Le devoir, 1 décembre 1999, Cahier B
Culture Page B 8 Économie Page B 2 Les sports Page B 6 Télévision Page B 7 HORIZONS HISTOIRE POLITIQUE Insurrection sous observation Plus de cent soixante ans après les batailles des Patriotes, le sujet, inépuisé, fascine toujours et fait l’objet de nombreuses recherches Le 4 décembre marque l’anniversaire de la bataille de Saint-Eustache au cours de laquelle 70 Patriotes tombèrent sous les balles des militaires britanniques et de loyalistes venus de Montréal.C’était la quatrième bataille de l’insurrection de 1837, après celle de Saint-Denis le 23 novembre, celle de Saint-Charles le 25 et celle de la pointe Olivier, au pont de la rivière Salvail, à Richelieu, le 28.À Saint-Denis, les Patriotes avaient vu tomber 12 des leurs, et encore plus à la bataille de Saint-Charles où l’armée tirait à coups de canon sur la barricade des insurgés.Les Patriotes avaient essuyé 35 morts devant le manoir de Saint-Charles.JEAN CHARTIER LE DEVOIR L| e sujet fascine.Il existe une centaine de romans sur les insurrections de 1837 et 1838, et, depuis quelques années, des étudiants ont présenté 15 nouveaux mémoires de maîtrise là-dessus.Michel Brault a tourné un film sur la bataille d’Odelltown et les procès des Patriotes devant la Cour martiale au Pied-du-Courant.De plus, une vingtaine de livres, surtout des journaux d’exilés et de prisonniers, ont été publiés depuis quatre ans.Enfin, un site Internet vient juste d’être inauguré par un historien de l’UQAM, Gilles Lapor-te.Ce dernier fouille la question depuis dix ans et se dit étonné de la mise en perspective politique de l’insurrection de 1837: «C'est le plus grand exemple de mobilisation des Québécois dans leur histoire, des centaines d’assemblées publiques ont précédé l’insurrection à l’été de 1837.Mais cela ne ressort nulle part.» Récemment, il a rédigé un article sur les deux agents recrutés par les Patriotes à Londres.Et il se propose de fouiller les arcliives militaires pour les recoupements sur les loyalistes engagés dans la milice et qui obtinrent des promotions par la suite.Pour donner un cours à l’UQAM, Jean-Marie Fec-teau a pris la relève de Jean-Paul Bernard, un historien qui travaille depuis 30 ans à un récit complet sur l’insurrection.Selon M.Fecteau, ce cours, qui attire une forte affluence, est le seul traitant de cette période tourmentée dans une université québécoise, même si c’est le plus suivi par les étudiants, en histoire.H parle également de la redécouverte des loyalistes par les historiens, «l’histoire de ceux qui ont battu les Patriotes, à savoir les miliciens, les engagés, les volontaires anglais».La première insurrection générale a duré deux semaines, à compter du 25 novembre.Fecteau rappelle que «les soldats ont pu se mobiliser parce que les miliciens gardaient leurs arrières à Montréal; il y avait un appui anglais anti-rébellion.Pour les Irlandais, le partage est plus compliqué, cela se fait par l’affinité religieuse, non parla langue.» Jean-Marie Fecteau mentionne aussi que l’historien Yvan Lainonde a réexaminé le discours de Papineau; et il explique: «On redécouvre le radicalisme de Papineau.Fernand Ouellette avouait que pour lui, les Patriotes étaient conservateurs.Il se trouve piégé.Car en publiant les lettres de Papineau, Lamonde a montré la conscience démocrate des Patriotes.Dans sa vie privée et publique, Papineau, ce n’est pas de la frime, cela devient clair.» Pour sa part, Gilles Laporte parle du retour à l’histoire militaire depuis la thèse controversée d’Elinor Kyte Senior, à McGill en 1980.Il explique que le ministère de la Défense nationale et Parcs Canada ont seuls les moyens de commander des études historiques en ce moment.L’historien a examiné soigneusement les appuis de radicaux au Parlement de Westminster: «J’ai fouillé la correspondance des agents du Parti patriote.C’est inouï, il y a 120 lettres entre John Robuck, le député de Bath, et les leaders patriotes Papineau et O’Callaghan.» Il a déniché aussi des textes d’Henry Chapman, l’éditeur du Montreal Daily Advertising, qui a correspondu avec le Westminster Review.Comme en Irlande Mais il reste une grosse source à éplucher: la source militaire.Elle montre l’importance de la préparation du gouvernement britannique et des milices de volontaires, des gens armés, payés et équipés par l’armée.«C’est comme en Irlande, explique Gilles Laporte.Des milices de volontaires orangistes avaient été armés en 1801 pour réprimer les catholiques irlandais.Cela se passa lorsque Napoléon commença à créer des foyers de dissidence en Irlande.» L’historien mentionne le Journal étonnant de Geor- ge Ermateiger, ce soldat britannique qui se scandalise des ravages exercés par les milices loyalistes.Il voit des vaches qui traversent l’Outaouais, de Saint-Eustache, de Saint-André et de Sainte-Scholastique vers le Haut-Canada.Dès 1835, on avait armé les milices locales.Alors, elles sèment Ja terreur.«Ainsi, à Saint-Paul-de-l’île-aux-Noix, à Huntingdon, à Hemingford, il y a des châteaux forts loyalistes à côté de châteaux forts patriotes.Colbome arme les premiers.Dans le canton de Stanbridge, des Américains brûlent le drapeau anglais mais les loyalistes de Phillipsburg attaquent les insurgés de Faniliam.Il y a un bouillon culturel inouï.Tout le long de la rivière Chàteauguay, il y a plein de loyalistes.Ce sont eux qui chassent De Lori-mier et les Patriotes.» Le jeune historien de l’ère Internet fajt une distinction entre 1800 loyalistes arrivés des Etats-Unis en 1783 et 12 000 Américains qui viennent de 1800 à 1812.Les Américains méthodistes, des hommes de métier, appuient les Patriotes, tandis que les mar- On trouve ce site Internet à l'adresse suivante: http://www.er.uqam.ca/nobel/k14664/patriote, htm Le Montreal Herald Gilles Laporte a dépouillé en outre La Minerve et Le Vindicator, le journal des Irlandais patriotes; il a ainsi pu relever 26 000 participations dans les journaux en faveur des Patriotes.Le mouvement est très ouvert, dit-il.«Alors, forcément, il y a nombre de traîtres à l’intérieur et des Patriotes dont la motivation va flancher à des moments tragiques.» C’est le Montreal Herald qui en dit le plus, sou-ligne-t-il.Adam Thom, le rédacteur, y fait paraître des textes inouïs.Ainsi, en octobre 1837, Thom écrit: «Notre objectif doit être clair, c’est qu’au bout de chaque branche, de chaque arbre du mont Royal, il y ait un Canadien français de pendu.» Ce journal tory a disparu des bibliothèques de Montréal, on n’en trouve qu’un exemplaire à Kingston, dit le jeune historien.«En 1837, c’est l’armée Une aquarelle de Jane Elice (Archives nationales du Canada) montrant les insurgés à l’extérieur du manoir de Beauharnois où elle était prisonnière.En couverture de Bulletin d'histoire politique — Les Rébellions de 1837-1838 au Bas-Canada, automne 1998, coédité par l’Association québécoise d’histoire politique et Comeau & Nadeau.chands anglicans sont loyalistes.«Les papiers militaires nous disent des tas de choses sur la mobilisation et les récompenses.C’est dans les casernes que se fait la politique coloniale.Il y a des centaines de milliers de pages.On doit regarder même les feuilles de paie pour savoir si ces engagés vont jouer un rôle dans le gouvernement par la suite.Il faut passer parles personnes pour les recoupements.» Il parle des documents juridiques pour les procès à Montréal et Québec.«Il y a des milliers de dépositions pour 4200 personnes incarcérées en 1838.Chacune avait une déposition.On a celle de Briand, qui dit le plus sur les Frères chasseurs [une société secrète mise sur pied en 1838).Autrement, on est peu loquace sur les frères chasseurs.» A Ottawa, les Archives nationales du Canada gardent les documents personnels.Pour Louis-Joseph Papineau, il y a 12 boîtes.L’historien raconte: «Pendant trois ans, j’ai tout lu, j’ai passé de belles soirées.» qui intervient, ou plutôt la police.La loi martiale est imposée au début de décembre.C’est une opération policière.» Puis, les miliciens et l’armée s’organisent: «En 1838, c’est une opération militaire menée par les volontaires armés, les loyalistes à Lacolle, à Potion, à Moore’s Corner, à Sainte-Martine, à Beauharnois, à Terrebonne.L’armée, c’est comme la cavalerie dans les mauvais westerns.Elle arrive tout le temps après, trois ou quatre jours plus tard.» L’historien du site Internet conclut: «Le coup a été préparé par les Frères chasseurs pour frapper à Saint-Mathias, à Beauharnois, à Chàteauguay et à Saint-Ours, plusieurs foyers d’insurrection, tandis qu'toi convoi d’armes se forme à Lacolle.Mais les miliciens coupent les relations des Patriotes.Il y a une rangée de villages loyalistes qui bloque la rangée de villages patriotes.Ils étaient très bien armés par l’armée.C’est une guerre civile en 1838.» Une journée de lutte et de deuil pour faire échec au sida L'ART en DEUIL La Fondation John A.Schweitzer ?Ie’ décembre 1999 ?LEDEV01R . L E I) E V DIR.L E M E R C R E D 1 I 1) E C E M B B E 1 !) !) !) B 2 t R ?Le Devoir”- ECONOMIE Crise chez InterCanadien Sortie en règle de la FTQ contre Collenette et sentiment d’impuissance GÉRARD BÉRIJBÉ LE DEVOIR Les dirigeants des syndicats FTQ, représentant 700 des 900 employés d’InterCanadien, ont dénoncé, à l’unisson, le «fiasco du fédéral» dans le dossier de la restructuration du transport aérien au pays.Appelant de leurs vœux une intervention urgente du ministre des Transports, David Collenette, ils ont également invité Air Canada et Canadien International à faire partie de la solution visant une reprise rapide des activités de l’ex-Québecair.Mais l'heure était encore, hier, à l’incompréhension et au sentiment d’impuissance.«L'agissement de l’employeur est étrange.Canadian Investors Corp.[propriétaire d’InterCanadien] a pris les employés et les voyageurs en otages.Il est impensable qu 'une compagnie puisse se rendre si loin dans son manque de liquidités avant de donner des signes.La compagnie avait atteint une situation où elle était incapable de mettre le gaz dans ses avions, où elle avait défoncé sa carte de crédit», a lancé hier René Roy, secrétaire de la FTQ.On sentait, au cours de cette conférence de presse réunissant l’exécutif des syndicats représentant les employés d’InterCanadien, un sentiment mêlé de colère, d’amertume et d’impuissance.«Nous avons réclamé une intervention d'urgence des ministres des Transports du Québec et du Canada, et tout indique que notre appel a été entendu, au moins à Québec.M.Chevrette a fait en sorte que la OUIMET • CORDON BLEU INC.Tr Jean (.ampeau Or J -Robert Ouimet, C M ; C.Q : Ph D.president du conseil d administration et chef de la direction de Ouimet-Cordon Bleu Inc.est heureux d'annoncer la nomination de M.Jean Campeau au conseil d'administration, ainsi qu'au poste de vice-président du conseil d'administration de la compagnie.Monsieur Campeau a etc, de 1980 à 1990.président du conseil d'administration et directeur général de la Caisse de dépôt et placement du Québec.En 199-1, il a été élu député de Crcmazie à l'Assemblée nationale du Québec, puis nomme ministre des Finances, ministre du Revenu et ministre des Transports M Campeau a aussi, entre 1990 et 199-4.occupé à un moment donné les postes de président du conseil d'administration de la Banque nationale de Paris (Canada) et de Domtar II est Grand Officier de l’Ordre National du Québec.Il est également récipiendaire de la Médaille de l'Université de Montréal, du Mérite Annuel des diplômés de l'Université de Montréal ainsi que de la Médaille de la Caisse des dépôts et consignations de France.les autres membres du conseil d'administration sont : Aaron Yohalcm (New York), Jocelyn Tremblay, Eric llauetcr (Zurich).Myriant Ouimet, Raymond Crevier, C.R , Peter C.Newton (Toronto), Louis-M Riopel U- vice-président et secrétaire du conseil est Émile Mallette, C.A.Ouimet-Cordon Bleu Inc comprend différentes compagnies dont les activités principales sont l'acquisition de différentes entreprises avec prise de participation ainsi que la fabrication et la mise en marché de produits alimentaires stérilisés et congelés portant les marques Cordon Bleu.Clark et d'autres les usines sont situées au Canada Les femmes et les hommes qui oeuvrent au sein de ce groupe de compagnies tentent, dans un climat de grande liberté, de • Concilier bonheur humain et rentabilité de l'entreprise- U- moto de l'entreprise est • Prier pour gérer en Dieu • Société générale de financement [SGF] et Investissement Québec soient saisis rapidement du dossier.Quant au ministre Collenette et au gouvernement fédéral, ils ne semblent pas percevoir l'urgence de la situation, alors qu’ils sont pourtant en grande partie responsables des dégâts actuels avec leurs manigances dans la saga Onex-Canadien-Air Canada.On se demande sérieusement s'ils n'ont pas décidé carrément de sacrifier Inter-Canadien dans toute cette opération fiasco», a enchai-né M.Roy.Plus tard, au cours d’un bref entretien, le secrétaire général de la FTQ a souligné au Devoir qu’il se faisait toujours dire, par le bureau du ministre Collenette, que la solution doit passer par le privé.Et qu’il y avait des excédents de capacités dans l’industrie.Ciilles Charland, directeur québécois du Syndicat canadien de la fonction publique, a, pour sa part, qualifié ce dossier de véritable cauchemar.Il a accusé le fédéral de pratiquer une politique de la terre brûlée.