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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


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  • Montréal :Le devoir,1910-
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  • Journaux
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Le devoir, 1999-08-16, Collections de BAnQ.

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Vol.X C - N ° 183 ?FONDÉ EN 1 9 1 O ?LE DEVOIR Pau le des Rivières ?PERSPECTIVES Entre rêves et préjugés Faire comprendre à un enfant qu’on n’attend pas grand-chose de lui, c’est déjà le piéger.Le forcer à surmonter une image d’où sont exclus, déjà, de trop nombreux horizons.Eh bien, selon une étude de Statistique Canada, un grand nombre d’enseignants travaillant auprès d’enfants défavorisés adoptent une telle attitude.Cette étude révèle que les parents des milieux défavorisés consacrent autant de temps que ceux de milieux plus aisés à l’éducation scolaire de leurs enfants, en les aidant à faire leurs devoirs et en les encourageant Bref, l’éducation est une valeur importante dans les quartiers moins riches.D’ailleurs, un grand nombre de parents de milieux défavorisés espèrent que leur enfant ira à l’université.Cette enquête montre aussi que les enseignants, en revanche, nourrissent des préjugés envers les familles défavorisées.D’abord, ils sont nombreux à penser que les parents des enfants défavorisés ne s’intéressent pas autant à l’éducation de leurs enfants que ceux qui viennent de milieux plus aisés.Logiquement, ils croient qu’un petit nombre seulement d’entre eux fera des études supérieures.Mais accuser les enseignants de nourrir des préjugés, c’est peut-être aller un peu vite.On peut se demander si ce sont les enseignants qui nourrissent des préjugés ou s’ils ne sont pas plutôt plus réalistes que les parents qui ont, pour leurs enfants, des attentes contredites par les statistiques.Car les études de divers experts convergent pour conclure que les enfants de milieux défavorisés sont moins nombreux à accéder à l’université que ceux de classes plus favorisées.Les études montrent aussi que les enfants des milieux défavorisés réussissent souvent (mais pas toujours) moins bien que ceux de milieux plus aisés.Il reste que les enseignants ont cette fausse perception que les parents de classes moins aisées accordent moins de temps aux devoirs de leurs enfants, ce qui est faux, selon l'étude de Statistique Canada, publiée dans la revue ministérielle de l’éducation de l’organisme fédéral.Les parents, enfants, enseignants et directeurs interviewés étaient répartis dans 2597 écoles primaires canadiennes (sur un total de 10 766), dont 423 (sur un total de 2080) au Québec.«Les enseignants, nous dit Statistique Canada, ont jugé que les parents ayant un meilleur statut socio-économique (SSE) participaient dans une plus large mesure à l’éducation de leurs enfants que les parents ayant un moins bon SSE; cette même tendance ne s'applique pas toutefois à l’opinion des parents en ce qui a trait à leur participation.» Une explication, mais partielle seulement, tient au fait que les parents des milieux défavorisés participent moins aux activités qui se tiennent à l’école (mais tout autant à l’éducation de leurs enfants à domicile) et ont moins de contact avec les enseignants.Les enfants des milieux aisés savent mieux faire valoir leurs intérêts auprès des enseignants et du directeur.(D’ailleurs, à ce questionnaire, les directeurs se rangent du côté des enseignants.) Meilleurs politiciens, ils font leur lobby auprès des autorités scolaires.Les enfants de 10 et 11 ans ont aussi eu leur mot à dire.Plus de 80 % d’entre eux ont déclaré que leurs parents les encourageaient à réussir à l’école tout le temps.(Quelque 10 % d’entre eux estiment que leurs parents attendent trop d’eux.) Le sondage indique que les parents canadiens prennent une part active à l’éducation de leurs enfants, participation qui recouvre toutes les années du cours primaire.Il indique aussi que des rêves soutiennent cet intérêt, celui de voir leurs enfants accéder un jour à l’université.Ce rêve, qui se transmet aux enfants, a été sévèrement critiqué ce printemps par la Fédération des commissions scolaires du Québec, qui résumait ainsi le peu d’attrait pour le secteur secondaire professionnel au Québec: «Le fond du problème, c’est que les parents soulmitent que leur enfant aille à l’université.Mais tous ne le peuvent pas.» Effectivement, tous n’ont pas le goût ou les aptitudes requises.Mais garder le plus de portes ouvertes le plus longtemps possible ne fait pas de mal.Ce serait plutôt le contraire.D’ailleurs, une étude du chercheur Richard Tremblay, de l’Université de Montréal, arrivait l’an dernier à une conclusion similaire, à savoir que les enfants des milieux défavorisés qui avaient le bonheur d’avoir des enseignants qui croyaient en eux réussissaient mieux que ceux des écoles défavorisées où les enseignants avaient plus ou moins confiance que leurs élèves réussiraient leur année et leur vie.La plupart des experts s’entendent enfin pour dire qu’il ne s’agit surtout pas de renvoyer les parents et les enseignants dos à dos, car dans la difficile équation entre milieux défavorisés et réussite scolaire, la participation de tous est indispensable L’éducation est aussi une valeur importante chez les défavorisés M É T E 0 Montréal Québec Ensoleillé.Ensoleillé.Max: 28 Min: 14 Max: 24 Min: 11 Détails, page B 3 INDEX Annonces .B 3 Le monde .A5 Avis publics.B 6 Les sports .B 5 Culture .B 8 Mots croisés.B 6 Économie .B 2 Planète .B 4 Éditorial .A6 Télévision .B 7 www.ledevoir.com Le libéralisme: le renard libre dans le poulailler libre.