Le devoir, 8 mai 1999, Cahier A
LE DEVOIR Exigez votre Télé choix ! ;’W.mm Vol.X C ¦ N" II) M 0 X T R É A I.I.E S S A M E D I -S E T I) I M A X (' Il E !) M A I I !) !) tt 1 CAHIERS I .» 5 $ + T A X E s = 2.2 5 S LES ARTS LES ARTS LIVRES La chronique d1 Odile Tremblay: Les chevaliers du Jedi, page B 10 S is- PERSPECTIVES Christ i a n R i o U x Le nationalisme tranquille La victoire des travaillistes sur les indépendantistes écossais vient récompenser la grande réforme constitutionnelle engagée par Tony Blair.Les affiches des partis politiques qui inondent depuis sqc semaines les murs gris de toutes les villes d’Écosse n’ont pas réussi à recouvrir complètement celles du merveilleux film de Peter Mu-lan, Orphan.On y voit le fils aîné d’une famille ouvrière de Glasgow transporter le cercueil de sa mère sur son dos.Comme s’il fallait prouver une fois de plus la volonté des Ecossais de tourner une page de leur histoire.En envoyant leurs premiers élus à Édimbourg, où aucun Parlement n’avait siégé depuis 300 ans, les Ecossais ont tourné cette page à leur façon.Ils l’ont fait sans drame ni rupture en élisant un gouvernement travailliste minoritaire.En choisissant les travaillistes plutôt que les indépendantistes du Scottish National Party (SNP), les électeurs ont récompensé les principaux artisans de ce nouveau Parlement.Ils ont enfin rendu hommage à ceux qui ont engagé la Grande-Bretagne dans l’une des plus audacieuses réformes constitutionnelles de cette fin de siècle.En moins de deux ans, Tony Blair aura partiellement dénoué l’impasse irlandaise et redonné son autonomie à l’Ulster.11 aura accordé une assemblée législative aux Gallois, qui ne la réclamaient qu’à ?moitié.Il aura finalement fait aboutir la revendication centenaire d’un Parlement écossais, ce qu’aucun gouvernement de Westminster n’avait eu la hardiesse de faire.Ces réformes recèlent évidemment leurs limites et leur part d’inconnu.N’empêche que les dirigeants de Westminster ont fait plus en deux ans que tous ceux qui les ont précédés pour actualiser le pacte qui unit les quatre nations du Royaume-Uni.Ds ont ainsi contribué à calmer des rancœurs séculaires et à préparer le pays pour l’avenir.Le nouveau gouvernement travailliste de Donald De-war n’en sera pas moins sous haute surveillance.Non seulement il devra probablement s’allier aux libéraux démocrates, il aura devant lui une opposition indépendantiste qui mobilise quelques-unes des forces vives de l’Ecosse.Moins nombreux que prévu (les indépendantistes n’ont pas franchi le cap symbolique des 40 députés), les élus du SNP restent les seuls dans ce jeune Parlement à ne pas recevoir leurs ordres de Londres.Dans un pays dominé par les travaillistes et où les conservateurs ne se sont toujours p^is remis des années Thatcher, les Ecossais ont voulu que leur Parlement constitue une véritable opposition à Tony Blair.Loin d’être un simple feu de paille ou un club d’amateurs de cornemuse, le SNP n’a pas fini de faire parler de lui.Son leader, Alex Salmond, a pratiquement rédigé l’ordre du jour de cette élection et en a provoqué les principaux débats.Les élections écossaises se sont déroulées dans la tranquillité, le calme et la sérénité.dans l’ennui, diront certains.Eh bien, vive les élections «plates»! A l’heure du Kosovo, les Ecossais se réjouissent de pouvoir discuter de sujets aussi délicats avec un tel pragmatisme.Reconnus depuis toujours comme étant une nation distincte, jouissant depuis un siècle de l’autonomie administrative (grâce au Scottish Office), ils vont maintenant apprendre à tirer profit de leur nouvelle assemblée.Ds ont choisi de se donner tout le temps nécessaire pour le faire.Dès hier, la capacité des travaillistes écossais de se dissocier du grand frère de Lqndres était soumise à rude épreuve.Le chancelier de l’Échiquier, Gordon Brown, et le ministre de l’Education, David Blunkett, ne voulaient rien entendre de l’abolition des frais de scolarité des universités écossaises.Cette revendication reprise par tous les partis écossais, sauf les travaillistes, est pourtant une condition sine qua non pour que Dewar puisse former une coalition avec, les libéraux démocrates.On le voit, les Écossais ne sont qu’au début d’un long chemin.Ils sont confrontés à deux projets politiques éminemment modernes.Tony Blair a prouvé que le Royaume-Uni n’était pas un vaisseau pris dans la glace et qu’il pouvait évoluer vers un modèle respectueux des nations qui le composent Les indépendantistes du SNP chérissent un projet indépendantiste capable de mobiliser la jeunesse et de la faire participer encore plus pleinement à l’Europe.En bons, élèves d’Adam Siqith et de David Hume (deux fils d’Edimbourg!), les Ecossais prendront le temps de peser le pour et le contre.Gordon Brown, qui a fait pleuvoir les subventions sur l’Écosse pendant ces élections, a dit, que Donald Dewar était l’homme qui allait sauver l’Ecosse du divorce.Il a oublié d’ajouter qu’il faudra dorénavant la sauver à tous les quatre ans.Les Écossais ne sont qu’au début d’un long chemin M E T E 0 Montréal Averses ou orages.Max: 22 Min: 15 Québec Nuageux avec éclaircies.Max: 23 Min: 13 Détails, page Cil Annonces.INDEX .C 12 Livres .I) 1 Bourse .CK) Le monde.A 10 les Arts .Bl Les sports .C 14 Avis publics .Cil Montréal .A3 Économie.C 1 Mots croisés C 11 Éditorial .A 12 Politique .At) www.ledevoir.com Jean Leloup: portrait d’un chef de meute, page B 1 Le roman-brûlot de Martin Winckler, page D 1 LES ACTUALITÉS Les entarteurs agressent le ministre Stéphane Dion, page A 3 A- Le monde du silence ARCHIVES LF.DEVOIR EQUIPE COUSTEAU - Mission Québec présente une mini-exposition à la Grande Place du Complexe Desjardins, où le public peut voir, entre autres choses, une maquette de la Calypso et diverses pièces d'équipement ayant servi à son équipage.L’héritière de Cousteau La veuve du célèbre commandant est en mission au Québec La Fondation Cousteau a marqué, hier, son arrivée au Québec par l’ouverture d’une exposition et un spectacle-bénéfice des Grands Ballets canadiens, organisé avec l’appui de diverses organisations d’ici.Pour Francine Cousteau, la veuve du célèbre commandant, c’est la poursuite d’une mission qui lui tenait à cœur.MARIE-CLAUDE DUCAS LE DEVOIR A uand Jacques-Yves Cousteau est mort, en W juin 1997, à l’âge de 87 ans, il a laissé derrière lui des images qui ont permis au public d’accéder à un univers totalement inconnu jusqu’alors: avec Le Monde du silence, Palme d’or à Cannes en 1956, et les dizaines d’autres films qui ont suivi, la mer a cessé d’être un élément mystérieux et hostile pour devenir un univers vivant, richement peuplé.et, a-t-il peu à peu réalisé, incroya- Francine Cousteau blement fragile.En effet Jacques-Yves Cousteau, ancien officier de la marine, co-inventeur du scaphandre autonome et explorateur émérite, s’était aussi mué, avec les années, en militant Le taux de chômage grimpe Le marché de l’emploi continue toutefois d’évoluer GÉRARD BÉRUBÉ LE DEVOIR Derrière l’augmentation-surprise du taux de chômage en avril se cache un marché de l’emploi au pays qui, sans être aussi llorissant que l’an dernier, n’en continue pas moins d’évoluer sous le signe de l’embellie.Cette embellie a permis à un nombre important de personnes de se remettre activement à la recherche d’un emploi, l’arrivée de ces nouveaux chômeurs ayant surpassé de beaucoup le nombre d’emplois créés.Voilà, résumée à sa plus simple expression, l’explication de la progression d’un demi-point, à 8,3 %, du taux de chômage au Canada entre mars et avril.L’expDcation vaut également pour le Québec, qui a vu son taux de chômage revenir au-dessus des 10 % le mois dernier.«Après avoir augmenté rapidement durant le deuxième semestre de 1998, l’emploi s’est stabilisé depuis janvier et est demeuré inchangé en avril.Une forte hausse du nombre de personnes à la recherche d'un emploi, particulièrement chez VOIR PAGE A 14: CHÔMAGE environnemental.11 a créé en 1974, aux États-Unis, une fondation charitable, The Cousteau, Society, puis une autre, en France, baptisée Équipe Cousteau.Il s’est opposé avec succès, dans les années 80, aux projets de développement industriel dans l’Antarctique et a été, en 1992, une des vedettes du Sommet de la Terre à Rio.Peu avant sa mort, «JYC» avait fait de Francine Cousteau, sa deuxième femme, l’héritière du «droit moral» sur l’ensemble de son çeuvre; elle a, depuis, pris les commandes d’Équipe Cousteau.Depuis hier, le Canada est .devenu le troisième pays, avec la France et les États-Unis, où la fondation a pignon sur rue.«Le commandant avait VOIR PAGE A 14: COUSTEAU Congrès de l’ACFAS Le stade de Baltimore n’est pas un modèle Largent public pour un stade au centre-ville est un gaspillage, conclut le chercheur Marc Levine Les stades contribuent-ils vraiment au développement économique?Le Camden Yards, le stade des Orioles de Baltimore, a eu un apport économique «insignifiant» pour la ville depuis sa construction en 1992, estime le chercheur américain Marc Levine.Son bilan devrait même dissuader le gouvernement d’investir de l’argent public dans la construction d’un stade.ANTOINE ROBITAILLE ENVOYÉ DU DEVOIR AU CONGRÈS DE L’ACFAS La construction du fameux stade de Baltimore, le Camden Yards, au coût de 205 millions $ US, est considéré comme la «success story» du sport professionnel de la décennie.Entièrement financé par des deniers publics, il affiche presque toujours complet et a remporté des concours d’architecture.Les 15 équipements sportifs majeurs bâtis depuis 1996 sur le continent se sont ouvertement inspirés de ce mode de financement public.L’actuel projet des Expos fait depuis le début référence au fameux Camden Yards.Non seulement par sa facture architecturale style «début du siècle» mais par sa Acfas VOIR PAGE A 14: STADE I Tout sur le 67' congrès de l’ACFAS, cahier E Vive le Timor oriental libre ! Après 23 ans de colonisation, le peuple timorais pourra finalement se prononcer sur son avenir.José Ramos-Horta demeure méfiant Le 5 mai, au siège des Nations unies à New York, les ministres des Affaires étrangères du Portugal et de l’Indonésie ainsi que le secrétaire général de l’ONU, Kofi Annan, ont signé un accord sur le sort du Timor oriental.Le 8 août prochain, les habitants de cette moitié d’île située dans l’océan Indien vont se prononcer sur leur avenir.À New York, Le Devoir a rencontré José Ramos-Horta, Prix Nobel de la paix et vice-président du Conseil national de la résistance timoraise.Au cours de l’entretien, M.Ramos-Horta a vertement critiqué l’attitude du Canada.ALEXANDRA SZACKA New York — Alors que les yeux du monde entier sont tournés vers le bourbier yougoslave, à l’autre bout du monde, un petit territoire qui compte à peine 800 000 habitants est sur le point de connaître le dénouement d’une autre guerre barbare qui, elle, dure depuis 23 ans.Et pour ceux qui, plus sceptiques que jamais, se demandent: «l’ONU, le Conseil de sécurité, à quoi ça sert à l'heure où les militaires, y compris ceux de l’OTAN, font la loi?», la signature mercredi d’un accord entre l’Indonésie et le Portugal sur le sort du Timor oriental constitue une réponse claire.Sans l’ONU, sans l’engagement personnel de son secrétaire général Kofi Annan, sans les innombrables VOIR PAGE A 14: TIMOR REUTERS José Ramos-Horta poursuivra sa mission.i 778313000696 Pour bien vous servir, même en période de conflit En raison du conflit de travail en cours, nous avons pris les mesures nécessaires pour assurer le maintien de nos services essentiels.Jusqu'à ce que la situation revienne à la normale, nous mettrons tout en oeuvre afin de poursuivre la relève habituelle de nos compteurs.Il est toutefois possible que votre consommation fasse l'objet d'une estimation.Rassurez-vous.Le cas échéant, le montant de votre facture sera rajusté dès que possible.Durant ce conflit, nous vous conseillons de payer votre facture au comptoir ou au guichet de votre institution financière plutôt que par la poste.Cette simple mesure évitera un retard dans l'encaissement de votre paiement et l'application de frais d'administration.Soyez assurés que nous déployons tous les efforts possibles pour préserver la qualité de nos services.Nous nous excusons des inconvénients que cette situation peut vous causer et vous remercions de votre compréhension.Les Services à la clientèle d'Hydro-Québec Hydro .Québec LE DEVOIR MONTREAL '«'ta A m Congrès de TUnion des municipalités du Québec Les villages-paroisses, un archaïsme ; JACQUES NADEAU EE DEVOIR te ministre Stéphane Dion, une fraction de seconde avant d’être dntarté lors de son passage hier matin au Chic Resto-Pop, où il avait 5té invité à servir le repas aux habitués de cette cantine populaire du quartier Hochclaga-Maisonneuvc, à Montréal.Dion entarté : PRESSE CANADIENNE •> m Le ministre Stéphane Dion a été victime des entarteurs alors Qu’il participait à une activité sociale au restaurant le Chic Resto-Pop, situé dans l’est de Montréal, où il a été victime d’un entarteur.: Portant un tablier et une toque de êuisinier, le ministre Dion venait à peine de prendre place derrière le çiomptoir du Chic Resto-Pop, où il était venu prêter main-forte aux bénévoles, lorsqu’un entarteur est entré et lui a plaqué une tarte à la crè-çfie en plein visage avant de prendre & fuite.i Furieux, M.Dion a menacé de poursuites ceux qui l’ont entarté.Il a ] dit craindre que des empoignades entre des gardes du corps de personnalités et ces entarteurs ne se produisent dans un avenir rapproché.«Ma première réaction a été: “On m’attaque!"J’ai vraiment cru que j'étais agressé», a déclaré M.Dion en ajoutant qu’il avait eu le réflexe de riposter.Et le ministre Dion n’a pas l’intention que les choses en restent là.Dans le but que les entarteurs cessent leurs activités, il a déposé une plainte, «parce que je crois que c’est dangereux».Selon M.Dion, les politiciens victimes des entarteurs devaient leur faire comprendre «que ce qu'ils font ne fait rire personne et que c'est assez dégradant».Le compte à rebours est commencé, a indiqué la ministre des Affaires municipales, Louise Harel, hier, à l’assemblée annuelle de l’Union des municipalités du Québec: cet automne, les grandes orientations au sujet des fusions et de la réforme de la fiscalité locale seront arrêtées.Échéancier ambitieux s’il en est, Québec n’ayant pas encore dévoilé son jeu.LOUISE LEDUC LE DEVOIR Si ce n’est des 400 villages-paroisses auxquels elle entend s’attaquer rapidement, la ministre des Affaires municipales Louise Harel est demeurée floue, hier, aussi bien sur les fins que sur les moyens.A défaut de se présenter à l’UMQ avec des propositions, elle s’y est amenée avec un message: dans le grand remue-ménage à venir, les syndicats d’employés municipaux constituent des acteurs de premier plan avec lesquels il faudra compter.Devant l’impopularité du rapport Bédard, qui privilégiait en avril des fusions municipales massives et un gouvernement de plus, la ministre Harel ne s’y est pas attardée outremesure, sauf pour rappeler qu’«avec moins du quart de la population canadienne, le Québec comptait le tiers de toutes les municipalités du pays», avec ce que cela suppose «en importants coûts de systèmes».Sur l’avenir des villages-paroisses, Mme Harel a été catégorique.«La situation des 400 villages-paroisses constitue un archaïsme qu'il faut régler rapidement au nom de l'équité fiscale entre les citoyens», a-t-elle déclaré.Quant à l’approche face aux villes, la ministre s’en est remise à un rapport commandé par son prédécesseur Rémy Trudel à l’Institut national de recherche scientifique.Intitulée La politique de renforcement des agglomérations urbaines au Québec, cette étude n’y va que de scénarios et d’aucune recommandation tranchée, contrairement au rapport Bédard.Des évidences sautent cependant aux yeux.«Dans la grande région de Montréal, il y a une communauté ur- baine et quatorze municipalités régionales de comté; 162 élus qui siègent à des instances supramunicipales; quinze schémas d’aménagement, quinze politiques de gestion des déchets, quinze politiques environnementales.Cette fragmentation du territoire et des services affaiblit la métropole.» Au cœur des changements à venir, a insisté la ministre Harel pendant son allocution, se trouve «l’incontournable dimension des relations de travail.Ces transformations ne peuvent se réaliser sa)ts la réorganisation de l'appareil administratif, qui compte 800 conventions collectives qui régissent 53 000 des 78 000 employés municipaux».Comme l’ont expérimenté les secteurs public et parapublic, a souligné la ministre, les changements à venir dans le milieu municipal «modifieront les façons de faire des employés au même titre que l’ont été celles des secteurs public et parapublic».Dans sa vision d’une réforme rapide, avec conclusion d’un pacte fiscal le 1" janvier 2000, la ministre Harel a invité les syndicats représentant la main-d’œuvre municipale à lui proposer «des solutions novatrices», sans préciser davantage.À quand les propositions?À la fin de l’allocution plutôt vaporeuse de la ministre, chacun y allait de ses interprétations.Quoique la ministre ait annoncé son intention de mener les dossiers en parallèle, l’Union des municipalités du Québec, elle, a plutôt compris que Québec voulait d’abord parler de fusions et, ensuite, de pacte fiscal.«Elle veut gagner du temps en nous embarquant dans une discussion avec conclusion obligatoire d’ici le 20 octobre, se plaint le président de l’UMQ, a r.îffvv * JACQUES NADEAU LE DEVOIR À l’extérieur du Palais des congrès, le Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU) s’était installé une petite maison, d’où il dénonçait le fait que 500 000 ménages locataires consacrent plus de 30 % de leurs revenus pour se loger.Mario Laframboise.Et ça, c’est impossible [.].Même le rapport Bédard prévoyait que la réforme des structures prendrait une année après le lancement des opérations.» Et à défaut de donner priorité à la conclusion d’un pacte fiscal, craint M Laframboise, Québec pourrait en conséquence imposer aux municipalités, pour une troisième année, sa note de 375 millions, à laquelle s’opposent farouchement les maires.M.Laframboise n’a pas non plus manqué de mettre la ministre en garde contre une trop grande ouverture aux syndicats.«Les négociations, ce n’est pas aux syndicats de les faire.» Le maire de Laval, Gilles Vaillan-court s’en est pris à la vision «idyllique» du consensus souhaité par la ministre.«Ce que j’aurais aimé entendre, c’est la position du gouvernement.On n’a toujours que de grands objectifs généraux.Il va falloir que cartes soient mises sur table bientôt.» Allégé ou alourdi, le compte de taxes d’après l’an 2000?Dixit la ministre Harel: «La rentabilité d’une ré- vision semblable ne se calcule pas qu’à la valeur du compte de taxes de certains contribuables.Sa réussite est liée à l’accroissement de la richesse collective [.].» Selon l’UMQ, pas de doute, le rapport Bédard mène tout droit à un compte de taxes encore plus salé.C’est ce que croit aussi le maire d’Outremont, Jerôme Unterberg.