Le devoir, 19 juillet 1999, Cahier B
L’ENTREVUE Culture Page B 8 Economie Page B 2 Sports Page B 5 L E DEVOIR.L E L l! N DI 19 .1 U 1 L L E T I fl 9 9 Alain Platel La beauté insolite du monde Le chorégraphe et metteur en scène cultive l’art de l’étrange De passage à Montréal le mois dernier pour présenter lets op Bach, Alain Platel est un humaniste dans l’âme.Tête dirigeante de la compagnie de danse flamande Les Ballets C.de la B., cet artiste de la scène récolte depuis une dizaine d’années des succès aussi fulgurants qu’inattendus.Comme Pina Bausch, il a trouvé une manière toute personnelle, débridée, de parler des choses cachées de l’existence humaine.Ses spectacles sont un regard à la fois tendre et cru sur l’homme et la femme, dont personne ne ressort tout à fait indemne, interprètes comme spectateurs.ANDRÉE MARTIN horégraphe, metteur en scène, mais surtout homme de spectacle, Alain Platel cultive l’art de l’étrange, du dérapage et de l’hybridité.Ses créations aux titres à la fois réalistes et déroutants, Bonjour Madame.Comment allez-vous?Il fait beau aujourd'hui., La Tristeza complice, lets op Bach (Ce petit truc sur Bach), etc., placent constamment l’être humain au centre de toutes les interrogations.Ludiques et existentiels, tristes et drôles, poétiques et anarchiques, et surtout inclassables, ses spectacles se plaisent à organiser la folie dans un espace-temps déterminé.Relevant d’une structure non linéaire où l’enfer côtoie __________ sans scrupule le paradis, ses oeuvres possèdent une densité rare, un charme fou et une vérité, souvent crue, qui dérange à coup sûr les esprits bien pensants.De petits ou de grands malaises, à peine dissimulés.«Très souvent, les gens sortent de mes spectacles avec la tête pleine, parce qu’il y a beaucoup de choses et d’images qui arrivent en même temps.Je crois que ça rejoint ma fascination personnelle pour le chaos.J’arne beaucoup marcher dam la ville et regarder les petites histoires qui se passent sur le trottoir et dans les rues.Pour moi, ces scènes de rue sont représentatives de la manière dont je vois et perçois le monde, c’est-à-dire un chaos organisé et structuré.Dam mes spectacles, il y a aussi quelque chose de la perversité de chacun, un regard trivial ou encore extrême.» Actions extraites du quotidien, zigzags imprévisibles de l’existence, gestes banals, personnages marqués par les contrecoups épineux de la vie, jeux du ridicule et de la dérision, mais aussi chorégraphies complexes, instants sublimes et virtuosité physique se percutent et s’entrechoquent sans cesse dans les créations magnifiquement impures de Platel.Mais derrière cette folie grandeur nature, c’est toute la détresse humaine, le besoin d’être reconnu et aimé de l’autre, et l’incessante recherche du bonheur, désir rarement assouvi, que met en scène inlassablement l’artiste flamand.Lieu de tous les possibles, la scène chez Platel s’ancre donc dans le présent, dévoile la réalité humaine, et est le théâtre de tous les imaginaires mélangés, amalgamés, triturés.L’insolite s’habille autant de poésie que d’insolence dans ces happenings, dont la distribution est digne d’un étrange carnaval.Adultes et enfants — même de très jeune âge —, mais aussi danseurs, comédiens, musiciens, artistes du cirque s’y retrouvent avec un naturel sentant bon la liberté d’expression.«J’ai toujours eu envie de faire des spectacles un peu liés au monde extérieur, et à une certaine réalité.Il était donc difficile pour moi de ne laisser parler que des gens d’un certain âge, ou d’une certaine couleur.Pour exprimer ce que je voulais dire, j'avais l’impression d’avoir besoin d’un microcosme, un microcosme qui était un peu représentatif du monde extérieur.C'est à partir de là d’ailleurs que les vieux, les jeunes et les gens de toutes sortes se sont réunis autour de mon travail.» Interprètes de l’extrême Comme plusieurs de ses émules de la scène contemporaine, hommes et femmes de théâtre ou encore chorégraphes, Alain Platel puise à même ses interprètes la matière dont il compose ensuite ses spectacles.Chacun est invité à s’investir personnellement dès les premières étapes de la création, en y apportant une partie de sa vie et de son expérience propre, positive comme négative.C’est là que les vérités les plus crues, les plus comiques comme les plus tragiques et les plus déviantes prennent forme et sont proposées comme matériaux à mettre en scène.«Quand on crée un spectacle avec des gens, et qu’on leur demande d’utiliser leur propre créativité, ils sont souvent attirés par des choses très extrêmes.Cela ne veut pas dire que ces choses se retrouvent dam le spectacle.A un certain moment de la création, il y a un travail très minutieux de sélection.Il y a des dameurs qui, pendant des répétitiom, me montrent des choses tellement personnelles, tellement graves, crues ou violentes, que je ne peux pas les mettre dam ma pièce.Ou encore, je ne les mets pas parce que ça n’a pas de sens de montrer ce genre de cruauté.Pour moi, il faut qu’il y ait un certain sens entre les choses que j’installe dans un même spectacle.» JACQUES GRENIER LE DEVOIR Quand on crée un spectacle avec des gens, et qu’on leur demande d’utiliser leur propre Alain Platel: _____________________r- créativité, ils sont souvent attirés par des choses très extrêmes.» Dans les compositions en apparence illogiques de Platel, l’un des éléments qui surprend le plus le spectateur, c’est la manière, proprement impudique, avec laquelle les interprètes s’exhibent sur scène.Au delà de la nudité, aujourd’hui banalisée à la scène et à l’écran, l’impudicité des interprètes des Ballets C.de la B.relève du dévoilement des zones déviantes, grises, cachées, voire dans certains cas honteuses, de chacun.Rien d’évident à assumer ce rôle si particulier sur une scène, devant des centaines de spectateurs.«Chacun de mes interprètes sent un soutien très fort de la part des autres.Le processus de création de mes spectacles demeure très intime, mais ce n’est pas seulement moi qui donne des commentaires sur ce qu’ils font.Les autres membres du groupe ont aussi leur rôle.Et je dois vous dire que la plupart des interprètes avec qui je travaille, dam la vie réelle, sont très pudiques, timides.» L’expérience du public devant ce bouillonnement de vie, cette décharge d’énergie et cette hystérie qui pousse à l’épuisement demeure proprement indescriptible.Dans cet éclatement tous azimuts, la laideur a sa place, comme la beauté, le vertige et la simplicité.«C’est vrai que, lorsqu’on utilise les critères historiques de l’esthétique occidentale, il y a des choses qui ne sont pas belles dam mes spectacles.Pour moi, la beauté, c’est un mélange d’éléments beaux et laids.Quand je regarde les interprètes des différents spectacles que j’ai faits, je m’aperçois qu’ils ont l’audace de montrer differentes facettes d’eux-mêmes.C’est justement cet ememble qui fait qu’à la fin on commence à aimer ces gem.Pour moi, la véritable beauté d’un spectacle, c’est tous ces éléments qui sont parfois crus, beaux, laids, etc.Comme spectateur, on a un peu l’impression de faire partie du jeu, parce qu’on reconnaît les deux côtés de l’être.» Cette manière d’appréhender la création et la scène, dont les artistes belges, Wallons comme Flamands, sont particulièrement friands — les œuvres de Wim Vande-keybus, de Meg Stuart ou encore de Jan Fabre, avec leur esthétique dégingandée, leur désenchantement perpétuel et leur poésie verbale et corporelle débridée relèvent elles aussi du chaos organisé —, n’est évidemment pas sans rappeler le travail de Pina Bausch, la grande dame du tanztheater allemand.«La manière dont je travaille n’est absolument pas nouvelle.Pina Bausch est, en ce sens, notre mère.C’est une femme incroyable.Elle a instauré une manière de travailler complètement nouvelle à l’époque.C’était inusité de poser des questions aux danseurs, de demander comment ils se sentaient et ensuite d’utiliser cette information.Quand tu travailles avec des gens, tu entends et tu vois des choses qui sont très personnelles.Mais elle est la première, avec des danseurs, à avoir utilisé ce matériel.C’est très difficile d’arriver après elle, parce qu’on a l’impression qu’elle a tout dit sur le comportement humain.» Tout.ou presque.Platel, avec sa cohorte d’être humains en quête d’amour, a aussi un point de vue bien particulier sur le sujet.Un parcours inattendu Alain Platel est un créateur atypique.Venu à la scène par plaisir et non par aspiration professionnelle, U prend toutes les libertés de celui qui n’a rien à prouver à personne.L’absence de formation comme d’expérience d’une quelconque forme d’art scénique l’amène vers un terrain inusité.«Je n’ai pas de formation, ni en théâtre ni en danse.Lorsque j’ai commencé à faire des spectacles, je n’avais pas d’histoire.J’étais seulement intéressé à créer des petites choses avec des amis.A ce moment-là, je n’avais pas l'ambition de devenir metteur en scène ou encore chorégraphe, défaire une carrière dans le spectacle.» Mais la vie en décide autrement Le succès remporté par ses premiers essais scéniques l’étonne.La non-complaisance qu’il manifeste envers son art ne laisse présager en rien la carrière pour le moins impressionnante qui l’attend.«Dans le temps, on s’amusait à faire de petites performances avec des amis.À cette époque, j’habitais dans un loft.J’avais donc l’espace pour présenter des choses.Le premier spectacle qu’on a fait, Stabat Mater, n’étais destiné à être présenté que deux ou trois fois, pas plus.Mais un organisateur de festival à Anvers nous a invités à son festival, et tout d'un coup nous sommes devenus la découverte de l’année.» Orthopédagogue de métier, son expérience directe de l’être humain au quotidien, avec ses joies, ses peines, ses difficultés et ses cicatrices, module doucement sa création.«Ce qui me fascine en créant des spectacles avec des gens, c’est comment leur personnalité peut entrer dans l’histoire.Je crois que cela a quelque chose à voir avec mon passé d’orthopédagogue, où j’étais confronté à des enfants et des adolescents handicapés.Aussi, quand j’ai commencé à faire des spectacles, c’était avec des professionnels de tous les domaines.H y avait mon médecin, un fromager, des chômeurs, des psychologues, des serveurs, tous des amis à moi.Comme j’ai travaillé avec eux pendant pas mal d’années, c’est quelque chose qui est resté.» Après plus de dix années de succès, de tournées à travers le monde, et une série de spectacles qui ont laissé des traces dans la mémoire de ceux qui les ont vus, l’artiste, comme un personnage errant débarqué par hasard sur la scène internationale, annonce sa retraite.Au sommet de sa carrière, Alain Platel a tout à coup envie d’aller voir ailleurs, d’aller vers l’inconnu.«J’ai décidé d’arrêter.Je veux le faire au bon moment.Je sais qu’il me reste un spectacle à créer, donc un an environ à réfléchir à ce que j’ai envie de foire ensuite.Mais je crois que tout passe par le même chemin, en matière de succès.Pour éviter de devenir un système ou encore d'être prévisible, je crois qu’il faut que je coupe les ponts.Je l'aii déjà fait avec mon métier d’orthopédagogue.J’ai arrêté au moment où je me sentais le mieux.Je crois qu’ici c’est la même chose.Je me sens très bien, je suis fier de mon travail.Mais j’ai l’impression que ce genre d’expérience doit être courte et forte.» Andrée Martin é c i a I Rentrée / scoloir ublié le samedi 14 août 1999 LE DEVOIR Date de tombée: le vendredi 6 août J999 î i A1C LE DEVOIR, LE LUNDI 1 » ,1 U I L L E T 1999 B 2 —-—-* LE DEVOIR *- ECONOMIE Cette semaine à la Bourse Semaine du 18 au 24 juillet 1999 Calendrier économique Canadien Statistique économique publiée Date Heure Commerce de gros - mai 20 juillet 8 h 30 Commerce international de marchandises - mai 20 juillet 8 h 30 Commerce de détail - mai 21 juillet 8 h 30 Opérations internationales en valeurs mobilières - mai 22 juillet 8 h 30 Américain Statistique économique publiée Date Heure Balance commerciale - mai 20 juillet 8 h 30 Mises en chantier - juin 21 juillet 8 h 30 Réclamations pour pertes d’emplois - semaine du 17 juillet 22 juillet 8 h 30 Résultats financiers du gouvernement-juin 22 juillet 14 h 00 Assemblées des actionnaires Société Date Heure Lieu Type Au Québec : BioChem Pharma Inc.19 juillet 11 h 00 Montréal E Teknor Ordinateurs Industriels Inc.19 juillet 11 h 00 Montréal AS Canspar Inc.