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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1999-12-03, Collections de BAnQ.

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?F 0 N E K X * -wv h DEVOIR V (i i.,\ ( X 2 i (> L K V K X I) I! K I) I I) K ( K M H H K I 9 !» !» LES ACTUALITES SÉCESSION: CHRÉTIEN LAISSE COURIR LES RUMEURS SUR L’IMMINENCE D’UNE LOI PAGE A 3 T a x K s I $ T o i; u_\ i u I $¦ l m~ ~'*r UNE GREVE POUR NOËL À RADIO-CANADA?PAGE B 8 L’OPIUM: MUSE NOIRE, POISON PERNICIEUX PAGE B 1 AJ Fr auçois Cardina 1 PERSPECTIVES Think big Le scepticisme est à la taille du projet.Et quoi que les promoteurs fassent pour dissiper cette incrédulité ambiante, il semble qu’elle constitue un plus gros obstacle que le financement même de ce gigantesque parc d’attractions de plus de un milliard de dollars.Pourtant, toutes les tendances mènent au Technodôme.ette semaine, les richissimes Reichmann de Toronto et la Société générale de financement ont tenu à «faire le point» sur la progression de leur mégaprojet.qui semble faire du surplace.Tout ce qui est ressorti de cette «mise à jour», c’est qu’il n’y a au fond rien de nouveau sous le soleil.Aucun nom de partenaire ou de commanditaire n’a été dévoilé et le projet demeure en l’état.Des superproductions musicales, cinématographiques, aquatiques et autres, offertes en direct ou sous forme holographique (sic).Des sports très à la mode comme le rafting, la plongée sous-marine, la planche à neige ou l’escalade.Des quartiers d’inspiration parisienne ou new-yorkaise.Le tout sous un même toit couvrant une superficie d’une trentaine de terrains de football à l’ouest du Vieux-Port.Li réaction suscitée par le dévoilement d’un tel projet?De l’incrédulité.Montréal n’est pas Orlando ou Las Vegas, peut-on entendre ici et là.Pourtant, ce projet s’inscrit bel et bien dans les tendances urbaines, sociologiques et touristiques.»Think big», scandent les Elvis Gratton de ce monde.Au Québec, les projets d’envergure ne font plus sourciller personne: agrandissement du Palais des congrès, aménagement de condos de luxe dans les anciens entrepôts frigorifiques, construction de la Grande Bibliothèque, déploiement du terrain de jeu d’Intrawest à Tremblant, refonte du Forum en gi-?gantesque centre de cinéma, etc.Et le Québec est loin d’etre une société distincte à cet égard.Ceci e§t d’autant plus vrai pour le domaine du divertissement.A travers l'Amérique, les méga-casinos, mégacomplexes cinématographiques, méga-restaurants à thème de type Planet Hollywood et méga-arcades de réalité virtuelle poussent comme des champignons.La table semble être mise pour ces adultes qui souhaitent de plus en plus se gâter comme de véritables enfants.On leur en met donc plein la vue en mélangeant les ingrédients: divertissement, aventure, bouffe, consommation, éducation et culture, dans le même grand bol mercantile.Au sortir du four, tout ceci donne des mets hybrides que les Américains nomment shopertainment, eatertainment, edutainment.Ce nouveau «brouillage» — très postmoderne d'ailleurs — vient combler un besoin de plus en plus criant chez la classe moyenne, qui recherche précisément des expériences intenses, chatouillant tous les sens à la fois.Si, en plus, ces activités promettent une portion de haut risque — sans les risques inhérents à de telles pratiques —, le citoyen est aux anges.L'aventure avec un grand A.les sports extrêmes aseptisés au possible, dans une atmosphère des plus contrôlées s'il vous plait.L’exotisme sous verre, quoi! Il n'est donc pas surprenant que les Club Med quittent graduellement les plages pour le macadam.De leur côté, les maires se frottent les mains en espérant que ces gigantesques projets viennent sauver leurs métropoles en déroute.«Cities are)un», titrait déjà le magazine Time en août 1981.Le divertissement comme planche de salut des grandes villes nord-américaines, donc.Et la tendance se maintient.Fait intéressant: l’article faisait grand état de la renaissance de la ville de Baltimore par ses grands projets de divertissement, mais également par l’entremise de son port, soudain devenu le nombril de la ville.Idem pour Boston et Cleveland.11 semble que la voie maritime comble ce besoin d'ouverture vers la nature et l'écotourisme que recherchent les citoyens (post) modernes.C.Q.F.D.Le Technodôme sera une grande réussite.Tous les ingrédients qui ont fait leur preuve sont réunis.Bientôt, six millions de personnes par année gonfleront le portefeuille des promoteurs et commanditaires.«Absolument pas», prévient John Hannigan, professeur de sociologie à l'université de Toronto et auteur de Fantasy City: Pleasure and Profit in the Postmodern Metropolis.Tout porte à croire, au contraire, que le Techno-dôme deviendra rapidement un gros éléphant blanc.Ce n’est pas un hasard si Albert Reichmann traîne ce dossier dans sa mallette depuis plus de dix ans, tentant sa chance à Niagara Falls, Kitchener et Toronto, en vain.Le principal problème du futur centre de divertissement de Montréal provient du trop petit espace consacré aux magasins et à la vente au détail.I.e seul autre Technodôme: la naissance d’un éléphant blanc VOIR PAGE A 10: BIG fôfi M E Montréal Nuageux.Pluie en fin de journée.K O Québec Ciel variable.Max:-1 Min:-(> Max: 1 Min: I Détails, page B (i [ N 1) E X Annonces A4 le monde .B 7 Bourse A 7 les sports., .B (i Avis publies .B fi Montréal .A 5 Culture It,S Mots croisés .A 4 Economie Ati Politique .A 4 Editorial A 8 Télévision .B.S WWW .ledevoir.com Pour la postérité m, Québec veut briser les monopoles en forêt Les nouveaux exploitants pourraient vendre leur bois aux enchères 1,0 H I S-G I l.l.ES F R A N C (EU R LE DEVOIR A uébec s’apprête à faire une brèche W dans le monopole des industriels delà forêt, papetières et scieries, en accordant pour la première fois le droit à de petites sociétés privées, regroupant des bûcherons blancs ou autochtones, d’obtenir des droits de coupe dans les forêts publiques.Au lieu de travailler comme sous-traitants des grandes sociétés dites de transformation, les membres et actionnaires de ces coopératives, sociétés commerciales ou organismes autochtones pourront vendre le bois récolté lors d’enchères publiques, et les sociétés de transformation, papetières et scieries, devront l'acheter en priorité, tout comme la loi leur impose d'acheter en priorité les copeaux et le bois des forêts privées.Ces deux mesures novatrices, qui font suite aux vœux des coopérants forestiers.des métayers des forêts modèles et de plusieurs autres groupes organisés de bûcherons œuvrant surtout en forêt privée, apparaissent dans le document d’orientation sur 1m mise à jour du régime forestier, un document classé «confidentiel» au ministère des Ressources naturelles et dont Le Devoir a obtenu une version préliminaire datée du 25 octobre dernier.Les régimes forestiers qui se sont succédé au Québec depuis le début des années 70 ont constamment réduit les monopoles et privilèges des grands exploitants forestiers.L'abolition des «concessions» dans les années 70 avait mis fin à un véritable monopole sur l’accès aux forêts et sur la récolte des arbres, dont profitaient les papetières depuis des générations.VOIR l’AGl A 10: FORÊT AIT Le leader du Sinn Féin, Gerry Adams, a joué les photographes hier au château de Stormont où, pour la première fois en Irlande du Nord, entrait en fonction un gouvernement réunissant protestants et catholiques.L’événement méritait en effet d’être immortalisé.La paix en Irlande franchit une étape capitale LIRA nomme son représentant au désarmement Des sanctions commerciales pour faire respecter les normes du travail?Clinton se met à dos les pays en développement D'APRES AFP, REUTERS ET LIBÉRATION Belfast — LIRA a signé hier soir un engagement concret en faveur du processus de réconciliation en Irlande du Nord en annonçant la nomination d'un représentant chargé de négocier son désarmement, quelques heures après l’entrée en fonction d’un gouvernement autonome réunissant pour la première fois catholiques et protestants.Dans un communiqué diffusé à Dublin et à Belfast, l’Armée républicaine irlandaise (IRA) a annoncé la nomination d'un émissaire auprès de la commission internationale dirigée par le général canadien John de Chastelain et chargée de superviser la neutralisation des arsenaux paramilitaires nord-irlandais.«Nous honorerons notre promesse», assure le communiqué signé P.O'Neill, le nom de code permettant l’authentification des messages de TIRA Comme beaucoup s’y attendaient, le texte ne va pas jusqu’à dévoiler le nom de l'intermediaire qui, selon la presse locale, pourrait être Pa-draic Wilson, un ancien «commandant» des détenus de LIRA à la prison du Maze, près de Belfast, âgé de 42 ans et considéré comme relativement «modéré».Le même jour, après des siècles de violence sur l’ile divisée, la République d’Irlande a officiellement renoncé à ses prétentions territoriales sur l’Ulster britannique abandonné en 1921, en amendant sa Constitution.VOIR PAGE A 10: IRLANDE ¦ Lire aussi l’éditorial de Serge Truffaut en page A 8: L’Irlande contre la fatalité ¦ Autres informations en page B 7 M A N O N C O R N E L L 1 E R ENVOYÉE SPÉCIALE DU DEVOIR À SEATTLE Le président américain Bill Clinton a inquiété plusieurs pays en développement, membres de l’Organisation mondiale du commerce, en se disant en faveur de sanctions commerciales pour faire respecter des normes minimales du travail.Sa declaration, faite à un journal de Seattle, a forcé les ministres présents à la conférence de Seattle à réparer les dégâts.«Le président Clinton a inévitablement fait très peur à plusieurs pays en développement qui trouvent que c'est une façon détournée de faire du protectionnisme.[.] Je ne crois pas que c'était calculé, mais nous avons dû contrôler les dommages», a déclaré le ministre canadien du Commerce international, Pierre Pettigrew, lors d'un point de presse.M.Clinton a soutenu que «ce que ïc SEATTLE WTO OMC 99 nous devons faire, après tout, consiste à adopter une position américaine en faveur d'un groupe de travail sur le travail au sein de l'OMC Ce groupe devrait ensuite développer un noyau de nonnes du travail pour quelles soient ensuite partie intégrante de tout accord commercial, intimement, je serais en faveur d’un système qui permettrait l’imposition de sanctions en cas de viol de toute disposition d’un accord commercial».Le commissaire européen au commerce, Pascal Lamy, a vite fait comprendre que l’Union européenne n’appuyait pas la position du président Clinton sur l'imposition de sanctions.«Aucune sanction ne figure à notre ordre du jour», a-t-il dit en conférence de presse.Le Canada et l'Europe préconisent, à quelques nuances près, la même chose, c’est-à-dire un mécanisme conjoint entre l’OMC et l’OIT.VOIR PAGE A 10: CLINTON Les OGM, de A à Z Le débat sur les OGM ne fait que commencer.L enjeu: le droit de savoir Comme la plupart des Canadiens des villes, Ingeborg Boyens avait une vision romantique de la campagne et des fermes.Son arrivée à l’émission Country Canada — le pendant CBC de La Semaine verte— lui a fait perdre ses illusions: une révolution secoue le monde agricole avec l’utilisation des organismes génétiquement modifiés.Dans son livre sur les OGM, Mine Boyens a judicieusement compilé sept ans de recherches dans ce domaine.À mettre entre toutes les mains.JUDITH LACHAPELLE LE DEVOIR Faut-il avoir peur de la biotechnologie?D’après la journaliste Ingeborg Boyens, il faut surtout avoir peur de ce qu’on en fait.Pendant que l'Europe, le Japon, l’Australie, la Nouvelle-Zélande et la Corée ont minimalement réclamé l’étiquetage des produits contenant des organismes génétiquement modifiés (OGM), les Canadiens et les Américains en bouffent sans trop se poser de questions.Pourtant, l'histoire récente de la biotechnologie invite à la prudence.Si des scientifiques affirment que rien ne prou- ve que les OGM soient toxiques à long terme, les activistes rétorquent que rien, au contraire, ne garantit leur innocuité.La version française du livre de la journaliste Ingeborg Boyens, Les OGM - Continent la science de l'industrie biotechnologique altère secrètement nos aliments, vient tout juste d’arriver chez le libraire du coin.Publié aux Editions Berger, les 268 pages bien tassées du livre retracent l’histoire de la biotechnologie, surtout en Amérique.Tout y passe: les tomates Flavr Savr, censées goûter l’été toute l’année, la saga du lait produit avec l'hormone de croissance bovine, les VOIR PAGE A 10: OGM Une offre « insultante » Les omnipraticiens attendent de Québec des propositions plus généreuses, sinon.LIA LÉVESQUE PRESSE CANADIENNE La Fédération des omnipraticiens rejette en bloc la dernière offre «insultante» du gouvernement et recommandera à ses instances de prendre certaines actions pour l'inciter à déposer une offre plus généreuse.En conférence de presse hier à Montréal, le président de la fédération, le D' Re-nald Dutil, a refusé d’être plus précis quant à la teneur de ces actions qui seront suggérées.Il a cependant assuré qu'il était «prématuré de parler de grève ou de journées d'études» de la part des omnipraticiens.Le Bureau de la Fédération des omnipraticiens recommandera au conseil général, VOIR PAGE A 10: INSULTANTE CLICHÉ RÉPÉTÉ À ÉCLAIRAGE DIFFERENI EN RAISON DU IEXTE IMPRIME SUR FOND GRIS OU DE COULEUR 778313000689 A 2 E I) E V 0 I R .1.K V E N I) R E I) I :$ |) É C E M R R E I !) !) !) LES ACTUALITES La réforme forestière envisagée par Québec Une «fuite en avant», dit la Coalition sur les forêts vierges nordiques LOUIS-GILLES FRANCŒUR LE DEVOIR La réforme forestière envisagée par Québec, dont Le Devoir dévoilait hier les premières grandes lignes, pourrait constituer une «fuite en avant» dangereuse pour la foresterie et ses exploitants, estime la Coalition sur les forêts vierges nordiques.Réagissant hier au projet de Québec d’augmenter la productivité forestière de 22 %, ou dix millions de mètres cubes de bois, par année d’ici 60 ans par des aménagements intensifs, le porte-parole de la coalition, Pierre Dubois, un ingénieur forestier, déclare que plusieurs spécialistes du milieu pensent «qu’il sera très difficile, sinon illusoire, d’atteindre un rendement dit accru alors qu’on n’a pas été capables d'atteindre ce qu'on appelait jusqu'ici un rendement soutenu».Mais le pire danger de cette proposition, ajoute-t-il, c’est qu’en augmentant par ces plans et projets la «possibilité forestière» de la province dans 60 ans, le gouvernement autorisera maintenant de nouvelles coupes sur la foi de rendements si élevés qu’on peut sérieusement remettre en question leur réalisme.Pierre Dubois est cependant optimiste à certains points de vue devant les orientations gouvernementales dévoilées par Le Devoir.«Au moins, dit-il, Québec reconnaît qu'il alimente son modèle prévisionnel informatisé avec des données peu fiables et admet enfin que la possibilité forestière des forêts actuelles est pratiquement toute utilisée.C’est un début parce que, pour une fois, le gouvernement admet qu'on n’a pas le meilleur système au monde, qu’il peut faire des erreurs et qu’on peut l’améliorer à l’occasion d’un débat ouvert».Pierre Dubois craint par ailleurs que les orientations de Québec ne débouchent sur une artificialisation accrue de la forêt québécoise, qui irait en sens contraire des objectifs de po- «Pour une fois, le gouvernement admet qu’on n’a pas le meilleur système au monde» lyvalence et de protection de la biodiversité, que Québec annonce comme des objectifs fondamentaux de sa révision du régime forestier.Certes, dit-il, l’augmentation de 22 % de la productivité forestière ne sera pas obtenue uniquement par des plantations en forme de monoculture.Québec pense en effet à recourir à des techniques plus légères comme le «regarni de régénération», une manière d’appuyer par une plantation légère la repousse naturelle mais faible d’une essence recherchée.Le document gouvernemental mentionne aussi la plantation conventionnelle et celle d’essences rapides (certains parlent tout bas d’essences transgéniques.), mais il retient aussi une quatrième méthode, soit l’éclaircie commerciale.Mais cette technique, ajoute Pierre Dubois, peut elle aussi devenir un moyen d’appauvrir un écosystème forestier si elle sert à sélectionner, par exemple, uniquement des résineux par l’élimination de leurs concurrents.Pour le porte-parole de la vaste coalition sociale, syndicale et environnementale sur les forêts boréales, «Québec doit décréter maintenant un moratoire sur l’octroi de nouveaux Contrats d’approvisionnement et d'aménagement forestiers (CAAF) pendant que toute la foresterie québécoise fera le point dans ce dossier au cours des prochaines années.Sinon, dit-il, c'est comme si on décidait d’enfoncer davantage le pied sur l’accélérateur avant de savoir si l’auto s’en va dans la bonne direction».Un temps d’arrêt, dit-il, est d’autant plus impérieux «qu'ily a présentement pénurie de main-d’œuvre en forêt en raison des mauvaises conditions de travail instituées par le régime de sous-traitance».Un débat public pourrait annoncer, conclut-il, des jours meilleurs pour la forêt s’il permettait de savoir avec plus de précision s’il y aura du monde pour réaliser la foresterie planifiée par ordinateur, conclut Pierre Dubois.Québec Régie des alcools, des courses et des jeux AVIS DE DEMANDES RELATIVES À UN PERMIS OU À UNE LICENCE Toute personne, société ou association au sens du Code civil peut, dans les trente jours de la publication du présent avis, s'opposer à une demande relative au permis ou à la licence ci-après mentionné, en transmettant à la Régie des alcools, des courses et des jeux un écrit assermenté qui fait état de ses motifs ou intervenir en faveur de la demande, s’il y a eu opposition, dans les quarante-cinq jours de la publication du présent avis.Cette opposition ou intervention doit être accompagnée d’une preuve attestant de son envoi au demandeur ou à son procureur, par courrier recommandé ou certifié ou par signification à personne, et être adressée à la Régie des alcools, des courses et des jeux, Service des greffes, 1, rue Notre-Dame Est, 9* étage, Montréal (Québec) H2Y 1B6 Nom et Nature de Endroit adresse la demande d'exploitation du requérant 9083-0233 1 Restaurant Quebec inc pour vendre EL COYOTE 1 Bar 1202, rue Bishop (suite â Montreal (Quebec) cession) H3G 2E3 Dossier: 217-315 9076-4986 Québec inc BAR PLATINUM 1220.rue Crescent Montréal (Quebec) H3G 2A9 Dossier: 227-355 3559939 Canada inc RESTAURANT MIKES 615.bout Curé Labelle Laval (Québec) H7V 2T8 Dossier 229-203 2759462 Canada Addition me d’autorisation PEEL PUB de spectacles 1107.Ste-Cathenne sans nudité Ouest dans 1 Bar Montréal (Québec) existant H3B 1H8 Dossier 275-628 Permis additionnels 2 Bars dont 1 sur terrasse, changement de capacité et addition d autorisation de danse dans bar avec spectacles sans nudité existant 1 Restaurant pour vendre 1202.rue Bishop Montréal (Québec) H3G 2E3 1220, rue Crescent Montréal (Quebec) H3G 2A9 615.boul Curé Labelle Laval (Québec) H7V 2T8 1107, Ste- Cathenne Ouest Montréal (Québec) H3B 1H8 mg Eang LEVÉE DU SOLEIL RESTO BAR KARAOKE 27 et 35.rue Liege Est Montréal (Québec) H2P 1H8 Dossier 307-892 9075-3658 Québec inc.BRASSERIE PLACE SAUVÉ 350.boul Arthur Sauvé Samt-Eustache (Québec) J7R4L1 Dossier 321-596 Bar le buddys me BAR LE BUDDYS 1003, rue Ste-Catherine Est Montréal (Québec) H2L2G4 Dossier 804-146 1 Bar avec spectacles sans nudité (suite â cession) 27 et 35.rue Liège Est Montréal (Québec) H2P 1H8 Permis additionnel 1 Bar Changement de catégorie de Brasserie avec danse et spectacles a Bar avec danse et spectacles sans nudité 1 Bar avec danse et spectacles sans nudité 350.boul Arthur Sauvé Samt- Eustache (Québec) J7R 4L1 1003.rue Ste- Cathenne Est Montréal (Québec) H2L 2G4 Auberges & Hôtels prestige inc.LE PRESTIGE/ AUBERGE CHOMEDEY INN 590 et 602.boul Labelle Laval (Québec) H7V 2T6 Dossier 884-643 1 Bar avec danse et spectacle sans nudité.Bar avec service aux chambres 1 Bar sur terrasse (suite a cession) 590 et 602 boul Labelle Laval (Québec) H7V 2T6 1609247 Canada Changement 1702.boul inc de categorie de des î RESTAURANT 1 Restaurant Laurentides LOEUFRIER pour vendre à Laval ^ 1702.boul des 1 Restaurant (Quebec) j Laurentides Laval (Quebec) H7M 2P4 Dossier 973-743 pour servir H7M 2P4 jj 3552322 Canada 1 Restaurant 1695.rue inc.pour vendre Mont-Royal RESTAURANT Est MIKES Montreal 1695.rue (Quebec) Mont-Royal Est Montréal (Quebec) J2J 1Z6 k J2J 1Z6 Dossier: 1000-744 3653099 Canada 2 Bars dont 1 86.Place inc sur te rasse Brien LA CAGE AUX 1 Restaurant Repentigny SPORTS pour vendre (Quebec) 86.Place Brien J6A 5K7 Repentigny (Quebec) J6A 5K7 Dossier 1088-350 3416691 Canada 1 Restaurant 756.rue inc.pour vendre Bern HOTEL DU avec service Montreal VIEUX-PORT aux chambres (Quebec) 756.rue Bern Montréal (Québec) H2Y 3E6 Dossier 1167-899 H2Y 3E6 9015-7165 1 Restaurant 408.rue Québec inc pour vendre Mont-Royal PIZZA MADONNA Est MONT-ROYAL Montreal 408.rue (Québec) Mont-Royal Est Montréal (Quebec) H2J 1W1 H2J 1W1 Dossier 1388-024 9079-7556 1 Bar avec 7216.boul Quebec inc danse et Newman VISIONS spectacles Lasalle 7216.boul sans nudité (Quebec) Newman (suite a H8N 1X2 Lasalle (Québec) H8N 1X2 cession) Dossier 1593-250 3652840 Canada 1 Restaurant 5730.Upper inc pour vendre Lachme.RESTAURANT Local 101 OCCHIOLINO 5730, Upper Lachme.Local 101 Montreal (Québec) H4A 2B2 Montreal (Québec) H4A 2B2 Dossier 1676-188 Jus tropical ram 1 Restaurant 3858.boul forest inc pour vendre Notre-Dame RESTAURANT Laval JUS TROPICAL (Quebec) RAIN FOREST 3858, boul Notre-Dame Laval (Québec) H7V 1R9 Dossier 1676-329 H7V 1R9 Johanne Tellier.2 Restaurants 144, rue Aime Maziller et Muriel Fontalirant CRÊPERIE pour vendre St-Jean La Prairie (Québec) KER JOHALIE 144, rue St-Jean La Prairie (Québec) J5R 2J8 Dossier: 1676-410 J5R 2J8 Canacermex me Permis 15300.rue A/s Me Pierre d entrepôt Sherbrooke Gattuso (bière) pour Est Mc Master les fins de Montréal Gervais l'agent (Quebec) u 1000.rue de la Gauchebére