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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1999-12-08, Collections de BAnQ.

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mm JACQUES NADEAU LE DEVOIR * * ^ - H ¦¦ w°Wo«« W, ; • • I «M*3 'Æw I) E C E M B R E I !) !) Il C R E I) I CULTURE DEPARDIEU ACCEPTE LA COPRÉSIDENCE DU FFM PAGE B 8  LE MONDE GEORGE W.BUSH INQUIÈTE SON CAMP PAGE A 5 LES ACTUALITÉS RÉFÉRENDUM: CHRÉTIEN VEUT AGIR AVANT NOËL PAGE A 2 LES ACTUALITÉS OTTAWA: UNE VILLE, UNE LANGUE PAGE A 3 Visages de la pauvreté Dans la salle commune, après le souper, les sans-abri passent le temps avant d’aller au lit.DROGUE LE JOUR, REFUGE LA NUIT.PERSPECTIVES Pour le meilleur et pour le pire N’est pas nécessairement pauvre qui croit l’être.En témoigne le débat en cours sur la manière de calculer le taux de pauvreté au Canada.Advenant une modification à cette méthode utilisée depuis des lunes, le nombre de pauvres au Canada pourrait diminuer de 10 % en criant ciseau.Moins de pauvres.Vraiment?Le taux de pauvreté au Canada est sujet de discorde dans les hautes sphères politiques.Non pas parce qu’il y a paupérisation galopante de la société ou parce que les fonds alloués aux nécessiteux ne sont pas assez importants, mais plutôt parce que la méthode de calcul surestimerait, selon certains, leur nombre.A terme, si le vent tournait un jour en faveur des partisans des paniers de consommation aux dépens des tenants du seuil de faible revenu, le taux de pauvreté pourrait diminuer d’un coup de 5 à 10 %, selon les interprétations.«Le seul but visé par un tel changement est de diminuer artificiellement le taux de pauvreté», prétend François Saillant, porte-parole du Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU).«Plutôt que d’avouer qu’il y a un problème, on préfère jouer avec les chiffres.» Même son de cloche au Conseil national du bien-être social (CNBES).Cet organisme fédéral soutient, dans un document de travail intitulé Nouvelle mesure de pauvreté: oui, non, peut-être?, que «si Statistique Canada a toujours soutenu que les données des SFR [seuils de faible revenu] ne constituent pas des seuils de pauvreté, c’est probablement parce que le gouvernement fédéral ne veut pas reconnaître officiellement la pauvreté».A ces accusations, Statistique Canada répond qu’aucune définition de la pauvreté n’a encore été acceptée à l’échelle internationale.Or, selon le statisticien en chef du Canada, Ivan P.Fellegi, «c’est le processus politique qui permet aux sociétés démocratiques d’obtenir des consensus sociaux sur des questions de nature intrinsèquement sub- VOIR PAGE A 8: MEILLEUR Il y a d'abord le peewee B: le Bon Dieu dans la rue.Après quoi, il y a le junior majeur: les refuges de jeunes.Finalement, les gars se ramassent dans la Ligue nationale: la Maison du Père.«Dès qu’un jeune nouveau entre à la Maison du Père, on l’avertit tout de suite: les gars ici ne sont que des connaissances, surtout pas des chums.Au moment où un habitué voit un petit nouveau, c’est: “Viens-t-en, le kid.” Il l’embrigade aussitôt dans ce mode de vie où l’on parcourt les refuges de sans-abri le soir et où l’on consomme le jour.» C’est précisément ce qu’a vécu le représentant du Devoir, qui a chaussé les souliers du sans-abri, incognito, le temps d’une nuit.FRANÇOIS CARDINAL LE DEVOIR François Card in al ?Annonces INDEX .B 6 Éditorial .A 6 Bourse .B 3 Idées .A 7 Avis publics.B 5 Ix* monde.a : Carrières .B 4 Les sports.B (i Culture .B 8 Mots croisés ;.B 5 Economie .B 2 Télévision.B 7 www.ledevoir.com Tout le monde a poil! Après se les être gelées en file pendant plus d’une heure, on se retrouve nus comme des vers dans cette toute petite pièce adjacente aux douches.Au centre, un gros bac avale nos vêtements, souillés par une journée passée à la dure.A l’aide d’un vieux cintre métallique, un bénévole écrase les vestes, pantalons, sous-vêtements et autres effets personnels ne sentant pas la rose.Insoutenable promiscuité.Le voisin, dont les bosses du dos ne font que davantage ressortir les plaies, s’appuie allègrement sur moi pour enlever sa dernière chaussette.On se dirige sous les douches, après avoir reçu un peu de savon liquide.L’eau est presque bouillante.ce qui ne semble pas en importuner un seul.Puis vient le magasinage.Dans une pièce aux allures de petit Village des Valeurs, on se choisit des vêtements, usagés s’entend.