«Les seuls satisfaits du rapport Bédard, ce sont les syndicats, qui seront les premiers à en bénéficier.Ce serait de la tarte aux pommes pour eux! Par exemple, si Outremont et Montréal fusionnaient, qui, des pompiers d’Outremont, à 48 000 $ par année, et de ceux de Montréal, à 54 000 $, verraient leurs salaires modifiés?La formation de grands blocs syndicaux augmenterait leur force de frappe, avec des conséquences néfastes pour les contribuables.» Fait à noter, le maire de Montréal, Pierre Bourque, de même que celui de Québec, Jean-Paul L’Allier, en mission économique en France, brillaient par leur absence hier.i Écoles montréalaises Legault n’a pas d’argent pour l’instant PAULE DES RIVIÈRES LE DEVOIR Malgré un excellent lunch dans un hôtel de la métrppole, Taure du ministre de l’Education, François Legault, est resté sur sa faim hier puisque le conférencier a Çien dit qu’il n’avait aucun nouveau ijent à investir dans les écoles montréalaises cette année.* «Nous tenterons de faire encore davantage [.] Les besoins sont énormes {.] Nous investirons davantage au tours des prochaines années», a dit M.Segault à ses invités puis à la presse, tissant les commissaires venus écouter sur une invitation à faire preuve d’innovation et d’imagination.; La présidente de la Commission Jcolaire de Montréal, Diane De Cour-Cy, a noté une certaine sensibilité à la féalité montréalaise chez M.Legault piais a ajouté que, «par rapport à l’urgence des besoins, la CSDM restera sur Sa faim».À cette commission seulement, la présidente estime qu’il faudrait 7,7 millions de dollars de plus, Uniquement pour les enfants qui ont Ses difficultés d’apprentissage.Le gouvernement a annoncé 13 millions à ce chapitre dans son récent budget, te qui se traduira par un peu plus tl’un million pour la CSDM.; «Notre nouveau ministre comprend ta situation montréalaise, mais comprendre, ça veut dire injecter», conclut f.lme De Courcy.: Pour calmer les administrateurs et fcommissaires venus l’écouter, à l’invi-jation du Conseil scolaire de Tile de Montréal, M.Legault a rappelé que feon gouvernement versait 40 millions jle dollars uniquement pour les écoles montréalaises.Des commissaires ont rétorqué par la suite qu’il serait aussi facile d’additionner les dizaines et centaines de millions retranchés ces dernières années et qui se traduisent déjà par de nouvelles baisses d’orthopédagogues et des hausses d’élèves daqs les classes pour Tan prochain.A l’extérieur, quelques représentants de l'Alliance des professeurs avaient accueilli M.Legault avec des pancartes, réclamant la reconnaissance de toutes les heures travaillées aux fins du calcul du redressement dans le dossier de l’équité salariale.Le Conseil du trésor reconnaît 35 heures par semaine et les enseignants soutiennent qu’ils en fournissent 41.«Le gouvernement reconnaît 90 % de la tâche, nous en ferons 90 %», a résumé un porte-parole de l’Alliance des professeurs de Montréal.Le syndicat montréalais a l’intention de ne pas effectuer le travail entourant le dernier bulletin de l’élève.Il transmettra la note verbalement aux parents.Il ne sait pas encore ce qu’il fera pour les étudiants qui ont besoin de leur bulletin pour entrer au cégep.Plus à l’ouest de la ville, les enseignants de la commission scolaire Mar-guerite-Bourgeoys iront porter mardi, au bureau du ministre à Montréal, une épaisse pile de travapx non corrigés.Le mmistre de l’Éducation a tout de même reconnu hier que la réalité montréalaise était fort différente de celle des autres régions, entre autres en raison de la défavorisation d’un grand nombre de quartiers et également en raison de la multiplicité des origines ethniques, qui crée une diversité bien spécifique à Montréal.M.Legault a aussi rappelé qu’un enfant montréalais sur quatre fréquente l’école privée.Entente en vue pour les Péladeau ROLLANDE PARENT PRESSE CANADIENNE Au terme de six heures de discussions dans les couloirs du Palais de justice de Montréal, hier, Anne-Marie Péladeau, une des filles du défunt fondateur de Québécor, Pierre Péladeau, a accepté .d’accorder un délai d’une semaine à Érik Péladeau et à son demi-frère Jean Péladeau pour qu’ils en viennent à une entente sur les questions d’argent qui les opposent Sinon, la Cour supérieure sera invitée à émettre une,ordonnance pour que Pierre-Karl et Érik Péladeau autorisent le versement mensuel de 10 833 $ pour couvrir les dépenses de loyer et de subsistance d’Anne-Marie Péladeau dont les avoirs sont gérés par une société de gestion dont s’occupe Jean Péladeau depuis le décès de son père Pierre.Ces versements s’étaient faits régulièrement jusqu’au début de mai.Anne-Marie cherche également à obtenir le versement de sommes supplémentaires lui permettant de se rendre à Soissons, en France, dans un centre de désintoxication.Sous tutelle À la lumière des procédures détaillées déposées en Cour supérieure, il ressort que la gestion des biens d’Anne-Marie Péladeau n’est plus assurée par elle-même depuis janvier 1993, moment où elle a été placée sous un régime de protection, en raison de ses problèmes de toxicomanie.Anne-Marie Péladeau, qui vient de terminer une cure de désintoxication à la Maisonnée d’Oka, n’en fait d’ailleurs pas un mystère et une partie du bras de fer actuel, selon ce qu’on peut lire dans les procédures, tient à ce qu’elle veut se faire traiter en France tandis que ses frères favorisent une cure à la clinique Nouveau Départ, où elle a été traitée à de nombreuses reprises.Anne-Marie considère qu’en faisant cela ses frères cherchent à la contrôler et à lui imposer le choix d’un thérapeute et d’une clinique.À l’intention des nombreux journalistes qui, depuis le début de la matinée, hier, observaient de loin les tractations de corridor, l’avocat d’Anne-Marie Péladeau, Philippe Trudel, a lu un communiqué sur lequel s’étaient entendues les parties.«Nous nous sommes entendus pour suspendre les procédures» «Nous nous sommes entendus pour suspendre les procédures», a-t-il d’abord dit.«Nous tenotis toutefois à souligner que, pour ce qui est de l’allégation selon laquelle M.Péladeau aurait soustrait du patrimoine d’Anne-Marie une somme de 21 millions, les parties ont convenu de se rencontrer afin que les conseillers d’Érik Péladeau fournissent tous les éclaircissements et explications à ce sujetdà», a-t-il ajputé, sous l’œil attentif des avocats d’Érik Péladeau.«Evidemment, le but de la procédure n’a jamais, été de causer quelque tort que ce soit à Érik Péladeau ou à la famille Péladeau», a renchéri M' Trudel.Signalant que l’avis de présentation de l’injonction provisoire visait à obtenir le déblocage de sommes d’argent, notamment, M' Trudel a signifié que les parties disposaient donc d’une semaine pour trouver «des compromis acceptables pour toutes les parties».«Je n’ai pas de commentaires à faire pour le moment», s’est contentée de dire Anne-Marie Péladeau.Au sujet de Pierre-Karl Dans la quarantaine de pages de procédures produites par M'' Trudel, l’avocat d’Anne-Marie Péladeau n’est pas tendre envers les deux hommes.«Cette façon d’agir s’ajoute à d’autres comportements et gestes illégqux de Pierre-Karl Péladeau et d’Érik à l’égard de leur sœur», écrit-il.Il reproche notamment à Érik d’avoir disposé d’actions appartenant à Anne-Marie totalisant 21 millions.A la suite du décès le 24 décembre 1997 de Pierre Péladeau, Jean-Paul St- Louis, juge à la retraite, a été nommé membre du conseil de tutelle d’Anne-Marie et un des liquidateurs de la succession de Pierre Péladeau.Dans une déclaration sous serment, M.St-Louis se dit d’accord avec le traitement projeté en Frapce et s’oppose à la manière d’agir d’Érik et de Pierre-Karl.Il considère que ceux-ci imposent leur volonté à Anne-Marie en refusant de débloquer les sommes demandées et de fournir les informations requises sur sa situation financière.Sylvie MONETTE Cathia RIOPEL Je grandis en français Je grandis dans la foie.128 pages -22,95$ y 1 ° Amédée Papineau Journal d’ug fils defauberte 1838-1855 Texte établi et annoté par Georges Aubin JOURNAL D’UN FILS DE LA LIBERTÉ l»3»-.SS5 Ce journal qui débute pendant la Rébellion de 1837 révèle un jeune homme qui a le sens de l’histoire, le goût de conserver le passé et de l'expliquer.4 urmtnn* 960 pages,49,95$ 10 o"1 d'histoire au SEPTENTRION www.septentrlon.qc.ca TAPIS SPÉCIAL INVENTAIRE TAPIS .H 66 commercial ’’Ha p.c.TAPIS .-I 35 berbère * I ¦ p.c.TAPIS «f 49 Peluche* I ¦ p.c.TAPIS .O 49 Sisal*£.a p.c.12 MOIS SANS INTÉRÊTS VENTE 3 pour 1* VOUS OBTENEZ 1- TAPIS 1RE QUALITÉ 2- SOUS TAPIS GRATUIT 3- INSTALLATION GRATUITE rC£S i***' SUPER CHOIX DE CARPETTES A MOTIFS 3645, boul.St-Joseph Est, Montréal 729-0891 (entre boul.St-Michel et boul.Pie IX) En kiosque et en librairie dès maintenant Société d'édition FORCES (514) 286-7600 L K I) E V OIK.I.E S S A M EDI X E T I) I M A N C II E il M Al I il il !» LA SAGESSE I&ËÊ& mmm MÉnmi < Pour un portefeuille d'épargne intelligent la première année Un petit prix.379 ~ m M mois* TRANSPORT ET PREPARATION INCLUS * L'offre s'applique a une Passat GLS 1999, 5 vitesses, neuve.Photo à titre indicatif seulement.Versement initial de 2 875 S ou échange équivalent.Dépôt de garantie de 430 S requis a la transaction.Immatriculation, assurances et taxes en sus.Frais de 0,10 $ du km additionnel après 60 000 km.Sujet à l'approbation de crédit de Crédit VW Canada, Inc.Offre valide pour un temps limité.L'offre ne s'applique qu'aux particuliers et que pour un usage personnel et non commercial.Les stocks peuvent varier d'un concessionnaire à l'autre.Chez les concessionnaires participants.Êtes-vous fait pour Volkswagen?' I 888 ROULE VW ou VW.COm LES CONCESSIONNAIRES VOLKSWAGEN PLACEMENTS QUÉBEC NOTRE INTÉRÊT À TOUS www.placementsqc.gouv.qc.ca Québec songe à affaiblir la Régie de l’énergie Négociations du secteur public Québec trouve les demandes syndicales très élevées Le Front commun demande une meilleure indexation des régimes de Dans les négociations du secteur public, il se prépare un nouveau front chaud entre le gouvernement et les syndicats sur les régimes de retraite.Le Front commun exige une meilleure indexation des pensions, une demande que Québec qualifie de «très élevée».retraite LOUIS-GILLES FRANCŒUR LE DEVOIR Les représentants des consommateurs résidentiels et industriels d’électricité ainsi que ceux des groupes environnementaux sont sortis de leur rencontre de jeudi avec le ministre des Ressources naturelles, Jacques Brassard, convaincus qu’il s’apprête à émasculer la Régie de l’énergie de ses principaux pouvoirs par une loi spéciale avant qu’elle n’ait pu les exercer une seule fois, rééditant en quelque sorte le «coup de force législatif dont les citoyens du Val-Saint-François vont incessamment faire les fiais, eux aussi par une loi spéciale.C’est ce qu’ont affirmé hier au Devoir Eric Michaud, porte-parole des envirom nementalistes, Manon Lacharité, des consommateurs résidentiels, et Luc Boulanger, au nom des consommateurs industriels d’électricité.La veille, les trois groupes, qui forment ime coalition dite «arc-en-ciel», ont rencontré Jacques Brassard pour lui expliquer pourquoi ils tenaient à ce que Québec respecte à la fois les pouvoirs légaux de La Régie et sa première et principale recommandation, soit amorcer l’examen public des coûts de production, de transport et de distribution d’Hydro-Québec.La loi de la Régie de l’énergie a été adoptée à la suite d’un consensus historique entre tous les milieux de l’énergie et de l’Assemblée nationale.La plupart des intervenants reconnus par la Régie ont obtenu gain de cause dans son premier avis au gouvernement, en août dernier.La Régie a alors statué, contrairement aux vœux d’Hydro-Québec, qu’il était temps d’amorcer un premier examen public des coûts de production de l’électricité au Québec pour établir une grille tarifaire basée sur cette réalité économique.Le ministre Brassard a fourni plusieurs éléments d’information aux trois secteurs coalisés, qui les portent à croire que Québec s’apprête à déposer im projet de loi qui établirait plutôt un «prix plafond», qui n’exigerait plus l’examen en profondeur des coûts de production d’HydroQuébec.Les consommateurs résidentiels et industriels pensent de leur côté que le Québec serait probablement mûr pour une réduction des tarifs si l’examen des coûts de production révélait que les coûts d’Hydro diminuent au lieu d’augmenter.Le ministre Brassard a révélé aux trois groupes les mandats donnés par Québec aux quatre experts, dont les rapports pourraient permettre à Québec de mettre de côté les recommandations de la Régie.«Ce qui est fort illogique et non démocratique quand on pense que les recommandations de la Régie sont le résultat des témoignages de 38 experts et de trois commissaires, dont un ancien d’Hydro-Québec et un du ministère des Ressources naturelles», explique Luc Boulanger.«On voit à quel point les dés sont pipés quand on réalise qu’un seul des quatre experts embauchés par Québec, Jean-Thomas Bernard, avait le mandat de vérifier ce qu'il en coûterait au gouvernement s'il suivait les recommandations de la Régie.» Les trois groupes ont été frappés par le fait que chaque expert a été payé 24 999 $ pour éviter l’approbation de cette dépense par le cabinet provincial.Le trio a d’ailleurs eu la très nette impression qu’on ne tenait pas à les entendre autrement que pour la forme: «Le ministre et ses adjoints, précise Manon Lacharité, n’ont répondu à aucun des arguments qu’on a avancés.Pas de discussion rationnelle.On nous a dit qu’on connaissait nos positions mais que c’étaient eux qui avaient le mandat de gouverner.Ils n’ont pas été élus pour modifier le mandat de la Régie.» «Tout ce qui importe maintenant au gouvernement, ajoute Eric Michaud, c’est de trouver le moyen de contourner la Régie en place, malgré le consensus populaire et les conclusions claires de cet organisme.» MARIO CLOUTIER DE NOTRE BUREAU DE QUEBEC Le gouvernement du Québec a reçu avec surprise hier les demandes syndicales sur une meilleure indexation des régimes de retraite dans le cadre des négociations du secteur public.Québec qualifie de «très élevées» les demandes syndicales en les évaluant à une facture de plus de trois milliards pour l’année 1999-2000 seulement.En outre, le porte-parole du Conseil du trésor, Jacques Wilkins, a indiqué que l’ensemble des demandes du Front commun (CEQ-CSN-FTQ) concernant les régimes de retraite des 400 000 syndiqués du secteur public représentaient des «débours supplémentaires de 140 millions par année pour le gouvernement dès l’année financière 2000-2001».Le Front commun des syndicats du secteur public réclame du gouvernement une meilleure indexation des régimes de retraite.Cette demande s’applique à tous les régimes, soit le RRE-GOP (Régime de retraite pour les employés du gouvernement), le RRE (Régime de retraite des enseignants), le RRF (Régime de retraite des fonctionnaires) et le RRCE (Régime de retraite de certains enseignants).Ainsi, pensent les représentants des 400 000 employés de l’État, les rentes devraient être indexées d’un minimum de la moitié de l’augmentation de l’indice des prix à la consommation (IPC) ou de l’IPC moins 3 %, selon la formule la plus avantageuse.L’amélioration de l’indexation des régimes de retraite est rendue nécessaire, disent les syndicats, parce que les prestations reçues par les retraités de l’État ne sont plus indexées depuis 1982.Dans les faits, cela signifie que les retraités n’ont pas d’indexation pour leur rente acquise depuis cette année-là, puisque le coût de la vie n’a jamais dépassé 3 % après 1982.Maintenir les revenus de cotisation Les syndicats pensent qu’il est temps également «d'améliorer les revenus et les règles d’admissibilité à la retraite».Pour ce faire, ils souhaitent que soient maintenus à leur niveau actuel la cotisation de 7,95 % des syndiqués au RREGOP ainsi que l’investissement effectué par le gouvernement.Le Front commun souhaite que les critères d’admissibilité permettent à plus de syndiqués de se retirer à un âge raisonnable.Il demande, par exemple, que les employés de 60 ans soient admissibles à la retraite sans égard au nombre d’années de service.Hier, les représentants syndicaux ont aussi déposé des solutions qui devraient, selon eux, régler des irritants majeurs des régimes de retraite.Notamment, ils cherchent à assurer la protection du revenu en cas d’invalidité et l’admissibilité à la retraite pour les employés à temps partiel et à statut précaire.La CEQ, la CSN et la FTQ sont aussi d’accord pour dire que les surplus des caisses de retraite, évalués à plus de trois milliards, doivent être utilisés uniquement à des fins de bonification du régime.A ce sujet, le Conseil du trésor souligne que le gouvernement ne possède pas des sommes disponibles pour égaler la mise des syndiqués en épongeant sa dette actuarielle contractée dans les régimes de retraite.Le message du Conseil du trésor va donc dans la même veine que celui du premier ministre Bouchard la semaine dernière, qui soulignait que les demandes syndicales, dans le cadre des négociations du secteur public, effectuaient une pression trop forte sur les finances publiques.Le front souhaite que les critères permettent à plus de syndiqués de se retirer à un âge raisonnable Pensions alimentaires Boisclair ne compte pas revoir sa position Malgré une requête en recours collectif Le ministre de la Solidarité sociale, André Boisclair, n’a aucune intention de prôner l’exemption totale des pensions alimentaires destinées aux enfants dans le calcul du revenu de leur mère qui touche de l’aide sociale.«Nous ne voulons pas passer d’un régime basé sur les besoins à un autre qui serait basé sur les sources de revenus.Ça introduirait de l'iniquité», a dit M.Boisclair.Le ministre a fait part de sa position au Devoir à la suite d’une requête pour intenter un recours collectif, déposée jeudi à Québec par Christiane Savary au nom de sa fille Catherine.Dans sa requête présentée à la Cour supérieure, Mme Savary soutient André Boisclair que les règlements de la Sécurité du revenu, qui font que le montant de la pension alimentaire destiné à un enfant est déduit de la prestation de l’aide sociale versée au parent qui en a Ja garde, viole les chartes québécoise et canadienne des droits et libertés.Mme Savary allègue, par ailleurs, que cette pratique de l’aide sociale constitue un exercice d’un droit «de façon excessive et déraisonnable» au sens du Code civil.Les premirs 100 $ ne sont pas déduits M.Boisclair a rappelé que, depuis juin 1998, les premiers 100 $ d’une pension alimentaire destinée à un enfant de moins de cinq ans n’étaient plus déduits du montant de l’aide sociale que reçoit la mère, une mesure qui touche 8400 familles et coûte «une dizaine de millions» au Trésor québécois par an.Il s’est dit favorable à l’idée d’étendre cette exemption partielle aux enfants de tout âge mais ne voyait pas quand cette amélioration des règlements de l’aide sociale pouvait être apportée.«Je souhaiterais ardemment être capable de la faire mais je ne veux pas susciter de faux espoirs», a dit M.Boisclair.Un tel élargissement de l’exemption coûterait 22 millions de plus par an à la Sécurité du revenu, a précisé le ministre.Environ 24 000 familles pourraient bénéficier d’une telle mesure, selon l’évaluation du ministère.Une grande voiture.LES OBLIGATIONS D'ÉPARGNE DU QUÉBEC Flexibilité et sécurité garanties Québec 1 800 463-5229 ¦ Encaissables en tout temps, sans pénalité, même durant les trois premiers mois.