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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


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  • Montréal :Le devoir,1910-
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  • Journaux
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Références

Le devoir, 1999-11-29, Collections de BAnQ.

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FONDÉ EN O DEVOIR -> \ V 0 l.X C - N " 2 7 2 ?I.E E U N 1) I 2 !» X O V E M 15 II E I !» !» !» (S 7 c + T A X K S = I $ LE MONDE L’ETA REPREND LES ARMES PAGE A 5 LES ACTUALITES INTER-CANADIEN INTERROMPT TOUS SES SERVICES PAGE A 3 CULTURE LE RETOUR INTIME DE JULIEN CLERC PAGE B 8 LES SPORTS COUPE GREY: DOUCE REVANCHE POUR LES TIGER CATS PAGE B 4 PERSPECTIVES C h r i s t i a n R ion x Le bourbier corse Les nationalistes corses s’entretuent à coups de bombes.Les services de polices français se déchirent à coups de révélations.Le gouvernement ne sait plus quoi faire.Une chatte n’y retrouverait pas ses petits.Les deux attentats des nationalistes corses contre des édifices publics qui ont fait trois morts jeudi à Ajaccio ne représentent pas seulement la nième agression d’une bande de tueurs fous.Vu du vieux continent, l’événement survient à un moment précis et marque un tournant dans l’affrontement qui oppose l’État français à une nuée de fractions terroristes qui ne cessent de s’entre-déchirer.Les explosions filmées en direct par la télévision corse, qui a été prévenue la première, ont fait trois morts et se sont déroulées en plein jour.Ce n’est pas la première fois.En 1991 et en 1996, les terroristes avaient aussi frappé en pleine journée au cœur de la ville.Mais le terrorisme corse s’était le plus souvent attaqué à des édifices en évitant de faire trop de victimes civiles.Cette fois, signe de l’exacerbation du conflit, les terroristes s’en prennent indifféremment à la population sans craindre les coûts humains de leurs actions.Deux mois après la visite de Lionel Jospin, qui a posé le renoncement à la violence comme préalable à toute discussion sur l’évolution de file, les groupes nationalistes se livrent à une véritable surenchère.Au cours de la semaine dernière, le FLNC-Canal historique avait reven-?diqué trois attentats contre des bâtiments publics, une opération commando et des actions contre des résidences secondaires.Pour le gouvernement français, ces attentats arrivent au plus mauvais moment.Ses relations avec l’ile ne cessent de s’envenimer.On croyait la gauche plus intègre et mieux placée — c’est ce qu’elle professait — que les anciens ministres de droite pour imposer le respect.Or, depuis plusieurs mois, les remontrances du gouvernement sont à la mesure de ses carences.Le préfet à poigne Bernard Bonnet, nommé pour rétablir l’ordre, a été accusé au printemps d’avoir été impliqué dans l’incendie d’une paillotte, une de ces cantines improvisées qui fleurissaient illégalement sur les plages.Le gouvernement est parvenu de justesse à se faire pardonner cette affaire grâce à l’identificatiop soudaine des responsables de l’assassinat du préfet Érignac, le prédécesseur de Bonnet, assassiné par les nationalistes.Si les hauts fonctionnaires semblaient peu respectueux de la loi, au moins la police faisait-elle son travail.Ce dernier mythe s’est effondré la semaine dernière.Deux rapports parlementaires sont venus jeter un peu plus d’ombre sur le bourbier corse.On y apprend que la guerre des polices qui fait rage dans l’île n’a rien à envier à celle qui oppose les terroristes entre eux.Le numéro deux de la police judiciaire et chef de la Division nationale antiterroriste, Roger Marion, a affirmé aux membres d’une commission que les services de renseignement et la police judiciaire d’Ajaccio étaient responsables de la fuite dYvan Co-lonna, le nationalist?accusé de l’assassinat du préfet Érignac.Marion laisse entendre que l’ancien patron de la police judiciaire d’Ajaccio, Demetrius Dragaeci, a lui-même averti le père de Colonna que son fils était surveillé.La situation est plus qu’embarrassante pour le ministre de l’Intérieur qui parle de «tentatives de déstabilisation».Jean-Pierre Chevènement avait lui-même nommé Marion aux plus hautes responsabilités contre l’opinion du premier ministre, Lionel Jospin.On nage en pleine Omertà.Sauf qu’ici, le feuilleton dure depuis 20 ans, qu’il a entraîné plus de 10 000 actes de violence fia moitié revendiqués) et causé la mort de 70 personnes.Les parlementaires n’ont pas épargné la droite puisqu’ils citent le directeur adjoint des renseignements généraux disant que l’ancien ministre de l’Intérieur, Jean-Louis Debré, a directement négocié avec les terroristes en 1996.Ce que nie ce dernier.Plusieurs estiment d’ailleurs que les dernières actions terroristes ont pour but de forcer le gouvernement Jospin à faire la même chose.Le premier ministre a expliqué il y a deux mois qu’aucun dialogue ne serait possible avant l’arrêt de la violence.Cet attentat est «une réponse désespérée», selon François Santoni.Le député nationaliste dit que la population est prise en étau entre la «rigidité de l'Etat» et la radicalisation des nationalistes, dont les organisations terroristes n’obéissent pas qu’à «Un aiguillon douloureux planté dans une république malade de son immobilisme» VOIR PAGE A 8: BOURBIER M É T É 0 Montréal Averses de neige dispersées.Max: 0 Min: -2 Québec Nuageux.Max:0 Min:-3 Détails, page B 5 Annonces 1 N I» K X .B 5 Le monde.A Avis publics.B 3 I^es sports.B Culture .B 8 Mots croisés .B .A 6 Planète .B Entrevue .B 1 Religions .B Idées .A 7 Télévision.B Carte blanche pour Chrétien Les militants de l’aile québécoise du Parti libéral laissent le soin à leur chef de déterminer la stratégie référendaire fédérale HÉLÈNE BUZZ ETTI DE NOTRE BUREAU D'OTTAWA Le premier ministre Jean Chrétien est déterminé à aller de l’avant avec son intention de définir ce qu’il entend par une question et un résultat référendaires clairs.Ses militants du Québec réunis ce week-end en congrès à Hull lui ont donné carte blanche, malgré une timide invitation à la prudence.Dans son discours de clôture hier, le chef du Parti libéral a réitéré intégralement sa stratégie référendaire: il n’at- tendra pas un prochain référendum avant de déterminer ce qu’il entend par une question et une majorité suffisamment claires pour obliger son gouvernement à négocier une sécession avec le Québec.Cela est, selon lui, «sa responsabilité» en tant que premier ministre.