(Ressources) 20 juillet 10 h 00 Montréal AG Fairstar Inc.(Explorations) 22 juillet 16 h 30 D.D.O.AS Raudin Inc.(Exploration) 23 juillet 15 h 00 Montréal AGS Ailleurs : International Unp Holdings Ltd.20 juillet 9 h 00 Toronto A Northway Explorations Limited 20 juillet 11 h 00 Toronto A Pan American Resources Inc.20 juillet 10 h 00 Toronto AS Research In Motion Limited 20 juillet 18 h 30 Waterloo AGS Taiga Forest Products Ltd.20 juillet 11 h 00 Vancouver AG .Adrian Resources Ltd.22 juillet 10 h 00 Vancouver AG Biovail Corporation International 22 juillet 10 h 00 Toronto AS Cara Limitée (Les Entreprises) 22 juillet 11 h 00 Toronto A Citadel Diversified Investment Trust 23 juillet 9 h 00 Calgary S Lef McLean Brothers International Inc.23 juillet 11 h 00 Wheatley AS A : annuelle; E : extraordinaire; G : générale; S : spéciale Nouvelles émissions d’actions, P-U, T-U, billets Compagnie Valeur Prix unitaire Date prévue Sullivan Entertainment Group environ 30-40 MS 10,75 - 12,00 S par act.19 juil.cat.B subalterne votante Expiration de bons ou droits de souscription, SPEC et PEAC Compagnie Pour obtenir une action Expiration Navitrak International Corp 1 bon sous.+ 2 S pour 1 act.ord.de Navitrak 23 juil.• Videoflicks.com Inc.I bon sous.+ 0,75 S US pour 1 act.ord.+ 1 bon sous.23 juil.cat.B échéant 23 nov.99 de Videoflicks.com Divisions d’actions, regroupements Compagnie Sérac Sports Ltd.Pan American Resources Inc.deviendra Pan American Corporation Aruma Ventures Inc.deviendra Dot.com Technologies Inc.Broadwater Developments Inc.deviendra consolidated Broadwater Deve opiments Frontier Pacific Mining Coiporation Ratio I nouvelle pour 4 anc.1 nouvelle pour 10 anc.1 nouvelle pour 3 anc.1 nouvelle pour 3 anc.1 nouvelle pour 5 anc.Clflture des registres assemblée le 19 juil.assemblée le 20 juil.assemblée le 23 juil.assemblée le 23 juil.assemblée le 23 juil.Fusions et acquisitions Acquéreur Compagnie cible Offre (ou choix) Expiration -Central Park Lodges Ltd.Alert Care Corp.et Eclipse Capital Corp 1,10 S par act.ord.ou cat.A d’Alert 2,51 S par act.ord.d'Eclipse à venir Weyerhaeuser Co.Macmillan Bloedel Ltd.0,28 act.ord.de Weyerhaeuser par act.ord.de Macmillan à venir Gentry Resources Ltd.Barra Resources Inc.0,381 act.ord.de Gentry par act.ord.de Barra 19 juil.Royal Host Reit Cnd Hotel Income Properties REIT 1,19 T-U de Royal par T-U de Cdn Hotel 19 juil.Yahoo Broadcast.com Inc.0,7722 act.de Yahoo par act.ord.de Broadcast.com assemblée le 20 juil.Banctec Inc.Colonial Acq.Corp.18,50 S US par act.assemblée le 21 juil.2M Energy Corp.et ROC Canada Ltd.Morrison Middlefield Resources Ltd.fusion sous 2M Energy Corp., 5,50 S + 1 act.ord.de 2M par act.ord.de Morrison 21 juil.Sierra Pacific Resources Nevada Power Company fusion, 1) 26 S US par act.de Nevada; 2) 1 act.ord.de Sierra par act.de Nevada 21 juil.American Bankers Ins Group Inc.Greenland Acq.Corp.55 S US par act.assemblée le 22 juil.Plexus Corp.Seamed Corp.entre 12 et 15 S US en act.ord.de Plexus par act.de Seamed assemblée le 22 juil.Greka Energy Corp.Beaver Lake Resources Corp.1 act.ord.de Greka par 74,40 act.ord.de Beaver détenues assemblée le 23 juil.LPIV Acquisition Durakon Industries 16 S US par act.ord.de Durakon 23 juil.NSI Enterprises Inc.Holophane Corp.38,50 S US par act.ord.de Holophane 23 juil.Quantum Corp.deviendra DTL & Storage Systems Gr.Hard Disk Drive Group fusion, 1 act.ord.de DTL et 0,5 act.ord.de Hard Disk par act.ord.détenue assemblée le 23 juil.RBR Acquisition Corp.Rock Bottom Restaurants 10 $ US par act.ord.de Rock détenue assemblée le 23 juil.S&A Partners Konover Property Trust Inc.5,25 S US par act.moins les dist.d’intérêts et de capital versées après le 15 mai 23 juil.S & A Partners United Investors Realty Trust 6,13 S US par act.ord.moins les dist.d’intérêts ou de capital versées après le 15 mai 23 juil.Rachats, remboursements et conversions (actions, obligations et débentures) Compagnie Modalités Expiration Ontario Hydro billet i rendement amélioré 18 juil.99 reporté au 18 juil.18 juil.00 Global Thermoelectric I) chaque act.priv.série 1 convertie en 4 act.ord.; 20 juil (I) Inc.2) 2,16 S US + les div.non payés par act.priv.série 1 23 juil.(2) MGM Grand Inc.50 S US par act.ord.de MGM soumise 23 juil.Programmes achat/vente des petits lots Compagnie Modalité»Expiration Sodexho Marriott Services ceux détenant moins de 100 act.ord.au 2 juin peuvent 19 juil.Inc.arrondir leur nombre è 100 ou vendre la totalité au prix fondé sur le cours du titre moins les frais act.: action add.: additionnel anc.: anciennes cat.: catégorie dist.; distribution Abréviations : div.: dividende ord.: ordinaire priv.: privilégiée rembour.: remboursement sous.: souscription IR : « Instalment Receipt », reçu de versement P-U : « Partnership Unit » T-U : « Trust Unit », part de fiducie Ces renseignements proviennent de sources que nous croyons dignes de fol.Toutefois, nous ne pouvons en garentlr l'exactitude.Ce bulletin d'information pourrait aussi être incomplet.Tassé Tassé & Associés, Limitée Nokia fait pâlir d’envie Ericsson La Finlande est en train de dépasser la Suède dans les technologies de l’information En un trimestre, le finlandais a doublé ses bénéfices, tandis que le suédois voyait les siens réduits de moitié.Entre les deux fabricants de téléphones, la concurrence commerciale se double d’une lutte d’influence au 9ein de la Commission européenne.ANTOINE JACOB LE MONDE Stockholm — Nomination symbolique?La Finlande vient de rafler, au nez et à la barbe de la Suède, le poste de commissaire européen à la société de l’information.Le nouveau président de l’exécutif bruxellois, Romano Prodi, a finalement tranché en faveur d’Erkki Lii-kanen, qui s’est vu aussi décerner, le 9 juillet, le portefeuille des entreprises.De là à dire qu’il s’agit d’une victoire de Nokia la finlandaise sur Ericsson la suédoise, il n’y a qu’un pas que certains se sont empressés de franchir à Helsinki.Inversement, à Stockholm, les commentaires les plus pessimistes sont à la mesure de l’impuissance d’Ericsson à contrer — actuellement — son rival nordique, premier vendeur de téléphones mobiles au monde.«La Finlande est en train de nous dépasser comme nation de tête dans les technologies de l’information», déplore une responsable de l’opposition conservatrice.Faisant la sourde oreille, le gouvernement social-démocrate s’est félicité de l’obtention du portefeuille de l’environnement, autre thème de prédilection Scandinave.Il n’empêche que le choix de M.Prodi, pure coïncidence, est tombé deux jours après que le conseil d’administration d’Ericsson eut créé la surprise en limogeant son p.-d.g, Sven-Christer Nilsson, à peine plus d’un an après son entrée en fonctions .Mauvais signe pour le groupe: au lieu d’être dopé par ce changement, le titre Ericsson a perdu 10 % de sa valeur à Stockholm en quarante-huit heures, avant de commencer à reprendre du poil de la bête.Les deux entreprises donnent l’impression d’être sur des orbites diamétralement opposées.Déjà remarqué en 1998, le contraste s’est confirmé au premier trimestre de cette année.D’un côté, Nokia, qui continue à surfer sur la vague du succès.Doublement du bénéfice net (à 505 millions d’euros) et du chiffre d’affaires (à 3,87 milliards): la firme a surpassé les prévisions des analystes, qui étaient pourtant déjà optimistes.De l’autre côté, Ericsson a déçu les experts.Son bénéfice net a chuté de moitié (à 102 millions d’euros) au premier trimestre et son chiffre d’affaires n’a progressé «que» de 8 % (à 4,67 milliards).Comment expliquer ce décalage?«L’organisation est moins lourde chez Nokia que chez Ericsson» «La grande différence entre les deux entreprises réside dans le fait que Nokia est complètement orientée vers les téléphones mobiles et les systèmes qui se développent le plus rapidement», estime Haakan Persson, un analyste suédois spécialisé dans les télécommunications.Environ 80 % de ses bénéfices proviennent du secteur juteux des portables, contre 20 % seulement chez Ericsson, qui continue à tirer le plus gros de son profit des systèmes et infrastructures pour réseaux, ses activités traditionnelles.Des créneaux différents, avec des approches commerciales différentes.D’où la difficulté de la plus grosse société suédoise à répondre au plus près à la demande très changeante des particuliers sur le marché des mobiles.«Nokia est meilleure pour cela, parce qu’elle s’adressait déjà à une clientèle individuelle lorsqu’elle vendait encore des télévisions», note Dimitrios Ioannidis, chercheur en dynamique industrielle à la Haute école de commerce de Stockholm.Une attitude plus agressive Le succès actuel de Nokia s’explique également par la cadence à laquelle il sort ses nouveaux modèles de portables, qu’Ericsson et l’américain Motorola ne sont pas parvenus à suivre ces derniers temps.Une attitude plus agressive, accompagnée d’un design moins traditionnel, qui ont séduit, notamment, chez les plus jeunes.Même à Stockholm, c’est plus «cool» de se promener en ville avec un Nokia qu’avec un Ericsson.Autant de facteurs qui traduisent une culture d’entreprise différente, bien que les deux concurrents soient originaires de pays nordiques."Même s’ils sont tous deux peu hiérarchisés, l’organisation est moins lourde chez Nokia que chez Ericsson, où chaque décision implique un plus grand nombre de personnes et doit faire l’objet d’un consensus», relève Anita Ekwall, une consultante en culture d’entreprises qui a travaillé pour l’un et l’autre.Il existe, ajoute-t-elle, dans la mentalité finlandaise «un sens du devoir pour son pays» que l’on ne retrouve pas en Suède, en partie parce que celle-ci, neutre, "n’a pas connu de guerre» depuis près de deux siècles.Par ailleurs, l’âge moyen des cadres est plus élevé chez Ericsson que chez Nokia.De par son succès, note un observateur étranger, l’entreprise d’Helsinki symbolise une nouvelle Finlande’, jeune et moderne, par opposition à celle de la guerre froide passée dans l’ombre du voisin soviétique et à celle de la profonde récession de la première moitié des années 90.Mais des voix s’élèvent dans le pays pour s’inquiéter de la dépendance croissante de l’économie nationale vis-à-vis de son entreprise phare: celle-ci ne représente-t-elle pas 16 % des exportations finlandaises et la moitié de la valeur totale de la Bourse d’Helsinki?Un revers de Nokia sur «son» marché du mobile ou le tassement de ce dernier — attendu un jour ou l’autre — risque de lui jouer des tours.Plus diversifié, Ericsson rêve de revanche.îi',1 La bataille entre la BNP, la SG et Paribas sera plus longue que prévu «Ce sont les fonds américains qui seront les véritables arbitres» JOËL MORIO LE MONDE La guerre entre la BNP, la Société générale (SG) et Paribas traîne en longueur.Le Conseil des marchés financiers (CMF) qui devait fixer vendredi 16 juillet la date de clôture des offres courant sur la Société générale et Paribas, ne fera pas connaître sa décision avant aujourd’hui.L’autorité boursière attend en effet que la publication des notes en réponse à l’offre de la BNP sur la Générale et de Paribas qui ne devrait intervenir qu’en début de semaine.A la BNP, on est très irrité de ce nouveau retard qu’on explique pour des «raisons techniques» du côté de SG-Paribas.Jeudi, la perspective de la fin des hostilités le 5 ou 6 août avait réveillé les boursiers, lassés par un conflit qui dure depuis près de six mois.L’action BNP avait bondi de 4,7 96, celle de SG de 2,9 %, tandis que le titre Paribas s’était apprécié de 1,5 %.Les déclarations de Daniel Bouton, le président de la Société générale, jeudi 8 juillet, selon lesquelles sa banque n’excluait pas une surenchère sur Paribas, n’avaient pas réussi à relancer la spéculation sur les titres.Pour le moment, dans le camp SG-Paribas, aucun signe ne laisse présager une attaque.Lundi 12 juillet, lors d’un conseil d’administration de la Générale, il n’a pas été question — officiellement — d’une éventuelle surenchère.Au cours de ces derniers jours, André Lévy-Lang, président du directoire de Paribas, a multiplié les déclarations sur le thème qu’une nouvelle offre de SG sur sa banque n’était «pas nécessaire à ce stade».Le futur président de SG-Paribas a même paru souhaiter un respect du calendrier actuel des offres.Il a conseillé aux actionnaires de Paribas «de prendre leur décision avant de partir en vacances et de donner des instructions à leurs banques le plus vite possible pour réaliser SG-Paribas».Toutefois, quelques observateurs continuent de croire à une réaction de la Générale «pour éviter que la bataille s’enlise» et que la banque obtienne un contrôle clair de Paribas.La Société générale a la possibilité de contre-attaquer jusqu’au moment de la clôture des offres, c’est-à-dire le 30 juillet selon la date fixée «à titre provisoire» par le CMF.