noël avoue que ses nouvelles fonctions vont le tenir plus occupé.Il est d’ailleurs en pourparlers avec son employeur pour qu’on lui libère du temps pour activité politique.Mais il confirme qu’il n’occupera pas le poste à temps plein, malgré sa nouvelle rémunération «Les commissaires sont sous-payés pour les responsabilités qu’ils assument.Les 30 000 $, c’est un cumul, c’est le même principe ailleurs.Plus de responsabilité demande plus de temps et un salaire y est associé.C’est le salaire de base des commissaires qui est insuffisant.» Marcellin Noël veut revaloriser le poste de commissaire en augmentant le salaire de base (9211 $ par an présentement).Quant à Diane De Courcy, il répète que son groupe ne s’acharne pas sur elle.«Elle est rémunérée pour les fonctions qu’elle occupe.» Et les 50 à 70 heures qu’elle consacre à son travail?«H y en a qui réussissent à faire la même chose en 30 heures, il faut être efficace.» Si la coalition ne s’attaque pas directement à Mme De Courcy, elle lui a pourtant encore cassé du sucre sur le dos mercredi soir dernier au conseil des commissaires.VOIR PAGE A 8: CRUCIFIXION Montréal Ennuagement suivi de faible Québec Ennuagement.Max:-13 Min:-21 neige.Max: -7 Min: -20 Détails, page B 5 ] INDEX Annonces .B 5 Le monde.A 5 Avis publics.B 3 Les sports.B 4 Culture .B 8 Mots croisés .B 5 Éditorial .A fi Planète .B 2 Entrevue .B 1 Religions .B fi Idées .A7 Télévision.B 7 WWW .ledevoir.com La France sous les décombres Une seconde tempête frappe le Sud-Ouest \ Le pays fait le bilan et interroge ses élus CHRISTIAN R 1 O U X CORRESPONDANT du devoir • A PARIS Les Français attendaient le bogue de l’an 2000 comme tout le monde.Ils auront eu droit dimanche à la «tempête du siècle», à une seconde tempête qui a fait cinq morts hier et à une marée noire qui souille les côtes bretonnes depuis plusieurs jours.Avec un bilan qui atteint 45 morts (78 en Europe) et des centaines de milliers d’arbres arrachés, ceux qui avaient encore le goût de plaisanter se demandaient hier si Paco Rabane ne s’était pas trompé de quatre mois en prévoyant la fin du monde au moment de la dernière éclipse lunaire.Comme si les sinistres de la veille ne suffisaient pas, une seconde tempête moins importante a fait cinq morts hier soir sur la côte Atlantique au sud de la Bretagne.En Vendée, les vents atteignaient 160 km/h et des toits s’envolaient en Aquitaine.Les vols ont été annulés dans tout le Sud-Ouest de la France.90 % des habitants des Landes étaient privés de courant.En Charente-Maritime, un centre commercial a été évacué de peur qu’il ne s’effpndre et plusieurs ponts ont été fermés.A La Rochelle, la verrière de la gare a volé en éclats, le toit du musée maritime s’est envolé et le maire a demandé aux habitants de ne pas sortir de chez eux.Quarante-huit heures après la tempête «du siècle» qui a ravagé dimanche le nord de la France, près d’un million de personnes sont toujours sans électricité.Même si les gares, les autoroutes et les aéroports ont repris leur activité, plusieurs trains ne circulent toujours pas et ceux qui fonctionnent sont souvent saturés.Dans la plupart des régions, le temps est plutôt aux bilans des décombres.Les pompiers ont reçu 12 000 demandes de secours en deux jours.Plus de 120 pylônes de lignes à haute tension ont été endommagés et 5500 poteaux se sont effondrés.Electricité de France estimait que certains abonnés pourraient manquer de courant jusqu’au 31 décembre, peut-être plus si la seconde tempête qui se poursuivait hier dans le Sud-Ouest faisait de nouveaux dommages.Si le courant n’est pas rétabli rapidement, France Télécom craint de son côté que 300 000 abonnés ne soient privés de téléphone.À Paris, où les vents ont atteint un record historique (172 km/h), la ville avait un petit air d'apocalypse.pour ne pas dire de crise du verglas.On ne comptait plus les toits arrachés, les arbres effondrés, les vitrines défoncées, les échafaudages et les grues écroulés.La moitié des écoles de la capitale ont été endommagées ainsi que la VOIR PAGE A 8: FRANCE Risque de cancer accru à proximité des grands dépotoirs Vivre à côté d’un site d’enfouissement important comme l’ancienne carrière Miron, dans le Nord de Montréal, augmente le niveau de risque de contracter des cancers du pancréas, du foie et de la prostate ainsi que d’écoper d’un lymphome qui n’est pas celui