«N’oubliez pas, lance un responsable, ce n’est pas un deux pour un.» Dans la salle commune, la télévision nous occupera ensuite jusqu’au souper.Le temps des Fêtes revenu, la question se pose comme une vieille rengaine: la situation des sans-abri est-elle plus rose à Montréal qu’ailleurs?Question quelque peu oiseuse à laquelle les réponses, la VOIR PAGE A 8: REFUGE Autres informations en page B 1 DEMAIN ¦ Les pères Noël du secteur privé La popularité des magasins à bas prix, un signe de pauvreté ?Les jours d’inter Canadien GÉRARD BÉRUBÉ LE DEVOIR Les chances de relance d’InterCanadien s’amenuisent de jour en jour.Constatant l’ampleur des dégâts, le Fonds de solidarité des travailleurs FIT} refuse de se commettre, seul, dans l’aventure sans réinjection des actionnaires actuels et sans participation des deux ordres de gouvernement.«Le Fonds n’investira aucune somme qui n’aurait pour seul impact que d’assurer temporairement la survie d’une entreprise au sein de laquelle un ménage en profondeur s’impose.Et le Fonds à cet égard n’agira pas seul», a souligné l’institution.«C’est le gouvernement fédéral qui a mis le feu aux poudres.C’est lui qui doit être le premier à sortir le boyau pour l’éteindre», a renchéri Gilles Charland, directeur québécois du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP-FTQ).Par cette prise de position, le Fonds de solidarité vise ainsi à répondre au coup de force tenté par les proprié- V01R PAGE A 8: INTERCANADIEN ¦ Ottawa prolonge son offre d’achat de Canadien, page B 1 Furieux, indignés, soufflés, découragés, blessés ! Bouchard et Parizeau témoignent contre Lafferty BRIAN MYLES LE DEVOIR Furieux, indignés, soufflés, découragés, blessés: Lucien Bouchard et Jacques Parizeau ont soutenu hier en cour que les propos de Richard Lafferty, qui les avait associés à Hitler, ont porté un coup sévère à leur fierté et à leur réputation.Le premier ministre Bouchard et son prédécesseur Jacques Parizeau se sont présentés à » _ la barre des témoins à tour de role, ^ 38800300118 hier, dans la poursuite en diffamation qu’ils ont intentée contre Richard Lafferty, un analyste financier montréalais qui avait comparé l’action politique des deux hommes, et leur appel au nationalisme des Québécois, à une forme classique de démagogie pratiquée par Adolf Hitler.Les faits remontent à février 1993, mais les deux témoins-vedettes n’ont rien oublié de cette épreuve.Lucien Bouchard s’était demandé s’il ne valait pas mieux quitter la vie politique tandis que Jacques Parizeau avait craint que le souvenir de son action politique ne soit entaché à jamais s’il ne faisait rien.«À mon âge, on se préoccupe du souvenir qu’on va laisser.Ce n’est pas très drôle, alors qu’on a passé sa vie active à défendre des valeurs démocratiques, de voir que ça se met à dévier, a déclaré hier M.Parizeau.On commence par dire VOIR PAGE A 8: LAFFERTY de M.Lafferty ont détourné le sens que fai voulu donner à ma vie politique», dit Parizeau Un délai pour les habitants de Grozny Les pressions occidentales s'accentuent sur Moscou AGENCE FRANCE-PRESSE REUTERS Face aux menaces de représailles économiques et financières brandies par la communauté internationale, Moscou a lâché du lest en accordant à la population de Grozny un délai supplémentaire pour quitter la capitale tchétchène, sous peine d’être anéantis en tant que terroristes.Les pays occidentaux ont en effet accentué leur pression sur Moscou hier, au lendemain de l’ultimatum, plusieurs pays de l’Union européenne évoquant la possibilité de sanctions.Le ministre russe de l’Intérieur, Vladimir Ru- shailo, a déclaré hier soir que les civils qui souhaitaient quitter la ville pourraient le faire après le délai initialement fixé à samedi par l’armée russe, un ultimatum jugé inacceptable par les pays occidentaux.