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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1999-11-20, Collections de BAnQ.

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0 FONDÉ EN 191 LE DEVOIR Exigez L'Agenda ! V u I.• X C % -V .Vr h ¦ i " 2 (i 5 1 ,ES S A M EDI 2 0 E T 1) 1 M A N U 11 E 2 1 N 0 V E M 11 K E 1 i) !» !) (i U A II 1 E R S 1 , !) f> $ + T A X 1 :> 3.25" -JF.' f* if LES ARTS DAVID BOWIE, LE PRINCE POLYMORPHE PAGE B 1 ACTUALITÉS DE L’USAGE ABUSIF DU MOT GÉNOCIDE PAGE A 4 LES SPORTS MIEUX PRÉPARÉS QUE L’AN DERNIER?PAGE C 17 DANIEL PINARD MARINÉ À FROID, FUMÉ À CHAUD, VIVE LE SAUMON MAISON! PAGE C 18 PERSPECTIVES Hélène B u zzetti Du calumet à la hache Étrange que ce revirement d’opinion de la part des Micmacs des Maritimes à l’égard de la Cour suprême.Alors qu’il y a deux mois ils étaient prêts à encenser le tribunal pour son jugement Marshall, voici qu’ils le vilipendent pour les précisions apportées au fameux arrêt.Pourtant, la cour n’a fait que se répéter.Il y a de quoi s’étonner à entendre les chefs autochtones dire que la Cour suprême du Canada a perdu de sa crédibilité en donnant mercredi des précisions sur son jugement Marshall du 17 septembre dernier.«La cour a plié devant les gestes de violence», a déclaré La\yrence Paul, chef de la bande Melbrooke en Nouvelle-Écosse, faisant référence aux actes de quelques pêcheurs commerciaux non autochtones qui avaient saccagé des cages à homards appartenant à des Micmacs au lendemain du jugement Marshall.«Les juges ont établi un mauvais précédent, car s’ils rédigent dans le futur une autre décision controversée, les opposants sauront qu’ils n’ont qu’à utiliser la violence pour les amener à tempérer leurs propos.» Les Micmacs se disent trahis et déplorent qu’on leur enlève d’une main ce qu’on leur avait donné de l’autre, certains allant même jusqu’à dire que le fédéral ferait mieux «de tous [les] tirer et d’en finir une fois pour toutes».Pourtant, en expliquant longuement les raisons qui l’ont amenée à rejeter la requête de réaudition de la cause Marshall, qui avait été déposée par un groupe de pêcheurs non autochtones, la Cour suprême n’est pas revenue sur son jugement Tout au plus, avec ce geste extraordinaire, a-t-elle reconnu qu’elle avait été mal interprétée et qu’une clarification s’imposait Avis aux autochtones.Car ils ont été un peu rapides, les Micmacs, à sortir leurs embarcations pour aller récolter sous le nez des pêcheurs non autochtones retenus aux quais, parce que la saison n’était pas commencée, le homard qu’ils disaient avoir désormais le droit de pêcher à l’année.Ce geste d’éclat a fait éclater les affrontements entre autochtones et non-autochtones.La cour vient de leur rappeler que son jugement initial ne supportait pas leurs prétentions.L’arrêt Marshall reconnaît l’existence de traités de 1760 et 1761 signés entre les Micmacs et les Britanniques leur donnant le droit de «pêcher, chasser et cueillir» pour assurer leur «subsistance».Mais le jugement reconnaît aussi que ce droit «a toujours été assujetti à la réglementation» et que les interdictions faites aux autochtones de pêcher sans permis sont «inopérantes [.] sauf si elles sont justifiées» pour des raisons de conservation ou autres.En outre, le jugement, qui reconnaissait au Micmac Donald Marshall le droit de pêcher l’anguille sans égard aux règlements en place, ne s’appliquait qu’à l’anguille.Pour les autres espèces de poisson, la chasse ou la cueillette, la preuve devrait être faite «cas par cas» que les règlements ne sont pas justifiés.Ce qui n’a pas été fait pour le homard, l’espèce à l’origine du litige.Les Micmacs n’ont peut-être vu dans le jugement Marshall que ce qu’ils voulaient bien y voir.Car, au plus fort des affrontements entre Blancs et autochtones, ces derniers ont accepté un moratoire volontaire sur la pêche au homard en attendant que les discussions entreprises avec le gouvernement débouchent sur un compromis acceptable.Ce n’est que lorsque le ministre des Pêches, Herb Dhaliwal, a rappelé que la pêche allait être réglementée quoi qu’il arrive que le Congrès des chefs de bande des Maritimes a abandonné la trêve.VOIR PAGE A 18: HACHE M É T É ü Les Micmacs n’ont peut-être vu dans le jugement que ce qu’ils voulaient y voir Montréal Samedi: averses.Dimanche: éclaircies.Max: 8 Min: 5 Québec Nuageux, averses.Max: 6 Min: 2 Détails, page C 15 ^4 oo 1/4 INDEX Annonces.C l(i Éditorial.A 16 Bourse.C 8 Les Arts.B 1 Avis publics.C 9 Carrières.C 14 Économie.C 1 Livres.D 1 Ix> monde.C 12 I.es sports.C 16 Montréal.A 9 Mots croisés C 18 www.ledevoir.com Le Salon du livre, avec assiduité JACQUES GRENIER LE DEVOIR Conciliabule autour des livres dans le hall de la Place Bonaventure.Le Québec a-t-il une relève littéraire ?Seuls les éditeurs les connaissent.Car ils ont confié leur premier manuscrit au regard discret du directeur littéraire et attendent avec anxiété sa réaction.Ils sont suspendus à cette décision, rêvant déjà de gloire.Le plus souvent, ils essuieront un refus de publier, parfois accompagné de quelques commentaires encourageants.Voici la relève littéraire.Elle est formée d’écrivains de tous les âges, qui publient ou tentent de faire publier un premier ouvrage.CAROLINE MONT PETIT LE DEVOIR Le sujet a fait l’objet d’une table ronde hier au Salon du livre de Montréal, animée par l’écrivain Pierre Turgeon, également éditeur chez Trait d’Union, ainsi que chez De Beaumont, deux nouvelles maisons d’édition qui se sont donné pour tâche de favoriser la relève.Pour la circonstance, Pierre Turgeon était entouré de ses poulains, dont les premiers titres sont parus au cours des derniers mois.Libraires sans espaces, médias conservateurs, éditeurs frileux et soucieux de profits ont tour à tour été blâmés pour les difficultés éprouvées par les jeunes auteurs en quête de reconnaissance.Parmi eux, Patrice Servant, qui vient de publier Lettres à Isabelle, s’est plaint des fausses raisons invoquées par les éditeurs pour justifier un refus ou des délais indus.VOIR PAGE A 18: RELÈVE Le prix Gilles-Corbeil au poète Paul-Marie Lapointe, page A 10 Réforme municipale Montréal épargnerait au moins 100 millions MARIO CLOUTIER DE NOTRE.BUREAU DE QUEBEC La Ville de Montréal pourrait épargner au moins 100 millions par année si l’accord de principe conclu la semaine dernière sur une fiscalité d’agglomération avec des villes de la banlieue et des couronne nord et sud se matérialisait dans le cadre d’un nouveau pacte fiscal municipal.Ces économies récurrentes pour la métropole seraient réalisées en vertu d’un partage de la facture d’équipements régionaux, comme le Biodôme, le Cosmodôme et le Jardin botanique, ainsi que de services, comme Montréal International et le logement social.Montréal économiserait d’abord les 47 millions versés en vertu de la facture de 356 millions dont s’acquittent les municipalités du Québec de- puis deux ans, à la demande du gouvernement