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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
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  • Journaux
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quotidien
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Références

Le devoir, 1999-06-11, Collections de BAnQ.

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LE DEVOIR PERSPECTIVES Chacun son métier.Si les jeunes du secondaire boudent la formation professionnelle depuis 20 ans, les commissions scolaires, elles, annoncent des relances de ce secteur depuis 30 ans, avec, il faut le dire, de piètres résultats.Elles tentent à nouveau leur chance en s’engageant à faire passer les jeunes de ce secteur de 12 à 50 % en dix ans.Les commissions scolaires blâment les parents, coupables de pousser leurs enfants vers le droit ou la médecine même s’ils n’ont pas l’étoffe pour compléter une telle formation.Elles dénoncent le discours voulant qu’il n’y ait pas de salut hors de l’université.La semaine dernière, au congrès de la Fédération des commissions scolaires, l’ex-ministre libéral de l’Industrie et du Commerce, Gérald Tremblay, aussi président du 35' Mondial des métiers, prévu pour l’automne à Montréal, a clamé devant des centaines de commissaires qu’il serait très lier s’il avait une fille qui voulait être coiffeuse.Il a été bien reçu par des commissaires qui veulent briser le mythe selon lequel la formation professionnelle serait un cul-de-sac.Les commissions scolaires croient qu’une valorisation de l’enseignement technique résoudrait le grave problème du décrochage au niveau secondaire tout en donnant au Québec les travailleurs qualifiés dont il manque cruellement.Elles ont raison, mais le chemin qu’elles ont proposé la semaine dernière suppose une réforme de l’ensemble de l’enseignement secondaire, où la place de la formation générale, si fondamentale, demeure obscure.Les commissions scolaires proposent que les élèves qui optent pour la formation technique en secondaire IV ou V puissent revenir et avoir accès au cégep puis à l’université.«Un jeune du secondaire général prend un cours d'introduction en informatique pendant qu’un jeune au secteur professionnel étudie l’électroménager de systèmes informatisés.Pourquoi dira-t-on que la seconde formation est plus “cheap" que la première?», demande Berthier Dolbec, de la Fédération des commissions scolaires.Ce dernier croit aussi que les connaissances en physique de l’élève qui aura complété deux ans de formation professionnelle (en métallurgie ou en hydraulique, par exemple) seront équivalentes à celles du jeune du secteur général.L’un et l’autre devraient pouvoir entrer au cégep et suivre les mêmes cours de physique ou de mathématiques, poursuit M.Dolbec en cachant mal une profonde irritation envers le réseau collégial qui, il y a deux ans, a haussé les exigences d’entrée.«Je veux bien rêver avec eux, mais les cégeps sont là pour desservir les jeunes tels qu’ils existent, pas les jeunes dont on peut rêver», plaide M.Dolbec.Les collèges, eux, voient les choses d’un autre œil.Pour eux, il n’est pas question de fermer les yeux sur d’éventuelles lacunes en formation générale.Qu’ils convoitent le secteur préuniversitaire ou général du cégep, qu’ils aient suivi une formation générale ou professionnelle au secondaire, tous les jeunes devront posséder une culture générale.La Fédération des cégeps ne ferme pas la porte à la reconnaissance d'équivalences mais demeure prudente.On le voit, tous les éléments d’un beau conflit sont réunis.D’un côté, ceux qui souhaitent ajuster le système pour garder le plus grand nombre possible d’enfants à l’école.De l’autre, ceux qui croient qu’il est impérieux de ne faire aucune concession en ce qui a trait à la qualité de la formation générale.Le ministre de l’Éducation, François Legault, ne reconnaissait-il pas récemment que si les entreprises sont généralement satisfaites des compétences professionnelles des jeunes, elles se plaignent en revanche de leurs difficultés avec la langue maternelle et la langue seconde?Il reste que cet accent des commissions scolaires sur la formation professionnelle a tout pour emballer non seulement le ministre de l’Éducation mais le premier ministre, qui a parlé, lors de l’assermentation du conseil des ministres, le 15 décembre dernier, de «la révolution de la formation technique et professionnelle».Diverses études québécoises viennent confirmer que le nombre de jeunes qui s’inscrivent en formation professionnelle est quatre fois plus élevé dims les deux tiers des pays de l’OCDE.Il est clair que de nombreux pays ont développé une culture en ce domaine.Par exemple, le système des apprentis en Allemagne permet aux jeunes d’être pris en charge assez tôt dans leur vie par des entreprises.II reste que le taux de chômage des jeunes est élevé, plus qu’ici, dans de nombreux pays européens.Et tout le monde le dit, une formation trop pointue ne rend service à personne, surtout si elle est dispensée tôt dans la vie.Mais pendant que l’opposition entre formation générale et formation professionnelle reste entière, il s’en trouve plusieurs pour montrer du doigt un autre mal, soit le statut précaire de 85 % des 7500 enseignants de ce secteur, oubliés de la CEQ comme des commissions scolaires.Paule des Ri vières s T ?xjjm'Jt M É Montréal Ensoleillé.Chaud et humide.Max: 30 Min: 15 T É 0 Québec Ensoleillé.Chaud.Max: 29 Min: M Détails, page B 6 -Q O 1 N 1) E X À Voir .B 10 la?monde .137 Annonces.A4 Les sports .13 6 Avis publics.B 6 Montréal .A3 Culture .B 8 Mots croisés.13 6 Économie.AO Politique .A 5 Editorial .A 8 Télévision .13 8 www.ledevoir.com M 0 N T R.É A L , IDÉES Normand Baillargeon: Les chiens ont soif, page A 9 L E V E N 1) R E D I 11 .1 P I N I !) !! !) POLITIQUE Secteur public: les négociations piétinent, page A 5 ?8 7 C + T A X K S = I $ / T O » O X Tl) 1 $ -j PLAISIRS Sociologie de la danseuse nue, page B 1 1 YANNIS Ht: H KAKI RKUTERS Des soldats américains ont débarqué près de Skopje, en Macédoine, avant d’amorcer leur mission de paix au Kosovo.Iœs troupes serbes ont quitté triomphalement la province yougoslave après la signature du traité entre l’OTAN et le gouvernement Milosevic.Louise Arbour fait le saut La procureure en chef du TPI quitte son siège pour devenir juge à la Cour suprême du Canada La paix s’annonce fragile Le Conseil de sécurité de l’ONU autorise l’envoi d’une force internationale au Kosovo D'APRÈS ASSOCIATED PRESS, LA PRESSE CANADIENNE ET REUTERS Nations unies — Le Conseil de sécurité de l’ONU a donné hier son feu vert à l’envoi d’une force internationale au Kosovo en vue d’assurer le retour en toute sécurité de quelque 860 000 réfugiés chassés de la province serbe.Le conseil a adopté la résolution autorisant le déploiement de la KFOR par 14 voix pour et une abstention, celle de la Chine.La résolution 1244 appelle également les Nations unies à s’atteler à la reconstruction de la province, détruite par la guerre et par les 11 semaines de bombardements de l’OTAN, et à créer une administration civile Ryan démolit Turnon sociale MICHEL VEN NE LE DEVOIR Dans un texte à paraître dans le numéro courant de la revue canadienne Inroads, l’ancien chef du Parti libéral du Québec, Claude Ryan, propose une critique virulente de l’entente sur l'union sociale conclue le 4 février entre le gouvernement fédéral et les provinces, sauf le Québec.M.Ryan dénonce d’abord la «rupture déplorable» à laquelle a donné lieu cette négociation.Contrairement à ceux qui disent que c’est Lucien Bouchard qui s’est volontairement isolé en refusant de signer l’entente, l’ancien ministre de Robert Bourassa affirme que le Québec «fut lâché par ses partenaires au moment crucial de la décision».VOIR PAGE A 10: RYAN provisoire qui donnerait une autonomie substantielle au Kosovo.«Aujourd'hui, nous voyons au moins le début de la fin d’un chapitre sombre et désespéré dans l’histoire des Balkans», a déclaré Kofi Annan au conseil.Le secrétaire général des Nations unies a toutefois prévenu que l’avenir du Kosovo était loin d’être sûr et nécessitait l’engagement de la communauté internationale pour permettre aux milliers de réfugiés de rentrer chez eux sans danger et de reconstruire leurs vies après la plus grave crise de réfugiés qu’ait connue l’Europe depuis la Seconde Guerre mondiale.«Après la violence, les abus en matière de droits de l’homme, les expulsions et la dévastation de ¦ L’éditorial de Guy Taillefer, page A 8 l’année dernière, la tâche de reconstruction du Kosovo» et du rétablissement d’un semblant de rie normale est «immense», a-t-il dit.Les 15 pays membres du Conseil de sécurité ont voté après l’annonce de la suspension des bombardements sur la Yougoslavie par le secrétaire général de l’OTAN, Javier Solana, l’Alliance atlantique ayant observé un début de retrait des troupes serbes du Kosovo.Les premiers éléments de la force, composée de militaires de pays membres de l’OTAN et d’autres pays, pourraient arriver dès aujourd’hui, selon M.Solana.La Chine et la Russie avaient refusé de voter tant que l’OTAN n’aurait pas cessé ses opérations aériennes.Pékin avait tenté de VOIR PAGE A 10: PAIX La presse, ce mal nécessaire.RKUTERS JACQUES VILLENEUVE s’est soumis à une autre conférence de presse hier, épreuve qu’il aurait bien échangée contre un après-midi sur le bord de la piscine, a-t-il avoué.Malgré tout, il affirme que les journalistes sont plus respectueux, même si on lui pose beaucoup de questions sur sa vie amoureuse.Pendant ce temps, le festival de la course automobile se transporte au centre-ville de Montréal.À lire en pages A 3 et B 6.MANON CORNELLIER DE NOTRE BUREAU D’OTTAWA Après des mois de spéculations, la procureure en chef du Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie, la Canadienne Louise Arbour, a finalement décidé de quitter son poste pour siéger à la Cour suprême du Canada.La ministre de la Justice, Anne McLel-lan, en a fait l’annonce hier, quelques heures à peine après l’adoption par le Conseil de sécurité des Nations unies d’une résolution entérinant le plan de paix pour le Kosovo.Cette nomination survient aussi deux semaines après que Mme Arbour a fait le geste sans précédent d’inculper pour crimes contre l’humanité un chef de gouvernement en exercice, le président yougoslave Slobodan Milosevic.Quatre de ses acolytes ont fait l’objet d’accusations similaires.Elle empêchait du même coup que M.Milosevic puisse négocier son impunité et mettait les diplomates au pied du mur.Mme Arbour entrera en fonction à la Cour suprême le 15 septembre prochain, mettant fin un an plus tôt que prévu à son mandat de quatre ans.Elle occupera un des trois postes ontariens, en remplacement du juge Peter Cory, qui a pris sa retraite le 1" juin dernier.Son arrivée portera à trois le nombre de femmes siégeant à la Cour suprême, une première dans l’histoire de ce tribunal.Ce sera aussi la première fois que le banc de neuf juges sera majoritairement francophone.La candidature de Mme Arbour faisait l’objet de spéculations depuis des mois.Le premier ministre Jean Chrétien n’avait toutefois pas caché il y a quelque temps qu’elle était sa candidate préférée.Il avait pensé la nommer en novembre 1997, au moment de remplacer le juge John Sopinka qui était décédé subitement.Elle n’avait pas été retenue pour ne pas interrompre trop rapidement son mandat au Tribunal international.On craignait à l’époque, et il y a encore quelques mois, que son départ nuise aux travaux du Tribunal international.Sa décision, il y a deux semaines, de porter des accusations contre M.Milosevic ont calmé ces inquiétudes, note Errol Mendes, directeur du Centre de recherche et d’enseignement sur les droits de la personne de l’Université d’Ottawa.VOIR PAGE A 10: ARBOUR Louise Arbour Sécuritaires, les refuges pour femmes battues ?À Saint-Jean-sur-Richelieu, une femme a été assassinée parson conjoint alors qu’elle séjournait dans une maison pour femmes violentées ÉRIC DESROSIERS LE DEVOIR Une femme a été assassinée par son conjoint, dans la nuit de mercredi à hier, à Saint-Jean-sur-Richelieu, dans la maison pour femmes violentées où elle avait trouvé refuge.Consternées par cette première tragédie du genre au Québec, les intervenantes dans le domaine ne jugent toutefois pas souhaitable de remettre en cause le fonctionnement de ces maisons d’hébergement La victime, âgée de 42 ans, dont l’identité n’a pas été officiellement dévoilée, a été abattue de sept coups de feu et serait morte sur le coup.Son conjoint, un menuisier-contracteur de 44 ans qui s’est rendu, quelques heures plus tard, à la police du Haut-Richelieu accompagné de son avocat, comparaîtra aujourd'hui au Palais de justice de Saint-Jean.Il n’avait aucun antécédent criminel.La police n’avait jamais été appelée à intervenir auprès de ce couple qui rivait ensemble depuis 20 ans.La victime avait demandé refuge auprès de la maison d’hébergement Coup d’elle pour se mettre à l’abri de la violence psychologique de son conjoint.Quelques minutes après avoir allumé un incendie dans sa maison, dans le but apparent de détourner l’attention des policiers, le suspect se serait présenté vers 2h50 du matin à la maison Coup d’elle, où sa femme avait trouvé refuge un mois auparavant.Il aurait défoncé la porte d’un coup de pied et demandé sans succès à l'intervenante de faction où était sa conjointe.Il l’aurait malheureusement lui-même trouvée à l’étage de la résidence, qui abritait quatre autres femmes et six enfants, et aurait déchargé sur elle son fusil de calibre 20 avant de prendre la fuite en voiture.Impuissante, l’intervenante de la maison d'hébergement a pendant ce temps alerté les policiers et aidé les autres occupants de la maison à s’enfuir.Ces dix femmes et enfants ont par la suite été amenés à l’hôpital local avant d’être envoyés dans d’autres maisons d’hébergement.Encore sous le choc de la tragédie, la coordonnatrice de la maison d’hébergement, Sylvie Langlais, assurait hier que toutes les mesures de sécurité avaient pourtant été prises.Le terrain était clôturé, les portes étaient munies d’un système de verrouillage automatique, l’entrée de quiconque était étroitement contrôlée, des boutons d’urgence étaient disposés partout et les téléphones étaient programmés sur le 911.Le refuge étant ouvert dans la petite ville depuis 1982, son emplacement avait toutefois perdu graduellement de son secret.«Il nous était bien arrivé que des hommes viennent de temps en temps garer leur voiture devant la maison VOIR PAGE A 10: REFUGES 778313000689 LE DEVOIE.LE VENDREDI ! l JUIN 19!) !) •LES ACTUALITES- Les Innus prêts à bloquer Churchill Falls en com- «On refuse de nous écouter.On refuse de nous entendre.» PATRICK WHITE REUTERS /^\ uébec — Les Innus du Québec ont indiqué hier qu’ils avaient l'intention de contester en justice la constitutionnalité du projet de loi 60, un projet de parachèvement du développement hydroélectrique de la rivière Churchill.Le projet de loi, déposé le 13 mai et devant être adopté au cours des prochains jours, permettrait un seul processus d’évaluation environnementale pour le projet hydroélectrique conjoint au Labrador, dans le nord-est du pays.Selon Armand Mckenzie, représentant innu, le ministre de l’Environnement du Québec, Paul Bégin, aurait refusé de faire témoigner les autochtones en commission parlementaire.«Tout est maintenant possible, nous pensons par exemple à contester en cour la constitutionnalité de la loi», a-t-il dit lors d’une entrevue avec Reuters.Le projet de loi autorise le Québec à conclure une entente formelle avec le gouvernement de Terre-Neuve et le gouvernement du Canada pour établir un processus unifié d’évaluation environnementale du projet de parachèvement du développement hydroélectrique de la rivière Churchill proposé par Hydro-Québec et Newfoundland and Labrador Hydro.En mars 1998, le Québec et Terre-Neuve avaient annoncé qu’ils s’apprêtaient à négocier les détails du grand projet hydroélectrique, d’une valeur de 6,5 milliards de dollars.Le premier volet du projet de Churchill Falls consistait à dévier partiellement deux rivières vers le réservoir Smallwood, créé il y a 25 ans, pour ajouter de nouvelles turbines à la centrale de Churchill Falls.L’autre consiste à construire un tout nouveau barrage à 200 kilomètres en aval sur le fleuve Churchill.Près de 45 000 emplois seraient créés par la mise en œuvre de ces projets.Hydro-Québec a annoncé mercredi qu’elle abandonnait une partie du projet Churchill.La rivière Saint-Jean ne serait ainsi pas détournée et le projet produirait 2200 mégawatts (MW), au lieu des 3200 MW prévus.Le barrage projeté à Gull Island produira toujours 2200 MW et inondera les parois escarpées de la gorge dans laquelle coule la rivière.Cependant, la dérivation partielle de deux rivières vers le réservoir Smallwood existant devait impliquer l’inondation de 700 kilomètres carrés.Seule la rivière Romaine sera maintenant déviée et les niveaux d’eau devraient diminuer de 20 à 30 cm.La perspective de nouvelles immersions provoque la colère des Innus, qui réclament encore une compensation pour les terres englouties par le réservoir Smallwood il y a 25 ans.Au bureau du ministre Bégin, une porte-parole a indiqué que les autochtones n’avaient pas été exclus du pro- cessus de consultation et qu’ils n’avaient pas manifesté l’intention de s’exprimer.Elle a ajouté que le projet de loi n’était qu’une étape d’un long processus où les Innus seraient alors consultés.Pour Québec, il est important que le projette Churcliill Falls, dont la nature et l’envergure sont sans précédent, puisse être évalué dans le cadre d’une procédure unique, et ce, malgré son caractère transfrontalier.Dans le projet de loi, il est aussi prévu que toute partie autochtone intéressée pourra également être signataire de l’entente recherchée.«On refuse de nous écouter.On re/use de nous entendre.Ce ne sont que de belles paroles car il n’y a pas de communication», a dit Armand Mckenzie.Dans une lettre transmise hier au premier ministre, Lucien Bouchard, et au ministre Bégin, les Innus expliquent qu’ils n’ont jamais été impliqués de quelque façon que ce soit sur leur perception du projet de loi 60.«Soyons sérieux, monsieur le ministre.Quand avez-vous téléphoné aux Innus pour les informer de ce projet de loi, ou quand aviez-vous l’intention de nous aviser de vos démarches?» a demandé le leader innu dans sa lettre.Il y explique que les autochtones seront sans doute les plus affectés par la réalisation du «deuxième plus gros chantier hydroélectrique au monde après celui du barrage des Trois-Gorges en Chine».Parlant «d'impérialisme économique», Armand Mckenzie a écrit: « Vous allez peut-être éventuellement vous réveiller un jour, monsieur le ministre, dans un pays où des gens qui rêvaient de souveraineté se trouvent tout d’un coup dans une situation où ils s'aperçoivent qu’ils ont fait leur pays sur le dos d’un autre peuple en colonisant et en utilisant les richesses naturelles de ce peuple.Est-ce cela, le modèle québécois?» Entente avec les travailleurs forestiers Val-d’Or (PC) — Le ministère des Ressources naturelles et les travailleurs forestiers de l’Abitibi-Témis-camingue en sont venus à une entente concernant les compensations que ces derniers réclament depuis que les Algonquins de Winneway leur interdisent l’accès à la forêt.Cet accord est cependant loin de mettre un terme à l’affrontement entre les autochtones et ces travailleurs, qui perdure depuis près de trois semaines.Leur porte-parole, Gilbert Barrette, refuse de se prononcer sur un éventuel blocus de la route 117.«Pour ce qui est du retour au travail, ç’a besoin de pas niaiser trop longtemps.C’est sûr que si d’ici une semaine il ne se passe rien et que les Algonquins nous interdisent toujours l’accès à la forêt, nous allons quand même reprendre le travail», s’est-il borné à indiquer sans fournir de précision sur les moyens qui seront pris pour briser le blocus des Algonquins.Le conflit affecte une centaine de travailleurs propriétaires de leur équipement — camion, abatteuses, ébran-cheuses et autres — dont les coûts peuvent atteindre 500 000 $.En vertu de l’entente, le gouvernement du Québec assumera les versements mensuels de ces travailleurs qui vont de 10 000 à 15 000 $.Mais les travailleurs ne seront pas indemnisés pour les salaires perdus.Une centaine d’autres travailleurs, qui ne sont pas propriétaires de leur équipement et qui perçoivent des prestations d’assurance-emploi, obtiendront des compensations leur permettant de toucher de 75 à 90 % de leur salaire.