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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier B
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1999-04-03, Collections de BAnQ.

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U où est léétie n'est iamais loin.„la brillanle mise en scene ne Martin faucher nous fail salser ù I lour de tôle dans la réalité U el dans l’imaginaire.» Montréal Ce Soir, SUC faucher ûAUiimi Le Théâtre de La Manufacture présente iTïCgc or sreat mise en scène de I en i>é - D.isiil lionliii avec I ASSISTANCE À LA MISE ËNSCËNE ET RÉGIE"] ALLAIN ROY I concepteurs] réal benoit - Mireille vachon - martin labrecque LARSEN LUPIN - PATRICIA RUEL - ÉRIC VILLENEUVE ^ avril 30 MARS «y [vu** «bd LA LICORNE V 4559.Papineau.Montréal, (coin Mont-Royal) RÉSERVATIONS : (514) 523-2246 FAUST Fusion des thèmes et des styles SUITE DE LA PAGE B 1 .Ce résultat, vite brossé, a supposé un long et patient travail de fusion des tlièmes et des styles.«Le résultat est assez satisfaisant, poursuit le manieur de «copier-coller».On se laisse piéger quand on veut attribuer les phrases à l un ou l'autre.D'ailleurs, pour moi, le collage, l'amalgame, la réorganisation des matériaux littéraires découle d'un plaisir très enfantin, celui de se raconter ujie histoire, d'abord à soi-même, puis aux autres.Je ne me prétends pas auteur.Je suis un metteur en scène qui réinvente une fiction, qui l’organise à sa façon.» Après ses lointains premiers collages dadaïstes, après le récent Maîtres anciens, dérivé du roman de Thomas Bernhard, encore une fois, l’intello Denis Marleau refait donc ce qui lui réussit le mieux: il force en scène une œuvre, il s’impose comme maître du spectacle, il devient le porteur d’un point de vue, d’une lecture, d’un sens.«Ce projet a tellement évolué que j’ai une boîte haute comme ça avec au moins six versions différentes», dit-il en levant la prain bien au-dessus de la table du restaurant de l’Usine C.Il précise ensuite avoir en fait orchestré de multiples points de vue.«On a travaillé avec deux, quatre, six, dix acteurs, avec tous les collaborateurs, en ateliers, un peu comme des savants de laboratoire, avec de longues pauses entre chacune des séances.Javais besoin de vérifier des choses.» Docteur Miliaire et ce cher Ludwig Marleau a finalement appelé ou rappelé Michel Goulet à la scéno, François Barbeau aux costumes, John Rae à la musique, Alain Lortie aux éclairages.Pour la distribution, il a retenu Céline Bonnier, Paul Savoie, Daniel Parent, Louise de Beaumont et Albert Miliaire, bien sûr, qui sera Faust.«Je cherchais un acteur qui avait une large palette d’expressions pour pouvoir incarner aussi bien la fragilité que la démesure», dit le metteur en scène pour justifier son choix capital.«Marleau m’a approché il y a à peu près deux ans, et depuis il méfait travailler comme un forçat», ironise de son côté le comédien dans la soixantaine, rencontré séparément.Il a particulièrement trimé avec les innombrables réajustements de texte.«Moi qui n’ai pas de mémoire, j’ai l’impression d’avoir appris six pièces! Mais à l’âge que j’ai, je suis tellement heureux de pouvoir faire partie d’un tel projet.» Miliaire, grande vedette des années 60 et 70, n’est plus vu que de façon sporadique sur les planches québécoises.Il a joué l’an dernier dans les Sorcières de Salem, au TNM, ce qui a pu le préparer un peu à côtoyer le démon.Possédé par «un énorme besoin de bouger sur scène», il avoue franchement avoir trouvé statiques les dernières productions d’Ubu, Le Passage de l’Indiana, rien qu’en façade, Les Trois Derniers Jours de Fernando Pessoa, tout dans un lit.«J’en ai même parlé à Marleau, à notre première rencontre.Il m’a souri et m’a assuré que je pourrais bouger.» Il va tout de même devoir se figer un peu, parfois.Parce que les dérives existentielles des protagonistes seront illustrées par des dédoublements virtuels des comédiens, avec la technique éprouvée dans Les Trois Derniers CLAUDE GAUTHIER JARDINS APRÈS (.) on fait du cocooning dans sa poésie.