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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraßt pour la premiÚre fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

DĂšs ses dĂ©buts, Le Devoir se veut patriotique et indĂ©pendant. RĂ©solument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopĂ©ratif. De tout temps, il dĂ©fendra la place de la langue française et sera des dĂ©bats sur la position constitutionnelle du QuĂ©bec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure trÚs en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grùce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siÚgent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de mĂȘme acheminĂ©e dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui Ă  l'organisation de l'agriculture quĂ©bĂ©coise. Il ne pĂ©nĂ©trera que tardivement, mais sĂ»rement, le lectorat de la zone mĂ©tropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révÚle une phase plutÎt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigĂ© par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fĂ©dĂ©raliste pendant la plus grande partie des annĂ©es 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siÚcle, sous la gouverne de Bernard DescÎteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siÚcle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • MontrĂ©al :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1999-09-18, Collections de BAnQ.

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FONDE EN 1 9 1 O LE DEVOIR Vol.X (' - N " 211 M O N T R É A L .L E S S A M E I) 1 -— ,Š - - HH ODILE TREMBLAY LA CHARGE DE L’ORIGNAL PAGE B 12 LES ARTS VERS ?LE CYBERMUSÉE PAGE B 1 IS ET DIMANCHE Š Y» ?S E I’ T E M B R E l !» fl !» I LE MONDE L’AIDE HUMANITAIRE ARRIVE AU TIMOR PAGE A 9 .!» .") $ + T A X K S = 2.2 .~) S DANIEL PINARD DE LA MORUE POUR TOUS LES GOÛTS PAGE C 12 LOUIS-GILLES I KANai'TK I K DEVOIR ŠMJ u-x.*y - " , n r-.'.'FSifSi 'ira.«sari t *T.**-v ^ .‱£ | Vol et date/Flight & Date/Flug & Datum MEMBRE DU RÉSEAU STAR ALLIANCE ~'l AIR CANADA @ Un climat rude.Un paysage redoutable.On aurait pu rĂȘver de meilleures conditions pour implanter une compagnie aĂ©rienne.Et pourtant, ça fait maintenant plus de 60 ans que nous fournissons un service essentiel Ă  nos communautĂ©s les plus Ă©loignĂ©es.Aujourd'hui, notre champ d'influence ne cesse de s'Ă©tendre partout au pays: plus de 50 000 emplois directs et indirects créés d’un ocĂ©an Ă  l'autre, plus de 3,1 milliards de dollars injectĂ©s l’an dernier seulement dans l'Ă©conomie canadienne, un rĂŽle de premier plan dans le succĂšs de centaines d’autres entreprises.Notre croissance s'explique bien.Nous voyons grand./ www.aircanada.ca L E I) E V 0 I R .LES S A M EDI IS ET DI M A X C 11 E I il S E P T E M R R E 1 il il il A 3 j E S A C T U A LIT E S L’ouragan s’est muĂ© en tempĂȘte tropicale rĂšs avoir balayĂ© la Nouvelle-Angleterre Floyd aborde la cĂŽte est du Canada m » s.:*' % PHOTOS REUTERS Dans le New Jersey, la crue des cours d’eau gonflĂ©s par les pluies faisait craindre de graves inondations.L E S LIE MILLER ASSOCIATED PRESS Boston — Floyd, qui s’est muĂ© en une tempĂȘte tropicale accompagnĂ©e de vents soufflant Ă  prĂšs de 100 km/h, balayait la Nouvelle-Angleterre et menaçait l’ept du Canada hier.Depuis son arrivĂ©e sur la cĂŽte est des Etats-Unis jeudi, la perturbation a fait 18 morts, et plusieurs millions de dollars de dĂ©gĂąts.Selon un bilan officiel, 12 des 18 victimes ont Ă©tĂ© tuĂ©es dans des accidents de la circulation dus aux trĂšs fortes pluies et rafales de vent dans le Massachusetts, en Virginie, en Caroline du Nord et du Sud, ainsi qu’en Pennsylvanie.Deux fillettes sont en outre mortes noyĂ©es aprĂšs avoir Ă©tĂ© aspirĂ©es dans une bouche d’égout dans le Delaware, trois personnes sont dĂ©cĂ©dĂ©es dans des chutes d’arbres, en Virginie, en Pennsylvanie et dans le Vermont, et un corps a Ă©tĂ© aperçu dans des eaux en crue dans le New Jersey.Par ailleurs, une femme est morte Ă©lectrocutĂ©e et un homme est prĂ©sumĂ© mort noyĂ© aux Bahamas, oĂč Floyd s’est abattu en dĂ©but de semaine avec des vents de quçlque 250 km/h.A 15h GMT, la tempĂȘte avait atteint Boothbay Harbor (Maine) Ă  une vitesse oscillant entre 40 et 55 km/h.Les mĂ©tĂ©orologues annonçaient des averses abondantes et des vents de 100 km/h.Au Canada, la Nouvelle-Ecosse devrait recevoir 50 mm de pluie et les rĂ©gions plus au nord de 80 Ă  100 mm.«Ça se compare aux tempĂȘtes hivernales que nous voyons ici dans les provinces atlantiques», expliquait Ken Kirkwood, mĂ©tĂ©orologue Ă  Environnement Canada.45 centimĂštres de pluie Floyd a dĂ©versĂ© prĂšs de 45 centimĂštres de pluie en quelques heures lors de son passage sur les diffĂ©rents Etats de la cĂŽte est amĂ©ricaine.Le trafic ferroviaire et aĂ©rien a Ă©tĂ© fortement perturbĂ© Ă  Boston, Ă  Washington et Ă  New York, oĂč les Ă©coliers sont restĂ©s chez eux jeudi.Fait rare, le mauvais temps a Ă©galement Ă©tĂ© Ă  l’origine de la suspension d’une rĂ©union du Conseil de sĂ©curitĂ© de l’ONU.Quelque 1,1 million d’abonnĂ©s Ă©taient privĂ©s de courant hier matin dans huit États.Dans le Maryland, 360 000 personnes risquent de devoir attendre jusqu’à lundi avant de pouvoir disposer de nouveau d'Ă©lectricitĂ©.On ne compte plus, un peu partout, les routes coupĂ©es, les habitations endommagĂ©es, les poteaux et lignes tĂ©lĂ©phoniques arrachĂ©s.Plus Ă  l’ouest, dans le New Jersey, la crue des cours d’eau gonflĂ©s par les pluies faisait craindre de graves inondations.Les militaires de la Garde nationale ont Ă©tĂ© appelĂ©s en renfort dans un des secteurs les plus menacĂ©s, le comtĂ© de Bergen.Selon la police, au moins 800 personnes avaient Ă©tĂ© secourues en fin de matinĂ©e.Et en Caroline du Nord, oĂč 40 centimĂštres de pluie sont tombĂ©s, les secours ont organisĂ© une vaste opĂ©ration de sau- vetage par voies aĂ©riennes et maritime afin de venir en aide Ă  1500 personnes bloquĂ©es, certaines sur des toits ou dans des arbres.Plusieurs routes Ă©taient fermĂ©es Ă  la circulation.Pendant ce temps, un nouveau cyclone, baptisĂ© Gert, se renforce au-dessus de l’Atlantique, Ă  1570 km au sud-est des Bermudes, archipel qu’il pourrait menacer demain ou lundi, selon Daniel Brown, du Centre national des ouragans de Miami.Ce cyclone de 645 km de large se dĂ©plaçait hier matin dans une direction ouest-nord-ouest, avec des vents entre 120 et 190 km/h.Industrie de l’automobile Hargrove laisse planer la menace d’une grĂšve MICHAEL MACDONALD PRESSE CANADIENNE Toronto — Il n’y a qu'-Ăź/wr chance sur ÎOOO» pour qu’intervienne un rĂšglement avant mercredi prochain chez Ford du Canada, a estimĂ© hier le leader du syndicat des Travailleurs canadiens de l’automobile (TCA), Buzz Hargrove, qui a qualifiĂ© de «passeport pour une grĂšve» l'offre patronale dĂ©posĂ©e hier.Ford «o creusĂ© un fossĂ© si profond [.] qu’il nous serait impossible d'Ă©viter le conflit», a dĂ©clarĂ© M.Harfpwe en confĂ©rence de presse, hier, dans un hĂŽtel du centre-ville de Toronto.Les observateurs s'attendaient dans l’ensemble Ă  ce que le dirigeant syndical fasse pression sur le constructeur afin qu’il amĂ©liore son offre initiale en ce qiĂč a trait aux salaires, au rĂ©gime de retraite ainsi qu’aux avantages sociaux.Cela n’a rien d’exceptionnel en dĂ©but de processus de nĂ©gociations.Toutefois, le ton empruntĂ© par M.Hargrove, hier, en a Ă©tonnĂ© plus d’un, les TCA ayant pris la peine, ces derniĂšres semaines, de souligner la volontĂ© de Ford de travailler de concert avec eux.Reconnu pour son franc-parler, M.Hargrove a insistĂ© sur le fait que l’offre dĂ©posĂ©e hier Ă©tait la pire Ă  lui avoir jamais Ă©tĂ© soumise.Afin d’appuyer son propos, il a distribuĂ© aux reprĂ©sentants des mĂ©dias une copie des offres de nature Ă©conomique de Ford, ce que le syndicat n’avait jamais fait jusque-lĂ .1 % par annĂ©e Ford offre des augmentations de salaire de 1 % pour chacune des trois prochaines annĂ©es, une prime de 500 $ versĂ©e Ă  la signature ainsi que de lĂ©gĂšres amĂ©liorations Ă  l’indemnitĂ© liĂ©e au coĂ»t de la vie pour ses 12 (XX) employĂ©s membres des TCA Les travailleurs affectĂ©s aux chaĂźnes de montage gagnent en moyenne 23,88 $ l’heure; ceux possĂ©dant des compĂ©tences particuliĂšres gagnent 28,83 $ l’heure.En dĂ©pit de la sĂšche mise en garde lancĂ©e par M.Hargrove, les reprĂ©sentants de Ford et des TCA ont repris les pourparlers en aprĂšs-midi.De longues sĂ©ances de nĂ©gociations devaient avoir lieu tout au long de la fin de semaine.