«Le gouvernement fédéral est le grand responsable de tout ceci.Nous allons le poursuivre sans relâche», a-t-il martelé.Air Canada montré du doigt Robert Guay, coordonnateur au Québec de l’Association internationale des machinistes et des travailleurs de l’aérospatiale a, de son côté, exigé que Canadien libère InterCanadien de ses engagements commerciaux.Il a également soulevé avoir entendu, en coulisses, qu’In-terCanadien «serait l’empêcheur de faire un arrangement commercial à plus haute échelle».Il a, ainsi, pointé en direction des discussions présentement menées entre Air Canada et AMR, société mère d’American Airlines.Il a également fait ressortir que le projet de restructuration d’Air SILVIA GALIPEAU LE DEVOIR Dans le conflit les opposant aux compagnies aériennes, les agences de voyages n’avaient pas dit leur dernier mot.Hier, deux de leurs représentants ont rencontré le ministre fédéral des Transports, David Collenette, pour lui exposer leurs craintes au sujet de leur avenir dans le contexte actuel de transformation de l'industrie aérienne, mais surtout devant la réduction et le plafonnement unilatéral de leurs commissions.«Nous sommes heureux d’annoncer que le ministre a montré un intérêt sincère face à nos craintes», a déclaré Randy Williams, le président-directeur général de l’ACTA On se souvient qu'il y a un mois, à la suite du mouvement déclenché par les autres compagnies internationales, les compagnies aériennes canadiennes annonçaient qu’elles réduisaient et plafonnaient les commis- Canada prévoyait la mise sur pied d’un transporteur à escompte à Hamilton.Et que le réseau de filiales régionales d’Air Canada s’appuyait sur Air Nova, basée à Halifax.Ce réseau est complété par Air Alliance, au Québec, et par Air Ontario.InterCanadien est tout simplement de trop.Chez Air Canada, on rejette ces allusions.«Tout cela n’est que pure spéculation.Nous avons toujours été en faveur de la libre concurrence.Il reste, cependant, que nous attendons toujours les détails de la politique qu'entend mettre en œuvre le ministre fédéral des Transports.Tant que ces paramètres ne sont pas fixés, tout le monde nage dans la même incertitude», a précisé Nicole Couture-Simard.La porte-parole du transporteur rappelle que le président d’Air Canada, Robert Milton, n’a jamais pris d’engagement envers InterCanadien.«InterCanadien est lié à Canadien par un accord commercial dont les modalités ne nous sont pas connues.» InterCanadien a visé trop haut Les difficultés d’InterCanadien étaient déjà l’objet de rumeurs avant le déclenchement de ce processus de restructuration, le 13 août dernier.Exploitant des routes très majoritairement rentables au Québec, des observateurs ont accusé InterCanadien d'avoir vu trop grand en se portant acquéreur dAÏr Atlantic, ex-filiale de Canadien dans les provinces de l’Atlantique.On visait même l’extension de la flotte à 20 appareils, avec l’ajout de six réactés commandés à la brésilienne Embraer.Cette procédure enclenchée par le ministre Collenette est, selon la direction d’InterCanadien, venue amplifier les problèmes, le transporteur encaissant une chute de 20 % de son trafic.Cette situation ne s’est cepen- sions accordées aux agences de voyages.Ces nouvelles commissions, qui entrent en vigueur aujourd’hui même, passent ainsi de 9 % sur les vols intérieurs et de 8% sur les autres vols à 5 %.Pour les agences, ces réductions unilatérales n’avaiqnt qu’un but: les rayer de la carte.A cette première menace vient maintenant s’ajouter le risque de voir un seul transporteur monopoliser la scène du transport aérien au pays.Pour l’ACTA, c’en est trop.C’est pourquoi hier Randy Williams et Ron Pradinuk, le président du conseil d’administration de l'ACTA, ont rencontré le ministre des Transports.Ils lui ont présenté un document, dans lequel ils présentent l’ensemble des revendications des agences de voyages.Ils ont insisté sur un point en particulier, central à leur requête, à savoir «la reconnaissance de la valeur économique du service fourni au consommateur pour le compte de l’industrie aérienne et par conséquent une dant pas vérifiée chez les filiales régionales de Canadien, pourtant également aux prises avec les mêmes problèmes d’image.InterCanadien s’est donc retrouvé à court de liquidités la semaine dernière.Une avance de deux millions a été consentie par Canadien jeudi dernier, mais InterCanadien en demandait davantage, ce que n’a pu lui consentir Canadien, un transporteur aux prises avec ses propres problèmes de liquidités et à qui InterCanadien doit déjà 40 millions.Il en a résulté un geste-surprise, InterCanadien clouant ses appareils au sol samedi dernier sans crier gare.Les besoins d’InterCanadien sont estimés à 15 millions.Et si le transporteur régional survit à cette crise, il en sortira aminci, avec une carte de routes réduite de moitié, un nombre d’appareils ramené de 16 à huit, et des effectifs ramenés à près de 450, croit-on.Les appareils demeurent toujours au sol depuis, InterCanadien se donnant jusqu’à demain pour accoucher d’un plan de restructuration.Un délai jugé trop court et impossible à respecter par l’exécutif syndical.«Jeudi, c'est impossible.Ils veulent forcer un engagement d’Air Canada.Mais Air Canada a déjà ses filiales régionales.Et il n’y a rien en marche pour l'instant, tout le monde attendant que la direction d’InterCanadien soumette ses états financiers.On ne sait pas ce qu ’ils attendent», a précisé René Roy.Il a été demandé au Fonds de solidarité FTQ d’ouvrir un dossier.Cette institution avait déjà investi 4,4 millions dans InterCanadien en 1991, pour venir en aide à Canadien.La SGF a également été invitée à examiner la situation.Mais cette société d’Etat doit répondre de ses propres critères de rentabilité.Et aux yeux de son président, Claude Blanchet, il est important qu’InterCanadien ait un «feeder», ce qui semble loin d’être certain pour l’instant.compensation juste et équitable de la part des compagnies aériennes.Nous réclamons des règlements qui nous accordent le droit de négocier une compensation minimum avec les transporteurs aériens», peut-on lire.Sans savoir encore quelle forme une telle compensation pourrait prendre, ils ont insisté sur l’importance d’obtenir le droit de négocier avec les compagnies aériennes, car des «emplois de l’industrie sont fortement menacés», a précisé Ron Pradinuk.Ils ont présenté toute une série d’autres points, notamment leur crainte concernant la création d’un monopole dans l’industrie du transport.«Le ministre travaillera avec nous dans les prochains mois.Si ses gestes vont dans le sens de ses déclarations, nous avons le sentiment que nous pourrons arriver à des solutions favorables», a conclut Ron Pradinuk.Des rencontres avec le Bureau de la concurrence et le comité sénatorial sur les Transports sont prévues au cours des prochains mois.La procédure enclenchée par le ministre serait venue amplifier les problèmes Air Canada mène son opération de rachat d’actions LE DEVOIR Air Canada a mené hier son opération visant le rachat de 36,4 % de ses actions, au prix unitaire de 16 $.Il en a résulté une chute immédiate de 2,65 $, ou de 24 % de ses actions, qui ont clôturé à 8,55 $ à la Bourse de Toronto.Air Canada a confirmé hier que les conditions de l’offre avaient été remplies.Elle prendra en livraison et réglera les .actions déposées dans un délai de dix jours.A l’échéance fixée, soit lundi 17h, les actionnaires d’Air Canada détenant environ 174,2 millions d’actions ordinaires et d’actions de catégorie A sans droit de vote avaient déposé leurs actions.Le transporteur prendra livraison d’environ 68,8 millions d’actions, soit environ 40 % des actions déposées, pour une contrepartie de 1,1 milliard de dollars.Air Canada a rappelé que «le financement de l'offre publique de rachat est assuré en grande partie par les partenaires commerciaux d’Air Canada.Les opérations auprès d’United Airlines, de Lufthansa et de la CIBC apportent des liquidités de 620 millions.Un montant net de 480 millions provient des réserves de liquidités substantielles d'Air Canada.À la suite de ces opérations, Air Canada n 'a contracté aucune dette supplémentaire».Les agents de voyages s’ouvrent le cœur à Collenette Dossier InterCanadien Chevrette reproche à Ottawa d’abandonner les régions du Québec NORMAN DELISLE PRESSE CANADIENNE A uébec — Comme le transport aé-xçj rien relève de la compétence d’Ottawa, la suspension des activités de la compagnie aérienne InterCanadien va permettre au gouvernement d’Ottawa de montrer s’il s’intéresse aux régions du Québec, estime le ministre québécois Guy Chevrette.«Je suis déçu de l’ineptie fédérale dans ce dossier.C’est aberrant et c’est renversant.Le fédéral devra démontrer que les régions du Québec ont droit à un service aérien de qualité», a déclaré M.Chevrette hier en faisant le point sur la fin subite des activités d’inter Canadien, survenue en fin de semaine.La compagnie aérienne, qui assurait une desserte aérienne dans plusieurs régions du Québec dont la Gaspésie, la Côte-Nord, l’Abitibi et le Saguenay, a subitement cessé ses activités samedi à la suite de difficultés financières.M.Chevrette a écrit hier à son homologue fédéral, David Collenette, réclamant une rencontre d’urgence «pour discuter de la situation financière inquiétante» d’InterCanadien.M.Chevrette avait communiqué par écrit, mais en vain, les 25 août, 12 octobre et 10 novembre derniers avec le ministre Collenette au sujet de la restructuration du transport aérien.Comités Entre-temps, Québec a créé un comité d’urgence pour voir comment faire face à la crise actuelle dans le transport aérien au Québec et pour s’assurer que les régions demeureront convenablement desservies.Ce comité comprend les sous-ministres des ministères des Transports, des finances et de l’Industrie et du Commerce.Par ailleurs, un autre comité, formé de représentants de la Société générale de financement (SGF), du Fonds de solidarité de la FTQ et d’investissement Québec, a reçu le mandat d’analyser toute proposition d’investissement dans Inter Canadien.«Je ne veux pas créer de faux espoirs», a néanmoins déclaré le ministre Chevrette en rappelant les difficultés soulevées par toute restructuration dans ce secteur.Tout éventuel acquéreur d’inter Canadien devra en effet négocier un contrat valant un million de dollars par mois avec NavCanada, qui gère le trafic aérien dans les aéroports.D’autres contrats lient InterCanadien avec le constructeur ATR, avec la filiale Canadien, avec la Banque Royale et avec les syndicats qui représentent les employés de l’entreprise.Des hypothèses sont aussi étudiées AKCHIVKS l.K DEVOIR o I Guy Chevrette actuellement avec d’autres transporteurs conune Air Alma, Air Montréal et les filiales d’Air Canada pour assurer plus de vols régionaux au Québec en attendant que le dossier d’InterCanadien se règle, a indiqué le ministre Chevrette.Mais il est «prématuré» de parler de participation financière gouvernementale directe dans tout projet de relance d’une compagnie aérienne, a indiqué M.Chevrette.Au début des années 80, Québec avait consacré et perdu plusieurs dizaines de millions de dollars en se portant au secours de la compagnie Québecair, elle aussi en difficulté financière.Par ailleurs, à Ottawa, le ministre Collenette a répondu au ministre Chevrette à sa sortie des Communes.«On me dit que M.Chevrette a souligné la question d'une réunion et, naturellement, je suis prêt à le rencontrer.C’est une possibilité.Ce serait peut-être une bonne occasion de lui expliquer la politique sur le transport aérien.Mais comme je l’ai dit à la Chambre des communes, nous sommes préoccupés par la restructuration du système aérien, mais les problèmes d’InterCanadien ont commencé il y a plusieurs mois, avant [que l’on se penche] sur la restructuration.» M.Collenette avait soutenu quelques minutes plus tôt, en Chambre, qu’Ottawa n’est pas responsable des déboires du transporteur aérien.«Je trouve bizarre que le président d'InterCanadien ait rejeté le blâme sur Air Canada, Canadian Airlines, la société Onex et le gouvernement fédéral mais pas sur les épaules des gestionnaires d’InterCanadien», a-t-il dit.BANQUES La Scotia rejoint la ronde des profits records D’APRÈS LA PRESSE CANADIENNE La Banque Scotia, avec ses 222,7 milliards d’actif, s’est jointe à la ronde des profits milliardaires records.Après avoir réduit ses effectifs de 1100 employés et retranché une centaine de succursales à son réseau, résultat de son acquisition du National Trust, la Scotia gonflait à dix sa série d’exercices records consécutifs en dégageant un bénéfice net de 1,55 milliard au cours de l’exercice clos le 31 octobre dernier, contre 1,39 milliard un an plus tôt.Ce résultat s’inscrivait en hausse de 11 % sur celui de 1998.Le bénéfice par action, pour sa part, s’est situé à 2,93 $, contre 2,64 $, et le rendement des capitaux propres a été de 15,3 %.La Scotia a profité de l’occasion pour amputer ses bénéfices non répartis d’une charge, non récurrente, de 550 millions au quatrième trimestre, visant à gonfler sa provision générale pour pertes sur prêts.Si cette charge avait été inscrite aux résultats, le bénéfice net de 1999 aurait été de 1,24 milliard.Au total, sur l’ensemble de l'exercice, la provision générale a été augmentée de 700 millions, pour atteindre 1,3 milliard.A ce jour, dans l’attente des résultats de la CIBC et de la Nationale, les quatre grandes banques ont, ensemble, affiché des bénéfices nets de 7,7 milliards cette année.Ces résultats consolidés devraient atteindre les neuf milliards avec la CIBC et la Nationale, surpassant de loin le record de 7,08 milliards de 1998.En fait, cette série de records consécutifs s’étendra à cinq exercices financiers.La Scotia, la plus internationale des banques canadiennes, a enregistré une année record dans son segment des services aux grandes entreprises et des services de banque d’investissement avec des revenus records en hausse de 40 % et de 69 % respectivement.Dans ce dernier cas, la majeure partie de l’augmentation provenait des gains réalisés sur la vente de valeurs détenues à des fins de placement.De plus, la reprise économique en Asie a tonifié ses activités internationales avec des revenus en hausse de 20 %.CAHIER SPECIAL PARUTION 8 JANVIER 2000 TOMBÉE PUBLICITAIRE: 20 DÉCEMBRE 1999 • MATÉRIEL: 5 JANVIER 2000 I 1 L E I) K V 0 I R I.E M E R C R EDI l I) E ( E M B R E I !