«Les gars ne sont pas satisfaits à 100 %, mais on va s’en contenter», a dit le représentant de ces travailleurs forestiers.M.Barrette a déploré le silence des dirigeants de l’industrie forestière en les invitant à «mettre de l’eau dans leur vin».Il a aussi invité les autochtones à cesser «de taper sur la tête des travailleurs forestiers», qui ne sont pas responsables des différends qui les opposent au gouvernement sur la gestion de la ressource forestière.lot U alcool au volant lil; .^ v ' '• Mnnnm JACQUES NADEAU LE DEVOIR UN BRASSEUR qui s’associe à un coureur automobile?Bien sûr, on ne suggérera pas au coureur Sylvain Champoux d'encourager son commanditaire juste avant de prendre le volant.Provigo a profité du lancement du Mondial de la bière pour dévoiler la nouvelle voiture de Formule Ford 1600 CC aux couleurs de sa bière Hek.Sylvain Champoux étrennera le bolide dimanche matin, juste avant le début de la course de Formule 1.Bourses du millénaire Legault presse Pettigrew de s’impliquer Tirage du 99-06-09 9 12 22 26 29 32 Numéro complémentaire: 4 GAGNANTS LOTS 6/6 3 1 666 666,705 5/6+ 12 55 223,205 5/6 309 1 715,605 4/6 17 348 58,505 3/6 312 236 10,005 Ventes totales: 16 756 035$ Prochain gros lot (approx.) 2 200 000$ nmu.imr Tirage du HP 99-06-09 8 14 25 27 30 44 I Numéro complémentaire: 21 GAGNANTS LOTS 6/6 0 1 000 000,00 s 5/6+ 1 50 000,00 S 5/6 26 500,00 5 4/6 1 254 50,00 5 3/6 22 689 5,00 5 J Ventes totales: 602 154,50$ Tirage du jjQjtl Ch 99-06-09 NUMÉROS LOTS 726448 100 000$ 26448 1 000$ 6448 250$ 448 50$ 48 10$ 8 2$ Les modalités d'encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets.En cas de dispanté entre cette liste et la liste officielle, cette dernière a priorité.Québec (PC) — Le traitement des prêts et bourses étant déjà commencé, il faut vite régler le dossier des Bourses du rpillénaire, soutient le ministre de l’Education, François Legault.A son avis, si le ministre fédéral Pierre Pettigrew ne s’implique pas pour faire débloquer les négociations, les étudiants québécois risquent d’être lésés.M.Legault a téléphoné à plusieurs reprises à l’homme de confiance de Jean Chrétien mais cela ne semble pas l’avoir incité à bouger.«Il faut que nous ayons une rencontre le plus vite possible pour conclure le doss-sier et régler les derniers points en suspens», a déclaré M.Legault, à Québec, hier.«C’est important pour les étudiants pour qu'ils sachent quelles sont les bourses auxquels ils ont droit», a-t-il ajouté.La part du Québec des Bourses du Millénaire est de quelque 75 millions de dollars.On estime à 3000 le nombre d’étudiants québécois qui pourraient en bénéficier.Vous déménagez?Pour retrouver Le Devoir à votre porte dès la première journée, signalez-nous votre changement d'adresse le plus tôt possible.LE DEVOIR Téléphonez dès maintenant au (514) 985-3355 • 1-800-463-7559 Québec-France Bientôt fini le débat sur le doublage Québec (Reuters) — Le conflit entre l’Union des artistes du Québec (UDA) et le studio américain Warner sur le doublage de films américains en France devrait se régler d’ici un mois, a indiqué hier un porte-parole de la firme cinématographique.«C'est une situation temporaire et un incident de parcours qui va trouver sa fin d'ici 30 jours», a indiqué Claude Chabot, reconnaissant que les doublages en français au Québec «étaient beaucoup mieux pour le marché québécois que le doublage international européen».L’UDA a lancé le mois dernier une campagne de sensibilisation en faveur du doublage de films américains au Québec.Le groupe de défense des artistes s’est indigné que le géant du film Warner ait fait doubler tous ses films en France depuis le début de l’année, craignant «un effet domino dévastateur sur l'industrie du doublage au Québec».«Les artistes du Québec ont perdu environ 400 000 $ depuis le début de l'année», a affirmé Pierre Curzi, président de l’UDA.Par comparaison, 60 % des films de Warner en 1998 ont été doublés au Québec, contre 85 % en 1995.L’industrie du doublage cinématographique génère 20 millions de dollars au Québec annuellement.Le porte-parole de Warner au Québec, Claude Chabot, a expliqué à la presse hier qu’un changement récent à la direction de Warner aux Etats-Unis ainsi que l’achat d’Astral Tech — un doubleur dans la province ayant une relation privilégiée avec Warner — par la firme montréalaise Covitech a entraîné un flou «temporaire».«Ce qui manque le plus n’est pas un manque de bonne volonté mais un changement des représentants des deux parties», a-t-il dit.Il a précisé que Warner tenait au marché du Québec et que le groupe américain avait déjà invité le président de l’UDA, Pierre Curzi, et la direction de Covitech à rencontrer la nouvelle direction à Los Angeles.«Lesgens qui sont en charge n’ont pas pris conscience de ce problème et l’Union des artistes a fait son travail», a ajouté Claude Chabot, rappelant que Warner avait annoncé le tournage de deux grands films américains à Montréal en septembre, mettant en vedette Bruce Willis et Tom Cruise.Pierre Curzi a précisé que la direction de Covitech rencontrerait les dirigeants de Warner à Hollywood d’ici 10 jours.Il a ajouté que l’UDA n’avait pas de remontrances à faire aux autres studios tels Fox, Walt Disney et Paramount, déplorant cependant «l’absence depuis 20 ans» de Universal au Québec.L’UDA a par ailleurs suggéré aux journaux québécois de rendre disponible dans leur rubrique hebdomadaire l’origine du doublage sur les nouveaux films.A tenue, l’UDA veut aussi que la provenance du doublage des films en français soit indiquée dans les horaires télé et les cassettes vidéo.La loi française empêche le doublage de films étrangers dans un autre pays que la France.Rock dénonce un donneur homosexuel Ottawa (PC) — Le ministre fédéral de la Santé, Allan Rock, estime que l’activiste Joël Pinon, de Québec, a commis un «acte irresponsable et inacceptable» en donnant du sang sans indiquer à Héina-Québec qu’il est homosexuel.Le ministre réagissait à une question du Parti réformiste qui lui demandait hier, en tant que responsable de la sécurité du système de collecte de sang au Canada, de porter des accusations criminelles contre M.Pinon.M.Rock a répondu que ce serait à la police de décider.Néanmoins, il a affirmé qu’il était difficile d’éviter des situations semblables.«Nous demandons aux gens qui donnent du sang de nous faire part de la réalité.Nous agissons à partir de cela.C’est une bonne pratique.Mais si quelqu’un ment, il n'y a pas grand-chose que nous puissions faire», a-t-il déclaré à k( Chambre des communes.A son avis, il est «clair» que le ges- te de M.Pinon est un «acte irresponsable et inacceptable».Selon le député réformiste Grant Hill, des actions de la sorte peuvent «mettre en danger la vie des Québécois» qui dépendent du système de distribution sanguine pour survivre.Soutenant que son sang est aussi bon que celui d’une autre personne, M.Pinon a donné de son sang le 22 mai dernier à Héma-Québec en mentant sur sa condition sexuelle, rapportait hier le quotidien La Presse.Il s’insurge ainsi contre les règles d’Héma-Québec (et de l’Agence canadienne du sang ailleurs au Canada) qui interdisent à tout homme qui a eu des relations sexuelles avec un autre homme depuis 1977 de donner du sang.Il juge qu’il s’agit d’une mesure discriminatoire basée sur l’orientation sexuelle et non sur des raisons de sécurité.M.Pinon n’est pas porteur du VIH.NOUVEAU ORIGINAL LOGIQUE Les douleurs musculaires et/ou articulaires ce n'est pas une fatalité! Lorsque les douleurs ou les problèmes articulaires deviennent chroniques malgré différents traitements, il est temps de prendre en compte l'intégrité de votre système postural.En effet, toutes les pathologies musculo-squelettiques récidivantes sont directement reliées à un dérèglement de votre système postural! Ce système, peut être corrigé très simplement, en modifiant ou en corrigeant ses différentes portes d'entrées.Exemple: Des pieds asymétriques avec une jambe plus courte provoque une bascule et une rotation du bassin: cela peut auto-entretenir une sciatique, des problèmes de genoux, des douleurs de dos ou des problèmes cervicaux! En effet pour des résultats efficaces à long terme, il faut traiter des causes, et regarder la globalité de notre système musculaire.Clinique Posture Ex Équilibre à Outremont 1280 Bernard suite 102 Tél: 514-277-7007 Thierry Pautrot B.Sc dP, diplômé en podologie (Paris France équivalent de la podiatrie USA) et certifié en posturologie, naturothérapeute reconnu par les assurances.Orthèse plantaires, semelles orthopédiques posturales ou mécaniques, disponibles après évaluation.Au plaisir de vous rencontrer ! EN BREF Autobus, pas d’accord (Le Devoir) — Le fait que la STCUM puisse commander des autobus à plancher bas à des entreprises de l’extérieur du Québec ne fait pas l’affaire du Syndicat des travailleurs canadiens de l’automobile.«Notre expertise et la qualité des Nova Bus [fabriqués à Saint-Eustache] sont reconnues partout en Amérique du Nord, sauf par la STCUM!», se plaint le directeur québécois duTCA, Luc Desnoyers.«La possibilité que la STCUM acquière grâce aux taxes des Québécois des autobus à plancher bas non fabriqués au Québec est indécente.» De frit, Québec continuera de subventionner à 50 % l’achat des futurs autobus, qu’ils soient ou non fabriqués ici.Faulder: l’OEA intervient Toronto (PC) — L’Organisation des Etats américains (OEA) demande aux États-Unis de retarder l’exécution du Canadien Stanley Faulder pendant qu’elle enquête afin de déterminer si le condamné a été victime de «châtiment cruel et anormal» alors qu’il était dans le couloir de la mort.La Commission interaméricaine des droits de la personne, une filiale de l’OEA, veut davantage de temps pour enquêter sur les dix comptes à rebours à l’exécution qu’a subis Faulder depuis qu’il est emprisonné pour le meurtre, en 1975, d’Inez Philips, une femme de 75 ans.La Cour criminelle d’appel du Texas a rejeté im appel similaire de l’avocat de Faulder, Sandra Babcock, mardi.La requête affirmait que la répétition des suspensions d’exécution de dernière minute constituait un «châtiment cruel et anormal», ce qui est formellement interdit selon la Constitution américaine.Faulder devrait être exécuté jeudi prochain.Revenu Québec perquisitionne Sainte-Foy (PC) — Revenu Québec a exécuté huer huit mandats de perquisition dans les régions de Québec, Lévis, Chicoutimi, Boisbriand et Montréal.Ces perquisitions visent des restaurateurs soupçonnés d’avoir éludé le paie ment de taxes de vente provinciale et fédérale et d’impôts.Selon l’enquête, les personnes soupçonnées aimaient utilisé, dans deux franchises d’une chaîne de restaurants, un logiciel informatique appelé Zapper dims le but de modifier les factures de vente afin de cacher une partie des ventes ainsi que les taxes perçues sur ces ventes.Plusieurs centaines de milliers de dollars de TPS et de TVQ auraient ainsi échappé au fisc.Les sociétés visées et leurs administrateurs, en plus de devoir payer les montants impayés, s’exposent à des poursuites, à des amendes et jusqu’à deux ans d’emprisonnement.Incendie majeur à Plessisville Plessisville (PC) — Un violent incendie a causé de lourdes pertes dans la nuit de jeudi au centre-ville de Plessisville, dans les Bois-Francs.Le brasier a détruit 13 logements, un commerce de meubles et un restaurant.Le feu aimait pris naissance vers trois heures dans la cuisine du restaurant Les flammes se sont propagées à un vieux hangar pour ensuite détruire un immeuble à logements, évacué en toute hâte.Les pompiers de Plessisville ont été aidés dans leur travail par leurs collègues de Prin-ceville, Warwick et Victoriaville.Le feu n’a été maîtrisé qu’après cinq heures de travail et personne n’a été blessé.Une enquête a été lancée pour déterminer la cause du sinistre.Manques de ressources (PC) — Les entreprises pharmaceutiques québécoises s’inquiètent de plus en plus du manque de main-d’œuvre qualifiée dans le secteur.Selon une étude de l’organisme Montréal Tedl-noVision, le manque de ressource^ qualifiées a réduit la croissance des entreprises de 13 % depuis les cinq dernières années.Actuellement, plus de 500 postes en recherche et développe ment demeurent non pourvus alors que plus de 600 emplois ont dû être créés en dehors du Québec.Métro dangereux Saint-Pétersbourg (AIT) — Une corniche surplombant une entrée de métro de Saint-Pétersbourg s’est effondrée hier à 19h sur des piétons, tuant six personnes et en blessant seize ! autres, selon un nouveau bilan fourni par un responsable du Comité des situations d’urgence.La cause de l’accident serait la vétusté du bâtiment, construit dans les aimées 60.Les premières informations permettent d’exclure la thèse dime explosion, a indiqué Alexandre Snejkov, responsable local du Comité des situations d’urgence L’effondrement s’est produit hier à l’entrée de la station de métro Sennaïa Plochad (Place-du-Foin), dans le centre-ville de Saint-Pétersbourg.Une enquête sur les causes de l’accident a été ouverte alors que les sauveteurs continuaient à travailler sur place. L E I) E V OIK.I.E V E X D R E I) I II .1 I' I X I !> it !» A 3 LE DEVOIR MONTRIAL othmafis KI VM u /aux d'tirte wdi rf+xM.Ou fvr \ r.l Umv ‘j\V""55î» DE KMSAS CITY, MISSOURI (U.S.A.j ¦MMU.est à la recherche DE PROFESSEURS DE FRANÇAIS Exigences: • De langue maternelle française • Parlant l’anglais • Un B.A.ou l’équivalent • Expérience en enseignement (primaire de préférence) • Certificat d’enseignement du pays d’origine • Expérience dejravail dans un environnement culturel varié Deux directeurs d’école seront à Québec et à Montréal du 14 au 18 juin inclusivement pour interviewer sur rendez-vous les différents candidats.Prière d’envoyer votre c.v avec lettre de présentation à: Or Gayle Hurst École Longan 3421 Cherry Kansas City.MO 64109 U.S.A.Les Relevés officiels de notes seront exigés lors de l’interview.Pour plus d’informations, contactez le t-800-279-9993 SECTEUR VENTE COURS DEVENEZ Planificateur financier Formation complète M St-Pierre (450)672-6410, mrs@arvox ca COURS DE THEATRE orientation professionnelle et personnelle: préparation pour auditions: quête et expression de soi.733-1946 SERVICES DOMESTIQUES MASSOTHÉRAPIE ST-TROPEZ, Monaco, couple québécois avec petite fille de 3 ans cherche gouvernante à temps plein sérieuse.EUROPÉEN.ORIENTAL.SAUNA Reçus.3 Cornwall.V M R 738*7917 enjouée et disp pour 1 an mimmun.Logée, nourrie, petite voiture fournie ENTRETIEN, RÉNOVATION avec salaire (514)489-7966|lax) ENTREPRENEUR QUALIFIÉ.20 a.d exp Rénovations générales, dôneig toitures 983-3432.GARDERIES GARDIEN(NE) SALLE DE BAINS à refaire en entier ou en partie?Je m'occupe de tout.J.Prévost.387-2613.CHERCHONS GARDIENNE expérimentée pour bébé 6 mois Lun.-vend à partir août.Outremont ad| 272-2480 DÉMÉNAGEMENTS GARDIENNE demandée pour bébé de 6 mois, lundi au jeudi, de 0h à I6h Réf exigées Tél (514)344 0316 ARTISAN-DÉMÉNAGEUR Courtois, ponctuel, attentionné VINCENT SCALL0N, 946-9553 575 DÉMÉNAGEMENTS 695 AUTOMOBILES GILLES JODOIN TRANSPORT INC Déménagements de tdus 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était fils de feu Léonard Beaulne et de feu Yvonne D’Aoust.Prédécédé par sa fille Louise (feu Ahmed Yar-Khan) et sa soeur Paulette, il laisse dans le deuil son épouse bien-aimée, Thérèse Pratte et ses enfants: François, Pierre, Léonard (Gylliane Gervais) et Gilles; ses frères: Guy (feu Pauline Beaudry) et Jean-Pierre (Louise Lafleur); ses belles-soeurs: Cécile (feu Jean-Louis Pratte) et Henriette (feu Mario Lavoie), sa tante Belle, ses neveux et nièces, cousins et cousines et de nombreux amis, dont Richard Tremblay.Il a fait une longue carrière dans le service extérieur du Canada.Ambassadeur du Canada au Vénézuela et en République dominicaine (1961-1964), au Brésil (1967-1969), aux Nations Unies (1969-1972), à l’UNESCO (1976-1979) et près le Saint-Siège (1979-1984), il s’est particulièrement consacré à la défense des droits humains et a été représentant du Canada à la Commission des Droits de l’Homme des Nations Unies durant neuf ans (1976-1984).Visites: Parents et amis peuvent lui rendre un dernier hommage à la maison funéraire Serge Legault, 81 boul.St-Laurent, Hull, jeudi soir le 10 juin de 19h à 22h et vendredi le 11 juin de 14h à 17h et de 19h à 22h ainsi que samedi le 12 juin de 9h à 10h30.Services religieux: en l’église St-Joseph de Hull, 245 boul.St-Joseph, Hull, samedi le 12 juin à 11 h.L’inhumation suivra, au cimetière de Limbour.Dons: à la Fondation du CHVO.Pavillon de Hull, 116, boul.Lionel Emond.Hull, Québec, J8Z 9Z9, seraient appréciés.Pour de plus amples renseignements, veuillez composer (819) 771-6289 Pour vos messages de condoléances par fax (819) 771-7066.^FORTIN, JEAN NOËLV M.D.En mémoire du décès de notre père le 27 julri 1998, quelques mois après la perte de sa chère Claire, notre mère, nous ferons célébrer une messe, dimanche le 27 juin 1999 à midi en I’ Église St-Germain d’Outremont, Parents et amis sont bienvenus et seront accueillis par Isabelle, Mathieu, Anne et leurs familles._______________ CARREAU (LOISELLE), HELÈNE Au Manoir Soleil de Chambly, le 8 juin 1999, à l’âge de 91 ans, est décédée Mme Hélène Loiselle épouse de feu Onèse Carreau.Elle lais,-se dans le deuil sçs enfants: François (Monique Lefebvre), Serge (Suzanne Paren-teau), Germain (Ginette Primeau), Pierre (Nicole Dussault), Gilles (Ghislaine Lalande) et Hubert (Lise Boulais), ses petits-enfants: Isabelle, Stéphane, Martin, Hervé, Valérie, Mylène, Étienqe;.Emmanuelle, Sébastien, Jean, Julie, Vincent, Geneviève, Rachel, Pfii'-lippe, Simon et Thomas, ses trois arrières petits-enfants, ses frères Bernard et Gérard, ses beaux-frères et belles-soeurs, ses neveux et nièces, cousins et cousines, parents et amis.La famille recevra les condoléances à la Résidence funéraire Delphis Monast & Fils Inc.1200, rue Du Pont Marieville (450) 460-7122.Lo service religieux sera célébré le lundi 14 juin à 11 heures en l’église de Richelieu, suivi de l’inhumation au cimetière paroissial.Heures des visites: dimanche de 19h à 22h, lundi dès 9h.S.V.P.pas de fleurs.Toute marque de condoléances peut se traduire par un don à Grossesse Secours ou à la Fondation Rita-Henri-Gilles-Breault.N/ L L E DEVOIR.1.E V E N D R E D I 11 .1 II 1 N 1 !» !» !» A 5 « .-?LE DEVOIR ?- POLITIQUE Les négociations avec Québec tournent en rond Les syndicats croient que le gouvernement veut gagner du temps Officiellement, les négociations du secteur public ont commencé au début du mois de février.Sur le terrain, toutefois, les syndicats pensent que le gouvernement ne cherche qu’à gagner du temps.> -1 MARIO CLOUTIER DE NOTRE.BUREAU DE QUEBEC -T a timide mise au jeu officielle des i-/ négociations du secteur public en février dernier n'a donné lieu jusqu’ici qu’à du jeu au ralenti, constatent les trois grandes centrales syndicales, CSN, FTQ et CEQ.Cinq mois plus tard, les véritables pourparlers sur les ciauses normatives n’ont à peu près pas commencé aux tables 'sectorielles et on parle déjà d’un ajournement pour les vacances estivales.Bref, lçs représentants des syn-: diqués de l’État pensent que le gouvernement veut gagner du temps et '6e demandent bien pourquoi.' «Il n’y a pas d’élections en vue, pas de référendum.Où est l’intérêt poli- ¦ tique à gagner du temps?», se deman-: dé le président de la Fédération de la ¦ santé et des services sociaux (FSSS-CSN), Louis Roy.Il reconnaît que les 'ententes éventuelles sur les milliers ' de clauses normatives en cause représenteront un coût pour le trésor québécois mais ajoute que cela ne saurait justifier l’absence de volonté gouvernementale pour «accélérer les choses» du côté des négociations.Les syndicats, qui représentent .environ deu* tiers des 400 000 em-ipjoyés de l’État, ont tous noté dans Itès discussions sur les clauses nor-J triatives que le mandat des négociateurs patronaux ne semble pas être de réellement négocier.Les parties - en cause en sont encore à expliquer des principes, soit leurs positions respectives (offres et demandes).Dans plusieurs cas, le dépôt des offres patronales n’est pas encore terminé.