Le devoir, 21 mai 1999, Cahier B
Petites annonces B 6 Culture Page B 8 Les sports Page B 6 Tourisme Page B 4 PLAISIRS L E I) E V « 1 R , L E V E N I) R E D I 2 1 M A I I !) !) «I RENDEZ-VOUS Anarchistes en herbe JACQUES GRENIER I.E DEVOIR Tandis que ses voisins tentent de mettre un semblant d’ordre dans leur carré de terre, Pierre Demers laisse faire mère Nature Parfums d’été Quoi de meilleur pour saluer l’été qu’une ratatouille provençale fleurant bon l’ail et le thym?Il s’agit d’un simple ragoût fait d’aubergines, de courgettes, de poivrons, de tomates et d’oignons, qu’on fait d’abord revenir dans l’huile d’olive et qu’on fait ensuite mijoter tout doucement à couvert.Pour quatre à six personnes, préparons d’abord les légumes.Il faut deux ou trois aubergines de grosseur moyenne.On les pèle et on les tranche en cubes de deux centimètres de côté.On hache ensuite assez grossièrement trois ou quatre oignons de grosseur moyenne.On pèle cinq ou six belles gousses d’ail.On les dégerme et on les écrase.Sans les peler, on tranche en rondelles d’un centimètre deux ou trois courgettes moyennes.On tranche ensuite en lanières deux ou trois poivrons verts.Dans une casserole à fond épais, on chauffe à feu moyen cinq ou six cuillères à soupe d’huile d’olive extravierge.Quand l’huile est bien chaude mais avant qu’elle ne fume, on ajoute l’aubergine.On fait revenir pendant quatre ou cinq minutes en brassant à la cuillère de bois pour éviter que ça colle au fond et pour permettre à la vapeur de s’échapper.On ajoute les poivrons, qu’on fait revenir deux ou trois minutes en continuant de brasser.On ajoute les oignons et on fait revenir trois ou quatre minutes avant d’ajouter les courgettes et l’ail.On brasse deux ou trois minutes de plus avant d’ajouter une ou deux boîtes de tomates italiennes.Pour contrer l’acidité des tomates, on ajoute une pincée de sucre.Pour parfumer, deux ou trois généreuses pincées d’herbes de Provence ou d’origan séché.Vous avez du thym frais?Tant mieux.On en ajoute trois ou quatre branches.On ajoute enfin deux ou trois cuillères à soupe d’huile d’olive, on recouvre et on laisse tout doucement mijoter pendant une demi-heure au moins.11 ne reste plus qu’à saler et à poivrer au goût.La ratatouille est fort bonne si on la sert chaude mais elle sera bien meilleure servie froide demain midi à l’ombre du marronnier en fleurs.Au moment de servir, on garnit de fines herbes fraîches.Quelques brins de persil plat ou de coriandre, du basilic ou de la menthe font merveille.Sur la table, un flacon d’huile d’olive.J’ai découvert il y a quelques années une autre façon de préparer la ratatouille que j’ose à peine vous suggérer tant elle risque d’ameuter les puristes.Aussi, laissez-moi vous murmurer à l’oreille un secret.Il n’est pas essentiel de poêler vos légumes avant de les mettre ensemble à mijoter.Pour préparer en un tournemain une ratatouille fort goûteuse, contentez-vous d’amener les tomates à ébullition dans la casserole.Ajoutez huit cuillères à soupe d’huile d’olive, les fines herbes et la pincée de sucre.Ajoutez d’un seul coup tous les légumes crus.Mélanger bien.Amenez à ébullition et laissez doucement mijoter à couvert pendant 20 minutes en brassant à l’occasion.Laissez mijoter ensuite à découvert pendant une quinzaine de minutes, en brassant à l’occasion.laissez mijoter ensuite à découvert pendant une quinzaine de minutes de plus et le tour est joué.Que les sceptiques y goûtent.Ils seront confondus.Vous serez à votre tour confondu! Pour conclure, laissez-moi vous proposer une salade tiède de légumes grillés à l’italienne.Proche parent de la ratatouille, ce méli-mélo de verdura in gratticola accompagnera merveilleusement vos grillades.Pour quatre personnes, faites d’abord rôtir à chaleur moyenne deux poivrons rouges ou verts.Ces poivrons, il faut les faire griller entiers sans les badigeonner d’huile.On prend soin de faire noircir la peau sur toutes les surfaces de légume.Sous la peau carbonisée par vos soins, une chair savoureuse et fondante qui vous comblera d’aise.On laisse tiédir les poivrons dans un bol recouvert.La vapeur dégagée par la chair détache la peau de la pulpe.On n’a plus qu’à peler du bout des doigts.On tranche les poivrons en lanières.Dans le saladier, on les arrose d’un filet d'huile d’olive.Pendant que les poivrons grésillent, on fait rôtir trois ou quatre oignons moyens tranchés en deux à l’horizontale et badigeonnés d’huile.On les fait d’abord dorer côté tranche et puis on les retourne.Quand les oignons sont prêts, on tranche chaque moitié en deux ou trois quartiers.On ajoute aux poivrons.On arrose d’un filet d’huile.On fait maintenant griller une aubergine de grosseur moyenne.Sans la peler, on la tranche en rondelles d’un centimètre et demi.On badigeonne d’huile.On fait dorer des deux côtés.Et hop, dans le saladier.On tranche en deux à l’horizontale deux ou trois grosses tomates bien fermes.On badigeonne d’huile le côté tranché.On fait griller côté tranche deux ou trois minutes à peine.On retourne la tomate et on fait griller deux ou trois minutes de plus.Dans une assiette, les tomates.Du bout des doigts, on enlève la peau.On tranche chaque demi-tomate en deux ou trois quartiers et on ajoute au saladier.Encore un filet d’huile?Ne restent plus que les courgettes.Vous en avez deux ou trois de grosseur moyenne.Sans les peler, vous en faites des tranches d’un centimètre d’épaisseur.Vous badigeonnez d’huile et vous faites griller à peine une minute de chaque côté.Vous ajoutez au saladier.Parfumez la salade de quelques gouttes de vinaigre balsamique.Décorez-la de feuilles de basilic, de menthe ou de persil plat.Cette salade tiède accompagne merveilleusement les grillades.Un must avec l’agneau.Le pouce vert et le poing brandi, les anars du parterre revendiquent pacifiquement une liberté d’expression horticole tout en respectant la seule loi qui soit, celle de la nature.Foin du gazon: ils ont bien d’autres semences dans leur sac et ne réveillent jamais leurs voisins avec la tondeuse.JOSÉE BLAN C H ETT E n pourra dire de Pierre Demers, physicien à la retraite et écologiste mis au repos forcé, qu’il est comme la mauvaise herbe: tenace et résistant.A 84 ans, ce résidant de Saint-Laurent ne s’est pas encore résigné à bouffer les pissenlits par la racine; il est resté aussi vert que le tilleul planté devant le modeste bungalow qu’il occupe depuis 36 ans.Parti en guerre depuis 1993 contre sa municipalité, Pierre Demers est monté en graine et sème à tout vent.On lui refuse le droit de laisser la nature s’exprimer comme elle l’entend, de façon anarchique mais ô combien éprouvée par dçs millénaires d’enracinement.A sa décadence chlorophyllienne, on oppose l’aménagement urbain en série acheté chez Botanix.Des tulipes, des narcisses, un coquelicot, des colchiques d’automne, du couvre-sol (l’hégopode podagraire au petit goût amer qui relève si bien les salades), il plante n’importe quoi, sauf du gazon, qu’il appelle par son nom latin: poa protensis.«À 2000 brins par pied carré, il me faudrait cinq millions de brins d’Iierbe pour couvrir tout mon terrain.Voies vous rendez compte?Tout ça découle d'une doctrine d’aménagement urbain importée des États-Unis vers 1860 et dont le principe sacro-saint veut qu’il y ait de la pelouse entre la façade des maisons et le trottoir.Et il en faut beaucoup.» Le différend d’ordre esthétique qui l’oppose à sa ville a été porté devant les tribunaux, jusqu’en Cour supérieure.Le 30 avril, la Cour municipale de Saint-Laurent exigeait de ce propriétaire «délinquant» la somme de 4670,89 $ pour des travaux de gazonne-ment, d’enlèvement de terre, de gravier et de mauvaises herbes, de taille de la haie et d’émondage d’arbres effectués sur sa propriété.«Ils ont tout enlevé en 1997.La municipalité est venue poser d’autorité des mottes de gazon sur mon terrain en arrachant les buissons de gadelles, les ronces odorantes, la vigne dans les fenêtres, les bulbes.Ils ont tout rasé.» Pierre Demers a riposté avec un camion rempli de deux tonnes de terre.«Je n’ai rien ôté, j’ai couvert», dit-il avec un demi-sourire.