Le devoir, 16 juin 1999, Page(s) complémentaire(s)
?FONDÉ EN 1910 ?LES ACTUALITÉS Bouchard et Harel ont paniqué, dit Bourque, page A 8 PERSPECTIVES Le Bush nouveau HORIZONS La chronique de Josée Blanchette: Le temps des puces, page B1 LE MONDE Renié par l’Église, Milosevic joue les modérés, page B i $ 5 La presse américaine se retient pour ne pas couronner tout de suite le gouverneur texan George W.Bush, le fils de l’autre, à la présidence des États-Unis.Les élections n’auront pourtant lieu que dans dix-sept mois.Au vu de sa fulgurante progression politique, de l’ennui et de la rigidité que distille aussi le vice-président Al Gore, on comprend que ce soit tentant.Guy Taillefer ush fils a annoncé sa candidature dans l’Iowa samedi dernier à l’investiture républicaine; «Gore the Bore», comme on l’a surnommé, doit le faire aujourd’hui de sa résidence familiale du Tennessee.Le premier a le vent dans les voiles, le second s’enlise.Les sondages indiquent depuis des semaines que si les élections avaient lieu maintenant, M.Gore ne succéderait pas à Bill Clinton.Que M.Bush, que les sondés avouent par ailleurs mal connaître, au point de prendre parfois sa candidature pour celle de son père, le battrait à plates coutures.Que même Elizabeth Dole, elle aussi candidate à l’investiture républicaine, n’en ferait qu’une bouchée.En couverture des revues Time et Newsweek sorties cette semaine en kiosques, la tête de George W.Bush.Plusieurs pages de reportages plutôt entichés où l’on apprend qu’à l’âge de 40 ans, après un échec commercial dans le domaine de l’exploration pétrolière, sa vie ne semblait aller nulle part.Qu’à peu près au même moment il a vaincu l’alcool et trouvé Dieu.Dieu pour les républicains, c’est pour l’instant M.Bush.Sont telles les attentes à son sujet que son avion de campagne a été baptisé, avec dérision, Great Expectations.Les Américains sont encore à huit mois de la première élection primaire, qui doit lancer le processus de sélection des candidats à la présidence, qu’il s’en trouve pour dire que la course à l’in-?vestiture du GOP est déjà terminée.La vague de popularité qui le porte au sein du parti est phénoménale, les coffres de son organisation contiennent 20 millions de dollars, il accumule par centaines les appuis politiques.Ce qui pourrait à brève échéance noyer la campagne de ses rivaux, qui sont trois pour le moment, et les forcer à plier bagage.Son succès, M.Bush le doit à un concept flottant que les démocrates voudraient faire passer pour une contradiction dans les termes, celui de «conservatisme de compassion».L’objectif étant de regagner ce centre de l’échiquier politique que les républicains estiment leur avoir été chipé par M.Clinton.Dans ses quartiers les plus à droite, le parti soupçonne d’ailleurs M.Bush de n’être en réalité qu’un dérivé maison du «clintonisme», d’être prêt à vendre l’âme du GOP pour pouvoir prendre possession du bureau ovale.Pour le moment, pourtant, la mélasse des positions défendues par ce Texan de 52 ans n’a fait qu’une minorité de détracteurs dans la mesure où les républicains voient avant tout en lui le sauveur — à bottes de cow-boy — qui ira mettre fin à huit ans d’occupation démocrate à la Maison-Blanche.Un vieil organisateur républicain de la Caroline du Sud notait récemment qu’à l’issue d’une rencontre avec M.Bush, les militants de gauche comme de droite avaient le sentiment qu’il avait défendu leurs convictions.Et pour cause.Sa mélasse, il en teste l’efficacité depuis cinq ans à titre de gouverneur du Texas où il a été réélu avec 70 % des voix en novembre