Ouest.Bureau 900 Montréal (Québec) H3B 5H4 H1A 3S1 Molson Canada Permis 15300.rue A/s Me Michel d'entrepôt Sherbrooke Laplante (bière) Est McCarthy Tôtrault Montréal Le Windsor (Québec) 1170, rue Peel H1A 3S1 Montréal (Québec) H3B4S8 Hemeken Canada Permis 15300.rue inc d entrepôt Sherbrooke A/s Me Pierre (bière) pour Est Gattuso les fins de Montréal McMaster lagent (Québec) Gervais 1000.rue de la Gauche hère Ouest.Bureau 900 Montréal (Québec) H3B 5H4 H1A 3S1 3206921 Canada Permis 6321.inc additionnel autoroute CAGE AUX 1 Bar avec Transcana- SPORTS projection de dienne (POINTE-CLAIRE) films Local 149 6321 autoroute (Demande Pointe- Transcanadienne corrigée) Claire Local 149 Pomte-Claire (Québec) : H9R 5A5 (Québec) H9R 5A5 Dossier 520-015 Affaires autochtones Un chef innu fait l’éloge de son partenariat avec Hydro-Québec René Simon qualifie de «moment historique» l’entente sur la construction d’une centrale hydroélectrique LE DEVOIR ET LA PRESSE CANADIENNE Le chef innu de Betsiamites, René Simon, est très satisfait de l’entente de partenariat qu’il a signée en juin dernier avec Hydro-Québec pour la construction d’une centrale hydroélectrique sur la rivière Toulnustouc, sur la Côte-Nord.Pour le chef Simon, il s’agit non seulement d’un «moment historique» mais «de la plus évidente et représentative réussite du développement moderne de la société québécoise des dernières années».Chef du conseil de bande de la communauté des 3200 Innus-Monta-gnais de Betsiamites, René Simon s’est exprimé ainsi devant des membres de l’Association de l’industrie électrique du Québec, hier à Montréal.D s’est présenté à eux comme un autochtone pragmatique, désireux d’épargner à son auditoire «la partie plus pleurnicharde de notre discours autochtone».L’accord intervenu en juin dernier avec Hydro-Québec porte sur les projets de dérivation des rivières Port-neuf, Sault-aux-Cochons et Manouane et la construction d’une centrale hydroélectrique sur la rivière Toulnustouc.Le coût total du projet de parte- nariat s’élève à 82 millions, dont 14,5 millions proviennent de la réserve de Betsiamites.M.Simon dit que cet accord fait des Innus «de véritables partenaires financiers et non des assistés économiques».Les Innus de Betsiamites sont assurés de décrocher 12,5 % des emplois requis par les divers travaux.Il est également prévu que des entreprises innues de Betsiamites auront droit à 10 % de la valeur totale des contrats octroyés dans le cadre des études et de la construction des projets, ce qui pourrait représenter quçlque 35 millions.A ce propos, le conseil de bande cherche à constituer un consortium d’entreprises, autochtones et québécoises, des Escoumins et de Pointe-Bleue, notamment.En outre, en guise de compensation pour les dommages causés par la construction d’infrastructures devant servir à la production d’électricité, il est prévu qu’Hy-dro-Québec versera 9,6 millions dans un fonds communautaire, 11 millions dans un fonds de travaux correcteurs et 1,8 million dans un fonds consacré aux activités traditionnelles.Hydro-Québec discute en ce moment d’un autre projet important, Churchill Falls, avec les Innus de Ma- mit Innuat et de Mamuitun.Le projet conjoint avec Terre-Neuve, de 10 milliards, comporte la dérivation d’une autre rivière de la Côte-Nord pour permettre la construction d’une nouvelle centrale hydroélectrique au Labrador.A Betsiamites, les membres de la communauté ont entériné l’entente, par référendum, dans une proportion de 79,5 %.M.Simon estime que ce fort pourcentage n’est vraiment pas le fruit du hasard.Immunisés contre la définformation Les membres du conseil de bande ont fait leurs débats entre eux et ont donc pu montrer un front uni à leur population, a-t-il signalé.Des séances d’information par petits groupes ont été tenues.Ces façons de faire ont fait en sorte que «tes membres de la bande de Betsiamites étaient immunisés contre la désinfonnation toujours présente dans de tels débats chez les autochtones et ailleurs», a soutenu le chef Simon.Outre la baisse prévisible du chômage dans sa communauté, M.Simon espère que le développement social et économique occasionné par le projet hydroélectrique fera diminuer la consommation de drogues et de boissons alcooliques et permettra de se doter d’infrastructures telles qu’un aréna et une salle communautaire.Les premières retombées économiques commenceront en avril 2000, peu après l’approbation gouverne-menthe des travaux prévus à la rivière Portneuf.D'autres suivront à l’automne, quand tomberont les autorisations pour les travaux à la rivière Sault-aux-Cochons, en 2001 pour ceux à la Manouane et, finalement, en 2002 et 2003 pour ceux à la centrale.L’entente récente laisse cependant subsister tout entier le litige existant entre le conseil de bande de Betsiamites et Hydro-Québec relativement à la construction antérieure de barrages.«La poursuite de 500 millions demeure pour les 11 barrages hydroélectriques pour lesquels aucune compensation n'a jamais été versée», a rappelé le chef Simon à l’issue de son allocution.Quoi qu’il en soit, le chef Simon semble bien content de la tournure récente des événements.«Le discours traditionnel qui parle de nos terres, nos territoires, nos traditions, nos droits, nos titres, ça donne quoi quand 52 % de notre population est composée des jeunes ayant entre 15 et 25 ans?», a-t-il demandé.Sommet du Québec et de la jeunesse Une longue liste de propositions Le décrochage zéro au secondaire en fait partie ROBERT DUTRISAC DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC Le décrochage zéro au secondaire fait partie des objectifs que s’est fixés le Sommet du Québec et de la jeunesse tout comme l’insertion en emploi de 50 000 jeunes sqns expérience.La liste des propositions est longue et l’Etat est appelé à contribution, surtout en éducation où un réinvestissement massif est réclamé.Après trois mois de consultation où ils ont rencontré 6000 personnes, dont 4000 jeunes, les quatre chantiers du Sommet du Québec et de la jeunesse, ont jeté les bases, hier, des échanges qui auront lieu lors de l’événement du 22 au 24 février à Québec.«On reçoit toute une commande», a reconnu le ministre d’Etat à l’Éducation et à la Jeunesse, François Legault.Les conclusions du Sommet, a-t-il dit, pourraient amener le gouvernement à faire des choix budgétaires.La coprésidente du chantier «Parfaire le savoir et la formation», Hélène Gagnon, une avocate chez Martineau Walker, aux côtés de l’autre coprésidente, la rectrice de l’UQAM, Paule Leduc, a fait valoir qu’il fallait «remettre l’éducation au cœur de notre projet de société».Pour ce faire, Mme Gagnon a fait valoir qu’il fallait s’attaquer au problème du décrochage chez les jeunes et leur manque de qualifications à leur entrée sur le marché du travail.Au secondaire, près de 34 % des étudiants partent sans diplôme.Le ministère de l'Éducation s’est fixé comme objectif de ramener ce pourcentage à 20 %.Or même si le gouvernement atteignait son objectif, ce 20 % de décro-cheurs va coûter très cher socialement, a fait valoir Gé-rald Larose, coprésident du chantier «Promouvoir une société équitable».L’objectif, c’est la qualification de 100 % des jeunes, le décrochage zéro.On voudrait que chaque établissement scolaire élabore un plan de réussite avec le milieu et assure un suivi de tous les jeunes qui quittent l’école avant 18 ans sans diplôme.On appelle à la rescousse des services d’orientation personnalisés, un plus grand accès à la formation professionnelle et la diversification des approches pédagogiques.On veut contrer l’analphabétisme chez les jeunes et on réclame un réinvestissement dans la recherche universitaire et la formation scientifique.Le coprésident du chantier «Relever les défis de l’emploi», Raymond Bachand, a indiqué qu’un des problèmes des jeunes sur le marché du travail, c’est leur manque d’expérience.On souhaite que les entreprises et les associations comme les Chambres de commerce, dans chacune des régions du Québec, se mobilisent pour offrir davantage d’emplois aux jeunes.On entend créer 20 000 nouveaux emplois d’été, soit 12 % de plus qu’à l’heure actuelle, 5000 emplois pour les jeunes diplômés sans expérience et 25 000 emplois pour les jeunes en difficulté.Pour faire face au phénomène grandissant des emplois précaires, on suggère d'adapter les lois du travail à cette nouvelle réalité.Coprésidé par Marie-Claude Sarrazin, étudiante et secrétaire du Comité jeune de la Fédération des femmes du Québec, le chantier «Promouvoir une société équitable» préconise l’adoption d’une loi sur l’équité en emploi.On propose de doubler les sommes allouées aux groupes communautaires qui reçoivent à l’heure actuelle près de 400 millions par année et de créer un poste d’«agent de milieu» dans chaque école pour arrimer les jeunes dans la conununauté.On réclame aussi un assouplissement de l’entente Canada-Québec sur la formation et l’emploi qui bénéficie surtout aux prestataires d’assurance-emploi, une mesure à laquelle les jeunes ont de moins en moins accès, Enfin, le chantier «Élargir notre ouverture sur le monde» n’a guère fait de propositions concrètes en dehors peut-être de la multiplication des stages et des échanges «à l’intérieur comme à l’extérieur du Québec».lotc _ _______ Tirage du 99-12-01 6 9 12 21 27 32 Numéro complémentaire: 10 GAGNANTS LOTS 6/6 0 5 000 000,00$ 5/6+ 14 42 071,20$ 5/6 570 826,60$ 4/6 24 166 37,30$ 3/6 376 024 10,00$ Ventes totales: 17 081 976$ Prochain gros lot (approx.) 10 000 000$ PfflDar Tirage du 99-12-01 5 11 13 22 26 35 I Numéro complémentaire: 3 GAGNANTS LOTS 6/6 0 1 000 000,00 $ 5/6+ 1 50 000,00$ 5/6 28 500,00$ 4/6 1 484 50,00$ 3/6 25 491 5,00$ J Ventes totales: 585 404,00$ Egtra Tirage du 99-12-01 NUMÉROS LOTS 876303 100 000$ 76303 1 000$ 6303 250$ 303 50$ 03 10$ 3 2$ Les modalités d'encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets.En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle, cette dernière a priorité.Recours collectif contre le Centre d’hébergement Saint-Charles Borromée «Une guerre à finir», réplique le directeur MYLENE MOI SAN LE DEVOIR Léon Lafleur, directeur général du Centre d’hébergement et de soins de longue durée Saint-Charles-Borromée, a réagi très vivement au jugement de la Cour supérieure permettant à l’organisme Handicap-Vie-Dignité d’intenter un recours collectif au nom de quelques centaines de patients qui auraient reçu de mauvais traitements entre 1993 et 1997.«Handicap-Vie nous met la mitraillette sur la tempe.C’est une guerre à finir, a-t-il lancé.Je n’étais pas là, je ne peux pas juger de mes prédécesseurs.Il n’y a pas eu d’abus faits de façon consciente.Pas à ma connaissance.» Dans son jugement rendu mercredi, le juge John Bishop a accepté les documents produits par l’organisme, dont six rapports, déposés entre 1993 et ,1995, qui font tous état de lacunes.A l’époque, le Conseil canadien d’agrément des établissements avait émis 104 recommandations et les inspecteurs du ministère de la Santé et des Services sociaux en étaient venus à la conclusion que «des malaises importants» existent dans l’organisation et la prestation des soins.I.e juge a établi que «ces rapports sont préparés par des enquêteurs désintéressés, et leurs recommandations et conclusions sont souvent identiques et similaires».Fort de ce jugement, l’organisme promet de mener une guerre de faits contre la direction qui, selon lui, refuse toujours de les admettre.«Nous, on fonctionne à partir de faits, de rapports de qualité, de documents tangibles.Si on ne peut rien prouver depuis 1997, c’est que nous sommes incapables d’obtenir les documents.Depuis que M.Lafleur dirige le centre, il n’y a même plus de rapports de qualité, on ne sait plus ce qui se passe là.On ne peut que constater sans pouvoir fournir de preuves tangibles», déplore Hélène Rumak, du groupe Handicap-Vie-Dignité.M.Lafleur reconnaît que certains problèmes administratifs ont bel et bien eu lieu à Saint-Charles-Borro-mée entre 1993 et 1995, mais il nie catégoriquement les faits rapportés par l’organisme.«Il est possible que nous ne soyons pas toujours capables de répondre à 100 % des besoins, mais le personnel fait son possible Pour que les patients soient le mieux traités.Le scénario de Handicap-Vie est totalement farfelu.» Handicap-Vie-Dignité travaille actuellement à «chiffrer» les mauvais traitements imposés à Saint-Charles-Borroinée.Après quoi, le recours collectif sera officiellement intenté.E N BREF Disparition de Julie Surprenant: suspects recherchés (PC) — Les policiers sont maintenant à la recherche de deux témoins importants relativement à la disparition de Julie Surprenant, cette adolescente de Terrebonne qui demeure introuvable depuis le 16 novembre.D’une part, un homme aurait été dans l’abribus où l’adolescente est descendue et où elle a été vue pour la dernière fois.Il portait une casquette blanche et un manteau court noir avec le sigle blanc de la firme Nike.L’autre individu a été vu derrière l’abribus.Son portrait-robot ne montre toutefois que le haut du visage, le bas étant caché par une cagoule ou un col haut.Cet individu porte une casquette de baseball rouge, affichant possiblement le sigle des Yankees de New York.Quelques minutes plus tard, une jeune fille à la chevelure frisée s’apparentant à celle : de Julie Surprenant aurait été aperçue discutant avec deux individus à bord d’une voiture intermédiaire de couleur blanche.Elle serait montée à bord du véhicule, qui aurait pris la direction de Montréal.D’autres accusations contre Gerald Regan Halifax (PC) — L’ex-premier ministre de Nouvelle-Écosse, Gerald Regan, devra répondre à huit chefs d’accusation d’attentats à la pudeur, relativement à des gestes qui auraient été commis durant les années 60.M.Regan s’est présenté en cour hier et a affirmé qu’il clamerait son innocence jusqu’à son dernier souffle.En décembre de l’an dernier, un jury avait acquitté M.Regan, aujourd’hui âgé de plus de 70 ans, des huit accusations de viol et de tentatives de viol qui pesaient alors contre lui.«Dans certains cas, l’allégation repose sur un simple baiser, l’un datant de 31 ans, l’autre de 22 ans.Mon avocat a affir-mé qu’il n’y avait à son avis aucun cas au Canada d’un baiser ayant fait l'objet d’une poursuite 20 ou 30 ans plus tard», a-t-il expliqué, tentant de minimiser les faits qu’on lui reproche.«H ne s'agit pas d’accusation, ici, mais bien de persécution», a déclaré son avocat, Eddie Greenspan.Le plus haut tribunal de Nouvelle-Écosse a ( statué en septembre que neuf accusations d’agressions de nature sexuelle contre M.Regan, un ex-ministre fédéral libéral, pouvaient donner lieu à 1 des poursuites.Deux d’entre elles ont cependant été mises de côté, sans qu’on sache vraiment pourquoi.Ottawa fait-il fausse route ?Ottawa (PC) — Un avocat de la défense pense que la ministre fédérale de la Justice fait fausse route en rendant passibles d'un emprisonnement à vie les conducteurs en état d’ébriété qui causent la mort «Ce n’est pas en durcissant les sentences qu’on va régler le problème de l’alcool au volant, soutient l’avocat de la défense Denis Pommainville.Cest par l’éducation dans les écoles et par d'autres mesures comme l'interdiction des commerciaux sur la bière, par exemple, qu'on peut davantage sensibiliser les gens aux dangers de la conduite avec facultés affaiblies», ajoute l'avocat. Cyberscénario Ut Iditms LOGIQUES attendiez le grand ronîan de cette Un DE CUIR Constitution du Canada La version française n’est pas encore à l’affiche PIERRE O’NEILL LE DEVOIR La version française de la Constitution du Canada n’obtiendra peut-être jamais la reconnaissance officielle.Le Commissaire aux langues officielles tentera de savoir pourquoi.L’article 55 de la Loi constitutionnelle de 1982 enjoint au ministère fédéral de la Justice de rédiger la version française de ces textes et de la faire adopter «dans les meilleurs délais» par la Chambre des communes, le Sénat et les assemblées législatives des dix provinces.Dix-huit ans plus tard, les choses en sont au même point.Il n’y a rien qui bouge.Gilles Rhéaume s’en est inquiété et a confié ses angoisses au juge en chef de la Cour suprême.Par retour du courrier, il a reçu cette réponse du juge Antonio Lamer «Vous me trouvez surpris d'apprendre que la version officielle en langue française de la Constitution canadienne ne soit pas encore disponible.Je crois qu'elle l’est.Ce qui n’est pas disponible est la version française de la Constitution canadienne avant son rapatriement, puisqu’il s’agissait d’une loi du Parlement anglais.» Insatisfait, le vice-président du Mouvement souverainiste a décidé de pousser plus loin son investigation.Il a alors écrit à Dyane Adam, la nouvelle Commissaire aux langues officielles.La semaine dernière, Gilles Rhéaume recevait la réponse du Commissariat aux langues officielles, l'informant de la décision de faire enquête.«J'ai le plaisir de vous informer que la responsabilité de l’enquête au sujet de cette plainte a été confiée à monsieur Jean-Denis Dalphond.» fi est néanmoins permis de croire que la bonne foi de la Commissaire aux langues officielles n’y changera pas grand-chose.Le dossier est d’une complexité navrante et rien ne permet d'entrevoir la levée de l'impasse.Il faut d’abord savoir que seuls les textes constitutionnels de 1867 à 1982 sont ici mis en cause.Il faut en rédiger une version française pour adoption par la Chambre des communes, le Sénat et les provinces.L’exercice est d’autant plus périlleux qu’il requiert l’unanimité des provinces.D'ailleurs, Ottawa a déjà tenté d’amorcer le processus et a failli à la tâche.Avant les élections fédérales de 1997, Jean Chrétien avait proposé aux provinces d’entamer des pourparlers constitutionnels en vue d’adopter la version française officielle de la Constitution du Canada.Le Québec avait dit non haut et fort C’était demander au Québec de souscrire à une Constitution dont il ne reconnaît pas la légitimité.Mode pour hommes TOUT tmfr L’INUENTAIRE est en vente! 10 MILLIONS D’INVENTAIRE MAINTEMHT REDUIT DE sur le plus bas prix marque TOUS NOS MANTEAUX Réduction 0/ COLLECTION BLACK WOLF Souliers tout cuir faits en Italie.Rég.135$ à 250$ S» 960 Ste.Catherine Ouest, Montréal • Galeries ^ T d'Anjou • Promenades St.Bruno * Fairview Pte.Claire MasterCard^ • • Carrefour laval • Centre Rockland, V.Mont.Royal h • la Place Vertu, V.St.Laurent • Mail Champlain, L f ' TvcJ Brossard • 2056 Bleurv.Montréal E_Z^_J| la Place Vertu, V.St.Laurent • Mail Champlain, Brossard • 2056 Bleury, Montréal En signature LA CONJURATION DES BÂTARDS Francine Noël «Vous de siècle?Ne cherche/, plus : après sept ans de silence, la romancière à succès Francine Noël [.] lance une œuvre forte, magnifique, bouleversante (.] » Raymond Berlin, Voir Montre,d ¦ Quand j aborde les romans de Francine Noël j’ai les papilles qui salivent." Marie-France Bazzn Lemeac Éditeur et la librairie l’Écume des jours vous invitent à une rencontre avec la romancière FRANCINE NOEL Samedi 4 décembre 1999 I4h à 16 LEMÉAC LIBRAIRIE L’ÉCUME DES JOURS 12*.rue St-Viatçur.Montréal (Québec (514)278-4*23 LE DEVOIR ACTUAL TES s.as.Projet de loi referendaire ?Chrétien laisse libre cours aux spéculations LOktaUES Laissez-vous guider par un spécialiste de la scénarisation multimédia.CYBERSCÉNARIO 1^ scénarisation multimédia Luc Hétu ISBN 2-89381-668-1 - 176 p.24,95 $ Les Éditions LOGIQUES inc.En vente partout Distribution inclusive: Québec-Livres Jean Chrétien n’a pas démenti les rumeurs voulant que le dépôt d’un projet de loi définissant le cadre de la sécession du Québec soit imminent.Et c’est dans ce brouhaha constitutionnel que le parti réformiste a ajouté son grain de sel en relançant l’idée de la partition du Québec.HÉLÈNE BUZZ ETTI DE NOTRE BUREAU D’OTTAWA T ean Chrétien a donné du crédit aux rumeurs circulant à J Ottawa voulant qu’il dépose prochainement un projet ae loi encadrant le processus de sécession du Québec ad-venant un éventuel référendum.«L’intention du gouvernement est de soumettre un projet à la Clujmbre, et c'est la Gtambre des communes qui pariera; tous les députés auront l’occasion de se prononcer, a déclaré en Chambre hier après-midi le premier ministre.Mais encore une fois, jaimerais mieux ne pas être obligé de déposer un projet de loi ou une résolution parce que encore hier, Mario Dumont disait que M.Bouchard devrait accepter l’offre que j’ai avancée dimanche dernier disant: arrêtons de parier de référendum [.].» Le premier ministre n’a ainsi pas tenté de nier qu’un projet de loi sur les conditions devant être en place pour obliger le gouvernement fédéral à négocier la sécession du Québec serait en préparation, comme le rapporte la presse anglophone.Selon les informations recueillies par le National Post et le Toronto Star, le projet de loi pourrait être déposé dès la mi-décembre pour accélérer son adoption en début d’année.Le projet de loi mentionnerait explicitement que le gouvernement fédéral ne négocierait pas la sécession avec le Québec sans une majorité claire à une question claire.Selon les deux quotidiens, la loi ne spécifierait cependant pas le seuil acceptable de majorité ni ne formulerait la question.Tout au plus serait-il établi les critères de clarté que devrait utiliser le gouvernement pour juger de la question et de la majorité.Jean Chrétien, qui ne cesse de dire qu’il faudrait «beau-cottp plus» qu’une majorité de 50 % + une voix pour faire la sécession, répète depuis maintenant 10 jours qu’il entend établir les conditions de clarté qui obligeraient le gouvernement fédéral à négocier avec le Québec «longtemps avant un référendum».Initialement, le premier ministre évoquait la possibilité d’un projet de loi, d’une résolution ou d’une simple déclaration en Chambre de sa part Son lapsus dltier, alors qu’il parle d’un «projet» puis d’un «projet de loi ou d’une résolution», pourrait trahir sa préférence pour le projet de loi.Le Reform et la partition C’est à travers toutes ces spéculations que le Reform a relancé le débat sur la partition du Québec en rendant publique sa position officielle en matière constitutionnelle.Sa Loi sur le nouveau Canada prévoit une révision du partage des pouvoirs entre le fédéral et les provinces à l’avantage de celles-ci, mais précise surtout le cadre dans lequel devrait s’effectuer tout processus référendaire portant sur la sécession d’une province canadienne.Ainsi, un résultat de 50 % + une voix de tous les suffrages, y compris les bulletins rejetés, en faveur de la sécession serait reconnu.Mais ce résultat de 50 % + une voix est une «lame à double tranchant», prévient M.Manning.Si une région du Québec votait dans cette proportion contre le projet de sécession, la partition serait alors permise dans la mesure où cette région est contiguë au reste du Canada, soit directement, soit en étant attenante à une autre région anti-sécessionniste.De plus, dans l’éventualité d’une question pas claire, le gouvernement fédéral ne reconnaîtrait pas le résultat et aurait la responsabilité d’organiser un autre référendum dans la province et de poser deux questions: ¦ est-ce que le Québec devrait se séparer du Canada et devenir un pays indépendant sans lien juridique spécial avec le Canada?