(Jean Jaurès) M 0 N T R É A L .LE LUNDI 1 (> A 0 0 T 1 5) 9 9 8 7 c + LES SPORTS Une erreur de trop, encore une fois!, page B 5 LES ACTUALITÉS Reynolds juge U offre d'Alcoa inadéquate, page A 2 T A X E S LE MONDE Daguestan: l’offensive de Moscou porte ses fruits, page A 5 MARTIN C.CHAMBERLAND LE DEVOIR Plus de 3000 personnes se sont rendues à l’hôtel de ville hier pour signer le livre des condoléances mis à leur disposition.«Une histoire d’amour » «C’est une histoire d’amour entre mon père et les gens, qui dure encore.C’est très touchant.» C’est ainsi que Pierre, le fils aîné de «monsieur le maire» Jean Drapeau, décédé jeudi soir à 83 ans, explique le long défilé de citoyens venu saluer une dernière fois à l’hôtel de ville celui qui aura dirigé les destinées de Montréal pendant 29 ans.KATHLEEN LÉVESQUE LE DEVOIR CA est ce matin que des funérailles / civiques seront célébrées à la Basilique Notre-Dame par le cardinal Jean-Claude Turcotte.Le cortège funèbre s’arrêtera à l’hôtel de ville à 10h30 avant de continuer à la basilique où sont attendus de nombreux dignitaires, dont les premiers ministres Jean Chrétien et Lucien Bouchard, la lieutenant-gouverneur Lise Thibault, l’architecte français du stade olympique Roger Taillibert et le maire de Québec J ean-Paul L’Allier.En prévision de l’événement, qui devrait attirer des milliers de personnes dans le Vieux-Montréal, plusieurs rues du secteur seront fer- mées à la circulation automobile et d’autres au stationnement.Pour éviter ces mesures exceptionnelles, les citoyens désirant rendre un dernier hommage à M.Drapeau sont invités à se déplacer par le transport en commun.Déjà tout au cours de la fin de semaine, c’est plus de 3000 personnes qui se sont rendues à l’hôtel de ville pour signer le livre des condoléances mis à leur disposition.Pierre Drapeau et son plus jeune frère François ont accueilli hier les gens venus dire leur tristesse mais surtout leur fierté qui d’avoir travaillé dans l’entourage de M.Drapeau, qui de bénéficier aujourd’hui de son héritage, qui d’avoir voté pour lui.«On aurait pu croire qu’il n’y aurait eu que des VOIR PAGE A 8: DRAPEAU Montréal, un gouffre financier pour la banlieue ?Un mythe La métropole se classe au 13e rang (sur 14) des bénéficiaires de la CUM KATHLEEN LÉVESQUE LE DEVOIR La Ville de Montréal n’est pas un gouffre financier pour les municipalités voisines comme ces dernières le martèlent depuis des années.S’il est vrai que Montréal bénéficie des contributions fiscales que la banlieue effectue à la Communauté urbaine de Montréal, il n’est pas dans le peloton de tête.Les villes de Beaconsfield et Dollard-des-Ormeaux où le revenu moyen par ménage est de 90 000 $ et de 62 000 $, comparativement à 34 000 $ à Montréal, devancent la ville-centrale.Les plus grandes bénéficiaires sont toutefois Sainte-Geneviève, Pierrefonds et Montréal-Nord dont le revenu moyen est respectivement de 34 000 $,51 000 $ et 31 000 $.Montréal se classe au treizième rang des bénéficiaires (sur 14).C’est ce qui ressort des chiffres compilés par le président du Rassemblement des citoyens de Montréal (RCM), Abe Limonchik, en vue de prendre position dans le débat sur la réforme de la fiscalité municipale et des structures montréalaises.Ce débat s’enclenchera officiellement sous peu alors que la ministre des Affaires municipales et de la Métropole, Louise Harel, doit déposer un livre blanc sur VOIR PAGE A 8: MONTRÉAL Doublé pour McLaren en Hongrie À lire, page B 5 NV Dernier hommage Les tueries reviennent hanter l’Algérie D'APRÈS AFP, REUTERS Alger— L’Algérie a connu ce week-end sa pire tuerie depuis l’élection le 15 avril du président Abdelaziz Bouteflika lorsque des rebelles islamistes ont égorgé 29 personnes et en ont blessé trois autres au cours d’un massacre perpétré durant la nuit de samedi à dimanche dans la région de Béchar, zone militaire du Sahara algérien relativement épargnée par les violences jusque-là.Cette tuerie fait planer à l’approche du référendum sur la «concorde civile» du 16 septembre le spectre du retour des massacres à grande échelle, qui ont ensanglanté l’Algérie de 1995 à 1997.Plus de 400 personnes ont été tuées' depuis l’arrivée au pouvoir de Bouteflika, selon un décompte établi à partir de bilans officiels et de la presse.La violence en Algérie a fait plus de 100 000 morts et un million de victimes depuis 1992, selon un bilan officiel.La tuerie du week-end eu lieu au village de Bouaich, à 800 km environ au sud-ouest d’Alger.Jusque-là les violences étaient essentiellement cantonnées au centre du pays, à l’est et à l’ouest d’Alger.VOIR PAGE A 8: ALGÉRIE Pick-up - boulot- dodo Les véhicules utilitaires et les 4X4 connaissent une popularité fulgurante, mais ce sont l’environnement et la