dernier.Une réélection qui a sans doute contribué à l’auréoler un peu plus encore, au vu des résultats décevants obtenus par les républicains au Congrès et que Newt Gingrich a payés de sa carrière.Ainsi, son «conservatisme de compassion» a-t-il consisté au Texas à couper les taxes, à insister sur l’amélioration du système d’éducation, à tenir un discours d’ouverture et à faire des nominations qui lui ont valu l’appui des minorités.Dans le même temps, il a appuyé une loi limitant le droit des gouvernements municipaux texaqs à poursuivre les fabricants d’armes.Gouverneur de l’Etat américain dont les couloirs de la mort sont les plus bondés du pays, il n’a jamais remis en doute une condamnation à la peine capitale — le cas de Stan Faul-der, qui doit être exécuté demain, l’a mis en exergue au Canada — malgré les soupçons bien documentés sur ljintégrité du système judiciaire et pénitentiaire texan.Elu président, il réformerait le système dç sécurité sociale en mobilisant contre la pauvreté les Eglises et les organisations caritatives, ces «soldats de l’armée de compassion» dont il juge les ressources sous-utilisées.Et il «recçnstruirait notre puissance militaire» pour protéger les Etats-Unis contre «ce monde dangereux».M.Bush a du centre une conception à angle obtus.Et dont la portée provoque dans les rangs démocrates, au vu des difficultés de départ qu’éprouve M.Gore, une nervosité certaine.À tel point d’ailleurs qu’un certain soir du mois de mai, le président Clinton prenait l’initiative de téléphoner à la rédaction du New York Times pour dire que non, la campagne de M.Gore ne l’inquiétait pas mais qu’il avait personnellement conseillé son vice-président sur la façon de paraître moins tendu et distant en public: «Je lui ai dit de prendre du bon temps en campagne.» Trop sérieux, Al Gore?Peut-être.Mais U lui faudra ensuite sortir de l’ombre de Bill Clinton.À ce titre, les conseils de Bush père pourraient également lui être utiles, qui en son temps avait eu du mal à s’affranchir de Ronald Reagan.•'mw* Bouchard s’engage à sévir Les infirmières tiennent le cap malgré tout et débrayeront encore demain JACQUES NADEAU LE DEVOIR «Le réseau de la santé éclate de toutes parts et on a beau lui mettre des “patchs”, ça n'empêche pas les abcès de crever.Aujourd'hui, les infirmières se battent pour la sécurité des malades aussi bien que pour la leur», dit la FIIQ.Les sources du conflit Précarité, listes de rappel et heures supplémentaires: un mal nécessaire dans le réseau de la santé?ISABELLE PARÉ LE DEVOIR L> origine du conflit qui oppose les infirmières du Qué-i bec au gouvernement se résume en peu de mots: surcharge de travail, précarité d’emploi et guerre larvée sur les affichages de postes.Autant de situations devenues le pain quotidien dans notre système de santé.A tort ou à raison?Dans le présent conflit, les infirmières ont fait de la lutte contre la précarité d’emploi leur cheval de bataille.Pas étonnant puisqu’au Québec, sur les 75 000 infirmières qui travaillent dans les hôpitaux, les CLSC et les centres d’hébergement, seulement 40 % ont un poste permanent à temps complet.Pas moins de 35 % des infirmières québécoises occupent un poste à temps partiel et LL OUI ULO 11.plus de 30 % des effectifs figurent sur des listes de rappel.La «dictature» des listes de rappel, qui condamne les infirmières à la précarité, est-elle là pour durer?Selon Gyslaine Desrosiers, présidente de l’Ordre des infirmières et infirmiers du Québec (OIIQ), l'hégémonie des listes de rappel est née avec l’ère des compressions budgétaires, au moment où les hôpitaux craignaient connue la peste d’avoir des surplus de personnel.