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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


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  • Montréal :Le devoir,1910-
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  • Journaux
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Le devoir, 1999-04-17, Collections de BAnQ.

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-?FONDE EN 1910 4- LE DEVOIR Exigez votre Télé choix! V (I l.X C • N ‘83 4 M O N T R E A L , L E S S A M E DI 17 E T I) I M A N (’ HE 18 A V II IL 10 0 0 I (' A II I E 11 S I .!) 5 $ + t AXES = 2,2 5 S LES ARTS La chronique d’Odile Tremblay: Culture, vous dites?page B 12 Je an Dion PERSPECTIVES Gretzky l’artiste On l’a surnommé La Merveille, The Great One, faute de mieux.Les mots sont parfois impuissants à décrire un phénomène, et Wayne Gretzky en est un vrai.Avec sa retraite annoncée hier, le hockey perd un ambassadeur et, surtout, son plus grand artiste de tous les temps.Car c’est bien d’art qu’il s’agit.Quand les mots ne suffisent pas, on peut toujours essayer les chiffres.Il n’y aurait jamais de biographie publiée qu’on pourrait tout de même esquisser sa vie à partir du seul livre des records, qu’il n’a pas modifié mais déchiré et récrit.Et s’il ne faut jamais dire de pareilles choses, l’impression est nette, en ce moment, que l’arrière-grand-père de celui qui l’approchera, même de loin, n’est pas encore né.Avec un match à jouer avant de fermer boutique, Wayne Gretzky compte 2856 points en carrière dans la Ligue nationale, dont 1962 aides.Il n’aurait jamais marqué un traître but qu’il serait le meilleur pointeur de l’histoire pareil.Or il l’a mise dedans 894 fois.Juste ça.Quinze campagnes de plus de 100 points, quatre de plus de 200.Neuf fois sur une période de dix ans il fut nommé joueur par excellence.Dix championnats des marqueurs.92 buts en 1981-82.215 points, dont w w * 163 aides, en 1985-86.50 buts à ses 39 premiers matchs en 1983-84.Quqtre coupes Stanley, des trophées Conn Smythe, Lady Byng, Lester B.Pearson, des participations aux matchs des étoiles à la pelletée.Il détient 61 records de la LNH.«H a tout fait», disait cette semaine Michael Bossy, lui-même auteur de 50 buts et plus pendant neuf saisons consécutives, un des rares records offensifs qui aient échappé au 99.Il a tout fait, et il l’a fait longtemps.Alors que Bossy et Mario Lemieux, ses deux plus grands contemporains, ont vu leur carrière écourtée par les blessures, Gretzky a joué pendant 20 ans.Demain, il prendra part à son 1487‘ match régulier.Une moyenne de 74 joutes par saison.Tout ça pour un gars qui a toujours paru frêle malgré ses six pieds et 180 livres.Si ce n’était suffisant, il est parfait Un modèle, à l’ère du sportif professionnel arrogant Son épouse est gentille et jolie, ils ont trois enfants, ils forment une famille heureuse et unie.Il est poli, s’exprime bien, n’a pas la tête enflée.Il n’a jamais été impliqué dans une histoire de boisson, de drogue ou de rixe aux petites heures.S’il a critiqué les dirigeants du hockey, ce fut en ayant à cœur le bien du sport qu’il aime par-dessus tout II a toujours ré-pndu présent à l’appel de son pays lors des compétitions internationales.Il n’a jamais envoyé promener les journalistes.Il a la modestie de ceux qui n’ont rien à prouver.Parfait, qu’on vous dit.Le plus grand?Les comparaisons entre époques sont toujours oiseuses.Mais si on prend le seul critère valable, la domination sur ses contemporains, la question ne se pose même pas.Pendant six saisons, de 1981 à 1987, Gretzky a terminé avec une moyenne de 73 points d’avance sur le deuxième meilleur pointeur de la ligue.Il n’a pas dominé la LNH, il l’a brûlée.Bobby Orr avait révolutionné la défense, Wayne Gretzky a réinventé l’attaque.En subtilité, en finesse, avec cet extraordinaire sens de l’anticipation.L’air de rien, ce qui faisait sa force.Difficile, sans images à l’appui, de rendre la façon dont il dirigeait le jeu, dont il confondait l’adversaire par sa seule présence.Il a fait de l’arrière du filet, son célèbre «bureau», un nouveau territoire aux ressources insoupçonnées.A cause de sa domination, on a même modifié le règlement du quatre contre quatre lors des punitions mineures doubles.Bien sûr, il frétait pas tout seul aux grandes minées des Oilers d’Edmonton; la preuve, c’est que ceux-ci ont gagné la coupe deux ans à peine après son départ.On pourra supputer ce que Lemieux aurait pu faire s’il n’avait été blessé et malade et s’il avait aussi joué avec Mark Messier, Paul Coffey, Jari Kurri et Glenn Anderson.Et puis, quels résultats aurait obtenu Maurice Richard avec un calendrier de 80 matchs dans une ligue à 21 équipes?Mais on ne peut se contenter de suppositions.On n’a que les faits.Wayne Gretzky quitte le hockey — en passant, il ferait un sacré bon commissaire de la LNH, ça nous changerait des complets-cravates patentés — au moment où le jeu souffre: sur la glace, de la dilution du talent; ailleurs, de la folie de l’argent.Personne, ni Jagr, ni Selanne, ni Fors-berg, ni Lindros, ni Kariya, ni Yashin, qui assument déjà la relève, ne marquera 50 buts cette année, mais nombreux sont ceux qui auront gagné 50 000 $ par match.Personne n’est irremplaçable.Gretzky lui-même a été échangé deux fois.Mais celui-là n’aura pas de remplaçant, ni de successeur.On jouera simplement après lui, comme on avait joué avant lui.Il ne nous