«Je n'ai pas l'intention de leur [le gouvernement de Lucien Bouchard] dicter une question, mais nous avons une responsabilité.C’est nous qui déciderons s’il y a une négociation.Et on ne le dira pas après le référendum quelles sont les conditions, on va leur dire longtemps avant un référendum.» «On a eu deux référendums, avec des questions claires.Ils n’ont jamais accepté le vote populaire, et on devrait attendre, à rien faire, deux semaines avant le référendum pour dire qu’est-ce que l'on pense?Voulez-vous savoir, mes amis?Ce serait irresponsable.» M.Chrétien a même invité le premier ministre du Qué-VOIR PAGE A 8: CHRÉTIEN Autres informations en page A 2 — — r * -% i*-, «I ,/i \ y* - ' AGENCE FRANCE-PRESSE TOUT en retenant votre souffle jusqu’à Noël, n’oubliez pas de bien faire boire votre sapin naturel ou, au besoin, de le nourrir! C’est bien la discipline à laquelle doit se soumettre la plongeuse Yuko Sone, à l’aquarium Sunshine, de Tokyo.Parce que chacun a sa façon de célébrer, cette originale institution a choisi d'exposer son arbre sous l’eau et de le décorer, entre autres, de poissons exotiques.Ne reste qu'à espérer que le père Noël soit bon nageur et qu’il prévoie quelques vêtements de rechange.Les Cris célèbrent la « souveraineté limitée» du Canada Le Grand ChefTed Moses accuse Ottawa de se soustraire à ses obligations de fiduciaire MARIO CLOUTIER DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC Le Grand Conseil des Cris se réjouit d’une décision rendue jeudi dernier par la Cour supérieure du Québec qui a constaté la «souveraineté limitée» du Canada sur le territoire de la Baie James.La Convention de la Baie James et du Nord québécois (CBJNQ) est protégée par la Constitution, indique le jugement.Elle consacre les obligations fiduciaires du Canada envers les Cris et protège les droits de ces derniers contre les empiètements législatifs.«Ce jugement démontre que les droits des Cris sont importants et limitent ceux du Canada», pense le Grand Chef des Cris, Ted Moses.Le juge Jean-Claude Croteau a rejeté jeudi la requête du gouvernement fédéral qui souhaitait ne pas être considéré comme défendeur — aux côtés du Québec — dans l’action des Cris devant la Cour supérieure concernant le régime forestier du nord québécois.Ottawa soutenait que la Cour supérieure du Québec n’avait pas la compétence d’une Cour fédérale qui lui permettrait de le convoquer comme défendeur.Le juge Croteau en a décidé autrement prétextant que l’immunité d’Ottawa ne s’étend pas aux questions constitutionnelles.C’est le cas, selon le magistrat, de la cause des Cris sur un régime forestier qui a été établi dans la Convention de la Baie James et est protégé par la Constitution.«Lorsque le Parlement canadien, dit le jugement, a adopté la Loi constitutionnelle de 1982, ses modifications en 1983 et la Loi sur la mise en œuvre de la Convention de la Baie James et du Nord québécois, il a choisi de limiter sa souveraineté.» Ce qui n’enlève rien aux devoirs de fiduciaire d’Ottawa, poursuit le Grand chef des Cris, Ted Moses.A la lecture du jugement, il affirme que la CBJNQ est un accord de reven- «Le Canada essaie constamment de mettre fin à des ententes en modifiant leur valeur de traité pour les substituer par des contrats.» VOIR PAGE A 8: CRIS L’OMC au poteau En France, le combat contre la mondialisation a réveillé une nouvelle contestation CHRISTIAN RIOUX CORRESPONDANT DU DEVOIR À PARIS « ¦‘w ^Sns 0$, S ive les camemberts qui puent!» Quinze mille manifestants ont envahi samedi les rues de Paris, et presque autant 70 autres villes de France, pour clamer que «le monde n'est pas une marchandise».Les uns en avaient contre le fast food américain, les autres contre les organismes génétiquement modifiés (OGM), quelques-uns s’en prenaient à Hollywood, d’autres encore à l’empire de Bill Gates.Histoire de montrer ce qu'ils ne voulaient pas devenir, des plaisantins s’étaient déguisés en codes-barres.A 24h de l’ouverture du Round du millénaire Qe sommet de l’Organisation mondiale du commerce) à Seattle, les manifestants de toutes origines politiques voulaient surtout exprimer leur inquiétude diffuse devant la mondialisation & SEATTLE WTO OMC 99 veillé en France une nouvelle contestation.Selon le magazine L’Expansion, 60 % des Français estiment que la mondialisation économique a aggravé les inégalités.Bref, la cote du libre-échange est en chute libre.En préparation du sommet de Seattle, toutes les télévisions françaises n’en ont que pour José Bové, le leader de la Confédération paysanne qui avait saccagé un restaurant McDonald’s l’été dernier.L’éleveur de brebis du Larzac en avait contre la «malbouffe».Après avoir sillonné la France, il a pris l’avion pour «le pays des hamburgers» (Le Monde) la semaine dernière avec 280 kg de Roquefort dans ses bagages.A Seattle, il loge au Vagabond Inn et n'a pas hésité à comparer son combat à ceux de Martin Luther King et Cesar Chavez (défenseur des travailleurs agricoles mexicains).Pris à partie, les restaurants McDonald’s n’ont pas vou- Depuis trois mois, le débat sur l’OMC a ré- lu demeurer en reste.Pour refaire son image, la filiale www.ledevoir.com VOIR PAGE A 8: OMC 778313000641 LE DEVOIR.LE L U N I) | 2 9 N O V E M B R E 1 !) !) !) -?LE DEVOIR ?-—- ACTUALITES A 3 24 au 29 novembre Marché Bonsecours 350, rue Saint-Paul Est des (jafemi (lad du î\uéi( 24 au 29 novembre Info.: (514) 844-2133 JACQUES GRENIER LE DEVOIR Jean Lortie, le président de la Fédération du commerce CSN (au centre), a accusé hier en conférence de presse Métro-Richelieu de ne pas respecter la convention collective.Il était accompagné de Richard Rodrigue, le président du Syndicat des travailleurs des épiciers unis Métro-Richelieu (à gauche), et de Robert Girouard, le secrétaire général du syndicat.Métro-Richelieu souffre d’amnésie, accuse la CSN La saga judiciaire pourrait reprendre de plus belle SILVIA GALIPEAU LE DEVOIR La saga judiciaire qui a miné les relations de travail chez Métro-Richelieu pendant six ans pourrait reprendre de plus belle.Hier, la CSN et la Fédération du commerce, auxquelles est affilié le Syndicat des Travailleurs des épiciers unis Métro-Richelieu, ont dénoncé les pratiques injustes de Métro-Richelieu, qui semble répéter les mêmes erreurs que par le passé, à savoir le non-respect des droits d’ancienneté des travailleurs, et le recours à la sous-traitance dans le transport De son côté, Métro-Richelieu a une interprétation radicalement différente du dossier.L’entreprise affirme avoir respecté la convention collective dans son intégralité, mais voit plutôt une guerre entre deux syndicats — la CSN et les Travailleurs unis de l’alimentation et du commerce (TUAC) — qui se disputant l’accréditation des employés.