¦Le Soleil Ah! Le timbre unique de Gauthier, la vérité rare rare d'un homme de paroles.¦La Tnbune Sa poésie est fine, ciselée.¦Le Journal de Montréal L’ALBUM.Et jamais son chaud timbre ne servit autant de notes justes.-Le Devoir C’est un disque qui vieillira bien.comme son auteur.¦La Presse Album disponible maeitenarti —VOICI MAINTENANT LE SPECTACLE AVRIL.A 20H00 LES 27 et LEDEV0IR 2490 Notre-Dame Ouest, Montréal Billetterie (514) 931-2088 (514) 790-1245 URFAUST tragédie subjective Goethe / Pessoa Adaptation et mise en scène : Denis Marleau Une création du UBU avec Albert Miliaire, Céline Bonnier, Paul Savoie, Daniel Parent, Louise de Beaumont Décor : Michel Goulet; costumes : François Barbeau; musique : |ohn Rea; éclairage : Alain Lortie en collaboration avec le Goethe-Institut Montréal en coproduction avec Weimar 1999, Capitale culturelle de l'Europe; les Gémeaux, Scène Nationale de Sceaux; le Théâtre français du Centre national des Arts d'Ottawa; l'Hexagone, Scène Nationale de Meylan et la Rampe d'Échirolles.nui n iK m »ws IMIMlSM USINE O Guichet : 521-4493 6 au V\ avril 1999 OFFRE SPECIALE Achetez avant le 6 avril et économisez 4 $ sur le prix régulier du billet pour les représentations du 6 au 14 avril.Jours., celle de projections vidéo sur des masques ou des mannequins.«J’en Jais une utilisation ponctuelle, dit le metteur en scène.Les projections pennettent d’illustrer les songes et les angoisses.Ils permettent de parler d'un autre monde.» La scène est située dans les années 20 et 30, «quelque part en Europe».Dure époque.Noire et rouge.Miliaire explique que, physiquement, son Faust ressemblera un peu au vrai Pessoa.Marleau précise que, s’il fallait absolument choisir un modèle réel, incarné, pour son savant torturé, il pointerait vers le philosophe Ludwig Wittgenstein, d’ailleurs sélectionné récemment par le magazine Time comme un des 20 plus grands savants du siècle.Un aphorisme sur l’immortalité, tiré du Tractatus logico-philoso-phicus, son maître ouvrage, est d’ailleurs inséré dans YUrfaust.Cela admis, on sera loin du Docteur Faustus de Thomas Mann, qui avait choisi le compositeur Arnold Schoenberg comme modèle et carrément fait rejouer la tragédie à l’ère nazie.«Je ne voulais pas retomber dans la lecture apocalyptique, dit alors Marleau.Je n’ai pas non plus voulu tenter de rivaliser avec les Allemands pour l’interprétation de leur propre histoire, de leurs propres démons.» D sera tout de même forcé de s’y frotter un peu, en juin, à Weimar, désignée capitale de l’Europe, où sera présenté le Urfaust, tragédie subjective.Une tournée suivra en Allemagne, mais aussi en France, en Suisse et en Italie.Le 250* anniversaire de la naissance de Goethe va d’ailleurs entraîner la production de plusieurs grands événements faustiens dans sa patrie, sa Heimat, dont une intégrale dirigée par Peter Stein: 17 heures de scène et 24 millions de marks.Plus de 20 millions de dollars pour une seule production de théâtre! Une autre divine réalité qu’on ne connaît pas.Point d’orgue CLÉMENT TRUDEL LE DEVOIR Un orgue n’a pas besoin d’être colossal pour bien remplir son rôle.Il sait se faire discret, quasi méditatif, comme celui de l’église anglicane St.Stephen’s de Chambly, mais chacun sait que le «roi des instruments» éclate parfois dans la splendeur de tous ses jeux, comme c’est le cas du grand orgue installé en 1960 à l’oratoire Saint-Joseph, une réalisation du facteur allemand Rudolf von Beckerath, qui a aussi conçu l’orgue de l’église de l’Imma-culéeConception.C’est un peu comme si, en France, on passait de Günsbach, d’une humble église où Albert Schweitzer enregistra plusieurs disques consacrés à Bach, à Paris, au Palais de Chaillot où