¦ si le Québec se sépare du Canada, est-ce que votre collectivité (municipalité) devrait se séparer du Québec et continuer à faire partie du Canada?«Franchement, je réalise que la partie B de ce plan serait inacceptable pour bon nombre de politiciens du Québec, a reconnu Preston Manning.Mais je crois que c’est la seule chose honnête à dire.Je ne vois personne être honnête dans ce débat.» M.Manning s’est bien défendu de durcir le ton envers le Québec, faisant valoir qu’il mettait d’abord de l’avant un projet de révision de la fédération.Mais le premier ministre voit dans l’initiative réformiste un changement radical de position par rapport à la semaine dernière, alors que Preston Manning lui reprochait d’adopter la ligne dure, ce qu’il appelle le «grand flipflop».Un sondage publié lundi dans le Globe & Mail révélait que 86 % des Canadiens de l’Ouest, le bassin d’électeurs du Reform, souhaitaient qu’Ottawa adopte une loi forçant le Québec à poser une question claire lors d’un éventuel référendum, et 72 % croyaient que la majorité devrait être claire.JACQUES NADEAU LE DEVOIR JEUNESSE AU SOLEIL a besoin d’argent.L'organisme, qui vit actuellement des heures difficiles, fait appel à la générosité des Québécois.Cette année encore, environ 10 000 personnes auront besoin du travail de cette institution, fondée en 1954, pour que leur Noël soit plus agréable.Chaque année, 100 000 personnes font appel à Jeunesse au Soleil pour pallier une foule de besoins, de l’alimentation aux loisirs.Services de santé en anglais Charest ne comprend pas pourquoi Québec refuse l’argent d’Ottawa MARIO CLOUTIER DE NOTRE BUREAU DE QUEBEC T ean Charest trouve «contradictoi-J re» l’attitude de la ministre de la Santé et des Services sociaux, Pauline Marois, qui refuse 2,5 millions en cinq ans du gouvernement fédéral alors que le système de santé manque de fonds.Le chef de l’opposition officielle reproche au gouvernement Bouchard la «confusion dans ses priorités» et l'improvisation qu’il continue de pratiquer dans sa gestion du domaine de la santé.«Quand Mme Marois dit qu’elle va maintenir les services au même niveau sans l’argent du fédéral, c’est donc dire qu’elle se prive de 2,5 millions sur cinq ans qui auraient été injectés dans le système de soins de santé», a déclaré le chef libéral hier.M.Charest soutient que le gouvernement Bouchard aurait pu administrer l’enveloppe fédérale, destinée initialement aux services en langue anglaise, connue bon lui semblait.H a rendu publique une lettre qu'avait envoyée M.Bouchard, alors secrétaire d’Etat au gouvernement fédéral, au ministre québécois Gil Rémillard en 1988.La missi- ve est à l’origine de la participation du gouvernement fédéral dans les services de santé disponibles à la communauté anglophone au Québec.«H nous paraît éminemment possible de poursuivre au Québec, sans contradiction, les objectifs de promotion de la langue française et le respect des droits de la minorité d'expression anglaise», écrivait M.Bouchard.À l’Assemblée nationale, M.Charest a ainsi repris à son compte les inquiétudes exprimées par des anglophones dans Le Devoir d’hier.Le chef de l’opposition officielle pense que le gouvernement Bouchard fait même preuve d'intolérance envers la communauté anglophone.Du moins, dit-il, c’est le cas de certains députés péquistes qui ont chahuté lorsque le chef libéral a posé une question en anglais à l’Assemblée nationale.«La réaction des membres du caucus à une question que j’ai posée en anglais est un acte d’intolérance.[.] C’est une atti- tude dégoûtante.» En point de presse, le chef de l’opposition officielle a ensuite demaqdé la démission de la députée de Mille-Îles, Lyse Leduc, de son poste d’adjointe parlementaire de la ministre Pauline Marois puisqu’elle aurait manifesté son désaccord devant la question en anglais de M.Charest.Celui-ci conclut que le gouvernement éprouve de la difficulté à s’engager fermement en faveur des services en langue anglaise dans le réseau de la santé.La ministre responsable Pauline Marois rappelle toutefois que les budgets de son gouvernement pour les services en anglais, 718 000 $, ne changeront pas d’un iota.Contrairement à M.Charest, elle pense que l’entente non renouvelée constituait une intervention d’Ottawa dans un champ de compétence provinciale.Elle demande donc au gouvernement fédéral de se contenter de verser les sommes prévues au sein du programme de transfert social canadien. L E DEVOIR, L E V E N D R E D I 3 I) É C E M B R E 1 !) !) !) A 4 -* LE DEVOIR ?- POLITIQUE La place de la religion à l’école - f Legault est accuse de céder a l’Eglise L’Assemblée des évêques rejette cette interprétation La position de François Legault sur la place de la religion à l’école ne fait pas l’unanimité.Un regroupement pour l’école laïque avance même que le ministre a eu peur de se mouiller mais, surtout, de E N Pettigrew: pas d’enquête d’Elections Canada Ottawa (PC) — Élections Canada n’enquêtera pas sur les allégations de fraude électorale à l’endroit du ministre du Commerce international, Pierre Pettigrew.Le commissaire aux élections fédérales, Raymond A.Landry, a indiqué dans une lettre adressée au Bloc québécois qu’il n’a «pas le pouvoir d’entreprendre une enquête».Il estime que le délai de 18 mois, à l’intérieur duquel une plainte pouvait être déposée, est expiré.Le Bloc avait déposé, mardi, une demande d’enquête au sujet des allégations selon lesquelles M.Pettigrew aurait reçu 10 000 $ de la part d’un homme d’affaires de sa circonscription (Louis-Philippe Rochon, récemment reconnu coupable de meurtre), alors que son rapport électoral indique une contribution de 1000 $.M.Rochon a effectué ces allégations sous serment, à l’occasion d’une querelle juridique avec sa femme.Il a également affirmé avoir fourni des véhicules et des chauffeurs à l’occasion des élections fédérales de 1997, ce qui n’a pas été déclaré par le ministre Pettigrew.Le commissaire aux élections estime que l'article 279 de la Loi électorale l’empêche de mener enquête sur les allégations de fraude.L’article en question indique qu’une action peut être prise «dans les 18 mois suivant le jour où l’infraction a été commise ou celui où cette action, poursuite ou procédure aurait d'abord pu être intentée ou entamée».Une interprétation que le Bloc québécois juge trop «restrictive».BREF Transferts: les provinces pressent Martin d’agir Québec (PC) — Décidés à obtenir de Paul Martin une redistribution équitable des surplus budgétaires du gouvernement fédéral, les ministres des Finances des provinces l’ont prié hier de déplafonner les paiements de péréquation et d’indexer les transferts fédéraux destinés à la santé et aux programmes sociaux.Le Québec n’est pas seul à connaître des problèmes de financement de son réseau de santé.Toutes les provinces soutiennent souffir des coupes faites par le gouvernement de Jean Chrétien dans le Transfert canadien pour la santé et les services sociaux (TCSPS).Dans un document intitulé Améliorer la compétitivité et le niveau de vie des Canadiens, transmis à M.Martin liier par le président de la Conférence des ministres des Finances des provinces, Bernard Landry, les gouvernements provinciaux affirment qu’Ottawa doit cesser «d’ignorer» les pressions financières auxquelles ils sont soumis injustement depuis 1994-95.Pendant que le gouvernement fédéral accumule des surplus budgétaires par le biais des impôts, la TPS et les cotisations d’assurance-emploi, les provinces peinent à soutenir les programmes de santé et d’éducation qui relèvent de leur compétence exclusive.Le document des provinces signale que, «la contribution d’Ottawa au financement des programmes de santé, d’éducation et de sécurité du revenu dans le cadre du TCSPS sera, en 2004-05, encore inférieure de 3,7 milliards à celle de 1994-95».déplaire au clergé.VALÉRIE DUFOUR LE DEVOIR Du vent! C’est çe que propose le ministre de l’Éducation comme évolution de la place de la religion à l’école publique, selon la Coalition pour la déconfessionnalisation du système scolaire.Du même souffle, le groupe accuse François Legault d’avoir cédé au lobbying des groupes catholiques.«Le ministre annonce une évolution à pas de tortue, tellement lente que tout est dilué.Il favorise le statu quo.Il ne tient compte que du point de vue des organisations catholiques et oublie les autres mémoires qui ont été déposés», s’est insurgée la porte-parole de la coalition, Louise Laurin, en conférence de presse hier.«Nous, on aurait voulu que le ministre annonce une orientation plus pointue au lieu de naviguer et d’essayer de faire plaisir à tout le monde.» A la clôture de la commission parlementaire sur la place de la religion à l’école, mardi, François Legault a prononcé un discours plutôt modéré.Tout en confirmant l’importance d’une école publique «ouverte et commune», le ministre s’est montré prudent.11 a ouvert la porte au retrait du statut confessionnel des écoles mais il demande du temps, une période d’essai, et n’exclut pas le recours aux clauses dérogatoires.«Le ministre a reçu une série d’études pedagogiques et juridiques et l’opinion de la population, qui lui disent qu’il faut laïciser le système scolaire, et il ne retient rien», explique Daniel Baril, du Mouvement laïque.«C’est une position mi-chair, mi-poisson», ajoute André Paradis, de la Ligue des droits.«Il y a de petits morceaux pour inclure le pluralisme religieux et une grande dose de confes-sionnalité.C’est une position tout à fait confuse qui ne fiait pas avancer le débat.» Pour la coalition, qui réunit une cinquantaine d’organismes de la province, cet engagement est trop modeste.«Manifestement, il ne tient pas compte du rapport Proulx [qui recommandait l’abandon des clauses dérogatoires et de l'enseignement religieux], soutient Mme Laurin.Il fait fi de ce que pensent les enseignants, les directions d’école et une bonne frange de la société civile.» Si les partisans de la déconfession- nalisation se sent ent froissés par l’annonce de François Legault, le discours diffère à l’Assemblée des évêques du Québec.«Je constate qu’il y a des convergences assez notables entre le contenu de notre rapport», note M*' Maurice Couture, archevêque du Diocèse de Québec.«Mais il y a aussi des divergences et cela ne m’étonne pas.On l’avait senti à travers les questions qui nous ont été posées lors de la commission parlementaire.» M“r Couture croit que le ministre encourage l’ouverture et l’évolution du système d’éducation, trop, même, sur certaines questions.«Nous avons parfois l’impression qu’il tire sur la fleur alors que nous, on la laisserait pousser.» Selon les évêques, les parents québécois veulent que leurs enfants reçoivent le même enseignement religieux qu’ils ont eux-mêmes reçu.«Ça les guide dans la vie, mais ce qu’ils ont reçu ne les mène pas nécessairement à une pratique religieuse.» Accusée de lobbying, l’Assemblée des évêques réplique que cette interprétation est faite de mauvaise foi.«Nous pourrions dire qu’il [le ministre] a cédé à d’autres pressions parce que ce qu’il dit n’est pas conforme à ce que nous avions demandé», indique MKr Couture.L’archevêque a également tenu à préciser la différence entre l'enseignement religieux et le catéchisme.«L’école n’a pas à enseigner le catéchisme.» Dans son discours, François Legault a mentionné qu’il favoriserait l’enseignement culturel des religions pour les quatrième et cinquième secondaires.La Coalition pour la déconfessionnalisation se moque de cette mesure.«Au deuxième cycle, plusieurs élèves choisissent déjà de suivre l’enseignement moral.» La coalition croit que François Legault brime les droits fondamentaux des élèves québécois en favorisant le statu quo.«Le ministre manque de courage.Devrons-nous attendre 30 autres années avant de voir poindre l’annonce d'un début de changement?», lance Louise Laurin.«Il faut être réaliste et respectueux de ce que la majorité [catholique] demande, en prenant les mesures pour que cette majorité soit de plus en plus respectueuse envers les autres religions», réplique Mk" Couture.L’archevêque rappelle également que la confession-nalité est importante mais «qu'avant de chambarder de fond en comble le système et de susciter peut-être des conflits à saveur religieuse, il faudrait s’attaquer aux vrais problèmes, comme le décrochage et la violence dans les écoles».Les membres de la coalition réclament maintenant une rencontre avec le ministre Legault, demande qu’ils réitèrent puisque celui-ci a fait la sourde oreille jusqu’à présent.«Nous n’avons pas de plan établi mais nous irons devant les tribunaux ou l’ONU s’il le faut», avance Louise Laurin.Téléphone: 985-3322 LES PETITES ANNONCES Télécopieur: 985-3340 I • N •D • E *X REGROUPEMENTS DE RUBRIQUES 100*199 IMMOBILIER RÉSIDENTIEL 100*150 Achat-vente-échange 160* 199 Location 200 • 299 IMMOBILIER COMMERCIAL 200 * 250 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novembre 1999.Fille de (eu Raoul Chan-donnet et de Eva Bélanger, elle laisse dans le deuil : ses frères et soeurs Jacqueline, ses enfants Martine, Julie et Catherine (Bernard Fiot), Marcelle, France (Jean Moquin), Denise, Madeleine, ses enfants (Valérie et Charles), Louis, Michel (Nicole Laporte) leurs enfants (Nathalie, Hélène, Patrick), Claude, ses enfants Stéphane, Frédérick, Annie, Yves (Anne-Marie), leurs enfants François, Martin, ainsi que cousins et cousines, parents et amis.Le service funèbre aura lieu le samedi 4 décembre à 11 h à l'église Sacré-Coeur, 5905, rue Turenne, Montréal.MARCHAND,YVON À l’hôpital Charles-Lemoyne le 19 novembre 1999 à l’âge de 96 ans, est décédé Yvon Marchand, ingénieur, co-fondateur de: La Permacon inc., époux en 1ères noces de Eveline Trottier.Il laisse dans le deuil son épouse: Claire Lazure, sa soeur: Estelle, son frère: Guy, plusieurs neveux et nièces, ainsi que de nombreux parents et amis.Les funérailles auront lieu le samedi 4 décembre 1999 à 11 h en l'église St-Thomas d'Aquin, 311, rue St-Tho-mas, à St-Lambert.Parent et amis sont priés d’assister sans autre invitation.La famille recevra les condoléances à l'église à partir de 10h30.Direction Complexe Funéraire Urgel Bourgie 63, Lome, St-Lambert.AVIS DE DÉCÈS HEURES DE TOMBÉE DU LUNDI AU VENDREDI: avant14h30 pour publication le lendemain.Télécopieur: 985-3340 POUR INFORMATION : 985-3344 LE DIMANCHE : avant14h30 pour publication le lundi.Télécopieur: 985-3360 POUR INFORMATION : 985-3333 L E DEVOIR, L K V E X I) R K l> I 3 I) K C E M R R E 1 !) !l !> a r> ¦ MONT RIAL Audiences de la commission Beauchamp sur l’eau Les municipalités veulent gérer seules les petits cours d’eau Le sort des 50 000 kilomètres de petits cours d’eau, qui ont été artificialisés après avoir été transformés en fossés d’évacuation en milieu agricole et tout particulièrement en Montérégie, aux portes de Montréal, fait des vagues à la commission Beauchamp.Les responsables de ce saccage historique voudraient qu’on bétonne leur droit de pelleter les frayères à l’excavatrice.LOUIS-GILLES FRANCŒUR LE DEVOIR Les élus municipaux du Québec veulent que le ministère de l’Environnement leur cède la responsabilité totale des interventions dans l’entretien des petits cours d’eau, qu’ils pourraient alors «entretenir» moyennant l’adoption de «pratiques» plus acceptables, un pas décisif, à leur avis, vers un «pouvoir décisionnel final concernant l'affectation des rivières» par les institutions régionales.C’est ce qu’ont réclamé en chœur l’Union des municipalités du Québec (UMQ) et la Fédération québécoise des municipalités (FMQ, ou ex-UMRCQ) devant la commission Beauchamp sur l’eau.L’UMQ, qui rêve d’ouvrir la porte au secteur privé dans la gestion de l’eau au sein de «sociétés d’économie mixte», demande carrément de modifier la Loi québécoise de l’envi-roimement afin de modifier clairement le «futur régime juridique» de l’eau pour faire «en sorte qu’une municipalité locale ait compétence sur les cours d’eau municipaux qui sont situés sur son territoire et que la MRC ait compétence sur les cours d’eau municipaux qui séparent des territoires municipaux ou qui sont situés sur plus d’un territoire municipal».La FMQ abonde dans le même sens et demande de mettre fin à ce quelle qualifie de «climat constant d’instabilité» en matière d’entretien des cours d’eau, une pratique qui, depuis 30 ans, a transformé en fossés pas moins de 50 (XX) kilomètres de cours d’eau du Québec habité.Pour la fédération municipale, cette instabilité ne réside pas dans le fait que les petits cours d’eau, qui constituent l’essentiel du tissu hydrographique d’un bassin versant, sont de vulgaires prolétaires hydrauliques qui n’ont aucune 1: chance de sortir de leur condition et de redevenir des écosystèmes vivants.L’instabilité dénoncée par la FMQ réside plutôt dans le fait que les municipalités locales et les MRC peuvent «tratîsférer entre elles à tout moment leur juridiction en matière de cours d’eau municipaux, causant ainsi un climat constant d’instabilité» chez les riverains et les agriculteurs qui ne savent plus à qui demander la permission de creuser ruisseaux et rivières ou qui se voient imposer la facture de ces travaux par des gens à qui ils ne l’ont pas demandé! Et les élus, de leur côté, croulent sous les analyses d'impacts de l'Environnement! Québec a donc créé un comité, l’an dernier, qui regroupait tout l’univers professionnel et municipal mais pas un seul représentant des groupes environnementaux, comme on l’aurait fait en toute équité dans les autres provinces ou au niveau fédéral.Un consensus a donc été facilement obtenu pour mettre en place des «allégements significatijs» sur le plan environnemental en faveur des municipalités! Le milieu municipal demande donc maintenant à Québec d’inscrire dans la Loi de l’environnement la dispense qu’il leur avait accordée lorsqu’il a cessé d’exiger l’étude de répercussions environnementales exigée par la loi avant l’émission des certificats d’autorisation accordés aux travaux «d’entretien» à l’excavatrice de ces cours d’eau déjà artificialisés.Sauf erreur, pas un seul des groupes enviroimementaux du Québec n’a adressé à la commission Beauchamp la moindre recommandation pour mettre fin au régime juridique archaïque qui fait des petits cours d’eau du Québec des cours d’eau «municipaux» ou «régionaux», ce qui permet d’en faire des fossés d’évacuation plutôt que de les préserver connue écosystèmes.Le Québec et l’Ontario sont les deux seules provinces où perdure un double régime juridique sur des parties différentes d'un même cours d’eau.La FMQ estime que «le fait de transférer la juridiction d'office des cours d’eau municipaux aux MRC pourrait inculquer graduellement dans les municipalités une vision plus régionale de l’eau, axée sur le bassin versant».Une fois qu’il leur aura cédé le contrôle des petits cours d’eau, Québec pourra boucler l’affaire, estime la FMQ, en «confiant aux MRC et municipalités locales, instances responsables de la planification du territoire et imputables devant la population, la décision finale concernant l’affectation des rivières».Les infirmières rejettent l’offre de rattrapage salarial de 2,5% LIA LÉVESQUE PRESSE CANADIENNE Les déléguées de la Fédération des infirmières ont rejeté à la quasi-unanimité l’offre de relativité salariale du gouvernement.Elles veulent un rattrapage plus généreux et immédiat.Des (300 déléguées de la F11Q réunies à Saint-Hyacinthe, seules quatre ou cinq, rapportait en entrevue la présidente Jennie Skene, ont voté contre le rejet du rapport préliminaire sur la relativité salariale.Le gouvernement offrait un rattrapage moyen de 2,5 % pour les infirmières.«C’est nettement insuffisant», juge Mme Skene.«Les infirmières sont plus que déçues; elles sont choquées; elles ont l’impression qu’on rit d’elles.» La FIIQ réclame que les infirmières titulaires d’un baccalauréat touchent une rémunération équivalant à celle des travailleurs sociaux, ergothérapeutes et diététistes, ce qui signifierait une augmentation bien supérieure à 2,5 %, même 7 % au maximum de leur échelle.Mme Skene fait valoir que «les infirmières bachelières sont, de tous les types de professionnels du gouvernement, dans la santé, l’éducation et la fonction publique, le groupe qui est classé le plus bas».La FIIQ exige aussi que les infirmières qui détiennent un diplôme d’études collégiales atteignent 85 % de l’échelle salariale d’une bachelière à plus long terme.Cependant, immédiatement, la FIIQ veut que ces infirmières titulaires d’un DEC bénéficient de la même échelle de salaire que les techniciens en informatique, ce que refuse le gouvernement, estimant ceux-ci trop payés.Mme Skene faisait valoir qu’au maximum de leur échelle, les infirmières qui détiennent un diplôme collégial gagnent 5 % de moins que les techniciens en informatique.Néanmoins, les infirmières approuvaient une partie du rapport, prévoyant «la poursuite des travaux de manière plus détaillée en intégrant des aspects d’équité salariale», a souligné Mme Skene.Un autre aspect qui a déplu aux infirmières est le moment à partir duquel serait versé ce rattrapage salarial.Celles-ci veulent que la rétroactivité soit calculée à partir de la fin de la convention collective, c’est-à-dire le 30 juin 1998.Le gouvernement proposait son 2,5 % à compter du 15 juillet 1999.Ce rapport ayant été globalement rejeté, les infirmières veulent retourner à la table de négociation, a affirmé Mme Skene.