«Personne n’a laissĂ© entendre que c’était du gĂąteau, a dĂ©clarĂ© un porte-parole de Ford, Jim Hartford.De dures nĂ©gociations nous attendent.» Le syndicat des TCA dĂ©clenchera la grĂšve mardi Ă  23h59 si jamais les nĂ©gociations en cours ne donnent lieu Ă  aucune entente d’ici lĂ .Jeudi, le syndicat des Travailleurs unis de l’automobile (TUA) a obtenu une augmentation salariale de 3 % du constructeur automobile germano-amĂ©ricain Daimler-Chrysler, avec lequel il a signĂ© une entente de principe pour ses 75 000 membres.Un vote de ratification devrait avoir lieu d’ici Ă  la fin de la semaine prochaine.Mario LAVALLÉE EHercices en gestion financiĂšre Un livra d'ici sur un suint unlvnrsBi._______________ ft Éditions GUÉRIN En vente dans toutes les librairies (514)842-3481 Avis public Survie» du greffe MontrĂ©al, a Ă©tĂ© publiĂ©e dans le journal Le Devoir, le mercredi 15 septembre Vente d'immeubles pour 1999.non-paiement de taxes La vente de ces immeubles aura lieu fonciĂšres ou de droits le lundi 8 novembre 1999 Ă  10 h, dans sur les mutations le hall de l’hĂŽtel de ville, 275, rue immobiliĂšres Notre-Dame Est.Avis est donnĂ© que la liste des MontrĂ©al, le 18 septembre 1999 immeubles qui seront vendus par le greffier, pour non-paiement de taxes fonciĂšres ou de droits sur les > ?.Le greffier, mutations immobiliĂšres Ă  la Ville de MÂź LĂ©on Laberge 9 McGill l Science et SociĂ©tĂ© - ConfĂ©rence publique Steve Fuller professeur en sociologie.UniversitĂ© de Warwick, RU » What Doesn't Kill Us Makes Us Stronger: Why the Science Wars May Turn Out To Be a Good Thing, After All La confĂ©rence aura lieu en anglais Le mardi 21 septembre, 1999 - 17h45 j Salle Palmer, Pavilion McIntyre, UniversitĂ© McGill, 3655 rue Drummond, 5e Ă©tage : MontrĂ©al, Qc H3G 1Y6 : MĂ©tro Peel » EntrĂ©e libre.Bienvenue Ă  tous! i Cette confĂ©rence est prĂ©sentĂ©e grĂące Ă  l'aide financiĂšre du ComitĂ© des ConfĂ©-’ rences CommĂ©moratives Beatty.Avec la collaboration des dĂ©partements de : pharmacologie & thĂ©rapie, anthropologie, mathĂ©matiques et statistiques, sciences politiques, Ă©tudes sociales en mĂ©decine, philosophie, physiologie, i sociologie, Centre de mĂ©decine, droit et Ă©thique, Institut neurologique de ; MontrĂ©al, FacultĂ©s des arts et de mĂ©decine.^^enseignements^U4L39^60^5^lp@pharmçLmcgĂčka^^^^ LE I) E V l) I K .LES SAMEDI 1 S ET DI M A N C 11 E 1 !) S E P T E M B R E I !l 9 9 A 1 LES ACTUALITES Un nouveau Ducharme sort cet automne LE DEVOIR 'D Ă©jean Ducharme, de loin l’écri-IVvain quĂ©bĂ©cois le plus mystĂ©rieux, publiera un nouveau roman cet automne chez Gallimard, fort probablement Ă  la mi-octobre.Gros mots, dont le manuscrit corrigĂ© vient de parvenir Ă  la maison d'Ă©di-tjon de Paris, devrait paraĂźtre simulta-‱ peinent ici et en France.Il s’agira du .troisiĂšme roman de Ducharme depuis 1990, date Ă  laquelle il avait recommencĂ© Ă  publier, avec DĂ©vadĂ©, aprĂšs un silence de 14 ans., On doit entre autres Ă  RĂ©jean Du- charme L’AvalĂ©e des avalĂ©s, Le nez qui roque, Les EnfantĂąmes et Va savoir, son dernier roman, publiĂ© en 1994.Il a Ă©galement signĂ© deux scĂ©narios de film, Les Bons DĂ©barras et Les Beaux Souvenirs, ainsi que les piĂšces de théùtre HA lia!.et InĂšs PĂ©rĂ©e et Inat Tendu.RĂ©jean Ducharme, auquel sa fuite des camĂ©ras et des micros a valu le surnom d’écrivain-fantĂŽme, a reçu plusieurs honneurs littĂ©raires, le dernier en liste Ă©tant le Grand Prix national des lettres 1999, accordĂ© en juin par le ministĂšre de la Culture de la France.Gros mots sera le neuviĂšme roman de RĂ©jean Ducharme.Entreprise condamnĂ©e (Le Devoir) — Une sociĂ©tĂ© commer-ciale de Sainte-Julie, Camfab, a Ă©tĂ© condamnĂ©e cette semaine en Cour du QuĂ©bec Ă  une amende de 11 (XX) $ pour diverses infractions Ă  la Loi quĂ©bĂ©coise de l'environnement (LQE) et Ă  son rĂšglement sur les dĂ©chets dan-gereux.Tout d’abord, le 12 dĂ©cembre 1996, cette entreprise a enfreint l’article 20 de la loi prĂ©citĂ©e en brĂ»lant des dĂ©chets Ă  ciel ouvert.D’autre part, toujours Ă  la mĂȘme date, Ă  titre de producteur de dĂ©chets dangereux responsable de leur entreposage sur le.s lieux de production, Camfab a entreposĂ© des matiĂšres toxiques inflammables Ă  l’extĂ©rieur d’un bĂątiment sans les avoir placĂ©s en sĂ©curitĂ© dans un conteneur, contrairement aux dispositions rĂ©glementaires.Le tribunal a donc imposĂ© Ă  cette corporation une amende totale de 11 (XX) $, soit 6000 $ pour la premiĂšre infraction et 5000 $ pour la derniĂšre.Coupable de blanchiment d’argent (PC) — L’avocat GĂ©rald Lavoie a Ă©tĂ© reconnu coupable hier d’avoir blan- E N H R E F chi plus de 1,7 million de dollars pour le compte du trafiquant de drogue Paul Larue, entre 1989 et 1991.Lavoie avait tentĂ© de faire valoir qu’il ignorait que l’argent provenait des profits de la vente de cocaĂŻne.Mais le tribunal a dĂ©clarĂ© Lavoie coupable, se disant convaincu que l’accusĂ© connaissait la provenance de l’argent.Quant Ă  lui, l’ex-juge Robert Flahiff a dĂ©jĂ  Ă©tĂ© reconnu coupable pour les mĂȘmes accusations et a Ă©copĂ© de trois ans de prison.Mais il a portĂ© sa cause en appel.Robert Flahiff a dĂ©missionnĂ© de ses fonctions en avril dernier aprĂšs que le Conseil de la magistrature eut enclenchĂ© un processus de destitution.Lavoie connaĂźtra sa sentence plus tard.Policier blĂąmĂ© (PC) — Un citoyen qui a eu la peur de sa vie quand il a Ă©tĂ© conduit au poste de police, menottĂ© et sans ceinture de sĂ©curitĂ©, Ă  une vitesse de 100 kilomĂštres/heure a finalement eu gain de cause devant un comitĂ© de dĂ©ontologie policiĂšre.Le conducteur de l’auto-patrouille, l’agent Gilles Bluteau du Service de police de la CommunautĂ© urbaine de MontrĂ©al, vient d’ĂȘtre blĂąmĂ© pour avoir nĂ©gligĂ© de boucler la ceinture de sĂ©curitĂ© du prĂ©venu et d’avoir conduit son vĂ©hicule Ă  100 kilomĂštres/heure, sans nĂ©cessitĂ©.TAPIS & DECOR CARPETTES UNIES OU À MOTIFS aztĂšque, oriental moderne, sisal MOQUETTE MUR À MUR veloutĂ©e, torsadĂ©e berbĂšre, sisal 12 MOIS SANS INTÉRÊTS SOLDE D’INVENTAIRE DE 25 À 65% DE RABAIS VENTE 3 POUR 1 Tapis Te qualitĂ© Sous-tapis gratuit Installation gratuite f /,,,,,/, Service d’installation ffÏÏjouc/ta.J'r/ GARANTI 3645, boul.St-Joseph Est, MontrĂ©al (514) 729-0891 1090,rue Laurier Ouest, Outremont (514) 274-1090 Jugements de la Cour suprĂȘme Un syndic pourra saisir Fassurance-vie des Malenfant HUGUETTE YOUNG PRESSE CANADIENNE Ottawa — Les dĂ©boires de l’homme d’affaires Raymond Malenfant n’en finissent plus.La Cour suprĂȘme du Canada a autorisĂ© hier un syndic de faillite Ă  saisir la police d’assurance-vie de la famille Malenfant.Colette Perron-Malenfant, l’épouse de Raymond Malenfant, l’ex-propriĂ©taire du Manoir Richelieu, Ă  Pointe-au-Pic, avait avancĂ© que le syndic ne pouvait s’emparer de sa police d’assurance parce que celle-ci constituait aux yeux de la loi un «droit personnel».Dans son jugement, le juge Charles Gonthier reconnaĂźt toutefois que la Loi quĂ©bĂ©coise sur les assurances est Ă  la fois exhaustive et dĂ©taillĂ©e et que les droits des crĂ©anciers sont protĂ©gĂ©s.Deux seules catĂ©gories de police d’assurance sont exclues de la portĂ©e de cette loi.Le type de police d’assuran-ce-vie dĂ©tenu par Colette Perron-Malenfant pour assurer la vie de son mari n’est pas visĂ© par la Loi sur les assurances, fait valoir le juge Gonthier.