Bouchard, pour participer au maintien du déficit zéro.L’Union des municipalités du Québec (UMQ) souhaite éliminer cette facture au profit d'un nouveau pacte fiscal qui comprend un chapitre sur la fiscalité d’agglomération.La nouvelle équité régionale favoriserait les 25 plus petites agglomérations urbaines et les sue villes centres qui ont des fonctions de centralité, comme Montréal.La semaine dernière, une rencontre déterminante, réunissant les maires de Laval, Rosemère, Saint-Laurent, Longueuil et Saint-Basile ainsi que le conseiller montréalais Pierre-Yves Melançon et le nouveau directeur général de Montréal, Guy Cou-lombe, a permis de dégager un «accord de principe» sur la pertinence de VOIR PAGE A 18: MONTRÉAL I Lire aussi l’éditorial de Jean-Robert Sansfaçon en page A 16 Les droits des enfants La juge Ruffo pointe la torpeur politicienne On fête aujourd’hui le dixième anniversaire de la ratification par les Nations unies de la Convention relative aux droits de l'enfant.Au Québec, peu de gens peuvent se targuer d’avoir autant défendu la cause de la jeunesse que la juge Andrée Ruffo.Longtemps critiquée, la magistrate aux 300 plaintes continue malgré tout à dénoncer tous azimuts le tort que subissent les enfants dans le monde.Avec son franc-parler habituel, elle soutient que la torpeur des politiciens et des citoyens n’a pas réellement contribué à améliorer leur situation et que beaucoup de chemin reste à faire.Voir notre entrevue en page À 10; autres textes, pages A 5 à A 8.La juge Andrée Ruffo ACTUALITÉS ÉgyptAir: la phrase clé n’aurait jamais été prononcée I Nos informations en page A 3 Big Bird, médiateur du conflit israélo-palestinien Une coproduction de Sesame Street fragile comme le processus d’Oslo JOYCE NAPIER Jérusalem — Karim le coq et Hanine le monstre habitent la rue la plus sympathique de Jérusalem-Est.De l’autre côté de la ligne verte, celle qui sépare les quartiers arabes des quartiers juifs, Dafi, l’autre monstre, et Kippi, le hérisson, font les mêmes bêtises, vivent à peu près les mêmes aventures, en hébreu, dans leur rue à eux, tout aussi charmante.En réalité, tout les sépare dans cette ville occupée par l’année israélienne depuis plus de 30 ans.Ils ne parlent pas la même langue.Bourrés de préjugés depuis des générations, ils se méprisent: les Arabes sont sales, les Juifs sont des brutes armées.Ce n’est pas le grand amour, quoi, mais dans le monde imaginaire de Dafi, Hanine et les autres, on s’aime bien quand même.Ou presque.SOURCE CTW JIM HENSON'S SESAME STREET MUPPET CHARACTERS Bienvenue dans la version israélo-palestinienne de Sesame Street, une coproduction qui a nécessité, avant tout, de grands talents diplomatiques et des tonnes de patience.Chaque dialogue risquait de causer un incident politique et chaque mise en scène a presque été aussi complexe que la rédaction du processus de paix.Mais cette coproduction compte ses modestes succès.C’est grâce à elle que des dizaines de milliers d’enfants d’ici ont appris que les Arabes mangent autant de fala-fels et d’hommos que les Juifs.Comme quoi ce sont les petites choses qui risquent parfois de rapprocher les peuples.La production de Sltarea Simsim (en arabe) et de Rehov Semsetn (en hébreu) a fait l’objet, ce mois-ci, de longs débats dans un hôtel chic de Jérusalem-Est.Producteurs, réalisateurs, psychologues et marionnettistes se sont réunis pour discuter de l’avenir de ce projet qui avait vu le jour, début 1994, après cette fameuse poignée de main entre le chef palestinien, Yasser Arafat, et le premier ministre israélien, Yitzhak Rabin, sur la pelouse de la Maison-Blanche.Alors que les politiques, ici, reprennent les pourparlers pour la paix, les artistes, juifs et arabes, gauchisants VOIR PAGE A 18: STREET 01 \UH 4 1 si RII" P Vi s Ml 's * % i % GÉRARD BOUCHARD-MICHEL LACOMBE DIALOGUE SUR LES PAYS NEUFS Quand l’histoire nourrit la réflexion politique et sociale.226 PAGES «19,95 $ Bo Qui m ahn'e me lise 778313000696 ¦ sf?feyfl-gQ “Aï-Hh ,VB">'''-* - V »SEalfc*sgaLK.^ Ai' -c,.'ièf&ss- &Mf}.if S3 .H , „., 4 *¦», sragj -ïvJ&îi' ÜË mm InÉnfl Imm fmmp •~v H ••."¦.! «Il mâ lllii 0ÊÊÊ .J .:-• ¦•.S«&2s&’ rMifeM* , ,:'VxA-.- Maurice Richard continue île marquer des buts, des points, des records ! Portée Nielsen de la Soirée Maurice Ward siHÜ, première diffusion: B49.000; seconde diffusion: 3B3.000; portée cumulative : 1.012.000.Merci! Audience Nielsen du Gala de l’ADISQ: 1.359.00; du Gala des Gémeaux: 1.543.000:: * * r,i et du premier épisode de Maurice Richard -Histoire i'w Canadien: 1.089.000.Merci! ¦ j—j Et demain, aux If?Beaux Dimanches, le second épisode.ExceEente soirée! j : pmtmm mm m te K’, 1« B • I** !« •15 THE MAURI CLE «R DCKET» RICHARD ¦ •¦¦O", ¦ v ; ilh it iij *[¦.ii •i ii •i h h n ••i •i i1 •* • ri i’i BgH Mobilité VIA* VIA Rail CanadS CHRYSLER Canada l«* ({énic exprimé «ivre passion nu Financière Manuvie GC Hydro Québec —REFLETS .Patrimoine I.A FONDATION C R B >; i ijj I ¥ 4 1.E 1) K V 0 I H 1.E S S A M EDI 2 0 E T I) I M A N (' Il E X 0 V E M H H E !l !l >1 LE L'art et le savoir des sourires esthétiques ACTUALITES ICONES BYZANTINES l h cadetui men'ci rt.V Oeuvres de Rosette Moeiornitza (•150) 656-0188 EN BREF Mont-Tremblant: deux autres séances de médiation (Le Devoir) — Les municipalités de , Mont-Tremblant, de Lac-Tremblant-Nord ainsi que de Saint-Jovite, lac et paroisse, ont eu leur première rencontre avec le médiateur du gouver-neânent cette semaine.Les dates des prochaines réunions ont été arrêtées.Ainsi, les parties devront se rencontrer le 1" et le 8 décembre, à la suite de quoi le médiateur déposera le protocole de regroupement le 15 décembre.«C’est ridicule», a tonné Ian Rankin, maire de Lac-Trem-blant-Nord.«Cinq semaines [à partir du dépôt du projet de loi] pour formuler un tel protocole.la tête me tourne!» En si peu de temps, il est impossible de consulter la population, déplore-t-il.Lorsque le protocole aura été déposé, il fera l’objet d’une commission parlementaire de six semaines.Ce si court laps de temps, venant avec le temps des Fêtes, irrite également le maire.Ce dernier se demande pourquoi il semble si urgent de réaliser la fusion.Du côté du ministère des Affaires municipales, Annick Bélanger, l’attachée de presse de la ministre, ne voulait pas entamer de débat à ce propos.Elle s’est contentée de confirmer que toutes ces dates respectaient bel et bien l’échéancier prévu par la ministre.Cantin reste détenu Québec (PC) —Jean-Pierre Cantin, le troisième accusé dans l’histoire de la E résumée fraude de plusieurs mil-fins de dollars aux dépens des Sœurs du Bon-Pasteur de Québec et du Bon Conseil de Chicoutimi, restera détenu au moins jusqu’à jeudi prochain.L’homme de 49 ans, arrêté mardi, devait subir son enquête sur remise en liberté, hier.Son avocat, M' Réjean Lavoie, a toutefois fait savoir qu’il n’était pas prêt à procéder et a demandé une remise à jeudi.Les deux autres accusés dans