«Un an après l’échéance de la convention collective, 14 mois après le dépôt de la demande syndicale, il est inexcusable, inacceptable que la partie patronale ne puisse faire connaître sa position initiale complète sur l’ensemble de la convention collective», a fait savoir le président de la Fédération des syndicats de l’enseignement (FSE-CEQ), Luc Savard.«On n’a pas vraiment commencé à négocier», confirme d’ailleurs le porte-parole du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP-FTQ), Gilles Giguère.Il explique que bien des échanges entre représentants syndicaux et patronaux portent encore sur la décentralisation des négociations.Pourtant, le premier ministre Bouchard a clairement laissé entendre le 28 avril dernier qu’il ne fallait pas s’engager dans «cette vieille tentative toujours avortée de vouloir décentraliser les négociations».«Une fois la décentralisation levée, a expliqué Louis Roy, on n’a rien reçu d'autre des négociateurs patronaux, sauf pour un article de convention, que des principes.Il y a un net décalage.Les négociateurs patronaux en sont là où nos négociateurs en étaient il y a un an.» Certains négociateurs patronaux connaîtraient très mal leurs dossiers, ajoutent les leaders syndicaux.Ils n’ont clairement pas «le mandat de négocier», pense Gilles Giguère.La CEQ insiste sur le fait que les représentants du gouvernement n’ont pas présenté de réponse aux négociateurs syndicaux sur des ques-’ fions aussi cruciales pour les enseignants que les enfants handicapés ou en difficulté d’apprentissage.Vifs échanges avec Charest Dans plusieurs cas, les syndicats du secteur public obtiendront le droit de grève à l’automne, soit après les délais prévus à la loi pour la médiation et l’émission des avis de débrayage.Des médiateurs sont intervenus dans plusieurs secteurs, mais comme le soulignent les syndicats du secteur public, cette étape n’aura rien fait pour accélérer îes négociations.«La fin d’une médiation, souligne la CEQ, doit être le moment pour les parties de mesurer les convergences et les'divergences, de s’étendre sur l’ordre des sujets à aborder, sur un échéancier, toutes choses rendues impossibles par la désinvolture de la partie patronale.» L’échéancier qui semble surtout intéresser les négociateurs patronaux, soutient Louis Roy, de la FSSS, est surtout l’ajournement des «négociations» pour les vacances estivales.Les travaux cesseraient normalement peu après la fin de la médiation, soit le 30 juin, pour ne reprendre qu’au mois d’août.Les syndicats se disent très déçus de ne pas avoir fait plus d’avances pour régler les milliers de clauses normatives ouvertes aux discussions.Selon la CSN, deux mois de travail sérieux seront nécessaires pour en venir à bout avant de pouvoir aborder les questions salariales.«De ce côté, ils ne sont pas partis pour en donner beaucoup, rappelle Gilles Giguère, du SCFP.On veut que ça commence, les négociations sur les clauses normatives, sinon ça va être la congestion à l’autre bout.» De son côté, plusieurs des 90 000 membres de la FSSS manifesteront leur mécontentement mercredi prochain devant les établissements de la santé partout à travers le Québec.Il faut choisir entre la santé et les impôts, dit Marois Québec (PC) — La ministre d’É-tat à la Santé et aux Services sociaux, Pauline Marois, a demandé hier à l’opposition libérale de se brancher: on ne peut pas baisser les impôts et, en même temps, augmenter ies dépenses de l’État dans tous les secteurs, y compris celui de la santé.Bombardée de questions pendant 45 minutes sur l’état du réseau de la santé au Québec, sur ce que le chef de l’opposition libérale Jean Charest a qualifié «d'échec retentissant», la ministre a reconnu les moments difficiles vécus par le système de santé pour finalement terminer la période de questions en demandant aux libéraux de se faire une idée sur leurs priorités.«Nous sommes cohérents et logiques, a-t-elle lancé, et sans doute pas mal plus que le chef de l’opposition, qui fait intervenir ses députés sur le fait qu'on manque de ressources ici et là, auprès des femmes en difficulté, dans les hôpitaux, dans les centres d’accueil pour les personnes âgées, mais en même temps, de l’autre côté de la bouche, il ne cesse de répéter de baisser les impôts.Il faudrait pourtant qu’il choisisse.» Pour le chef libéral, la solution à court terme pour corriger la situation est de refaire le débat de la réforme de la santé «pour qu’on puisse reprendre le travail manqué, les ra- Jean Charest Pauline Marois tés de la réforme et qu’on puisse rassurer la population».«Chaque jour qui passe, a soutenu M.Charest, nous confirme à quel point la réforme est un échec retentissant.Des infirmières sont en négociation, il y aura pénurie d’infirmières.Du côté des médecins, il y a pénurie et le gouvernement refuse toujours de le reconnaître.«Pourtant, a-t-il poursuivi, après les avoir incités à prendre leur retraite il y a deux, voilà qu’il est pris pour les rappeler au travail.Il y a pénurie de radio-oncologues, d'hémato-oncologues, d’orthopédistes.On fait face à un sous-financement chronique, en plus des problèmes d’équipement et de planification et, à cela, s’ajoute le fait qu’on doit maintenant envoyer des patients se faire soigner aux Etats-Unis.«Quand le gouvernement va-t-il reconnaître l’échec de cette réforme?a demandé M.Charest.Quand le gouvernement va-t-il proposer à l'Assemblée nationale un vrai débat?» Pour la ministre de la Santé, toutefois, tous les efforts sont faits pour corriger les situations difficiles.«Il n’y a pas d’échec de la réforme de la santé et des services sociaux, a répliqué Mme Marois.Il y a cependant des difficultés et, bien sûr, elles sont sérieuses.On ne fait pas des changements comme ceux-là sans que cela provoque un certains nombre de difficultés, et c’est normal qu 'il en soit ainsi.«Nous admettons qu’il y a des difficultés, qu'il y a des problèmes, personne ne l’a jamais nié», a-t-elle précisé avant d’affirmer que jamais la réforme n’a été faite dans le but de réaliser des économies et pour atteindre le déficit zéro, même si les apparences peuvent sembler trompeuses.«Nous n’avons pas fait une réforme pour faire des resserrements budgétaires, a indiqué la ministre.Nous l’avons faite pour offrir de meilleurs services à la population québécoise en même temps que nous devions régler le problème du déficit budgétaire, et les deux combinés ont créé des perturbations dans le réseau de la santé et des services sociaux.Il n’y a personne d’entre nous qui nie ça.» L’écoute d un témoignage pour réfléchir our ou propre rie.Celui d'un cite! de file D1 J.- Robert Ouimet, Ph.D., mc, mq, Président et chef de la direction de Ouimet-Cordon Bleu Inc.Mercredi l(i juin 1999, île 7h à % • 1 Iôtel Le Reine Elisabeth Renseignements: téléphone: (514) 848-0841 télécopieur: (514) 848-1106 Si intéressé, poster le chèque de 44 $ à : « Rencontre.i Silence intérieur et prière du Québec », C.P.99, suce, du Parc, Montréal (Québec) 112W 2N1 Les jeunes dans la fonction publique, une «minorité visible» Québec (PC) — Les jeunes sont si rares dans la fonction publique québécoise qu’on peut presque les considérer comme «une minorité visible», estime le Conseil permanent de la jeunesse.La présidente du conseil, Clairan-drée Cauchy, propose diverses recettes pour augmenter de 20 % le nombre de jetuies dans la fonction publique.Il faudrait notamment introduire des objectifs dans chaque ministère pour que les jeunes diplômés constituent 50 % de la nouvelle embauche.Comme dans la fonction publique fédérale, des campagnes annuelles d'embauche devraient être tenues dans les collèges et les universités.Des plans de mise à la retraite progressive des fonctionnaires âgés devraient être mis en place et les postes libérés devraient être comblés par des jeunes.Un «ombudsman» rattaché à la Commission de la fonction publique devrait être mandaté pour surveiller l’application de ces politiques.Le portrait de la fonction publique tracé par le Conseil permanent de la jeunesse assimile presque les fonctionnaires à un véritable club de l’âge d’or.Seulement un pour cent des fonctionnaires permanents sont âgés de moins de 30 ans.Cette proportion était de 29 % il y a 20 ans, au début des années 80.La moyenne actuelle d’âge des fonctionnaires permanents est de 47 ans.Si on considère les occasionnels, qui ne jouissent pas d’une permanence, la proportion de jeunes dans la fonction publique grimpe à 5,7 %.Ailleurs dans le secteur privé du monde du travail, on retrouve 20 % de jeunes de moins de 30 ans.C’est cette proportion qui devrait servir de modèle à la fonction publique, croit le Conseil permanent de la jeunesse.Le phénomène de vieillissement de la fonction publique est tel que l’an dernier on a vu un occasionnel prendre sa retraite sans jamais avoir obtenu sa permanence.«Seule l'entrée massive de jeunes pourra revigorer la fonction publique et y causer le brassage d'idées qui est censé s'y produire», a dit Mme Cauchy.Le Conseil permanent de la jeunesse avait déjà lancé un cri d’alarme à cet égard en 1990, mais rien n’a changé depuis.Le conseil espère que des gestes concrets seront faits par le gouvernement avant le Sommet de la jeunesse prévu pour l’an 2000.«Le gouvernement doit réussir son test de passage avant le sommet», a dit la présidente.L’avis a été transmis plus tôt cette semaine au ministre de l'Éducation et de la Jeunesse, François Legault Le Conseil permanent de la jeunesse est un organisme consultatif chargé de conseiller le gouvernement dans les dossiers impliquant les jeunes.La culture canadienne a besoin d’un gros coup de pouce Ottawa (PC) — Au terme de deux années et demie de travail et après avoir entendu des centaines de témoins, la majorité libérale du comité parlementaire sur le patrimoine a conclu, hier, que la culture canadienne a besoin d’un gros coup de pouce de la part du gouvernement fédéral.Ottawa doit augmenter son financement pour la culture, et ce, dans une myriade de programmes.Radio-Canada, l’appui à la création, Internet, bref la culture au sens large du terme mérite plus que ce qu’elle reçoit présentement Le président du comité, le député Clifford Lincoln, un ancien ministre du gouvernement québécois, se garde bien de chiffrer les demandes contenues dans le rapport.«Nous avons voulu donner un aperçu de ce que nous avons entendu», a-t-il expliqué.A son avis, quantifier ses recommandations aurait entraîné un débat inutile alors que le message du comité devrait servir plutôt d’inspiration au gouvernement fédéral.Par contre, M.Lincoln n’hésite pas à frire valoir l’apport économique de la culture au Canada, un secteur de 22 milliards de dollars qui créé près d’un million emplois.Selon le comité, la culture est moins favorisée par le gouvernement comparativement à d’autres secteurs économiques.Le rapport est contesté par les quatre partis d’opposition à la Chambre des communes, qui ont chacun produit des avis dissidents, fis estiment que le fédéral devrait soit en frire encore plus pour la culture, soit en frire moins.Mais, pour le Bloc québécois, toute augmentation des programmes fédéraux doit aller dans les goussets du gouvernement du Québec, qui devrait avoir la compétence exclusive en matière de culture.A l’égard de RadioCa-nada, le comité suggère que le financement de la société d’État soit augmenté de façon à ce que la publicité sur ses ondes diminue.Encore là, aucun chiffre n’est proposé.«Les gens [qui ont témoigné] nous ont dit très clairement [.] qu’il fallait que Radio-Canada soit vraiment un diffuseur public», a dit M.Lincoln.Il propose que le gouvernement soit plus généreux envers Radio-Canada mais, précise-t-il, seulement quand il en aura les moyens.Le 95U FM est entre bonnes mai Depuis son passage à la bande FM, la Première Chaîne de Radio-Canada a connu quelques difficultés qui se sont traduites essentiellement par une perte de la qualité de réception de ses émissions dans certains secteurs de la région métropolitaine.Une fois le diagnostic établi, Radio-Canada a élaboré plusieurs options technologiques pour remédier définitivement à cette situation que nous déplorons tous et dont nous nous excusons sincèrement auprès de nos fidèles auditeurs.Les mois qui viennent seront donc consacrés à l'étude de faisabilité de chacune des options élaborées dans le but d'assurer un rétablissement durable au coût le plus bas possible.En attendant la fin de cette démarche, Radio-Canada lance un programme de visites à domicile dans la région de Montréal.Durant l'été, une équipe-conseil se rendra chez ceux qui en feront la demande pour tenter d'identifier si d'autres problèmes mineurs ne sont pas la cause de la mauvaise qualité de réception du 95,1 FM.Pour prendre rendez-vous, vous devez composer le (514) 597-7051.Bien sûr, ces visites ne régleront pas tout.Mais elles pourront à tout le moins augmenter considérablement vos chances de partager le plaisir des nombreux auditeurs qui captent correctement le 95,1 FM.La Direction de la Radio française de Radio-Canada (radii première chaîne •iff Radio-Canada A (> L K I) K V 0 I H .L K V E X I) K E D 1 II .1 II I N I II II II ECONOMIE Croissance de 4,2 % contre 4,1 % Uéconomie canadienne devance celle des Etats-Unis GORD M11 N T O S H PRESSE CANADIENNE Ottawa — Le Canada a enregistré une croissance économique légèrement supérieure à celle des Etats-Unis au cours du premier tri-tnestre de l'année.Sa progression a été de 4,2 %, a indiqué hier Statistique Canada, alors que l’économie américaine a crû de 4,1%.La nouvelle a donné un petit coup de fouet au dollar canadien, qui a clôturé à 68,37 C US hier, en hausse de 0,48 C.C’est la première fois depuis 1995 que le PIB du Canada avance, à un rythme supérieur à celui des États-Unis.La hausse du PIB canadien est cependant restée inférieure au taux annualisé de 4,8 % rapporté au dernier trimestre de 1998.Trois facteurs Statistique Canada impute l’augmentation du PIB aux exportations, au développement des affaires et à la croissance de la demande intérieure.N’eût été d’une baisse des inventaires des sociétés, le PIB aurait pu enregistrer une progression d’environ 5,5 %.Les bénéfices des entreprises ont grimpé de 5,9 % au cours du premier trimestre, alors qu’ils avaient chuté de 6 % un an plus tôt.«C’est le revirement le plus impressionnant que nous ayons vu depuis le troisième trimestre de 1997», a commenté Mario Angasti-niotis, économiste en chef chez MMS Standard and Poors.Ces dernières statistiques ont tout pour river le clou à ceux qui pensent que la crise monétaire asiatique puisse affecter l’économie canadienne, a-t-il ajouté.Marc Lévesque, économiste à la Toronto Dominion, a souligné que le dernier tableau de l’économie canadienne ne comportait aucune tache, ce qui laisse entrevoir pour cette année une progression semblable à la croissance de 3,1 % observée en 1998.Comme l’économie canadienne ne roule pas encore à plein régime.Sherry Cooper, économiste en chef chez Nesbitt Burns, a dit douter que la Banque du Canada ne relève ses taux d’intérêt pour tempérer l’activité économique, même si la Réserve fédérale américaine devait le faire.Par ailleurs, le déficit du Canada au chapitre du compte courant est passée de 16,5 milliards au quatrième trimestre de 1998 à 5,4 milliards au premier trimestre de 1999.Ce déficit traduit la différence entre les capitaux entrant au pays et ceux qui en sortent En général, un déficit favorable à un pays donné consolide sa monnaie.La réduction du déficit du compte courant du Canada est principalement attribuable à une croissance des exportations deux fois plus importante que celle des importations.«Globalement, ce portrait d’une porte croissance économique et la réduction du déficit du compte courant a de quoi stimuler sans équivoque le dollar canadien», a commenté M.Lévesque.La seule menace à la santé du dollar est la possibilité de voir la banque centrale américaine gonfler les taux d’intérêt, une stratégie que n’imitera probablement pas la Banque du Canada Aéroport de Dorval Starwood Hotels & Resorts construira un hôtel de 600 chambres LE DEVOIR La spécialisation des aéroports montréalais et le rétablissement d’un système de plaque tournante à Dorval devraient inciter Starwood Hotels & Resorts à construire un hôtel de 400 à 600 chambres à l’entrée de l'aéroport de Dorval.«Nous examinons cette possibilité.Nous menons présentement des études de marché et parlons avec plusieurs partenaires potentiels», a déclaré Joseph Champ, vice-président au développement de Starwood Hotels & Resorts.«La consolidation des aéroports de Dorval et de Mirabel a fait de celui de Dorval un centre de voyages nationaux et internationaux pour Montréal et le Québec, ce qui a eu pour effet d'augmenter la demande pour un hôtel de qualité et des locaux pour conférences à l’aéroport.Ces facteurs, combinés au renforcement de la vigueur économique de Montréal et à sa réputation internationale, deviennent une occasion pour Starwood.» Terrains achetés Starwood a déjà acheté les terrains nécessaires, d'une superficie de sept acres, situés à l’entrée de l’aéroport de Dorval.Starwood avait en fait acheté environ 12,6 acres en juin 1998 des mains d’une filiale de Canderel.Elle a revendu environ 5,3 acres, en mars 1999, à un consortium dirigé par Stationnement Métropolitain.Starwood est propriétaire ou exploite plus de 700 hôtels dans 72 pays.Elle détient des noms comme Sheraton, Westin et Caesars.Les francophones prennent du galon chez Air Canada GÉRARD BÉRUBÉ LE DEVOIR La dernière restructuration de la haute direction d’Air Canada fait une place de choix aux francophones.En fait, jamais cette équipe n’aura été aussi francophone.Cette refonte comprend cependant un grande absence avec le départ à la retraite de Jean-Jacques BourgeaulL Agé de 56 ans, et après avoir passé 26 ans chez Air Canada, Jean-Jacques Bourgeault prendra sa retraite à la fin d’août.Le temps d’une passation des dossiers, dont ceux relatifs au renouvellement de la convention collective des agents de bord et des mécaniciens.