«Le lĂ©gislateur a choisi de protĂ©ger de la saisie deux catĂ©gories particuliĂšres de polices parce qu’il considĂ©rait qu’elles Ă©taient exposĂ©es Ă  un risque important, Ă  savoir le risque que les crĂ©anciers, qui, autrement disposaient gĂ©nĂ©ralement du droit de racheter une police d’assurance- vie.mettent fin Ă  une police en exerçant ce droit.» «[‱ Š] Il est normal de conclure que les droits confĂ©rĂ©s par toutes les autres polices, y compris le droit Ă  leur valeur de rachat, sont saisissables», avance le juge Gonthier.«C’est dommage, s’est exclamĂ© l’avocat de Colette Perron-Malenfant, Jean-Philippe Gervais.Ils ont passĂ© Ă  travers des temps difficiles.C’est dommage qu’ils aient Ă  subir une derniĂšre perte.» M.Malenfant, qui gĂšre un motel Ă  Laval, n’avait pas le cƓur Ă  la fĂȘte, hier et n'a pas retournĂ© nos appels.La Cour suprĂȘme confirme ainsi le jugement de la Cour supĂ©rieure du QuĂ©bec.En 1978, Mme Perron-Malenfant avait souscrit Ă  une police d’assurance-vie de 300 000 $ de la Laurentienne Vie sur la vie de son Ă©poux.La famille fait faillite en dĂ©cembre 1992.En avril 1993, le syndic de faillite demande Ă  la Laurentienne de rĂ©silier la police d’assurapce-vie de la famille Malenfant et de lui verser le produit.A cette Ă©poque, la police vaut 84 900 $.La compagnie d’assurances accepte et rĂ©silie la police le 4 mai 1993.Mme Perron-Malenfant s’objecte.Elle rĂ©clame une or-donnace pour obliger le syndic Ă  rembourser la valeur de rachat Ă  l’assureur et Ă  remettre sa police d’assurance-vie en vigueur.La Cour supĂ©rieure rejette sa demande.Par contre, la Cour d’appel avait renversĂ© cette dĂ©cision Ă  l’unanimitĂ©.Un Torontois devra payer une pension alimentaire de 10 000 $ Il II G UETTE YOUNG PRESSE CANADIENNE Ottawa — Les parents qui gagnent 150 000 $ et plus par annĂ©e doivent s’attendre Ă  payer une pension alimentaire Ă  la mesure de leurs moyens.Dans un jugement unanime, la Cour suprĂȘme du Canada a statuĂ© jeudi qu’un riche homme d’affaires de Toronto, Thomas Baker, devait payer plus de 10 000 $ par mois en pension alimentaire Ă  son ex-Ă©pouse pour le soin de leurs deux enfants.Le juge Michel Bastaraehe donne ainsi raison Ă  l’ex-Ă©pouse, Monica Francis.Il maintient Ă©galement le jugement d’une cour ontarienne de premiĂšre instance qui avait imposĂ© Ă  M.Baker des paiements de 10 034 $ par mois ainsi qu’une somme forfaitaire de 500 000 $.Mme Francis avait la garde cjes deux enfants depuis la sĂ©paration du couple en 1985.A l’époque, Mme Francis, une enseignante au secondaire qui gagnait 63 (XX) $ par annĂ©e, avait de la difficultĂ© Ă  joindre les deux bouts.M.Baker touchait un salaire de 945 000 $ par annĂ©e et avait des actifs d'une valeur de 78 millions de dollars.Au procĂšs en 1997, le juge avait fait remarquer que M.Baker avait adoptĂ© le «mode de vie du millionnaire qu’il Ă©tait».Il ajoutait que les enfants issus d’une famille riche avaient droit Ă  la suite d'une sĂ©paration ou d’un divorce au style de vie Ă©quivalent.Devant la Cour d’appel de l’Ontario, M.Baker avait avancĂ© de son cĂŽtĂ© que le juge avait la discrĂ©tion d’ajuster les paiements Ă  la hausse ou Ă  la baisse.Il n’avait pas fourni de documents financiers pour Ă©tayer sa cause.La Cour d’appel dĂ©boutait sa cause.Selon son interprĂ©tation des lignes directrices fĂ©dĂ©rales fixant les pensions alimentaires, le juge ne pouvait pas rĂ©duire les barĂšmes proposĂ©s.Sur ce point, la Cour suprĂȘme du Canada n’est pas d’accord.Selon le juge Michel Bastaraehe, les tribunaux «ont la discrĂ©tion d’augmenter ou de rĂ©duire» le montant de la pension alimentaire prescrite par les lignes directrices lorsque le conjoint qui a l’obligation de payer la pension alimentaire a un salaire excĂ©dent 150 ()()() $ par annĂ©e.«Le Parlement a choisi de ne pas imposer de limites ou de plafonds sur la valeur des pensions alimentaires et l’appelant n’a pas prĂ©sentĂ© d’arguments pour inciter cette cour Ă  le faire», Ă©crit-il dans son jugement.Le juge reconnaĂźt que la situation Ă©conomique des personnes Ă  revenu Ă©levĂ© doit ĂȘtre prise en compte et que la cour doit tenir compte des «moyens, des besoins et des autres circonstances des enfants, de mĂȘme que de la capacitĂ© financiĂšre de chaque conjoint».M.Baker, un ancien p.-d.g.de Seven-Up Canada et de Pathfinder Beverages, a donc gagnĂ© sur le principe mais cela ne changera rien Ă  sa situation personnelle.Il devra continuer Ă  dĂ©bourser 10 000 $ par mois en pension alimentaire.Micmacs : un traitĂ© de 1760 est reconnu PRESSE CANADIENNE Ottawa— La Cour suprĂȘme du Canada a rendu hier un jugement en faveur d’un Micmac qui avait pĂ©chĂ© sans permis, soutenant du mĂȘme coup les dispositions d’un traitĂ© signĂ© en 1760 par la Couronne britannique et la nation micmaque.Cette dĂ©cision fait suite Ă  l’appel concernant la condamnation, eji 1996, d’un Micmac de la Nouvelle-Ecosse, Donald Marshall fils, pour avoir pĂȘ chĂ© et vendu 210 kilogrammes d’anguilles hors saison et sans permis.Le jugement rendu par la Cour suprĂȘme libĂšre M.Marshall de toutes les accusations qui ont Ă©tĂ© retenues contre lui.Cette dĂ©cision confirme du mĂȘme coup que les Micmacs et les autres groupes autochtones de la Nouvelle-Ecosse mentionnĂ©s dans le traitĂ© de 1760 peuvent pĂȘcher Ă  l'annĂ©e et ce, sans permis.Toutefois, le texte du jugement du plus haut tribunal du pays insiste pour dire que ces droits des autochtones sont limitĂ©s Ă  la satisfaction des besoins quotidiens, ce qui inclut l’alimentation, l’habillement, le logement et aussi quelques agrĂ©ments.Le juge Ian Binnie, qui a rĂ©digĂ© le texte de la dĂ©cision, estime que le trai tĂ© limite vraiment la consommation autochtone de poissons aux besoins personnels.«On a craint que Marshall, qui a pĂȘchĂ© l’anguille dans un petit bateau, n’étende le droit accordĂ© aux autochtones par le traitĂ© Ă  la pĂȘche commerciale en bateau-usine, leur permettant ainsi d’amasser les rĂ©coltes de poissons au dĂ©triment des autres pĂȘcheurs sportifs et commerciaux, Ă©crit le juge.Cette peur est basĂ©e sur une mauvaise comprĂ©hension de la portĂ©e rĂ©elle du traitĂ© en matiĂšre de droit de pĂȘche.» Cette dĂ©cision de la Cour peut apporter de nouveaux arguments dans d'autres cas similaires concernant des traitĂ©s, mais son impact ne concerne que ceux qui sont touchĂ©s par le traitĂ© de 1760.