¦ Capital garanti sans limites par le gouvernement du Québec.¦ Taux d'intérêt minimum garanti annuellement.¦ Aussi accessibles par prélèvements périodiques.¦ Admissibles, sans aucuns frais, au REER et au FERR.Pour vous procurer vos Obligations d'épargne du Québec, appelez dès aujourd'hui un de nos agents d'investissement au 521-5229 pour la région de Québec ou au 1 800 463-5229 (sans frais), du lundi au vendredi, de 8 h à 20 h, et tous les samedis de mai, de 10 h à 16 h.DATE LIMITE : lf" JUIN 1999 i (I o I t i Pour Elle 277, av.Laurier O.270-6154 Centre de Commerce Mondial 844-9125 Tailleurs printaniers TOMBOLI disponible chez MIHltà Pour Lui Centre de Commerce Mondial 281-7999 5107, av.du Parc (an};leLaurier) 277-7558 Complets italiens uuu , -g Conférence parlementaire des Amériques Ottawa ne siège plus à la COPA «Les Américains préfèrent l’OEA», soutient un parlementaire MARIO CLOUTIER DE NOTRE .BUREAU DE i QUEBEC •H Le Sénat et la Chambre des communes ne siègent plus à la Conférence parlementaire des Amériques officiellement depuis le 29 avril.C’est par voie de lettre que les présidents idu Sénat et des Communes, Gildas iMolgat et Gilbert Parent, l'ont fait savoir au secrétariat de la COPA à Québec.Ottawa privilégie comme association parlementaire l’Organisation des États américains, notamment parce que c’est également le choix des parlementaires des États-Unis.«Pourquoi faire partie d’une association parlementaire des Amériques sans la présence des Américains?», demande le président du Comité permanent des Communes des Affaires étrangères et député de Toronto-Centre-Rosedale, Bill Graham.«Les Américains et les Mexicains refusent de demeurer à la COPA.Ils préfèrent l’OEA.» - Selon le président de l'Assemblée nationale, Jean-Pierre Charbon-neau, qui se dit «très déçu» de la décision fédérale, le problème réside justement dans le fait que des représentants du gouvernement fédéral auraient fait, selon lui, des pressions auprès des membres de Parlements étrangers pour qu’ils abandonnent la COPA au profit de l’OEA «On essaie de présenter la COPA comme une "patente" des indépendantistes québécois alors que c’est par une décision concertée de l’Assemblée nationale que le président a lancé le projet avec la collaboration du Parlement canadien et des réseaux des ambassades du Canada.Ça n’a jamais été un outil de promotion de la souveraineté.» M.Graham répond que des craintes existent «probablement» à ce propos à Ottawa, «mais M.Cliarbonneau n'a pas aidé sa cause puisqu'on m’a raconté qu’il y avait eu des tractations de toutes sortes à Québec [lors de la création de la COPA en 1997], Je ne crois pas que ce ¦sont MM.Molgat et Parent qui lui ont fait mauvaise réputation».Des raisons politiques Des raisons politiques ont sûrement motivé la décision de la .Chambre des communes et du Sénat -de choisir l’OEA au lieu de la COPA, mais, insiste-t-il, ce n’est pas «anti-¦Québec, c’est pro-Etats-Unis».Il reconnaît que le succès de la [COPA à Québec en 1997 est sans doute pour quelque chose dans la création d’une association de parlementaires à l'OEA M.Graham ajoute que «personne ne s’oppose à la COPA à Ottawa; il s'agit d’une question de ressources financières et de temps».; «On ne veut pas la COPA pour nous, ’soutient de son côté M.Char-ijponneau, on souhaite que le leadership 'soit passé à quelqu’un d’autre.Dans les :statuts, le Parlement canadien est tou-' jours là.C’est la seule institution parle-•mentaire qui avait un statut spécial.Comme je l'ai dit à MM.Parent et «On essaie de présenter la COPA comme une patente des indépendantistes québécois alors que c’est une décision de l’Assemblée nationale» Molgat, la seule chose que vous pouvez nous reprocher, c’est d’avoir eu l’idée les premiers.» Pour le président du Sénat et des Communes, il est toutefois clair que la COPA ne représente pas le meilleur véhicule pour entretenir des relations entre les parlementaires des Amériques.«Nous croyons que l’infrastructure étudiée de l’OEA et son réseau de communications en font un véhicule approprié pour favoriser le dialogue parlementaire dans l’hémisphère», écrivent-ils dans leur lettre au président de l’Assemblée nationale.«Il nous importe de renforcer nos relations multilatérales dans l’hémisphère, ajoutent-ils plus loin.Nous tenons aussi à canaliser nos efforts vers les mécanismes qui nous permettront d’atteindre cet objectif avec efficacité.» Au sein d’un forum parlementaire à l’OEA, les États fédérés seront exclus.Et si on exclut le Québec, souligne M.Cliarbonneau, on exclut aussi toutes les législatures canadiennes, celles des États américains, des États mexicains, argentins et brésiliens, par exemple.M.Graham reconnaît d’ailleurs que les projets de l’OEA et de la COPA sont bien différents et il n’écarte pas un retour éventuel d’Ottawa au sein du regroupement, plus institutionnel que gouvernemental, qu’est la Conférence parlementaire des Amériques.«Le Québec est inscrit dans l’avenir des Amériques, rappelle quant à lui M.Char-bonneau.Tous ses intérêts militent en faveur d’en être partie prenante.Au niveau parlementaire, il n’y a pas ces obstacles qu’on peut avoir au niveau gouvernemental, c’est-à-dire qu’il n’y a pas de hiérarchies.Les relations internationales des Parlements se font sur la base des mandats des populations.» La première Conférence parlementaire des Amériques a eu lieu en septembre 1997 à Québec, la prochaine devrait se tenir en l'an 2000 au Brésil.A Québec, le premier ministre du Canada, Jean Chrétien, avait pris la parole en vantant de telles initiatives qui rapprochent les pays du continent.Améliorer les relations entre les pays «Cette conférence nous offre l’occasion de développer et d’améliorer les relations entre les pays de notre continent.Je tiens d’ailleurs à exprimer ma gratitude envers l’Assemblée nationale du Québec, qui l’a organisée», avait-il déclaré.À la suite du succès de la COPA de Québec, où ont discuté 900 parlementaires de 28 pays de sujets aussi divers que la démocratie, la protection sociale et le libre-échange, le Comité général de l’OEA avait adopté en juin 1998 une résolution visant à créer un nouveau réseau parlementaire des Amériques.En décembre prochain, plus de 1000 parlementaires de 50 pays devraient entériner cette résolution lors du congrès annuel de l’OEA qui se tiendra aussi à Québec.Financement des partis politiques Le premier ministre Chrétien puise dans les fonds publics I> I E R R E O ’ N E11.L LE DEVOIR Le premier ministre Jean Chrétien puise dans les fonds publics pour financer le parti politique qu’il dirige.En 1997, 19 sociétés publiques et parapubliques ont contribué pour la somme de 45 642,74 $ à la caisse du Parti libéral du Canada.Cette information émerge du rapport officiel des partis politiques canadiens pour l’exercice financier 1997, une publication officielle du Directeur général des élections du Canada.Une lecture exhaustive de ce document a permis de constater qu’on a omis d’identifier ces 19 sociétés publiques.Un porte-parole du Directeur général des élections a expliqué hier au Devoir qu’en vertu de la Loi électorale du Canada, les contributions de moins de 100 $ n’ont pas à être inscrites aux rapports financiers des partis politiques.Pourquoi, alors, les avoir comptabilisées?La question est demeurée sans réponse.Néanmoins, Le Devoir est parvenu à identifier quelques-unes des sociétés publiques ainsi que certains des organismes gouvernementaux qui ont contribué à la caisse du parti gouvernemental en 1997: les aéroports de Montréal, de Winnipeg et d’Edmonton, de même que la Ville d’Ottawa.L’exemple avait été donné en 1996 par Postes Canada, Énergie atomique du Canada, la Banque de développement du Canada et la Commission des revendications des Indiens.Une contribution de 43 389,37 $ de Chrétien Pour sa part, le Bureau du premier ministre Jean Chrétien a contribué pour un montant de 43 389,37 $, peut-on également lire dans le document préparé par le Directeur général des élections du Canada.Un porte-parole du DGE a expliqué qu’il s’agissait en fait d’une «contribution de biens et services», c’est-à-dire des employés du Bureau du premier ministre qui ont continué à travailler dans l’entourage de M.Chrétien après le déclenchement des élections.Le secrétaire de presse du premier ministre, Patrick Parisot, a rappelé que le Parti libéral a depuis remboursé cette somme au gouvernement.Il n’y a rien dans la loi électorale canadienne qui interdise au gouvernement de subventionner le parti politique qui l’a porté au pouvoir, pourvu que ces contributions fassent l’objet d’une déclaration officielle dans le rapport annuel du parti.La seule disposition restrictive de la loi stipule qu'il est interdit à un parti politique d’accepter de l’argent d’une personne qui n'a pas la citoyenneté canadienne, d’une association qui n’exerce pas d’activités au Canada, d’un syndicat qui n’est pas titulaire d’un droit de négocier au Canada ou d’un parti politique étranger.Tout le reste est question de morale politique et sociale.Les rapports financiers des deux grands partis politiques canadiens (PLC et PC) nous révèlent par ailleurs qu’ils sont plus que jamais à la remorque de la haute finance et des grandes entreprises.Le problème ne se pose pas pour le Bloc québécois, qui accepte uniquement les contributions individuelles de moins de 5000 $.Pour cet exercice financier de 1997, le Parti libéral du Canada a reçu: 5 701 064,15 $ de 34 429 citoyens; 11 229 938,23 $ de 7527 banques et entreprises; 45 642,74 $ de 19 organismes gouvernementaux; 15 704,08 $ de 16 syndicats et 488 368,87 $ d’autres organisations.Le total des sommes ainsi recueillies s’établit à 17 480 718,07 $.Pendant la même période, le Parti conservateur du Canada a reçu: 4 545 315,96 $ de 23 352 citoyens; 6 435 732,41 $ de 3235 banques et entreprises, et 1209,30 $ d’autres organisations.Cela, pour un total de 10982253,67$.Pour sa part, le Bloc québécois a recueilli 1 960 630 $ de 18 885 donateurs et 179 473 $ d’autres organisations, pour un total de 2 140103 $.Quelques institutions financières et entreprises se sont montrées plus généreuses pour les libéraux de Jean Chrétien, qui ont reçu 100 575,12 $ de la Banque de Montréal; 82 102,62 $ de la Banque Nationale du Canada; 82 081,46 $ de la Banque impériale de commerce; 116 499,38 $ de CIBC Wood Gundy Securities Inc.; 99 453,04 $ de RBC Dominion Securities Inc.; 80 356,30 $ de TD Securities Inc.et 20 000 $ de la Sun Life Assurance; 86 069,28 $ de Bombardier; 31 000 $ de Power Corporation et 40 134,72 $ de Pratt & Whitney Canada.ARCHIVES 11.DEVOIR Jean Chrétien Estimant que le PC avait peu de chances de remporter les élections, les grandes puissances financières ont fait preuve de retenue à l’endroit des conservateurs, qui ont néanmoins reçu: 89 054,30 $ de la Ban- que Royale du Canada; 94 054,30 $ de la Banque de Montréal; 73126,82$ de la Banque de Nouvelle-Ecosse; 50 000 $ de la Banque Nationale du Canada; 147 700 $ de Virtual Pizza Canada Inc.; 37 089,60 $ de Bombardier; 17 323 $ d’Air Canada et 36 254,30 $ de Molson.Les données du financement des partis politiques fédéraux démontrent que le gouvernement de Jean Chrétien est reconnaissant pour ceux qui contribuent à la caisse du PLC.On constate en effet que le Bureau d’information du Canada a accordé des contrats de communications et d'affaires publiques à une douzaine de firmes qui ont pour point commun d’avoir contribué au financement du PLC.Quelques-unes des contributions relevées à travers les statistiques du Directeur général des élections du Canada ont bien davantage pour mérite de faire sourire que de mettre en lumière des relents de favoritisme politique.Ansi, il est amusant de constater que la municipalité de Saint-Jean-des-Piles, où se trouve la résidence d’été du premier ministre Chrétien, a fourni 151,12 $ à la caisse du PLC.Tout comme le Centre de quilles de Saint-Jovite, la Caisse populaire de Saint-Mathieu-de-Montmagny, le club de hockey des Sénateurs d’Ottawa £t celui des Haines de Calgary.I -H- ACURA les concessionnaires fiables :• ^\l.de 'l‘2ü ilirviius nver \ lilC • S|inrlSlilfl • Sirçics dliiiifTanls t'n cuir • Cliiiim' H.: livre lerleur Cl> • Cliiimliseiir vision pi inspire nn élan de passion, acura T.O.S.K ili' .'15 (Mills iiiiur In II.'ZI I lO'l't.Tm»*|mii H |iri;|mrnlimi (H5IIS), l«\i -.immali'irtiluliim i l imsiiiiim i' ru ¦ \mi'/ mill' .|MMir |ilu> ilo ili-liiiU.* liaitr «il iwr imm/ur i/c/»miit il» Il»*/100 (Mill km.ACURA BROSSARD 9100, boni.Taschereau Brossard ACURA PLUS 255, boni, de la Seigneurie Blainvillc GALERIES ACURA 7100, boni Métropolitain Est Anjou ACURA DE LAVAL 2500, boni Chomedey Laval ACURA GABRIEL 4648, boul.Saint-Jean Dolla rd -d es-Ormea u \ LUCIANI ACURA 4040, rue Jean-Talon Ouest Montréal POLITIQUE A1C tr *'*«'•» Yr rr è'irrsbà iÉWË HT > r SERVICES AUX CLIENTS QUÉBÉCOIS SERONT MAINTENUS EfTTligl DURANT LA GRÈVE Les syndiqué-e-s d’Hydro-Québec tiennent à vous rassurer: les activités syndicales reliées à la grève n’auront aucune répercussion sur l’ensemble des services d’alimentation en électricité offerts à la clientèle québécoise.¦ Service d’alimentation en électricité Service de réparation en cas de panne à ¦ Service à la clientèle ¦ Service de branchement durant la période des déménagements v*** * Q LES MOYENS DE PRESSION QUE NOUS UTILISERONS SERONT LIMITÉS AU SECTEUR DE L’EXPORTATION ET À LA FACTURATION.Un message des syndiquées d’Hvdro-Ouébec DES CENS RESPONSABLES SCFP w L K I) E V OIK.LES S A M EDI 8 E T I) 1 M A N C Il E !> M A I 19 9 9 LES ACTUALITES Syndrome de stress post-traumatique Quand l’enfer se cache dans les replis de la mémoire Le syndrome de stress post-traumatique guette de 10 à 15 % de la population r, t Itë pensaient avoir fui l’enfer.Mais dans leurs valises, les centaines de réfugiés kosovars qui trouvent asile au Canada pourraient bien traîner à lfeur insu d’invisibles bagages qui les hanteront toute leur vie.affectés par ce syndrome; environ 13 % des victimes de viol et près de 18 % des victimes d’une agression physique le sont.Et le tiers de ces écorchés par la vie devront vivre avec les séquelles et les symptômes de leur maladie jusqu’à dix ans après le drame qui les y a projetés.I ISABELLE PARÉ LE DEVOIR Se précipiter sous une table au simple passage d’une tondeuse à gaîon, être secoué de frissons et avoir defe palpitations à l’odeur d’un banal barbecue ou paniquer à la vue d’une jeqp, autant de symptômes resurgis d’un enfer passé, que l’on nomme aujourd’hui état de stress post-trauma-tiqüe (ESPT) et qui frappent non seulement les victimes de la guerre mais les personnes victimes d’agressions pliysiques, de viols ou de hold-up.De ce côté-ci de l’Atlantique, en apparence très tranquille, les spécialistes constatent qu’il y a de plus en plus de victimes du syndrome de stress post-traumatique, un mal qui ne se nourrit pas toujours de grands conflits armés et de terres brûlées pour faire des victimes.«Cest un des troubles les plus courants en psychiatrie tnais un des plus méconnus et des moins reconnus par la société, parles médecins et parles institutions en général», affirme le D' Edna Foa, éminente spécialiste nord-américaine de l’état de stress post-traumatique, qui était de passage à Montréal cette semaine à l’occasion d’un colloque sur le sujet, organisé par l’Association des médecins psychiatres du Québec.Jusqu’à 10 %, voire 15 % de la population sera frappée au cours de sa vie par un état de stress post-traumatique (ESPT), une condition pénible qui métamorphose souvent la vie en cauchemar éveillé.Or ce pourcentage dépasse de loin la fréquence de l’anxiété, des phobies ou même de la dépression, avance le Dr Foa.Évidemment, les ravages seront plus importants au sein d’un groupe de personnes, comme les Kosovars, qui auront vécu des exactions répétées, une guerre fratricide puis l’exode.Selon le D' Foa, jusqu’à 15 % des soldats envoyés au Vietnam ont été EN BREF Triste souvenir à l’Assemblée nationale Québec (PC) — Le 8 mai 1984, il y a 15 ans aujourd’hui, le caporal Denis Lortie entrait à 9h40 par la porte sud de l’Assemblée nationale, vêtu d’un uniforme de combat Mitraillette en main, il ouvrait le feu sur la réceptionniste, la blessant grièvement Puis, fonçant à travers les corridors jusqu’au Salon bleu, le militaire multipliait les rafales, tuant au passage trois employés et en blessant 13 autres.Il a fallu plusieurs heures de négociations et le sang-froid extraordinaire du sergent d’armes, René Jalbert, pour convaincre le militaire de se rendre, vers 15h.C’est un hasard extraordinaire qui avait fait en sorte que la tuerie ne se limite qu’à trois décès et 13 blessés.Le militaire avait cru que les travaux parlementaires débutaient à 9h le matin plutôt qu’à lOh.«Comment un militaire a-t-il pu quitter son lieu de travail en habit de combat avec un si grand nombre d’armes en main?L’armée camdienne ne s'est jamais manifestée à la suite de ce jour fatidique», se demande aujourd’hui Pierre-E Côté, dont l’un des employés a été tué.Le militaire impliqué, après avoir purgé une peine d’emprisonnement qui a duré une douzaine d’années, tente aujourd’hui de refaire sa vie.Une peur qui hante les rêves Autrefois psychiatre pour les Forces armées canadiennes, le Dr Louis Bérard, aujourd’hui spécialiste à l’Institut psychiatrique Philippe-Pinel, a traité de nombreux Casques bleus qui ont été plongés dans cet enfer au retour de missions de maintien de la paix.La victime fait d’abord des cauchemars répétés de l’événement traumatisant qu’elle a vécu.Ces images qui la hantent s’expriment ensuite en plein jour à l’occasion de «visions intrusives», appelées flash-backs, qui peuvent durer de quelques secondes jusqu’à trois heures, réanimées par un bruit soudain, une vision, une odeur.«J'ai suivi un vétéran de la guerre qui revoyaient des images quand il entendait le bruit d'une tondeuse qui démarre.Sans réfléchir, il se précipitait par terre, comme par réflexe, pour se protéger des balles», explique le D' Bérard.Pour un Casque bleu revenu de Bosnie, une grillade sur un barbecue suffisait à faire déferler les images angoissantes des charniers où brûlaient des corps calcinés.Parfois, ce plongeon dans le passé ne surviendra que des années après le drame, connue à retardement.«Une jeune militaire, violée dam son enfance, a développé un stress post-traumatique après un simple cambriolage chez elle, qui a suffi à raviver toutes les émotions refoulées à l’époque», donne en exemple le Dr Bérard.Des zombies devant l’émotion Ces pensées envahissantes qui sont la marque de l’ESPT s’accompagnent aussi de toute une myriade de malaises physiques allant d’une très grande anxiété à l’épuisement, en passant par les palpitations, l’irritabilité, les troubles du sommeil et la dépression.Survient ensuite une cicatrisation à l’excès du drame vécu, après laquelle les victimes se refusent à vivre toute émotion, devenant en quelque sorte des zombies, imperméables aux effusions de joie ou de tristesse.