«Je fais la guerre parce que la liberté d’expression, garantie par le Code civil dans le respect des lois, est en jeu.Je ne prétends pas violer la loi et il y a toute une éducation du public et des pouvoirs à faire.Je regarde ça comme une mission; je ne suis pas allé en Afrique ou en Chine, alors je fais ça chez moi.Je suis un éducateur, pas un voyou.» Les nombreux outrages au tribunal lui ont valu quelques amendes, mais le botaniste amateur n’en démord pas: le règlement de la Ville sur l’obligation de gazonner lui permettrait aussi d’aménager son terrain comme il l’entend.De mémoire, il cite l’article 5.6.1 du règlement concerné: «Sur un terrain construit, la bande de terrain située dans la marge avant, sauf pour un espace de stationnement, doit être gazonnée et peut faire l’objet d’un aménagement paysager.» L’aménagement paysager de Pierre Demers s’avère un peu trop hirsute au goût des instances municipales et ne plairait certainement pas aux «gouroutes» de la sarclette, Martha Stewart ou Louise Deschâtelets.Le professeur Demers est à l’aménagement de parterre ce que l’horticulteur Ronald Leduc est à la diction française: franchement distrayant.Le résultat tranche avec les allures proprettes et domestiquées des environs.Tandis que ses voisins tentent de mettre un semblant d’ordre dans leur carré de terre, binant, arrachant et arrosant, M.Demers laisse faire mère Nature et semble en très bons termes avec elle.Sept mangeoires à oiseaux s’accrochent aux branches des arbres devant sa porte.«Les oiseaux mangent des graines de tournesol, en échappent quelques-unes au sol, qui finissent par germer.Voilà comment naissent mes tournesols.» On note également au passage une chaise verte (surnommée Verdi parce qu’elle provient de la Petite Italie) et quelques bouteilles de vin (vides) artistiquement déposées au sol ou sagement alignées daijs des caisses de bois.À ses heures, Pierre Demers est un artiste de la terre, c’est-à-dire qu’il fait des installations sur son terrain, du land art.Autres poursuites, pour pollution visuelle cette fois.Le sculpteur Armand Vaillan-court s’est même porté à sa défense.Si les travaux publics se mettent en tête de définir ce qu’est l’art, on n’est pas sortis des géraniums.Ni de la mauvaise herbe d’ailleurs, dont il faudra bien un jour définir ce qu’elle est «Une mauvaise herbe, c’est une herbe dont on ne veut pas, conclut Pierre Demers.Il y en a environ 2000, la pire étant poa protensis.» Gazon maudit.Du côté de Westmount, rue Argyle, Geneviève Delmas-Patterson poursuit sensiblement les mêmes batailles écologiques.La Ville a rasé tout son parterre avant il y a quatre ans et lui a fait parvenir une note de 170 $, dont elle s’est docilement acquittée.«Nous ne sommes pas partis en guerre mais il faut faire changer les mentalités.Les jardins sauvages ont leur place à la ville», constate-t-elle.La résidence familiale est entourée d’une flore et hantée par une faune peu habituelle au centre-ville.Marmotte et ratons ont adopté l’endroit, fourni en herbes hautes où ils peuvent se cacher, en buissons de myosotis, de muguet, en roses trémières, en «bleuets».Tout ça est apparu sans intervention humaine.Geneviève Delmas-Patterson fait de la recherche en chimie et en physique et voue le plus grand respect à la natu- ri- re.«Avec l’âge, on devient plus écologiste et plus respectueux des beautés de la vie.» La famille Patterson fabrique son compost et nourrit des vers de terre, ne mange presque plus de viande, n’a pas d’automobile, pas de sécheuse, pas de tondeuse, et ne fréquente pas les pépiniéristes.«Ce qui nous intéresse, c’est ce qui subsiste sans l’intervention de l’homme, sans herbicide ou pesticide.Et puis, nous n’aimons pas arracher les plantes.Une ville où il y a encore une vie sauvage, c’est une ville intelligente.Si tous les jardins étaient comme ça, ce serait le fouillis, mais un de temps en temps, c’est joli.» A-t-elle l’impression de vivre dans une société tolérante?Elle hésite avant de répondre en diplomate: «J’ai pris l’habitude d’ignorer le regard des autres.A partir du moment où vous l’ignorez, il disparaît.» Suspendu à la branche d’un ginkgo, en façade, un petit carton signale: «Asclepias Incarnata.» «Vous voyez?C’est cette plante-ci, elle sert de nourriture aux papillons.» Une voisine s’approche et me vante la beauté du jardin de Mme Patterson: «It’s a statement!» You bet it is, Bettie! joblo@cam.org Essayé: Rescue, un extrait floral du Dr Bach, en vente dans certaines pharmacies et magasins de produits naturels.Quelques gouttes sur la langue lorsqu’on est anxieux, stressé, angoissé, découragé, chagrin, et tout redevient rose à pois verts.Je ne sais pas si c’est dans la tête, mais ça fonctionne.Ah! La nature est pleine de ressources.Joint le Bureau de prévention de la Ville de Westmount, qui s’occupe de l’inspection des bâtiments et des jardins.On dit encourager les jardins naturels mais n’intervenir que dans les cas où certaines herbes pourraient être nocives pour la santé, comme l’herbe à poux.Je me demande si on tolère le cannabis car le règlement date de 1916 et le chanvre était plutôt commun à l’époque.Trouvé: un arrosoir automatique décoratif en forme de vache dont la queue s’agite en pissant sur votre pelouse.Juré! Ça s’appelle H,OLY Cow.Pour en commander une: (630) 985-6315.Fureté: dans divers sites Internet çonsacrés à Xurban wilderness, très en vogue aux Etats-Unis.L’histoire de ce jardin sauvage à Kansas City est une inspiration: www.allspecies, org/natural, html Loué: Le Monstre de Roberto Benigni, réalisateur de La vie est belle et anarchiste dans l’âme.Ce film léger porte sur les préjugés.Une policière va habiter avec un homme qu’on soupçonne de commettre les meurtres les plus odieux.L’amour triomphera des malentendus.Pour rigoler des pitreries de Benigni.Appris: que la Ville de Montréal, dans la foulée de son règlement sur les sacs à ordures, réglementera la longueur des pelouses à 30 centimètres.Sortez vos règles et serrez les fesses.Ou plantez des bonzaïs.«Les oiseaux mangent des graines de tournesol, en échappent au sol, qui finissent par germer.Voilà comment naissent mes tournesols.» Tombée publicitaire le vendredi 21 mai 1999 Monteregi A1C B 2 LE 1) E V 0 1 H .L E V E N 1) K E I) I 2 1 M A I il !) !) PLAISIRS VINS ü San Leonardo, Zerbina, La Massa: classiques.et innovateurs Doit-on confiner le cabernet sauvignon aux seuls terroirs de la Gironde, qui ont assuré sa notoriété au cours des siècles?Toutes les interprétations sont permises.J’avoue personnellement trouver du plaisir à le voir s’épanouir entre les mains d’hommes ou de femmes qui savent lui préserver sa race et sa majesté, à Bordeaux comme ailleurs.Prenons l’Italie.Le pays du Sassicaia n’est pas en reste cjuand il s’agit d’innover, de surprendre et de s’imposer, tout comme il ne donne pas sa place quand vient le temps de foutre le bordel dans une législation qui, elle, a le génie de s'adapter rapidement aux actions faites sur le terrain.Le Sassicaia en est le plus bel exemple par sa composition où domine le cabernet sauvignon.Ce qui n’est pas sans susciter de jolies discussions parmi les puristes et inconditionnels.«II faut résister à la mondialisation et surtout résister à l’envie de se défaire des appellations historiques», me confiait cette semaine Giampaolo Motta, vigneron ambitieux et pas du tout dénué de talent à la Fattoria La Massa, située au cœur historique du Chianti Classico.Un homme qui, sans pour autant renier les «super-toscans», s’applique à rendre crédible l’encépagement local sur les sols d’argile et de graves fines «[.] en élaborant un vin différent à l’intérieur de l’appellation même».Cette résistance est d’autant plus importante qu’elle opère comme un garde-fou vis-à-vis du patrimoine italien, «[.] surtout dans un contexte où les Américains en sont désormais à créer des appellations qui, chez eux, n’ont jamais existé».Belle ironie du sort qui veut que l’on joue en Europe la carte de l’international alors qu’au contraire, l’Amérique viticole s’applique activement à valoriser ses régionalismes.Où en sont aujourd’hui nos Italiens?Ils surfent sur le dos des appellations, choisissant celles qui conviennent à l’humeur du moment ou des cépages utilisés.DOCG ou Vino da Tavola?Peu importe.VOIR PAGE B 3: VINS Jean Aubry RESTAURANTS Voyage en Afghanistan chez le prince Faroukh -Philippe se distinguer.Les plats proposés au Khy- et en surveillant ses arrières, son épouse à les chopans, ces côteletti 'a x t & t hpr Pass sont simoles et nleins rie saveurs lui résolument mnrierne nées et grillées Qlli eillbai Jean-Philippe T a s tet Après avoir vérifié le prix d’une petite escapade dans la chaîne hi-malayenne, soupesé les maigres économies rangées dans votre gousset et pensé avec