sécurité routière qui en pâtissent Ils sont la nouvelle coqueluche des automobilistes nord-américains.Plus chers que les autres voitures, ils sont néanmoins fabriqués dans toutes les gammes de prix: Mercedes a le sien, tout comme Infiniti, Ford et Chrysler.Les 4X4 ont décidément la cote.Mais leur présence accrue sur les routes met en péril les objectifs canadiens de réduction des gaz à effet de serre et constitue une menace pour les utilisateurs de la route.HÉLÈNE BUZZETTI LE DEVOIR Mercedes-Benz a lancé son 4X4 ML 320 il y a un an et demi et son modèle ML430 en 1999, Infiniti, le QX4 en 1997.Les deux géants de l’automobile de luxe tentent ainsi, eux aussi, de profiter de la vague de popularité que connaissent les camions légers de promenade.Une popularité fulgurante.En 1993, la Société de l’assurance automobile du Québec (SAAQ) immatriculait quelque 530 000 véhicules de catégorie 4X4.Quatre ans plus tard, en 1997, elle en immatriculait presque 700 000, pour une augmentation de 30,5 %.En comparaison, le nombre d’automobiles de promenade immatriculées au Québec augmentait d’à peine 1 %.Les camions légers représentaient 21,6 % de tous les véhicules de promenade en circulation au Québec en 1993, VOIR PAGE A 8: PICK-UP * * ( 778313000641 LE DEVOIR.LE LUNDI 1 (I AOÛT 1999 A 2 =-* LE DEVOIR ?— ACTUALITES Reynolds juge l’offre d’Alcoa inadéquate Richmond (AP) — Reynolds Metals a rejeté l’offre publique d’achat (OPA) de 5,6 milliards$US lancée la semaine dernière par Alcoa, une décision qui risque de provoquer une escalade dans les offres de rachat du troisième fabricant d’aluminium au monde.Déjà, à la fin de la semaine dernière, Michigan Avenue Partners, une firme d’investissement de Chicago, avait annoncé avoir lancé une OPA supérieure à celle d’Alcoa, tout en refusant d’en divulguer la teneur.Leader mondial dans la production d’aluminium, Alcoa, de Pittsburgh, avait lancé une OPA non-sollicitée évaluée à 5,6 milliards$US, sans donner plus de détails.Toutefois, à 65$US l’action, l’entente ne vaudrait que 4,2 milliards$ d’après le nombre d’actions de Reynolds en circulation.Le conseil d’administration de Reynold a tenu une réunion spéciale au cours de la fin de semaine, au terme de laquelle il a émis un communiqué présentant l’offre d’Alcoa comme étant «inadéquate» et affirmant que le conseil avait décidé à l’unanimité «d’explorer toutes les possibilités pour maximiser la valeur du titre, y compris en vendant l’entreprise».La déclaration ne précisait pas si T'exploration’ passait par la sollicitation d’offres chez les rivaux d’Alcoa.La porte-parole de Reynolds n’a pas voulu donner plus de détails à propos du communiqué.Le président d’Alcoa, Alain J.R Bel-da, n’était pas disponible pour commenter les événements, hier.Un appel à son domicile n’a pas été retourné.Plusieurs analystes ont estimé que l’offre d’Alcoa n’est pas assez élevée et qu’elle se traduira probablement par une guerre d’offres d’achat On estime que Reynolds pourrait obtenir de 4$ à 18$US par action de plus que les 65$US initialement offerts par Alcoa.La compagnie montréalaise Alcan pourrait éventuellement être intéressée par Reynolds.Son président-directeur général, Jacques Bougie, a d’ailleurs déclaré la semaine dernière qu’il pourrait faire une contre-offre à Reynolds.«Nous n’excluons aucune option», avait alors déclaré M.Bougie, qui venait d’annoncer une triple fusion avec les géants de l’aluminium Alusuisse-Lonza Holding, de Suisse, et Pechi-ney S, A, de France.La nouvelle société formée par la fusion des trois compagnies aura un chiffre d’affaires combiné de 21,6 mil-liards$US, soit légèrement plus que les 21 milliards$US qu’auraient générés Alcoa et Reynolds après une éventuelle fusion.Les aliments transgéniques La résistance s’organise Peu de scientifiques canadiens ont examiné les effets a long terme des aliments Toronto (PC) — Alors que des militants européens exercent des pressions sur les restaurants et prennent d’assaut les fermes pour protester contre les aliments transgéniques, ceux-ci se glissent en catimini dans l’assiette des consommateurs canadiens.En Angleterre, le responsable de la santé publique et son conseiller scientifique ont réclamé du gouvernement qu’il forme un comité d’étude pour établir si les aliments transgéniques peuvent causer des déformations à la naissance, développer des nouvelles formes de cancer ou nuire au système immunitaire.Peu de scientifiques canadiens ont examiné les effets à long terme sur la santé des aliments transgéniques — que les Européens ont surnommés «aliments Frankenstein» —, mais les études préliminaires d’outre-mer indiquent que ceux-ci pourraient être à l’origine de toxines et d’allergènes.Toutefois, selon le ministère fédéral de la Santé, les produits approuvés au Canada sont testés pour leurs effets toxiques et allergènes et sont parfaitement sécuritaires.«Tous les aliments sont soumis à une évaluation de sécurité complète et très rigoureuse», affirme Karen McIntyre, de la Direction générale de la protection de la santé.Mais pour Jennifer Story, responsable des dossiers de protection de la santé au Conseil des Canadiens, il n’existe pas assez de preuves pour tirer de telles conclusions.