trône un mastodonte de 70 tonnes métriques installé sur rails et qui revêt tout le panache voulu lorsqu’un Virgil Fox choisit d’y enregistrer la Symphonie concertante pour orgue et orchestre de Jongen! On peut en effet parler du contraste entre une musique de proximité — qui convient à maintes pages du baroque — et les créations plus ronflantes qu’ont pu fournir Berlioz, Saint-Saëns ou César Franck.Ce dernier composa en 1878 sa Pièce héroïque pour l’inauguration de l’orgue Ca-vaillé-Coll au Trocadéro (1878); or c’est ce même orgue, «relevé» par le facteur Victor Gonzalez et son fils, qui fut installé en 1938 au Palais de Chaillot, qui abrite maintenant des organismes onusiens.Lejeune Beckerath avait pu bénéficier des conseils et de l’expérience de ce facteur parisien avant de recevoir commande de quatre orgues à traction mécanique de style classique, à Montréal.SYLVAIN LELIEVRE LES CHOSES INUTILES APRES Écouter les choses inutiles, c'est irouver un endroit où I on est bien, au chaud et blotti.¦Le Devoir Un disque heureux qui ressemble à un jardin.-Lt Tribune Lelièvre donne ici un grand cru.¦Le Journal de Mont rial L’ALBUM.Des choses qu'il fait bon voir et entendre.Voir (.) la même limpidité dans les textes et surtout ce même goût pour les sonorités rondes et pleines qui vous réchauffent le coeur.¦La Presse Afcum disponible maintenant ¦VOICI MAINTENANT LE SPECTACLE AVRIL A 20H00 LES 21, ^asoui LE DEVOIR 2490 Notre-Dame Ouest, Montréal Billetterie (514) 931-2088 (514) 790-1245 L'orgue Beckerath de l’oratoire Saint-Joseph.Un peu d’histoire L’Université Laval accueille régulièrement des concerts dans sa salle Henri-Gagnon; ce nom est celui d’un organiste de la Basilique de Québec qui fut en poste de 1915 à 1961! Sait-on qu’une dynastie Gagnon régna presque im siècle dans cette église primatiale?Ernest et Gustave Gagnon, respectivement oncle et père du précédent, y étaient titulaires d’orgue de 1864 à 1915! On se croirait au temps de la parentèle reliant les divers organistes de l’Allemagne où la coutume a longtemps voulu qu’un nouvel organiste marie la fille de son prédécesseur! L’instrument de l’église St Stephen’s est l’un des 400 orgues réalisés par Samuel Warren, un Américain arrivé à Montréal en 1836; ce fut sans doute notre premier facteur professionnel.L’orgue a été retouché par le facteur Tippiet sans en altérer la qualité, selon l’organiste Geneviève Soly, qui a pu y enregistrer des concertos de Haendel sur un orgue qui remplaça un instrument à soufflerie (vendu à l’église Saint-Thomas de Rougemont où il fonctionne toujours).Il faut rappeler que la mise en place des orgues de von Beckerath, au début des années 60, comcida avec la formation d’Ars Organi, mouvement animé jusqu’en 1973 par Bernard et Mireille Lagacé, Gaston et Lucienne Harel, Kenneth Gilbert et Raymond Daveluy, lequel avait été le premier organiste nord-américain à être invité au concours d’improvisation de Haarlem (Pays-Bas) en 1959.C’est à l’initiative d’Ars Organi que furent invités pour la première fois à Montréal des organistes européens réputés comme Marie-Claire Alain, Anton Heiller, Xavier Darasse, Daniel Rogg, pour des concerts rediffusés par Radio-Canada.Plusieurs des organistes les plus connus d’ici complétèrent leur formation en France, en Autriche ou en Angleterre, pays d’où est originaire E.Power Biggs, Tun des organistes qui, par son brio, a beaucoup fait pour accroître l’amour de l’orgue.Les Cinq sonates pour orgue de Raymond Daveluy ont été gravées sur étiquette SRC par l’organiste et compositrice Rachel Laurin (coffret de deux CD réalisé là même où Daveluy anima les Concerts spirituels, à l’oratoire Saint-Joseph).S’il fallait répertorier tous les enregistrements ou concerts dus à des organistes québécois ou canadiens, plusieurs colonnes additionnelles devraient y être consacrées.Un tribut spécial devrait aller à