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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


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  • Montréal :Le devoir,1910-
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Cahier A
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  • Journaux
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quotidien
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Références

Le devoir, 1999-10-05, Collections de BAnQ.

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?FONDÉ EN 1910 ?— M A l< I) I T (I I! R h ) !) !( DEVOIR MONTREAL UN CLUB MED AU CENTRE-VILLE DE MONTRÉAL PAGE A 5 ECONOMIE SEARS ACHÈTE CINQ AUTRES MAGASINS EATON PAGE B 1 LES ACTUALITES URGENCES: DES SOLUTIONS AVANT L’HIVER PAGE A 3 PERSPECTIVES Le calcul conservateur Les conservateurs de Joe Clark ont tourné le dos au projet d’Alternative unie sans pour autant résoudre le problème du fractionnement du vote d’opposition aux libéraux.Malgré tout, ils ont fait preuve d’un certain réalisme en prenant cette décision.Un plus un ne fait pas toujours deux en politique.yi 1 est encore trop tôt pour décréter la mort de l’Alternative unie, ce projet de front commun antilibéral prôné par le chef réformiste Preston Manning.En rejetant toute coopération avec le Reform au niveau local, les conservateurs lui ont toutefois assené un coup décisif.On savait la fusion des deux partis exclue.On sait maintenant qu'il n’y aura pas de candidats communs.A moins de se livrer à un maraudage sur le terrain, ce qu’ils n’écartent pas, les promoteurs de l’Alternative unie doivent se rabattre sur leur projet de nouveau parti, une entreprise difficile à deux ans des élections et qui présente le danger de multiplier davantage les partis de droite au lieu d’en réduire le nombre.Le refus obstiné des conservateurs est compréhensible.Rien ne garantit en effet qu’un électeur conservateur modéré acceptera d’appuyer un candidat commun qui se révélerait être réformiste.Ou même qu’il votera pour le candidat conservateur sachant que cela peut conduire à l'élection d’un gouvernement de coalition dominé par les réformistes.A l’inverse, rien ne garan-tit que tous les électeurs réformistes accepteraient d’élire des conservateurs.Les données de l’équation changent d’une région à l’autre.Dans l’Ouest, par exemple, le Reform n’a pas attiré que des conservateurs.Des néo-démocrates l’ont appuyé.L'idée peut paraître incongrue mais c’est ignorer certaines caractéristiques importantes de la culture politique de cette région: le populisme, le vote de protestation, un fort sentiment d’aliénation et une antipathie contre l’establishment du Canada central.Sur la scène fédérale, le NPD et le PC y ont longtemps fait écho, l’un à gauche, l’autre à droite.Le vent a tourné sous le gouvernement Mulroney et, surtout, à la suite de l’Accord de Charlottetown.Le NPD l'a appuyé alors que le Reform s’en est servi comme tremplin, s’y opposant en prétendant que les préoccupations de l’Ouest avaient été ignorées.Qu’ils soient de gauche ou de droite, bon nombre d'électeurs ont manifesté leur colère en votant réformiste.Le NPD et le PC ont été décimés.Ce que cela montre, c’est que même la disparition du Reform au profit d'un nouveau parti moins régiona-liste, délesté de ses éléments les plus extrêmes, mais de droite ne signifierait pas qu’il traînerait avec lui tous ses votes.Le NPD ferait des gains.Le PC a, pour sa part, plus à gagner à attendre que les réformistes modérés se lassent de protester que d’offrir une planche de salut au Reform.Au Québec, toute participation conservatrice à l’Alternative unie, peu importe ses contours, aurait signé la mort du PC.En l'écartant, il s’est défait d’un boulet, sans plus, car il y est à la merci de ce que feront Lucien Bouchard et Jean Chrétien et de l’évolution des relations entre le Bloc et le Parti québécois, admet d’ailleurs le député André Ba-chand.Joe Clark le dit.11 ne fera de percée au Québec que s’il peut prouver qu’il peut former le gouvernement.Plusieurs délégués du Québec posent le problème plus crûment.A moins de changements majeurs, les Québécois continueront, entre deux partis d’opposition, à choisir le Bloc.L’Alternative unie est en somme un enjeu ontarien.C’est là que la division du vote entre réformistes et conservateurs permet aux libéraux de se maintenir au pouvoir depuis 1993.Mais penser battre les libéraux en amalgamant les deux électorats est jugé simpliste par les conservateurs.Selon leur examen des résultats de l’élection provinciale de 1999, Mike Harris a arraché plus de votes dans la couronne torontoise, la fameuse région 905, que les conservateurs et les réformistes réunis, en 1997.Bref, des libéraux fédéraux ont voté pour lui.Le PC veut aller les chercher.Il veut aussi recruter des réformistes mais pas tous.U's clientèles des deux partis ne sont pas nécessairement interchangeables.Elles reflètent largement les deux grands courants de la tradition conservatrice ontarienne, à savoir les Red Tories, en général plus progres- VOIR PAGE A 8: CALCUL Le PC a plus à gagner à attendre que les réformistes modérés se lassent de protester Ma il o il C o r ne II i c r ?M E Montréal Ciel variable.Risque de gel.Max: 12 Min: 2 T E 0 Québec Ciel variable.Max: 9 Min: 1 Détails, page 15 7 I N I) K X H 7 Le monde.15 4 .15 3 Ix‘s sports.B G -s Annonces.Bourse Avis publics.B 2 Culture.B 8 Économie Editorial.Mots croisés.B 7 Politique.A 5 Télévision.B 7 .B 1 .Ati www.lcdevoir.com « On ne peut pas s’engager à geler les taxes » Montréal jongle avec un manque à gagner de 72 millions pour le budget 2000 KATHLEEN LÉVESQUE LE DEVOIR La Ville de Montréal fait face à un casse-tête de plus de 72 millions pour la préparation du budget 2000.Et contrairement à l'orientation politique des cinq dernières minées, rien ne garantit aux contribuables que leur compte de taxes n’augmentera pas.«On ne peut pas s'engager à geler les taxes.On ne peut pas savoir tant qu’on n’a pas fait le tour de tous les services.C’est la contrainte la plus importante avec laquelle nous avons à composer», a déclaré hier au Devoir Jean Fortier, président du comité exécutif de Montréal.Le gel des taxes demeure tout de même un objectif, souligne M.Fortier, d'autant que «la capacité des Montréalais à accepter des taxes supplémentaires est à peu près nulle».Dans ce contexte, l’élimination de la surtaxe sur les immeubles non résidentiels, ce que Pierre Bourque promet depuis 1994, risque d’être hypothéquée.Ce déséquilibre de 72 millions est issu à hauteur de 47 millions de la facture que Québec enverra faute d’avoir mis en place la réforme de la fiscalité promise.Pour l’ensemble des municipalités de la province, le délestage totalisera 375 millions pour une troisième année.Des négociations avec l’Union des municipalités du Québec lais- V01R PAGE A 8: TAXES TJ I J REUTERS LE JUGE en chef de la Cour suprême du Canada, Antonio Lamer a, hier, officiellement reçu la juge Louise Arbour au plus haut tribunal du pays.M.Lamer, qui présidait la cérémonie officielle d'assermentation, a affirmé qu'il s’agissait davantage d’un accueil en bonne et duc forme car Mme Arbour était en fait juge à la Cour suprême depuis le 15 septembre.Elle avait alors été assermentée, à l’occasion d’une cérémonie privée dans les bureaux de M.Lanier, afin de pouvoir préparer les causes que le tribunal entendra dès aujourd’hui.La cérémonie d'hier était