Le devoir, 27 septembre 1999, Cahier A
F 0 N I) E EN 19 1 0 N "218 LE DEVOIR L K L l X 1) 1 A 2 7 S 1 P T K M B R K 1 9 9 9 8 7 c + T A X E S = 1 $ T Hl L’ENTREVUE MaJj ' * twSwjar ] «m • j LES SPORTS LE MONDE BRUNY SURIN: i COURSE FOLLE ?- POUR UN RECORD PAGE B 1 JOHNNY HERBERT TRIOMPHE DES AVERSES PAGE B 4 PINOCHET: UNE ?NOUVELLE BATAILLE S’OUVRE À LONDRES v PAGE A 5 ' Æ Un référendum d’ici à 48 mois i Bouchard s’engage à trouver des solutions «globales» pour contrer le recul du français sur l’île de Montréal ROBERT DUTRISAC LE DEVOIR Drummondville — Le chef du Parti québécois, Lucien Bouchard, a obtenu sans difficulté des militants pé-quistes toute la marge de manœuvre qu'il souhaite pour la tenue d’un prochain référendum qui se déroulera le temps venu, au moment indéterminable où les Québécois «seront prêts à être gagnants».Au terme du Conseil national du Parti Québécois, qui a débuté samedi, M.Bouchard a exhorté ses troupes à «prépa- rer un référendum gagnant» dans une mobilisation dont le premier point fort sera le Congrès national du mois de mai, voué exclusivement à la souveraineté.Le premier ministre refuse de fixer un échéancier et de s’enferrer dans l’engagement de tenir un référendum au cours du mandat actuel.Il sera tenu «le plus tôt possible» parce que la question de la souveraineté «parce qu'elle n 'est pas résolue, est extrêmement débilitante» et «paralysante».Mais le référendum sera précédé par «un très grand débat sur l'avenir politique du Québec», a-t-il dit, que les militants doivent amorcer avant toute chose.Auparavant, le ministre des Ressources naturelles et leader en chambre, Jacques Brassard, a précisé que le Parti québécois avait encore jusqu’à 48 mois pour tenir un référendum au cours du présent mandat du gouvernement, une période qui pourrait s’avérer suffisante pour réunir les conditions gagnantes.Réunis à huis clos hier, les délégués ont eu droit à un portrait statistique des Québécois et de leur appui à la souveraineté.Dans son discours de clôture, M.Bouchard a signalé que «le potentiel d’appui à la souveraineté est intact», ce qu’un expert, engagé par le Comité d’action et de réflexion sur la souveraineté, présidé par le vice-premier mi- nistre Bernard Landry, est venu démontrer avec maints tableaux statistiques.Le portrait qu’a dressé l’expert indique que les Québécois sont des «gens modernes», rompus aux nouvelles technologies et qui ne craignent pas la concurrence mondiale, a révélé M.Bouchard.«Les Québécois sont devenus internationaux», a-t-il dit.«Iss Québécois veulent se comporter en gagnants».Pour référence, le Conseil exécutif national du Parti Québécois a déposé une série de propositions d’amende- VOIR PAGE A S: PQ 5i Br ia n My les PERSPECTIVES Sur la route Les élèves du secondaire ont investi les ponts et les routes du Québec toute la semaine, s’attirant les railleries sinon les foudres d’un certain segment — motorisé — de la société.Satanés jeunes! De quoi se plaignent-ils?Savent-ils seulement ce qu’ils font?Ne peuvent-ils pas rester sagement en classe et se taire?Les élèves du secondaire n’ont gagné aucun concours de popularité avec leurs coups d’éclat répétés qui ont causé un chaos sur le réseau routier et conduit à l’arrestation d’environ 300 d’entre eux.Les «grands» auraient sûrement préféré que les marmots restent stoïques et silencieux devant une querelle les touchant au premier plan — une affaire de discussions difficiles et dç gros sous entre les enseignants du secteur public et l’Etat.Le scénario est platement répétitif, mais toujours est-il que les négociations entre les enseignants affiliés à la CEQ et le gouvernement Bouchard ont abouti a l’impasse.Il est arrivé la même chose aux infirmières cet été, et les policiers provinciaux sont présentement dans la même galère.Et quand il y a impasse, il y a bien sûr moyens de pression.Les infirmières piquées au " vif ont fait la grève avec le résultat désastreux que tout le monde connait.Les patrouilleurs de la Sûreté du Québec en beau fusil «jouent» présentement dans le trafic.Les enseignants boycottent pour leur part les activités parascolaires, pénali-" " ” sant les jeunes.Ne faisant ni une ni deux, ces derniers ont investi le pont Jacques-Cartier mardi en pleine heure de pointe, surprenant ainsi les autorités.La petite délinquance estudiantine s’est poursuivie jusqu’à ce que les policiers du SPCUM sonnent la fin de la récréation en arrêtant près de 300 jeunes, jeudi et vendredi, après que des actes de vandalisme déplorables et déplacés eurent été commis.Dans le concert de «tsé man, bonhomme» rapporté dans les médias, le message des jeunes a certes perdu en clarté.Ces élèves tiennent à leurs activités parascolaires, que ce soit le bal des finissants, le journal scolaire ou l’amicale de la philatélie; autant d’édens et de sources de salut dans une année autrement aride.Ils y tiennent et sont furieux à la seule idée d’en être privés.Une fois n’est pas coutume, les enseignants et l’Etat se sont mis d’accord pour condamner le geste collectif indisposant des étudiants.«Les élèves prennent des risques inutiles et mal calculés», a lancé le président de la Fédération des commissions scolaires, André Caron.La présidente de la Fédération des syndicats de l’enseignement (FSE-CEQ), Johanne Fortier, a pour sa part prié les élèves de rester en classe «pour leur propre sécurité».C’est que les moyens de pression de ces jeunes insoucieux nuisent à ceux des professeurs consciencieux.Rusé conune un négociateur, Lucien Bouchard a joint sa voix au concert de réprimandes paternalistes en se disant bien sûr «inquiet» que les élèves fassent des gestes aussi «dangereux», et en priant les professeurs de fournir les services exigés par les jeunes.Cela revenait à demander, subtilement, l’abandon des moyens de pression.Enfin, la police de la Communauté urbaine de Montréal a justifié l’opération ayant mené à l’arrestation de quelque 300 jeunes revendicateurs en expliquant qu’elle ne pouvait tolérer des manifestations «spontanées et désordonnées» qui mettent en péril la sécurité des au- VOIR RAGE A 8: ROUTES M E T E 0 La cause des jeunes n’est ni pire ni meilleure que celle de leurs parents Montréal Québec et chaud.Max: 24 Min: 9 Max: 20 Min: 2 Détails, page 15 3 1 N 1) E X Annonces H 3 U’s sports 15 4 Avis publics.15 5 Mots croisés.15 3 Culture 15 8 Planète B 2 Editorial A (5 Politique A 4 Entrevue 15 1 Religions 15 6 Le monde A 5 Télévision 15 7 www.ledevoir.com JACQUES CHENIER LE DEVOIR Les Choix de Sophie a reçu le Gémeau de la meilleure émission culturelle.Omertà et Le Polock triomphent RAUL CAUCH ON LE DEVOIR Omertà/3 et Le Polock avaient obtenu le plus grand nombre de nominations.La logique est donc respectée puisque ces deux émissions ont remporté le plus grand nombre de trophées hier, soit cinq chacun, à l’occasion de la 14" édition des Prix Gémeaux, organisée par l’Académie canadienne du cinéma et de la télévision.La journée d’hier a également permis de souligner avec beaucoup d’éclat la renaissance de Télé-Québec puisque plusieurs nouvelles émissions de la petite chaîne