reste à nous, simples mortels, qu’à apprécier d’avoir eu la chance de voir à l’œuvre le meilleur.METEO Montréal Nuageux avec éclaircies.Max: 11 Min: 4 Québec Ciel variable.Max: 9 Min: 1 Détails, page A 8 N D E X Annonces.C 10 Avis publics.C 9 Bourse.C 8 Économie.C 1 Éditorial.A 10 Les Arts.B 1 livres.D 1 Le monde.A 8 Les sports.C 12 Montréal.A 3 Mots croisés.C 902 Politique.A 6 LIVRES Place à la Journée mondiale du livre, page D 1 ÉCONOMIE La Banque mondiale viendra au secours de VAlbanie, page C 1 2$ LE MONDE Washington mobilise ses réservistes, page A 9 www.ledevoir.com La commission Nicolet dépose son rapport Hydro doit refaire son réseau Il faut mettre sur pied un vrai système de sécurité civile, juge la commission JUDITH LACHAPELLE LOUIS-GILLES FRANCŒUR LE DEVOIR La commission Nicolet estime que le réseau de transport et de distribution d’Hydro-Québec était truffé de faiblesses au moment du verglas sans précédent de janvier 1998, ce qui a provoqué des «bris prématurés» et une crise que les institutions en place ont gérée dans un contexte d’improvisation.La commission attribue les faiblesses des grands pylônes principalement à des bris d’équipements secondaires, ce qui pointe en direction de défaillances qu’Hydro-Québec aurait pu prévoir, ce que ne peut conclure la commission faute d’avoir obtenu de la société d’Etat les rapports, analyses et documents nécessaires.Le rapport Ni- colet indique par ailleurs qu’Hydro-Québec aurait dû amorcer depuis des années une modernisation de son réseau de transport pour que ses composantes les plus anciennes soient systématiquement remplacéçs pour rejoindre le niveau de sécurité que la société d’Etat jugeait essentiel sur ses nouvelles lignes.Le rapport indique qu’il est tout aussi primordial de mettre sur pied un tout nouveau système de sécurité publique, capable de répondre à des urgences majeures dans toutes les régions du Québec et non seulement dans celles qui ont vécu la crise du verglas.Sur le plan technique, la commission recommande de relever substantiellement les normes hydro-québécoises sur les équipements de transport et de distribution de l’électricité, de consolider l’ensemble du réseau de transport sur un horizon de 20 ans en investissant dans la sécu- rité d’approvisionnement une partie des dividendes versés à Québec et de mettre en place un programme d’enfouissement des fils en milieu urbain en plus de relancer les programmes d’isolation des maisons pour quelles résistent mieux à des coupures prolongées de courant.En matière de sécurité civile, les commissaires constatent l’urgence de se doter, au Québec, d’une véritable «culture de sécurité civile», tout comme ils croient qu’elle passe par la création d’une «politique» québécoise de sécurité civile.Une telle politique devrait confier aux municipalités la gestion des interventions touchant directement les sinistrés.Elle les obligerait aussi à se doter chacune d’un «programme» de sécurité civile.Cette politique définirait également le rôle des ressources sur le terrain et les éventuelles structures d’aide aux sinistrés.Lire nos informations, pages A 2 et A 3 Le miracle n'a pas eu lieu.REUTERS WAYNE GRETZKY avait déclaré jeudi soir que seul un miracle pourrait l’empêcher d’annoncer sa retraite.Il faut en conclure que le miracle n’a pas eu lieu.Hier après-midi, le meilleur joueur de hockey de tous les temps a confirmé qu’il accrocherait ses patins.Gretzky disputera son dernier match demain après-midi.Préparez vos mouchoirs! Autres informations, page C12.ÉDUCATION Les parents sont nombreux à réclamer plus de cours d’anglais Le ministère de VÉducation pourra-t-il répondre à toutes les attentes?À l’école, la mode est aux langues.L’espagnol un peu, l’anglais beaucoup.Car les parents sont nombreux à réclamer plus d’anglais pour leurs enfants.Mais il n’est pas certain que le ministère de l’Éducation, qui achève sa réflexion sur ce sujet, répondra à toutes les attentes.PAULE DES RIVIÈRES LE DEVOIR Pendant que les pays de la Communauté européenne s’alignent sur la connaissance précoce de trois langues pour leurs enfants, les écoles d’ici s’ajustent à leur manière à une demande également croissante pour un meilleur anglais à l’école.Comme si la peur de l’assimilation qui a longtemps imposé la prudence en ce domaine avait fait place à une autre inquiétude, celle d’être bloqué par l’unilinguisme à l’heure de la mondialisation.Les formules pour offrir un petit extra en anglais sont multiples.Elles comprennent des ateliers organisés par les services de garde, après l’école, des cours enrichis et de$ cours plus longs.A l’école Louis-Colin, à Ahuntsic, par exemple, tous les élèves ont, à partir de la quatrième année, une heure additionnelle d’anglais par semaine.Iü mise sur pied du programme «Anglais plus», approuvé par les parents du conseil d’établissement, fait l’affaire de tous.Naturellement, d’autres disciplines doivent écoper, comme les arts, et, dans les spécialités, seule l’éducation physique est préservée.L’enseignement de l’anglais commence en quatrième année dans les écoles de langue française.En l’an 2000, il commencera en troisième.Mais plusieurs craignent que le temps accordé à cette discipline diminue en raison du fait que l’anglais et quatre autres matières (davantage si on distingue les différents arts) devront se partager neuf heures et demie d’enseignement.VOIR PAGE A 12: ANGLAIS Québec déboursera 1,5 milliard pour le CHUM De passage à New York, Bouchard dit accueillir «avec ferveur» Vidée de construire un nouvel hôpital ROBERT DUTRISAC ENVOYÉ DU DEVOIR À NEW YORK Le gouvernement québécois est prêt à investir un milliard ou 1,5 milliard dans la construction d’un grand hôpital, flambant neuf, afin d’accueillir le Centre hospitalier de l’Université de Montréal (CHUM).C’est ce qu’a laissé savoir, hier, le premier ministre Lucien Bouchard alors qu’il inaugurait un forum médical auquel participent des chercheurs et des entreprises du Québec au Columbia Presbyterian Center de New York.