des formateurs tels Orner Létourneau, à Québec, et Conrad Letendre, Bernard Lagacé ou Réjean Poirier à Montréal.Mentionnons que Lagacé et sa fenv me Mireille furent les premiers à réaliser l’intégrale des œuvres pour orgqé de Buxtehude dans les années 70,—' étiquette Calliope.Bernard üigacéa aussi joué l’intégrale de l’œuvre pour orgue de Bach en 12 concerts à l’église de Tlmmaculée-Conception (1975;; 1977).Le catalogue Analekta a UjhçJ quinzaine de disques d’orgue de Lagacé; cette maison prépare le lancemqitj de cinq autres disques de ce même organiste., .Mais il faudrait ajouter tant d’autres noms d’organistes qui enregistrent: Luc Beauséjour, John Grew, David îyiacDonald, Christopher Jackson etc, À Québec existe une société des Amis de l’orgue, et le titulaire des orgues dë l’église Saint-Roch, Denis Bédard, a quelque soixante compositions à son crédit.M.Bédard préside le Festival dé musique sacrée de Saint-Roch, qui s’ouvre mercredi prochain et qui s’échelonne sur sept semaines.Demain (15h30), à la basilique Ma: rie-Reine-du-Monde, Hélène DugaJ inaugure les Vespérales, qui se prolongent jusqu'à la Trinité.L’un des neuf invités, Gilles Rioux, a déjà enregistré sept disques.Récemment, en l’église Saint-Jean-Baptiste de Montréal, s’est déroulé un cycle de concerts, Spirituart, coordonné par Jacques Boucher qui eut l’art de persuader Daveluy de reprendre ses compositions pour orgue après 20 ans de silence! Souvent, à l’heure du lunch, la Christ Church Cathedral de Montréal offre des récitals d’orgue gratuits.D’autres concerts d’orgue où l’entrée est gratuite prennent fréquemment l'affiche à la salle Redpath de McGill.Rien ne manque pour que le public prenne régulièrement contact avec un instrument dont le premier apparut vers 1660 dans la chapelle des Jésuitesà Québec.Parmi les organistes fort connus, il y eut un certain Louis Jolliet, qui passa à l’histoire pour autre chqse que son talent à faire vivre le «roi dçs instruments».L’usage de l’orgue fut longtemps confiné à des fins liturgiques mais, comme le signale Gilles Potvin dqns L’Encyclopédie de la musique au Canada (Fides), ouvrage qui s’est révélé fort utile dans la genèse du présent survol, plusieurs œuvres contemporaine?dignes de mention mettent l'orgue a contribution: Fantaisie, de Daveluy.Suite de Pâques, de Roger Malton, Fantasia d’Otto Joachim et, d’André Prévost, Cinq variations sur un thème grégorien (Salve Regina), sans oubl|çr François Morel (Prière el Alleluia en trois parties) et Maurice Delà (Pastorale et Suite).théâtre d'aujourd'hui ley lhé1; Ü TTT UN SIECLE deTi f) 21 Mi larlicipalion de mica Larc 22-23 afpil CHAKU-Simon Nlllil \M Si l’industrie du tournage prospère à Montréal, c’est une tout autre histoire en région.Les caméras et les vedettes s’y font rares.Trop tares au goût des responsables des bureaux de cinéma qui se sont Ouverts à Québec et dans la région d’Argenteuil.BRIAN MYLES LE DEVOIR \Tu dans Location Update, revue iV californienne destinée à l’industrie du film, une annonce du Bureau du film de la région de Québec vantant les charmes de la Vieille Capitale en ces termes: «Europe this side of the ocean.since 1608.» .Le Québec tout entier connaît les atours de la ville du même nom: son château Frontenac, ses venelles, ses Squares, ses églises et ses fortifications.Et pourtant.En se laissant aller au cynisme, l’histoire des tour-pages à Québec pourrait se résumer à deux noms: Alfred Hitchcock et Robert Lepage.Le premier est venu y faire I Confess (1953), qui révélait au monde une infime partie des trésors architecturaux de Québec.Le second y a tourné son premier long métrage, Le Confessionnal (1995), qui nous renvoyait par une série de clins d’œil à l’œuvre du maître du suspense.Mais la route menant les producteurs aux merveilles de la vieille ville est parsemée d’embûches.Pendant que le Bureau du cinéma et de télévision de Montréal se réjouit de la croissance Vertigineuse de l’industrie du tournage (retombées indirectes de 1,5 milliard de dollars l’année dernière dans la métropole), les régions attendent, elles, une manne qui vient lentement.