«On appelle cela de la gestion au compte-gouttes.Les employeurs ont tellement peur de défoncer leurs budgets qu’ils préfèrent embaucher au besoin.Quant à moi, c’est un mode de gestion qui crée aujourd’hui des effets pervers», affirme Mme Desrosiers.Et ces effets pervers se traduisent notamment par l'in- VOIR PAGE A 8: CONFLIT ISABELLE PARÉ LOUISE LEDUC LE DEVOIR Après s’être montré hésitant au départ à sévir contre les infirmières en débrayage illégal hier, le premier ministre Lucien Bouchard a soutenu en fin de journée que la loi 160 en vigueur dans le domaine de la santé serait bel et bien appliquée, avec tout son mordant.«Le gouvernement et moi, nous estimons que la loi doit suivre son cours dans tous les dossiers sans exception», a insisté M.Bouchard.Dans le cas présent, a rappelé M.Bouchard, les infirmières s’exposent à deux types de sanction.D’une part, la loi 160 exige des établissements de santé qu’ils imposent des pénalités automatiques aux syndiqués.D’autre part, Québec pourra, de manière discrétionnaire, faire perdre une année d’ancienneté aux infirmières par journée de débrayage illégal.En sus, le premier ministre a aussi évoqué le recours à la loi pénale générale, rappelant que la Cour d’appel venait, par une récente décision, de donner raison au précédent gouvernement et de déclarer illégale cette autre grève des infirmières tenue en 1989.«Je comprends mal cette précipitation des infirmières qui, au moment de négocier les grands paramètres, y vont de gestes illégaux.Ça ne ressemble pas aux infirmières et ce n’est pas conforme à leur éthique», a répété Lucien Bouchard.Malgré toutes ces menaces, la FIIQ, qui représente 47 000 infirmières, tient le cap et ne voit pas comment une deuxième journée de débrayage, demain, pourra être évitée.Les deux parties se rencontraient bel et bien hier soir à Québec, mais la présidente de la FIIQ, Jennie Skene, affichait peu d’espoir d’assister à un déblocage de dernière minute.«Nous réévaluons la situation au fil des événements, et rien n’est impossible si les deux parties affichent une volonté réelle d’en arriver à une entente.Seulement, les heures passent», a-t-elle résumé.Dans les hôpitaux du Québec, la première journée de débrayage des infirmières, hier, a eu des conséquences majeures, bien que les services essentiels dans plusieurs unités, dont l’urgence, les soins intensifs et la radio-oncologie, étaient entièrement assurés.Ce sont surtout les patients des unités de médecine sur les étages des hôpitaux, où seulement de 10 à 20 % des effectifs étaient en place, qui ont écopé, affirme l’Association des hôpitaux du Québec.Les médecins, les cadres et les autres employés ont dû mettre la main à la pâte pour pallier l’absence des infirmières.Ironiquement, selon les infirmières, les services essentiels ont toutefois permis d’assurer la présence de plus d’infirmières qu’en temps normal dans certaines unités, où les hôpitaux fonctionnent souvent en deçà des quotas requis par la loi en raison de pénurie de personnel.D’ores et déjà, on sait que de nombreuses chirurgies non urgentes ou électives prévues pour le reste de la semaine, pour lesquelles les patients doivent être hospitalisés à l’avance, ont été annulées.Au CHUM, toutes les chirurgies électives ont de fait été reportées à la semaine prochaine.Au premier ministre Lucien Bouchard qui avait la veille jugé «inacceptable» un débrayage illégal dans le milieu de la santé, la FIIQ a répliqué qu’il y avait dix ans qu’elle n’avait pas agi de la sorte et que cette fois la coupe avait débordé.