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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier B
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  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1999-09-29, Collections de BAnQ.

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Culture Page B 8 Économie Page B 2 Les sports Page B 6 Télévision Page B 7 * LE DEVOIR ?HORIZONS festival 28 SÈR.90CÏ.1999 ^ |r\tfrrv*ti«r\>( f\JowfUf ^ / /) into-danse U CLr\) C 514.930.3031 www.f8stivalnouw8lladanse.ca L E I) E V » I H .L E M E H C R E DI 2D SE l> T E M B B E I » D D Premières amours Un sondage Tout froid que soit leur pays, les Canadiens ont des relations sexuelles précoces.L’âge moyen auquel ils ont eu leur première expérience est de 15 ans.C’est une moyenne semblable à celle des Etats-Unis mais inférieure à celle des habitants de quelque 12 autres pays industrialisés interrogés dans le cadre d’un sondage international mené par le compagnie de condoms Durex, auprès de jeunes de 16 à 21 ans.auprès de 4200 jeunes de 16 à 21 ans provenant de 14 pays industrialisés révèle des résultats étonnants sur leur comportement sexuel CAROLINE MO NT P ET IT LE DEVOIR on seulement les jeunes ont des relations sexuelles de plus en plus tôt, ils sont également très actifs sexuellement une fois rompus aux jeux de l’amour.En effet, la moyenne des jeunes aurait déjà eu un peu plus de quatre partenaires sexuels à l’âge de 16 ans, selon le sondage de Durex.De ces jeunes Canadiens, 26 % ont indiqué qu’ils n’avaient pas utilisé le condom lors de leur première relation sexuelle.Le sondage a été mené auprès de 4200 personnes de 16 à 21 ans provenant de 14 pays industrialisés.11 révèle également que dans l’ensemble des pays observés, l’âge des premières relations chute de façon radicale d'année en année.Ainsi, l'âge de la première relation connaît un écart énorme entre les répondants de 21 ans (16,7 ans) et ceux de 16 ans (14,3 ans), soit 2,4 ans.Les jeunes interrogés vivaient au Canada, aux États-Unis, en Allemagne, en Espagne, au Mexique, en Pologne, en France, en République tchèque, au Royaume-Uni, à Singapour, à Taïwan, en Thaïlande, en Italie et en Grèce.Certaines données portent à réfléchir, comme le fait que 18 % des jeunes interrogés ont dit ignorer que le condom pouvait être utilisé comme contraceptif.D’autre part, les jeunes déclarent que leurs amis sont leur principale source en matière d'information sexuelle.28 % ont en effet confié que leur premier conseil leur était venu d’un ami.Pourtant, le même pourcentage (28%) des jeunes affirment qu’ils auraient préféré recevoir cette première information de leurs parents plutôt que de leurs compagnons de l’école.Cependant, le Canada, le Mexique et le Royaume-Uni sont les seuls pays où les jeunes ont reçu plus d’information sur la sexualité à l’école qu’auprès de leurs amis.La pensée magique Il est vrai que le sondage a été effectué par une compagnie de condoms, qui a tout intérêt à bien cerner le comporte ment sexuel des jeunes, pour mieux leur vendre son produit.Mais il offre aussi «des pistes en matière d’éducation sexuelle», explique la sexologue Julie Pelletier en analysant ces données.Ce qui la préoccupe le plus, c’est le fait que 26 % des jeunes admettent n’avoir utilisé ni condom, ni contraceptif, lors de la première relation sexuelle.«On est dans le domaine de la pensée magique, du “cela ne m’arrivera jamais à moi”», dit-elle.Plus les jeunes ont des relations précoces, plus ces relations deviennent fréquentes et plus ils ont un grand nombre cle partenaires sexuels, si l’on en croit les données publiées par Durex.Aux États-Unis, par exemple, où l’âge de la première relation est aussi précoce qu’au Canada, les jeunes ont déjà eu une moyenne de 7,5 partenaires lorsqu’ils atteignent l’âge de 21 ans.C’est au Royaume-Uni et aux États-Unis que les jeunes ont les rapports les plus fréquents, affichant des moyennes respectives de 133 et 128 rapports sexuels par aimée.Suivent l'Allemagne et le Canada, avec respectivement 116 et 113 rapports sexuels par année.Dans l’ensemble des pays sondés, les jeunes ayant eu des rapports sexuels plus tôt, soit à 13 ans ou moins, ont