«A mon avis, ce traitĂ© confirme', le droit des Micmacs de subvenir Ă  leurs besoins en pratiquant la pĂȘche, la chasse, des activitĂ©s de cueillette et de commerce pour ce qui, en 1760, Ă©tait qualifiĂ© de nĂ©cessaire», ajoute le juge.La loi quĂ©bĂ©coise de la santĂ© Des organismes dĂ©noncent la tentative de Chaoulli PRESSE CANADIENNE Une coalition d’organismes, dont les trois centrales syndicales et la FĂ©dĂ©ration des infirmiĂšres et infirmiers du QuĂ©bec, voient d’un trĂšs mauvais Ɠil la tentative menĂ©e devant les tribunaux par le mĂ©decin Jacques Chaoulli.Celui-ci cherche Ă  faire invalider deux articles de loi: l’un sur l’assuran-ce-maladie et l’autre sur l’assurance-hospitalisation, afin que soit levĂ© l’interdit d’avoir au QuĂ©bec un systĂšme de T K A 1) I T ion D K 1' u i s i S ç o Joiinston&Mukphy M O N D f * K fs*/! < .JEUSy.x,'J.XI LE DEVOIR.LES SAMEDI 1 S ET D I M A N C II E 1 !» S E P T E M B R E 1 il !» !» A 8 LE DEVOIR LE MONDE Les attentats en Russie Vaste coup de Les forces de sĂ©curitĂ© filet de ont procĂ©dĂ© Ă  la police russe 11 OOO interpellations G REG MYRE AGENCE FRANCE-PRESSE Moscou — La police russe, qui multiplie les contrĂŽles dans les grandes villes du pays pour tenter de mettre un terme Ă  l’actuelle vague d'attentats, a procĂ©dĂ© Ă  11 200 interpellations, a annoncĂ© hier le ministĂšre de l’IntĂ©rieur.La majoritĂ© des suspects ne sont toutefois pas liĂ©s aux actes de terrorisme qui ont fait 300 morts depuis le dĂ©but de septembre.Le dernier attentat en date a visĂ© jeudi soir un immeuble de Saint-PĂ©tersbourg.L’explosion, qui a fait au moins deux morts, a Ă©tĂ© causĂ©e par un petit engin explosif d’une puissance Ă©quivalente Ă  4,5 kilos de TNT, sans commune mesure avec les charges utilisĂ©es ces derniers jours Ă  Moscou et Volgodonsk (sud-ouest), Ă©valuĂ©es Ă  plusieurs centaines de kilogrammes de TNT.Selon les enquĂȘteurs, cet attentat n’apparaĂźt pas liĂ© aux prĂ©cĂ©dents.Selon le ministre russe de l’IntĂ©rieur, Vladimir RouchaĂŻlo, le vaste coup de filet a concernĂ© 2200 individus recherchĂ©s par la police et 9000 autres soupçonnĂ©s d’ĂȘtre impliquĂ©s dans divers dĂ©lits sans relation avec les attentats Ă  la bombe.Une trentaine de suspects sont par contre soup- çonnĂ©s d’y ĂȘtre impliquĂ©s, a ajoutĂ© M.RouchaĂŻlo sans fournir de plus amples dĂ©tails.«Nous voulons rĂ©tablir l'ordre dans les rues de façon stricte», s’est-il contentĂ© de dĂ©clarer.D’aprĂšs l’agence Interfax, deux suspects ont par ailleurs Ă©tĂ© apprĂ©hendĂ©s dans le cadre de l’enquĂȘte sur les attentats Ă  Moscou.Ces deux hommes sont d’origine tchĂ©tchĂšne, ajoute Interfax en citant des sources policiĂšres.Au cours des derniers jours, la police moscovite a interpellĂ© plusieurs personnes originaires de TchĂ©tchĂ©nie, mais aucune de ces personnes n’a Ă©tĂ© officiellement inculpĂ©e.La police a par ailleurs dĂ©couvert jeudi une «trĂšs importante quantité» d’explosifs en banlieue sud de Moscou.Les charges Ă©taient dissimulĂ©es sous des sacs de sucre en provenance du sud de la Russie.Le Service fĂ©dĂ©ral de sĂ©curitĂ© a pour sa part annoncĂ© que six retardateurs apparemment destinĂ©s Ă  des engins explosifs avaient Ă©tĂ© saisis.Face Ă  la menace terroriste, le premier ministre Vladimir Poutine a donnĂ© trois jours Ă  son administration pour qu’elle mette au point des plans d’action destinĂ©s Ă  renforcer la sĂ©curitĂ© dans les transports, les communications et les installations Ă©lectriques ainsi que dans les zones d’habitation.VLADIMIR SUVOROV REUTERS La police de Moscou escorte un groupe d’interpellĂ©s lors d’une fouille dans un marchĂ© de la ville.Jeudi, au cours d’une rĂ©union gouvernementale, M.Poutine s’était tournĂ© vers les camĂ©ras de tĂ©lĂ©vision pour s’adresser en ces termes Ă  la population: «Je veux m’adresser aux anciens soldats, aux anciens policiers.Prenez des initiatives», avait-il lancĂ©.Selon des rumeurs circulant Ă  Moscou, l’état d’urgence pourrait ĂȘtre dĂ©clarĂ© dans le pays, ce qui permettrait au prĂ©sident Boris Eltsine de gouverner par dĂ©crets.Le chef du Kremlin a toutefois dĂ©menti cette information, ajoutant qu’il achĂšverait normalement son mandat prĂ©sidentiel jusqu’à la mi-2000.ANALYSE Un geste envers la CorĂ©e du Nord Washington lĂšve les sanctions GRETCHEN COOK AGENCE FRANCE-PRESSE Washington — Les États-Unis ont annoncĂ© hier un assouplissement des sanctions pesant depuis un demi-siĂšcle sur la CorĂ©e du Nord en Ă©change de la promesse de Pyongyang de geler son programme d’essais de missiles Ă  longue portĂ©e.«Les États-Unis prennent cette dĂ©cision afin d'amĂ©liorer leurs relations gĂ©nĂ©rales avec la CorĂ©e du Nord», a dĂ©clarĂ© la Maison-Blanche dans un communiquĂ©.Cette mesure va rendre possibles lĂ©s Ă©changes commerciaux de biens de consommation, assouplira les entraves Ă  la libertĂ© de circulation et per-rfiettra des transferts de fonds de par- ticuliers et d’entreprises entre les deux pays, prĂ©cise le communiquĂ©.Mais dans le domaine de la non-prolifĂ©ration des armements, Washington maintiendra son contrĂŽle qui interdit les exportations de matĂ©riel militaire et d’équipement «sensible» vers la CorĂ©e du Nord, poursuit communiquĂ©.«Nous entendons que la CorĂ©e continuera de s’abstenir de tester des missiles de longue portĂ©e, quel que soit leur type, alors que les deux parties progressent vers des relations plus normales», indique encore le texte.A l’issue de nĂ©gociations bilatĂ©rales le week-end dernier Ă  Berlin, Pyongyang s’était engagĂ© lundi Ă  geler ses essais de missiles Ă  longue portĂ©e.En contrepartie, Washington avait alors indiquĂ© envisager un as- souplissement des sanctions pesant sur Pyongyang dans les domaines du commerce, de l’investissement et des transports.Le porte-parole de la Maison-Blanche, Joe Lockhart, a reconnu que les consĂ©quences Ă©conomiques de cet assouplissement seraient modestes, mais la dĂ©cision devrait donner un nouveau bol d’air Ă  l’État stalinien de Kim Jong-Il, qui connaĂźt une famine meurtriĂšre et a reçu une aide alimentaire internationale.Hier, le ministre sud-corĂ©en de la RĂ©unification, Lim Dong-Won, a estimĂ© que la levĂ©e de restrictions commerciales amĂ©ricaines reprĂ©sentait un Ă©tape dĂ©terminante pour permettre Ă  Pyongyang de s’ouvrir sur l’extĂ©rieur.CONCOURS ITALIA LE DEVOIR En collaboration avec., SOI E swissair TOURS INC Le spĂ©cialiste de voyages europĂ©ens Une chance de GAGNER un voyage long sĂ©jour pour deux personnes en Italie Pour participer vous n'avez qu'Ă  nous faire parvenir les coupons de participation qui seront publiĂ©s dans Le Devoir avant le 5 novembre 1999 Ă  minuit.AUTOMNE HIVER SORRENTO ET 11 NUITS HĂŽtel Regina PRINTEMPS ROME 3 NUITS HMI HĂŽtel Rivage W HĂŽtel Sirene ar HĂŽtel Villa Ferrata m Amalfi Vatican Coupon de participation Retourner par la poste Ă  Concours ITALIA Le Devoir 2050, rue de Bleury, 9' Ă©tage MontrĂ©al, Qc., HJA 3M9 Nom:.Adresse:.App.:.Ville:.Code postal :.TĂ©lĂ©phone: (rĂ©sidence).(bureau).AbonnĂ© au Devoir: oui .non .les conditions et rĂ©glements de concours sont disponibles Ă  la rĂ©ception du Devoir.Le tiroge aura heu le 10 novembre 1999 Le concours s'adresse aux W ans et plus.Un seul coupon par enveloppe Arafat et Barak Rencontre secrĂšte ASSOCIATED PRESS palestinienne, fat, se sont rencontrĂ©s secrĂštement tard jeudi soir.L’information a Ă©tĂ© confirmĂ©e hier par les deux camps.Selon un haut responsable palestinien qui a requis l’anonymat, la rencontre s’est tenue Ă  Tel Aviv et a durĂ© une heure et demie.Cet entretien visait Ă  crĂ©er un «climat positif pour les discussions Ă  venir.La radio israĂ©lienne a rapportĂ© que les deux hommes avaient Ă©voquĂ© les nĂ©gociations sur le traitĂ© de paix permanent, qui viennent de reprendre aprĂšs une longue interruption.David Ziso, le porte-parole de M.Barak, a lconfirmĂ© que cette rencontre avait bien eu lieu mais n’en a rĂ©vĂ©lĂ© aucun dĂ©tail.Les deux dirigeants aiment travailler tard le soir.Le ministre israĂ©lien des Affaires Ă©trangĂšres David Levy a pour sa part assurĂ© ne pas avoir Ă©tĂ© informĂ© de cette rencontre.InterrogĂ© par la radio israĂ©lienne, il n’a pas cachĂ© son mĂ©contentement «Les mĂ©thodes de travail adĂ©quates exigent, si ce n'est une consultation, au moins une information», a-t-il dĂ©plorĂ©.Cette rĂ©union secrĂšte survient aprĂšs l’annonce selon laquelle le «ministre» palestinien de l’Information, Yasser Abed Rabbo, dirigera la dĂ©lĂ©gation palestinienne aux nĂ©gociations sur le traitĂ© de paix.IsraĂ«l n’a pas encore donnĂ© le nom du chef de sa dĂ©lĂ©gation.La reprise des nĂ©gociations est une des clauses du nouvel accord intĂ©rimaire conclu entre l’État hĂ©breu et les Palestiniens, le 5 septembre, dans la station balnĂ©aire Ă©gyptienne