«Le réseau de la santé éclate de toutes parts et on a beau lui mettre des “patchs”, ça n’empêche pas les abcès de crever.Aujourd’hui, les infirmières se battent pour la sécurité VOIR PAGE A 8: INFIRMIÈRES Lire aussi Les «filles» sont gonflées à bloc, page A 3 L’éditorial de J.-R.Sansfaçon, page A 6 «Je comprends mal cette précipitation des infirmières qui, au moment de négocier les grands paramètres, y vont de gestes illégaux.Ça ne ressemble pas aux infirmières et ce n’est pas conforme à leur éthique.» Les parents ne digèrent pas la note: l’examen de physique est annulé Les parents ont bel et bien des pouvoirs pédagogiques accrus depuis l’adoption de la nouvelle Loi sur l’instruction publique, l’an dernier.Un père vient d’obtenir l’annulation d’un examen de physique fait par sa fille en novembre dernier.Les enseignants trouvent que cette loi fait bien peu de cas de leur autonomie professionnelle.Québec interdira les accouchements à domicile ROBERT DUTRISAC DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC MÉTÉO Montréal Ciel variable.Risque d’averses en après-midi.Max: 20 Min: 3 Québec Ciel variable.Max: 20 Min: 3 Détails, page A 5 INDEX Annonces.B 6 Le monde.B 5 Avis publics.A 5 Culture.B 8 Économie.B 2 Éditorial.A 6 Les sports.B 6 Montréal.A 3 Mots croisés.A 5 Politique.A 5 Horizons.B1 Télévision.B 7 www.ledevoir.com PAULE DES RIVIÈRES LE DEVOIR Leur fille, inscrite en secondaire V à l’école So-phie-Barat, a échoué à un examen de physique.Ses parents ne l’ont pas digéré.Ils ont contesté la notation auprès du prof, auprès du directeur de l’école et auprès du directeur du regroupement nord de la CSDM, sans succès.Tenaces, ils se sont ensuite adressés au conseil des commissaires de la Commission scolaire de Montréal, qui a décrété le 19 mai dernier l’annulation de l’examen pour les quatre classes d’élèves qui l’avaient subi.«Avec cette histoire, nous piétinons l’autonomie professionnelle des enseignants», s’insurge l’Alliance des professeurs de Montréal, dont la présidente, Monique Séguin, exigera ce soir des clarifications sur le rôle des commissaires en matière de révision des examens lors de l’assemblée publique de la CSDM.«Les commissaires n’ont rien à voir là-dedans», tranche l’alliance.La présidente de la commission scolaire, Diane De Courcy, ne tient pas non plus à mettre son nez dans de tels litiges.Elle souhaite adopter «une politique claire de règlement des conflits» et envisage la nomination d’un ombudsman.Ceci étant, en ce qui a trait à l’examen de physique 534 donné aux élèves le 25 novembre dernier, «nous avons fait savoir à l’enseignant que les problèmes entourant VOIR PAGE A 8: PARENTS Le gouvernement s’apprête à adopter un projet de loi qui, tout en permettant aux sages-femmes de faire des accouchements dans des maisons de naissance, touchera d’illégalité les mêmes accouchements pratiqués à domicile.Les sages-femmes, qui font des accouchements à domicile sans être inquiétées à l’heure actuelle, seront passibles de sanctions et d’amendes pour pratiques illégales de la profession de la part de leur ordre professionnel.Péquistes et libéraux viennent de s’entendre pour amender le projet de loi sur les sages-femmes dont la pratique devra désormais être soumise au Code des professions.Selon l’amendement présenté par le député libéral de Choinedey, Thomas Mulcair, l’approbation des normes de pratique et des conditions d’exercice des accouchements à domicile, telles qu’elles seront déterminées par le bureau du nouvel Ordre des