aussi des rapports sexuels plus fréquents, soit une moyenne de 153 fois par année, tandis que les jeunes ayant eu un premier rapport sexuel à 16 ans disent avoir des rapports sexuels en moyenne 86 fois par année.Francis Pelletier, sexologue et enseignant de formation personnelle et sociale à l’école secondaire Paul-Gérin-La-joie d’Outremont, ne s’étonne pas vraiment des données concernant la précocité et la fréquence des rapports sexuels des adolescents.En milieu urbain, explique-t-il, les jeunes sont laissés à eux-mêmes durant de longues heures.Les parents rentrent souvent tard de travailler et les jeunes ont plus de liberté en ce qui a trait aux sorties.En fait, le sexologue s’étonne plutôt de la faible proportion d’adolescents qui admettent ne pas avoir utilisé de condom lors de leur première relation sexuelle.«Je m’attendais à ce que ce soit une proportion d’une personne sur deux, dit-il.Parce que le facteur gêne joue dans la possibilité de trouver des moyens contraceptifs.Ce n’est pas toujours évident pour eux de trouver des contraceptifs alors qu’ils sont à la veille d’avoir leur premier rapport sexuel.Cela nous ramène au vieux débat sur les distributrices à condoms.» Or, ajoute-t-il, le message des enseignants envers les élèves est clair.Peu importe que vos parents soient d’accord ou non avec le fait que vous ayez des relations sexuelles, vous devez vous protéger.Plus décevant que prévu Toutes courantes et fréquentes qu’elles soient, les relations sexuelles des adolescents sont très loin d’être des plus satisfaisantes, indiquent les données du sondage.Au Canada, 37 % des jeunes ont affirmé que leur premier rapport sexuel avait été plus décevant que prévu, contre 19 % qui l’ont plutôt trouvé plus agréable que prévu.En fait, ce n’est qu’en Pologne, au Mexique et à Singapour que le nombre des jeunes ayant été agréablement surpris par l’expérience excède celui de ceux qui en ont été déçus.«Je m’efforce de leur dire que comme dans n'importe quoi, il y a un apprentissage à faire et que le plaisir croît avec l’usage», reconnaît M.Pelletier.Selon lui, le fait d’avoir eu plusieurs partenaires sexuels demeure plus difficile à admettre et moins acceptable pour une fille que pour un garçon.En fait, dit-il, il est encore courant que des jeunes cèdent à la pression de leur partenaire ou des pairs pour avoir un rapport sexuel, alors qu’ils n’en sont pas encore prêts.«C'est souvent dans ce temps-là qu'ils regrettent, dit-il.Quand ils se sont sentis forcés psychologiquement d'avoir un rapport sexuel.» De l'ensemble des jeunes interrogés dans le cadre du sondage de Durex, un sur trois a affirmé être encore vierge.De ce lot, 47 % des répondants auraient dit que c’était faute de se sentir prêts pour avoir des relations sexuelles, et 27 % ont déclaré se sentir prêts mais ne pas avoir rencontré la bonne personne pour avoir ces relations.De l’ensemble de ceux qui avaient déjà eu des rapports sexuels, 50 % ont déclaré pour leur part avoir choisi de perdre leur virginité parce que les deux partenaires s’y sentaient prêts.Pour ce qui est du plaisir ressenti, ce n’est pas un sujet qui est abordé facilement par les jeunes, selon M.Pelletier.«Ils ne sont pas encore arrivés à la conscience d’être heureux ou pas dans leurs rapports sexuels», dit-il, ajoutant aussi que la perspective d'avoir des en- ‘VV: ' f ¦ CHRISTIAN (îTAV fants est «très, très loin» de leurs projets d’adolescents.«Ils aiment ou ils n’aiment pas, c’est tout», ajoute-t-il.Les garçons plus impatients Les garçons demeurent beaucoup plus impatients que les filles en ce qui a trait à la sexualité.Ainsi, de l’échantillon retenu par Durex, 21 % des garçons disent s’attendre à avoir un rapport sexuel avec leur partenaire avant la fin de la première semaine de rencontre, contre seulement 6 % des filles.Près de la moitié des garçons (49 %) s’attendent à avoir des rapports sexuels avant la fin du premier mois, contre seulement 23 % des filles.Les jeunes vierges sont prêts à attendre plus longtemps avant d’avoir leur premier rapport sexuel.Seuls 13 % croient que leur premier rapport sexuel aura lieu au cours du premier mois d’une rencontre.La plupart (59 %) se disent d’ailleurs prêts à attendre six mois après une rencontre pour avoir leur premier rapport sexuel.De ceux qui son actifs sexuellement, 51 % s’attendent à avoir un rapport sexuel dans le mois suivant une rencontre et 20 % dès la première semaine.M.Pelletier dit constater, dans sa pratique quotidienne, que les garçons ont tendance à vouloir une relation plus stable que les filles.Celles-ci seraient plus préoccupées de liberté sexuelle.