«Pour survivre, ils enfouissent toute émotion.Certains ne parviennent plus à embrasser leurs enfants, à être émus devant leur conjoint.Certaines personnes voient leur personnalité transformée.Cette maladie fait souvent bien plus qu’une seule victime parce que leur vie sociale s’effondre autour d'eux», affirme le D' Bérard.Dans plusieurs cas, le stress posttraumatique entraîne des phobies et l’évitement des foules, des milieux de travail, voire de toute vie sociale.Les personnes aux prises avec l’ESPT vivent en état de continuelle vigilance, flairant le danger partout où ils vont.Bien qu’il soit observé depuis plus de 100 ans, le syndrome de stress posttraumatique n’a été reconnu qu’en 1980 dans le DSM-I1I, le répertoire médical des maladies mentales, à la suite des pressions exercées par les vétérans de la guerre du Vietnam qui hantaient les cabinets de médecin à la recherche d’un remède contre leur mal.Si personne ne conteste aujourd’hui le traumatisme vécu par les militaires en mission, il en va souvent autrement d’ouvriers de la construction qui ont vu un collègue mourir écrasé à leurs côtés, de caissières victimes de hold-up à répétition ou de graves accidentés de la route, soutient le Dr Bérard, souvent appelé comme consultant auprès de la Commission de santé et sécurité au travail (CSST).«Les gens doivent prouver qu’ils sont malades et que cela découle d'un traumatisme, dit-il.Il faut que [a société en général soit plus sensibilisée à cette maladie qui, si elle n’est pas reconnue à temps, peut entraîner des états chroniques.» Plusieurs patients doivent d’abord faire face à l’incrédulité de leur entoj rage, de leurs employeurs, voire i leurs médecins avant d’être dirigé vers le bon traitement.«Ces patian, ne sont pas reconnus comme tels.Cer-taines études ont avancé que jusqu] 25 % des patients en psychiatrie auraient un syndrome ESPT non diagnostiqué.Il y a des thérapeutes qui ng posent pas assez de questions», affirn^.' le Dr Léon-Maurice Larouche, psychiatre au pavillon Albert-Prévost de l’hôpital Sacré-Cœur.Heureusement, s’il est traité rapidement, on peut surmonter ce cauchemar.«Si les gens attendent plusieurs années, seulement la moitié réussirontli se débarrasser de leurs problèmes.Mats jusqu’aux deux tiers de ceux qui sont traités rapidement avec une thérapie et des médicaments peuvent s'en tirer», avance le D'Larouche.Une chance que n’auront peut-être pas les milliers de Kosovars expulsés de leur pays, coupés de leurs liens familiaux et projetés dans des camps dans des pays où personne ne parle leur langue ni ne connaît leur cultures.-1 À Outremont Dernières unités Lumpa.Façades 40 pieds 100% vitrées 1 unité ouverte sur 3 côtés Plafonds jusqu’à 11 pieds Ascenseur extérieur vitré Entrées privées Une gamme de produits {mur tous les besoins.L 2, et 3 chambres + bureau de tOSO à 1800 pieds carrés I et 2 salles de bain J partir de 149,000$ Plus que 3 unités Europa.Bureau de vente au 871 av.de l’Épée sam.-dim.12hà 17ti 1276-0265 ” " Joëlle Servais, Carol Nadon Remax du Cartier O V A Tï O N BANQUE NATIONALE présente i Ulysse Mans l’odyssee end fâ^ions au TNM DON QUICHOTTE DE CERVANTES STABAT MATER II DE NORMAND CHAURETTE MARIE STUART DE DACIA MARAINI L’ODYSSÉE DE HOMÈRE LA CERISAIE DE TCHEKHOV LES JOYEUSES COMMÈRES DE WINDSOR DE SHAKESPEARE .__ __ Abonnement saison 1999-2000 , , 866-8668 Théâtre Nouveau Monde *ifi' Radio-Canada n n »/ * ¦4 J U V y ACURA 1 U 1 TU les concessionnaires fiables : paf mois taux de location 0Q0 L ’ « [vfClimatiseur • Sièges garnis de cuir • Houes de II) pu en alliage • Lecteur Cl) • Toil ouvrant Une vision qui inspire un élan de passion, acura OIT,.,, ,|,.|iH,iiiim-liiiU il'uni' ilurrr limiter.pur IViKn-iiilw dr Minuta Canada I inanrr lue.S.U .* Tarif nirnsnrl dr Inralion-laill d uni- durn H un prrmlrr irr*.ni ».rripii».Ulorulinn dr 24 WHI Km par ainirr (Irai- dr ll.lll s par Hui »upplriurulain-l.liixr».inunalrirulallun ri a .valrur rrrldiirllr prrdrlrnninrr.I.aranlir frura liinl.dr .T./HHI WHI fia./.r* dru r /imiiim wrrirn tl'nilMim «a«I nmi/iri».tmlrimrr nmlinv J! Imim Irani.dr 4lt nude, rlaldi pour ta I I (aiadrlr N V’tlaX).latal dr» painnrnl» : tli 704 S.I n aromplr dr a 22.» N -uraurr rn mi».\ ta lin du liait, mu» punir/, ivliiiirnrr Ir véhieulc au rmirrndonnairr un t'ncliclrr puiir 9100, boul.Taschereau Brassard ACURA PLUS 255, boul.de la Seigneurie BlainvlUe GALERIES ACURA 7100, boul.Métropolitain Est Anjou ACURA DE LAVAL 2500, boul.Chomedey Laval ACURA GABRIEL 4648, boul.Saint-Jean Dollard-des-Ormeaux LUCIANI ACURA 4040, rue Jean-Talon Ouest Montréal I A .S I.K I) E V 0 I li .I.E S S A M E DI S E T I) I M A X C !) M Al I !» il il Une soirée de danse prestigieuse pour la lutte contre le sida au profit de la Fondation Farha Fur lui FiutUntwn ÿ**A.*H .,, iW'mtmsmSi smm 3: MERCK FROSST présente et de ;;; le samedi 22 MAI Catherine Allard et Maria del Mar Bonet Andrea Boardman et Sylvain Lafortune Les Ballets Jazz de Montréal Sylvain Émard Danse Compagnie Flak José Navas Fortier Danse Création Margie Gillis Bobby Thompson Carol Horowitz Alejandro Venegas et Simon Claude 1999 à 20 heures DERNIÈRE HEURE ! Le célèbre danseur Vladimir Malakhov de Y American Ballet Theater se joint au spectacle.LE DEVOIR ‘Taxes et redevance incluses, i Des reçus pour fins d'impôt seront émis sur [demande au montant maximum permis.En coproduction avec la Société du Centre Pierre-Péladeau Salle Pierre-Mercure 300, boul.de Maisonneuve Est, Métro Berri-UQAM BILLETS 30$ étudiants, 55$ réguliers BILLETTERIE (514)987-6919 RENSEIGNEMENTS (514)270-4900 POLITIQUE Plan d’action pour les enfants Ottawa amorce timidement la consultation MANON CORNE L LI E R DE NOTRE BUREAU D’OTTAWA Les gouvernements fédéral et provinciaux, à l’exception du Québec, promettaient, depuis un an, la présentation d’un plan d’action pour les enfants.Tout ce qu’ils ont offert hier à Saskatoon, ce sont des documents de consultation sur leur «vision commune des valeurs, des buts et des domaines d’intervention» et sur «les façons dont les gouvernements peuvent mesurer les progrès des enfants et partager leurs pratiques».Les deux documents ont été publiés par le Conseil ministériel fédéral-provincial sur la refonte des politiques sociales, un forum auquel le Québec assiste sans y participer.Les quelques pages distribuées hier serviront à une consultation qui se déroulera d’ici la fin de l’été et qui fera l’objet d’un rapport à l’automne.Cet exercice, espère-t-on, permettra de développer le plan d’action promis.Joint par téléphone, le ministre fédéral du Développement des ressources humaines et coprésident du conseil, Pierre Pettigrew, expliquait hier que «le plan vise à trouver comment nous devons nous mobiliser comme société à la faveur de nos enfants.[.] On vise un plan d’action national qui va inclure le secteur volontaire, le milieu des affaires et compagnie», pas seulement les gouvernements.Il prévient aussi que le plan d’action ne pourra pas être réalisé d’un seul coup.D prévoit qu’il se traduira par une série d’initiatives complémentaires qui s’étaleront sûrement sur plusieurs années.Le ton vague et très général du Plan d’action national pour les enfants — Elaboration d’une vision commune est frappant à la lecture, par exemple, des buts poursuivis.Personne ne peut s’opposer à ce que «les enfants du Canada soient en santé sur les plans physique et affectif, soient protégés et en sécurité, réussissent leur apprentissage, soient socialement engagés et responsables», comme le résume le communiqué final.L’absence de suggestions concrètes, d'engagement financier, de cibles, de priorités d’intervention laisse croire qu’il faudra attendre encore un bon moment avant de voir les gouvernements proposer de nouveaux programmes dans leurs domaines de compétences respectives.On peut aussi s'inter- ;, roger sur le projet d’un budget fédéral centré sur les enfants._ Dans leur communiqué conjoint, les ministres respoil-sables conviennent que le lancement des documents de consultation marque seulement «la première étape ym l’élaboration d’une stratégie exhaustive à long terme visant l’amélioration du bien-être des enfants».Le gouvernement du Québec a refusé de s’associeif a .cette démarche qui découle de l’accord sur l’union socjalu dont il n’est pas signataire.Selon le ministre des Affaires intergouvemementales canadiennes, Joseph Facal/lf 1 Québec partsage les préoccupations et objectifs des autres i gouvernements mais estime inutile de refaire une consul- ( tation qu'il a déjà effectuée et de façon plus approfondie.Il rappelle aussi que le Québec n’a pas attendu pour améliorer la qualité de vie des parents et des enfants puisqu;il a adopté sa politique familiale il y a déjà deux ans.«Pendant que le gouvernement fédéral lance une consultation, nous en sommes déjà aux garderies à 5$ par jour, à la maternelle à temps plein à partir de quatre ans, à la perception automatique des pensions alimentaires.On a déjà créé un ministère de la Famille et de l’Enfance», a-t-il souligné en entrevue, depuis Saskatoon.Il rappelle aussi qu'il existe déjà (les mécanismes d’échange d’informations entre les province?.S’il s’est rendu en Saskatchewan, c’est pour «s'assitrej que le processus qui est mis en marche n’entraînera aucun dédoublement et aucun gaspillage.Si la consultation lanççe [hier] devait déboucher sur de nouveaux programmes pa/ç-canadiens impliquant de nouvelles sommes d'argent, le Québec s'attend à recevoir sa juste part de ces fonds et à pouvoir les gérer à sa convenance».M.Facal a évidemment réitéré les réserves de son gouvernement à l’égard de l’accord sur l’union sociale, en particulier au chapitre de la légitimation «des intrusions du gouvernement fédéral dans un domaine dejuridicr tion québécoise sans contrepartie du droit de retrait avec pleine compensation financière».A son avis, l’expériençe récente démontre que le reste du pays fait peu de cas de la spécificité québécoise au profit d’une vision «plus centralisée et unitaire» du Canada.Charest en Europe (Le Devoir) — Du 10 au 15 mai, le chef de l’opposition officielle du Québec, Jean Charest, effectuera une mission en Europe.Sa tournée le mènera à Belfast (Irlande du Nord), à Dublin (République d'Irlande), à Paris et à Londres.La Délégation générale du Québec a joué lui rôle pour faciliter la prise de contact de M.Charest avec les responsables politiques et les représentants des milieux économiques et culturels, a souligné le cabinet du chef libéral EN BREF dans im communiqué.A Paris, M.Charest rencontrera le premier ministre de la France, Lionel Jospin, et le secrétaire général de la Francophonie, Boutros Boutros-Ghali.Denis Coulombe: nouvelle mission (Le Devoir) — Le secrétaire de la commission Poitras sur la Sûreté du Québec, Denis Coulombe, a été nommé par le conseil des ministres égale- ment secrétaire de la Commission d’enquête sur les allégations relatives à la divulgation de renseignements fiscaux et de nature confidentielle.Avo-, cat à la Direction générale des affaires juridiques et législatives au ministère de la Justice, M.Coulombe est membre du Barreau depuis 1970.Il appuiera donc le juge à la retraite Jean Moisan, qui a accepté de prendre la relève de la Commission d’accès à l’information dans cette nouvelle enquête sur des allégations de fuites de renseignements personnels.avec ¦fjjg no J de Longboat Key en Floride.Wfj Dès le vendredi 14 mai et jusqu'au 4 juin, Le Devoir lance un tout nouveau concours: ((Rendez-vous avec votre monde».Après vous être procuré Le Devoir du vendredi, vous devrez identifier la page où apparaîtra le logo du Colony Beach & Tennis Resort de Longboat Key, à Sarasota, en Floride.Vous retrouverez ce logo dans Le Devoir des 14, 21 et 28 mai et du 4 juin 1999.À tous les samedis, pendant la période du concours, vous trouverez dans Le Devoir un coupon de participation que vous devrez remplir et retourner par la poste au 2050, rue De Bleury, 9' étage, Montréal, Québec, H3A 3M9, au plus tard le 11 juin 1999 à minuit - le sceau de la poste en faisant foi - ou encore par télécopieur au (514) 985-3390, avant les mêmes date et heure.N’oubliez pas d’adresser votre envoi de la façon suivante: Concours Le Devoir, Rendez-vous avec votre monde.•' È n À GAGNER: un forfait «TENNIS» pour deux personnes au prestigieux Colony Beach & Tennis Resort, Sarasota, Floride COMPRENANT: L’hébergement pour deux personnes pendant cinq jours Deux cliniques de tennis (adultes); Un traitement SPA (adulte); Un certificat d’une valeur de 100 S pour le restaurant et le bar du Colony; Tennis illimité; Accès gratuit au centre de santé du Colony; Deux billets d’avion aller-retour par la ligne aérienne Delta, Le tout d'une valeur de 3000 S Le tirage aura lieu le 21 juin 1999.A Delta Air Lines avec des vols Retournez par la poste ou par télécopieur à : Le Devoir 2050, rue De Bleury, 9 étage, Montréal, Québec 113A 3M9 Téléphone: (514) 9^5-3355 ou 1800 463-7559 Télécopieur: (514)985-3390 Les conditions et règlements du concours sont disponibles à la réception du Devoir.vers toutes les villes américaines Nom:.Adresse:.App.:.Ville: Code postal:.Téléphone: (résidence).(burea Abonné au Devoir: oui.non.Coupon de participation ' CÛ LE Rendez-vous avec VL monde Page: .Date: i 06 I.E I) E V OIK.I.E S S A M EDI X E T D I M A N C II E !> M A I I !) !» !» I GPOF*** .- ‘«Lï’&éà S*?*»*1' F^l M '3>p ¦*•**' Ilanspoit et piëparation inclus ffîfSÉ, '«•MB**’ sii v- ?LES ACTUALITES- Stations de pompage Une rivière en guerre avec la terre L’Agriculture propose de creuser la rivière La Guerre une deuxième fois Si un tandem Desjardins-Monderie tournait sa caméra vers la problématique des eaux, le dossier de la rivière La Guerre, qui se jette dans le lac Saint-François à la hauteur de Saint-Anicet, constituerait sans doute un des moments forts du film.Ne serait-ce que parce que c’est sans doute la seule rivière du Québec qui disparait littéralement à son embouchure, où elle est totalement aspirée par les puissantes pompes d’un barrage et hissée à son sommet, puis déversée dans le lac Saint-François, qui se retrouve ainsi un ou deux mètres plus haut que son affluent! LOUIS-GILLES FRANCŒUR LE DEVOIR Ly histoire de la rivière La Guerre semble avoir été in-i fluencée par le nom du cours d’eau! Les villégiateurs riverains du lac Saint-François, qui vivent sur le tronçon du Saint-Laurent probablement le plus propre, accusent depuis 25 ans les agriculteurs d’être responsables des eaux sales de la station de pompage, qui longent leurs plages sur plus de 10 kilomètres.Cette eau chargée de fine argile a déposé sur les berges de quatre à six pouces de terre ultrafine, qui se soulève comme un nuage d’encre noire quand on y met le pied.«Oh paye 80 % des taxes de Saint-Anicet: ça devrait nous donner le droit de profiter de notre plage», commente amèrement Marcel Legault, de l’Association pour la sauvegarde du lac Saint-François.Hydro-Québec a accepté l’an dernier de payer les dizaines de milliers de dollars qu’il en coûtait autrefois pour pomper la rivière en haut du barrage construit en 1974 par le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation (MAPA).Mais sa porte-parole, Raymonde Lavoie, affirme qu’Hydro p’a aucune responsabilité dans ce dossier.La société d’Etat, qui s’est fait imposer la facture des pompes du MAPA par le ministre des Finances, Bernard Landry, allègue à juste titre que les barrages de Beauharnois et Des Cèdres n’ont fait que profiter des niveaux déjà rehaussés pour la navigation maritime.Elle décline donc toute responsabilité pour la noyade des terres qui a débuté au siècle dernier.Elle soutient même, chiffres à l’appui, que sa gestion des niveaux du lac a mis fin aux inondations annuelles.De leur côté, les agriculteurs, qui ont récupéré grâce au pompage plus de 2000 hectares de terres, renvoient la balle aussi sec aux villégiateurs.La plupart des riverains, disent-ils, n’ont pas d’installations septiques conformes à la réglementation et leurs parterres bétonnés ou en poutres de bois ont totalement artificialisé les rives, intensifiant la sédimentation dont ils se plaignent! Quand on visite un peu l’arrière-pays, on découvre par ailleurs que les promoteurs du coin — pour la plus grande satisfaction du trésorier municipal — ont creusé de véritables canaux à l’intérieur des terres pour vendre des terrains aux riverains qui se sont agglutinés sur cette terre humide, parfois remblayée au niveau de l’eau, dans laquelle on se demande comment une fosse septique peut fonctionner normalement.Des pentes non conformes a l’environnement Et quand on regarde de plus près dans les champs à quoi ressemblent les ruisseaux et le cours d’eau lui-même, on ne voit partout que des rives coupées en pentes abruptes, érodées et généralement dégarnies de végétation, en contravention flagrante avec la norme de 10 mètres intouchés de la politique de protection des berges, qui a pourtant force de loi en vertu du zonage municipal, précise Gilles Bernier, du ministère de l’Environnement.L’eau du cours d’eau était déjà, cette semaine, en train de se garnir d’algues en raison des surdoses d’engrais chimiques utilisés pour stimuler la croissance du mais planté prématurément.Tout un système hydrique, en somme, transformé en fossés d’évacuation, gros et petits, qui transportent des eaux beiges entre des pentes de 45 à 90 degrés, ainsi profilées par ceux qui ont successivement creusé et remodelé ces fossés, abaissant par le fait même de plusieurs pieds la nappe phréatique régionale sur des centaines de kilomètres carrés, une dimension méconnue de ces projets d’«entretien» des cours d’eau municipaux.Mais cette situation extrême, dont on retrouve tout de même plusieurs équivalents en Montérégie en raison de l'inapplication de normes censées enrayer l’érosion agricole, est le résultat d’une série de décisions gouvernementales qui ont soit créé le problème, soit ciblé ses conséquences plutôt que ses causes.Aux dernières nouvelles, par exemple, le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation a déposé au comité technique, censé régler le problème des eaux beiges de La Guerre, une solution définitive: creuser à nouveau mais si profondément la rivière La Guerre que son cours sera inversé vers le lac Saint-Louis.Ses eaux photo louis-gili.es krancœur Rien ne subsiste de l’ancien village de La Guerre, noyé à la suite des travaux de la première voie maritime dans le lac Saint-François, sauf la vieille église de pierre, à côté de la rivière dont les eaux sont aujourd’hui pompées en totalité.fileront alors vers la tête de la rivière pour échoir dans la rivière Saint-Louis.L’érosion polluante, bien concentrée en engrais et pesticides, ira disparaître dans les gros bouillons du courant au pied de la centrale hydroélectrique de Beauharnois! Curieusement, ni le MAPA ni l’Environnement n’ont déposé le moindre projet qui ciblerait une fois pour toutes la source du problème en enrayant définitivement l’érosion des terres agricoles récupérées par le pompage pour rendre à tout le moins cette activité — s’il est pertinent de la maintenir — compatible avec les usages récréatifs du lac Saint-François.Mais une revégétation des berges à l’échelle du bassin La Guerre ne suffirait pas, note Sylvain Gascon, un agriculteur riverain de la rivière qui a mis sur pied un comité «agro-environnemental» qui regroupe maintenant 22 