cette affaire, Denis Schmouth et Jean-Alain Bisaillon, ont déjà été remis en liberté.Bisaillon a dû souscrire une caution de 400 000 $.Dans le cas de Cantin, l’affaire s’avère un peu plus problématique parce qu’il ne possède pas de résidence au pays.11 habite maintenant le Costa Rica.Il fait face à cinq accusations, soit deux de fraude, deux de vol et une dernière de corruption.Fisher victime d’un malaise Yorkton (PC) — Le jury qui doit décider de la culpabilité de Larry Fisher, accusé d’un meurtre commis en 1969 et pour lequel David Mil-gaard avait été injustement emprisonné puis exonéré, devra patienter jusqu’à lundi avant de délibérer.Le juge a commencé, hier, à livrer ses instructions aux sept hommes et cinq femmes qui font partie du jury mais il a dû interrompre ses explications lorsque Fisher a été victime d’un malaise.Pour la troisième fois depuis le début du procès, qui dure depuis six semaines, on a dû le transporter à l’hôpital.L’OLF et l’affichage Tragédie d’EgxptAir Le lobby anglophone réclame l’arrêt du «harcèlement» BRIAN MYLES LE DEVOIR Les inspecteurs de l’Office de la langue française au rancart.Les trois ténors du lobby anglophone ont exhorté hier le gouvernement du Québec à suspendre toutes les poursuites relatives à la langue d’affichage jusqu’à ce que les tribunaux se soient prononcés définitivement sur la question.L’avocat Brent Tyler, le président d’Alliance Québec, Bill Johnson, et le chef du Parti Egalité, Keith Henderson, ont uni leurs voix, hier, pour exiger du gouvernement qu’il mette un frein au «harcèlement» des inspecteurs de l’OLF à l’encontre des anglophones.«Ce n’est pas juste et ce n’est pas normal que le gouvernement continue de poursuivre les gens» alors que le débat sur la langue d’affichage est en suspens devant les tribunaux, a déclaré M' Tyler.Cette sortie des trois hommes forts du lobby anglophone suit de 24 heures la décision du gouvernement Bouchard de porter en appel un fameux jugement de la Cour du Québec qui a ébranlé la politique linguistique de la province.La juge Danielle Côté a nié, il y a près d’un mois, la nécessité de la prédominance du français dans l’affichage et la publicité.Il s’agit de la fameuse affaire The Lyon and the Wallrus (ou encore La Lionne et le Morse) qu’a défendue avec brio Brent Tyler.The Lyon and the Wallrus, c’est le nom d’un commerce de l’Estrie qui s’affiche dans les deux langues et accorde à l’anglais et au français la même importance sur son enseigne.Dans cette affaire, la juge Côté a rendu un jugement favorable aux Entreprises W.F.H.limitée, accusées d’avoir enfreint les dispositions de l’article 58 de la Charte de la langue française pour avoir laissé la lionne, the wallrus, le morse et the lyon sur un pied d’égalité.Dans sa décision, Mme Côté a estimé que le gouvernement n’avait pas fait la preuve de la nécessité actuelle d’asseoir juridiquement la prédominance du français dans l’affichage.Jeudi, le gouvernement Bouchard a décidé de porter la cause en appel devant la Cour supérieure du Québec.La ministre de la Justice et procureure générale du Québec, Linda Goupil, a affirmé qu’elle avait trouvé «des erreurs» dans la décision de la juge Côté.Mme Goupil a souligné que la juge Côté ne pouvait pas écarter les conclusions de la Cour suprême du Canada portant sur la prédominance du français dans des jugements prononcés 11 ans plus tôt.Brent Tyler n’a pas manqué de souligner hier «l’ironie» de la démarche: un gouvernement souverainiste s’appuie sur des décisions de la plus haute cour du Canada.Flanqué de William Johnson et Keith Henderson, M.Tyler a par ailleurs présenté aux médias un nouveau cas de harcèlement par les inspecteurs de l’Office de la langue française à l’endroit d’un commerçant anglophone.Bill Papoutsis, plombier du boulevard Décarie, a été accusé et déclaré coupable d’avoir violé les articles 58 et 205 de la Charte de la langue française.Son camion présente les quatre mots suivants, à lettres égales: chauffage, heating, plomberie, plumbing.M.Papoutsis a écopé d’une amende de 500 $ (plus des frais de 164 $) après avoir omis de se présenter en cour.Il soutient pour sa part n’avoir jamais été avisé qu’il devait comparaître devant le tribunal.«Pourquoi me harcèlent-ils?», a demandé le plombier Bill, qui refuse mordicus de payer l’amende.Bill Johnson a repris le ballon en accusant «le Québec des ayatollahs» de revenir à la charge et d’entreten/V «une atmosphère d’intimidation pour brimer la liberté des citoyens et les empêcher de jouir de leurs droits».«Le gouvernement, pour maintenir le climat de répression vis-à-vis la langue anglaise, continue à porter des accusations, même s’ils sait très bien qu’en bout de piste, ces accusations pourront très probablement être déboutées par le tribunal.C’est la répression qui importe beaucoup plus que la justice», a ajouté le président d’Alliance Québec.De son côté, Keith Henderson a souligné que la paix linguistique n’existe pas au Québec.«Qui est radical?Qui est extrémiste?Est-ce un simple homme comme Bill ou un gouvernement qui refuse d’accepter les valeurs libérales occidentales?», a demandé M.Henderson.Les trois hommes ont enfin apporté leur soutien indéfectible au plombier Bill dont la bibliothèque, composée de livres de plomberie (des recueils portant les mentions Crane, Mitchell et Canadian Standard), avait été recouverte d’une copie circonstancielle de la Charte québécoise des droits et libertés pour la durée de la conférence de presse.C’est pour éviter que des citoyens comme Bill Papoutsis soient harcelés que l’Office de la langue française doit suspendre ses enquêtes, ont conclu MM.Tyler, Johnson et Henderson.Des mois sinon des années pourraient s'écouler avant que les tribunaux ne tranchent définitivement le litige en matière de langue d’affichage.La fameuse phrase n’aurait jamais été prononcée Le patron de la NTSB dénonce des «spéculations irresponsables» R El' IT R S Washington — La phrase attribuée à un membre d’équipage du vol 990 d’EgyptAir, qui semblait accréditer la thèse d’un suicide du copilote, n’a en fait jamais été prononcée dans la cabine de pilotage, a affirmé hier un responsable du gouvernement américain.Des propos qui renforcent la thèse égyptienne selon laquelle les autorités américaines ont réagi de manière intempestive pour fournir une explication à la catastrophe et qui ne manqueront pas de retarder le transfert de l’enquête au FBI.Après l'audition des boîtes noires de l’appareil qui s’est abîmé en mer le 31 octobre, les enquêteurs américains avaient déclaré qu’un copilote avait récité une formule religieuse («j’ai pris ma décision.Je place ma foi en Dieu») juste avant le désengagement du pilote automatique.Mais le responsable américain, qui a requis l’anonymat, a démenti qu’une telle phrase ait été dite et a expliqué qu'il s’agissait d’une «erreur involontaire» dont il ignorait l’origine.Il a toutefois estimé qu’il pourrait s’agir d’une erreur d’interprétation due à une traduction erronée de l’arabe.Il a précisé que la référence à Dieu avait été faite avant que le pilote automatique soit débranché et que l'avion amorce sa descente infernale.L’auteur de la phrase au centre de la polémique a été identifié comme étant le copilote, Gameel el-Battouti.Mais sa famille comme ses collègues ont catégoriquement réfuté l'hypothèse d’un suicide dû à des problèmes financiers ou au mauvais état de santé de sa fille.Cette thèse et les fuites dans les médias sur le contenu des conversations en vol, quelques minutes avant l’accident, dans lequel 217 personnes ont jx'ri, ont fortement irrité les Egyptiens.Le patron du Bureau national de la sécurité des transports aériens (NTSB), Jim 1 lall, a d’ailleurs critiqué la presse et les responsables gouvernementaux américains pour s’être livrés à des «spéculations irresponsables» sur les causes du drame.