de Charm el-Cheikh.Une lĂ©gitimitĂ© Ă  conquĂ©rir Mal Ă©lu en avril, le prĂ©sident algĂ©rien cherche des marges de manƓuvre face aux militaires JOSÉ GARÇON LIBÉRATION Abdelaziz Bouteflika vient de rĂ©ussir l’opĂ©ration qui l’obsĂšde depuis son arrivĂ©e au pouvoir il y a plus de cinq mois: organiser sa seconde Ă©lection Ă  travers la sixiĂšme consultation Ă©lectorale proposĂ©e aux AlgĂ©riens en quatre ans.DĂ©sormais, le oui «franc et massif» qu’il a obtenu au rĂ©fĂ©rendum sur la paix et la «concorde civile» apparaĂźtra comme son vĂ©ritable score Ă©lectoral.On ne peut comprendre en effet la volontĂ© de l’ancien ministre des Affaires Ă©trangĂšres de Houari BoumĂ©diĂšne de mener Ă  bien ce scrutin sans prendre en compte sa volontĂ© de faire oublier le pĂ©chĂ© originel de son accession au pouvoir: la fraude et le retrait collectif de tous ses concurrents.Officiellement, il s’agissait de demander l’avis de la population sur une loi destinĂ©e Ă  tourner la page sur sept ans d’affrontements et dĂ©jĂ  approuvĂ©e par le Parlement et le SĂ©nat.Mais deux Ă©lĂ©ments supprimaient tout suspense quant Ă  l’issue de ce vote: le libellĂ© de la question («Êtes-vous pour la dĂ©marche du prĂ©sident, visant Ă  rĂ©aliser la paix et la concorde civile?») compte tenu de la popularitĂ© du mot d’ordre sur la paix et des mĂ©thodes Ă©prouvĂ©es lors des Ă©lections prĂ©cĂ©dentes quant au taux de participation.«Il faut avoir Ă©tĂ© totalement coupĂ© de ce peuple pour ignorer que son souhait le plus ardent depuis 1992 est le rĂ©tablissement de la paix, rĂ©sumait ainsi dans le quotidien El Watan le gĂ©nĂ©ral et ancien chef d’état-major Rachid Ben Yelles.C’est donc lui faire injure que d’en douter et de le consulter sur ce sujet.» Abdelaziz Bouteflika ne l’ignorait pas davantage que son prĂ©dĂ©cesseur, Liamine Zeroual, qui, comme lui, fit de la paix le seul mot d’ordre de sa campagne Ă©lectorale.LĂ©gitimitĂ© et autoritĂ© C’est ce qui l’a amenĂ© Ă  imposer ce rĂ©fĂ©rendum-plĂ©biscite qui a, en rĂ©alitĂ©, un objectif essentiel: combler son dĂ©ficit de lĂ©gitimitĂ©.Cette initiative, qui le fait apparaĂźtre comme un «faiseur de paix» aux yeux des AlgĂ©riens comme de la communautĂ© internationale, vise aussi Ă  couper l’herbe sous le pied de l’opposition et Ă  la placer dans une situation difficile.Celle-ci milite en effet depuis longtemps en faveur de la paix, ce qui lui a valu de subir des annĂ©es durant les insultes et la haine de ceux qui en dĂ©couvrent aujourd’hui les vertus.Elle ne peut donc s’inscrire en faux contre une opĂ©ration supposĂ©e ramener la paix, tout en estimant les mesures prises «aux antipodes d’un rĂ©el processus de rĂ©conciliation nationale».«La dĂ©marche, remarque encore Rachid Ben Yelles, aurait eu bien plus de chances d'aboutir si on l’avait fait prĂ©cĂ©der par un dĂ©bat national qui aurait constituĂ© une vĂ©ritable thĂ©rapie de groupe pour exorciser la haine qui est en nous.Un dĂ©bat auquel auraient Ă©tĂ© conviĂ©s tous ceux qui, de prĂšs ou de loin, directement ou indirectement, auraient pu apporter leur contribution.L’enjeu en valait la peine.» Toute la question est de savoir ce que le chef de l’État entend faire de sa nouvelle lĂ©gitimitĂ©.Face au mystĂšre qui entoure ses vĂ©ritables intentions, on ne peut jurer que d’une chose: il entend gouverner.«Je suis le seul inspirateur et porte-parole de la politique algĂ©rienne.Des ministres viendront en France.Ne tenez compte que de ma position», a-t-il dit au chef de la diplomatie française lors de sa visite fin juillet Ă  Alger.Il confirmait ainsi l’autre face du rĂŽle qu’il a lui-mĂȘme dĂ©volu au rĂ© fĂ©rendum: Ă©largir sa marge de manƓuvre Ă  l’égard du haut commandement de l’armĂ©e et des services de sĂ©curitĂ©.Comme si Abdelaziz Bouteflika n’avait de cesse d’empĂȘcher qu’ils puissent un jour lui rappeler «qui l’a fait roi».Le chef de l’État ne se prive d’ailleurs pas de signifier Ă  ses interlocuteurs Ă©trangers cette volontĂ© de consolider son pouvoir.«Je ne nommerai un gouvernement qu’aprĂšs avoir renforcĂ© suffisamment mon autorité», affirmait-il encore Ă  Hubert VĂ©drine.Ses menaces rĂ©pĂ©tĂ©es de «retourner chez lui» si les AlgĂ©riens ne lui font pas confiance ne trompent personne quant au fait que l’armĂ©e en est le principal destinataire.Dans le jeu d’équilibre complexe qui se dĂ©roule au sommet de l’État, Bouteflika dispose dĂ©jĂ  de plusieurs atouts.Les militaires ne peuvent assumer une Ă©ternelle instabilitĂ© face, Ă  leurs partenaires Ă©trangers aprĂšs avoir «usé» sept premiers ministres et cinq prĂ©sidents depuis 1992.Il leur sera difficile aussi de se dĂ©barrasser de Bouteflika, au moins Ă  court terme, en le «boudiafisant» ou en le «zĂ©-roualisant».Enfin, ce dernier est la seule garantie internationale de «dĂ©cideurs» obsĂ©dĂ©s par le syndrome Pinochet de ne pas devoir, un jour, rendre des comptes.Reste Ă  savoir s’il utilisera ces avantages pour prendre, comme on lui en prĂȘte l’intention, les mesures qui s’imposent pour rĂ©gler les problĂšmes d’une sociĂ©tĂ© fragmentĂ©e, Ă©crasĂ©e par la prĂ©caritĂ©, la haine et l’exclusion.Appel aux islamistes Alger (AFP) — Le prĂ©sident algĂ©rien Abdelaziz Bouteflika a lancĂ© hier un nouvel appel aux islamistes armĂ©s qui ne se sont pas encore rendus pour qu’ils se joignent Ă  la concorde civile massivement approuvĂ©e jeudi par rĂ©fĂ©rendum.«Je leur lance solennellement aujourd’hui encore un appel pour qu’ils se ressaisissent.La loi est tolĂ©rante et, dans son immense gĂ©nĂ©rositĂ©, le peuple leur a accordĂ© sa clĂ©mence», a affirmĂ© M.Bouteflika dans un discours radiotĂ©lĂ©visĂ© pour remercier les AlgĂ©riens de leur soutien.il a cependant brandi la menace de reprĂ©sailles pour ceux qui persisteraient Ă  refuser sa «dĂ©marche de paix», se mettant ainsi «hors la loi», a-t-il prĂ©cisĂ©.La loi sur la concorde civile, votĂ©e et promulguĂ©e depuis le 13 juillet, amnistie totalement ou partiellement les islamistes çirmĂ©s se soumettant Ă  l’autoritĂ© de l’État.Elle ne sera applicable que six mois, jusqu’au 13 janvier 2000.La pression est forte sur les rĂ©publicains Bras de fer au CongrĂšs amĂ©ricain sur le contrĂŽle des armes Ă  feu LÉON BR U N EAU AGENCE FRANCE-PRES S E Wasliington — Les rĂ©publicains au CongrĂšs sont soumis Ă  une pression croissante pour lĂ©gifĂ©rer sur le contrĂŽle des armes Ă  feu, thĂšme dĂ©jĂ  entrĂ© de plain-pied dans la campagne prĂ©sidentielle de 2000.Une nouvelle fusillade tragique au Texas mercredi, l’Ɠuvre de Larry Ash-brook, 47 ans, dĂ©crit comme Ă©tant solitaire et dĂ©rangĂ©, la derniĂšre d’une sĂ©rie particuliĂšrement meurtriĂšre cette annĂ©e aux États-Unis, coĂŻncide avec un bravde-fer au CongrĂšs sur l’opportunitĂ© de rĂ©glementer plus strictement les armes Ă  feu.Le SĂ©nat a adoptĂ© de justesse avant l’étĂ© un projet de loi sur la criminalitĂ© juvĂ©nile, renforçant les contrĂŽles sur les ventes d’armes Ă  feu, demandant l’installation d’un verrou de sĂ©curitĂ© pour empĂȘcher leur utilisation par les enfants ou encore des vĂ©rifications obligatoires pour les acheteurs dans les foires aux armes.Mais le texte est depuis restĂ© en suspens.La Chambre des reprĂ©sentants a adoptĂ© une version du projet de loi largement Ă©dulcorĂ©e, retirant ces mesures et repoussant un projet de loi sĂ©parĂ© sur le contrĂŽle des armes.Des nĂ©gociateurs des deux chambres s’évertuent depuis la rentrĂ©e parlementaire de septembre Ă  concilier les deux textes, pour l’instant sans succĂšs, et son issue au CongrĂšs restait hier trĂšs incertaine, selon des sources parlementaires.«SĂŻ vous n’ĂȘtes mĂȘme pas en sĂ©curitĂ© dans le sanctuaire d'une Ă©glise face Ă  la violence armĂ©e, ou ĂȘtes-vous en sĂ©curitĂ©?», s’est insurgĂ©e la sĂ©-natrice dĂ©mocrate de Californie, Barbara Boxer, aprĂšs la fusillade de Fort Worth (huit morts).