des 35 agriculteurs actifs du coin.Avec son pragmatisme, Sylvain Gascon met le doigt sur la principale faiblesse de la politique québécoise de protection des rives, soit le fait qu’elle laisse filer vers le cours d’eau, sans le moindre traitement, ni décantation, l’eau des fossés agricoles qui évacuent l’eau à travers les bandes riveraines, lorsqu’elles existent.Pour montrer la contribution de tels fossés au cours,d’eau, Sylvain Gagnon nous montre avec lucidité.le sien! À sa porte.Ce qui explique pourquoi il a commencé, avec d’autres collègues, à installer des filtres en rocaille pour retenir l’érosion transportée par ces fossés.Les terres agricoles drainées par la rivière La Guerre étaient épisodiquement noyées au siècle dernier lors des crues.Mais l’inondation est devenue permanente lorsque le gouvernement fédéral — qui refuse de participer jusqu’ici à la restauration des lieux — a commencé à construire un barrage entre l’ile aux Chats et File de Beauharnois en 1849 pour rehausser le vieux canal de Beauharnois, dont la construction avait débuté sept ans plus tôt en plein centre-ville de Valleyfield.Après avoir obtenu 295 $ chacun pour la noyade de leurs terres, les agriculteurs ont vu leur problème s’aggraver en 1899 avec la construction du canal de Soulanges.Cette rehausse des niveaux du lac Saint-François a forcé la construction d’une digue de 2,5 km entre Sainte-Barbe et Saint-Stanislas.Sans cette digue, les terres des deux municipalités disparaissaient sous l’eau, ce qui s’est pourtant produit au village de La Guerre, dont il ne reste aujourd’hui que les ruines de la vieille église, seules en plein champ, à côté du cours d’eau.La construction des centrales hydroélectriques Les Cèdres en 1914 et de Beauharnois en 1929 n’a rien changé aux niveaux, qui se sont en réalité stabilisés en raison du turbinage.Mais les agriculteurs de Saint-Anicet voulaient retrouver leurs terres.Le ministère de l’Agriculture a alors creusé en 1929 un canal de 35 km à travers la longue colline qui sépare leur bassin versant de celui de la rivière Saint-Louis.La rivière La Guerre a alors inversé son cours en partie dans ce canal, provoquant des inondations dans la Saint-Louis, toute en méandres.Les agriculteurs de ce bassin en ont eu assez.Un jour, ils ont dynamité l’ouvrage de régulation placé entre les deux cours d’eau pour que les riverains de La Guerre gardent leur eau! Pour dénouer l’impasse, le MAPAQ a construit en 1974 un barrage à l’embouchure du lac Saint-François et installé des pompes pour abaisser le niveau de la rivière en bas de celui du lac, quitte à pomper en permanence l’eau qui n’arrête pas d’arriver.C’est alors qu’ont commencé les problèmes des villégiateurs, que le MAPA songe à régler maintenant par un creusage plus profond de la rivière La Guerre afin de l’inverser définitivement vers le bassin versant de la Saint-Louis.Ce qu’on n’applaudit pas fort de ce côté! «Et ça ne ferait que détourner le problème au lieu de s’attaquer à sa cause même, l’érosion d’origine agricole», commente Gilles Bernier du ministère de l’Environnement.Ce dernier reconnaît que le bassin de La Guerre réglerait son problème d’érosion en même temps que celui des villégiateurs si le bassin versant accueillait un projet-pilote de contrôle de l’érosion, ce qui n’est peut-être pas impensable si les agriculteurs, de plus en plus sensibilisés aux questions d’environnement, faisaient le pari de créer chez eux un bassin modèle où on expérimenterait au Québec les meilleures techniques de lutte contre l’érosion.Avec peut-être l’aide des gestionnaires fédéraux de la navigation, les responsables historiques du problème.Lorsque la rivière La Guerre rencontre le barrage construit par l’Agriculture en 1974, elle ne passe pas p l’autre côté vers le lac Saint-François (en haut sur la photo),_ les eaux beiges de la rivière érodée sont hissée retrouve selon les saisons un ou deux mètres au-dessus du niveau de son affluent.PHOTO DONALD iar-dessus, comme d’habitude.Au lieu de es avec des pompes et rejetées du côté du COURCHESflE dévaler de lac, qui se ACURA les concessionnaires fiables ACURA BROSSARD 9100, boul.Taschereau Brossard ACURA PLUS 255, boul.de la Seigneurie Blainville GALERIES ACURA 7100, boul.Métropolitain Est Anjou laux de location ACURA DE LAVAL 2500, boul.Chomedey Laval ACURA GABRIEL 4648, boul.Saint-Jean Dollard-des-Ormeaux LUCIANI ACURA 4040, rue Jean-Talon Ouest Montréal lî^ Toil ouvrant électrique • Climatiseur • Chaîne sonore avec changeur It Cl) • Sièges avant chauffants • Régulateur de vitesse Une vision qui inspire un élan de passion, acura .I,,,,.,, limit,'.,-, .rinUedo llomln Canada I inan,a- lin.SU.* Tarif mensuel do laoatinn-lmll .Inné duré,-do 48 mai», établi .la Kl (nmd,-le KA'MiâX).total d.- paiements : 28 7114 8.t n nootuplo d, 7 71111 S ol un J,rentier versement sont requis.I r model,- peut différer de l'illustration.Vlloealion de 24 (Mill Lot par «mur Irai- de II.Ht S par Lut -uppleinentaire).lax,-a.inunnlri, ulatton et a-urano.mis.V la On du bail.„„i'H retourner le n-liienle au eonee-ionnaire ou l'nelteter pour une valeur résiduelle prédéleriuinéo.Garantie \oura limitée de à ans/HIO 080 Lut.,/,-H.i-prrmlm «rrWrr* ilrnlrrllni «ont cmii/iri*.IWaMnro riiulim- ’4 linin'* Iran,.A RA I, E I) E V 0 I It .LES S A M EDI X E T I) I M A N C II E !) M A 1 I II II I) LE LE MONDE Écosse et Pays de Galles Pression militaire et diplomatique accrue ; Le Labour rate la ; majorité : absolue *i ASSOCIATED PRESS / Londres — Si les travaillistes de Tony Blair l’ont emporté dans les élections historiques portant création de Parlements autonomes en Ecosse et au Pays de Galles, les résultats, lier, des scrutins ont toutefois mon-ré qu’ils ont raté de peu la majorité ibsolue, la faute aux formations na-ionalistes.De surcroît, le Labour enregistre un certain recul aux élec-ions municipales.«Je crois et j'espère que l’union du Royaume-Uni sortira renforcée et non affaiblie de ces élections», a conunenté le premier ministre Tony Blair, grand artisan, de la décentralisation.! En Écosse, les travaillistes n’ont donc pas obtenu la majorité absolue au sein de la nouvelle assemblée, la première dans la région depuis près de 300 ans.Sur les 129 sièges à pourvoir, ils en ont obtenu 56, soit environ ftO % des voix, contre 35 (30 %) aux indépendantistes du Parti national écossais (SNP), leurs grands rivaux.Les conservateurs et les libéraux démocrates arrivaient loin derrière ^vec 18 et 17 élus respectivement.Pour les observateurs, ces résultats confirment que Ja grande majorité des 5,1 millions d’Écossais se satisfont, pour le moment, d’une d’autonomie élargie au sein de la Grande-Bretagne.En revanche le leader du SNP, Alex Salmond, a estimé que la nouvelle assemblée devait «emmener [la] Ration [écossaise] vers la liberté nationale et l’indépendance».; Le Parlement écossais, qui se réunira pour la première fois le 1" juillet, aura compétence dans de nombreux domaines, notamment la santé, l’éducation, le développement économique, le tourisme, la police, la justice et la politique sociale.Il pourra modifier l’impôt sur le revenu fixé par Londres dans une marge de 3 % et avoir une représentation permanente auprès de l’Union européenne.Au Pays de Galles, les élections ont été marquées par une forte abstention, plus d’un électeur sur deux ayant boudé le scrutin.Il faut dire que la nouvelle assemblée, la première de la région depuis plus de cinq siècles, aura beaucoup moins de pouvoirs qu’en Écosse.Là encore, le Labour n’a pas obtenu la majorité des 60 sièges attribués, n’en remportant que 28, contre 17 aux nationalistes du Plaid Cymru, neuf aux conservateurs et six aux libéraux démocrates.Mais la mauvaise nouvelle, côté travailliste, vient surtout des élections locales, qui avaient été organisées la veille dans toute la Grande-Bretagne, avec pour enjeu l’élection de 362 conseils municipaux.Selon des résultats provisoires, le parti de Tony Blair perd quelque 1014 sièges alors que les conservateurs se refont une santé après leur déroute aux élections générales de 1997, avec un gain de plus de 1300 sièges.Ce scrutin était considéré comme un test national pour la popularité du premier ministre.Mais même en recul, le Labour reste majoritaire, ce qui est une bonne performance après deux ans de mandat.Nouvelle bavure de l’OTAN Une bombe à fragmentation semble avoir dévié de sa trajectoire à Nis Selon Belgrade, au moins 15 personnes ont été tuées et 70 autres blessées dans les zones touchées par les bombardements à Nis, dans le sud-est de la Serbie, dont un hôpital et un marché.Le secrétaire général des Nations unies, Kofi Annan, a nommé deux émissaires pour le Kosovo.Boris Eltsine a approuvé globalement la stratégie des sept pays les plus industrialisés et de la Russie, et son émissaire spécial dans les Balkans, Viktor Tchernomyrdine, envisagerait une tournée des capitales européennes au cours du week-end.; ¦¦ DESMOND IlOYUN REUTERS Des pleurs et des «dommages collatéraux: 1 S**» REUTERS Bruxelles — Une bombe à fragmentation a vraisemblablement dévié de sa trajectoire hier lors d’un raid contre l’aérodrome de Nis, frappant par erreur une zone d’habitations civiles, a reconnu en soirée l’OTAN, quelques heures après un bombardement meurtrier contre la troisième ville de Serbie.Selon Belgrade, au moins 15 personnes ont été tuées et 70 autres blessées dans les zones touchées par les bombardements à Nis, dont un hôpital et un marché.«Ce matin, des avions de l’OTAN ont lancé une attaque contre l’aérodrome de Nis en utilisant des bombes à fragmentation.Malheureusement, il est fortement probable qu’une bombe ait dévié de sa trajectoire et frappé des bâtiments civils», a déclaré l’OTAN dans un communiqué, en fin de soirée.«Il n’y a pas eu là quelque tentative de frapper des civils au cours de cette attaque», a précisé l’OTAN, ajoutant que l’Alliance prend toutes les précautions possibles pour faire en sorte de ne toucher que des objectifs militaires.L’OTAN a déjà eu recours aux bombes à fragmentation — aussi connues sous le nom de munitions à effets combinés — contre des convois militaires ou des concentrations de troupes au Kosovo.L’une des bombes à fragmentation typiques, la CBU-87/B, pèse une demi-tonne et les petites bombes libérées durant sa chute s’attaquent aussi bien aux blindages et aux hommes qu’au matériel.Les petites bombes qu’elles libèrent sont dotées de petits parachutes qui freinent leur descente et répandent les explosifs aux quatre coins.Des journalistes conduits sur les lieux du drame à Nis hier ont vu dans une rue des bidons jaunes avec de petits parachutes.Le porte-parole militaire de l’OTAN, le général Walter Jertz, avait confirmé plus tôt dans la journée que les avions allliés avaient pris pour cible un relais de transmission radio et un aéoport à Nis.Le maire de Nis, Zoran Zivkovic, a expliqué à Reuters que des bombes à fragmentation avaient été larguées sur une aile du centre hospitalier de Nis et sur lui parking où se tenait un marché.«H n’y a aucun objectif militaire dans un rayon d’un kilomètre», a-t-il ajouté lors d’une entrevue téléphonique.Nis, ville de 250 000 habitants, abrite d’importants complexes industriels et pétroliers, cibles de nombreux raids al- liés au cours de ces derniers jours.Hier soir, la capitale yougoslave, Belgrade, a été subitement plongée dans le noir et de fortes explosions ont été entendues peu après le déclenchement des sirènes d’alerte aérienne.Selon des témoins, la centrale électrique d’Obrenovac, dans la banlieue de la ville, aurait été prise pour cible.La DCA yougoslave a riposté aux tirs de l’OTAN.Dans la matinée, après une 44' nuit consécutive de bombardements et au lendemain de l’annonce d’un plan de sortie de crise par le G8, l’OTAN avait indiqué avoir accru au cours des dernières 24 heures sa pression militaire sur les forces serbes opérant au Kosovo, qui seraient, toujours selon l’Alliance, immobilisées.Le gouvernement allemand a annoncé que la réunion de suivi destinée à régler les détails du plan en sept points de règlement du conflit kosovar adopté jeudi à Bonn était reportée à la semaine prochaine en raison de l’absence de deux délégations.Le président américain, Bill Clinton, s’est félicité de l’approbation russe du plan du G8, estimant qu’il s'agissait d’un «pas important» vers une solution définitive.Le ministre des Affaires étrangères russes, Igor Ivanov, a réitéré l’exigence de Moscou d’obtenir un accord préalable de la Yougoslavie en cas d’implication de soldats de l’OTAN dans la présence internationale prévue par le G8.Bildt, de la Bosnie au Kosovo Boris Eltsine a approuvé globalement la stratégie des sept pays les plus industrialisés et de la Russie, et son émissaire spécial dans les Balkans, Viktor Tchernomyrdine, envisagerait une tournée des capitales européennes au cours du week-end.Mardi et mercredi prochains, le secrétaire d’État adjoint américain Strobe Talbott se rendra à Moscou pour entamer des négociations avec la Russie sur les points encore en litige, notamment la composition d’une force de paix internationale au Kosovo.L’UCK, qui tout d’abord avait accueilli très favorablement le plan du G8, s’est faite en soirée plus nuancée et plus sceptique.«Nous saluons toutes les propositions qui viennent du G8 et toute autre proposition qui mène à la stabilité dans les Balkans», a déclaré à Reuters un porte-parole de l’UCK à Kukës, dans le nord de l’Albanie.Mais à Tirana, plus tard, un autre porte-parole de l’armée de libération, Vifar Reka, a estimé que l’UCK ne pouvait se satisfaire des éléments du plan prévoyant le désarmement de l’UCK et affirmant la souveraineté de la Yougoslavie et son intégrité territoriale.De son côté, le secrétaire général de l’OTAN, Javier Solana, a prévenu que l’Alliance atlantique imposerait aux Serbes la stratégie diplomatique convenue par le G8 pour ramener la paix au Kosovo si le président Slobodan Milosevic ne l’acceptait pas.Le secrétaire général des Nations unies, Kofi Annan, a annoncé qu’il nommait l’ancien premier ministre suédois Cari Bildt émissaire des Nations unies dans les Balkans ainsi que le ministre slovaque des Affaires étrangères, Eduard Kukan, au poste de second émissaire.Cari Bildt a déjà occupé le poste de haut repré- sentant de la communauté internationale en Bosnie.A Genève, les Nations unies procédaient aux préparatifs en vue de la première mission d’évaluation en Yougoslavie depuis le début de la campagne aérienne alliée, dont Belgrade a approuvé le principe jeudi soir.Une équipe de reconnaissance, composée de cinq personnes et dirigée par le directeur des opérations d’ugence de l’UNICEF, doit arriver ce week-end à Belgrade et la mission au complet est attendu sur le terrain dans les quinze jours à venir.Opposition affaiblie En raison de frappes de l’CTDU'J contre des émetteurs dans les massifs de l’ouest et du nord de la Serbie, les retransmissions de la télévision nationale serbe RTS ont été perturbées à plusieurs reprises hier.Le journal du soir a été interrompu à deux reprises.L’agence Tanjug précise que l’OTAN a tiré sept missiles contre le mont Ov-car, où s’élève un important relais de télévision, près de Cacak dans l’ouest.en piilieu de journée.A Bruxelles, l’OTAN a fait savoir que malgré les mauvaises conditions météo, ses appareils restaient opérationnels 24 heures sur 24 au-dessus de la Yougoslavie, attaquant des chars, des positions d’artillerie, des postes-frontière et des batteries DCA Des objectifs fixes et stratégiques ont été attaquées, parmi lesquels le pont de Horgos dans l’est de la Serbie, les dépôts pétroliers de Prahovo, Nis et Pirane, un atelier de réparation de l’armée à Cacak, un dépôt de munitions à Surdulica et des aérodromes à Sjenica, Ponivke et Nisa.Le chef de l’opposition serbe, Zoran Djindjic, a déclaré hier que les bombardements de l’OTAN avaient rendu l’opposition trop faible pour prétendre menacer le président yougoslave, Slobodan Milosevic.Selon Djindjic, sorti de la clandestinité qu’il observait au Monténégro pour répondre aux questions des journalistes étrangers, Slobodan Milosevic restera à la tête de l’État yougoslave.Les raids de l'OTAN HONGRIE F =9 0 50 km ROUMANIE CROATIE oSombor Pont de la voie ferrée Belgrade-Bucarest E4 BELGRADE SERBIE BOSNIE Ponikve Centre-ville, aéroport et relais de radio RFY oKrusevac ^Sjenica °0^pg MONTENEGRO jfc ,'Vncm/n Surdulica T ' * Pristina A- Kukes 61 700 réfugiés SKOPJE 406 000 réfugiés MACEDOINE PEALBAN,E «m 230 900 réfugies (^Commandement (p\) Voies de communications A Troupes 4?Batteries de DCA O Carburants -f Autres cibles (au Kosovo) Le secrétaire général de l’OTAN a prévenu que l’Alliance atlantique imposerait aux Serbes la stratégie diplomatique convenue par le G8 pour ramener la paix au Kosovo si le président Milosevic ne l’acceptait pas EN BREF GUINÉE-BISSAU Voyage à travers le rideau de fer religieux Hommage Un putsch fait à Raoul Wallenberg une centaine de morts Paris (AFP) — L’UNESCO a décidé de rendre hommage au diplomate suédois Raoul Wallenberg qui a sauvé des milliers de juifs hongrois de la déportation vers les camps de la mort nazis.Une exposition Hommage à Raoul Wallenberg, présentant photos et documents, sera organisée du 10 mai au 11 juin à Paris.Une table ronde et une conférence marqueront également cet hommage qui s’adresse «en priorité aux jeunes, étudiants ou autres», a précisé hier un communiqué de l’UNESCO.Le 31 mai, le parlementaire américain Torn Lantos rendra un hommage solennel à Raoul Wallenberg qui l’a sauvé des camps nazis en 1944.La tactique de Raoul Wallenberg consistait à fournir des passeports suédois au plus grand nombre possible de juifs hongrois afin de leur épargner la déportation vers les camps de concentration, rappelle l’UNESCO.Raoul Wal-; lenberg a été arrêté en janvier 1945 par des soldats russes, peu après l’entrée des troupes soviétiques en Hongrie.L’Union soviétique a décla-; ré que le diplomate suédois avait succombé à une crise cardiaque en 11947, mais certains témoignages ont .fait état de sa présence, après cette 1 date, dans des prisons soviétiques, indique le communiqué de l’UNESCO.REUTERS Lisbonne — Une centaine de personnes ont été tuées hier dans le coup de force qui a conduit au renversement du président guinau-bisséen Joao Nino Bernardo Vieira, rapporte l’agence portugaise Lusa.Les rebelles ont assuré qu’ils n’avaient pas l’intention d’assumer le pouvoir, et des élections vont être organisées.Le premier ministre bissau-guinéen, Francisco Fadul, s’est engagé hier à organiser des élections justes et transparentes.«Nous allons organiser des élections fiables, absolument honnêtes et transparentes.Nous demanderons à la communauté internationale de rétablir la confiance [dans notre pays]», a-t-il dit à la radio genevoise TSF.Le porte-parole des rebelles a dit pour sa part à la télévision nationale portugaise RTP que le gouvernement civil de transition, déjà en place en vertu d’un accord de paix antérieur au putsch, pourrait rester en fonction pour préparer ces élections.