«Nous laisserons les gens en mesure de partir passer avant le 11 décembre», a-t-il déclaré à la chaîne de télévision NTV à un point de passage proche du village de Pervomaïskoïé, près de Grozny.«Mais comme le point de passage va accueillir le gros des personnes déplacées après le 11 VOIR PAGE A 8: GROZNY Autres informations en page A 5 -V r U i> U li G « i u i v; -w LE DEVOIR 778313000665 LE I) E V 0 I R .LE M E H C R E D I 8 1) É C E M B R E 19!) B LES ACTUALITÉS Conditions référendaires Chrétien veut présenter un projet avant Noël MANON CORNELLIER DE NOTRE BUREAU D'OTTAWA Le premier ministre Jean Chrétien a tenté hier de calmer les rumeurs voulant qu’il dépose dès cette semaine un projet de loi établissant les conditions d’Ottawa pour négocier une sécession.Tout indique, cependant, qu’il souhaite toujours présenter un projet aux Communes avant le congé des Fêtes.«Nous avons travaillé un peu ce matin, mais le travail n’est pas complété.J’espère que nous aurons une position très bientôt», a soutenu M.Chrétien à sa sortie de la réunion du conseil des ministres.Plusieurs sources confirment cependant que le projet de loi est pour ainsi dire prêt et que l’objectif est toujours de le présenter cette semaine.M.Chrétien n’a pas voulu dire s’il comptait agir avant Noël ni préciser quel moyen il entendait prendre.Il a même soutenu que l’offre de trêve frite au premier ministre Lucien Bouchard tenait toujours.«J’ai fait une offre il y a dix jours à M.Bouchard.J’aimerais mieux ne pas procéder avec cette loi-là, honnêtement.Ou cette déclaration-là.J'aimerais mieux ne pas procéder parce que les gens ne veulent pas avoir de référendum au Québec.[.\Je veux procéder le plus rapidement possible, mais avoir quelques jours où il [Lucien Bouchard] pourrait changer d’idée, ça serait peut-être bon.» Le temps presse toutefois.La Chambre doit faire relâche le 17 décembre pour une période de sept semaines.Le gouvernement fait aussi free aux tactiques dilatoires des réformistes (voir texte ci-contre) contre le projet de loi mettant en œuvre l’accord définitif nisga’a.Les réformistes ont décidé d’exiger un vote nominal sur chacun de leurs 471 amendements.Rien ne peut interrompre cette procédure.Si les réformistes tiennent le coup, leur obstruction pourrait durer jusqu’à vendredi après-midi, à temps pour la fin de semaine.Le gouvernement pourrait quand même inscrire au feuilleton de la Chambre un avis de dépôt de projet de loi, mais il pourrait être forcé d’attendre la semaine prochaine pour procéder au dépôt comme tel.Jusqu’à récemment, le caucus et le cabinet étaient divisés sur la pertinence d’un projet de loi sur les conditions référendaires fédérales.Les élus québécois étaient majoritairement contre.Les envolées patriotiques du premier ministre Chrétien, depuis deux semaines, en ont ramolli plusieurs, de constater une source.La réunion du caucus, ce matin, devrait permettre de mieux mesurer ce changement d’atmosphère.On ignore toutefois si elle aura lieu puisque les votes exigés par les réformistes se poursuivront aux Communes.Le premier ministre Chrétien a par ailleurs gagné un allié de taille.Son ami Roy Romanow, le premier ministre de la Saskatchewan, a déclaré au National Post que ce projet de loi était la suite logique de l’avis de la Cour suprême puisqu’il permettra de donner une base législative à la décision des juges.Selon les informations réunies par Le Devoir, le projet de loi envisagé rappellerait, dans son préambule, les positions prises depuis le dernier référendum par le gouvernement fédéral, en particulier qu’une majorité simple est insuffisante pour procéder à une sécession.La loi comme telle ne fixerait pas de seuil et ne propose- Passez à l’an en toute co ance Les guichets automatiques, Le paiement direct et Les cartes de crédit seront à votre disposition comme iLs Le sont présentement.Comme toujours, votre argent est en sécurité à La caisse et vos soLdes sont sauvegardés quotidiennement.Chez Desjardins, nous sommes prêts pour l’an 2000.Desjardins www.desjardins.com rait