Le devoir, 6 avril 1999, Cahier B
'•«Ur* ill QUEBEC Philippe Breton .¦Jw'i) ' .i'i r.jll.il)> i •Vfi rj •' Or i mi r t •ill) i k£T ¦itfo -'x£q ii jet ruo r •li.ji j )nt)i ÔH" )!) «• i itfpc nr r i ( [ •¦if* im i •mu MJ) , ib< i** > • iltf 1 •iev * UOJ .art )! è •i;V , i » L’anti-manipulateur L’expert en communication critique tant L’Erreur boréale que l’information diffusée en temps de guerre il ( •i u j.'/i 2 ; ta* il ->U v tiêv'i 15'/ I OU / i •ms i :: t ’i ii ;) t ¦ -•cbs !if.\Z jijjiii ii •> ii !/ll ) mire :C‘( I M'« I téT"?ü.J •: lifiil ni;: i > r 116 ri) ¦UK) ' iènli Faut-il dénoncer la manipulation constante de l’information en situation de guerre?En temps de paix démocratique, par ailleurs, une cause juste légitime-t-elle l’emploi de tous les moyens pour convaincre les citoyens d’y adhérer?L’actualité (Kosovo, L’Erreur boréale, etc.) nous a dicté ces questions à Philippe Breton, historien de l’informatique, critique de la communication, expert de la rhétorique.ANTOINE ROBITAILLE Une erreur ?Philippe Breton, en envisageant de façon distincte le discours et la procédure du discours dans son dernier livre, Im Parole manipulée (Boréal, 1997), en a choqué plus d’un.«On m’a reproché de ne pas condamner les valeurs de l’extrême droite.Mais je voulais m’en tenir strictement aux moyens qu’elle se donne pour convaincre l’opinion.» C’est, de son propre aveu, ce qui le différencie du linguiste américain Noam Chomsky, qui «mélange deux registres».«Je n ’exprime pas mes positions idéologiques dans mes travaux.» Et quand il s’en prend au libéralisme, il le fait en «analysant la façon dont on argumente en faveur du libéralisme, lorsqu’on dit que c’est naturel, que c’est du “réalisme”.C’est une vision du monde que l’on devrait pouvoir discuter».Evidemment, ce regard analytique sur les discours, il le porte aussi à gauche.«Les causes défendues ne sont pas en question.Mais des mauvais moyens risquent de pervertir la cause.Et une bonne cause ne justifie pas l’emploi de n’importe quel moyen.» Philippe Breton, qui participait récemment au Mondial de la communication, illustre alors son propos avec un exemple local: le documentaire de Richard Desjardins, L’Erreur boréale, qu’il a visionné.«C’est une cause éminemment sympathique.Desjardins vient vous prendre avec des thèmes forts.Que voulez-vous dire contre les Indiens, la forêt, etc.?Je ne connais rien au dossier J’ai regardé le film naïvement en cherchant à voir comment l’auteur tente de nous convaincre.» Le fdm, selon un point de vue argumentatif, pose selon lui un certain nombre de problèmes.«Il comporte un ensemble de procédés très critiquables.Les énoncés qu’il nous propose sont des énoncés qui font principalement appel aux affects.» Breton raconte que plusieurs Québécois se sont dits d’accord avec lui, ajoutant «qu’ils n’oseraient cependant pas affirmer tout haut leur désaccord avec le poète intouchable».«Les éléments argumentatifs qu’il aurait fallu pour convaincre en respectant la liberté de réception ne sont pas là.Ça ne veut pas dire qu’ils n’existent pas quelque part.Peut-être que l’auteur a choisi de ne pas nous les donner.Chose certaine, je ne peux être convaincu par un film comme celui-là.» Il insiste: «Ce n’est pas un jugement sur le fond de la cause.En France, je critique constamment les procédés de certaines publicités de l’Etat qui défendent des causes très justes: lutte contre la drogue, contre la cigarette, l’alcool au volant, etc.» Philippe Breton est un critique de la technique.Il a développé ce propos, entre autres, dans une conférence: www.monde diplomatique .fr/livre/crac/ 43.html Fl hilippe Breton constate que «la crise du Kosovo nous oblige à changer un peu les catégories d’analyse des médias et de l’information dans un contexte guerrier.» L’anthropologue, chercheur au Centre national de recherche scientifique en France, dénonçait, dans son dernier livre, les manipulations des alliés lors de la guerre du Golfe.Notamment l’utilisation de «vrais oiseaux englués dans une marée noire bien réelle mais localisée à des milliers de kilomètres des mêmes cruels Irakiens censés l’avoir provoquée».On se serait attendu à le voir scandalisé par l’aura d’imprécision et d’incertitude qui entoure toute divulgation d’information sur la présente guerre au Kosovo et en Yougoslavie.Un jour, l’OTAN annonce l’exécution de leaders de l’opposition.Le lendemain, on voit certains d’entre eux, notamment Ibrahim Rugova, nier l’information en direct.«Les réfugiés qu’on voit, c’est déjà ceux d’il y a trois jours, dit Philipp Breton, dont on nous montre encore et encore les mêmes images.Vous avez remarqué: c’est toujours le même missile qui part!» Matière à dénonciation?«La manipulation est légitime dans le contexte de la guerre, répond Breton.Iœs généraux, de leur point de vue, ont raison de dire qu’on ne peut pas mener une guerre transparente.» «La manipulation fait partie des armes de guerres», dit-il en rappelant que les Alliés, à la fin du dernier conflit mondial, ont été très justifiés de manipuler l’information pour tromper les nazis, lors du débarquement de Normandie.«Tout ce qui touche à la guerre de près ou de loin est extérieur aux normes démocratiques habituelles.Il faut prendre conscience que nous sommes dans l’illusion de l’information.Mais on n’arrive pas à l’assumer.» Bref, Philippe Breton se refuse à tout jugement de valeur: «La position sage serait de dire: on ne sait pas.» Du reste, Internet change tout, non?Breton, ce critique — mais non moins utilisateur — dq la technique, a publié une Histoire de l’informatique (Ed.La Découverte, 1987).Il explique: «Grâce à Internet, des gens comme Jean-Claude Guédon affirment que l’on obtiendra désormais des informations directes en provenance des lieux de conflit.C’est faux! Internet ne nous sauve pas.Elle offre une information sans médiation, sans contrôle des sources.Tout cela aggrave sans doute les choses.» Bref, pour l’instant, affirme en substance Philippe Breton, dans le doute, on s’abstient.«Gardons-nous de la grille d’analyse trop simple: méchants serbes, pauvres réfugiés.À mon avis, la situation n’est pas aussi claire.Il y a un intérêt militaire au déplacement de ces alba-nophones à la frontière.De plus, avec ces réfugiés, les frappes de l’OTAN semblent davantage justifiées aujourd’hui qu’au tout début.Mais je ne sais pas.Je crois qu’il faut être très prudents.Car nous sommes en pleine guerre;guerre de mots, des images.» Démocratie Dans un contexte démocratique, en revanche, Philippe Breton n’hésite pas une seconde: «Toute manipulation est condamnable.Et nous sommes maintenant de plus en plus tolérants face à elle.» Dans son dernier livre, il constatait par exemple une complaisance croissante des intellectuels à l’égard de la publicité.«Il y a 15 ans, c’était le démon, la pub.On exagérait même un peu.» Maintenant, suggère-t-il, on est dans une situation inverse.Par ailleurs, dans Im Parole manipulée, il démontait, grâce à une analyse serrée, l’utilisation de procédés manipulateurs par l’extrême droite de Jean-Marie Le Pen.Le récent éclatement du Front national ne le rend pas pour autant optimiste: «Cela risque de provoquer une surenchère de manipulation et l’extrême droite pourrait ainsi, au bout du compte, ratisser encore plus large.» La manipulation, ne lui parlez toutefois pas que de cela.«Ce n’est qu’un des aspects de ma réflexion.Par mes travaux, je cherche d’abord et avant tout à montrer que dans le “convaincre”, qui est au cœur de la démocratie, il y a deux possibilités: une qui est manipulatrice et l’autre argumentative.» ANTOINE ROBITAILLE Philippe Breton La noblesse de l’argument C’est cette deuxième possibilité qui l’intéresse surtout, puisque, pour lui, elle constitue une clé essentielle d’une saine démocratie.«Les Grecs, en inventant la démocratie, se disent qu ’il y a une inégalité néfaste devant la parole.Il cherche une façon de la réduire.Alors ils inventent la rhétorique, qui sert à égaliser en permettant de préparer tous les citoyens à prendre la parole.» Philippe Breton cherche à faire renaître en France cet héritage antique.«Pour toute une série de raisons historiques, la rhétorique a disparu.Elle n’est plus enseignée.Moi, je me bats pour qu’on la réenseigne.Tous les bons orateurs l’utilisent, parfois intuitivement.Mais ce savoir est devenu clandestin: cm ne l’apprend à personne.» Pas n’importe quelle rhétorique, cependant.Celle d’Aristote, qui est «un outil au service de finalités» et non une position relativiste.«C’est un très vieux débat.Les sophistes, eux, affirment qu’on peut tout faire avec la technique oratoire; il n’y a pas de vérité, l’outil est tout, c’est l’outil qui est primordial.» Dans l'esprit de Philippe Breton, l’argumentation, la rhétorique, est un idéal à atteindre qui se définit ainsi: «Argumenter, c’est tenir compte de l’auditoire.On parle beaucoup de liberté d’expression.Moi, je crois qu’il faut aussi prendre en compte la liberté de réception de l’auditoire.Disons que je suis orateur.J’ai une opinion.Je pars du point de vue vous avez déjà une opinion.Je vais essayer de vous proposer de bonnes raisons d’adhérer à la mienne.» Tout le monde fait ça, non?Non, insiste Breton, les manipulateurs ne consentent aucune liberté à ceux à qui ils s’adressent, au contraire.«Pour vendre leurs produits ou pour faire passer leurs opinions, ils vont tenter de coincer leur auditoire, de le placer dans une position telle qu’il n’aura pas le choix, qu’il va, de force, adopter le point de vue.» Au fond, selon Breton, tout repose sur une modestie fondamentale.«Et paradoxale! J’établis avec l’auditoire une relation où ce dernier est libre.Autrement dit, je veux le convaincre, j’en ai l’ambition; mais en même temps, j’essaie de faire en sorte qu’il ait le choix d’adhérer ou non à la thèse que je propose.» Modestie qui en recèle une autre.«C’est difficile à accepter mais, dans l’espace public, il n’y a pas de vérité.Im discussion sur la vérité scientifique, par exemple, n ’y a pas sa place.Les vérités religieuses non plus.L’espace public est laïque.» En somme, «lorsqu'on abandonne l’idée de vérité, on se replie sur une chose très importante: la procédure du discours.Cette dernière, et non pas la référence à une vérité, garantira la validité démocratique de ce qu’on va discuter».ANTOINE ROBITAILLE Selon Philippe Breton, «la manipulation est légitime dans le contexte de la guerre».mur rtijf.