«Ce n’est pas faire de la politique politicienne que de dire qu’il faut empĂȘcher que les armes puissent aller dans les mains des enfants», a-t-elle ajoutĂ©.«Qu'attendons-nous» pour agir?, a-t-elle ajoutĂ© Ă  l’adresse des parlementaires.Mais, selon le sĂ©nateur rĂ©publicain Orrin Hatch (Utah), qui prĂ©side la commission judiciaire au SĂ©nat, «c'est un problĂšme complexe qui exige des rĂ©ponses globales» et ne se limite pas Ă  rĂ©glementer les armes Ă  feu.De rĂ©cents sondages montrent sans Ă©quivoque pourtant qu’une majoritĂ© d’AmĂ©ricains sont en faveur d’une lĂ©-gislatipn nationale en la matiĂšre.Et certains États, comme la Californie, ont rĂ©cemment pris les devants et impqsĂ© des lĂ©gislations plus strictes.La Maison-Blanche, dĂ©mocrate, a saisi cette sĂ©rie noire de fusillades (plus de 50 morts depuis la tuerie du lycĂ©e Columbine le 20 avril) pour dĂ©noncer l’inaction du CongrĂšs Ă  majoritĂ© rĂ©publicaine et l’influence du lobby proarmes.«Il est temps d’adopter une lĂ©gislation raisonnable sur le contrĂŽle des armes Ă  feu afin de protĂ©ger nos enfants», a rĂ©affirmĂ© hier le porte-parole de la Maison-Blanche, Joe Lockhart.la fusillade de Fort Worth a en tous les cas accru la pression sur le principal candidat rĂ©publicain Ă  la prĂ©sidentielle, l’actuel gouverneur du Texas, George W.Bush.RentrĂ© prĂ©cipitamment jeudi dans son fief du Texas, il a estimĂ© qu’un «mauvais esprit frappait l’AmĂ©rique», sans directement Ă©voquer le problĂšme des armes Ă  feu.Les armes Ă  feu ont causĂ© la mort de 34 (XX) personnes en 1990. LE DEVOIR.LES SAMEDI IR ET DI M A X C 11 E I !) SEP T E M R R E 1 H 9 il Le commandant de la force internationale sera Ă  Dili demain EN BREF ‱'Š'NSV Le Chili se fĂąche (Reuters) —‘Le Chili a dĂ©cidĂ© de rappeler pour consultation son ambassadeur en Espagne aprĂšs le refus par Madrid d’un arbitrage international dans le dossier Pinochet, a rapportĂ© hier Radio Nacional, qui cite le chef de la diplomatie chilienne, Juan Gabriel Valdes.Les autoritĂ©s chiliennes, ajoute la radio espagnole, ont averti que l’affaire pourrait nuire aux intĂ©rĂȘts des entreprises espagnoles au Chili.Le gouvernement chilien avait dĂ©jĂ  rappelĂ© son reprĂ©sentant Ă  Madrid en novembre 1998, lorsque les autoritĂ©s espagnoles avaient entĂ©rinĂ© la demande d’extradition formulĂ©e par le juge Baltasar Garzon contre l’ancien dictateur chilien en rĂ©sidence surveillĂ©e en Grande-Bretagne.La demande sera examinĂ©e par la justice britannique Ă  partir du 27 septembre prochain.Ouverture d’une autre prison pour enfants (AFP) — Une troisiĂšme prison pour enfants de 12 Ă  14 ans a ouvert ses portes hier en Grande-Bretagne.La prison de Hassocklield, d’une capacitĂ© de 40 places, n’accueille pour le moment que deux dĂ©tenus et devrait en recevoir prochainement 10 de plus.Les deux autres Ă©tablissements britanniques de ce type ont des capacitĂ©s Ă©gales et accueillent eux aussi des multirĂ©cidivistes ayant violĂ© de prĂ©cĂ©dents rĂ©gimes de surveillance.Le premier Ă  avoir ouvert ses portes avait fait l’objet d’un rapport dĂ©sastreux des services sociaux, en raison notamment du comportement excessivement violent du personnel, appartenant Ă  une sociĂ©tĂ© privĂ©e.La gestion des deux autres centres est elle aussi partiellement confiĂ©e Ă  des sous-traitants privĂ©s.L’ouverture de ces centres pour trĂšs jeunes dĂ©linquants est l’une des rares initiatives des travaillistes Ă  avoir reçu un accueil enthousiaste des conservateurs, qui ont dĂ©clarĂ© en souhaiter le double.Ocalan rĂ©clame une amnistie totale (AFP) — Le chef rebelle kurde Abdullah Ocalan a appelĂ© hier le Parlement turc Ă  Ă©largir une amnistie partielle rĂ©cemment adoptĂ©e, de façon Ă  ce qu’elle touche tous les militants de son Parti des Travailleurs du Kurdistan (PKK).«Le cadre de la loi d’amnistie doit ĂȘtre Ă©largi.Une amnistie totale doit ĂȘtre adoptĂ©e pour une paix nationale et sociale», a dĂ©clarĂ© le chef du PKK dans un communiquĂ© diffusĂ© par ses avocats.«Le Parlement doit remplir sa tĂąche historique concernant cette question, l’une des plus fondamentales de la Turquie», a-t-il indiquĂ©.Une loi adoptĂ©e fin aoĂ»t par le Parlement prĂ©voit une amnistie pour les rebelles kurdes prĂȘts Ă  se rendre Ă  condition qu’ils n’aient pas participĂ© Ă  des combats avec les forces turques, et elle exclut ses cadres dirigeants.Ocalan a affirmĂ© que le PKK Ă©tait «sincĂšre» dans son engagement de mettre un terme Ă  la lutte armĂ©e.«Les activitĂ©s du PKK ont diminuĂ© de 90 %.» Uaide humanitaire arrive au Timor Les milices menacent la force internationale ASSOCIATED PRESS ET REUTERS Dili — Du riz et des couvertures ont Ă©tĂ© parachutĂ©s hier aux populations dĂ©placĂ©es du Timor oriental oĂč le gĂ©nĂ©ral australien Peter Cosgrove, commandant de la force internationale de paix, pourrait arriver demain alors que des menaces pĂšsent sur la sĂ©curitĂ© future de ses hommes.Le commandant militaire indonĂ©sien au Timor, qui administre le territoire en vertu de la loi martiale, a toutefois dĂ©clarĂ© que le calendrier de dĂ©ploiement des premiers Ă©lĂ©ments de la force de paix avait Ă©tĂ© retardĂ©.«Ils n’arriveront pas demain», a affirmĂ© le gĂ©nĂ©ral Kiki Syahnakri lors d’une confĂ©rence de presse Ă  Dili.«Peter Cosgrove se rendra aujourd’hui Ă  Dili pour discuter en dĂ©tail avec le gĂ©nĂ©ral Syahnakri du transfert des compĂ©tences», avait pourtant affirmĂ© quelques minutes plus tĂŽt Ă  Jakarta le porte-parole de l’armĂ©e indonĂ©sienne, le gĂ©nĂ©ral Sudrajat.Selon Jakarta, un contingent d’environ 2000 hommes de la force internationale devrait suivre dĂšs lundi.ParallĂšlement, l’armĂ©e indonĂ©sienne a entrepris le retrait de ses hommes dĂ©ployĂ©s au Timor oriental.Entre 3500 et 4000 soldats ont Ă©tĂ© retirĂ©s du territoire au cours des derniers jours et d’autres devraient Suivre, a indiquĂ© Syahnakri.Avant le dĂ©but du retrait, l’IndonĂ©sie disposait de 7600 soldats et de 7100 policiers sur le territoire oĂč Jakarta maintiendra une prĂ©sence militaire jusqu’à nouvel ordre.À Manille, le marĂ©chal d’aviation Doug Riding, n° 2 de l’armĂ©e australienne, a indiquĂ© que «d'aprĂšs le planning actuel, les premiers soldats devraient arriver dimanche».Une vingtaine de pays seront au final reprĂ©sentĂ©s d;ms la force internationale au Timor oriental (1NTERFET) autorisĂ©e par le Conseil de sĂ©curitĂ© et pla-cĂ©q sous commandement australien.A terme, 8000 soldats doivent ĂȘtre dĂ©ployĂ©s pour rĂ©tablir la paix dans le territoire ravagĂ© par les milices pro-Jakarta depuis le rĂ©fĂ©rendum d’autodĂ©termination du 30 aoĂ»t, remportĂ© Ă  une majoritĂ© Ă©crasante par les indĂ©pendantistes.Menaces pour la sĂ©curitĂ© Lorsque les premiers dĂ©tachements arriveront Ă  Dili, ils dĂ©couvriront une ville dĂ©vastĂ©e aux bĂątiments incendiĂ©s oĂ» des populations rĂ©fugiĂ©es survivent dans des conditions sordides.Ils pourraient aussi ĂȘtre confrontĂ©s Ă  l’hostilitĂ© des milices.Le gĂ©nĂ©ral Syahnakri a prĂ©venu que les forces de sĂ©curitĂ© indonĂ©siennes ne pouvaient «garantir pour le moment la sĂ©curitĂ© des Blancs en raison du ressentiment qu’éprouve encore une part importante de la population aprĂšs ce qu'ils considĂšrent comme les provocations et les supercheries de TUNAMET [la Mission des Nations unies au Timor oriental, chargĂ©e du scrutin]».Hier, mĂȘme si des dĂ©lĂ©guĂ©s de la Croix-Rouge ont relevĂ© des traces de sang dans la ville indiquant que les miliciens n’ont pas stoppĂ© leurs opĂ©rations et que des coups de feu sporadiques ont Ă©tĂ© entendus en provenance du sud de la capitale est-timoraise, la situation Ă©tait relativement cakne Ă  Dili.Les rues de la ville Ă©taient quasiment dĂ©sertes Ă  l’exception de petits groupes de gens, dont des membres de la milice AĂŻtarak («écharde») en t-shirt noir.Leur prĂ©sence pourrait se rĂ©vĂ©ler dangereuse pour les soldats de la pane.