«Je serais porté à dire que les choses ont beaucoup changé et que les garçons ont une vision beaucoup plus rose de l’amour que les filles maintenant», précise-t-il.Le programme d’éducation sexuelle prodigué à Paul-Gérin-Lajoie traite entre autres de l’exploitation sexuelle, y compris la prostitution et le harcèlement sexuel, les maladies transmissibles sexuellement, le côté affectif relié à la sexualité.«En général, les inquiétudes des jeunes en ce qui a trait à la sexualité sont davantage liées aux possibilités de grossesse qu’aux maladies transmissibles sexuellement», constate M.Pelletier.Cette observation contredit cependant les données du sondage qui font des maladies transmissibles sexuellement la principale préoccupation des jeunes.18 % des jeunes interrogés ont dit ignorer que le condom pouvait être utilisé comme contraceptif.Dès samedi prochain ! Tous les jours du 2 au 9 octobre O US Une série gess \ } L K 1) E V 0 I R , L E M E R (' R E I) I 2 !» S E I* T E M R R E I !» !» !» B 2 —-—-?LE DEVOIR ?- ECONOMIE Programme d’aide à l’industrie aéronautique Ottawa veut contourner l’interdit de l’OMC La Cour permet à Onex de convoquer les actionnaires Ottawa (PC) — Le gouvernement canadien a décidé que son programme de subventions à l’industrie de l’avion régional valait la peine d’être sauvé et il a engagé un consultant à cet effet.Ce consultant doit aider le gouvernement à contourner une ordonnance de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) qui demande au Canada de mettre fin au progranune actuel.L’OMC a en effet ordonné récemment à Ottawa de mettre un terme, avant le 18 novembre prochain, à son programme Partenariat technologique Canada, qui attribue des subventions aux compagnies du monde de l’aéronautique.L’OMC estime que ce progranune est une subvention directe à l’exportation, ce qui est interdit par les lois sur le commerce inter- national.L’an dernier seulement, ce programme canadien a versé pas moins de 118 millions aux entreprises de ce secteur.L’OMC a par ailleurs ordonné au Brésil de faire de même avec son progranune de subvention de l’industrie de l’avion régional.Afin de trouver d’autres possibilités à offrir aux entreprises, Industrie Canada a accordé un contrat d’une valeur de 96 000 $ à Robert Haack, un consultant d’Ottawa et ancien fonctionnaire fédéral.«Avant d'investir quoi que ce soit dans l'industrie de l’avion régional, nous devons nous réorganiser poursuivre les directives de l’OMC», affirme le directeur exécutif du programme, Bruce Deacon.Le consultant doit compléter son travail avant le 28 janvier prochain.Cadillac Fairview essaie de relever son titre Toronto (Reuters) — Dans un effort visant à relever le cours de son titre, Cadillac Fairview Corp.a indiqué hier avoir retenu les services d’une équipe de conseillers financiers afin de l’orienter sur «un nombre de stratégies alternatives».La société immobilière torontoise a dit que Goldman, Sachs and Co.et le Blackstone Group avaient été choisis pour participer à une démarche qui pourrait inclure «une vente possible ou la restructuration du capital de la corporation».«Cadillac Fairview est une compagnie prospère et nos résultats, depuis notre inscription en Bourse en 1997, ont été solides et ont constamment excédé nos objectifs.Nos excellents résultats et l’occasion significative d’accroître notre flux de trésorerie, cepen- dant, ne sont pas reflétés dans le cours de nos actions», a dit dans un communiqué le président du conseil, président et chef de la direction, Bruce Duncan.