publique se sont distinguées, dont l’émission pour enfants Cornemuse avec également cinq Gémeaux, Daniel Pinard comme meilleur animateur (l’ayant remporté dans sa catégorie contre Christiane Charette, Claire Lamarche ou Guy Mongrain), Ciel! Mon Pinard étant consacrée meilleure émission à ca- fJm ractère social ou de service, Les Choix de Sophie meilleure émission culturelle et Le plaisir croit avec l’usage meilleure série de variétés.Deux prestigieux prix hors catégorie sont également venus appuyer la remontée de Télé-Québec puisque le coproducteur du Plaisir croit avec l’usage, Guy Latraverse, a reçu le Grand Prix de l’Académie, un prix qui rend hommage à l’ensemble r d'une carrière, alors que le directeur général de la programmation de Télé-Québec Mario Clément recevait le Prix spécial de l’Académie.Radio-Canada a tout de même obtenu la part du lion puisque non seulement Omerta et Le Polock ont remporté chacun cinq Gémeaux mais Un gars une fille en a reçu quatre.Non seulement Omerta a reçu le Prix Gémeaux pour la meilleure série dramatique mais 4 et demi a reçu, encore une fois, le VOIR PAGE A 8: GÉMEAUX Le Nordais prend son envol Inauguration, près de Matane, du plus important parc d'énergie éolienne au Canada Au printemps 1992, les ébauches du plan de développement d’Hydro-Québec ne contenaient pas un seul mégawatt d’énergie éolienne, sauf pour approvisionner de petites localités isolées, dont on voulait diminuer la dépendance au coûteux diesel.Hydro-Québec avait même alors taxé d’irréalisme une série du Devoir sur le potentiel technologique de cette filière au Québec.Pourtant, demain, ministres et industriels inaugureront le parc Le Nordais, le plus important au Canada avec une puissance installée de 100 MW.Une histoire où le vent a poussé dans le même sens que bien du monde.LOUIS-G I L LE S FRANCŒUR LE DEVOIR Le programme de production privée d’électricité battait son plein au début de 1992 lorsque quelques consultants et industriels se sont rendu compte que les conditions de l’appel d’offres d’Hydro-Québec permettaient de lancer dans la course un premier parc éolien.Le nombre et la taille des obstacles n’auront finalement pas eu raison de ce projet, piloté par un noyau de croyants, regroupés derrière une proposition avancée par le géant américain Kenetech.Jusque-là, la domination des «castors» au sein d’Hydro-Québec avait empêché tout projet de production éolienne de démarrer.Cette domination, qui atteignait le niveau du syndrome culturel, était si forte qu’elle devait empêcher d’équiper les îles de la Madeleine d’éoliennes en tandem avec des diesels rénovés.On devait opter plutôt pour une batterie de coûteux diesels tout neufs, qui vont polluer la région et contribuer à l’effet de serre pendant une autre génération.C’est dans ce contexte où l’hydroélectricité avait presque le statut de dogme qu’a été présenté le projet Le Nordais, finalement inscrit de justesse dans le programme hydro-québécois d’achat d’électricité auprès des produc- VOIR PAGE A 8: LE NORDAIS Le bilan du week-end ¦ À lire, page A 3 À pleine puissance, Le Nordais alimentera 10 000 résidences Charbonneau, le Chef et la police C’était un événement comme il s’en passait souvent en ce temps-là.L'inauguration d’un pont, en présence des politiciens, du clergé et des notables du coin, sous la supervision des forces de l’ordre, tout ça n’a rien de bien excitant.Mais c’est sans compter les personnages qui apparaissent sur la photo.Eux, sont passés à l’histoire.JUDITH LACHAPELLE LE DEVOIR Il aura fallu attendre des années avant que cette photo ne passe à l’histoire, avant qu’on réalise qu’elle représentait à elle seule toute l’époque Duplessis._____ Ça sé passe le 18 août 1946 à | Sainte-Thérèse, au nord de Montréal.Le premier ministre Maurice Duplessis, flanqué de ses honorables collègues, vient d’inaugurer le pont La- Fontaine.L’archevêque de Montréal, _______ Mk'' Joseph Charbonneau, qui a notamment enseigné au Séminaire de Sainte-Thérèse, est présent aiL\ côtés du «Chétif».Parmi la foule de notables et de badauds, se trouvent quelques policiers, dont un impressionnant PHOTO eu mille 1101 s agent de la PP, la police provinciale, aux allures de militaire de république de bananes.Le triumvirat — ou «véreux», selon les ver- ______ sions.,— de l’époque Duplessis qu’est l’État, le clergé, la police, est ré-uni à l’occasion de l’inauguration d'une «voie magnifique» entre Sainte-Thérèse et Sainte-Rose, selon le journaliste Jacques Guay du Devoir, présent à la cérémonie.La photo se retrouve aujourd’hui dans de nombreux livres d’histoire comme étant l’illustration de l’unité entre les trois pouvoirs, avant bien sûr VOIR PAGE A 8: CHARBONNEAU % VIC DAVIDSON TH K GAZETTE » 778313000641 L K I) K V Itlli.L E L U N DI 2 T SE l> T E M B K E 1 !l !» !> A 2 •LES ACTUALITES * 500 OOO $ pour la lutte contre le sida JACQUES GRENIER LE DEVOIR ?TT* ^ * MX U MftanHE f o vindflCbo^ F firm ÿîÂ.Ï* ¦''’îr.'1'’' K POUR SA SEPTIEME ANNEE, l'événement Ça marche visant à financer les organismes s’occupant de prévention, de recherche ou de soins prodigués aux citoyens atteints de VIH/sida a dépassé hier les prévisions des organisateurs.25 000 marcheurs ont défilé à Montréal — ils étaient 15 000 l’an dernier — et la fondation Farah a recueilli au total 500 OOO $ — c’est 48 000 $ de plus qu’en 1998 — selon le directeur des communications de la fondation, Michel Bélanger.On avait cru un moment que la vigilance pouvait s’être relâchée face à l’endémie du sida qui a déjà fait quelque 3500 victimes au Québec, en raison par exemple de l’arrivée de nouveaux médicaments.Tel n'est pas le cas.M.Bélanger affirme: «nous sommes sur un nuage», la situation devenant fort encourageante pour les 48 organismes qui, au Québec, bénéficieront du demi-million recueilli.Les sommes versées par la fondation Farah serviront soit à la prévention, soit à l’hébergement, soit à l’aide à l’autonomie de personnes atteintes du virus, ou à leur soutien social, si ce n’est au financement d’une partie des recherches sur le VIH/sida.Paul Martin à la réunion du G 7 Le Canada présidera le nouveau Groupe des 20 Principal lieu de recherche sur le nationalisme canadien français de la première moitié du XX‘ siècle Le Centre Lionel-Groulx connaît de graves difficultés financières La Revue d’histoire du Québec au XX1 siècle cesse de paraître EN BREF Cinquante morts dans une explosion au Mexique (AFP) — Au moins cinquante personnes ont été tuées et 76 blessées hier clans l’explosion qui a ravagé une usine d’explosifs clans la ville de Ce-laya, a indiqué un responsable du gouvernement de l’état de Guanjuato, Francisco Aguilar, cité par l’agence officielle Notimex.Au moins dix femmes et trois enfants ont été tuées selon les chiffres provisoires.Un avion s’écrase à Hawaï (AFP) — Un avion de tourisme avec dix personnes à bord s’est écrasé à Hawaï, a indiqué hier la chaîne de télévision américaine CNN.Les équipes de secours craignent que ces dix personnes n’aient été tuées clans l’accident, survenu près des volcans Mau-na Loa, clans une zone inaccessible du centre