«Le gouvernement est prêt à débourser les montants très considérables qui sont requis pour qu’il y ait à Montréal un très grand hôpital universitaire francophone», a déclaré M.Bouchard lors d’un point de presse.«On a parlé de un milliard ou 1,5 milliard», a-t-il ajouté par la suite.Le gouvernement «accueille avec faveur» l’idée de construire un hôpital neuf, a dit M.Bouchard, «je me rends compte que le projet initial d’un hôpital sur trois sites n’a pas donné les fruits espérés, a-t-il dit.Et je constate moi aussi, en écoutant les voix qui se font entendre dans le domaine de la médecine, qu’un seul hôpital neuf serait la solution.» La valeur de l’investissement nécessaire n’est pas encore fixée avec exactitude.«On va d'abord définir les besoins, VOIR PAGE A 12: CHUM Gilles Duceppe au Devoir Pour le Bloc, la notion des deux peuples fondateurs est dépassée PIERRE O’NEILL LE DEVOIR Dans la mesure où les souverainistes veulent que leur projet soit rassembleur, il importe que les Québécois d’origines diverses et de milieux sociaux différents puissent s’y reconnaître, croit Gilles Duceppe, qui estime dépassé le concept des deux peuples fondateurs.À son avis, parler du peuple québécois d’aujourd’hui et vouloir se prendre pour l’un des deux peuples fondateurs est une démonstration d’incohérence.«Les choses ont changé et ce qu ’étaient les Canadiens français en 1867, les Québécois ne le sont plus.C’est très différent.» En entrevue avec l’équipe éditoriale du Devoir, le chef du Bloc québécois s’est appliqué hier à mettre en lumière l’anachronisme du concept qui a prévalu jusqu’à la Révolution tranquille.«Nous tie sommes plus des Canadiens français, nous sommes des Québécois.Et les Québécois sont différents de ce qu’étaient les Canadiens français dans le temps.» Les fondements de cette théorie sont d’ailleurs explicités dans les documents élaborés par les chantiers de réflexion du Bloc en vue du conseil général qui se tient en fin de semaine à Rivière-du-Loup.Ainsi, le chantier sur la souveraineté en est venu à la conclusion que les «M: ï ïfêÿs -v VOIR PAGE A 12: BLOC 9 i 778313000696 L K I) E V 0 I K , I.E S S A M EDI 17 E T I) I M A N C II K I « A V It I L 1 i) !> !) -A.m I El a —— ¦ " ¦ • ' ' w Eli w Pierre Jolivet s’attaque au «patrimoine» Trop belle pour lui ODILE TREMBLAY LE DEVOIR ' pierre Jolivet affirme qu’il ne lit .pas les critiques sur ses films.Il \jous dit ça et on n’est pas très sûr de le croire, d’autant plus qu7s« plein çœur, sa dernière œuvre qui sortait hier dans nos salles, s’est fait joli-tnent varloper par la presse parisienne.Le terme «exécuter» serait plus juste.11 faut dire que le film est un remake (Jolivet déteste le mot).Il y a quarante ans, sur une même adaptation du roman de Simenon En cas de malheur, Autant-Lara avait donné la Vedette à Jean Gabin et à Brigitte Bardot, et une certaine scène où elle levait sa jupe avait frappé les mémoires.«En France, on n’a pas le droit de toucher au “patrimoine”, lance-t-il avec quelque amertume, ce patrimoine fût-il un film de seconde zone.Car entendons-nous: je n 'ai pas refait Les Enfants du paradis.» Il n’a d’ailleurs pas refait le film d’Au-tant-Lara, pour la bonne raison qu’il ne l’avait pas vu — du moins avant de tourner — pas plus qu’il n’avait lu le roman de Simenon.C’est le scénario de Roselyne Bosch qui fut sa trame.«Si j’avais vu le film ou lu le livre, j'aurais été tenté d’intervenir dans l’adaptation, ou même de ne pas le faire, alors.» , Quoi qu’il en soit, le cinéaste s’attendait à voir son film snobé.Et il le fut «Je ne suis pas un révolutionnaire au cinéma, dit-il.Mon film s'inscrit dans une tradition de classicisme.Il y’est pas à la mode.On ne me l’a pas pardonné.» ' ’ Jolivet avait auparavant réalisé des ajüvrés à portée sociale plus grande, comme Force majeure et Fred.Cette fois;, il s’agit davantage d’un film de ÇOrnniande pour lequel il a d’ailleurs 5ççu.le plus gros budget de sa vie 45 millions de francs).Précisons qu’En plein cœur, qui db’nne la vedette à Jacques Gamblin, Carole Bouquet et la jeune Virginie Ledoyen, est l’histoire d’un triangle ^tnpureux entre le mari avocat, bien fnarié et apparemment heureux de son sort craquant pour une nymphette délinquante qu’il entreprend pe défendre en cour, avant d’y laisser sa femme et son honneur.Desente dans les profondeurs de la assion, mais aussi dans une certai-e image du passé du héros qui roit retrouver en cette jeune fille sa ropre enfance.t «Simenon est le plus adapté des Ecrivains parce qu’il écrit d’une façon rès instinctive, affirme Pierre Jolivet.I n'a rien d’un moraliste, mais ses ’œuvres ont toujours un fond social et !moiàtqui inspire les cinéastes.» ! B affirme avoir pensé tout de suite ià Jaques Gamblin et à Carole Bou-;q«et pour les rôles des époux.