«Lentement, mais sûrement», précise Lorraine Boily, directrice et commissaire du Bureau du film de la région de Québec.Depuis le tournage du Confessionnal, en 1994, Québec «a fait beaucoup de chemin», se réjouit Mme Boily.Mais le succès est tout petit.En 1998, les tournages de longs métrages dans la région de Québec ont généré des retombées de cinq millions de dollars.C’est très peu, trop peu estime Mme Boily.«Malheureusement, on ne vit pas encore de crise de croissance, enchai-ne-t-elle, faisant allusion à la situation prévalant à Montréal.On n'est pas le centre de production qu'est Montréal.L'infrastructure, les studios, les services de postproduction sont là, à Montréal.» Dany Brassard, commissaire du Bureau du film et de télévision d’Argenteuil (région des Laurentides) dresse à peu de choses près le même constat.Ce dernier vend sa région comme étant le «Montreal’s great outdoors» où sont demeurés intacts les chemins de gravier, les vieilles fermes et les paysages.Les tournages ont généré dans la région d’Argenteuil des retombées économiques de 2,5 millions l’année dernière.C’est notamment dans ce coin dé la province qu’a été tourné Le Dernier Souffle, le polar de Richard Ciupka dont l’action se situe.à Nazareth, Arkansas.«Nous, on ne veut pas nuire à Montréal, on essaie de jouer un rôle complémentaire», explique M.Brassard.Montréal n’est menacée par aucu- La route menant les producteurs aux merveilles de Québec ou des régions est parsemée d’embûches; la manne vient lentement.ne région et reste la ville reine des tournages au Canada après Vancouver.Dans la saison estivale, la métropole souffre même d’engorgement, font remarquer M.Brassard et Mme Boily.La métropole a tout à gagner du développement d’une industrie de tournage solide en périphérie.L’argent, toujours l’argent Malgré toute leur bonne volonté, malgré la splendeur de leurs sites, les commissaires des bureaux de cinéma, à Québec comme à Argen-teuil, peinent à attirer les producteurs.C’est une question de sous.Hors de Montréal, aucune ville, pas même Québec, ne peut se targuer de compter sur une équipe complète et autonome de techniciens.Les producteurs désireux de tourner en région doivent alors faire appel aux travailleurs de Montréal.Du coup, ils ' sont contraints d’assumer les frais de transport et d’hébergement des techniciens, ce qui fait grimper les coûts du tournage.Comme les producteurs n’aiment pas les dépenses superflues, ils laissent tomber la plupart du temps.«Les coûts supplémentaires qu 'assume un producteur pour amener une équipe à l’extérieur, c’est carrément un empêchement à développer les régions», soutient Lorraine Boily.Pour rectifier le tir, les régions ont uni leurs voix pour demander à l’État québécois une bonification du crédit d’impôt qui est déjà accordé aux producteurs (cinéma et vidéo).Il s’agirait d’une bonification minimale de 5 % dont seuls les producteurs tournant en région pourraient se prévaloir.L’Union des artistes, l’Association des producteurs de film et de télévision, Initiative Québec de même que la ministre de la Culture, Agnès Maltais, ont appuyé cette revendication émanant d’un peu partout en région.Il reviendra au ministre des Finances, Bernard Landry, de trancher.Au ministère de la Culture, un porte-parole explique que cette bonification ne devrait pas être inférieure à 5 %, l’objectif idéal étant de 10 %.La bonification du crédit d’impôt ne devrait pas entraîner de coûts supplémentaires puisqu’elle stimulerait la production en région, ce qui entraînera à coup sûr d’importantes retombées économiques (création d’emplois, achalandage hôtelier, etc.) Former la main-d’œuvre Dans l’attente d’une réponse du ministre Landry, les responsables des bureaux de cinéma d’Argenteuil et de Québec cherchent par ailleurs à développer une main-d’œuvre locale.Pour dix producteurs intéressés à tourner un long métrage à Québec, Lorraine Boily estime qu’elle en perd sept ou huit en raison de la hausse des coûts qu’occasionne «l’importation» des Les rues de la Vieille Capitale prennent facilement des airs européens.techniciens de la métropole.