«Il part sereinement», dit-on.Longtemps numéro deux, et longtemps pressenti pour accéder à la présidence du transporteur, M.Bourgeault aura finalement atteint les fonctions de premier vice-président général, un poste qui sera aboli après son départ.Ayant accédé très jeune à un poste de direction chez Air Canada, il y a fait sa marque, entre autres dans les relations syndicales.Ce départ jette une ombre sur cette restructuration de la haute direction d’Air Canada annoncée cette semaine, dans la foulée de la montée en grade de Robert Milton — estimé et respecté dans l’industrie et à l’interne — au poste de président et chef de l’exploitation.Lamar Durrett, placé il y a trois ans à la présidence du transporteur sous les recommandations de Hollis Harris, est passé à la vice-présidence du conseil tout en conservant les fonctions de chef de la direction.Avoir des actionnaires Ces déplacements ont provoqué une restructuration qui mettra «un accent accru sur l’amélioration de l'avoir des actionnaires et les priorités fondamentales de l’entreprise que sont la sécurité et un service supérieur à la clientèle», peut-on lire dans le communiqué diffusé mardi.Une restructuration qui donne toute la place aux francophones, aux deux échelons supérieurs.On pense, notamment, à Paul Létourneau (secrétaire général), à Lise Fournel (première vice-présidente, affaires commerciales), à Danielle Poudrette (vice-présidente, marketing), à Claude Saillant (premier vice-président, ressources humaines), ce dernier entrant chez Air Canada après avoir occupé des postes de direction chez Bf Goodrich, Noma, Domtar et Spexel, et à Yves Dufresne, qui devient premier directeur.Selon Sherry Cooper, chef économiste de Nesbitt Burns Le Canada est de plus en plus handicapé par son taux élevé d’imposition SERGE TRUFFAUT LE DEVOIR Le niveau d'imposition qui a cours au Canada handicape sérieusement la position concurrentielle de notre économie car il favorise plus que jamais la fiiite des cerveaux.Telle est du moins l’opinion émise hier par Sherry Cooper, vice-présidente exécutive et chef économiste de Nesbitt Burns.Selon les calculs effectués par le service de recherche de cette firme de courtage en valeurs mobilières arrimée au groupe financier de la Banque de Montréal, le Canada caracole en tète avec un taux d'imposition, on parle de celui des entreprises, qui frise les 45 %.Sur ce front, on devance l’Italie avec 42 %, le Japon avec 41 %, les Etats-Unis et la France avec 40 %, les Pays-Bas, le Mexique et l’Allemagne avec 35%, la Grande-Bretagne et l’Australie avec 30 %.Certains pays envisageant des baisses d’impôt qui seront effectives à court terme, soit l’Allemagne et l’Australie, la position du Canada va aller évidemment en se dégradant, à moins que les autorités concernées y voient.Qui plus est, le Canada fait également très mauvaise figure au chapitre de l’impôt des particuliers.En pourcentage du PIB, l’impôt des particuliers est de 15 %, loin devant la moyenne des pays membres de l’OCDE qui avoisine les 11 % et celle des États-Unis qui frôle les 10 %.D’après Mme Cooper, ce cocktail fait d’impôts élevés des entreprises et des particuliers s'annonce d’autant plus explosif que la nouvelle économie est plus consommatrice de matière grise.De personnes bien formées, de personnes plus mobiles, de personnes qu’un pays comme les États-Unis, parce qu’il est dans une situation de plein emploi, débauche par tous les moyens.Des ponts d’or A cet égard, la chef économiste de Nesbitt Burns a constaté que les entreprises américaines sont de plus en plus nombreuses à faire le pied de grue devant les portes d’universités canadiennes pour offrir aux étudiants des ponts d’or dans le but évidemment de les convaincre de s’exiler au Sud.Plus précisément, ce sont les étudiants qui fréquentent les facultés où sont dispensés les enseignements liés aux nouvelles technologies qui sont les cibles, si l’on peut dire, de ces opérations.Or, selon l’analyse de Mme Cooper, il faut s’attendre à ce que la croissance annuelle moyenne, entre 1997 et 2003, du secteur regroupant les technologies des communications soit de 11 %, bien davantage que le secteur de la chimie, qui arrive deuxième avec 2,7 % de croissance par année.Le hiatus constaté en matière d’imposition entre le Canada et ses principaux concurrents devrait d’autant plus être pris au sérieux par les élus que nous voici au tout début d’un cycle économique qui sera commandé, entre autres, par Internet et les biotechnologies.Autrement dit par des secteurs gourmands de matière grise.En toile de fond, il faut comprendre qu’internet et la révolution économique qu’il anime aura pris seulement sept années pour rejoindre 30 % de la population américaine comparativement à 12 ans pour l’ordinateur personnel, 22 ans pour la radio, 26 ans pour la télévision, 35 ans pour le téléphone, et 50 ans pour l’automobile.Le hic, pour le Canada, c’est que toutes les compagnies exploitant le secteur des technologies de l’information, secteur, on ne le répétera jamais assez, friand de personnes bien formées, sont étrangères.Huit sont américaines, une est suédoise, une autre est finlandaise.Bref, aucune société canadiemie n’est actrice du nouveau paradigme économique qui s’installe actuellement.La réunion des filiales du groupe conclut une importante restructuration Coscient sort de son cocon en Motion International FRANÇOIS NORMAND LE DEVOIR En plus d’avoir complété sa restructuration à mi-chemin de l’échéancier prévu, le Groupe Coscient a dévoilé hier sa nouvelle marque unique, Motion International, qui regroupe désormais les marques de production et de distribution de l’entreprise.Donc, en vertu de cette restructuration, les filiales Productions Coscient, SDA Productions, SDA Panorama, OYVL/SDA Productions, Cactus animation, Allegro Films et Motion International seront réunies sous la marque Motion International.Ces filiales regroupent l’ensemble des unités d’affaires de la société: fiction nationale, fiction internationale, jeunesse et animation, divertissement et documentaires, grand format et distribution.D’un point de vue légal, le nom Groupe Coscient restera encore en vigueur pendant quelque temps.La réunion des filiales du Groupe Coscient est la conclusion d’une restructuration de l’entreprise amorcée en juillet dernier, qui devait prendre deux ans mais dont le processus a été complété en seulement 11 mois.«Il fallait intégrer les acquisitions», a déclaré lûer en conférence de presse le président de Motion International, Guy Crevier, précisant que l’ancienne structure générait trop de bureaucratie.Lors de la restructuration, Télésystème s’était porté acquéreur de 25 % des actions clu Groupe Coscient — la Caisse de dépôt et placement du Québec en détient 15 % et Astral, 5 %.M.Crevier a expliqué par ailleurs que la restructuration du financement de la société était aussi en voie d’être complétée dans les prochains jours.«Il va y avoir un seul financement», a-t-il dit, rappelant que dans l’ancien système chaque filiale s’occupait de son financement.Quant à la santé économique de Motion International, M.Crevier a mentionné que l’entreprise «devrait débuter une très forte croissance interne cette année».Pour l’exercice financier qui s’est terminé le 31 juillet 1998, le Groupe Coscient avait réalisé un chiffre d’affaires de 117 millions de dollars.Pour le prochain exercice, le président estime que les résultats seront «sensiblement au delà de ceux de 1998».Par exemple, a-t-il précisé, la société a déjà en main des contrats de production pour une valeur de 120 millions pour l’année prochaine, alors que le prochain exercice financier n’est pas encore commencé.Projets en cours M.Crevier a d’ailleurs fait l’annonce hier de plusieurs projets de Motion International.On peut notamment souligner la participation de l’entreprise dans un film qui sera diffusé en anglais et en français (respectivement par les réseaux CTV et TVA), retraçant la vie de Lucille Teasdale, un médecin canadien qui a notamment créé un hôpital en Ouganda.Motion International a également fait une «percée importante», pour reprendre l’expression de la direction, dans le marché de la série télévisée.L’entreprise va d’ailleurs compléter sous peu l’achat de tous les droits d’une série de 26 épisodes — les droits des 13 premiers épisodes ont déjà été achetés — produite par Alliance.La série télévisée, qui s’intitule Little Men, raconte l’histoire de familles vivant à la campagne.La série a déjà été Négociations d’une convention collective avec Hydro-Québec Les ingénieurs disent oui à 90 % GÉRARD BÉRUBÉ LE DEVOIR Cy est dans une proportion de 90 % que les ingénieurs d'Hydro-Québec ont accepté les termes de l'entente salariale conclue entre leur exécutif syndical et la société d’État.Ce sont ces mêmes propositions qui ont été soumises aux techniciens, employés de métier et employés de techniques professionnelles et de bureau.L’exécutif représentant les 1300 ingénieurs d’Hydro était venu jouer les trouble-fête en acceptant les propositions salariales patronales le 5 mai, le jour même du déclenchement de la grève des quelque 14 500 syndiqués membres du SCFP-FTQ.L’entente de principe, soumise au vote des membres, a été entérinée mercredi dans une proportion de 90 %.L'entente acceptée par les ingénieurs prévoit des augmentations salariales qui respectent les paramètres retenus par le gouvernement du Québec dans sa négociation avec les employés de la fonction publique.Elle contient des augmentations salariales de 1 % la première année et de 2 % pour chacune des aimées allant de 2000 à 2003.En revanche, la rémunération est accrue d’une participation à un régime d’intéressement lié à la performance de l’entreprise qui, si les objectifs sont atteints, peut représenter 3 % en 1999 et en 2000, 3,5 % en 2001, 4 % en 2002 et 4,5 % en 2003.Enfin, le tout est accompagné d’un congé de cotisation au régime de retraite, ce taux se situant à 4,87 % par année selon le salaire de base moyen des ingénieurs.Deux propositions S’inspirant de la réaction des ingénieurs, Hydro-Québec a soumis deux propositions à ses employés membres du SCFP.L'une, couvrant une période de deux ans, ne prévoit qu’une augmentation de salaire de 1 % la première année et de 2 % la deuxième.L’autre, couvre une période de cinq ans et comprend les éléments que l'on retrouve dans la proposition faite aux ingénieurs.Selon les calculs patronaux, la rémunération des employés syndiqués pourrait ainsi augmenter, en moyenne, au rythme de 8,9 % par année si la deuxième proposition était retenue.Chez ces derniers, on s’en tient toujours à la demande initiale, qui porte sur des augmentations salariales de 7 % la première année et de 6 % la seconde.E N BREF diffusée aux États-Unis.M.Crevier a reconnu que l’entrée de Motion International dans le marché de la série était «risquée», mais qu’il était confiant du succès de la série au Canada.Un projet avec la BBC L’entreprise a également d’autres projets en marche, dont un avec la télévision publique britannique, BBC, pour la production d’un film Imax portant sur le corps humain, intitulé L’Odyssée humaine.Il s’agirait d’un voyage dans le corps humain à partir d’images synthèses.Motion International concocte aussi un documentaire sur les caribous du Grand Nord, Quand les montagnes bougent.Motion International a insisté pour dire que l’entreprise allait développer davantage le marché international en exportant ses produits et son expertise, à l’instar du Cirque du Soleil, mais sans négliger pour autant le marché québécois.L’an dernier, ses exportations ont généré des revenus de moins d’un million alors que cette année les revenus devraient totaliser six millions.D’ailleurs, les productions en anglais, qui représentaient récemment moins de 50 %, devraient compter pour 67 % l’année prochaine.Premier producteur indépendant au Québec et deuxième au Canada, Motion International est aussi en tête des distributeurs canadiens de programmation télévisuelle.Ses activités sont concentrées dans cinq secteurs qu’elle exploite à l'échelle internationale: les dramatiques (téléfilms, téléséries et longs métrages), le secteur jeunesse et animation, le secteur divertissement et documentaires, ainsi que la distribution domestique et internationale.Saputo double ses ventes (Le Devoir) — Pour l'exercice clos le 31 mars 1999, le Groupe Saputo a vu ses ventes plus que doubler et son bénéfice net s’accroître de 73 %.Cette performance est le résultat de l'intégration des acquisitions américaines Stella Foods, en décembre 1997, ainsi que d’Avonmore Cheese et Waterford Food Products, complétées en mai 1998.Les revenus se sont élevés à 1,9 milliard, soit une augmentation de 134 % par rapport aux 817 millions enregistrés en 1998.Le bénéfice net s'est chiffré à 79,1 millions, ou 1,63 $ par action, contre 45,7 millions en 1998.Nouveau cabinet de relations publiques (Le Devoir) — Hill & Knowlton Canada et Ducharme Perron Communication Affàires publiques ont annoncé hier la création au Québec d’un nouveau cabinet-conseil en affaires et relations publiques.La nouvelle compagnie, qui s’appelle Hill & Knowlton/Ducharme Perron, possède des bureaux à Montréal et à Québec.Elle emploie 26 personnes à l’heure actuelle et son chiffre d’affaires annuel s’élève à 3,5 millions.Elle devient une filiale de Hill & Knowlton, qui exploite 54 bureaux répartis dans 32 pays.Le Fonds de la FTQ investit dans SNF (Le Devoir) — Le Fonds de solidarité des travailleurs de la FTQ a annoncé un investissement de 25 millions dans SNF L’investissement du fonds vise la réalisation d'un plan de croissance, qui créera ou consolidera plus d'une centaine d’emplois s’ajoutant aux 325 emplois actuels.Créée en 1973, SNF œuvre dans le domaine de la récupération, du tri, de la transformation et du recyclage des métaux ferreux et non ferreux.Elle exerce ses activités dans cinq centres régionaux.Avec l’investissement du fonds, SNF développera de nouvelles activités industrielles et continuera son programme d’expansion et d'intégration pour consolider le marché du recyclage, favoriser la stabilité des prix pour réduire la dépendance de SNF envers les cycles économiques des matières premières et bénéficier de synergies opérationnelles additionnelles.Téléglobe étend son réseau (Le Devoir) — Téléglobe Communications a poursuivi le déploiement de son réseau GlobeSystem avec l'extension de ses installations de transmission vidéo sur fibre optique à Toronto, à Vancouver et à Washington.Les nouveaux sites viennent renforcer le réseau de transmission audiovisuelle de Téléglobe, qui met en œuvre des commutateurs ATM à Londres, à Los Angeles, à New York et à Montréal.Consumer Electronic investit 15 millions dans TIM (Le Devoir) —- L’entreprise allemande Consumer Electronic a annoncé un investissement de 15 millions dans la société québécoise Technologies interactives Mediagrif (TIM).Cet investissement a été précisé lors du voyage de deux jours du vice-premier ministre Bernard butdry en Allemagne.La société allemande est spécialisée dans le commerce des composantes électroniques.Quant à 'IJM, elle s’active sur le marché virtuel des composantes d’ordinateurs.Elle emploie présentement une soixantaine de personnes dont 45 au Québec.L’investissement devrait permettre la création de 20 à 25 nouveaux emplois.La Banque Edouard Constant SA acquiert une partie du capital de Socrate (Le Devoir) — Socrate, gestion du patrimoine a annoncé hier que la Banque Édouard Constant SA de Genève, avait acquis une participation de 9 % dans son capital-actions.Cette entente apportera à Socrate l’expertise en gestion de patrimoine de là banque suisse et son leadership en technologies de l’information dans un créneau, celui de la gestion des fortunes personnelles, appelé à connaître un essor important avec l’évolution actuelle de la démographie. LE DEVOIR LE VE N I) R E D I 11 J U I N 1 f) il il \ 7 ?ÎCONO MIE- Les devises Voici la valeur des devises étrangères exprimée en dollars canadiens Afrique du Sud (rand) 0,2506 Allemagne (mark) 0.8114 Arabie Saoudite (rlyal) 0,4078 Australie (dollar) 1.0096 Autriche (schilling) 0,1153 Bahamas (dollar) 1,4897 Barbade (dollar) 0,7766 Belgique (franc) 0,03914 Bermudes (dollar) 1.4897 Brésil (réal) 0.8663 Caraïbes (dollar) 0,5712 Chili (peso) 0.00305 Chine (renminbi) 0,1840 Égypte (livre) 0.4456 Espagne (peseta) 0.00961 États-Unis (dollar) 1.4627 Europe (euro) 1,5329 France (franc) 0,2429 Grèce (drachme) 0,005023 Hong-Kong (dollar) 0,1957 Inde (roupie) 0,0361 Indonésie (roupie) 0.000207 Italie (lire) 0,000825 Jamaïque (dollar) 0,0427 Japon (yen) 0.012291 Mexique (peso) 0,1652 Pays-Bas (florin) 0,7213 Philippines (peso) 0,0401 Pologne (zloty) 0,3852 Portugal (escudo) 0,008013 Rép.tchèque (couronne) 0,0425 Rép.dominicaine (peso) 0,0978 Rpyaume-Uni (livre) 2,3472 Russie (rouble) 0.0622 Singapour (dollar) 0.8794 Slovaquie (couronne) 0.0347 Slovénie (tolar) 0.008170 Suisse (franc) 0.9939 TaïWan (dollar) 0.0467 Thaïlande (baht) 0,0410 Ukraine (hryvna) 0,3807 Venezuela (bolivar) 0,00252 300 milliards aux Etats-Unis seulement La Mutuelle du Canada Le poids d’Internet : comme l’économie de la Suisse Son pôle d’activité peut rivaliser avec l’énergie, la construction automobile ou les télécommunications VIRGINIE MONTET AGENCE FRANCE -DRESSE WJ ashington — «L’économie Internet» pèse déjà plus V V de 300 milliards de dollars aux Etats-Unis en 1998, soit le poids d’une économie comme celle de la Suisse, affirme une étude universitaire publiée hier par le fabricant de serveurs Cisco Systems.Ramenée au rang du PIB d’un pays, l’économie Internet aux Etats-Unis se situe au 18' rang mondial, juste derrière la Suisse et devant l’Argentine.Son pôle d’activité peut rivaliser avec les revenus çréés par des secteurs aussi importants que l’énergie aux Etats-Unis (223 milliards de dollars), la construction automobile (350 milliards) ou les télécommunications (270 milliards).L’activité engendrée par et autour d’Internet comprend celle des entreprises informatiques et de logiciels consacrant tout ou partie de leur chiffre d’affaires soit à l’infrastructure du réseau (groupes électroniques, informatiques, exploitants de réseaux, fibre optique, etc.), soit aux applications multimédia (AOL, Microsoft, Sun, etc.).Elle comprend aussi les services et les intermédiaires qui sont par exemple les agences de voyages, les firmes de courtage électronique, les fournisseurs d’information et de portails Internet comme Yahoo ou Cnet.Enfin, il faut compter le commerce électronique avec de grandes enseignes conmieAmazon.com (librairie) ou eToys (jouets).Le commerce électronique, aux entreprises et au détail, aurait généré 102 milliards de revenus aux Etats-Unis en 1998, selon cette étude.Comparée au PIB américain, fort de près de 9000 milliards, l’économie Internet paraît encore une goutte d’eau mais le volume d’affaires suscité par ce nouveau média a progressé de 174,5 % au cours des quatre dernières aimées, souligne l’étude.L’Internet emploie 1,2 million de personnes aux Etats-Unis alors que l’économie américaine a créé cette même minée 1,5 million d’emplois nets.La majorité de ces emplois n’existaient pas avant 1994-95, date de l’apparition du World Wide Web, la fenêtre multimédia de l’Internet, note l’étude.Au total, 5,9 millions de travailleurs américains sont employés dans la haute technologie et la technologie de l’information, dont 20 % d’emplois directement liés à Internet.L’enquête souligne la haute productivité des employés travaillant sur Internet qui génèrent chacun en moyenne 250 000 $ US de chiffre d’affaires contre 160 000 $ US pour des employés commerciaux classiques.Ces chiffres sont difficilement comparables avec d’autres études souvent plus centrées sur le seul commerce au détail.Selon le secrétaire américain au Commerce, un tiers de la croissance économique américaine a été occasionné par les technologies de l'information au sens large.Même si les ventes de détail par Internet ont triplé en 1998, elles ne comptent encore que pour moins de 1 % de ces transactions.Les titulaires de police approuvent la démutualisation PRESSE CANADIENNE Les titulaires de police de La Mutuelle du Canada ont approuvé hier sa transformation en société par actions.Chacun d’entre eux recevra entre 2100 $ et 3300 $ sous forme d’actions ou au comptant.«Les résultats d'aujourd’hui démontrent la confiance des titulaires de police en nos pla>is pour l’avenir, a affirmé Robert Astley, président et directeur général de La Mutuelle.Ainsi, 97 % des votes étaient en faveur de notre projet et plus de 33 % des titulaires de police ont exercé leur droit de vote.On nous dit qu’il s’agit là d’un haut pourcentage.» Ce vote historique fait de La Mutuelle le premier assureur canadien d’importance à obtenir l’autorisation de ses titulaires de police de changer sa structure.Dans le cadre de cette transformation, La Mutuelle du Canada deviendra Clarica, une décision avalisée par les détenteurs de police.La démutualisation de La Mutuelle doit cependant obtenir l’approbation du ministre fédéral des Finances.La société fera un premier appel public à l’épargne, lequel devrait se terminer vers la fin de juillet.Le montant versé à chacun des quelque 900 000 détenteurs admissibles dépend de la réponse du marché boursier, de même que de critères tels que la durée et la valeur de chaque police.La Mutuelle estimait en avril que les détenteurs de police — jusqu’ici les propriétaires de facto de la société — se partageraient entre 1,9 et 2,9 milliards de dollars une fois la démutualisation consommée.L’un d'eux aura droit à 18 804 actions d'une valeur totale de 423 090 $.D’autres mutuelles d’assurance entendent faire elles aussi appel à l’épargne public cette année.11 s’agit de la Financière Manuvie, de la Sun Life Compagnie d’assurance-vie, de Canada-Vie et de l’lndustrielle-Allian-ce Compagnie d’assurance sur la vie.Les cinq assureurs prévoient de verser 11 milliards de dollars à 2,6 millions de Canadiens et quelques autres milliards de dollars à des détenteurs de police à l’étranger.Coup d’œil Volume Ferme Var.Var.