«L’argument selon lequel il faut terminer les offres avant que le marché ne se mette en vacances au mois d’août vaut seulement pour les investisseurs français.Or, ce sont les fonds américains qui seront les véritables arbitres.Michel Pébereau, le président de la BNP, a pris une avance pour les convaincre; Daniel Bouton sera peut-être tenté de gagner du temps pour rattrapper ce retard», estime Robert Boublil, analyste à la Société de Bourse Wargny.Confiance Aux QG des banques concernées, on est confiant sur l’issue du conflit.À la BNP, on a de cesse de proclamer que les investisseurs étrangers sont massivement en faveur du projet de fusion des trois établissements qu’elle défend.A la Générale, M.Bouton a pris sa plume et a envoyé une lettre à ses quelque 57 000 collaborateurs pour leur rappeler que la prise de contrôle par la BNP ne serait autorisée par les autorités bancaires que si celle-ci obtient 50,01 96 du capital de la banque et pour affirmer que «cette condition ne sera pas remplie».SG compte, au minimum, sur le soutien de ses salariés, de ses clients porteurs de ses titres et de ses actionnaires représentés au conseil d’administration.La meilleure tactique Pour le contrôle de Paribas, la bataille s’annonce en revanche beaucoup plus serrée.Chaque titre détenu par les actionnaires de la banque comptera lorsqu’il faudra départager les deux adversaires.La Générale sera donc peut-être contrainte de rendre son offre plus attractive pour faire pencher la balance de son côté.La banque de M.Bouton en a les moyens.Selon des calculs réalisés par les équipes techniques du Comité des établissements de crédit et des entreprises d’investissements (Cecei), SG pourrait disposer d’environ 1,5 milliard d’euros pour une surenchère sans altérer ses ratios de solvabilité qu’elle s’est engagée à maintenir au-dessus de 7 96.Reste à choisir la meilleure tactique.Faut-il modifier les parités d’échange, c’est-à-dire donner plus d’actions de la Générale pour chaque action Paribas?Faut-il augmenter la soulte en liquide versée aux actionnaires de Paribas en échange de leur titres?La Société générale va t-elle finalement se résoudre à inclure des certificats de valeur garantie (CVG) alors qu’elle n’y avait pas eu recours lors de sa première surenchère?Quelle que soit la solution choisie, le danger pour M.Bouton est de voir le titre de sa banque baisser, comme ce fut le cas lors de l’annonce de ses précédentes offres.Une telle situation rendrait automatiquement l’offre de la BNP sur sur SG plus intéressante.Il est donc loin d’être évident que M.Bouton prenne ce risque, car «il n’existe pas un écart énorme entre l’offre de la Générale et celle de la BNP», juge un analyste.Enfin en lançant une nouvelle surenchère} la Générale pourrait provoquer une riposte de la BNP.Selon certain calculs, celle-ci disposerait d’un n?|l-liard d’euros pour lancer une nouvelle offensive sans dégrader ses ratios de solvabilité.Conflit boursier autour du CCF Plus discrète, une autre guerre boursière fait rage dans le secteur bancaire français.Il s’agit de celle qui oppose le néerlandais ING, le belge Kredietbank-Cera (KBC) et le suisse Swiss Life pour le contrôle d’une banque française: le Crédit commercial de France (CCF).Jeudi 15 juillet, le groupe néerlandais a continué de grignoter la banque, dont il détient désormais 16,60 % du capital et 16,62 96 de9 droits de vote.Le 9 juillet, l’assureur helvétique Swiss Life avait indiqué détenir 14,6 96 du capital et 19,4 % des droits de vote du CCF.KBC détient, quant à lui, 14,76 % du capital et 12,57 % des droits de vote.'•'< d’affaires Ik RELAIS & CHATEAUX LA FINE FLEUR DES MAITRES HÔTELIERS SAINTE-ADELE LAURENTIDES J HÔTEL L’EAU À LA BOUCHE Chambres magnifiques et salles de réunion confortables dans un cadre exceptionnel à Sainte-Adèle, Restaurant couronné *Table d’Or du Québec en 1998* et *America’s Top Table 1998 numéro 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une minute à un relèvement des taux en août, puisque la Fed a adopté une position neutre sur les taux après les avoir augmentés, pour la première fois en deux ans, en juin.Ils pourraient de ce fait se trouver fragilisés si Greenspan durcissait le ton.Le président de la Fed devrait, selon toute probabilité, parler de la vigueur persistante de la croissance américaine, de l’étroitesse des marchés du travail et de la résistance de Wall Street, mais le ton pourrait être Un; peu plus dur, s’accordent à dire les analystes.¦ «Les facteurs qui ont poussé la Fed à relever les taux le mois dernier pourraient avoir les mêmes effets en apût», prévient Nick Stamekovic (lDEAglobal.com).Mais la faible hausse des prix à la production et la stabilité de ceux à la consommation, combinés avec les déclarations de responsables de la Fed sur la maîtrise de l’inflation, ont eu raison des craintes de relèvement des taux.tu «Les arguments pour et les arguments contre vont et viennent et se comportent pour l’instant comme des yoyos car les signaux envoyés vont dans tous les sens», ajoute Ian Morris, économiste international de HSBC.Le marché obligataire pourrait également souffir des propos de Greenspan, poursuit Stamekovic, qui pense que le rendement de l’emprunt à 30 ans repassera la barre des 6 % maintenant que les marchés latino-américains, dont l’agitation soutenait les cours des fonds d’Etat US, se sont calmés.La crainte d’une hausse des taux devrait également planer au-dessus des marchés européens, d’autant que Wim Duisenberg, le président de la Banque centrale européenne (BCE), n’a pas écarté, à la surprise générale, un durcissement monétaire pour conjurer la dérive de l’euro.Éléments concrets «Le scénario de l’inflation est bénin en Europe et les signes de reprise sont encore bien hésitants, de sorte qu’un relèvement des taux n'est pas à l’ordre du jour pour le monent», estime toutefois Stamenovic.Mais le marché obligataire allemand aura besoin d’éléments concrets pour rattraper la forte baisse qui a suivi les déclarations de Duisenberg, et les projecteurs se tourneront vers l’indice IFO de confiance des entreprises, qui sera publié demain.ABN Amro prévoit une légère hausse de l’indice à 91,0 contre 90,4 le mois dernier, montrant ainsi que la reprise économique est en bonne voie dans la zone euro.Mais la lenteur du mouvement de reprise est telle que les effets ne s’en sont pas encore fait sentir sur la monnaie unique européenne et le risque de voir les investisseurs fuir les actifs libellés en euros devrait persister encore quelques semaines, poursuit ABN.La balance commerciale américaine de mai, attendue demain, devrait se dégrader une nouvelle fois, prévoit Morris (HSBC).«À un moment donné cela va être négatif pour le dollar, mais il est difficile de dire quand les marchés prendront la décision de s’y intéresser», ajoute-t-il.Le grand virage vers le sans-fil Le téléphone est en train de devenir un outil de travail dont les fonctions dépasseront bientôt le simple cadre d’un échange de paroles ANDRÉ SALWYN Que ce soit dans le domaine du téléphone, de la télévision ou même des communications informatiques, on assiste en cette fin de siècle à un grand virage vers le sans-fil et une nouvelle ère qui pourrait avoir comme devise: l’efficacité dans la mobilité.Il est établi que dans un avenir rapproché, les gens utiliseront beaucoup plus de téléphones cellulaires que de téléphones avec fil.La raison en est bien simple: le téléphone est en train de devenir un outil de travail dont les fonctions dépasseront bientôt le simple cadre d’un échange de paroles.La Banque de Montréal et la Banque Royale, par exemple, ont commandé des logiciels permettant à leurs clients, dotés d’un téléphone cellulaire approprié, de faire leurs transactions bancaires où et quand bon leur semble.«Les clients de la Banque de Montréal pourront bientôt transférer de l’argent d’un compte à un autre, vérifier le solde de leur carte de crédit, vendre ou acheter des actions.la seule chose qu’ils ne pourront pas faire avec leur téléphone c’est de retirer de l’argent.et même là, avec l’arrivée des cartes Mondex, cela deviendra possible», affirme Dave Revell, vice-président directeur, Solutions & Applications chez Emfisys, une filiale de la Banque se spécialisant dans le commerce électronique.Grâce à un accès facile à Internet, le téléphone cellulaire devient aussi un agent de renseignements dont Futilité est indiscutable, d’autant plus qu’on sera en mesure de «lire sur André Salwyn ?l’écran du téléphone» les renseignements demandés.Un exemple d’application pratique: les systèmes d’information géographique permettant d’obtenir sur son écran une carte géographique ou le plan d’une ville donnée.Aujourd’hui on estime à un quart de million le nombre de personnes utilisant ces systèmes à partir d’Internet, mais les projections indiquent que ce nombre va rapidement passer à des dizaines de millions au tout début du nouveau siècle.A partir de son téléphone, on sera donc en mesure de se diriger même au sein d’une grande ville; cela dit, à moins d’être passager dans un véhicule, la lecture des renseignements ne pourra pas se faire en conduisant La création prochaine de réseaux dans les grands centres de transport comme les gares et les aéroports va aussi permettre aux utilisateurs de nouveaux téléphones cellulaires d’obtenir sur leur écran les renseignements (destinations, heures de départ, quai ou barrière, etc.) dont ils ont besoin en accédant très simplement au réseau local.En plus, l’utilisation du téléphone cellulaire pourra même se faire dans les avions, ce qui est interdit en ce moment.Les grands fabricants de téléphones comme Nokia affirment qu’ils vont bientôt rendre cela possible en utilisant de nouvelles fréquences qui n’affectent ni les instruments de navigation et autres à bord des appareils ni les communications entre le pilote et les contrôleurs aériens.Dans le domaine de la télévision, même si le câble conserve bien des qualités et des avantages, la télé- vision par satellite commence à avoir des adeptes dans les grandes villes et les banlieues en grande partie en raison de ses tarifs concurrentiels.Là où il n’y a pas de câble, bien sûr, la télévision par satellite devrait régner en maître et c’est d’ailleurs le marché que vise en priorité Bell Ex-pressVue avec l’entrée en service de son nouveau satellite NIMIQ, dont les signaux peuvent être captés aussi loin que dans le sud de la Californie.En plus, en offrant aux utilisateurs un accès sans fil à Internet à des vitesses sept fois supérieures à celles obtenues avec un modem 56 k et une connexion téléphonique, ce nouveau service joint l’utile à l’agréable pour tous ceux qui n’ont pas accès au câble.L’utilisation du sans-fil se répand aussi en informatique, on trouve déjà des claviers d’ordinateurs sans fil, des souris sans fil.Pas besoin de câble, on pointe et ça fonctionne, la communication se faisant par infrarouge.Mais c’est dans le domaine des pico-ordinateurs que l’échange sans fil de données prend un aspect assez spectaculaire.Au récent congrès des développeurs JavaOne à San Francisco, auquel on a dénombré plus de 17 000 participants, on a pu voir des centaines de développeurs s’échanger des données tout simplement en pointant l’un vers l’autre leurs pico-ordinateurs 3Com.Cette nouvelle forme de communication a été rendue possible par l’utilisation d’une nouvelle technologie basée sur le langage Java.L’intérêt que suscite cette technologie s’est d’ailleurs manifesté par la présence de plus de 350 entreprises offrant aussi bien de petits appareils pour grand public que des centres de données pour entreprise.Mais c’est la Machine virtuelle K (KVM), un élément clé de la nouvelle plate-forme Java 2 qui a attiré le plus d’attention en raison de son encombrement minime qui en fait un outil idéal pour des produits de petites dimensions comme les téléphones cellulaires, les téléavertisseurs et les agendas électroniques.Et la liste des entreprises apportait leur appui à cette nouvelle technologie est assez