de la maladie de Hodgkins.C’est ce que révèle une étude trouvée par Le Devoir dans la prestigieuse revue américaine Archives of Environmental Health, signée en août dernier par quatre chercheurs qqébécois et un chercheur de Nouvelle-Ecosse.Trois des chercheurs en question, Mark S.Goldberg, Jack Siemiatyck et Marie Désy, travaillent à l’Unité d'épidémiologie de l’Institut Armand Frappier alors qu'Hélène Riberdy est rattachée au service de Santé publique de l’hôpital Maisonneuve-Rosemont.Un cinquième chercheur, Don De-Warr, de la Faculté des Sciences de la VOIR PAGE A 8: DÉPOTOIRS REUTERS Petit air d’apocalypse: des arbres fauchés autour du Château de Versailles.Claude Blanchet garde le cap I Lire nos informations en page A 2 RKUTERS La mission d’Adrienne Clarkson Gouverneure générale depuis près de trois mois, Adrienne Clarkson explore avec soin son nouveau territoire pour mesurer ce qu’il offre de possibilités et de limites.Elle n’a jamais tu ses idées et ce n'est pas aujourd'hui, alors qu’elle occupe le poste le plus influent de sa carrière, quelle va commencer.L’une de ses priorités: la cause des femmes battues.I Lire notre entrevue en page B 1 L’obsession péquiste des «50 % plus un» divise et affaiblit le Québec, dit Pettigrew «Poser la question de Vindépendance sans d’abord bâtir un consensus est irresponsable» MANON CORNELLIER DE NOTRE BUREAU D’OTTAWA Vouloir faire l’indépendance sans large consensus, en s’appuyant uniquement sur la règle de la majorité simple, ne fait que diviser et affaiblir le Québec, croit le ministre du Commerce international, Pierre Pettigrew.«Poser la question de l’indépendance sans d’abord bâtir un consensus est irresponsable parce que ça nous divise et donc nous affaiblit comme société.Personne ne nous a autant affaiblis que les péquistes le font en nous divisant», a-t-il confié au Devoir.Il s’en prend à leur insistance à vouloir faire des «50 % plus un» une règle absolue.«50 % plus un n’exprime pas la volonté d’un peuple de faire quelque chose.50 % plus un exprime la division d’un peuple sur un enjeu fondamental.» Pierre Pettigrew est d’ailleurs persuadé que les Québécois ne veulent pas faire l'indépendance.«La question de l’indépen- dance existe mais elle ne rejoint que 28 % des gens», dit-il.Par contre, les Québécois ont un désir généralisé de reconnaissance, convient-il.«Mais on est incapable de travailler tous ensemble dans cette direction parce qu 'eux, [les péquistes], qu’on fasse n'importe quoi, voteront contre.[.] Notre problème est que nous sommes monopolisés par la question de l’indépendance à cause d’un parti qui en est obsédé.» Il n’a pourtant pas été élu pour promouvoir l’indépendance, soutient M.Pettigrew, puisqu’il a reçu moins de votes que le Parti libéral du Québec lors de la dernière élection provinciale.La règle des «50 % plus un» est au cœur du débat qui entoure le projet de loi fédéral sur les conditions devant mener Ottawa à négocier l’indépendance.Présenté le 13 décembre dernier, ce projet ne fixe aucun seuil mais indique qu’une majorité simple ne peut être suffisante pour déclencher les négociations, un énoncé qui est devenu la cible principale des critiques du projet fédéral.Pierre Pettigrew n’a jamais manifesté publiquement son malaise devant ce projet de loi mais on sait que certains de ses collègues du Québec et lui ont longtemps résisté à l’idée pilotée par le ministre des Affaires intergouvemementales, Stéphane Dion, et appuyée par le premier ministre Jean Chrétien.Incapables d’éviter la voie législative, ils ont employé leur énergie à faire valoir certaines nuances.«Le résultat auquel on arrive au bout du compte [.] est quelque chose d’éminemment raisonnable», dit maintenant M.Pettigrew sans hésiter.«Pour moi, il était important d’arriver avec un résultat équilibré, qui soit raisonnable et qui reflète les objectifs des Québécois», a-t-il expliqué cette semaine sans vouloir en dire davantage sur l’atmosphère et les tiraillements qui ont entouré VOIR RAGE A 8: OBSESSION I Lire autres informations en page A 4 LE DEVOIR LES ACTUALITÉS LE MAGASIN MARSHALLS S’ÉTEINT À 76 ANS PAGE A 3 POLITIQUE LA GUERRE RÉFÉRENDAIRE FAIT RAGE SUR INTERNET CULTURE LE MONDE LES MEILLEURS SPECTACLES DE 1999 PAGE B 7 BARAK RISQUE DE PERDRE SA MAJORITÉ PAGE A 5 PAGE A 4 778313000658
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