«Nous avons assisté ces derniers jours à un cyclone virtuel de spéculations sur le cours de l'enquête.Nous n’avons rendu publique aucune information sur ce que contient l'enregistreur de vol, a-t-il déclaré au cours d’une conférence de presse à propos du NTSB./a/ du mal à croire que des fonctionnaires responsables aient pu adopter une telle conduite.» C’est pourtant ce même Hall qui a le premier évoqué la possibilité d’un acte criminel en indiquant dès lundi que l’enquête pourrait être confiée au FBI.Il l’a répété hier au cours de sa conférence de presse en annonçant qu’il avait rencontré le directeur du FBI, Ixniis Freeh, «pour l’informer du fait que l’accident pourrait être le résultat d’un acte délibéré».Pressé de questions sur ce point, Hall a déclaré qu’il ne reniait pas les propos tenus à ce jour par le N'I'SB.Il avait lui-même déclaré mardi: «A ce jour, nous n’avons trouvé aucun indice qui nous permette de penser que l'accident ait pu être provoqué par des problèmes mécaniques ou météorologiques.» Au Caire, un responsable égyptien a affirmé hier que l’enquête ne serait pas transférée au FBI et donc traitée comme une affaire criminelle.Laurent Dubé Le chasseur de vent contes, fables et fariboles L*rW*ur ik v L’auteur a réuni les tableaux qui se bousculaient dans sa tète depuis plus de quarante ans.Dans cette gerbe de contes, de fables et de fariboles, on retrouve à la fols l’écho de son Bas-du-Fleuve natal, la sagesse du juge et le charme de l’île d’Orléans dont II est adoptif.SEPTENTRION www.septentrion.qc.ca Pierre CHASTELLAIN S.J.Traduction, introduction at notes par Joseph HOFBECK L’âme ôprlse du Christ Jésus une découuerte inattendue.788 pages -32,50$ 1 LES ÉDITIONS DE MINUIT En raison de circonstances indépendantes de sa volonté, Jean ROUAUD ne peut être présent au Salon du livre de Montréal.Ce n’est que partie remise.Faculté de l’aménagement Depuis le temps que vous faites La Faculté de l'aménagement vous ;.:T; ^ar>oplïe de (programmes aux cycle -.•Prieurs.La seule faculté universitaire au Québec, et même au Canada, à regrouper les cinq disciplines que sont l'architecture, le design industriel, l'architecture de paysage, l’urbanisme et le design d intérieur.Diplômes d’études supérieures Programmes a caractère professionnel Diplômes spécialisés (D.E.S.S.) • Montage et gestion de projets d'aménagement • Gestion urbaine pour les pays en développement Maîtrise en aménagement (M.Sc.A.) 1 Conception, modélisation et fabrication assistées par ordinateur • Conservation de l'environnement bâti • Montage et gestion de projets d'aménagements • Paysage Maîtrise en urbanisme (M.Urb.) • Environnement et cadre de vie • Habitat • Services urbains • Design urbain Programmes de recherche Maîtrise et doctorat en aménagement (M.Sc.A.et Ph.D.) • Planification et environnement • Histoire et théorie • Innovations technologiques et informatique • Habitat et cadre bâti Renseignements 514 543-2044 esfamen@ame.umontreal.ca www.umontreal.ca Université de Montréal T CLICHÉ RÉPÉTÉ À ÉCLAIRAGE DIFFÉRENT EN RAISON DU TEXTE MAL IMPRIMÉ A1C O de dire oui Gros preneurs P’tits donneurs LES ACTUALITÉS Un séminaire international tente d’établir des règles de droit claires et efficaces Il y a génocides et crimes contre Phumanité L’emploi à trop de sauces diverses du mot génocide a fini par semer une confusion certaine dans les esprits.D’où l’extrême complexité, pour les juristes notamment, d’établir des règles de droit claires et efficaces.SERGE TRUFFAUT LE DEVOIR Le séminaire international sur le génocide qui se tient ces jours-ci à Montréal a permis d’apprendre, voire de confirmer, qu’il y avait lieu d’établir une distinction entre crimes contre l’humanité et génocide.Et ce, dans le but de fournir éventuellement aux juristes un arsenal juridique plus adéquat.Sénateur belge et ex-secrétaire général de Médecins sans frontières, Alain Destexhe a indiqué au cours d’un entretien que l’usage trop abondant du mot génocide avait débouché, en quelque sorte, sur une banalisation du mot, de sa signification, de sa portée.Ce faisant, il est plus difficile de lier une définition juridique du génocide à sa réalité historique.Fort de ses années passées à œuvrer dans l’humanitaire, M.Destexhe a rappelé que le XX' siècle aura été traversé par trois génocides.Dans l’ordre chronologique, il s’agit du génocide arménien, du génocide juif et du génocide rwandais.Les drames constatés au Kosovo et en Tchétchénie ne doivent pas se conjuguer avec génocide mais bien avec crimes contre l’humanité.À tort et à travers «On ne doit pas oublier que, trois fois dans l’histoire, on a voulu éliminer un peuple de la surface de la Terre.Dans les trois cas, on a massacré systématiquement des femmes et des enfants afin d’empêclier la reproduction du groupe.» En utilisant le mot génocide «à tort et à travers, comme l’a fait par exemple Viviane Forrester dans son livre L’Horreur économique à propos du chômage, on banalise.» Par conséquent, «il perd sa charge symbolique.Parler de génocide à propos du Kosovo et de la Bosnie n’est pas approprié.Les Serbes voulaient l’expulsion des Albanais.Le but politique était de les expulser pour que la terre soit serbe.S’ils s’attaquaient à tout le monde et surtout aux hommes, les Serbes n’ont pas tué les femmes et les enfants systématiquement comme on l’a vu au Rwanda.De la même façon, on ne peut pas dire qu’il y a eu génocide au Timor oriental».REUTERS Un avocat de la défense conseille ses clients, trois Hutus accusés d’avoir pris part au génocide des Tutsis, en 1994.À certains égards, le professeur William A.Schabas a fait largement écho aux propos d’Alain Destexhe en appelant à l’établissement de mécanismes qui obligeraient les États membres de l’ONU à mieux assumer leurs devoirs sur le front de la prévention du génocide.En l’état actuel du droit, la convention pour la prévention et la répression du crime de génocide est concentrée ou axée sur la répression.Selon M.Schabas, «en matière de prévention, la convention est silencieuse, il y a là une énigme».Tant et aussi longtemps qu’on n’aura pas intégré, dans la convention sur le génocide, un chapitre afférent à la prévention, un chapitre comprenant notamment une définition plus claire du génocide, les États membres resteront aussi indifférents qu’ils le sont présentement.