donc l’occasion pour les collègues et amis de Mme Arbour de lui rendre hommage.Une poignée d’intervenants, dont la ministre fédérale de la Justice Anne McLellan, ont fait l’éloge de ses qualités tant sur le plan personnel que professionnel.Vers la fin du 9 à 5 Si la tendance se maintient, les salariés à temps plein seront minoritaires au Québec en 2017 Le marché du travail a bien changé au fil des ans.Par exemple, deux tiers des familles canadiennes ont déjà des horaires de travail autres que le 9 à 5.Mais plus significatif encore est le fait que si la tendance se maintient l’emploi salarié à temps plein au Québec sera minoritaire en 2017! Le monde du travail change, mais aussi, peut-être par ricochet, la manière d’élever ses enfants.FRANÇOIS NORMAND LE DEVOIR Ce matin-là, comme tous les matins de la semaine, Patrick Laroche et Marie-Claude Hudon se sont levés tôt pour s’occuper du petit Derek.Après avoir changé la couche et fait déjeuner bébé, les deux jeunes parents qui habitent Sainte-Foy se préparent à leur tour pour une autre journée de travail.Marie-Claude doit d’ailleurs presser le pas si elle ne veut pas arriver en retard chez Bell Canada.Patrick, plus chanceux, peut prendre son temps car il fait partie de cette infime minorité d’hommes qui demeurent à la mai-soi) pour élever un enfant.A vrai dire, il est très difficile d’évaluer, voire impossible, l’ampleur du phénomène de l’homme au foyer au Québec puisqu’aucun chercheur ne s’est vraiment penché sur la question, d’après les vérifications effectuées par Le Devoir auprès d’universités et du Conseil de la famille et de l’enfance.«C’est assez marginal, mais ce n’est pas unique», commente pour sa part Louise Vandelae, professeure de sociologie à l’Université du Québec à Montréal (UQAM), qui étudie notamment les questions reliées à la famille.On devient généralement «homme au foyer» de facto pour des raisons de chômage.Mais rarement un homme décidera-t-il, comme Patrick, de quitter son emploi, en l’occurrence de peintre en bâtiment, afin de demeurer à la maison pendant quelques années pour s’occuper de son enfant.«Quand j’étais jeune, j’ai vu que mes parents travaillaient très fort et qu’ils n’avaient pas toujours le temps de s’occuper de moi et de mes deux frères.J’ai donc décidé de rester à la maison pour offrir le plus d’attention possible à Derek », raconte Patrick.Côté finances, les deux jeunes parents ne roulent certes pas sur l’or.êtes-vous ¦ VOIR PAGE A 4: SALARIÉS Autres informations en page A 4 ?Confusion à Ottawa Chrétien et son ministre des Pêches ne s’entendent pas sur la façon de dénouer le conflit du homard Le gouvernement Chrétien navigue dans des eaux troubles dans cette histoire qu’il est maintenant convenu d’appeler la «guerre du homard».Le premier ministre Jean Chrétien a envisagé hier de demander à la Cour suprême de suspendre l’application de son jugement récent reconnaissant aux Micmacs un droit de pêche commerciale pour leur subsistance.La suggestion du chef d’État a été catégoriquement balayée du revers de la main par le ministre des Pêches et Océans, Herb Dhaliwal, qui se trouve aujourd’hui à Moncton pour négocier avec les pêcheurs autochtones.Pendant ce temps, la situation demeure tendue dans les Maritimes (voir page A3).BRIAN MYLES LE DEVOIR Confusion hier à Ottawa.Le premier ministre Jean Chrétien et son ministre des Pêches et Océans envisagent deux approches complètement différentes pour résoudre le conllit du homard, qui oppose pêcheurs blancs et Micmacs dans les Maritimes.En matinée, le premier ministre Chrétien a déclaré qu’il étudiait la possibilité de demander à la Cour suprême de suspendre l’application de son jugement récent reconnaissant aux Micmacs l’accès à la pêche commerciale à des fins de subsistance.Candide, M.Chrétien a déclaré: «Nous ne savons pas si nous pouvons faire cela.Les avocats [du gouvernement) examinent la possibilité de demander à la Cour suprême de suspendre le jugement pour un certain temps.Mais VOIR PAGE A 8: HOMARD Lire aussi en page A 6: l’éditorial de Michel Venne Déclin de l’industrie environnementale au Québec Depuis 1995, la moitié de la main-d’œuvre a disparu LO U IS - GI L L E S FR A N CŒUR LE DEVOIR Le Québec, qui était en train de se hisser au début de la décennie dans le peloton de tête des pays de l’OCDE en raison de la vitalité et de la croissance exceptionnelle de son activité économique en environnement, est en train de prendre la queue de ce secteur industriel en Occident.C’est ce qu’affirme un mémoire adressé confidentiellement la semaine dernière au viçe-premier ministre et ministre d’Etat à l’économie et aux finances, Bernard Landry, par la Grappe industrielle en environnement, a appris Le Devoir d’un im- portant industriel de ce secteur.Le mémoire en question dresse le bilan des investissements et des emplois que le Québec a perdus en raison du déclin accéléré de son industrie environnementale depuis quatre ans, une partie stratégique du mémoire que Le Devoir n’a malheureusement pas pu obtenir.Les industriels du secteur environnemental expliqueraient la «débarque» de leur groupe par le retard du Québec à moderniser sa réglementation environnementale et par la raréfaction étonnante des budgets de recherche autant du côté fédéral que provincial, toujours selon VOIR PAGE A 8: DÉCLIN «Le pire des scénarios est en train de se réaliser: c'est le plongeon» i» 778313000658 L E l> E V DIR, L E M A R 1) 1 5 0 (' T (t B R E I it it it A 2 I.E S A C T U A I, IT E S EN BREF Conférence du mont Tremblant Bouchard pourra rencontrer Clinton et Zédillo Trous de mémoire Québec (PC) — Entre avril et juillet 19%, un haut fonctionnaire du ministère du Revenu, qui avait accès aux données confidentielles de l'impôt, a consulté des dossiers à 80 reprises, dont 20 fois son propre dossier et celui de son épouse.Devant la commission d’enquête sur les Eûtes au ministère du Revenu, ce fonctionnaire, Pierre-Sarto Blanchard, a reconnu hier avoir consulté le dossier du député Ghislain Lebel le 9 juillet 19%.M.Blanchard a dit avoir consulté le dossier Lebel à la requête de quelqu’iui mais ne se souvient pas qiü lui avait formulé cette demande.Des renseigne ments confidentiels touchant le député Lebel se sont retrouvés dans les journaux en novembre 1997.M.Blanchard était une des personnes autorisées à consulter les dossiers fiscaux des contribuables.Il le faisait «par rapidité et efficacité», notamment lorsque des membres du cabinet politique du ministre le lui demandaient, lorsque le service habituel du Bureau des plaintes était fermé.M.Blanchard a avoué avoir procédé à un autre moment à des vérifications à la suite de la requête d’un parlementaire qui se plaignait de l’interprétation que le ministère faisait dans son dossier.Dans la hdte de renseignements concernant le député Lebel survenue à l’été 19%, M.Blanchard a dit ne pas se souvenir qui lui avait demandé de consulter le dossier, ni à qiü il a remis les documents qu’il détenait.