«Parce Iqpe chacun est emblématique d’une ïcëf fçine classe sociale qui collait à Ileurs personnages.Elle bourgeoise, lui '.fraîchement arrivé dans un monde Id’a'rgent.Carole Bouquet est belle.‘C’était amusant de dire: la beauté n’est,pas tout.Si j’avais pris une bourgeoise un peu tapée, c’eût été trop simple.» Quant à Virginie Ledoyen, jeune étoile montante du cinéma ffànçais, elle s’est imposée après quelques tâtonnements.«J’y ai perdu etftagné avec elle.Perdu en séduction imtftediate, indiscutable, Son charme estpl\is discret que celui de Bardot.Vtfgibie possède un mystère diffus plu-tôTfiUe sexuel, qui ouvrait sur des zohès intérieures de séduction.» ’¦«La différence d’âge est moins grande entre Virginie et Jacques Gamblin qu’entre Gabin et Bardot à l’époque.Dans le premier cas, on comprend très bien que le personnage de Gamblin, encore très séduisant, ait une petite amie plus jeune.Cela change la dynamique, la rend plus actuelle que dans En cas de malheur.» «Mon film en est un sur la passion, précise Jolivet.On dit que les passions sont toujours en dehors de la raison, mais elles ont leurs raisons obscures et cachées.C'est typiquement Si- SOURCE MOTION INTERNATIONAL «Je ne suis pas un révolutionnaire du cinéma, admet Pierre Jolivet.Mon film s’inscrit dans une tradition de classicisme.» menon, ça.Les choses ne sont jamais au premier degré.Il est un Balzac moderne, abordant le fond tout en traitant de la société qui était la sienne.» «Evidemment, l’histoire de l’homme arrivé qui tombe amoureux d’une nymphette a été racontée cent fois.Je me suis intéressé au facteur psychologique déclencheur.Il a renié ses origines et elles le rattrapent à un moment de sa vie où l’ennui le gagne.» «Cela dit, j’ai voulu camper mon film dans la société d’aujourd’hui, et le personnage de Virginie est cette incarnation d’une certaine jeunesse qui a très envie des stigmates de la richesse mais qui balance entre deux mondes, deux amours: Gamblin et le Jacques Gamblin et Carole Bouquet se sont imposés pour les rôles des époux jeune homme dealer et violent interprété par Guillaume Canet.Les deux hommes sont d’ailleurs plus faibles que les femmes.comme dans la vie.» «Ce qui me plaisait dans cette histoire, c’est que mes personnages, quelle que soit leur condition sociale, sont tous placés sur le même niveau.Le passion les rend égaux.» «N'empêche, c'était la première fois que je travaillais sur une adaptation.Et devant la réception que le film a reçu, j’y penserai deux fois le prochain coup.» De fait, Pierre Jolivet vient de tourner une comédie sociale qui a pour cadre une petite entreprise, film qui se révélera plus proche de Fred que d'En plein cœur.CINEMA ST-LEONARD 9480 LACOKDAIRE 324-9227 IL FAUT SAUVER LE SOLDAT RYAN (13) UNE BOUTEILLE À LA MER (G) PATCH ADAMS V.F.(G) LE PRINCE D’ÉGYPTE (G) ET 4 AUTRES! -www.cinema.ca- CONSlimy IIS 11< >R.\lltl N < INI MA RELACHE MIR.JEU.Cumin l'niriis LA COMEDIE NUMERO 1 AU CANADA ! UN BAISER, ENFIN 1 (version française de Never Been Kissed] À L’AFFICHE! ?SON DIGITAL VERSION FRANÇAISE I CINÉPLEX ODÉON-1 | CINÉPLEX ODÉON 1 |—LES CINÉMAS QUZZO 1 r—MÉOA PLEX-QUZ20—« [QUARTIER LATIN ?] ILASALLE (Place) |1 LANGELIER 6 ?11 TASCHEREAU 18 ?| [lONGUEUIL (Place)! IbOUCHERVILLE 11 ST-BRUNO ?11ST-EUSTACHE ?| I CINÉPLEX OOÉON—i r—— CINÉPLEX ODÉON ——i CINÉPLEX ODÉON—n r— CARREFOUR DU NORD—i [CARREFOUR DORION H PLAZA DELSON 11 LAVAL (Galeries) Il ST-JÉRÔME | I-CAPITOL-1 r— LES CINÉMAS OUZZO i— LES CINÉMAS QUZZO 1 r QALEBIES ST-HYACINTHE -i ST-JEAN | [STE-THÉRfeSE 8 ?] [TERREBONNE 8 ?| IST-HVACINTHE ?| | CINÉ-ENTRE PRISE-1 I CINÉ-ENTREPRISE- -CINÉMA DE PARIS-1 [plaza REPENTIONY7| IST-BASILE ?! IVALLEVFIELD ?ÎICHÀTEAUQUAY ENCORE | VERSION ORIQINALE ANGLAISE I CINÉPLEX ODÉON—i r“—CINÉPLEX ODÉON——n (—— CINÉPLEX ODÉON—1 r—LES CINEMAS GUZZO—-I IFAUBOURQ ?[ [LASALLE (Place) ?11CÔTE-DES-HEIQES ?| IlACORDAIRE 11 ?! j— LES CINÉMAS QUZZO —| I— MÉGA-PLCX' QUZZO i— MÉGA-PLEX** QUZZO —I f CINÉMA PINE— 1 IDES SOURCES 10 ?| IPONT-VIAU 16 ?11TASCHEREAU 18 ?11 STE-APELE ?| EN PLEIN CŒUR Réalisation: Pierre Jolivet Scénario: Roselyne Bosch, d’après le roman En cas de malheur de Georges Simenon.Avec Gérard Lanvin, Virginie Ledoyen, Carole Bouquet, Guillaume Canet.Image: Pascal Ridao.Montage: Yves Deschamps.Musique: Serge Perathoner, Jannick Top.France, 1998,100 minutes.Cinéplex Odéon ANDRÉ LAVOIE De ce côté-ci de l’Atlantique, le cinéma du réalisateur français Pierre Jolivet suscite l’enthousiasme.Son travail de scénariste a fait merveille pour Luc Besson (Le Dernier Combat, Subway) alors que ses propres films, moins racoleurs, n’explorent pas les mêmes avenues.Comme bien de ses compatriotes cinéastes, il a eu droit à son remake (celui de Force Majeure, devenu Return to Paradise) et la carrière de son dernier film, Fred, réalisé en 1996 et sorti ici l’an dernier, n’a connu aucun retentissement.Il nous revient cette fois avec En plein cœur, un film remarquable mettant en vedette Gérard Lanvin, Carole Bouquet, Guillaume Canet et une jeune actrice qui s’impose de plus en plus, Virginie Ledoyen.Reconnaissons d’emblée qu’il a eu la chance de mettre la main sur le scénario de Roselyne Bosch (1492, Christophe Colomb), une adaptation du roman En cas de malheur de Georges Simenon, roman aux accents pervers de ce «Balzac sans les longueurs».Certains cinéphiles et de nombreux amateurs de Brigitte Bardot dans son plus simple appareil se souviendront peut-être