«Si les États, a souligné M.Schabas, voient que la définition est trop large, on n’obtiendra jamais de ces États le fait qu’il y ait lieu de prévenir le génocide.» Dans l’article III de la convention, il est stipulé que les actes suivants seront punis: le génocide: l’entente en vue de commettre le génocide; l’incitation directe et publique à commettre le génocide: la complicité dans le génocide.De fait, au sens de la common law, le complot formé en vue de réaliser un génocide peut être puni avant que celui-ci soit physiquement effectué.Une marge de manœuvre aux criminels Cela étant, l’ambiguïté de la convention en la matière accorde, si l’on peut dire, une marge de manœuvre aux criminels.Tel est du moins l’observation formulée par Pierre Prosper, conseiller spécial en matière de crimes çle guerre au sein du département d’État américain.M.Prosper a également été procureur au Tribunal pénal international.Selon M.Prosper, l’histoire des génocides est si documentée que l’on sait qu’il s’agit d’un crime en évolution.La dimension physique du génocide est toujours précédée dç signes qui l’annoncent.Cela corn}-mence toujours par la suppressioû du droit d’expression et de la liberté de la presse, à laquelle succède 4 propagande qui «consiste à effectuer un lavage de cerveaux consistant ni plus ni moins à faire croire aux gens que si tel groupe ethnique ou religieux n’est pas anéanti, ces derniers nouî supprimeront».L’ambiguïté de la convention misé à part, le professeur Schabas a rappelé, en substance, que tout cela étçdt lié aux intérêts géopolitiques des États.«Dans le cas du Rwanda, on a parlé de cordon sanitaire mais pas de génocide, alors qu’on l’a fait dans le cas du Kosô-vo.On était moins gêné d’en parler parce qu’on souhaitait intervenir poux justifier le droit d’intervention.» Pour l’heure, il est clair que lefe États membres de l’ONU n’ont pa?encore tiré les leçons du génocide rwandais.Organisé par le Centre Lester-Bf Pearson pour la formation et le maiif tien de la paix, ce colloque se poursuit aujourd’hui.Au programme: «Lés causes des génocides contemporains et la mise en œuvre de la convention en droit interne.» Huit experts et universitaires de différentes parties du globe traiteront de ces sujets.*9* Ça fait 10 ans qu’il n’y a pas eu de vraie négociation dans le secteur public.10 années pendant lesquelles les réformes et les compressions ont fait reculer l’emploi, les conditions de travail et le pouvoir d’achat des travailleuses et travailleurs du secteur public.Il est temps que le gouvernement redonne dignité, respect et conditions de travail à ses salariés et qu’il investisse dans leur savoir-faire pour que la population retrouve des services pour lesquels elle paye.Il est temps que les négociations portent sur l’avenir de celles et ceux qui travaillent à la qualité de vie de la population.Il est temps que le secteur public redevienne l’outil de la qualité de vie de la population.À l’avenir.On fie peut pas dire flOfl. jl I ; Bruny Surin veut être le plus rapide, sur piste comme sur Internet.C’est pourquoi il surfe avec le câble Vidéotron.Rvec sa connexion permanente, l’accès à la toile est instantané en tout temps.La ligne téléphonique est libérée, donc plus besoin d’une deuxième ligne pour recevoir vos 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Maison nationale des Patriotes est établie dans une maison de pierre datant de 1804, la maison Jean-Baptiste Masse, un marchand-patriote qui prit les armes en 1837.La maison Masse a été classée monument historique en 1977 par le ministre de la Culture, Louis O’Neill, qui en a autorisé l’achat auprès de la coopérative agricole de Saint-Denis; on «La Maison *'a transformée en centre d’interprétation de l’histoire en 1984.Onil Perdes rier a présidé à ces négociations.Etaient impliqués le Comité des Patriotes, on Patriotes de 1837-38, la Société d’histoire des Riches-Lieux et la SSJB de dirait qu’il y Montréal.Ces trois organismes ont mis sur pied ce centre d’interpréta-a des gens tion de l’histoire et ont été exclus du .conseil lors de l’assemblée annuelle, qui veulent la Maison des Patriotes, on dirait ‘cnnar FHp a 9u’*l y a des gens qui veulent la saper.adpei.nue a £//e a ^ vofée aux nationalistes», dit été volée aux °™1 Perrien .- , Pour sa part, le directeur regional nationalistes.» du ministère de la Culture, Pierre Aubry, examine le dossier mais insiste sur le fait qu’il n’y a pas de pro-¦ blême financier comme au Musée des arts populaires de ' Trois-Rivières.Il s’agit plutôt de considérer la façon de diriger une société sans but lucratif.«Il y a peut-être lieu J d’amender certains règlements pour permettre aux membres de s’exprimer.On fait affaire à des sociétés, dans , ce cas», dit-il.I ; Jean Bissonnette, l’attaché politique du député de Ver-chères, Bernard Landry, précise que la Maison nationale des Patriotes reste un centre d’interprétation qui vise £ à faire comprendre les événements de 1837-38.«De quel droit le ministère de la Culture peut-il mettre une société privée en tutelle?», se demande-t-il., Bien sûr, la SODEQ verse une subvention de fonctionnement de 67 000 $ et doit tenir compte du rayonnement de la Maison nationale des Patriotes.«Nous sommes sur i le point de faire des propositions finales», fait-il savoir.I Jean Lebel, président de la Société d’histoire de jLongueuil, juge que «c’était absolument antidémocratique, comme procédé, ce qui s’est passé à la dernière 'assemblée annuelle».Il précise: «C’était une assemblée pù on n’avait pas le droit de modifier quoi que ce soit à ]f’ordre du jour; d’ailleurs, on n’a pas adopté l’ordre du jour.De nouveaux membres ont été admis pendant l’année mais l’assemblée n’a pas été appelée à confirmer ces membres.» Les membres de ces sociétés ont en effet pris le contrôle du conseil et effacé des organismes membres précédents du conseil.«C’est invraisemblable.On ne sait piême pas s’il y avait le quorum dans la salle.Les décisions du président étaient contestées mais il y a eu des tours de passe-passe.» * Récemment, une assemblée spéciale a été demandée par quatre délégués mais le conseil n’a pas donné suite.Et depuis l’assemblée générale, deux des sept nouveaux membres du conseil ont démissionné.; Marcel Henry représentait la Société Saint-Jean-Bap-tiste de Montréal.Lui aussi a eu des difficultés.