de file, a précisé CNN.La terre tremble toujours à Taïwan (AFP) — La terre n’en finit pas de trembler à Taiwan, à nouveau secouée hier par un séisme qui a fait trois morts, mais tout espoir de retrouver des survivants n’a pas disparu avec la découverte de deux frères, toujours vivants après 130 heures passées sous les décombres.Ces deux frères ont été extraits vivants hier de sous les décombres d'un immeuble de 12 étages à Taipei.Washington (PC-AP-REUTERS) — Le Canada a été choisi afin de diriger un nouveau groupe qui réunira les ministres des Finances et les gouverneurs des banques centrales de 18 pays, l’Union européenne et les institutions de Bretton Woods, lors d’une réunion des sept pays les plus riches du monde (G 7), hier, à Washington.Le nouveau Groupe des 20 devra favoriser la discussion afin d’amoindrir les effets négatifs des crises financières internationales comme celle survenue en Asie, l’année dernière, a expliqué le ministre canadien des Finances Paul Martin.Bien que les pays membres du G 20 représentent à la fois des économies développées et émergentes, l’Indonésie — embêtée par la violence qui règne au Timor oriental à la suite d’un vote en faveur de son indépendance — a été écartée du groupe.L’Indonésie jouit d’une des meilleures économies en Asie et est le quatrième pays le plus populeux au monde.«Certaines décisions sont difficiles, mais il a été décidé qu'il n’était pas approprié d'inclure l’Indonésie dans les circonstances actuelles», a affirmé M.Martin.Selon le ministre canadien, qui sera président du G 20 pour deux ans, le nouveau groupe orientera ses travaux «sur les moyens de transposer les bénéfices de la mondialisation en revenus plus élevés et en possibilités accrues pour les populations de partout».L’économie mondiale est en meilleure position pour étendre ces bénéfices cette année, par rapport à la dernière fois où M.Martin et ses collègues se sont rencontrés pour préparer les assemblées semestrielles du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque Mondiale.La remontée financière de l’Asie est la principale responsable de l’allure positive de l’économie mondiale, mais quelques problèmes persistent en Russie et au Japon.Les ministres des Finances du G 7 — incluant le Canada, l’Angleterre, la France, l’Allemagne, l’Italie, le Japon et les Etats-Unis — ont d’ailleurs fait part de leurs préoccupations face aux effets négatifs que pourrait avoir la montée du yen sur la croissance économique mondiale.Ils ont toutefois révélé que le Japon a accepté d’injecter plus d’argent dans son économie, ce qui devrait ralentir un peu l’envolée du yen.La valeur du yen a subi une hausse de près de 14 % par rapport au dollar, depuis juillet, soit un gain assez important pour rendre les exportations japonaises trop coûteuses et annuler les efforts du Japon pour se remettre de sa pire récession depuis 50 ans.Les pays membres du G 7 ont aussi souligné le «besoin crucial d’efforts renouvelés» pour combattre la corruption et le blanchiment d’argent en Russie.«Je crois que le message a été assez ferme», a laissé entendre M.Martin après une rencontre avec son homologue russe.JEAN CHARTIER LE DEVOIR Le Centre Lionel-Groulx, principal lieu de recherche sur le nationalisme canadien français de la première moitié du XX' siècle, accuse un nouveau déficit de 70 000 $.Il a par conséquent décidé de mettre à pied son bibliothécaire et son recherchiste, en plus de fermer la Revue d’histoire du Québec au XX siècle.Il manque de fonds au principal centre de recherche en histoire à Montréal et les contributions traînent la patte depuis la mauvaise publicité qui colle à la peau du grand historien de la première moitié du XX siècle.René Durocher, le directeur du centre, va aussi quitter la maison du chanoine à la fin de l’année mais il tient à faire le ménage dans les comptes, avant de laisser la tâche de la relance à son successeur.11 rappelle que les amis du chanoine avaient acheté cette maison de la rue Bloomfield en 1939, quelques années avant la fondation de l’Institut d’histoire de l’Amérique française, puis de la Revue d’histoire de l’Amérique française, une revue qui, elle, poursuit sa publication.L’abbé Groulx n’avait pas le sou, il venait d’une famille de paysans de Vaudreuil, rappelle René Durocher, mais il créa la fondation avec des amis et fit don de tous ses biens, de tous ses papiers et ses droits d’auteurs pour la poursuite de l’enseignement et de la recherche en histoire.Dix ans après sa mort, une campagne de souscription rapporta 500 000 $ en 1977, ce qui amena le gouvernement de René Lévesque à verser un montant égal à çe qui avait été souscrit par le public.A l’époque, la fondation Samuel Bronfman avait versé 25 000 $ à la Fondation Lionel-Groulx pour l’achat de livres.Toutefois, le capital de la fondation ne suffit plus en ce temps de bas taux d’intérêt.De plus, la crise du verglas a causé des dépenses imprévues de 60 (XK) $, créant un autre déficit.Sous le gouvernement Mulroney, à l’occasion du vingtième anniversaire de sa mort, Ottawa avait versé 300 000 $ au Centre Lionel-Groulx pour l’achat d’une deuxième maison et la rénovation de celle-ci.Et, à sa mort, Jean Ethier-Blais a versé 200 000 $.Mais cette année, le gouvernement du Québec ne verse qu’une subvention de 15 000 $ et Ottawa rien Rien ne va plus dans l’ensemble des établissements du réseau de la santé et des services sociaux, qu’il s’agisse des centres hospitaliers, de réadaptation, d’hébergement, de soins de longue durée, jeunesse ou encore des CLSC ou des régies régionales, estime la Centrale de l’enseignement du Québec (CEQ), qui qualifie la situation de «chaotique».Selon la centrale, l’alourdissement de la tâche, la mauvaise répartition de du tout.Même la contribution de la Commission franco-québécoise pour l’inventaire bibliographique France-Québec qui remonte jusqu’à 1760 vient à échéance.La Biblithèque Nantionale à Paris et la BN à Montréal contribuaient à ce programme.Un second souffle «Ça fait 43 ans qu’on se débrouille», dit René Durocher.Sa bibliothèque dispose maintenant de 35 000 livres.Des dons de livres et d’archives sont faits depuis 1947 mais il ne s’agit pas de livres d’histoire dans tous les cas.Alors, le conseil va recibler l’activité du centre.Pour un second souille, on doit doubler le capital.Un million pour la fondation, cela ne suffit pas à assurer les intérêts annuels nécessaires.Alors, on réduit les coûts.Pourtant, le Centre Lionel Groulx dispose des archives de la grande trilogie du nationalisme au XX' siècle, Henri Bourassa, Lionel Groulx et André Laurendeau.Mais, ces archives n’ont pas encore été dépouillées par les chercheurs.Parmi les 65 fonds d’archives, on trouve les documents de Jules-Paul Tardivel, les archives d’Omer Héroux, le premier rédacteur en chef du Devoir, de Georges Pelletier, le deuxième directeur, de Gérard Filion, de l’abbé Georges-Henri Lévesque, de François-Albert Angers.Tout récemment, Rosaire Morin a remis le fonds de la Laurentie, le mouvement indépendantiste des années trente, à la fondation et celui de l’Ordre de Jacques Cartier.Le CLG conserve également le fonds Maxime-Raymond sur le Bloc Populaire.En ce moment, l’historien Pierre Trépanier prépare la publication du troisième tome de la correspondance de Lionel Groulx pour la période de 1910 à 1915.René Durocher signale que le chanoine a écrit 4000 lettres et qu’il en a reçu 11000.La correspondance de Groulx fournit la matière de 12 volumes, «un trésor national», dit l’historien.Il faut accélérer ces travaux pour connaître véritablement la pensée du chanoine, dit-il :«Ya-t-il quelque chose de plus intime que les lettres?Mais cela demande du temps et de l’argent.» Connaître son histoire René Durocher raconte qu’Henri Bourassa avait écrit dans un éditorial de 1910: «On ne connaît pas notre histoire».Alors, Lionel Groulx lui envoya celle-ci et le manque de formation entraînent des situations «dramatiques», tant pour le personnel que pour les bénéficiaires.