«On va se rasseoir à la table pour convaincre le gouvernement qu’il doit faire un pas de plus.» Ce rapport sur la relativité salariale est une suite de la laborieuse négociation de l’été dernier entre la FIIQ et le gouvernement.Il avait été convenu de mener des travaux sur la relativité salariale afin d'estimer le repositionnement nécessaire des infirmières.A vos souhaits ! à JACQUES NADKAU Lli DEVOIR UN SAPIN à souhaits supporté par un flambeau a été érigé sur la place Louis-Francœur (près de la rue Chenier, à l’angle de la rue Saint-Denis) pour permettre aux passants d'émettre des vœux pour l'arrivée du prochain millénaire.Une cure miracle, une ville sur la Lune, la paix sur la Terre, tout est permis.La rue Saint-Denis, elle, a revêtu ses atours pour le temps des Fêtes et.des maux de tête! Les Expos resteront, croit Raymond Bachand PRESSE CANADIENNE Le club de baseball des Expos est à Montréal pour y rester, croit un des actionnaires du club, Raymond Bachand, président du Fonds de solidarité de la FTQ.«Dans le contrat de société en commandite, la décision de déménager l’équipe appartient à une très vaste majorité de propriétaires.Cela n’appartient pas à une seule personne», a expliqué hier M.Bachand, interrogé par la presse lors de son passage à Québec.De plus, le gouvernement assume les intérêts d’un prêt de 100 millions de dollars consenti à l’équipe.«Le jour où l’équipe veut déménager, le gouvernement cesse de payer les intérêts», a signalé M.Bachand.Ce dernier préside le Fonds de la FTQ, qui est actionnaire à 10 % de l’équipe de baseball.Selon M.Bachand, le remboursement de l’emprunt de 100 millions a priorité sur l’avoir des actionnaires, ce qui constitue «un incitatif à rester à Montréal à long terme».«Je n’ai aucune inquiétude à cet égard», a-t-il dit M.Bachand a rendu hommage à la collaboration des gouvernements dans l’évolution du dossier des Expos de Montréal.Il a rappelé que le club jouissait d'un congé de taxes foncières et la Ville de Montréal a annoncé la prolongation de cet avantage.Les propriétaires des équipes du baseball majeur ont approuvé en début de semaine la venue de l’Américain Jeffrey Loria à la tête des actionnaires du club professionnel montréalais.Il reste maintenant au club de baseball d’attendre la construction d’un nouveau stade au centre-ville.Établissements de santé Marois continue de chercher les causes des déficits I* 1 E R R E A P R I I.PRESSE CANADIENNE Québec — La ministre de la Santé et des Services sociaux, Pauline Marois, assistée des hauts fonction naires de son ministère, est en train de chercher les raisons qui conduisent certains établissements hospita liers à accumuler des déficits.Interrogée hier par la (,’rilique lr bérale Michèle Lamquin-Ethier, qui a voulu savoir comment elle allait s’y prendre pour éponger des déficits d’exploitation additionnels de 350 millions de dollars pour l’année en cours, Mme Marois a d'abord ré pliqué que «ça va de soi que les établissements doivent atteindre leur équilibre budgétaire, que cela fait partie de leur mandat et de leurs responsabilités».Ceci dit, la ministre a ajouté qu'elle a effectivement signé des ententes avec un bon nombre d’hôpitaux «pour leur permettre d’arriver à corriger la situation de ces déficits» mais qu’il en reste probablement d’autres à compléter avec des établissements de type universitaire, dont les responsabilités sont toutefois différentes.«Nous travaillons actuellement, a-t-elle précisé, avec ces hôpitaux à essayer d’identifier quelles sont les causes de ces déficits et quelles sont les mesures qu’on pourrait prendre ensemble pour arriver à les corriger.» Mme Marois a ensuite indiqué qu'elle travaille aussi étroitement en collaboration avec l’Association des hôpitaux du Québec «pour développer des guides de performance et d’évaluation nous permettant d'éviter que des situations comme celles-là ne se reproduisent».La porte-parole et députée libérale a ensuite demandé à Mme Marois de rendre publiques les ententes déjà signées avec certains établissements de santé.«Je ferai cela le plus rapidement que je pourrai le faire, a affirmé la ministre, parce que je ne peux pas vous donner aujourd'hui (hier) les chiffres exacts, parce que mon ministère travaille régulièrement avec les institutions et peut-être en a-t-il, depuis quelques semaines ou quelques jours, signé d’autres.«Qu'on ne s’inquiète pas, a-t-elle conclu.Je dépose les documents lorsque c’est pertinent et utile, et je vais le faire.» ’*».• ••'V- ir Pauline Marois Fédération autonome collégiale Mini-grève dans 11 cégeps VALÉRIE DUFOUR LE DEVOIR Pour rappeler au ministre de l’Éducation leurs priorités dans les présentes négociations, quelque 2000 professeurs de la Fédération autonome collégiale (FAC) ont tenu deux heures de grève légale hier matin dans 11 cégeps de la province.• Les enseignants de collège soutiennent que le gouvernement veut augmenter leur tâche de travail mais refuse d’injecter de nouvelles ressources financières.«Ces ressources nous permettraient d'être plus près des élèves, de leur offrir un meilleur encadrement et d’améliorer le réseau», a déclaré hier matin le président du FAC, Daniel Lauzon, devant le cégep de Rosemont.Dans la région montréalaise, des grévistes ont également manifesté pancarte à la main devant les cégeps André-Laurendeau, Lionel-Groulx et Sorel-Tracy.«Nos demandes sont légitimes, mais elles ne semblent pas être entendues, poursuit M.Lauzon.Le moral est excellent, les gens sont contents de venir témoigner leur appui au syndicat.Ils sont derrière nous à la table des négociations.» La FAC compte encore deux autres blocs de deux heures de grève légale.«Il est possible qu’on les utilise avant Noël», a dit Daniel Lauzon.Colloque international et interdisciplinaire Comprendre pour agir: Violences Victimes et Vengeances Organisé par la Société de philosophie du Québec, en collaboration avec la Fondation des victimes du 6 décembre cohtre la violence.Dates: Inscriptions sur place ou à l’avance samedi, 4 décembre 1999 de 14h30 à 18h Frais d’inscription: dimanche, 5 décembre 1999 régulier 50 $ de 9h30 à 20h étudiant 5 $ Lieu du colloque: Renseignements: UQÀM, Pavillon de Sève Maria-Filomena de Sousa Auditorium DSR510 Tél.: (514)987-3000 poste 7665# 320, rue Ste-Catherine Est Montréal Courriel: d336354@er.uqam.ca 24e année Exposition d’hiver D’ANTIQUITÉS de Montréal 2-5 décembre 1999 PLACE BONAVENTURE, MONTRÉAL Jeudi Vendredi Samedi Dimanche 2 décembre 3 décembre 4 décembre 5 décembre 1 h 1 h 1 h 1 h 21 h 21 h 18 h 18 h Adultes 7,00$ • Âge d’or 6,00$ • Enfants 1,00$ Une réalisation Obsession Antiques Liée (514)933-6375 Les entretiens JACQUES-CARTIER CAHIER SPECIAL PARUTION 24 DÉCEMBRE 1999 TOMBÉE PUBLICITAIRE: 17 DÉCEMBRE 1999 • MATÉRIEL: 21 DÉCEMBRE 1999 K i D1C A 6 LE DEVOIR.LE VENDREDI 3 DÉCEMBRE 19 9 9 LE DEVOIR ECONOMIE EN BREF Ueuro au pair (AP) — Pour la première fois depuis son lancement en janvier dernier, l’euro a chuté en deçà du seuil de 1 $.La monnaie unique européenne cotait ainsi 0,9995 $ hier, vers la fin de la séance à Londres.Depuis son lancement, le 4 janvier, à l’occasion de l’union économique et monétaire dans onze pays de l’Union européenne, l’euro a cédé 16 % contre la devise américaine.Lors de son lancement, sa parité était de 1 pour 1,1886 $.Hydro et H Power Corporation (Le Devoir) — Hydro-Québec CapîTe-ch a acquis une part minoritaire des actions ordinaires de H Power Corporation, pour un montant de six millions $ US, en co-investissement avec Sofinov et Eco Fuel Cells.Fondée en 1989, cette entreprise se distingue pour avoir, en 1998, commercialisé le premier système de pile à combustible PEM auprès du département du Transport du New Jersey.Elle poursuit des projets de développement dans plusieurs créneaux; systèmes de transport intelligents, stations de relais de télécommunications, pipelines, systèmes résidentiels, fauteuils roulants motorisés, chariots élévateurs, voiturettes de golf, génératrices portatives et articles électroniques portatifs.H Power Corporation a une filiale au Québec, H Power Canada, située à Saint-Laurent Une acquisition de la Banque de Montréal (Le Devoir) — La Banque de Montréal a conclu l’acquisition d’une firme de courtage à escompte de Chicago, Burke, Christensen & Lewis Securities (BCL) • BCL sera fusionnée avec le service de courtage Harris Investors Direct; cette dernière sera étroitement associée à son équivalent canadien, Ligne d’action de la Banque de Montréal.Fondée en 1973, «BCL Securities est une pionnière du secteur du courtage électronique.Elle sert une clientèle d’investisseurs actifs et autonomes, avec un actif de plus de 2,6 milliards de dollars», peut-on lire dans le communiqué.DTM réalise un bénéfice (PC) — Le Groupe informatique DTM a haussé son chiffre d’affaires de 13,4 % au premier trimestre.D est passé de 11,1 millions po'ir le premier trimestre du dernier exercice à 12,6 millions pour le trimestre terminé le 31 octobre 1999.DTM affiche un bénéfice net de 41000 $, ou 0,01 $ par action, pour le trimestre clos le 31 octobre 1999, alors qu’elle avait accusé une perte nette de 266 000 $, ou 0,08 $ par action, au premier trimestre de l’exercice précédent Contrat de 7,6 millions pour Héroux (PC) — Héroux, un fabricant de produits industriels et aérospatiaux de Longueuil, vient d’obtenir une nouvelle commande de 7,6 millions de l’armée de l’air américaine.En vertu de ce contrat, Héroux fournira les services de réparation et d’entretien des trains d’atterrissage des appareils KC-135 et KC-135R La Baie vend plus (Le Devoir) —Au troisième trimestre, La Compagnie de la Baie d’Hudson a dégagé des ventes de 1,74 milliard, en hausse de 1,6 % par, rapport à la même période en 1998.À La Baie, elles ont augmenté de 3,4 % pour atteindre 615,6 millions, tandis que chez Zellers, elles se sont chiffrées à 1,1 milliard, soit une hausse de 0,5 %.Le bénéfice net s’est redressé à 14,8 millions, contre 11,2 millions en 1998, ou à 0,16 $ par action.Transcontinental dans les publi-sacs au Mexique (Le Devoir) — Impresora Transcontinental, filiale du Groupe Transcontinental, a complété la seconde phase de son implantation au Mexique en annonçant l’acquisition de Global Promotion Group, la plus impor tante entreprise mexicaine de distribution de porte en porte de circulaires et d’échantillons.«Fondée en 1993, Global dessert le plus large territoire au Mexique et emploie 350 personnes», peut-on lire dans le comuniqué.En 1999, ses revenus seront d’environ 5 millions de dollars.«Global devient la base à partir de laquelle Transcontinental mettra sur pied un réseau national de distribution au Mexique.» Le plan d’affaires déçoit La relance dTnterCanadien sera une décision politique GÉRARD BÉRUBÉ LE DEVOIR \ A la lumière des documents déposés hier, une reprise rapide des activités d’InterCanadien demeurait toujours improbable.Qui plus est, le plan d’affaires et de restructuration remis par les propriétaires du transporteur régional se veut à ce point peu convaincant que, sur cette seule base, la relance d’InterCanadien repose davantage sur une décision politique qu’économique.La Canadian Investors Corp.a donc été invitée à refaire ses devoirs.Les discussions se poursuivaient toujours en soirée hier.Les propriétaires d’InterCanadien ont misé sur une reprise des activités dès lundi, avec une injection immédiate d’au moins 10 millions (sur des besoins estimés à 15 millions) reposant, au besoin, sur des garanties de prêt gouvernementales.Mais ce scénario était loin d’être assuré hier.«La rencontre d’hier a plutôt été une prise de contacts, un premier échange d'informations.Un échange d’informations qui doit se poursuivre, a souligné Guy Versailles, porte-parole du Fonds de solidarité des travailleurs FTQ.On comprend qu’il faut bouger rapidement, vu l’urgence de la situation.Et nous allons agir rapidement dans ce dossier.Mais avant de prendre la décision d'investir, nous avons besoin de plus d'informations.Sur les états financiers, sur l'état du marché.On attend ces rensei-gnejnents additionnels.» A la Société générale de financement, on est demeuré silencieux hier.Il n’entre pas dans la mission de la SGF de prendre part à des opérations de sauvetage.Du moins, la société d’Etat, invitée par le ministre des Transport Guy Chevrette à prendre part aux discussions, est soumise à la nécessité d’obtenir des rendements et sa participation éventuelle dépend de la viabilité et de l’espérance de rentabilité du plan d’affaires.Or, ce plan d’affaires déposé hier a déçu.En d’autres termes, il a surpris par son manque de contenu et de vision.D repose sur un assouplissement des engagements d’InterCanadien dans son partenariat commercial avec Canadien.Sur une flexibilité accrue dans le choix de dessertes, dans la configura- tion des routes et dans l’exploitation des aéronefs, et sur des achats croisés offerts à meilleurs prix par Canadien.La feuille de routes remodelée prévoit également l’ajout d’une liaison sur Ottawa et sur Toronto, à partir de Québec, et d’une autre entre Montréal et Val-d’Or.On lance également l’idée d’exploiter des routes transfrontalières, mais on abandonne les routes non rentables en Ontario et dans les provinces de l’Atlantique pour ne conserver que Montréal-Halifax.Un autre scénario, plus draconien, consiste pour In-terCanadien à se départir de ses quatre F28 (en contrepartie d’un allégement de la dette d’InterCanadien envers Canadien) et de réduire de moitié sa flotte d’ATR42.Mais toujours ce lien maintenu avec Canadien, qui demeure un partenaire omniprésent dans le plan déposé par Canadian Investors Corp., et ce, sans égard à ce qui pourrait advenir de ce transporteur dans l’actuel processus de restructuration.«Nous travaillons fort.On avance, a soutenu Michel Pagé, vice-président d’InterCanadien.Notre priorité est de reprendre nos vols, de recommencer notre exploitation le plus tôt possible.Après, nous verrons à négocier avec Air Canada s'il le faut [si Air Canada met la main sur Canadien]», a-t-il enchaîné.Pour leur part, les états financiers d’InterCanadien font ressortir une dette d’environ 43 millions, dont 18 millions en comptes à payer.De cette dernière somme, 16 millions sont dus à Canadien.InterCanadien est redevable également à son partenaire d’un solde impayé (non précisé) relié à la transaction de vente à Canadian Investors Corp., complétée à l’automne 1998.Il est estimé que cette ardoise pourrait osciller autour des 24 millions, quoiqu’elle comprenne le transfert des quatre F28 à InterCanadien.Manifestation à Ottawa Par ailleurs, il est prévu que 500 employés d’InterCanadien se dirigent à Ottawa aujourd’hui afin de manifester leur mécontentement à l’endroit du ministre fédéral desTransports.On veut ainsi inciter David Collenette «à convoquer, dans les plus brefs délais, l’ensemble des intervenants susceptibles de contribuer à dénouer l’impasse dans le dossier du transporteur régional InterCanadien».AGRICULTURE Le virage environnemental est engagé CLAUDE TURCOTTE LE DEVOIR Le virage agroenvironnemental des fermes québécoises est irrévocablement engagé avec la présentation hier d’un rapport résultant de deux ans de travail et constituant un portrait détaillé de la situation agricole du point de vue environnemental.A partir de ce document, il devient possible de dégager des pistes d’action, des orientations et des étapes à franchir pour atteindre ce qu’on appelle l’agriculture durable.Le ministère de l'Environnement donne en fait cinq ans aux producteurs agricoles pour appliquer un plan de fertilisation en conséquence, qui sera le meilleur instrument pour atteindre les objectifs qui font désormais consensus dans le monde agricole, d’abord à l’Union des producteurs agricoles (UPA) et aux ministères de l’Agriculture de Québec et d’Ottawa.Ces trois partenaires ont du reste participé financièrement ou autrement à cette vaste enquête, menée de façon indépendante et rigoureuse par deux firmes compétentes, le Groupe de recherche en économie et politiques agricoles (GREPA) de l’Université Laval et le Groupe-conseil BPR Aux fins de l’enquête on avait ciblé 20 360 fermes qui représentaient 90 % du volume de production de l’agriculture québécoise; les propriétaires de 17 900 entreprises, soit un taux de participation de 88 %, ont accepté de répondre à un questionnaire confidentiel pendant plus d’une heure.Les réponses ont été vérifiées et contre-vérifiées pour que la crédibilité de l’enquête ne soit pas mise en doute, ce qui était important étant donné les critiques sévères portées en divers milieux contre la pollution agricole ces dernières années, particulièrement dans l'industrie porcine.Or, l’enquête montre que, pour l’ensemble du Québec, 71 % des déjections animales sous forme liquide sont entreposées dans des structures étanches, réduisant ainsi au minimum les risques de pollution; dans le cas du porc, le taux d’entreposage atteint même 98 %, ce qui réjouit grandement Laurent Pel-lerin, président de l’UPA et lui-même un producteur de porcs.Les spécialistes qui ont mené l’enquête préviennent tout de même que les indicateurs ont leurs limites et qu’il s’agit essentiellement d’une appréciation des niveaux de risques et non des impacts réels.Néanmoins, ce portrait contient une quantité appréciable d’informations sur la qualité de l’eau, des sols et de l’air, sur les diverses productions et régions, sur l’érosion éolienne et la compaction des sols.Les résultats les plus surprenants portent probablement sur l’azote et le phosphore.Dans le cas de l’azote qu’on croyait avoir en trop grande quantité, on trouve plutôt un bilan équilibré, à savoir que l’apport en azote dans les sols agricoles correspond aux besoins des cultures.En revanche, les charges en phosphore affichent un suiplus dans la plupart des régions, ce qui signifie qu’il faudra déve- lopper de nouvelles façons de faire.L’UPA entend utiliser ce portrait pour compléter son plan de développement.L’enquête elle-même a d’ailleurs été utile pour sensibiliser les producteurs et les faire réfléchir sur leurs propres pratiques agricoles.Pour M.Pellerin, le virage agroenvironnemental va désormais s’accélérer et les producteurs vont continuer de s'adapter comme ils l’ont fait dans le passé lorsqu’on leur conseillait de recourir aux engrais chimiques.Puis dans les années 90, on a constaté les effets négatifs du recours intensif à ces produits tels que les herbicides et les fongicides, si bien qu’en peu de temps la consommation d’engrais minéraux est passé de 500 000 à 400 000 tonnes par année.Il y a présentement 3000 producteurs qui participent à 70 clubs agroenvironnementaux.M.Pellerin est convaincu que le réflexe de l’imitation fera en sorte qu’avant longtemps la très grande majorité des producteurs auront pris le pas de l’agriculture durable.Perception des loyers L’idée d’une liste noire ne fait pas l’unanimité SILVIA GALIPEAU LE DEVOIR Les propriétaires s’entendent pour déclarer qu’ils leur faut éviter les mauvais payeurs.Mais quant aux moyens d’arriver à leurs fins, on est loin de l’unanimité.Dresser une liste des mauvais payeurs?Non, rétorquent certaines associations de propriétaires.De son côté, la Commission d’accès à l’information s’est attelée au dossier.Mardi, l’Association des propriétaires du Québec (APQ) déclarait qu’elle lançait un répertoire à l’aide des décisions émises par la Régie du logement, afin de dresser une liste des mauvais payeurs.Ces décisions sont à caractère public, mais difficiles à consulter.La décision de l’APQ visait à faciliter la vie des propriétaires en constituant une banque de noms dispo- nibles à tous sur Internet.L’APQ, qui compte quelque 4500 membres, est un regroupement de propriétaires essentiellement montréalais.A sa grande surprise hier, elle a appris que d’autres associations de propriétaires refusaient de suivre son geste.«Je suis étonné et déçu.Je suis stupéfait de leur réaction», a réagi Martin Messier, président de l’APQ, en apprenant notamment que la Corporation des propriétaires immobiliers du Qué bec (CORPIQ) ne s’unissait pas à eux.La CORPIQ, un organisme à but non lucratif composé de 4500 membres pour 9000 propriétaires à travers le Québec, comprend le geste de l’APQ mais refuse de le cautionner.Elle préfé re continuer de vérifier les antécédents de ses locataires potentiels par les moyens légaux en vigueur.«Il existe des voies fiables, les compagnies responsables du crédit personnel et commercial, et c’est la seule voie à utiliser», a déclaré hier Michel Riverin, le directeur général.De son côté, la Ligue des propriétaires de Montréal, comptant environ 1200 membres dans la grande région de Montréal, ne souhaite pas non plus suivre la voie de l’APQ.«On a déjà étudié ça il y a une quinzaine d'années et on craint cette approche qui pourrait être sujette à des poursuites», a commenté Pierre Aubry, le président Par contre, son regroupement compte également réunir les décisions de la Régie du logement, mais pour d’autres fins que celles de l’APQ.D travaille plus précisément à réunir les jugements de la Régie concernant les prestataires de l’aide sociale, «pas pour une publication mais pour négocier avec la province pour obtenir le droit de saisie des chèques», a précisé Pierre Aubry.Ce qui unit les propriétaires, c’est leur opposition au ministre de la Solida- rité sociale, Aidré Boisclair.Au mois de septembre, celui-ci décidait de leur interdire le droit de saisir une partie des chèques des prestataires de l’aide sociale quand ceux-ci ne payaient pas.Une décision prise au grand soulagement des locataires, mais qui lui a mis à dos l’ensemble des propriétaires.Le ministère n’a pas émis de réaction à la suite de la décision de l’APQ mais a simplement réitéré ses commentaires rendus publics en septembre.