> !» !» B 3 •ECONOMIE- Concurrence tous azimuts Le CN cherchera à améliorer ses services Caution sur un prêt cinématographique Behaviour contestera une requête en séquestre PRESSE CANADIENNE Le Canadien National (CN) se doit d’offrir un service plus régulier et concurrentiel s’il entend récupérer les parts de marché, de plusieurs millions de dollars, perdues aux mains des camionneurs, a affirmé hier son président-directeur général, Paul Tellier.La concurrence des camionneurs n’est toutefois pas le seul défi que doit relever la compagnie, a ajouté M.Tellier, qui s’adressait aux membres du Club du rail canadien, réunis à Mont-réal.Les quatre plus importants chemins de fer américains devraient en effet se révéler plus efficaces au cours des années à venir.Au Canada même, toutefois, il ne fait aucun doute que la première cible de M.Tellier demeure le secteur du transport par camion.Depuis les années 60, le secteur ferroviaire a perdu 21 % du marché du transport de fret interurbain.Durant la même période, la part de l’industrie du camionnage est passée de 67 à 88 %.«Notre service était affreux par le passé», a reconnu M.Tellier.«Nous avons eu de la difficulté à nous ressaisir, mais nous avons parcouru beaucoup de chemin en peu de temps.» Un gain de part de marché de seulement 1 % représenterait une hausse des revenus de 300 millions au Canada et de trois milliards aux Etats-Unis, a indiqué M.Tellier.S’il souhaite réussir, le secteur ferroviaire doit pouvoir compter sur un traitement fiscal équitable de tous les modes de transport.Aujourd'hui, les chemins de fer canadiens versent 14 % de leurs revenus bruts en taxes et impôts; les camionneurs, eux, n’en versent que 10 %.Mais la qualité du service demeure la clé, a estimé le dirigeant du CN.Le transporteur a mis en oeuvre un plan en vertu duquel ses trains de marchandises roulent selon des horaires fixes sur tout le réseau.Les plans d’acheminement sont établis en heures, et non en jours, pour chaque envoi, et la direction et le personnel sont désormais tenus responsables du respect des horaires.Les résultats s’améliorent sans cesse, selon le CN, qui prévoit d’atteindre d'ici la fin de l’année une ponctualité de 90 % dans le cas des envois intermodaux et par wagons complets.En octobre 1998, le CN avait annoncé l’élimination de 3000 emplois avant la fin de cette année.MARIE TISON PRESSE CANADIENNE Behaviour Communications entend contester une requête pour une ordonnance de séquestre déposée lundi par la Banque nationale de Paris (Canada).Le vice-président aux finances et chef de la direction financière de Behaviour Communications, Matthew Carson, s’est dit surpris par le geste de l’institution financière.«Nous étions en négociation avec eux.La semaine dernière, nous n'avons pas réussi à conclure une entente satisfaisante pour les deux parties, et voilà que, lundi, la banque a posé ce geste.» Le conflit porte sur une caution de 800 000 $ sur un prêt attribué pour la production du film Monument Avenue.M.Carson a affirmé que des sommes dues par les distributeurs du film devraient faire diminuer ce montant de façon importante.Il a déclaré que Behaviour Communications avait l'intention de contester vigoureusement la requête de la Banque nationale de Paris.«Nous ne sommes pas d'accord avec certaines allégations faites dans leurs documents.» La cause devrait être entendue à la mi-décembre.La Banque nationale de Paris a refusé de commenter le conflit.^ Au troisième trimestre, Behaviour Communications a enregistré une perte nette de 16,9 millions.L’action de l'entreprise, qui se transigeait autour de 8 $ en 1997, a clôturé hier à 0,05 $, en baisse de 0,02 $ par rapport à la veille.La société, qui s’appelait auparavant Malofilm Communications, s'apprête à se départir de ses dernières unites canadiennes, Behaviour Distribution et le studio numérique Behaviour New Media.Au printemps dernier, l’entreprise Remstar Distribution avait offert d’acheter Behaviour Distribution mais s’était retirée quelques mois plus tard.Behaviour Communications a trouvé un nouvel acheteur potentiel en Industry Entertainment, une entreprise qui a pour actionnaire majoritaire un administrateur de Behaviour Communications.Au cours de la prochaine semaine, Behaviour Communications devrait compléter la vente de son studio numérique à Ice Storm Digital.L'entreprise a également vendu récemment sa division de jeux interactifs, Behaviour Interactive, basée à Québec.Behaviour Communications, qui employait 160 personnes il y a deux ans dans ses bureaux de Montréal, Québec, Toronto et Los Angeles, ne comptera plus que 40 employés.Le siège social de Montréal n’aura plus que quatre ou cinq employés, a indiqué la directrice principale des finances de l’entreprise, Carole Beau-cage.Elle a expliqué que Behaviour Communications se concentrera dans le domaine de la production de films.Cette production émanera exclusivement de Behaviour Worldwide, une filiale basée à Los Angeles.«Il ne restera pas grand-chose à Montréal», a reconnu Mme Beauca-ge.Il ne restera, en frit, que plusieurs petites sociétés créées pour la production de films en particulier.Comme ces films sont terminés, les sociétés en question sont inactives.«Ce ne sont que des coquilles», a déclaré Mme Beaucage.Les devises Voici la valeur des devises étrangères exprimée en dollars canadiens Afrique du Sud (rand) 0.2496 Allemagne (mark) 0.7809 Arabie Saoudite (riyal) 0.4086 Australie (dollar) 0.9700 Bahamas (dollar) 1.4927 Barbade (dollar) 0.7782 Belgique (franc) 0.03767 Bermudes (dollar) 1.4927 Brésil (réal) 0.790 Caraïbes (dollar) 0,5724 Chili (peso) 0.00278 Chine (renminbi) 0.1844 Corée (won) 0.001310 Égypte (livre) 0.4446 Espagne (peseta) 0.00925 États-Unis (dollar) 1.4745 Europe (euro) 1.4878 France (franc) 0.2338 Grèce (drachme) 0,004765 Hong-Kong (dollar) 0.1958 Inde (roupie) 0.0359 Indonésie (roupie) 0.000216 Israël (shekel) 0.3589 Italie (lire) 0.000794 Jamaïque (dollar) 0.040 Japon(yen) 0.014430 Liban (livre) 0.001011 Mexique (peso) 0.1672 Pays-Bas (florin) 0.6942 Philippines (peso) 0.0371 Pologne (zloty) 0.3539 Portugal (escudo) 0.007711 Rép.dominicaine (peso) 0.0046 Rép.tchèque (couronne) 0.0424 Royaume-Uni (livre) 2.3555 Russie (rouble) 0,0560 Singapour (dollar) 0.8986 Slovaquie (couronne) 0.0355 Slovénie (tolar) 0.007773 Suisse (franc) 0.9522 Venezuela (bolivar) 0.00238 LE MARCHÉ BOURSIER Coup d'œil Volume Ferme Var.Var.(000) (S) (%) La Bourse de Montréal XXMJndice du marché 33515 3860.82 -108.51 -2.7 XCB:Bancaire 4911 5734.07 -39.94 -0.7 XCO:Hydrocarbures 2697 2566.52 -63.15 -2.4 XCM:Mines et métaux 4447 2057.91 -15.95 -0.8 XCF:Produits forestiers 1736 2646.71 -11.36 -0.4 XCLBien d'Équipement 16800 4398.68 -190.26 -4.1 XCU:Services publics 5646 4015.83 -173.19 -4.1 La Bourse de Toronto TSE 35 35231 432.61 -16.80 -3.7 TSE 100 51671 462.88 -16.77 -3.5 TSE 200 33763 419.64 -7.28 -1.7 TSE 300 85434 7519.45 -252.63 -3.3 Institutions financières 6183 7335.10 -55.66 -0.8 Mines et métaux 3003 3805.56 -20.25 -0.5 Pétrolières 10974 5723.20 -149.28 -2.5 Industrielles 29191 7863.85 -467.23 -5.6 Aurifères 3286 5192.43 -43.16 -0.8 Pâtes et papiers 4136 4747.10 -21.40 -0.4 Consommation 5408 14571.48 -46.01 -0.3 Immobilières 832 1913.57 -13.96 -0.7 Transport 8830 5675.31 -241.62 -4.1 Pipelines 984 4860.57 -60.84 -1.2 Services publics 5833 9974.12 -742.53 -6.9 Communications 1796 15815.37 -151.93 -1.0 Ventes au détail 3760 4870.93 +16.50 0.3 Sociétés de gestion 1214 8283.03 -123.33 -1.5 Canadian Venture Indice Composé 61307 1985.05 -13.28 -0.7 Le Marché Américain 30 Industrielles 156049 10877.81 -70.11 -0.6 20 Transports 10783 2909.72 +9.53 0.3 15 Services publics 18996 281.53 +4.59 1.7 65 Dow Jones Composé 187174 3083.49 -2.95 -0.1 Composite NYSE * 631.18 -5.32 -0.8 Indice AMEX * 832.81 +0.69 0.1 S&P 500 * 1389.07 -18.76 -1.3 NASDAQ * 3336.16 -85.21 -2.5 Les plus actifs de Toronto Volume Haut Bas Ferm.Var.Var.Compagnies (000) ($) (S) (S) (S) (%) BOMBARDIER INC B 12532 30.00 29.05 29.20 -0.95 -3.2 TAHERA CP 7239 0.06 0.05 0.06 - AIR CANADA 3625 8.90 8.30 8.55 -2.65 -23.7 AIR CANADA A 3412 7.85 7.45 7.70 -2.70 -26.0 COREL CP 2879 31.75 25.25 26.30 -4.10 -13.5 LORUS 2681 0.70 0.48 0.62 *0.15 31.9 BCE INC 2394 106.50 98.25 99.00 -8.80 -8.2 BID.COM INTL INC 2392 8.50 5.75 7.00 +1.15 19.7 NORTELNETWORKS 2246 116.00 108.10 108.50 -9.60 -8.1 IMASCO LTD 2111 39.85 39.75 39.75 -0.10 -0.3 Les plus actifs de Montréal Volume Haut Bas Ferm.Var.Var.Compagnies (000) (S) (S) (S) (S) m MICRO TEMPUS INC 1139 5.20 4.65 4.70 -0.04 -08 LITHOS CP 898 0.99 0.85 0.93 +0.13 16.3 YORBEAU RES INC A 324 0.45 0.37 0.40 -0.02 -4.8 ANTORO RES INC 321 0.15 0.13 0.14 - PACIFIC TIGER 313 0.40 0.35 0.39 +0.03 8.3 BOREAL EXPLO INC 305 0.30 0.19 0.27 +0.08 42.1 IMASCO LTD 299 39.80 39.75 39.75 - CENOSIS INC 263 1.50 1.33 1.37 +0.09 7.0 AGRITEK BIO 257 0.45 0.41 0.44 +0.05 12.8 NOVEDER INC 228 0.09 0.09 0.09 • Investmax Courtage à £ escompte Mini-conférence gratuite Lors de ces mini-confércnccs.un présentateur vous montrera sur écran géant nos 1 differents outils d'analyse boursière et sms expliquera les avantages du nouveau courtier escompteur Investmax.D'une duree de deux heures, la prochaine mini-conférence sera offerte mercredi le I" décembre à 19h.La réservation est obligatoire.Téléphone: (SI») 39 >1366 • Sans Irais l-87'T-392-1.466 • Investmax est une marque déposée, propriété de Décision ?Investmax s.e.n.c.I I Suivez leur remontée tous les samedis dans LE DEVOIR Montréal XXM 3860,82 Toronto TSE 300 7519,45 New York Dow Jones 10 877,81 Dollar 1S canadien 67,820 us Or à New York 290,10$ us La Bourse de Montréal Ces titres, transigés hier, sont présentés en ordre alphabétique et leur valeur est exprimée en dollars canadiens.Les lettres a et b différencient les catégories d'actions ordinaires sans droit de vote.j= compagnie junior à la Bourse de Montréal: 1= action ordinaire sans droit de vote ou à droit de vote subalterne: p ou o= actions assujetties à des règlements spéciaux: pr= actions privilégiées: r= actions privilégiées dont le dernier dividende n'a pas encore été versé: u= unité de capital-action: v= dividende variable: wt ou w= bon de souscription (warrant); 2= lot brisé.52 dern.SMI.Titre Haul Bas Ventes CA Haut Bas Clôt.Var.A B ABL Can.0 950 0.265 18900 0300 0.270 0 300 ?0035 AOS 4500 1.910 10950 30 3050 2800 3000 -0 050 At&t nem 56.750 17,130 1970 52 56.250 55 000 55.100 •0 650 [Abcourt 0.175 0.030 5000 0.100 0.100 0.100 ¦0.005 AMibt-C 20 500 11,650 9820 15.500 15.250 15.250 •0.300 (Aeterna 7350 4 000 17680 6250 6.100 6100 •0300 (Agntek 0.750 0160 257600 0.450 0405 0 440 ?0050 Air Canda 11.350 5 700 76391 9 8900 8 300 8.650 *2500 fAtrCanjt 10.600 4,600 17789 8 7.700 7.500 7.700 •2.700 Atta,energ 46 500 31.100 1900 48 43.250 42.400 42.800 •1.700 Alcan Alu 54.800 34.300 56325 21 50.500 49 550 50.100 ?0.250 fAlCT.b 23000 16750 5400 21,500 21.000 21.000 •0 500 AHelix 5 250 1900 7600 2.400 2000 2400 ?0100 Amaig.ln voir plus bas Amisco 11.250 6 650 16400 10 7.600 7.250 7.600 ?0.250 Amisk.A 2.400 1.520 2000 2 2.080 2.080 2 080 ?0.020 Asbestos 24.000 4000 200 14 8.500 8 000 8 500 ?0.500 fAtCO 1 43 650 35.500 1500 11 37.450 35.500 35.500 -2000 Atco II 43.500 36.850 900 11 37 500 37.500 37,500 •1.750 Athabasca i voir plus bas Axcan 11.000 5,700 8670 54 7.150 6900 7,000 ?0.100 BCGAS 31.250 22.500 8680 12 23.000 22.500 22.500 •0400 BCE emg 52.850 11,750 153249 46100 43.250 43.750 •2.550 BCE Inc.110100 52 000 d77031 12 106.250 98 400 99 400 •8450 bctteius 43 000 28200 2175 39 32.000 31.300 32.000 ?0.250 bct.tel nv 40 750 27.250 5095 30,450 27.250 27,250 •2.550 fBMTC.a 24000 19.000 800 7 19600 19.500 19.500 •0.500 BqLaur 29 800 19.100 14445 8 19.400 19.150 19.150 ?0.050 Bque Nat 25.550 16.950 226707 10 17.400 17.150 17 250 ?0050 Bq na.srll 28 500 24 500 1200 26 900 26.75G 26 750 BquNat.no 17.900 13.600 200 17900 17,900 17900 *0.200 Bqnat.kei 11.000 9150 4200 9.200 9,150 9 200 ?0 050 BquNat.nk 9 500 8.800 4800 9.200 9150 9150 •0.100 BquNatnt 21.550 16.200 270 21.150 21.150 21.150 Bq.ni.tf12 27.450 26.000 4100 26 500 26.000 26 500 ?0500 Bq Royale 84.250 59 300 11016 13 67 000 65.500 66 800 ?0.650 Bq.Ry.srH 29 000 27 000 2140 27.500 27.250 27.250 *0050 Bq.Ry.srl voir plus bas B.TD.SrG voir plus bas Bq.T-D 45.400 24 250 25697 15 35 650 34,900 35 600 -0.050 B.TD.SrH 29.200 27,150 7100 27.200 27.150 27.200 •0050 Bq.C.lmp 43 550 27 800 69907 14 33 450 32 800 32 800 •0500 Bque Mti 69400 49.400 11319 11 53 500 52.750 52.750 ?0050 BMO.BsrA 26.550 24 000 2500 