impressionnante, comprenant, entre autres, les plus grandes entreprises japonaises conr me Fujitsu, Matsushita, Mitsubishi Electric, et NTT DoCoMo.N’exigeant que 64 K de mémoire vive, cette «machine» s’adapte parfaitement aux appareils de petite dimension ayant une mémoire vive restreinte et une autonomie de pile limitée.Grâce à elle, on s’attend à l’arrivée prochaine et massive d’un grand nombre d’applications destinées en grande partie au commerce électronique.On s’attend même, avec l’arrivée de l’an 2000, à pouvoir non seulement effectuer ses transactions bancaires; à partir de son téléphone cellulaire qu d’un agenda électronique relié à ,un téléphone cellulaire, mais à pratiquement tout faire à partir de son ordinateur de bureau, y compris des achats" en ligne.Selon Mario Rivas, vice-président et directeur général du groupe des systèmes sans fil chez Motorola: «Avec la machine virtuelle K, les applications peuvent maintenant être transférées d’une plate-forme à une autre profitant des normes ouvertes qu'offre le langage de programmation Java.Cela va permettre aux consommateurs d’avoir accès à un monde de réseaux personnels rendu possible par une nouvelles classes d'outils sans fil, intelligents et pouvant s’intégrer dans toutes sortes d’appareils.» Téléphone: 985-3344 Télécopieur: 985-3340 AVIS PUBLICS t Sur Internet: www.offres.ledevoir.com AVIS PUBLICS HEURES DE TOMBEE Les réservations doivent être faites avant 16h00 pour publication deux (2) jours plus tard.Publications du lundi: Réservations avant 12 h 00 le vendredi Publications du mardi: Réservations avant 16 h 00 le vendredi Téi: 985-3344 Fax.985-3340 CANADA, PROVINCE DE QUÉBEC, DISTRICT DE LAVAL, COUR DU QUEBEC, PROCEDURE ALLEGEE .NO: 540-22-003460-997.Sylvain Lauzon, Partie demanderesse -vs-Saverio Mancmi, Partie défenderesse.Le 21 ième jour de juillet 1999 à 10h00.au'3408, Constance, Laval, Oc.district de,Laval, seront vendus par autorité de justice les biens et effets de Saverio Mancirti, saisis en cette cause, consistant en: 1 camion pick up Ford Diesel F-350, série ZFTHF36M9LCAZ9717 de couleur bleu, (iléque FJ5Z331 1990 et accs.Conditions: ARGENT COMPTANT et/ou CHEQUE VISÉ.GAUCHER 'HUISSIERS, 558, Notre-Dame.Suite TOI, St-Lambert.Qc J4P 2K7, Tél.: (450) 465-4650 PROVINCE DE QUÉBEC, DISTRICT -DE MONTRÉAL, NO: 500-22-029907-998.BANQUE LAURENTIENNE DU CANADA, Demandeur -vs- RONALD 'PILON JR., Défendeur.Le 29 juillet >t999, à 11:00 heures de l'avant-midi au domicile de la partie défenderesse au: 131 Lalande.Ste-Thérèse Qc, seront "véndus par autorité de Justice, les biens e| effets du défendeur saisis en cette cause, consistant en: 1 Chevrolet, .plaque: 895 EPX, 1 Oldsmobile Cutlass ¦Supreme, plaque: 661 EFV.1 Pontiac, plaque: 152 ECT, 1 motoneige bombardier 1997, modèle 440.Conditions: Argent comptant, chèque certifié, mandat postal ou bancaire.Montréal, le 16 juillet 1999.Sylvain Brouillard.Huissier de Justice, Tél.: 450-625-1920 CANADA, PROVINCE DE QUÉBEC.DISTRICT DE TERREBONNE, NO.700-02-^10456-995.COUR DU QUÉBEC, ALBERTINE PARENT, Partie demanderesse -c.- REJEAN LEPAGE & CHRISTINE AUBUT, Partie défenderesse.Avis est par la présente, donné que les effets mobiliers de la partie défenderesse saisis en cette cause seront vendus au 4500, boul.Arthur Sauvé, Laval, dit district, à 13:00 heures le 30 juillet 1999, à savoir: 1 véhicule de marque Chevrolet Cavalier de couleur blanc & acc.Lesquels effets seront vendus pour argent comptant ou au plus offrant et dernier enchérisseur.Donné à Laval, ce 15 juillet 1999.MARTIN DUPUIS, HUISSIER DE JUSTICE.LATRAVERSE & ASS., HUISSIERS, 1717, St-Martin Ouest, bureau 235, Laval, Québec H7S 1N2.Tél.: (450) 978-8869 CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL NO.: 500-02-077610-991 COUR DU QUEBEC (Chambre civile) AVIS À TOUS NOS ANNONCEURS Veuillez, s'il vous plaît, prendre connaissance de votre annonce et nous signaler immédiatement toute anomalie qui s'y serait glissée.En cas d'erreur de l'éditeur, sa responsabilité se limite au coût de la parution.SOCIETE D'HYPOTHEQUE CIBC Requérante c.NORMAND LAPIERRE, faisant affaire sous le nom de GESTION N.LAPIERRE Intimée -et- L'OFFICIER DES DROITS DE LA CIRCONSCRIPTION FONCIERE DE L'ASSOMPTION Mis-en-cause A: NORMAND LAPIERRE faisant affaire sous le nom de GESTION N.LAPIERRE.Prenez avis que les procureurs de la Requérante ont déposé au greffe de la Cour du Québec du district de Montréal, au 1 rue St-Antoine est, Montréal, une copie de la Requête en radiation à votre intention.A moins que vous n'ayez remédié au défaut dénoncé à ladite Requête dans un délai de trente (30) jours à compter de l'inscription de cette Requête au bureau de la publicité des droits, il pourra être procédé suivant la loi.Montréal, le 16 juillet 1999.MICHEL MARTIN Greffier-adjoint Avis public Ville de Montréal Service du greffe USAGE CONDITIONNEL Avis public est donné que le comité exécutif de la Ville de Montréal, à sa séance prévue pour le 11 août 1999 à 9 h, sera saisi des demandes d’autorisation pour exercer un usage conditionnel, pour les propriétés situées aux endroits suivants, selon les dispositions du Règlement d’urbanisme (R.R.V.M., c.U-1): 2251, rue Sainte-Catherine Est: implantation de l’usage «atelier d’entretien et de réparation de véhicules automobiles» dans ce bâtiment.(S980762O75) 2777, rue Centre implantation de l’usage «soins personnels» au rez-de-chaussée de ce bâtiment.(S990545046) 9597-9605, boulevard Maurice-Duplessis: implantation de l’usage «salle de réception» au deuxième étage de ce bâtiment.(S990383006) 2183, rue Grand Trunk implantation de l’usage «restaurant» au rez-de-chaussée de ce bâtiment.(S990545056) Selon ce règlement, tout intéressé qui désire formuler des commentaires au comité exécutif relativement à ces demandes, doit le faire par écrit au plus tard le 29 juillet 1999, è l’attention du greffier, hôtel de ville 275, rue Notre-Dame Est, bureau R.113A, Montréal H2Y 1C6.Montréal, le 19 juillet 1999 Le greffier, M' Léon Laberge AVIS D’INTENTION DE DISSOLUTION 2739-4246 QUEBEC INC.RENEZ AVIS QUE la ccmpagnie 2739-4246 QUEBEC INC., demandera à l'Inspecteur général des institutions financières la permission de se dissoudre, conformément à la Loi sur les compagnies.Signé à Montréal, ce 14 juillet 1999.POULIOT MERCURE, S.E.N.C.Procureurs de la compagnie i (514) 257-8711 DtotOPPE/MBir ET MIX 1-888-234-8533 Hydro Que Québec APPELS DE SOUMISSIONS Les entrepreneurs et les fournisseurs peuvent obtenir de l’information sur les appels de soumissions ouverts et le résultat d’ouverture des plis d’Hydro-Québec en visitant le site Internet de l'entreprise : www.hydroquebec.com/soumissionnez ou en composant un des numéros de téléphone suivants : Montréal et environs : (514) 745-5720 Extérieur : 1 800 363-0910 Wi Raymond Chabot inc.LOI SUR LA FAILLITE ET L'INSOLVABILITÉ Dans l'affaire de la faillite de : ENTREPRISES J.R.THOMAS INC.Avis est par les présentes donné que la faillite de ENTREPRISES J.R.THOMAS INC., faisant affaires au 2224, rue Principale est, Saint-Paul d'Abbotsford, est survenue le 8 juillet 1999.et que la première assemblée des créanciers sera tenue le 28juillet 1999 è 10 h 00, au bureau du syndic, 370.chemin de Chambly, bureau 300.Longueui! (Québec).LONGUEUR-, le 15 juillet 1999.RAYMOND CHABOT INC.Ès qualités de syndic de l'actif de Entreprises J.R.Thomas INC.Claude Trudeau, CA, CIP Édifice Richelieu 370, chemin de Chambly Bureau 300 Longueui! (Québec) J4H 3Z6 Tél.: (450)679-5510 Téléc.: (450) 679-5511 AVIS DE LA PREMIÈRE ASSEMBLÉE DES CRÉANCIERS Article 102(4) de la Loi Dans l'affaire de la faillite de : 9069-8549 QUÉBEC INC.AVIS est par les présentes donné que la faillite de 9069-8549 QUÉBEC INC., corporation légalement constituée ayant son siège social et sa principale place d'affaires au 3829 St-Denis dans la ville de Montréal dans la province de Québec, est survenue le 8* jour de juillet 1999, et que la première assemblée des créanciers sera tenue le 3’ Jour d'août 1999, à 14 h 00, au bureau du Syndic, 579A Notre-Dame, bureau 203, Repentigny (Qc) J6A7L4.Fait à Repentigny, Québec, ce 13" jour de juillet 1999.PIERRE ROY A ASSOCIÉS INC.Syndic de faillite 579-A, rue Notre-Dame, bureau 203 Repentigny (Québec) J6A7L9 Téléphone: (450)654-1441 Ligne MTL : (514) 990-9285 Télécopieur: (450)654-6280 Appel d'offres Ville de Montréal Service des travaux publics et de l'environnement Des soumissions sont demandées et devront être reçues, avant 14 h à la date ci-dessous, au Service du greffe de la Ville de Montréal à l'attention du greffier, 275, rue Notre-Dame Est, bureau R-106, Montréal H2Y 1C6, pour: SOUMISSION: 8549 Date d’ouverture: 4 août 1999 Reconstruction d’un égout combiné et d’une conduite d'eau secondaire dans la rue Aylmer, de la rue Sherbrooke à la rue Milton.Dépôt de garantie: Cautionnement de 80 000 S Documents: Les documents relatifs à cet appel d'offres seront disponibles à compter du 19 juillet 1999 au Service des travaux publics et de l’environnement au 700, rue St-Antoine Est, bureau 1.138, contre un paiement de 64 S.Renseignements: Antonio D'Addario, ing., chef de l'unité conception Vente du cahier des charges: Téléphone: (514)872-3281 Télécopieur: (514)872-2874 Tout paiement doit être fait au comptant ou sous forme de chèque certifié à l’ordre de: Ville de Montréal.Pour être considérée, toute soumission doit être présentée sur les formulaires préparés par la Ville et transmise dans l'enveloppe prévue à cette fin.Les soumissions reçues seront ouvertes publiquement à la salle du conseil de l'hôtel de ville, immédiatement après l’expiration du délai fixé pour leur réception.La Ville de Montréal ne s’engage à accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions reçues et n’assume aucune obligation de quelque nature que ce soit envers le ou les soumissionnaires.Montréal, le 19 juillet 1999 Le greffier, M* Léon Laberge Avis public Ville de Montréal Service du greffe Étude d'un programme de développement Sycomax Inc.sollicite l’approbation de la Ville de Montréal pour la construction d’un bâtiment, aux fins d'un marché d'alimentation.L'emplacement est situé sur un terrain à l’angle nord-ouest de la 32’ Avenue et la rue Sherbrooke, tel qu’illustré sur le croquis ci-dessous.RUE SHERBROOKE E.Ce projet déroge à la réglementation municipale quant à l'usage, au stationnement et à l’alignement.Les principales caractéristiques du projet sont: • superficie de plancher d’environ 3 000 m! • un étage • approximativement 180 unités de stationnement en cour avant.Conformément au Règlement sur la procédure d'approbation de projets de construction, de modification ou d'occupation et sur la Commission Jacques-Viger (R.R.V.M., c.P-7), tout intéressé qui désire formuler des commentaires relativement à ce programme doit le faire par écrit au plus tard le 7 septembre 1999, en mentionnant le numéro de référence S990545089, à l’attention du greffier, bureau R.113A, hôtel de ville, 275, rue Notre-Dame Est, Montréal H2Y 1C6.Le document d'information peut être consulté aux bureaux Accès Montréal première ligne, Ville-Marie, Rivières-des-Prairies et Pointe aux-Trembles.Pour obtenir la documentation d'information, veuillez communiquer avec le Service de l'urbanisme au 872-5985.Montréal, le 19 juillet 1999 Le greffier, M* Léon Laberge y Société québécoise d’assainissement des eaux Ville de Laval.Comté de Mille-Îles Appel d'offres no : 9004-11-04-73-00 Fourniture et livraison de polymères à la station d'épuration La Pinière.DOCUMENTS DISPONIBLES : Par commande téléphonique uniquement, SQAE, Service gestion des contrats, Montréal - Tel.: (514) 873-7411.PRIX : 50,00 $ (taxes incluses) non remboursable, par chèque visé ou mandat payable à la SQAE.LIEUX DE CONSULTATION : SQAE à Montréal et Québec.OUVERTURE DES SOUMISSIONS : Société québécoise d'assainissement des eaux : a/s M.Marc Pinsonnault, LL.B, B.Sc., vice-président administration et secrétaire général, 1055, boulevard René-Lévesque Est, 10e étage, Montréal (Québec) H2L4S5.Le : mardi 27 juillet 1999 à 15h00.GARANTIE DE SOUMISSION : Cautionnement ou chèque visé ou autre.