«Je souhaite trouver une solution simple, pratique et efficace [.].Nous explorons de nouvelles solutions.Les représentants des propriétaires et des locataires seront consultés», avait-il dit Quant à la Commission d’accès à l’information, elle a commencé à examiner le dossier.«Au moment où on se parle, on recueille l’information.On verra quels gestes on fera ensuite», a déclaré Simon Lapointe, avocat à la Commission.Pas de panique L’entreprise québécoise se branche SILVIA GALIPEAU LE DEVOIR Après avoir sonné toutes les alarmes, décrié haut et fort le retard qu’auraient pris les entreprises québécoises à sauter dans le train technologique et à se brancher à Internet, prédit la disparition de toutes les compagnies bornées qui résisteraient à l’informatisation, on assiste à tout un revirement La dernière étude du Centre francophone d’informatisation des organisations (CEFRIO) rendue publique hier révèle que près de 60 % des entreprises québécoises de dix employés et plus sont branchées, ce qui rejoint la moyenne nationale de 61 %.Dans un sondage effectué auprès des membres de la Fédération canadienne des entreprises indépendantes (FCEI) entre les mois de janvier et juin 1999, on apprenait que seulement 47 % des firmes québécoises de moins de 500 employés étaient branchées à In- ternet.Ce chiffre en avait d’ailleurs alarmé plus d’un.Que s’est-il passé depuis?Les entreprises se sont-elles toutes précipitées chez leurs fournisseurs Internet au cours des derniers mois, ou le retard tant décrié était-il peut-être un tantinet exagéré?«Les résultats de notre dernière enquête relativisent ces données et démontrent que le Québec n’est pas si en retard qu’on le prétend.En excluant de l'échantillonnage les entreprises de 10 employés et moins, nous avons constaté que le taux de branchement des établissements au Québec avoisinait la moyenne nationale», a expliqué Monique Char-bonneau, présidente-directrice générale du CKFRIO.Donc, ce seraient les entreprises de 10 employés et moins qui seraient les moins branchées et fausseraient les données, donnant artificiellement l’impression d’un retard québécois, affirme le CEFRIO.«Mais il fout savoir que 50 % des entreprises québécoises ont moins de 10 employés», rétorque Pierre Cléroux, vice-président du FCEI, pour justifier le choix de l’échantillon étudié dans son étude.Selon la taille Quoi qu’il en soit, l’étude du CEFRIO révèle que 57 % des entreprises interrogées sont branchées à Internet L’organisme a mené son étude conjointement avec l’Institut de la statistique du Québec (ISQ).La collecte des données s’est effectuée durant l’été 1999 auprès de 4500 établissements québécois de 10 employés et plus.On apprend que les taux de branchement varient en fonction de la taille des entreprises, les plus grosses étant dans leur quasi-totalité branchées, alors que seulement la moitié des entreprises de 10 à 24 employés le sont.Ils varient aussi en fonction des secteurs d’activité, étant presque généralisés dans les services professionnels, scientifiques et techniques (86%), mais nettement moins importants dans le secteur manufacturier (47 %).Le courrier électronique demeure l’utilisation la plus populaire: 91 % des entreprises branchées se servent du courriel et le tiers ont une page Web.Quant au commerce électronique, si seulement 17 % des compagnies offrent la possibilité d’effectuer des transactions en ligne, 24 % prévoient de s’y mettre d’ici l’an 2000.Bref, le CEFRIO a annoncé hier de bonnes nouvelles.Il n’y a pas de panique à avoir.Certes, les entreprises québécoises demeurent en retard vis-à-vis de leurs concurrentes américaines, dont la moitié ont déjà une vitrine sur Internet.Mais les chiffres n’ont rien d’alarmant et donnent même des pistes pour l’avenir.«Oui, on est en retard, mais c'est moins grave que c'était.Et on a les données pour aller plus loin», a conclu Micheline Fortin, sous-ministre adjointe au ministère de l’Industrie et du Commerce.Canadien est toujours à la recherche d’appuis • REUTERS New York — La société mère d’Anerican Airlines, AMR Corp., a indiqué hier qu’elle n’avait toujours pas pris de décision précise quant à une possible prise de contrôle sur la chancelante Canadien International.Air Canada a offert 92 millions pour acquérir sa rivale Canadien, offre que celle-ci a qualifiée lundi de convenable en indiquant toutefois qu’elle poursuivrait ses pourparlers avec AMR à la recherche d’une meilleure offre.AMR détient déjà 25 % de Canadian.«Nous sommes à évaluer la situation [avec Canadian]», a indiqué Don Car-ty, chef de la direction d’AMR «Nous étudions diverses options mais nous n'en sommes pas encore arrivés à une décision.» M.Carty a également nié avoir rencontré Robert Milton, le chef de la direction d’Ar Canada, lors de son séjour de deux jours à New York au cours duquel il a assisté à une réunion de l’alliance Oneworld.Il a aussi rappelé que Canadien était important pour Anerican Airlines, et que de lourdes pénalités étaient associées à un éventuel retrait d’AMR pour satisfaire aux conditions d’une reprise de Canadien par Ar Canada.Le chef de la direction de Canadian, Kevin Benson, assistait aussi à cette réunion.«Nous n’allons spéculer sur aucune décision», a-t-il dit lorsqu’inter-rogé à savoir si une entente serait confirmée hier.M.Benson a ajouté qu'il ne croyait pas que la situation actuelle de Canadien entraînera une chute de l’affluence au cours des prochains mois, s’appuyant sur la saison des Fêtes, toujours très occupée.Les partenaires de Canadien dans Oneworld ont également été plutôt timide dans leur manifestation d’appui au transporteur en difficultés.Si British Airways et Cathay Pacific ont parlé de l’importance du marché canadien pour l’alliance, ils ne se sont pas avancées sur une participation financière de leur part à une quelconque contre-offre.Celanese: une éventuelle mission en Allemagne FRANÇOIS NORMAND LE DEVOIR U ne délégation de Drummondville pourrait se rendre en Allemagne pour rencontrer les dirigeants de la multinationale Hoechst AG dans l’espoir d’obtenir un nouveau mandat pour l’usine Celanese, qui doit fermer boutique le 31 mars.Dans un entretien accordé hier au Devoir, le porte-parole syndical, Serge Olivier, a expliqué que la délégation tenterait d’obtenir un nouveau mandat pour la production de produits chimiques ou la production de produits pharmaceutiques.«C’est une démarche qu’on envisage sérieusement, mais il n’y a rien d’officiel pour l’instant», a toutefois précisé M.Olivier.A vrai dire, le comité de relance de l’usine n’a pas encore contacté les dirigeants de la société pour savoir s’ils accepteraient de les rencontrer.Le cas échéant, a dit M.Olivier, la délégation serait composée de représentants du comité de relance de l’usine, de la Société de développement économique de Drummondville (SDED) et du député de Drummond, Normand Jutras, qui est d’ailleurs le président du comité de relance.Celanese AD, qui est récemment devenue la propriété de Hoechst après l'achat de Celanese Canada, avait annoncé le 28 octobre — la même journée que l’annonce de la fermeture de la Gaspésia de Chandler — son intention de fermer son usine de filaments d’acétate de Drummondville, prétextant une «surcapacité de production» et la «faiblesse du marché».On observe en fait une baisse dans le marché depuis une trentaine d’années.Mais le déclin s’est accentué au cours des deux dernières années, principalement en raison de la crise asiatique et de la substitution de produits dans la fabrication de vê tements, qui s’est traduite par une percée importante du nylon et du polyester.Tout comme dans le cas de la Gaspésia, le comité de relance est à la recherche d’investisseurs potentiels qui pourraient être intéressés par l’usine de Drummondville, qui a notamment la capacité de produire sa propre électricité.Près de 440 personnes sont touchées pas cette fermeture. Le Fonds de solidarité investit dans Forano LE DEVOIR Le Fonds de solidarité FTQ a annoncé un investissement de trois millions dans Forano International dans le double but de consolider sa position concurrentielle sur les marchés québécois et canadien et de soutenir l’entreprise dans ses efforts de développement sur les marchés américains.Forano embauche actuellement 166 personnes, au nombre desquelles on retrouve 104 travailleurs syndiqués avec les Teamsters affectés à la fabrication à l’usine de Plessisville.Forano est le principal employeur de la région.Elle fabrique des équipements de scierie et des chariots élévateurs.Gabriel Savard, premier vice-président exécutif et chef des investissements du fonds, a souligné que cet investissement «est un bel exemple de l’utilité du Fonds de solidarité FTQ puisqu’il montre comment une entreprise qui, il y a quelques années, connaissait de grandes difficultés a pu se relever et surmonter les obstacles avec intelligence et un grand sens de l’innovation».Profits des banques En hausse pour la Nationale, en baisse pour la Laurentienne et la CIBC MARIE TISON PRESSE CANADIENNE La Banque Nationale a vu son bénéfice net enregistrer une impressionnante hausse de 32 % en 1999.La Banque Laurentienne et la CIBC n’ont pas eu ce plaisir.Le bénéfice net de la Banque Laurentienne a atteint 55,7 millions en 1999, soit une baisse de 18 % par rapport au bénéfice net de 68,3 millions enregistré en 1998.Pour sa part, la CIBC a vu son bénéfice net diminuer de prés de 3 %, passant de 1,06 milliard en 1998 à 1,03 milliard en 1999.Le bénéfice net de la Banque Nationale a atteint 417 millions en 1999, alors qu’il n’était que de 316 millions en 1998.Ce résultat tient compte de charges d’écart d’acquisition, notamment à la suite de l’achat de First Marathon.L’augmentation du bénéfice est beaucoup moins importante si on ne tient pas compte de ces charges, soit 9 %.Le rendement de l’avoir des actionnaires avant charges d'écart d’acquisition est passé de 15,5 % en 1998 à 16,4 % en 1999.Le revenu total de la Banque Nationale a augmenté de 5,3 %, passant de 2,45 milliards en 1998 à 2,58 milliards en 1999.La directrice des relations avec les investisseurs, Elaine Carr, a attribué ces résultats à deux secteurs qui ont connu une très bonne année, soit le secteur commercial et le secteur des marchés financiers, notamment avec l’acquisition de First Marathon.Des explications Ainsi, les revenus provenant des marchés financiers ont augmenté de 52 millions, soit presque 16 %, dont la moitié est attribuable à First Marathon.Les revenus du secteur commercial ont connu une hausse de plus de 7 %.Pour le secteur des particuliers et la gestion du patrimoine, l’augmentation n’a été que de 2 %.La Banque Laurentienne a connu un exercice bien différent.Le rendement de l’avoir des actionnaires, qui était de 12,9 % en 1998, est descendu à 9,6 % en 1999.Le revenu total a très légèrement diminué.Il était de 448,9 millions en 1998, il est passé à 444,1 millions en 1999.La directrice des affaires publiques de la Banque Laurentienne, Nathalie Roberge, a indiqué que l’institution s'attendait à ses résultats.«Nous avons fait des investissements technologiques et stratégiques importants, et nous avons été affectés par des marges d’intérêts serrés, en raison de la forte concurrence dans les taux d’intérêts sur les prêts et les dépôts de particuliers, a-t-elle expliqué.Or, les deux tiers de notre volume de prêts aux particuliers ont été renouvelés cette années.» La Banque Laurentienne a inscrit une charge de restructuration de 5,5 millions au quatrième trimestre, pour compléter notamment ses initiatives d’amélioration de l’efficaci- té.Il n’est pas question de procéder à des mises à pied.«Il n’y aura pas de coupure, au contraire, nous mettons le cap sur la croissance, a affirmé Mme Roberge.Nous avons procédé à nos coupures il y a trois ans.» Elle a affirmé que la Banque Laurentienne connaîtra une très bonne année en 2000, notamment avec les investissements des derniers mois.L’institution a aussi fait part de son intention d’acquérir la compagnie de fiducie Sun Life et la firme de courtage Tassé et associés.Charge de restructuration Dans le cas de la CIBC, la baisse du bénéfice net est notamment attribuable à une importante charge de restructuration de 242 millions.L’institution n’a pas révélé si elle allait procéder à des mises à pied.Au cours des dernières semaines, la Banque Scotia, la Banque de Montréal et la Banque Royale ont annoncé d’importantes mises à pied.Les devises Voici la valeur des devises étrangères exprimée en dollars canadiens Afrique du Sud (rand) Allemagne (mark) 0,2512 0,7840 Australie (dollar) 0,9745 - Arabie Saoudite (riyal) 0,4098 Barbade (dollar) 0.7804 Belgique (franc) 0,03782 Bermudes (dollar) 1.4969 „ Brésil (réal) 0,8001 « Caraïbes (dollar) 0.5740 ‘•JL Chili (peso) 0,00279 Chine (renminbi) 0,1849 Corée (won) 0,001325 Égypte (livre) 0.4458 Espagne (peseta) 0.00929 1 États-Unis (dollar) 1,4817 ,; Europe (euro) 1.4847 .France (franc) 0,2347 .Grèce (drachme) 0,004788 Hong-Kong (dollar) 0,1963 1 Inde (roupie) 0,0360 » Indonésie (roupie) 0,0002191 Israël (shekel) 0,3607 s Italie (lire) 0,000797 Jamaïque (dollar) 0,0405 Japon (yen) 0,014419 Liban (livre) 0,001014 Mexique (peso) 0,1668 ! Pays-Bas (florin) 0,6969 Philippines (peso) 0,0374 » Pologne (zloty) 0.3568 Portugal (escudo) 0.007742 Rép.dominicaine (peso) 0,0949 Rép.tchèque (couronne) 0,0425 ; Royaume-Uni (livre) 2,3716 Russie (rouble) 0.0570 Singapour (dollar) 0,8992 1 Slovaquie (couronne) 0,0357 • ¦ Suisse (franc) 0,9569 , Taïwan (dollar) Venezuela (bolivar) 0,0482 0.00238' ' M Coup d’œil Volume Ferme Var.Var.(OOO) (S) (%) La Bourse de Montréal XXM:lndice du marché 26603 3911.35 +21.74 0.6 XCB:Bancaire 7743 5755.86 +16.95 0.3 XCO:Hydrocarbures 3570 2567.35 +13.21 0.5 XCM:Mines et métaux 7272 2124.73 +46.99 2.3 XCF:Produits forestiers 3192 2720.51 +65.28 2.5 XCLBien d’Équipement 7152 4545.82 +104.71 2.4 XCU:Services publics 5459 4088.34 +15.49 0.4 La Bourse de Toronto TSE 35 27635 439.78 +3.45 0.8 TSE 100 49128 472.80 +16.81 3.7 TSE 200 33848 422.65 -64.99 -13.3 TSE 300 82976 7665.62 +73.11 1.0 Institutions financières 7255 7394.31 +43.19 0.6 Mines et métaux 4834 4031.82 +158.89 4.1 Pétrolières 9304 5740.25 +5.83 0.1 Industrielles 19256 8157.74 +185.16 2.3 Aurifères 6407 5048.56 -80.69 -1.6 Pâtes et papiers 5834 4858.64 +114.45 2.4 Consommation 2476 14419.00 -131.10 -0.9 Immobilières 1981 1967.25 +6.18 0.3 Transport 7404 5727.63 +87.50 1.6 Pipelines 1455 4848.21 -41.96 -0.9 Services publics 4639 10328.01 +89.68 0.9 Communications 5512 15678.73 -170.03 -1.1 Ventes au détail 5248 5000.47 +23.26 0.5 Sociétés de gestion 1366 8465.06 +51.95 0.6 Canadian Venture Indice Composé 54897 2021.01 +7.46 0.4 Le Marché Américain 30 Industrielles 130677 11039.06 +40.67 0.4 20 Transports 9233 2894.29 +10.38 0.4 15 Services publics 9671 281.43 +1.47 0.5 65 Dow Jones Composé 151460 3109.94 +12.17 0.4 Composite NYSE • 637.16 +2.39 0.4 Indice AMEX * 833.36 -1.22 -0.1 S&P 500 * 1409.04 +11.32 0.8 NASDAQ * 3452.78 +99.07 3.0 Les plus actifs de Toronto Volume Haut Bas Ferm.Var.Var.Compagnies (OOO) (S) (S) ($) ($) (%) TAHERA CP 33796 0.20 0.11 0.12 -0.10 -45.5 H&R RE UN 4407 11.20 11.05 11.05 -0.10 -0.9 BID COM INTL INC 3369 10.30 7.35 8.10 -0.85 -9.5 ATI TECHNO INC 3176 18.30 17.30 17.90 +0.65 3.8 AIR CANADA 2934 10.15 9.40 9.75 +0.15 1.6 RESIDENTIAL EOT UN 2821 11.00 10.90 10.90 - AIR CANADA A 2624 9.65 8.55 9.00 +0.45 5.3 ROGERS COMM INC B 2594 35.50 34.85 35.25 +0.35 1.0 LORUS 2345 0.82 0.65 0.65 -0.06 -8.5 NORTELNETWORKS 2028 115.25 110.85 114.35 +3.55 3.2 Les plus actifs de Montréal Volume Haut Bas Ferm.Var.Var.Compagnies (OOO) (S) (S) ($) ($) (%) CGI GROUP INC A 795 44.50 38.90 43.55 ¦f4.55 11.7 IMASCO LTD 670 39.95 39.90 39.95 +0.05 0.1 MICRO TEMPUS INC 521 4.99 4.60 4.69 -0.11 -2.3 NATL BANK OF CDA 510 17.35 17.00 17.20 +0.05 0.3 AGRITEK BIO 440 0.63 0.52 0.59 - • BARRICK GOLD CP 357 26.00 25.65 25.95 -0.40 -1.5 QUEBECOR PRINTING 290 32.95 32.65 32.80 -0.55 -1.6 CDN IMPERIAL BK 255 33.15 32.75 33.15 +0.20 0.6 PAN AMER RES IN 242 0.10 0.09 0.10 - - TOM EXPLO INC 230 009 0.07 0.07 * * Investmax Courtage à escompte Un* division do La Corporation Canaccord Capital C-hxSS*'» »" m*N:*'*« Pour des frais fixes de 29 S par transaction de 1 OOO actions via Internet Telephone:(514) .WM.thS • S.in> Ir.iiv t-tT7-.W2-I.W> ' Invntmax est une marque déposée, propriété de Décbton ?Investmax s.c.rtc.duité?.j ,t*i* f ,j.— Suivez leur remontée tous les samedis dans LE DEVOIR Montréal 3911,35 Toronto TSE 300 7665,62 New York Dow Jones 11 039,06 Dollar 1 $ canadien 67,490 us Or à New York 284,70$ us i •iü t La Bourse de Montréal Ces titres, transigés hier, sont présentés en ordre alphabé- Titra 52 darn.sam.Hsut Bas CIAt.Var.tique et leur valeur est exprimée en dollars canadiens.Les Haut sas ventes C/1 lettres a et b différencient les catégories d'actions ordinaires sans droit de vote.|= compagnie junior à la Bourse de Mont- jConcert 5.600 2.750 398 10 5000 5.000 5,000 ?0.020 réal; f= action ordinaire sans droit de vote ou à droit de vote Coicutu 6 000 2 600 1500 30 3 600 3600 3 600 subalterne; p ou o= actions assujetties à des règlements Colt 8 900 2.950 4150 26 8.500 8 250 8 500 •0.100 spéciaux; pr= actions privilégiées; r= actions privilégiées iCowtec 1.370 0.600 5600 0.610 0 600 0 600 •0.010 dont le dernier dividende n'a pas encore été versé; u = unité DTM Info 5.950 1.250 23461 2.300 1.750 2300 +0.600 de capital-action; v= dividende variable; wt ou w= bon de 19000 11.250 2600 6 12,500 12.500 12.500 souscription (warrant); z= lot brisé.iDiagnCur 1.490 0,570 15200 0.700 0 650 0650 52 darn.uni.Oofasco 28900 17,800 4841 11 27,200 27.150 27,200 ?0.100 Tltn Haut Bai Vantas C/B Haut Bai CI6t.Var.Domco 11,100 6.500 2000 9 7,000 7000 7000 A B OontSrB 21.500 17.800 300 20 000 20 000 20000 IDonolre.1 26600 18 670 6616 15 22.700 22 350 22,600 ?0.350 ADS 4500 1.910 700 38 3.000 2.810 2810 -0.190 Donohue.b 26500 19.000 200 15 22600 22.600 22.600 +0200 A! il Rcpt 56,750 17.130 160 53 56250 55.250 56.250 ?1,250 Dorel.A 33.250 23.000 200 13 23 200 23 200 23 200 •1450 AbitiDI-C 20.500 11,650 3300 16,450 16.450 16.450 ?1.200 (Dore' B 33 200 22.000 3000 13 23.250 22.900 23000 •0250 fAeterna 7,350 4000 30100 6,250 5900 6.000 -0.100 Dyiex 4 850 1.760 3633 1.900 1.860 1860 •0010 jAgntek 0,750 0.160 440700 0.630 0.520 0.590 Air Canna 11,350 5,700 17730 10 10.000 9,650 9,650 ?0.150 E F AJta.energ 48.500 31.100 3100 48 42.750 42.000 42.750 +0.650 Alcan Alu 54 800 34,300 24969 23 54 200 51.100 53,900 +2.850 fEdpbra.A 23400 17.000 25300 15 18300 17950 18.150 +0250 fAliCT.D 23.000 16.750 1000 20000 19,800 19800 •1.200 Eicon 7.100 3.600 11050 19 5.250 5100 5.250 +0.050 Amalg.ln voir plus bas EnerMark voir plus cas Amisco 11.250 6.650 1150 10 7.700 7 700 7,700 +0.100 EnpFnd.G voir plus bas Amisk.A 2 400 1.520 10000 2 2.060 2.050 2,050 •0.010 Fmning 15.250 9 000 129908 41 13.000 13.000 13000 +0.200 Asbestos 24,000 4,000 800 13 8 000 8.000 8.000 Fiet.Can.a 18 000 12800 44400 65 17,000 17,000 17,000 •0 300 f Astral .A 28,500 21.750 200 26 25.850 25 850 25850 •0,600 Fortis Inc 39900 32 500 1506 14 32.850 32.750 32.750 •0450 AtCO II 43.500 36.850 200 11 37,250 37.250 37 250 +0,250 fFourSeas 77.250 37.350 100 31 73,250 73.250 73 250 *0.500 Athabasca voir plus bas Frfiold.UN voir plus bas Axcan 11000 5.700 15923 52 7,000 6.750 6800 •0.200 iFreewcan 0 600 0150 33000 0.200 0.190 0.190 •0.030 BCGAS 31,250 22.350 5678 12 22.600 22.350 22.450 BCE emg 52.850 11.750 169745 47,500 45.900 47.500 ?2.200 S H BCE inc.110.100 52.000 P191466 13 104.350 101.700 103.750 ?1,350 bcttelus 43.000 28.200 2300 39 32.100 32.100 32,100 •0,150 fGtc.tra^ 20,500 12.500 786 15 19.200 18.250 19.200 ?1.100 Dct.tei nv 40.750 27,250 1400 31.500 31.300 31,500 +0.500 Gaz.Metro voir plus bas IBMTC.a 24 000 19.000 1300 7 19300 19 250 19 250 fGiidan.a 35.750 11,000 200 13 25.750 25.750 25.750 +0,750 Bq.laur 29.800 19,100 11430 8 19.400 19.150 19,150 •0,050 fGIdcrp.A 12 000 6.100 800 556 7,900 7.900 7.900 •0,050 Bque Nat 25,550 16.950 510194 10 17.350 17.000 17.200 +0.050 Gwo.sr.1 26.250 24,550 23000 25,000 25000 25000 Bq.na.sr10 28.750 26.950 450 27.150 27.150 27150 Gulf Res 7200 3 330 136040 5300 5250 5.300 BquNat.no 18200 13.600 900 18.200 17.900 18.200 +0.300 Gulf.R.p.a 3 280 2210 14375 3090 3.060 3060 •0.010 Bqnat.kei 11000 9.150 11100 9.250 9.150 9.250 jHaemacr 5.650 2200 3900 2.700 2.600 2600 +0.050 Bqnat.nik 12.150 10.000 3660 11250 10.500 11250 +0,250 Hartco 14.250 5 000 3150 10 6 050 6.000 6.000 •0.100 BquNat.nk 9.500 8.800 500 9.150 9.150 9,150 Heroux 5200 3.500 77250 19 4.300 3,600 4,200 +0.600 Bq na.srl2 27.450 26000 3100 26.550 26.250 26250 +0,150 Hubbard 1490 0700 700 0.700 0.700 0,700 •0.450 Bq Royale 84 250 59300 45100 13 67.500 66.750 66 950 +0,900 Bq Ry.srJ 28.950 26.500 400 27,250 27.250 27.250 ?0.250 T J Bq.Ry.srK voir plus bas Bq.Ry.srH 29000 27,000 400 27,500 27.500 27.500 +0.200 IBEX 0.920 0280 Z400 0.295 0.295 0.295 Bq.T-D 45.400 24 250 99100 15 36.200 35.650 36200 +0.050 I PL lnc.A 12.650 9200 1200 10 11.100 11.000 11,100 •0.100 B.TD.SrH 29 200 27.100 1000 27.250 27.250 27.250 ?0,150 jlTIEduc 7.100 3.350 8332 5.250 4800 5.000 +0,600 B.imp.sr15 28000 25,500 500 25.750 25,750 25.750 imasco ltd 43250 30500 670800 20 39.950 39900 39.950 ?0.050 Bq.C lmp 43550 27.800 255503 15 33.150 32.750 33.150 ?0.200 imper.Oil 25750 21.800 20000 30 35.000 35 000 35,000 ?0.650 Bque Mtl 69,400 49,400 10100 11 52400 51.650 52400 •0.100 flmpr.Qbr 36.700 31.350 290350 15 32.950 32.650 32.800 •0 550 BM0 Bsr5 26,600 22.850 2400 23.050 22 850 23,000 •0300 Inco.Pr.E voir plus bas Bq.N.Ecos 36 900 28,600 85376 11 31.700 31.150 31.700 ?0,050 Inco Ltd 34.900 15.500 11150 29 200 27.350 29.150 +1.400 B ne Sr11 28.250 26,500 2000 26 500 26.500 26 500 •0.500 jlnflntAct 4.300 1,500 21800 2.400 2.200 2.400 +0.100 B NE sr8 29,300 27.000 1900 27.500 27.500 27.500 |lnt Data 0,950 0.210 13100 42 0890 0.800 0 850 -0,050 Barnck 38 000 24.200 357150 20 26.000 25.650 25.950 •0400 jiusi 4.250 2000 1200 2.000 2.000 2,000 -0,100 Beau Can 2.800 1,550 25700 40 1.620 1.570 1.600 ?0.040 InvGrp 26.500 17 000 2200 17 18150 17,850 18.150 Behavr.A 1,550 0,180 Z100 0.070 0.070 0.070 lvaco.sr5 25.350 18.550 961 23,750 23.750 23.750 +0,250 IBehavr.B 0.980 0.050 34600 0.070 0.070 0,070 ?0.010 Jannock 19,000 13.500 610 4 16.500 16.500 16.500 •0.250 Bell.lntl 29,750 14,600 142805 27.000 25,700 25.700 •1250 Jnock.1,20 17.750 16 000 210 16.100 16.100 16,100 jBennett 12000 4.500 500 39 10.250 10.250 10.250 •0.250 fJean.Ct.A 39.000 27.250 32142 23 33.500 33,000 33.500 ?0.050 Bestar 6.750 2.000 2506 18 3.400 3.000 3.400 ?0,100 Biochem 45.400 26.450 155254 26 34.550 32.900 33000 •1.250 u L iBioniche 5.600 1.600 200 3.700 3.700 3.700 ?0,700 Bocenor 2.450 1,310 1889 12 2.000 2.000 2.000 •0.050 LBLSky 1,400 0,450 35006600 0 660 0.660 0.660 Bolid.pr.a 48.000 27.000 450 45.000 45 000 45.000 +2.000 (LGS Inc, 15.500 7.050 55655 13 9.250 9.000 9.050 •0.100 BoNden 4.350 1.200 3500 3,980 3.930 3.950 ?0.020 jLabphrm 3.750 0.600 135060 1.050 0.710 0.950 ?0.250 Bomb A 30.250 19.100 9102 31 29.050 27,850 28.650 -0050 fLaidiaw 15.850 7.700 6800 8.250 8.100 8.150 •0050 fBomb B 30.250 18,950 115064 31 29.100 27.900 28.500 •0.300 fLapVer.A 4.750 •3.350 1000 6 4000 4000 4 000 •0.100 Bomb.Sr2 26.200 24.750 1000 25,000 24,950 24.950 -0.050 Lap.Ver.B 4 850 3 500 3500 7 4550 4.100 4.100 •0.150 Boralx.A 4.500 3.050 666 15 3.750 3.700 3,750 +0050 ILasond.a 17.800 14.400 100 14 14.550 14.550 14.550 ?0.050 BDBnet.n voir plus bas Leader l 3100 1620 400 9 1,650 1650 1.650 •0,050 Legacy,un voir plus bas C D Leroux A 8 250 6.000 500 14 6.100 6.100 6,100 ?0.100 fLeroux B 6.000 4.350 2600 10 4500 4.400 4500 C-MAC 66.250 22.250 48706 47 59.400 58,500 58 800 ?0,050 Loew srC 16.000 1,000 1400 1.250 1,250 1.250 ?0.150 fCCUn.B 17.850 12.800 1835 9 13.000 12.800 12.800 •0,950 Logtstec.A 16.500 11.000 200 10 11.000 11.000 11.000 -1.500 ICGI Gr.A 44.500 25.000 795312 69 44,500 38.900 43,550 ?4,550 Lorus Thr 1.000 0260 2000 0,750 0.750 0,750 +0,050 fjCSIi 5.600 1,350 60470 5.600 5,200 5.450 +0.350 jCamblex 0,550 0.110 11500 0.405 0.400 0,400 lVf N Camco 6.900 3.650 1830 12 4400 4100 4 400 +0.400 Cdn.Nat 54.330 34.500 13850 12 43.000 42 900 43.000 •0 600 MSV 0.280 0.050 2000 19 0,200 0.190 0.190 •0040 CdnOxy 31.550 13.200 16500 28.250 28.150 28.250 •0.300 Maax 18.100 11.750 24700 13 12.400 12.100 12,250 CP Ltd 40,250 26.000 100725 20 32.650 32,050 32.650 ?0.550 (Magna A 06,450 61.000 22800 12 63 000 63 000 63.000 -0 350 IC Tire A 46000 32.550 221500 15 34.450 33.750 33.800 •0200 Matco.b 1.790 1.400 217 4 1.540 1.540 1.540 IC Utilité 49200 34 850 3820 11 35,550 35.250 35.250 -0,450 Mazarm 0.650 0.250 31200 0 400 0350 0.390 •0030 CUtilitB 49,000 35.250 500 11 35.500 35.500 35,500 -0500 jMcWaîter 0 900 0.190 25921 0.490 0,430 0450 •0.035 ICmnac.A 8.250 4,500 12525 7 7.700 7,250 7,650 ?0,150 Memotec 2.000 0,400 4000 1.100 1.020 1.040 -0,060 ICaraOpA 5.800 3.500 4500 20 3860 3860 3.860 •0.040 fMetroR.A 23 450 14.750 58306 10 15.650 15.150 15.500 ?0 400 Cascades 10.300 7,300 12290 14 9.000 8.850 8.850 ?0.100 M.Tempus 5,200 0,160 521508 4.990 4.600 4.690 •0.110 Cased s.a.voir plus bas Microcell 45.950 9.000 8802 43.250 42 000 43 000 ?0.400 Cassidys 5.750 1.750 200 3.000 3.000 3.000 ?1,100 iM.DuNd 1.990 0.580 39325 1,570 1410 1.520 -0.020 iCed-0r 1.950 0,250 43931 1.200 1.070 1.070 +0020 Mitchell B 11,000 7,050 1000 13 8 500 8 000 8000 •0 750 Celestica 111.500 31.000 dl300 129 105.500 05 500 05,500 +4.050 Mitel.Corp 15.900 7.350 98240 780 15.700 15 050 15600 ?0450 iChesbar 0690 0,150 9500 0.180 0.180 0.160 ?0,030 fMotson A 28.400 19.850 43500 236 26.250 26.000 26.000 -0500 Clnram 20.750 8.900 5125 12 9.400 9.050 9 050 ?0050 MtscoBltn 15450 9.000 500 14 13.000 12.850 13.000 ?0.450 Co-Steel 16.100 10.050 1287 15.300 15.300 15.300 ?0.200 Moore 18650 9,750 2550 16 9 800 9,750 9.800 •0050 fCogeco 31.500 18,000 8400 7 25 900 24.100 24,550 ?0.050 MtReai 3.050 1,500 9100 8 2.450 2.350 2.450 Cogmcase 39.450 15000 3150 13 20.000 17,950 18.550 ?1,750 Muttfd.un voir plus bas Commco 27.250 16,750 2000 139 26.500 26.250 26.500 ?0.700 Newcastle voir plus bas .c 52 dern.sam.52 dira.sam.Titra Haut Bu Vintn C,1 Haut Bu ClOt.Var.Tltn Hsut Bu Vsntu CJl Haut Bu Clôt.Var.Noranfla 22.250 14950 4000 58 18.100 17.900 18 050 ?0300 EnerMark 4.310 2.300 78344 43 3,570 3.410 3.470 tfïoo Nortel Sr5 25.700 24 250 3000 24650 24,650 24650 ?0.150 EnpFndG 3.190 2000 15947 2.800 2.710 2.710 •0030 Nortel 121.200 34 380 P18185 114,800 111.400 114 350 ?3.350 FrholO UN 6900 4.130 6704 5 700 5,600 5.650 ?0,050 Nova chm 34 750 19.150 •600 24 31.500 31.500 31500 ?1.000 Legacy un 9200 6,150 3300 9 8200 8050 8200 Kl, 100 jNoveder 0250 0 060 14500 0.090 0 090 0 090 Muttfd.un 14 500 9 050 600 9.350 9 050 9050 ?ZOO INovic 2.700 1,500 500 18 1980 1.980 1,980 Newcastle 15.750 11.000 3400 14,800 14.550 14.700 ?6M Pengr.Enr 16.750 10.000 1000 66 15.400 15400 15400 ?0.400 O P Yieki.u.1 17.200 14.800 400 18 15900 15900 15.900 «J.fM lotii du imiu 111.195 n (OnexCorp 32.000 18.380 1200 10 31,050 31,050 31.050 •0 800 UNITES PARTAGÉES lOruoni 0890 0200 20000 0.370 0.300 0.200 •0.070 (Amaig.in 9 250 7,500 2900 8 600 8550 8.600 *0 050 Paprboard 3.150 1.800 4450 2.500 2 270 2.500 +0.200 Gu,Mitre 18 850 15.250 12994 13 15950 15.300 15800 ?OEM Pengr.Enr voir plus bas T,Can,PU 29BOO 24.000 7200 18 24.500 24.250 24450 ?QA50 Pelro Cm 25.000 15 400 105400 30 20,600 20250 20.600 ?0,100 total dit vîntes 23,094 PUDomi 26.000 13.750 77650 26 15.950 15.600 15850 -0.600 DIVISION INTERNATIONALE fPowr Cr 35400 21.750 5847 12 26,950 26.550 26.900 ?0,300 Stocks translgéi in dollars cansdlsns Power,Fin 35 600 20,750 2100 12 26.700 26.700 26.700 ?0.650 Cased s i.6000 3500 27397 5.250 5.250 5 250 • F Premdor 18500 11.800 98600 8 12,000 12.000 12.000 ?0.200 lii Premier.a 4000 1.900 2600 9 2.900 2,900 2.900 ?0.400 DIVISION DE LA BOURSE DE MONTREAL Promate* 3 850 2 200 10400 6 3.850 3 500 3.650 ?0.150 ARCA 0.230 C.000 200 0.000 0 000 0.000 ¥ Angl, Swis 0,910 0.150 6510 0.190 0,170 0,190 ?.010 Q R Antoro 0.160 0,020 110000 0.150 0.140 0.150 Appai 0,330 0,200 9464 0.200 0.200 0200 *$H> QuebecTei 18750 14.150 1980 14 14.250 14.150 14.150 •0.250 Arenagol 0,480 0.190 9000 0,350 0.320 0.320 -0030 QuebecoA 39,500 31,250 1417 6 35.250 34 900 34,900 +0.150 Aurigmor 0.070 0020 11000 0.020 0.020 0.020 (QuebecoB 39.250 31000 15208 6 35.500 34.750 35000’ •0 050 Brex 0050 0030 2000 0 040 0,040 0 040 +0.010 RPM Tec 1,500 1000 3500 6 1.150 1.100 1,100 •0.050 Bruneau 0550 0200 8500 0200 0.200 0200 fRepap 0.125 0.065 52000 0080 0,070 0080 +0 005 Cmsc Rs 0.330 0030 4000 0.030 0.030 0.030 -0,030 Rio.Algom 24,700 14.500 32400 17400 17400 17.400 •0.100 Cenosis 1.650 0.450 122855 1.260 1.000 1.040 •0220 Hottest 6000 3 800 5000 35 4 200 4 200 4,200 Con AM 0,150 0.040 2000 0 080 0 080 0.080 •0.010 RogersC.A 38.200 13.500 300 8 36000 35600 35,600 ?2.100 Con Oas 0.100 0.020 1000 0.030 0030 0030 1 fRogerC.B 36.700 12.250 21900 8 35.250 35.250 35.250 ?1.250 ContRes 0.780 0.150 10000 0,190 0.150 0.150 0,100 f Royal G.44 000 25 750 47200 18 31.700 31.700 31,700 •0200 Contm pr 1.500 0.400 1500 0.400 0.400 0.400 l P Cvalley.a 0.550 0.330 4837 0,400 0.330 0.400 •OGM S 1 Diadm 0420 0,150 40600 0.220 0.190 0.190 rp Dianor 0280 0,210 130000 0,250 0,210 0.210 Sacosmart 8.500 2 300 2500 6.650 6.500 6,650 ?0400 Ditem 0.850 0.380 7500 0,480 0440 0,440 ,-ppao SNC-Lav 14000 10 300 4548 11 11,050 11.000 11050 +0 050 Dynacor 0,370 0,130 125450 0160 0.130 0.150 •0.040 SR.telcom 5.250 1800 56535 28 4 380 3950 4 250 ?0.250 Ecu Stvr 0480 0,130 10000 0.150 0.140 0.150 *0010 fSan.Fr.B 8.250 4 000 4000 6750 5,750 6.250 •0.250 Explogas 0.040 0,000 4 0.000 0.000 0 000 Saputo 45.750 32.500 48705 18 33400 32600 33,250 •0,350 Fieidex 0.150 0.040 1000 0.040 0040 0.040 iSaturn.S 8.950 4.850 6900 12 8.700 8.500 8600 +0,200 G.Bnar 0.180 0.040 6000 0.070 0070 0070 r Sears Can 37 500 16.500 34800 22 36.000 36000 36000 •1.500 GWHawk 0.330 0.030 5000 0.140 0.140 0.140 *Ot)39 33 450 21.300 1200 22 29,750 29,750 29,750 +0 550 Global 1000 0.100 15000 0.300 0.150 0.150 •0,170 14 300 6.500 1600 12 8450 8 300 8 450 •0 050 Gnenhop 0,650 0.570 2300 0.600 0.570 0.570 ?MO 4,450 1 800 10200 13 2.100 2050 2.100 ?0 *00 r Greensn 0,150 0.030 20000 0,030 0.030 0.030 23.000 14 400 715 12 19000 19 000 19.000 Griili A 0,300 0.250 1000 0.250 0.250 0,250 loom iSignlGen 1,060 0.260 5000 0650 0.630 0.650 +0.070 Grilli B 0 360 0,000 200 0.000 0.000 0.000 HJ 20.650 16.000 136 19750 19,750 19 750 •0550 Hebron 0,400 0.140 6500 0.270 0260 0,270 rM>30 0.240 0.140 43500 7 0.150 0140 0.140 •0.005 JAG.Mm 0,750 0.200 15178 0.220 0.220 0.220 ¦OiOlO 23.500 9.300 ’9600 29 16.650 16 500 16.550 •0 700 Jiibey 0.500 0090 6000 0.090 0.090 0090 .-0,010 iStrat.Vai.3.450 1,350 333 7 1.350 1.350 1,350 •0,050 KrowHse 4150 3900 4500 4 150 4000 4150 ?0,150 jSuiliden 1.700 0.150 14000 1.100 1,050 1,100 TtoZC Lexam 0.300 0.130 8062 0.140 0.130 0,140 .0(010 1.040 0.320 112508 0.980 0830 0.860 •0,090 rrvA.b 22.500 14,000 2100 18 19 600 19.600 ’9500 ?1.200 2.000 0 400 ’000 1950 1.950 1950 Talisman 49 000 22.250 104100 37.750 36.500 37,750 ?0350 'üm 0.170 0.060 4000 0.060 0.060 0.060 Techmire 2.800 1,130 1000 4 2.450 2 450 2450 0,550 0.160 19000 0.250 0.230 0.230 Techmlab 13.400 5.600 9150 66 6550 6 450 6.550 ?0.050 Teck A 16 500 10.000 200 12.500 12.500 12 500 •0 500 Macyro 0.850 0.730 2500 0.780 0.780 0,780 ?0050 (Teck B 17.200 9.450 1300 13.400 13000 13400 ?0.550 Malart ic 0430 0 080 33000 0.290 0.260 0.280 4.020 0250 0020 10504 0,090 0.030 0090 ?0.010 Teieglobe 61950 20.100 9062 169 36.050 35 300 35 950 •0.150 Teiescene 22.750 9 000 200 12 9450 9.450 9.450 +0.450 Melkior 0.480 0 080 1110 0.300 0.300 0 300 •0.030 Tembec.A 16 000 7.750 3032 43 15.000 14,850 14 950 •0,050 Mirandor 0.090 0.050 121000 0 050 0,050 0,050 fT Theratech 5.650 2,750 96801 5.200 4800 5050 ?0150 NAR Res 2.630 0,160 40225 1.150 1,070 1100 $100 fTorstr B 18 900 13,850 1200 21 14.550 14 550 14 550 •0050 Netgraph 5900 0.150 56039 5,000 4,710 4.850 •e.050 TrCan PI 23.100 15,850 135643 18 16150 15 850 15.850 •0.200 Niocan 1.300 0300 7500 1.050 1.000 1.000 •0,050 TrCdaSru 49.100 39000 200 39.250 39.250 39.250 +0200 Nora exp 0,480 0,170 7500 0.230 0.220 0.220 •0.050 T,Can,PU voir plus bas OlcoA 0.480 0.350 5200 0.350 0,350 0.350 Transfrce 3500 1.950 8300 9 2.050 1.950 2 000 •0 050 Orex exp 0.220 0.040 10500 0.130 0.120 0.130 +0.010 Transat 8250 5 600 28447 9 7.000 6950 6 950 +0050 Orient 0.140 0.030 195370 0.050 0,030 0 040 *0.010 Tnmark 23000 12.900 400 19 18000 18 000 18 000 •0400 Orleans 0.350 0 060 5500 0.090 0.070 0 090 Ùf.030 fTrizHahn 33.250 24.200 30000 8 24.450 24,450 24 450 •0 050 Osisko 0.170 0.120 500 0.120 0,120 0120 'I.* Pac Tiger 0450 0300 46821 0350 0.350 0350 ¥ J Pan Amr 0.160 0.090 242500 0.100 0.090 0.100 U Pegaz.a 0.100 0.010 10000 0.020 0,020 0020 ?0.010 tUmbroue 5250 3.350 700 7 3450 3,450 3.450 ?0 050 Photonet 1.300 0.300 30500 0.450 0.410 0.450 'Jnican.A 36.950 26 050 100 21 26 250 26.250 26.250 •0,500 Piexmar 0200 0 000 225 0.000 0.000 0.000 1 fUmcan.B 36 850 24000 13808 21 27000 26,900 27.000 Raudm 0.150 0.020 130000 0.030 0.020 0030 fUmforet 2 500 0900 33300 0 960 0.900 0950 ?0050 Robex 0 650 0.180 6000 0200 0180 0.180 -0.020 fV.Houtte 30.000 18.000 4800 23 19100 18850 19.000 +0,050 RoyaiStd 0.250 0.040 1000 0.070 0,070 0070 fVideotron 32.500 19.500 60601 22 250 21,250 22,000 ?0.900 SAMSys 0 700 0.550 30500 0,670 0.600 0670 ?0.070 Vincor 15.700 9.950 200 12 10,250 10250 10.250 •0.400 Sharpe 0.530 0.080 3000 0,170 0,170 0.170 4.030 jVirgmia 0.850 0.405 31600 0.660 0640 0,640 •0.010 Sinos 0.190 0 040 5000 0.100 0.100 0,100 Westaim 8.500 5.200 515 6.150 6.100 6100 -0.300 St.Sauv.a 0.700 0.000 350 0.000 0.000 0.000 Westburne 17.750 13.400 3700 10 14500 14,250 14 500 •0.150 TSITelsy 2,300 0.100 1813 0.140 0,140 0.140 4.160 Westcoast 31.550 23400 2500 11 23,900 23,400 23400 •0.400 Tandem 0220 0.100 4000 0.110 0,110 0.110 11 Yield,Un voir plus bas Toigeco 1.300 1.010 1500 1.250 1,250 1.250 Id.100 jYorb.ClA 0.500 0,100 149900 23 0.490 0.430 0,450 •0,030 Torn 0.140 0.060 238150 0.090 0.070 0070 total des ventes 8,502.297 Troymm 0.390 0.050 50000 0,070 0.060 0.060 n FONOS AMERICAINS Umgold 1.500 0,500 25900 0 680 0.850 0.850 ?6.050 Bq.Ry.srK 27.500 25 500 600 25.600 25.500 25 500 -0.100 Vantex 0,050 0 000 500 0.000 0 000 0.000 BDBnet.n 11,500 10 000 3917 11,000 11,000 11.000 VenCan 0450 0.100 69000 0.180 0,130 0.180 tO.060 Inco.Pr.E 42850 33 000 764 41.350 41050 41.350 Vior 0.130 0.040 94000 0.060 0.040 0 060 ?0.010 total des vîntes 5.281 WstrnPac 0.040 0.020 21300 0.030 0020 0.020 f OBLIGATIONS (an mllllirsdi dollars) X-Cheqr 0 040 0.040 2000 0,040 0.040 0.040 cLer.7.25% 106,000 95 000 52 100.000 99.000 100000 ?0.500 artqst.b 1.200 0.650 16000 0,800 0,700 0,750 ?too cScoBooms 106.200 95000 24 95,000 95.000 95.000 artqstwt 0.300 0.030 1000 0,030 0.030 0.030 cTDhybnd 105,000 95 000 116 95 500 96 000 96.000 dumtnlkl 1,230 0 000 252 0.000 0.000 0.000 ** total des ventes 192 000 genom.wt 0.300 0.250 5000 0.250 0,250 0.250 UNITES en fiducies genome V900 1.100 28000 1.250 1,250 1.250 •0.050 Athabasca 26.100 15100 1500 13 23.500 23.000 23 000 •0.750 total du vsntu 2405427 LE DEVOIR, LE VENDREDI 3 DÉCEMBRE 1001) A 8 EDITORIAL L’Irlande contre la fatalité Le grand poète William B.Yeats écrivit un jour qu’en Irlande, il y avait tant de haine pour si peu d’espace que la vie de chacun en était à jamais mutilée.Il concluait: «Depuis mon séjour dans le sein de ma mère, j’ai le cœur fanatique.» près trente années d’une guerre civile qui aura fait au delà de 3000 morts, après quatre siècles de conflits larvés, de beaucoup de sang et de fureur, les Irlandais semblent bien décidés à mettre un terme à ce qu’on appelle la fatalité de l’histoire.Hier, en effet, le nouveau gouvernement autonome de l’Irlande du Nord, regroupant des frères ennemis, est né.Il aura fallu plusieurs mois, voire au delà d’une année de négociations ardues, de pourparlers exigeants et d’émotions diverses pour parvenir à cet accord qui vient de se traduire par la mise sur pied d’un gouvernement si hétéroclite qu’il présage d’un avenir périlleux.Au cours des deux prochains mois, le nouveau premier ministre David Trimble et le vice-premier ministre Seamus Mallon devront agir avec d’autant plus d’habileté, de doigté, que le pari de la paix est loin d’être gagné.Hier, les gouvernements de la République d’Irlande et de Grande-Bretagne ont rempli leurs promesses.Pendant que le chef d’État irlandais Bertie Ahern signait officiellement un amendement à la Constitution abolissant les articles qui stipulaient que ce pays revendiquait les six comtés qui forment l’Ulster, le premier ministre britannique Tony Blair ordonnait le transfert de pouvoirs législatifs et exécutifs permettant à l’Irlande du Nord de fonder un gouvernement semi-autonome.Dirigé par Trimble, protestant de confession et chef du Parti unioniste de l’Ulster, ce gouvernement est le reflet savamment négocié de la complexe mosaïque nord-irlandaise.A ses côtés siège désormais Seamus Mallon, catholique et l’un des dirigeants du Parti social-démocrate et travailliste, auquel se sont joints trois autres membres du Parti unioniste, trois du Parti social-démocrate, deux du Sinn Féin de Gerry Adams et deux du Democratic Unionists du révérend Ian Paisley.On observera que les deux formations les plus farouchement opposées depuis 1969 ont hérité de la portion congrue.La partie qui s’amorce sera si complexe qu’autour de cette table gouvernementale, ou plutôt derrière chacun de ses ministres, il y a un fantôme.Tous ces hommes ont en effet un frère ou une sœur, un père ou une mère, un parent ou un ami qui a été tué par le camp adverse.En fait, comme le temps de l’histoire irlandaise est un temps long, très long, chacun d’entre eux a été élevé, a été éduqué dans le souvenir de tel grand-parent tué lors du massacre de Pâques 1916 ou lors de la guerre d’indépendance de 1919-1921.H y a encore beaucoup de sang non séché.À preuve, toutes les discussions entourant le désarmement des factions militaires et surtout de l’IRA Le général canadien John de Chaste-lain, qui a pour mandat la supervision de cette opération délicate entre toutes, fait face à un coefficient de difficulté d’autant plus élevé que bien des réticences subsistent.Du côté protestant, le dossier des armes, le sujet du sang, s’est conclu par une division de la communauté.À tout le moins du principal parti politique qui défend ses intérêts.Au cours de la fin de semaine dernière, les délégués du Parti unioniste de David Trimble ont voté dans une proportion de 58 % seulement en faveur de l’accord de paix signé sous la houlette de l’ex-sénateur américain George Mitchell.Ce faisant, David Trimble, parce qu’il souhaitait plus de 60 %, a essuyé un échec qui, sans être retentissant, a affaibli sa position.Ses opposants ont été nombreux à s’en tenir au «pas de gouvernement satis désarmement préalable de l’IRA».Du côté catholique, la division sera certainement à l’ordre du jour des agendas des différents groupes.L’un d’eux, et non des moindres puisqu’il s’agit de la Continuity IRA a invité les membres de TIRA à lui donner leurs armes plutôt que de les remettre entre les mains du général de Chastelain.Au cœur du présent chapitre de l’histoire irlandaise, le désarmement des groupes paramilitaires doit débuter le 31 janvier prochain.D’ici là, il ne reste plus qu’à espérer que le cœur irlandais sera moins fanatique, contredisant ainsi ceux qui affirment que l’histoire est une fatalité.Une mauvaise loi Serge Truffaut O- ?LE FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910 FAIS CE QUE DOIS Directeur BERNARD DESCÔTEAUX Rédacteur en chef JEAN-ROBERT SANSFAÇON Vice-présidente finances et administration CATHERINE LABERGE Directeur de l'information CLAUDE BEAUREGARD Rédacteur en chef adjoint MICHEL VENNE Directeurs adjoints de l'information PIERRE BEAULIEU, MARIE-ANDRÉE LAMONTAGNE Directeur artistique CHRISTIAN TIFFET Directrice, ventes et marketing MARTINE DUBÉ (rAn+’oTff f ?AS£tàC0& % ON GAUCtfitfS A ?îm& 4o\ \ja Noll* I?TouRnÇî?V "A AAA«5 a®*— L HflNpÇ Ti«CA5uise 1 Leduc, Kathleen Lévesque (actualités politiques municipales), Caroline Montpetit, Brian Myles (justice et faits divers), Isabelle Paré (santé): Odile Tremblay (Horizons): Michel Garneau (caricaturiste) : Diane Précourt (pages éditoriales, responsable des pages thématiques): Martin Duclos et Christine Dumazet (relecteurs): | Jacques Grenier et Jacques Nadeau (photographes) ;à l’information culturelle : Michel Bélair (responsable).Stéphane Baillargeon (théâtre, danse), Paul Cauchon (médias), Marie-Andrée Chouinard (livres et politiques culturelles), Jean-Pierre Legault, Clément Trudel (musique) ; à l'information économique : Gérard Bérubé (adjoint au directeur de l’information).Benoit Munger, François Normand, Serge Truffaut.Claude Turcotte ; à l'information internationale : Jocelyn Coulon (adjoint au directeur de l'information), Guy Taillefer (éditorialiste).Claude Lévesque ; à l’information politique: Pierre O'Neill, Hélène Buzzetti.Manon Cornellier (correspondantes parlementaire à Ottawa), Mario Cloutier et Robert Dutrisac (correspondants parlementaires à Québec): Marie-Hélène Alarie (secrétaire à la rédaction) : Julie Tremblay, Marie-Claude Petit (commis).La documentation : Gilles Paré (directeur) ; Brigitte Arsenault, Manon Derome, Serge Laplante (Québec).Rachel Rochefort (Ottawa).IA PUBLICITÉ ET LE MARKETING Martine Dubé (directrice).Jacqueline Avril, Jean de Billy, Gyslaine Côté, Marlène Côté, Anouk Horbutt, Manon Bouchard, Christiane Legault.Jacques A.Nadeau, Claire Paquet, Chantal Rainville, Micheline Ruelland, Sébastien Saint-Hilaire (publicitaires): Manon Blanchctte-Turcotte, Sylvie Laporte, Micheline Turgeon : Martine Bérubé (secrétaire).LA PRODUCTION Christian Goulet (responsable de la production), Claudine Bédard, Philippe Borne, Johanne Brunet, Danielle Cantara, Richard Des Cormiers, Marie-Josée Hudon, Sébastien Vallée, Christian Vien.Olivier Zuida.PROMOTION ET TIRAGE Martine Aubin (directrice), Johanne Brien (responsable à la clientèle), Hélène Gervais, Évelyne Labonté (responsable à la promotion des abonnements), Monique L'Heureux, Use Lachapelle, Rnchelle Leclerc.L'ADMINISTRATION Nicole Carmel (responsable des services comptables), Jeanne-d'Arc Houde (secrétaire à la direction) : Céline Furoy, Patrick Inkel (contrôleur), Ghislaine Lafleur, Claudette Béliveau (secrétaire administrative), Nathalie Perrier, Danielle Ponton, Danielle Ross.IA FONDATION I)U DEVOIR Roger Boisvert (vice-president exécutif et directeur général).UUniversité Laval se dirige-t-elle vers un procès coûteux ?JOHN R.GALLUP Professeur onsieur le recteur François Tavenas, En apprenant par diverses sources ce qui se passe depuis plus de trois ans au département de géographie de l’Université Laval, comment ne pas faire un parallèle avec ce qui s’est passé à la faculté de philo-I soRhie en 1976?A environ 20 ans d’intervalle, est-ce un hasard si ces deux I événements mettent en cause d’une part Rodolphe De Ko-I ninck et d’autre part Thomas De Koninck?Comment expli-I quer que dans les deux cas, les autorités de l’université se I sont mises à leurs services, quel qu’en soit le coût et les I conséquences pour l’institution?1975-77: j’étais professeur à la faculté de philosophie ! quand le doyen Thomas De Koninck a décidé le non-re-! nouvellement du contrat de deux professeurs, décision R alors cautionnée par la direction de l’université.J’ai été I moi-même appelé à témoigner au sujet de l’évaluation g d’un de ces professeurs.L’arbitrage de ce conflit, qui a I conduit à la réintégration des professeurs congédiés, a g montré l’abus flagrant de pouvoir du doyen De Koninck I et l’arbitraire de ses décisions.