((XX)) ($) (%) La Bourse de Montréal XXMJndice du marché 20610 3780.28 -23.17 -0.6 XCB:Bancaire 4401 6000.91 -98.85 -1.6 XCO:Hydrocarbures 2833 2463.40 +2.02 0.1 XCM:Mines et métaux 13629 2020.41 +55.61 2.8 ï XCF:Produits forestiers 2323 2282.25 -7.64 -0.3 XCI:Bien d'Équipement 4217 3907.35 -26.82 -0.7 XCU:Services publics 3764 4077.08 -29.57 -0.7 La Bourse de Toronto TSE 35 26086 398.13 -2.37 -0.6 TSE 100 52150 420.70 -2.37 -0.6 TSE 200 20962 415.68 -2.38 -0.6 TSE 300 73112 6921.35 -39.06 -0.6 Institutions financières 5144 7698.90 -135.14 -1.7 Mines et métaux 9934 3699.11 +114.45 3.2 Pétrolières 10391 5734.88 -20.52 -0.4 Industrielles 10235 5777.59 -24.07 -0.4 Aurifères 8107 4816.02 +68.61 1.4 Pâtes et papiers 2507 4180.08 -27.71 -0.7 Consommation 2889 13866.00 -140.27 -1.0 Immobilières 978 2225.84 -12.88 -0.6 Transport 1341 5928.55 -62.61 -1.0 Pipelines 1115 5852.32 -38.09 -0.6 Services publics 5129 8152.70 -46.81 -0.6 Communications 12394 17640.97 -269.93 -1.5 Ventes au détail 1902 5348.25 -22.39 -0.4 Sociétés de gestion 1040 8779.19 +96.54 1.1 La Bourse de Vancouver Indice général 25344 440.16 -2.64 -0.6 Le Marché Américain 30 Industrielles 86326 10621.27 -69.02 -0.6 20 Transports 9798 3368.40 -12.17 -0.4 15 Services publics 9801 328.00 -3.86 -1.2 65 Dow Jones Composé 105926 3214.16 -22.18 -0.7 Composite NYSE * 622.85 -6.43 -1.0 Indice AMEX 768.25 -4.74 -0.6 S&P 500 * 1302.82 -15.82 -1.2 NASDAQ * 2484.62 -34.73 -1.4 Les plus actifs de Toronto Volume Haut Bas Ferm.Var.Var.Compagnies (000) ($) ($) ($) (S) (%) QUEBECOR PRINTING 5816 33.90 33.10 33.60 .+0.35 1.1 SHAW COMM INC C B 2759 5900 54.95 56.50 +2.00 3.7 RESERVE ROYALTY 2706 0.48 0.35 0.41 +0.08 24.2 NORANDAINC 2310 17.95 17.20 17.85 +0.60 3.5 FALCONBRIDGE LTD 2285 18.25 17.35 18.05 +0.70 4.0 INCOLTD 1822 24.70 22.65 24.20 +1.30 5.7 ROGERS COMM INC B 1821 27.60 26.05 26.55 -0.55 -2.0 IMASCO LTD 1772 39.45 38.40 38.45 -1.00 -2.5 CALL-NET ENTR INC 1750 10.35 10.00 10.05 -0.15 -1.5 PLACER DOME INC 1720 15.85 15.05 15.65 +0.35 2.3 Les plus actifs de Montréal Volume Haut Bas Ferni.Var.Var.Compagnies (OOO) ($) ($) ($) ($) (%) TVX GOLD CP 469 1.44 1.39 1.40 .UNITED DOMINION 344 35.90 35.70 35.70 -2.00 -5.3 BCE EMERGIS INC 318 37.90 36.65 37.40 -0.65 -1.7 REPAP ENTR INC 235 0.09 0.09 0.09 - BIOCHEM PHARMA 187 28.40 28.00 28.25 -0.25 -0.9 SODISCO-HOWDEN 181 0.17 0.17 0.17 - TRANSCDA 173 20.20 20.05 20.15 - BCT.TELUS COMM 169 35.25 34.85 35.20 -0.05 -0.1 NORANDA INC 140 17.90 17.20 17.90 +0.60 3.5 VAgOGEN INC 133 1.70 1.61 1.70 Décision + Investmax s.e.n.c.Logiciel d'analyse boursière Obtenez à domicile dans votre ordinateur 5 ans de cotes historiques et les communiqués de presse émis par les compagnies inscrites en Bourse.Venez découvrir comment à partir de 15 minutes de travail par jour vous pouvez savoir exactement la direction du marché et des secteurs et ainsi améliorer dramatiquement votre rendement à la Bourse.740 Notre-Dame Ouest Bureau 1210 (514)392-1366 http://www.investmax.com chuté?BU-I-—- .Suivez leur remontée tous les samedis dans LE DEVOIR Montréal XXM 3780,28 Toronto TSE 300 I 6921,35 ^ New York Dow Jones 10 621,27 Dollar 1 $ canadien 68,370 us Or à New York 259,30$us Ces titres, transigés hier, sont présentés en ordre alphabétique et leur valeur est exprimée en dollars canadiens.Les lettres a et b ditférencient les catégories d'actions ordinaires sans droit de vote.j= compagnie junior à la Bourse de Montréal; f= action ordinaire sans droit de vote ou à droit de vote subalterne; p ou o= actions assujetties à des règlements spéciaux; pr= actions privilégiées; r= actions privilégiées dont le dernier dividende n'a pas encore été versé; u= unité de capital-action; v= dividende variable; wt ou w= bon de souscription (warrant); z= lot brisé.52 dam.sem.Tltn Haut Bas Ventes C/B Haut Bas CI6t.Var.A B AOS 7.150 1.910 37204 57 2,900 2.550 2.850 ?0,100 (AFCAN 0,190 0 060 10000 0.060 0 060 0.060 •0,020 lARCA 0,300 0.050 2600 0080 0 080 0.080 |Aur Res 3,490 1.600 2118967 (Abcourt 0.195 0.030 6600 0.090 0.070 0.070 ?0.010 AtxtibfC 20,250 11.650 11405 14.950 14,750 14.850 -0.150 lAelerna 8,000 4100 6815 4.800 4 650 4.650 •0.150 Agmco E 9.900 4.350 6000 7.700 7,650 7.700 ?0.100 jAgntek 1.100 0,250 3000 0.300 0 300 0.300 +0.030 Air Canda 13.300 5.150 59650 59 6.000 5.900 5.950 -0.050 lAirCan.A 12.000 4.550 11480 49 5.000 4.850 4.870 -0080 Alta.energ 46.100 28.000 1100 135 44.500 44,300 44,500 •0.050 Alcan Alu 48.700 28 850 66984 24 48.700 47.000 48.500 ?1.200 l(Algene 1.060 0.180 10600 0.600 0,560 0.600 Algo2nd6% 4.500 3.600 200 4.000 4.000 4.000 -0,500 AlgoA 0.650 0,300 5000 5 0.390 0,390 0.390 (AliCT.b 21.650 14,000 801 20.700 20.250 20,250 AIIAtIVt 32.250 19000 200 19.000 19.000 19,000 •1,500 jAllican 0.750 0.200 24800 0,700 0.600 0.700 ?0.030 Amaig.ln voir plus bas Amisco 11.250 5.050 2550 12 9.000 8.750 9.000 +0 300 jAngl.Swts 0,910 0,180 12000 0280 0.280 0.260 ?0.020 lArenagol 0.550 0.165 21000 0.320 0310 0.310 •0010 (Amnstc 0.180 0.040 93900 0.050 0.050 0,050 -0.005 Asbestos 24.000 4,000 250 15 8.600 8.600 8.600 •1,400 fAstral.A 28,500 15.750 332 29 28.250 28,250 28.250 (Atcol 43.500 30.000 3471 14 43000 42.600 42,600 •0.250 Athabasca voir plus bas Axcan 13.100 5.700 13232 338 6.950 6,750 6.750 •0.150 BCGAS 34 000 26.750 2989 15 28.700 28000 28.600 BCE emq 48.000 6.750 318499 37,900 36.650 37 400 ¦0.650 BCE Inc.76.950 39.800 86770 11 72.300 71,050 71.900 •0.200 BCE Mbl 48000 32,500 16056 44,000 43.000 44.000 ?1.250 bcttelus 43 000 34.700 169972 35,250 34.850 35.200 •0,050 bcl.tel nv 40.750 33,500 16859 34.250 34.000 34.100 -0.200 IBMTC.a 26,850 16,500 400 10 20.500 20,500 20.500 Bq.Laur 32,500 21,000 123445 9 23.100 22,750 22.900 •0.100 Bque Nat 30.050 19.050 38871 12 20.500 20.100 20,100 Bq.na.sr10 29.450 26.800 800 27,550 27,450 27.550 ?0.050 Bq.na.srll 28.900 25.800 200 27.200 27.200 27.200 •0.200 Bqnat.kei 11.000 9 800 1600 10.100 10,000 10.000 ?0.100 BquNat.nk 9.150 8.550 2300 9.100 9,100 9.100 ?0.050 BquNat.nt 19.600 13.100 3300 19,000 18,900 18.900 •0.250 Bq.n2.sM2 27.450 24.500 903 26,500 26,350 26.500 Bq Royale 91.500 57.500 111949 13 68350 67.300 67.600 •1.150 Bq.Ry.srJ 29.050 27.000 800 27.350 27.250 27.350 Bq.Ry.srF 27,950 25.350 1041 26.200 26,200 26.200 ?0.550 Bq.T-D 90 800 37.500 29918 20 75.000 74,100 74.500 •1.000 B.imp,sr15 28.000 25.000 500 26.750 26.750 26,750 Bq.C.lmp 50.500 24.450 85385 19 36.100 35,400 35 800 •0,500 Bque Mil 84.800 51,800 3610 12 55.000 54 300 54,300 -0.900 BM0.Bsr4 26,550 23.250 200 24800 24.800 24 800 BMO.BsrS 26.600 24,000 650 24.450 24.450 24.450 ?0.050 BVO sr2 voir plus bas Bq.N.Ecos 39.000 22.850 90836 11 30.900 30,150 30.250 -0.700 B ne Sr12 26,500 24.000 755 24.400 24.150 24.400 ?0.050 B NE Sr9 29.650 26.250 250 28.000 28,000 28000 B NE Sr6 29.200 27,250 250 27,250 27,250 27.250 B NE Sf7 29.900 27.500 170 28 350 28,350 28 350 ?0.050 Barnck 35.900 20.400 12326 21 25.700 24 850 25600 ?0.650 Beau Can 2 650 1.450 32700 18 2.400 2.360 2.390 -0.010 IBehavr.B 1.450 0.390 2000 0.500 0.500 0.500 +0.040 Bell.lntl 38,750 9 600 4100 20.550 20.050 20.100 •0.300 Benvest 4.000 2,150 840 4 2.550 2.550 2.550 Bestar 7.950 3,940 1000 10 3,950 3,950 3.950 Biochem 45.400 23.400 187992 25 28.400 28.000 28.250 •0.250 Biomlra 10.150 1,850 5800 5,500 5.350 5,450 •0.150 iBioniche 1.120 0.320 2499 0800 0.800 0 800 Boliden 8.450 1.200 8500 3.300 3.280 3.300 -0.030 Bomb A 24,450 15.850 4503 29 23.450 23.250 23.350 ?0.200 IBomb B 24.450 15 600 115960 28 23.500 23.100 23,100 -0,300 Boralx.A 4 800 2.600 2750 35 4.000 3.750 3.800 -0.250 iBoreale 0280 0.070 1000 5 0.120 0.120 0.120 |Brex 0.190 0.025 3600 0080 0 080 0 080 C D C-MAC 33.000 14.750 39127 29 30.750 30.000 30.000 •1.000 CAE Inc.12.850 7,850 5800 12 8.500 8,450 8.500 ICGI Gr.A 39.250 16,050 69691 67 33.550 33.100 33400 -0,200 CT Fin, 66.350 47.450 1302 26 65.900 65.000 65,900 •0050 flCSii 2.400 1,000 21900 2.150 2.120 2.150 ?0030 Call-Net 28.250 9000 3800 10.350 10.100 10,200 (Call-N.B 28.000 8.800 1100 10.250 10.250 10.250 iCvaliey.a 1.550 0.160 4500 0250 0,250 0.250 •0.015 iCambiex 0,550 0.090 22000 0390 0360 0.390 Carnbw 9.750 4.600 8017 4.700 4.600 4,620 •0.080 Camco 6,600 3.500 3400 15 6,500 6.500 6.500 Cameco 42800 24.050 2610 52 31.650 31.500 31.500 -0.050 Cdn.Nat 100.250 63,650 200 72 93.500 93.500 93.500 -0.750 Cdn Oxy 32.200 13,200 4220 21.150 20.850 21.000 •0.200 CP Ltd 42.200 26.000 *0 15 33.850 33,850 33.850 IC Tire A 46000 29.000 1250 20 44.000 43 500 43.500 •0,050 IC Utilité 49.200 38.000 3467 14 44.100 44,100 44,100 CUMilB 49.000 39.400 $2 14 44.150 44.150 44.150 C.UM.SrO 25.350 24,950 60000 25.050 25.050 25.050 -0.300 ICmnac.A 6.100 3.650 5600 7 5.600 5.400 5.600 •0,100 iCanspr.A 0.340 0100 10000 0.180 0.180 0.180 •0.040 Cascades 10.650 6.600 15095 17 8.550 8.450 8.450 •0.100 Cased s.a.voir plus bas iCed-Or 0.850 0.150 4000 0.310 0.290 0 290 Celanese 26.900 17,100 770 18 26,300 26.300 26 300 La Bourse de Montréal Titre 52 darn.sen.Haut Bas Ventes C/B Haut Bas CIAt.Var.Ceiestica 66.500 16.400 51648 61.400 59 300 59.950 •1.650 iCenosis 1.650 0.750 9900 1.170 1.160 1.170 iChesbar 1,450 0.200 3200 0.250 0,250 0250 ?0,045 tCimStl.a 19.500 13.700 2000 12 18.000 18.000 18.000 ?0,050 fCinar Lv 43.250 22.700 800 57 41000 39.750 39.750 •1,550 Cmar Mv 42000 24.000 200 58 40.000 40 000 40 000 Cmram 23.800 11.500 3114 17 13.000 12.650 12.850 ?0.050 (Clearnt.a 22.150 9.550 500 17 850 17.700 17.700 •0.250 Cl-n.c.A 12.500 6.100 760 10.300 10250 10250 •0.400 Co-Steel 22.250 10.050 243 13,700 13.700 13.700 ICog.Cabl 32.000 12.500 5245 22 28.500 27,800 28.000 •0,250 tCogeco 31.500 11.200 3900 13 27.100 26,950 27.000 •0.500 Cogmease 39,450 20.750 2630 19 25.700 25.500 25.700 ?0450 iColeraine 0.135 0.045 76000 0.060 0,055 0.060 -0,005 Commr.un voir plus bas Commco 24.000 13.500 47161 22.500 22.450 22.450 ?0450 iCancom 17.750 9500 3300 21 17.000 16.600 16.750 •0.250 jConcert 3.900 1.750 1100 15 3.600 3.600 3,600 •0.100 iCon Oas 0.105 0.020 33000 0.035 0.030 0.030 -0.005 fContRes 0780 0.300 5050 0400 0300 0.400 Coreco 9.950 3.400 2500 13 4.700 4.700 4700 ?0,200 Coscien.a 7,000 4.000 2950 4900 4,850 4 850 •0.150 Cott 13.100 2.950 14300 4.850 4.600 4,850 ?0.100 jCovitec 1.370 0.580 7000 0.850 0.750 0.750 -0.100 Crestar 19.100 9.600 200 17.550 17.550 17.550 •0.050 Dtotô iDatalex 4.250 0.175 62500 0,560 0,500 0.500 •0.120 Datamark 4500 1.800 500 9 2.850 2.850 2.850 ?0.200 Oemson 0.275 0 085 5000 0.135 0,135 0.135 •0,005 Desi.pr.A 26.750 24.500 1250 25,350 25,350 25.350 •0.200 fDesjar.A 23.900 13 500 100 9 16.100 16,100 16.100 iDiadm 0.700 0.120 21700 0.300 0.270 0.270 •0.030 jOiagnCur 2.450 0.580 2000 1.000 0.950 1.000 ?0.050 iDianor 0.400 0,120 3000 0.170 0.170 0.170 (Ditem 2.550 0.430 10000 0.700 0.700 0.700 ?0.050 Dofasco 24.450 15,300 13753 11 23.150 22,900 23,000 Domco 17.600 8.000 3600 15 10.500 10,500 10.500 -0,300 Domtar 12,850 6.900 11595 29 11.850 11.600 11.800 -0.200 Domt.SrB 21,550 17,800 35700 18,500 18,300 18.350 ?0.050 IDonohu.a 23,670 17.330 47115 12 20.400 20,100 20.200 •0.250 IDorel.B 33.200 16.000 1320 28 33,000 32.500 32.900 ?0.150 jdumt.nikl 1.230 0.300 33500 1,050 1.000 1.010 ?0.010 Dylex 6.200 3.610 251 10 3.340 3.340 3.340 iDynacor 0 380 0.170 15000 0.180 0.180 0.180 E F Eaton 15,200 1.970 2250 3.900 3,870 3.870 ?0.120 jEcudor 0.480 0,130 11050 0260 0.250 0.250 •0010 fEdpbra.A 25.700 17.000 2450 10 20.950 20.650 20.950 ?0.100 Eicon 6.300 2.600 117816 24 6.300 6.100 6,300 ?0.200 fEmpire.A 32.450 25.000 200 6 25.550 25.550 25.550 ?0.300 Enbridge 36.250 29.000 400 20 34 650 34,600 34.600 -0.200 EnerMark voir plus bas EnpFnd.G voir plus bas lExpiogas 0.050 0,010 7166 0,030 0,020 0.030 -0.005 fExtndi.sv 13.100 3.150 106380 8 4.850 4,850 4,850 •0.040 iFairstar 0.340 0.100 2000 0.195 0.195 0.195 ?0.075 Faicnbrdg 22.000 11,750 75000 17.750 17.750 17,750 Fi.Desj.sl 21.000 17.750 400 19.750 19.750 19.750 Finning 14.750 9.000 1200 61 13.350 13,350 13.350 -0.150 fFst.Mr.A 29500 16.750 14600 19 27.000 25.550 26.000 •1.000 First Pr us voir plus bas |Forex.a 15,350 5.250 2300 5 14.600 14,250 14600 ?0.100 IForex.b 14,400 5.250 14405 14.150 13.750 14,150 ?0200 Fortis Inc 45.500 34,600 5969 15 34,900 34,800 34,850 •0,050 Forram 4,100 2.550 4900 9 3980 3,900 3.900 -0100 Fosters voir plus bas IFourSeas 64.900 23.000 450 27 58,200 57.650 58 200 •1.800 Frhold.UN voir plus bas iFreewcan 0.600 0,200 4500 0.280 0.280 0.280 ?0.010 G H (Gtc.traA 17.350 10.500 31700 14 16.900 16.700 16900 ?0.200 GTC.tra.B 17.000 11,500 200 14 16,600 16,600 16.600 ?0.200 Gaz.Metro voir plus bas fGildan.a 24,300 9.250 181 13 24.300 24.300 24.300 ?0,550 iGIdHawk 0.530 0 050 7000 0.100 0.100 0.100 ?0,050 (Gkfcrp.A 10.350 4.150 2020 7.100 7.100 7.100 ?0.100 iG.Bnar 0,180 0.040 11000 0.130 0.125 0,130 G.W.Iifcco 31,000 17.500 3121 18 21,900 21.100 21,900 ?0.150 G.W.!if7.45 29.000 26.750 200 28.300 28.300 28.300 •0.150 g.w.lif7.75 30,450 27.000 250 29 200 29.200 29.200 •0,050 'H to J« Infrmsion 14,200 5.050 380 35 5.900 5,900 5.900 -0.100 Gulf Res 7,350 3,330 10400 5550 5.450 5,500 •0.100 GuM.R.p.a 4.050 2,200 10300 2.670 2,610 2,670 ?0.020 jHaemacr 6 800 3.500 1700 3.510 3.500 3,500 •0 200 Harmac 8.250 3.750 250 5 700 5.700 5.700 •1.000 Hawker 4,000 2.800 286 3.000 3.000 3.000 •0,500 jHebron 0.350 0,140 2000 0.200 0.200 0.200 •0,010 lHelixHr 2.000 1.050 25950 42 1.700 1.500 1700 -0.040 Heroux 6.050 3.500 2800 18 4400 4 250 4.400 ?0150 HBayCo 35.000 14.050 450 26 15.600 15.600 15.600 Husky 16.400 7.250 1758 20 7.750 7,600 7.700 •0,050 I J ITI Educ 9.450 5.000 2800 5.750 5 300 5,300 •0,200 imasco ltd 40.250 22.000 68779 22 39400 38.400 38.550 -0850 imper.Oil 31.250 21.000 13650 23 26.400 26,150 26.150 •0.250 flmpr.Qbr 36,700 24.750 3655 17 33.900 33.450 33.650 ?0.350 lmp.Qbr.2 25,400 23.750 200 24,650 24.650 24,650 •0.100 llnMedia 1.500 0 300 37565 1,100 1020 1.020 •0.080 Inco.Pr.E voir plus bas Inco LM 28,800 12,500 59756 24.350 22.950 24 250 ?1,350 llnflntAct 4,300 2.550 46767 3.840 3.450 3,450 •0.350 llnt.Data 0,550 0.200 4000 0,350 0 350 0.350 •0 050 Inv Grp 28.050 17.500 1355 20 19 200 18.700 18.700 •0450 Irwin Toy 4.740 1.600 300 2.490 2.300 2.490 ?0.190 flrwtn A 2.990 1.100 1000 1.290 1.290 1.290 ?0.190 lvaco.sr2 22.100 13 800 500 19,500 19.500 19,500 ?0.250 Ivaco.srS 25.450 18.550 268 23,250 23.250 23.250 •0.250 52 dora.sem.Titre Haut Bn Ventes C/B Haut Bas Clôt.Var.lvaco.sr4 29,500 21.200 1000 26.500 26.500 26.500 ?0.400 iJAG.Mm 0,240 0 080 44150 0.150 0135 0.150 •Jannock 19 600 12500 1002 11 15.500 15450 15.450 ?0150 IJean.Ct.A 39000 19.000 41664 24 32.750 32000 32,000 •0.750 K L jKnowHse 3,250 0.700 12115 381 3.250 3.010 3.050 ?0 050 LG Tech 3.900 1800 3000 3.000 3000 3.000 (LGS Inc.18.000 7.250 8583 21 14.450 14.100 14.450 ?0450 iLabphrm 3 750 1.100 1000 2000 2.000 2.000 (Laidlaw 18.000 8.550 3300 8 10.550 10.450 10.500 fLapVer.A 5.100 3.350 2000 12 4.050 4.000 4.050 UpVer.B 5.250 3.500 700 7 4.200 4,200 4.200 -0.100 tLasond.a 19.500 14,500 500 16 15.000 14.750 15.000 ?0.250 Leader l 3,200 1.710 500 14 2.400 2.400 2.400 Legacy.un voir plus bas (Leroux B 6950 4.750 1750 6 5.000 4.950 5.000 ?0.050 (Jiibey 0.950 0 200 1800 0230 0.230 0.230 iLexam 0.650 0.100 2525 0.135 0.135 0.135 jLithos 0.650 0.230 21600 0,570 0,530 0.530 •0 060 Loblaw 42.500 28750 1871 34 38.050 37.350 37.350 -0.350 Loewen 41.150 0.380 22600 0.410 0,385 0400 ?0.020 jLog.G.lnt 1.200 0.250 450 12 1.100 1100 1.100 •0100 Lorus Thr 1.000 0.260 1000 0.480 0.480 0.480 •0.100 iLoubel 0,175 0.045 6600 0,135 0.110 0.135 jLyonLake 0.700 0.250 14701 0 300 0,250 0250 •0.050 M N iMDSl 32.500 13000 200 26.000 26000 26000 MSV 0.300 0 080 25500 0.150 0,150 0,150 MaBaie 0.750 0.120 2000 0.300 0,300 0.300 ?0.050 Maax 19,850 13.750 12570 19 17.250 16 500 16.900 •0,600 McM Bldl 20,500 11.750 55460 47 20500 20.200 20.250 ?0 200 (Magna A 108.700 83,700 632 17 89.100 88.000 88.000 •2.100 Mam Tel 23.100 16,600 800 13 18,150 18.150 18.150 •0800 Marconi C 20.250 16,250 160 17 18.450 18450 18.450 ?0.450 Mazarin 0.680 0.200 4351 0.300 0.290 0290 •0.010 jMcWatter 1.800 0.220 31999 0.300 0.270 0.270 iMetkior 0.830 0.080 4000 0.105 0,095 0.095 •0.010 Memotec 2.000 0,380 8100 1.490 1.380 1.380 •0.100 Merrill 151.250 58,500 dl81 20 108 000 108 000 108.000 •4.000 Methanex 13.100 3 800 35000 5.750 5.750 5.750 ?0,100 IMetroR.A 23.000 17,000 6350 14 19.000 18.900 19.000 iMetwerks 9.750 3.250 5600 4.400 4.260 4.260 •0.140 M.Tempus 0.700 0.160 27900 0.430 0.400 0.420 Microcell 14,200 7.050 6450 11.250 10.950 11.000 •0.100 IMicrotec 4,550 2.300 600 43 3.000 3.000 3.000 Mikes 2.600 1.600 1000 7 2.050 2.050 2.050 ?0.050 jM.DuNd 1.200 0.480 20300 1,000 0.970 0.970 •0,020 iMirandor 0.380 0.110 25000 0.200 0.190 0,200 ?0,040 Mitel.Corp 21.950 7.350 19006 44 8 850 8750 8.850 ?0.100 (Molson A 27.250 19.800 3400 9 26.850 26.400 26.850 ?0.650 Molson B 27,250 20.100 500 9 26.700 26.700 26.700 •0.300 Montrusco 25,700 10,750 650 13 11800 11.500 11.500 •0.250 Moore 20.050 12.400 1500 12900 12.850 12.900 ?0 050 MtReai 3.350 1.910 1000 10 2,340 2.340 2.340 ?0.100 Multfd.un 15.800 11.050 2500 13.500 13.150 13.500 ?0.250 iMurgor 0380 0.100 42500 0160 0.140 0.140 •0 020 |NAR Res 5.650 0,160 35150 1.690 1.600 1.650 •0.040 Nce Pet.u voir plus bas NS Power 19.200 16.500 4840 17 18.100 17,800 18 050 ?0100 New.Afta voir plus bas Newcastle voir plus bas Newcourt 79 000 22.500 310 12 25.450 25.450 25.450 •0.250 Nexlor 8 750 5.700 67082 28 7.900 7,800 7.900 ?0.050 iNiocan 0.850 0,250 10000 0.550 0.550 0,550 •0.100 iNora exp 0,870 0.220 25000 0.260 0.240 0.260 ?0.020 Noranda 26.150 14.950 140830 128 17,900 17.200 17.900 ?0.600 Nortel 125.850 42.000 dl9l5 125 850 122,150 124.650 ?0.050 Nova chm 32.700 17,300 6228 124 31.000 30.350 31,000 ?0.600 jNoveder 0.760 0.090 64000 0.100 0,095 0,095 •0005 jNovic 4.500 1.500 3350 28 1.700 1.700 1,700 -0050 iNymox 10.400 4.000 16510 5.500 5.000 5.400 ?0.400 O P OnexCorp 28.630 13.000 10135 9 26,250 26.250 26250 •0.700 lOrex exp 0.100 0020 20000 0.085 0.080 0080 •0005 lOlKOPf 0690 0.200 3000 0.590 0590 0.590 •0090 (Orleans 1.100 0.080 10000 0.095 0.095 0095 |Pan Amr 0.250 0,020 1000 0 080 0080 0080 •0020 Pancdn.Pt 23.400 15,050 250 35 20.500 20.500 20.500 Papr board 4.500 1800 1600 2.750 2,550 2.600 ?0.100 Pengr.Enr voir plus bas Perkms.P 7.500 5000 230 11 6.750 6.750 6.750 iPerlite 0600 0,150 2500 0210 0.210 0.210 Petro Can 24.700 14.750 1845 73 18.400 18.200 18.300 •0.050 PhoemxLS 18.250 8.100 4550 29 11.200 11.000 11.200 ?0,150 Pia.Dome 27.200 12 550 19450 27 15 650 15.050 15,500 ?0 300 Poco Petr 16.250 8750 300 62 11.750 11.750 11.750 •0.100 (Powr Cr 37.500 21.750 17705 11 26.400 26.150 26.350 ?0.400 Power.Fin 37.500 22 800 12990 11 26.500 26.350 26400 Premier,a 3 000 1.850 210 6 2000 2.000 2.000 (Premiu.a 15,500 11.000 200 8 12.450 12.450 12450 •0250 Pnmetech 13.800 7000 700 23 13.700 13.700 13.700 fjProMtic 2.700 1.100 9500 1.700 1.550 1.600 •0.100 Promatek 3 850 1.500 2000 7 3.050 3.050 3.050 Q R QuebecTel 20.200 14.000 13138 16 16.750 16.550 16.550 •0.200 QuebecoA 35.500 26,750 101 12 33 500 33.500 33 500 -0,450 (QuebecoB 35,500 26.500 50577 12 33,500 32.750 33.400 ?0650 Radio.A 23.750 11,750 34714 40 23,700 23650 23.700 jRadisson 0.240 0070 17000 0,075 0,070 0.075 ?0.005 iRaudin 0.150 0045 43000 0.050 0050 0.050 Renaisnce 23.400 12.650 107650 19,100 18 800 18 800 •0,350 (Repap 0280 0.065 235830 0 090 0,085 0 085 Richelieu 9 950 7.000 556 14 9500 9.500 9,500 ?0.250 RioAigom 22.500 14.500 5281 i 180 19.750 18850 19,750 ?0,450 Roctest 6.000 3,900 1500 19 3.900 3.900 3,900 (RogerC.B 34,700 8.350 6100 7 27.350 26.200 26.600 •0.550 Titre 52 dira.sera.Haut Bas Ventes CB Haut Bas CIAt.Var.RoyalAvi 5.800 1.350 5700 1.650 1.540 1.650 ?0.050 S T SAMSys 1.690 0,250 31400 1.200 1,100 1.150 •0080 SNC-Lav 14000 8.500 21065 13 12.900 12.800 12.800 SR.telcom 5,250 2.000 6603 43 2,690 2.510 2,650 ?0.100 Saputo 45.750 30.000 23650 28 37,250 36.500 37,000 ?0650 iSaturn.S 8950 3060 2245 8 6.500 