sages-femmes, passera par VOIR PAGE A 8: ACCOUCHEMENTS 4 778313000665 L E I) E V 0 I H .LE M E R C R EDI I li .1 11 I N I !) !) !) ti (i LE DEVOIR La réserve de sang: 5 jours Groupes sanguins en demande aujourd'hui héma-québec Info-collecte: 832-0873 LES SPORTS EN BREF Un long et dur combat pour Grant (PC) — Sur son lit d’hôpital, le boxeur montréalais Otis Grant livre présentement le plus dur combat de sa carrière.Grièvement blessé dans un accident de la route jeudi, son état de santé préoccupe toujours ses médecins même si sa vie n’est pas en danger.«On se croise les doigts, a précisé son gérant Russ Anber.Otis livre un très long combat cette fins, un 15 rounds.» Grant, dont le véhicule a été frappé de plein fouet par une automobile circulant en sens inverse sur l’autoroute des Laurentides, souffre de multiples fractures aux côtes, d’une fracture à l’épaule et de problèmes respiratoires.D est toujours dans l’unité des soins intensifs à l’hôpital de Saint-Jérôme.«Ce qui inquiète le plus les médecins, ce sont les blessures au poumon.Il est toujours branché à un respirateur.La situation est très délicate.» D est beaucoup trop tôt pour savoir si sa carrière est menacée et, de toute façon, c’est le dernier des soucis de Ànber.«Le plus important pour l’instant, c’est de savoir s’il pourra de nouveau jouer avec sa fille ou la prendre dans ses bras.» Ce sera difficile pour Sampras à Wimbledon Wimbledon (AP) — Pete Sampras, tenant du titre et cinq fois champion, se prépare à un tournoi de Wimbledon difficile.LAméricain, qui vient de s’imposer sur le gazon du Queen’s, soit sa première victoire en tournoi depuis octobre, affrontera au premier tour de la deuxième levée du Grand Chelem, qui débute le 21 juin, l’Australien Scott Draper.Pete Sampras S’il passe Draper sacré au Queen’s l’an dernier, il pourrait affronter en quart de finale un autre redoutable Australien, Mark Philippoussis.Sampras a retrouvé, lundi, sa place de numéro un mondial, et s’il tient trois semaines, il battra le record absolu de 270 semaines de leader à l’ATP détenu par Ivan LendL 86 e Tour de France Qui sera au départ?ASSOCIATED PRESS Paris — Le profil du peloton du prochain Tour de France cycliste (3 au 25 juillet) ne devrait avoir qu’un lointain rapport avec celui éclaboussé par l’«affaire Festina» l’an dernier.Les organisateurs de la Grande Boucle annonceront, aujourd’hui, à Paris, la liste des participants à cette 86'' édition qui s’élancera du Puy-du-Fou, et où devraient manquer quelques géants comme Marco Pan-tani et Richard Virenque, et plusieurs formations «haut de gamme».«Nous allons récuser tous ceux qui, pour fait de dopage, nous amèneraient à penser que leur présence n’est pas souhaitable pour la réputation du Tour de France ou dont la présence pourrait constituer un trouble pour son déroulement», a prévenu Jean-Marie Leblanc, le «patron» de l’épreuve, dans une entrevue publiée récemment par le magazine L’Équipe.Pantani, exclu du Giro pour un taux hématocrite trop élevé, a pris les devants en manifestant à plusieurs reprises son intention de ne pas défendre son titre dans la Grande Boucle, prétextant un parcours pas assez montagneux; quant à Virenque, mis en examen pour «complicité de facilitation, d’incitation à l’usage et administration de produits dopants» dans l’«affaire Festina», il souhaiterait se refaire une virginité sous le maillot Polti en courant le Tour de France.La présomption d’innocence invoquée notamment par le juge lillois Patrick Keil pour faire valoir que rien n’interdit à Virenque de participer au Tour de France, n’est pas de nature à impressionner les organisateurs de l’épreuve.