émotion au lave-vaisselle qui vient de vous lâcher et qu’il faut remplacer, vous avez jugé plus raisonnable d’épancher votre soif d’exotisme dans des sphères locales.Montréal offre bien quelques estaminets tibétains, chinois et iraniens — dont je vous parlerai plus tard —, mais le pays des grands Mongols exerce un attrait incomparable et votre choix s’est porté sur ce petit pays où la virilité s’évalue encore à la longueur de la barbe et à la capacité d’un cavalier de transporter au grand galop un cadavre de veau dans le camp adverse en distribuant de grands coups de fouet sur les camarades de jeu.On a la coupe Stanley qu’on peut.Caché au royaume des brochettes, rue Duluth, Khyber Pass a la discrétion légendaire des Afghans.Cette discrétion, tout à l’honneur des propriétaires, est encore renforcée quand, comme lors de mon dernier passage, quelque plaisantin a jugé bon de subtiliser l’enseigne du restaurant.J’ai rassuré le proprio, éploré et légitimement en beau fusil, en lui rapportant le proverbe français: «À bon vin, point d’enseigne.» Le Khyber Pass (passe de Khaybar, pour les puristes) a quitté depuis peu son ancienne adresse de la rue Saint-Denis pour installer ses tapis, ses costumes traditionnels, ses samovars et ses photos de caravanes sur la rue Duluth, dans les murs d’un ancien boui-boui grec.L’intérieur a été joliment redécoré et le nouveau proprio a également installé une soixantaine de tables dans la grande cour arrière, ombragée, fleurie et rafraîchissante comme devraient l’être toutes les terrasses arrière des restaurants.Vœu pieux.Même si elle ne possède pas toute la variété de celle de ses voisins iraniens et indiens, la cuisine afghane est tout aussi intéressante, peut-être justement parce qu’avec si peu, elle arrive quand même à se distinguer.Les plats proposés au Khyber Pass sont simples et pleins de saveurs — cumin, coriandre, muscade, cannelle et cardamome — et les portions vous permettront de traverser le désert sans problème, en portant même votre chameau sur le dos si c’est nécessaire.Faroukh, le joyeux patron afghan qui vous accueille à sa table, est une sorte de Marseillais oriental, attachant et fort en gueule.En vous expliquant comment il a réussi à soutirer certaines de ses recettes à ses grands-mères et à les adapter sans pour autant les dénaturer, il vous parlera de jours plus fastueux où des nuées de domestiques lui servaient ces mêmes délices dans des plats d’argent et de cristal.Il évoquera aussi, avec un air d’épagneul battu et des soupirs de regrets sincères dans la voix, son grand-père et ses 21 épouses, à voix basse et en surveillant ses arrières, son épouse à lui, Québécoise résolument moderne, ayant le rouleau à pâtisserie vif et lourd.C’est pas tous les jours qu’on a un patron de restaurant truculent et exotique qui sait enjoliver une histoire pour rendre les plats encore plus savoureux.Profitez-en.En entrées, ne vous attardez pas trop sur les sambossas, mieux réussies chez les Indiens, mais retenez les mantoos, ces petites pâtes farcies de bœuf et d’oignon haché, agrémentées de yogourt à la menthe et de sauce aux lentilles, et plongez sans retenue dans le borani à la citrouille, ces grosses tranches de citrouille savamment marinées et frites, servies sur un coulis de yogourt relevé d’une parfaite pointe d’ail.Comme plat de résistance afghane, hésitez entre les brochettes de cailles, le plat traditionnellement réservé à la table des rois, et les chopans, ces côtelettes d’agneau mari-nées et grillées qui embaumaient l’air de façon si envoûtante que, le soir de notre passage, les tables de gauche, de droite, de devant et de derrière commandèrent la même chose que nous.Le kabuli palaw (riz pilau à la mode de Kaboul pour les puristes) ou, pour les amis des bêtes et de Jacques Languirand, le combo végétarien, valent également une pause.Tous ces plats sont servis avec trois sortes de riz basmati, vert (coriandre et épinards), brun (bouillon d’agneau et épices secrètes de Faroukh) ou blanc (nature).Au dessert, ignorez les gâteaux et autres tartes, très tartes, mais sautez sans retenue dans le ferni, succulente crème de riz parfumée à l’eau de rose et à la cardamome et saupoudrée de pistaches broyées.Lavez le tout d’un grand verre de thé af ghan brûlant.Restez dignes et prétendez qu’il est un peu tiède, l’Afghan moyen tire en effet un grand plaisir à voir l’Occidental moyen se tordre de douleur, le boyau brûlé par cette boisson très islamique et pourtant si plaisante.A chaque étape de votre repas, vous serez à même de constater que les portions redéfinissent la notion de générosité.Pour digérer et vous imaginer dans ce trekking d’enfer sur les pentes de l’Hindou Kouch que vous avez dû éliminer faute de fonds suffisants, je vous suggère de prévoir une petite promenade à pied autour du pâté de maisons avant d’aller retrouver la douceur de votre foyer canadien-français.KHYBER PASS 506, rue Duluth * (514) 844-7131, (514) 849-1775 Apportez votre outre remplie du vin de votre choix.(Pour la bière, communiquez avec les autorités responsables à la Ville, à l'Assemblée nationale ou sur la colline parlementaire et, n’en déplaise à Stéphane, apportez une tarte.) Ouvert tous les jours pour le déjeuner et le dîner.En soirée seulement les lundis et mardis.Repas royal pour une vingtaine de dollars pour deux, avant taxes et service.,r nt- À £ .As Pour placer annonce grâ « • Composez le (514) 985-2507 avi téléphone à tonalité .4 «V v * v , • Écoutez iès instructions, vous recevrez un numéro de membre et un code d’accès.Une seule boite vocale par personne.• Appelez avant lundi 9h afin que votre annonce paraisse le vendredi et le samedi suivant.• Les messageries vocales Vox-tel et Le Devoir n’assument aucune responsabilité concernant les rencontres faites par l’entremise de son service de télérencontre.• Les utilisateurs du service doivent avoir plus de 18 ans.JLencdntres INTERNET: www.compagnie.com/ledevoir Un nouveau service de boîtes vocales.ilencorftres Pour répondre aux annonces: • Notez le numéro de l'annonce • Composez le 1-900-451-6528 Des frais de 2,18 $ par minute seront portés à votre compte de téléphone.Pour savoir si vous avez des messages: • Composez le (514) 985-2507 • Entrez votre numéro de membre suivi du code d'accès Sans frais.Pour récupérer vos messages: • Composez le 1-900451-6528 • Entrez votre numéro de membre suivi du code d'accès Des frais de 2,18 $ par minute seront portés à votre compte de téléphone.Rencontres Femme cherche homme Les yeux ouverts 39 ans, apprécie la flânerie et l'action, créativité et curiosité intellectuelle, ravissements sentimentaux, cherche H pour partager ces aptitudes au bonheur comme une respiration vers l’avenir.3629 Invitation au voyage Louve d’origine italienne, jeune 50aine, grande, mince, brune, yx verts, professionnelle, cherche grand loup, au moins 6', 40-60 ans, intense, intelligent, ambitieux.3648 Célibataire sans enfants Fin 20aine, de belle app, n-fum, active, mi-intel-lo mi-sportive, cherche célibataire n-fum, 26-33 ans, diplômé collégial ou universitaire, avec emploi stable, mature, dynamique, attentionné.3649 Jolie professionnelle 40 ans, célibataire sans enfants, 57”, mince, honnête, sensible, cultivée et enjouée, cherche H de coeur, plus de 5’10”, pour partager belle relation vraie.3650 Jolie professionnelle 50aine, sportive, équilibrée, sens de l’humour, cherche homme 55 ans et plus, sportif, intelligent, agréable, pour amour/délice.3643 Professionnelle de la santé Début 50aine, 5’4”, poids santé, active, spontanée, réfléchie, aime le ciné, lecture, musique, plein air, cherche H sensible, pour relation sincère et profonde.3654 Partager les plaisirs de la vie 46 ans, 57", chev bruns, yx gris vert, professeur de philo, cherche H 50aine, libre, grand, costaud, intègre, n-fum, curieux et cultivé, pour activités telles que le vélo, musique, ciné.3479 Femme dans la jeune ôOaine Après avoir atteint une belle maturité, a maintenant envie de rire, de s’amuser et de faire mille et une folies.3637 Professionnelle en sciences Résidente de Ste-Foy, 5’9", dynamisée par la musique, lecture, sorties culturelles, plein air, cherche H 37-45 ans, amoureux de la nature, sensible, cultivé, s'exprimant avec aisance et finesse.3605 Amoureuse de la vie et du tango Humaniste de 53 ans, cherche H libre, beau dans son coeur, bien dans son corps, n-fum, appréciant l'humour, réflexion profonde, communication