-TIU Salon international du livre ¦ r ¦ ' 7 au-11 avril 1999 Centre des congrès de Québec U IvorCCtè/ieâ D www.silq.org H/1& ùcvy\£/ .IV n>4WMis M LE DEVOIR Culture Page B 8 Économie Page B 2 Planète Page B 5 Sports Page B 6 ENTREVUE I.K I) K V OIK.I.K M A li I) I II A V K I I.I II II II fi 2 —-—-* LE DEVOIR ?- ECONOMIE Cette semaine à la Bourse Semaine du 4 au 10 avril 1999 Calendrier économique Canadien Statistique économique publiée Date Heure Indice de l'offre d’emploi - mars 7 avril 7 h 30 Permis de bâtir - février 8 avril 7 h 30 Enquête sur la population active - mars 9 avril 7 h 00 Américain Statistique économique publiée Date Heure Inventaires de gros - février 6 avril I0h00 Indicateurs avancés - février 6 avril 10 h 00 Réclamations pour pertes d’emploi - semaine du 3 avril 8 avril 8 h 30 Prix des commodités importées - mars 8 avril 10 h 00 Indice des prix à la production - mars 9 avril 8 h 30 Assemblées des actionnaires Société Date Heure Lieu Type Au Québec : BMTC Inc.(Groupe) 9 avril 14 h 00 Montréal AG Ailleurs : Canadian General Investments Limited 6 avril 14 h 00 Toronto A Third Canadian General Investment Limited 6 avril 11 h 00 Toronto A Centra inc.7 avril 10 h 00 Toronto AS Alberta Energv Companv Ltd.8 avril 15 h 00 Calgary AG A : annuelle: E : extraordinaire: G : générale; S : spéciale Divisions d’actions, regroupements Compagnie Ratio Clôture des registres Richelieu Hardware Ltd.2 pour 1 à déterminer Shop TV Inc.deviendra Site2shop.com Inc.10 pour 1 à déterminer Gentra Inc.1 nouvelle pour 5 anc.assemblée le 7 avril Haddington Resources Ltd.1 nouvelle pour 6 anc.assemblée le 8 avril Fusions et acquisitions Acquéreur Compagnie cible Offre (ou choix) Expiration t, Barrick Gold Corp.>•- Sutton Resources Ltd.0,463 act.ord.de Barrick pour 1 act.de Sutton à venir Cara Operations Ltd.Kelsey’s International Inc.2,55 S l’action sous forme d’act.rachetables au gré de la société à venir Cinar Corporation Edusoft Ltd.8,3326 S US par act.ord.d'Edusolft à venir Compagnie Canada Trust Surrey Metro Savings Cr.Union 24 S par act.sans droit de vote de Surrey à venir Dominion Energy Canada Ltd.Remington Energy Ltd.1,90 S par act.ord.à venir General Chemical Group Inc.Noma Industries Limited 9,25 S par act.cat.A et B à venir Homestake Mining Argentina Gold 0,545 act.ord.de Homestake par act.ord.d'Agentina à venir JDS Fitel Inc.Uniphase Corp.fusion sous JDS Uniphase Coq)., 0,50855 act.ord.de la nouvelle société par act.ord.de JDS Fitel à venir Geophysical Micro Computer Applications Ltd.NRI On-Line Inc.1 act.ord.pour 6 act.ord.de NRI à venir Philips Electronics - NV VLSI Technology Inc.17 S US par act.ord.de VLSI à venir Riocan REIT Realfund 1,35 part de Riocan par part de Realfund détenue à venir The Fresh Juice Co Rowale Corp.2,244 S US + 0,33 act.cat.A de Saratoga Beverage Group Inc.pour 1 act.ord.de Frest Juicc à venir Triion Financial Corp.Royal Lepage Limitée 4,75 S + 0,5 bon sous, de Triion par act.ord.à venir Endesa, S.A.Enersis S.A.16 000 pesos chiliens par ADS d'Enersis 6 avril Speedfam International Inc Integrated Process Equipment Corp.fusion sous Speedfam - Ipcc inc., 0,71 act.ord.de nouvelle société par act.ord.de Integrated détenue assemblée le 6 avril Alberta Energy Co.Pacalta Resources 0,235 act.ord.de Alberta par act.ord.de Pacalta 7 avril First Amesterdam .Financial Services MFS Intermediate Income Trust 5,15 S US par act.ord.de MFS 7 avril First Amsterdam Realty Income Corp.18,50 S US par act.ord.de Realty 7 avril IG Holdings Inc.Toys R Us Inc.12,25 S US par act.moins des dist.versées apres le 1 " déc.7 avril BMC Software Inc.New Dimension Software Ltd.52,50 S US par act.ord.de New Dimension 8 avril Alimentation Couche-Tard Silcorp Ltd.23 S ou 1,2 act.à droit de vote subalterne cat.B d'Alimcntation + 0,20 S par act.ord de Silcorp 9 avril Auspex Minerais Ltd.International Vestor Resources Ltd 1) 0,75 act.ord.de la nouvelle société par act.ord.d’Auspcx; 2) 1 act.ord.de la nouvelle société par act.ord.d’international Vestor assemblée le 9 avril Expiration de bons ou droits de souscription, SPEC et PEAC Compagnie Clubling Corporation Expiration 6 avril Pour obtenir une action 1 droit par 10 act.détenues + 10,40 S pour 1 act.ord de Clubling Rachats, remboursements et conversions (actions, obligations et débentures) Compagnie Modalités Expiration Farm Credit Corporation billet à moyen terme à taux croissant et à échéance reportable du 4 avril 99 reporté au 8 juil.99 4 avril Enbridgc Pipelines (NW) Inc rembour.obligatoire 13,40 % 1° avril 2004 à 1022,97 S par 1000 S de capital 5 avril Province de l’Alberta rembour obligatoire, billet à moyen terme «euro» 5 oct.05 5 avril Westmoreland Coal Co.rachat partiel à 19 S US par depositary share 6 avril Communauté urbaine de Montréal 13,25 % 7 avril 2003, rachat à 100 % du capital 7 avril Nevada Goldfield Corp.(Real Del Monte Corp.) conversion, 10 act.ord de Real Del Monte Corp.par 1000 S de capital de débentures 10% 10 avril 99 (reporté au 10 avril 2004) 10 avril Dividendes supplémentaires ou extra Compagnie Modalités Versement First Premium Oil & omission de la distribution trimestrielle normale du omission Gas Income Trust 31 mars act.: action add.additionnel anc : anciennes cat.: catégorie dist.: distribution Abréviations : div.: dividende ord.: ordinaire pnv, : privilégiée rembour.: remboursement sous.: souscription IR : « Instalment Receipt », reçu de versement P-U : « Partnership Unit » T-U : «Trust Unit», part de fiducie Ces renseignements proviennent de sources que nous croyons dignes de toi.Toutefois, nous ne pouvons en garantir l'exactitude.Ce bulletin d'information pourrait aussi être incomplet.Tassé Tassé & Associés, Limitée La filière de l’hydrogène De la NASA jusqu’au verglas H Power, un nouveau concurrent pour Hydro et les génératrices; CI.A U 1) K TU R COTTE LE DEVOIR Dans quelques années, il sera sans doute possible pour un propriétaire moyen d'avoir une maison complètement autonome sur le plan énergétique grâce à un système s’appuyant sur la technologie des piles à combustible.Pour l'instant, on a développé un système d’appoint qui pourrait remplacer une génératrice conventionnelle.Son lancement n'est pas passé inaperçu au récent Salon national de l'habitation, où il a obtenu le prix Excellence Ha-bitas-lnnovation.Baptisé EI V, ce produit d'appoint peut assurer en cas de panne électrique du réseau un fonctionnement autonome de la maison pendant plusieurs jours avec une pile alimentée à l'hydrogène et un système conçus et fabriqués par H Power du Canada, une entreprise créée en 1997 et installée à Saint-Luirent.Ses actionnaires sont H Power, une petite compagnie du New Jersey qui détient une participation majoritaire de 50 %, et deux sociétés québécoises, Sofinov, une filiale de la Caisse de dépôt, et Innovatech du Grand Montréal, qui se partagent à égalité l’autre moitié du capital-actions.Ce n'est évidemment pas un hasard si les deux partenaires québécois sont des sociétés à capital de risque car il s'agit d'une technologie en plein développement.H Power a été fondée aux Etats-Unis en 1987 pour trouver des applications terrestres à la technologie de pointe résultant des efforts extraordinaires d’innovation que la NASA a dû faire dans le cadre de son programme spatial, entre autres en matière de carburant et de production d’énergie.On n’a alors rien trouvé de mieux que l'hydrogène, un élément d'une grande efficacité et absolument non polluant.ARCHIVES LE DEVOIR C3'*** ¦y «TV Le E''u peut assurer un fonctionnement autonome d’une maison pendant plusieurs jours avec une pile alimentée à l’hydrogène.H Power est l’une de ces entreprises qui ont voulu tirer profit des retombées technologiques de la NASA en cherchant (les façons de faire beaucoup moins coûteuses de manière à transformer une technologie conçue spécialement à très grands frais pour un vaisseau spatial en un produit qui sera utile et accessible financièrement au grand public.H Power s'est pour sa part spécialisée dans les piles à combustible alimentées à l'hydrogène.De l’hydrogène en abondance Les batteries d’auto ou les piles de lampe de poche ordinaires se consomment d’elles-mêmes.Dans certains cas, on peut les recharger, mais il arrive inévitablement, comme le dit si bien l’expression populaire, que «/a batterie est à terre» ou «à plat».Li pile à combustible dure tant qu’elle est alimentée en hydrogène, un élément qu’on trouve en très grande abondance dans la nature, souvent dans les carbures, comme le gaz naturel, le propane, le méthane, etc.Mais on trouve aussi de l’hydrogène dans l’eau, dans la biomasse (les déchets), etc., de telle sorte que celui qui s’intéresse aux piles à combustible travaille en même temps dans la filière écoénergétique, constate Jean-Guy Chouinard, directeur général de U Power du Canada depuis près d’un an.A Saint-Laurent, on a mis au point une pile à combustible à électrolyte polymère qui permet de convertir, par une réaction électrochimique, l’hydrogène et l’oxygène en eau tout en produisant de l’électricité et de la chaleur.On peut stocker l'hydrogène en grande quantité à faible pression et en toute sécurité.Sofinov, la société financière d’innovation de la Caisse de dépôt et placement du Québec, a déniché I I Power, non pas par accident mais dans le cadre d'une démarche systématique visant à profiter des marchés les plus prometteurs dans trois champs définis: les biotechnologies, l'information technologique et les technologies industrielles.Sofinov a concentré son attention entre autres sur le secteur de l’énergie et plus spécifiquement dans le domaine de la conversion de l’hydrogène.H Power, une petite entreprise de Belleville, au New Jersey, compte environ 75 employés et a été repérée par Sofinov, explique Denis Dionne, son président.«Nous l’avons convaincue de créer une filiale québécoise qui aurait le mandat de travailler sur les applications stationnaires», ajoute-t-il.Izjs crédits d’impôts offerts pour la recherche et le développement n'ont évidemment pas nui, pas plus que l’expertise québécoise en matière d’énergie.Sofinov s’engageait donc a investir dix millions $ US dans cette firme américaine, laquelle, en retour, acceptait la proposition qui lui était faite de venir au Québec.Le monta- d9 affaires REIAIS& ( HATFAUX LA riSE FLEUR DES MAURES HOTELIERS LAURENTI DES SAINTE-ADELE HÔTEL L’EAU A LA BOUCHE Chambres magnifiques et salles de réunion confortables dans un cadre exceptionnel ,i Sainte-Adèle, Restaurant couronné ‘Table d’Or du Québec en 1998* et * America s Top Table 1998 numéro 1 au Québec par Gourmet Magazine*, line cuisine régionale et cartes des vins élaborée, toutes les activitces a proximité.Tel.sans frais de Mtl: 450-227-1416 ou 450-229-2991.Fax: (450) 229-7573 MONTÉRÉGIE S AIN T-M A R C - S U R - L E-RICHELIEU HÔTELLERIE LES TROIS TILLEULS A St-Marc-sur-le-Kichelieu.Une hostellerie paisible et confortable, dans une demeure d'un autre âge, sur le bord de la rivière Richelieu, où le personnel n’a qu'un seul désir: satisfaire.Lauréat national -Mérite de la Restauration*.5 salles de réunions disponibles.Nous avons différents forfaits à vous proposer.