aucun libellé de question.Elle chercherait plutôt à faire écho à l’avis de la Cour suprême sur la nécessité d’une question et d’un résultat clairs et à souligner qu’Ottawa ne négocierait que si cet avis est respecté.La loi préciserait enfin que, si ces conditions étaient remplies, le gouvernement ne négocierait que la sécession et que tout serait sur la table, de la dette aux frontières en passant par le sort réservé aux minorités.Le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, s’est moqué de la nouvelle offre de trêve qu’il juge irréaliste.A son avis, Jean Chrétien ne cherche qu’à mêler les cartes le temps de compléter la préparation de son projet de loi et de traverser la période d’obstruction réformiste.Les réformistes bloquent les travaux MANON CORNELLIER DE NOTRE BUREAU D’OTTAWA On n’avait pas vu pareille obstruction depuis longtemps, mais les réformistes, farouchement opposés au projet de loi sur l’accord définitif nisga’a, ont décidé de bloquer les travaux parlementaires, si possible jusqu’à vendredi.Leur tactique?Exiger un vote enregistré sur chacun des 471 amendements qu’ils ont présentés sur ce projet de loi.Et comme rien ne peut interrompre cette procédure, les députés se préparaient hier soir à passer la nuit debout, à voir leurs caucus hebdomadaires annulés ce matin, à renoncer à la période quotidienne des questions et à retarder le dépôt du rapport du comité des Transports sur le transport aérien.En fait, ce sont tous les travaux réguliers des Communes qui sont ainsi remis à plus tard.Le président de la Chambre a commencé à appeler le nom de chaque député un peu après 17h30 hier.Il devait répéter cette procédure 471 fois, ce qui pourrait prendre entre 60 et 80 heures.Si les réformistes refusent de plier, le manège pourrait donc se poursuivre jusqu’à tard vendredi.Le leader parlementaire néo-démocrate Bill Blaikie a frit remarquer qu’il n’était pas inhabituel d’avoir des centaines d’amendements à l’étape du rapport, étape qui survient juste avant; la dernière lecture d’un projet de loi, mais normalement les partis acceptent de regrouper les votes pour accé-l lérer le processus.Les réformistes ont refusé, à moins que le gouvernement fédéral consente à soumettre l’accord à un référendum en Colombie-Britannique et qu’il précise que ce texte n’a aucune valeur constitutionnelle et qu’il peift être amendé par la Chambre.A part les réformistes, tous les partis fédéraux appuient l’accord définitif nisga’a.Malgré cela, M.Blaikie ne désapprouve pas le geste des réformistes car, depuis l’adoption des nouvelles procédures parlementaires, «c’est un des rares moyens qu’il reste ata partis d’opposition pour rendre la vie difficile au gouvernement».Selon lui, la solution est de revenir à l’époque où le gouvernement ne pouvait pas limiter: les débats aussi aisément Les partis peuvent tenir longtemps.Les réformistes n’ont qu’à garder une poignée de députés aux Communes pour exiger la tenue d’un vote par appel nominal.De leur côté, les autres partis n’ont qu’à s’assurer de la présence d’une soixantaine de députés pour défaire les amendements réformistes.Le leader parlementaire bloquiste Michel Gauthier s’attendait à ce que les réformistes tiennent le coup jusqu’à ce soir, question de forcer l’annulation des caucus et d’empêcher la tenue de la période des questions, pour les voir fléchir ensuite.Partage des profits d’un casino La Cour suprême se penche sur les droits des Indiens et des Métis non inscrits HÉLÈNE BUZZ ETTI I)E NOTRE BUREAU D'OTTAWA Est-il discriminatoire de créer un programme d’aide au développement à l’intention des autochtones vivant dans des réserves et excluant systématiquement les Métis et les Indiens non inscrits comme bénéficiaires?C’est la question à laquelle doit maintenant répondre la Cour suprême du Canada, alors qu’elle a entendu hier la cause Lovelace faisant s’affronter Indiens inscrits et Indiens non inscrits.La cause remonte à 1994, alors que le gouvernement de l’Ontario s’était entendu avec les chefs de bande de la province pour ouvrir un casino commercial dans une