affective, voyages, culture, randonnées, sensualité.3602 4* Des projets pour cet été ?Début 50aine, toujours jeune, apprécie l'intelligence du coeur, tète-à-tête de qualité, simplicité et vivacité d’esprit, humour, cherche complice et ami avec qui partager douceurs de la vie.3621 * Estrienne et montréalaise Belle 50aine, grassette, sociable, souriante et curieuse, aime la musique, lecture, voyages, marche, nature, amis, cherche H affectueux, bien dans sa peau, désirant douceur et éclats de rires.3598 Partager le bleu d’histoires Professionnelle de la rive-sud, ouverte de coeur et d'esprit, préfère douces soirées, tendres matins, cherche H 47 ans et plus, n-fum, pour rire, parler, cuisiner, explorer ville et campagne.3613 4* Des yeux verts pour l’amour Femme de 48 ans, 5’3”, poids prop, libre, sans enfants, fumeuse, passionnée, cherche H équilibré et viril, aimant, avec sens de l’humour, cultivé.3619 4* Universitaire de Québec D’origine méditérranéenne, fin 30aine, ambitieuse, vivante, aime la nature, sports, lecture, voyages, cherche H 44-50 ans, avec affinités pour relation durable.3603 Jolie célibataire Sans enfants, paraît avoir 35 ans, autonome, douce, affectueuse, sensuelle, ouverte d’esprit, aime les arts, plein air, cherche H n-fum, cultivé, prêt à développer une relation épanouissante et fonder famille.3586 .t.Belle femme créative Femme dans la 40aine, cultivée, cherche pro fessionnel, 5’10" et plus, n-fum, bien dans sa tête, bien dans sa peau, complice, avec qui partager rires, tendresse et rêves communs.3587 De solo à duo Professionnel, 58 ans, 5’2", 125 Ib, allure jeune et jolie, n-fum, en forme, autonome, cherche compagnon libre de belle apparence, 56-65 ans, 5’8” et plus, intellectuellement formé, pour relation stimulante et stable.3592 Femme du monde Femme grande, vive et enjouée, souhaite rencontrer H du monde, grand, 50aine, français ou avec affinités, épris de beautés physiques et morales, pour complicité intellectuelle et autre.3594 *\* Lecture et vélo Femme 5'2”, ixiids santé, professionnelle, n-fum, cherche H 50aine, intéressé à partager ces deux activités et plusieurs autres au cours de l'été et peut-être même au-delà.3595 Jolie brune Sylvie, fin 30aine, en forme, apprécie la nature, la culture et la confiture, cherche H intelligent, au coeur tendre, ni banal ni héros, capable d’intimité avec lui-même.3596 4* Outaouais Rivières, montagnes et pays lointains, femme dont la nature est son souffle de vie, politologue de profession, son hobby: les voyages, recherche H qui hume la vie à pleins poumons, et qui a su conserver le pouvoir de s'indigner.3599 4- Région de Québec Professeure de philo au CEGEP, 50 ans mais parait plus jeune, petite et mince, l'hiver aime les soirées intimes près du feu, l’été sur la galerie autour d’un barbecue, cherche H 40-50 ans, grand, mince, au regard vif, chevelu, original, réfléchi, partager joies de vivre à deux.3601 Pour tous les plaisirs 50 ans, 57”, 1251b, autonome, jolie, en forme, aime la campagne, lecture, bouffe, sports, cherche amoureux, 45-55 ans, avec goûts semblables.3577 •t* Souriante professionnelle 40 ans, célibataire, sans enfants, 57”, 135 lb, châtaine, yx bleus, beau sourire, douce, sensible, cultivée, cherche professionnel 5'11” et plus, pour partager activités culturelles et plus.3420 •F Amoureuse de la vie 50aine, veuve, professionnelle, jolie, mi-intello mi sportive, cherche bel homme entre 50-60 ans, grand, costaud, à la belle âme et au coeur tendre.3578 Homme cherche femme Bel homme murié 45 ans, grand, mince, cherche relation stable et sécuritaire avec femme libre pendant les jours de semaine.3645 *1* Bel homme 35 ans, 6’1", 185 lb, original de nature, cherche intellectuelle, 25-35 ans, poids prop, pour critiquer le genre humain.3647 •!* Sensible et intellectuel Conversation intelligente, beau, 6’, 58 ans, cherche amour, complicité et engagement avec compagne vive d'esprit, en quête d'un destin analogue, mince et jolie, en paix avec le passé.3653 4* Location ù long terme Style professionnel, 1959, façade agréable, aménagement éclectique, mansarde pleine d'idées, cherche professionnelle, 33-35 ans, beau mélange beauté-intelligence, mi-intello mi-sportive.3651 •t» Rive-nord Mi-30aine, grand, poids prop, beau bonhomme, aime le plein air, nature, musique, ciné, cherche F poids prop, simple, honnête, audacieuse.3535 4* Belle allure et personnalité Mi-50aine, 5’5", 160 lb, n-fum, en forme, aime le plein air, spectacles, cherche F douce, honnête, féminine, coquette, spirituelle, 5’l"-5'5”, poids prop, autonome, sans enfants à charge.3600 4- Très actif et vif d’esprit Professionnel, 43 ans, 571", mince, yx bleus, belle app, cultivé, calme, aime le ciné, restos, voyages, cherche belle femme dans la 30aine, mince, universitaire, intelligente, réfléchie.3625 Amour, spiritualité, culture Bel homme de 45 ans, 6’, allure jeune, n-fum, végétarien, aime la psycho, la philo, la méditation, les arts, cherche femme 30-40 ans, mince, belle, enjouée, sans enfants, pour vie merveilleuse.3631 Avocat et genüentan-farmer 45 ans, 5’8", 180 lb, chev bruns, n-fum, sans enfants, aime nature et animaux, cherche compagne de vie, sérieuse et de belle app, désirant relation stable et peut-être fonder famille.3638 4* Cultivé, sensible, pas trop sorteux Père de deux jeunes enfants, 55 ans, lm73, 70 kilos, chev châtains, barbe courte, aime le plein air, science-fiction, cherche F intelligente et en forme, assez extravertie.3234 4* Artiste-peintre professionnel 40aine, bien dans sa peau et dans ses poches, cherche F douce, professionnelle, artiste ou serveuse chez St-Hubert, pour partager la vie et ses plaisirs, doux moments au chalet.3609 D’allure hispanique Fin 30aine, petite stature, chev et yx bruns, bonne éducation, cherche F 20aine ou 30aine, féminine, élégante, charmante, coquette et coquine, confiante, aimant les voyages, érotisme, enfants.3351 4* Pas banal Homme débordant d’énergie, attitude positive, curiosité intellectuelle, cherche F dynamique, moins de 35 ans, mince, n-fum et sans enfants, aimant le vélo, marche en montagne.3618 D’origine française Professionnel, 46 ans, 6’2", pas macho, pas vraiment beau, parfois rigolo, éducation, culture, ne perd pas espoir de fonder famille avec jeune F européenne, jolie, autonome, bien dans sa peau, sens des valeurs.3585 *!• Bilan de vie Michel, 50 ans, 5’10", plutôt mince, paraît plus jeune, enfants en garde partagée, attentif et amoureux, inteligent, curieux de tout, cherche jeune F' de 35-45 ans, jolie, également capable de partager son amour de la vie.3588 Nourriture céleste 26 ans, 57”, autonome, aimerait partager nourriture céleste avec belle au grand coeur, rires, plaisirs et complicité seront à l’honneur.3573 Vif, enjoué, sensuel Choyé, 39 ans, 57", célibataire de belle app, sportif, nature, santé, actuellement sans enfants, cherche jolie complice, particulière et sélective, moins de 35 ans.3444 4- Bons moments Daniel, 31 ans, 5’8”, poids prop, jeune d’esprit, doux, cherche F humaine, charmante, honnête, sensuelle, agréable, pour activités, amour ou amitié durable.3547 4* Youppi avec touche de hippie Gars du Lac, 49 ans, n-fum, mince, cultivé, sportif, cherche F sachant cuisiner, n’ayant pas peur de passer au “blender” les trente dernières années afin d’épicer la sauce des trente prochaines.3552 4" Vers les étoiles 43 ans, 67", 183 lb, vrai, passionné, aime les sorties culturelles, campagne, silence, philosophie, cherche F début 30aine, 5’7"-5’9”, n-fiim, professionnelle, bien dans sa peau, autonome.3553 4* Sourire charmeur Début 40aine, 67", mince, yx bleus, de belle app, élégant, sympathique, chaleureux, aime la marche, baignade, soleil, lecture, bien manger, cherche âme soeur, 34-38 ans, 5’6", n-fum.3532 4* Ces passions qui nous uniment Homme particulièrement intéressant, aime le vélo, randonnées pédestres, voyages, soirées ciné, spectacles, concerts, cherche F moins de 26 ans, mince, n-fum, sans enfants, ayant le coeur à la joie.3540 4- Homme cherche homme Homme engagé Raffiné, 60 ans, 570", 165 lb, allure jeune et sobre, cherche H aimant exprimer ses idées et ses émotions sur l’actualité, doux, actuel, poids moyen.3656 '!