(Tous les détails sont pu-I blics et contenus dans les conclusions écrites de l’ar-I bitre.) L’Université Laval, au terme d’une procédure I longue et coûteuse, a dû verser des compensations finan-I cières importantes aux professeurs injustement licenciés, I comme le demandait le tribunal d’arbitrage.1996-99: Rodolphe De Koninck, professeur au département de géographie, fait parvenir à son collègue François — Hulbert une longue lettre contenant des accusations d’une extrême gravité, comme on peut le constater en examinant la poursuite en diffamation intentée par ce dernier devant la Cour supérieure du Québec.11 s’agit d’accusation de détournements de fonds, de prévarications, de fraudes, de dépenses malhonnêtes et de malversations, qui auraient été faites aux dépens de l’université.Si ces accusations étaient fondées, les autorités universitaires auraient dû demander des comptes et blâmer le coupable.Pourtant, de 1996 jusqu’à aujourd'hui, le professeur Hulbert n’a fait l’objet d’aucune plainte ni d’aucune sanction disciplinaire de la part de l’université, qui se refuse cependant à désavouer les propos de Rodolphe De Koninck, à faire la lumière et à rétablir les faits.D’autre part, n’est-il pas surprenant que l'Université Laval ait pris la défense de Rodolphe De Ko ninck, celui-là même qui a porté les accusations et les a diffusées en envoyant copie de sa lettre à une dizaine de membres de la communauté universitaire au Québec?Vous avez donc accepté, monsieur le recteur, à la suite de votre prédécesseur, que l’Université Laval prenne à sa charge les frais du procureur de Rodolphe De Koninck, tandis que François Hulbert, victime des accusations, doit payer lui-même son avocat.Alors que dans vos discours et déclarations, vous ne cessez de vous plaindre du manque d’argent dans notre université, comment pouvez-vous expliquer aux contribuables que vous acceptez de dépenser des dizaines de milliers de dollars dans une cause indéfendable?En cette période de compressions budgétaires, l'universi-té est prête à payer jusqu’à combien pour empêcher que Rodolphe De Koninck réponde de ses actes?En agissant ainsi, voulez-vous laisser croire que la liberté universitaire va jusqu’à autoriser certains professeurs à porter n’importe quelle accusation contre un collègue, tout en étant assurés d’être défendus par votre institution, à n’importe quel prix?Existe-t-il des professeurs intouchables qui peuvent, en toute impunité et aux frais de l’université, se comporter sans avoir à rendre des comptes, tandis que leurs victimes sont ostracisées et perdent la confiance de l’université sans égards pour les étudiants qui travaillent avec eux?Bien au delà des murs du pavillon Charles-De Koninck, où se trouve le département de géographie, circulent des rumeurs de toutes sortes qui permettent facilement d’imaginer le climat pourri qui doit y régner, au détriment de son bon fonctionnement, de la réputation des professeurs et de l’intérêt des étudiants.A qui profite donc cette situation malsaine pour que vous ayez choisi, monsieur le recteur, de vous engager dans la voie d'un procès long et coûteux plutôt que de réfuter les accusations de Rodolphe De Koninck?Maintenant que le dossier est au palais de justice en attendant que la date du procès soit fixée, n’est-il pas temps d’agir avant qu’il ne soit trop tard?Si le premier ministre Lucien Bouchard peut désavouer un ministre qui a outrepassé ses pouvoirs, pourquoi ne pouvez-vous pas faire la même chose avec un professeur dans de semblables circonstances?Le moment n’est-il pas venu de mettre votre autorité au service de l’équité, de l’intérêt général et du renom de l’Université Laval?«Il s’agit d’accusation de détournements de fonds, de prévarications, de fraudes Le resserrement CLAIRE JOLY Collaboratrice au cybermagazine Le Québécois libre MARIE LATOURELLE Etudiante en économie MARYSE MARTIN Étudiante en administration KAREN S ELI CK Avocate et chroniqueuse au magazine Canadian Lawyer utre la douleur qu’a laissée ce drame dans la vie des gens qui l’ont vécu, l’intensification du contrôle des armes est le principal héritage de la tragédie de Polytechnique.Il y a dix ans, ce 6 décembre, l’horreur attendait ceujc qui se trouvaient à l’École po-I lytechnique de Montréal.Pendant au I moins quinze longues minutes, ils ne pu-I rent compter que sur eux-mêmes pour I échapper à un détraqué armé d’une carabi-K ne semi-automatique.Quand les policiers I ont finalement investi le bâtiment, Marc I Lépine s’était enlevé la vie depuis déjà neuf I minutes.11 avait abattu 14 jeunes femmes I et blessé 13 autres personnes.Paradoxalement, quelques années plus I tard, les contrôles de 1991 et de 1995 limi-B taient radicalement le droit de légitime R défense des Canadiens en prohibant en R pratique l’emploi des armes à feu pour la I protection de la vie.(Les bonbonnes de H poivre de Cayenne constituent déjà une ¦ “arme prohibée» depuis plus de 20 ans au I Canada.) Oij se demandera si le fait de réclamer I de l’État un resserrement des mesures de E contrôle était une réaction avisée.Après K dix ans de croisade, Heidi Rathjen, de la ! Coalition pour le contrôle des armes, déclare à une journaliste: «No studies have been done to link gun legislation to declining firearms-related deaths, but you can draw your own conclusions» (Ottawa Citizen, 18 novembre 1999, page A16).Voué à l’échec L’irrationalité des mesures de contrôle Iest admirablement illustrée par l’ancien chef de police anglais Colin Greenwood dans Firearms Control - A Study of Armed Crime and Firearms Control in England and Wales (Routledge and Kegan Paul, 1972).Voué à l’échec, le contrôle des armes mène inexorablement à l’interdiction de la possession d’armes par les civils, que les prohibitionnistes clandestins, ou çeux qui s’ignorent, l’admettent ou non.A la suite de la loi britannique de 1997 et 25 ans après avoir publié son livre, Colin Greenwood a vu des policiers saisir chez lui sa collection d’armes de poing enregistrées.Depuis des années, les prohibitionnistes colportent l’idée que « l’accessibilité» aux armes est la source de fléaux indicibles.Pourtant, nombre d’études, comme les travaux comparatifs de David Kopel de même que des données de l’Organisation mondiale de la santé, montrent que les mesures de contrôle et le nombre d’armes des contrôles des armes à feu n’est pas une solution À la mémoire des victimes de la tragédie en circulation ne sont pas des facteurs déterminants dans les taux nationaux d’homicides et de suicides (voir Daniel D.Polsby, Firearms and Crime, Independent Institute, 1997).La Suisse, la Norvège ou encore l’État américain du Vermont sont des exemples de sociétés paisibles où coexistent un faible taux d’homicide par balle et des politiques très libérales concernant les armes à feu.Pensons seulement au Canada d’il y a 30 ans.L’immense majorité des études criminologiques et épidémiologiques suggèrent que le contrôle des armes n’est pas une ARCHIVES LE DEVOIR de Polytechnique.mesure efficace pour lutter contre la criminalité violente et ne la décourage pas: Wright, Rossi et Daly (1983), Kleck (1991), Centerwall (1991), Lott (1998), etc.Au contraire, les mesures de contrôle dissuadent davantage la légitime défense exercée par les honnêtes citoyens que la criminalité ou les tueries sauvages.Les lois appuyées par les prohibitionnistes desservent les citoyens les plus susceptibles d’être victimes d’actes criminels violents — les femmes et les personnes âgées, par exemple — en les laissant encore plus démunis face à d’éventuels agresseurs.Les prohibitionnistes ne reconnaissent pas l’efficacité de l’autodéfense armée.Or selon des recherches américaines, un agressé court moins de risques d’être blessé ou tué par son assaillant s’il se défend avec une arme que s’il reste passif, résiste à mains nues ou encore avec une arme de fortune.Dans moins de 1 % des cas, l’agresseur s’est emparé de l’arme de la victime pour la retourner contre elle (Gary Kleck, Point Blank: Guns and Violence in America, Aldine, 1991).Les policiers sont armés précisément parce qu’il s’agit d’un moyen efficace de protéger la vie et de prévenir la violence, ils ne peuvent toutefois pas jouer les gardes du corps auprès de tous ceux qui se sentent menacés.Et il n’est pas souhaitable d’en faire les détenteurs du monopole de la légitime défense armée.Les hommes et les femmes sont parfaitement compétents pour assurer leur défense en cas d’urgence, pourvu qu’on leur en laisse les moyens.Heureusement, du reste, dans 98 % des cas où une arme à feu est utilisée pour se défendre contre un agresseur, la simple vue de l’arme a l’effet dissuasif voulu et suffit à mettre fin à la confrontation G»hn R.Lott Jr., «Gun Control Advocates Purvey Deadly Myths», Wall Street Journal, 11 novembre 1998, page A 22).Mesure de dernier recours Nous ne prétendons pas que la possession d’armes soit une panacée.Il ne s’agit pas de faire l'apologie de la violence ni d’une société où tout le monde porterait un revolver à la ceinture.Le droit de porter ou de posséder des armes n’est pas l’obligation d’en acquérir, d’en garder une chez soi, et encore moins de s’en servir contre un agresseur.Nous croyons cependant que l’utilisation d’une arme en légitime défense est une mesure de dernier recours moralement justifiée quand les policiers ne peuvent intervenir assez rapidement Contrairement aux prohibitionnistes, retranchés derrière des chiffres dont ils fournissent rarement les références précises, nous ne cherchons pas à imposer nos valeurs à tous.Que chacun soit libre de faire ses choix et d’en assumer les conséquences.Nous préférons l’autonomie ainsi que la responsabilité d’assurer notre protection avec les moyens que nous jugeons appropriés, si seulement les lois nous le permettaient.L’idée n’est pas saugrenue et s’inscrit dans la tradition occidentale et canadienne (voir Pierre Lemieux, Le Droit de porter des armes, Paris, Belles Lettres, 1993).Il est douteux que les récentes lois sur le contrôle des armes désarmeront les vrais criminels, qu’elles empêcheront des viols, des meurtres à l’arme blanche, voire d’autres massacres comme celui d’OC Transpo à Ottawa en avril dernier.Mais il est certain que les victimes seront alors beaucoup moins en mesure d’échapper à leurs agresseurs.Le 10 juin dernier, un homme entrait dans un refuge pour femmes violentées à Saint-Jean-sur-Richelieu et y abattait froidement sa conjointe.«L'intervenante de faction», témoin impuissant du drame, n’avait pas accès à une arme pour protéger les pensionnaires en cas d’urgence, ce qui aurait été illégal dans l’état actuel des choses.Quant à l’assassin, il n’a pas fait grand cas des lois.¦ Nithilit tortor; CROTEAU DAIGNEAVLT km-Mitic Maud EDWAMD BAVlERNiCK Nmse Maryse ucistm leclaIr "Tfi* «oflia te* L **E*vi D**t»iJ**t cœurée par les traditionnels vœux pieux, la jeu nesse espère que le Sommet du Québec et de la jeiuiesse lui donnera vraiment les moyens de ses ambitions.Dans son éditorial du 17 novembre, Paule des Rivières jugeait que les groupes de jeunes qui veulent tirer tout le jus de ce forum fortement médiatisé pour pousser des revendications bien précises, telle l’abolition des clauses discriminatoires, ont tort.Pour elle, «le sommet ne doit surtout pas se transformer en séance de négociation au cours de laquelle les jeunes marchanderont leurs louanges au gouvernement contre quelques bonbons de circonstance».Si nous partageons l'opinion de Paule des Rivières quant au fait que le sommet ne doit pas accoucher de «bonbons de circonstance», nous croyons, jxir contre, qu’il est mal avisé de proposer aux groupes de jeunes de ne pas pousser des «revendications bien précises».En effet, les exercices passés de concertation témoignent plutôt de la nécessité d’être très clair si les idées restent floues, il y a un grand risque d’aboutir à lui sommet de vœux pieiL\.Pire est arrivé à certains partenaires lors de la grand-messe du déficit zéro.Rappelons-nous combien l’absence de propositions précises quant à la façon de rétablir l’équilibre budgétaire a permis à Lucien Bouchard d’occulter l’enjeu du «comment atteindre le déficit zéro» tout en imposant un débat secondaire sur le nombre d’années ]xnir y arriver.Les fameux partenaires acquiescèrent alors à l’objectif du déficit zéro sans même obtenir des engagements précis du gouvernement quant à la façon de l’atteindre.Tirons-en les leçons.Cette fois-ci, il revient à la jeunesse de proposer l’enjeu des négociations.Quel sera l’enjeu du Sommet de la jeunesse?A la lecture des rapports des forums régionaux qui viennent d’achever leurs travaux, il nous semble que l’enjeu du sommet sera financier.En effet, lorsque les jeunes souhaitent que la société québécoise mise sur le long tenue en investissant en éducation, en assurant un soutien de qualité aux jeunes chômeurs, en améliorant la politique familiale, en éliminant la discrimination dans les milieux de travail, en réduisant l’endettement des étudiants et en réduisant la dette publique, ils demandent que nos gouvernements soient moins myopes dans leurs choix financiers.Par exemple, alors que tous, au Québec, conviennent depuis fort longtemps de la nécessité d’offrir davantage de formation professionnelle dans les domaines teclinologiques, les développements réels sont rarissimes pour cause de contraintes budgétaires.11 en est de même pour les jeunes chômeurs à qui on refuse l'accès à des progranunes vraiment formateurs parce que jugés trop longs et, donc, trop coûteux pour Emploi Québec.Notre génération, à laquelle on bloque l’accès à des emplois décents dans le secteur public à cause des décisions irresponsables des dernières décennies, comprend très bien ce que veut dire une contrainte financière.Irresponsable Le gouvernement fédéral, à qui l'on donne la moitié de nos impôts, agit de façon irresponsable en refusant de remettre au gouvernement du Québec les moyens financiers qui lui permettraient d’assurer les services prioritaires qui sont sous sa responsabilité.Malgré cette contrainte, Lucien Bouchard et son équipe peuvent, selon leurs prochaines décisions financières, avoir un impact important sur l’avenir de la jeunesse.Alors que la génération du baby-boom n’a pas contribué suffisamment pour couvrir les services qu’elle aura reçus (à preuve, l’ampleur de la dette publique), comment le gouvernement du Québec peut-il justifier d’établir connue priorité une baisse de la contribution fiscale des gens de cette génération?C’est pourtant ce que propose Bernard Landry en insistant pour donner priorité à une réduction inunédiate des impôts des contribuables gagnant entre 50 000 et 100 000 $.Alors qu’il ne reste qu’une dizaine d’années avant la retraite des premiers baby-boomers, nous croyons qu’il serait injuste de faire de l’allégement de leur contribution fiscale notre priorité financière; aussi, nous croyons qu’une part significative des surplus prévus devrait être allouée à la réduction de la dette.Nous souhaitons que le gouvernement établisse un plan de remboursement qui ferait en sorte que l’on ait réduit significativement cette dette vers 2015.De cette façon, il sera possible d’utiliser les économies d’intérêts payés sur la dette pour financer les coûts de santé supplémentaires découlant du vieillissement des baby-boomers.Une approche financière à long terme est d’autant plus essentielle que s’ajouteront aux coûts de santé plus élevés des cotisations doublées au régime des rentes pour cause de cotisations insuffisantes versées au cours des 30 premières années du régime.Certains s’opposent à la réduction de la dette parce qu’ils soutiennent que son poids se réduira de lui-même grâce à la croissance.Malheureusement, ce n’est pas parce que le ratio dette-PIB diminue que la charge d’intérêt à payer diminue pour autant.C’est pourtant de cette réduction des intérêts payés que nous avons besoin.Alors que l’ampleur de la dette fait en sorte que Québec n’a pas la marge de manœuvre pour construire de nouvelles infrastructures, ne serait-il pas plus responsable de commencer à épargner collectivement?Certains affirment que le remboursement de la dette nous priverait de l’effet «multiplicateur» sur la croissance d’une baisse d’impôt maximale.Invalidant cette thèse, les études démontrent plutôt que l’effet positif d’une réduction de la dette sur la croissance à long terme est beaucoup plus élevé que celui d’une baisse d’impôts.Contrairement à ce que certains avancent, la priorité de la réduction d’impôts n’est pas dictée par des impératifs économiques; la décision sur la façon d’utiliser les surplus sera plutôt fonction de la capacité de notre société de cesser de jouer le présent contre l’avenir.Quant à l’enjeu des clauses discriminatoires, c’est notre plus grand souhait que la ministre Lemieux règle la question cet automne de façon à ce que d’autres enjeux forts importants puissent prendre toute la place lors du sommet.D’ailleurs, si le dossier traîne encore malgré deux ans de palabres parlementaires, c’est bien parce que le gouvernement l’a voulu ainsi.Daniel Champagne Syndicat TCA des employés d’Air Canada Martin Giroux Conseil des jeunes décideurs de l'Ordre des administrateurs agréés Karine Labarre Comité jeunesse de l’Ordre des infirmières Ziad Nasreddine Association des jeunes médecins F'rançois Rebello Force jeunesse Jean-François Roberge Association de défense des jeunes enseignants A 10 I.E I) E V 0 I H .I, E V E N I) 11 E 1) I :t I) E (' E M U H E I !) !» !» -?LE DEVOIR ?-—- ACTUALITÉS IRLANDE SUITE DE LA PAGE 1 Le premier ministre britannique, Tony Blair, et son homologue irlandais, Bertie Ahern, ont salué cette avancée historique sur la voie de la paix.«Tous les Irlandais peuvent éprouver une grande fierté aujourd'hui pour ce que nous sommes parvenus à faire en ramenant la paix dans toute l’Irlande», a déclaré Ahern à Dublin.«Cest un jour historique», a affirmé de son côté Blair, sur le perron du 10 Downing Street.«Le peuple d'Irlande du Nord a récupéré le pouvoir», a-t-il ajouté.Le gouvernement autonome doit gérer l’Irlande du Nord, à l’exception des questions de sécurité, sans l’intervention des Britanniques, qui se contenteront d’accorder chaque année une dotation budgétaire globale.Au delà des clivages confessionnels, ce gouvernement va devoir s’occuper de santé et d’éducation, de développement économique et d’exclusion sociale.Des hommes enfermés dans une pratique politique de l’exclusion et de la protestation vont devoir apprendre à travailler ensemble, préparant la voie à une réconciliation entre les communautés qui vivent toujours dans une société d’apartheid volontaire.L’avenir de la paix, qui s’est construite à vitesse sidérale en quatre jours, reste néanmoins suspendu à la réalité du désarmement de l’IRA Selon diverses estimations, son formidable arsenal compterait au moins 2,7 tonnes d’explosifs de forte capacité, 1,5 million de balles, 600 armes de poing, 1000 fusils et probablement quelques missiles.Dans son communiqué, l’IRA rappelle avoir ressenti des «inquiétudes» face «aux conditions posées par le parti unioniste d'Ulster pour accepter de former les institutions» de la province, conformément à l’accord de paix d’avril 1998.«Les conséquences de ce développement sérieux font l’objet d’un examen attentif», ajoute l’IRA, dans un souci visible de montrer à ses interlocuteurs, mais aussi à ses propres troupes, qu’elle reste sur ses gardes.Le chef du gouvernement nord-irlandais, le protestant modéré David Trimble, a menacé de démissionner en février si aucune caisse de fusils n’est détruite d’ici là.Pour autant, l’IRA affirme clairement que cette prudence ne remet en rien en cause son engagement de la mi-novembre, qu’elle «honorera» bien, assure-t-elle.Dans l’après-midi, le premier ministre désigné, David Trimble, dirigeant du Parti unioniste d’Ulster (UUP), et le vice-premier ministre, Seamus Mallon, un catholique modéré, ont présidé la première réunion du cabinet nord-irlandais.Le ministre britannique à l’Irlande du Nord, Peter Mandes-lon, a réagi promptement hier soir, se félicitant que «l'IRA ait tenu sa parole» en cette journée décisive pour l’avenir de la province, après trois décennies de troubles qui ont fait quelque 3500 morts et près de 40 000 blessés.«Cela augure bien du cours futur du désarmement», a ajouté le ministre, s’en remettant aux talents du général de Chaste-lain pour mener à bien cette mission.Fort des larges pouvoirs d’autonomie délégués par Londres après un quart de siècle d’administration directe britannique, l’exécutif nord-irlandais réunissant les frères ennemis protestants et catholiques a tenu hier après-midi sa première réunion.David Trimble et son adjoint catholique -f-Seamus Mallon se sont félicités du «bon travail» effectué par les ministres lors de la réunion.Mais ils ont dû se passer de la présence des deux ministres du parti extrémiste protestant DUR qui refrisent de siéger aux côtés des «terroristes du Sinn Féin-IRA».«Nous sommes là pour les bloquer et les contrecarrer en faisant tout notre possible pour empêcher l'avancée vers une Irlande unifiée», a prévenu le dirigeant du DUR le révérend Ian Paisley.Avec cette page d’histoire qui se tourne en Ulster, l’heure de vérité a donc sonné pour John de Chastelain, président de la commission sur le désarmement des groupes armés catholique et protestant, plus de trois ans après le début de son engagement dans le processus de paix dans la province.Tout autant que le médiateur George Mitchell, De Chastelain a vécu de près les soubresauts des pourparlers de paix, qu’il a coprésidés avec lui avant d’être nommé à son poste actuel en août 1997.