de la version de Claude Autant-Lara, réalisée en 1958 avec Jean Gabin dans le rôle de l’avocat qui décide de tout plaquer pour la belle voleuse.Cette fois-ci, c’est au tour de Gérard Lanvin; l’avocat Michel Farnese succombe vite aux charmes de Cécile (Virginie Ledoyen), une petite garce en cavale qui se retrouve coincée après le vol d’une bijouterie.Comme elle connaît son adresse puisqu’elle lui a volé son porte-monnaie, Cécile le supplie de lui venir en aide et il ne se fera pas prier longtemps, se servant même du (faux) témoignage de l’amant de Cécile, Vincent (Guillaume Canet), pour la disculper.Après sa sortie de prison, Cécile s’installe dans le lit et la vie de Michel, celui-ci ayant décidé de quitter Viviane (Carole Bouquet), son épouse.La «lune de miel» sera pourtant de courte durée: Vincent ne supporte pas l’idée de perdre Cécile alors que les doutes planent sur la véracité de son témoignage.Ce quatuor désaccordé, victime des hésitations et de l’insouciance de la jeune fille, se détruira rapidement, faisant même éclabousser un peu de sang au passage.Sans multiplier davantage les mystères et les fausses pistes — ce qu’aurait fait un Chabrol qui se serait moqué du milieu bourgeois où évolue Michel et Viviane —, Pierre Jolivet réussit sans mal à nous tenir en haleine, toujours obsédé qu’il est d’éviter les temps morts (ses films font souvent moins de 90 minutes).Plaçant volontairement les personnages sur un fil de rasoir et sous haute tension, ceux-ci se débattent comme ils peuvent, bourrés de contradictions, confus, parfois méchants, souvent insolents, manquant même un peu d’orgueil comme dans le cas de Viviane, l’épouse dupée.En fait, comme dans les romans de Simenon, ils ne sont «pas toujours coupables mais jamais innocents».Ce récit mélange habilement obsessions, sexe, violence, jalousie et mensonges, sans pour autant que Jolivet s’y vautre inutilement ou que ces éléments prennent le pas sur son ambition première: celle de raconter, avec application et savoir-faire, l’histoire d’une passion dévastatrice.De surcroît, quatre interprètes au diapason complètent cette petite réussite, à commencer par Virginie Ledoyen, qui porte presque tout le film sur ces jeunes épaules, soutenue également par un Gérard Lanvin vieillissant mais traînant toujours sa mine des jours tristes.Alors que Guillaume Canet défend le rôle le plus ingrat, celui de l’amant jaloux et un peu fêlé, Carole Bouquet, sans bousculer à outrance son image de marque (Chanel.), réussit à émouvoir, tout comme elle l’avait fait dans Trop belle pour toi de Bertrand Blier, là aussi délaissée par un mari en mal de nouveauté.Même si En plein cœur ne bouscule en rien les règles du polar et réinvente à peine le triangle amoureux, le film n’en demeure pas moins séduisant et laisse planer quelques zones d’ombres en plus de ne jamais se faire complaisant à l’égard de la nature humaine.Simenon n’y aurait ajouté qu’un peu de brume.SOURCE MOTION INTERNATIONAL Virginie Ledoyen et Gérard Lanvin dans En plein cœur.SANDRINE BONNAIRE FRANÇOISE FABIAN LAURE MARSAC JERZY RADZIWILOWICZ défense mise en scène JACQUES RIVETTE Cela fait longtemps que Rivette n'était parvenu à mêler aussi brillamment abandon et précision.» - Pierre Murat, Télérama Un exercice ambitieux et plein d'humour.» - Martin Bilodeau, Le Devoir Un film d'une beauté inclassable.» - Luc Perreault, La Presse himMM TONIC , |-CINÉPLEX ODÉON- À L’AFFICHE EN EXCLUSIVITE |cohplpiepesjabdins| tous les jours: 1:30 - 5:00 - 8:30 Qui ratera Taratata RATERA LES MÉGASTARS mism - M l’: TARATATA Taratata est de retour ! Avec un Nagui éclaté, un public survolté, un plateau surchi “ musiciens.À l’affiche de l’émission fétiche : Garou, Luck Mervil, Patrick Fiori, Julie Zenatti, Lenny Kravitz, Supertramp.Julien Clerc, Claude Nougaro, Gloria Gaynor, Noa, Liane Foly, Tina Arena, Khaled.Faudel, Rachid Taha, Cheb Mami et K.Mel.CE SOIR CHANGEZ DE MONDE www.tv5.org ^ L K I) E V OIK.1.E S S A M EDI 17 E T I) I M A N C HE 18 A V R I L I !» !» !» C 12 LE DEVOIR LES SPORTS HORS-JEU Les Z’Amers Encore les Expos?Encore le stade?Cette histoire commence à vous scier sérieusement, n’est-ce pas?N’ayez crainte, nous ne serons pas long.Juste le temps d’établir quelques paramètres de réflexion à propos de la permanente éphémérité des choses.e sommes-nous réellement que poussière au vent, ridicule résidu de big-bang condamné à n’être que de passage, immodeste créature qui se croit le centre de tout mais n’en est rien, mais n’est rien?Les réponses nous échappent, quoique de moins en moins.Nous avons désormais la certitude qu’environ 38 000 êtres humains se sont volatilisés au cours des derniers jours.Trente-huit mille citoyens, vous l’aurez compris, c’est la différence entre la masse enthousiaste et fébrile de 44 000 citoyens au-dessus de tout soupçon qui s’est rendue «livrer un message» à la direction des Expos de Montréal et du baseball majeur lors du match d’ouverture et les moins de 6000 chrétiens pratiquants qui ont foulé le béton du bol à l’occasion de chacune des trois joutes que nos * Z’Amours ont disputées cette semaine contre les Brewers de Milwaukee.Pour la circonstance, nous désignerons d’ailleurs ces 38 000 vrais de vrais fans de balle par un sobriquet imaginatif dont nous détenons le copyright (que nous sommes cependant prêt à céder moyennant des frais exagérément bas): les Z’Amers.Et nous prouverons scientifiquement que le baseball est véritablement une religion à Montréal.Ainsi, à l’instar de ce qui se trame dans le catholicisme, ils y croient toujours mais ne vont plus à la messe.?On était jeunes, on était fous, c’était le début d’un temps nouveau, la Terre était à l'année zéro, la moitié des gens n’avaient pas 30 ans, les femmes faisaient l’amour librement.Vous vous en souvenez?C’était le 8 avril 1999, vers 19h.Ne manquaient que les fleurs dans les cheveux.