«En 1998, Métro-Richelieu et la CSN convenaient d’une entente qualifiée d’historique à l’époque par le président de la CSN Gérald Larose, qui prévoyait un règlement global de la question des camionneurs — le retour au travail, une indemnisation et finalement la signature d’une convention collective», a rappelé hier en conférence de presse Jean Lortie, le président de la Fédération du commerce CSN, en présence de Richard Rodrigue, le président du Syndicat des travailleurs des épiciers unis Métro-Richelieu, et de Robert Girouard, le secrétaire général du syndicat Mais l’entente aura été de courte durée.«À peine six mois plus tard, tout recommence.Nous avons déposé 1700 griefs.L’employeur refuse de reconnaître les attributions des travailleurs CSN et je dirais même, ce qui est encore plus incroyable, on recommence dans le transport», a poursuivi Jean Lortie.Selon la CSN, les relations de travail se sont détériorées continuellement ces derniers temps.La goutte qui a fait déborder la vase aura été le transfert le 3 octobre dernier de 10 employés de l’entrepôt Mérite 1 à l’entrepôt Pierre de Coubertin de Métro-Richelieu, sans reconnaissance de l'ancienneté des travailleurs syndiqués CSN.Ce n’est pas le transfert des employés en soi que le syndicat reproche à son employeur, mais le non-respect de leurs droits, notamment leurs droits d’ancienneté, les horaires de travail, les vacances, etc.Dans l’entrepôt Pierre de Coubertin, 58 employés sont syndiqués CSN, et 32 sont syndiqués TUAC.La CSN reproche à Métro-Richelieu de ne pas considérer l’ensemble des employés en attribuant ses droits d’ancienneté, mais les deux syndicats séparément.Résultat: un employé syndiqué CSN qui a plus d’ancienneté qu’un employé syndiqué TUAC ne peut pas faire valoir ses droits à l’employeur.Selon la CSN, Métro-Richelieu favorise les TUAC, car ceux-ci sont moins revendicateurs.«Leur convention collective est plus souple que la nôtre au niveau de la sous-traitance, des droits de gérance et du transfert de la main-d'œuvre», a précisé Jean Lortie.Autre dossier litigieux qui refait surface: la question du transport.Depuis le mois de juin, à la suite de l’achat de supermarchés Loeb par Métro-Richelieu, le transport de la marchandise vers l’Ontario par le corridor de Cornwall est donné à la sous-traitance.«Us ont donné à la sous-traitance une route vers Cornwall en Ontario, pour approvisionner le marché dans l’alimentation.On va repartir avec une saga judiciaire dans la question de Métro-Richelieu.Après la décision de tous les tribunaux québécois et canadiens, jusqu’à la Cour Suprême du Canada, qui à l’époque avait coûté des dizaines et des dizaines de millions de dollars à Métro-Richelieu, et qui avait pourri les relations de travail jusqu’à un niveau jamais vu au Québec, ça recommence.Métro-Richelieu se comporte comme si rien ne s’était passé, comme si elle n’avait pas appris du passé», s’est indigné Jean Lortie.Réplique de Métro-Richelieu Mais de son côté, Métro-Richelieu ne voit pas les choses sous le même angle.Par voie de communiqué hier, l’entreprise a immédiatement réagi à l’attaque du syndicat.Premièrement, il est faux de dire que les relations de travail sont empoisonnées, dit-elle.«Nous administrons plus de 140 conventions collectives pour près de 10 000 employés syndiqués, dans des conditions normales et harmonieuses», a déclaré Alain Picard, vice-président aux ressources humaines chez Métro-Richelieu.Selon Alain Picard, on assiste ici à une guerre non pas entre Métro-Richelieu et la CSN, mais bien entre deux syndicats, la CSN et les TUAC, qui se disputent chacun l’accréditation d’un petit groupe d’employés.Le transfert des dix employés à l’entrepôt Pierre de Coubertin aurait attisé le feu entre les deux groupes.Par ailleurs, Métro-Richelieu est convaincu d’avoir respecté les conventions collectives à la lettre.«On a respecté l’essence de la convention collective», a affirmé Alain Picard.Pour ce qui est du conflit au sujet du transport, de nouveau Métro-Richelieu ne se voit pas dans le tort.Il s’agit d’une nouvelle route, et la convention collective lui donne le droit de donner les nouveaux trajets à la sous-traitance, rétorque l’entreprise.Bref, les deux parties ne s’entendent ni sur la source du conflit, ni sur l'application de la convention collective.Si la CSN se dit prête à aller jusqu’au bout pour faire reconnaître les droits des employés, elle privilégie avant tout la négociation.Demain et mercredi, deux rencontres sont prévues avec la Commission du travail, afin de trancher sur la question des droits d’ancienneté des travailleurs.Inter-Canadien interrompt subitement tous ses services PRESSE CANADIENNE La récente bataille pour le contrôle du transport aérien au Canada semble avoir mis du plomb dans l’aile du transporteur régional Inter-Canadien, qui a annulé sans préavis tous ses vols d’hier et aujourd’hui, sans fournir d’explication ou même présenter ses excuses.Cette interruption de service de l’entreprise, qui est affiliée aux Lignes aériennes Canadien International, a bouleversé les horaires de plusieurs voyageurs dans l’est du pays.Cependant, un vice-président du transporteur régional, Michel Pagé, a minimisé son impact.«Nous prévoyons traverser cette tempête et repartir en affaires», a-t-il expliqué hier, alors que les têtes dirigeantes de la compagnie se sont refusées à tout commentaire.