(10 000,00 $) N.B.: "autre" signifie autre garantie de soumission spécifiée au document d'appel d'offres.RENSEIGNEMENTS : Monsieur Jean-Pierre Léonard - Tél.: (514) 873-7411.Seules sont admises à soumissionner les personnes, sociétés et compagnies, ayant une place d'affaires au Québec, en Ontario ou au Nouveau-Brunswicx et qui ont obtenu le document d'appel d'offres directement de la Société québécoise d'assainissement des eaux.La Société ne s'engage à accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions.Marc Pinsonnault, LL.B., B.Sc.Vice-président administration et secrétaire général d-i 9-07-99 t I, E I) E VOIR, LE L l! N D I I !» ,| U 1 L L E T I !» !» !» LE DEVOIR COMMUNICATION Au pays des réseaux s Manuel Castells s'intéresse aux conséquences sociales des technologies de l'information (Tendances) ROBERT BLONDIN Une appartenance à une collectivité est un ingrédient essentiel au bonheur individuel.Jusqu'à maintenant, notre passeport canadien, notre carte du Parti québécois, notre carte de membre de la FA-DOQ ou notre initiation aux Chevaliers de Colomb nous garantissaient largement les appartenances indispensables à l’absence de Valium dans nos pharmacies.Il semble que la fin du millénaire verra s’éteindre ces identités pour en voir poindre d’autres auxquelles il faudra adhérer sous peine de se retrouver isolés de l’autre côté d’un fossé de plus en plus large, de plus en plus infranchissable.Il faudra tous être dûment réseautés d’après Manuel Castells, dont je viens de découvrir l’œuvre avec ravissement Manuel Castells est un sociologue à l’université de Californie à Berkeley.Il s’intéresse depuis longtemps à la technologie de l’information et à ses conséquences sociales.Ses travaux l’ont amené à étudier les phénomènes relatifs à l’informatisation en Europe de l’Ouest, en Russie, autour du Pacifique et aux Etats-Unis.Deux maîtrises en sociologie, un doctorat en sociologie à l’Université de Paris.D est en plus membre de l’Académie européenne.Mais je ne le connaissais pas.Et vous?C’est bien ce que je disais.Son opus magnum est une trilogie au titre général: The Information Age: Economy, Society, and Culture.Le premier volume s’intitule The Rise of The Network Society Ce rapport de l’individu dans la toile informatique); le deuxième, The Power of Identity (la même problématique appliquée aux institutions sociales comme la famille, les mouvements sociaux, la politique et les appareils gouvernementaux); le troisième, End of Millenium (une analyse socioéconomique des changements en cours).L’ensemble des trois bijoux est publié chez Blackwell Publishing.Les marginalisés et les exclus Le thème général de la trilogie développe la thèse selon laquelle nous sommes à l’aube de changements aussi explosifs que ceux qui ont bouleversé le siècle dernier avec l’avènement de l’industrialisation.Castells navigue d’une discipline à l’autre en explorant les changements économiques, politiques et sociaux pour extrapoler sur notre futur immédiat.Parmi ses conclusions fascinantes: ceux qui ne se retrouveront pas réseautés dans une communauté d’intérêts, de compétences, de connaissances et de préoccupations risqueront l’exclusion sociale.On les retrouverait dans des réseaux parallèles comme les groupes terroristes, les cultes, et certains organismes à l’idéologie aussi verte qu’utopiste.En fait, comme Toffler dans son Choc du futur, Castells exorcise nos lendemains en les expliquant.Une tempête semble faire moins peur quand on en comprend les mécanismes.Certains comparent même Castells à Karl Marx.Alors que celui-ci tentait de démystifier le capitalisme industriel, notre sociologue développe une analyse systémique du capitalisme informationnel.Il touche de façon particulièrement pertinente l’influence sociale de la mondialisation.Il affirme que les pays dont les valeurs politiques sont trop nationalistes risquent de se retrouver du même côté du fossé que les marginalisés sociaux tentés par la délinquance collective.Le crime, comme l'économie, est d’ailleurs devenu transnational.Le mérite principal de cette œuvre est d’indiquer les tendances principales qui devraient présider à la naissance du prochain millénaire.Dans la mesure où nos appartenances nationales perdent leur sens, nous semblons chercher une identité personnelle dans la mouvance des réseaux de toutes sortes.Nos identités auraient été longtemps sédentaires mais se prépareraient maintenant à se chercher «on the road again».Castells voit l’État comme un policier affecté à la bonne marche sécuritaire de toutes les formes de réseaux.Au niveau international, sa crainte est ainsi exprimée: le ré-seautage virtuel est comme un objet tombé dans l’eau, qui fait des vagues concentriques qui ne rejoindront jamais tous ceux qui ne sont pas sur le même plan d’eau.Une multiplication d'exclus.Il conclut avec un audacieux concept.L’espace sociopolitique, économique, culturel est mouvant.Ce serait la fin de l’espace-place où chacun pouvait revenir à volonté.Il 1 faudra s’identifier comme un individu ou une collectivité en mouvance dans une réalité tout aussi mobile et même, souvent, virtuelle.Les psychanalystes et les politologues devront revoir leurs grilles d’analyse.Ces trois livres sont nécessaires à tous ceux qui se préoccupent d’être attentifs aux paradigmes humains.Les tendances clairement mises en relief par Manuel Castells sé présentent comme des outils indispensables à tous les spécialistes des communications.Voilà une œuvre qui deviendra vite une source précieuse pour les consultants de pointe.blondin@granby.net EN B R E E' Des cabines téléphoniques multimédias Londres (AFP) — Le groupe britannique British Telecommunications (BT) a lancé jeudi dernier des cabines r téléphoniques publiques permettant l’accès aux services multimédias afin de «démocratiser» l’accès à l’Internet.BT prévoit d’en installer mille au total dans le pays d’ici mars 2000.Les cabines, qui se différencient de leurs homologues classiques par leur écran tactile, permettront aux usagers de surfer sur l’Internet ou de lire leur courrier électronique mais aussi tout simplement de téléphoner.Le tarif pour l’utilisation d’Internet sera le même que celui des communications locales (10 pence par minute) mais avec une charge supplémentaire minimum de un pence.LOGICIELS Back Orifice : la menace fantôme Le terrible logiciel qui s’attaque à Windows ne touche pas les utilisateurs de Macintosh.MICHEL D U MAIS Dernièrement, se tenait à Las Vegas, le congrès des «hacktivistes» de l’espace cybernétique, le fameux DEF CON VII.En vedette, le lancement de la version 2000 du non moins fameux cheval de Troie, Back Orifice.Les meilleurs pirates informatiques en Amérique du Nord ne manqueraient pour rien au monde ce rendez-vous annuel.Tout comme leurs consœurs et confrères d’un peu partout dans le monde.Et tout comme aussi, les représentants des forces de l’ordre, beaucoup plus discrets que la majorité des participants.Mais la septième édition du plus grand rassemblement de pirates (crackers, hackers, phreakers) de tout acabit, le DEF CON, fut surtout l’occasion pour «The Cult of the Dead Cows», un groupe de pirates, de lancer la nouvelle version du très médiatisé logiciel Back Orifice.Et les administrateurs de réseau d’un peu partout dans le monde de trembler, car ce «cheval de Troie» s’attaque à ce qui, il y a un an déjà, semblait impossible.La nouvelle cible de BO, le système d’exploitation haut de gamme de Microsoft, Windows NT, renommé depuis peu, Windows 2000.Back Orifice Imaginez la scène.Alors que vous êtes en train de travailler, vous avez la nette impression que quelqu’un vous observe.Soudainement le curseur de votre ordinateur se met à bouger, sans que pourtant vous ne touchiez à votre souris.Un fantôme vient de s’emparer de votre ordinateur.Celui-ci accède aux différents répertoires, ainsi qu’au réseau de l’entreprise.Vous constatez avec effroi que le fantôme semble transférer des fichiers vers.une destination inconnue.Par la suite, une fois ses méfaits terminés, le fantôme disparaît aussi rapidement qu’il était venu, à moins que, dans un accès de folie, celui-ci formate votre disque dur et vous laisse Gros-Jean comme devant.Vous venez d’être une nouvelle victime de Back Orifice.Back Orifice, c’est un remarquable petit logiciel, que vous avez probablement reçu à votre insu, par le biais du courrier électronique, ou encore, lors d’une session de «chat», à moins que celui fut tout simplement installé sur votre ordinateur par une personne mal intentionnée.Une fois le logiciel activé, il est possible à toute personne de prendre littéralement le contrôle de votre ordinateur, de faire des copies de vos fichiers et d'accéder au réseau de l’entreprise sans que vous ne vous en rendiez compte.Comment cela est-il possible?C’est que les artistes-programmeurs du groupe «Cuit of the Dead Cows» (CDC) ont su trouver et exploiter les failles des systèmes d’exploitation Windows 95, 98 et NT.Faut-il le dire, les utilisateurs Macintosh ne sont visés d’aucune façon par Back Orifice.Celui-ci n’affecte que les failles des systèmes d’exploitation de Microsoft.De là à dire que le MacOS est plus sécuritaire que Windows, il n’y a qu’un pas à faire, et ce pas, je le franchis.Et toc, un autre pavé dans la guerre de religion qui oppose tenants du MacOS et Windows.L’an dernier, quelques jours à peine après la «mise en marché» de la première version de Back Orifice, la plupart des grands éditeurs de logiciels anti-virus proposaient déjà aux internautes du monde entier, une parade pour contrer et annihiler les effets de Back Orifice.Or, cette année, avec la version 2000 de Back Orifice, le défi sera beaucoup plus grand.Car, dans un accès de générosité (sic!), les programmeurs de «Cuit of the Dead Cows» nous proposent une version Open Source de Back Orifice 2000.Ce qui veut dire que n’importe qui ayant le moindrement des notions de programmation pourra télécharger le code source de Back Orifice et ainsi y apporter des modifications ou des améliorations et ainsi altérer la signature même du logiciel.De multiples déclinaisons de BO pourraient donc circuler sur le Net, toutes avec une signature électronique différente.Imaginez le casse-tête poqr les éditeurs de logiciels anti-virus.Évidemment, je ne saurais que trop vous recommander d’investir dans un anti-virus et d’effectuer régulièrement JULV THOJULV DEF CON 7 is Over! Check hack for an updated post-convention page, links to streamed real media «es, the Babes of DEF COM Contest, and morel 1 Experience m, Can-Ful QErCQH7.0n«rrtnn RMtOEf CON Convint!ont DEF CON Pr»ohomoiio oercQNfrgMMUTtVttrid Leech now and cool Filet DEF CON FTPArcIvvas CEF CON SpMdNi Ci tar FTP Sit** Gain Kim knowledge Qth«i PvooUS Bun frtaltnti lut» Otw conviniions EfeoH* you must (tad Who Is DEF CON?Our privacy atatamant Maat'THi Oocn/ DEF CON 7.0 Is over.These guys helped outl Canl make It to DEF CON?Oot money?No problem 3 solid hours of tha bist of dtfcon 7 footjgi professional)» «ditatf.ctvaring avintoftptjkan/dj’s & bjnft/BW bill ate Mori information is avaiUbia ban.