Ça gueulait.Va te faire voir, Brochu.Ovation par-dessus ovation.Oui que oui, le baseball a de l’avenir par chez nous.Nous-même, ici, croyions qu’il faudrait attendre un peu pour confirmer la justesse de notre scepticisme.Mais il faut croire qu’aux âmes bien nées, il est possible d’avoir une petite avance.• Peut-être est-ce la faute d’un marketing inexistant.Peut-être que Felipe Alou a raison, qu’avec tout ce que les Expos ont fait pour faire fuir le monde, il est étonnant qu’il s’en trouve encore pour aller au stade.Reste que cela prouve ce que nous avancions — il faut bien s’encenser soi-même de temps en temps —, à savoir que cet engouement d’un jour était trop bruyant pour être vrai.A moins que l’équipe ne se mette sérieusement à gagner, et nous ne parierions pas le contenu de notre sac Glad là-dessus, il y en a qui vont trouver le temps long.?Le plus drôle, c’est que les Z’Amers ont amorcé leur grande diaspora pendant que Milwaukee était en visite.Les Brewers de Milwaukee, l’équipe que possède le vénérable commissaire du baseball majeur Bud Selig.Selig n’a d’ailleurs pas donné d'entrevue cette semaine.Il n’en est pas capable.Il rit trop.?Déculpabilisons-nous un instant, si vous le voulez bien.Si Montréal a un pied et demi dans la tombe, ce n’est pas nécessairement beaucoup plus Jean Dion rigolo ailleurs, aux États par exemple, où le baseball est le passe-temps de toute une nation assez puissante pour dominer le monde et où on n’a pas affaire qu’à des indigènes un peu simplets qui ne comprennent que le hockey.Les Mets de New York ont une bonne équipe.Et pourtant Mercredi: 15 729 spectateurs au stade Shea.Jeudi: J4 155.A Philadelphie, mercredi, 16 287.A San Francisco, mardi, 9425.Mercredi, 11274.Jeudi, 10819.A Detroit, mercredi, 12 ?63.Jeudi, 11818.A Chicago (White Sox), dimanche, 10 503.Au Minnesota, dimanche, 12 430.A Oakland, mardi, 5377.Mercredi, 8377.Jeudi, 7148.Et s’il y avait, comment dire sans froisser personne, un problème de fond?» ?Dans la série «Ô temps, suspends ton vol, et vous, heures propices, suspendez votre cours, laissez-nous savourer les rapides délices des plus beaux de nos jours», dans la série «Me semble pourtant que j’avais passé mes maths 522, un peu juste peut-être, mais passé quand même», nous sommes heureux de vous transmettre ce que nous avons appris cette semaine au terme d’une rencontre entre les actionnaires des Expos et les dirigeants du baseball majeur.La date butoir du 6 mars n'ayant pas été modifiée par les ligues majeures, elle est toujours en vigueur.Un sondage FLOP commandé à la hâte par Hors-Jeu montre que 100 % des répondants n’ont pas la moindre idée de ce à quoi peut avoir l’air de ressembler un butoir, mais on ne peut pas éviter de inclure qu’on n’a plus les butoirs qu’on avait ?Michael Jordan songe à acquérir les Hornets de Charlotte.Mario Lemieux veut acheter les Penguins de Pittsburgh.Nous tous de la gauche ne pouvons que nous réjouir à l’idée que l’avant-garde du prolétariat prenne ainsi d’assaut le grand capital.Demain, nous collectiviserons les arénas.Aux travailleurs les moyens de production.Mais là n’est pas la perspective la plus intéressante.Imaginez plutôt, juste un instant une table de négociations.En bois franc.Le président de l’Association des joueurs de la NBA qui dit à Jordan: «Vous faites beaucoup trop d’argent.Vous cachez des revenus.Nous voulons notre juste part.» Autre table.Même bois franc.Lemieux qui dit au président de l’Association des joueurs de la LNH: «Les salaires des joueurs sont trop élevés.Vous nous conduisez à la faillite.Il faut un plafond salarial.» On en bave d’avance.?Mercredi, la ligue féminine professionnelle de basketball des États-Unis (WNBA) a évité un lock-out lorsque propriétaires et joueuses se sont entendus sur une nouvelle convention collective.En vertu de l’accord, le salaire minimum des joueuses passera de 15 000 à 30 000 $ US par année et à 25 000 $ pour les recrues.Le salaire annuel moyen dans la NBA, vous savez, là, les grands monsieur, est de 2,6 millions.C’était juste pour dire ça, comme ça jdion@ledevoir.com Expos 6, Mets 4 Hernanson tient bon RICHARD M I LO PRESSE CANADIENNE New York — Les Expos ont gagné et c’est tout à leur honneur.Ce n’était pas agréable de regarder le match, encore moins de jouer.Il faisait froid, trop pour un match de baseball, humide à part ça, et le match a été retardé d’une heure et 12 minutes à cause de la pluie.Devant 17,900 personnes, les Expos ont battu les Mets 64 pour remporter leur troisième victoire en quatre matchs à l’étranger cette saison.Il faisait 47 degrés Farenheight au début de la rencontre et le joueur d’arrêt-court Orlando Cabrera portait la tuque pendant que Dustin Herman-son se réchauffait au monticule.Hermanson (2-0) a remporté sa deuxième victoire en trois départs.L’as de la rotation n’a donné que six coups sûrs et deux points en sept manches et un tiers.Les Mets ont inscrit le premier point du match à la