«On est en présence ici de quelqu'un qui a accès ata dossiers, niais qui n’a pas de mémoire», a réagi M Pierre Bellavance, un procureur de vaut la commission d’enquête.M.Blanchard ne travaille plus au ministère au Revenu.Il a été depuis transféré au ministère des Affaires autochtones, que dirige le ministre Guy Chevrette.L'enquête menée par le commissaire Jean Moi-san sur les Eûtes au fisc se poursuit aujourd'hui.Un des témoins à comparaître est Gilbert Charland, ancien chef de cabinet du prenüer ministre Lucien Bouchard.Bernie Boudreau au Sénat Ottawa (PC) — Le premier ministre Jean Çhrétien a choisi lûer un ex-miiüstre provincial de Nouvelle-Ecosse, Bernie Boudreau, pour représenter le gouvernement au Sénat.Agé de 55 ans, M.Boudreau remplace le sénateur Al Graham, leader du gouvernement au Sénat depiüs 1997.M.Boudreau, qiü a unç formation d’avocat, a été élu au parlement de la Nouvelle-Ecosse en 1988, avant de devenir ministre de la Santé et des Finances.11 a quitté la politique provinciale en 1997.Lors des prochaines élections générales, M.Boudreau tentera de se faire élire à la Chambre des communes sous la bannière libérale.Interrogé sur son propre avenir politique à cette occasion, le premier ministre Chrétien a répété qu’il avait bien l’intention d'être toujours aux commandes du Parti libéral lors de la prochaine campagne électorale.M I C H E L H É B E R T PRESSE CANADIENNE Québec — Malgré les réserves exprimées par Ottawa, le premier ministre Lucien Bouchard rencontrera le président des Etats-Unis, Bill Clinton, à Mont-Tremblant, vendredi.Et, douce revanche, M.Bouchard aura, demain matin, un entretien avec le président du Mexique, Ernesto Zédillo, ce qu’il n’avait pu faire lors de son passage dims ce pays, en mai dernier.MM.Clinton et Zédillo ont été invités à participer au Forum des fédérations, une conférence internationale tenue sous les hospices du gouvernement fédéral et à laquelle assistera M.Bouchard.La Maison-Blanche a trouvé «naturel» d’organiser lui entretien entre MM.Clinton et Bouchard et a confirmé leur rencontre, hier.Quand il était à la tête du Bloc québécois et chef de l'opposition officielle à Ottawa, Lucien Bouchard a rencontré Bill Clinton, à Washington, en 1995.Les deux hommes se retrouveront donc vendredi.Ils devraient pouvoir discuter quelques minutes mais, protocole oblige, il n’était pas certain hier que l’on permettrait aux médias de prendre des images télé ou des photographies de leur rencontre.C’est au prenüer ministre Jean Chrétien lui-même que M.Bouchard a demandé un entretien avec Bill Clinton.Si M.Clirétien est généralement réticent à permettre de telles rencontres à l'étranger, il est de mise, en diplomatie, de les faciliter lorsqu’elles ont lieu ici.Et c’est sans doute ce qui s’est passé.Ce sera la première fois que le president Clinton rencontrera un prenüer ministre québécois.Quant au président mexicain, le prenüer ministre Bouchard le rencontrera demain matin, quelques minutes après l’ouverture du forum.M.Bouchard n’avait pu le voir lors de sa mission économique au Mexique en mai dermer.Ottawa ne l’ayant pas prévenu de la visite du prenüer ministre du Québec, M.Zédillo avait quitté le pays.Le président mexicain avait toutefois mis à la disposition de M.Bouchard un hélicoptère haut de gamme, le même appareil utilisé par le pape Jean-Paul II lors de son passage au Mexique.-h A)*!" ;;; *• - ' » M BjjçV'S.m ¦ jgpp /¦w/.n ¦ '¦ ¦ BSËsSS donne envie reprendre la route.Le nouveau service LibreContact transforme votre SCP Bell Mobilité" en modem.Maintenant, à partir de votre ordinateur portable ou de poche, vous avez accès par voie numérique, partout et en tout temps, à Internet, au réseau de votre entreprise et à votre courriel.Trousse LibreContact numérique gratuite.À l’achat de la trousse LibreContact, une remise de 75 $ (plus taxes) sera appliquée à votre facture mensuelle.Pour en savoir plus, appelez-nous, consultez notre site Web ou passez nous voir à l’un de nos magasins Espace Belir 1 888 4MOBILE www.auxgensdaffaires.com • Minutes utilisables en tout temps* • Aucun contrat 400 650 49* 79s En vigueur jusqu’au 31 octobre avec un forfait SCP numérique a partir de 29$ ou plus par mois ou d’un abonnement à un forfait d’entreprise avec un bloc de temps d’antenne Mobilité-entreprise.|usqu’à épuisement des stocks.Sous réserve de modification ou de prolongation sans préavis.Détails en magasin.’Les forfaits à 29$ et 49$ par mois sont en vigueur pour les appels locaux et vocaux au Canada seulement.Les minutes non utilisées ne pourront être reportées à une facture subséquente."Seulement au Canada.Taxes, services optionnels et autres frais (activation, accès mensuel au réseau, interurbain et temps d’antenne) en sus.Bell Mobilité et Espace Bell sont des marques de commerce de Bell Canada.LibreContact est une marque de commerce de Bell Mobilité Cellulaire Inc.800 99* 1500 159$ Pas de frais d itinérance** Facturation à la seconde Conférence à trois, Renvoi automatique et Appel en attente inclus.BgII Mobilité « t LE DEVOIR.LE MARDI 5 OCTOBRE 1999 A 3 -?LE DEVOIR ?-—- ACTUALITES JACQUES NADEAU EE DEVOIR DANS LA NUIT du passage à l’an 2000, Montréal aura l'air d’«un immense gâteau d’anniversaire», comme l’a lancé hier la ministre des Affaires municipales et de la Métropole, Louise Hard.Cette dernière a annoncé, accompagnée du maire Pierre Bourque, la réalisation d’un spectacle pyrotechnique au sommet du mont Royal que l’on promet grandiose.Québec investit 300 000 $ dans ces feux d’artifice.L'accès au mont Royal sera interdit à l’occasion, question d’assurer un périmètre de sécurité.Ça va péter ! Forum sur la situation dans les urgences Des solutions des cet JUDITH LACHAPELLE LE DEVOIR Finies les mesures temporaires pour endiguer le débordement cyclique des urgences.La ministre de la Santé, Pauline Marois, veut un vrai phui d’action.Un plan qui réglera le cas des urgences non seulement pour l’hiver qui vient, mais pour tous ceux qui viendront.Ce soir, à l’issue du Forum sur la situation dans les urgences, Pauline Marois compte bien avoir en main des solutions concrètes et réalisables à appliquer dès que possible.Dans son allocution d'ouverture, la ministre Marois a noté que la pression sur les urgences est «énorme» mais que le facteur principal de cette tendance est «hors de contrôle».«Il s’agit du vieillissement de la population, a indiqué Pauline Marois.On sait que les quatre cinquièmes de l'accroissement de la clientèle reçue sur civière sont attribuables aux personnes âgées de 65 ans et plus.Ce phénomène, vous le savez comme moi, ira en s’accentuant.» Le Forum suit la publication récente du rapport sur la situation dans les urgences et celle du projet Urgences 2000, qui dessine quelques pistes de solution à appliquer dans les hôpitaux.Concernant les personnes âgées, le groupe de travail qui s’est penché sur le problème propose entre autres que les centres d’accueil leurs réservent des lits pour une hospitalisation de courte durée, plutôt que,cette clientèle soit gardée à l'hôpital.À ce sujet, la ministre Marois a déclaré avoir constaté que la collaboration entre les différentes composantes du réseau de la santé était difficile, particulièrement pour les soins aux personnes âgées.Généralement, les participants sont enchantés de discuter des urgences avec une vision à long terme.Certains, comme la présidente de la Fédération des infirmières, Jennie Skeene, émettent des doutes quant à l’application de hiver ?ces mesures pour l’hiver prochain, ou même sur le plan d’action qui devra être défini à la fin du forum.D’où viendra cette émergence d’une nouvelle culture de l’urgence?Pas nécessairement du gouvernement, a averti Mme Marois.