«Notre position reste la même.Notre place est dans les casernes», a-t-il dit.Une cinquantaine de personnes ont péri dans l’explosion d’un obus qui a chuté sur une mission religieuse où elles avaient trouvé refuge jeu- di soir, quand les combats ont éclaté.Le bilan total des morts, évalue le correspondant de l’agence portugaise, avoisine la centaine.Il dit avoir vu lui-même une trentaine de corps à l’hôpital Siamo Mendes de la capitale Bissau.Le président de Guinée-Bissau, Joao Bernardo Vieira, renversé vendredi par les rebelles, s’est réfugié à l’ambassade du Portugal et devrait demander l’asile politique à l’ancjen-ne puissance coloniale de l’État ouest-africain, a-t-on appris de sources portugaises autorisées.La télévision portugaise a diffusé en direct les images de son transfert de la résidence de l’évêque catholique de Bissau à l’enceinte portugaise.Le président Vieira était escorté par des rebelles dont les chefs s’étaient engagés à assurer la protection du chef de l’État, âgé de soixante ans, au pouvoir depuis le coup d’État de 1980 et élu en 1994 à la faveur des premières élections libres du pays.Contacté par Reuters à Lisbonne, un responsable du gouvernement portugais a déclaré que l’asile politique lui serait accordé s’il le demandait.Des représentants de la France ont également été emmenés par des rebelles à l’ambassade portugaise.Jean-Paul II et Téoctiste embrassent une croix et une icône REUTERS Bucarest — Le pape Jean-Paul II a entamé hier une visite historique de trois jours en Roumanie, prçmier pays à majorité orthodoxe à accueillir le chef de l’Église catholique romaine, par une prière commune avec le patriarche Téoctiste.Les deux ecclésiastiques se sont assis en silence, côte à côte, au patriarcat de l’Église orthodoxe roumaine, à Bucarest.Ils ont ensuite embrassé une croix, emblème du catholicisme, et une icône, emblème de la foi orthodoxe.Par ce geste symbolique, le pape, âgé de 78 ans, et le patriarche, âgé de 84 ans, entendaient réduire le fossé qui sépare catholiques et orthodoxes depuis près de mille ans.«J’espère qu’une compréhension croissante entre ceux qui honorent le nom du Christ — orthodoxes, catholiques de rites divers et protestants d’obédiences diverses — se développera en une unité et une harmonie entre les peuples de votre pays et du continent européen», a dit Jean-Paul IL Le pape polonais s’est déjà rendu à plusieurs reprises dans d’anciens pays communistes.Mais jamais il n’avait franchi le rideau de fer religieux qui divise la chrétienté depuis le schisme d’Orient de l’an 1054.La chaleur des mots prononcés et de la foule — plusieurs centaines de milliers de personnes s’étaient massées à Bucarest sur le parcours emprunté par le pape et le patriarche — ont démenti les années de tractations qui ont précédé ce voyage.L’Église orthodoxe s’est longtemps opposée à cette visite, exigeant que le contentieux sur les expropria- tions, qui existe entre les deux Églises depuis l’époque communiste, soit d’abord réglé.Les quatre cinquièmes des 22 millions de Roumains se disent orthodoxes tandis que les communautés catholiques — romaine ou de rite oriental — compte environ deux millions de fidèles.Sous le régime communiste, les catholiques romains ont joui d’une relative liberté de culte.En revanche, comme dans les autres pays communistes, les gré-co-catholiques ont été interdits de culte et leurs églises remises aux paroisses orthodoxes.La propriété de centaines d’édifices reste aujourd’hui objet de controverses.«Tout en reconnaissant qu’il sera difficile de revenir sur le passé, a souligné Jean-Paul II, la justice exige que les écoles et les biens qui ont été/ confisqués soient rétrocédés, autorisant ainsi l’Église à mener sa mission d’éducation.» Le pape est également revenu sur le régime de Nicolae Ceaucescu, dont les 25 années de règne (1964419) furent parmi les plus répressives de la sphère communiste en Europe de l’Est.«Grâce à Dieu, après l’hiver de la domination communiste, un printemps d’espérance a débuté», a-t-il dit à son arrivée à Bucarest, où il a été accueilli à sa descente d’avion parle président Emil Constantinescu et le patriarche Téoctiste.«L’avenir de la Roumanie, a-t-il ajouté, est lié au reste de l’Europe.» Le pape célébrera dimanche une messe en plein air devant le palms érigé au cœur de Bucarest par Nicolae Ceaucescu et assistera à une cérémonie orthodoxe sur l’emplacement de la future cathédrale orthodoxe de la capitale roumaine.fl regagnera le Vatican demain soir.La propriété de centaines d’édifices reste aujourd’hui objet de controverses D1C [ 1 i|| fiïtÊÀ w, .mm?y'b* ERICSSON 2 CARTEL mi AIM! LE DEVOIR.L E S S A M EDI 8 E T I) I M A N C Il E !) M A I I !l !) i) LE MONDE Le scandale de la paillote corse embarrasse Jospin, sans l’impliquer Un colonel de gendarmerie passe aux aveux REUTERS Paris — L’enquête sur l’incendie par des gendarmes d’une paillote près d’Ajaccio ne semble pas devoir remonter jusqu’aux cercles du pouvoir à Paris mais Lionel Jospin n’échappe pas aux critiques sur sa gestion du dossier corse et sa responsabilité politique.Après d'autres gendarmes, leur chef sur l’île, le colonel I lenri Mazères, a avoué hier à la justice avoir ordonné de brûler une paillote près d’Ajacdo sur «instructions formelles» de lèx-préfet de Corse Bernard Bonnet «Il a reconnu avoir donné l’ordre d’incendier la paillote sur instructions formelles du préfet», a déclaré son avocat, Mr Mario Stasi, à l’issue de son audition à Ajaccio par le juge Patrice Camberou, à Ajaccio.Bernard Bonnet, mis en examen et écroué jeudi à l’aube à la maison d'arrêt de la Santé, à Paris, a entamé une grève de la faim et écrit une lettre pour protester contre son incarcération, réaffirmer son innocence et dédouaner le gouvernement.Dans cette lettre adressée au directeur de la prison, Bernard Bonnet affirme que l’incendie de la paillote de Cala cj’Orzu «ne concerne ni de près, ni de loin, le gouvernement de la République», a-t-on précisé de source judiciaire.Le matin, sur Europe 1, M'Georges Kiejman avait réaffirmé qu’il n’y avait dans le dossier aucun Aveu de l’ancien préfet «Jusqu’à maintenant, M.Bonnet est clair il n’a pas donné d’ordre illégal», a dit l’avocat du haut fonctionnaire.En Corse, les révélations se multiplient toutefois sur les actions ou projets des collaborateurs de Bernard Bonnet ou du préfet lui-même.Des avocats ont dit hier matin que Gérard Pardini, directeur de cabinet du préfet, et le chef des gendarmes sur l’île, le colonel Henri Mazères, avaient eux-mêmes incendié une première paillote en mars dernier.En outre, le groupe envisageait de mitrailler des façades de maisons de militants nationalistes.Dans ce climat, ou chaque jour dévoile un pan nouveau des activités de l’ombre des gendarmes corses, la nouvelle audition du colonel Henri Mazères par le juge Patrice Camberou, hier après-midi à Ajaccio, s’annonçait «essentielle pour la manifestation de la vérité», selon le procureur général près la cour d’appel de Bastia, Bernard Legras.Les magistrats supervisant l’enquête ont laissé entendre que l’enquête ne permettait pas pour le moment de remonter jusqu’au gouvernement et que les premiers témoignages accablaient le préfet et ses collaborateurs ou gendarmes.À Paris, l’inspecteur général des armées, Yves Capdepont, a remis en début d’après-midi au ministre de la Défense, Alain Richard, son rapport sur «le fonctionnement et l’organisation» du Groupe des pelotons de sécurité (GPS).Classé confidentiekléfense, le rapport d’ime cinquantaine de pages n’a été tiré qu’à un seul et unique exemplaire.Plus que ses ministres de l’Intérieur et de la Défense, pourtant en charge des affaires de sécurité, c’est le premier ministre, Lionel Jospin, qui se retrouve en première ligne dans l’affaire corse.Jeudi soir, l’ancien ministre RPR de l’Intérieur, Charles Pasqua, a estimé que la responsabilité de Lionel Jospin était directement engagée car «les gens qui ont commis ces foutes et ces délits étaient directement placés sous sa responsabilité».IjC dossier corse, a-t-il affirmé, était «traité directement à Matignon par les conseillers du premier ministre, ce qui d’ailleurs était une erreur».Selon Le Monde d’iiier, l’ex-préfet de Corse Bernard Bonnet avait ainsi informé Matignon qu’il menait une enquête parallèle sur l’assassinat de son prédécesseur Claude Eri-gnac.Le quotidien précise que les ministères de l’Intérieur et de la Justice ont également eu connaissance de notes rédi- gées par Bernard Bonnet en novembre et décembre 1998.«Le préfet Bonnet n ’a certainement pas été encouragé à mener une soi-disant enquête parallèle», a-t-on répondu hier de source proche du chef du gouvernement Le directeur de cabinet du premier ministre, Olivier Schrameck, avait en revanche «conseillé» en octobre 1998 à Bernard Bomiet d’informer le procureur de la République de Paris, Jean-Pierre Dintilhac, des éléments en sa possession pouvant être utiles à l’enquête sur l'assassinat du préfet Erignac, le 6 février précédent.On précise dans l’entourage de Lionel Jospin que l’ex-pré-fet de Corse a précisément transmis le 8 février dernier à Matignon, à la veille d'iui entretien avec le premier ministre et son directeur de cabinet, mie note de cinq pages qui avait «pour objet de montrer qu’il n’avait en aucun cas mené une double enquête, une enquête parallèle».Dans mi communiqué du 13 février, Lionel Jospin avait affirmé «qu’aucune enquête parallèle à l’enquête judiciaire» sur l’assassinat du préfet Erignac n’avait été menée.En éditorial, Le Monde estime que «legouvernement n’est aucunement coupable de la provocation incendiaire commanditée par M.Bonnet».«Mais il est politiquement responsable du désordre d’Etat qui a conduit à ce dérapage».Prenez plaisir à jumeler le travail et les loisirs avec le nouveau téléphone sans fil bimode Ericsson 788 pour seulement 99 $*.Vous apprécierez ce modèle ultracompact ettultraléger doté de caractéristiques sophistiquées, dont le mode vibration.Ajoutez à celd 1 300 minutes pour 50 $ par mois', et vous aurez tout le temps voulu pour joindre l'utile à l'agréable ! De plus, bénéficiez des avantages de CantelMD AT&Tmc : • la facturation à la seconde, l'affichage des appels et la première minute gratuite pour les appels reçus**; • un maximum de souplesse grâce à un vaste choix d'options, telles que notre nouvelle promotion « soirs de semaine »; • le plus vaste réseau numérique au pays.awiEL AT&T Pour commander ou pour en savoir davantage, composez le 1 888 448-6727 www.cantelatt.com ‘Téléphone à 99 $ après le rabais postal de 70 î crédité sur votre prochaine facture et sujet à une nouvelle mise en service d'un forfait de 50 $ ou plus par mois sur une entente de un an (149 $ après le rabais postal de forfait à 30 $ par mois) tOffre en vigueur jusqu’au 30 juin 1999 incluant 300 minutes de temps d'antenne local la semaine et 1 000 minutes les week-ends pour 50 S par mois.“Limite de 400 minutes par mois.Frais d de déplacement et taxes applicables en sus.“"Rogers Cantel Inc.UCAT&T Corp.Utilisé sous licence.70 $ pour le interurbain, ?LA CABINE 1 TELEPHONIQUE KRadioShack FUTURE SHOP CELLULAÜD CARTEL spAIKT Agent autorisé CELÜJLAND DORVAL 11275, ch.de la Côledeliesse (514) 631-7777 CELUI LAND MONTRÉAL 5341, rue Ferrier |514] 731-5849 5326, ch.Queen Mary (514)483-3388 4146 A, rue SteCalherine 0., - (514)9340707 5829, rue St-Hubert (514) 278-3206 6670, rue St-Jacques (514)481-8455 5429, boul.St-Laurent (514) 278-1873 CELUI LA ND MONTRÉAL-NORD 3453, rue Fleury E.(514) 955-7000 CEUULAND BROSSSARD 8245, boul.Taschereau (450) 445-5654 CELLULAND HULL 725, boul.de la Carrière, unité E (819) 777-6063 CEUULAND LAVAL 345, boul.Chomedey (450) 6824826 216, boul.CuréLabelle (450) 963-3001 155 D, boul.des Laurentides (450) 629-6609 5528, boul.des Laurentides (450) 625-6633 CEUULAND SAINT-LAURENT 1896, boul.Thimens (514) 3330636 CEUULAND SAINT-LÉONARD 5110, rue Jean-Talon E.(514)7234258 CEUULAND SAINT-JÉRÔME 34, boul.de Martigny O.(450) 432-2414 MONTRÉAL CEUULAIRE LOCH 1008, rue Clark, bur.206 B (514) 9540287 416, rue Jean-Talon O., bur.100 ; (514) 272-2355 VISION 2000 2625, av.Van Horne (514) 342-8886 FORTIN AUTO RADIO 5540, boul.Métropolitain E.(514) 255-2720 TEL-LOC 426, rue Guy • (514)938-3800 BELŒIL COMMUNICATIONS MONTÉRÉGIE 203, boul.Wilfridlaurier (450)467-9911 CAP-DE-LA-MADElilNE RDS RADIO 557, rue des Erables (819) 379-2223 CARIGNAN RADIO D'AUTO FÉUX 2255, ch.de Chambly (450) 658-5241 DORION UNICEL ENR.64, boul.Harwood, bur.101 (450) 424-7082 POINTE-AUX-TREMBLES COMMUNICATIONS M.S.12870, rue Sherbrooke E.(514)642-2308 11855, rue Victoria (514) 645-9271 ST-JEAN-SUR-RICHEUEU VIDEOLOGUE DE ST-JEAN ENR.989, boul.du Séminaire N.(450) 349-1199 SAINT-LÉONARD FOXTEL 4255, boul.Métropolitain E.(514)593-7333 SAINT-TIMOTHÉE BOULEVARD ELECTRONIQUE 5271, boul.Hébert (450} 371-0931 OUEST DE L'ILE DE MONTRÉAL CEUTEL 950, boul.St-Jean, bur.5 (514)426-9999 ] V1CTORIAVIUE COMMUNICATIONS SPECTROCOM 99, boul.des Bois Francs S.(819) 752-6935 Idéal pour le boulot et les sorties au resto A 12 I, E I) K V 0 I It .I.E S S A M EDI S E T D I M A N C II E !) M Al I !l !l II EDITORIAL ll'SSfc w-la Bernard Descôteaux ?Corrida canadienne Une nouvelle escarmouche vient d’opposer Ottawa et Québec à propos de la visite du premier ministre québécois au Mexique.On y-ÿ vu Jean Chrétien dire des grossièretés et, à travers celles-ci, révéler crûment le fond de sa pensée sur la présence internationale du Québec.es guerres de drapeaux que se livrent régulièrement les politiciens fédéraux et québécois semblent parfois bien puériles.Se quereller pour un bout de tapis rouge soulève rarement l’opinion publique qui voudra plutôt espérer que cessent ces enfantillages stériles.Généralement, le gouvernement fédéral arrivera à imposer cette vision des choses où le Québec joue le rôle du gamin qui pleure pour avoir le jouet de son grand frère.Il est vrai que l’histoire des rapports entre Ottawa et Québec peut être vye comme un éternel jeu de souque à la corde.On voudrait qu’il en soit autrement, mais cela tient de l’impossible tant que le Canada demeure une fédération dotée d’une constitution aussi imprécise quant au partage des compétences constitutionnelles des deux ordres de gouvernement.On ne peut toutefois occulter les problèmes en disant sur un ton las: encore une autre guerre de drapeaux.Le bout de tapis rouge qu’on s’arrache est toujours plus qu’un simple bout de tapis.Cette nouvelle querelle aux allures de corrida mérite qu’on s’y arrête car elle montre justement que ce n’est pas toujours le petit frère qui a tort.On voit en effet ici le grand frère d’Ottawa pris en flagrant délit de sabotage diplomatique pour empêcher la tenue d’une rencontre entre le premier ministre Lucien Bouchard et le président mexicain Ernesto Zedillo, lors de la prochaine mission d’Équipe Québec à Mexico ce mois-ci.Le président Zedillo qui, en 1998, avait invité M.Bouchard à le rencontrer à l’occasion d’une éventuelle visite au Mexique n’a jamais reçu la requête de Québec pour la tenue d’une telle rencontre, Ottawa ayant refusé de la lui transmettre.Le prétexte invoqué, celui de cette «pratique diplomatique» voulant que les premiers ministres des provinces ne rencontrent pas le chef de l’État du Mexique, a été inventé pour la circonstance.L’échange de correspondances entre Québec, Ottawa et Mexico montre clairement que le refus est venu du gouvernement canadien, ce qui n’a pas empêché le premier ministre Chrétien de tenter, dans un premier temps, de torturer la vérité pour prétendre que ce refus venait de Mexico.L’attitude d’Ottawa répond à une logique qui apparaît limpide à travers cette remarquable phrase de M.Chrétien aux Communes, jeudi.«Pourquoi aller emmerder les étrangers et ne pas garder nos problèmes ici?», a-t-il demandé, non sans prétendre que ce voyage de M.Bouchard ne serait qu’une nouvelle occasion de provoquer un incident permettant de réunir les «conditions gagnantes».Sa méfiance envers le gouvernement de Lucien Bouchard est telle qu’il n’arrive plus à faire la pçirt entre ses appréhensions et la réalité.Il est bien évident que Québec a rendu public ce refus d’Ottawa de transmettre sa requête à Mexico dans le but de provoquer un débat, mais ce n’est plus savoir reconnaître la réalité que d’en être rendu à penser que Lucien Bouchard puisse avoir demandé une rencontre avec le président Zedillo pour provoquer un incident.Depuis le retour des péquistes au pouvoir à Québec, les querelles de drapeaux de ce genre se sont multipliées.Une nouvelle se dessine d’ailleurs à propos de la Conférence des parlementaires des Amériques instituée à l’instigation de l’Assemblée nationale du Québec, qui en assure le secrétariat.Ottawa, qui avait approuvé l’initiative, s’en retire maintenant pour plutôt favoriser la création d’une conférence des parle mentaires au sein de l’Organisation des États américains où il pourra exercer un contrôle sur les députés canadiens.Là aussi, on le devine aisément, il s’agit pour Ottawa de minimiser les circonstances où le Québec pourrait établir des liens avec d’autres pays et faire connaître ses ambitions souverainistes.'Le premier ministre Chrétien n’a jamais fait dans la dentelle lorsqu’il s’agissait de l’unité du pays.On peut certes lui reconnaître le droit de se méfier de la propagande souverainiste à l’étranger, mais il dispose de bien d’autres moyens de la contrer que la négation des ambitions légitimes du Québec, et reconnues comme telles par ses prédécesseurs, d’être présent sur la scène internationale.Sa peur référendaire devient ipi perversion.! • bdescoteauxfà tedevoir.ca Les droits des homosexuels Lrr~ a ministre de la Justice du Québec, Linda Goupil, a présenté cette semaine un projet de loi qui reconnaît les mêmes droits aux conjoints homosexuels qu’aux couples hétérosexuels.Pour tout dire, c’est la deuxième fois cette année que le gouvernement fait la manchette avec ce projet puisque ie ministre de la Justice précédent, Serge Ménard, avait annoncé les couleurs du gouvernement sous la forme d’un avant-projet de loi mort au feuilleton au moment de déclencher les élections, en novembre dernier.Il faut féliciter le gouvernement de n’avoir pas tardé à revenir à la charge une fois réélu.Car même si la Charte des droits interdit la discrimination sur la base de l’orientation sexuelle, il est encore bien des gens, croyants ou non, qui considèrent que l’homosexualité est une maladie ou une déviation sexuelle qui doit être soignée.Le projet de loi 32 est du type omnibus, c’est-à-dire qu’il vient modifier 28 autres lois où le mot «conjoints» doit être redéfini.C’est le cas notamment des lois sur les accidents du travail, sur l'aide financière aux étudiants, sur l’aide juridique, sur l’assurance-automobile et le régime des rentes.Ainsi, à la mort d’un des deux conjoints homosexuels, l’autre pourra retirer les prestations au survivant, ce qui est le cas depuis quelques années déjà pour les conjoints de fait hétérosexuels.Cela dit, la loi ne va pas aussi loin que certains militants l’auraient souhaité en ce sens qu’elle n’autorise toujours pas le mariage entre conjoints de même sexe, non plus que l’adoption d’enfants.11 ne n’agit donc pas d’un amendement au Code civil lui-même, le gouvernement ayant jugé, avec raison, que la société dans son ensemble n’était pas prête à des modifications aussi profondes à cette institution qu’est le mariage.A ce propos, il sera intéressant de suivre la cause de deux homosexuels montréalais, Michael Hendricks et René LeBœuf, qui ont annoncé l’automne dernier leur intention de présenter une requête en jugement déclaratoire devant la Cour supérieure pour faire invalider l’article 365 du Code civil spécifiant que le mariage ne peut être célébré «qu'entre un homme et une femme».Pour le moment, nous n’en sommes pas là et seule une minorité parmi les homosexuels eux-mêmes, hommes et femmes, est décidée à mener la lptte sur ce terrain fertile en réactions populaires hostiles.Une attitude remplie de sagesse dont on peut constater les effets présentement alors que les changements proposés par le gouvernement sont bien reçus par une majorité de citoyens.jrsa il s fa eu nfa le de voir, ca 1 v W Jean-Robert Sansfaçon ?O le Devoir FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910 FAIS CE QUE DOIS Directeur BERNARD DESCÔTEAUX Rédacteur en chef JEAN-ROBERT SANSFAÇON Rédacteur en chef adjoint MICHEL VENNE Directeur de l'information CI-AUDE BEAUREGARD Directeurs adjoints de l'information PIERRE BEAULIEU, PIERRE CAYOUETTE, NORMAND THÉRIAULT Directeur artistique CHRISTIAN TIFFET Directrice, ventes et marketing MARTINE DUBE "A LA fn>ÉP-Au5T£Ç moi»*.REPRISE DU 27 NOVEMBRE 1998 Êou&ouJ Ne pas jeter les gants Condamnée, non pas pour avoir volé une paire de gants, mais parce qu’elle est féministe, engagée politiquement et professeure.Lorraine Pagé au banc des accusés?Dans l’inconscient de chaque homme dort un frustré qui voudrait bien remettre à sa place toute féministe pour la lui «boucher» une bonne fois.De plus, quand on connaît l’orientation politique de «la Pagé», on se dit qu’elle peut toujours aller se faire voir: on lui cassera les reins en partant, car c’est trop évident qu’elle finira au PQ.Et quel bonheur! Elle est enseignante.Dans le moi profond de chaque écolier dort ce rêve: remettre un jour à sa place son professeur.Le désir enfin assouvi de replacer l’institutrice.Et puis, les enseignants ont mauvaise presse.On a donc tiré sur Lorraine Pagé comme on le fait tous les jours sur celles qui osent s’affirmer.On se surprend qu’il arrive certains incidents à Denver et ailleurs, chez les adolescents: l’exemple de la violence vient d’en haut.Il fallait donner une chance à «la Pagé», on l’aura donnée tout simplement.