«Former la main-d'œuvre locale, c’est la clef de voûte du développement des régions», estime la commissaire.Elle suggère la création d’un programme de «monitorship» permettant à des techniciens expérimentés de s’établir momentanément en région afin d’encadrer et de former des débutants à la pratique du cinéma.«En ayant nos propres équipes de tournage en région, ce serait beaucoup plus facile de développer notre industrie», reconnaît également Dany Brassard.Iœ Syndicat des techniciens en ci- néma et en vidéo du Québec (STCVQ) se montre réceptif à l’idée d’un programme de «monitorship».Des techniciens acceptent même parfois de tourner en région sans demander l’indemnité quotidienne pour l’hébergement s’ils peuvent compter sur un ami ou un membre de famille pour se loger sans frais.Le problème de la formation dépasse cependant le cadre des régions.Même à Montréal, le STCVQ a organisé récemment des cours de perfectionnement à l’intention de ses membres.Environ 260 techniciens avaient pris part à l’une ou l’autre BUREAU DE CINEMA DE QUEBEC À l’extérieur de Montréal, on tente d’attirer les producteurs étrangers en faisant valoir ses attraits particuliers.Ici, une ruelle du Vieux Québec.1.E DEVOIR Un petit pont dans Argenteuil Echos de Russie Les Week-ends de l'OSM Vendredi 9 et samedi 10 avril 1999, 20 h Andrew Litton, chef Dmitry Sitkovetsky, violon fête académique Brahms Ouverture pour une fête ( Prokofiev Concerto pour violon n 2 Tchaikovski Symphonie,n 5 Soirée du 9 commanditée p«H ORCHESTRE SYMPHONIQUE DE MONTREAL Pratts Whitney Canada Salle Wilfrid-Pelletier Place des Arts Billets Admission : 790-1245 OSM : 842-9951 Place des Ans: 842-2112 Université de Montréal Faculté de musique chaîne culturelle iff Radio-Canada Marc-André Hamelin Haydn ' Concerto pour piano en ré majeur Rossim Sonate no.l en sol majeur Strauss Sextuor de Capriccio Bartok Divertimento 20h00, lundi le 12 avril 1999 n Theatre Maisonneuve U U Place des Arts 514-842-2112 514-790-1245 Réseau Admission Nos professeurs se concertent.PHOTOMONTAGE DU BUREAU DE CINÉMA DE QUÉBEC ou typiquement québécois, au choix.des 18 activités de formation offertes dans différents corps de métier.C’est la demande croissante des producteurs venant tourner dans la région de Montréal pour des techniciens chevronnés qui avait en partie rendu cette activité nécessaire.En matière de tournage, la tâche ne sera certes pas facile pour les régions.Elles peuvent compter depuis peu sur l’implication de la Société de développement des entreprises culturelles (SODEC), qui a nommé Jacqueline Dinsmore au poste de commissaire national, responsable des activités du Bureau d’accueil des pro- ducteurs étrangers au Québec.Mme Dinsmore a l’intention de vanter les charmes encore méconnus des régions aux étrangers au cours de son mandat.Il reste néanmoins que Montréal constitue le centre de production cinématographiques par excellence au Québec.La réalisation toute récente de la Cité du cinéma avec ses cinq studios à Saint-Hubert ne fait que confirmer cet état de choses.Là main-d’œuvre, les infrastructures de production et de postproductioû; concentrées à Montréal, laissent aux régions un rôle satellite.le mardi 6 avril 1999 à 20 h salle Claude-Champagne -Entrée libre Renseignements: (514) 343-6427 et Uhl André Moisan, clarinette Cinquième salie Place des Arts Qjttwc:: QjDjïC, Quttxcn Billets en vente au 514 842 2112 et