«Ce n’est plus une image, il manque de tout dans nos établissements: manque de ressources, de places, de lits, de savons, de serviettes, de couvertures, etc.», constatait la CEQ, hier, par voie de communiqué.«Comment voulez-vous, poursuivait-elle, que les [.] travailleurs exercent leur métier dans des conditions semblables et, surtout, qu’ils aient le sentiment de la mission accomplie?» une lettre annonçant qu’il rédigeait un manuel d’histoire du Canada.Mgr Bruchési, l’évêque de Montréal, fit alors venir l’abbé Groulx de sa paroisse de Valleyfield et celui-ci obtint rapidement la première chaire d’histoire de l’Université Laval à Montréal, rue Saint-Denis.C’était avant la création de l’Université de Montréal.Lionel Groulx affronta Henri Bourassa en 1921 sur la question de fonder un pays, rappelle René Durocher.Car il pensait que le Canada allait se défaire tout seul après la guerre.Alors que la loi 17 était adoptée en Ontario contre les écoles françaises, l’abbé Groulx écrivit l’Appel de la race.L’historien raconte :«C’était l’histoire d’un Franco-Ontarien marié à une Anglaise.Soudain, il découvrait que ses enfants étaient devenus des Anglais.» Lionel Groulx a étudié à Fribourg, il a donné des cours à l’Institut catholique de Paris en 1934 sur «l’enseignement français au Canada» et il a enseigné à l’Université de Montréal jusqu’en 1949.Puis, il a donné 1(X) leçons de 15 minutes à CKAC sur l’histoire du Canada français.Cela fut à l’origine des livres sur le même sujet.L’abbé Groulx a publié 29 ouvrages historiques et trois romans.Sur l’appréciation de l’œuvre de Groulx qui commence en 1915, avec Im Constitution de l'Angleterre, le Canada politique en 1791, l’historien pose la question ainsi: «Est-ce que Michelet est encore valable»?11 donne cette réponse: «Sur le plan historique, il est dépassé mais dans la tradition historique française, il est un des grands historiens.» Mis à part les archives exceptionnelles des Sulpiciens et du Séminaire de Québec, René Durocher pense que le Centre Lionel-Groulx est au premier rang des meilleurs centres d’archives où les chercheurs peuvent consulter les documents historiques.«Notre mission, c’est de conserver les choses et d’encourager les gens à faire des recherches», dit-il.Un centre d’archives privé inculque un dynamisme bien différent de la Bibliothèque nationale.Mais en ce moment, on se contente d’arrêter l’hémorragie, avant de solliciter l’appui du public.René Durocher rappelle: «Il y a eu une recrudescence d’intérêt pour notre histoire en 1977.» Puis, il conclut sur l’utilité du centre: «Au Québec, on a de grosses lacunes en histoire, des trous énormes.» Quant à lui, il doit écrire à compter de juin l’histoire de Lomer Gouin, le premier ministre du Québec de 1905 à 1920.Les trois fédérations du réseau de la santé et des services sociaux de la CEQ dénoncent la «dévaluation» du personnel qui, selon elles, se fuit «grandissante» au sein du réseau.Le manque de personnel et de ressources, le manque de formation et l’absence de reconnaissance ont des «effets pervers» sur les travailleurs, regrette la CEQ, faisant état de cas de plus en plus nombreux de démotivation, d’épuisement, d’absentéisme, de toxicomanie et même de suicide chez ses membres.Rien ne va plus dans l’ensemble du réseau de la santé, selon la CEQ PRESSE CANADIENNE BAGOTVILLE 149 $ { Ici, nous attirons votre attention sur les petits caractères.) Les billets à prix réduit du forfait « Par ici la sortie » sont offerts sur les vols à l'intérieur du Québec.Il vous suffit de réserver deux jours ou moins avant votre départ, le nombre de sièges étant limité.Si votre horaire est souple, nos prix le sont aussi, avec des réductions pouvant aller jusqu'à 50 %.Même pas besoin de rester un samedi soir! Le prix annoncé est celui de l'aller simple.Sous réserve de certaines conditions.Réservez dès aujourd'hui en composant sans frais le 1-800-361-8620, ou en visitant notre site Internet : www.airnova.ca.Vous pouvez aussi vous renseigner auprès defpètiu carac)èrci)lpas”vrai?“ 'aU' P" ”V°ir Pe,i' P°.dirNOVd (£) dirAI/iCmCe â 4 (' I.E I I.E Bilan préliminaire Moyens de pression des agents de la SQ JACQUES GRENIER I.E DEVOIR jijM dFi Comment dit-on Dazibao en allemand?Peu importe, c’est un mur qui tient lieu de tableau d’affichage.Angelika Hauer était occupée hier à ajouter des graffiti sur les lourds panneaux que le Goethe Institut, rue Sherbrooke, avait disposés devant ses locaux pour permettre aux visiteurs, lors des Journées de la culture, d’exprimer leurs réflexions ou leurs slogans.Journées de la culture: il n’y avait pas affluence partout.CLÉMENT TRU DEL LE DEVOIR Tiré à 1,5 million d’exemplaires, le cahier officiel des troisièmes Journées de la Culture constituait sans nul doute une occasion rêvée de visibilité accrue pour maints organismes moins connus que d’autres.Telle est la bonne nouvelle que retenait hier la directrice du Centre de musique canadienne du Québec, Mireille Gagné, en faisant un bilan globalement décevant quant au nombre de visiteurs.Le CMC offrait vendredi, samedi et hier neuf rencontres d’une heure avec autant de musiciens, comme Michel Gonneville et Bruce Mather.Mais comment rivaliser de présence avec la Société Radio-Canada qui, elle, a répété à satiété sur ses ondes qu’il y avait chez elle portes ouvertes?Mme Gagné pense que pour une autre année, il y aura sans doute lieu de modifier la formule au CMC; moins de 50 personnes ont en effet répondu à l’appel du CMC en trois jours.Quoi qu’il advienne, les gens qui s’y sont rendus étaient dans l'ensemble enthousiastes envers les activités offertes à foison et à prix imbattables, et ,ce, tant pour la danse, le théâtre (l'Ecole nationale de théâtre a accueilli environ 850 personnes hier), les arts plastiques que la musique.Une dame a même fait remarquer à Mireille Gagné que son week-end musical ne lui avait coûté que 10 $! la solution pourrait être que le CMC passe une entente pour une journée avec le Conservatoire de musique et d’art dramatique sis non loin de la rue McGill, dans le même quartier du Vieux-Montréal, laisse tomber Mme Gagné, bien consciente de la nécessité de persévérer dans le but de faire rayonner la musique d’auteurs contemporains: «Certains se disent intéressés par nos archives sonores ou se promettent de revenir chercher partitions ou papier à musique.» Au Conservatoire de musique et d’art dramatique du Québec â Montréal, rue Notre-Dame, hier après-midi, le directeur Normand Choui-nard jubilait devant l’affluence «qui dépassera sans doute celle de 1998» oii 1400 personnes avaient participé à une journée portes ouvertes.