«Nous croyons qu’il est maintenant temps, dans l’histoire de la corporation, d’explorer de nouvelles stratégies alternatives destinées à maximiser la valeur pour les actionnaires.» Pilule empoisonnée Ce geste survient à peine quelques semaines après que les actionnaires de la société eurent approuvé l’adoption d’une pilule empoisonnée afin de repousser toute tentative de rachat hostile.Le portefeuille de Cadillac Fairview comprend 102 propriétés totalisant environ 51 millions de pieds carrés.GÉRARD BÉRUBÉ LE DEVOIR La Cour supérieure de l’Ontario a tranché: Onex peut, à titre d’actionnaire d’Air Canada, convoquer les autres actionnaires du transporteur à une assemblée extraordinaire le 8 novembre.Si cette décision pourrait avoir pour effet d’accélérer le dépôt d’une contre-offre, Air Canada étudiait toujours hier la possibilité d’en appeler.Le transporteur a également souligné que la date de la tenue de cette assemblée peut toujours être influencée par des jugements attendus dans deux autres causes portées devant les tribunaux.Air Canada fait ici référence à cette contestation déposée devant la Cour fédérale, demandant à cette instance de statuer sur la nécessité de soumettre l’offre d’Onex, largement appuyée financièrement par American Airlines, à l’examen du Bureau de la concurrence.Cet organisme a été confiné à un rôle consultatif après que le gouvernement libéral eut, le 13 août dernier, recouru à l’article 47 de la Loi sur les transports pour accorder une impunité de 90 jours aux parties intéressées.Le président du conseil d’Onex, Gerald Schwartz, a déjà mentionné que sans ce recours, qui fait appel à des «perturbations extraordinaires», il n’aurait probablement pas pu déposer son offre qui, «à l'évidence même, peut difficilement passer l’examen du Bureau de la concurrence», a-t-il déjà dit.L’autre requête déposée par Air Canada, devant la Cour supérieure du Québec cette fois, vise à rendre l’offre d’Onex illégale et à confirmer la nature de cette règle, enchâssée dans la loi du transporteur, qui empêche à tout individu de détenir plus de 10 % des actions à droit de vote d’Air Canada.Trop importante Cette restructuration de l’industrie canadienne de l’aviation civile «est trop importante pour qu’elle soit faite de façon expéditive», a souligné la porte-parole d’Air Canada, Nicole Couture-Simard.«Le conseil d’administration continue à regarder toutes les alternatives disponibles.Il est également à examiner la possibilité d’interjeter appel.Même avec ce développement, nous allons prendre le temps nécessaire pour travailler à cette restructuration, qui ne doit pas être restreinte à l'échéancier limité présentement et déposé sur la table.» Air Canada avait fixé au 7 janvier la date de la tenue de cette assemblée des actionnaires.Chez Onex, on ne pouvait hier que se réjouir de la décision de la cour ontarienne.«Les actionnaires auront l’occasion de considérer notre offre avant qu’elle expire.» Cette offre doit expirer le 8 novembre, soit quelque deux jours avant la fin de cette période d’impunité accordée par Otta- wa.«Il s’agit d’une victoire pour les actionnaires d’Air Canada, a enchaîné M.Schwartz.Nous avons toujours été d'avis qu’il y a suffisamment de temps pour permettre aux actionnaires de considérer notre offre ou pour Air Canada de leur présenter une alternative comparable.» Lors de cette assemblée du 8 novembre, il sera demandé aux actionnaires d’Air Canada de nommer un nouveau conseil d’administration et de créer une nouvelle catégorie d’actions d’Air Canada pour la conversion des actions ordinaires qui auront été remises en réponse à l’offre d’Onex.Cette société d’investissement compte sur l’appui des deux tiers de chacune des deux catégories d’actions ordinaires d’Air Canada pour obtenir du gouvernement libéral qu’il retire cette limite de 10 % enchâssée dans la Loi d’Air Canada.Onex fera parvenir, vers le 7 octobre, l’avis de convocation et la procuration.Air Canada devra également faire parvenir à ses actionnaires une circulaire d’information couvrant les sujets qui seront abordés dans le cadre de cette assemblée.Collenette contredit Chrétien Peu avant cette décision de la cour ontarienne, le ministre fédéral des Transports, David Collenette, s’est présenté devant les journalistes au sortir d’une réunion avec ses homologues provinciaux à Halifax.Revenant sur une déclaration précédente où il avait dit s’en remettre aux