«La présomption d’innocence?Tant pis! Un organisateur cycliste n’a pas d’obligation de sélectionner Untel ou Un-tel, et nous avons le droit de prendre des précautions, même le devoir.Nous serons sans faiblesse», a souligné Leblanc.Seuls 88 concurrents avaient franchi l’an dernier la ligne d’arrivée sur les Champs-Elysées.Sept personnes — encadrement et coureurs — avaient été mises en examen pendant les trois semaines de courses, et sept des 21 équipes engagées avaient quitté la Grande Boucle pendant l’épreuve, notamment les quatre formations espagnoles.Sabres 2 Stars 1 Hasek ferme la porte FRANCOIS LEMENU PRESSE CANADIENNE Buffalo — La défensive des Stars de Dallas ne commet pas souvent d’erreurs.Mais des bévues des défenseurs Shawn Chambers et Craig Ludwig ont mené aux deux buts des Sabres de Buffalo, qui l’ont emporté 2-1, hier soir, au Marine Midland Arena, dans le quatrième match de la finale de la coupe Stanley.Ce gain a permis aux Sabres de créer l’égalité dans la série deux victoires partout.Le cinquième match aura lieu, jeudi, à Dallas.Geoff Sanderson et Dixon Ward ont réussi les buts du Buffalo.Jere Lehtinen, en avantage numérique, a marqué celui du Dallas.Les Sabres se devaient de l’emporter au risque de se retrouver dans une situation quasi désespérée.Les joueurs de Lindy Ruff ont joué un match inspiré comme s’il n’y avait pas de lendemain.Les Stars, privés de Brett Hull, n’ont pas livré un mauvais match.Sauf que Dominik Hasek leur a fermé la porte en repoussant 30 rondelles.En troisième, le ‘Dominator’ a réalisé quelques arrêts spectaculaires alors que les Sabres étaient limités à deux lancers.Un beau sprint Les Sabres ont entrepris le match avec énergie.Quelques mises en échec —14 contre huit en première période — et un bon échec-avant ont créé de la confusion dans le camp des Stars.Les Sabres ont ainsi marqué le premier but à 8:09 du premier vingt à la suite d’un beau sprint de Sanderson.Pat Verbeek a cherché à remettre le disque à Shawn Chambers à la ligne bleue du Buffalo.Mais le défenseur des Stars n’a pu le contrôler.Sanderson s’en est emparé pour filer seul vers Ed Belfour.Une feinte de lancer lui a permis de glisser la rondelle dans un but partiellement abandonné.Wayne Primeau s’est ensuite vu im- poser une pénalité pour obstruction.Lehtinen en a profité pour créer l’égalité à 10:14 d’un tir sur réception.Mike Mo dano l’avait bien repéré dans l’enclave.Craig Ludwig a vécu une deuxième période difficile.Le vétéran défenseur de 38 ans a été directement responsable du but de Ward à 7:37 de l’engagement.Ward a intercepté la passe sautillante que Ludwig destinait à son partenaire Chambers.Une enjambée et l’attaquant du Buffalo déjouait Belfour d’un tir sec.L’entraîneur Ken Hitchcock n’était pas content Ce but a ravivé l’attaque des Sabres.Le trio de Ward-Peca-Varada, de retour sur la glace, a ensute réussi une présence remarquable.Au point où Ludwig a écopé une punition.Belfour a sauvé les meubles en bloquant un tir de Joé Juneau.Le reste de la période a donné lieu à du jeu endiablé.Les gardiens Hasek et Belfour ont même été bousculés, ce qui a mené à une mêlée en fin de période.Du véritable hockey de séries.Cardinals 3 Expos 2 Des erreurs de Cabrera et Andrews coulent les Expos RICHARD MI LO PRESSE CANADIENNE St.Louis — Ce fut une mauvaise défaite.Mike Thurman n’a rien à se reprocher.La défensive l’a laissé tomber.Deux erreurs dans la même manche ont causé la défaite des Expos, qui se sont inclinés 3-2 contre les Cards devant 