(514) 856-7787 LAURENTI DES SAINT-SAUVEUR-DES-MONTS MANOIR SAINT-SAUVEUR o Saint-oauveur Hôtel de villégiature *4 étoiles*, situé au rieur du village de Saint-Sauveur.220 magnifiques chambres et 13 salons de réunion.Activités sportives intérieures et extérieures.Forfait Affaires: à partir de OOS/pers./nuit, occ.double, inch petit déjeuner, hébergement, stationnement intérieur, 2 pauses cale, équipement AV de base, frais de service.(450) 227-1811 (Mtl direct) 1-800-361-0505 ARCHIVES LE DEVOIR Denis Dionne, président de II Power juif” ge financier a été complété avec l’apport d’Innovatech du Grand Montréal.II Power du Canada a bénéficié d'une injection de dix millions $ CAN en capital.Sofinov a par ailleurs investi dans deux autres entreprises étrangères qui s’intéressent à l’hydrogène.Elle a investi quatre millions dans une soeiété californienne qui se spécialise dans la production d’hydrogène à partir du gaz naturel pour des clients industriels et commerciaux.Elle a investi 825 000 $ dans une entreprise belge qui produit de l’hydrogène par un procédé d’électrolyse de l’eau.Une synergie pourrait être possible entre ces trois partenaires de Sofinov.En tout cas, on a commencé à en discuter.Un marché de deux milliards En ce qui concerne le champ d'action de 11 Power, il existe une trentaine de petites et grandes entreprises, principalement aux Etats-Unis, au Canada.en Allemagne et au Japon, qui tentent d’exploiter la technologie MEP (membrane échangeuse de protons), et 11 Power se situe dans le peloton de tête.L'marché des piles à combustible stationnaires qui utilisent cette technologie devrait, selon les études de marché, atteindre deux milliards $ US en 2005.Li filiale de 11 Power à Saint-I.au-renl compte présentement 18 employés, dont la plupart sont titulaires d’un doctorat en génie des matériaux, en génie chimique ou mécanique, en physique et en électrochimie.On embauche au fur et à mesure que la charge de travail augmente.En principe, cette compagnie devrait connaître une croissance forte avant très longtemps.Pour le moment, elle est engagée dans une course contre la montre.Les piles a combustible, qu’elles soient stationnaires ou pas, visent à remplacer les batteries dans les cas de faible demande électrique.Par exemple, au New Jersey, on a déjà mis sur le marché un système de signalisation routière utilisé lors de travaux sur les routes.11 s’agit d’un équipement mobile.Les piles à combustible stationnaires peuvent être installées en permanence dans une maison, unF" usine ou ailleurs comme service: d’appoint en cas de panne d’électricité.La technologie H Power per-v met alors de maintenir en activité;; une fournaise au gaz naturel ou au mazout qui a besoin d’électricité pour fonctionner.On peut faire la même chose pour le frigo, les pompes et les autres appareils électriques.En outre, le refroidissement du système à eau permet par la même occasion de chauffer suffi-i samment l’eau pour les besoins; d’une maison, y compris la lessive.L’invraisemblable crise du verglas qui a paralysé une partie importante du Québec en 1998 a évidemment donné l’idée d’accélérer le dé-' veloppement de ce produit qui pour-1-rait fort bien remplacer une généra-, trice à moteur.«Sans pollution nt bruit, avec un démarrage automatique et nécessitant peu d’entretien, le ErAL se révèle être l’innovation la plus spectaculaire de l’année en matière d'équipement résidentiel», proclamait 11 Power à l’occasion du Salon national de l’habitation.Le premier E''At a été conçu el fabri-’ qué en six mois.Jusqu’à maintenant, une dizaine de piles ont été vendues à des services publics, Gaz Métro et autres.Selon M.Chouinard, le plus gros du travail consiste désormais à diminuer les coûts pour ramener le prix de vente du produit à environ 3500 $ avant la fin de la présente année.Comme compromis d’entreprise, on a voulu travailler d’abord sur uu système d’appoint pour lequeff d’ailleurs, il y aurait un marché dans les pays en développement qui n’ont lias de structures de production et de transport d’énergie.Comme la technologie est encore pour ainsi dire inconnue, M.ChouiJ nard a consacré une grande partie de son temps au Salon à en expie quer le fonctionnement aux visiteurs.Le système d’appoint n’est donc qu’un début et on en viendra avant longtemps à un système permanent pour alimenter à 100 % une maison en électricité, sans compter de nombreuses autres applications.loto-québec Tirage du 99-04-03 11 22 24 31 32 36 Numéro complémentaire: 2 GAGNANTS 6/6 5/6+ 5/6 4/6 3/6 0 5 241 13 738 277 088 LOTS 2 268 354,50$ 136 101,20$ 2 258,90$ 75,90$ 10$ Ventes totales: 16 239 087 $ Prochain gros lot (approx ): 5 000 000 $ Kvmssar wmm GAGNANTS LOTS Tirage du 99-04-03 7 12 17 23 25 31 Numéro complémentaire: 3 6/6 5/6+ 5/6 4/6 3/6 0 5 59 2 008 29 127 1 000 000 S 10 000$ 500$ 50$ 5$ Ventes totales: 554 226,50 S NUMEROS 751314 51314 1314 314 14 4 Tirage du 99-04-02 LOTS 100 000$ 1 000$ 250$ 50$ 10$ 2$ Eitra MB sxuca NUMEROS 720768 20768 0768 768 68 8 Tirage du 99-04-03 LOTS 100 000$ 1 000$ 250$ 50$ 10$ 2$ Tirage du 99-04-02 6 9 13 30 38 40;j Numéro complémentaire: 28 GAGNANTS 7/7 0 LOTS 2 500 000,00$ 6/7+ 4 33 336,20 $ ! 617 51 2 287,70$ 5/7 2 728 152,70$ < 4/7 58 556 10$ ; 3/7+ 54 126 10$ ' 3/7 490 987 partie, gratuite Ventes totales: 7 190 042 $ Prochain gros lot (approx.) 4 000 000 $ TVA, le réseau des tirages Le modalités d'oncaissomont des billets gagnants paraissent nu vorso dos billots.En cas de disparité entre cette listo et la listo officiolle.cello dernière a priorité. I.K I) I V 0 I II .I r M A II I) I II A V nil.I !» Il II \\ ;•> CIIÏII ,\l ?line agence étatique Dans les revues scientifiques Un interlocuteur pour les PME des nouvelles technologies Depuis 1979, 30 000 projets ont été soutenus LE MONDE Depuis trente ans, l’Agence française de l’innovation accompagne les entreprises qui se lancent dans les nouvelles technologies i 20 000 entreprises accompagnées, IK) 000 projets d’innovation technologique soutenus, 1380 millions de francs en aides accordées pour la seule apnée 1998.Les chiffres donnent le vertige.Depuis la création, en 1979, de ce type de parrainage, l’Agence française de l’innovation (ANVAR) s’est imposée comme l’interlocuteur privilégié des IJME qui font le pari des nouvelles technologies.Lorsque l’Etat la crée en ï968, il lui assigne pour rtiission de valoriser le travail des chercheurs des établissements publics.L’ANVAR se transforme rapidement en une sorte d’appendice commercial du CNRS.Trente ans plus tard, l’agence a multiplié ses fonctions et possède un «Notre mission est d’apporter conseils et financements aux entreprises» budget d’intervention annuel de 1,4 milliard de francs.«Notre mission est d’apporter conseils et financements aux entreprises, créateurs ou laboratoires qui relèvent le défi technique, commercial et financier de l’innovation», résume Philippe Jurgensen, le p.-d.g.de l’agence.Principal outil financier mis en œuvre par l’ANVAR: l’aide à l’innovation, qui est une avance de fonds prêtés sans intérêt, remboursable en cas de succès et destinée à couvrir toutes les étapes d’un projet depuis le stade de l’étude de faisabilité jusqu’à la préparation du lancement industriel.La décision de financement est prise par l’une de ses 24 délégations régionales qui maillent le territoire français et apportent leur expertise technique, économique et juridique aux porteurs de projet.L’ANVAR dispose également de quatre antennes — à Grenoble, à Pau, à la Martinique et à la Guadeloupe — et de quatre bureaux à l’étranger, chargés des partenariats internationaux en Belgique, aux Etats-Unis, en Israël et au Canada.Aujourd’hui, l’agence apporte son expérience aux entreprises qui souhaitent préparer leur introduction sur les nouveaux marchés boursiers.Elle a fait de la création de start-ups spécialisées dans les nouvelles technologies son objectif principal.Désignée, en 1997, comme l’organisme compétent pour accorder la qualification d’entreprise innovante aux PME désireuses de trouver les fonds propres qui leur font défaut par l’intermédiaire d’un fonds commun de placement pour l’innovation, elle a par ailleurs signé en janvier une convention de partenariat avec Galileo Partners, une société de capital-risque qui vient de lancer le plus important fonds français sur le secteur d’Internet et des technologies de l’information.Et le directeur général de Galiléo de lui rendre hommage: «Plutôt que de céder à la tentation de faire du capital-risque d'État, l’ANVAR a su ne pas se substituer au capital propre.» La France publie plus mais obtient moins de brevets Il y a un décalage entre son potentiel scientifique et les retombées industrielles LE MONDE Selon le rapport Guillaume, remis au gouvernement en mars 1998, la part de la France dans les publications scientifiques mondiales a augmenté de 4,4 % à 5,1 % entre 1987 et 1997, alors que sa paid dans les brevets européens diminuait dans le même temps de 8,5 % à 7 %.Si la France souffre d’un décalage évident entre son potentiel scientifique et les retombées industrielles de la recherche, les premiers signes de changement semblent s’esquisser.Depuis 1984, l’Institut national de recherche en informatique et en automatique (INRIA) a accouché de 25 sociétés de technologie avancée nées de ses travaux, dont 20 sont toujours en activité, employant 850 personnes.Les entreprises issues des résultats de la recherche et créées à l’initiative de chercheurs ont, en effet, un taux d’échec trois fois inférieur aux autres et elles sont en moyenne trois fois plus créatrices d’emplois.Fort de ses premiers succès, l’Inria a créé en 1998 INRIA-Transfert, une filiale chargée d’encourager le développement de nouvelles sociétés, ce que l’on appelle un «incubateur».L’idée vient des Etats-Unis: des structures mises en place par les universités ou les organismes de recherche accueillent et soutiennent des créateurs d’entreprises de haute technologie en mettant à leur disposition une panoplie de services techniques, financiers ou juridiques.