24 400 24.100 24.100 •0400 BMO.BsrS 26.600 23.000 400 23.450 23 300 23.450 ?0050 BM0Sr3 28 050 25.250 1900 25.600 25.500 25.600 ?0.100 BqN.Ecos 36 900 28 600 42323 11 32.450 31.750 31.850 -0.650 B ne SM2 26 500 22800 800 22.950 22.950 22.950 ?0.150 B NE Sr9 29.650 26.550 500 27.250 27.250 27,250 ?0,100 B NE Sr6 28 750 26,000 1000 26.750 26.750 26.750 *0.200 Bamck 38 000 24 200 10100 21 26 800 26350 26.500 *0,150 Beau Can 2800 1.570 5059 41 1.630 1620 1.630 fBehavr.B 0 980 0 050 4600 0.060 0050 0050 •0020 Bell.lnt! 29.750 14.600 23093 27.100 25.100 25 300 •2.700 iBennett 12 000 4.500 1500 34 8.950 8 950 6950 ?0.250 Benvest 4.000 2.200 4200 6 2.500 2.500 2.500 Bestar 6.750 2000 3200 18 3.500 3 030 3 500 ?0.050 Biochem 45 400 26.450 189564 27 33.900 32.600 33 900 ?1.200 iBioniche 5.600 1.600 500 1950 1.950 1.950 ?0.150 Bocenor 2.450 1.310 18100 13 2.150 2.050 2,150 ?0,100 Boliden 4.350 1.200 1000 3 950 3.950 3.950 Bomb A 30.250 19,100 44550 32 30 000 29 400 29 400 •0 600 fBomb B 30250 18.950 149726 32 30 050 29 050 29 050 •1.100 BoraU.A 4.500 3 050 1150 15 3.790 3.650 3.650 ?0 040 BDBnet.n voir plus bas C D C-MAC 66 250 22.250 28356 48 60.750 59000 59 750 •1400 CAE Inc.9.700 7.450 10166 12 9.150 9.050 9.100 fCCl.In.B 17.850 13.200 1291 10 13 850 13.750 13.750 fCGI Gr.A 39.500 25000 218340 60 39.150 37.750 37 900 •1,100 CTV 23.100 18100 100000 16 21.000 21.000 21.000 ?0.200 IjCSii 5.400 1.350 19750 5.050 5.000 5,000 •0.050 iCaldera 0.380 0 060 10000 0.085 0.085 0.085 ?0.015 iCambie* 0,550 0.110 8000 0.420 0.400 0400 ?0.010 Cambtor 8.750 1.240 60970 1.850 1.650 1.650 •0.180 Camco 6 900 3.650 500 11 4.000 4.000 4000 •0250 Cameco 40.250 21500 2300 31 22.350 22.350 22.350 ?0.100 Cdn.Nat 54.330 34.500 7800 12 44.100 44 100 44,100 •0.400 Cdn Oxy 31.550 13.200 500 28 550 28 550 28.550 •0.300 CP Ltd 40.250 26000 10500 20 32.450 32.450 32.450 fC Tire A 46.000 32.550 1125 15 34.000 33,500 33.500 -0 500 IC UtiliLA 49.200 34,850 4825 11 36000 35 850 35 850 -0.200 CUtiMB 49 000 35 250 200 11 36 000 36.000 36 000 •0.250 fCmnac.A 8.250 4 500 36360 7 7.950 7,250 7.950 ?0.650 tCancor 0.800 0.250 z200 0.450 0.450 0.450 fCaraOp.A 5.800 3.500 5000 20 3.980 3850 3 980 ?0.130 Cascades 10.300 7,300 8458 14 9150 9 000 9 000 ¦0050 Cased s a.voir plus bas |Ced-0r 1.950 0.250 43100 1.180 1.000 1.100 *0.050 Ceiestica 111,500 31.000 d2750 124 106.500 102.000 102.000 •7.700 (Chesbar 0.690 0.150 73570 0.200 0180 0.180 -0010 Cmram 20.750 8900 4700 12 9,300 8900 9.300 ?0.250 Ciar-oa 27.400 20.900 598 13 25.400 24 900 24 900 •0.450 Co-Steel 16100 10050 200 15100 15100 15.100 *0.150 fCogCabi 32.000 19.400 2945 24 23.250 22 900 22.900 ?0.150 îCogeco 31500 18.000 3465 7 23.500 22,550 23.000 Cogmcase 39450 15.000 6140 11 15.250 15.100 15.250 •0.050 52 dern.son.Titra Haut Bas Ventes CA Haut Bas Clôt.Var.jCoieraine 0 095 0.045 35000 0060 0.055 0.060 Commco 27.250 16.750 8060 136 25.800 25.500 25 800 •0100 Coreco 7,200 4.250 800 12 4 850 4 850 4850 ?0100 Coscien.a 6 000 2.600 500 29 3450 3450 3450 •0 050 fCossene 14 850 12.500 :50 23 13000 13 000 13.000 Colt 8 900 2.950 10700 23 8 750 7.700 7 700 •1.200 iCoviiec 1.370 0 600 1000 0.620 0.620 0 520 ?0.010 DTM Info 5 950 1.250 11400 1750 1600 1.700 Desipr.A 26 750 24 250 1000 24 500 24.500 24 500 jDiagnCur 1490 0.570 9650 0640 0590 0590 ?0.010 Dotascc 28900 17.800 8000 11 26.600 26600 26600 ?0.250 Domtar 18 750 7.900 19032 25 16800 16250 16550 •0.200 DcmtSrB 21.500 17.8CO 500 20 000 20 000 20.000 -0 300 (Donohu.a 26 600 18 670 28043 15 22.500 22.100 22.4CC *0250 fDoreiB 33 200 22.000 3380 13 23 900 23500 23 500 -0 500 Dylex 4 850 1.760 5000 1950 1.950 1950 ?0.050 E F fEdpbra.A 23 400 17000 2500 14 18.100 17 900 17900 Eicon 7.100 3.600 10050 19 5.050 5 000 5000 -0200 Enbridge 36 250 29.650 4200 16 29 650 29 650 29.650 •1.550 EnerMark voir plus bas EnpFnd.G voir plus bas (Extndi.sv 9 350 2.300 10700 12 4.450 4 450 4 450 •0.250 ifairstar 0 290 0 050 20000 0.120 0.090 0120 ?0.025 Faicnbrdg 25.100 14.900 3300 177 23000 23000 23.000 ?0500 Finning 15.250 9000 9900 42 13 350 13.100 13.350 ?0450 Foins Inc 39900 32.500 1556 14 33 350 33.100 33.100 •0.400 Frhold UN voir plus bas jFreewcan 0600 0.150 114500 0.180 0150 0.170 ?0.020 G H GazMetro voir plus bas fGiidan.a 35.750 11000 1000 13 25000 25000 25 000 •2.000 Goodfeitw 12.250 7500 3400 6 10.100 10 000 10 000 Gwl.sr.L 25 350 23 700 40000 23.700 23 700 23 700 •0050 GWhfeco 31000 17.500 6020 17 22.450 22.450 22.450 •0450 Gwosr.1 26250 24.550 500 24 900 24.900 24.900 ?0300 G Wlrf7 45 28.850 26.500 400 27250 27.250 27.250 Gutf Res 7.200 3.330 8414 5.400 5250 5.250 •0150 Gutf.R.p.a 3.280 2.210 3375 3080 3.060 3060 lHaemacr 5.550 2200 4855 2 500 2.350 2.400 Hartco 14.250 5.000 11500 10 6100 6000 6.100 (Helix Hr 1850 1.150 1300 1.400 1.220 1400 •0050 Heroux 5.200 3.500 55600 16 3.600 3.500 3.600 ?0 050 I J IBEX 0 920 0280 600 0.280 0280 0.280 -0.010 IPI Inc A 12.650 9 200 1700 10 11.300 11.250 11.250 jlîlEduc 7.100 3 350 2045 4.850 4 800 4 800 •0 200 Imasco.ttd 43.250 30 500 299396 20 39 800 39,750 39750 Imper Ori 35.750 21.800 13300 30 34.350 34.350 34 350 flmpr.Qbr 36 700 31.350 12680 15 32.950 32 250 32500 ?0150 Inco.Pr.E voir plus bas Inco Ltd 34 900 15 500 100100 27400 27.400 27,400 ?0500 (InflntAct 4.300 1500 22500 2.500 2.200 2.400 •0050 lint.Oata 0.950 0.210 20600 43 0 900 0 850 0.870 ?0.070 |IUSI 4250 2.100 300 2.200 2100 2.100 •0400 InvGrp 26 500 17,000 792 17 18.200 18 200 18200 ?0.100 flrwm A 3020 1,100 700 2.150 2.100 2.100 -0900 flvaco A 6.050 2.200 3800 3 3 800 3.650 3 650 ?0.050 Ivaco.srS 25.350 18.550 z248 23.500 23.350 23500 Uean.Ct A 39.000 27.250 8467 22 33.450 33 000 33 000 •0500 K L LBLSky 1.400 0450 142256700 0.740 0 660 0670 -0.060 fLGS Inc.15 500 7.050 24164 13 9400 9250 9.250 -0.150 jLabphrm 3.750 0600 35400 0.710 0.680 0 680 •0020 (Laidiaw 15.850 7.700 101600 9 050 8 900 8900 fLapVer.A 4 750 3350 4500 6 4.100 3800 4 100 ?0.100 fLasonda 17.800 14 400 300 14 15 000 15.000 15000 Leader l 3,100 1.620 4500 9 1.710 1,700 1.710 ?0010 Legacy.un voir plus bas fLeroux B 6000 4350 7800 10 4 500 4450 4 450 -0050 Loewen 13.500 0.350 13000 0 640 0.630 0 640 •0.010 Lotus Thr 1000 0,260 218065 0.700 0.490 0610 ?0.150 M N MSV 0280 0.050 5000 21 0210 0.210 0210 ?0.010 Maax 18.100 11.750 31991 13 12.450 12.250 12 350 -0.100 (Magna A 106 450 61000 6572 37 64 700 64 000 64 000 •1250 Malet.Que 4.700 1.650 2500 6 2.250 2 250 2250 •0050 manuiife 20,050 17.100 8200 12 19.100 19.100 19100 ?0.100 Mazarm 0 650 0250 31000 0420 0.390 0420 ?0020 iMcWatler 0 900 0.190 6318 0490 0.490 0490 Memotec 2.000 0,400 31250 1,250 1.150 1.150 •0030 Memll 151.250 93.250 3200 14 120 000 120000 120 000 ?1500 IMetroRJk 23450 14.750 39497 10 16.000 15.300 15 700 •0.150 M.Tempus 5200 0.160 1139994 5,200 4650 4.700 •0.040 Mcrocell 45 950 9000 2300 43.000 41.200 43.000 •0,750 (Microtec 3950 1.800 3400 32 2.100 1930 1.930 •0.120 iM.DuNd 1990 0 580 46069 1.590 1.500 1.590 *0.010 Mitchell B 11 000 7050 3000 14 8.750 8 750 8.750 *0.250 Mitée Tel.7000 2.300 4500 77 5.400 5.250 5400 ?0300 Mitel.Corp 15900 7,350 39940 745 15.400 14850 14900 •0550 Mitel 2 00 25.500 25,000 700 25 350 25.300 25.350 ?0.100 MtscoBitn 15.450 9.000 100 14 13 500 13500 13500 ?0.250 Moore 18 650 10,150 7643 17 10.400 10.300 10400 ?0.100 MtReai 3050 1.500 78500 8 2,450 2.200 2.350 *0.130 Newcastle voir plus bas Norandi 22.250 14,950 5080 56 17.750 17500 17.500 ¦0200 Noran.srF 24.500 23.500 5000 23.500 23500 23 500 •1000 Nortel S,5 25.700 24,250 1100 24.500 24.500 24.500 Nortel 121200 34 380 d13450 115,500 1 08 500 1 06,500 •9.500 Nova chm 34,750 19.150 6300 23 30 500 30500 30.500 *0500 NSPow.6S 25.750 25.300 4400 25 300 25 300 25300 •0.400 52 dern.*em.Titre Haut Bas Vantas CA Haut Bas Clôt.Var.iNoveder 0.250 0060 228000 0.090 0.085 0.085 |N0V»C 2.700 1.500 5500 18 2 000 1.910 2000 •007U O P fOnexCorp 32 000 18.380 28400 10 31650 30 400 30.400 •1.350 lOrezone 0890 0 200 17500 0300 0260 0 300 ?0 050 Pancdn.Pt 25500 15.050 3500 22 22.000 21.750 22000 •0200 Paprboard 3.150 1800 4700 2.200 2 200 2,200 ?0.100 (Pebercan 2 500 0.400 20009800 0.980 0980 0 980 ?0130 Perkms.P 7500 6 000 1000 11 6 400 6400 6400 Petro Can 25.000 15400 18472 30 21.000 20.750 20750 •0 400 PhoemxLS 18250 7.150 8100 8.700 8.500 8.600 ?0.100 Pia Dome 26000 13.750 127716 27 17.150 16750 16750 •0.100 PCS inc.112.100 63.250 4600 64 700 64.700 64 700 •0950 fPowr Cr 35400 21.750 11470 12 26.700 26 550 26 600 ?0.200 Power.Fm 35 600 20.750 54130 12 26.550 26.350 26500 Premdor 18.500 11800 2500 8 12150 11.800 11800 •0.200 Promatek 3850 2.200 1555 5 3.190 3,100 3.100 Q R QuebecTei 18.750 14 300 7610 14 14 450 14 300 14450 ?0.150 QuebecoA 39.500 31.250 2280 6 35 000 34.250 34 250 -0.650 fOuebecoB 39.250 31000 7309 6 35 000 34.250 34.250 •0.350 RPMTec 1500 1000 1500 6 1.150 1.150 1.150 Renassnce 25300 12650 1100 157 16250 15.650 15 650 •1.100 fRepap 0.125 0 065 88000 0.075 0.075 0,075 Richelieu 11,000 7.000 800 13 10 500 10.500 10 500 -0,250 Rio.Aigom 24.700 14 500 600 17.750 17.750 17750 -0.150 Roctesl 6000 3 800 2000 32 3.800 3.800 3.800 IRCantel.b 53 000 15 350 3900 47,500 47.500 47 500 •5.500 RogersC.A 38 200 13.500 800 7 34 000 33.500 33,500 -0,650 fRogerC.B 36.700 12,250 3750 7 33500 33 050 33.200 •M00 Rolland 6.950 5.500 3000 11 6 000 5 850 6000 ?0150 Royal.Avi 3.250 1.350 3000 1800 1.750 1,750 •0050 (Royal G.44 000 26,750 2600 18 31900 31900 31.900 •0.600 S T Sacosmart 8500 2.300 5005 6 600 6.600 6.600 SNC-Lav 14000 10 300 11045 11 11.100 11050 11.050 •0.050 SR.telcom 5.250 1800 65040 28 4,750 4.050 4.300 -0.530 San.Fra.A 11.000 6750 600 14 7.400 7400 7.400 -0.250 (San.Fr.B 8.250 4.000 25400 5.200 4 700 5.200 ?0800 Saputo 45.750 32.500 16912 18 34.400 33.550 33.800 -0.300 (Satum.S 8.950 4.850 6880 12 8 850 8 500 8500 -0.250 Seagram 96.550 53.000 8802 65.750 64.100 64,100 •1.900 Shermag 14,300 6.500 1000 12 8 500 8400 8.500 Shirmax 4.450 1800 4000 13 2000 2 000 2000 Sico 23.000 14.400 1300 12 19.650 19100 19650 -0.050 iSignlGen 1.060 0.260 10000 0 580 0.580 0580 ?0080 Small Fry 4.750 2.050 1185 2.400 2.350 2.350 -0.250 Sobeys 20.650 16.000 100 20.300 20.300 20 300 ?0 700 Sodtsco 0240 0.145 170800 7 0.150 0.145 0145 •0005 (Spec prm 21.250 9.200 100 17 9.500 9 500 9.500 ?0 250 StLaurent 23.500 9 300 5537 31 17 550 17.350 17350 -0.200 Steta.Jone 2.700 1.700 200 6 2.400 2.400 2.400 ?0 050 (StratVal.3.450 1.410 166 7 1.410 1.410 1,410 -0090 iSuiliden 1.700 0.150 56800 1.100 1.010 1030 -0020 Suncor 63.000 40.000 9100 41 56 750 56750 56 750 •1.950 (Suzy.Shr 10.250 4,400 400 9 5 800 5800 5800 ?1400 (TVA.b 22.500 14000 100 17 18.400 18 400 18,400 •0,100 TVXGoW 3080 1.060 100 1.270 1,270 1.270 ?0.010 Talisman 49000 22.250 4400 38 500 37.650 37,650 •1.100 Techmire 2800 1.130 100 4 2.450 2.450 2.450 Techmiab 13400 5,600 2496 65 6.500 6 300 6.500 *0.200 Teck A 16500 10,000 700 13.250 12.650 12.650 •0600 (Teck B 17,200 9450 10100 13400 13,000 13000 -0.450 Teiegiobe 61950 20.100 7442 171 37,350 36 500 36 500 •0900 Teiescene 22.750 9.000 200 12 9.900 9.900 9900 -0.150 Tembec.A 16000 7.750 73272 43 15,100 14.900 15.000 •0150 Theratech 5650 2,750 168630 4.950 4 350 4600 Theral.wt 1.250 0.010 S87800 0.030 0.010 0.010 -0.030 ThomCor 51000 34 800 6500 33 40 950 40 550 40.950 ?0.550 (Torstr B 18 900 13.850 1600 22 14,950 14 750 14950 ?0 250 TrAltaCo 25050 15.000 23200 12 15.000 15.000 15000 •2600 TrCanPt 23.100 16.200 97345 18 16.500 16250 16250 -0.150 TrCdaSru 49100 39 000 500 39400 39000 39.400 ?0.400 TCan.P.U var plus bas Transfrce 3.500 2.020 31350 9 2,100 2.040 2.050 •0050 Transat 8250 5.600 169220 9 7.100 6.900 6900 •0.150 Tnlon Fin 12.100 8 700 4100 8 9.050 6 800 8.800 •0050 Trimark 23.000 12.900 500 19 18 500 18.500 18500 ?0400 (TnzHahn 33,250 24,200 8338 8 24.350 24.300 24,350 ?0.100 U Z (Unibroue 5,250 3.350 4210 7 3.700 3 350 3.400 •0.300 UnicanA 36.950 26.050 700 21 26.750 26750 26750 ?0200 lUncanB 36850 24.000 660 21 26550 26 350 26.550 ?0.450 fUmforet 2 500 0920 15739 1000 0 920 1.000 Un.Domm var plus bas jVersus 25 950 7.550 1000 9 500 9.400 9.400 -0.450 N.Hoottt 30.000 18,000 10300 23 19,150 18 900 18.900 -0.250 fVKJeotron 32.500 19,500 48071 22200 20.350 21,000 jVirgina 0 850 0405 19000 0.680 0.630 0.670 •0.010 Westaim 8 500 5.200 5140 6250 5.950 6250 ?0.250 Westbume 17.750 13.400 4550 10 15,000 14.750 14 750 -0250 Westcoast 31,550 23.950 3040 11 24.000 23.950 24.000 West5 50S 26.250 20 500 2450 21500 20 500 21.500 *0 250 Weston 55.000 49000 5500 8 49 550 49550 49 550 ?0.550 YieW.Un voir plus bas (Yorb.CiA 0.500 0.100 324431 20 0.450 0,370 0395 •0025 total des ventes 7.408.019 F0N0S AMÉRICAINS Bo.RyiM 28.500 26.350 1500 26.400 26.400 26400 -0.200 B.TD.SrG 27.200 25.000 500 25000 25000 25000 BDBnet.n 11.500 10 000 2500 10.500 10500 10.500 Inco.Pr.E 42.850 33.000 550 41,350 41300 41,350 ?0.050 total dis vintii 5 050 52 dern.sam.Titre Haut Bas Ventes CA Haut Bas CIÔ1.Var.OBLIGATIONS (en milliers de dollars) cBoraiexTS 106000 97 550 3 98250 98 250 98.250 ?0 500 cScoBooms 106 200 95 000 50 95 000 95 000 95000 ¦0750 cTD hybrid 105000 95 000 16 97 000 95 000 96 000 ?0500 total des ventes 69000 UNITES EN FIDUCIES Athabasca 26.100 15.100 1550 14 24000 23600 23600 •0 350 EnerMark 4310 2300 53453 44 3.580 3 500 3520 -0040 EnpFndG 3190 2.000 29759 2820 2.710 2800 ?0070 FrhokJ UN 6 900 4130 11045 6000 5.850 5850 -0100 Legacy un 9200 6150 15600 9 8 250 8.150 8 250 *0050 Newcastle 15 750 11000 4100 15050 14800 15 050 ?0.300 YieW.Un 