Ï'Th® BEST OF* Éj| DEF CON 7 ¦ M VIDEO!!! orvlaHI the weal Bandwidth provided by the studs al | Remote DJ action provided by Pirate Radio UK Click HERE for the first stream, HERE for the second stream.if they d.n’twofc, thjt m.jftslhti.I, no cjir.M rtitjm Mppnninfl.try bnck.j Remote event coverage bvPatse: HackMwoak WinStarO mterl—• Lorraine a consacré toute sa vie professionnelle à servir l'administration de la justice ¦ avec compétence sans jamais s'écarter de la réserve propre à ce métier.Elle a ausqu, beaucoup contribué à faire avancer les connaissances en ce domaine.Licenciée en droit de l'Université de Montréal, diplômée de l’École des Hautes Études Commerciales de la même université, elle était docteure en administration publique de la University of" Southern California.",| Entrée au Palais de justice de Montréal comme rédactrice de jugements en 1973, elle à’ gravi tous les échelons jusqu'au poste de directrice du Palais et des services judiciaires pour la région de Montréal pendant six ans.Elle fut aussi professeurs invitée à l'Écolq nationale d'administration publique.Spécialiste renommée dans sa discipline, elle prononçait régulièrement des conférences au Québec, au Canada, aux États-Unis et ailleurs.Elle a participé à plusieurs reprises 6(‘ la formation des juges tant ici qu'en Belgique, en République tchèque et en Slovaquie.Au moment de son décès, elle était elle-même juge à la Cour du Québec, chambre criminelle et pénale.» La famille recevra les condoléances à la Résidence funéraire Riopel, 4 rue Saint-André à Verchères, de 18 heures à 22 heures le lundi 19 juillet et de 14 heures à 22 heures le mardi 20 juillet.Les funérailles auront lieu en la Basilique Sainte-Anne de Varennes, le mercredi 21 juillet à 11 heures.L’inhumation aura lieu au cimetière de Verchères le même jour.La famille remercie les excellents et dévoués personnels des hôpitaux Pierre-Boucher et Notre-Dame (CHUM).Plutôt qu'envoyer des fleurs, prière de faire un don à la Fondation québécoise du cancer: 2075, rue de Champlain, Montréal (Québec) H2L 2T1 LA MÉTÉO D'ENVIRONNEMENT CANADA Aujourd'hui Ce Soir Mercredi min 14 max 26 VENTEUX BROUILLARD PLUIE AVERSE ORAGE al nous Températures : MAX / MIN î 20/10 Goose Bay Blanc Sablon Kuujjuarapik 8/4 n'ril 11/4 La Grande IV ¦ 22/15; ?iles de la Madeleine’ rw 7 Chibougamau 18/8 Riviôre-du-Loup “ 25/12 r 23/9 Chicoutimi Québec w ivyit 25/11 26/12 Trois-Rivières 26/14 ¦ 26/10 /* ^Sherbrooke r/ Lever 5h25 Coucher 20h37 23/11 Val d'Or ontreai Aujourd'hui Ce Soir Mardi Mercredi max 25 min 1 1 max 24 Aujourd'hui Ce Soir Mardi Mercredi ! LE DEVOIR, LE LUNDI 19 JUILLET 1 B CULTURE EN BREF Spectacles classiques au grand air (Le Devoir) — L’Orchestre de chambre I Musici de Montréal, sous la direction de Yuri Turovsky, présentera trois concerts en plein air dans les parcs métropolitains au cours de l’été.Deux concerts sont prévus au Théâtre de Verdure du parc Lafontaine, les mardis 20 et 27 juillets à 20h30.L’Or-éhestre interprétera pour le premier concert les célèbres Quatre saisons de Vivaldi, avec Eleonora Turovsky, violon solo, ainsi que Souvenirs de Florence, de Tchaikovsky.Le programme du second concert se compose d’œuvres musicales ayant été portées à l’écran, dont XAdagio de Barber {Platoon, de Oliver Stone) et le quatuor à cordes La Jeune Fille et la Mort de Schubert {La Jeune Fille et la Mort, de Roman Polanski).Le troisième concert reprendra ce dernier programme le mercredi 28 juillet à 20h au Parc Stewart Hall de Pointe-Claire.Denise Djokic honorée (Le Devoir) — Le Conseil des Arts du Canada a annoncé récemment que Denise Djokic, de Halifax (Nouvelle-Ecosse) a remporté le concours pour le prêt du violoncelle McConnell Nicolaus Gagliano de 1824, organisé par la Banque d’instruments de musique du Conseil des Arts du Canada La Banque d’instruments de musique a été créée en 1987 pour faire l’acquisition d’instruments de qualité destinés a être utilisés par des musiciens établis ou de jeunes musiciens de talent «llample coloration de son jeu, l’unité totale qu’elle sait créer avec son instrument et l’aisance naturelle de ses interprétations sont tout simplement remarquables chez une si jeune artiste», a précisé le jury au sujet de Denise Djokic.Festival permanent au Cinéma du Parc (Le Devoir) — D est loin l’âge d’or des cinémas de répertoire.Le Cinéma du Parc vient d’obtenir de la Régie du cinéma un statut exceptionnel; celui de «festival permanent».Grosso modo, ce statut permettra au Cinéma du Parc de présenter des films sans l’obtention préalable de visas, ce qui devrait rendre sa programmation plus souple et variée.Jusqu’ici, le cinéma devait respecter les règles de diffusion des cinémas commerciaux et ne pouvait présenter certains classiques, qu’une copie en soit disponible ou non, parce que ces œuvres n’avaient pas obtenu de visa et que les coûts en étaient exorbitants.Le statut a été accordé au Cinéma du Parc sous réserve que la plus grande partie de sa programmation soit destinée à un public amateur de films artistiques, d’avant-garde ou de répertoire, en somme, de films qui n’empruntent pas les circuits commerciaux.Apprendre le français avec Céline Dion ! Barcelone (Le Devoir) — Dans son édition dominicale, El Periôdico de Catalunya traçait hier le profil de cinq jeunes qui, en Iran, rêvent d'un pays ouvert et moderne.L’un d’eux, Hamid Chizarri, a ouvert l’an dernier à Téhéran le premier cyber-café, après en avoir vu fonctionner un en Hollande.Un autre, Ro-ben Yaeghoubian.Arménien de 28 ans vivant dans la deuxième ville du pays, Ispahan, dit avoir eu ses premiers contacts avec la langue française grâce aux chansons de Céline Dion diffusées par des radios étrangères.Yaeghoubian fait partie du groupe de 42 étudiants de l’Université dlspahan qui ont choisi d’approfondir la littérature française.il prépare présentement une thèse sur Guillaume Apollinaire! Deux des jeunes interviewés sont des femmes.L’une s’apprête à émigrer au Canada ou en Australie tandis que l’autre, cadre et divorcée, continuera à se battre pour faire reconnaître ses droits de femme dans la vie quotidienne, sans militer sur le plan politique.Eyes Wide Shut en tête du box office Los Angeles (AFP) — Le dernier film de Stanley Kubrick, Eyes Wide Shut, qui a pour vedettes le couple Tom Cruise et Nicole Kidman, a été le film le plus vu ce week-end par le public nord-américain.Selon les estimations rendues publiques dimanche par la société spécialisée Exhibitor Relations, Eyes Wide Shut, thriller sur la mort et les obsessions sexuelles, a recueilli des recettes de 22,8 millions de dollars depuis sa sortie sur les écrans vendredi.Les chiffres définitifs doivent être annoncés aujourd’hui.Stanley Kubrick était mort le 7 mars dernier peu après avoir achevé ce film qui a reçu un accueil mitigé de la critique américaine.Eyes Wide Shut devance deux comédies, Américain Pie, avec des recettes de 13,3 millions de dollars, et Big Daddy (10,5 millions).Pétition pour des tableaux de Klimt Vienne (AFP) — Une centaine de personnalités des milieux culturels, scientifiques et politiques ont exigé la restitution de cinq tableaux de Klimt aux héritiers du collectionneur Ferdinand Bloch-Bauer, dans une lettre adressée au chancelier et vice-chancelier autrichiens, Viktor Klima et Wolfgang Schuessel.Les cinq tableaux actuellement exposés dans la galerie du Belvédère de Vienne avaient été volés par les nazis allemands et autrichiens à l’industriel Bloch-Bauer en 1938, date de l’annexion de l’Autriche par le Troisième Reich allemand.Le 5 novembre 1998, le Parlement autrichien avait voté une loi selon laquelle les objets d’art se trouvant dans des musées autrichiens et ayant été volés par les nazis devaient être restitués.Mais le comité chargé de la restitution avait jugé impossible celle de ces tableaux en raison «de la situation légale».«Ce qui avait été pensé comme une possibilité de réparation rapide et effective, s’avère maintenant être une continuation légalement enjolivée des vols criminels d’objets d’art des nazis», se sont insurgés les signataires de la lettre publiée dans plusieurs titres de la presse autrichienne de la semaine dernière.THÉÂTRE Un cliché n’attend pas l’autre HAUTE FIDÉLITÉ Comédie de Ray Cooney.Adaptation: Benoît Girard.Mise en scène: Martin Faucher assisté de Jean Gau-dreault Décors et costumes: Marc Sénécal.Conception d’éclairage: Lou Arteau.Musique: Frédéric Reddy.Avec: Tony Conte (Gustave Farmer), Patrice Coquereau (Jeannot Pépin), Jacques Girard Gos Bleau), Maude Guérin (Thérèse Bleau), Jean Petit-clerc (Sergent Trottier), Donald Pilon (Sergent Grand’Maison) et Adèle Reinhardt (Carmen Bleau).Présenté au Théâtre des Cascades de Pointe-des-Cascades jusqu’au 4 septembre.SOLANGE LÉVESQUE Cette pièce qui vieillit mal met en scène trop de clichés, émanant autant du texte que des gags qui en découlent Les personnages n’échappent pas à ce travers: ils sont davantage des types que de vraies personnes.Placés dans des situation cocasses, ils peuvent faire rire, mais on ne peut pas compter sur eux pour insuffler quelque finesse que ce soit au sein du comique: ils n’existent que pour la pièce et n’ont aucune substance en dehors d'elle.En conséquence, le rire demeure gros ou gras, superficiel, court de souffle.Il est bien téméraire, aujourd’hui, de vouloir amuser une salle avec des expressions comme «vieille sacoche» ou «la vache» (évoquant des femmes) et des emprunts comme «deux pelletées de raisins secs» ou «tout l’monde le fait, fais-le donc»; de tabler sur la répétition de jurons comme «barslak!» et sur des jeux de mots insignifiants comme «prendre le massage», ainsi que sur des blagues à double sens d’une déplorable faiblesse — à cet égard, on fait flèche de tout bois, allant jusqu’à miser sur l'ambiguïté racoleuse d’un anglicisme comme «c’est moi qui les a introduits».Il n’est pas moins discutable de courtiser les rires en cassant du sucre sur le dos des homosexuels.Le public rit, malgré tout, d’un rire qui emprunte souvent les accents dissonants du malaise.Il faut dire que l’histoire réserve un bon suspense: Jos Bleau profite de son horaire variable de chauffeur de taxi pour maintenir deux ménages à la fois, l’un à Longueuil, l’autre à Brassard.Cela à l’insu de ses deux épouses, bien entendu.Le décor symétrique représente deux séjours très beiges: côté jardin, nous sommes chez Carmen: côté cour, chez Thérèse, les deux femmes qu’une petite chorégraphie prometteuse nous fait découvrir dès le début sur un air de tango.Le grain de sable tombe dans l’engrenage le jour où Jos doit se rendre à l’hôpital à la suite d’un léger accident.Sa double vie est alors éventée par des policiers intrigués par sa double adresse.Deux voisins viennent multiplier les quiproquos: Gustave, le gaffeur opportuniste et Jeannot, un travesti.Cette comédie ne roule qu’à une condition: que les deux femmes demeurent dupes tout au long de la pièce.Car ce sont principalement Carmen et Thérèse qui font les frais de la farce dans cette enfilade de situations au sein desquelles Jos fait du slalom pour éviter qu’elles ne le démasquent.Dans l’esprit de la mise en scène de Martin Faucher, l’intérêt de Jos pour Thérèse et Carmen ne se résume d’ailleurs qu’à des prouesses sexuelles.Ces jeunes femmes n’existent que par lui: elle l’attendent.Nonobstant, ce sont tout de même Adèle Reinhardt et Maude Guérin qui s’en tirent le mieux sur le plan de l'interprétation et qui arrivent le plus, générosité et abnégation aidant, à faire croire à leur personnage, aussi ingrats que soient les rôles qu’elles ont à interpréter.Tony Conte (Gustave) ne se fatigue pas, plus habitué, sans doute, au travail actif de la caméra qu’aux exigences de la scène: Patrice Coquereau Oeannot) est parfait en travesti mais le type de «tapette» qu’il incarne est des plus convenus: ses tics langagiers et gestuels sont usés à la corde; on les a vus cent fois partout.Quant aux deux policiers incarnés par Donald Pilon et Jean Petitclerc, ils manquent cruellement d’un texte à se mettre sous la dent Le site exceptionnel de ce théâtre d’été fait déplorer que la qualité du spectacle ne soit pas équivalente.Redécouverte du travail d’un passionné de Dumas JENNIFER LITTLE AGENCE FRANCE-PRESSE Auckland — Un pharmacien néo-zélandais, Frank Reed, passionné par l’écrivain Alexandre Dumas, a passé sa vie à lire, collectionner et traduire tous les écrits du célèbre auteur français.