«Notre but est de faire profiter les porteurs de projets du large réseau de rela- tions et de tous les niveaux de connaissance que possède l’IN-RIA afin qu'ils puissent passer le plus rapidement possible de l'idée à sa réalisation.Nous sommes en quelque sorte des “business mentors"», résume Laurent Kott, son directeur.En aval cette fois, l’INRIA vient de créer I-Source Gestion, une société destinée à investir dans la création de start-up.issues ou non de l’établissement public.Elle gère un fonds commun de placement à risques ciblé sur la phase de création de sociétés à forte croissance et spécialisées dans les nouvelles technologies de l’information et de la communication.«Ce qui manque le plus eu France, ce sont des personnes capables de porter une "start-up ” sur des fonts baptismaux, compétences que l’on ne trouve pas chez les chercheurs.Une partie de notre mission est de trouver ces oiseaux rares», explique Eric Marié, le directeur d’I-Source Gestion.Alimenté par la Caisse des dépôts, Axa et à hauteur de 27 % par l’INRIA, le fonds d’amorçage prévoit de financer une quarantaine d’entreprises dans les cinq années à venir.Ix premier investissement, réalisé le 23 mars, concerne deux sociétés dont Polispace Technologies, spécialisée dans les outils de vérification des logiciels embarqués, créée en janvier par Alain Deutsch, chargé de recherche à l’INRIA Celui-ci a dû prendre une disponibilité pour fonder son entreprise, la législation française interdisant aux fonctionnaires d’exercer toute activité privée à titre professionnel.Un obstacle que le projet de loi sur l’innovation entend lever.Téléphone: 985-3322 SS P n rn Télécopieur: 985-3340 1 • N • D • E *X REGROUPEMENTS DE RUBRIQUES 100 • 199 IMMOBILIER RÉSIDENTIEL 100- 150 Achat-venle-écbange 160- 199 Location i 200 • 299 IMMOBILIER COMMERCIAL 200 • 250 Achat-vente-échange 251 • 299 Location 300 • 399 MARCHANDISES 400 • 499 OFFRES D’EMPLOI 500 • 599 PROPOSITIONS D'AFFAIRES ET DE SERVICES 600 • 699 VÉHICULES LES PETITES ANNONCES DU LUNDI AU VENDREDI DE 8 H 3 0 T 1 7 H 0 0 Pour placer, modifier ou annuler votre annonce, téléphonez avant 14 h 30 pour l’édition du lendemain.Téléphone: 985-3322 Télécopieur: 985-3340 Conditions de paiement : cartes de crédit BU os SE PROPRIEIES A LOUER V.M.R.(boul.Graham), 7 pièces, pr.métro L Acadie S Centre commercial Beaumont 738-7812 HORS-FRONTIERES AI VOYAGES DECES CONDOMINIUMS COPROPRIÉTÉS EXTÉRIEUR DE MONTRÉAL APPARTEMENTS LOGEMENTS A «PARIS» Xle, très beau studio pour un couple 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et de Anne-Marie Blouin.Il a fait ses études secondaires au collège Grasset de Montréal et ses études théologiques au Grand Séminaire des Missions-Étrangères de Pont-Viau.Ordonné prêtre le 29 juin 1940, il est parti pour les Philippines le 29 septembre de la même année où il a travaillé comme missionnaire jusqu'en 1967.Au Canada il travailla à la pastorale des vocations missionnaires pendant près de dix ans, il exerça ensuite son ministère dans la région de Montréal jusqu’à sa retraite en 1980.Au moment de son décès, il était retraité à la Fraternité Val-des-Rapides.Il laisse dans le deuil, outre ses confrères missionnaires, son frère Guy et son épouse, sa sœur Estelle, ainsi que des neveux et nièces et de nombreux autres parents et amis.Il sera exposé le lundi 5 avril, de 14h à 17h et de 19h à 22h, à la Maison centrale de la Société des Missions-Étrangères, située au 180, place Juge-Desnoyers, Laval.Les funérailles seront célébrées au même endroit, le mardi 6 avril à 14h et seront suivies de l'inhumation.Direction: Magnus Poirier Inc.PAUL P.DAVID 1919-1999 À l'Institut de Cardiologie de Montréal, le 5 avril 1999, à l'âge de 79 ans, est décédé le Docteur Paul P.David, époux du Docteur Yvette Lemire.Outre son épouse, il laisse dans le deuil ses enfants Pierre, Françoise (François Larose), Thérèse, Anne-Marie (Guy Tremblay), Hélène (Jean Pelletier), Charles-Philippe, ainsi que ses petits-enfants Marilou, Michèle, Étienne, Olivier, François, Julien et Philippe.Il laisse également dans le deuil ses sœurs Simone Raymond et Suzanne Taché, ses belles-sœurs Claire Duranleau, les Docteurs Claire et Suzanne Lemire ainsi que ses neveux et nièces, parents et amis.Né à Montréal le 25 décembre 1919, (ils d’Antonia Nantel et du Sénateur Athanase David, le Docteur Paul David fonda en 1954 l'Institut de Cardiologie de Montréal, en collaboration avec les Sœurs Grises de Montréal.Il en fut le directeur médical jusqu’en décembre 1984.Ceux et celles qui ont eu le privilège de le connaître ou de travailler avec lui ont été à même d'apprécier ses qualités humaines et professionnelles.Plusieurs institutions ont reconnu ses mérites.Il fut nommé Grand Montréalais en 1981, Grand Officier de l'Ordre national du Québec en 1988, Officier de l’Ordre du Canada en 1968 puis élevé au rang de Compagnon de l’Ordre du Canada en 1981.Comme son grand-père Laurent-Olivier et son père Athanase, qui furent membres du Sénat canadien, il fut nommé sénateur en 1985.Le Docteur David sera exposé les 6 et 7 avril, de 14h à 17h et de 19h à 21 h au Salon funéraire Urgel Bourgie, 1255, Beaumont, Ville Mont-Royal, en face du centre commercial Beaumont.Les obsèques auront lieu à l'Église Saint-Viateur d'Oulremont, 183.avenue Bloomfield (angle Laurier), Outremont, le 8 avril à 11 h.Des dons au Fonds de Recherche de l'Institut de Cardiologie de Montréal seraient appréciés.APOLLON, LESLIE (1959-1999) ET CHARLES-APOLLON, GAËLLE conjoint et fille d'Aline Charles Accidentellement à East Farnham, le 1" avril 1999, sont décédés Leslie Apollon âgé de 40 ans et Gaëlle Charles-Apollon âgée de trois mois, fille de Leslie et d'Aline Charles.Tous deux laissent dans le deuil Aline Charles et la sœur de Gaëlle et fille aînée de Leslie, Marie-Denise St-Onge (Jean-François Rivard).Leslie et Gaëlle laissent également dans le deuil Anthony Apollon et Zita Roy, parents et grands-parents, les frères et sœurs de Leslie, Hervé, Philippe (Michèle Blanchard), Alain (Isabelle Savoie), Martine, Régine (François Desjardins) et Mona-Lisa (Marc-André Thibault); neveux et nièces de Leslie, Marie-Hélène, Julien, William, Hervé et Juliette: Bernard Charles et Réjane Blary, beaux-parents et grands-parents; Pauline Charles (Roland Meunier), belle-sœur et tante; ainsi que plusieurs parents et ami(e)s dont Richard Marcoux, Lucie Piché et leur fils Simon, filleul de Leslie et Aline.Les familles recevront les condoléances pour les décès de Leslie et de sa fille, Gaëlle Charles-Apollon, le mardi 6 avril de 14h à 22h à Montréal, au: Salon Alfred Dallaire 1120, Jean-Talon Est (angle Christophe-Colomb) L’inhumation de Gaëlle aura lieu au cimetière Notre-dame-des-Neiges le merG-redi-T-avri) à 10h.Au lieu de fleurs, Marie-Denise et les familles apprécieraient que des dons parviennent à la Fondation de l’Hôpital Sainte-Justine, 3175 Côte-Sainte-Catherine.Montréal H3T 1C5.LARRALDE, MAURICE (1927 - 1999) À Montréal, le vendredi saint 2 avril 1999, à l’âge de 71 ans, M.Maurice Larralde, professeur honoraire du Collège français a été rappelé à Dieu.Des dons pour la recherche en oncologie à l'Hôtel-Dieu de Montréal seraient appréciés.Son frère Jean, sa belle-sœur, ses nièces et petits-neveux, M.M.Ruiz, ses proches.Selon ses volontés, il ne sera pas exposé.Direction Alfred Dallaire Pour un HORAIRE TELEVISION riVl - et un AGENDA CULTUREL complet, 1 /wil ne manquez surtout pas notre NOUVEAU & AGenda culturel EXIGEZ-LE ABONNEMENTS: (514) 985-3355 • 1 800 463 -7559 • Par télécopieur: (514) 985-3390 CLICHÉ RÉPÉTÉ A ÉCLAIRAGE DIFFÉRENT, EN RAISON DU TEXTE MAL IMPRIMÉ I.K I) H V OIK.I.K M A K D I (i AVRIL I !) !) I) B 4 Téléphone: 985-3344 Télécopieur: 985-3340 AVIS PUBLICS Sur Internet: www.offres.ledevoir.com AVIS PUBLICS HEURES DE TOMBEE Les réservations doivent être faites avant 16h00 pour publication deux (2) jours plus tard.Publications du lundi: Réservations avant 12 h 00 le vendredi Publications du mardi: Réservations avant 16 h 00 le vendredi 711851344^98^3340 AVIS A TOUS NOS ANNONCEURS Veuille’, s'il vrus pl.tîl prendre connaissant. Dossier 76421300 Dossier 81253200 Entretien ménager (ISO 9003) au 5005, bout.Pierre-Bertrand, Québec (Québec).Garantie de soumission : 13 000 $ Clôture : 99-04-22 à 15 h à Sainte-Foy.Entretien paysager au 350, rue de IHôtel-de-Ville, Rivière-du-Loup (Québec).Clôture : 99-04-21 à 15 h à Rimouski.Estrie ,4> Dossier 81804900 Dossier 78570100 Réparation de la toiture au 600, rue du Parc, Black Lake, (Québec).Garantie de soumission : 2 500 S »• Clôture : 99-05-11 à 15 h à Sainte-Foy.Entretien paysager à divers édifices (6), Sherbrooke (Québec).Clôture : 99-04-20 Sherbrooke.à 15 h Dossier 81807700 Démolition et réfection de la dalle au 5700, 4' Avenue Ouest, Charlesbourg (Québec).Garantie de soumission : 110 000 $ Clôture : 99-04-22 à 15 h à Sainte-Foy.Montréal-Montérégie,2) Laval - Laurentides-Lanaudière Dossier 800116-01 Déménagement (manutention) au 4731, Route 117, Ste-Agathe (Québec).Clôture : 99-04-16 à 15 h à Laval.Dossier 80632800 Dossier 810702-00 Entretien des appareils de transport vertical à divers édifices (3), Montréal (Québec).Garantie de soumission : 3 240 $ Clôture : 99-04-20 à 15 h à Montréal.Entretien paysager au 2800, boul.St-Martin Ouest, Laval (Québec).Clôture : 99-04-21 à 15 h à Laval.i Dossier 818-05-100 Travaux de métaux ouvrés III (Lot 8.5) au 535, avenue Viger Est, Montréal (Québec).Garantie de soumission : 52 000 S Clôture : 99-04-22 à 15 h à Montréal.Dossier 817-92-200(2,ell5> Aménagement au 409, ru Notre-Dame, foliette (Québec).Garantie de soumission : 40 000 $ Clôture : 99-04-22 à 15 h à Montréal.Mauricie - Centre-du-Québec 11> Dossier 80652900 Dossier 818-05-200 1 : Services professionnels en architecture du paysage (phase 2) au 1, rue Notre-Dame Est, Montréal (Québec).' Clôture : 99-04-20 à 15 h à Montréal.Entretien planifié de l'équipement mécanique et électrique à divers édifices (4), Drummondville (Québec).Clôture : 99-04-21 à 15 h à Trois-Rivières.Dossier 80658101 Installation d'une porte coulissante et mécanisme d'ouverture au 309, rue Brock, Drummondville (Québec).Clôture : 99-04-15 à 15 h à Trois-Rivières.