17.200 14800 2625 18 16000 15.750 15.750 ?0150 total des ventes 118.132 UNITES PARTAGEES (Amaig.ln 9250 7.500 4660 8550 8400 8.550 ?0 300 Gaz.Metro 18.850 15 300 20770 12 16.000 15 500 15 500 -0250 T.Can.P.U 29 800 24 250 15230 16 24.700 24250 24 600 ?0,250 total des ventei 40.660 DIVISION INTERNATIONALE Stocks transigés en dollars canadiens Cased s a.6 000 3500 1650 5,000 5 000 5.000 ?0240 Un.Domm 39 950 28.100 106175 7 30000 30.000 30 000 •0 500 DIVISION DEL* BOURSE DE MONTRÉAL ARCA 0230 0 000 40 0 000 0 000 0 000 Angl.S wis 0910 0.150 10500 0,170 0.160 0.170 ?0020 Antoro 0.150 0020 321500 0150 0.130 0,140 Appal 0330 0.150 6000 0.180 0150 0.180 -0020 Arenagol 0480 0.190 16000 0360 0360 0 360 Atapa 0.550 0.050 3500 0050 0.050 0,050 Augyva 0 060 0030 nooo 0.050 0 050 0 050 Aungina 0070 0 020 32000 0030 0020 0030 ?0.010 Boréale 0.300 0.140 305993 0300 0190 0.270 ?0080 Brex 0050 0 030 141650 0040 0 030 0.040 Bruneau 0550 0220 50000 0.220 0220 0220 ?0,070 CSDCIA 0 000 0 000 15 0000 0 000 0.000 CansprA 0280 0120 20000 0.150 0.120 0.120 -0040 Cenosis 1,650 0.450 263268 1.500 1.330 1.370 ?0.090 Cimatec 0450 0.200 10650 0250 0.200 0250 Con Abit.0150 0 040 5250 0,070 0 050 0.070 Con Oas 0.100 0 000 759 0 000 0 000 0000 C valley a 0,550 0350 33500 0.450 0.350 0450 ?0050 Diadm 0.420 0.150 71500 0.210 0.190 0190 -0.010 Dianor 0.280 0210 41000 0.210 0.210 0.210 -0,010 Dynacor 0.370 0,130 20790 0,190 0.160 0.190 ?0.010 Expiogas 0.040 0 020 7000 0030 0020 0.020 Fieidex 0.150 0.040 6300 0 040 0 040 0.040 GeoNova 0140 0 050 7500 0 080 0 060 0 080 Greenhop 0.650 0570 2500 0570 0570 0.570 -0080 Greensh 0,150 0 030 4000 0030 0030 0.030 Gnlli A 0.300 0290 10100 0290 0290 0290 •0.010 Hebron 0400 0.140 37000 0270 0.260 0.270 Int Key 1.600 0350 2100 1600 1,450 1.450 •0.150 Interstar 0,100 0,100 2000 0.100 0.100 0.100 •0050 JAG.Mm 0750 0.200 136300 0250 0200 0.250 Jilbey 0,500 0 000 120 0 000 0000 0000 KnowHse 4 100 3.950 1990 4000 4000 4.000 Lexam 0,300 0.130 51812 0,140 0.120 0.140 ?0020 Lithos 0 990 0.320 898107 1.020 0820 0930 ?0.130 Log G inf 2.000 0,400 760 1.950 1,950 1950 -0050 Loubei 0.170 0 060 12519 0.080 0070 0,070 LyonLake 0.550 0.160 12500 0.230 0.210 0.210 -0.020 Macyro 0.850 0 000 1000 0000 0000 0000 Maladie 0.430 0 080 45500 0.290 0220 0,270 -0.030 Matamec 0.350 0.030 21500 0.110 0.100 0,100 Melkior 0.480 0 080 35587 0.300 0.250 0 300 ?0050 Mirandor 0.090 0.050 162000 0 080 0 050 0.080 ?0 020 Murgor 0380 0 050 10000 0 080 0080 0 080 ?0.010 NARRes 2.630 0.160 6500 1300 1,150 1.300 ?0.040 Netgraph 5 900 0.150 129429 5500 4,850 5000 •0.300 Niocan 1.300 0 300 20900 1000 0950 1000 ?0050 Nora exp 0.480 0.170 25000 0.230 0230 0230 -0.030 Normab 0.300 0.100 10000 0.120 0,100 0,100 -0.020 0ICO.A 0.480 0350 1150 0 350 0.350 0350 Orb ei.A 0.240 0 050 7000 0080 0 060 0 080 ?0020 Orex exp 0.220 0 040 43333 0.120 0.100 0,120 -0010 Orient 0.140 0030 64758 0.040 0.030 0 040 ?0.010 Orleans 0.350 0090 9500 0,100 0.100 0,100 ?0.010 Osisko 0.170 0.120 9500 0.120 0,120 0.120 ?0.020 Pac.Tiger 0450 0300 313200 0400 0.350 0390 ?0030 Pan Amr 0,160 0,100 2000 0.100 0.100 0.100 •0020 PerMe 0 600 0 060 7000 0.100 0,100 0.100 Photonet 1.300 0.300 46970 0.460 0400 0.460 Piexmar 0200 0 020 7000 0,060 0060 0 060 *0.020 Radisson 0.180 0,150 16000 0.170 0.150 0.170 ?0.010 Raudm 0.150 0 020 13000 0.040 0.040 0 040 Robex 0 650 0000 445 0.000 0.000 0 000 SAMSys 0700 0550 71467 0 680 0590 0650 ?0.040 Snarpe 0530 0 080 25800 0230 0.200 0200 •0030 Sundust 0,110 0100 4000 0.100 0.100 0.100 •0.010 TSlTetsy 2.300 0,100 65301 0.340 0.250 0 340 ?0080 Tandem 0.220 0100 2000 0.110 0.110 0,110 •0.010 Toigeco 1.300 1.010 500 1.150 1,150 1.150 Torn 0,140 0060 1000 0 060 0.060 0 060 -0.030 Troymin 0 390 0 050 76500 0.100 0,070 0,070 ?0010 UnigokJ 1500 0 500 3000 0.770 0,770 0770 •0.130 Vantex 0 050 0.020 1000 0.020 0.020 0.020 VenCai 0.450 0.140 48000 0200 0.140 0.150 -0010 VCf 0,130 0050 42500 0070 0060 0.060 WstmPac 0.040 0020 18500 0020 0.020 0.020 X-Cheqr 0.040 0 040 1000 0.040 0 040 0 040 Xemac 0.220 0050 5000 0.120 0.120 0,120 adqstb 1.200 0.660 4500 0.700 0700 0.700 •0.100 adqst.wt 0 300 0,000 1900 0.000 0.000 0 000 dumt.nkl 1.230 0,180 34000 0290 0.250 0,290 ?0,030 genom.mt 0 300 0.250 5000 0.250 0.250 0.250 genomic 1.900 1.100 17900 1460 1,100 1.300 total dsi ventes 3994666 I / f L E I) E V (HR, I, E M E It C If EDI I l> E (' E M B R E I !l !» !) B 4 •ECONOMIE* PIB canadien Le climat a changé depuis la négociation de TALE Un quatrième trimestre consécutif de croissance PRESSE CANADIENNE Ottawa — Le PIB réel a progressé de 1,2 % au troisième trimestre de 1999.Il s’agit du quatrième trimestre consécutif de forte croissance.La croissance économique a été alimentée par les exportations, qui ont connu une augmentation vigoureuse de 3,6,%.La prospérité économique aux États-Unis a stimulé les exportations de produits automobiles, d’ordinateurs et de matériel de télécommunications.La demande des consommateurs est restée ferme tandis que la croissance de l’investissement des entreprises a ralenti sensiblement.Les exportations de produits automobiles se sont accrues fortement au troisième trimestre, en dépit de ralentissements en septembre.Les fabricants de produits automobiles ont effectivement accusé durant ce mois la baisse mensuelle la plus forte depuis plus d’un an.Malgré le fléchissement enregistré en septembre, la production de cette industrie est demeurée à des niveaux élevés par rapport à ceux observés antérieurement.Pour ce qui est du matériel informatique, l’ensemble du troisième trimestre reste positif.Néanmoins, après plusieurs trimestres de performance impressionnante, les achats d’ordinateurs ont plafonné en septembre, ce qui a freiné la croissance.Entre autres, le commerce de gros a chuté de 1,7 % en septembre, surtout parce que la demande de matériel et de logiciels informatiques fléchit à peu de temps de l’an 2000.D’autre part, les importations de matériel informatique des États-Unis, pays où s’approvisionnent la plupart des distributeurs d’ordinateurs, connaissent une baisse progressive au cours des derniers mois.En septembre, la croissance de la production de matériel de télécommunications, bien que plus modérée, est la douzième enregistrée en 13 mois.Ces progressions sont partiellement contrebalancées par le recul du secteur des communications par fil et par câble, qui a affiché une diminution de la production pour un deuxième mois consécutif, après la montée en flèche de juillet.L’UPA se dit confiante devant l’OMC CLAUDE TURCOTTE LE DEVOIR Autant l’Union des producteurs agricoles (UPA) s’était montrée nerveuse au moment des négociations concernant le libre-échange ca-nado-américain et les accords du GATT, autant elle affiche maintenant une confiance calme en ce qui a trait à la réunion de Seattle et les prochaines négociations de l’Organisation mondiale du commerce (OMC).Laurent Pellerin, président de l’UPA, explique cette attitude qui contraste grandement avec celle de la fin des années 80 par divers facteurs, dont celui d’une position canadienne qui le satisfait pleinement.«Comment se plaindre quand cette position est celle que nous avons nous-mêmes proposée à peu près mot pour mot?», a-t-il dit.Pour les négociations du GATT, le Canada était perçu à l’étranger comme ayant une position presque contradictoire, ce qu’on appelait alors ici une position de compromis.Cela ne plaisait pas à l’UPA Depuis, toute la communauté agricole au Canada s’est mise à la tâche d’élaborer une position commune qui a été conclue lors d’une réunion à Ottawa de 700 per- sonnes à l’invitation du ministre de l’Agriculture.Par la suite, tous les ministres canadiens de l’Agriculture ont appuyé cette position.Mais quelle est-elle, cette position?M.Pellerin la résume ainsi: «Le Canada a fait sa part.Il a assez donné.Avat.t de s’ouvrir davantage aux importations, il faudra que les autres en fassent autant.» Au Canada, le quota d’importation de 5 % fixé aux négociations du GATT est pratiquement rempli alors que, dans plusieurs autres pays, on est encore loin du compte.M.Pellerin avoue que l’UPA prend la gageure qu’on en arrivera finalement à adopter cette position.Il considère que le climat dans les grands pays n’est pas du tout à l’ouverturq des marchés, à commencer par les États-Unis, pourtant grands promoteurs du libéralisme, où le courant protectionniste va s’accentuer à l’approche des élections d’ici quelques années.«Nous n’allons pas, sur le plan mondial, vers une ouverture incondition- nelle», pense encore le président de l’UPA.Il constate qu’on a déjà de la difficulté à s’entendre sur ce que devrait être l’ordre du jour de ces prochaines négociations.Alors, pour ce qui est de leur contenu.Toutefois, on ne sait jamais où des négociations peuvent conduire ni combien de temps elles vont durer.L’UPA fidèle à sa tradition, entend donc garder l’oeil grand ouvert et surveiller de près ce qui se passe à Seattle.Élle y a d’ailleurs des représentants.Se pourrait-il que l’agriculture puisse éventuellement servir de monnaie d’échange dans un sprint final des négociateurs pour des gains dans d’autres domaines, par exemple la culture?«Nous n’accepterons jamais cela», répond avec fermeté celui qui, vendredi, sera réélu à la présidence de l’UPA pour un quatrième mandat.M.Pellerin souhaite qu’on profite des négociations de l’OMC pour clarifier certains points qui ne l’ont pas été dans l’accord de 1993, par exemple une définition précise de ce qu’est une subvention à l’exportation, pour mieux cerner la notion de boîte verte, etc.Une génération de chauffeurs de tracteurs?L’ouverture des marchés semble néanmoins inéluctable, ce qui ne veut pas dire qu’on ne doit intervenir en aucune façon et laisser toute la place à une centaine de multinationales qui contrôlent déjà presque la moitié de la production alimentaire mondiale.Reprenant les propos d’un secrétaire d’État américain, le président de l’UPA se demande si l’on n’est pas en train de créer une génération de chauffeurs de tracteurs, c’est-à-dire des fermiers dépossédés de Jeurs terres.A cet égard, l’UPA considère que le modèle québécois peut offrir un contrepoids à ces géants par la gestion de l’offre, la mise en marché collective, la péréquation dans les prix et le transport, l’assurance-récolte, etc.Cela permet le maintien de la ferme familiale et d’une agriculture à dimension humaine, comme on commence à le dire à l’UPA Les agriculteurs refusent que leur position soit sacrifiée en échange d’un gain dans le domaine culturel ONTARIO Équilibre budgétaire en vue Deuxième trimestre La SAQ dégage un bénéfice de 93 millions WENDY McCANN PRESSE CANADIENNE Toronto — Rendues publiques à la suite de nouvelles réductions des dépenses et tout juste avant l’annonce du budget annuel de l’Ontario, les perspectives économiques automnales dévoilées par le ministre des Finances, Ernie Eves, hier, laissent entrevoir un premier budget équilibré pour la province en plus de trois décennies.«Nous sommes en voie d’atteindre l’équilibre budgétaire en 2000-01 et de commencer à payer la dette massive héritée des politiques fiscales et de dépenses des gouvernements précédents», a déclaré M.Eves à la législature, à Toronto.Les conservateurs au pouvoir en Ontario, qui ont réduit de 30 % le taux d’imposition des particuliers, durant leur premier mandat et ont commencé à mettre en œuvre une seconde phase de diminution de l’impôt, de 20 %, imputent à leurs politiques la forte croissance économique enregistrée par la province.«Les réductions d’impôt, les dépenses prudentes et l’élimination des bar- rières à la croissance ont favorisé un climat économique qui a redonné confiance aux entreprises et aux particuliers, de même que les dépenses et l’investissement», a déclaré le ministre.«Résultat, l’économie de l’Ontario progresse à un rythme accéléré cette année.» En dépit de la réduction du fardeau fiscal, les revenus de l’Ontario sont estimés à 59,1 milliards pour l’exercice en cours, en hausse par rapport à ceux de 49,5 milliards enregistrés en 1995-96, année de l’arrivée au pouvoir du premier ministre Mike Harris.On estime désormais que le déficit provincial atteindra un milliard en 1999-2000, comparativement à la prévision de 1,1 milliard précédemment avancée pour ce même exercice.Quant à la croissance économique, M.Eves la situe à 5 %, soit un rythme largement supérieur à celui de 3,7 % qui avait tout d’abord été prévu.L’Ontario commencera à rembourser sa dette une fois que l’équilibre budgétaire aura été atteint, le printemps prochain.Quelque deux milliards doivent être versés au cours des quatre prochaines années.EN BREF Feu vert à la fusion Exxon-Mobil (AP) — Après un an d’examen, les instances régulatrices du gouvernement américain ont approuvé hier la fusion entre Exxon et Mobil.Cette fusion de 81 milliards de dollars crée la plus grande compagnie pétrolière privée du monde.La Commission fédérale au commerce demande dans le cadre de l’opération que les deux géants pétroliers vendent plus de 2400 stations-service, situées pour la plupart dans le nord-est du pays, en Californie et au Texas, afin de préserver les règles de la concurrence dans les endroits où les deux compagnies sont en position dominante.Le feu vert du gouvernement américain était attendu.Il permettra à Exxon et Mobil de mener à bien cette fusion, dont le projet avait été annoncé en décembre dernier, probablement dans les prochaines semaines.Domtar reçoit un certificat (Le Devoir) — Le centre d’affaires Windsor de Domtar a obtenu la certification Gestion responsable par l’Association canadienne des fabricants de produits chimiques lors d’un congrès tenu à Ottawa.