suite d’un double de Ro- ger Cedeno mais les Expos ont répliqué immédiatement avec une poussée de quatre points, à la quatrième.Rondell White a amorcé l’attaque avec son deuxième circuit de la saison contre Al Leiter.Chris Widger a réussi un simple d’un point et Wilton Guerrero a suivi avec un double de deux points pour mettre fin à une séquence de Oen-13.La chance était aussi du côté des Expos.Après le circuit de White, Vladimir Guerrero a reçu un but sur balles et Michael Barrett a frappé un simple un peu chanceux à la suite d’un roulant.La balle a fait un bond capricieux devant Robin Ventura près du coussin le long de |a ligne du troisième but.A la huitième, Barrett a réussi un simple de deux points qui a chassé Inciter du monticule.En sept manches et deux tiers, Leiter a donné huit coups sûrs, trois buts sur balles et six points.Les Expos ont utilisé deux rele-veurs à la huitième quand un simple de John Olerud a chassé Hermanson du monticule.Wayne Gretzky annonce sa retraite REUTERS Wayne Gretzky, en compagnie de Gordie Howe, lorsqu’il avait douze ans; au moment de sa première conquête de la coupe Stanley, en 1984; lorsqu’il égale le record de buts de Gordie Howe, en 1994, et lors de son dernier match en sol canadien, jeudi, à Ottawa.«Le hockey va toujours me manquer» Le plus grand joueur de Vhistoire jouera son dernier match demain ASSOCIATED PRESS CJ est officiel.Wayne Gretzky mettra fin à sa carrière exceptionnelle demain, à New York, à l’issue du match entre les Rangers et les Penguins de Pittsburgh.«Aujourd'hui, j'annonce officiellement ma retraite.Dimanche, je disputerai mon dernier match», a révélé l’athlète de 38 ans, la voix brisée.La vedette des Rangers de New York a procédé à cette annonce lors d’une conférence de presse très courue au Madison Square Garden, moins de 24 heures après des adieux très émouvants en sol canadien lors d’un match au Centre Corel à Kanata, en Ontario.«Vous n’auriez pu être un meilleur compétiteur, a déclaré le commissaire de la LNH Gary Bettman.Aucun athlète n’a autant fait pour son sport que vous pour la IJ'/H.» «Vous avez été un ambassadeur hors pair pour le hockey.Sur la glace et à l’extérieur, vous vous êtes toujours comporté d’une manière exemplaire.Et nous vous en sommes profondément reconnaissants.Merci et vous nous manquerez.» Gretzky, qui était entouré de sa femme Janet et de ses fils Ty et Trevor, a souri quand Bettman lui a rendu cet hommage.Mais c’est les yeux rougis qu’il a regardé un montage vidéo de ses meilleurs moments dans le hockey.Un sentiment profond L’ancien joueur de la LNH John Davidson a présenté Gretzky comme «le plus grand joueur de tous les temps».«Depuis quelques semaines, les gens me demandent pourquoi avoir choisi ce moment, a précisé Gretzky.C'est un sentiment profond.Mon coeur me dit que c’est le temps de quitter.» j’aime le hockey et j'adore jouer.Gordie Howe m’a dit l'autre jour qu’il adore toujours son sport et il dispute toujours des matches pour des œuvres de charité à l’âge de 70 ans.» «Que ce soit maintenant ou l’année prochaine ou dans 20 ans, le hockey et la Ligue nationale vont toujours me manquer.C’est un grand changement pour moi.C’est un défi que j’ai hâte de relever.» Vêtu d’un complet noir, Gretzky a tenté de rester en contrôle de ses émotions.Mais il avait des trémolos dans la voix à quelques reprises alors qu’il a longuement remercié ses amis, ses coéquipiers et ses patrons.Sa femme Janet a également donné l’impression de refouler ses émotions.Sa fille Paulina n’a pas as- Vingt ans de carrière, dix grands moments sisté à la conférence de presse car Gretzky a dit qu’elle craignait de trop pleurer.Gretzky, qui détient plus de 60 records de la LNH, n’a pas parlé très longuement et il a reçu de généreux applaudissements à la fin.Dans le monde du hockey, les hommages ont commencé à affluer.«Il doit être considéré comme le meilleur joueur de l’histoire, a déclaré Mario Lemieux sur les ondes de TSN.Le hockey perd un grand joueur, probablement le meilleur, et c’était très touchant à la fin.Je suis convaincu qu’il a pris la bonne décision.» En paix avec lui-même Le principal intéressé en est convaincu.«Je suis en paix avec moi-même.J'ai mûri ma décision.» En 1486 matchs, Gretzky a marqué 894 buts, ajouté 1962 passes pour un total de 2856 points.Outre les Rangers, il a aussi joué avec les Blues de St.Louis, les Kings de Los Angeles et les Oilers d’Edmonton où il a amorcé sa carrière.Il a remporté à neuf reprises le trophée Hart remis au joueur par excellence de la Ligue nationale et à dix reprises le championnat des marqueurs.Gretzky, qui a eu 38 ans le 26 janvier dernier, a inscrit son premier but contre Glen Hanlon des Canucks de Vancouver, le 14 octobre 1979.NEIL STEVENS PRESSE CANADIENNE C> est un exploit d’équipe qui demeure le plus beau souvenir de Wayne Gretzky après 20 ans de carrière dans la LNH.Il y a 15 ans, la Merveille avait mené les Oilers d’Edmonton à leur première conquête de la coupe Stanley en balayant les Islanders de New York en quatre parties.Pour ceux qui connaissent Gretzky, ce choix est loin d’être une surprise, puisqu’il n’a jamais été égocentrique malgré tous ses exploits.«Le fait que je ne me suis jamais considéré meilleur que d’autres joueurs explique en partie mon succès.Je n’ai jamais pensé que j’étais meilleur que mes coéquipiers ou mes entraîneurs», a commenté Gretzky.