* Sont admis à soumissionner les entrepreneurs ayant une place d'affaires dans la région administrative où se dérouleront les travaux.Vente des documents : CIEC 1-800-482-2432 (construction) et MERX 1-800-964- 6379 (biens et services).Les documents de soumission peuvent être consultés aux associations de la construction régionales (projets de construction) et aux adresses suivantes : û) Bureau des soumissions, 1200, route de l'Église, bur.3.01, Ste-Foy (Québec), G1V 4Z1, (418) 643-5484.(2> Bureau des soumissions, 190, boul.Crémazie Est, 1er étage, Montréal (Québec), H2P 1E2, (514) 873-5485, poste 5622.I3* Direction régionale Bas-St-Laurent - Gaspésie, 337, rue Moreault, SS-20, Rimouski (Québec) G5L 1P4, (418) 727-3750, poste 222.ûl Direction régionale Estrie, 200, rue Belvédère Nord, bur.4.02, Sherbrooke (Québec) J1H 4A9, (819) 820-3193.(5) Direction régionale Laval-Laurentides-Lanaudière, 2800, boul.St-Martin Ouest, RC02, Uval (Québec) H7T 2S9, (450) 680-6235.(6) Direction régionale Mauricie - Centre-du-Québec, 100, rue Uviolette, 3' étage, bur.310, Trois-Rivières (Québec) G9A 5S9, (819) 371-6986.1 'enMMiiMc ries .îppcls d'offres de i.t Société peuvent être consultés mir r,otre site Internet Société immobilière du Québec www.siq.gouv.qc.ca GC Hydro v Québec APPELS DE SOUMISSIONS Les entrepreneurs et les fournisseurs peuvent obtenir de l'information sur les appels de squmissions ouverts et le résultat d'ouverture des plis d'Hydro-Québec en visitant le site Internet de l'entreprise : www.hydroqucbac.com/souniissionnez ou en composant un des numéros de téléphone suivants : Montréal et environs : (514) 745-5720 Extérieur :1 800 363-0910 & mmmmu ArfuinU ëcuJhtUpcs Appel d’offres OBJET: ACHAT D’UNE UNITÉ DE POMPAGE ET D'ÉLIMINATION THERMIQUE DES BIOGAZ (DOSSIER 99-003) La Régie Intermunicipale Argenteuil Deux-Montagnes demande des soumissions pour l'achat d'une unité de pompage et d'élimination thermique des biogaz.Les documents de soumission, avec devis et formule de soumission, seront disponibles à partir du mardi 6 avril 1999 au siège social de la Régie Intermunicipale Argenteuil Deux-Montagnes, 651 chemin Félix-Touchette, Lachule (téléphone: (450) 562-0778).Une somme de vingt-cinq dollars sera exigée pour l'obtention des documents.Les soumissions, sous pli cacheté, devront être remises à la Régie Intermunicipale Argenteuil Deux-Montagnes avant 10:00 heures, le jeudi 22 avril 1999, et adressées comme suit: Régie Intermunicipale Argenteuil Deux-Montagnes SOUMISSION UNITÉ BIOGAZ 651 chemin Félix-Touchette Lachute, Qc JBH 2C5 Pour être valide, chaque soumission devra être accompagnée d'un chèque visé et payable au nom de la Régie Intermunicipale Argenteuil Deux-Montagnes, ou d'un cautionnement de soumission.La garantie de soumission doit être valide pour une période de quatre-vingt-dix (90) jours à partir de la date d'ouverture des soumissions.Lesdites soumissions seront ouvertes publiquement au siège social de la Régie Intermunicipale Argenteuil Deux-Montagnes, le jeudi 22 avril 1999 à 10:05 heures.La Régie Intermunicipale Argenteuil Deux-Montagnes ne s'engage à accepter ni la plus basse, ni aucune des soumissions reçues, ni encourir aucune obligation, ni aucun frais d'aucune sorte envers les soumissionnaires.Donné à Lachute, ce 31* jour de mars 1999 Pierre Glonet Secrétalre-trésorier/Directeur général CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE L0NGUEUIL N0:505-12-020400-993 COUR SUPÉRIEURE (Chambre de la famille) PRÉSENT GREFFIER ADJOINT JACQUES JAMES DORCELY Partie demanderesse -c- LISE ANDRÉE PREZEAU Partie défenderesse ASSIGNATION ORDRE est donné à LISE ANDRÉE PREZEAU de comparaître au greffe de celle Cour situé au 1111, Jacques-Cartier est, 1er étage, dans les 30 jours de la date de la publication du PRÉSENT avis dans le journal Le Devoir.Une copie de la déclaration en divorce a été remise au greffe à l'intention de LISE ANDRÉE PREZEAU.Lieu: L0NGUEUIL Date: 31 mars 1999 LORRAINE ROCHELEAU GREFFIER ADJOINT DEMANDE DE DISSOLUTION (article 37, Loi sur la publicité des entreprises individuelles, des sociétés et des personnes morales).Prenez avis que la compagnie/corporation 9061-0460 Québec Inc.ayant son siège social au 173 Rang St-Édouard, Saint-Athanase.Québec J2X 4J3 demande à l'inspecteur général des institutions financières, la permission de se dissoudre et à cel effet dépose au registre des entreprises individuelles, des sociétés et des personnes morales la présente déclaration requise par les dispositions de l'article 37 de la Loi sur la publicité légale des entreprises individuelles des sociétés et des personnes morales.DOLLARD CHAUSSURES INC.Prenez avis que la compagnie DOLLARD CHAUSSURES INC.demandera à l'Inspecteur général des intitulions financières la permission de se dissoudre.Montréal.1er avril 1999 Me Howard Schnitzer, avocat de la compagnie l/aiilr il’a il' join* x-New Jersey 75 42 22 11 228 183 95 Pittsburgh 77 36 27 14 232 210 86- Philadelphie 77 34 25 18 219188 86 N.Y.Rangers 77 32 35 10 209 213 74 N.Y.Islanders 76 21 45 10 174 226 52 ' Section Sud-Est Caroline 76 31 29 16 194 194 78 Floride 76 27 31 18 195 207 72 Washington 76 31 39 6 195 201 68,, Tampa Bay 76 18 51 7 167 277 43 .CONFÉRENCE DE L'OUEST 1 Section Centrale * x-Detroit 77 41 30 6 232 192 88 x-St.Louis 76 33 31 12 218195 78 Nashville 76 27 42 7 177 238 61 Chicago < 77 24 41 12 183 239 60 ' lection Nord-Ouest xy-Colorado 76 40 26 10 223 190 90 Calgary 76 28 36 12 196 216 68 • Edmonton 76 28 37 11 208 215 67 Vancouver 77 22 44 11 183 244 55 Section Pacifique xyz-Dallas 76 47 17 12 217 158106 x-Phoenix 76 38 26 12 194 179 88 x-Anaheim 76 34 30 12 203 187 80 San José 76 29 30 17 183 177 75 Los Angeles 75 28 42 5 171 201 61 Les meneurs il B P Pts Jagr, Pgh 40 82 122 • Selanne, Ana 45 54 99 Kariya, Ana 35 61 96 Lindros, Phi 40 53 93 , Forsberg, Col 26 67 93 Sakic, Col 39 51 90.: Yashin, Ott 43 45 88 Fleury, Col 38 50 88 LeClair, Phi 39 46 85 Double victoire j: pour Stoughton | PRESSE CANADIENNE Saint-Jean, Nouveau-Brunswick?— Le skip canadien Jeff Stouglfr Le skip canadien Jeff Stough ton a remporté deux victoires, hiert-pour demeurer invaincu aux chamç% pionnats mondiaux de curling.En matinée, le quatuor canadieç?l’a emporté 9-4 contre celui du Sui£, se Patrick Hurlimann, médaillé d’ofr olympique de Nagano.Les Canadiens n’ont eu besoiçC que de huit bouts pour l’emporter-quand le Suisse a concédé la victoK re.Hurlimann a raté son tir sur sfr dernière pierre du huitième bout ce qui a procuré trois points aux Canadiens.Stoughton, de Winnipeg, qui a remporté le championnat mondiàl en 1996, avait aussi tiré profit d’u^r manque de précision du Suisse aç deuxième bout pour inscrire troip.points.Les Canadiens en ont ajouté deux autres au septième bout.vl En soirée, Stoughton et ses a>~ équipiers ont défait les Ecossaift menés par Hammy McMillan 6-5.f Le point tournant du match est survenu au cinquième bout quanÿ les Canadiens ont marqué troii points.Après trois rondes, .Stoughton oc?cupe la première place avec une! fiche parfaite de 3-0 à égalité avec lé-quatuor allemand dirigé par Andréas Kapp.Chez les femmes, les Japonaise^ de la skip Akiko Katoh ont battu les Canadiennes de Colleen Jones 9-5.! Jones de Halifax présente unç-fiche de 2-1 après trois rondes.Les Canadiennes auront unè journée chargée aujourd’hui puisqu’elles affronteront la championne en titre, la Suédoise Elisabet Gustafson, et la Finlandaise Anne Eer> kainen.D10A I.K I) E V I) I I) , I.K M A K I) I II A V It I I.I !» !» !» B CULTURE THÉÂTRE Bouleversantes figures de l’aliénation Maxime de Jean- YVES RENAUD Dénommée et Pierre Curzi dans une scène de Trick or Treat Marc Dalpé.TRICK OR TREAT Une pièce de Jean Marc Dalpé.Mise en scène: Fernand Rainville assisté de Allain Roy.Décor Réal Benoit.Costumes: Mireille Vachon.Éclairages: Martin Labrecque.Musique originale: Larsen Lupin.Projections: Éric Villeneuve.Avec: David Boutin (Cracked), Pierre Curzi (Ben), Jean Marc Dalpé (Raymond), Maxime Dénommée (Mike), Claude Despins (Richard).Une production du Théâtre de La Manufacture présentée à lu Licorne jusqu’au 24 avril 1999.SOLANGE LÉVESQUE Je me souviens du choc que j’avais eu à la lecture de Trick or Treat l’an passé lorç de la Semaine de la dramaturgie.Étayé, le texte d'alors demeure le centre de la pièce actuellement présentée à lu Licorne.Une pièce verte et qui cogne, où l’on retrouve avec bonheur l’auteur franco-ontarien du Chien.Toute la soirée, on reste sur le bout de sa chaise, lié à ces personnages, pris par l'intense charge émotive suscitée par l'action.(Il y a d’ailleurs là un scénario de film extraordinaire).Sous l’égide d’un titre qui évoque la demande que les fêtards masqués du carnaval de la Toussaint formulent en anglais, la pièce se divise en cinq actes aux sous-titres ironiques.La scène nue est entourée des deux côtés par des étagères débordant de vieux appareils audiovisuels comme dans les boutiques de prêteurs sur gages, dont un téléviseur finement souligné en rouge par un néon horizontal.En ouverture «La Fête des mères» montre Cracked (David Boutin) une tête brûlée de la drogue venu voir sa mère qui attend la mort en fauteuil roulant dans un hôpital psychiatrique.La dernière image de ce tableau sidère.Dans «La fête des pères», Mike (excellent Maxime Dénommée), 15 ou 16 ans, rend visite à son père; il tombe sur Richard (Claude Despins), l’amant du père portant sa propre robe de chambre.«La fête du Canada» oppose Ben (Pierre Curzi désarmant de vérité) et Raymond (Jean-Marc Dalpé, humble, émouvant), deux petits truands qui attendent le téléphone d’un «boss» qu’ils craignent; dans cette scène poignante, un dessin d’enfant devient le révélateur de la vulnérabilité des deux hommes.