forces du marché, M.Collenette a soutenu hier que «le marché, à lui seul, ne peut décider de ce qui est dans le meilleur intérêt des Canadiens».Il a souligné que le gouvernement aura le dernier mot et que la décision sera prise en fonction de cinq critères: «Il n’y aura aucune augmentation soudaine des prix.Le consommateur sera protégé.Les services aux plus petites communautés seront protégés.Les droits des employés seront protégés.Et le contrôle effectif doit être canadien.» M.Collenette n’a toutefois pas précisé si une proposition de fusion sera soumise à l’examen du Bureau de la concurrence, alléguant qu’une contestation à ce sujet est pendante devant les tribunaux.Il n’a également pas expliqué les intentions du gouvernement quant aux paramètres limitant à 25 % le contrôle étranger sur un transporteur canadien et à 10 % le droit de vote maximum touchant Air Canada.Plus tôt dans la journée, le premier ministre Jean Chrétien a déclaré qu’il ne s’inquiétait pas de l’émergence éventuelle d’un seul transporteur national au pays.«Ily a d’autres sociétés aériennes au Canada.De nouvelles pourraient venir.Il y a plusieurs solutions.» Il a insisté: «Il appartient aux actionnaires de ces compagnies de régler ce problème.C’est aux actionnaires de décider.Nous nous occuperons de la situation s’il y a accord entre les trois parties concernées.» Avec Reuters 3000, Chemin de la Côte-Ste-Catherine J H3T2A7 IM (Niveau rez-de-jardin) Montréal Colloquera n nue la r&Vue Le jeudi 7 octobre 1999 Hautes Etude Commerciale; TTir Claude Chagnon, président et chef de la direction, Vidéotron Communications inc.Guy Marier, président, Bell Québec Claude Séguin, vice-président exécutif, Finances et chef de la Direction financière, Téléglobe inc.REPENSER L'ORGANISATION Les enjeux de l'adaptation à un environnement en mutation Les acteurs majeurs de l'industrie parlent de leur lecture de l'environnement, de son évolution et des exigences que cela pose à leur organisation en matière de transformation.Colloque annuel de la revue i Inscription et information CEF RIO Karyne Fontaine : (418) 583-3746 Gestion riiS-rE www.cefrio.qc.ca en collaboration m avec le CEFRIO qeSLian www.hec.ca/gestion rfr.rINIISNATIONALt 01 ST 10 N Fin de la grève des employés d’Hydro-Québec Le syndicat veut exclure les répartiteurs de l’entente FRANÇOIS NORMAND LE DEVOIR Le Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP-FTQ) refuse d’inclure les 129 répartiteurs d’Hydro-Québec, chargés de la surveillance et de la gestion du réseau électrique, dans l’entente de principe conclue lundi entre la société d’Etat et le syndicat.Dans un entretien accordé hier au Devoir, le porte-parole des sections locales 957, 2000 et 1500 du SCFP, Charles Paradis, a indiqué que le syndicat s’appuyait tout simplement «sur les propres arguments invoqués par les répartiteurs pendant la grève» pour les exclure de l’entente de principe.Pendant le conflit de travail, les répartiteurs avaient notamment invoqué leur autonomie au sein du SCFP pour justifier leur refus de participer à la grève.Les répartiteurs constituent l’une des deux unités de négociation de la section locale 1500, qui représente près de 6000 employés syndiqués.Le leitmotiv du syndicat est simple: puisque les répartiteurs insistent pour dire qu’ils forment une unité de négociation à part entière, il n’y a donc pas de raison de les inclure dans l’entente de principe négociée, a fortiori, par d’autres unités de négociation qui ont accepté de faire la grève.Autrement dit, le syndicat ne veut pas que les répartiteurs récoltent les fruits de ceux qui ont accepté de faire la grève pendant près de cinq mois, soit la très grande majorité des syndiqués d’Hydro-Québec.Ça sent la vendetta.Joint hier par Le Devoir, le porte-parole des répartiteurs, Guy Bergeron, a affirmé que les répartiteurs envisageaient la possibilité de négocier directement avec Hydro-Québec le renouvellement de leur contrat de travail puisque le SCFP refuse de les inclure dans l’entente de principe.«Avant d'adliérer au SCFF en 1983, les répartiteurs ont négocié directement avec Hydro-Québec pendant 16 ans.