«Nous sommes prĂȘts Ă  tuer et Ă  mourir», a averti Domingo de DĂ©us, un des chefs de milice, Ă  Atambua, une ville du Timor occidental.Un autre s’est dit «assoiffĂ© du sang des Blancs».Pour leur part, des reprĂ©sentants des Nations unies et de la Croix-Rouge ont Ă©tĂ© tĂ©moins de l’implication de soldats indonĂ©siens en uniformes dans l’incendie d’un village hier, a rapportĂ© Fred Eckhard, porte-parole de l’ONU.Cette information confirme le rĂŽle de l’armĂ©e indonĂ©sienne dans les violences commises au Timor oriental.Les reprĂ©sentants onusiens sont tombĂ©s sur «une opĂ©ration militaire», sur la route entre Dili et Dare, oĂč des Timorais se cachent dans les montagnes, a prĂ©cisĂ© Fred Eckhard.«Une cinquantaine de personnes, la plupart des militaires indonĂ©siens vĂȘtus d'uniformes, mettaient le feu Ă  un village et emmenaient des habitants.Ce qui Ă©tait inhabituel, a-t-il dit, c’est que l’armĂ©e indonĂ©sienne Ă©tait ouvertement impliquĂ©e» dans ces violences.Des membres des Nations unies ont par ailleurs appris que quatre enfants, arrivĂ©s Ă  Dili en provenance d’une localitĂ© dans les collines, avaient Ă©tĂ© «pris par des milices et exĂ©cutĂ©s» jeudi, selon le porte-parole.Joint par tĂ©lĂ©phone, Leandro Isaac, membre du Conseil national de la rĂ©sistance timoraise (indĂ©pendantiste), a affirmĂ© que l’armĂ©e indonĂ©sienne et les milices avaient minĂ© Dili.InterrogĂ© par la radio australienne, le premier ministre australien John Howard a adressĂ© une mise en garde aux forces indonĂ©siennes.«Si des attaques devaient se produire, cela entraĂźnerait un niveau bien supĂ©rieur d’intervention et de reprĂ©sailles, y compris, je le pense, un engagement plus fort de la part des pays qui apportent dĂ©jĂ  un soutien [Ă  la mission de pane], mais un soutien non massif>, a-t-il dit.La Maison-Blanche a Ă©galement servi une mise en garde hier aine milices pro-indonĂ©siennes, leur enjoignant de s’abstenir d’attaquer les Casques bleus qui vont ĂȘtre trĂšs prochainement dĂ©ployĂ©s au Timor oriental.«Ce serait un trĂšs mauvais calcul de la part de qui que ce soit de chercher Ă  s’en prendre aux forces des Nations unies», a dĂ©clarĂ© Joe Lockhart, porte-parole du prĂ©sident Bill Clinton, aux journalistes.«C’est une mission difficile mais une mission que l'ONU aborde avec des rĂšgles d’engagement trĂšs fermes, et les Casques bleus prendront toutes les me- Ottawa en est Ă  l’étape de la reconnaissance DAVID LJ U N (j G R E N REUTERS Ottawa — Le Canada enverra une Ă©quipe de reconnaissance pour dĂ©cider l’importance de sa participation Ă  la force d’intervention de l’ONU au Timor oriental, a annoncĂ© Ottawa hier.Le ministre de la DĂ©fense, Art Eg-gleton, a prĂ©cisĂ© que quel que soit le nombre de soldats qui seront dĂ©pĂȘchĂ©s, ceux-ci ne pourront commencer leur mission sur le terrain que dans 40 jours, le temps que les vaccinations contre les maladies tropicales prennent effet.Le Canada, dont les forces armĂ©es sont affectĂ©es par un manque de ressources financiĂšres et humaines, pourrait en thĂ©orie envoyer quelque 600 soldats pour collaborer Ă  la force internationale des Nations unies, constituĂ©e de 8000 soldats.«La situation au Timor oriental est fluide et volatile et cela entraĂźnera des risques rĂ©els pour la force internationale.Comme dans toute autre opĂ©ration, nous nous assurerons que nos troupes feront face Ă  des risques minimum», a dĂ©clarĂ© le ministre Eggleton devant une commission parlementaire.L’équipe de reconnaissance, composĂ©e de 15 membres, a dĂ©jĂ  quittĂ© le Canada et devrait arriver en Australie demain pour rassembler des renseignements sur les risques prĂ©sents au Timor oriental.Cette avant-garde rendra compte au ministĂšre de la DĂ©fense de la situation et de ses suggestions sur l’organisation du travail des troupes canadiennes dans la rĂ©gion en crise.«Ces renseignements joueront un rĂŽle critique pour permettre au chef d’état-major (le gĂ©nĂ©ral Maurice Baril] d’avoir une idĂ©e plus complĂšte de la situation [.].Ses conseils seront pris en considĂ©ration par le gouvernement pour prendre sa dĂ©cision finale sur la contribution militaire du Canada», a dĂ©clarĂ© Art Eggleton.«Nous envisageons le dĂ©ploiement de forces aĂ©riennes, navales et terrestres, soit de maniĂšre indĂ©pendante, soit de maniĂšre combinĂ©e.Si nous choisissons de dĂ©ployer les trois armes, notre contribution totale sera d'environ 600 soldats», a-t-il ajoutĂ©.La participation canadienne comprendrait l’envoi de deux appareils de transport aĂ©rien Hercule avec 100 hommes, un navire de ravitaillement de 250 hommes, une compagnie d’infanterie de 250 soldats et 40 vĂ©hicules lĂ©gers.REUTERS Un Ă©tudiant indonĂ©sien se frotte Ă  un policier durant une autre manifestation contre l’armĂ©e, hier, Ă  Bandung, Ă  120 kilomĂštres de Jakarta.sures nĂ©cessaires pour assurer leur sĂ©curité», a-t-il ajoutĂ©.L’aide aux populations qui ont fui les exactions a rĂ©ellement dĂ©butĂ© hier avec le parachutage de riz et de couvertures, acheminĂ©s Ă  Dili par deux avions de transport Hercule C-130 de l’annĂ©e australienne.Selon les ONG, plusieurs centaines de milliers d’Est-Timorais souffrent de malnutrition et du manque d’eau dans les collines oĂč ils ont fui les violences des milices.Le gĂ©nĂ©ral indonĂ©sien Kiki Syahnakri a prĂ©cisĂ© que les parachutages s’étaient concentrĂ©s autour des localitĂ©s d’Ermera et de Manatuto.De nouvelles rotations sont prĂ©vues aujourd’hui.MA Div'lNB CLÉMENTINE P boutique Lnfanfs Deslongchamps VĂȘtements pour enfants 0-18 ans VĂȘtements de maternitĂ© 1007, rue Laurier Ouest Outremont Tel.: 274-2442 7 Elections dans les municipalitĂ©s de 5 OOO habitants ou plus4 Contribution financiĂšre, tout ce quil faut savoir Novembre Munit ‱ipiililos do : ‱ Qui peut contribuer?Seul un Ă©lecteur ou une Ă©lectrice de la municipalitĂ© peut verser une contribution financiĂšre Ă  un parti politique municipal, Ă  une candidate ou un candidat indĂ©pendant autorisĂ©.Âź Quelle est la limite ?Une mĂȘme personne ne peut pas verser plus de I 000 $.au cours d une annĂ©e, Ă  chacun des partis et des candidats indĂ©pendants autorisĂ©s.Les contributions supĂ©rieures Ă  100 $ doivent ĂȘtre acquittĂ©es au moyen d'un chĂšque personnel.f Reçu ?DĂ©duction ?Quel que soit le montant de la contribution, un reçu doit ĂȘtre Ă©mis.Les contributions ne sont pas dĂ©ductibles du revenu imposable.w Vous avez des questions?Communiquez avec le trĂ©sorier de votre municipalitĂ© ou adressez-vous au Centre de renseignements du Directeur gĂ©nĂ©ral des Ă©lections du QuĂ©bec : RĂ©gion de QuĂ©bec (418) 528-0422 Ailleurs au Q uĂ©bec I 888 ÉLECTION (I 888 353-2846) Site Web : www.dgeq.qaca Courrier Ă©lectronique : tlgeq@dgeq.qc.ca ATS Les personnes sourdes ou malentendantes [ffij peuvent composer sans frais : I 800 537-0644 * les dispositions sur le financement et le contrĂŽle des dĂ©penses Ă©lectorales s'appliquent aussi aux municipalitĂ©s de 5 000 Ă  10 000 habitants depuis le 1,T septembre 1999.?G 9 LE DIRECTEUR GÉNÉRAL DES ÉLECTIONS DU QUÉBEC A 10 LE DEVOIR.LES SAMEDI IS ET DIMANCHE I il SEPTEMBRE 1 il il il EDITORIAL La nation quĂ©bĂ©coise D’ Michel Venue ' ?Nous avons consacrĂ© une saison, ce qui est bien peu dans la vie d’un peuple, Ă  un Ă©change dans nos pages sur la nation quĂ©bĂ©coise.Avant que ne se poursuive la discussion dans d’autres forums et, Ă  un rythme moins soutenu, ici mĂȘme au Devoir, prenons aujourd’hui la mesure de la contribution gĂ©nĂ©reuse des douze intel-lectuels qui ont meublĂ© par leurs rĂ©flexions vos samedis de l’étĂ©.abord, un