«L’Halloween» qui constitue le corps de la pièce montre Mike tentant de convaincre Ben de lui vendre un «gun» pour se venger d’un rançonne-ment dont il a été victime.Une négociation à laquelle l’arrivée de Cracked (que David Boutin rend vraiment menaçant) donnera un cours imprévu.Dans «Le Vendredi saint», on verra Ben tenter d’enterrer les cendres de son père et (surtout!) le terrible germe du doute que Cracked a réussi à semer dans son esprit.Mêlant l’innocence à la perversité, l’horreur à l’humour noir, chaque acte correspond à une situation à la fois magique et dérisoire de cocasserie.Dans ces histoires, chacun appelle une justice; chacun est victime et tente de se persuader du contraire en exploitant ou en tentant d’écraser un plus faible.Sans parler de politique, la pièce de Dalpé est profondément politique en cela qu’elle fait sentir l’aliénation des individus.Et l’aliénation se révèle d’abord dans la langue: une langue qui expose la confusion dans laquelle les personnages se trouvent; ils emploient des mots dont ils ne saisissent pas tout à fait le sens, ils recourent à des expres- sions anglaises, font appel à des formules toutes faites, se répètent; tous procédés qui révèlent chez les êtres une dépossession à tous les niveaux: d’une bague à un plat de pierogis en passant par un vêtement, jusqu’à l’identité et à l’estime de soi.Cette importance de la langue est d’ailleurs marquée par la scénographie de Réal Benoît et b bande sonore de Dirsen lupin.Une poésie âpre se dégage de l’écriture et des situations dramatiques élaborées par Dalpé.Extrêmement révélatrice des personnages, sa langue laisse aussi deviner les différences de générations, d’origines et de cultures; elle lais-J se filtrer, dans son humus rocailleux^ une dimension humaine universelle ' qui entraîne la pièce bien au-delà dë" ’ l’anecdote et du suspense excitant.Entre autres procédés très efficaces, Dalpé crée deux personnages de père qu'on ne voit jamais mais qu'on entend se manifester par des sons.Nonobstant' les thèmes plutôt graves soulevés par la pièce, cela demeure un plaisir que de ; découvrir ces multiples éléments dans, le jeu généreux des cinq comédiens ad; ’ mirablement dirigés qui composent cette distribution et dans la fine mise, en scène de Fernand Rainville, lequel a -su tenir le réalisme à distance.Desperately Seeking Helen L’identité réconciliée Le film d’Eisha Marjara a remporté un joli succès à l’ONF qui lui doit d’être présenté encore jusqu’à ce soir Le jeu de piste des tableaux disparus et retrouvés de Kann BRIAN MYLES LE DEVOIR Difficile de replonger dans un passé douloureux pour accoucher d’un film?la» jeune réalisatrice Eisha Maijara mime de sa main un couteau sur la gorge.«Incroyable» est le seul mot qu’elle arrive à prononcer d’une voix coupée par l’émotion.Eisha Marjara a sombré dans les profondeurs du gouffre humain — son gouffre — pour y ressortir avec son premier film, Desperately seeking Helen.Mi-documentaire, mi-fiction, l’œuvre a connu un joli succès cette semaine au Cinéma de l’ONF, ce qui lui vaut de rester à l’affiche encore jusqu’à aujourd’hui.Desperately seeking Helen est un document d’auteur percutant dans lequel Eisha Marjara explore son passé trouble.Fille d’immigrants indiens, elle devient dès l’âge de quatre ans résolument nord-américaine pendant que sa mère garde un pied au Canada, un pied une Inde, ne réussissant jamais à trouver son équilibre.À l’adolescence, le fossé entre Eisha et sa mère ne fait que se creuser.La jeune à la recherche de son identité devient anorexique et se retrouve en clinique.Cest la veille de sa sortie de l’hôpital, que sa mère et sa sœur meurent dans" lé tristement célèbre écrasement du v()l 182 de Air India en 1985.Sa mère n’a jamais trouvé son équilibre, et son avion «a explosé eti plein ciel, entre ici et là-bas», commente d’une voix basse Eisha dans une narration bien ficelée où alternent drame et humour caustique.En entrevue, la jeune femme dans le début de la trentaine s’avoue «scary as hell», épouvantée.C’est sa vie qu’elle révèle dans ce docu-fiction.«Ma vie qui est montrée à tout le monde, précise-t-elle.Au début, je ne pouvais rester plus de dix minutes lors des projections publiques.Ça faisait trop peur.» Mais les critiques ont été fort positives, reconnaissant à Desperately seeking Helen une valeur filmique.Le public semble également apprécier, les premières projections au Cinéma ONF ayant attiré un auditoire considérable.Desperately seeking Helen n’est pas une œuvre pêchant par nombrilisme bien qu’elle soit intiment liée à l’expérience de vie et aux souvenirs de Eisha Maijara.En s’envolant vers l’Inde à la recherche de son idole de jeunesse, une actrice ayant joué dans quelque 700 films nommée Helen, la réalisatrice aborde d’un point de vue d’auteur une foule de sujets universels.«L'histoire, mon histoire, explore les thèmes de l’identité, des pertes, de l'idolâtrie», dit-elle.Identité qui se joue entre celle, indienne, de sa mère, et la sienne, trempant l’Amérique de la télé, des Charlie’s Angels et autres Bionic Woman.Pertes que sont celles de son corps de jeune fille pour un corps de femme qu’elle refuse par l’anorexie.Desperately seeking Helen commen- ce avec une fantaisie de l’enfance, une fixation sur une actrice à la fois héroïne et vamp, dans la tradition du cinéma indien.Les extraits bien réels des films d’Helen comprennent d’ailleurs une quintessence du kitch ne pouvant évoquer que la fantaisie.Mais le documentaire évolue, se déplace dans la réalité qui es représentée par cette anorexie et ces relations mère-fille faite d’incompréhension mutuelle.Eisha Marjara est attirée par ces univers parallèles de la fantaisie et de la réalité.Elle compte d’ailleurs les exploiter dans un premier long métrage de fiction qu’elle écrit présentement et souhaite réaliser.Son héroïne rêve de devenir une auteure de science-fiction.Eisha Marjara a mis près de cinq ans à concevoir Desperately seeking Helen.Pendant tout ce temps, elle a plongé dans son passé pour y puiser des vieilles photos, des souvenirs heureux et malheureux.Pendant tout ce temps, elle a erré dans les méandres de son cerveau.«Ce fut l’enfer, lance-t-elle.Il n’y avait pas de structure, pas d’histoire.Personne ne savait ce que j’allais faire, à part mon producteur David Wilson [de l’ONF].Il y a eu des moments où je me suis demandée s’il y allait avoir un film.» L’œuvre vit maintenant d’elle-même.Du coup, Eisha peut aller de l’avant.Desperately seeking Helen lui a donné la chance de se forger une véritable identité, celle d’une artiste.Une réalisatrice avec des films plein la tête.PHILIPPE DAGEN LE MONDE De nouveaux éléments apparaissent pour reconstituer le parcours des œuvres d’art contemporain dont s’était emparé l’occupant pendant la Seconde Guerre mondiale, certaines étant aujourd’hui détenues par de grands musées.La collection d’Alphonse Kann était, à la veille de la dernière guerre, l’une des plus riches de France en matière de peinture contemporaine.Une partie était accrochée à Saint-Germain-en-Laye (Yvelines), où cet héritier d’une grande famille d’origine autrichienne possédait un hôtel particulier.Une autre était à Londres, sa résidence britannique.Les deux cents tableaux de Saint-Germain furent emportés par les nazis à l’automne 1940, au Jeu de paume, puis vendus ou échangés, pris dans le flux des trafics organisés par l’Einsatzstab Reichsleiters Rosenberg, l’organisme nazi chargé des spoliations, et les marchands parisiens.Une centaine d’œuvres rapatriées d’Allemagne en 1945 ont été restituées à leur propriétaire.De la centaine non récupérée, une moitié a été identifiée, d’après Francis Warm, l’un des héritiers.Il y a là des œuvres classées MNR (Musées nationaux récupération), mais aussi des toiles plusieurs fois vendues après 1945 et qui se trouvent aujourd’hui dans des musées ou des collections privées.Le cas le plus simple est celui d’un MNR dont la situation n’est toujours pas élucidée, une toile de Picasso, Tête de femme (1921), déposée au Musée des beaux-arts de Rennes en 1957 après avoir été attribuée aux musées par l’Office des biens privés en 1950.Pourquoi Alphonse Kann, réfugié à Londres pendant la guerre, ne l’a-t-il pas réclamée ?Il était âgé ; ses archives, avec la collection, avaient été saisies par les Allemands.A sa mort, en 1948, les héritiers connaissaient mal les trésors de leur grand-oncle.Pour obtenir la restitution qui leur a été refusée jusqu’ici, ils s’appuient désormais sur une pièce d’archives, un accord commercial passé entre l’ERR et Gustav Rochlitz, marchand allemand installé à Paris.L’accord porte sur six toiles, dont trois provenant de chez Kann.Des photographies sont jointes, mais, étrangement, celle de la tête de femme aurait disparu, ce qui renforce les soupçons des ayants droit.Archives inexistantes En décembre 1998, ils ont déposé une plainte contre X.pour recel dans le cadre de ce qui est désormais l’affaire Braque: l’un de ses tableaux cubistes majeurs, Le Joueur de guitare, de 1914, acquis par le Musée national d’art moderne (MNAM) en 1981, alors qu’il avait été volé chez Kann en 1940.Le musée pouvait-il l’ignorer, sachant qu’une note du 10 mars 1942 signalait au directeur des Musées de France que cette œuvre était entre les mains de l’ERR ?La désignation d’un juge d’instruction devrait permettre la consultation d’archives jusqu’à présent inaccessibles.Curieusement, le Centfje, Georges-Pompidou aurait demandé, il y a un an, un dédommagement égal à" la valeur du Braque à Berggruen, Je," marchand parisien auquel il l’a acheté, en 1981.Après la guerre, le tableau d&f Braque a «appartenu» jusqu’en 1964 à la collection du mécène et amateur André Iœfèvre, désormais au centré des interrogations.D’elle proviennent en effet trois Juan Gris donnés' par Lefèvre au MNAM, un Pierrot à la grappe de 1923 et deux natures, mortes, qui pourraient provenir de chez Alphonse Kann.Deux autres, ont été vendus à Galliera en 1964 par Lefèvre: au catalogue de la vente est portée chaque fois la mention «ancienne collection Alphonse Kann».On ne les trouve pas dans les inventaires de l’ERR, mais, parmi les demandes que Kann adressa à la Commission de récupération artistique, figure celle de «plusieurs Gris».Kann s’excusait de ne pouvoir en dire plus en raison de la disparition de §es archives de Saint-Germain.Lefèvre aurait-il cherché, durant' l’Occupation, à s’approprier les Gris! d’un collectionneur rival ?L’hypothè-, se surprend, étant donné ce que l’on ; croyait savoir de la personnalité de ' Lefèvre, plus proche de la Résistance ; que de la collaboration.Mais, de toute évidence, entre 1940 et 1944, la gangrène a touché tout le marché de l’art ! français.Et les archives de Lefèvre,; déposées au MNAM, sont inexistantes de 1939 à 1945 : ni une lettre ni une facture.•À LA TlLEVISIOl !