À sa mort en 1953, ce collectionneur avait amassé près de 3500 ouvrages sur l’écrivain du XIXe siècle, soit la plus importante collection consacrée à Dumas en dehors des frontières françaises.Près de 50 ans plus tard, la collection de M.Reed qui regroupe des éditions françaises et britanniques de romans, pièces de théâtre, récits de voyages, articles, et même des manuscrits inédits, est minutieusement répertoriée par la ville d’Auckland avant d’être mise à la disposition du public.Le gouvernement français participe au financement de ce travail ainsi qu’à un projet appelé «Hommage à Dumas» pour lequel la bibliothèque d’Auckland éditera un CD-Rom, un livre et ouvrira un site sur Internet Frank Wild Reed, né en 1874 en Anglettre, a découvert Alexandre Dumas en lisant Le Collier de la reine à l’âge de 12 ans juste avant que ses parents ne quittent la Grande-Bretagne pour s’installer dans une petite ville de la Nouvelle-Zélande.Ce roman, a-t-il écrit plus tard, a constitué «une véritable révélation pour moi, un éveil».Le conservateur de la bibliothèque d’Auckland, Donald Kerr, dans son mémoire intitulé Frank W.Reed, l’Alexandrin des Antipodes révèle qu’à son arrivée en Nouvelle-Zélande le jeune Reed possédait déjà une douzaine d’œuvres de Dumas parmi lesquelles Le Collier de la reine.Sans jamais quitter la ville de Whangarei au nord d’Auckland, où il exerça la profession de pharmacien, Frank Reed gardait le contact avec des li- braires londoniens qui alimentaient sa passion.L’un de ces libraires, Robert Singleton Garnett, était connu pour être à l’époque le spécialiste britannique de Dumas.Les deux hommes se sont écrits pendant 16 ans, évoquant leur commune passion pour Dumas mais aussi des défaite de leurs vies privées et familiales.A sa mort, M.Garnett a légué au collectionneur néo-zélandais l’ensemble de sa collection de 740 ouvrages, y compris une version manuscrite par Alexandre Dumas lui-même de son œuvre Les Garibaldiens - Révolution de Sicile et de Naples.Frank Reed apprit seul à lire et écrire le Français afin de traduire les textes de Dumas que lui avait envoyés M.Garnett.Il a ainsi traduit 72 pièces ainsi que des articles et de petits écrits.Reed a également traduit un texte peu connu écrit par l’auteur français sur la Nouvelle-Zélande.Alexandre Dumas a en effet édité en 1859 sous le titre Les Baleiniers, le journal du D' Felix Maynard, un chirurgien qui a navigué dans les eaux de la Nouvelle-Zélande en 1837-38 et en 184546.La version traduite par M.Reed est sortie en 1937.Le collectionneur avait également regroupé divers documents historiques sur lesquels s’appuyaient Dumas pour écrire ses œuvres et des articles littéraires le concernant On trouve aussi dans sa collection des textes de chansons commises par l’écrivain français, ainsi qu’un pamphlet rédigé alors qu’il se présentait à des élections.En outre, M.Reed possédait diverses affiches des versions cinématographiques ou théâtrales des ouvrages d’Alexandre Dumas.Le gouvernement français a rendu hommage à Frank Reed en 1927 pour ses efforts en le décorant du titre d’officier d’Académie pour service rendu à la littérature.En 1934, il s’est également vu décerner les Palmes d’officier de l’Instruction publique.ARCHIVES LE DEVOIR C’est en lisant Le Collier de la reine d’Alexandre Dumas que Frank Wild Reed, à l’âge de 12 ans,‘a découvert ce grand auteur.Ce fut pour lui, «une véritable révélation, un éveil».1 IA TÉLÉVISION ¦HIM ¦IHiM K®" ¦(6) gzd a ?gdidsd ¦CB Les Mystérieuses cités d'or Watatatow Lingo Ce soir IB (D GD CE Gueule de star (18:30) Q Accent francophone (18:30) La Tête de l'emploi Un gars, une fille Cinéma / Y A-T-IL QUELQU'UN POUR TUER MA FEMME?(4) avec Danny De Vito, Bette Midler Le Téléjournal/Le Point Les Nouvelles du sport Cinéma/LES RACINES DU MAL (5) avec C.Lunghi, D.O'Connor (23:27) ¦oODlJC go o eu gtoauss ; 1(40) Sunset Beach (16:00) Le Grand Jeu / France Beaudoin, Manuel Hurtibise Le TVA Scènes de rue / Michel Barrette Fais-moi rire / Nanette Workman, Alain Dumas, Guy Nantel, GIITibo Tarzan Beverly Hills, 90210 Salle d'urgence Le TVA TVA Sports/ Loteries (22:49) Politiquement Colette (22:56) Pub (23:26) H® as d® 3(3® (4® .les découvreurs Teletubbies SOS bout du monde Le Monde merveilleux de Disney îles d'inspiration La Grande Saga des animaux Téléscience Cinéma /HORS SAISON (4) avec Sami Frey, Carlos Devesa Bergerac (22:4i 3) Les Règles dU jeu (23:44) Hm bj 5® gODdSSS Les Simpson Le Grand Journal Pas de vacances pour les idoles Les Indices pensables Partis pour l'été Faut le voir pour le croire Jardinons avec Albert Maison de rêve Friends (Entre amis) L'Été, Eau, Soleil Pas de vacances pour les idoles Le Grand Journal 110% Cinéma/ QUEIMADA (4) ¦(MD Le Journal FR2 Aujourd'hui Euronews Capital Actions Le Monde ce soir ApolloU (1/2) Le Journal RDI RDI à l'écoute Le Canada au ourd'hui ¦ m .(16:15) Journal suisse I Pyramide Voilà Paris La 50e Avenue Journal FR2 Les Moissons de l'océan .(21:05) Faits divers Journal beige Femmes /Échos du futur ¦ce .de fer (16:00) Bonanza Contact Animal Destination / Thaïlande Aventures Énigmes.Biographies / Le Bon Pape Jean De la Terre à I; a lune [Bonanza |gd Trauma (16:00) La Vie en vrac / Accouchement Combat.chefs Les Copines.Des histoires de famille Jeux de société/Communautaire Médecine enq.Devenir méd.L'Esprit trouble Hôpital Chicag lo Hope Les Copines.Ëj(MP) M'as-tU VU?/Clip (13:30) Novo Interfax Clip Platine Novo Clip M'as-tu vu?Beavls &.La Courbe Interfax Clip ËjfMX) MusiMax Collection (13:30) Bourbon Voyageur lEd Sullivan | Pop up vidéo Musicographie/Beach Boys Clips thématiques années 60 | Concert/Phil Collins Live in Paris [Musicographie/Beach Boys jjjCËE) Les Intrépides Les Aventures de Sinbad Chair de poule Premières Fois ¦(SE Les Zinzins.Scoobidou Cléo et Chico Crypte Show Bêtes à craquer | Ivanhoë Robin des bois [Drôle de voyou Barbe-Rouge Les Simpson |Cléo et Chico |Dieux.South Park | Les Simpson Splatl ¦sm Vélo de.Défi mini-putt Monde du golf Sports 30 Mag Baseball / Expos - Yankees Sports 30 Ma| 3 Tour de France Bq Wildlife Tales Street Cents The Simpsons Newswatch It's a Living Comics! Cinéma / SGT.BILK0 (5) qi/oo Qto\/û Martin Han Àwkrnurt National / CBC News The National Update News qce Newsday | avov iviu kl Mil| uuii nj m v ¦cuss Oprah (16:00) Home Improv.Drew Carey News Wheel of.Jeopardy Law & Order Ally McBeal Diagnosis Murder CTV News Hollywood Sq.Seinfeld Puise Access H.Raymond Café Campus Blues Puise / Sports ¦(MD Young.(16:00) Student Bodies Ready or Not Global News First Nat.News Cosby E.T.That 70 s Show Mad about you| The Hughleys Any Day Now PSI Factor ¦b) Wombles Noddy Country Mouse Kratts.Stuff | Vista/Whispers In Air Studio 2 TV0 Mystery / Wycliffe Hlstory/.Genocide Foretold (1/2) Studio 2 leu Rosie.(16:00) News ABC News Wheel of.Jeopardy 20/20 Monday Cinéma/ SEDUCTION IN A SMALL TOWN (5) av/nr Mnllsca fillhflrt .Infilv Fisher News Nightllne (23:35) gea Montel.(16:00) Friends E.T.¦HD The Nanny The Simpsons |M*A*S’H M*A*S*H Frasier News/Access Hex Rosie.(16:00) Seinfeld Friends News CBS News E.T.King of Queens Becker Everybody Loves Raymond Becker 48 Hours News Late Show (23:35) gam Oprah (16:00) News Real TV News CBS News Wheel of.Jeopardy Hœ Hollywood Sq.Oprah NBC News Jeopardy Wheel of.Suddenly Susan Caroline In the City Cinéma / WITNESS TO THE MOB (5) aunn Nirhnlas Turturro.Tnm Sizemore (2/2) The Tonight Show (23:35) Ijgjrïôn Rosie.(16:00) Live at Five Extra! Frasier Inside Edition SS es adz) Wishbone Bill Nye World News iNewshour Nightly Bus.Free Delivery Antiques Roadshow Frank Lloyd Wright Inside the Blui a Une Cinéma Zoom Bill Nye BBC News Nightly Bus.Newshour People's Century An American Masters Special Oliver Sacks: Thi 9 Mind Traveller World News Charlie Rose ¦(MM) VldeoF.(12:00) MuchMegaHits OnDemand Pop up Video Madonna 1 RapCIty VldeoFlow MuchDedlcatlons Pop up Video Classic.MuchMegaHits Madonna 1 H(M) 1999 Summe rX Games (16:00) Off the Record Sportsdesk Baseball / Braves - Blue Jays Tour de France [Sportsdesk CE SOIR Stéphane Baillargeon APOLLO 11: LES PREMIERS PAS SUR LA LUNE Demain, on célébrera le Sfr anniversaire du premier petit pas d’un homme sur la Lune qui fut aussi un pas de géant pour l’humanité.Ce premier épisode d’une série de deux est consacré à la mission d Apollo 11, qui a abouti là.RDI, 20h FRANK LLOYD WRIGHT La vie et l’œuvre du plus célèbre ar-dütecte américain, ici, sur Terre.PBS, 21h DE LA TERRE À LA LUNE Encore cette aventure vers la Lune, mais d’une manière plus critique et plus approfondie que dans la programmation de ce soir, à RDI.Cette autre série comprend quatre épisodes qui mettent en lumière le contexte politique de la course à la Lime tout en donnant la parole à plusieurs pionniers de la NASA, dont Donald Sleyton (du programme Mercury) et John Glenn, le premier Américain à avoir effectué un vol orbital.Canal D, 22h Classification des films: (1) Chef-d'œuvre — (2) Excellent — (3) Trisl LL L E I) E VOIR, LE LUNDI I !) JUILLET I 9 !» !» B 8 ?CULTURE* Festival de théâtre d’Avignon Le théâtre de la controverse Festival d’été de Québec Guitares divines sur la colline CHRISTIAN RIOUX ENVQYÉ DU DEVOIR A AVIGNON • Cf est pas du théâtre votre truc d'intellos!» Au beau milieu de la représentation de la cour du lycée Saint-Joseph, un spectateur s’est levé et a quitté la salle en lançant quelques gros mots.L’affaire n’était pas «arrangée avec le gars des vues».Pas plus que les huées de la fin qui se mêlaient aux applaudissements tout de même majoritaires.Dans La paisible unanimité qui règne cette année à Avignon la troupe italienne Rafaello Sanzio est venue jeter un gros pavé dans la mare.Un pavé en forme de notes de musique.La pièce composée à partir du Voyage au bout de la nuit ne cherche pas du tout à illustrer le roman de Céline.Elle se définit plutôt comme un concerto, puisque les grands romans sont aussi des partitions musicales, semblent nous dire les cinq comédiens venus de Cesana, près de Bologne, et dirigés par le metteur en scène Romeo Castellucci.Sur scène un cheval mort fait entendre sa respiration alors qu’un technicien règle le fond sonore pendant que deux femmes en noir récitent des extraits du livre avec des voix torturées.Les voix sont transformées électroniquement et sonnent comme des instruments.Pas besoin d’entendre les mots choisis d’abord et avant tout pour leur sonorité et destinés à nous faire pénétrer aux tréfonds de l’œuvre.C’est à un véritable voyage que nous invitent les comédiens italiens.Avec ces «vociférations musicales», Castellucci dit vouloir «chanter la cacophonie finale du siècle le plus bruyant de toutes les époques» et «arriver à l’intolérance du discours».Pour cela, il nous transporte au fil de quelques-uns des thèmes de l’œuvre de Céline illustrés par d’anciens films d’archives projetés sur deux écrans circulaires géants (les mêmes qu’utilise Edouard Lock dans sa dernière chorégraphie, Exauce).Le spectateur est transporté de la foire des Batignolles, dans le Paris du début du siècle, aux bordels parisiens de la même époque, en passant par l’Afrique coloniale, la guerre de 14 et l’Amérique de la révolution industrielle.Castellucci est celui qui avait présenté l’an dernier un Jules César complètement délirant qui se terminait avec des corps agonisants se déplaçant dans un véritable dépotoir.Un an plus tôt, il avait décroché le Masque de la production étrangère à Montréal, au Festival de théâtre des Amériques, avec son Orestea d’Eschyle.On peut accepter ou pas les théories complexes de l’auteur qui refuse toute illustration et a poussé l’audace jusqu’à faire jouer des handicapés ou des obèses dans ses pièces.Mais on peut difficilement se retenir d’entrer dans le Voyage auquel il nous convie et qui happe littéralement les spectateurs.Comment s’étonner que le spectacle n’ait pas fait l’unanimité.Céline n’a jamais fait dans le consensus mou.Le théâtre des handicapés Dans le genre provoquant, Geneviève de Kermabon avec son Richard III interprété par des handicapés ne parvient pas au même résultat.Pour interpréter le monstre sanguinaire de la tragédie de Shakespeare, elle a choisi Hervé Paillet, un comédien amputé du bas du corps et dont les déplacements sont normalement assurés par ses camarades,qui le transportent dans leurs bras.A cause d’un accident survenu pendant les répétitions, Hervé Paillet est à Avignon immobilisé sur une chaise, ce qui transforme considérablement le projet initial.Mais les comédiens ont fait le pari de jouer quand même.Geneviève de Kermabon veut nous montrer que le comportement cruel de Richard III est issu du regard inhumain que portent sur lui ses proches, dont sa mère.Shakespeare décrit l’usurpateur de la couronne d’Angleterre comme un être «difforme, inachevé, tout au plus à moitié fini, tellment estropié et contrefait que les chiens aboient quand il s’arrête près d'eux».Partout, cette spécialiste des spectacles de cirque accentue les défauts corporels de ses comédiens.Elle fait ressortir l’obésité de l’un, la démarche boiteuse ou les tremblements de l’autre.Sauf que ce qui réussit plutôt bien avec la plupart des interprètes échoue complètement dans le cas du rôle principal.Hervé Paillet ne maîtrise pas ce texte difficile.Malgré son handicap, il ressemble à un enfant de cœur plutôt qu’à cette «infection gangrenée de l’humanité» qu’il est sensé personnifier.Le handicap censé jouer un rôle dans cette pièce devient alors un simple objet de malaise.Comme quoi la simple provocation ne fait pas un spectacle.Enfin, grands dieux, enfin, le country-swing texan et le Québec n ’étaient plus incompatibles RENÉ MATHIEU LE DEVOIR y \« De l’estrade des VIP, on voyait surtout deux couleurs: le bleu des fleurdelisés sur la colline parlementaire, évidemment, mais aussi le blanc immaculé du gigantesque chapeau de cow-boy de Junior Brown.SYLVAIN CORMIER ENVOYÉ D.U DEVOIR À QUEBEC Samedi soir, de l’estrade des VIP, sponsors et médias au fond du parc de la Francophonie, on