«Le centre d’affaires devient ainsi la première usine de papier au monde à être reconnue pour l’implantation de ce programme de gestion de l’environnement et de la santé et sécurité avant-gardiste et novateur», a souligné la papetière.«Notre adhésion à Gestion responsable nous a valu, en mai 1999, le Phénix en environnement, qui met en lumière l’excellence des contributions des entreprises, des individus, des institutions, des organismes sans but lucratif, des municipalités et des regroupements municipaux à la protection de l’environnement et à la conservation des ressources.Les Phénix sont remis chaque année par le ministère de l'Environnement du Québec.» SignalGene et l’ostéoporose (PC) — SignalGene a conclu une entente de recherche de deux ans en collaboration avec le Centre hospitalier universitaire de Québec (CHUQ) visant à identifier les facteurs génétiques impliqués dans l’ostéoporose.Ce programme de recherche en génomique lnunaine vise à étudier, auprès d'un groupe de 6000 femmes québécoises non apparentées, les variantes d’une série de gènes potentiellement impliqués dans le métabolisme osseux, et à déterminer l’influence de ces variations génétiques sur la densité osseuse à plusieurs sites de mesure.LE DEVOIR Au cours du deuxième trimestre de son exercice 1999-2000, qui s’est terminé le 12 septembre dernier, la Société des alcools du Québec (SAQ) a réalisé un bénéfice net consolidé de 93 millions, comparativement à 89,3 millions pour la même période de l’exercice 1998-99, soit une hausse de 4,1 %.Les ventes nettes globales du trimestre ont pour leur part augmenté de 9,9 %, passant de 275,6 millions à 303 millions.Les ventes du réseau des succursales et des centres spécialisés ont progressé de 6,7 % pour s’établir à 232,5 millions.Les ventes de vins affichent, à elles seules, une croissance de plus de 14 %.De leur côté, les ventes nettes des grossistes-épiciers ont connu une hausse de 8,8 %.Pour le premier semestre, le bénéfice net consolidé de la SAQ a atteint 190,6 millions, y compris un bénéfice de six millions relié à la cession des actifs de l’usine d’embouteillage, comparativement à 172,2 millions pour le premier semestre de l’exercice 1998-99.Les ventes nettes totales, excluant les activités conclues avec les brasseurs et les distributeurs de bières, ont progressé de 6,8 % pour atteindre 533,4 millions contre 499,3 millions.«Mentionnons qu’au cours du dernier trimestre, la SAQ a procédé à l'inauguration de la nouvelle partie de son centre de distribution de Montréal.Elle a également poursuivi la modernisation de ses succursales et de ses systèmes informatiques de gestion et amorcé le remplacement des caisses enregistreuses», a souligné la société d’État.Téléphone: 985-3344 Télécopieur: 985-3340 AVIS PUBLICS Sur Internet: www.offres.ledevoir.com AVIS PUBLICS.HEURES DE TOMBEE Les réservations doivent être laites avant 16h00 pour publication deux (2) jours plus tard.Publications du lundi: Réservations avant 12 h 00 le vendredi Publications du mardi: Réservations avant 16 h 00 le vendredi 7e/.; 985-3344 Fax: 985-3340 AVIS À TOUS NOS ANNONCEURS Veuillez, s'il vous plaît, prendre connaissance de votre annonce et nous signaler immédiatement toute anomalie qui s'y serait glissée.En cas d’erreur de l’éditeur, sa responsabilité se limite au coût de la parution.Avis de la première assemblée Dans l'affaire de la faillite de : RÉJEAN LAMONTAGNE.932.4P Avenue, Laval (Québec) H7R 4V5.Avis est par les présentes donné que RÉJEAN LAMONTAGNE ayant déposé une proposition au bureau du séquestre officiel, dans la ville de Montréal, dans la province de Québec et ladite proposition n’ayant pas été acceptée par les créanciers, est réputé, en conformité de l'article 57(1) de la Loi sur la faillite et l'insolvabilité, avoir fait cession de scs biens, le 24 novembre 1999 et que la première assemblée des créanciers fut tenue le 24 novembre 1999 Ce 26 novembre 1999.PRIHEAU PftOUUt PIGEON i ASSOCIÉS INC.SYNDIC SYLVAIN PROLILA, CA, CIP Syndic Administrateur 1695.bout Laval, bureau 410 La val.Québec H7S2M2 Tel (450) 975*1030 1-877-070 1040 CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE QUÉBEC NO 500-05-054171-994 COUR SUPÉRIEURE BANQUE DE MONTRÉAL Partie demandoresse •vs- SUCCESSION DE FEU BERNARD MORIN Partie défenderesse A : SUCCESSION DE FEU BERNARD MORIN Prenez avis que le procureur de la Banque de Montréal a déposé au grette de la Cour Supérieure du district judiciaire de Montreal, au 10.rue Saint-Antoine Est.Montréal, une copte dun préavis d'exercice d'un droit hypothécaire pour prise en paiement h votre intention.À moins que vous n'ayez remédié au défaut dénoncé audit préavis dans un délais de (60) soixante jours à compter de I mscrpbon de ce préavis au Bureau do la publicité des droits il pourra être procédé suivant la kx Montréal, e 19 novembre 1999.GREFFIER ADJOINT MICHEL MARTIN CANADA, PROVINCE DE QUÉBEC.DISTRICT DE MONTREAL.COUR MUNICIPALE DE SAINT-LEONARD.NO.172140L 2989 111680 - BREF D,EXÉCUTION, LA VILLE DE ST-LÉONARD, Partie demanderesse -vs-DUMAURIER AUTO LTEE.Partie délenderesse.Le 13ième jour de décembre 1999 à 11h00, au 6645 PE Lamarche, St-Léonard.district de Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et effets de DUMAURIER AUTO LTÉE, saisis en celle cause, consistant en: 1 chambre à peinture de couleur grise, 1 machine à Irame.1 compresseur industriel et autres.Conditions.ARGENT AVIS AUX CRÉANCIERS DE LA PREMIÈRE ASSEMBLÉE AVIS est par les présentes donné que le 29 novembre 1999.CLAUDE MAILLOUX, a fait cession de ses biens résidant et domicilié au 3, Chemin L'érablière, L'Annonciation, district de Labelle, Province de Québec, et que la première assemblée des créanciers sera tenue le 13 décembre 1999, à 10 h 00, au bureau du syndic, 50, Place Crémazie Ouest, bureau 210, Montréal (QC).HENRYSZTERN & ASSOCIÉS INC., Syndic HENRY SZTERN, C.A.Syndic Administrateur 50, Place Crémazie Ouesl Bureau 210 Montréal (Québec) H2P 2R4 Tél.: (514)382-0007 Téléc.: (514) 382-9526 COMPTANT et/ou CHEQUE VISÉ.Information: LAURENT SOLARI huissier du district de Montréal.Macéra 8 Associés, HUISSIERS - 514-848-0979 • Fax.848-7016, 31, rue St-Jacques ouest.Rez-de-chaussée.Montréal, Québec H2Y1K9 PROVINCE DE QUEBEC, DISTRICT DE MONTRÉAL, NO.00035931.COUR MUNICIPALE, LACHINE.COUR MUNICIPALE DE LACHINE.Partie demanderesse -vs- ORSELINE PONT ORON, Partie délenderesse.Le 13ième jour du mois de décembre 1999, à 10:00 heures de l'avant-midi, au domicile de la partie défenderesse situé au 20.rue Gervais, Kirkland.0c.district de Montréal, seront vendus par autorité de justice, les Siens et effets de la partie défenderesse, saisis en cette cause, consistant en: t divan en tissu de couleur saumon 2 places avec coussins, 1 vase en Brasso.1 table ovale en bois el chaises, 1 divan-lit 3 places et autres articles divers.Conditions: ARGENT COMPTANT Laval, le 29ième jour de novembre 1999.MARIO QUINTIN.Huissier.Jasmin, Jasmin & associés, 257, boul.Ste-Rose, #207, Ste-Rose, Laval, Québec H7L 1M1.(450) 622-9222.Fax: (450) 622-9222 PAMADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE UVAL NO: 540-02-009823-999 COUR DU QUÉBEC Chambre civile PRÉSENT CAISSE POPUUIRE LES GRANDS BOULEVARDS Demanderesse c.BERNARD LOYER Intimé AVIS A M.Bernard Loyer 'anciennement domicilié au 2159 boulevard des Laurentides.appartement 161.Ville de Laval, province de Québec, H7M 4M2.PRENEZ avis que pour valoir signification les procureurs de la demanderesse ont déposé au greffe de la Cour du Québec, Chambre civile, 2800 boulevard St-Martin, à Laval, province de Québec, une déclaration, avis suivant l'article 119 C.p.c., inventaire des pièces P-1 à P-5 inclusivement en rapport avec un contrat de crédit variable.Une copie de la déclaration et avis, inventaire des pièces et les pièces P-1 à P-5 inclusivement seront laissés au greffe de la Cour à l'intention de M.Bernard Loyer.Lieu: Laval Date: 26 novembre 1999 FRANCE LEGAULT Greffier adjoint Lebrun.Papineau Société en nom collectif d'avocats Procureurs de la requérante PANAnA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL NO: 500-12-249235-999 COUR SUPÉRIEURE PRÉSENT GREFFIER ADJOINT FARANAK ROSTAMI Partie demanderesse c.SEYED AHMAD MOUEI Partie défenderesse ASSIGNATION ORDRE est donné à SEYED AHMAD MOLAEI de comparaître au greffe de cette cour situé au 10 est rue St-Antome.salle 1.100 dans les 30 jours de la date de la publication du AVIS AUX CRÉANCIERS DE LA PREMIÈRE ASSEMBLÉE Dans l’affaire des faillites de: CONSTRUCTION TERRA INC.31, de l'Église Mercier, Québec J6R 2K7 Avis est donné que la faillite de CONSTRUCTION TERRA INC.est survenue le 15 novembre 1999 et que la première assemblée des 2159-4304 QUÉBEC INC.31, de l'Église Mercier.Québec J6R 2K7 Avis est donné que la faillite de 2159-4304 QUÉBEC INC.est survenue le 15 novembre 1999 et que la première assemblée des créanciers 2951-3660 QUÉBEC INC.1138, boul.Ste-Marguerite Mercier.Québec J6R 2L1 Avis est donné que la faillite de 2951-3660 QUÉBEC INC.est survenue le 15 novembre 1999 et que la première assemblée des créanciers créanciers sera tenue le 7e jour de décembre 1999 à 10hOO.au bureau du syndic, 603, boul Taschereau à La Prairie, Québec.sera tenue le 7e jour de décembre 1999 à 10h15, au bureau du syndic.603, boul.Taschereau à La Prairie, Québec sera tenue le 7e jour de décembre 1999 à 10h30, au bureau du syndic.603 boul.Taschereau à La Prairie.Québec.Daté à La Prairie, ce 29 novembre 1999.Qûe/tM fA K (' E M B R E I !( » !l B C D L T D R E EN BREF Rencontres internationales du documentaire LIVRES Vous étiez là?J (Le Devoir) — L’équipe d’Ad Hoc Films, qui produit la série 24 heures pour l'histoire consacrée à des journées importantes de l’histoire du Québec, prépare un film sur La Nuit de la poésie qui s’était tenue au Gesù à Montréal le 27 mars 1970.On cherche à joindre des spectateurs de cette nuit.Les intéressés peuvent contacter Ad Hoc au téléphone au (514) 529-2198 ou par télécopieur au (514) 864-3882.liberté toujours menacée lire tôt Qui dit documentaire dit genre fragilisé par les censures des pays totalitaires, ici plus pernicieusement par les diktats de la télé.Le documentaire objectif, connaît pas.Tout est dans l’œil qui regarde.Projections, débats, forum, il y aura tout ça aux deuxièmes Rencontres internationales du documentaire de Montréal, qui débutent ce soir à la Cinémathèque et se poursuivent jusqu’au 5 décembre.Télinternet (PC) — La compagnie iCraveTV.com a commencé, hier, à diffuser sur Internet une sélection de chaînes de télévision.Selon son président Bill Craig, l’entreprise qui a requis jusqu’ici une mise de 13 millions va amener la télématique grand public «à sou prochain niveau, celui où vous pouvez installer une chaîne de votre choix dans le coin de l’écran pendant que vous travaillez, furetez sur Internet ou participez à un jeu».Au départ, iCra-veTV.com (littéralement, j’ai faim de télé) propose 17 chaînes captées dans la région de Toronto, neuf canadiennes et huit américaines.Des annonces en bas d’écran et durant 30 secondes sont pour le moment le seul revenu de ce nouveau diffuseur.11 faut être doté d’un modem de 56 k de vitesse, au moins, ainsi que d’un logiciel de transmission de RealNetworks ou de Microsoft.Toutefois, l'image est encore relativement floue et des ruptures peuvent survenir quand la bande passante vient à manquer.Les Césars restent à Canal Plus (AP) — La prochaine cérémonie des Césars, la 25', sera diffusée le samedi 19 février par la chaîne Canal Plus, dans la partie en clair (gratuite) de sa grille horaire.Ce gala des prix du cinéma français sera animé par Alain Chabat qui succède ainsi à Antoine de Caunes, son maître de cérémonie pendant plusieurs années et qui avait décidé d’arrêter.Canal Plus (filiale du groupe Vivendi) en est le diffuseur pour une septième année consécutive.Les finalistes seront annoncés le 17 janvier par l’Académie des arts et techniques du cinéma.L’émission est habituellement relayée au Canada par la chaîne TV 5.ODILE TREMBLAY LE DEVOIR On pourrait en parler jusqu’à demain, aligner des mots, des lignes, aborder de biais, de face, de travers le sort du documentaire d’ici comme d’ailleurs, ses enjeux, ses embûches resteraient encore dans l’ombre.Alors, on essaie de défricher im peu le terrain avec Jean-Daniel Lafond, président des Rencontres internationales du documentaire de Montréal, qui démarre aujourd’hui sa seconde édition.On se dit qu’il est mal diffusé, otage de la télévision, côté contenu, côté format, qu’il réclame un espace pour vivre, alors voilà! Ce soir à la Cinémathèque, Si me com-prendieras (Si vous me compreniez) du cinéaste cubain Rolando Diaz part le bal du documentaire à 19h30.Une vitrine, un pont entre le public et autant de regards croisés sur le monde qu’il y a de films présentés, bénévolat aidant, avec un budget de famine, ces Rencontres, ce sont 53 productions de 25 pays au programme à la Cinémathèque et à l’ONF.Ajoutez quatre soi-réesdébats, autant d’ateliers, un forum.Du 1er au 5 décembre, le documentaire s’affiche, avec projecteurs plus particuliers sur des productions des pays Baltes, de Scandinavie et d’Amérique latine.