ï* ¦o CE) CS ¦(6)7)0 tgpDfDOD 9(0 Carmen Sandiego / 0340(16:55) Watatatow La Tête de l'emploi Ce soir OD Boulevard Industriel (18:30) Virginie La Facture Bouscotte Enjeux Le Téléjournal/Le Point Les Nouvelles du sport Découverte (23:28) |0 5 6 1 joOCB aOOBiSi ¦go) Claire Lamarche / Rencontre avec Claudine Mercier (16:00) Les Mordus/Vincent Bolduc, Guillaume Lemay-Thivierge Le TVA Piment fort / Chantal Francke, André Gauthier, Maxime Martin Ent' Cadieux Histoires de filles Km/h Les Machos Le TVA Le Poing J TVA Sports / Loteries (23:52) / Pub (23:58) Hl3S(57)(M) a(3ô)g6j L'Étalon noir Teletubbies Cornemuse La Maison de Ouimzie Les Nouvelles Aventures de Skippy Les Choix de Sophie D./Le Tandem Cinéma/INDIA SONG (3) avec Delphine Seyrig, Michel Lonsdale Les Choix de Sophie 1045, rue des Parlementaires Le Présent du passé Bramai) BEE) (H) (49) Les Simpson Le Grand Journal La fin du monde est à 7 heures Flash / Pierre Légaré, Tony Conte Henri pis sa gang 2000 ans de bogues Sports en folie Black-out Le Grand Journal La fin du monde est à 7 heures 110% Aphrodisia Flash ¦(RM) Le Journal FR2 Aujourd'hui Euronews Capital Actions Le Monde ce soir Les Aventurières de Dieu Le Journal RDI Maisonneuve à l'écoute Le Canada auj ourd'hui Mm Des chiffres.Journal suisse I Pyramide Voilà Paris Bons Baisers.I Journal FR2 Ça se discute / Divorce: peut-on se séparer sans se blesser?Temps présent (21:35) Journal belge Le Cercle |œ) Star Trek (16:00) Le Baron Contact Animal Cap sur les îles / L'île vaudou | Secrets de guerres/Nazis Biographies / Rose-Anna Vachon L'Homme de fer Cinéma/LE RETOUR.(4) |(D Allô docteur Combat.chefs Libre ce soir?Les Copines.La Marmaille/Joe Bocan Cinéma / LE BAL DU PURGATOIRE (5) avec C.Podewell, C.Williams Table ronde Allô docteur Les Copines.pjfMP) M'as-tU VU?/Clip(13:30) Watt Interfax Clip Platine Clip M'as-tu vu?Beavis &.| La Courbe Interfax Clip ÈJ(MX) MusiMax Collection (14:00) Tendances Jazz / Maria Joao - La Boîte à jazz MusiMax Collection Tendances Jazz / Maria Joao |(CF) Schtroumpfs Mégabogues .turbulence Chair de poule Les Muppets .¦uTF) Les Zinzins.Scoobidou 2 Stupid Dogs Ned.triton Famille Addam [Minus et Cortex I Les Zinzins.Ned.triton [2 Stupid Dogs Les Simpson Famille Addam Minus et Cortex | South Park Les Simpson Animania ¦(RD SJ .à la mouche Bonne Pêche Challenge de quilles Sports 30 Mag | Master Karting de Bercy Autos sur glace Sports 30 Mag Qc Courses Vac.nature Bo Road to Avonlea (16:00) Jonovision The Simpsons Newswatch On the Arts with Laurie Brown The Health Show Baseball / Blue Jays - Twins CBC News Cinéma/THE CHAMPAGNE a® Newsday I On the Road MURDERS (4) ¦?DOS Oprah (16:00) Home Improv.Drew Carey News Wheel of.Jeopardy Home Improvement Spin City The PJ's Dilbert —————— The City CTV News News 3 £3 Hollywood Sq.Seinfeld Puise Access H.Payne It's Like.Just Shoot Me Will & Grace Puise / Sports ¦(SID Young,.(16 00) Jerry Springer Global News First Nat.News Addams Family E.T.King of the Hill Futurama Dharma & Greg 3rd Rock.NYPD Blue Outer Limits Noddy Arthur Country Mouse Kratts.Space Cases Apollo Years Guerilla.| Studio 2 History Bites Footnotes War of 1812 Studio 2 les Rosie.(16:00) News ABC News Wheel of.Jeopardy Home Improvement The Hughleys Spin City Sports Night NYPD Blue News Nightline (23:35) |ijri3) Montel.(16:00) Friends E.T.¦(22) The Nanny The Simpsons |M‘A‘S*H M*A*S*H Frasier News/Access Hcs Rosie.(16:00) Seinfeld Friends News CBS News E.T.JAG Cinéma/SOMETHING BORROWED, SOMETHING BLUE rfil av/pr HnnniP Spllprra Twinm/1 awsnn News The Late ShOW (23:35) gj(8) Oprah (16:00) News Real TV News CBS News Wheel of.Jeopardy ¦as; — Hcs Hollywood Sq.Oprah NBC News Jeopardy Wheel of.Frasier 3rd Rock from the Sun Just Shoot Me Everythings Relafive / Début Dateline NBC The Tonight Show (23:35) gOB Rosie.(16:00) Live at Five Extra! Frasier Inside Edition Bffl Wishbone Bill Nye World News iNewshour Nightly Bus.Computer.[ Nova / Warriors of the Amazon [Memory of the Camps Journey to Planet Earth Cinéma/QUICK CHANGE (5) mj(57i Zoom Bill Nye BBC News Nightly Bus.Newshour Mobil Masterpiece Theatre / Reckless (2/3) Peak Practice / Dernière World News Charlie Rose ¦(MM) VideoF.(12:00) MuchMegaHits OnDemand Pop-up Video Spotlight I RapCity VideoFlow [Egos & Icons: Nirvana | Nirvana Unplugged I Pop-up Video Classic.MuchMegaHits Spotlight H® WWF Raw Is ' Afar (16:00) Off the Record Sportsdesk World Curling Championships | Basketball/Jazz - Lakers CE SOIR Paul Cauchon LES CHOIX DE SOPHIE Sophie reçoit deux éditrices qui veulent renouveler les magazines féminins, Use Ravary de Elle Québec et Micheline Lachance des Publications, Québécor.Télé-Québec, 19h 2000 ANS DE BOGUES Jean-René Dufort anime une nouvelle série de documentaires ironiques • l’automne prochain et ce soir on pré- -sente en avant-première une enquête de 30 minutes sur les ovnis.C’est dans le style La fin du monde.TQS, 19U30 RDI À L’ÉCOUTE Michaëlle Jean reçoit Georges Moustaki.RDI, 21U30 LE POING J Georges Moustaki encore.Également la psychanalyste française Christiane Olivier.TVA, 22U30 Classification des films: (1) Chef-d’œuvre— i I.K I) K V 0 lit .I.K M A H I» I li A V IM I.I 0 !» !» B8 :: :-?le devoir ?CULTURE THÉ À T R E Robert Marcel Lepage Vous avez dit expérimental ?Ix* TOF, le Théâtre Officiel de Farfadet, propose une pièce à cinq rôles, défendue par trois équipes de comédiens qui se relaient, se combinent, mais surtout qui ne se sont jamais rencontrés avant les représentations.Tout ça pour répondre à une troublante question: la spontanéité se joue-t-elle?Stéphane Bailla rg e o n Le Devoir Le dernier virage de la saison montréalaise se négocie ce mois-ci avec la présentation, en vrac, d’une bonne quinzaine de pièces.Cette semaine seulement, on a droit au lancement successif de plusieurs poids lourds, Pour adulte seulement au Quat’Sous, Urfaust à l’Usine C, Le Roi se Meurt, à l’Espace Go, Révolutions, a l’Espace Libre et La Mort d’un commis voyageur, chez Duceppe.Ces gros joueurs ne doivent pas faire oublier les plus petits.Une Livre de chair, par exemple, à la Salle Fred-Barry, dans l’Est de la ville.Ou La Montagne, de François Archambault, mise en scène de Jean-Stéphane Roy, lancé ce soir à la Petite Licorne.Et puis Faites de beaux rêves, du Théâtre officiel du Farfadet (TOF), lancé après-demain, au Building Danse, boulevard Saint-I-aurent.Avec celle-là, on est loin, très loin du théâtre habituel, traditionnel et bé-belle.Sur papier du moins.Le communiqué de promotion résume bien le problème en annonçant que «pour une fois, les comédiens ne feront pas semblant».C’est que le metteur en scène Martin Desgagné et sa joyeuse bande ont décidé de monter un spectacle sans jamais faire répéter ensemble les comédiens.On le redit clairement: le soir des représentations, les acteurs se côtoyeront sur scène pour la première fois.L’idée originale est venue au metteur en scène dans la foulée de lectures-cabarets qu’il organise au bar le Farfadet, à Montréal, depuis environ deux ans.«J’ai l’habitude de faire la distribution par téléphone, confie Martin Desgagné.J'appelle les acteurs, je leur remets le texte et ils répètent seuls.Le soir de la lecture, ils se retrouvent pour la première fois.La fébrilité est très intéressante.C’est un peu comme de l’improvisation structurée, ou alors comme un jam de musiciens de jazz: chacun a sa partition, oui, mais chacun peut jouera sa façon.» Pour étendre cette expérience au théâtre, l’équipe du spectacle a donc choisi une comédie américaine de Ralph Pape, Say Goodnight Gracie, devenue Faites de beaux rêves en français.L’auteur «enthousiasmé par le projet» québécois a accordé les droits de sa pièce qui se prêtait bien à l’expérimentation puisqu’elle se déroule en temps réel, en un seul lieu, sans sup-|M)ser de déplacements ou de jeux de scène trop compliqués.On y retrouve cinq jeunes adultes réunis dans l’appartement qu’un jeune comédien (Jean) partage avec sa blonde (Ginette), secrétaire.Il reçoivent un auteur (Daniel), un chanteur (Bob) et une hôtesse de l’air (Catherine).L’heure est au bilan et les compte ne sont pas si reluisants.Desgagné et son assistant Alexandre Mérineau, aidés de quelques répétiteurs, ont travaillé ces rôles avec les comédiens, en solo.Chacun a défini son personnage, trou- vé son costume, tenté quelques déplacements.«Je demandais aux acteurs d’arriver avec une proposition de personnage et j’ai été très su rpris par la gamme des propositions», dit le metteur en scène qui a donc moins dirigé sa vision des personnages que celle des comédiens.«Ils me suggéraient une voie et on l’explorait ensemble.» Même les gestes ou les phrases les plus simples ont été teintés de multiples manières par les choix fondamentaux de caractère.«Il y a des dizaines de façons de dire: Bonjour, comment ça va?Certains ont choisi de le dire de manière agressive, d’autres vont au contraire lancer la réplique et embrasser leur partenaire qui devra s'adapter.» Jeudi soir, la combinaison de ces recherches solitaires créera donc le spectacle, dans un décor et des éclairages minimalistes, laissant la place première au jeu.Le TOF a même recréé une sorte de cabaret au Building-danse, avec tables, service de bar et tout ce qu’il faut pour rappeler l’origine des lectures.Mais la surprise, comme les allumettes, ne peut servir qu’une fois.Alors, pour prolonger l’expérience, le TOF a constitué non pas une mais trois équipes de comédiens qui vont chacune lancer un spectacle puis échanger des partenaires pour renouveler sans cesse l’effet de surprise.Des noms?Prenez toujours ceux-là, pêle-mêle: Danny Gilmore, Mario Saint-Amand, Margaret McBrearty et Catherine Sanche.Au total, la combinatoire mathématique va permettre neuf représentations, toutes aussi uniques les unes que les autres.«En mélangeant les équipes, on fait en sorte que Jean va jouer avec une nouvelle Ginette ou une nouvelle Catherine, précise encore le metteur en scène.