«Nous ne connaissons tout simplement pas les effets à long terme sur la santé des humains», croit-elle.Mme Story cite en exemple les récentes mésaventures du ministère fédéral de la Santé, qui a annoncé en janvier dernier qu’il n’approuverait pas la vente au pays d’une hormone transgéniques sur la santé de croissance bovine controversée, après qu’un comité indépendant formé de scientifiques eut déterminé que les risques que présentait le produit sur la santé des vaches étaient trop grands.Pourtant, son us^ge a été approuvé dans 29 pays depuis 1994, y compris aux Etats-Unis.«Cest la même histoire qui se répète avec les aliments transgéniques», estime Mme Story.Les cultivateurs canadiens ont de plus en plus recours aux semences transgéniques, qui ont la particularité de produire des récoltes plus résistantes aux intempéries et aux insectes.Elles sont surtout utilisées pour des plantes telles que le canola, le soya et le mais.À cause de l’utilisation fréquente de ces ingrédients dans la fabrication d’autres aliments, les produits transgéniques forment environ 70 96 des articles en épicerie, qu’il s’agisse de dentifrice ou de tarte aux cerises.Si les distributeurs alimentaires semblent se fier aux tests du ministère canadien de la Santé, ils ne réussissent pas cependant à convaincre tout le monde.L’environnementaliste de la Colombie-Britannique Brewster Kneen — auteur d’un nouveau livre sur les biotechnologies intitulé Farmaggedon — est du nombre des sceptiques.«[Les gens de Santé Canada] disent que si un produit est «substantiellement équivalent» au canola normal, il n’y a pas de raison d'en contrôler l'utilisation.Mais qu’est-ce que cette sorte de tenue scientifique veut bien dire?», se demande-t-il.«La moindre chose que le gouvernement pourrait faire, c'est de montrer un certain respect pour le public et de faire en sorte que les aliments produits à l’aide des biotechnologies soient étiquetés», ajoute l’environnementaliste.PRÉDIT1 Programmes de location au détail de Toyota Canada Inc.sur approbation de crédit par Crédit Toyota Immatriculation, assurances et TOYOTA I taxes en sus- ®ffre valable suf les modèles Tercel BC53LM-BA 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Tâchât jusqu'à 48 mois sur tous les modèles TERCEL CE PLUS H WÈfr Sémols1 TRANSPORT ET PRÉPARATION INCLUS MENSUALITÉS COMPTANT' 165$ 1500$ 182$750$ 199$ 0$ COROLLA VE 249* TRANSPORT ET PRÉPARATION INCLUS MENSUALITÉS COMPTANT' 214$ 1 500$ par mois/ location 48 mois1 232$ 750$ 249$ RAV4 4X4 ar mois/ Dcmn 48 mois3 TRANSPORT ET PREPARATION INCLUS MENSUALITÉS COMPTANT' 279$ 2 200$ 296$ 1 500$ 330$ 324$ 1750$ 364$ 0$ MENSUAUTÉS COMPTANT' 299$ 2 850$ Le service de qualité Toyota asi tms BOUCHERVILLE chAteauguay JOLIETTE LAVAL MONTRÉAL MONTRÉAL ST-HYACINTHE Toyota Duval Châteauguay Toyota Joliene Toyola Vitnont Lexus Toyola Chassé Toyota Toyola President Angers Toyola 855-2350 692-1200 759-3449 668-2710 527-3411 935-6354 774-9191 BROSSARO GATINEAU LACHINE LONGUEUIL MONTRÉAL POINTE-CLAIRE ST-JEAN Brossard Toyola Toyola Gatineau Spinelli Lexus Toyota Longueuil Toyota Houle Toyota Fairview Toyola Déry Toyola 445-0577 568-0066 634-7171 674-7474 351-5010 694-1510 359-9000 CANDIAC HULL LACHUTE MONT-LAURIER MONTRÉAL REPENTIGNY ST-JÉRÔME Candiac Toyota Villa Toyota Lachute Toyola Claude Auto Lexus Toyola Gabriel Repenligny Toyola Toyola St-Jèrôme 659-6511 776-0077 562-6662 623-3511 748-7777 581-3540 438-1255 CHAMBLY Ile perrôt LAVAL MONTRÉAL MONTRÉAL ST-EUSTACHE ST-LÉONARD Chambly Toyota ilePerrél Toyota Chomedey Toyola Alix Toyota Toyota Pie IX Toyota St-Eustache Si-Léonard Toyota 658-4334 453-2510 687-2634 376-9191 329-0909 473-1872 252-1373 QUALITE STE-AGATHE Toyota A Sts-Agathe 326-1044 STE-THÉRÈSE Blainville Toyota 435-3685 SHAWINIGAN Maurlcie Toyota 539-8393 SOREL Automobile Pierre Lefebvre .742-4596 TERREBONNE Aulomobiles LG.Léveillé 471-4117 THURSO Auger & Frères 985-2218 TROIS-RIVIÈRES Trois-Rivières Toyota 374-5323 VALLEYFIELD G.Couillard Aulomobiles 373-0850 VERDUN Woodland Toyola 761-3444 www.toyota.ca Air Canada et Canadian Les syndicats approuvent la décision d’Ottawa Calgary (PC) — Le milieu syndical semble accueillir favorablement la décision récente du gouvernement fédéral, qui permet à Air Canada et aux Lignes aériennes Canadien international d’entreprendre des pourparlers en vue de restructurer leurs activités.«C’est une étape importante qui montre une prise de conscience devant la crise majeure que connaît l’industrie, surtout chez Canadien», a déclaré hier le leader des Travailleurs canadiens de l’automobile (TCA), Buzz Hargrove, qui représente entre autres les 15 000 employés de Canadien.Transport 2000 Canada, un organisme national qui défend les droits des consommateurs en matière de transport, voit aussi la décision du gouvernement d’un bon œil, estimant que les deux transporteurs se marchaient sur les pieds.