«On a refusé ma candidature sous prétexte que je n’avais pas l’appui de deux délégués.L’un de mes appuis n’était plus délégué, soi-disant.» Le président, Pierre Morin, n’a pas rappelé Le Devoir.Des questions dérangeantes Le film Main basse sur les gènes, de l’ONF, risque de faire des vagues dans le chaud débat sur les OGM Pour une deuxième fois en moins d’un an, après L’Erreur boréale, un film pose des questions éthiques, sociales et politiques dérangeantes pour lancer un débat de fond dans un domaine où les grosses machines médiatiques assurent une couverture minimaliste.Exactement comme le souhaitent d’ailleurs les fabricants d’«aliments mutants», ciblés par Main basse sur les gènes.LOUIS-GILLES FRANCŒUR LE DEVOIR Lorsque Karl Parent, réalisateur à Radio-Canada, s’est lancé avec Louise Vandelac, chercheuse en santé environnementale et en éthique de la reproduction et porte-parole de la coalition Eau-Secours, dans l’aventure de ce film de l’ONF, il y a deux ans, le débat sur les aliments transgéniques faisait rage en Europe.Au moment où la Suisse tenait, en 1998, un référendum sur l’interdiction et l’étiquetage obligatoire des aliments «Frankenstein», la plupart des médias du Québec, du Canada et de l’Amérique en général appliquaient à la question la politique de l’omerta.La dizaine de multinationales, souvent celles à l’origine des principaux contaminants chimiques qui polluent la planète depuis 50 ans, faisaient ainsi passer de 1996 à 1998, dans la quiétude politique la plus totale, avec des aliments transgéniques, les surfaces cultivées de quelqqes milliers à plus de 28 millions d’hectares, dont 74 % aux-Etats-Unis et 10 % au Canada.Le film de Karl Parent et Louise Vandelac, produit par l’ONF, ne lancera pas le débat au Canada sur cette question au moment de sa sortie, dans deux semaines, parce que quelques médias ont commencé à s’intéresser au dossier depuis quelques mois.Mais le film de Parent-Vandelac porte ici le débat au niveau où il se pose en Europe avec une brochette de penseurs et chercheurs de premier plan, comme l'économiste Jeremy Rifkin, Ricardo Petrella, le généticien Axel Khan et celui qu’on devrait appeler le père de la bombe transgénique, le biochimiste britannique Arpad Pusztai lui-même.Avec cette brochette de tout premier plan, le film pose avec rigueur la question dérangeante: sommes-nous en train d’assister à une appropriation du capital génétique et scientifique et au contrôle planétaire de l’alimentation par de gigantesques intérêts privés?Ricardo Petrella va plus loin encore dans la conclusion de ce film, qui ouvrira le Festival du film scientifique au Musée de la civilisation de Québec, le 2 décembre.Après avoir affirmé que les citoyens et les scientifiques, jusqu’ici sous-informés, muselés ou victimes volontaires d’autocensure, peuvent «changer les choses» dans ce dossier, Petrella ajoute qu’il est impérieux de le faire, que c’est un devoir de «civisme» élémentaire.«Sinon, dit-il, nous deviendrons complices, connue intellectuels et scientifiques, de cette prise en main du pouvoir de la vie, de l’eau, des gènes et des semences.Et c’est ainsi qu’on aura confisqué la vie aux gens, qu’on aura confisqué la citoyenneté, et c’est aussi ainsi qu’on aura confisqué la vie» elle-même.Discours alarmiste ou question fondamentale et dérangeante que chercheurs, médias et gouvernements veulent éviter?Le généticien français Axel Khan voit dans la transformation des multinationales de la chimie et de la pharmacologie en semenciers internationaux une nouvelle poussée des grandes puissances vers un contrôle aux formes inédites des grandes richesses planétaires, semblables aux ONF Le film de l’ONF portera le débat sur les OGM au niveau où il se pose en Europe.guerres qu’elles se sont livrées dans le passé pour s’approprier pétrole, métaux et eau.Avec cette différence que la lutte se fait maintenant par multinationales interposées.La question est d’autant plus fondamentale, estime l’économiste Jeremy Rifkin, de la Foundation on Economies Trends de Washington, que «ceux qui contrôleront les gènes contrôlent le XXI' siècle», un siècle qui, ajoute-t-il, verra disparaître les cultures à ciel ouvert au profit de nouvelles productions industrielles grâce à la nouvelle vogue transgénique, dans laquelle les agriculteurs donnent tête baissée.Déjà, la science de la transgénèse pose un problème d’éthique fondamental à l’humanité en laissant des intérêts privés libérer dans l’environnement des organismes vivants qui transgressent les frontières millénaires entre les espèces.Sans évaluation des impacts de ces pratiques.En quatre ans, des centaines de nouvelles formes de vie ont ainsi sauté la frontière que l’évolution avait mis quatre milliards d’années à sculpter, un pari qui postule qu’il n’y aura pas ou peu d’impacts sur la vie et les vivants.Les multinationales qui ont introduit dans l’environnement le DDT, les BPC et autres merveilles similaires sans évaluation préalable de leurs impacts ont en moins de quatre ans introduit les aliments «Frankenstein» dans 95 % des produits alimentaires industriels vendus en Amérique.Le biologiste français Arnaud Apoteker estime, dans Main basse sur les gènes, qu’une «poignée de multinationales font une expérience sanitaire et épidémiologique sur l’espèce humaine à grande échelle» sans que les pouvoirs publics ne s’interposent au nom de l’intérêt public et du patrimoine génétique.En Amérique, on se demande avant d’homologuer un nouvel aliment transgénique s’il est dangereux.Le biochimiste Arpad Pusztai, de l’Institut Rowell en Angleterre, a décidé, lui, de poser le problème autrement: ces aliments sont-ils sécuritaires?Voilà qui est plus difficile à établir et exige beaucoup plus qu’une analyse des conséquences catastrophiques.«Nous pensions, dit-il dans le film, qu’il valait mieux avoir une certitude que de présumer qu’il n’y avait pas de problème.» Il est le premier à avoir élaboré — avec les 3,5 millions de dollars d’une multinationale du transgénique — une grille d’évaluation scientifique pour tester non pas le danger mais l’innocuité d’une pomme de terre dont la feuille est mortelle pour les «bêtes à patates».Après dix jours d’ingestion de cette patate transgénique, ses 125 rats affi-i chaient des dérèglements du système immunitaire, des* stimulations anormales du pancréas, de l’intestin, de lu, prostate, des testicules, des atrophies du foie et du dévej-j loppement du cerveau.C’est comme si les voyants jaunes et rouges se mettaient à clignoter furieusement et éii* même temps dans le cockpit d’un avion en plein vol maisi qu’on postulait que tout va bien puisque les moteurs continuent de tourner.Même en vérifiant le problème par lé mauvais bout en Amérique, estime le film, les gouvernements continuent de se fier uniquement aux chiffres et aux méthodes d’évaluation des compagnies, sans jamais divulguer leurs données, secret commercial oblige.On connaît la suite.Pusztai et son épouse ont été congédiés après divulgation des résultats de cette recherche, ce qui a lancé un débat qui a mobilisé toute la communauté scientifique et politique européenne.Main basse sur les gènes pose par ailleurs toute la question de l’appropriation du