«C’est de synergie que nous avons besoin.Dans un réseau, chacun détient une partie de la solution.De grâce, et le message serait le même dans tout autre domaine que celui de la santé, évitez la tentation de tout attendre du gouvernement, comme s’il avait le contrôle d'une quelconque baguette magique.» Une affirmation qui a fait sourciller le président du Conseil pour la protection des malades, Paul Brunet.La responsabilité du gouvernement dans la confusion des urgences est évidente depuis les multiples compressions dans le réseau, croit-il.«Nous sommes les plus taxés en Amérique du Nord.Est-ce qu’on peut avoir un certain réinvestissement de nos taxes?Si ce n'est pas la responsabilité du gouvernement, eh bien, dites-moi où est passé mon argent?» Quoi qu’il en soit, a conclu Mme Marois, «il faut en finir avec une vision morose de l’urgence».Les exemples d'urgences bien gérées existent au Québec, avait révélé la ministre lors d'une rencontre avec les médias jeudi dernier, en citant les hôpitaux de Lévis, Pierre-Boucher, Alma, Joliette et l'hôpital Juif de Montréal.«Dans ces établissements où l’urgence fonctionne bien, on la considère comme un fleuron de l’hôpital, au même titre que tout secteur de pointe.» La mission de l’urgence, que tous semblent d'accord pour définir, doit être consacrée uniquement au triage des patients, à leur évaluation, leur stabilisation, leur traitement et leur orientation, s’il y a lieu, vers d’autres ressources mieux adaptées à loin's besoins.Aujourd’hui, les participants discuteront à huis clos de la mission de l'urgence, de son intégration au sein de l’hôpital et au sein du réseau de soins de la communauté et des façons d'améliorer son fonctionnement.JEAN BOURGET r' > - ¦fins pour enfants 0-18 ans Mmts de maternité Jr'' « rue Laurier Ouest, Outremont : 274-2442 La guerre du homard Les pêcheurs autochtones réclament des poursuites La tension était à son paroxysme hier matin dans la petite réserve de la baie de Miramichi au Nouveau-Brunswick.Les violents heurts qui ont éclaté entre pêcheurs autochtones et non autochtones la veille ont fait craindre le pire entre les deux populations qui soignaient leurs blessures en continuant de revendiquer leurs droits.LE DEVOIR La tension est encore montée d’un cran, hier, entre pécheurs autochtones et non autochtones quant à l’opportunité de pêcher le homard au large du Nouveau-Brunswick.Les autochtones souhaitaient que leurs assaillants soient poursuivis après que trois d’entre eux eurent été blessés — un sérieusement — durant la nuit de dimanche à lundi où les confrontations entre pêcheur autochtones et non autochtones se sont faites très violentes.«Qu’arrivera-t-il s’il n'y a pas de poursuite?Les autochtones deviendront furieux et tenteront de se venger», a dit Kathy Lambert, membre de la première nation de Burnt Church.«Ça pourrait devenir violent.» Selon les témoins, les trois hommes étaient à l’extérieur de la réserve lorsque leur camion est entré en collision avec un autre véhicule conduit par des non-autochtones.Les autochtones ont par la suite été sévèrement battus, a raconté le frère d’une des victimes.John David Dedum, 30 ans, était toujours à l’hôpital dans la ville de Newcastle après avoir subi une opération chirurgicale à l’oreille.Il devait recevoir d’autres traitements pour diverses blessures dans la soirée.Son frère, Clarence Dedum Jr, craignait une escalade de violence si aucune poursuite n’était intentée.«Nous n'accepterons pas tout ça sans broncher», a-t-il dit, au quai de Burnt Church, où les autochtones en habit de combat s’affairaient à monter des tipis et à monter la garde devant les bateaux de pêche.À Ottawa, Herb Dhaliwal, le ministre fédéral des Pêches et Océans, a lancé un appel au calme en insistant sur le fait que les autorités n’accepteront aucune autre forme de violence.«Les événements qui ont eu lieu hier [dimanche] ne seront pas tolérés.» Le caporal Jacques Giroux de la GRC a annoncé que l’homme à qui appartient la propriété où les altercations ont eu lieu avait été interrogé.« Aucune arrestation n ’a été faite et aucune plainte na été portée», a-t-il dit.«Nous continuerons» Les autochtones étaient lùrieux d’apprendre que le gouvernement fédéral étudiait la possibilité de demander à la Cour suprême de suspendre l’application de son jugement sur l'accès à la pêche commerciale aux autochtones des Maritimes.Le plus haut tribunal du pays a conclu le mois dernier qu’un traité datant du 18e siècle donnait aux autochtones le droit de pêcher quand ils le voulaient et sans avoir besoin d’obtenir un permis.«Nous continuerons de pêcher quelle que soit la décision prise par le premier ministre», a lancé Vernon Mitchell, im des leaders du conseil de bande.«Nous continuerons de pêcher parce que la Cour suprême a reconnu notre droit de pêcher commercialement le poisson, de chasser et de cueillir et c'est ce que nous ferons.» Mitchell a affirmé qu’il allait prendre part à une réunion aujourd’hui avec M.Dhaliwal, mais il a prévenu qu’il ne signerait aucune nouvelle entente.Les incidents de Miramichi ont débuté dimanche lorsque des pêcheurs non autochtones ont pris la mer avec 150 bateaux.Ils ont retiré des centaines de cages à homard appartenant à des autochtones et les ont vidées de leur contenu dans l'eau.Les gestes des pêcheurs ont avivé la colère des autochtones qui ont fait brûler deux camions.Ceux-ci ont été remorqué hier par les policiers.Les non-autochtones jugent que la population de homards sera décimée s’ils laissent les autochtones jeter leurs filets à l’eau en dehors de la saison de pèche.Avec la Presse canadienne Les Innus menacent de demander une injonction contre Churchill Falls M I C II E L HÉBERT PRESSE CANADIENNE Québec — Inspirés par la récente victoire des Micmacs en Cour suprême, les Innus de la Côte-Nord menacent de faire bloquer par injonction des tribunaux le projet hydroélectrique de Churchill Falls.Ils exigent une entente-cadre reconnaissant leurs droits territoriaux sur le nord du Québec avant de donner le feu vert à ce projet évalué à 6,5 milliards et devant créer 40 000 emplois sur dix ans.Les chefs innus de Schefferville, Sept-Iles, Mingan, La Romaine et de Saint-Augustin ont fait le voyage jusqu’à Québec hier pour dénoncer ce projet de développement hydroélectrique, à leurs yeux, «non justifié et non urgent», qui engloutirait leurs zones de chasse et pêche et des sites sacrés.Les Innus accordent un délai de 60 jours au gouvernement fédéral pour faire stopper les travaux en cours sinon ils «prendront toutes les mesures appropriées, y compris les actions juridiques qui s’imposent».«Nous avons un droit légal sur ce territoire, il n’a jamais été cédé au Canada, au Québec, à Terre-Neuve, ou à n’importe quel autre promoteur.«Ceux qui financent ce projet doivent désormais savoir qu’il y a une incertitude quant à la propriété de ce territoire, et nous allons porter cela à l’attention des tribunaux», a déclaré l’avocat innu Armand McKenzie lors de la conférence de presse des chefs autochtones, à Québec.Les Innus ne veulent plus que leurs droits territoriaux soient discutés parallèlement au projet Churchill Falls.Ils exigent un «cadre juridique négocié qui répondra aux attentes des Innu», a insisté leur avocat.