«Dans certains cas, deux avions à moitié remplis se rendaient à la même destination», résume le président de Transport 2000 Canada, Harrow Gow.Vendredi dernier, le gouvernement fédéral a annoncé qu’il permettra aux deux compagnies aériennes d’échanger des informations concernant les trajets, les tarifs et les alliances possibles entre les deux transporteurs, des discussions normalement interdites en vertu de la Loi sur la concurrence.C’est Canadien qui a demandé qu’une telle permission soit accordée aux deux lignes aériennes.La compagnie de Calgary a perdu environ 124 millions pendant la première moitié de 1999 et a failli déclarer faillite en 1996.Selon un porte-parole de la société, Canadien aurait besoin de 300 à 500 millions d’ici à la fin de l’année.Des F-18 gangrenés ?Un appareil a perdu une pièce en plein vol DEAN BEEBY PRESSE CANADIENNE Il semble bien que les appareils de chasse F-18 de l’aviation canadienne soient en train de pourrir de l’intérieur.Des documents rendus publics depuis peu révèlent en effet que l’aviation a entrepris de toute urgence une série d’inspections de ces avions de combat, après qu’une pièce en plein état de corrosion avancée se fut détachée de l’un d’eux, cette année, lors d’un exercice de routine.La majeure partie de l’empennage vertical droit de la queue d’un F-18 est disparue tandis que celui-ci prenait part à une exercice de combat, le 23 mars, au-dessus de la base aérienne de Cold Lake, en Alberta.Le pilote n’a pas remarqué la disparition de la section, mais un collègue aux commandes d’un autre appareil l’a prévenu de la situation, selon les documents rendus publics en vertu de la Loi d’accès à l’information.Peu de temps après, l’aviateur parvenait à se poser sans difficulté.Une inspection de ce qui restait de l’empennage, environ 25 96, a permis de constater que de l’eau s’était infiltrée à l’intérieur de celui-ci et qu’une importante corrosion en avait résulté.L’incident, le premier à avoir impliqué l’un des 122 F-18 des Forces années canadiennes, est similaire à trois autres défaillances du même genre ayant affecté des F-18 de la marine américaine, depuis 1994.Subséquemment, l’aviation canadienne a procédé à l’examen de l’empennage et de pièces cruciales de trois autres appareils, décelant la présence d’eau dans chacun d’entre eux, en dépit de l’application d’une substance devant en assurer l’étanchéité.Les volets et les ailerons figurent parmi les sections ayant également fait l’objet d’une inspection.Sept autres appareils devraient être inspectés dès cet automne, tandis que les ingénieurs de la force aérienne tentent de déterminer l’importance du problème.D’un âge avancé, les F-18 canadiens, qui ont pris part aux frappes aériennes menées par l’OTAN en Yougoslavie, cette année, ont été victimes de toutes sortes de problèmes mécaniques, ces derniers temps.Entre 1982 et 1988, le Canada a fait l’acquisition de 138 F-18, au coût de 5,2 milliards.Actuellement, l’aviation n’en maintient qu’une centaine en état de vol.4 é 469242 L E DEVOIR.L E L U N I) I I (> A 0 V T I !» !» !» IÎ 5 -.LE - LES SPORTS Grand Prix de Hongrie Cette fois, le doublé est pour McLaren Hakkinen termine premier devant Coulthard et Irvine 'MOSSj AGENCE FRANCE-PRESSE ET ASSOCIATED PRESS Budapest — Le Finlandais Mika Hakkinen, sur McLaren-Mercedes, a remporté le Grand Prix de Hongrie, onzième épreuve du Championnat du monde 1999 de Formule 1, hier, sur le Hungaroring, dans la banlieue de Budapest, effectuant une remontée spectaculaire au Championnat du monde des conducteurs.Hakkinen a devancé son coéquipier, l’Ecossais David Coulthard, les deux hommes offrant à l’écurie McLaren-Mercedes son deuxième doublé de la saison, après le Grand Prix d’Espagne.L’Irlandais Eddie Irvine (Ferrari) a terminé troisième et conserve la tête du Championnat du monde des pilotes avec seulement deux points d’avance sur le vainqueur du jour.«C’est fantastique.Je n 'ai pas d’autres mots, a commenté Hakkinen.Je suis sûr que le peuple finlandais va passer une grande soirée.Je suis très fier pour la Finlande et pour McLaren», a ajouté celui qui n’avait pas fini les tfois derniers GP et dont la dernière victoire remontait au 13 juin dernier.Il reste encore cinq courses à disputer, la prochaine étant le GP de Belgique le 29 août prochain à Spa-Francorchamps.Les «Flèches d’argent» n’ont pas raté leur cible, après des déconvenues qui avaient permis à Ferrari, malgré l’accident de Michael Schumacher à Silverstone, le 11 juillet, de replacer son deuxième pilote, Irvine, en tête de la course au titre.Première place sur la ligne de départ, un vainqueur, Hakkinen, qui a mené de bout en bout et un second pilote, Coulthard, qui s’est offert le luxe de réaliser le meilleur temps en course (1 m 20 s 699, à 177,236 km/ de moyenne) et a su exploiter la seule erreur qu’a commise Irvine En effet, dans ce circuit du Hungaroring où il est très difficile de doubler, Irvine avait conservé sa deuxième place jusqu’au 63" tour quand le bouillant Irlandais du Nord fit un détour inopiné sur le gazon, laissant la voie libre à un Coulthard qui n’en demandait pa§ temps.A vrai dire, McLaren a fait tout le spectacle dans un Grand Prix qui s’est résumé à une laborieuse procession.Irvine, refusant de voir Hakkinen prendre le large, était également talonné de près par Coulthard qui a parfaitement joué son rôle d’équipier.Le podium était dès lors établi.En montant sur sa plus basse marche, Irvine voyait Hakkinen revenir à deux points au classement du Championnat du monde des conducteurs et l’écurie McLaren-Mercedes se rapprocher sensiblement à celui des constructeurs.?Villeneuve tente de se consoler PRESSE CANADIENNE Le pilote québécois Jacques Villeneuve se consolait du mieux qu’il pouvait après son abandon à 17 tours de la fin à cause d’un problème d’embrayage lors du Grand Prix de Hongrie.