voyait surtout deux couleurs: le bleu des fleurdelisés sur la colline parlementaire, évidemment, mais aussi le blanc immaculé du gigantesque chapeau de cow-boy de Junior Brown, au milieu de la scène Molson Dry.De ces deux impacts sur l’iris, l’impression la plus forte était celle-là: enfin, grands dieux, enfin, le country-swing texan et le Québec n’étaient plus incompatibles.Comprenez que c’est un fan de country qui jubile ici, un fou du twang qui était allé jusqu’à Ottawa et Toronto pour voir jouer Junior Brown (en première partie des Mavericks) et ne croyait jamais que viendrait le jour où l’extraordinaire manieur de Guit-steel fi’hybride gui-tare/lap steel de son invention) pénétrerait nos chasses gardées.Merci, en cela, à Jean Beauchesne, programmateur inspiré du Festival d’été de Québec et grand amateur d’Americana: le risque était beau, et il a payé.Junior Brown, un diable d’homme Devant une foule plus qu’honorable, l’orage de l’après-midi ayant vidé Québec de ses festivaliers, Junior Brown a convaincu au premier solo que la musique country a les coudées bien plus franches au Texas qu’au pays de Gerry et Joanne.Large d’esprit?Il a trente-cinq ans de guitare et le lap steel dans les poignes, ce diable d’homme, et cela s’entendait: de Stevie Ray Vaughan à Jimi Hendrix à Scotty Moore à Dick Dale aux Ventures et jusqu’aux Play-boys de Bob Wills, il les possédait tous au bout des doigts, aussi rigoureusement respectueux des traditions du country (un hommage à Ernest Tubb) que capable d’audaces stylistiques illimitées: dans le Blue-grass Sugarfoot Rag, il est parvenu à citer Strangers In The Night, Diddley Daddy et.La Chanson de Lara.Ballade hawaïenne (Lovely Hula Hands), shuffle balançant (Tender Kisses), reprise épatante d’Elvis (Rock A-Hula Baby), rock’n’roll à fond Tes manettes (/ Hung It Up), blues psychédélique (Guit-Steel Blues), pot-pourri surf époustouflant (qui incluait le Pipeline des Chan-tays, le Walk Don’t Run des Ventures, le Secret Agent Man de Johnny Rivers et le thème d’Au-delà du réel), l’échantillonnage des genres était aussi riche que les solos de Guit-steel débordaient d’imagination: il y avait de quoi nourrir Xaficionado, impressionner le simple curieux et (Jistraire la petite famille de passage.A la fin, toutes les factions étaient représentées au comptoir de vente des compacts du Texan.Gageons qu'on le reverra.L’an prochain?La pleine semaine de Bob Point culminant, l’apothéose Junior Brown n’aura en rien occulté les mille joies partagées depuis lundi avec l’inépuisable Bob Brozman et sa ribambelle d’invités guitaristes, qui nichent déjà à demeure dans les mémoires.Si le nirvana atteint dès mardi en compagnie des maîtres indiens Debashish et Subhashish Bhattacharya ne fut jamais retrouvé, tout le monde s’est bigrement plu à Vive la France le 14 juillet: pour sa fête de guitare gitane à la française, Brozman avait vraiment rallié les meilleurs, dont l’accordéoniste de la Réunion René Lacaille et le guitariste Romane, digne héritier de Django Reinhardt.De musette en java, de Château de rêve à La Vie en rose (que Brozman appelait L'Avion rose.), le plaisir se propageait plus vite que la grippe espagnole au début du siècle.J’ai moins goûté les blues un tantinet répétitifs du guitariste grec George Pilali, sinon quand Brozman s’est amené, véritable machine à rythmes.Je n’ai pas eu grande patience non plus pour la rencontre de Brozman avec Djeli Moussa Diawa-ra et les divers autres musiciens africains, mais c’est ma faute: j’ai l’âme aussi tribale qu’un ermite.Cela dit, de ce spectacle comme des autres de la série Brozman, il me restera la très agréable sensation d’avoir parcouru la planète en six jours sur un tapis de cordes magiques.C’est mieux que Jules Verne et son ballon.Festival Juste pour rire CONCERTS CLASSIQUES Le grand déculottage Avec la pièce What The Butler Saw, nous en sommes quittes pour une bonne comédie, sans grand numéro d’acteur, où l’on peut goûter un texte dans lequel toutes les répliques portent.A cil WHAT THE BUTLER SAW De Joe Orton.Mise en scène: Joel Greenberg.Scénographie et costumes: William Chesney.Eclairages: Jean-Charles Martel.Avec Noel Burton, Harry Hill, Helen King, Bronwen Mantel, Brendan McClarty et Sven van de Ven.Présenté au Gésu jusqu’au 1" août dans le cadre du Festival Juste pour rire.HERVÉ GUAY Lf audace est au rendez-vous une fois de plus au volet théâtre anglais du Festival du rire.Après The Underdogs de William Weintraub, satire amusante d’un Québec souverain maltraitant ses anglos, l’on retrouve au programme cette année Joe Orton (1933-1967), l’un des jeunes hommes en colère produit par le théâtre britannique des années 1960.Un auteur qui s’est servi de l’humour pour décontenancer la bonne société londonienne.En fait, l’on connaît davantage la figure de l’auteur dramatique britannique depuis Prick up your ears, le populaire film de Stephen Frears où sa vie fantasque et sa fin tragique sont évoquées.Toujours est-il que l’on a rarement accès à ses pièces ici.Elles s’inscrivent dans la tradition anglaise du théâtre contestataire qui subvertit les formes dramatiques bourgeoises pour mieux saper les grandes institutions comme la police ou la famille.Si l’on me passe l’image, Joe Orton, c’est pour simplifier Genet égaré chez Feydeau.Avec la particularité que cet autre représentant notoire de la marge est plus spirituel que lyrique.Avec What The Butler Saw, Orton innove ainsi davantage sur le plan des thèmes que de la forme.Cette comédie d’erreurs se déroule dans une clinique psychiatrique où toutes les permutations d’identités, y compris sexuelles, sont permises, le motif de la folie aidant.Ce qui débute par une entrevue d’emploi un peu particulière débouche sur une saga familiale digne d’un roman picaresque.De plus, comme souvent au théâtre, lorsqu’une pièce est située dans un asile, il devient bientôt impossible de déterminer qui est fou et qui ne l’est pas.Cela étant, même en tenant compte de tous les subterfuges employés, l’on comprend quel a dû être le choc quand cette pièce, où l’on parle de sexualité sur tous les tons, a été jouée à Londres en 1969.Encore aujourd’hui, la verdeur de ces propos, qui ont beau bénéficier du célèbre flegme britannique quand ils sont prononcés, déconcerte parfois.D’ailleurs, c’est un peu ce qui manque chez les acteurs au début du spectacle que ce détachement typiquement bien britannique quand vient le temps de lancer une réplique.La chose est peut-être à mettre au compte de la nervosité puisque cela se replace en deuxième partie où l’on est saisi par le mouvement étourdissant donné à ces rebondissements incessants.Le mérite en revient au metteur en scène, Joel Greenberg, qui parvient à faire lever la mécanique comique complexe de ce vaudeville nouveau genre sans pouvoir compter sur une distribution constituée de véritables natures comiques.Pour compenser, il impose un rythme qui finit par porter les interprètes eux-mêmes, voire par emporter les spectateurs dans ce délire calculé.Du reste, Greenberg n’a pas jugé bon de réinventer la roue.Il a commandé un bon de décor de portes, éclairé comme une taverne.Il est allé droit au but avec des costumes évidents et de bon goût.En contraste, ce qui est de mauvais goût dans ce Joe Orton ressort davantage.Il a opté en outre pour une direction d’acteurs très ferme, laissant peu de place aux lazzi, ces petits intermèdes que se ménagent souvent les comiques.Aussi ai-je été agréablement surpris par la solide prestation des jeunes acteurs de What the Butler Saw.A commencer par Helen King, qui campe avec un aplomb certain Géraldine, la jeune fille venue innocemment demander un emploi de secré- taire auprès du Docteur Prentice.Qu’elle puisse avoir l’air si convaincue dans ce rôle si invraisemblable indique pour le moins un vrai tempérament d’actrice.Quant à Brendan McClarty (Nicholas Beckett), il ne perd pas contenance qu’il soit habillé en groom, vêtu d’une robe léopard ou nu comme un vers.Nous en sommes quittes pour une bonne comédie, sans grand numéro d’acteur, où l’on peut goûter un texte dans lequel toutes les répliques portent.Bref, alors que le majordome (butler) n’a rien vu — et pour cause, l’on ne voit pas l’ombre d’un majordome dans cette comédie — le spectateur, lui, en voit de toutes les couleurs: de la couleur peau à celle des sous-vêtements de tout acabit en passant par le blanc éclatant des camisoles de force et des sarraus de médecins.En un mot, l’on assiste à un grand «déculottage» qui a dû bousculer bien des certitudes en son temps.Et l’on mesure du coup le chemin parcouru en matière de libéralisation sexuelle depuis les années 1960.Promesses de l’opéra à Orford FESTIVAL ORFORD W.A Mozart: Cosi fan tutte, opéra en deux actes sur un livret de L Da Ponte.Ferrando: Eric Shaw, Gugliemo: Calvin Powell; Don Alfonso: Bruno Cormier, Fiordiligi: Barbara Hannigan; Dorabella: Sarah Lambert; Despina: Christine Saint-Gelais.Orchestre du Festival et chœur de stagiaires, dir.Yuli Turovsky.Mise en scène: Nathalie Deschamps; scénographie: Natalie Burman; éclairages: Gabriel Lévesque; costumes: Sophie Boivin.Salle Gilles-Lefebvre du Centre d’arts Orford, le 16 juillet 1999.Reprise les 17 et 18.FRANÇOIS TOUSIGNANT Depuis quelques étés, Yuli Turovsky nous convie à Orford pour entendre, et voir, de l’opéra.Les blés sont presque mûrs à l’école de musique du Centre d’arts et la moisson s’annonce bonne en ce qui concerne les chanteurs de demain.C’est le très heureux constat qu’on peut tirer de la présentation de Cosi fan tutte de la fin de semaine dernière.Mozart, on le sait, est un compositeur redoutable pour ses interprètes — tant les artistes en scène que les artisans de l’ombre.Il fallait donc une sérieuse dose de beau courage de la jeunesse pour s’attaquer à un opéra dont la distribution n’utilise que six chanteurs, constamment sollicités au maximum de leur capacité technique et musicale.D’une scénographie très réduite il faut tirer le maximum; le metteur en scène est alors sollicité et l’attention tout entière se porte uniquement vers les acteurs, l’œil n’ayant aucun fla-fla pour compenser une quelconque faiblesse.Dès la première de Ferrando lancée on se sent tout de suite en sécurité.Le jeune ténor Eric Shaw, comme la Fiordiligi de Barbara Hannigan qu’il cherchera à séduire, ne manque que d’un ingrédient: le temps, pour que sa voix prenne plus d’aplomb et de muscle.Pour le timbre, l’aisance en scène et le sens du style, tout est déjà là, ne demandant qu’à être affiné.Le reste de la distribution est un peu plus vert, ce qui est loin d’être un reproche dans une académie d’été.Ce qui importe, c’est comment ces chanteurs de demain apprivoisent le métier d’acteur.Ma foi, sous la gouverne de Nathalie Deschamps, fort bien.Elle sait inventer des mises en situation très dans l’art de la farce et pousser les interprètes dans un rythme du spectacle toujours soutenu.Parfois un peu trop d’ailleurs; voulant meubler tout le temps, elle semble oublier que parfois, chez Mozart, le temps s’arrête pour que la musique s’épanouisse.Par exemple, le trio du départ, après le magnifique quintette, a vu son effet musical gommé par des gouailleries un peu outrées.L’«orchestre du Festival», plus faible Il faut dire qu’elle devait effectivement gommer beaucoup des faiblesses de la fosse.Si, vocalement, Orford porte de beaux fruits cette année, instrumentalement, l’«or-chestre du Festival» fut notablement plus faible.Les bois, tous, ont fait preuve de trop d’insuffisances pour qu’on ne pense qu’à la nervosité.Plus que des bavures, des bafouillages très dérangeants, mais qui n’ont pas empêché Turovsky de rester ferme à la baguette, pour garder alerte le déroulement du spectacle.Un bon point, étonnant et stimulant, la réalisation au clavecin des récitatifs par Louise-André Baril.C’était très moderne; incisif, parfois oubliant les notes au profit de la touche de piquant qui fait sourire et qui anime le plateau.On lui savait mille talents; en voici un mille et unième.Cette touche apporte un grand plus à un spectacle non pas d’étudiants, mais de visions vers un bel avenir.L’enthousiasme et la qualité savent encore bien se conjuguer à Orford, et une telle réalisation devrait attirer encore davantage de stagiaires de haut niveau.Après tout, il n’y a que peu d’académies d’été qui se tournent vers l’opéra.
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