6.300 6.300 •0.350 Seagram 96.550 38 950 200 18 78.650 78.650 78.650 •0,700 Sears Can 33,350 15600 2508 22 32.100 32.000 32.000 •0 300 (Sharpe 0.950 0,200 19000 0.265 0.250 0.265 ?0.045 Shell Can 30,250 21,300 6400 22 30.250 29,250 30.250 ?1.150 Shermag 17,000 7.750 2130 10 7,900 7.900 7,900 ¦0.100 Shirmax 6.100 2000 1700 8 2.650 2.500 2.650 ?0,150 Sico 18,500 10.500 1150 12 17.500 17.250 17,400 ?0.150 S-Beaud.5.000 3,600 4650 10 5.000 5,000 5 000 Small Fry 5.750 2.050 2760 2.500 2.500 2.500 ?0.450 Sodisco 0.240 0,110 181460 8 0.170 0,165 0,165 StLaurent 17.500 8.650 5700 16,600 16.500 16.500 •0.150 Stetco A 12050 6,900 28500 10 10.550 10.350 10.350 •0.050 StelaJone 2.500 1,700 800 8 2.450 2.450 2 450 ?0.050 (Strat.Val, 6,150 2.000 28001 5 2.210 2.000 2.000 •0.240 Suncor 60.950 40.000 2300 42 57.250 56150 57.250 ?1.050 TSITetsy 3,000 0.380 18500 0400 0.380 0.400 (TVA.b 22.500 10.500 9900 20 20,000 20.000 20.000 ?0.500 TVX Gold 4.900 1.390 469184 1,440 1.390 1.400 Talisman 43650 22.250 z216 39550 39.300 39.550 Techmire 2.240 0850 100 6 2.150 2.150 2.150 Techmiab 13.400 7.500 3800 30 11,500 11.250 11.500 ?0.400 (Teck B 18.000 8850 68100 10.850 10.750 10.850 ?0.250 Teknor 6300 2.300 615 5,000 5.000 5.000 ?0.100 Telco.Cap 28.250 13000 6090 19400 19.000 19.250 •0.350 (Telco.Pr 25.750 23000 111 25050 25.050 25.050 TeleClone 29.000 18.550 1250 36 19.000 18.750 19.000 •0.400 Teieglobe 61.950 30.350 7961 30 42.600 41.850 41,950 -0,550 (Telmobile 33.000 12.750 560 28000 26.900 26.900 •1,600 Tembec,A 11.450 6.250 22856 26 10400 10.000 10.200 •0400 Theratech 5,650 2.100 4000 5.150 5.050 5.150 Therat.wt 1.250 0200 5000 0750 0.750 0.750 35Splrt.pr 24.650 20.550 940 23.250 23.050 23.250 ?0.100 ThomCor 51000 29.600 51872 10 44.100 43000 43.000 •1.700 jTiomin 0.680 0.160 1600 0.255 0255 0,255 •0025 Tolgeco 1.300 0.950 14000 4 1.150 1.100 1,150 ?0.050 (Torn 0.170 0.040 22500 0.120 0.100 0.100 •0,040 (Torstr B 26.450 14000 4100 16.500 16 500 16 500 TrAlta.Co.25.400 18.500 7864 16 21.800 21600 21.700 ?0.050 T.Ca.G.U 27.200 21,050 1500 15 23,300 23.000 23 300 ?0,050 TrCanPI 33.100 18 500 173786 30 20.200 20.050 20.150 TrCan 2.8 52.000 47000 200 48.000 48 000 48.000 ?0,250 T.Can.P.U voir plus bas Transfrce 3.500 1.800 1000 11 2.350 2 350 2.350 ?0.050 Transat 10.300 4.250 28600 10 6.250 6.100 6.100 Triton Fin 12.650 8.550 1200 10 10.000 10.000 10.000 •0.250 Tnmac 10.550 5 600 1500 39 7.050 7.050 7.050 •0.100 Trimark 25.400 12.900 6645 18 17.150 16.750 16,750 -0550 Tntech 33.500 21.500 400 15 24.250 24.250 24,250 •1.250 fTrùHahn 35 000 25300 7719 7 30.250 29.700 29.700 •0.500 TriHa.wtA 6.600 1.600 389 3,200 3.200 3.200 -0350 iTroymm 0.700 0.140 17500 0,170 0.165 0165 •0.005 U Z Um-Selct 19,000 11,250 2000 17 17,000 17.000 17.000 lUmbroue 5,750 4.000 250 15 4.800 4.800 4 800 •0100 (Umcan.B 36.850 26.500 30600 29 33.500 32.500 32.500 •0250 (Unrforet 2.950 1,450 3100 1.650 1.650 1,650 Un.Domin voir plus bas iVersus 25.950 8.500 434 15,050 15,000 15.000 •0.650 (V.Houtte 30.000 23.750 825 31 24.500 24.000 24,500 •0500 jVantex 0.190 0.035 4000 0,050 0 050 0.050 ?0.010 jVasogen 2.290 0.810 133200 1,700 1.610 1.700 (Veian 39,000 22.000 zSO 14 26500 26500 26500 (Videotron 32,500 15,000 107712 26.850 25.950 26.100 ?0.300 jVior 0.140 0.055 8500 0,070 0.070 0.070 ?0,010 (Virginia 1.140 0.470 10500 0,520 0.480 0.480 •0020 Westaim 10.250 4.950 1600 6.100 6.000 6.100 ?0.050 Westburne 18300 12.050 z7 12 15600 15.600 15 600 Westcoast 34,100 27.400 9393 18 28,900 28.600 28.900 ?0.100 (WstrnPac 0.295 0.040 4200 0,055 0 050 0.050 jX-Cheqr 0280 0.070 2500 0.100 0,100 0100 total des ventes 6 783.140 FONDS AMERICAINS BM0 sr2 27.350 25,300 200 25,750 25.750 25.750 -0.100 Inco.Pr.E 43.450 33.000 125 40.500 40.500 40 500 -0.050 total des ventes 325 OBLIGATIONS (en milliers de dollars) cBoralex7S 106.000 90.000 d2 101800 101.800 101.800 -0.200 C Forex 8% 198150 102500 d42 192.000 187.000 187 000 •5 000 cLeroux 8% 1 15.000 95.250 d4 103.250 103.250 103.250 cTD hybrid 105,000 95 000 121 100.000 100.000 100.000 cTechmir8S 105 000 80 000 d12 100.050 100.000 100 000 •3.150 total des ventes 181.400 UNITES EN 1 FIDUCIES Athabasca 21.800 14.000 7275 50 20 400 19 900 20.000 ?0.100 Commr.un 9.900 9650 800 11 9650 9 650 9.650 •0050 EnerMark 5.550 2,300 30433 3.320 3.270 3.270 •0.060 EnpFnd.G 4.050 2000 16595 2.700 2.610 2.700 ?0.080 FirstPr us 27.000 20 650 400 24 25.200 25.200 25.200 ?0.050 Frhold.UN 8.350 4.130 7322 5 000 4.800 4850 •0.050 Legacy.un 9,000 5.000 8740 11 8650 8.600 8.650 ?0.150 Nce Pet.u 4.000 1.550 1700 11 3.000 3.000 3000 ?0.090 New.Alta 11.200 7.650 113 9 800 9.800 9,800 ?0,050 Newcastle 19350 9.300 z37 14.500 14.500 14.500 Pengr.Enr 14 700 10.000 3300 15 13,150 13.000 13.050 ?0.100 total des ventes 76.715 UNITES PARTAGEES (Amalgln 9.100 6.250 4007 8.950 8.700 8,950 ?0.20C GaiMetro 18850 14.250 35960 14 18.250 17.750 18.250 ?0.350 T.Can.P.U 29.800 23.800 7175 19 28.200 28.000 28.200 ?0.150 total des ventes 47.142 0IVISI0N INTERNATIONALE Stocks transigés en dollars canadiens Cased s.a.7.250 3.500 17700 5 000 5.000 5.000 Fosters 4.300 2,800 500 4.000 4.000 4.000 ?0.200 Un.Domin 49.000 25.000 344900 9 35.900 35,700 35.700 •2.000 LE DEVOIR.LE VENDREDI 1 | JUIN 1999 A 8 ÉDITORIAL La guerre, suite Les forces yougoslaves amorcent leur retrait d’un Kosovo vidé de ses albanophones, l’OTAN accepte de «suspendre» ses bombes — belle image.Et l’ONU opine.La fin des bombardements n’est pas la fin de la guerre.S oixante-dix-huit jours de bombardements aériens viennent donc d’accoucher d’une «paix» fondée sur un échafaudage incertain de diplomatie et de militaire dont on se demande à quelle Yougoslavie cela donnera lieu, tant maintenant tout est à reconstruire, à recommencer.Une fin de bombes qu’en des sphères politiques et intellectuelles déconnectées plusieurs s’emploieront à présenter comme un triomphe inédit de l’Humain sur la Bête, alors qu’en fait elle n’empêche pas à moyen terme le régime Milosevic, debout parmi les ruines, de conserver le pouvoir; alors qu’en toute logique cette guerre aura dressé la table à un Kosovo gruyère au sein duquel Kosovars serbes et albanais vivront pour longtemps à distance les uns des .autres.L’exemple de la Bosnie, mise à feu et à sang par Serbes et Croates avant que l’OTAN, encore elle, n’applique sa stratégie des bombardements en 1995, est pesant de valeur divinatrice: quatre ans après l’adoption du projet de cohabitation multiethnique contenu dans les accords de Dayton, les «épurateurs» poursuivent et complètent sur le plan administratif le dessein qu’ils avaient commencé à appliquer les armes à la main.Les culpabilités sont entremêlées, ce qui n’empêchera du reste ni Belgrade ni Washington de prétendre, en affichant une retenue de convenance, à une espèce de victoire.Culpabilité de Milosevic, d’abord, pour avoir «nettoyé» le Kosovo et pour avoir fait subir aux Yougoslaves sous hypnose onze semaines de bombardements à seule fin d’orchestrer son maintien au pouvoir.Culpabilité des alliés, par ailleurs, pour avoir honteusement laissé pourrir la situation sur le plan politique, comme pour justifier le recours ultime à la stratégie du saccage militaire; pour avoir, en outre, copieusement gaffé en sous-évaluant la capacité de résistance de Belgrade et contribué à l’escalade de la catastrophe humaine.Victoire de l’absurde, donc, que traduisent tragiquement les hésitations que manifestent les réfugiés kosovars à retourner à leurs terres et leurs villages rasés, au terme d’une guerre «humanitaire» que l’OTAN a dit de bout en bout mener en leur nom.À quoi retourneront-ils?À une Pristina dévastée.À des charniers.A des récoltes qui ont pourri au sol.A des sources d’eau potable qui ont été polluées par des cadavres jetés dans les puits.A des champs de mines antipersonnel enfouies par les forces serbes.A une dangereuse contamination radiactive causée par les bombes anti-char contenant de l’uranium appauvri — baptisé l’agent Orange des années 90 — que les avions A-10 américains ont larguées dans plusieurs régions f Guy Taillefer O O ?du Kosovo — et de la Serbie.Comment, alors, sera défait tout le mal qui a été fait?En ce sens, ne fait que commencer cette guerre-là dont le succès ou l’insuccès se mesurera, sur une longue période, à la capacité des alliés de permettre aux albanophones de rentrer chez eux en sécurité et de vivre en paix — ce qui restera longtemps une vue de l’esprit — avec les Serbes.Elle se mesurera aussi à la capacité alliée d’ouvrir, à Pristina comme à Belgrade, des perspectives de démocratie.De l’importance de cette volonté dans l’ordre des priorités occidentales, on peut douter.Le fait que l’Occident lie son aide à la reconstruction de la Yougoslavie au départ de Milosevic n’en constitue pas une preuve.Les appels à son renversement s’inscrivent dans une logique de diabolisation d’un président présumé criminel de guerre.Dans les faits, va s’ouvrir en Yougoslavie un immense marché où, l’industrie nationale ayant été détruite, la reconstruction des infrastructures sera confiée à des multinationales sous des contrats se chiffrant en milliards.Une aubaine.À quelle sorte de démocratie, en ce cas, l’intégration — l’absorption — économique de la Serbie à l’Europe aura-t-elle donné lieu dans dix ou vingt ans?Idem pour le Kosovo où l’OTAN se sera faite avant et pendant cette guerre un allié objectif d’une Armée de libération du Kosovo (UCK) aux convictions démocratiques douteuses, d’une armée qui tire son financement du trafic de la drogue et des armes.À quel projet démocratique souscrivent donc les alliés si cela consiste à terme à confier le pouvoir à une UCK «démilitarisée», après avoir feint d’ignorer le leader pacifiste Ibrahim Rugova pendant dix ans?N’en doutons pas, l’Europe va recoller les pots en Yougoslavie.Au vu de onze semaines de frappes aux conséquences dévastatrices, la manière, elle, ne laissera pas d’inquiéter.Le moralisateur arrosé Il ean Chrétien a construit sa carrière sur la franchise et l’honnê- teté.Son intégrité, qu’il a toujours voulue exemplaire, est devenue au fil des ans un atout dont il s’est abondamment servi en particulier à l’élection de 1993.Sa moralité politique est alors U M apparue comme une garantie de ne pas revivre les scandales Il qui avaient émaillé les années de gouvernement conservateur.Que l’opposition mette en cause aujourd’hui l’intégrité de M.Chrétien ne surprend personne.D y a toujours un risque, lorsqu’on joue au moralisateur, d’être un jour arrosé, ce que cherchent à faire depuis quelques semaines ses adversaires qui prennent grand plaisir à l’interroger jour après jour sur les allégations de conflits d’intérêts relatives à l’attribution de subventions et de contrats à des entrepreneurs de son comté, avec qui il aurait été par ailleurs en relation d’affaires.Les faits connus relatifs à ces supposés conflits d’intérêts n’ont pas établi de façon indiscutable une faute de la part du premier ministre.11 y a cependant un doute qui subsistera tant qu’il n’aura pas exposé entièrement les faits et n’aura pas démontré qu’il n’est plus détenteur d'actions de la compagnie propriétaire du Club de golf de Grand-Mère.S’il l’est toujours, il y aurait conflit d'intérêts car celle-ci a transigé avec un entrepreneur qui a reçu par ailleurs des subventions du gouvernement fédéral.S’il ne l’est plus, l’opposition pourra refermer le dossier.D’un premier ministre qui se veut le garant de l’intégrité de son gouvernement, on ne peut se contenter d’une défense qui repose uniquement sur sa parole et sur l’affirmation du conseiller en éthique du gouvernement.Howard Wilson, voulant que rien qui soit contraire au code d’éthique ministériel n’a été fait II lui faut donner l’exemple à ses ministres.La faille dans la défense de M.Chrétien vient du fait que M.Wilson, s’il a une certaine autorité envers les membres du cabinet, n’en a aucune envers le premier ministre qui est son patron.Nommé par le chef du gouvernement, il se rapporte à celui-ci et non par la Chambre des communes comme promis en 1993.Son indépendance dans ce cas-ci est nulle, ce que devrait comprendre M.Chrétien, qui n’a d’autre voie que de rendre publics tous les documents pertinents à cette affaire.Ses déclarations indignées, croix de bois croix de fer, ne sauront faire taire une opposition qui voit enfin un moyen d'affaiblir la maillon fort du gouvernement.A terme, il pourrait en coûter cher au moralisateur d’hier de n’opposer à ses détracteurs qu’une apparence de franchise.bdescoteaux@ledevoir.ca Bernard Descôteaux ?.' .j LE DEVOIE FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910 FAIS CE QUE DOIS Directeur BERNARD DESCÔTEAUX Rédacteur en chef JEAN-ROBERT SANSFAÇON Vice-présidente finances et administration CATHERINE LABERGE Rédacteur en chef adjoint MICHEL VENNE Directeur de l'information CLAUDE BEAUREGARD Directeurs adjoints de l’information PIERRE BEAULIEU, PIERRE CAYOUETrE.NORMAND THERIAULT Directeur artistique CHRISTIAN TIFFET Directrice, ventes et marketing MARTINE DUBÉ LA Nopvcuc fcATAiUt pu gcScVc.4L VM Hf «J#U£R« tes uuf ewM m Auiw V'A L/ Les aliments modifiés génétiquement au Québec Je réponds à l’article signé par Louis-Gilles Fran-coeur.Je cite: «On travaille présentement à créer des grenouilles sans tête, étape première vers la création de corps humains sans chef, des zombis dont on prélèverait ainsi les organes.» Comme quoi le ridicule ne tue pas! Sans autres commentaires.Claude Willemot Laval, juin 1999 Radio-Canada, le CRTC, la qualité et le public Plusieurs personnalités reconnues se sont plaintes qu’on n’entendait pas beaucoup, sinon pas du tout, le grand public donner son opinion sur Radio-Canada aux audiences du CRTC.Comme simple citoyenne et auditrice fidèle de Radio-Canada, je viens vous dire qu’il est temps que l’on cesse de crier haro sur le baudet! Oui, c’est vrai, Radio-Canada fait beaucoup trop de réclames publicitaires; oui, la qualité des émissions laisse à désirer; oui, le niveau de langage est trop relâché.Et pourquoi?Parce que Radio-Canada veut de la télé pour plaire à tous, comme dit sa présidente, Mme Fortin.La question est de savoir si l’on peut plaire à tous.On qualifiait autrefois Radio-Canada d’élitiste, et pourquoi pas?Pourquoi devrions-nous tous ai- LETTRES -?- mer la bêtise, l’humour forcé, la vulgarité, le langage populaire dans ce qu’il exprime de moins bon?Pourquoi RadioCanada veut-Ü plaire au plus grand nombre?Parce que le plus grand nombre apporte plus de publicité et, partant, plus d'argent.Tous les chroniqueurs un peu ouverts à la culture l’ont déjà dit; je ne fais que refléter leur opinion.Et je ne suis pas la seule à déplorer cet état de fait, combien de gens ont la nostalgie de ces téléthéâtres ou ces heures du concert qui nous ont fait connaître les grands noms de monde artistique montréalais et international?Et si on ne peut revenir à la façon dont ça se faisait autrefois, on peut encore y présenter des émissions de qualité, comme il me revient à l’esprit cette pièce de théâtre du «Pays dans la gorge», présentée l’hiver dernier, je crois.On y fait aussi des Zone libre et quelques reportages bien sentis (la démographie, de Bernard Drainville) qui rappellent le Radio-Canada d’autrefois.Pourquoi Radio-Canada a-t-il tellement peur du mot culture?Comme si le mot culture était un mot à bannir, un mot qu’on ne doit jamais entendre parce que dépassé, vieux-jeu, faisant peur au monde.La réponse, tout le monde la connaît; à cause de la fameuse cote d’écoute, il faut avoir la masse avec soi.C’est ça qui paye, dans tous les sens.Et le voilà, le problème, pas d’argent, pas de bonbons (traduction libre de no money, no candy).Donc, je is et j’écris, moi, comme contribuable à mon gouvernement, qu’il est temps qu’on cesse de tomber à bras raccourcis sur Radio-Canada et qu'on lui donne plus de crédit sans «s» et de crédits avec un «s», pour que la SRC ait les moyens de faire bien sans cette pléthore de messages publicitaires.Quand je vois TQS et TVA pourfendre Radio-Canada, je me dis qu’hélas la loi du plus fort est toujours la meilleure.Radio-Canada doit exister, doit avoir plus d’argent et doit promouvoir la qualité: qualité de langage, qualité de contenu, qualité de présentation.Au lieu de rabaisser le niveau du public, il doit le rehausser, le sensibiliser aux belles choses.Y aurai-t-il autant de Québécois qui fréquentent les théâtres, les concerts, les spectacles de danse si on ne leur en avait d’abord donné le goût?Marguerite Boucher Outremont, 4 juin 1999 Calculs surnaturels Solange Lefebvre (Le Devoir, 25 mai 1999) compare le nombre de théologiens de Chicago à ceux du Québec: trois fois plus, paraît-il.Elle se sert de ce constat pour reprocher à Mme Marois d'avoir illustré par la théologie les programmes universitaires dans lesquels il va falloir couper.Si Mme Lefebvre respectait la logique et ne comparait quç des comparables, elle comparerait les salaires et subventions versés aux théologiens des ce-geps et universités du Québec grâce aux taxes des contribuables et les comparerait aux sommes quasi nulles que les contribuables américains versent aux théologiens de Chicago.Alors, sa grossière erreur lui sauterait aux yeux et il ne lui resterait plus qu’à adresser ses exaises à Mme Marois.Hortense Michaud-Lalanne Montréal, juin 1999 LIBRE OPINION -?