«C’est la première fois que je fais deux arrêts dans le même Grand Prix, a-t-il lancé.Cest déjà du progrès cette année.Mais de toute façon la course ne se passait pas très bien.» Villeneuve a raté son départ et il s’est retrouvé coincé entre la voiture d’Alexander Wurz et de Rubens Barrichello.La Benne-ton de Wurz a même touché à l’aileron avant de la voiture de Villeneuve.«J’ai abîmé la moustache, l’aileron avant de la voiture a cassé au premier virage.Tout le monde a freiné très tôt, a-t-il raconté.J’étais très surpris et je me suis tenu à l’intérieur pour ne pas rentrer dans les gens devant moi et après je me suis fait prendre en sandwich.J’ai perdu quelques places.» Villeneuve a indiqué que sa voiture était très rapide mais qu’elle éprouvait des difficultés lorsqu’elle se retrouvait dans la circulation.«Dès que je me retrouvais dans la circulation, je perdais le train avant et j’ai passé toute la course derrière quelqu’un», a ajouté le Québécois.Selon lui, les changements apportés à la voiture seront profitables.«On l’a vu lors des qualifications, mais aujourd’hui en course, on n’a pas vu grand chose», a-t-il reconnu.Le coéquipier de Villeneuve, le Brésilien Ricardo Zonta est parvenu à terminer la course à la 13" place.Toutefois, cela n’a pas semblé impresionner Villeneuve, qui, lui, n’a toujours pas réussi à compléter une épreuve cette saison.«C’est bien mais tant que ce n’est pas dans les points, cela ne sert à rien», a dit Villeneuve.Dans deux semaines, au Grand Prix de Belgique, Villeneuve pilotera sur un de ses circuits préférés.Le circuit de Spa-Francorchamps figure parmi les plus difficiles et les plus rapides.«C’est un circuit avec de très beaux virages.Un circuit majestueux qui est très long où il y a une bonne succession de virages et de lignes droites.C’est intéressant», a-t-il commenté.ANALYSE Rachat spectaculaire pour les «Flèches d’argent» PATRICK BABIELLE AGENCE FRANCE-PRESSE Budapest — Le Finlandais Mika Hakkinen et l’Écossais David Coulthard, mais aussi l’équipe technique de l’écurie, ont rendu son prestige bien écorné ces derniers temps à McLaren-Mercedes, en réalisant ce doublé au Grand Prix de Hongrie.Hakkinen auteur du meilleur temps des qualifications et vainqueur de l’épreuve, Coulthard deuxième et crédité du meilleur tour en course (1 m 20 s 992, à 176,595 km/h de moyenne), des ravitaillements express, tout indique que la colère du «boss», Ron Dennis, a porté ses fruits.Fini la roue perdue sur la voiture de Hakkinen à Silverstone, l’incroyable mise hors course du même par son coéquipier Coulthard en Autriche et l’arrêt marathon au stand précédant un un pneu déchapé en Allemagne.À Budapest, les «Flèches d’argent» ont ramené Ferrari à la raison.La «Scuderia», qui avait profité au maximum des errements de sa.rivale en plaçant son second pilote, Eddie Irvine, en tête du Championnat du monde des conducteurs et en pre- nant le large à celui des constructeurs a dû déchanter dimanche.Après Ron Dennis, c’est au tour de Jean Todt, directeur de l’écurie au cheval cabré de faire grise mine.Bien que l’Irlandais se soit dépassé pour se maintenir au plus haut niveau, quelque chose n’allait pas chez les «Rouges».Tout au long de la semaine, le Finlandais Mika Salo, qui a remplacé Michael Schumacher après son accident de Silverstone, s’est montré en retrait par rapport aux dispositions qu’il avait manifestées auparavant.Samedi soir, après une séance qualificative qui avait rejeté Salo à la 18 place, dans le peloton des «derniers de la classe», Jean Todt estimait que «quelque chose n’a pas marché».Il a fait procéder à toutes les vérifications techniques sur la voiture du Finlandais.Én vain.La vraie raison de la défaillance du pilote Ferrari résidait bien dans sa conduite.Il a révélé ses limites: performant sur les circuits rapides et peu techniques mais incapable de se hisser au niveau des meilleurs, ni même du «ventre» du plateau sur des tracés tourmentés et piégeux.Hier, Salo a même raté son départ et a «promené» l’agressive Ferrari en 20" posi- tion.Hakkinen l’a rejoint une première fois dès le 23" tour et le Finlandais a terminé 12", à deux tours du vainqueur.Ceci explique que les deux écuries ne pouvaient lutter d’égale à égale.Même s’il n’a pas profité de l’assistance de son coéquipier au départ, comme les conditions de course pouvaient le laisser entrevoir, Hakkinen a conduit sa progression en bénéficiant de deux paramètres très favorables.Sa voiture était plus rapide, l’écart régulier creusé en début de course l’atteste.En outre, à partir du 46" tour, Coulthard et revenu sur Irvine, le talonnant à cinq dixièmes de seconde sans jamais relâcher la pression.Les deux hommes se défiaient Tous deux ont ravitaillé au même moment, sont revenus sur la piste dans le même ordre et avec le même écart La pression a toutefois payé.Au 60 tour, Irvine a quitté la piste dans un virage.Roulant dans l’herbe, il a vu Coulthard le passer, irrémédiablement.Il a réussi à conserver une place sur le podium et à se maintenir en tête du classement mondial des conducteurs.Mais McLarren-Mercedes s’est rapproché au classement des constructeurs.mwm REUTERS Hakkinen, à droite, auteur du meilleur temps des qualifications et vainqueur de l’épreuve, Coulthard deuxième et crédité du meilleur tour en course, des ravitaillements express, tout indique que la colère du «boss», Ron Dennis, à gauche, a porté ses fruits.LE GP EN BREF La cause des abandons Budapest (AFP) — Les causes des abandons survenus lors du Grand prix de Hongrie de Formule 1, hier sur le Hungaroring, sont les suivantes: ¦ Jacques Villeneuve (Can/BAR-Supertec): abandon au 60 tour, boîte de vitesse cassée.