savoir et du capital semencier.Les semences «Terminator», de Monsanto, ne sont qu’une partie du problème.Modifiées génétiquement pour ne pas' se reproduire, ces semences étaient surveillées dans lés champs par l’agence Pinkerton pour que les fermiers ne-les engrangent pas ou se les échangent.Plus de 450 poütb suites ont été intentées contre les fermiers avant que Monsanto ne se résigne à les retirer récemment du marché devant le tollé planétaire suscité par ce contrôle abusif sûr l’aümentation de pays entiers.Mais il y a pire.Il y a 20 ans, il était impossible de monopoliser le vivartt.Rifkin explique dans le film de Parent et Vandelac qu’on accordait autrefois aux chimistes un brevet sur le processus qui les avait conduits à découvrir, par exemple, un élément du tableau périodique.Mais on ne leur accordait pas un brevet sur cet élément, qui devenait partie du patrimoine scientifique planétaire.Mais c’est pourtant ce qu’on fait maintenant avec les brevets accordés en Occident sur les aliments, bactéries et animaux mutants conçus par ordinateur.Jean-Pierre Berlan, agronome et économiste de l’Institut national de la recherche agronomique, estime pour sa part qu’avec cette nouvelle jurisprudence, «on est en train d’empêcher le Soleil de briller pour pennettre aux marchands de chandelles génétiques de nous les vendre».Un milliard et demi de personnes dépendent pourtant des semences capables de se reproduire: peut-on laisser des compagnies accaparer non plus des techniques mais des connaissances au point d’empêcher la génétique ordinaire de progresser?Peut-on laisser ces multinationales libérer dans l’environnement des gènes de résistance à des herbicides mondialement utiles, comme le BT, qui risquent d’engendrer des familles d’insectes contre lesquels les fermiers seront impuissants dans les cultures ordinaires?Peut-on laisser des résistances génétiques aux herbicides se transférer à des espèces concurrentes, ce qui exigera la mise au point de nouveaux herbicides encore plus puissants et plus dangereux pour l’environnement?Peut-on laisser les gens manger des plantes contenant des insecticides génétiques, ou leurs sous-produits, sous prétexte que cette propriété réduit l’usage de pesticides dans les champs?«La science s’est livrée au veau d’or, qui a donné lieu aux vaches folles», conclut Jeremy Rifkin de façon lapidaire alors que Berlan parle d’un «hold-up sur le vivant» à propos de ce que les multinationales voudraient bien confiner à une lutte manichéenne entre les pour et les contre du progrès.Le CPQ réclame l’autonomie pour Emploi-Québec PRESSE CANADIENNE Québec — Pour qu’il puisse jouer son rôle d’animateur du marché du travail, Emploi-Québec doit devenir un organisme autonome comme la Commission de la santé et de la sécurité au travail.Selon le CPCJ, les problèmes d’Emploi-Québec sont dus à l’administration bicéphale qui le place sous l’égide des ministères du Travail et de la Solidarité sociale.L’un est responsable de l’emploi, l’autre de l’aide sociale.Emploi-Québec a aussi des partenaires: des associations d’employeurs, les grandes centrales syndicales, des organismes communautaires et des organismes de formation issus du secteur de l’éducation.Ils siègent à un comité consultatif et conseillent la direction ministérielle d’Emploi-Qué-bec.C’est ce que l’on appelle de la «gestion paritaire».«Cer- tain paient le système, d’autres en dépendent, ils en tirent des subventions, leurs intérêts ne sont évidemment pas les mêmes.«Sur le plan administrate, sur le plan de l’efficacité, ça n’a pas d’allure», a indiqué à la Presse canadienne le président du CPQ, Gilles Taülon.D a suggéré aux caucus péquiste et libéral, à l’Assemblée nationale cette semaine, de revoir le modèle d’Emploi-Québec.Grosso modo, le CPQ veut qu’Emploi-Québec relève exclusivement du ministère du Travail, comme la CSST.Il propose qu’Emploi-Québec transfère les programmes de réinsertion des assistés sociaux sur le marché du travail — et l’enveloppe de 200 millions qui va avec — au ministère de la Solidarité sociale duquel ils relèvent.«Ça devrait sortir de la gestion paritaire», soutient M.Taillon.Emploi-Québec aurait à gérer les 500 millions tirés de la caisse d’assurance-emploi pour les programmes de retour à l’emploi que financent les employeurs et les travailleurs.La ministre du Travail, Diane Lemieux, qui peine depuis des mois à «recentrer» les activités d’Emploi-Québec aurait été «ébranlée» par cette suggestion du Conseil du patronat qu’elle a rejetée sur-le-champ.«Emploi-Québec est fondé sur le partenariat.Le CPQ veut exclure des partenaires comme les organismes communautaires, les gens de l’éducation.C’est tout à fait exclu», a-t-elle fait savoir, hier.Le critique libéral Pierre Marsan trouve que la proposition du CPQ eit «une bonne piste de solution» mais hésite à l’appuyer formellement parce qu’elle est floue quant au soutien à donner aux organismes communautaires.Pour le CPQ, la concentration des activités d’Emploi-Québec a un autre mérite: des économies d’échelle de 20 millions.NurJiete/'t& Game - < Somefte Éç/ff ((jenefas rffùjnon ^ r ffoi/ewie Ga/'tes f/tt/tems Ja/o - t/e-Jb/oto* f/’/umr.'i - • ftrÿ/o.'i - i/tèfijerfoirejs (é/éfi>/ofiù/ud'objet de droit à celui de sujet de droit».Avocat de profession et président de la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse du Québec, Claude Filion considère qu’il s’agit d’un changement de cap majeur qui s’est opéré il y a une vingtaine d’années.L’enfant objet subit les conséquences de droits exercés sur lui par d'autres personnes, tels les droits parentaux, de garde, de visite, etc.«Le virage de 1979 a produit l'effet que l’enfant devenu sujet de droit est en mesure d’activer et de mettre en œuvre des droits qui lui sont propres», dit le président.Cette nouvelle réalité s’est manifestée principalement à deux niveaux, soit à celui du code civil et à celui de la loi sur la protection de la jeunesse.Sur le plan civil, dans les dossiers matrimoniaux ou familiaux, l’enfant n’avait à peu près pas voix au chapitre alors que maintenant il peut faire valoir ses propres droits; dans certains cas, un avocat lui est assigné pour lui porter assistance juridique.En matière spécifique de protection de la jeunesse, le Québec a bâti un miivers de règles juridiques à l’intérieur duquel l’enfant est en mesure de se mouvoir.Dans cette perspective, le président fait valoir, non sans réserve, le constat suivant: «On s’est doté non seulement d’un univers, mais aussi d'un système, d'une organisation qui nous est propre.De telle sorte qu’il est possible d'affirmer que le Québec figure dans le peloton de tête quant aux droits des enfants, tout au moins en terme théorique.» Aborder en amont les problèmes de façon globale Au Québec, depuis 1996, les droits de la personne et de la jeunesse ont été regroupés au sein d'un seul organisme, la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse.La