«Cette année, le volet musique ouvrait ses portes deux journées au lieu d’une et le beau temps a aidé.Nous sommes dans un secteur où les touristes sont nombreux, et ceux qui sont venus, on s'est organisé pour en prendre soin, mais la majorité des visiteurs était formée de Québécois, certains étant de futurs étudiants en théâtre profitant des coulisses ouvertes sur les rouages du théâtre et sur l’enseignement donné en art dramatique.» M.Chouinard précise que, un jour seulement par année, il y a dérogation à l’absence d’auditeurs libres à de tels cours, au Conservatoire.Quelle a été en trois jours la réponse à cette invite lancée dans les onze régions du Québec à se renseigner ou à participer à des activités reliées à la culture?11 s'agissait de fait d’une troisième édition des Journées de la culture.On n’est pas à même de le vérifier pour l’instant.L'hypothèse la plus plausible est que le beau temps a sûrement contribué à attirer beaucoup de citoyens vers les lieux producteurs ou diffuseurs de culture, tel que le Goethe Institut de Montréal, lui aussi fort fréquenté pour les heures où il a fait portes ouvertes.La mission que se donnent les Journées de la culture d’agrandir le champ occupé par les multiples initiatives culturelles aura marqué des progrès, modestes parfois quand il n'y avait pas foule, et sûrement pourvoyeurs d’adrénaline là où l’on s’est bousculé pour profiter d’un récital ou d’une fenêtre permettant de voir de l’intérieur l’antre d'artistes qui, eux, ne demandent pas mieux que d’élargir leur auditoire et de partager leur passion.JACQUES GRENIER I.E DEVOIR Une étudiante en scénographie, Julie Vallée-Léger, retouche ici des costumes qu’elle et d’autres étudiants de l’Ecole nationale de théâtre ont confectionnés en papier pour une pièce où les personnages se rendent a une soirée au cours des années 30.L’École nationale a reçu environ 850 personnes samedi a 1 occasion des Journées de la culture.Les petites îles du Pacifique et des Caraïbes, bientôt un «paradis» perdu ?MICHEL LECLERCQ AGENCE FRANCE-PRESSE New York (Nations unies)— Le monde entier les voit comme des petits coins de paradis mais les petites îles des Caraïbes et du Pacifique risquent d’être submergées par la montée des eaux et la mondialisation, avertit l’ONU.Une session spéciale de deux jours de l’Assemblée générale de l'ONU doit permettre, aujourd’hui et demain, à 34 petites îles en développement d’attirer l’attention sur les graves menaces qui pèsent sur elles.Les principales sont le risque de montée du niveau de la mer dû au réchauffement de l’atmosphère, leur vulnérabilité devant les catastrophes naturelles, la mondialisation qui fragilise leurs économies et le tourisme qui bouleverse souvent un délicat équilibre écologique et social.La session spéciale doit faire le point des progrès accomplis depuis la première conférence sur les petites îles, en 1994 à la Barbade.«C’est une occasion de discuter de tous leurs problèmes particuliers et de rappeler aux Nations unies l'engagement qu’elles ont pris de les aider», a dit le président de l’Assemblée, le mi- nistre namibien des Affaires étrangères Théo-Ben Gurirab.Les petites îles forment un groupe disparate.Treize se trouvent dans les Caraïbes, onze dans le Pacifique, deux au large de l’Afrique de l'ouest, quatre dans l’Océan Indien, deux en Méditerranée, une dans le Golfe et une en Asie.Nauru (Pacifique sud), qui vient d’être admise à l'ONU, est à la fois la plus riche (45 500 dollars par habitant) et la moins peuplée (11000 habitants).Par contraste, les 141 000 habitants de Sao Tome et Principe sont ceux qui ont le plus faible revenu annuel (318 dollars).Plus de peur que de mal sur les autoroutes ce week-end Les policiers n’ont pas fait preuve de la sévérité promise BRIAN MYLES LE DEVOIR Plus de peur que de mal sur les autoroutes en fin de semaine.Les policiers de la Sûreté du Québec (SQ) n’ont pas mis à exécution leurs menaces de faire appliquer à la lettre la Code de la sécurité routière et de donner des contraventions aux automobilistes dépassant la limite de 100 km/h.Prudents sur les routes vendredi, les automobilistes ont eu vite fait d’appuyer sur le champignon en fin de semaine après avoir constaté que les policiers ne faisaient pas preuve de la sévérité promise.Le président de l’Association des policiers provinciaux du Québec (APPQ), Tony Cannavino, a même tempéré ses propos hier.11 a indiqué que les policiers se contenteraient de ralentir la circulation sur les autoroutes en roulant gentiment à la vitesse permise de 100 km/h.M.Cannavino avait appelé la semaine dernière ses membres à faire appliquer sévèrement le Code de la sécurité routière et à donner des contraventions aux automobi- listes pressés en guise de moyen de pression.C'est l'impasse dans les négociations entre l'Etat et les policiers provinciaux.Les pourparlers ont été interrompus après que les deux parties n’eurent pas réussi à s’entendre sur les clauses financières.Les policiers de la SQ demandent le ratù apage salarial avec leurs confrères de la Communauté urbaine de Montréal et une augmentation de 7,5 % pour les trois prochaines années.Quebec leur offre 5 %.Samedi, les policiers provinciaux ont manifesté — avec leurs uniformes et leurs armes — lors de l’ouverture du conseil national du Parti québécois, une attitude qui leur a valu de sérieuses critiques.U» ministre de la Sécurité publique, Serge Ménard, a entre autres déclaré que ce geste était contraire à l’apparence de justice que doivent préserver en permanence les agents.U' président de l’APPQ a pour sa part estimé qu’il n’y avait rien de mal à manifester avec l’uniforme et le fusil.«Un policier, ça porte un uniforme et c’est armé», a dit M.Cannavino en substance.11 a aussi précisé que les 2(X) agents de la SQ qui ont manifesté à Drummondville lors du Conseil du PQ l’avaient fait dans le plus grand souci de sécurité.Réunion fédérale-provinciale des ministres des Transports Le recours au péage est envisagé pour financer le réseau routier Le projet d'achat d'Air Canada par Onex sera également à l'ordre du jour CHRIS MORRIS PRESSE CANADIENNE Saint-Jean — Les ministres des Transports du Canada tenteront de résoudre des problèmes terrestres, maritimes et aériens lorsqu’ils se rencontreront cette semaine pour trouver des moyens de restaurer le réseau canadien des transports.Les ministres se réuniront demain, parallèlement à la conférence annuelle de l’Association des transports du Canada qui débute aujourd’hui à Saint-Jean, au Nouveau-Brunswick.Les pourparlers devraient être dominés par deux sujets complexes et controversés: la proposition d’Onex visant à acheter et fusionner les transporteurs aériens Air Canada et Canadien International ainsi que la détérioration du réseau routier au pays.Le ministre fédéral des Transports David Collenette tentera de remettre les pendules à l’heure quant à la restructuration de l’industrie aérienne en expliquant, demain, son approche à ce sujet lors d’une conférence de presse.De nombreux observateurs se demandent si M.Collenette n’a pas fait preuve d’une trop grande précipitation lorsqu’il a suspendu les lois sur la concurrence le 13 août dernier afin que les deux transporteurs puissent discuter librement de la restructuration de l’industrie.Transport 2000, un organisme de recherche et de défense des droits des consommateurs, s’inquiète de l’impact possible sur les voyageurs canadiens d’une éventuelle fusion, particulièrement dans les régions difficiles à desservir comme les provinces Atlantiques.