- Hausse du salaire minimum : mythes et réalité ESTHER PAQUET Front de défense des non-syndiqué-es Le gouvernement devra bientôt décider des prochains taux du salaire minimum québécois et cette question suscite toujours de vifs débats.Les représentants patronaux disent que si les bas salariés coûtent trop cher aux employeurs, cela aura pour effet de faire perdre leurs emplois aux travailleurs plutôt que de hausser leurs revenus.Les personnes en faveur d’une hausse du salaire minimum affirment plutôt que la réglementation sur le salaire minimum existe pour protéger les bas salariés, qui sont sans pouvoir de négociation devant des employeurs bien davantage désireux de maintenir et hausser leur marge de profit que de maintenir et hausser le niveau d’emploi.Une nouvelle étude vient, encore une fois, démontrer qu’une hausse du salaire minimum n’a pas pour résultat de diminuer le niveau d’emploi.Déjà, en 1995, une étude de David Card et A.B.Krueger attaquait sérieusement le mythe des effets dévastateurs de l’augmentation du salaire minimum sur l’emploi et mettait en doute les résultats des anciennes études, même en ce qui concerne l'impact sur les moins de vingt ans.Leur étude concluait qu’une hausse du salaire minimum peut avoir plusieurs impacts positifs: amélioration des conditions de vie des bas salariés, effet d’entraînement à la hausse sur les salaires situés juste au-dessus du salaire minimum, valorisation de ces emplois, diminution de l’écart salarial entre les hommes et les femmes, augmentation de la stabilité en emploi, plus grande facilité d’embauche pour les entreprises, moins de roulement de personnel, augmentation de la motivation et de la productivité, augmentation de l’emploi dans certains secteurs.La hausse du salaire minimum a aussi pour effet de dynamiser les entreprises et de les amener à adopter de meilleures pratiques de gestion.Une étude récente produite par l’Economie Poli- cy Institute (EPI) rend compte, quant à elle, des résultats de plusieurs tests mesurant l'impact de la dernière hausse du salaire minimum américain sur le niveau d’emploi, salaire minimum qui a été haussé de 90 C en 1996-97, passant de 4,25 $ à 5,15 $, ce qui représente une augmentation de près de 22 %.Aucun test n’a démontré une perte d'emploi systématique à la suite de cette hausse; un des tests portant sur les effets sur l’emploi et initialement proposé par des opposants au salaire minimum (Deere, Murphy et Welch) démontre une nette hausse de l’embauche chez les groupes les plus susceptibles de travailler au salaire minimum (Afro-Américains, Hispaniques, jeunes de 16-24 ans, femmes monoparentales, personnes peu scolarisées); les tests démontrent que non seulement il n’y a pas d’effets négatifs significatifs pour les adolescents et les adultes peu scolarisés, mais il y a plutôt des effets positifs; la hausse a augmenté les revenus des bas salariés sans causer de pertes d’emplois.Cette étude de l’EPI introduit, à l’instar de plu- • sieurs autres depuis une dizaine d’années, de nouveaux modèles économiques nommés «monopsones dynamiques».Les prédictions que font ces modèles quant à l’impact du salaire minimum sur l’emploi diffèrent de façon significative des prédictions obtenues avec le modèle traditionnel, nommé par les auteurs «modèle compétitif».La principale différence entre ces deux modèles réside dans le fait que le modèle compétitif a un cadre d’analyse dans lequel toute chose est égale, alors que le modèle du monopsone dynamique postule plutôt que toute chose n’est pas égale; par exemple, une entreprise qui choisit de payer ses employés au salaire minimum doit assumer des frais indirects entraînés par un taux d’emploi inoccupé plus élevé, un taux de départ plus élevé, des coûts de recrutement, de formation et de supervision plus élevés et une moyenne de production plus basse.C’est ce que les auteurs appellent «la voie basse» (salaires bas et coûts indirects élevés).Inversement, une entreprise qui choisirait plutôt d'offrir de meilleurs salaires verrait le taux de postes vacants et de départs s’abaisser et réduirait ses coûts de recrutement, de formation et de supervision tout en augmentant probablement sa productivité.Cette entreprise aurait des coûts directs plus élevés et des coûts indirects plus bas, ce que les auteurs appellent la «voie élevée».Toute chose n’est donc pas égale et les auteurs démontrent que le fait d’incorporer «ces petites doses de réalité» dans les modèles économiques traditionnels peut mener à des changements radicaux dans l’évaluation de l'impact du salaire minimum sur les possibilités d’emploi.Par ailleurs, toujours selon cette même étude, bien que, dans la voie élevée, la hausse des coûts reliés aux salaires soit absorbée par la baisse des coûts indirects, plusieurs entreprises choisissent des stratégies d’affaires qui placent les salaires et l’emploi à des niveaux inférieurs à ce qui est socialement favorable et économiquement efficace.Une hausse du salaire minimum peut inciter les entreprises à choisir la voie élevée plutôt que la voie basse, ce qui serait favorable aux bas salariés sans avoir d’impacts négatifs sur les entreprises.Il faut donc cesser de dire aux personnes qui sont payées au salaire minimum qu’une hausse ne serait pas bonne pour elles! Rappelons que le 4 décembre 1998, à Genève, le Comité des droits économiques, sociaux et culturels de l’ONU blâmait le Canada et le Québec, notanunent au sujet des taux du salaire minimum, et affirmait que ces taux sont trop bas et ne permettent pas aux travailleurs d’avoir un niveau de vie suffisant pour combler leurs besoins et ceux de leurs familles.Les milliers de personnes payées au salaire minimum comptent sur le gouvernement et espèrent ne pas voir leur trop maigre salaire stagner et leur petit pouvoir d’achat diminuer encore.Elles espèrent reconnaissance et dignité! LE DE V 0 I R .I.E V E X D li E I) I II X 1 i) !» !» A .9 IDEES L’égalité devant la loi au Québec Les copains d’abord Les lois que «notre» gouvernement promulgue sont surtout faites pour que «les autres» y obéissent & LOUISE SEXTON Montréal iverses lettres d’appui à Lorraine Pagé, notamment celles de Françoise David, de Michelle Trépanier et d’un groupe d’une trentaine de «personnalités» québécoises, ont été publiées dans les journaux.Pour l’essentiel, toutes ces bonnes gens réclament une chose: qu’on ne touche pas à leur pote.Elles font valoir que Mme Pagé, nonobstant qu’un juge de première instance la considère coupable de vol à l’étalage, demeure une personne profondément intègre.Pourtant, le même jour que Mme Pagé, il y a peut-être dix, vingt autres personnes à Montréal qui ont été arrêtées pour une infraction similaire.Des personnes qui, elles aussi, avaient toutes, à un degré ou à un autre, des circonstances atténuantes pour excuser leur geste.Or quel comité de pleureuses haut de gamme est venu plaider pour ces unter-menschen?La double ironie de cette situation pas très social-démocrate tombe sous le sens.D’abord, des luminaires de gauche, censément proches du peuple, qui accourent à la défense d’une notable du big labour québécois, elle-même flanquée d’un des meilleurs criminalistes (sic) que l’argent puisse embaucher.Ensuite, s’il fallait que tous les prévenus, notables ou pas, obtiennent la clémence du tribunal, personne ne serait jamais trouvé coupable de rien, ce qui rendrait caduque l’existence même de l’appareil judiciaire.Si Mme Pagé avait été acquittée pour motif de «distraction», tous lqs voleurs à l’étalage sans exception plaideraient désormais la distraction.Et, conformément au principe d’«équité» si cher à la CEQ, il faudrait tous leur donner ' lé bénéfice du doute.Ce genre de repli aussi frileux qu’inconditionnel autour de quelqu’une qui trône au panthéon de la grande famille sociopoli-; tique qui regroupe bon nombre de souve-; rainistes, d’intellectuels, de syndicalistes et ‘ d’employés du secteur public constitue l'un des aspects les moins reluisants du fameux modèle québécois.Pierre Elliott Trudeau a naguère parlé de «tribalisme»; force est de lui donner un peu raison lorsqu’on ob- co tu -2 ARCHIVES LE DEVOIR Le jour où Mme Pagé a été déclarée coupable, il y a peut-être dix, vingt autres personnes à Montréal qui ont été arrêtées pour une infraction similaire.Or quel comité de pleureuses haut de gamme est venu plaider pour ces untermenschen?serve le phénomène: ce copinage incontournable qui oblige quiconque veut se créer une situation dans la maison de verre québécoise à suspendre tout esprit critique vis-à-vis du dan, cette promiscuité qui oblige aux perpétuels retours d’ascenseur.Dans toute cette histoire, peu de vont se sont élevées pour condamner sans équivoque la pratique du vol à l’étalage.Par contre, les clins d’œil complices n’ont pas manqué.Ce laxisme à l’égard de la notion de propriété privée fait-il désormais partie du modèle québécois?Si quitter un magasin avec de la marchandise impayée, ce n’est pas du vol, jusqu’où s’apprète-t-on à faire reculer la limite du respect du bien d’autrui?Pourquoi se retenir?Pigeons dans le portefeuille de la voisine de bureau («Elle prétend toujours que son mari fait un gros salaire!») ou travaillons au noir autant que nous le pouvons («Pour ce que le?gouvernements font de nos impôts!»).A quels Robespierre de la future république appartiendra-t-il de fixer la norme?Et cette nonne fluctuera-t-elle d'après la gueule du client, selon qu’on sera ou non l’ami (e) des nouveaux censeurs (vocable utilisé par les cosignataires)?Que les consuls prennent garde: «partenaire» ou pas, nul ne doit douter que la règle de droit soit maintenue dans un éventuel Québec souverain.Quant à la palme de l’apologie la plus alambiquée, elle revient à Michelle Trépanier, qui voit en Mme Pagé la brebis expiatoire d’une société névrotiquement sexiste, capitaliste et fédéraliste.Et puis quoi d’autre?C’est à croire que Conrad Black en personne est venu enfouir les gants dans le réticule de Mme Pagé.Quand la chanteuse Michèle Richard s’est fait prendre à voler une robe, il y a une trentaine d’années, elle a au moins eu la décence de nous épargner l’épanchement de ses justifications psycho-dialectiques car elle avait compris que les gens ne sont jamais dupes de ce genre de choses.C’est sans doute la même connaissance intime du gros bon sens plébéien qui avait incité Claude Charron à plaider coupable à pareille accusation, contre l’avis de son avocat.Et Charron n’a jamais démérité dans l’affection du public.(Michèle Richard non plus, croit-on savoir.) Que ceux que choque l’analogie entre Mmes Pagé et Richard y réfléchissent un peu, à moins évidemment d’être davantage éblouis par les prétentions sociales du discours de Mme Pagé que par les sequins des toilettes de Mme Richard.Terminons en élaborant un peu sur le syndrome dit «des petits copains d’abord».Sa prémisse est la suivante: les Économie et identité Quid du «modèle québécois» ?GUY LACHAPELLE Professeur titulaire au département de science politique de l'université Concordia u Québec comme en Europe, les gens d’affaires, les chefs syndicaux et les leaders sociaux s’interrogent sur le rôle de l’Etat dims la société et sur ses relations avec la société civile.11 ne faut pas s’étonner que ce questionnement arrive au moment même où le Québec a A atteint l’équilibre budgétaire recherché depuis deux décennies.Cet Etat, qu’on qualifiait il n’y a pas si longtemps de «canard boiteux», a fait la démonstration que la concertation et la solidarité sociale sont aussi des outils de développement économique.Mais les citoyens restent plus méfiants quant à la définition de nouveaux objectifs sociaux, surtout s’ils ont l’impression que cela risque d’accroître l’appauvrissement collectif.Parler aujourd’hui d’augmenter la «compétitivité» de nos économies, cela signifie que tous les acteurs économiques, politiques et sociaux doivent repenser leurs schèmes d’analyse et leurs moyens d’action.L’OCDE définissait d’ailleurs la compétitivité connue la capacité des entreprises, des régions, des nations ou des entités supranationales à créer les conditions favorables à une augmentation de l’emploi et de la richesse.La mondialisation de nos économies oblige les gouvernements, les entreprises et les syndicats à s’interroger sur leur rôle social.Plus ou moins d’État?Deux thèses s’opposent quant au rôle des gouvernements.Pour certains, les Etats devront être moins interventionnistes et favoriser les investissements étrangers, le commerce mondial, le mouvement des capitaux et surtout là déréglementation.Comme la nature de la compétition internationale demeure changeante, les gouvernements devront accepter de revoir leurs façons de faire.Un exemple souvent cité par l’OCDE et qui nous intéresse particulièrement au Québec est celui de l’industrie pharmaceutique américaine.Cette dernière a accru ses investissements en recherche et développement à l’étranger à cause d’une réglementation prohibitive.Le Québec a ainsi su profiter de la situation.Si d’une part on demande aux gouvernements de moins réglementer les échanges commerciaux, certaines analyses proposent en contrepartie que l’État s’occupe davantage d’éducation, de formation de la main-d’œuvre, d’innovation et de développement technologique.Il faut donc désormais parler d’une nouvelle forme de gouvernance axée vers une gestion publique responsable et de politiques publiques mieiLX intégrées.Si les citoyens veulent moins d’interventionnisme étatique dans le secteur économique, ils optent pour plus d’État pour assurer une certaine cohésion et équité sociale.La commission Macdonald avait d’ailleurs souligné, au début des années 80, que les facteurs structuraux nationaux et institutionnels représentent également des déterminants majeurs à l’essor de sociétés compétitives.Dans ce contexte, revoir le «modèle québécois» signifie aussi discuter de fédéralisme plus ou moins coopératif, de dévolution, d’économie décentralisée et d’autonomie régionale.Partenariats économiques et sociaux L’autre phénomène relativement récent est l’évaluation de la gestion étatique à l'aulne de la performance des entreprises à répondre aux exigences de la compétitivité.Si le libéralisme économique peut crier victoire à l'heure actuelle, il n’en demeure pas moins que les succès de l’économie de marché obligent l’entreprise privée à revoir son rôle social.11 n’est d’ailleurs pas surprenant de constater que les citoyens font davantage confiance aux chefs d’entreprise qu’aux chefs syndicaux ou politiques.L’émergence de nouveaux partenariats sociaux basées sur la coopération et la concertation s’impose de plus en plus à l’ordre du jour.La mondialisation transforme fondamentalement le marché du travail Nous pouvons constater l’émergence d'irne «nouvelle culture» sociale et économique.Au moment où les finances publiques sont en meilleure santé et que l’État peut envisager de réduire le fardeau fiscal des individus et des entreprises, les conditions vers l’atteinte du plein emploi semblent certes davantage réunies qu’il y a à peine dix ans.La responsabilité sociale, tant des associations syndicales que patronales, a d’ailleurs évolué dans ce sens.Les propos récents d’un Gérald Larose, par exemple, sont à bien des égards le fruit de ces nouveaux compromis.Économies identitaires Finalement, dans un monde où, sur le plan économique, les frontières existent de moins en moins, plusieurs organismes économiques internationaux affirment que le succès repose en bonne partie sur la capacité de régions ou de nations à créer les conditions favorables au développement Le temps est peut-être opportun de revoir mais surtout d’évaluer la performance du «modèle québécois» à la lumière d’autres expériences lois que «notre» gouvernement promulgue sont surtout faites pour que «les autres» y obéissent.Des exemples?Ayons d’abord une bonne pensée pour l'ineffable maire de Montréal.Depuis cinq ans, ce protégé du couple Parizeau (à l'époque où ces derniers devinrent co-pre-miers ministres du Québec) se soucie de la Loi du financement des partis politiques comme de sa première veste Mao.Dans sa tombe, René Lévesque doit en faire des triples boudés-piqués.Rappelons-nous ensuite d’une autre soi-disant innocente, Monique Simard.Elle aussi fut dirigeante syndicale; son métier consistait à extraire le jus de la moindre virgule de chaque clause de convention collective, un exercice des plus légalistes qui requiert une connaissance approfondie des subtilités juridiques.Or Mme Simard, après avoir contesté avec la vigueur que l’on sait l'élection de son adversaire à l'échelon provincial, a plaidé l’ignorance de la loi électorale qui la rendait inadmissible à voter à l’échelon municipal.Le paradoxe du hors-la-loi professionnel Mom Boucher (pour relancer l’analogie utilisée par Mme Trépanier) qui s’est habilement prévalu des dispositions juridiques aptes à le faire acquitter n’est donc pas unique.Dans un cas comme dans l’autre, bien qu’à des degrés fort différents, on prend de l’appareil légal ce qui fait son affaire.Remémorons-nous enfin Marie Malavoy, rien moins que la ci-devant doyenne d’une faculté de droit, qui ne voyait pas de problème à voter sans s'embarrasser d’obtenir la citoyenneté canadienne.Certes, quand c’est un «ethnique» qui passe des «télégraphes» au profit des libéraux, nous manquons de mots pour clamer notre apoplexique indignation.Mais quand c’est un «compagnon de route» qui dérape, ce n’est évidemment qu’un peu de fatigue accumulée, de la «délinquance assumée», une délicieuse étourderie.Bref, les «etlmiques», faites ce qu'on dit, mais ne faites surtout pas ce qu’on fait.J’ai souvenir d’une époque pas si lointaine où nous, les «barbus» (barbues?) du Parti québécois, tenions la dragée haute en matière de moralité publique aux ministres de Robert Bourassa en complets carreau-tés.Et nous avions raison de le faire.Maintenant que l'establishment, c’est, entre autres, le Parti québécois, est-ce trop naif de penser que nous saurons éviter les pièges de la complaisance?de cette «nouvelle culture».Certains gouvernements européens ont rapidement compris que la redéfinition de leurs relations tant économiques que politiques avec leurs régions constituait un préalable à leur développement économique.Tout déficit démocratique nuit à la compétitivité.L’exemple britannique et la naissance d'une «Union à quatre» (Ecossais, Gallois, Mandais et Anglais) relève de cette nouvelle conjoncture.Le Royaume-Uni est devenu dans l’esprit de plusieurs un «modèle quasi fédéraliste», Westminster avait reconnu institutiomiellement l’existence de quatre modèles culturels différents et concurrentiel?.D'un point de vue européen, la non-reconnaissance par l’État fédéral canadien de la spécificité québécoise est perçue par plusieurs autant comme un frein au développement économique que le vestige d’un passé tutélaire.La mondialisation de l’économie a ainsi favorisé la création d’économies identitaires.Ce sont d’ailleurs les régions ayant des identités culturelles fortes qui demeurent les plus compétitives.Quand la spécificité culturelle ne représente plus un enjeu d'hégémonie politique, de nouveaux partenariats peuvent s’élaborer et favoriser la création d’emplois.Le Scottish Council Foundation, par exemple, représente l’un de ces organismes réunissant des partenaires tant des milieux économiques que sociaux dont le travail consiste à proposer aux gouvernements écossais et anglais certaines orientations pour TÉcosse.Londres a accepté le fait que les Écossais, les Gallois et les Mandais ne sont pas des Anglais.Et dire qu’ici, certains rêvent à tous les jours de faire des Québécois des Canadiens! Le temps est peut-être opportun de revoir mais surtout d’évaluer la performance du «modèle québécois» à la lumière d’autres expériences.Il ne s’agit pas de renier tous les efforts et modèles proposés par tous les gouvernements québécois depuis 1960.Il faut être à la fois réaliste et pragmatique tout en étant prêt à ouvrir tous les livres.La commission Macdonald, autant que la commission Tremblay dans les années 50, nous avait déjà signalé certaines anomalies dans le fonctionnement économique de la fédération canadienne.Dans cette optique, il faut aussi que la classe politique ait le courage de se demander si le «modèle canadien» a bien servi l’économie québécoise, permis d’accroître la compétitivité des régions et facilité la mise en place d’une gouvernance continentale.Norm and Bailla rgeon Les chiens ont soif h! Le modèle américain! Le modèle québécois est pourri, c’est entendu, mais le modèle américain, alors: quelle classe, quel génie, quelle noblesse! Surtout en santé.Tel était le message de la propagande cette semaine, commandité notamment par Power Corporation et autres bourre-cerveaux.Parlons-en donc, du modèle américain.Et rappelons quelques chiffres qui ne font pas les manchettes mais que chacun pourra vérifier s’il le souhaite.Le modèle américain?Ses quelque deux millions de personnes en prison, son système carcéral qui se privatise, ce qui permet de faire du fric avec les taulards et de «créer de l’emploi», ses millions de «découragés» et de travailleurs involon tairement à temps partiel qui feraient monter à 10 % le taux de chômage si on les comptait comme on le fait ailleurs, ses villes de riches grillagées, ses belles armes en vente chez Wal-Mart, sa légendaire «insécurité des travailleurs» que chante périodiquement Alan Greenspan, de la Fed, parce qu’elle permet le boum de Wall Street, cette Bourse dont la moitié des actifs appartient à 1 % de la population, 10 % se partageant presque tout le reste.Ah! Le modèle américain, avec sa fantastique flexibilité des travailleurs dont 80 % ont en 1998 un salaire médian inférieur à celui de 1973, avec sa famille moyenne qui travaille, en heures additionnelles, l’équivalent de 15 semaines de plus par an qu'en 1970 pour des revenus qui stagnent ou qui diminuent, avec ses 15 millions de pauvres qui sont à moins de 50 % du seuil de la pauvreté (ils étaient 7,7 millions en 1975).La santé?Je ne sais pas si vous avez noté, mais les chiffres que je viens de citer concernent la santé, si on ne donne pas un contenu idiot à ce terme: la santé, pardon du truisme, ce n’est pas seulement des appareils de haute technologie qui te soignent: c’est aussi un environnement qui ne te rend pas malade.Mais si on veut des données plus poiptues, n'oublions pas ces 40 millions de personnes, aux États-Unis, qui n’ont absolument aucune assurance de soins de santé, ni ce taux de mortalité chez les hommes noirs de New York qui concurrence celui du Bangladesh, ni ces bébés de petit poids (toutes couleurs confondues) presque deux fois plu?nombreux qu’en Europe de l’Ouest, ni le fait que les États-Unis sont 23' au monde pour la mortalité infantile.Depuis toujours, la référence des activistes et militants américains, en matière de soins de santé, c’est le système que nous avons mis en place ici et qu'ils regardaient avec envie, ce système que le NPD a inauguré