«Il s’agit de 900 emplois et de 160 millions en ventes, a-t-il poursuivi.C’est une compagnie qui fonctionne bien, particulièrement au Québec.» Inter-Canadien, dont le siège social est situé à Montréal, dessert les petites communautés du Québec et de l’Ontario, en plus des Maritimes.Pour l’instant, tous les vols d’aujourd’hui sont annulés et M.Pagé a laissé entendre qu’il pourrait ne pas y avoir de service demain.Selon le vice-président, la compagnie ne connaît aucun problème financier et le problème résiderait plutôt du côté des ententes sur les services avec son partenaire Canadien, de Calgary.Toutefois, la gérante du service à la clientèle d’inter-Canadien à Québec, Nathalie Jobin, n’a pas hésité à blâmer Canadien, lui reprochant son manque de soutien financier.Selon Mme Jobin, Inter-Canadien a perdu des parts du marché depuis que les turbulences que connaît l’industrie remettent constamment en cause l’avenir de son partenaire clé.«Inter-Canadien a demandé de l'aide à Canadien Regional, mais n'a rien reçu», a-t-elle précisé.Le porte-parole de Canadien, Jeff Angel, a confirmé qu’une aide financière avait été demandée, mais a nié catégoriquement que rien n’était fait pour aider Inter-Canadien.«Toute déclaration laissant entendre que Canadien n 'a pas voulu aider Inter-Canadien est complètement fausse», a lancé M.Angel, depuis Calgary.«Inter-Canadien demandait à Canadien une subvention sur une base continue et nous ne sommes tout simplement pas en position de la lui accorder», a-t-il poursuivi.En vertu de l’entente liant les deux entreprises, Canadien verse de l’argent à Inter-Canadien pour la clientèle fournie par le transporteur de Montréal.«Pas plus tard que jeudi dernier, nous lui avons avancé plus de deux mil-lions en prépaiement pour l’achalandage que nous allons recevoir la semaine prochaine», a continué M.Angel.Bien qu’il soit impossible de déterminer avec précision le nombre de passagers lésés par cette interruption de service, Canadien a ajouté une douzaine d’avions à son service habi- tuel pour en dépanner le plus grand nombre possible et Air Canada accepte les billets d’inter-Canadien sur ses propres vols régionaux.De son côté, la Fédération des travailleurs du Québec (FTQ), qui représente l’ensemble des quelque 700 employés syndiqués chez Inter-Canadien, a réclamé hier l’intervention des ministres fédéral et provincial des Transports, MM.David Collenette et Guy Chevrette.«Nous avions déjà prévenu le ministre Collenette des difficultés graves d’inter-Canadien», a fait remarquer le secrétaire général de la centrale syndicale, René Roy.«[Le dossier de la restructuration des transports aériens] a été dirigé de façon anarchique, a pour sa part déploré le vice-président de la FTQ, Robert Guay.Maintenant, il y aura beaucoup de victimes, des Québécois qui n’auront probablement plus d’emplois la semaine prochaine.» Inter-Canadien était une filiale de Canadien jusqu’au moment de sa vente, il y a un an, aux hommes d’affaires Robert Myhill et Michael Cochrane.Jusqu’à tout récemment, Inter-Canadien desservait 24 destinations au moyen de 20 appareils.Quatre avions ont cependant été cloués au sol ces dernières semaines en raison d’une baisse de l’achalandage.La compagnie devait prendre livraison du premier de sue nouveaux jets régionaux à 50 sièges, ce mois-ci, mais elle a préféré en retarder l’acquisition en raison de l’incertitude entourant actuellement le secteur canadien des transports aériens Des militaires canadiens rentrent du Timor pour la période des fêtes DENNIS PASSA PRESSE CANADIENNE Brisbane, Australie — Une centaine de militaires canadiens rentreront au pays, aujourd’hui, après un séjour de huit semaines au Timor oriental pour le maintien de la paix, au cours duquel deux aéronefs de transport C-130 Hercules ont participé à plus de 125 missions.Le lieutenant Paul Doucette, de la 8r Escadre de la base militaire de Trenton, en Ontario, a annoncé hier le départ du premier appareil cette même journée, alors que le deuxième quittera la région aujourd’hui, après avoir effectué le transport de plus de deux tonnes de matériel et de 1500 passagers entre Darwin, au nord de l’Australie, et Dili, au Timor oriental.Le lieutenant Doucette, âgé de 26 ans, a rappelé que les avions et l’équipe canadienne ont commencé leur travail le 29 septembre et effectué leur dernier vol vendredi dernier.Le deuxième Hercule ne transportera à son bord qu’un équipage minimal pour son retour à la maison, alors que les autres militaires quitteront les fieux ce matin à bord d’un Airbus des Forces années canadiennes.«Nous ferons un court arrêt à Honolulu pour ensuite nous rendre directement à Trenton et y arriver lundi, en début de soirée, heure locale», a précisé M.Doucette.L’équipe canadienne des Nations unies pour le maintien de la pane au Timor oriental ne sera toutefois pas absente de la région, puisque quelque 250 militaires du régiment du Royal 22' de Valcartier, ainsi que le navire ravi-tailleur Protecteur, d'Esquimault, en Colombie-Britannique, y resteront jusqu’en mars prochain.La troupe de Valcartier, connue sous le nom de Van Doos, s’est installée près de Suai, un ancien refuge pour la milice anti-indépendantiste qui a tué des centaines d’Est-Timorais depuis que le territoire a largement rejeté tout contrôle indonésien par voie référendaire, le 30 août dernier.Le lieutenant Doucette s’est dit satisfait du déroulement des différentes missions, malgré un problème mécanique qui a retenu au sol un des avions Hercule pendant 11 jours, lors d’un séjour à Darwin.