«Nous pensons que les voyageurs désirent avoir une industrie aérienne sûre, fiable, confortable et offrant des prix compétitifs», a déclaré l’ancien président de Transport 2000, David Glastonbury.Piètre état des routes Une autre question qui semble préoccuper les Canadiens est celle du piètre état des routes au pays et de la hausse des décès sur certaines autoroutes.Le ministre des Transports de l’Ontario, David Turnbull, devrait d’ailleurs faire pression pour obtenir de l’argent d’Ottawa à la suite d’une série de carambolages spectaculaires sur la 401, dont celui qui a fait sept morts et 33 blessés il y a quelques semaines.Bob Evans, directeur de l’organisme de sécurité routière Canadians for Responsible and Safe Highways, pense toutefois que les gouvernements devraient considérer d’autres options au lieu d’investir plus d’argent dans la restauration des routes.M.Evans affirme que l’argent des contribuables servirait surtout à subventionner l’industrie du camionnage qui rend les autoroutes moins sûres pour les automobilistes.«Pourquoi ne pas considérer la possibilité de créer une infrastructure privée et séparée pour les opérations de transport par camion financée par l’industrie du camionnage», a-t-il suggéré, précisant que près de 20 % de tous les accidents mortels sur les routes canadiennes impliquent les poids lourds.Qui plus est, M.Collenette devrait encore une fois soulever la question du recours au péage pour financer la restauration du réseau routier.Selon certaines estimations, la remise à neuf des autoroutes canadiennes devrait coûter près de 20 milliards de dollars.Enlevés il y a deux semaines Les otages canadiens seraient toujours en Equateur PRESSE CANADIENNE Tarapoa, Équateur — L’armée équatorienne suit à la trace les auteurs de l’enlèvement de huit Canadiens, dont sept Albertains qui travaillaient pour la compagnie United Pipeline d’Édmonton, mais «ça prendra du temps pour les retrouver», a, expliqué l’ambassadeur canadien en Équateur, John Kneale.Parmi ces otages se trouve une coopérante montréalaise, Sandrine Roblain.«Les militaires croient avoir coincé les malfaiteurs dans une région particulière, mais c’est un territoire très grand et accidenté», a raconté M.Kneale lors d’un entretien téléphonique accordé samedi au Edmonton Journal.Quatre autres personnes, trois Espagnols et un Américain, ont également été prises en otage.Depuis deux semaines, les hypothèses vont bon train au sujet de l’endroit où les ravisseurs pourraient cacher leurs 12 otages.«L’armée croit qu'ils sont toujours en Équateur», affirme David Kilgour, le secrétaire d’État canadien pour l’Amérique latine et l'Afrique.Ce dernier, ainsi que l’ambassadeur, ont fait ces commentaires après un entretien privé avec le colonel Flavio Cardenas, qui commande les 3000 militaires affectés à la recherche des otages dans une forêt dense située à 350 kilomètres au nord-est de la capitale, Quito.«L’armée a dépêché six bataillons, dont une unité spécialiste de la jungle, pour ces recherches, affirme M.Kilgour.Une des choses que nous avons apprises durant cet entretien est que deux secteurs de cette région sont des jungles impénétrables.» Des endroits pleins de marécages et de végétation très dense, un habitat propice pour les pythons et les piranhas mangeurs de chair.«L’armée a déjà envoyé son unité spéciale dans ces zones», lance le secrétaire d’État, qui est également un député fédéral de la région d'Edmonton.Toutefois, M.Kilgour estime que ces régions ne sont pas les principaux lieux de recherche.Les enquêteurs militaires ont plutôt suivi un sentier qui aurait été emprunté par les ravisseurs, menant d'abord au nord vers la frontière avec la Colombie, puis bifurquant vers le sud dans la jungle.«Le colonel nous a affirmé que chacun de ses hommes comprend que la sécurité des otages est la grande priorité», a-t-il ajouté.«L’armée espère avoir du nouveau dans quelques jours, mais elle dit ça depuis plus d'une semaine.» LÙGI QU& POUR UNE VIE DE QUALITÉ.CHANGEZ D’ATTITUDE! Ccii'jl Allait! Votrv senî (IHT&atfc si vau} la voyez aMfctvnimefrtJ Lh Edit LOGIQUES Changez d’attitude! Carol Main ISBN 2-89381-614-2-240 p.18,95 $ Les Éditions LOGIQUES inc.En vente partout Distribution exclusive: Québec-Livres Le Canada sans le Québec. L E D E V 0 I R .L E L l! N 1) 1 2 7 S E I’ T E M B R E 1 (I !» !» A 4 —-?Le devoir ?POLITIQUE COLLOQUES ET CONFÉRENCES Conseil national du PQ ENJEUX ET MENACES DES RELATIONS DU TRAVAIL AU QUÉBEC Hôtel Hilton Bonaventure 27 septembre Cyril Dakhlou: 861-7000 D s’agit d’un forum patronal réunissant 31 hauts dirigeants et experts qui aborderont des questions telles que celles-ci: Comment faire de vos contrats un véritable avantage concurrentiel?Quels nouveaux rôles et responsabilités doivent assumer les membres de la haute direction en matière de relations de travail?Orientations et priorités des syndicats au Québec: à quoi s’attendre?LE VRAI CALCUL DE LACAN Librairie Olivieri 27 septembre Information: 739-3639 Jean-Michel Vappereau et Serge Larrivée seront les protagonistes d’un débat qui fait suite aux propos brûlants de Sokal — auteur du livre Les Impostures intellectuelles — à l’égard des intellectuels français et plus particulièrement du psychanalyste Jacques Lacan.Prière de réserver.ALDO ZOLI Université de Montréal 27 septembre Louise Goudreault: 272-2777 FERDIE présente sa troisième série de conférences données p;tr des designers d’envergure internationale.Cette année, la Grande-Bretagne est à l’honneur.Ce soir, Aldo Zoli présentera les plus récentes tendances en design de commerces de détail.ORIENTATIONS ET RÔLE DU MINISTÈRE DES RELATIONS INTERNATIONALES 28 septembre Université Laval IQHEI: (418) 656-2131, poste 4522 ou wwux ula val.ca/iqhei L’Institut québécois des hautes études internationales accueille Louise Beaudoin, ministre des Relations internationales du Québec et ministre responsable de la Francophonie et de la Charte de la langue française.La ministre présentera les orientations du gouvernement du Québec en matière de relations internationales.LES ENTREPRISES AU TOURNANT DU SIÈCLE: INQUIÉTUDES, OPPORTUNITÉS ET NOUVELLES ATTITUDES 29 septembre Théâtre Capitole Québec 1er octobre Palais