«Cette année, au delà de la diversité des champs abordés, émerge un thème central, celui de la liberté d'expression, affirme Jean-Daniel Lafond.Celle-ci est menacée partout.Elle l’est ici par la soumission du documentaire à la télé, par son espace marchand réglementé dans lequel on se retrouve pieds et poings liés.» Pour une meilleure diffusion Jean-Daniel Lafond, auteur e La Liberté en colère et du Temps des barbares, se bat depuis plusieurs années pour donner une meilleure diffusion au documentaire.Les Rencontres sont une des voies trouvées pour faire tourner ce moulin-là Il vous dira que, l’an dernier, le succès public de l’événement, collé sur la thématique de l'anniversaire de la Dé- claration des droits de l’homme, ouvrit sur un vrai dialogue avec le public.«Et n 'est-ce pas le propre du documentaire d'entretenir un lien interactif avec le public?» demande Jean-Daniel Lafond.Cette année, Télé-Québec embarque dans l’aventure, devenant le partenaire exclusif des Rencontres.Pour le documentaliste, il s’agit d’une grande victoire, tant le petit écran constitue la voie de diffusion quasi unique du cinéma non fictionnel.Au delà de la précarité de sa diffusion, aux yeux du président des Rencontres, un des principaux problèmes des documentalistes québécois consiste en leur isolement.«Nous avons de moins en moins de contacts professionnels avec les cinéastes, les circuits étrangers», déclare-t-il.Ce festival est aussi une façon pour le milieu de tisser des liens.Regards et regards sur le regard; le documentaire se contemple parfois lui-même.En témoigne un des excellents morceaux du cru: Massoud, l'Afghan de Christophe de Pontilly.Ce documentaire fort bien fait aborde toutes les questions soulevées par le genre: la place du «je», le traitement du sujet aussi.Comment dépasser le mythe qui se forge autour d’un homme?Film commencé dans la clandestinité en 1981, il trace le portrait d’un chef militaire de haut charisme: le commandant Massoud, qui tint d'abord tête aux Russes dans son Afghanistan envahi avant de prendre le maquis pour résister aux talibans.Or faire un film sur une figure de légende, c’est prendre le risque d’en être dupe.Interrogeant sa propre approche, le cinéaste ne se repose pas sur son thème, d’où la grande valeur d’un film qui informe et doute à la fois.D’autres œuvres abordent avec sensibilité le thème du héros, ce héros fut-il un saint.Le Dentier Voyage des Argentins Marcelo Cespedes et Carmen Gua-rini trace le profil de l’évêque Jaime de Nevares, disparu récemment, octogénaire.Patricien au départ appartenant au camp des privilégiés, il embrassa peu à peu les causes et les détresses du peuple argentin, remisant toute morgue de classe pour atteindre l'écoute, l’humilité.Les documentalistes, devant la stature de l'homme abordé, eurent plus de mal que Christophe de Pontilly à prendre im recul face à leur sujet.Si me contpretidieras Recul, choix de l'angle d’approche et des thèmes abordés, le documentaire objectif n’existe pas.D’où les innombrables débats qu’il suscite.Prenez le film d'ouverture, Si me comprendieras du Cubain Rolando Dia/.Son thème: des profils de femmes.A la caméra se succéderont des candidates recrutées pour une comédie musicale.Nous suivrons une dizaine de femmes dans leur quotidien.Au poste, la danseuse mulâtre qui respire la joie de vivre et la belle jeune fille triste en quête d'un travail.On rencontrera une actrice noire qui se bat contre le racisme, une femme ingénieur incapable de pratiquer son métier dans im pays qui paie si mal ses professionnels, et bien d'autres.Autant de profils touchants qui abordent par la bande et sans avoir l’air d’y toucher les problèmes politiques et économiques de Cuba.ce qui n’en fait pas un brûlot contestataire pour autant.Présent à Montréal, le cinéaste expliquait pourtant liier aux journalistes que son film n'avait été projeté qu’une seule fois lors du festival de cinema de la Havane.Ensuite, plus rien.«Censure», rétorque-t-il, avant de nuancer.«On ne m’empêche pas de tourner le film.Nul interdit officiel n'est apposé dessus, mais il n’y a pas de volonté de diffusion.» Liberté d’expression, vous dites?Rolando Diaz, réfugié désonnais fa majeure partie de l'année en Espagne, se défend de faire des films de propagande.11 dit avoir voulu plutôt montrer ici des profils universels de femmes.N’empêche que la situation politique étant ce qu’elle est, ses ficelles dépassent de partout.«Quand ces femmes parlent d'avenir, une sensation de désespoir n'est jamais bien loin et les points d'interrogation aussi.Après Fidel, qu'arrivera-t-il?Nul ne sait.» Avec 18 documentaires et cinq films de fiction à sa feuille de route, Rolando Diaz voit circuler ses œuvres en Europe, au Canada et ailleurs.Pas toujours chez lui.Ce qui n’en fait pas lut paria du régime pour autant.Regard subjectif donc, biaisé que celui du documentaire, surtout, me direz-vous, dans les pays où la liberté d'expression se retrouve en cage.Caroline Mo ntpetit Le Devoir Après le Salon du livre, c’est dans les librairies que se poursuit la campagne d'éveil à fa lecture, intitulée «La lecture en cadeau», menée par la Fondation québécoise pour l’alphabétisation.Jusqu’au 15 janvier, les âmes inspirées sont imitées à acheter un livre jeunesse et à le déposer dans un sac scellé destiné à un enfant pauvre.Le tout sera accompagné d’une carte postale invitant l’enfant à donner de ses nouvelles à son donateur.Les livres recueillis seront ensuite remis entre les mois de février et de juin à des enfants défavorisés des niveaux préscolaire et primaire dans des écoles et des centres de la petite enfance.«Dans un Québec où 43 % des adultes affirment ne lire que très rarement ou tout simplement jamais, il est difficile de conscientiser les jeunes enfants à l’importance de s’adonner régulièrement à la lecture.Devant sans cesse rivaliser avec la télévision et les jeux vidéo, le livre, support du langage écrit, reste l'instrument par excellence au niveau du développement et de la conservation des capacités langagières et des compétences de base des individus», écrit la fondation dans un communiqué.On souligne d’ailleurs que c’est la précocité du contact avec le langage écrit qui est le principal facteur de réussite scolaire et d’assiduité à fa lecture.On parle de performance académique mais on n’oublie pas le bonheur pur et simple de lire, de voyager librement dans l’espace et le temps, de conquérir le monde à bord du vaisseau que l’on porte dans nos têtes, «l’euphorie d’être là où Imagination au pouvoir n’est pas un graffiti», écrit fa fondation.Or 19 % des Québécois auraient des habiletés de lecture faibles ou insuffisantes.Selon les représentants de la fondation, «l’analphabétisme n’est pas toujours le résultat d’un manque de connaissances au départ mais résulte souvent d'une perte des acquis de base».Ainsi, 21 % des personnes ayant des difficultés de lecture auraient au moins un diplôme d’études secondaires.Il faut donc non seulement savoir lire mais continuer de lire.L’organisme ajoute que 35 % des écoles offraient, en 1997, moins de 10 livres par élève et que 10,9 % des budgets consacrés aux activités culturelles dans It's familles québécoises servent à l’achat de matériel écrit.Nouvel éditeur Pierre Bourdon, qui œuvre «depuis 25 ans dans les divers métiers du livre», vient d’être nommé éditeur des Editions de l’Homme, de Le Jour, éditeur, et d’Utilis.Il remplacera, à compter du 1er mars, Jacques Laurin, qui sera désormais éditeur consultant pour fa maison.C’est Stéphane Masquida qui remplacera pour sa part M.Bourdon au poste de directeur commercial, division librairie, des Messageries ADP, fonction que M.Bourdon occupait jusqu’à maintenant.M.Masquida a travaillé en France, au sein du distributeur Interforum et du groupe Havas, où il était directeur des ventes en librairie pour le livre de poche.«Chez ADP, M.Masquida supervisera le travail des quatre équipes commerciales librairie et l'ensemble des relations avec les éditeurs», lit-on.M.Masquida occupera ces fonctions dès le mois de janvier 2(XX).Mini-salon à Laval Dimanche prochain, la Société littéraire de Laval tiendra son propre minisalon du livre.Plus d’une vingtaine d’auteurs y seront, de lOh à 16h, à la Place des .Aînés, au 435, boulevard Curé-Libelle, à Chomedey.La Société littéraire de Laval offre divers ateliers de création littéraire ainsi que des activités telles le service de compagnonnage en prose et poésie ou la technique de présentation orale de textes.Livres d’artistes Li Bibliothèque nationale du Québec, sise au 1700 de fa rue Saint-Denis, présente l’exposition Le Scénario visuel de la page: 100 livres d’artistes jusqu’au 20 janvier 2(XX).On pourra y découvrir les livres et les éditions d’artistes sous différentes formes, le livre-objet, le livre-témoin, l’édition d’artiste, l’album d’estampes et le livre de graveur.Ecrivains autochtones honorés Quatre écrivains autochtones ont été honorés récemment par le Conseil des arts du Canada en recevant le prbÿ du prince et de la princesse Edouard.Ecrivains établis.Dan David et Connie Fife ont chacun reçu un piix de 5000 $, tandis que Walter Nanawin et Aiute-Marie Sewell, en début de carrière, ont obtenu 2500$.^ i || | • Tv.M omme blanc chez les 20 H *’YS’ M ¦ ¦ ' •.Sj ité?Télé-Québec www.telequebec.qc.ca ¦ À LA TELEVISION Ce soir Virginie La Facture Bouscotte Enjeux / Polytechnique.10 ans après Le Téléjournal/Le Point Nouvelles du sport Découverte (23:28) Le TVA Piment fort Ent'Cadieux / Dernière Histoires de filles Km/h Les Machos Le TVA Le Poing J Cossette / Sylvain Sports / Loteries Pub (23:58) Macaroni tout garni Impro- vissimo Les Choix de Sophie Cultivé et bien.Cinéma / CATCH 22 (3) avec Alan Arkin, Jon Voight Dream on Les Choix de Sophie Le Présent du passé Le Journal (17:00) Flash / Lara Fabian Henri pis sa gang .de bogues Faut le voir pour le croire Québec en humour Une fois c't'un gars Le Grand Journal La fin du monde.110% Aphrodisia Flash Sexe et Confidences Euronews Capital.| Le Monde ce soir | Le Sida: fléau du siècle Le Journal Maisonneuve à l'écoute Le Canada | Mohamed Ali Téléjournal Tourisme .Lumière I FR2 (19:03) | La Carte aux trésors / Coup de. !) !) LE DEVOIR CULTURE Nous y sommes.Soyez-y! www.galiimardmontreal.com MÉDIAS Le scoop de l’année L'Erreur boréale, le scoop de l’année?En tout cas, le film de Richard Desjardins a soulevé toute une vague dans la profession journalistique.Et Desjardins lui-même était invité-vedette au dernier congrès de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec, à Sainte-Adèle.Paul C a u ch o n Le Devoir CM était à Sainte-Adèle sa-* medi dernier et des centaines de journalistes se pressaient à la grande messe annuelle de la profession, le congrès de la FPJQ, sorte d’exercice obligé d’autoflagellation.Sur l’heure du midi, entre le dessert et le café, une question débattue par un groupe d’invités: L'Erreur boréale, l’erreur des journalistes?Autrement dit, comment se fait-il que le plus gros événement journalistique de l’année soit l’œuvre d’un poète plutôt que des journalistes eux-mêmes?Question piège, répiÿises complexes.Richard Desjardins, qui avait été consacré la veille «homme de l’année» par le magazine L’attualité {«Ça fait bien dans un c.v.», de répondre, goguenard, le principal intéressé), Desjardins donc lance que, «dans l’état actuel de la profession, peut-être que les journalistes ne peuvent pas faire ce genre d'enquête.» L’«état actuel» dont parle Desjardins c’est, par exemple, le manque de temps des journalistes et le peu de fonds accordés par les directions des médias aux enquêtes.C’est par exemple la pression pour produire de la nouvelle plus vite, toujours plus vite, à l’heure des chaînes d’information continue et d’Internet.C’est le glissement dans certains médias vers les sujets légers.Mais le film de Desjardins soulève aussi la question complexe du journalisme engagé.Samedi, plusieurs journalistes ont applaudi le poète-au-teur-musicien-cinéaste pour son courage et sa capacité à mener une enquête de fond là où eux-mêmes n’y arrivaient pas.Mais d’autres se faisaient plus nuancés: un reportage aussi subjectif signé par des journalistes professionnels n’aurait jamais été accepté dans les grands médias puisque le journaliste se serait fait accuser de pencher d’un seul bord.Il est exact que L’Erreur boréale est parti d’une histoire personnelle hautement subjective.Richard Desjardins a découvert un matin que son chalet familial était menacé par les entreprises venues couper le bois.Il a fait une colère, s’est indigné, a commencé à lutter pour la sauvegarde de son lac.Il révélait samedi que Francis Cabrel et Renaud étaient prêts à participer avec lui à un grand spectacle télévisé si les compagnies fo- ARCHIVES LE DEVOIR Richard Desjardins restières avaient continué à détruire son lac.Mettons que les compagnies ont reculé.Mais Desjardins a continué sa recherche pendant cinq ans, creusant son sujet envers et contre tous, pour finalement livrer le documentaire-choc qui démontre les attaques envers la forêt boréale québécoise.L’Erreur boréale a perturbé la profession journalistique parce que le film marie deux styles en apparence irréconciliables: c’est un document d’auteur, personnel, subjectif et engagé, où le réalisateur montre un parti pris clair au risque de prendre des raccourcis.mais ce parti pris s’appuie aussi sur une enquête journalistique particulièrement fouillée.On peut douter que le même film réalisé par des