34 222 personnes.Les Expos n’ont subi qu’une deuxième défaite à leurs huit derniers matchs.En six manches, Thurman (2-4) n’a donné que quatre coups sûrs et trois points, un seul mérité.Les Cards ont effectué une poussée de trois points à la sixième en profitant d’erreurs commises par Shane Andrews et Orlando Cabrera, sa troisième seulement de la saison.La dernière erreur de Cabrera remontait au 27 avril.Le joueur d’arrêt-court n’avait commis aucune erreur en 42 matchs.Deux points ont été inscrits quand un roulant de Thomas Howard lui a filé entre les jambes.Andrews, lui, a échappé un faible roulant de Ray Lankford, ce qui a permis aux Cards de remplir les buts.Fernando Tatis a ensuite été retiré au champ droit à la suite d’un ballon pour le deuxième retrait.Thurman a retiré les 11 premiers frappeurs des Cards.Il n’a effectué que 83 lancers et il a donné deux buts sur balles, les deux à Mark McGwire.Les Expos détenaient une avance de 2-0 grâce au huitième circuit de Jose Vidro, un coup réussi après un simple de Vladimir Guerrero à la deuxième.La poussée de trois points a été amorcée par un triple du lanceur José Jimenez, son premier en carrière.Jimenez (3-7) a remporté sa première victoire en 10 départs.Il était 0-7 à ses neuf derniers départs.En sept manches et deux tiers, il a donné quatre coups sûrs et deux points.Orlando Merced a joué les rabat-joie à la première en saisissant un coup de Mark McGwire à la clôture du champ gauche.La foule croyait que la balle allait franchir la clôture mais Merced a bondi pour la capter.Il a appuyé son gant sur le dessus de la clôture.Shane Andrews a mis fin à une séquence de 0-en-18 avec un simple, à la cinquième.Avec deux coureurs en position de compter, il a ensuite été retiré au bâton, à la sixième.Ricky Bottalico a enregistré son septième sauvetage.HOCKEY Coupe Stanley Jeudi Buffalo 2 Dallas 4 Samedi Dallas 2 Buffalo 1 Hier Dallas 1 Buffalo 2 (La série est égale 2-2) Demain Buffalo à Dallas, 20h.(SRC, FOX) BASEBALL LIGUE NATIONALE Lundi Inter-ligues Cincinnati 8 New York 4 Milwaukee 5 Chicago 1 Houston 10 Atlanta 4 Montréal 7 St.Louis 5 Colorado 5 San Francisco 4 Arizona 2 Floride 0 Hier New York 11 Cincinnati 3 Atlanta 4 Houston 3 St.Louis 3 Montréal 2 Chicago à Milwaukee San Francisco au Colorado Floride en Arizona Philadelphie à San Diego Pittsburgh à Los Angeles Aujourd’hui New York (Yoshii 5-5) à Cincinnati (Parris 4-0), 12h35 Chicago (Trachsel 2-8) à Milwaukee (Nomo 3-1), 14h05 San Francisco (Gardner 0-5) au Colorado (Kile 4-3), 15h05 Atlanta (Maddux 5-4) à Houston (Bergman 4-2), 20h05 Montréal (Batista 6-2) à St.Louis (Acevedo 4-1), 20h10 Floride (Meadows 5-6) en Arizona (Reynoso 4-1), 22h05 Pittsburgh (Cordova 2-2) à Los Angeles (C.Perez 2-8), 22h35 Philadelphie (Wolf 1-0) à San Diego (Hitchcock 4-5), 22h35 Demain Philadelphie à San Diego, 17h05 Milwaukee à Cincinnati, 19h05 Atlanta à Houston, 20h05 New York à St.Louis, 20h10 Chicago à San Francisco, 22h05 Pittsburgh à Los Angeles, 22h10 Vendredi Milwaukee à Cincinnati, 19h05.Montréal à Houston, 20h05.New York à St.Louis, 20h10.Roride au Colorado, 21h05.Atlanta en Arizona, 22h05.Pittsburgh à San Diego, 22h05.Philadelphie à Los Angeles, 22h10.Chicago à San Francisco, 22h35.Téléphone: 985-3322 [, E $ PETITES xYNNONCES Télécopieur: 985-3340 1 • N •D • E 'X REGROUPEMENTS DE RUBRIQUES 100 • 199 IMMOBILIER RÉSIDENTIEL 100» 150 Achat-vente-échange ^ 160» 199 Location j 200 • 299 IMMOBILIER COMMERCIAL 200 > 250 Achat-vente-échange 251 • 299 Location 300 • 399 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