«Nous sommes à la table mais nous voulons être dans la cuisine avec eux autres pour préparer le plat», a renchéri Rosario Pinette, chef innu de Sept-Iles, sans préciser davantage la portée de ces «attentes».Les Innus reprochent les impacts environnementaux importants du projet Churchill Falls, en particulier la déviation de la rivière La Romaine dont le débit vers le fleuve serait considérablement réduit.Mais les Innus ne disent pas clairement qu’ils s’y opposent.Et aussi étrange que cela puisse paraître malgré les menaces proférées depuis la Vieille Capitale, Hydro-Qué-bee espérait hier toujours conclure avec eux «un partenariat d’affaires».En fait, depuis que la Cour suprême a statué sur le «droit de subsistance» des Micmacs des Maritimes, aucun gouvernement ne peut désormais nier les revendications des autochtones, a signalé hier, Ghislain Picard, de l’Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador.Il soutient que ce jugement de la Cour suprême a donné un poids politique et juridique considérable aux autochtones du Canada.«Ça confirme ce que nous affirmons depuis des années, que les droits des autochtones ont de solides fondements.La Cour suprême ne peut revenir sur ses décisions et les gouvernements ont maintenant l’obligation d’ajuster leurs politiques en prenant en considération le poids que la cour a donné aux autochtones», a déclaré M.Picard qui donne tout son appui aux revendications innues.MJMA Denis Monette Récupérez la peinture! LOUIS-GILLES F R A N C O E U R LE DEVOIR Les 47 entreprises qui produisent ou commercialisent les 53 millions de litres de peinture vendus annuellement au Québec devront récupérer et recycler d'ici 2(X)8 pas moins de 75 % de leurs contenants, ou confier cette tâche à quelqu’un d'autre, ainsi que la portion résiduelle des 4 à 5 millions de litres de vieilles peintures qui s’en vont polluer chaque année les sites d’enfouissement.C’est ce qu’exigera le futur règlement québécois sur la récupération et la valorisation des vieilles peintures, divulgué hier par le ministre de l’Environnement, Paul Bégin, à Victoriaville.Au même moment, les quincaillerie Rona et Coop annonçaient quelles agiraient désormais comme dépôt des vieilles peintures que certains, comme le Centre de formation en entreprise et récupération (CFER) de Victoriaville, retransforment en produit de haute qualité.Le règlement obligera les entreprises à récupérer d’ici 2008 quelque 75 % des contenants mis en marché.Leur service de récupération devra avoir atteint 25 % d’ici 2002 et 50 % d’ici 2(X)5.Les entreprises devront trouver moyen de recycler autant les contenants que les vieilles peintures qu’on y trouve.Elles devront par ailleurs fournir au ministère un bilan annuel de leurs activités.Les fabricants de peinture mettent en marché chaque année 18 millions de contenants de formats divers.UNIQUE»** Denis Monette Le Balzac de l’an 2000 ! Les bouquets de noces roman ISBN 2-89381-255-4 - 600 pages 22,95 $ Les Éditions LOGIQUES Inc.En vente partout Distribution exclusive: Québec-Livres MONtrPaL Étude publique Dates: Le mercredi 13 octobre 1999 Lieu : 275, rue Notre-Dame Est Hôtel de ville, salle du conseil (métro Champ-de-Mars) Heure : 20 h Lors de cette assemblée, vous pourrez : • obtenir des renseignements sur les projets de règlement inscrits à l'ordre du jour; • poser des questions et exprimer votre opinion sur ces projets.La commission recevra vos commentaires et formulera des recommandations au comité exécutif.L'ordre du jour comprend les projets de règlement suivants, soumis par le comité exécutif : 3.1 Autorisation de construire huit bâtiments résidentiels de quatre étages, comprenant chacun 18 unités de logement, sur un emplacement situé entre la rue Beaubien Est et la rue Claude-Mouton, ainsi qu'entre la 20e Avenue et la 21e Avenue (projet Cité Paul-Sauvé) (S 990489045I Idistrict électoral d’Étienne-Desmarteaul.3.2 Autorisation de construire un bâtiment commercial sur un emplacement situé à même une partie du Parc olympique, au nord de la station de métro Viau, et de l'occuper à des fins de salles de cinéma (S 990489083) >ii i i .l v_T .Ii / ’ti l .1.,1.ei,1 f.l'mfnrmntiiin Oennn.I.\ RÉDACTION Journalistes A l'information générale et métropolitaine louis Lapierre (adjoint i Irduc.Kathleen lorsque M^Àndrëe Chinuimrd Oiéres et’potitiqufréuhurelles).Brian Myles (cinéma) Jean-Pierre Legault.Clément'Trade) (musique) ; à l’information éeono- »ri nier et Jacquc s Nadt au (phe t ft P • .\.r Kniieoi*; Nornnnd Se rire Truffaut Claude Turcotte • à l’information internationale : Jocelyn Coulon (adjoint au directeur de l information).Guy Taillefer (éditorialiste).Claude Ixvesque.A 1 information politique ht rre O Nt ill.Manon —.» »—: ^ .* .— - —— = «** *—• >*- °™*- ««* (Québec), Sébai Marie-, I:ADMId.o.w.w.* * a Danielle Ross.LA FONDATION DH DEVOIR Roger Boisvert (vice-president executif et directeur general). LE DEVOIR.LE M A RDI 5 OCTOBRE I !» !» !» ?LE DEVOIR * ACTUALITES CALCUL TAXES SUITE DE LA PAGE 1 sistes sur le plan social, et les Blue Tories.Mais à ces derniers sont venus se greffer, au sein du Reform, des militants de groupes ultra-conservateurs, traditionalistes ou favorables à runilinguisme.Aussi, plutôt que de s’associer à eux par l’entremise de l'AT, le PC espère avoir à l’usure les réformistes modérés qui sont las de voir les libéraux gagner.Les promoteurs de l’AU sont conscients des dangers que pose pour eux la determination conservatrice.Le Reform a fait le plein du vote de protestation.L’AU, sans les conservateurs, est assimilée au parti de Preston Manning, ce qui lui enlève tout espoir auprès de l’électorat modéré.L’enjeu est si sérieux qu'une bonne partie de l’état-major de Preston Manning et de l’AU a assisté au congrès conservateur pour observer les travaux.Joe Clark et ses partisans leur ont infligé une lourde de-faite mais ils n’ont pas gagné la guerre.Pour crier victoire, ils devront d’abord reconstruire leur parti, assainir leurs finances et, surtout, se donner un programme.Ensuite, l’électorat tranchera.Roméo Leblanc quitte son poste Ottawa (PC) — Dignitaires, politiciens, des douzaines d’enfants agitant des drapeaux et une salve de 21 coups de canons; tout était en place, hier, à Ottawa, pour souligner le depart officiel du gouverneur général, Roméo LeBlanc.M.LeBlanc et son épouse, Diana Fowler, semblaient fatigués, voire tristes, mais ni l’un ni l’autre n'a versé de larmes à l’issue de leur mandat de cinq ans comme couple vice-royal.M.et Mme LeBlanc ont échangé une poignée de main avec le premier ministre Jean Chrétien et son épouse Aline, et cette dernière y est allée d’un baiser additionnel sur la joue de Mme LeBlanc, qui grelottait en tenue d’automne sans manteau.Des douzaines d’écoliers ont agité des drapeaux canadiens et crié : «Nous vous aimons!», pendant que les LeBlanc montaient dans le train de Via Rail en direction du Nouveau-Brunswick, via Montréal.Avant de monter dans le train, le couple vice-royal s’est livré à une dernière inspection de la garde d’honneur, composée d'une centaine de membres de la Garde à pied du gouverneur général et du Corps de grenadiers canadiens de Montréal.Ils ont également signé le livre d’or du gouvernement du Canada, dans lequel on retrouve les signatures de tous les dignitaires étrangers venus au pays depuis 1984.Plusieurs ministres du cabinet Chrétien ont assisté _^_à la cérémonie, dont les ministre des Affaires étrangères, Lloyd Axworthy, de l’Agriculture, Lyle Van-clief, de l’Environnement, David Anderson, et des Affaires intergouvemementales, Stéphane Dion.Le chef de l’Opposition, Preston Manning, et son épouse, Sandra, étaient également présents.Le chef d’état-major de la défense, le général Maurice Baril, est aussi venu faire ses adieux