* Engagement, communication 41 ans, cherche H 3045 ans, bien proportionné, en forme, en santé, passionné de la vie, bien dans sa peau, sensible, ouvert, capable de grands sentiments et d'élans du coeur.3404 4* Femme cherche femme Explorons ensemble le mont de Vénus Femme cherche amante |x>ur aventures nocturnes ou diurnes, afin d'explorer le mont de Vénus et découvrir le mystère qu'elle renferme.3655 Équation complémentaire Femme un tantinet aérienne, cherche compagne un tantinet terrienne, pour composer une bonne équation complémentaire.3635 •!* Lecture, animaux et nature Femme début 40aine, 5'6", aime la lecture, animaux, nature, cherche F 5’4" et plus, avec de belles rondeurs, affectueuse, spirituelle, intelligente sans prétention.3652 Partenaire de sortie, culture et voyage.USA en motorisé, automne 99 Francine, future propriétaire et néophyte d'un petit motorisé, cherche couple ou personne seule avec expérience, équipés d'un motorisé, |X)ur l’aider à s’habituer.3644 t K l) E V 0 I R .L E V E N D R E DI 2 1 M Al I il il il B 3 PLAISIRS HORTICULTURE Parfums de mai «L'odeur chemine lentement en vagabonde, elle meurt en route peu à peu, se dissipant dans l’air qui l’absorbe.» - Lucrèce, De la nature, livre quatrième, 690-731 Les jardins de mai l’emportent en parfum sur tous les autres.Est-ce pour cela qup mai est le plus joli mois de l’année?A noter dans votre carnet d’odeurs, les espèces et variétés à planter pour mai et juin pendant qu’on y est.Tout d’abord, les narcisses.«Earli-cheer», petit narcisse crème à fleurs groupées et au parfum de fleur d’oranger (parfum, aussi, des narcisses issus de Narcissus tri-andrus et de Narcissus jon-quilla), fleurit encore.Le délicat et florifère Narcissus X cyclamineus «Tête à tête», intensément jasmin, finit tout juste.«Louise de Coli-gny», blanc et rose, est un des seuls narcisses trompettes odorants selon Les plantes à parfum avec succès dç Didier Zail, nouvellement paru aux Editions Rustica.Il exhalerait un délicieux parfum de rose musquée d’après le catalogue de Cruickshank’s.On essaiera l'automne prochain.Mais passons, puisque les narcisses de votre jardin de mai sont presque choses du passé.Dans Les parfums du jardin, une nouveauté de La Maison rustique cette fois, Catherine Nuridsany prête au daphné des effluves de jasmin mâtiné de girofle.Quelle que soit sa nature, le parfum pénétrant des petits daph- Danielle Dagena is tout un jardin, promis, juré.Daphne X burkwoodii «Carol Mackie», aux feuilles bordées de jaune et aux petites fleurs rosées, faisait d’ailleurs tourner toutes les têtes le week-end dernier, confirme Jean-Pierre Devoyault, du Jardin de Jean-Pierre à Sainte-Christine.«Somerset», plus connu, est aussi recommandé par nombre d’auteurs.Les cognassiers du Japon (Chaeno-meles sp.) produiront en automne des fruits jaunes à la «fragrance puissante et fortement suave», écrit Stephen Lacey dans Le jardin et ses parfums (La Maison rustique, 1992).Bien avant cela, en mai, Chaenomeles japonica «Sargentii» et Chaenomeles speciosa «Ru-bra», de petits arbustes de 50 centimètres, fleurissent saumon ou rouge et parfumé, mentionne Jean-Pierre Devoyault.Floraison exubérante, « fruits brillamment colorés, d’accord.Mais pourquoi passe-t-on sous silence le délicat parfum des fleurs de pommiers d’ornement?Planté devant la maison, le pommetier «Makamik» fleurera bon le mois de mai du trottoir au perron.Stephen Lacey suggère «Golden Hornet» pour ses jolies fleurs blanches et parfumées et ses fruits «dorés».Va pour «Golden Hornet», dit Jean-Pierre Devoyault.De toute façon, selon lui, tous les pommiers d’ornement sont odorants.Mais s’il faut se commettre, il choisit: Malus sargentii «Tina», tout juste deux mètres, port nés qu’affectionnait Colette emplit parasol et fleurs blanc rosé, ou «Ma- donna», érigé aux fleurs doubles blanches.Que sentent les azalées?Catherine Nuridsany affirme que les plus pâles sont les plus odorantes.Leur parfum évoquerait le jasmin, le chèvrefeuille, le girofle.Parmi les azalées croissant au Jardin de Jean-Pierre, «Mandarin Lights» et autres azalées de la série North, de même que «Lemon Drop», «Parade», «Weston’s Innocence» et tout particulièrement «Pink and Sweet» ont la cote côté parfum.Certains lilas parfument à plein vent en ce momerçt.Généreusement, impudemment.A l’instar de la romancière, leur trouvez-vous «un toxique arôme d’acide prussique», ainsi que le cite Marie-Christine Clément dans Le Jardin de Colette (Albin Michel, 1998)?Curieux rapprochement.Après tout, le parfum du lilas n’est-il pas un parfum en soi?Jean-Pierre Devoyault choisit «Charles Joly», fleurs doubles rouge pourpre à revers plus clairs; «Mrs Edward Harding», fleurs doubles rose pourpre, «Mme Lemoyne», en blanc, et «Josée», simplement lilas et qui, sans façon, a refleuri trois fois l’an dernier.Coup de cœur aussi pour le petit lilas précoce Syringa X hyacinthiflora «Maiden’s Blush», aux fleurs rosées.Habituées des lieux mi-ombragés, les nouvelles sélections de tiarelles, «Cy-gnet», «Pink Bouquet» et autres, fleurissent aussi ces jours-ci en épis rosés et délicatement odorants.Fleuriront bientôt les faux-acacias ou robiniers, grands arbres aux grappes de fleurs blanches parfumées, et les tilleuls dont le pollen, prétend Catherine Nuridsany, «engour- Pendant les courtes semaines de sa floraison, le lilas, autrement discret, s’éclate en grappes de fleurs lourdement parfumées.Tiré de Le Jardin, de Terence Conran et Dan Pearson, Gründ, 1998.dit» les abeilles.Sans effet sur ces dernières cependant, le tilleul américain serait le plus odorant, d’après Jean-Pierre Devoyault.Déjà en boutons, les seringats ou Pli ila del pli us submergeront aussi le jardin de juin d’un inoubliable parfum de fleur d’oranger.Jean-Pierre Devoyault affectionne Philadelphtis lewisii «Water-ton», une variété ancienne particulièrement odorante, et «White Rock», au port arqué et aux très larges fleurs blanches.«Poisons sucrés de vanille, d’ambre et de fleur d’oranger» décrit par Colette, le parfum des chèvrefeuilles grimpants vous retiendra sous la tonnelle pendant les chaudes soirées de juin.Le chèvrefeuille des bois, Lonicera periclymenum, «Berries Jubilee», fleurit à deux reprises et, en prime, se couvre de petits fruits rouges.Lonicera tellmania embaume de juin à août et résiste au blanc.Enfin, ceux qui passeront par le Jardin de Jean-Pierre ce week-end auront droit à la première floraison de cinquante plants de glycine du Japon, Wisteria floribunda «Lawrence», plus résistante au froid que sa cousine de Chine.Est-ce une certaine negligence ou le pot devenu trop petit qui les a incités à fleurir?Ou l'âge puisque, comme le note Catherine Nuridsany, la floraison des glycines se fait attendre plusieurs années?Qui sait.Ses formidables grappes bleu violacé et son parfum puissant — glycine vient d’ailleurs du grec glukus, doux et sucré, mentionne Marie-Christine Clément — valent bien d’attendre quelques années.VINS SUITE DE LA PAGE B 2 Ce qui transparaît cependant, c’est cette influence bordelaise palpable chez bon nombre de vignerons consciencieux, dont Matta et son Giorgio Primo (à base de san-giovese) ainsi que son Chianti Clas-sico Li Massa, tous deux vinifiés et élevés selon les dernières tendances médocaines.Dans le même esprit de haute voltige, pour ne pas dire de haute couture, notons aussi le San Leonardo du Mar-chese Carlo Guerrieri Gonzaga, un rouge racé et élégant élaboré avec le trio de cépages bordelais sur des vignobles en coteaux au nord de Vérone dans l’Alto-Adige.Le San Leonardo 1994 (51,75 $-867580*), tout juste arrivé sur les tablettes, entre sans conteste dans la catégorie des grands vins.Style épuré, fin et multidimensionnel, s’ouvrant sur des parfums de mentlie, de cassis, de bois et de réglisse pour s’affirmer en bouche avec panache, amplitude et longueur.Il a tout des meilleurs bordeaux en demeurant inconditionnellement italien.Les millésimes 1983,1988,1991, 1995 et surtout le fabuleux 1990, dégustés avec le propriétaire, témoignaient de leur aptitude à évoluer harmonieusement en bouteille tout en ; conservant une sève, magnifique.Plus au sud, en Emilie-Romagne, au pays du Parmigiano Reggiano, du vinaigre balsamique, du jambon de JEAN AUBRY Cristina Geminiani: un Marzeno qui ne fait pas dans la demi-mesure.Parme et du sémillant Lambrusco, qui rend les Italiennes plus belles encore après boire, Cristina Geminiani, de la Fattoria Zerbina, s’emploie depuis près d’une quinzaine d’années maintenant à repousser les limites du sangiovese local (le clone piccolo), qu’elle assemble à parts égales avec le cabernet sauvignon.Le résultat est un Marzeno toujours haut en couleur — au propre comme au figuré —, évoluant et se déployant lentement fie 1990, de style très St-Julien, affichait encore une robe violacée soutenue!) sur des notes de menthe, de poivre, de petits fruits noirs, et sur des tanins riches, étoffés, intensément fruités et d’une fraîcheur idéale.Le Marzeno 1994 (36,25 $ - 491043), qui ne devrait pas tarder à arriver, d’une éton- nante jeunesse, pourra se maintenir sans problème encore une bonne dizaine d’années.Un vin ardent, fougueux, noble et déterminé qui ne fait pas dans la demi-mesure.Comme son auteur, Cristina Geminiani.Avec un tel tempérament, nul doute qu’elle joue la carte italienne.avec ou sans appellations! La vie en rose?Disons que ces rosés rivalisent en couleur pour vous la rendre meilleure, la vie.Surtout plus fraîche.Notons le succulent Château de Lancyre Pic Saint Loups 1998 (14,95 $ - 869537), aux notes de fleurs et de bonbon, ce Villerambert Julien 1998 (14,10 $ - 712232), un Coteaux du Languedoc plus marqué en couleur comme en saveurs épicées et au fruité de cerise, ce fin et lumineux Château de Roquefort 1998, Côtes de Provence (16,10 $ - 869487), à la robe corail, aux arômes délicats et aux saveurs suaves, gracieuses et légèrement épicées, mais par-dessus tout, le Cou-doulet de Beaucastel rosé 1998 (20,65 $ - 868828), qu’il ne faut pas rater.Sa couleur grenadine foncée fait penser à un «claret» bordelais du siècle dernier alors que les arômes et les saveurs, vineux, soutenus et d’une franchise à toute épreuve, offrent toute la vitalité du blanc sans la lourdeur du rouge, dont il conserve tout de même une impression presque tannique.Un rosé de repas.Plus fin mais moins opulent que le 1995, la Cuvée Arnaud de Berre 1996 du Château de Lastours, au fruité net, léger et friand, fera son affaire rafraîchi sur le poulet rôti alors que le Montagne St-Émilion Château Rocher Galon 1995 (21,25 $ — 721464) ne lèvera certes pas le nez sur une grillade bien juteuse.Un rouge bien mûr, aux saveurs fruitées, élégantes et parfumées.Bien fait.Vous les aimez plus musclés?Alors le Sky Zinfandel 1995 (43$ - 865642), Napa, est pour vous.Un vin coloré, fort en gueule mais tout de même courtois, aux arômes insistants qui évoquent une salade de petits fruits noirs avec dominante de canneberge et saveurs immenses, enrobées et puissantes, aux tanins sucrés, serrés et longs en bouche.Un zin qui ne mâche pas ses mots.Allons au bistrot Les bistrots à vins sont encore trop rares au Québec.Vous savez, le genre aussitôt entré à contempler l’ardoise et voilà la panique de ne pas tout pouvoir goûter parmi les dizaines et dizaines de vins servis au verre qui monte en vous telle une rasade de champagne livrée à une flûte plus qu’enchantée par tant de considération.Il y a bien Le Graffiti à Québec ou encore L’Express à Montréal, mais il n’y a rien comme ce nouveau Caveau du Marché Môvenpick, situé sous la Place Ville-Marie (entrée Université et Cathcart).Son originalité?Une carte de près de 200 vins, dont plus d’une trentaine au verre.Mais il y a mieux.Le spécialiste de la maison, Alain Laliberté, vous propose, les vendredis, samedis et dimanches, de déguster une vingtaine de nouveaux arrivages de la SAQ à des prix oscillant entre 1 $ et 3 $ l’once, en plus d’offrir des 5 à 8 (du lundi au jeudi) où la dégustation thématique de cinq vins est à l’honneur.Une halte incontournable au centre-ville de Montréal.Evénements à venir et suggestions de vins: caveau@total.net ou (514) 861-8181.Pour la cave Savigny-les-Beaunes 1996, Dom.Doudet-Naudin (31,75 $ -526715): si l’on se fie à l’inscription relevée sur une porte datant de 1340 et reprise sur l’étiquette, où il est écrit que «les vins de Savigny sont vins nourrissants, théologiques et morbi-fuges», vous n’aurez aucune excuse, dans trois à six ans, de souffrir d’anorexie, d’expérimenter les pires doutes existentiels ou de vivre des ratés au rayon santé: en effet, le vin est ici tonique, fort aromatique avec son fruité croquant et sa gerbe de fleurs rouges en pâmoison et ses tanins droits, fermes, palpables et fruités jusqu’en finale.Un solide bourgogne qui laisse encore trop peu filtrer la finesse de son caractère.Vin-plaisir Gran Vina Sol 1997, Torres (15,10 $ - 647774): Torres réussit encore une fois à ne pas s’étaler dans tous les sens mais à en mettre plein les yeux, le nez, les oreilles, le palais, alouette, avec ce superbe char-donnay où l’élégance n’est pas la moindre des qualités.Les proportions sont justes, les arômes de fleurs, de noix de coco, d’agrumes et de pommes sont d’une précision chirurgicale, et les saveurs, vivaces et concentrées, rondes et pures, savent jusqu’où aller pour se faire inviter de nouveau à en mettre plein les yeux, le nez, les oreilles.* Code SAQ utile pour mieux repérer le produit.® (514) 873-2020, 1 800 298-2545 ou www.saq.com mm- 4 w reena McKennitt, mâtinée de Tori Amos, de Liona Boyd et de Sarah McLachlan.Chants celtiques, structures sophistiquées, textes éthérés, sensualité exacerbee, personnalité affirmée, elle a tout ce qu'il faut pour séduire un public éminemment perméable aux enchanteresses, d’Emma Chapplin à Enya.Doit-on s’en réjouir?-?LE DEVOIR ?- CULTURE Festival international de musique actuelle de Victoriaville Des musiques qui tournent REMY CUAREST Après s’ètre offert, l'année dernière, un chiffre record d’environ 6000 entrees pour célébrer son 15 anniversaire, le Festival international de musique actuelle de Victoriaville présente jusqu'à lundi une série de concerts axés sur les petits ensembles (beaucoup de solos, duos et trios), marqués par une forte representation féminine et — ouverture longuement attendue par certains — intégrant les tendances diverses des DJs et musiques électroniques.La présence des Spaceheads (samedi à minuit), duo de «drum’n’trum-pet- britannique, du DJ français Erik M aux côtés de Michel Doneda et Jean-Marc Montera (ce soir, également à minuit) ou des ensembles japonais Hoahio et l.S.O.(ce soir à 22h) vient en effet ouvrir des portes aux tendances techno et électroniques dansantes, dont la vogue actuelle n'avait que faiblement touché Victo à ce jour.Comme le veut la tradition, le 16 EIMAV offrira aux amateurs ses grands vétérans têtes d’affiche de la musique actuelle, multiples tendances confondues: Milford Graves et John Zorn (ce soir à 2()h), Peter Brôtzniann (en «tentet», dimanche à 22h), Keith Tippett et le groupe Mu-jician (dimanche à 2()h), le trio Christian Marclay, Thurston Moore et Le Kanaldo (lundi à 20h30), entre autres.Autour de ces piliers, il y a aussi les figures attendues, souvent en première canadienne ou nord-américaine, voire mondiale: la violoniste et chanteuse tchèque Iva Bit-tovà et son guitariste et percussionniste Vladimir Vâclavek (samedi à 20h), les bruitistes japonais de Merz-bovv (samedi à 15h), le saxophoniste et guitariste Elliott Sharp et ses invites (samedi à 22h), le saxophoniste free Ivo Perelman (avec quatuor à cordes, dimanche à 15h).Paysage renouvelé Côté québécois, le paysage est fortement renouvelé.Pas de Jean Dero-me ou de René Lussier cette année, une bonne partie des musiciens associés à la maison de disques Ambiances Magnétiques ayant répondu à l'appel du Printemps du Québec en France.