Ça change complètement la dynamique.» A la connaissance du TOF, l’expérience combinatoire n’a jamais été tentée à Montréal, bien que le concept du premier contact ait déjà été exploré, ici comme ailleurs.Pour les spectateurs, l’intérêt sera évidemment multiplié par le nombre de visites, histoire de comparer les effets de l’amalgame.Il est d’ailleurs possible de se procurer des forfaits pour deux ou trois spectacles.Les représentations ont lieu les jeudis, vendredis et samedis, 8, 9 et 10, 15, 16 et 17, 22, 23 et 24 avril, à 21h.Les portes (et le bar) ouvrent à 20h.On réserve au: (514) 277-1974.EN BREF Lucas se frotte déjà les mains (AP) — À six semaines de la sortie du prochain épisode de sa série Star Wars, le réalisateur et producteur George I xicas se frotte déjà les mains.D’aucuns estiment que Star Wars Episode One: Vie Phantom Menace devrait enregistrer des recettes de 100 trillions US dès la première semaine.A l’automne, lors de sa sortie en Europe, il aura déjà franchi le cap du milliard, prévoit-on, battant du coup la marque de Titanic.Il faut ajouter à cela les trois milliards que devrait rapporter la vente de jouets dérivés, sans compter la quinzaine de livres tirés du film.George Lucas, qui a entièrement financé cette production de 112 millions, prévoit empocher un bénéfice global de 600 millions.Une suite pour Le Silence des agneaux (AP) — Les fans d’Hannibal le cannibal e peuvent trembler l’ancien journaliste de l’Associated Press'1 bornas Harris vient de terminer la suite du célèbre Silence des agneaux, dont l’adaptation cinématographique avec Anthony I lopkins el Jodie Foster a reçu l’Oscar du meilleur film en 1992.Ix* ma- nuscrit a été remis le 23 mars et la maison d’édition, Dell compte le sortir en librairie aux Etats-Unis au mois de juin.Hannibal se déroule sept ans après la speclactulaire évasion du psychiatre anthropophage Hannibal Ixc-ter.Pour l’adaptation cinématographique, il faudra attendre: deux studios différents possèdent l’un les droits du personnage d’Hannibal, l’autre celui de Clarice.Un festival pour les films méconnus (AP) — Ces films-là n’auront jamais les honneurs de Cannes, Berlin, Montréal ou Venise.Heureusement ils peuvent se rattraper dans le centre de l’Illinois, où se tiendra du 21 au 25 avril prrxbain le Festival du film méconnu à Champaign.L’organisateur, le critique de cinéma du Chicago Sun-Times, Roger Ebert a choisi 10 longs métrages qu’il estime injustement ignorés.Roger Ebert craint que le nombre de films méconnus augmente car Hollywood ne laisse plus aux longs métrages le temjjs de trouver leur public et privilégie les grosses productions.Du coup, ce sont les films qui suivent le courant qui sont vus.Deux des films qui seront projetés sont pourtant connus: le classique du muet Ix: Cuirassé Potemkine d’Eisenstein (1925) et Tron de Walt I lisney, une expérience sur les images de synthèse réalisée en 1982.On présentera aussi le Suédois Hamsun.Polyglotte des notes Avec son spectacle Les clarinettes ont-elles un escalier | de secours ?, le multiclarinettiste servira sa musique f métissée aux sources juives, antillaises et grecques § CLÉMENTTRUDEL LE DEVOIR \ Adéfaut d’être un brillant élève chez Bertiz — il rêvait, tout jeune, de devenir polyglotte — Robert Marcel Lepage fait parler éloquemment sa clarinette que tous comprennent.Il peut la faire dialoguer avec la cora de Boubakar Diabaté, l’oud d’un musicien venu du Maroc.Il peut incorporer dans les plages d’un disque les sons du didjeredou, instrument que les aborigènes du nord de l’Autralie utilisent depuis des temps immémoriaux — on aurait là, en somme, la clarinette de Cro-Magon! De sa musique métissée, le plus souvent ludique, Lepage nous servira de nombreuses vignettes demain soir et jeudi au théâtre La Chapelle, en compagnie notamment du clarinettiste André Moisan — «un improvisateur excellent» —, de ses trois partenaires dans un quatuor classique (Normand Guil-beault à la contrebasse, Pierre Tanguay à la batterie et Nicolas Boucher, échantillonneur) et d’une quinzaine de clarinettistes tenant lieu de «trousse de secours de la clarinette»! Entendons-nous: les clarinettes anémiques, ça n’existe pas, mais Les clarinettes ont-elles un escalier de secours?C’est là le titre du spectacle; c’était déjà celui, il y a deux ans, d’un disque dont on essaie de recréer l’esprit au cours d’un spectacle qui nous conviera à un tour du monde par le biais d’une «musique anecdotique».Déjà, il a réalisé le tour de force de fabriquer en studio des duos Le-page-Callas (Callas: la diva et le vinyl e), l’un des dix disques qui portent sa griffe sur étiquette Ambiances magnétiques.«Ma forme d’art à moi est de fabriquer des disques à partir d’une idée; si l'on part de là.la musique s’adapte au véhicule qu’on lui offre.c’est ce que j’ai le goût de faire.» Et ce n’est pas fini! Depuis janvier dernier il fait une session mensuelle avec des improvisateurs de toutes tendances — il change de partenaires chaque fois.Le but est d’en venir à publier un disque (peut-être 12) en l’an 2000, avec cette musique nouvelle qu’il désigne comme une «musique tacite», c’est-à-dire qu’elle ne part pas d’une consigne, chaque instrumentiste ayant à réagir à une proposition de quelques notes dont l’un pourra faire un solo, l’autre un accompagnement.Tous doivent mettre en valeur les réflexes, aiguiser leur qualité d’écoute.Musicien polyvalent, Robert M.Lepage collabore avec des chorégraphes comme Lucie Grégoire et Louise Bédard, signe parfois une musique de scène au théâtre, fournit la trame sonore d’une soixantaine de films documentaires.Quelques films d’animation ont aussi inspiré ce clarinettiste, dont le bijou signé Francine Desbiens: Dessine-moi une chanson qui date de 1990, à l’ONF.On le retrouve aussi dans des séries télévisées comme Réseaux ou Urgence 2.Comme il abhorre l’oisiveté durant les périodes de mixage, Lepage dessine.des clarinettes imaginaires, farfelues, dont deux peuvent par exemple servir de bretelles et de culotte à un musicien tyrolien! 158 de ces dessins meublent le recueil qu’il publie à compte d’auteur: Le Petit Robert illustré de la clarinette dont la préface, à la fois docte et fantaisiste, émane d’un psychanaliste (prénommé Sigmund!) qui se livre à l’étude approfondie de l’âme de cet instrument et de ges publics! Eclectique?Lepage ne trouve pas ce vocable péjoratif.Vouloir être accessible n’est pas pour lui un défaut.Bach n’inclinait-il pas à imiter les styles italien et français, voire à pasticher certains de ses contemporains?Loin de lui l’idée de violer la Loi sur les droits d’auteurs, mais la vie est faite d’échanges, de croisements, d’inspirations diverses qu’il excelle à capter, à transposer.«Je m’intéresse à tout, je suis excité par la variété des choses, par le côté hybride de la vie de création.» Pour lui, tout prend racine quelque part.Notre époque nous donne accès par le disque à la musique de partout, pourquoi s’étonnerait-on des métissages qui s’ensuivent, des re-créations?L’accueil du clarinettiste, avant l’entrevue, avait commencé par quelques accords sur un didjeredou.Je le quittai après une classe de maître sur la clarinette basse, avec la conviction que, comme l’instrumentiste l’a appris avec les années, la clarinette convient tout aussi bien à la musique traditionnelle juive qu’aux rythmes du Rajahstan ou des Antilles, si ce n’est à ceux du tsifteteli (musique entendue dans les clubs en Grèce) ou à d’autres traditions.Mais Lepage regrette quelque part au fond de lui-même de n’avoir pas reçu le don des langues! U a déjà réussi le tour de force de fabriquer en studio des duos avec la Callas, un de ses dix disques Temps noir ralenti à mort F.Chopin: Polonaises op.40 no 2, et no 5, op.44; Trois Mazurkas, op.59 no 1,2 et 3; Sonates no 2 en si bémol mineur, op.35, et no 3 en si mineur, op.59.Ivo Pogorelich, piano.Salle Pierre-Mercure, le 5 avril 1999.Reprisece soirl FRANÇOIS TOUSIGNANT Décidément, Ivo Pogorelich n’a pas encore fini de faire jaser.Si, il y a peu, on lui reprochait de se complaire dans des sonorités de piano plus que très subtiles et douces, dès le do en octave grave qui ouvre son récital, le public devra subir un déferlement de puissance et de tonitruance qui n’aura d’égal que la manière très élastique avec laquelle le pianiste va inexorablement ralentir le temps.On assiste à curieux phénomène, qu’on ne saurait qualifier de relecture des partitions.On ne peut pas non plus parler d’« interprétation».Le mot le plus juste firserait le concept d’improvisation sur un canevas donné.Pour le meilleur et pour le pire.Le meilleur, ce sera la première Polonaise, lente et tournant en rond à souhait, tout enfermée dans sa souffrance et sa douleur.La musique tente de se sortir de son angoisse et, toujours, elle se bute à se retrouver au point de départ, encore la lourde octave grave citée plus haut.Bouleversé, on le sera tout autant dans les trois Mazurkas que Pogorelich retenues pour ouvrir la seconde partie du concert Ix* ton est presque blues, improvisation lente à la Keith Jarret des bons jours.iAiristes choqués, fan du pianiste aux anges d’entendre quelque chose de différent qui justifie la réputation de l’homme, et musiciens perplexes, qui n’auraient jamais au grand jamais imagi- né Chopin ainsi, mais qui redécouvrent le potentiel ravageur de cette musique.Dans les deux sonates, là, le pianiste tombe dans ce que je qualifierais de piège de la complaisance.Tous les tempos sont délibérément exagérément ralentis (sauf le finale de la 2e sonate).On assiste alors à un déferlement de prodiges purement pianis-tique.longueur des tenues phénoménale, jeu de fondu-enchainé entre les harmonies — et parfois sur un même accord — proprement inouï, tout cela cherche à trouver une sorte d’essence à un contrepoint intérieur caché.Parfois il y est, on applaudit; souvent, il est pauvre: l’interprète invente alors un sens en passant le geste à la loupe et en diluant le temps.Quand il n’y est pas, on entend une dissection de l’œuvre et une dessiccation du sens; c’est ainsi que les mélodies ne chantent jamais, les notes s’égrenant une à une sur le fil du son.Le pianiste joue avec nos nerfs, faisant durer et durer encore la noirceur du texte et la lourdeur qu’il lui surimpose.On attend le tic de piano: il arrive et on a tout le loisir de le saisir.Pogorelich prend son Chopin comme on construit un gigantesque et monstrueusement déchirant tombeau, l’imposant comme il le peut, mais oubliant qu’il s’adresse d’abord aux vivants.Oui, on finit par s’ennuyer dans cette musique de Mort, dans cette atmosphère étouffante, dans cet art du piano qui tourne sur lui-même, se contentant dans sa propre perfection du détail et semblant oublier qu’il y doit bien y avoir une transcendance quelque part.Ce récital sert de sorte de démonstration et aussi, on le sent malgré nous, d’exutoire profond pour un homme blessé qui impose sa souffrance sans trouver de solution.On lui pardonne, sans souscrire.JACQUES NADEAU LE DEVOIR Robert Marcel Lepage se produira demain et jeudi au théâtre La Chapelle.tarifs spéciaux de nos Profitez1 LES .ruines restrict^ Le Théâtre de La Manufacture présente iTScgc or sreat (514)523-2246 «1111 > lll€k mise en scene avec Jean Man Dàilpo - llonliii - Pierre (.nr#i !\fJ - LA LICORNE v Daninomi Montreal frnin Mnnt-Rnvah RÉSERVATIONS 4
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