«Toute l’équipe s’est très bien comportée, a précisé le lieutenant Nous avons été rapidement dépêchés très loin de chez E N Au fil de l’épée (Reuters) — Un homme entièrement nu brandissant une épée a fait irruption dans une église catholique bondée du sud de Londres en pleine messe dominicale, hier, blessant neuf personnes, dont trois grièvement.Lhom- B R E F me est entré dans l’église Saint Andrews de Thornton Heath par la porte principale et a entrepris de passer les quelque 500 fidèles qui se trouvaient sur son passage au fil de l’épée avant d’être maîtrisé.La panique s’est aussitôt emparée de la nombreuse congrégation et les fidèles se sont rués en hurlant vers la sortie.nous, alors nous sommes contents de la façon dont tout s’est déroulé.» Cyberscénario le» Edit tous LOGIQUES Un nouveau médium est né! Découvrez-en toutes les règles.CYBERSCÉNARIO La scénarisation multimédia Luc Hétu ISBN 2-89381-668-1 - 176 p.24,95 $ Les Éditions LOGIQUES inc.En vente partout Distribution exclusive: Québec-Livres jOURNÉE D'AFFAIRES COMPLÈTE.NUIT DE PASSION À LA MAISON.Avec plus d'allers-retours et d'envolées sans escale vers les grandes villes du Québec que tout autre transporteur aérien, nous vous offrons tout le loisir de planifier Car la perfection, le retrouver la personne qu'on aime.airAlliance Journées d'affaires complètes à Montréal, Québec, Abitibi, Sept-îles, Ottawa, Toronto, Moncton, Fredericton, Saint John, New York, Washington, et Boston.le voyage d'affaires parfait, soir venu, c'est de pouvoir airNova 1, E I) E V 0 I R .I- E L V X I) 1 2 !) X » V E M R R E I i) it i) A 5 Le devoir LE MONDE \ Fin du cessez-le feu au Pays basque L’ETA reprend les armes Aznar dénonce le «chantage terroriste» des séparatistes L’ETA a mis fin hier à un espoir de paix sans précédent au Pays basque en annonçant, à la surprise et à la consternation générales, la rupture de la trêve que cette organisation séparatiste observait depuis 14 mois.L’ETA avait annoncé le 16 septembre 1998 un cessez-le-feu illimité, le premier en 30 ans de lutte armée qui a fait près d’un millier de morts.ASSOCIATED PRESS Madrid — La paix fait un pas en arrière au Pays basque espagnol.L’organisation séparatiste armée ETA a annoncé hier la tin de 14 mois de trêve, à partir de vendredi prochain.Cette décision, qui risque de mettre à mal les espoirs de paix dans cette région du nord de l’Espagne, est dévoilée dans l’édition dominicale du journal basque Gara, proche des idées indépendantistes du mouvement.Le chef du gouvernement espagnol José Maria Aznar a réagi avec fermeté à cette annonce, réaffirmant au cours d’une brève allocution télédiffusée qu’il n’avait aucune intention de changer de politique au Pays basque espagnol face à ce qu’il considère être un «chantage terroriste».«L’ETA se trompe si elle croit qu'elle peut imposer un prix [politique] sur le droit de tous à vivre en paix» a notamment déclaré M.Aznar.Défendant l’attitude de son équipe dans les négociations de paix, bloquées depuis mai dernier, il a assuré que son gouvernement «a fait, fait et fera tout ce qui est possible pour trouver le chemin qui conduit à la paix.» L’ETA a donc choisi de «réactiver la lutte armée» et, dès vendredi, «informera ses commandos opérationnels de la date à laquelle ils pourront commencer à mener leurs actions», précise le communiqué publié hier.Le mouvement séparatiste basque, auquel on impute la mort de près de 800 personnes depuis 1968, avait décrété de façon unilatérale, le 16 septembre 1998, un cessez-le-feu illimité.Une décision qui avait permis de lancer un processus de paix.Mais celui-ci était bloqué depuis sa mise en place, en mai dernier, Madrid et l’ETA ne parvenant pas à fixer le cadre du dialogue.Responsabilité de l’échec L’ETA exigeait que les négociations prennent en compte sa revendication d’un Pays basque indépendant.Mais le gouvernement de José Maria Aznar avait depuis exclu de modifier les frontières nationales et insisté pour que les négociations ne portent que sur la démobilisation du groupe armé et le sort de ses prisonniers.Depuis, chaque partie se rejetait la responsabilité de l’échec des discussions, s’accusant mutuellement d’intransigeance.Un discours que reprend d’ailleurs l’ETA dans son communiqué.Le chef régional basque du Parti populaire (PP) de M.Aznar, Carlos Iturgaiz, a accusé l’organisation séparatiste d’avoir ‘une nouvelle fois détruit tout espoir de paix.Dans son communiqué, l’ETA accuse également les partis nationalistes basques modérés d’être responsables de la fin de la trêve.Ils n’auraient en effet pas respecté les promesses faites au moment de la signature, en août 1998, d’un pacte secret qui précédait l’annonce de la trêve.Selon TETA, le Parti nationaliste basque (PNV) notamment s’était engagé à rompre toute relation avec le gouvernement espagnol et la principale force d’opposition, les socialistes, pour se consacrer à la construction d’un Etat basque indépendant de fait.Le leader du PNV, Juan José Ibar-retxe, également président de la province autonome basque, a condamné l’annonce de l’organisation séparatiste armée, qu’il a qualifiée de «pas en arrière» et de «mauvais coup porté aux espoirs de notre société.» Pour M.Ibarretxe, l’ETA a ‘pris ses distances avec la réalité’, qui fait qu’aujourd’hui les Basques veulent la paix et pas un retour aux méthodes du passé.Malgré l’impasse des pourparlers de paix, la trêve de 14 mois observée par l’ETA était la plus longue de l’histoire de l’organisation séparatiste.f Elections uruguayennes ANDRES STAPFF REUTERS Un gaucho aux urnes hier.La gauche reconnaît sa défaite Montevideo (AP) — Le candidat du parti Colorado (au pouvoir) était largement en tête hier du second tour de l’élection présidentielle en Uruguay, selon deux sondages réalisés à la sortie des urnes.Des centaines de partisans de Jorge Batlle se sont retrouvés au siège du parti Colorado à Montévi-deo, la capitale du pays, pour fêter l’événement après avoir appris les résultats de ces sondages laissant prévoir une victoire facile de leur candidat.Le socialiste Tabare Vazquez a reconnu peu après sa défaite, fi a adressé ses «félicitations» à Jorge Batlle, qu’il a présenté comme «le prochain président de tous les Uruguayens».