À la différence de l’Américain, c’est du côté des catholiques nationalistes et de Dublin qu’il a eu à vaincre méfiance et incompréhension.Avec le même succès, il a fini par s’imposer, malgré son ascendance britannique et sa religion presbytérienne.Aussi a-t-il défini des termes qu’il croit fermement acceptables par l’IRA et par les paramilitaires protestants, qui devraient lui emboîter le pas: un processus entièrement volontaire et souverain dont il ne sera, selon ses propres termes, que «l’arbitre impartial».LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9" étage, Montréal (Québec), H3A3M9 Place-des-Arts fis sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration: (514) 985-3333 Le site Internet du Devoir, www.ledevoir.com Comment nous joindre?La rédaction Au téléphone Par télécopieur Par courriel Lagenda culturel Au téléphone Par télécopieur La publicité Au téléphone Par télécopieur Extérieur de Montréal (514) 985-3333 (514) 985-3360 redaction@ledevoir.com (514) 985-3346 (514) 985-3390 (514) 985-3399 (514) 985-3390 1-800-363-0305 (sans frais) Les avis publics et appels d’offres Au téléphone (514) 985-3344 Par télécopieur (514) 985-3340 Les petites annonces et la publicité par regroupement Au téléphone (514) 985-3322 Par télécopieur (514) 985-3340 Les abonnements Au téléphone (514) 985-3355 du lundi au vendredi de 7h30 à 16h30 Par télécopieur (514) 985-3390 Par courriel abonnements@ledevoir.com Extérieur de Montréal 1-800-463-7559 (sans frais) U Devoir est publié du lundi au samedi par \r Devoir Inc.dont le siège social est situé au 2050, rue De Bleury, O’ étage, Montréal.(Québec), H3A 3M9.Il est imprimé par Imprimerie Québécor I.aSalle, 7743, rue de Bourdeau, division de Imprimeries Québécor Inc., 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal.L’agence Presse Canadienne est autorisée à employer et a diffuser les informations publiées dans Is Devoir.U Devoir est distribué par Messageries Dynamiques, division du (iroupe Québécor Inc., 900, boulevard Saint-Martin Ouest, l-aval.Envoi de publication — Enregistrement n* 0858.Dépôt légal: Bibliothèque nationale du Québec.FORÊT SUITE DE LA PAGE 1 Malgré ces changements, les papetières ont continué, sous de nouvelles formes, à conserver des garanties d’approvisionnement leur assurant toujours l’exclusivité d’exploitation sur des territoires précis.Jusqu’à la réforme de 1986.Le système des Contrats d’approvisionnement et d’aménagement forestiers (CAAF) a alors mis fin à l’exploitation exclusive des territoires concédés jusque-là aux papetières.Ces dernières devaient dorénavant partager les mêmes forêts publiques avec l’industrie du sciage, de plus petites entreprises qui voulaient elles aussi obtenir des garanties d’approvisionnement à long terme.Aux nouveaux droits «d’approvisionnement» correspondaient des obligations «d’aménagement» afin de mettre fin au «déficit» forestier, qui résultait alors d’un mode d’exploitation qui laissait les forêts rasées à leur sort.Mais les nombreuses demandes pour de nouveaux droits de coupe allaient provoquer un dépassement des limites fixées au système, qui s’autorise aujourd’hui de couper des arbres mûrs sur la foi de prévisions de récolte à long terme.Le film L’Erreur boréale allait faire éclater l’unanimité de façade qui caractérisait ce système, dont le gouvernement reconnaît aujourd’hui plusieurs faiblesses dans le document divulgué depuis hier par Le Devoir.En autorisant d’autres personnes morales que les transformateurs industriels à couper dans les forêts publiques, Québec introduit deux principes qui démontrent l’énormité des pressions pour une récolte accrue en échange de rendements que l’on prévoit même supérieurs à ceux obtenus dans la dernière décennie- Québec pose en effet comme principe que l’octroi des CAAF aux exploitants actuels de la forêt publique «ne doit pas empêcher la récolte annuelle des volumes correspondant à la possibilité forestière et priver le Québec ou les collectivités des retombées et autres avantages» liés à leur exploitation.En somme, si des papetières ou des propriétaires de scieries n’exercent pas leurs droits de coupe, Québec se réserve d’en octroyer la récolte à d’autres.Il entend limiter les droits de coupe concédés aux nouveaux petits exploitants forestiers aux seuls parterres qui ne sont pas régis par des CAAF accordés aux grands transformateurs.Ces nouveaux droits de coupe aux petits exploitants seront consignés dans des contrats de cinq ans, renouvelables, beaucoup plus courts que les CAAF octroyés aux papetières et scieries, dont la durée est de 25 ans.Les petites sociétés s’engageront dans leurs «contrats d’aménagement forestier» à respecter, en somme, les mêmes obligations d’aménagement que celles inscrites dans les CAAF concurrents.Non seulement ces petites sociétés de bûcherons vont pouvoir vendre en priorité leur récolte aux enchères publiques et bénéficier d’une priorité d’achat, ce qui devrait leur assurer un meilleur prix que celui obtenu jusqu’ici com- me sous-traitants des transformateurs industriels, mais Québec entend lui aussi profiter des bénéfices d’un marché plus ouvert.C’est ainsi que le gouvernement entend lui-même mettre aux enchères et pour son profit des stocks de bois qui seraient, à son avis, inexploités inutilement sur les territoires faisant l’objet de CAAF! Ces enchères pour l’obtention des CAAF inutilisés ne seraient ouvertes qu’aux grosses compagnies, soit les scieries ou les papetières, et Québec se réserverait le droit de limiter les appels de propositions.Cette réouverture des CAAF déjà consentis interviendrait lorsque «le ministre estime que l’intérêt public justifie cet octroi parce que cela concourrait à l’aménagement durable des forêts» ou que cela «favorisera la poursuite des orientations que le ministre aura lui-même retenues», y compris ses objectifs de rendement «accru», c’est-à-dire plus élevés que le «rendement soutenu» du régime actuel.Le nouveau système pourrait inquiéter plusieurs bénéficiaires de CAAF car, précise le document d’orientation du 25 octobre, «dans le cas où le ministre estimera que la performance d'un bétiéficiaire dans l'utilisation et la transformation des bois ou la performance conjointe des bénéficiaires d’une même unité d’aménagement concernant l’aménagement forestier et la conservation du milieu forestier n’atteignent pas les seuils qu’il fixe, il pourra réduire les volumes attribués par contrat à ce ou ces bénéficiaires».Deux critères seront prépondérants pour justifier de telles réouvertures: «Qu’en raison de la gravité des conséquences de manquements au chapitre de l’aménagement forestier sur le maintien de la possibilité forestière ou de la conservation du milieu forestier (dégradation de la qualité des forêts), les critères de performance forestière et environnementale aient préséance sur les autres critères identifiés dans la loi pour réviser le volume attribué dans un contrat.Ainsi, aucune augmentation de volume ne serait possible dans un cas de manquetnent à ces critères.» Lorsque le ministre remettra en question les approvisionnements consentis, les bénéficiaires lésés ne pourront plus recourir à un arbitre mais devront, si le cœur leur en dit, porter l’affaire devant les tribunaux ordinaires.Les petites sociétés d’exploitation forestière devront être, pour leur part, des «personnes morales» sans lien avec les transformateurs industriels.Elles devront soumettre un plan d’affaires au ministre, lequel plan aura été avalisé par le Conseil régional de développement de la région, où des volumes sont disponibles, ou par un conseil de bande s’il s’agit d’une société ou d’un organisme autochtone.Le ministère insiste beaucoup dans son document d’orientation sur le lait que cette ouverture des forêts publiques à de nouveaux plus petits exploitants spécialisés ne s’exercera que sur «des volumes de bois qui ne sotit pas attribués à une usine de transformation des bois en vertu d’un CAAF» et que ce nouveau type de contrat avec des nouveaux exploitants forestiers «n’est appelé à prendre de l’importance qu’à plus ou moins long terme».Mais le mouvement, une fois lancé, pourrait constituer l’amorce d’un marché libre plus vaste, qui devrait en principe rapporter davantage aux économies des régions éloignées.BIG SUITE DE LA PAGE 1 projet comparable est l’American Dream, ce gigantesque terrain de jeu qui devait être construit en banlieue de Washington par les quatre frères Ghermezian au milieu des années 90.Faute d’appui du secteur privé, l’American Dream a fait chou blanc.Ceci est dû à la grande nervosité des investisseurs face aux projets de pur divertissement où le côté mercantile ne joue qu’un rôle secondaire.D’autre part, les deux seules villes au monde où le divertissement est roi et maître, soit Las Vegas et Orlando, croulent sous les palmiers.Leur avantage climatique ne serait pas étranger à leur succès, estime M.Hannigan.Un projet comme le Technodôme serait-il assez attrayant pour que les touristes troquent leurs sandales de plage pour des bottes d’hiver?Poser la question, c’est y répondre.fca rcli naKalede voi r.com INSULTANTE SUITE DE LA PAGE 1 qui doit se réunir le 11 décembre, de rejeter en bloc cette dernière offre et de prévoir «des mesures énergiques» si le gouvernement «s’eidête» à l’imposer.Cette offre, tant décriée par la Fédération des omnipraticiens, prévoit une augmentation de 5 % de l’enveloppe budgétaire consacrée à la rémunération des rpédecins, comme c’est le cas pour les autres employés de l’Etat.L’enveloppe générale est aussi rehaussée de 1 % par année, pour tenir compte de l’arrivée de nouveaux médecins et de l’augmentation des coûts liés au vieillissement de la population (la clientèle est plus lourde et nécessite davantage de soins).Toutefois, du même souffle, le gouvernement demande aux omnipraticiens d’absorber, à même cette enveloppe budgétaire, les dépassements passés de leur enveloppe budgétaire.Et c’est ce que le Dr Dutil refrise catégoriquement, parlant de «récupération» que les omnipraticiens n’ont pas à absorber à même leur masse salariale.L’offre gouvernementale prévoit d’ailleurs des réductions de tarifs des actes médicaux, destinées à combler ce dépassement de leur budget collectif et à mettre de l’argent de côté pour les futurs dépassements de budget, indique le Dr Dutil.Ainsi, à titre indicatif, un examen ordinaire en cabinet privé, qui vaut présentement 14,90 $ au médecin, lui vaudrait 14,10 $ l’an prochain, puis 14,30 $ l’année suivante, puis 14,50 $ ensuite.Le Dr Dutil fait aussi valoir que l’augmentation de 1 % du budget pour l’arrivée des nouveaux médecins et le vieillissement de la population est nettement insuffisante.Aux yeux du Dr Dutil, cette offre gouvernementale est carrément «insultante» et «purement comptable».Il n’est même pas question de négocier sur cette base.CLINTON SUITE DE LA PAGE 1 Comme M.Lamy, M.Pettigrew pense que M.Clinton s’adressait davantage à l’auditoire américain qu’aux 135 pays membres de l’OMC.«Il faisait campagne pour un président démocrate à la Maison-Blanche l’an prochain», a-t-il noté.Les pays en développement s’opposent à l’imposition de normes du travail et de règles environnementales par le truchement de l’OMC.Selon eux, ces questions relèvent de l’ONU et de l’Organisation internationale du travail (OIT).«La question du commerce et du travail reste un gros problème», a confirmé M.Pettigrew avant d’indiquer qu’un groupe de ministres se pencherait sur cette question particulière dans les dernières heures de la conférence.Les ministres pavaient pas besoin de la déclaration de M.Clinton hier.A 24 heures de la conclusion de la rencontre, plusieurs différends subsistaient malgré une intensification des négociations.Pascal Lamy a d’ailleurs critiqué les «procédures médiévales» de l’OMC pour mener au lancement de négociations.Selon lui, l’OMC s’est révélée incapable de conjuguer transparence et efficacité.«La personne qui peut obtenir des résultats d’un processus aussi confus est une personne capable d’accomplir des miracles», a-t-il dit, niant chercher un prétexte pour un éventuel échec.La place faite aux pays en développement dans le système commercial multilatéral, l’importance accordée aux questions sociales et environnementales et le dossier de l’agriculture sont les enjeux qui causent le plus de maux de tête aux négociateurs.Les pays en développement souhaitent une ouverture des marchés agricoles, ce qui les oppose à l’Europe.Ils sont, d’autre part, contre l’imposition de normes environne- mentales ou de normes minimales du travail car ils craignent que les pays riches en fassent usage pour bloquer les produits des pays du Sud.Les pays en développement ont aussi une préoccupation très pressante qu’ils veulent voir résoudre avant de s’engager dans une nouvelle ronde de négociations: la mise en œuvre des accords conclus lors de l’Uruguay Round.Ils estiment d’abord ne pas avoir récolté les bénéfices promis.D’abord, parce que si les pays riches ont respecté la lettre de leur engagement sur le commerce des textiles et des vêtements, ils en ont trahi l’esprit.Ainsi, la plupart des tarifs et des quotas frappant cette catégorie de produits en provenance des pays du Sud vont diminuer ou disparaître, mais seulement durant la troisième phase de la période de transition convenue, soit juste avant 2005.La dernière ronde a aussi élargi la portée des accords commerciaux à de nouveaux domaines, comme les investissements et la propriété intellectuelle.Là encore, bien des pays en développement disent que la période de transition de cinq ans qu’on leur a accordée pour ajuster leurs lois et pratiques est franchement irréaliste.Ils veulent une extension, ce qui n’est pas acquis.On espérait une annonce de la Quadrilatérale (Canada, États-Unis, Union européenne, Japon) en fin de journée sur un ambitieux programme d’aide technique et commerciale pour les pays moins développés.Rien n’avait percé au moment de mettre sous presse.Selon M.Pettigrew, il est clair qu’une annonce de ce type aiderait le travail du groupe qu’il préside et qui porte sur sa mise en œuvre.Mais du côté des pays en développement, on cachait mal une frustration plus générale.Certains avaient le sentiment que, malgré les promesses de transparence, les discussions de coulisses se limitaient aux joueurs principaux, confiait Noko Murangi, un délégué gouvernemental namibien.Dans le dossier de l’agriculture, on parlait de progrès en fin d’après-midi.L’Europe et le Japon s’opposaient jusque-là aux États-Unis et au groupe de Cairns, dont fait partie le Canada.L’Europe défendait le concept de la «multifonction-nalité» de l’agriculture, c’est-à-dire l’idée voulant qu’au delà de la production de nourriture, l’agriculture a aussi une fonction environnementale, touristique et sociale.Ses vis-à-vis ne voulaient rien entendre à ce sujet.Le mot aurait été retiré des documents en circulation, l’Éurope disant être attachée au concept, pas au mot.L’Union européenne veut améliorer l’accès aux marchés, diminuer les subventions à l’exportation et l’aide interne ayant un effet de distorsion sur le commerce.Par contre, elle veut que les pays conservent la possibilité d’aider leurs fermiers pour les autres fonctions qu’ils accomplissent.Le dossier de la biotechnologie a évolué mais au prix de tensions dans le camp européen.Le Canada souhaite la création d’un groupe de travail chargé de réunir les faits sur cette question.Les Américains se sont rapprochés de cette position mais tout en espérant des résultats rapides pour leurs produits transgéniques.L’Europe, qui estimait jusqu’à récemment devoir laisser les Nations unies, l’OCDE et un comité existant de l’OMC sur l’environnement débattre de cette question, a acquiescé à l’idée d’un groupe de travail, inscrit, cependant, dans un cadre plus large que celui suggéré par le Canada.Le commissaire Lamy a reconnu que cela avait provoqué des vagues au sein des délégations nationales et des groupes intéressés mais a rappelé qu’on ne pouvait entrer dans une négociation en pensant tout obtenir.Des développements sont par ailleurs survenus au chapitre de la transparence et de la supervision démocratique de l’OMC.La décision est toutefois venue de l’extérieur.Environ 300 élus des pays membres, présents à Seattle, se sont réunis hier matin pour adopter à l’unanimité une résolution en faveur de la formation d’une assemblée de parlementaires de l’OMC d’ici février 2001.Les parlementaires ont demandé à ce que leur résolution soit intégrée à la déclaration finale.OGM Le changement, dit Mme Boyens, viendra des consommateurs SUITE DE LA PAGE 1 semences résistantes aux bibites et aux mauvaises herbes grâce à un herbicide spécial, un somnifère «naturel» aux terribles conséquences, l’histoire de la brebis Dolly et de ses cousins, les futurs aliments-médicaments.Et toujours, en toile de fond, l’immense appétit des multinationales du monde agricole que sont les Monsanto, Novartis, DuPont et Pioneer Hi-Bred.Le débat sur les OGM ne fait que commencer sur ce continent L’enjeu: le droit de savoir.«Je pense que la notion d’OGM s'inscrit peu à peu dans la conscience des gens.Cependant, pour plusieurs, ça reste très confus», affirme la journaliste à l’autre bout du fil, à Winnipeg.«D'un côté, ils entendent des activistes leur raconter qu'avec un petit morceau de ci ou de ça, vous serez aux prises avec un cancer terrible dans quelques années ou alors que vous allez détruire l’environnement.D'un autre côté, vous avez des scientifiques, des universitaires, des gens d’affaires, voire des gens du gouvernement, qui disent qu’il n'y a rien de mal là-dedans, que tout est parfaitement sécuritaire, que nous n’avons pas à nous inquiéter et que c’est de cette façon que nous arriverons à nourrir tout le monde sur la Terre.» La biotechnologie, rappelle-t-elle dans son livre, a été créée avec l’idée qu’il faut trouver une façon d’accroître les rendements agricoles pour nourrir une population terrienne de plus en plus nombreuse.A ce joùr, a constaté la journaliste, la biotechnologie a surtout servi à enrichir les géants de l’industrie agricole.«Si la biotechnologie se concentrait sur la création de grains de riz plus sains ou plus productifs que les pays en développement pourraient acheter, elle pourrait limiter la crise, écrit Mme Boyens.Toutefois, jusqu’ici, cette industrie semble plus intéressée à créer des aliments de luxe très lucratifs, destinés aux bien nantis du monde industrialisé.» Alors, qui croire?«Je crois que la vérité n’est ni un extrême ni l’autre.Im vie n ’est pas noire ou blanche, ce sont des teintes de gris», dit Ingeborg Boyens.«Us scientifiques disent qu'il n’y a pas d’impacts, mais il n'y a pas non plus de tests pour le prouver.Ces aliments arrivent sur le marché si rapidement, sans étude des impacts à long terme.Pourquoi allons-nous si vite?Pourquoi ne pas prendre davantage notre temps?» Les exemples d’expériences au succès mitigé ou carrément ratées sont racontés sur un ton simple, juste, toujours accessible.Celui du rBST, l’hormone de croissance bovine, donne à réfléchir.En 1994, Monsanto a commercialisé cette hormone génétiquement modifiée qui, une fois injectée aux vaches, augmente leur rendement de façon spectaculaire.Des montagnes d’études scientifiques ont été déposées pour prouver l’innocuité du produit.Quelques notes discordantes ont résonné, dont une étude prouvant que le lait des vaches traitées aux hormones présentait un taux élevé d’IGF-1.Chez les humains, un haut taux d’IGF-1 se traduit par un risque élevé de cancer de la prostate et du sein.Monsanto a répliqué et la controverse fait toujours rage aux États-Unis.Au Canada, l'hormone n’a pas été distribuée à cause de ses effets sur la santé des vaches.Les résidus de rBST peuvent par contre se retrouver ici dans les mélanges de cacao ou les tablettes granola importées des États-Unis.Éviter les OGM?Sans étiquetage, il est à peu près impossible de savoir avec certitude si notre panier d’épicerie contient des OGM.Par contre, les soupçons pèsent lourd sur certains produits.L’Agence canadienne d’inspection des aliments estime que 60 % des produits alimentaires industriels vendus dans nos supermarchés contiennent des OGM.Des produits dans lesquels on a artificiellement introduit un gène pour le rendre plus résistant aux insectes ou au climat.Les cultures d’OGM se concentrent sur quatre produits: la tomate, le soja, le maïs et la pomme de terre.C’est donc dire que la sauce à spaghetti toute faite, le maïs en grains pour le pâté chinois et les frites congelées ont de bonnes chances d’avoir été fabriqués avec des aliments transgéniques.Quant au soja, cette protéine se trouve dans tant de produits (des aliments pour bébés aux biscuits à la crème glacée en passant par la populaire huile de canola) qu’il est à peu près impossible de l’éviter.Ingeborg Boyens, elle, dit faire ce quelle peut pour éviter les OGM.«Mais nous vivons à une cadencç effrénée et sommes tentés de manger quelque chose qui se prépare rapidement.J’essaie de cuisiner davantage, je n’achèterai pas de pommes de terre New Uaf\ la variété transgénique de Monsanto], Je n'achète plus d'huile de canola.» Le changement, répète la journaliste, viendra des consommateurs.«Il semble que si nous attendons le gouvernement, nous allons attendre très longtemps!, s’exclame Ingeborg Boyens.Ce que nous verrons à la place, ce sont des compagnies comme McCain annoncer publiquement qu’elles n’utiliseront pas d'OGM et même, peut-être, l'annoncer sur leurs produits.» McCain, la géante des frites congelées, a annoncé la semaine dernière que ses produits vendus en Amérique ne contiendront plus d’OGM.«C'est exactement ce qui s’est passé en Europe, rappelle Mme Boyens.En Grande-Bretagne, même s’il y a eu des demandes pour avoir un étiquetage en Europe, ils sont allés plus loin.Les supermarchés ont, les uns après les autres, décidé de ne plus accepter d'OGM dans leurs produits maison.Nestlé, Cadbury, certaines des plus grandes compagnies présentes en Grande-Bretagne ont aussi refusé les OGM.C’est le genre d'événement qui se produit en dominos.Une compagnie commencera fit les autres suivront.» «Je crois que les chances que le gouvernement impose l’étiquetage obligatoire sont très minces, termine Ingeborg Boyens.Je pense que ça viendra des compagnies, à la demande des consommateurs.Si les consommateurs insistent auprès de leurs députés pour que les choses changent, alors peut-être que les choses changeront.» Ingeborg Boyens
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