Commission est chargée de promouvoir le respect des droits des enfants à l’intérieur de la loi sur la protection de la jeunesse.Maître Filion a sa définition du système mis en place pour protéger les jeunes: «En fait.l'État a le pouvoir d’intervenir dans un milieu familial et.dans certains cas, il possède le pouvoir de retirer un enfant de son milieu.C'est une intrusion extrêmement sérieuse et grave du gouvernement dans la vie privée des citoyens.Retirer un enfant de son environnement familial représente un geste qui est lourd de conséquences, tout comme le contraire peut être vrai.Une fiais soustrait à son milieu de vie naturel, l’enfant doit de plus être en mesure de recevoir des services adéquats.» Par conséquent, la Commission, dans un tel contexte de liberté individuelle en péril, agit comme rempart pour la sauvegarde des droits des jeiuies.Dans les faits, la Commission procède à des enquêtes pour rencontrer les objectifs de ses mandats.Depuis quelques aimées, cet organisme public a dirigé des études systémiques, publié des rapports et identifié des solutions dans des dossiers explosifs qui ont affecté des régions entières, comme celles de Québec, des Laurentides, de la Montérégie et de Lanaudière.Tout en continuant d'accueillir des plaintes individuelles, la Commission préfère situer ses interventions en amont afin de corriger les lacunes de tout le système, explique le président.Ainsi en est-il pour le virage/milieu amorcé dans les années 90.A ce sujet la position de Claude Filion est claire: «Dans une étude généralisée qui était fondée sur une approche critique globale, nous en sommes arrivés à la conclusion que le virage/milieu était rempli de bon sens en autant que les ressources soient disponibles et suffisantes sur le tenain pour ré- pondre aux besoins réels, plus particuliè-rement dans les écoles et dans les CLSC.Inutile de se faire croire comme société que ilans les écoles il est toujours possible de s'occuper aussi adéquatement des enfants.alors que d'un autre côté le gouvernement a coupé de façon importante dans le personnel non enseignant.» Une complémentarité obligatoire Le président insiste et met en relief une des lacunes importantes du système de protection de la jeunesse.11 dénonce avec vigueur l’absence de complémentarité avec le pendant naturel des services sociaux que l’école serait naturellement et normalement en mesure d’assumer.Au Québec, 95 % des jeimes n’ont pas besoin d’aide et fonctionne normalement à l’intérieur du noyau familial.Autour d’un mince 5 % des enfants ont besoin d'aide.Pour cette faible proportion de jeunes en panne, il appartient en premier lieu que les ministères et les CLSC apportent aux familles les outils nécessaires pour redresser la situation et maintenir autant que possible les enfants dans leur milieu.Dans un deuxième temps, une fois ce premier cercle familial dépassé, tous les enfants québécois présentent une caractéristique commune, soit celle de la fréquentation scolaire, puisqu’au Québec l’instruction est obligatoire de l’âge de 5 à 16 ans.Maître Filion lance un cri d'alarme: «Pourquoi se casser la tête pour aller chercher les jeunes à droite et à gauche pour leur prodiguer de l'aide, quand il est possible à l’école de leur fournir sur place le soutien utile?Or, il est incroyable de constater à quel point nous nous sommes tirés dans le pied comme société en réduisant le personnel non enseignant dans les écoles et en procédant aux compressions budgétaires qui ont eu lieu dans les sendees non éducatifs.» Selon lui, plutôt que de couper dans ce type de service, il faudrait au contraire rechercher leur complémentarité pour atteindre l’enrichissement du capital humain et économique que la jeunesse sera éventuellement en mesure d'apporter à la société de demain.Le président prône aussi un rapprochement entre services sociaux et de santé afin de mieux dispenser les soins appropriés aux jeunes qui souffrent de troubles physiques ou psychiques.En guise de conclusion, Claude Filion ajoute qu’il est délicat et difficile de sinuer à travers la problématique complexe de la protection de la jeunesse.«C'est de l'humain qui travaille sur de l'humain», dit-il.Il n’en demeure pas moins que le respect du droit de l’enfant repose sur une façon d’agir dans son intérêt.Respect et intérêt ne doivent pas venir en opposition.«Quand on parle de jeunes qui ont besoin de protection, il s'agit le plus souvent de personnes qui sont sans voix et qui sont les plus démunies de notre société.Si l’État veut s’en occuper, une approche que favorise la Commission, qu’il le fasse, mais qu’il continue à le faire d'une façon décente.» Droit de la famille & Droit international privé litige Sonia Heyeur AVOCATE Spécialité: enlèvements d'enfants 296, me Saint-Paul Ouest, Bureau 200 Montréal (Québec) Canada H2Y 2A3 Téléphone : 514-284-5618 Télécopieur : 514-847-îl 21 sonia.heyeur@soniaheyeur-avocate.qcca / Quand le monde devient un ami! V k « Mond’Ami Organisme d’éducation à l’ouverture sur le monde et à l’engagement solidaire pour les jeunes de 5 à 12 ans.Outils d’animation divers incluant une trousse d’animation sur les droits de l'enfant 514-341-5133 www.mondami.org .en Asie, en Afrique, en Europe de l’Est, dans les Amériques, le CECI s'associe à des partenaires locaux dans leur lutte contre la pauvreté, leur combat pour le respect des droits humains et leurs efforts pour assurer un développement durable et équitable.Cc> Commission des droits de la personne WÊÊÈ.et des droits de la jeunesse , fe Québec : 5 'iSf Siège social : 180, rue Ste-Catherine Est Montréal (Québec) H2X 1K9 Tél.: (514) 875-9911 Télec.: (514) 875-6469 Courriel : infoceci.ca site internet : www.ceci.ca #ri°E C0Ofl.Bureau de Québec : 160, rue St-Joseph Est Quebec (Québec) G1K 3A7 Tél.: (418) 523-6552 Télec.: (418) 523 Courriel : quebec@ceci.i CECI ] Les droits et libertés au centre de notre citoyenneté Présente dans toutes les régions : Chicoutimi • Hull • Longueuil • Montréal Québec • Riniouski • Saint-Jérôme • Sept-îles Sherbrooke • Trois-Rivières «Val d’Or (514) 873-5146 • 1 800 361-6477 www.cdpdj.qc.ca y a O Z} < CD Zi CT o' Zi 5’ CT CD “3 3 CD CT o' Zi 91 CD —i CD_ CD CT nsablc à la clientèle).Hélène Gervais, Evelyne labonté (responsable à la promotion des abonnements).Monique L'Heureux, Lise Lachapelle, Rachelle Leclerc.L'ADMINISTRATION Nicole Carmel (responsable des services comptables).Jeanne-d'Arc Houde (secrétaire à la direction) : Céline Furoy.Patrick Inkel (controleur), Ghislaine Lafleur.Claudette Béliveau (secrétaire administrative), Nathalie Perrier.Danielle Ponton, Danielle Ross.IA FONDATION DU DEVOIR Roger Boisvert (vice-président execute et directeur général).f A 18 LE DEVOIR.LES SA M EDI 20 ET DI M A N C IIE 21 X 0 V E M B R E 1 il !» 9 LE DEVOIR ACTUALITES L'horaire détaillé de la Chaîne culturelle radio chaîne culturelle Radio
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