¦ Giancarlo Fisichella (Ita/Benetton-Supertec): abandon au 52" tour en raison d’un problème d’alimentation d’essence.¦ Toranosuke Tagaki (lap/ Arrows): abandon au 26" tour en raison d’un problème d’arbre de roue.¦ Pedro Diniz (Bré/ Sauber Petronas) abandon au 19" tour, tête à queue.¦ Alessandro Zanardi (Ita/Williains-Supertec): abandon au 10 tour en raison d’un problème d’arbre de roue.¦ Jean Alesi (Fra/ Sauber-Petronas): abandon au 75" tour pour panne d’essence.Jean Alesi quitte son écurie Budapest (AFP) — Le pilote français Jean Alesi a annoncé hier à l’issue du Grand Prix de Hongrie qu’il quitterait l’écurie suisse Sauber-Petronas «à la fin de l’année» après deux années de collaboration.«Je quitte Sauber à la fin de l'année, c’est à dire après avoir terminé le Championnat 1999», a-t-il indiqué en précisant: «J’arrêterai ma carrière si je ne trouve rien qui me plaît.» Jean Alesi a dû abandonner la onzième épreuve du Championnat, hier, parce qu’il n’avait «pas assez d’essence pour finir la course».«Cette année a été particulièrement difficile.Cela plafonnait beaucoup et à force d’abandons et de déceptions, je préfère bien finir mon contrat», a-t-il expliqué, lâchant un «je n'en peux plus» exaspéré.Rockies 8 Expos 2 (1er match) Une erreur de trop, encore une fois Rockies 12 Expos 4 (2‘ match) Bennett lamentable à son premier départ EN BREF Irak: des joueurs de soccer torturés Londres (AP) — Un ancien joueur de l’équipe nationale de soccer d’Irak a | affirmé que lui et certains de ses co-’ équipiers avaient été torturés à la suite de mauvaises performances.C’est ce qu’a rapporté hier le Times de Londres.Harar Haydar Mohamad al Hadithi a aussi soutenu que c’est Odai Hussein, le fils du président Saddam Hussein, qui aurait ordonné que l’on torture ceux qui disputaient de mauvais matchs.Odai Hussein est le dirigeant de la Fédération irakienne de football et du Comité olympique d’Irak.Il possède également le plus important journal du pays, des stations de radio et de télévision.Cette entrevue de al Hadithi et de l’ancien secrétaire privé d’Odai Hussein, Abbas Janabi, semble corroborer les allégations des exilés irakeins qui ont souvent accusé le fils d’Hussein d’avoir fait emprisonner des joueurs après une défaite de l’équipe nationale.Ces joueurs auraient été torturés èt on leur aurait aussi rasé les cheveux et la moustache.En 1997, la FIFA avait enquêté sur des allégations selon lesquelles Odai Hussein aurait fait battre à coups de canne chaque joueur de l’équipe nationale ’ après l'élimination de l'Irak lors des Qualifications de la Coupe du monde de 1998.La FIFA avait disculpé Odai Hussein de ces accusations.RICHARD M I LO PRESSE CANADIENNE Denver — Une erreur a entraîné la défaite des Expos.Ce n’est rien de neuf.Aucune équipe n’a commis plus d’erreurs dans les ligues majeures.La nouveauté, c’est qu’elle a été commise par Mike Thurman.Il brillait au monticule.Il a saboté son excellent travail.Devant 43 702 personnes, les Expos se sont inclinés 8-2 contre les Rockies en après-midi lors du premier match du programme double.Thurman (5-8) a causé sa propre perte.Le jeu est survenu à la septième alors que les Expos menaient par 2-1 grâce au 28" circuit de Vladimir Guerrero.Il y avait un retrait et un coureur au premier but.Jusque-là, Thurman était dominant.11 n’avait donné qu’un point à Coors Field, ce qui est tout un exploit Il a effectué un relais hors cible au deuxième but après avoir saisi un faible roulant d’Edgard Clemente.Avec deux coureurs en position de marquer, Angel Echevarria a ensuite réussi un simple de deux points contre Steve Mine.«On a perdu le match à la septième, a dit Felipe Alou.Thurman ne se sentait pas bien au début du match mais il avait retrouvé ses forces.» En six manches et un tiers, Thurman (5-8) n’a donné quatre quatre coups sûrs et deux buts sur balles.Il a donné trois points, un seul mérité.Les Rockies se sont assurés de la victoire avec une poussée de cinq points à la huitième.Todd Helton a claqué un circuit de deux points contre Scott Strickland.Il s’agissait de son deuxième circuit en deux présences contre lui.La veille, il avait réussi un circuit en solo contre Strickland dans le festival de dix circuits.Clemente a poursuivi l’attaque contre Bobby Ayala avec un triple de trois points.John Thomson (1-5) a remporté sa première victoire en près d’un an depuis le 28 août 1998.Il revenait avec les Rockies après avoir passé les trois derniers mois à Colorado Springs (AAA).En sept manches, il a donné deux points, six coups sûrs et aucun but sur balles.Il a aussi réussi un simple.RICHARD MIL O PRESSE CANADIENNE Denver — Ce fut un week-end pour les statisticiens.Les Expos n’ont remporté que deux victoires en cinq matchs même s’ils ont totalisé 36 points, 57 coups sûrs et 12 circuits.Le baseball en altitude, c’est ça! Les Expos ont terminé leur séjour au Colorado en subissant une défaite de 12-4 contre les Rockies en soirée lors du deuxième match du deuxième programme double de la série.Ils s’étaient inclinés 8-2 en après-midi.Les Rockies ont rendu la pareille aux Expos, qui avaient remporté le programme double de vendredi en l’emportant 14-13, en 10 manches, et 8-6.Les Expos avaient perdu 11-8, samedi.Un total de 86 points ont été inscrits.Il y a eu 124 coups sûrs et 28 circuits au cours de la série.Les Rockies ont réussi 50 points, 67 coups sûrs et 16 circuits.A lui seul, Todd Helton, des Rockies, a réussi cinq circuits.Rondell White et Jose Vidro ont obtenu 10 coups sûrs chacun.Vladimir Guerrero a frappé en lieu sûr, hier soir, dans un 21" match de suite pour égaler le record d’équipe qui a été établi par Delino De-Shields en 1993.Il a réussi un simple à la quatrième pour produire le deuxième point.Le premier point a été le résultat d’un circuit en solo de Shane Andrews, qui avait raté les deux derniers matchs en raison de malaises au dos.Shayne Bennett (0-1) effectuait son premier départ dans les ligues majeures.Il n’en gardera pas un bon souvenir.Il n’a travaillé que quatre manches, le temps de donner 10 points, 12 coups sûrs, dont trois circuits.Les Rockies ont marqué cinq points à la première, trois à la deuxième, deux à la quatrième.Ils menaient 10-2 quand Dan Smith s’est présenté au monticule à la cinquième pour prendre la relève de Bennett.Pedro Astacio (13-9), le meilleur partant des Rockies, n’a donné que trois points et 10 coups sûrs en huit manches.11 a enregistré 11 retraits au bâton.CLASSEMENT DU CHAMPIONNAT DU MONDE APRÈS DIX ÉPREUVES PILOTES 1.E.Irvine (Irl) 56 pts 2.M.Hakkinen (Fin) 54 pts 3.D.Coulthard (GBR) 36 pts 4.HH.Frentzen (Ail) 36 pts 5.M.Schumacher (Ail) 32 pts 6.R.Schumacher (Ail) 22 pts 7.G.Fisichella (Ita) 13 pts 8.R.Barrichello (Bré) 12 pts 9.M.Salo (Fin) 6 pts 10.D.Hill (GBR) 6 pts 11.P.Diniz (Bré) 3 pts 12.A.Wurz (Aut) 3 pts 13.J.Herbert (GBR) 2 pts 14.0.Panis (Fra) 2pt?15.P.de la Rosa (Esp) 1 Pt 16.J.Alesi (Fra) 1 pt • 17.J.Trulli (Ita) 1 pt .CONSTRUCTEURS 1.Ferrari 94 pts 2.McLaren-Mercedes 90 pts 3.Jordan-Mugen Honda 42 pts 4.Williams-Supertec 22 pts 5.Benetton-Supertec 16 pts 6.Stewart-Ford 14 pts 7.Sauber-Petronas 4 pts- 8.Prost-Peugeot 3 pts*.9.Arrows 1 Pt J LIGUE NATIONALE Vendredi Montréal 14 Colorado 13 (10 m) 1" match Montréal 8 Colorado 6, 2' match ' Cincinnati 5 Philadelphie 4 St.Louis 7 Chicago 1 Pittsburgh 6 Houston 5 (13 m) Milwaukee 3 Arizona 1 Floride 4 San Diego 3 Atlanta 7 Los Angeles 3 San Francisco 3 New York 2 Samedi Cincinnati 4 Philadelphie 1 Chicago 9 St.Louis 7 New York 6 San Francisco 1 Colorado 11 Montréal 8 Houston 7 Pittsburgh 1 San Diego 6 Floride 4 Milwaukee 4 Arizona 2 Los Angeles 8 Atlanta 1 Hier Philadelphie 9 Cincinnati 3 Colorado 8-12 Montréal 2-4 Pittsburgh 2 Houston 0 St.Louis 6 Chicago 5 San Diego 7 Floride 6 New York 12 San Francisco 5 Arizona 4 Milwaukee 0 Los Angeles 8 Atlanta 1 Aujourd'hui Pittsburgh à Cincinnati, 19h05 Milwaukee à Houston, 20h05 Philadelphie à St.Louis, 20h10 Atlanta au Colorado, 21 h05 Chicago en Arizona, 22h05 New York à San Diego, 22h05 Montréal à San Francisco, 22h05 Floride à Los Angeles, 22h10 Demain Montréal à San Francisco, 16h05 Pittsburgh à Cincinnati, 19h05 Milwaukee à Houston, 20h05 Philadelphie à St.Louis, 20h10 Atlanta au Colorado, 21 h05 Chicago en Arizona, 22h05 New York à San Diego, 22h05 Floride à Los Angeles, 22h10 CLASSEMENT Section Est New York G 72 P 47 Moy.605 Dili Atlanta 71 47 .602 1/2 Philadelphie 63 54 .538 8 : Montréal 48 69 .410 23.Floride 48 70 .407 23 1/2 Cincinnati Section Centrale 68 47 .591 Houston 70 49 .588 — Pittsburgh 59 58 .504 10 St.Louis 60 59 .504 10 Milwaukee 54 61 .470 14' Chicago 51 65 .440 17 1/$ Arizona Section Ouest 67 51 .568 i San Francisco 59 58 .504 71/2 San Diego 54 64 .458 13, Los Angeles Colorado 53 64 .453 131/2 52 67 .437 15 1/2 LIGUE AMÉRICAINE Vendredi Chicago 4-7 Texas 2-4 Cleveland 6 Baltimore 3 Oakland 9 Toronto 8 Detroit 8 Anaheim 7 (10 m) Boston 11 Seattle 6 Kansas City 2 Tampa Bay 1 New York 14 Minnesota 2 Samedi Cleveland 7 Baltimore 1 Minnesota 6 New York 3 Oakland 13 Toronto 5 Anaheim 7 Detroit 4 Boston 13 Seattle 2 Chicago 8 Texas 7 Tampa Bay 11 Kansas City 4 Hier Anaheim 10 Detroit 2 Seattle 4 Boston 3 Oakland 9 Toronto 5 Minnesota 5 New York 3 Tampa Bay 5 Kansas City 3 Texas 10 Chicago 0 Baltimore 1 Cleveland 5 Aujourd'hui Oakland à Boston, 19h05 Seattle à Toronto, 19h05 Texas à Cleveland, 19h05 Tampa Bay à Detroit, 19h05 Minnesota à New York, 19h35 Anaheim à Chicago, 20h05 Demain Oakland à Boston, 19h05 Minnesota à Baltimore, 19h05 Seattle à Toronto, 19h05 Texas à Cleveland, 19h05 Tampa Bay à Detroit, i9h05 Kansas City à New York, 19h35 Anaheim à Chicago, 20h05 1 A1C
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