«C’est une bonne chose puisque ça m'a forcé à chercher d'autres artistes», souligne Michel Levasseur, grand manitou du festival.On verra donc entre autres, ce soir à 17h, un spectacle solo de David Kristian, grand artisan des claviers analogiques et numériques, originaire du Nouveau-Brunswick et établi à Montréal depuis une bonne douzaine d’années, qui dit avoir composé quelque 4000 pièces au fil de sa carrière et qui livre des ensembles sonores riches et étranges.Lundi à 15h, il y aura également le gros méchant groupe Godspeed You Black Emperor, intégristes apparents de l’anticommercialisme, forts sur les instruments à cordes électriques et percussions.Après le passage, hier soir, de Maxime Rioux et ses •¦Automates Ki», Klaxon Gueule (rencontre intergénérationnelle composée de Michel Côté à la batterie, Ber- nard Falaise à la guitare et Alexandre St-Onge à la basse) viendra offrir aujourd’hui, à 13h, une ver sion élaborée et complexe d’un trio on ne peut plus classique.A la veille de l’ouverture, un Michel Lvasseur fébrile se satisfaisait tout de même d’une préparation sans difficultés majeures.Constatant une baisse de 10 % des préventes, le directeur ne s'en formalise pas particulièrement: «1998 avait été une année record.Et il y a des effets cycliques.43 % de notre publie vient de l'extérieur du Québec et le public québécois a à se déplacer.Notre publie revient au festival, mais il ne peut pas nécessairement se payer le temps et l’argent pour venir chaque année.» Avec ses percées techno-DJ, le EIMAV, seul festival de ce genre et de ce calibre au Québec, s'olfrira-t-il une petite percée vers un nouveau public?La réponse lundi soir, au sortir de cette plongée intensive et toujours bienvenue dans les mondes parallèles de la galaxie musicale d’aujourd'hui.Prix Europe pour le théâtre Pina Bausch et le Royal Court sont primés à Taormina HERVE GUAY Taormina, Italie — L prix Europe pour le tiiéàtre a été décerné cette année à la chorégraphe allemande Pina Bausch pour sa contribution exceptionnelle à l’essor de la danse-théâtre.Et dans la catégorie Nouvelles Réalités théâtrales, le prix a couronné le Royal Court de Londres, une structure théâtrale britannique dont Taormina Arte a voulu souligner le dynamisme en ce qui a trait au développement de l’écriture dramatique anglaise.D'ailleurs, plusieurs artistes et spécialistes ont convergé vers la charmante petite ville sicilienne de Taormina, où est remis le prix Europe, pour rendre hommage à celle qui a créé un véritable engouement pour la danse-théâtre avec sa troupe, le Tanz-theater Wuppertal.Mais la rencontre a surtout mis en évidence le travail moins connu du Royal Court, qui concourt depuis 43 ans à découvrir chaque année son lot de nouveaux auteurs.D’ailleurs, l’action de l'établissement britannique s’est fait sentir non seulement en Grande-Bretagne et en Europe mais aussi au Québec.En effet, la carrière de plusieurs des auteurs britanniques qui se sont frayé un chemin jusqu'à Montréal, comme David Hare ou Patrick Marber, a commencé au Royal Court.Ce travail est une source d’inspiration pour ceux qui ont à cœur l'émergence de nouvelles voix à même d'alimenter la vitalité théâtrale et de garder jeune un art qui.en certains lieux, a davantage tendance à vivre sur son passé qu'à se tourner vers l'avenir.Un théâtre irrévérencieux Au Royal Court, tout est centré sur l’auteur et sur l’écriture dramatique, au dire de son directeur artistique actuel, Ian Rickson.11 s’agit d’un bel exemple de théâtre en marge des grandes institutions qui tente de ne pas s'assagir.Un ancien directeur de l’endroit, Max Straffort-Clark, soutient que la marque de commerce du Royal Court, c’est un théâtre irrévérencieux, connu notamment pour son opposition féroce au thatchérisme, mais qui a tout de même su se renouveler par la suite.Il est vrai que la dramaturgie britannique n'a guère connu de panne pour ce qui est de l'écriture dramatique, contrairement à d’autres pays européens.Si bien qu’aujour-d'hui, plusieurs critiques londoniens considèrent l’établissement comme un des hauts lieux du théâtre britannique et ce, même si l'endroit est plutôt doté comme un théâtre régional.Il faut dire qu’au cours des ans, le Royal Court a toujours su s’adapter.Bénéficiant au départ d’une salle assez grande, le théâtre s’est rapidement adjoint un studio d'essai qui a permis d'enlever un peu de pression sur la plus grande et de donner la parole à des auteurs dont les textes convenaient mieux à une salle plus intime.Bientôt, le Royal Court va quitter les deux lieux où il était disséminé pour regagner l’immeuble où il a vu le jour, rénové pour que ceux qui y œuvrent puissent continuer d'v soutenir la création.Car, en plus de produire et de présenter des textes, on y effectue des ateliers d’écriture, des lectures et même du tutorat d’auteur, où un écrivain plus expérimenté accompagne un débutant.On ne compte plus du reste les auteurs qui y sont passés et ont connu le succès un peu partout.Citons les exemples récents de Mark Ravenhill (Shopping and Fucking) et de Sarah Kane (Blasted).Le 'Théâtre Ouvert Outre l’apport du Royal Court, les rencontres du prix Europe ont aussi salué d’autres expériences similaires, dont celle de Théâtre ( invert en France, dirigé par Micheline et Lucien At-toun.Ce dernier a raconté comment lui et son équipe en étaient venus à créer un nouveau type de présentation, la mise en espace, forme dramatique intermédiaire entre la lecture et le spectacle, qui vase à favoriser la diffusion de nouveaux auteurs français et étrangers.Dans la même veine, Théâtre Ouvert a aussi mis au point le tapuscrit, edition rapide d’un manuscrit, destiné à circuler parmi les professionnels du théâtre pour leur faire connaître les textes dramatiques contemporains.Bref, si l’on se fie aux discussions qui ont eu lieu à Taormina, la parole de l’auteur dramatique est en passe de revenir au centre de la scène, une place qui lui a été longtemps fort disputée.L A T p ! j 1 j VI S 16H30 17h00 17h30 18h00 18H30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21H30 22h00 22h30 23h00 2 3 h 30 Lassie/ {Change 0340i16 55i 1 d air! Claire Lamarche Accroche-toi a un rêve plutôt : qu à une cigarette -6 00- ! 15 17 24 30 46 |2l(4) 16 EO 35 49 RDI ITV5 La Tête de I (emploi Ce soir QCesoiren couleur (18:30) Kamikazes Les Mordus Luce Dufault.1 Jean-Michel Anctil ¦ Le TVA (Piment fort / Pierre I Légaré.Martin Matte.Serge Chapleau Partis pour la gloire J.E./ Un homme et ses proiets: avoir son compte: payez pour rien: un air connu; souvenirs d'été Daniel Lavoie - Des violons dans la tête Zone libre Cinéma / A TOUTE ALLURE (6) avec Charlie Sheen.Kristy Swanson Les Misérables Teletubbies {Cornemuse L ! La Maison 'de Ouimzie Les Simpson Le Grand Journal Le Journal FR2 Aujourd hui Bons [Baisers [d Amérique La fin du | Flash / La monde est à {Chicane.7 heures Lynn Jodoin Les Choix de j Les Francs-Sophie tireurs Euronews Capital Actions Scènes de crime Coroner Le Monde ce soir Des chiffres, j Journal suisse Pyramide j Voilà Paris ; Les Arts.[Journal FR2 | Voilà Cannes .de fer U6:00) Bonanza Contact Animal Allô docteur |Combat , chefs Bébé arrive M as-tu vu?Le Combat des clips (Interfax Les Copines.Le Corps: journal intime Libre ce soir’ Sortie gaie Cool 80 i Platine MusiMax Collection 113 30i Schtroumpfs Batman Les Zinzins.Scoobidou j Motown [Ed Sullivan Pop up vidéo Castors allumés | Chair de poule [Eerie Indiana î Au gré du vent Tous sur orbite f Dexter Hockey(14.00) {Le 16e défi sportif Minus et Cortex Rocko & Co.;Mag.olymp.i Sports 30 Mag Road to Jonovision Avon lea 16OO1! The Simpsons Newswatch Drew Carey ; Nev/sday News Oprah (16 00) Homelmprov.Hollywood Sq.Seinfeld [Pulse Young 16 00.[student Bodies Ready or Not [Global News Noddy Rosie (16 00) News Montei.16 00) Les Graffitos Drôle de voyou Droit de parole / Avez-vous honte de la langue des Québécois?Ciel! Mon Pinard / AI usine Liberty Métier Policier Aux frontières du réel L Or bleu: Viagra [Le Journal RDI Thalassa H9 35i I Faut pas rêver Le Grand Journal Scully RDI Le Téléjournal/Le Point Le TVA Absolutely Fabulous La fin du monde est à 7 heures Branché L Homme de Suez (6/6) Nouvelles du sport Le Poing J Les Choix de Sophie 110% Cinéma / LES MISERABLES - PREMIERE EPOQUE (23 28) TVA Sports / Loteries (23:52) Cinéma/CELINE ET JULIE VONT EN BATEAU (3) avec Juliet Berto Phantasmes Flash Le Canada aujourd hui Journal belge Les Châteaux / Ville des vents {Biographies / Nancy Reagan Trauma Clip Musicographie / The Pretenders Eros et Cie /Ejaculation précoce Le Décompte MusiquePlus Rivalités/Hoover - Dillinger La Vie en vrac/Nature des sexes Bouge Les Grands Evénements / In Bed Julian Lennon Au delà des apparences Bonanza Qui êtes-vous?Groove Les Copines.Cool 80 Musicographie / The Pretenders Animania Splat! [Les Simpson [Rocko & Co.Baseball / Expos - Brewers Lilith Fair: Sarah McLachlan Cinéma / FROSTFIRE & Friends avec Mosha Cote.Wendy Crev/son Wheel of.Access H.Arthur [CountryMouse [Kratts News Ready or Not Stuff ABC World News The Parent Wheel of.[Friends Jeopardy Life as a Dog ET.The Nanny The Simpsons (Great Parks Jeopardy TËT jFrasier Minus et Cortex South Park Sports 30 Mag The National / CBC News Teen People's 21 Hottest Stars |The 26th Annual Daytime Emmy Awards Cinéma / INDEPENDENCE DAY (5) avec Will Smith.Bill Pullman Dawson’s Creek Studio 2 GC Rosie.116:00) Seinfeld Friends News CBS News E T K.ds '.idy the Darndest Things tel Oprah (16 00) News Real TV News CBS News Wheel of .Jeopardy C5 .' Hollywood Sq Oprah NBC News Jeopardy Wheel of Providence / 10 Rosie.