«Nous respectons la volonté du peuple», a-t-il affirmé devant des centaines de ses partisans.Mais il a insisté sur le fait que sa coalition de gauche était devenue une force de transformation dans un pays longtemps dominé par seulement deux partis.Selon les sondages, le centriste Jorge Batlle obtenait 52% des suffrages contre 45% pour Tabare Vazquez, un médecin qui espérait devenir le premier président socialiste de l’histoire de l’Uruguay.Les instituts CIFRA et Factum donnaient des chiffres identiques.Les marges d’erreur de leurs sondages étaient respectivement d’un point et d’un point et demi.Quelque 2,4 millions d’Uruguayens étaient appelés aux urnes hier pour départager les deux candidats.Candidat de la grande coalition de gauche Frente Amplio et ancien maire de Montevideo, M.Vazquez, 59 ans, avait recueilli le 31 octobre dernier 39% des suffrages contre 31,9% pour M.Batlle, un sénateur de 72 ans qui disputait là sa cinquième course à la présidence.Briguant la succession du président Julio Sanguinetti dont le mandat de cinq ans s’achève en mars 2000, M.Vazquez s’était prononcé pendant la campagne pour la mise en oeuvre d’iui «plan d’urgence» de plus de 300 millions de dollars destiné à créer des dizaines de milliers d’emplois dans un pays où le taux de chômage est de 10%.Ce cancérologue s’est également engagé à taxer davantage les revenus des plus riches, tout en exemptant d’impôts les personnes qui gagnent moins de 1200 dollars par mois.M.Vazquez a rejeté sur la politique d’austérité du président Sanguinetti la responsabilité de la montée du chômage, qui touche 10% de la population active en Uruguay.Les Tchétchènes réclament l’aide des pays occidentaux Grozny (AFP) — Des voix s’élèvent en Tchétchénie, où l’armée fédérale russe resserre son étau, pour réclamer de l’aide militaire aux pays occidentaux, mais ces derniers semblent vouloir s’en tenir pour l’instant à des pressions verbales sur Moscou.Les représentants de vingt-trois localités tchétchènes ont appelé le président tchétchène Aslan Maskhadov à demander aux pays occidentaux des armes «modernes» pour combattre les forces russes, a annoncé hier la présidence de la république indépendantiste du Caucase.«Si la Russie ne nous laisse pas d’autre choix que la guerre, alors que le président tchétchène prenne la décision de travailler avec les opposants à la Rus- sie.Nous devons tourner nos regards vers l’Ouest et lui demander autant d'armes que possible.Nous avons avant tout besoin de systèmes de missiles portables antichar et antiaériens», ont écrit ces représentants dans une lettre à M.Maskhadov.L’armée fédérale russe effectue depuis plusieurs jours des bombardements intensifs, notamment sur Grozny, et, dans la nuit de samedi à dimanche, de nouvelles frappes ont visé, outre la capitale tchétchène, Ourous-Martan (20 km au sud-ouest de Grozny) ainsi que la gorge d’Argoun (10 km à l’est de Grozny).Au total l’aviation fédérale russe a effectué 100 missions samedi, selon l’état-major cité par l’agence Interfax.Le maire de Grozny Lécha Dou- daïev a annoncé samedi qu’il y avait eu au moins 260 morts en 48 heures dans la capitale.L’armée fédérale, qui a commencé ses opérations militaires en Tchétchénie le 5 septembre pour «en finir avec les terroristes», a resserré son étreinte autour de la capitale, prenant le contrôle des hauteurs.Les opérations sont entrées dans une «troisième étape» qui devrait «en gros» être achevée à la fin de l’année, assurent les autorités militaires.De nombreux Tchétchènes continuent à fuir les bombardements, venant grossir les camps de réfugiés.Selon l’Ingouchie voisine, 2163 personnes sont arrivées au cours des dernières 24 heures tandis que 234 ont repassé la frontière.Bal tragique chez les Assad Le beau-frère du président syrien a été hospitalisé à Paris avec des balles dans le ventre JEAN-PIERRE PERRIN LIBÉRATION Alors que le président Hafez el-Assad prépare son fils Bachar à lui succéder, une première grave lézarde vient d’apparaître au sein de sa propre famille.Grave au point qu’elle s’est traduite, début novembre, par l’hospitalisation à l’hôpital du Val de Grâce à Paris de Assef el-Chawkat, gendre du président syrien et chef de l’un des plus puissants services de sécurité, atteint de plusieurs balles dans le ventre.Le tireur appartient aussi, à la famille du chef de l’État.Selon des sources concordantes, il s’agit de Maher el-Assad, l’un des propres fils du président.Le motif de l’affrontement n’est pas connu avec certitude.On sait simplement qu’il s’est produit au palais présidentiel.En trente ans, c’est la première fois que des membres de la famille Assad règlent leurs comptes de façon sanglante.L’événement témoigne des difficultés que rencontre la mise en place de la succession du président Assad au profit de son fils Bachar.L’hospitalisation de Assef el-Chaw-kat, 37 ans, à l’hôpital du Val de Grâce est intervenue précisément quelques jours avant la visite en grande pompe à l’Elysée, le 7 novembre, de Bachar, qui consacrait ses premiers pas sur la scène internationale.Son accueil à Paris s’est fait, bien sûr, dans le plus grand secret.Soigné d’abord à Damas, son état avait été jugé suffisamment grave pour que soit demandée l’aide de la France.Chawkat, qui a quitté l'hôpital français il y a quelques jours pour poursuivre en Syrie sa convalescence, n’est pas que le chef des renseignements militaires de l’armée de terre.Il est aussi le plus proche conseiller de Bqchar pour les problèmes de sécurité.A ce titre, il dirige également une unité spéciale ne dépendant pas de l’état-major, dont la mission est de surveiller l’armée.Il est donc l’œil de Bachar au sein des forces armées.Mahar el-Assad, 33 ans, lui, est capitaine dans la Garde présidentielle.Apparemment, il ne semble pas avoir été sanctionné pour son geste qui met en lumière les graves discordes régnant dans l’entourage du président syrien.En fait, derrière cette guerre de palais se devinent les querelles entourant la mise en place de la succession du président syrien.Âgé de 69 ans et malade de longue date, Hafez el-Assad avait organisé celle-ci de longue date.D’abord, au profit de son fils aîné Bas-sel, l’enfant prodige dont le portrait pavoise encore les rues de Damas, jusqu’à ce que sa disparition brutale, en janvier 1994, dans un accident de voiture, repose le problème.Cette fois, Assad choisit Bachar, le second fils, alors ophtamologiste à Londres.Le jeune homme, âgé aujourd'hui de 34 ans, n’a aucune expérience politique ni militaire.Est-il fait pour ce travail?Au sein des forces armées, des services secrets, certains responsables ne le pensent pas.C’est vrai aussi au sein de la communauté alaouite (10 % de la population), qui règne sans partager sur la Syrie, où l’on craint qu'il manque de poigne, notamment avec la majorité sunnite qui ne manquera pas de relever la tête à la mort d’Âssad.Rifaat el-Assad, le frère du président, en profite pour se replacer dans la course.Il en avait exclu dès 1983 par le Président après avoir tenté de le déposer, profitant de son hospitalisation.En février 1998, Assad décide d’en finir avec Rifaat, dont les intrigues l’inquiètent.Celui-ci sera d’abord limogé de son poste de vice-président, puis chassé du parti Baas sous l’accusation de trahison.La partie pour Bachar s’annonce plus facile, d’autant que son père s’emploie aussi à un grand nettoyage dans l’armée, les services secrets et le parti Baas, soit les trois piliers du régime.Néanmoins, Bachar apparaît bien seul.Tant que son père est derrière lui, il n’a rien à craindre, personne n’étant en mesure de s’opposer à lui.Mais cela n’empêche ni les intrigues de Rilaat, ni la méfiance de l’institution militaire, ni la crainte d’une partie de la communauté alaouite qui demeurent C’est la première fois que des membres de la famille Assad règlent leurs comptes de façon sanglante autant d'ombres portées sur son avenir.Aussi, espère-t-il beaucoup de Chawkat qui lui doit beaucoup.