journalistes anonymes aurait eu le même impact.Car celui-ci était signé Richard Desjardins, qui y a apporté une sorte de crédibilité mythique.Desjardins n’a pas indiqué que les journalistes auraient dû faire comme lui.Il a été plus habile, s’étonnant plutôt que plusieurs pistes soulevées dans son pamphlet n'aient pas été creusées ensuite par les médias classiques.Interrogé sur d’autres sujets possibles de scandales, il a conclu que «des “erreurs boréales”, il y en a partout, mais pour les explorer il faut avoir le temps et la liberté de penser et de fouiller».Les compressions budgétaires resteront Autre sujet chaud, celui des compressions budgétaires dans les mé- dias, analysées dans le cadre d’un débat lors du même congrès.Le président sortant de la FPJQ, Michel C.Auger, avait d’emblée posé le problème: les médias ont cessé ces dernières années d’investir dans les salles de rédaction.Deux nouveaux réseaux ont été créés, RDI et News-world, sans qu’on ajoute vraiment beaucoup de journalistes, préférant presser le citron de ceux qui étaient en place.Dans le monde de la radio, la fusion Radiomutuel-Télémédia devait donner naissance à une agence de presse disparue dans la brume.La Presse canadienne a perdu le tiers de ses effectifs depuis cinq ans.Radio-Canada/CBC a essuyé d’importantes compressions gouvernementales, des journaux comme Le Soleil ou La Presse investissent d’abord dans la technique (presses, ordinateurs) plutôt que dans le personnel de rédaction, et ainsi de suite.Les dirigeants d’entreprise ont répliqué à Michel C.Auger que cette vision des choses était trop noire.Mais on a tout de même pu apprendre de la bouche de Claude Saint-Laurent, directeur de l’information à Radio-Canada, que «les compressions ne sont jamais finies et ne seront jamais finies.Quand on fait des compressions, il faut conserver les gains obtenus, on n’est pas pour regrossir».Pour sa part, le réseau TVA s’était fait accuser de ne pas investir dans sa salle des nouvelles malgré des profits de 30 millions.Il fallait d’abord se refaire une santé financière puisqu’en 1993 TVA était quasiment sous tutelle des banquiers, soutient Marc Blondeau, vice-président à l’information et aux affaires publiques de TVA Sous-financement gouvernemental pour Radio-Canada, épuisement du marché publicitaire pour les magazines, baisse d’auditoire pour les réseaux de télévision, bref tout le monde avait de bonnes raisons pour justifier le manque de ressources allouées aux journalistes.Il reste que les participants à cet atelier auront tous noté que Michael Goldbloom, éditeur de The Gazette, est le seul à avoir déclaré haut et fort qu’il croyait encoré à «l’importance de faire du journalisme d’enquête et d’investir dans l’analyse».Nouvelle présidente Le président de la FPJQ, Michel C.Auger, du Journal de Montréal, cherchait depuis longtemps à passer le flambeau.C’est fait depuis dimanche, alors que la FPJQ a élu en assemblée générale une nouvelle présidente, Hélène Pichette, journaliste à Zone libre à Radio-Canada.Âgée de 48 ans, Hélène Pichette a une expérience de près de 30 ans dans la profession.Radio-canadienne dans l’âme, sa carrière l’a également menée hors de la grande boîte, pendant cinq ans au réseau TVA où elle a occupé des fonctions de direction, entre autre, comme directrice de l’information à Télé-4 (TVA à Québec).Hélène Pichette prend les rênes de la FPJQ avec une première priorité: les relations entre le pouvoir municipal et les médias.Depuis plusieurs mois, en effet, les tensions sont vives dans plusieurs municipalités québécoises entre la presse et les pouvoirs locaux.Dans certaines villes, on poursuit les journalistes, on les empêche de consulter des documents publics comme les procès-verbaux d’assemblée.La petite ville de Fermont est devenue le symbole de ce problème, avec les attaques répétées de l’administration municipale en place envers des médias communautaires dont le seul tort n’est souvent que de donner la parole à des citoyens qui s’opposent au maire.Ces attaques à la liberté de presse et à la liberté d’expression se produisent dans de petites communautés où les journalistes sont fragiles, isolés, rattachés à des médias qui sont économiquement étranglés ou bien vendus aux petits pouvoirs en place.La FPJQ en a assez et, d'ici un mois ou deux, elle entend soumettre à la ministre des Affaires municipales, Louise Harel, un mémoire pour qu’elle intervienne auprès des municipalités, histoire de les rappeler à l’ordre.Elle entend également participer à la révision de la Loi d’accès à l'information pour que cette loi ne serve pas à empêcher la libre circulation de l’information.pcauchon@ledevoir.com Le CCA ouvre ses cartons Riche chantier L’architecture du XX siècle est encore une fois à l’honneur; rue Bayle JACQUES MARTIN Au Centre canadien d’architecture, depuis quelques jours, le public peut voir une grande exposition mettant en vedette plus de 350 des meilleures pièces de la très riche collection de photographies, dessins et documents manuscrits du CCA Des pièces faisant état du formidable foisonnement d’idées qu’a connu l’architecture depuis le XXr siècle.Plusieurs éléments d’archives provenant de grands architectes y sont présentés, dont Moholy-Nagy, Le Corbusier, Mies van der Rohe, Kahn, Eisenmann, Hejduk et Price, et même de Canadiens tels Melvin Charney, Jacques Rousseau ou Luc Laporte, soulignant dans les faits quelque 20 années passées à acquérir de véritables merveilles de l’histoire de l’architecture.L’exposition donne également beaucoup de place à des documents témoins des activités qui se sont déroulées au CCA au cours de cette décennie, notamment grâce à l’aménagement fort réussi des sept vitrines le long du corridor donnant accès à la bibliothèque.On y fait un retour sur un des événements les plus porteurs (même s’il fut peu médiatisé) qu’a connus le CCA le colloque Anyplace, auquel participèrent, en 1994, les Rem Koolhaas, Peter Eisenmann et Bernard Tschumi.On a même installé six petits téléviseurs qui présentent simultanément et sous six angles différents les commentaires des participants recueillis sur vidéo.Dix ans à célébrer Rappelons par ailleurs que les célébrations entourant le dixième anniversaire du CCA ont commencé la semaine dernière, avec une mémorable soirée de bal où furent dévoilées dix installations aériennes réalisées par duc jeunes firmes d’architectes qu’on avait mariées pour l’occasion à dix grandes entreprises de Montréal.L’événement avait également pour objectif de souligner l’apport extraordinaire de la directrice Phyllis Lambert au monde de l’architecture tant sur le plan local qu’international.Il rappelait aussi le départ de Mme Lambert de la direction du CCA et l’arrivée de son remplaçant, Kurt W.Foster.Sous le thème de la «célébration de l’architecture», le CCA a en effet eu l’idée d’inviter dix jeunes firmes d’architectes à inventer, par tirage au sort, des objets-lieux censés exprimer littéralement ou symboliquement l’image de dix entreprises.On a ainsi jumelé les architectes Affleck et de la Riva à la Banque de Montréal; Bosses Design, au Casino de Montréal; l’Atelier O.E.U.F.à la Banque Royale; l’Atelier In Situ à Domtar; Hal Ingberg à Bell; Brière, Drolet, Noël à la Caisse de dépôt et placement du Québec; BOX à Claridge; Sophie Charlebois à Hydro-Québec; Smith Vigeant à Imasco; l’atelier Big City à l’agence de publicité Ogilvy & Mather.L’aspect le plus intéressant de l’exercice fut que les «clients» ont également été appelés à participer à la conception des œuvres.L’exposition éphémère fut installée dans la salle des pas perdus de la gare Windsor, le temps d’un gala.Les résultats étaient à la fois amusants et fascinants car plusieurs apparaissaient comme de grandes lampes suspendues, parfois fixes, parfois mobiles, parfois très formelles et parfois totalement éclatées.Mais elles soulignaient en plus un effort évident dans le choix des matériaux les plus représentatifs de la firme «cliente»: une structure-enveloppe en papier pour Domtar, un grand ballon translucide bourré de projections vidéo pour Ogilvy ou des cartes de jeu comme unique matériau pour le Casino de Montréal.Financées par les entreprises, les maquettes leur appartiennent dorénavant, mais on peut regretter que le public n’ait pas eu le loisir de les admirer, du moins pendant un temps.En revanche, En chantier: les collections du CC4, 1989-1999 se poursuit dans les grandes salles du CCA jusqu’au 30 avril 2000.Et la collection d’œuvres présentées est si exceptionnelle qu’il convient de se donner le temps nécessaire afin d’examiner en détail chacune des pièces qui y sont présentées.Grande visite JACQUES GRENIER LE DEVOIR LA DRAMATURGE italienne Darda Maraini, à droite sur notre photo, est à Montréal pour assister aux dernières répétitions et à la première de sa pièce Marie Stuart interprétée au TNM par les comédiennes Anne-Marie Cadieux, à gauche, et Pascale Montpetit, au centre.Prix Communications et Santé Richard Desjardins honoré LE DEVOIR Ly organisme Communications et - société, qu’on appelait autrefois l’Office des communications sociales, a décerné cette semaine ses prix au film et aux livres qui ont soulevé des interrogations sociales cruciales.Côté cinéma, c’est L’Erreur boréale, de Richard Desjardins et Robert Monderie, qui a remporté le prix Robert-Claude Bérubé 1999.«Electrochoc délibérément subjectif, ce constat critique d’une situation alarmante constitue une véritable leçon de démocratie», écrit le jury à propos de ce documentaire qui dénonce le saccage de la forêt boréale québécoise.Côté livres, les honneurs ont été remis à l’ouvrage Les Promesses du crépuscule, réflexions sur l’euthanasie et l’aide médicale au suicide, d’Hubert Doucet, ainsi qu’à Autoroutes de l’in- formation et dynamiques territoriales, publié sous la direction d’Alain Lefebvre et Gaëtan Tremblay.Du premier, le jury dit qu’il jette «un éclairage méthodique sur les facettes juridiques, médicales, philosophiques et théologiques de cette épineuse question» qu’est l’euthanasie.Ce livre est issu d’un cours donné dans le cadre de la chaire œcuménique de la faculté de théologie de l’Université de Genève.Le second est salué pour sa pertinence dans un contexte de mondialisation.Les auteurs, une équipe franco-québécoise de géographes à orientation multidisciplinaire, ont, dit le jury, «montré le dynamisme et le potentiel de résistance de l’infinie variété des cultures et de la diversité des tissus sociaux.Aux décideurs et aux citoyens de relever le défi de la nécessaire vigilance politique».M U Q U/E L E CALENDRIER a I » 3» 4, 6, 7,9, 15 Jacques Nadeau au (514) 985-3322 DES EVENE décembre UN SPECTACLE DES FETES POUR LA FAMILLE! Musique, danse et théâtre avec l’Orchestre Métropolitain La Boutique fantasque de Respighi d’après Rossini La Strada de Rota et La Danse des heures de Ponchielli Samedi 4 décembre, 19h30 à la Place des Arts et en tournée dans File Le 4 décembre : maquillage gratuit pour les enfants dès 19h.OM: (514) 598-0870 L’ORCHESTRE DE L’UNIVERSITÉ DE MONTREAL sous la direction de Jean-François Rivest SOIRÉE LES LAURÉATS Milan Milisavtjevic, lauréat du Concours de Concertos de l’OUM 1999 Hughes Leclair, lauréat du Concours de composition de l’OUM 1999 Concerto pour alto de Sir William Walton Lettre d’or I de Hughes Leclair Symphonie no 2 en ré majeur de Johannès Brahms Salle Claude-Champagne à 20 heures 220.avenue Vindent-d’Indy (métro Édouard-Montpetit) Entrée libre - renseignements: (514) 343-6427 3 & 4 ORCHESTRE SYMPHONIQUE DE McGILL Tania Miller, chef invitée Antoine Lefebvre, violon Couvres de Beethoven (Ouverture de Coriolan), Sibelius (Concerto pour violon) et Stravinski (Pétrouchka) 3 et 4 décembre à 20h, Salle Pollack 555, rue Sherbrooke Ouest (métro McGill) 5 $ 398-4547 M E N T S MUSICAUX 5 A VENIR LADIES’ MORNING MUSICAL CLUB présente Miami String Quartet, cordes Steven Tenenbom, alto Mozart, Ginastera, Mendelssohn le dimanche 5 décembre 1999 à 15h30 Salle Pollack - 555, rue Sherbrooke O.- Renseignements: (514) 932-6796 Billets: 25,00 $ / Étudiants (22 ans): 15,00 $ LA FACULTÉ DE MUSIQUE DE L’UNIVERSITÉ DE MONTREAL présente SOIRÉE DE MÉLODIES FRANÇAISES Classe de Rosemarie Landry (chant) Classe de Louise-Andrée Baril (piano) Artistes à la maîtrise et au doctorat Oeuvres de Debussy, Poulenc, Ravel et Britten Salle Claude-Champagne à 20 heures Entrée libre - renseignements: (514) 343-6427 9 & I I RIEN À VOIR (6) îcne et : le 8: Marc Tremblay 19h et 21 h, deux concerts (carte blanche et solo) par soir.le 9: Jens Hedman + Paulina Sundin (Suède) le 10: Robert Normandeau le 11 à 14 h: «Jeunes compositeurs» le 11: Denis Smalley (Angleterre), rétrospective ex-Centris 2 Fellini, 3536, boulevard Saint-Laurent Billets: 8 $ (étudiants: 6 $) • Passeport (les 9 concerts): 40 $ Billetterie ex-Centris: 514-847-2206 La société de musique baroque LES IDÉES HEUREUSES présente CONCERT CHEZ LA DAUPHINE MARIE-JOSÈPHE DE SAXE ou la musique de chambre dans l'intimité de la famille royale vers 1750 à Versailles Commenté en français par Geneviève Soly Emily S an Evwa (London), soprano.Christine Plubcau (Paris), viole Je gambe.Geneviève Soly.clavecin Vendredi 10 décembre 1999 à 20h - Salle Pierre-Mercure du Centre Pierre-Péladeau Adulte : 26,25 $ - Aîné : 22,50 $ - Étudiant : 14,00 $ Billetterie : (514) 987-6919 - Information : (514) 843-5881 uBMUfaUib
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