ci, 1°61 en Saskatchewan (non, il n’a pas été créé de toutes pieces par M.Castonguay qui publie sa prose dans La Presse-Power Corporation-Great West).Ces activistes ont bien raison: s’il y a qn modèle au monde à ne pas imiter, c’est bien celui des États-Unis.Le grand public américain ne s’y est pas trompé non plus: depuis plus de 40 ans, année après année, sondage après sondage, avec une constance remarquable, nos voisins du Sud favorisent, dans une immense majorité, un système de santé comme le nôtre.Ce qui est compréhensible mais quand même étonnant.Compréhensible: le système de santé américain est une honteuse calamité avec, entre autres, sa bureaucratie pire que la nôtre, son peu de souci de la prévention, et j’en passe; il profite surtout aux mieux nantis et aux compagnies d’assurances et pharmaceutiques, qui s’enrichissent grâce à lui.Mais cette préférence du public américain est aussi étonnante dans la mesure où l’option d'un système de santé à la canadienne n’est que rarement évoquée dans les médias américains et que, lorsqu’elle l’est, c'est le plus souvent pour la dénigrer ou la déclarer a priori impraticable.Le grand public canadien, pour sa part, favorisait un système américain à 5 % encore récemment.Aux yeux des maîtres, c’est intolérable.Heureusement, les temps changent et les compressions budgétaires, réclamées à grands cris par eux comme autant de massues pour taper sur la tête du public, ces compressions, donc, font leur œuvre sur ce système.En ce moment même, les ratés (bien réels) induits par ces compressions fournissent aux lèche-bottes des maîtres de grandes occasions de se manifester et de chanter les louanges du modèle américain.Je tiens à le dire: ce que j'ai lu, vu et entendu cette semaine à ce propos est à chialer.Ceux-là mêmes qui lui ont arraché les yeux posent aujourd’hui en sauveurs du public; tantôt, ils vont nous demander de les remercier en passant à la caisse où ils vont nous vendre des lunettes ou des cannes blanches.Un exemple?Ces temps-ci, les CLSC sont dans la ligne de mire.Notez bien: ces CLSC, que le virage ambulatoire nous a notamment vendus en nous promettant de les mettre en première ligne et qui n’ont jamais reçu les budgets leur permettant de remplir ces nouvelles fonctions, on leur reproche de ne pas faire ce qu’on ne leur permet pas de faire.Reste un problème pratique: comment vendre à des gens un système dont il ne veulent pas?Ce qui précédé donne une partie de la réponse.Le reste peut être déduit par un exqmen de ce qui s’est passé il y a quelques années aux États-Unis.A la fin des années 80, en effet, la pression publique avait réussi à mettre à l'ordre du jour la créatjon d’un système de soins de santé digne de ce nom.Les Etats-Unis auraient ainsi rejoint tous les autres pays industrialisés.Il n'en était pas question.La commission chargée d’étudier l’opportunité de la réforme était dirigée par John D.Rockefeller; Burson-Marsteller, la firme de relations publiques, fut embauchée; des pubs ignobles furent diffusées; des mensonges; de la crasse.Un cas d’école, vraiment, de manipulation du public.L’enjeu: du profit pour quelques firmes ou de la santé pour tous.Le public persistait dans sa demande, mais il a perdu.Ici?Regardez-les aller.Lisez leurs journaux; écoutez leurs stations de radio; regardez leur télévision.Les chiens ont soif.A défaut d’une vaste mobilisation populaire, je le crains, les soins de santé qu’on avait ici, c’est foutu.Il va falloir se battre avec acharnement et exiger qu’on finance adéquatement notre système de santé.L’ennemi est énorme, mais, comme toujours, pas invincible, si seulement on s'y met tous ensemble.L 1 É (} U I P l) II DEVOIR IA RÉDACTION Journalistes à l'information générale et métropolitaine : Louis Lapierre (adjoint au directeur de Vittformation), Sylvain Blanchard, Jean Chartier (rie urbaine), Yves d’Avignon (sports): l’aille des Rivières (éducation).Jean Dion, Louis-Gilles Francœur (environnement), Judith l-achapelle, Louise Leduc Kathleen Lévesque (actualités politiques municipales), Caroline Montpetit, Isabelle Paré (santé), Jean Pichette (justice)-.Odile Tremblay (Horizons): Michel Garneau (caricaturiste) : Diane Précourt (pages éditoriales, responsable des pages thématiques)-, Martin Dudos et Christine Dumazet (relecteurs): Jacques Grenier et Jacques Nadeau (photographes) : i\ l’information culturelle : Michel Bélair (responsable).Stéphane Baillargcon (théâtre, danse), Paul Cauchon (médias).Marie-Andrée Chouinard (livres et politiques culturelles).Brian Myles teinéma), Jean-Perre Legault, Clément Trudel (musique) : ô l'information écono- .— — LTi François Normand, Serge Truffaut, Claude Turcotte ; A l’information internationale: Jocelyn Coulon (adjoint au directeur de l’information), Guy Taillefer (éditorialiste), Claude Lévesc esque : à l'information politique : Pierre O’Neill.Manon Cornellier (correspondante parlementaire à Ottawa).Mario Cloutier et Robert Dutrisàc (correspondants"parlementaires à Québec): Marie-Hélène /Varie (secrétaire « la rédaction) ; Julie Tremblay, Marie-Claude Petit (commis).I ji documentation : Gilles Pare (directeur) : Brigitte Arsenault, Manon Derome, Serge Laplante -ITÉ ET LE MARKETING Martine Dubé (directrice).Daniel Barbeau (directeur adjoint).Jacqueline Avril.Jean de Billy, Gyslaine Côte.Marlène Côte.Christiane Legault.Jacques A.Nadeau.Claire Paquet.Chantal Rainville.Micheline Ruelland.rnique : Gérard Bérubé (adjoint au directeur de l'information), Benoit Monger, François Cornel (Québec).Rachel Rochefort (Ottawa).IA PUBLICITÉ Sébastien’Saint-Hilaire (publicitaires); Manon Blanchette-Turcottc, Geneviève Landry.Sylvie Laporte, Micheline Turgeon ; Martine Bérubé (secrétaire).LA PRODUCTION Marie-France Turgeon (responsable de la production), Claudine Bédard, Philippe Borne.Johanne Brunet, Danielle Cantara.Richard Des Cor-niicrs, Christian Goulet, Marie-Josée Hudon, Christian Vieil, Yaniek Martel.Olivier Zuida.PROMOTION IT TIRAGE Martine Aubin (directrice), Johanne Brien (responsable à la clientèle).Hélène Gervais, Evelyne Labonté (responsable à la promotion des abonnements).Monique L'Heureux, Lise Lachapelle, Rachelle Leclerc L'ADMINISTRATION Nicole Carmel (responsable des services comptables), Jeanne-d'Arc Houde (secrétaire d la direction) : Céline Furoy, Patrick Inkel (contrôleur), Ghislaine Lafleur, Claudette Béliveau (secrétaire administrative), Nathalie Perrier.Danielle Ponton, Danielle Ross IA FONDATION DU DEVOIR Marcel Couture (président).Roger Boisvert (vice-président exécutif et directeur général).i L E I) E V » I R .L K V E X l> K E I) I II .1 l! I X I !) !> !l 0 A 10 LE DEVOIR ACTUALITES i RYAN Pour une troisième fois, le Québec a été «lâché» par ses partenaires SUITE DE LA PAGE 1 r r S’appuyant sur la version des faits fournie par le gouvernement du Québec, et qui «n’a pas été contredite», M.Ryan rappelle que c’est «la troisième fois au cours des 30 dernières années qu’après s'être engagé dans une démarche commune avec les autres provinces et territoires, le Québec aurait été lâché en cours de route parses partenaires».Un premier abandon ayant eu lieu en 1981, lors de la négociation sur le rapatriement de la Constitution, un second en 1990, lors de l’échec de l’Accord du lac Meech.M.Ryan rappelle que, jusqu’au 28 février 1999, les provinces s’étaient entendues sur le contenu d’une entente prévoyant notamment un droit de retrait avec compensation financière de toute initiative fédérale, auquel le Québec s’était rallié à Edmonton en août.Mais qu’à peine une semaine plus tard, le 4 février, les autres provinces s’alliaient à Jean Chrétien pour adopter un texte différent qui ne convenait plus au Québec.Dans ce texte de 19 pages, dont Le Devoir publiera des extraits samedi (sur le pouvoir fédéral de dépenser) et lundi (sur les voies d’avenir pour les fédéralistes québécois), M.Ryan scrute l’accord à la loupe pour se rendre compte que, dans la plupart des aspects, cette entente ouvre la porte à une domination fédérale accrue dans le champ des politiques sociales.Le résultat obtenu par cette entente n’entame pas la préférence de M.Ryan pour le fédéralisme canadien.Il rappelle à quelques reprises dans le texte que c’est à titre de «fédéraliste modéré» qu’il critique cette entente.D se dissocie toutefois de l’approche fédéraliste qu’il qualifie de «rigide».Selon lui, les promoteurs de cette conception de la fédération, en particulier les «nation builders» qui siègent à Ottawa et dans certaines capitales provinciales, «s’obstinent, au nom d'une vision abstraite et doctrinaire de l’égalité des personnes et des provinces, à laisser percer toute forme d'asymétrie dans notre système fédéral».M.Ryan évoque le fait que l’ancien ministre libéral Claude Castonguay a vu dans l’entente du 4 février «un déblocage majeur».Mais c’est pour aussitôt rappeler que, parmi les fédéralistes modérés qui suivent ces questions de près, «il est le seul qui ait porté un jugement aussi favorable».L’opinion exprimée avec force arguments par M.Ryan apporte de l’eau au moulin du gouvernement Bouchard, qui vient de publier huit études, réalisées par autant de professeurs d’universités, qui confirment les appréhensions de Québec quant à cette entente.Cependant, l’ancien chef libéral et ancien directeur du Devoir établit clairement une distinction entre sa critique de cette entente et ses convictions politiques.D récuse toujours aujourd'hui la thèse séparatiste, entre autres parce que, comme il le croyait déjà il y a 35 ans, la situation particulière du Québec nous offrait la chance d’édifier au Canada un type de société politique particulièrement propice, par sa diversité même, à la culture des libertés fondamentales et au développement du Québec suivant son génie propre.M.Ryan suggère qu’il faudra tôt ou tard rouvrir les négociations, notamment sur la question du pouvoir fédéral de dépenser puisque les pourparlers sur l’union sociale ont achoppé sur cette question.D considère que l’entente du 4 février n’est pas une entente nationale puisque le Québec n’en fait pas partie.L’ancien chef libéral aurait aimé notamment que l’entente sur l’union sociale rappelle, au chapitre des principes et des objectifs généraux, que l’un des éléments originaux de la fédération canadienne réside dans le caractère unique du Québec et que ce caractère doit être pris en compte dans les dossiers traitant d’éducation, de santé et de services sociaux.D souligne que les dispositions de l’entente sur la mobilité pourraient avoir pour effet de diminuer la souveraineté des provinces dans leurs champs de compétence.Il se méfie de la bureaucratie fédérale qui pourrait, grâce aux dispositions de l’accord sur l’imputabilité, chercher à exercer un contrôle de plus en plus pointu.Il récuse également les affirmations de ceux, comme Stéphane Dion, qui soutiennent que l’entente du 4 février a une portée plus large que l’Accord du lac Meech, lequel, au contraire de l’accord sur l’union sociale, comportait une clause reconnaissant le Québec comme société distincte et avait une portée constitutionnelle.Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue de Bleury, 9 étage, Montréal (Québec), H3A3M9 ED Place-des-Arts Us sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration: (514) 985-3333 Le site Internet du Devoir: www.ledevoir.com Comment nous joindre?La rédaction Au téléphone (514) 985-3333 jpar télécopieur (514) 985-3360 Par courrier électronique redaction@ledevoir.com L’agenda culturel Au téléphone (514) 985-3346 Par télécopieur (514) 985-3390 La publicité Au téléphone Par télécopieur Extérieur de Montréal (514) 985-3399 (514) 985-3390 1-800-363-0305 (sans frais) Les avis publics et appels d’offres Au téléphone Par télécopieur (514) 985-3344 (514) 985-3340 PAIX Il faut que Milosevic soit destitué, dit Chrétien SUITE DE LA PAGE 1 réduire le pouvoir des alliés d’agir militairement en Yougoslavie si nécessaire.Cet amendement a été rejeté par les autres membres du conseil mais un autre amendement faisant référence à l’autorité du conseil a été incorporé.Cette inclusion a satisfait Pékin, selon l’ambassadeur adjoint Shen Guofang, qui a annoncé, à l’issue de brèves consultations hier matin, qu’il ne bloquerait pas le passage de la résolution.Le texte autorise l’OTAN et d’autres pays à envoyer des troupes au Kosovo et à utiliser «tous les moyens nécessaires» pour assurer le retour en toute sécurité des réfugiés pendant une période indéfinie.Il demande aux Nations unies d’établir une administration provisoire pour la province, qui donnerait à ses habitants «une autonomie substantielle», par rapport à Belgrade.Chrétien demeure prudent C’est mie paix fragile qui s’installe au Kosovo, a reconnu hier le premier ministre Jean Chrétien aux Communes, commentant l’annonce de la cessation des bombardements et du retrait des forces serbes.Les parlementaires ont accueilli la fin des bombardements avec un grand soupir de soulagement entremêlé de méfiance.«Cette journée marque une étape importante dans la recherche d’une solution à la crise du Kosovo», a lancé M.Chrétien.«Mais nous sommes conscients qu’une tâche gigantesque nous attend.Tout d’abord, ne nous faisons pas d’illusions», a-t-il expliqué aux députés.«Bien que nous soyons confiants que l’accord entre l'OTAN et la République fédérale de Yougoslavie ainsi que les modalités fixées par le Conseil de sécurité seront respectés, nous demeurons réalistes.Nous avons vu le régime yougoslave trahir ses engagements à plusieurs reprises», a dit M.Chrétien.Le premier ministre a exhorté le président yougoslave Slobodan Milosevic à respecter les dispositions de la résolution du Conseil de sécurité.M.Milosevic devra répondre de ses actes devant les tribunaux pour crimes contre l’humanité, a-t-il avancé, plaidant pour la destitution des dirigeants actuels de la Yougoslavie.Une centaine de Canadiens, des ingénieurs surtout, seront parmi les premiers membres de la KFOR à mettre pied au Kosovo.Leur rôle sera de dégager les routes encombrées pour permettre l'entrée des troupes, a fait savoir le ministre de la Défense, Art Eggleton.fis pourraient «rencontrer des poches de résistance», a signalé M.Eggleton hier lors d’un point de presse au quartier général de la Défense.De plus, le séjour des soldats pourrait durer plusieurs années si l’on s’inspire des missions en Bosnie, à Chypre et ailleurs, a-t-il reconnu.Le Canada en a promis 800 à l’OTAN et hésite à en faire plus.Le premier ministre a rappelé que cette guerre ne «visait pas le peuple serbe», une «nation amie» du Canada pendant les deux grandes guerres mondiales, mais que cette amitié ne s’étendait pas à un régime qui avait adopté «les méthodes des tyrans de l’Europe des années 30».M.Chrétien a justifié l’intervention du Canada aux côtés de l’Alliance atlantique en disant que les «questions humanitaires et les atteintes aux droits de la personne» n’étaient pas que des «questions internes».A son tour, le chef de l’opposition officielle Preston Manning est resté prudent, qualifiant la fin du conflit de «paix temporaire».Selon M.Manning, le conflit du Kosovo a utilisé les ressources militaires du Canada au maximum et aura mis à rude épreuve les règles du droit international.De son côté, le chef bloquiste Gilles Duceppe a réitéré que l’action du Canada et de l’OTAN était justifiée «par la nécessité de voir les droits humains primer sur la barbarie».Selon lui, ce conflit illustre bien l’impuissance des Nations unies à mettre fin à une crise humanitaire et justifie une réforme de ses institutions.Avec le recul, la chef néo-démocrate Alexa McDonough estime qu’il faudra s’assurer à l’avenir que l’OTAN ou toute autre alliance militaire ne puisse agir sans l’aval des Nations unies pour régler une crise humanitaire.Enfin, le député conservateur André Bachand estime REUTERS Le secrétaire général de l’OTAN, Javier Solana, a annoncé hier matin la fin des bombardements.que la «crédibilité du Canada» comme gardien de la paix «est à refaire».Les Serbes amorcent leur retrait «Nous avons maintenant stoppé la machine de nettoyage ethnique de Milosevic», a estimé l’ambassadeur de Grande-Bretagne auprès de l’ONU, Jeremy Greenstock.S’exprimant avant le vote de la résolution au conseil, l’envoyé yougoslave aux Nations unies, Vladislav Jovanovic, a déclaré que son pays avait atteint ses deux principaux buts: se défendre «avec succès» contre Y «agression» de l’OTAN et maintenir le Kosovo au sein de la Yougoslavie.Il s’est élevé contre la nature du mandat de la force internationale et a estimé qu’il constituait une «violation» de la souveraineté yougoslave.M.Jovanovic a également accusé le conseil de démembrer la Yougoslavie avec une résolution autorisant ce qui sentit selon lui une sécession du Kosovo.Les militaires yougoslaves ont commencé hier à se retirer du Kosovo et leurs chefs ont assuré que le retrait se ferait en onze jours, comme promis.Plusieurs centaines de camions transportant plusieurs milliers d’hommes, des pièces de DCA et de l’armement léger ont quitté Pristina, la capitale provinciale, pour se diriger vers la frontière administrative entre la Serbie et le Kosovo, au nord.Plus tard dans l’après-midi, un premier convoi de policiers a quitté Kosovska Mitrovica, rapporte l’agence indépendante Beta.«Conformément à la déclaration du Commandement suprême, le retrait d'une partie des troupes débute aujourd’hui», a dit le général Vlarimir Lazarevic, commandant du corps d’année de Pristina.«Dans les 11 prochains jours, l'ensemble du corps devrait être redéployé [.] sur ses nouvelles positions à la frontière entre le Kosovo et la Serbie», a-t-il poursuivi.Des journalistes se rendant de Belgrade à Pristina ont rapporté que sur la route entre les deux villes, des bouchons ralentissaient le retrait, qui se déroule sous l’œil attentif de pilotes de l’OTAN surveillant la région.Des correspondants ont qualifié l’exode de «chaos en bon ordre» et dénombré plus de 300 véhicules militaires sur 60 kilomètres.Une quarantaine de véhicules civils chargés de biens personnels étaient mêlés aux véhicules militaires.Quelques véhicules vides circulaient en sens inverse, en direction de Pristina.REFUGES Une première en 25 ans Les petites annonces et la publicité par regroupement Au téléphone (514) 985-3322 Par télécopieur (514) 985-3340 Les abonnements Au téléphone (514) 985-3355 du lundi au vendredi de 8h à 16h30 Par télécopieur (514) 985-3390 Extérieur de Montréal 1-800-463-7559 (sans frais) U Devoir est publié du lundi au samedi par li* Devoir Inc.dont le siège social est situé au 2050.rue de Bleury, 9" étage, Montréal, (Québec).HUA 3M9.Il est imprimé par Imprimerie Québécor LaSalle, 7743, rue de Bourdeau, division de Imprimeries Québécor Inc.612.rue Saint-Jacques Ouest.Montréal L’agence Presse Canadienne est autorisée a employer et a diffuser les informations publiées dans l.e Devoir.U Devoir est distribué par Messageries Dynamiques, division du Groupe Québécor Inc.900.boulevard Saint-Martin Ouest.laval.Knvoi de publication — Enregistrement n* 0856.Dépôt légal: Bibliothèque nationale du Québec.SUITE DE LA PAGE 1 pour harceler des femmes, a-t-elle expliqué, mais jamais rien de comparable à ça.» En fait, un tel drame serait une première depuis l’établissement au Québec, il y a 25 ans, des premiers refuges de ce genre, selon la coordonnatrice du Regroupement provincial des maisons d’hébergement et de transition des femmes victimes de violence conjugale, Louise Riendeau.Aujourd’hui, il y a entre 85 et 90 maisons d'hébergement au Québec, dit-elle, qui accueillent chaque année en moyenne 8000 femmes et autant d’enfants.c«u 1 de de faire des posons «Qu’il n’y ait pas eu de tragédie semblable en 25 ans, déclare Louise Riendeau, montre bien que les maisons sont des lieux sécuritaires.On n’a jamais voulu en faire des prisons avec des gardes.On veut plutôt que les femmes se retrouvent dans des maisons qui ressemblent à la leur, où elles peuvent mener une vie communautaire.» Parlant du drame de la nuit, elle ajoute: «De toute façon, je doute que si un gardien avait été là ça aurait changé grandU COEUR
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