Écarté du sérail par Bassel el-Assad, il avait d’abord obtenu sa réintégration.Ensuite, il avait convaincu la famille Assad qu’il puisse épouser Bouchra, sa sœur et l’unique fille du président.Enfin, il lui avait confié de lourdes responsabilités, faisant de lui son homme-clé au sein des services de sécurité.Rifaat remue L’été dernier, Rifaat a recommencé à remuer.Autant sur le plan diplomatique que sur la scène intérieure.Des tracts mettant en cause les compétences de Bachar sont distribués à Damas et dans la montagne alaouite (nord de la Syrie).Ils semblent émaner d’organisations islamistes clandestines mais, à Damas, personne ne doute que c’est l’œuvre des hommes de Rifaat.Chawkat est alors chargé d'organiser la riposte.Selon un journaliste syrien proche de Bachar, les forces de sécurité de Chawkat découvrent, lors d’une perquisition à son quartier général à Lattaquieh, les noms de tous ceux qui reçoivent de l’argent de Rifaat, dont la fortune est estimée à entre deux et quatre milliards de dollars.Il s’ensuivra des centaines d’arrestations.En octobre, survient l’attaque du port privé de Rifaat, toujours à Lattaquieh.Selon des sources diplomatiques, les combats dureront six heures, faisant une vingtaine de morts (deux, selon le bilan officiel).Il y en aura d’autres dans la montagne alaouite où d’autres partisans de Rifaat seront tués.«Désortnais, Bachar est mort politiquement», assure un diplomate occidental, spécialiste du monde arabe.Mais Bassel n’est pas pour autant au bout de ses difficultés, comme le montre l’affrontement entre Maher et Chawkat.«Cette affaire l’affaiblit au sein de la communauté alaouite.Déjà, elle lui reprochait le sang versé à Lattaquieh.À présent, elle craint qu’il ne soit pas la hauteur.Du temps de Bassel, cela ne se serait jamais produit.C'est la première fois, en trente ans de règne, que la famille Assad se déchire ainsi.Et cela montre que même au sein de la famille directe du président, l’autorité de Bachar est contestée», analyse Luc Abou Zeid, un journaliste spécialiste de la Syrie.Bombe dans une pizzeria REUTERS m m JL# UN ATTENTAT a la bombe en Afrique du Sud a fait au moins 28 blessés, certains grièvement, hier dans une station balnéaire proche du Cap.L’explosion s’est produite dans une pizzeria de Camp’s Bay, à 10 km au sud du Cap.L'explosion d'une bombe artisanale dans un pub fréquenté par des homosexuels dans le centre du Cap le 6 novembre avait fait six blessés.La police soupçonne des islamistes extrémistes de la région du Cap pour les nombreux attentats à la bombe perpétrés en 1998 et cette année dans la région.L’Algérie a connu un week-end sanglant Alger (AFP) — Vingt-sept personnes ont été assassinées samedi et hier, en moins de 24 heures, à deux faux barrages dressés par des islamistes armés au sud et à l’ouest d’Alger, selon des sources officielles et des témoignages recueillis par l’AFR En une semaine, une cinquantaine de personnes ont ainsi été tuées sur les routes algériennes par des groupes armés lors de faux contrôles, une véritable hantise pour les Algériens.Hier, cette nouvelle tuerie des groupes armés a été conunise contre des passagers d’un autobus intercepté à Nfissa sur la route nationale 4 à quelque 80 kilomètres à l’ouest d'Alger, commune de Boumedfâa, dans la région d’Ain Défia.Les assaillants ont incendié l’autobus avant de prendre la fuite, selon les mêmes sources.Certaines victimes ont succombé à leurs blessures pendant leur transport vers des hôpitaux de la région, a indiqué l’agence officielle APS.Les services de sécurité, «aussitôt alertés», ont déclenché une «inten- se opération de recherches» contre les auteurs de cet attentat, a précisé TAPS.LAPS n’a fourni aucune indication sur les circonstances de cette nouvelle tuerie.Neuf personnes avaient été assassinées dans les mêmes conditions, samedi en fin d’après-midi près de Boufarik (35 km au sud d’Alger), à un «faux barrage» dressé par un groupe armé islamiste, en plein cœur de la Mitidja, la riche plaine agricole située aux portes d’Alger, selon des témoignages recueillis hier sur place par l’AFR Ce «faux barrage» avait été dressé pendant une vingtaine de minutes avant que les «patriotes», présents en force dans cette zone, alertés par les coups de feu, n’interviennent et mettent en fuite les agresseurs.Dix-huit personnes avaient été tuées samedi 19 novembre dans les gorges de la Chiffa, près de Blida (50 km au sud d'Alger) à un autre faux barrage sur un axe routier très fréquenté reliant Alger au Grand Sud également dressé en plein jour.EN BREF Les Nétanyahou interrogés Bat Yarn (AFP) — L’ancien premier ministre israélien de droite Benjamin Nétanyahou et son épouse Sarah ont été une nouvelle fois interrogés hier pendant dix heures, soupçomiés notamment de détournement d’objets de valeur, ont indiqué des responsables de la police.Le couple a été entendu pour la sixième fois par la section anti-fraudes de la police israélienne à Bat Yarn, près de Tel-Aviv.L’interrogatoire qui s’est déroulé sans interruption avait débuté à lOhOO locales et s’est terminé à 20 heures, a-t-on précisé de source policière.