(Meursault condamné pour n’avoir pas pleuré à la mort de sa mère.) Et dans ce monde d’hommes, malgré des années de féminisme, on innocente les Mom Boucher et on condamne.la voleuse, porteuse de gants de fer, la syndicaliste.(À moins que ce ne soit juste pour rire.) A tous les enseignants, je demande donc de ne pas jeter les gants, car chaque enseignant doit se sentir ici interpellé.Coupable ou pas?On a fait pire.Lorraine Pagé, issue de la classe ouvrière comme nous tous, ne connaît pas encore les règles du jeu: sa dernière mise fut des plus maladroites.Elle a voulu jouer avec les grands, oubliant qu’elle ne faisait pas partie de «la gang».Certains sourires en disaient long, à la sortie du procès-Michelle Trépanier Enseignante Saint-Léonard, 4 mai 1999 LETTRES -?- Qu’ils sont hauts les impôts ! On voit depuis quelque temps des publicités contre l’évasions fiscale.Très bien.Or, en même temps, tant les décideurs économiques que politiques, dont le premier ministre et le ministre des Finances, affirment que les impôts sont trop hauts au Québec, que cela tue notre économie et qu’il faut les baisser dès que ce sera possible.Comment s’étonner, alors, que certains prennent, disons, de l’avance?Sylvain Auclair Montréal, 1" mai 1999 Jeanne D’Arc, un fabuleux destin Ce jour, 8 mai, marque le 570 anniversaire de la délivrance d’Orléans.Quelle est la situation militaire et politique de la France à cette époque?Catastrophique.En effet, nous sommes dans la guerre de Cent Ans et les Anglo-Bourguignons sont maîtres de la moitié du pays.Depuis plus de six mois, ils assiègent la ville qui bloque l’accès du sud, et si le verrou saute, c’en est fini de l’indépendance.Charles VU, qui se prétend roi, va de revers en revers.La position est vraiment désespérée et on en parle à la veillée dans les chaumières.Dans l’une d’elles, à Domrémy, une fillette, Jeanne, s’est émue de «la grande misère qui règne au Royaume de France».Qui est Jeanne?Une paysanne pauvre et illettrée de 17 ans.Mais elle a entendu des voue qui lui disent de rencontrer le roi, à Chinon, de libérer Orléans et de le faire sacrer à Reims.Mission impossible?Pas pour elle.Contre toute attente, elle réussit là où tous les autres avaient échoué.Les Anglais se replient: elle les pourchasse.Elle met le siège devant Paris.Le mécontentement et l’hostilité grondent dans la capitale contre l’occupant.Elle va l’emporter mais Charles VU, entouré de mauvais conseillers, dont Georges de la Tré-moille, l’abandonne.U /> I 'I Elle sera bientôt faite prisonnière et subira uiï long et ignominieux procès devant un tribunal d’in-j quisition, au terme duquel elle sera condamnée comme hérétique et brûlée vive à Rouen.> ! A la demande expresse des Anglais, maîtres d’œuvre çle ce procès, ses cendres seront jetées à la Seine.«O, Jeanne, sans image et sans tombeau.1> (Malraux).Comment une adolescente, la Pucelle, infléchit le cours des événements, redonne courage à son roi et oriente les armées vers la victoire définiti-i ve?C’est le mystère de sa personnalité et de ses voix, Robert Farley >i> Montréal, 2 mai 1999 'i' Hommage au psychanalyste y Hassoun Nous souhaitons témoigner publiquement de notre tristesse pour la mort de Jacques Hassoun, survenue le 24 avril dernier à Paris.Par là, nous voulons rendre hommage à un psychanalyste qui, par son travail singulier et sa générosité, a beaucoup contribué à la transmission de la psychanalyse et à la circulation des idées au Québec.Martine Dumont, Simon Harel, Marie Michelle Jaouich, Danielle Monast, Denise Noël, Alexis Nouss, Régine Robin Montréal, 30 avril 1999 Le courrier des lecteurs Nous publions dans cette section de la page éditoriale une sélection de lettres des lecteurs.Les lettres sont envoyées à l’adresse suivante: Courrier des lecteurs, Le Devoir, 2050, rue De Bleury, 9* étage, Montréal H3A 3M9, ou encore, si par courriel, à: lettres@ledevoir.ca.Toutes les lettres doivent être signées et comporter l’adresse et le numéro de téléphone où le signataire peut être joint.Elles doivent éviter les attaques personnelles.Nous retenons en priorité les lettres courtes et dactylographiées.U M H -ir H M M H II |i II REVU E I) E P R E S S E Pauvre Dalton ! ¦¦¦[ m ANTOINE ROBITAILLE Dalton McGuinty est le chef du Parti libéral ontarien.«Il a le grand désavantage d'être peu connu», écrivait le Globe and Mail, jeudi.Ce qu’on sait de lui, de l’aveu même d’un des journaux les plus libéraux en Ontario, le Toronto Star, n’est guère «impressionnant»: une performance ordinaire à la législature de l’Ontario.Être «découvert» en campagne électorale, en Ontario, semble risqué.«Le premier jour de la campagne, un des autobus libéraux s’est brisé», note le Toronto Sun: les éditorialistes, de leur propre aveu, n’auraient même pas mis en relief ce fait s’il n’avait pas parfaitement illustré les premiers jours plutôt erratiques de la campagne de M.McGuinty.D’abord, l’ancienne critique libérale en matière de justice et ex-candidate à la direction du parti a, quelques heures avant l’annonce des élections, annoncé qu’elle se présentait finalement sous la bannière bleue.M.McGuinty a ensuite lait une erreur remarquée en réaction aux annonces, dans le dernier budget des conservateurs, des dépenses en matière de santé.Pris par son rôle de «M.Santé contre le méchant Harris» (idixit le Post), McGuinty a soutenu pendant mi temps que le budget de l’Ontario prévoyait des dépenses moindres que ce que promet le programme de son parti.Faux: les conservateurs s’annoncent plus dépensiers dans ce secteur.«Il ne connaissait même pas les promesses de sa propre formation», écrit le Sun.Il n’en fallait pas plus pour que le Post, méfiant devant toute hausse des dépenses, ironise, hier, en éditorial, et fasse une suggestion à M.McGuinty: «Dans cette partie de packer qu’est l'élection, M.Harris a vu la plateforme libérale en santé et s’est arrangé pour lui mettre une baisse d’impôt dans les pattes.[M.McGuinty a affirmé que, porté au pouvoir, il ne respecterait pas la baisse d’impôt prévue dans le dernier budget Harris.] [.] Alors, M.McGuinty devrait apprendre lui aussi à utiliser la stratégie de son adversaire à son avantage, poursuit le Post, il devrait annoncer qu'une fois au pouvoir, il équilibrerait immédiatement les finances ontariennes.» La confusion de McGuinty à propos des chiffres en santé lui valut les propos les plus durs.«Ses délais de réponse sont peut-être dus à sa consommation de marijuana durant sa jeunesse?», écrit Lome Goldstein, du Sun.Dans le Post, David Frum s’est montré le plus dur envers le chef libéral, signant une chronique acidulée intitulée «McGuinty n'est pas notre homme».Avec une drôlerie parfois assassine, Paul Wells, toujours dans le Post, a fait le portrait de McGuinty, jeudi.Il trouve le personnage plutôt sympatique: «Cet homme a le sens de l'humour.Je suis assez certain que ça le mettra souvent dans le pétrin d’ici au jour de l'élection.L’humour, c'est mettre le doigt sur le côté absurde de l’existence.Or la politique moderne nie obstinément l’absurde.» McGuinty est aussi cultivé, écrit Wells, «il aime lire».N’empêche, ça ne l’a pas amené à résister, comme Wells le déplore, aux phrases creuses de ses conseillers en communication: «Le slogan de McGuinty est “C’est le temps de faire des gens notre priorité" [“It's Time to Put People First!"!.N'est-ce pas toujours le cas?», se demande Wells.Le slogan de Bob Rae dans la campagne de 1995, rappelle Wells, était «Putting People First».Même chose pour Steven Langdon, Bill Clinton, Al Gore.«Il y existe un groupe anti-végétarien, lobby profourrure, qui se nomme lotting People First et qui a des bureaux à Washington et à Hamilton! [.] Je pourrais parier que lors des matchs oratoires, chez les Phéniciens, les équipes gravaient l’équivalent de ‘Putting People Fust” sur leurs tablettes! Putting People First est un classique sans âge, le slogan qui vous vient naturellement quand vous n'avez rien d’intéressant à dire.» Les idéologies respectives des journaux ontariens se sont révélées comme rarement cette semaine.Le Globe se maintenant au centre, reconnaissant en éditorial des mérites financiers et fiscaux à Mike Harris, mettant le fardeau de la preuve sur les partis d’opposition: «Ils ont six semaines pour nous prouver qu'ils représentent des options plus intéressantes que celle proposée par les conservateurs.» Le National Post, comme on s’en doute, penche le plus clairement en faveur du gouvernement.Il souhaiterait que Mike Harris aille plus loin dans le désengagement de l’État, qualifiant en éditorial sdn bilan de «demi-révolution» et craignant que «la ferveur révolutionnaire» du premier ministre ne «se soit émoussée».Le chroniqueur Andrew Coyne, [jour Sa part, dénonçait jeudi dans sa chronique les hausses annoncées de dépenses en santé et les trop nombreux crédits d’impôt existant, ponctuant sa chronique par un: «Quand donc Lyn Mcleod [chef du Parti libéral en 1995] est-elle devenue première ministre?» Enfin, le Star, jeudi, sans prendre directement parti en faveur des libéraux, fut sans contredit celui qui posa le plus de questions, dont une première, en guise d’introduction: «Quelle Ontario voulons-nous?» Et après avoir mentionné l’effet des coupes: relations de travail endurcies, «infirmières en nombre insuffisant, fuite des cerveaux», etc., le Star posa une dernière question, en conclusion: «Les Ontariens désirent-lls vraiment encore quatre années de “révolution”?» La presse du Canada i L E I) E V OIK.I, E S S A M EDI N E T I) I M A N (' Il E !» M Al I !» !) !» A 13 IDÉES Qu’est l’enseignement devenu La panoplie de trucs développés par les sciences de l’éducation déguise l’impuissance des institutions à offrir un rapport au monde significatif L’envahissement du pedagogisme MARTIN C.CHAMIIERLANI) l.K DEVOIR 7 L’échec de l’école est de ne pas avoir réussi à inscrire la culture et les connaissances comme un pouvoir et d’avoir réduit les formations à une logique utilitaire.DANIELLE BELZILE Enseignante de sociologie au Collège de Sherbrooke uelques décennies ont suffi aux théories contemporaines de l’éducation pour devenir le fondement culturel de l’enseignement.Ce fondement culturel repose sur une idée chère aux penseurs de la pédagogie voulant que le monde est à connaître à partir de soi.Il s’est ainsi créé tout un vocabulaire de catégories savantes dans lequel, sous des vocables différents mais selon la même logique, on subdivise les savoirs.Leur catégorisation a induit une hiérarchie dans laquelle le savoir-faire et le savoir-être ont supplanté le savoir.L’apprentissage scolaire, s’effectuant désonnais sous l’autorité des sciences de l’éducation, se trouve ainsi progressivement vidé de son contenu.La culture psychologique a envahi tout le champ du développement personnel.Les jeunes grandissent avec des valeurs qui leur font croire que lp monde se réfléchit à partir d’eux.A l’école, les modèles éducationnels dominants incitent à penser que l’expression de soi est le support de toute forme de connaissance.Ce processus de valorisation psychologique enferme les jeunes dans un univers de conformité à la culture dominante du moi, caractéristique des sociétés d’aujourd’hui.Ainsi revendiquent-ils, pour leur formation générale, des cours où l’expression du vécu est le fondement du savoir.Cet individualisme radical s’exprime sous la forme du droit d’être soi.«J’ai bien le droit de penser cela» devient alors un argument suffisant pour clore leur point de vue, dépourvu d’autres références qu’eux-mêmes.Chacun est ainsi enfermé dans son univers de valeurs personnelles dans lequel tout est valable.Cette interchangeabilité des points de vue crée le vide en empêchant toute transmission culturelle.L’effort est ainsi facilement discrédité au profit d’une illusoire conviction que l’on n’apprend bien que ce que l’on aime, et que le plaisir doit accompagner toute forme d’apprentissage.C’est ainsi que la gratification d’apprendre doit être réalisée au moment même où l’apprentissage s’effectue.Ce n’est plus le résultat, l’accomplissement qui récompensent.Sont en partie minés la motivation et le désir même de connaître comme fondement premier de la culture.C’est pourquoi les enseignants s’évertuent à trouver des moyens nouveaux pour créer de l’intérêt chez les étudiants, les rejoindre dit-on, faire le point entre ce qu’ils sont et ce qu’ils doivent savoir, amenuiser le désert de curiosité qui les éloigne des enseignants, défendre la supériorité de la culture scolaire sur la culture médiatique.L’envahissement du pédagogisme à l’école à travers les nouveaux slogans du savoir apprendre et de l’apprendre à apprendre modifie la relation de l’enseignant à l’élève, en supposant un rapport où les savoirs ne sont plus transmis par l’enseignant mais construits par l’élève.Ce passage de l’initiation à l’initiative, si adapté soit-il aux formations pratiques et professionnelles, est pour la transmission de l’univers culturel une faillite.Les stratégies d’intervention et la panoplie de trucs et recettes développés par les sciences de l’éducation et exigés des enseignants pour entrer en communication avec les élèves déguisent l’impuissance d’une institution qui ne parvient plus à offrir un rapport au monde significatif.De plus s’inscrit dans cette quête illimitée de stratégies éducatives l'idée chez l’en- seignant qu’il est seul responsable de la motivation et de la réussite de ses étudiants.D’autant plus que les intervenants scolaires, extérieurs à la classe, aides pédagogiques et autres ressources, se font les défenseurs incontestés d’une école qui doit désonnais diplôiner à tout prix et où la justification de l’enseignement se trouve principalement dans le devoir de l’enseignant d’être aimé de ses étudiants et de les satisfaire.L’école, qui traverse un processus de désinstitutionnalisation, n’offre plus de conduites communes; l’école ne fonde plus sa logique sur la reconnaissance des rôles.Avant, enfants et adolescents entraient dans l’école sous le rôle unique de l'élève.L’école de masse confondue à la société n’offre plus cette assurance.Beaucoup de jeunes qui n’ont pas été pré- parés à l’apprentissage de connaissances et de savoirs ressentent l’école comme une obligation inutile et ne comprennent pas la place qu’ils y occupent.Ce qu'ils admettent, c’est la nécessité d’aller chercher un diplôme devenu, par la massification scolaire, un passeport obligatoire.Les fonctions qu’ils anticipent assumer plus tard leur semblent à mille lieues de ce qu’ils apprennent.L’échec de l’école est de n’avoir pas réussi à inscrire la culture et les connaissances comme un pouvoir, d’avoir réduit les formations offertes à une logique utilitaire qui part de l’élève lui-même et d’invalider de plus en plus le rôle de l’enseignant dans la classe.En croyant affranchir l’étudiant de l’autorité des adultes, l’idéologie individualiste que proposent les courants modernes en éducation soumet le jeune à une autorité encore plus tyrannique, celle du groupe auquel il appartient.L’étudiant n’est pas libre face à son apprentissage, il doit se conformer à la logique qu’impose la conformité du grand nombre, au despotisme de la majorité.Les méthodes modernes de la pédagogie active ne peuvent fonctionner que chez les élèves dont la maturité permet de se démarquer de la norme.Four les autres, les plus nombreux, être reconnus par leurs pairs risque de l'emporter sur la disponibilité à apprendre.11 y a dans nos sociétés riches actuelles un problème de reconnaissance et de légitimité de l’école.La crise que traverse cette institution s’inscrit dans une problématique culturelle large et générale.Faudra-t-il, pour remédier à ce qui y fait défaut, remettre en question les fondements pédagogiques actuels de l’éducation?La pédagogie moderne qui opère sur la base d’une réflexion psychologique reste en dehors de toute analyse critique des valeurs culturelles actuelles.Ces théories se font alors complices d’une socialisation des jeunes conformiste et fonctionnelle.De plus, elles substituent progressivement aux façons d’être de l’enseignant, à coup de réformes pédagogiques, des actions de plus en plus programmées et désincarnées par lesquelles meurt le pédagogue au profit de la pédagogie.Avenir des Expos à Montréal Le prix à payer Peu importe le sort réservé à la franchise, ce ne sont ni les actionnaires ni les politiques qui en feront les frais SYLVAIN LEFEBVRE Professeur associé au département de géographie de l’UQAM.L’auteur a dirigé une étude pour le compte des Expos de Montréal en 1997 qui portait sur les impacts socioculturels du projet de nouveau stade.aut-il soutenir avec des fonds publics les équipes de sport professionnel?Le sujet soulève les passions en Amérique du __________Nord.