au couple LeBlanc.Il faut dire que le gouverneur général du Canada est également commandant en chef des Forces armées.Bien que majestueuse, la cérémonie s’est déroulée sans grande manifestation d'émotion et seul les enfants ont montré de l’enthousiasme.M.LeBlanc, qui est âge de 71 ans, est devenu gouverneur général le 7 février 1995 et il le restera encore jusqu'à jeudi, alors qu’Adrienne Clarkson le remplacera.SA.P.Assurez-vous de recycler ce papier journal.LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9 étage, Montréal (Québec), H3A3M9 Eü Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 171t.Renseignements et administration: (514) 985-3333 Le site Internet du Devoir: www.ledevoir.com Comment nous joindre?La rédaction (514) 985-3333 Au téléphone Par télécopieur Par courriel L’agenda culturel Au telephone Par télécopieur La publicité Au téléphone Par télécopieur Extérieur de Montréal (514) 985-3360 redaction@ledevoir.com (514) 985-3346 (514) 985-3390 (514) 985-3399 (514) 985-3390 1-800-363-0305 (sans frais) Les avis publics et appels d’offres Au téléphone (514) 985-3344 Par télécopieur (514)985-3340 Les petites annonces et la publicité par regroupement Au téléphone (514) 985-3322 Par télécopieur (514) 985-3340 Les abonnements .Au téléphone (514) 985-3355 du lundi au vendredi de 7h30 à 16h30 Par télécopieur (514) 985-3390 Par courriel abonnements@ledevoir.com Extérieur de Montréal 1-800-463-7559 (sans frais) U Dtroir est publia du lundi au samedi par \x• Devoir ln< dont le sirgr social est situe au 2050.rue De Bleury.9 étage, Montreal.(Quebec), HAA lM*L II est imprime par Imprimerie Québécor lüSalle.774A.rue de- Bourdeau, division de Imprimeries Québécor Inc .612.rue Saint-Jacques Ouest.Montreal Lageno- i’rrs»< Canadienne est autorisée a employer et a diffuser les informations publier* dans I.t linoir U Deivir est distribue par Messageries Dynamiques.divi»;.ii du (in-ope Quebei .r Inc .900.boulevard Saint-Martin Ouest.Iaval Km t de pub’u ation Enregistrement n*0858.Dépôt legal Bibliothèque nationale du Quebec SUITE I)E LA PAGE 1 sent entrevoir la possibilité d'un transfert sous forme de services, ce qui ne change rien à la difficulté, soutient Jean Fortier.«Même sans la facture de Québec, c’est très difficile de joindre les deux bouts», reconnaît M.Fortier.Si l’administration décide d'épargner les contribuables, l’autre façon de faire face à cette impasse est de comprimer les dépenses de fonctionnement.Or, là aussi, la marge de manœuvre apparaît fort mince.«O/i trouve des trous dans nos services.Comment voulez-vous leur demander des contraintes supplémentaires pour l'an prochain?».Lusse tomber Jean Fortier.Année après année, la Ville de Montréal utilise partiellement les surplus de l’exercice précédent (en 1997, Montréal a puisé ainsi 24 millions, en 1998, deux millions, et rien en 1999).Or, la situation actuelle n’offrira vraisemblablement pas ce choix cette année.Ainsi, on prévoit un déficit dans certains services municipaux pour l’actuel exercice financier.C'est le cas au Service de prévention des incendies où le manque à gagner atteindra 2,7 millions en raison des moyens de pression exercés par le syndicat Depuis plusieurs mois, des pompiers, expressément formes, refusent systématiquement de remplacer leurs supérieurs hiérarchiques, forçant ainsi la Ville à payer beaucoup d'heures supplémentaires.Le Service des travaux publics connaît également des difficultés.Le problème est de trois ordres.D'abord, les chutes de neige de l’hiver dernier ayant été plus abon- dantes que la norme, Montréal a défoncé le budget qui était consacré au déneigement.11 manque 6,7 millions d'ici le 31 décembre pour affronter les possibles tempêtes de neige.De plus, le scandale des vignettes MP a entraîné une chute des revenus provenant des contraventions.On constate sept millions de moins de recettes à ce poste budgétaire que les prévisions d’origine.Toujours au Service des travaux publics, le déficit prevu provient également pour 1,7 million d’heures supplémentaires paye pour des travaux d'urgence.Devant cette situation, que le président du comité exécutif n'hésite pas à qualifier de casse-tète, M.Fortier dit s'en remettre à la productivité des employés.«Ily a une attitude chez les employés de croire que les fonds sont infinis.On sent que ça glisse ces temps-ci.L'objectif n 'est pas de démotiver les gens mais il faut ajuster la machine où elle a besoin de l'ètre», souligne M.Fortier.À la même période l’automne dernier, Montréal faisait face à une impasse budgétaire semblable à celle de cette année.Ce manque à gagner momentané provient de l’indexation de certains postes de dépenses qui apparaissent incompressibles dans la preparation du budget.Il en va ainsi de l'augmentation de la masse salariale à compter du 1er janvier.Le Service des finances de Montréal l'estime à 15 millions.S'ajoute à cette difficulté, un changement dans le système de comptabilité imposé par le gouvernement du Québec.Cette nouvelle façon de presenter l'information financière municipale occasionne un pro- blème de 10 millions dans la préparation du budget 2000.La comptabilité dite d’exercice ne coûtera pas plus cher à appliquer; elle oblige à prévoir des dépenses non pas lorsqu'il y a décaissement mais dès qu’il y a une transaction.Par exemple, Montréal doit prendre en compte 3,5 millions de dépenses pour la portion de vacances de ses employés qui sera prise entre le 1er janvier et le 30 avril 2001.Cela s'explique parce que la période de vacances des fonctionnaires s’étend du 1er mai de chaque aimée au 30 avril de l'année suivante.Le même principe s’applique pour les intérêts sur la dette (4,5 millions) compte tenu des bons qui viendront à échéance au cours de 2001.Les eaux troubles dims lesquelles se retrouve l'administration Bourque-Fortier comportent une bonne part d’inconnus.«La Communauté urbaine de Montréal (CUM) pose aussi un problème de manque à gagna-», explique M.Fortier.Ce dernier souhaite d'ores et déjà que la quote-part de la municipalité conserve son niveau actuel.En 1999, la contribution montréalaise équivaut à 54 % du budget de la CUM.«On peut avoir des gains de productivité qui peuvent compenser pour les dépenses incompressibles», dit M.Fortier, qui préside la Commission de l'administration et des finances de la CUM.Un point d'interrogation subsiste aussi du côté des frais de financement liés au Plan triennal d'immobilisations (FËl).Le Fri est constitué des investissements à long terme effectués par emprunt par la municipalité.DÉCLIN HOMARD SUITE DE LA PAGE 1 la même source qui a eu accès à une version préliminaire du document envoyé au ministre Landry.Mais les chiffres glanés dans ce mémoire jettent un éclairage surprenant sur la faiblesse de l’activité économique en environnement au Quebec par rapport à ce qui se produit dans d'autres pays, un bon indice pour mesurer finalement la vigueur de la gestion gouvernementale dans ce domaine.En 1995, après une croissance quinquennale qui frisait les 10 % par aimée — ce qui en faisait un des secteurs de pointe au Québec — l'industrie environnementale embauchait plus de 0,7 % de la main-d'œuvre globale du Quebec.Aujourd’hui, selon le même document, ce taux aurait été ramené entre 0,35 %, soit une chute de près de la moitié de l’effectif au travail dans ce secteur il y a moins de cinq ans.On mesure à quel point le Québec se démarque des autres pays