À sa sortie, le couple a refrisé de répondre aux questions des journalistes, selon la télévision publique israélienne.Les enquêteurs soupçonnent le couple d’avoir détourné des objets de valeur que Nétanyahou avait reçus au titre de ses fonctions de premier ministre et qu’il devait, selon la loi, restituer au domaine public.Le couple est en outre soupçonné d’avoir promis divers avantages à un entrepreneur en échange de multiples travaux dans leur appartement privé de Jérusalem.M.Moshé Leon, ex-directeur général de la présidence du Conseil et Uri Elitzur, ancien chef du cabinet de M.Nétanyajiou, étaient également interrogés.À l’issue du précédent interrogatoire, M.Nétanyahou s’était déclaré «persuadé» que l’enquête de police dont il fait l’objet depuis des semaines avec son épouse Sarah ne déboucherait pas sur des poursuites judiciaires.La sœur de Tony Blair agressée Londres (AIT) — La sœur du premier ministre britannique Tony Blair a été récemment agressée à Londres par un homme qui lui a volé son sac, a-t-on appris hier auprès du 10 Downing Street.Sarah Blair, 43 ans, n’a été que superficiellement blessée à un genou par son agresseur, un jeune homme qui avait le visage recouvert d’une cagoule et portait des gants, selon la presse britannique dominicale.L’incident s’est produit le 11 novembre alors que la sœur du chef du gouvernement venait de descendre d’un bus pour rentrer chez elle dans le quartier à la mode d’Islington, dans le nord de Londres.Elle a été projetée à terre par son agresseur qui s’est enfuit avec son sac.Downing Street n’a pas voulu donner de détails. L E I) E V OIK.I, E 1.U N l> I 2 0 N () V E M B R E I it it it A 8 —-?LE DEVOIR ?— ACTUALITES BOURBIER SUITE DE LA PAGE 1 des motivations politiques.Les élus nationalistes ont beau jeu de renvoyer dos à dos le pouvoir de Paris et les bandes armées.Le journaliste Jacques Follorou décrivait récemment la Corse comme «un aiguillon douloureux planté dans une république malade de son immobilisme» (Corse, l’État bafoué, Stock).La seule certitude depuis quelques semaines, c’est qu’en jouant les défenseurs de la République, plus personne, surtout pas le gouvernement et son ministre de l’Intérieur Jean-Pierre Chevènement, ne semble avoir la moindre crédibilité pour se faire entendre dans l’île.Comment s’étonner qu'entre la guerre des polices et celle des fractions nationalistes, le commun des mortels y perde son latin?crioux@csi.com Les réalisateurs de la SRC réclament une enquête (Le Devoir) — Dans la tourmente entourant la production privée et les allégations de malversations qui pèsent sur elle, les réalisateurs de Radio-Canada réclament une commission d’enquête afin que toute la lumière soit faite sur cette affaire et qu'on en mesure l'ampleur.Ils considèrent que la crise doit se régler sur la place publique.La semaine dernière, l’Association des réalisateurs, par la voix de son directeur Philippe Baylaucq, avait dit espérer que l’affaire se règle en famille.Afin de se dissocier de toute évidence de ces propos, leurs homologues de Radio-Canada déclarent aujourd’hui, compte tenu de la gravité des allégations émises, que toute la lumière doit être faite par une commission indépendante des organismes bailleurs de fonds, dans l’intérêt du public qui paie la note avec ses taxes.L’épave du ferry retrouvée, au moins 16 morts Oslo (Reuters) — La marine norvégienne a retrouvé hier l'épave du ferry qui a fait naufrage vendredi, tuant au moins 16 personnes, a-t-on appris de source autorisée.De 16 à 19 personnes ont péri dans l’accident, a annoncé la police.Treize corps ont été retrouvés et trois personnes dont on est sûr qu’elles étaient à bord sont présumées mortes.Deux ou trois autres personnes sont portées disparues selon des informations non confirmées, a précisé le porte-parole de la police.Un sous-marin de poche a retrouvé deux cadavres près de l’épave du catamaran Sleipner, qui repose par 90 mètres de profondeur au large d’Haugesund, sur la côte ouest de la Norvège.D devrait ensuite explorer l’épave du ferry qui a heurté des rochers vendredi dans une mer houleuse.Les opérations de recherche des personnes disparues avaient été interrompues samedi soir près de 24 heures après le naufrage.La société propriétaire du catamaran ultra-moderne a reconnu hier que l’équipage avait peut-être sous-estimé la gravité de la situation et trop atten-4-du avant de faire évacuer les passagers.Selon les premières informations, il semble que le bateau ait coulé de façon inexplicable très rapidement, a dit le directeur général de Hardanger Sunnhordlandske Dampskipsselskap.Enquête sur un chercheur Vancouver (PC) — L'Université de Colombie-Britannique fera enquête sur une entente en vue d’obtenir des tissus foetaux, conclue entre un de ses chercheurs et un organisme américain accusé de trafic d’organes de bébés.La Fondation du don anatomique est l'une des deux agences américaines qui fournissent des organes humains à faire l’objet d’une enquête du Congrès américain pour avoir présumé-ment vendu des tissus prélevés sur des foetus avortés, en contravention de la loi fédérale.Les législateurs, spécialistes en éthique et chercheurs craignent que l’attrait du profit n'incite certaines femmes à devenir enceinte dans le seul but de vendre des tissus foetaux.Ils craignent aussi que les mêmes motifs n’influencent la décision des femmes de se faire avorter.La fondation nie payer des femmes pour qu'elles donnent des tissus foetaux.Elle précise qu’elle ne facture aux chercheurs que les frais qu’elle encourt, et souligne qu’elle respecte les directives américaines.LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9 étage, Montréal (Québec), H3A3M9 Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration: (514) 985-3333 Le site Internet du Devoir, www.ledevoir.com Comment nous joindre?La rédaction Au téléphone Par télécopieur Par courriel L’agenda culturel Au téléphone Par télécopieur La publicité Au téléphone Par télécopieur Extérieur de Montréal (514) 985-3333 (514) 985-3360 redaction@ledevoir.com (514) 985-3346 (514) 985-3390 (514) 985-3399 (514) 985-3390 1-800-363-0305 (sans frais) Les avis publics et appels d’offres Au téléphone (514) 985-3344 Par télécopieur (514) 985-3340 Les petites annonces et la publicité par regroupement .Au téléphone (514) 985-3322 Par télécopieur (514) 985-3340 Les abonnements Au téléphone (514) 985-3355 du lundi au vendredi de 7h30 à 16h30 Par télécopieur (514)985-3390 Par courriel abonnements@ledevoir.com Extérieur de Montréal 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