constat: la nation est un sujet qui suscite encore, malgrĂ© toutes les balivernes qui s’écrivent sur la fatigue constitutionnelle, un intĂ©rĂȘt immense.Il existe chez nous un goĂ»t et un besoin de dĂ©battre de l’avenir collectif des QuĂ©bĂ©cois beaucoup plus grand que ce que le ronron mĂ©diatique laisse croire.DĂšs que l’on s’éloigne des querelles de politiciens pour discuter du fond des choses, l’intĂ©rĂȘt resurgit.En tĂ©moignent les centaines de lettres que nous avons reçues en rĂ©action Ă  cette sĂ©rie dont les textes ont Ă©tĂ© repris sur Internet et rediffusĂ©s aux quatre coins de la planĂšte.Le colloque que nous organisons le 8 octobre, Ă  l’UniversitĂ© McGill, affiche dĂ©jĂ  complet.Et vous ĂȘtes nombreux Ă  nous Ă©crire pour manifester votre dĂ©ception de n’avoir pas pu obtenir une place dans une salle comptant pourtant plus de 300 siĂšges.Nous cherchons une solution Ă  cet imbroglio.La sĂ©rie continuera par ailleurs de vivre en d’autres endroits.Au moins deux autres colloques auront lieu en octobre, Ă  l’initiative d’une sociĂ©tĂ© d’histoire et du dĂ©partement de philosophie d’un cĂ©gep de QuĂ©bec.Un livre est en prĂ©paration.Au dĂ©part, des gens ont craint, par exemple, que les jeunes boudent cette sĂ©rie.C’est les mĂ©connaĂźtre.Car Ă  l’ùre de la mondialisation, comme le rĂ©vĂšle une Ă©tude rĂ©alisĂ©e par l’un de nos invitĂ©s de l’étĂ©, le professeur Jocelyn LĂ©tourneau, avec son collĂšgue Bogu-mil Jewsiewicki, auprĂšs de 2500 jeunes de sept pays, la nation reste aujourd’hui pour les jeunes l’horizon prĂ©fĂ©rĂ© de leur existence, la rĂ©fĂ©rence principale, le lieu d’appartenance, le territoire privilĂ©giĂ© de socialitĂ©.Mais surtout, la nation est leur tremplin vers le monde.Les jeunes savent que pour vivre la mondialisation, il faut d’abord la nation, c’est-Ă -dire ĂȘtre citoyen quelque part, appartenir Ă  une force dĂ©mographique qui vous donne une voix dans l’univers.Le thĂ©ologien Gregory Baum a fait ressortir cet Ă©tĂ© comment le nationalisme, et en particulier le nationalisme quĂ©bĂ©cois, est aussi une force culturelle porteuse de solidaritĂ©s qui, lorsqu’elles sont bien canalisĂ©es, empĂȘchent notre sociĂ©tĂ© d’ĂȘtre rĂ©duite par les forces qui se dĂ©ploient dans la mondialisation Ă  un simple espace de marchĂ©.Les QuĂ©bĂ©cois, Ă©crit Baum, forcĂ©s de se serrer les coudes pour assurer le maintien de leur culture en AmĂ©rique du Nord en affirmant leur existence collective, ont ainsi dĂ©veloppĂ© un sens de la communautĂ© qui favorise chez nous, plus qu’ailleurs, le dĂ©ploiement de modĂšles sociaux et communautaires innovateurs.C’est ainsi que notre nationalisme, loin d’ĂȘtre une forme de tribalisme ethnique, devient le ferment d’innovations sociales susceptibles de faire Ă©cole.D’autres nous ont reprochĂ© d’avoir lancĂ© un dĂ©bat trop thĂ©orique, pas assez collĂ© Ă  la realpolitik des relations QuĂ©bec-Canada.Ces gens-lĂ  ont Ă  la fois raison et tort.Raison parce que nous n’avons pas voulu que ce dĂ©bat porte sur les mĂ©rites respectifs de la souverainetĂ© ou du fĂ©dĂ©ralisme.Nous avons cru qu’avant de revenir Ă  cette discussion sur les moyens, il y avait lieu de clarifier les liens que nous dĂ©sirons avoir entre membres d’une sociĂ©tĂ© pluraliste aux prises avec un dĂ©bat national lancinant.Ils ont tort, par ailleurs, parce que dans le contexte actuel, le simple fait de rĂ©affirmer l’existence de la nation quĂ©bĂ©coise est un geste politique.En effet, nous vivons une Ă©poque oĂč le gouvernement fĂ©dĂ©ral essaie de nier le caractĂšre national du QuĂ©bec et oĂč, malheureusement, bien des fĂ©dĂ©ralistes quĂ©bĂ©cois n’osent plus se dire nationalistes.Le mal affecte Ă©galement un certain nombre d’intellectuels.C’est comme si le discours ambiant avait inoculĂ© chez plusieurs d’entre nous la honte de dire qui nous sommes.Il fallait donc passer par cette Ă©tape qui consiste Ă  rĂ©aliser que cette nation quĂ©bĂ©coise, elle existe bel et bien, et qu’elle n’est pas le diable en personne.Elle se construit depuis des siĂšcles et en particulier de puis les annĂ©es 1960, lorsque les Canadiens français ont dĂ©cidĂ© de se nommer QuĂ©bĂ©cois en grande partie dans le but de sortir de notre hiver de la survivance pour envisager une Ă©mancipation.La nation quĂ©bĂ©coise se distingue ainsi d’autres nations strictement culturelles qui ont pariĂ© diffĂ©remment sur leur avenir.Ainsi en est-il du peuple acadien qui affirme sans gĂȘne son caractĂšre national mais qui n’a jamais caressĂ© l’ambition de former un Etat, soit-il souverain ou asr sociĂ©.Au QuĂ©bec, la dĂ©marche nationale s’est transformĂ©e pour Ă©migrer d’un idĂ©al culturel vers un idĂ©al politique.La recherche de l'Ă©panouissement La nation quĂ©bĂ©coise ne cherche plus la survivance.Elle cherche l’épanouissement pour elle-mĂȘme mais surtout pour ses membres, pour les individus quĂ©bĂ©cois.Et en cherchant cet Ă©panouissement, son inscription dans la vie du monde, elle est, par la force des choses, devenue pluraliste.La nation quĂ©bĂ©coise n’est plus forĂ©e que des seuls hĂ©ritiers des colons français dĂ©barquĂ©s ici au XVIIe siĂšcle.Ce pluralisme se vit au quotidien.Il est inscrit Ă©galement dans nos institutions et nos lois.Nous avons une charte des droits depuis 1975.L’énoncĂ© de politique en immigration adoptĂ© en 1990 fait QuĂ©bĂ©cois toute personne vivant ici.Peut-ĂȘtre, comme le dit Danielle Juteau et le suggĂšrent Daniel Jacques et Denys DelĂąge, ne sommes-nous pas encore allĂ©s au bout du chemin du pluralisme.Quoi qu’il en soit, les rapports entre les membres de cette sociĂ©tĂ© ouverte seront en constante Ă©volution.Comme le dit GĂ©rard Bouchard, les discussions Ă  ce sujet occuperont encore plusieurs gĂ©nĂ©rations de QuĂ©bĂ©cois.Il reste que vos rĂ©actions Ă  notre sĂ©rie ont fait ressortir un problĂšme.Plusieurs de nos lecteurs nous ont Ă©crit pour nous demander quel sort Ă©tait rĂ©servĂ©, dans cette nation pluraliste, aux Canadiens français en tant que groupe culturel.Doit-il ĂȘtre tenu pour disparu, fondu dans le tout collectif de la quĂ©bĂ©citude?La question nous rappelĂ© que notre destin national est intimement liĂ© Ă  la prĂ©sence ici d’une minoritĂ© continentale de langue française.Mais elle tĂ©moigne aussi du fait que plusieurs QuĂ©bĂ©cois, qui se considĂšrent encore comme Canadiens français, n’ont pas apprivoisĂ© l’idĂ©e qu’ils forment une majoritĂ© Ă  l’intĂ©rieur de cette nation et que cette majoritĂ© a un poids, une force mais aussi des responsabilitĂ©s.Enfin, cette sĂ©rie nous montre bien que, tĂŽt ou tard, les discussions sur la nation doivent dĂ©boucher sur les moyens de son Ă©panouissement.Entre autres, comme le souligne Marc Chevrier, il faudra un jour revoir les institutions dĂ©mocratiques qui nous gouvernent.Mais au-delĂ , la question du statut politique du QuĂ©bec est, partout en filigrane.La souverainetĂ©, selon Taylor, est une interfĂ©rence alors que pour Bouchard, elle est une condition nĂ©cessaire.D’autres pensent, comme Bourque, qu’une solution intermĂ©diaire est prĂ©fĂ©rable.Le dĂ©bat est loin d’ĂȘtre clos.Nous voudrons pour notre part qu’il se poursuive dans un esprit d’ouverture.mvennedvledevoir.ca LE FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910 FAIS CE QUE DOIS Directeur BERNARD DESCÔTEAUX RĂ©dacteur en chef JEAN-ROBERT SANSFAÇON Vice-prĂ©sidente finances et administration CATHERINE LABERGE Directeur de l’information CLAUDE BEAUREGARD RĂ©dacteur en chef adjoint MICHEL VENNE Directeurs adjoints de l’information PIERRE BEAULIEU, MARIE-ANDRÉE LAMONTAGNE Directeur artistique CHRISTIAN TIFFET Directrice, ventes et marketing MARTINE DUBÉ 'WA v/tuf p CoNCÎCMC C'EST U û»' i»\Ç ffeWfrtiK.1 d kffi Š7 nsi**** ÂŠĂ‡ĂŒ 7c
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