industrialisés quand on apprend, toujours d'après la même source, que les plus récentes enquêtes faites par l'OCDE dans ce domaine indiquent que les grands pays industrialisés occupent entre 1 et 1,3 % de leur main-d'œuvre aux projets liés à l’environnement.Plus de trois fois le taux québécois en somme alors que la province suivait sensiblement le niveau de croissance d'ailleurs dans le monde dans la première moitié de la décennie.Cela s’explique, selon notre source industrielle, par le fait qu'en France et aux Etats-Unis, par exemple, l’industrie de l’environnement a continué de croître d’environ 3 à 4 % par aimée alors que celle du Québec amorçait à partir de 1995 un déclin marqué.L’industrie environnementale du Québec aurait d'ailleurs tellement perdu de plumes durant la seconde moitié de la décennie «qu'elle peut difficilement répondre aux besoins actuels» d'une société industrialisée moderne, soutient le même homme d’affaires qui espère que ses collègues vont sortir de leur réserve pour en parler publiquement «même si cela représente des risques importants» de questionner ainsi des politiques gouvernementales.Selon lui, «on était en voie d'atteindre la masse critique vas 1995, qui nous auiait permis de desservir à peu prà tous les secteurs économiques, y compris ceux qui accusaient du retard J en matière de dépollution.On s'alignait nous aussi pour faire travailler de 1 à 1,3% de la main-d'œuvre globale.Dans la pire des hypothèses, on aurait pu survivre aux compressions budgétaires en marquant le pas temporairement autour de 0,7 %.Mais le pire des scénarios est en train de se réaliser: c'cst le plongeon.On arrive à peine à occuper maintenant entre 0,35 % et 0,1 %> de la main-d’œuvre du Québec.Le phénomène est si important que l'industrie québécoise de l'environnement est en train de perdre ses acquis, de se déstructurer» Si le mémoire, dont Le Devoir a obtenu quelques fragments, dresse une longue liste des raisons qui ont contribue à la descente aux enfers de l’industrie environnemen-| taie, les intéressés cibleraient principalement la mollesse du Québec en matière de réglementation environnemen-| taie.La politique économique du Québec miserait désor-j mais sur le postulat formule par l’industrie lourde de la province qu’il faut «rester concurrentiel» en faisant des économies au détriment de l’environnement par le maintien du statu quo sur des règlements qui ont parfois 10, voire 20 ans en retard sur ceux des autres pays industrialisés.Depuis quelques années, effectivement, les activités et les effectifs du ministère de l’Environnement ont été réduits par des compressions budgétaires sans précédent ainsi que par des transferts de programmes à d’autres ministères.En même temps, plusieurs règlements environnementaux sont en «révision» depuis plus de 10 ans au Quebec, ce qui permet au gouvernement de dire qu'il travaille à améliorer la situation.sur papier et en comités.Par ailleurs, il est de notoriété publique que le Québec devait effectuer pour l'an 2000 la mise en place de cinq autres règlements pour contrôler la pollution dans autant de secteurs industriels prioritaires.Mais aucun de ces règlements n’a encore été mis en place, seule l'industrie des pâtes et papier ayant terminé le travail chez elle, ce dont elle s'enorgueillit d'ailleurs sur les marchés étrangers.«Si les règlements en place, selon la même source industrielle, avaient été modernisés à temps, la courbe des investissements aurait subi la même tendance à la hausse qu'aillcurs.Mais les gestionnaires économiques ont plié devant les pressions des industriels des secteurs lourds, ce qui a deux conséquences.La dépollution ne se fait pas ou se fait au ralenti.Globalement, en jouant ce petit jeu.le Québec se prépare toute une génération de canards boiteux dans plusieurs secteios industriels.Quand les multinationales rationalisent leur production, elles ne ferment pas les industries qu'elles viennent de rénover à coups de millions.Elles ferment les vieilles boites qui ont pris du retard.« Le mémoire adressé au ministre Bernard Landry ferait état par ailleurs d'un sondage effectue en 1999 par le Comité sectoriel de la main-d'œuvre en environnement.On y démontrerait que les deux tiers des entreprises appartenant à des intérêts européens et américains se retrouvent dans le haut de la liste des entreprises performantes en environnement.Et.à l'inverse, que 63% des entreprises de propriété canadienne et québécoise se retrouvent dans le peloton de queue.«Cela montre deux choses, conclut l’industriel à l'origine de ce bilan.C'est que nos industries d’ici ne reçoivent pas les bons signaux du gouvernement.Elles savent qu ’elles peuvent économiser pas mal d’argent en marquant le pas en environnement.Et qu 'on ne les.inquiétera pas pour si peu.Les grandes entreprises étrangères, compte tenu de leur culture industrielle différente, prennent souvent les devants pour ne pas avoir à moderniser par à-coups.» Les industriels ajoutent dans leur mémoire que la raréfaction des budgets de recherche en environnement constitue une autre cause majeure du déclin des activités industrielles et commerciales en environnement.Il y a quelques années, Québec et Ottawa dépensaient dans la province ensemble en programmes ou de façon indirecte par l'entremise des universités, quelque 50 millions par année pour la recherche environnementale.Leurs investissements dépasseraient à peine aujourd'hui «trois à cinq millions par année, à l’œil», conclut notre source.Les camionneurs manifestent Saint-Rock-de-Mékinac — Environ 150 camions ont interrompu leur route à Saint-Roch-de-Mékinae.en Mau-ricie, hier, pour manifester d’une part leur impatience quant à la lenteur de l’action du gouvernement face à leurs requêtes, et d’autre part leur indignation devant la hausse du coût du pétrole.Les camionneurs qui empruntaient la route 155 se sont vus priés de garer leur véhicule dans le stationnement d’une halte pour camions aux abords de la route, dès minuit hier, afin de faire front commun dans les moyens de pression.Ce que les camionneurs autonomes revendiquent d’abord, c’est le droit de se syndiquer pour pouvoir négocier de meilleures conditions de travail.Les camionneurs propriétaires, c’est-à-dire ceux qui ne travaillent pas pour une compagnie de transport, sont regroupés d;ms le Syndicat des routiers autonomes, un syndicat non accrédité affilié à la Centrale des syndicats démocratiques (CSD).L’automne dernier, les camionneurs autonomes avaient exprimé leurs doléances en organisant des barrages routiers un peu partout en province.A la suite de cette démarche, le gouvernement s'est engagé à former un comité d’experts pour examiner la situation des camionneurs propriétaires.Comme le rappelle Augustin Richer, conseiller syndical au sein de la CSD, des recommandations sont ressorties des discussions de ce comité, recommandations dont l’une qui proposait au gouvernement de modifier le code du travail afin de permettre aux camionneurs autonomes de se syndiquer en bonne et due forme, et ainsi pouvoir négocier collectivement leurs conditions de U'avail.«Depuis ce temps-là, il ne s'est rien passé pour modifier le code du travail.Et même que Lucien Bouchard a reporté ça à l'an 2000», déplore M.Richer.Ce qu'on veut, en résumé, c’est que soit reconnu le droit à se syndiquer.Et parmi les demandes majeures que les camionneurs souhaiteraient mettre à l’ordre du jour si le droit à la syndicalisation était reconnu, Augustin Richer parle d'uniformisation de la grille tarifaire de base pour tous les employeurs, de sorte d’éviter la compétition malsaine entre camionneurs autonomes.La seconde raison pour laquelle les camionneurs se sont ligués, hier, est la révolte devant la hausse du prix du pétrole.