des congrès de Montreal l'T octobre Hôtel Omni Montréal MIC: (418) 691-5884 ou www mic.gou v.qc.ca/formation-entreprise Le ministère de l’Industrie et du Commerce présente Hervé Sérieyx, sommité internationale du management.A quelques mois de l’arrivée de l’an 2000, le conférencier-vedette proposera une réflexion sur les changements qui s’annoncent en faisant ressortir les tendances lourdes qui influenceront les organisations et les individus.Il s’agit d’un dîner-conférence.STRATÉGIES D’APPRENTISSAGE ET INTERVENTIONS Hôtel Sheraton Laval 29 septembre AQETA 281-5187 Le pédiatre Yvon Tremblay livre les résultats de la recherche qu’il a menée sur des enfants ayant un déficit d’attention avec ou sans hyperactivité.Marie-Danielle Lemieux, conseillère en intervention psychosociale, traitera de la capacité d’apprendre des élèves en difficulté d’apprentissage.Ces jeunes ont avantage à utiliser des stratégies efficaces.Bonne nouvelle: elles existent! BALZAC: SPLENDEUR ET MISÈRE D’UN ÉCRIVAIN Auditorium Saint-Albert-le-Grand 29 septembre AC1XR 332-4126 Deux cents ans après la mort de l’auteur, la prolifique œuvre d’Honoré de Balzac est encore admirée.Assoiffé d’écriture, il décrira la bourgeoisie française du XIX siècle comme nul autre.Magali Deleuze en parle.L’INCONSCIENT VU PAR.UQAM 1 ' octobre Information: 203-3132 ou wwux cam.org/~ducliapOO En 1907, Freud dissout le groupe viennois pour fonder une société psychanalytique qui rassemble des gens autour d’une cause commune: la défense de la théorie de l’inconscient.Aujourd’hui, qu’en est-il du savoir sur cette autre scène et de sa lutte contre le refoulement?Irène Bleton, Jean-Paul Gilson, Simon Harel, 'Thierry Hentsch et Use Mouette y vont chacun de leur interprétation.Entrée libre.LA SEXUALITÉ DEPUIS FREUD Université de Montréal 1 et 2 octobre Information: 279-2709 Qu'est devenue la libido freudienne?S’est-elle écrasée devant la sexologie?Quels secrets recèle-t-elle encore pour nos contemporains?Jean-Michel Vappereau, psychanalyste de Paris et élève de Jacques Lacan, abordera ce sujet vendredi soir, en ouverture du colloque du samedi ayant pour thème «L’inconscient et le sexuel».Plusieurs interventions porteront sur le malentendu fondamental qui existe entre l'homme et la femme.Isabelle Quentin iquentiiifosiin.qc.ca Gàmbard s < > L»7>.' i t i i ROLEX c.enèvi: Vente et service technique Lady Yacht-Master Jf en acier et or 18 carats 630-A RUE CATHCART, MONTRÉAL, CENTRE VILLI: • TEL 866-3876 Les militants péquistes veulent un hymne national Le premier ministre Lucien Bouchard PIERRE A PRIE PRESSE CANADIENNE Drummondville — En plus des grands enjeux de la souveraineté et de la langue, les délégués au Conseil national du Parti Québécois ont aussi discuté, au cours de la fin de semaine, de sujets divers en adoptant une trentaine de resolutions, dont celle sur la nécessité pour le Québec de se doimer im hymne national, «un symbole d’affirmation et d’ouverture sur le monde à l’image du Québec, de sa culture et de son histoire».Les délégués ont aussi demandé par voie de résolutions à la ministre de la Santé et des Services sociaux, Pauline Marois, «de faire de l’équité interrégionale une priorité» en plus d’accorder une attention particulière au financement des maisons d’hébergement pour les femmes victimes de violence conjugale.Ils l’ont aussi enjointe de ne pas céder trop de terrain au secteur privé en surveillant étroitement l’instauration d’un système de santé à deux vitesses.Ils se sont aussi portés à la défense des créateurs et des artistes professionnels.Ils ont voté une résolution demandant que TEstrie ne redevienne pas les Cantons de l’Est.Dans les propositions d'urgence, les militants péquistes ont voté une résolution demandant au gouvernement de hausser, dès cette année, le salaire minimum.fis ont attiré l'attention du ministre d’Etat de l’économie et des finances Bernard Landry et de son collègue des régions Jean-Pierre Jolivet pour qu’ils interviennent rapidement dans le redressement économique de la région de la Gaspésie.Une autre résolution a condamné l’entêtement de l'ambassadeur de France au Canada, Denis Bauchard, à refriser de reconnaître que les Québécois forment un peuple.La proposition affirmant le droit des élèves du secondaire de manifester publiquement pour faire valoir leurs droits a été longuement discutée et malgré l’opposition du ministre de l’Education, François Legault, qui a plaidé en faveur de la sécurité physique des jeunes, elle a quand même été adoptée.Les militants de la circonscription des Laurentides ont aussi réussi à faire adopter une résolution d’urgence demandant au gouvernement du Québec de tout mettre en œuvre afin de préserver les emplois des travailleurs de No-vabus de Saint-Eustache.Direction du Parti libéral Les tensions ont refait surface entre Chrétien et Martin Le premier ministre ne cesse de réduire en miettes les espoirs des supporters du ministre des Finances PRESSE CANADIENNE Ottawa — Un remaniement ministériel estival et une chaude lutte lors de l’investiture libérale dans York West il y a quelques semaines ont relancé les rumeurs quant à l’avenir de Jean Chrétien et aux possibles stratégies de Paul Martin pour lui succéder au plus vite.A l’époque de l’élection des libéraux en 1997, les supporters du ministre des Finances présumaient que M.Chrétien dirigerait le pays pour le passage à Tan 2000 et qu’il prendrait ensuite sa retraite quelques mois plus tard.Un tel scénario aurait per- mis à M.Martin de prendre la tête du parti.Mais M.Chrétien, actuellement âgé de 65 ans, ne cesse de réduire en miettes les espoirs des supporters de M.Martin.On se rappellera qu’il avait déclaré, lors du remaniement ministériel du 4 août dernier: «J’ai mis en place l’équipe que je souhaite diriger lors de la prochaine élection.» Les tensions ont en outre refait surface il y a un peu plus de deux semaines lors d’une assemblée d’investiture dans la circonscription ontarienne de York West en vue d’une élection partielle.La circonscription était autrefois le fief de Sergio Mar- chi qui a quitté le cabinet pour la diplomatie.M.Marchi était un fervent partisan de M.Chrétien, et Peter Vechia-relli, un adjoint de longue date de l’ancien ministre, espérait lui succéder.Il a plutôt terminé dernier dans une lutte qui l’opposait à la conseillère municipale Judy Sgro et à l’homme d’affaires Jesse Rhandawa.Les autorités du parti libéral affirment que cette lutte n’avait rien à voir avec la course au leadership du parti et les deux factions en présence, mais le camp de M.Vechiarelli accuse les supporters de M.Martin de s’être ligués contre leur représen- tant afin d’envoyer un message clair au premier ministre.«Ils l’ont fait pour leur propre ego, pour qu’ils aient l’air puissants et pour montrer qu’ils forment une force avec laquelle il faut compter», explique une source libérale.Le camp de M.Chrétien, à l’instar du camp de M.Martin, nie que cette assemblée d'investiture ait pu être significative, mais de nombreux analystes pensent le contraire.Ils estiment que ce ne sera pas la dernière lutte du genre.