«Lorsque j’assiste à des matchs impliquant mes enfants, beaucoup de parents nie posent des questions.Je leur réponds: je tie sais pas, je suis un parent.Je bois mon café comme tout le monde, Janet et moi achetons des beignes pour les enfants.Nous sommes des parents ordinaires», a-t-il avoué.«J’ai été très chanceux que le bon Dieu m’ait fait don d’un talent spécial.Peut-être n’était-ce pas un talent, mais une passion du hockey.J’adore le hockey.C’est le meilleur sport au monde», a conclu Gretzky.Ses meilleurs moments Lors d’un tournage vidéo pour l’Association des joueurs de la LNH en 1995, le célèbre numéro 99 a fait le décompte des 10 meilleurs moments de sa carrière, qui vont comme suit: 10, La victoire-surprise des Oilers aux dépens du Canadien, lors des séries éliminatoires de 1981.9.Son premier but dans la LNH face au gardien Glen Hanlon, des Canucks de Vancouver, le 14 octobre 1979.8.La conquête de la coupe Canada en 1987 contre l’Union soviétique.Gretzky avait joué aux côtés de Mario Lemieux dans cette série.7.Avoir surpassé le record de points établi par Gor- MOTS CROISES 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 HORIZONTALEMENT Attachas.Rabot de menuisier.— Support du canon.Blesser.4- Flottement.1- 2- 5- Commune du Morbihan.— Substance incombustible.3- Parente.— Parfum.6- Titane.— Dialecte 4- Exciter.— Fourre- 5- tout.Fer.— Affaiblir.7- tyrolien.Varech.—- Lettre 6- Crustacé marin.8- grecque.Se dit d'une statue 7- Résidu encrassant les cylindres d'un moteur.d'animal à tête humai- ne.8- Deux.— Soutien du navire.— Cancan.9- Être imaginaire.— Rhénium.— Rivière 9- Combina.— Plante roumaine.10- d'Amérique du Nord.10- Fait pour tromper.Transformation 11- Zébrure.— Tique.d'atomes en ions.12- Tellure.— Chrome.11- 12- Agréable.— Lui.— Rad.Légumineuse.— Pré- — Année.fixe signifiant (hors).— Relatif à la mer Egée.VERTICALEMENT 1- Prestataire.2- Partie d'un projectile.— Plante à odeur forte.3- Engrais.— Chlore.— Solution de la page C-9 i • i i • w ¦ MOTS CROISES LE MONDE 8 9 10 11 12 HORIZONTALEMENT I.Comme un accord qui viendrait avant les Européennes.— II.Qui ne fera jamais avancer.— III.Maintient l'ouverture et (ait la fermeture.Devraient rendre service.— IV.Prennent de l'importance à la belote.Gourmandise en fin de repas.— V.Grogne à l'ancienne.Voyelles.Bien fini.— VI.Structure d'entreprise.Temps mort.Mort.— Vil.Note de renvoi dans le texte.Assurent les remplacements.— VIII.Fournis-seuse d'huile.Ses racines et ses graines deviennent médicaments en Afrique.— IX.Neige étemelle.Distribution à table.— X.Temps d'attente.VERTICALEMENT 1.Regards sur le futur.— 2.Qui pourrait donc resservir.— 3.Mettre à plat.Choix difficile.— 4.Glissement du bâtiment.Il y a des machines pour cela.— 5.Peut finir à l’américaine.Vient d'arriver.— 6.Un peu d’égoïsme.Histoire Scandinave devenue histoire de famille.Belle chevronnée.— 7.Donne son nom à l'appellation.Article retourné.Pièce de charpente.— 8.Aime mettre les points sur les I.— 9.Protège l’Alsace et les Alsaciens.Tout le monde.— 10.Derniers coups d'oeil sur les épreuves.— 11.Succès impopulaire.— 12.Bien fatiguées.Préposition.Solution de la semaine dernière Horizontalement I.Contribuable.— II.Ahuri.Oiseux.— III.Véloces.Sont.— IV.Lui.Sautée.— V.Aliénée.Ri.— VI.Raté.Naevi.— VII.Die.Bidonnée.— VIII.As.Laïc.Xu.— IX.Tièdre.En.— X.Embarrassées.Verticalement 1.Caviardage.— 2.Ohé.Lais.— 3.Nullité.TB.— 4.Trouée.Kra.— 5.Ricin.Ir.— 6.Épiler.— 7.Bosse.Dada.— 8.Ui.Noirs.— 9.Assurances.— 10.Béotien.— 11.Luné.— Vexée.— 12.Extérieurs.Philippe Dupuis die Howe (1850), le 15 octobre 1989.Dans l’uniforme des Kings, il a réussi l’exploit face à son ancienne équipe.6.Le 802r but qui lui permettait de devenir le meilleur buteur dans l’histoire de la LNH.Gretzky a déjoué le gardien Kirk McLean, des Canucks, pour devancer Gordie Howe.5.Les quatre buts qu’il a marqués en troisième période du match des étoiles de 1983, au Nassau Coliseum de New York.4.Sa première apparition au match des étoiles, à Saint Louis, en 1980, qui coïncidait avec la dernière présence de Gordie Howe à cette classique.3.Sa première saison de plus de 200 points en 1981-82, alors qu’il en récolta 212 (92 buts, 120 passes).2.Atteindre le plateau des 50 buts en 39 parties.Il avait marqué cinq buts contre les Flyers, dont le 50e dans un filet désert, le 30 décembre 1981.1.La première conquête de la coupe Stanley des Oilers d’Edmonton en 1984, après avoir balayé les Islanders en quatre parties.LES PETITES ANNONCES' Suite des p e 1 i I.o s a n n o n c c s (1 e I a p age Cil VOYAGES f VOYAGE A VENDRE 8 jours de vacances en Floride et aux Bahamas pour 2 personnes à 2000 $ comprenant : » voiture de location avec kilométrage illimité • 2 jours (et 2 nuits) d'hôtel à Fort Lauderdale • 3 jours (et 2 nuits) de croisière aux Bahamas avec repas et animation sur le bateau • 3 jours (et 2 nuits d'hôtel) à Orlando (Walt Disney World), avec repas Ne comprend pas le transport jusqu'à Fort Lauderdale.Choisissez votre semaine de vacances entre ce printemps et le printemps de l'an 2000.Me contacter pour détails : Lucie Brien (613) 744-6667 K =r ENTRETIEN, RÉNOVATION TOUS GENRES DE TRAVAUX.Petits ou gros.Honnête et liable.J.Prévost.387-2613.DEMENAGEMENTS ARTISAN • DÉMÉNAGEUR Courtois, ponctuel, attentionné VINCENT SCAU0N, 946-9553 GILLES J0D0IN TRANSPORT INC Déménagements de tous genres.Spécialité: Appareils 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