(16 001 Live at Five Extra! Frasier Inside Edition ES Wishbone Bill Nye World Nev/s Zoom [Bill Nye Newshour Nightly Bus.Vt this Week Washington 57 BBC News Nightly Bus.Newshour People Near MM WithFlow ;15 301 MuchMusic Countdov/n CombatZone MuchMusic Countdov/n (TSN Golf t hrfitu uirc - (2) Excellent (¦!) Iris ban (¦!) Hon ’,) Passable — ((>) Médiocre (7) Minable t !•: SO I K Paul Caiiclion LES CHOIX DE SOPHIE Sophie reçoit l'écrivain Jacques God bout, le metteur en scène français Jacques Dissalle et l’accordéoniste Didier Dumontier.Télé-Québec, I9h DES VIOLONS DANS LA TÊTE Un spectacle de Daniel Lavoie enregistré au Festival d’été de Québec de 1996, avec François I )ompierre et l’Orchestre symphonique de Québec.Radio-Canada, 2üh CLICHÉ RÉPÉTÉ A ÉCLAIRAGE DIFFÉRENT EN RAISON DO TEXTE MAL IMPRIME I.I! It i: VOIR.I.K V Y.X I» I! E 1» 1 2 1 MAI I enis Fayollat dans une mise en scène de Letizia Quintavalla.Avec Flavia Armenzoni et Laura Ma-gni.Décor: Flavia Armenzoni et Letizia Quintavalla.Musique: Alessandro Nidi.Une production du Teatro delle Briciole présentée les weekends à la Maison Théâtre jusqu'au 30 mai.Public visé: les trois a six ans.Durée: environ une heure.MIC II Fl.H H LA IR LE DEVOIR Il y a quelque chose de profondément intime dans toute représentation théâtrale: on s’y sent concerné, interpelle, touché par ce qui se passe sur scène.C’est là le but de l'exercice.Mais on s’y attend moins lorsque l'âge moyen des spectateurs tourne autour de cinq ans; on cherche d'abord à divertir et ensuite, souvent accessoirement, à toucher la corde sensible.Voilà ce qui rend la démarche du Teatro delle Briciole intéressante puisqu’elle repose sur une complicité qui prend racine dans l’intimité.La compagnie semble avant tout travailler à établir une sorte de relation de confiance avec son public de façon à l'impliquer complètement dans l’histoire quelle lui présente.C'est pourtant une histoire toute simple, tirée d'un conte russe faisant E N H K E F La Grande Bibliothèque dans Internet (Le Devoir) — La Grande Bibliothèque du Québec est désormais en ligne et loge à l’adresse www.grande-bibliotheque.qc.ca.Les premiers docu-| ments disponibles dans le site sont j ceux relatant la genèse du projet et les textes de loi qui l'ont constituée, de même que les coordonnées professionnelles desprinci-j paux | membres de I son organigramme.«Noussouhai-j tons que ce site, bien que modeste, soit d’abord un lieu de dialogue sur le développement de la Grande Bibliothèque du Québec et qu ’il contribue à répondre aux questions les plus fréquemment posées sur le projet».faisait savoir par voie de communiqué la p.-d.g.de la GBQ, Lise Bissonnette, laquelle a profité de l’occasion pour dévoiler la nouvelle signature corporative (logo) de la future institution, œuvre de la firme Cabana, Séguin Design inc., gagnante de l’appel d’offres sur invitation lancé en janvier.JHKi-tMXnsKUMUKIAILW « < TRAQUENARD > EST GÉNIAL Sean Connery .SÉDUISANT ET ENJÔLEUR.» wwwhhimiirmm; \\aw(\ « LE MEILLEUR SUSPENSE DE 1999.» MiblMitti •EUU\EMUHUNME\r skMUIiinxnwoRk E ZETA-JONES ?SON DIGITAL A L'AFFICHE! — VERSION I MANÇAISt — tammm i-CINÉPLEX ODÉON-1 i CINÉPLEX ODÉON —i i—LES CINÉMAS C1UZZO —i | MÊC.APLEX- GUZZO—i |QUARTIER LATIN ?! | LASALLE (Place) 11 LANGELIER 6 ?| ISPHERETECH 14 ?! rlES CINÉMAS ÜUZZO—1 r— MÉQA-PLCX- GUZZO —l i—MEGA-FLEX'* QUZZO —-i .-CINEPLEX OOÉON-1 PARADIS ?I | PONT-VIAU 16 ?! | TASCHEREAU 18 ?[ | LAVAL (Carrefour) | i-CINEMA-1 i-CINÉPLEX ODÉON——i i-CINÉPLEX ODÉON-1 r—CINÉPLEX ODÉON——| | ST-EU STAC HE ?| | ST-BRUNO ?| [ LONGUEUIL (Place) | |CHATEAUGU AY ENCORE | r GALERIES ST-HVACINTHE n 1-CINÉPLEX ODÉON——a 1-CINÉPLEX ODÉON-1 r— CINÉPLEX OOÉON-1 IST-HYACINTHE ?! [CARREFOUR DORION | [ PLAZA DELSON | [ BOUCHERVILLE 1 i—LES CINÉMAS GUZZO—i (—LES CINÉMAS GUZZO—i i CINÉ-ENTREPRISE-1 r—CARREFOUR OU NORD—1 | STE-THÉRÉSE 8 ?| [TERREBONNE 8 ?[ |PLAZA REPENTIGNY ?1 [ ST-JÉRÔME 1 » - CINÉMA PINI - f CAPITOL -Il-CINÉ ENTREPRISE-1 i-CINÉMA DE PARIS-1 I STE-ADÉLE ?11 ST-JEAN 11 ST-BASILE ?11 VALLEYFIELD ?| IMmUffl VERSION ORIGINAL E ANGLAISE ÇINÉPLEX ODÉON—f—— CINÉPLEX ODÉON- ?•CINEPLEX ODEON ——» i-CINEPLEX ODÉON-j |-CINÉPLEX ODÉON-1 f— MEGA-PLEX*" OUZZO —-i ATWATER | [ ÉGYPTIEN | [ LASALLE (Place) 1 ISPHERETECH 14 ?[ i—LES CINÉMAS GUZZO—| | TAMOUS PL» ERS ——i |—MÉGA-PLEX* GUZZO —.|—LES CINÉMAS QUZZO—i ILACORDAIRE 11 ?| | VERSAILLES ?11TASCHEREAU IB ?11DES SOURCES 10 ?[ ?TAMOUS PLAYERS—1 l——CINÉPLEX ODÉON ——1 r— CINÉPLEX ODÉON — ¦ i i CINÉPLT X ODÉON ——i DORVAL________| |c6tE-DES-NEI0ESv*| | CAVENDISH [Mall) I [ UVAL IQalerlo»! ?1 1 ST-BRUNO ?I | ST-EUSTACHE ?11 STE-ADÉLE ?! [cHÀTEAUGUAV 7| un peu penser a Cendrillon.Une petite fille, Yassilissa, est maltraitée par sa marâtre de belle-mère et ses deux chipies de demi-sœurs.Toutes les trois, elles complotent pour l’éliminer en l’envoyant rencontrer la sorcière Baba Yaga au beau milieu de la forêt sous prétexte de rapporter le feu qui s'est éteint dans la maison.Contrairement à ce qui si* passe dans Cendrillon.il n’y a pas ici de prince charmant ou de papa à l’horizon pour prendre la défense de la pauvre petite qui se voit forcée de s’enfoncer dans la forêt.Une grande alliée Mais Yassilissa a une grande alliée secrète dont elle ne parle a personne: sa poupée que lui a laissée sa maman en mourant et quelle cache tout au fond de la poche de son tablier.Grâce à elle, elle se redonne du courage et parvient bravement jusqu'à la maison de la sorcière.Une fois là, elle réussit à accomplir les tâches que Baba Yaga lui impose, puis elle revient à la maison avec le feu fiche dans un grand bâton qui réduira finalement les trois méchantes en cendres, rien de moins.Quand le théâtre jeunesse verse dans le conte, il n'a pas l’habitude de lésiner sur les détails.Tout cela est fort gentil, mais ce n'est pas cette histoire tout aussi simple que cruelle qui rend cette production italienne si intéressante, ni l’interprétation jungienne qu’on pourrait en faire.Et ce ne sont pas seule- ment la presence et le talent de Flavia Armenzoni, qui raconte tout cela aux enfants sur un ton qui les envoûte complètement en leur laissant presque croire qu'ils sont seuls avec elle.Non.Cela tient plutôt à l'espèce de lien magique qui se crée entre la salle et la comédienne et qui fait qu'à chaque représentation, elle choisit un enfant dans l’auditoire pour jouer la sequence de l’histoire qui se passe chez la sorcière Baba Yaga.Ce qui n'est pas du tout évident, on en conviendra.Dimanche dernier, à la représentation de 15h à laquelle j'assistais avec mon fils — littéralement séduit par Flavia Armenzoni —.Yassilissa était une petite fille de cinq ou six mis absolument irrésistible.A un point tel que Laurent m'a avoue qu’il aurait bien aimé monter sur scène lui aussi: faut le faire.Evidemment, on ne peut que souligner l’impact d'une visite comme celle du Teatro delle Briciole.Chaque fois que la Maison Théâtre réussit à trouver des budgets pour inviter des compagnies de l'extérieur, cela donne lieu à des rencontres exceptionnelles — qu’on songe à Hullul.il y a deux ans, ou à Fescetopococodrillo l'an dernier — qui, en plus de séduire les enfants par les approches nouvelles quelles mettent en relief, ne peuvent que stimuler encore plus le petit milieu déjà fort dynamique du théâtre jeunesse d’ici.On ne peut que souhaiter que cela devienne une habitude.soruci 11 ai ko m 111: hriciou; Flavia Armenzoni dans le rôle de la sorcière Baba Yaga.Avec Anne-Marie Cadieux Denis Gravereaux Jean-Robert Bourdage Patrice Gagnon Pierre Hupin Bernard Meney Gaétan Nadeau Gilles Simard Guy TTifiro Guy Vaillancourt Jean-Manuel Vital Ht les collaborateurs Julie Beauséjour Danièle Lévesque Guy Simard Lyse Bédard Robert Normandeau Angelo Barsetti Stéphane Lépine Mathieu Gourd Michel Granger \ ^ à A V _ « M - 4| V i n ï i f/1 THEATRE ESPACE LA VEILLÉE Une création de SIBYLLINES INC.En coproduction arec le Festival de théâtre des Amériques DU 21-22-24-25 MAI À 19 H | LE 23 MAI A 15 H LE 30 MAI À 15 H ET 19 H | ET DU 31 MAI AU 2 JUIN À 19 H 1371, rue Ontario Est | Réservations/informations : 514.790.1245 r i I il F A i Kl i h i y t i n TOUTE SAGA A UN DEBUT .WARS' î 'Tk.i xr f jn * fm \ # K STAR .LIAM LA MENACE FANTÔME, WARS ÉPISODE I LA MENACE FANTOME NEESON E WAN McGREGOR NATALIE PORTMAN JAKE LLOYD I AN McDIARMID •• ANTHONY DANItlt XINNY BAKIN M R NHL A AUGUST MANX OX m.JOHN WILLIAMS r.RICK McCALLUM GEORGE LUCAS HM
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