«On ne s'en sortira jamais.La succession en politique est toujours quelque chose de fondamental», a déclaré un allié de M.Chrétien.Santé et enfants au cœur des discussions Aline Chrétien préside une conférence des premières dames Service commémoratif à Ottawa Des milliers de policiers rendent hommage à leurs collègues PRESSE CANADIENNE J EN NI PER DITCH BURN PRESSE CANADIENNE Ottawa — Aline Chrétien a la réputation d’être une femme effacée.On la voit accueillir les dignitaires étrangers avec le sourire, à côté de son mari, mais elle n’occupe jamais une place prépondérante.Elle parle rarement en public et encore moins souvent aux journalistes.Cette semaine, pourtant, la première dame du Canada se retrouvera au premier plan, comme présidente de la neuvième conférence des épouses des chefs d’Etat de l’hémisphère.Le fédéral se fait très discret dans cette affaire et reconnaît que Mme Chrétien est de nature retirée et même timide, ce qui contraste grandement avec certaines des femmes qui participeront à la conférence, la plus çonnue étant la première dame des États-Unis, Hillary Clinton.Mais, bien que discrète, Mme Chrétien a l’oreille de son époux et premier ministre.Elle appuie discrètement les arts et l’éducation.Elle parle aussi quatre langues, soit l’italien et l’espagnol en plus du français et de l’anglais.«Elle est très emballée de faire ça, mais en même temps, ça lui met beaucoup de pression sur les épaules», affir- me un haut fonctionnaire fédéral.Cette année, le thème de la conférence est Im Santé des femmes et des jeunes enfants, et les premières dames sont convaincues de pouvoir faire une différence, par le simple fait de pouvoir amener le problème à l’attention des dirigeants de leur pays.La majorité des participantes à la conférence de trois jours proviennent d’Amérique latine, où s’est tenue la toute première conférence en 1980.Dans ces pays, les premières dames ont de tout temps occupé des positions de premier plan, en occupant par exemple la direction de fondations et en premmt la parole pour améliorer la société.Ainsi, Marta (ou Martita) Frei, femme du président du Chili Eduardo Frei, est une personnalité extrêmement importante dans son pays.Elle est présidente de cinq organismes sociaux et s’est fait un certain nombre d’ennemis en militant contre les lois qui interdisent le divorce au Chili.Parmi les autres déléguées à la conférence, on note la première dame du Brésil, Ruth Cardoso, une sociologue et anthropologue réputée; Nohra Pastrana, présidente de l’Institut colombien du bien-être social de la famille; Vil-ma Guillois, femme de Raul Castro, chef des Forces années cubaines.Ottawa — Plus de 4000 personnes ont assisté à un service funéraire hier à Ottawa en l’honneur de huit officiers de police tués dans l’exercice de leurs fonctions.Des familles et des policiers de tout le pays s’étaient rassemblés sur la colline parlementaire afin de rendre un dernier hommage à huit policiers décédés.Les noms de ces policiers, dont celui de Dominique Courchesne, seront gravés sur une plaque commémorative.M.Courchesne, originaire de Joliette et âgé de 23 ans, est décédé lors d’une chasse à l’homme en octobre 1998.L’aumônier Alan Higgs a qualifié ces policiers de héros, mais il a insisté pour dire qu’il s’agissait avant tout de citoyens ordinaires.Avant la cérémonie, environ 100 per- M IC II EL DO I.BEC PRESSE CANADIENNE Paris — Le journal Le Monde Ta écrit ce week-end: Le Chant du sonnes s’étaient rassemblées derrière la colline parlementaire.On y a récité les noms de plus de 500 officiers de police tués dims l’exercice de leurs fonctions depuis 1870.Pour de nombreuses familles, la cérémonie d’hier représente les vraies funérailles des policiers, explique Carole-Ain Larosc, qui a fondé une organisation qui aide les familles des policiers à vivre avec le deuil.Pour d’autres, cependant, la cérémonie ravive des souvenir très douloureux.Plusieurs personnes pensent que les familles des policiers doivent s’attendre au pire, affirme Mme I .arose.«Mais ce n’est pas le cas, ajoute-t-elle.Ils en sont conscients, mais c'est quelque chose auquel tu ne peux pas te préparer.» Mme Larose en a profité pour déplorer la façon dont les familles apprennent la mort des policiers.Dire-Dire, de l’auteur québécois Daniel Danis, est un «éblouissement».La pièce, mise en scène par Alain Françon, au Théâtre de la Colline (un des bons théâtres nationaux français), semble promis à un beau succès public et critique, même si le journal Libération Ta soigneusement démolie.Avec Le Chant du Dire-Dire, Danis pourrait bien rejoindre Robert Lepage, Normand Chaurette et Denis Marleau dans le cercle (relativement) restreint des gens de théâtre québécois qui possèdent un nom à Paris.«Racontée dans une langue poétique et brute, une langue des commencements, l'histoire (.) surprend et bouleverse, au sens premier de ces mots», a jugé le magazine L’Express, qui parle d’une «œuvre sombre mais traversée d'éclairs de bonté mal dégrossie».Conférence publique Le Processus de Paix au Burundi: Utopie ou réalité?À Québec: Le .30 septembre 1999 à 19h00 au Musée de l'Amérique française.2 Côte de la Fabrique À Montréal: Hôtel des Gouverneurs - Place Dupuis, 1415 rue Saint-Hubert, Salle La Capitale.4ème étage Vendredi le 1er octobre dès 19h00: Conférence d’ouverture Samedi le 2 octobre de 9h00 à 17h3(): Tables rondes consécutives Pour informations et réservations contactez Alternatives Québec au (418) 521-4000 et à Montréal au (514) 982-6606 poste 2229 Alternatives Le dramaturge québécois Daniel Danis triomphe à Paris lÉjMHfcMIti LE DEVOIR.LE L U N D I S E I» T E M B R E I !» 9 9 A 5 ?LE DEVOIR ?- LE MOPE MONA SHARAF REUTERS Hosni Moubarak et son épouse Suzanne, hier.Quatrième mandat présidentiel Moubarak «pour l’éternité» Le Caire (Reuters) — Les Égyptiens se sont rendus aux urnes hier pour accorder un quatrième mandat présidentiel de six ans à Hosni Moubarak, seul en lice.Le ministre de l’Intérieur, Habib el Adli, devrait annoncer le résultat aujourd’hui.Depuis son arrivée au pouvoir à la suite de l’assassinat du président Anouar Sadate, en 1981, Moubarak, âgé de 71 ans, n’a jamais affronté d’adversaire à une élection.Les trains étaient gratuits toute la journée pour faciliter le vote des 24 millions d’électeurs.Les habitants du Caire se sont rendus aux urnes dans le calme, aucun incident n’a été signalé dans la capitale où patrouillaient de nombreux policiers anti-émeute armés.Le président égyptien a voté en milieu de matinée dans la banlieue du Caire, accompagné de sa femme et ses deux fils.Moubarak a déclaré vendredi soir à la télévision nationale que le gouvernement démissionnerait après le référendum, mais continuerait à gérer les affaires courantes jusqu’à la nomination du nouveau cabinet.11 a tenté d’expliquer qu’il ne s’agissait pas d’un plébiscite personnel mais d'un «référendum sur la voie choisie par la nation».La majorité de la classe politique égyptienne n’en revenait toujours pas hier du déluge de publicité entourant ce scrutin.•
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