réserve indienne et dont les profits, évalués à 100 millions de dollars par année, seraient versés directement à toutes les bandes d’Ontario afin de favoriser leur développement économique et social.Le casino a ouvert ses portes en juillet 1996.Le hic, c’est que tous les autochtones ne vivent pas dans des réserves, notamment les Métis et les Indiens non inscrits au sens de la Loi sur les Indiens.Ce sont eux qui réclament depuis leur part du gâteau.Les Indiens non inscrits et les Métis soutiennent, dans leur argumentaire présenté à la cour hier, que leur exclusion du projet lucratif est de fado discriminatoire en vertu de l’article 15 (1) de la Charte des droits et liberté qui prévoit le droit à l’égalité sans égard à la race, le sexe ou la religion.Ils ne prétendent pas que tous les autochtones de l'Ontario devraient toucher une part des 100 millions, mais plutôt que ce soient ceux qui en ont le plus besoin qui en soient bénéficiaires.Ils font notamment valoir que les Indiens non inscrits et les Métis sont parmi les plus dé- favorisés, vivant dans des communautés éloignées parfois totalement dépourvues des infrastructures les plus élémentaires.De son côté, l’Ontario invoque l’article 15 (2), qui permet des traitements, différents s’il s’agit d’un programme permettant d’aider un groupe défavorisé.L’Ontario prétend que, si la Cour suprême acceptait l’argument des Métis et des Indiens non inscrits, elle et tous les gouvernements du pays perdraient le pouvoir de mettre en place des programmes pour des groupes spécifiques.Le Québec endosse d’ailleurs cette position et est intervenu dans la cause en faisant valoir que la cour devrait rejeter l’appel de Lovelace.Bien que le demandeur s’appuie sur le droit à l’égalité pour faire valoir son droit à une portion des 100 millions de.dollars, par la.bande, c’est la Loi sur les; Indiens elle-même, qui rend possible ces inégalités, qui est contestée.Le; juge Frank Iacobucci l’a d’ailleurs mentionné pendant l’audience.Robert Ma-cRae, qui représente les Métis Be-Wab-' Bon, prétend qu’il aurait été impossible de contester une loi fédérale dans un dossier concernant une entente provinciale.Son argument est donc que la province ne devrait pas perpétuer les inégalités de la Loi sur les Indiens.D’autres intervenants ont cependant fait valoir qu’un jugement en faveur des appelants faciliterait la contestation de la Loi sur les Indiens, relançant ainsi le débat sur qui, au juste, est autochtone.Rappelons qu’à la suite de l’arrêt Marshall rendu en septembre dernier, quelques associations d’autochtones ne vivant pas dans des réserves avaient fait pression auprès du ministre des Affaires indiennes, Robert Nault, pour que les droits reconnus ne' le soient pas uniquement pour les au- ; tochtones vivant dans des réserves.Tendez la main aux plus démunis, le jeudi 9 1999 La Guignolée des'^employés de RADIO-CANADA au profit de Jeunesse au soleil Déposez vos denrées non périssables aux points de collecte suivants : Sur terre - de 6 h à 18 h • Maison de Radio-Canada, 1400, boul.René-Lévesque Est (jusqu'à 19 h) • Jeunesse au Soleil, 4251, rue Saint-Urbain, entre Rachel et Marie-Anne • Petro-Canada, en face de la station de métro Henri-Bourassa .Petro-Canada, coin Sherbrooke Est et Haig • Stationnement incitatif de l'AMT, près de l’Hippodrome de Montréal • Centre commercial Place Longueuil, coin Joliette et Saint-Laurent .Centre commercial Fairview Pointe-Claire (jusqu’à 19 h 30) • Site Outremont, coin avenue du Mont-Royal et avenue du Parc (de 6 h à 9 h) • Chez votre épicier IGA participant de ffle de Montréal (du 6 au 11 décembre) Sur rail - de 6 h à 9 h • Gare - station de métro Vendôme • Terminus de la gare Windsor, près du Centre Molson • Train Blainville - Gare Jean-Talon Dons en argent seulement : • Les Caisses populaires Desjardins de llle de Montréal Agtmr mHtnpnltUumt J, trmmporl 1ER CBC # Radio-Canada www.radio-canada/guignolee LE DEVOIR.LE MERCREDI 8 DÉCEMBRE 1 t) t) I) A 3 -* LE DEVOIR ?-—-— ACTUALITES Josée Blanchette
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