À Montréal, le projet de nouveau stade de baseball pour les Expos et celui d’une aide fiscale au Centre Molson pour le club de hockey Le Canadien occupent un certain nombre de «spécialistes» et de tribunes téléphoniques.Il y aura toujours un projet plus rentable et plus intéressant pour Montréal qu’un projet de stade de baseball, ou encore une activité socialement «plus» acceptable que le sport professionnel pour justifier une subvention de l’Etat, et il faut s’en réjouir.Là n’est pas la question.Le véritable débat porte sur la valeur privée et «publique» d’une franchise professionnelle qui «produit» une activité à la fois économique et culturelle pour la collectivité.11 est justifié de soutenir publiquement le sport professionnel à la hauteur de nos moyens et en fonction de conditions et paramètres fixés par la collectivité aux franchises elles-mêmes.Il y a un choix économique majs aussi social et culturel à faire ici.A l’heure du dopage dans le sport compétitif, de la corruption au sein même des institutions du mouvement olympique, de la démesure dans la rémunération des athlètes, de la violen- ce ou du sexisme dans plusieurs sphères des activités sportives, il est généralement mal vu, dans les milieux universitaires, de faire valoir des hypothèses qui accordent une valeur partielle aux allégations des propriétaires de franchises sportives.Le sport marchand, le sport professionnel qui enrichit les plus riches et qui exclut des tribunes les plus pauvres, ce sport ne fait pas bon ménage avec la communauté intellectuelle et les chercheurs universitaires.Dans la tourmente, les raccourcis sont donc nombreux! Ceux qui auraient pour tâche de réglementer l'industrie du sport professionnel (les ligues majeures) et ceux qui pourraient imposer leurs conditions tout en participant activement à la mise en valeur de ces activités (les divers paliers de gouvernement) ne semblent pas faire leur boulot.Comment reprocher à la population son impatience et son intolérance sur la place publique?Elle est tout à fait justifiée.Dans le dossier des Expos de Montréal — et préparez-vous à un débat plus intense dans quelques années avec un club de hockey précarisé par la forte concurrence américaine —, le public et les contribuables sont en droit de demander des réponses claires à certaines questions.Est-ce que le baseball professionnel à Montréal possède une certaine valeur culturelle ou publique?Si on en doute vraiment, le dossier est clos et on passe à autre chose.Parmi les plus grands détracteurs universitaires d’une aide publique au sport professionnel en Amérique du Nord, se dégage un étrange consensus qui fait figure ici de paradoxe.Sur la base des estimations en matière de retombées directes ou indirectes dans une économie urbaine, les conclusions convergent généralement vers un impact somme toute assez limité.Ces retombées seraient comparables à celles d’une université, par exemple, créant un nombre relativement peu élevé d’emplois ou d’entrées d’argent «nettes».Dans les faits, les fameuses retombées économiques directes et indirectes d’une équipe professionnelle varient en fonction de la qualité des gestionnaires et propriétaires de clubs, des marchés et des économies urbaines et enfin des configurations spatiales dans la localisation des stades ou des amphithéâtres.Far contre, un des principaux porte-parole universitaires de la pensée «culturellement correcte» qui s’insurge contre toute forme d’aide publique au sport professionnel, Mark S.Rosentraub, affirme que les bénéfices sociaux et psychologiques des équipes professionnelles pour une collectivité sont de loin supérieurs aux bénéfices reliés à leur statut d’entité économique.Plusieurs autres chercheurs emboîtent le pas à cette affirmation mais sont confrontés à un problème de taille: mesurer en pièces sonnantes la valeur de ces bénéfices.On peut le déplorer ou s’en inquiéter, mais ces retombées varient aussi en fonction des performances des équipes et de la contribution à la «fierté collective» que suscitent ces équipes.Et voilà bien l’endroit où la corde est la plus sensible: existe t-il une valeur culturelle, symbolique, socio-psychologique à la présence d’une équipe de sport professionnel dans une métropole?Et si cette valeur existe, peut-on la quantifier?Faut-il soutenir une telle «retombée» avec une aide publique?En vertu de quels critères et selon quelles conditions?Le rayonnement et la visibilité d'une économie urbaine, la fierté collective et symbolique liée à la performance d’un club, l’effet de «rassemblement» auprès de la collectivité, le captage des flux touristiques, les effets d’entraînement sur un quartier ou sur plusieurs activités urbaines limitrophes, les impacts sur l'utilisation du sol et les valeurs foncières du quartier d’insertion d'un nouveau théâtre sportif, voilà autant de rubriques où les outils méthodologiques font cruellement défaut.Devant cette lacune, une majorité «d’experts» préfèrent balayer du revers de la main toute cette panoplie d'impacts positifs ou non! Pourtant, le succès des projets américains de nouveaux stades de baseball repose d’abord sur une mobilisation, sur une forte défense de la valeur «publique» de l’activité sportive et sur la présence d’un véritable plan de revitalisation urbaine ou d’insertion des nouvelles infrastructures dans le quartier visé.Que faire du stade, l’hiver?Que faire du stade lorsqu’il n’y a pas de matchs de baseball?La mobilisation des acteurs politiques et des décideurs autour de la franchise de baseball à Montréal ne doit pas se faire sous l’angle du «Sauvons le club et laissons retomber la poussière!» mais bien sous celui de la mise en valeur d’un projet structurant qui pourrait ne pas profiter uniquement aux propriétaires du club, mais aussi au sport amateur, à la scène récréative et festive de la métropole et aux habitants du quartier d’insertion.Bref, à l’intérêt public.Ces deux dernières années, le club de baseball montréalais a joué la «carte» de l’intérêt public de façon bien maladroite ou encore, en dernier recours, dans la tourmente du débat.Chaque élément d’information nous permettant de croire que l’intérêt public était au cœur du plan de match des propriétaires-actionnaires pour justifier le maintien de l’équipe à Montréal ou pour la construction d’un nouveau stade est apparu comme un cheveu sur la soupe déjà épaisse d’une stratégie exclusivement basée sur la participation financière des gouvernements supérieurs.Trop de questions sans réponses et trop de maladresses persistent dans le dossier du projet de nouveau stade à Montréal.Dans le dossier des Expos, cette démonstration de la valeur «publique» ou «civique» du baseball à Montréal n’est pas encore faite.Les acteurs de la scène montréalaise et la population n’ont pas eu tous les moyens à leur disposition pour s’exprimer clairement sur ce dossier.Peu importe le sort réservé à la franchise des Expos, ce ne sont ni les actionnaires-propriétaires ni les décideurs politiques qui feront les frais d’un éventuel maintien du club à Montréal ou de son départ vers une autre ville américaine.Et un prix, il y en aura un à payer dans les deux cas! La mobilisation des acteurs politiques autour de la franchise de baseball ne doit pas se faire sous l’angle de «Sauvons les Expos» Collège du Petit Séminaire de Québec J’ai confiance,; qu’ils disaient; • ! * J A C Q U E S VAILLANCOURT Professeur au Petit Séminaire de Québec ¦ * •.e gouvernement du Fard' L québécois, par son refü$j d’intégrer au réseau public le collège du Petit Séminal re de Québec, et malgré, ü^=^=U l'appui populaire que l’institution a reçu à cet égard, fait preuve d’irresponsabilité quant à la sauvegarde du patrimoine éducatif vivant dit Québec.Quand il s’agit d’investir dans la restauration de monuments, ça va: il préfère les morts aux vivants,à c’est un choix.Ce n’est pas le mien, ni : celui de mes collègues, ni celui des i étudiantes et étudiants qui ont défen-:j du de tout leur cœur cette école qu’ils;, aiment.Que vaut le cri du cœur pour!! qui n’a d’oreilles que pour la froide ra-;i tionalité économique?J’ai toujours cru que le gouverne-; ment du Parti québécois saurait être reconnaissant envers le mérite du Petit Séminaire de Québec, qui a contribué à la formation d’un grand nombre de citoyennes et de citoyens, québécois.J’estimais que ce joyau du patrimoine éducatif devait revenir aux Québécoises et Québécois.Il' semblait indéniable que l’Etat serai) fier de préserver cette école et de, l’accueillir au sein du réseau collégial public pour que tous y aient accès.J’ai été naïf au point de croire’ que nous avions des chances d’obtenir le statut de collège public autono-, me (le collège René-Lévesque, par, exemple) mais, devant la préséance; du discours économique, je me suis rallié à l’idée plus modeste d’une association avec un cégep déjà exisJ tant (ça coûte moins cher.).La décision est rendue: devant l’absence de volonté politique d’intégrer le collège au réseau public, sous quelque modalité que ce soit, les administrateurs du Petit Séminaire de Québec ont fait le choix de ne pas poursuivre les activités d’enseignement au collège l’an prochain.Qu’advient-il des étudiantes et des étudiants qui ont eu confiance dans ce gouvernement?De la viandp pour combler des «places vides», autrement trop onéreuses.Des professeurs?On ne sait trop qu’en faire.Une question technique, nous répond-on.Je ne peux plus faire confiance à un gouvernement qui veut fonder un pays sur des sables mouvants, à un gouvernement qui prétend faite du Québec un Etat libre alors qu’il favorise, par ses choix, un esclavage économique, alors qu’il déracine l’arbre planté par ses ancêtres pour paver d’asphalte les chemins de l’indépendance.Si ce pays est à construire, alors il faut se débarrasser de ceux qui le gouvernent, de ces «vocations de parure» qui ne cherchent qu’à sauver la face plutôt que de protéger le patrimoine dont ils sont responsables.Ils veulent sacrifier sur l’autel de l’économie l’une des plus anciennes et prestigieuses maisons d'éducation: què nous réserve l’avenir?Je crois en ce pays, mais sans vous qui le «gouvernez», vous qui nous conduisez vers l’abîme.Vous me direz qu’il ne faut pas mordre la main qui nous nourrit (qui nous a nourris.); je vous répondrai que je ne peux me plier à votre décision lourde de conséquences et lécher les bottes qui nous écrasent.Ecrivez-nous ! Le Devoir se fait un plaisir de publier dans cette page les commentaires et les analyses de ses lecteurs et lectrices.Etant donné l’abondance de courrier, nous vous demandons de limiter votre contribution à 1000 mots.Inutile de nous téléphoner [jour assurer le suivi de votre envoi: si le texte est retenu, nous communiquerons avec son auteur.Nous vous encourageons à utiliser le courriel (redac-tion@ledevoir.com) ou un autre support électronique, mais dims tous le?cas, veuillez indiquer vos coordonnées complètes, y compris votre numéro de téléphone.Je ne peux , v plus faire confiance à un, gouvernement : qui déracine •• l’arbre planté j par ¦ j ses ancêtres , , pour paver - Jl d’asphalte ^ les chemins de 11 l’indépendance L’ÉQUIPE I) u I) E V O 1 R IA Binimniu i A l’information générale et métropolitaine : Louis Lapierre (adjoint au directeur de l'information), Sylvain Blanchard, Jean Chartier (vie urbaine).Yves d’Avignon (sports): Panic des Rivières (éducation).Jean Dion, louis-Gilles Francœur (environnement), Judith Lachapelle, Lotifee .Journalisms a ¦.r—i Isabelle Paré (santi), Jean Pichette (justice): Odile Tremblay (Horizons): Michel Garneau (caricaturiste) : Diane Précourt (pages éditoriales, responsable des pages thématiques): Martin Ducloset Christine Dumazet (relecteurs): Jacques Leduc Kathleen Lévesque (actualitéspolitiques municipales).Caroline Montpetit, Isabelle Paré (sauUUctm Pichette (justice): Odil Grenier et Jacques Nadeau (photographes) ; A l’information culturelle : Michel Bélair (responsable).Stéphane Baillargeon ff/téd/rr.< minin' ¦ C.L,r,t Indinint au directeur de l'information), Benoit Munger, François Normand.Serge 1 ruffaut, Claude I urcotte ; mique : Gérard Bérubé (adjoint au directeur de l'information) Cornellier (correspondante parlementaire à Ottawa) danse).Paul Cauchon (médias).Marie-Andrée Chouinard (livres et politiques culturelles).Brian Myles (cinéma), Jean-Pierre Legault, Clément Trudel (musique) ; à l’information écoqo- mrmuiwn/, uvnnm ,K„,,.,,,,,,,.____________________________; A l’information internationale : Jocelyn Coulon (adjoint au directeur de l'information), Guy Taillefer (éditorialiste), Claude Lévesque ; à l’information politique : Pierre O’Neill, Manon Mario Cloutier et Robert Dulrisac (correspondants parlementaires à Québec): Marie-Hélène Alarie (secrétaire à la rédaction) ; Julie Tremblay, Marie-Claude Petit (commis) .La documentation Gilles Pare (directeur) ; Brigitte Arsenault, Manon I teromc, Serge I-aplanie UJi ih r tr tin t r 1*1 Ottawa)"LA PUBLICITÉ ET LE MARKETING Martine Dubé (directrice), Daniel Barbeau (directeur adjoint), Jacqueline Avril.Jean de Billy, Gyslainc Côté, Marlène Côté, Louane I-avoie, Christiane legault.Jacques A.Nadeau, Claire Paquet, Chantal Rainville, Micheline Ruelladd, Séh-ioii ’ c ¦ ! ICI • Maniiti Blanchette-Turcotte, Geneviève Landry, Sylvie Laporte, Micheline Turgeon ; Martine Bérubé (secrétaire).IA PRODUCTION Jocelyn Arsenault (directeur des approvisionnements, distribution cl production).Marie-France Turgeon (responsable de la production), Claudine Iti'ihTTpi T r Int,Inné Brunet Danielle Cantata Richard Des Cormiers.Christian Goulet, Marie-Josée Hudon, Christian Vieil, Yanick Martel, Olivier Zuida.SERVICE À IA CLIENTELE Johanne Brien (responsable), Hélène Gervais.Evelyne Labonté (responsable a la promotion des abonnements).Monique l’Heureux"l'ise'l aeha'ielle 1Rachelle Lcclerc-Venne.L’ADMINISTRATION Nicole Carmel (responsable des services comptables).Jcanne-d'Arc lloude (secrétaire à la direction) : Céline Furoy, Patrick Inkel (contrôleur), Ghislaine Laflcur, Danielle Nantel (secrétaire administrative), Nathalie Perrier, Danielle Ponton, IkanielkUtossAA'iTlNDATION DU DEVOIR Marcel Couture (président), Roger Boisvert (vice-president exécutif et directeur général).'i j r f A I I i !•: i) i: v nil!, i.!•: s s \ m k ii i s k t d i m a \ c n k ti m a i mi ii ii ?LE DEVOIR * ACTUALITES CHÔMAGE COUSTEAU «Il faut penser grand mais rester petit» Le taux de chômage au Québec atteint 10,4 % SUITE DK LA PACK 1 les jeunes, a poussé le taux de chômage [de 7,8 à 8,3 %], Cette recrudescence de l'activité sur le marché du travail a fait passer le taux d'activité à 66 %, le pourcentage le plus élevé depuis juin 1993», a souligné Statistique Canada.En parallèle, le taux d’emploi au pays est demeuré inchangé, à 60,5 %, de mars à avril.En fait, il s'est créé 15 300 postes au Canada en avril, essentiellement chez les jeunes et dans le secteur des services.Mais plus de 80 000 personnes additionnelles, encouragées par les meilleures perspectives offertes par le marché du travail, se sont mises à la recherche active d’un emploi.Enfin, Statistique Canada a relevé que même si «l'emploi global a peu changé en avril, le nombre de travailleurs à temps plein a continué de progresser, en hausse de 29 OOO.Par rapport à il y a un an.l'emploi à temps plein s’est accru de 3,5 % tandis que l'emploi à temps partiel a diminué de 1,2 %.Ixi proportion d'emplois à temps partiel, par conséquent décliné au cours de cette période, passant de 18.8à 18,1 %.» Peu de variations au Québec Le Québec n’a pu se démarquer du portrait d'ensemble.«L’emploi a peu varié au Québec alors qu'une progression de l'activité sur le marché du travail a entraîné une hausse du nombre] de chômeurs, faisant augmenter le taux de chômage d'un demi-point pour atteindre 10,4 % [contre 9,9 % en mars].Au cours de la dernière année, l'emploi au Québec s'est accru de 1.8 % [de 58 000] », a noté Statistique Canada.L'emploi a également peu varié en Ontario, qui a vu son taux de chômage passer de 6,4 à 7,2 % entre mars et avril.«La moitié de la croissance du chômage en Ontario s'est produite chez les jeunes», a ajouté l’agence fédérale.Quant au taux d'activité, il est passé de 62,1 à 62,6 % au Québec entre les deux mois de comparaison, et de 66,9 à 67,3 % en Ontario.Si l’emploi a peu varié au Québec en avril, selon Statistique Canada, il s’en est tout de même créé quelque 11 900.Pour Hélène Bégin, économiste au Mouvement Desjardins, ce gain doit être accueilli avec soulagement.«Cette hausse ne suffit pas à combler le recul du nombre de travailleurs depuis le début de l'année mais limite la baisse du nombre d’emplois à 26 OOO depuis le mois de décembre.» Et Mme Bégin ajoute: «Lorsqu'on regarde la croissance de l’emploi depuis un an, le Québec affiche toujours un retard par rapport à l'Ontario et au Canada, lui province affiche une variation annuelle de 1,8 % comparativement à 3,1 % pour l’Ontario et 2,6 % au Canada.Il faut cependant considérer qu’une partie de la différence s'explique par une progression démographique plus faible au Québec.» De nouvelles baisses des taux d’intérêt Hélène Bégin maintient ses prévisions de croissance de _j_l’emploi à 77 000 au Quebec cette année et à 435 000 au Canada, contre 67 2(X) et 385 800 respectivement en 1998.«Le recul des taux d’intérêt annoncé cette semaine ajoutera un peu plus de carburant à la croissance économique du pays» en stimulant notamment l’économie interne.Et pour Marc Lévesque, économiste à la Banque TD, le ralentissement dans la création d’emplois observé cette année, par rapport à une forte poussée au deuxième semestre de 1998, ouvre la porte à de nouvelles baisses des taux d'intérêt au cours des prochaines semaines.«La création d’emplois devrait être au rendez-vous au cours des prochains mois.L’évolution de l’indice d'offre d’emplois confirme d’ailleurs ce pronostic, a renchéri Hélène Bégin.Ce baromètre a de nouveau connu une progression en avril, pour atteindre le plus haut niveau depuis le début de la décennie.» L’économiste du Mouvement Desjardins croit de plus que le taux de chômage au Québec retournera sous les 10 % «de façon permanente» en deuxième moitié de 1999.S.V.P.Assurez-vous de recycler ce papier journal.LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue de Bleury, 9 étage, Montréal (Québec), H3A3M9 Œ Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 a 17h.Renseignements et administration: (514) 985-3333 Le site Internet du Devoir', www.ledevoir.com Comment nous joindre?La rédaction Au téléphone Par télécopieur Par courrier électronique L’agenda culturel Au téléphone Par télécopieur La publicité Au téléphone Par télécopieur Extérieur de Montréal Les avis publics et Au téléphone Par télécopieur (514) 985-3333 (514) 985-3360 redaction@ledevoir.com (514) 985-3346 (514) 985-3390 (514) 985-3399 (514) 985-3390 1-800-363-0305 (sans frais) appels d’offres (514) 985-3344 ' (514) 985-3340 Les petites annonces et la publicité par regroupement Au téléphone (514) 985-3322 Par télécopieur (514) 985-3340 Les abonnements Au téléphone (514) 985-3355 du lundi au vendredi de 8h a 16h30 Par télécopieur (514) 985-3390 Extérieur de Montréal 1-800-46.3-7559 (sans frais) Ix l)rtoirrA publié du lundi au samedi par Ix h- .,ir In- dont ]«• i* p* v i,ii - -t situé au 20.7), rue de Bleury.,f ' tape Montreal.
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.