Ça se passait très bien.On n'a jamais été obligés de faire la grève car on a toujours pu trouver un terrain d’entente», a mentionné M.Bergeron.Mais pour l’heure, les répartiteurs ne peuvent pas négocier directement avec la société d’Etat.L’été dernier, le syndicat avait mis les répartiteurs en demeure de négocier avec Hydro-Québec.Cette mise en demeure est toujours en vigueur, a confirmé hier M.Paradis.Cette situation n’a rien pour atténuer la tension déjà vive entre le SCFP et les répartiteurs.Les deux parties ont toutefois convenu hier de se rencontrer afin de voir s’il y a une possibilité de s’entendre.Advenant que cette rencontre ne se solde pas un échec, les répartiteurs seront encore plus près de la porte de sortie du SCFP.Dans neuf mois, les répartiteurs pourront en effet décider, lors d’une période de maraudage, s’ils veulent ou non demeurer dans les rangs du SCFP.«Ce n’est un secret pour personne qu’on songe de plus en plus à quitter le SCFP, a lâché M.Bergeron.Mais il peut y avoir un développement de dernière minute, et on ne ferme pas la porte à un rapprochement avec le syndicat.» Les titres aurifères s’envolent encore plus haut REUTERS Toronto — Les titres aurifères nord-américains ont continué de briller hier alors que le prix du précieux métal a bondi au delà de la barre psychologique des 300 $ US l’once pour la première fois en près d’un an.Le cours de l’or, qui avait dégringolé à un creux de 20 ans de 251,70 $ US l’once il y a un mois — alors affecté par la manœuvre de la banque centrale britannique visant à vendre des ré- serves d’or —, a poursuivi sa remontée spectaculaire amorcée lundi, gagnant alors 14 $ US l’once, et avait grimpé de plus de 26,20 $ US l’once hier sur les marchés nord-américains.Ventes nocives Les ventes d’or des banques centrales, épaulées par la force du dollar américain, une faible demande sur le marché des métaux et une faible inflation mondiale, avaient précipité la chute des cours de l’or ces deux dernières années.EN BREF Bombardier vend six avions (Le Devoir) — Bombardier Aéronautique a annoncé la vente de six avions de transport régional à deux transporteurs européens et à un du Moyen-Orient.La valeur de ces transactions’ atteint près de 187 millions de dollars canadiens.Maersk Air, transporteur franchisé de British Airways, a levé une option sur un RJ série 200.Adria Airways, de Slovénie, a également commandé un C RJ200.Et nouveau client de Bombardier, Palestinian Airlines de Gaza fera l’acquisition de deux Dash 8 à 50 sièges et de deux CRJ2(X) à 50 sièges.Les Américains demandent des comptes à Alcan (AFP) — Alcan a annoncé lundi soir que la Justice américaine lui avait demandé des renseignements supplémentaires concernant l’accord de fusion qu’il a signé avec le français Pe-chiney et le suisse Algroup pour la naissance du géant de l’aluminium APA Cette requête pourrait allonger d’environ 20 jours la procédure d’examen que mène le département américain de la Justice dans le cadre de ce ' projet de fusion, a indiqué le groupe canadien dans un communiqué.Alcan a ajouté qu’il entendait «collaborer entièrement» avec les autorités américaines.Le groupe s’attend à ce que la transaction intervienne au début de ¦ l’an prochain comme prévu.Alcan, Pechiney et Algroup avaient signé le 16 septembre un accord définitif de fusion donnant naissance à APA un des premiers groupes mondiaux de l’aluminium et leader mondial de l’emballage souple et de spécialité.Moins de prestataires de l’assurance-emploi Ottawa (PC) — Le nombre de Canadiens recevant des prestations ordinaires d’assurance-emploi a diminué de 3 % en juillet pour s’établir à 496 920.Des diminutions ont été enregistrées dans six provinces, dont le Québec.Au total, le nombre de bénéficiaires réguliers était de 13,6 % inférieur à celui de la même période l’année précédente.Au Québec, le nombre de bénéficiaires à chuté de 4 % en juillet ixnir se chiffrer à 168 840.Par rapport au mois de juillet précédent, il s’agit d’une baisse de 16.7 %.Au pays, le montant des prestations ordinaires versées a augmenté de 3,9 % en juillet, pour atteindre 629,3 millions, pendant que le nombre de demandes reçues augmentait de 9,7 %, pour atteindre 224 9
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