«C'est vital pour ces camionneurs-là.qui sont déjà dans une situation précaire.Us ont déjà de la difficulté à survivre», soutient Augustin Richer, en précisant qu’on peut évaluer à 500 le nombre de faillites en deux ans au sein des camionneurs autonomes.Cinq centimètres de neige en Estrie Sherbrooke (PC) — Un 4 octobre tout blanc.Voilà ce à quoi les Estriens ont eu droit hier.Et comme si ce frétait pas suffisant.50000 foyers ont été privés de courant après que des arbres et des branches enneigés eurent endommagés le réseau électrique.Si la neige a recouvert tout le paysage estrien, celle-ci ne s’est toutefois pas étendue de façon uniforme.Il en est tombé 5 cm à l'aéroport de Sherbrooke, et 7 cm à LennoxviDe.Mais c'est au mont ( )rford qu'on en a reçu le phis avec une bordée de 15 cm De quoi faire rêver prématuivmment quelques skieurs.La plupart des foyers privés de courant ont été réalimentés hier, et on estime à environ 5000 le nombre d'abonnés d'Hydro-Quebec et Hydro-Sherbrooke qui devront patienter jusqu'à aujourd'hui avant de retrouver le courant.Les premières pannes du réseau se sont fait sentir vers 8h.alyl's que les usines, les écoles et les bureaux s'animaient.A l’usine d’aluminium Neuman de Sherbrooke, l’avarie a occasionné la perte d'une coulée de métal qui n'a pu être récupérée.Dans les écoles de Sherbrooke.Rock Forest.Fleurimont et de Magog, des milliers d’élèves ont été confinés dans leurs classes sans électricité.A ce bilan déjà éloquent s’ajoutent une centaine d'accidents notamment sur l'autoroute des Cantons de l'Est, mi la Sûreté du Québec a été débordée d’appels.SUITE DE LA PAGE 1 nous ne sommes pas suis de la réaction [des pêcheurs],» M.Chrétien a par ailleurs lancé un appel au calme.«Je ne crois pas que la violence va solutionner [sic] aucun problème», a-t-il dit.En fin de journée, le ministre des Pèches et Océans a catégoriquement rejeté l'hypothèse de son chef.«Ce n 'est pas dans mon bureau que l'on examine cette option-là», a dit le ministre Dahliwel en conférence de presse.M.Dahliwel doit rencontrer dès aujourd'hui les chefs autochtones, à qui il proposera d’accepter un moratoire sur la pèche commerciale, afin de trouver une solution à long terme.Il a également évoqué la possibilité d'émettre des «licences communautaires» pour régulariser un tant soit peu la pèche autochtone.«Si aucune solution ne peut être trouvée, je devrai agir comme ministre pour protéger la | ressource.Les pêcheries seront réglementées, ou alors il n'y I aura pas de pêcheries», a averti M.Dahliwel.Le premier ministre Chrétien a également rappelé que la Cour suprême avait donné aux autochtones l’accès à la pêche commerciale, mais qu’elle n’avait pas pour autant retire au gouvernement fédéral sa responsabilité d'assurer { la conservation des ressources.Le cœur du problème est | là.Lt Cour suprême a reconnu un droit de pêche commerciale aux Micmacs eq vertu d’un traité de 1760.Les Micmacs se sont prévalus de leur droit dans la cohue.Les pêcheurs blancs ont saccagé l’équipement des autochtones en se croyant victimes d'une injustice.C'est maintenant à Ottawa de s’engager et de proposer une politique de gestion des pêcheries à l'intérieur des limites établies par le plus haut tribunal du pays.Marshall, le symbole Donald Marshall, un Micmac, s'est juré de ne plus jamais pratiquer la pèche commerciale.Par une mati-[ née d'août 1993, M.Marshall et un ami Micmac sont partis avec un petit hors-bord pour pécher l’anguille daps les eaux côtières de Pomquet Harbour, en Nouvelle-Ecosse.Ils ont attrapé 463 livres d'anguilles, sans permis, à l'aide d’un filet prohibé, pendant la période de fermeture.M.Marshall a revendu ses prises pour 787,10 I $.Sa cause s’est rendue jusqu’en Cour suprême après que ses avocats eurent argumenté que les Micmacs avaient le droit de faire la pèche commerciale pour sub-î venir à leurs besoins en vertu d’un traité conclu avec la | Couronne britannique en 1760.Dans une décision à cinq contre deux, la Cour suprême a donné raison à Donald Marshall le 17 septembre dernier.Sur la base du jugement, les pêcheurs Micmacs sont partis «lever» aussitôt du homard hors saison au vu et au su de pêcheurs blancs, rouges de colère, qui avaient hâte que la glace prenne.Les choses ont par la suite dégénère pour atteindre le point de retour que l'on connaît.Ghislain Otis, professeur spécialiste du droit autochtone à l'Université Laval, estime que ni les autochtones, ni le gouvernement, ni la Cour suprême n’ont été malins dans cette affaire.«Il y a d'abord eu j un manque de jugement politique à la Cour suprême, \ qui n’a pas su mesurer les retombées politiques immi-| nentes de sa décision.Les politiciens auraient dû prévoir des modalités de transition, ce qu'ils n'ont pas'fait.Les autochtones ont enfin manqué de jugement, en sous-estimant la délicatesse du dossier».a-t-il expliqué hier.M.Otis reproche au gouvernement fédéral d’avoir j fait preuve d’une grande lenteur avant de faire connaître sa position face au jugement de la Cour suprême, rendu à la mi-septembre.«Il y assez de spéeia-! listes en droit autochtone à Ottawa pour orienter le gouvernement rapidement.» Renée Dupuis, avocate spécialiste des questions autochtones, a rappelé pour sa part que la décision récente de la Cour suprême était dans la logique de ses décisions antérieures, et que la société canadienne n’était pas arrivée du jour au lendemain à la situation actuelle en matière de droit autochtone.En 1990, la Cour suprême s'est penchée pour la première fois sur la portée de l'article 35 de la Loi constitutionnelle de 1982, qui reconnaît et confirme les droits ancestraux et les droits issus des traités des peuples autochtones du Canada.La Cour a confirmé clairement et significativement que ces droits n'étaient pas absolus, ou figés.En 1996, la Cour suprême a rendu une trilogie d’arrêts portant sur le droit de pêcher à des fins comnter-j dales, et elle a précisé peu à peu la façon de définir les j droits ancestraux.Il ne faut pas s’étonner des décisions rendues par la Cour suprême, estime Mme Dupuis, car les droits des autochtones ont été inscrits de manière distincte dans la loi de 82.De même, il ne faut pas s’étonner de voir les autochtones exercer leurs droits quand ils obtiennent des jugements favorables de la Cour suprême.M.Otis et Mme Dupuis ont tous deux insisté sur le fait que les droits des autochtones ne sont pas absolus.Le gouvernement fédéral peut intervenir et légiférer pour s'assurer que les ressources ne soient pas mises en danger.Autrement dit, la conservation de la ressource passe avant le droit des autochtones.Selon Ghislain Otis, le gouvernement aurait dû «lancer un message politique à la population pour lui dire ¦ qu'il allait intervenir afin d'encadrer et de protéger la rcs-i source tout en tenant compte des droits des autochtones».Mme Dupuis se demande également pourquoi le gou-; vernement n'exerce pas les pouvoirs qui lui ont été reconnus par les jugements antérieurs de la cour.«Il pour-| rait très bien y avoir un décret», illustre-t-elle.
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