au www.pda.qc.ca Réseau Admission 514 790 1245 Redevance et frais de service. Jutta Puchhammer, alto Jean Saulnier, piano Oeuvres de Bruch, Schumann B 4 I.K I) K V OIH, L E S S A M E 1) I H E T I) I M A X (' Il E I A V It I I.I !l !l !) M A Ineptie à petit budget 20 DATES Réal, et scénario: Myles Berkowitz.Avec Myles Berkowitz.Image: Adam Biggs.Musique: Steve Tyrell.ODILE LE TREMBLAY DEVOIR Il y a d’abord un projet à la fois audacieux et presque banal, celui d’un cinéaste en herbe de Los Angeles déterminé à réaliser son premier film avec la matière première qu’il possède sous la main: lui-même.Et ce lui-même ne va pas très bien: difficultés d’usage à tourner un long métrage quand on est un rien du tout; sur le plan personnel, un récent divorce; et un manque d’enthousias- me à se retrouver sur le marché de la drague.Bref, Myles est en panne.Qu’ci cela ne tienne: il fera un film sur ses déboires de cinéaste comme sur ses rencontres avec l’une et l’autre, dans sa quête frénétique de l’âme sœur.Myles Berkowitz a juré à son producteur de lui servir vingt rendez-vous galants captés sur le vif, pas un de plus, pas un de moins.Et tout sera enregistré: la caméra vidéo s’affiche d’abord, puis devant le malaise des femmes rencontrées chez elles, au restaurant ou ailleurs, elle se cache, comme dans Surprise, Surprise.Place aux cris du producteur qui grommelle contre ce film sans queue ni tète et réclame du sexe en disant: «Fuck! Fuck!»; place aussi à la déro- Une scène de 20 Dates avec Myles Berkowitz FOX SEARCH LIGHT PICTURES PROCLAME MEILLEUR FILM DE L’ANNEE ! Récipiendaire de 8 PRIX GÉME et de 9 PRIX JITRA dont Meilleure réalisation FRANÇOIS GIRARD Meilleur scénario • Meilleure musique originale Meilleur son • Meilleure direction artistique Meilleure direction de la photographie Meilleur montage image • Meilleur acteur de soutien LE VIOLON ROUGE Un film de François Girard w m.>m Tjctcfdjf nibwwl ’tm wm.ku fuis, iéiiui m «m» iwmumwwi ilfWXMllOUGfi 'JtfLUïFWÆCMC«; WJ)CtCOt SM MU WLXWJU «TOT ASHFlDflK MW OOUIFEOC SMUL L KRSOU zWBJlttilWCSÎïCS jf-iijWM'f XM,?t ;'il'OfCÉïGUtl DortnïuæjtiiMÜfSl uuGÉM iwnodiWtCMtUWj ««uiISWËt muWlWWM max.WL Y.hr KUHB ftOTiJ aoinmMWt wywj;m «Mœu-rwaittUf If» W » KM fit’MU 'MK «N'U ?WOÉ PKI n SW CUSSCIt ©«eu» wxjie ncautoiisi mkwl nsnwou «otucüniaïutit ihbmhs ‘IJ— ffiiEu fldrtJ» xomrt 'iwsite VM t'jrftiïr Vxrp ClKUtM a s?Rhombus iff' SRC À L’AFFICHE! VERSION ORIGINALE AVEC SOUS-TITRES FRANÇAIS -CINÉPLEX ODÉON ——» i-CINÉPLEX OOÉON- MAINTENANT A I CINEPLEXODEON—-i i CINEPLEX OOEON r—-CINEPLEX O DEON L'AFFICHE AU | BOUCHERVILLE 11 LAVAL (Galeries) 11 BROSSARD 1 r—FAMOUS PLAYERS—i i-cinéma o-.r galeries st-hyacinthe n i—cinéma st Laurent —i PARISIEN 1 IROCK FORESTI [ST-HYACINTHE 1ISOREL-TRACV ?| VERSION ORIGINALE AVEC SOUS-TITRES ANGLAIS |-CINÉPLEX OOÉON-1 I CENTRE-VILLE | ?SON DIGITAL bade des femmes, à leur intérêt ou leur désintérêt, à leur fuite lorsqu’elles se découvrent piégées par une caméra secrète.Le film sera donc un documentaire tissé de mises en scène, venu capter des tentatives généralement avortées de donner un sens à la vie de l’auteur-acteur.D’ailleurs, en cours de route, l’esseulé découvrira bel et bien l’amour, mais le voici pris avec des rendez-vous ultérieurs, puisqu’il faut, que le cœur y soit ou pas, atteindre le nombre fatidique de vingt.On voudrait applaudir à ce projet indépendant, à petit budget, sans scénario, nourri de surprises et de réel, mais voilà, on est rapidement irrité par le héros cinéaste lui-même, fort antipathique tout compte fait.Dur de s’identifier à ce type insignifiant, baveux, indélicat plus souvent qu’à son tour avec ses conquêtes.D’autant plus que sa démarche se résume à peu de choses: faire un film pour faire un film, rencontrer une fille, ouais bon! mais encore.Sa quête devient rapidement redondante et on s’en désintéresse.Après la énième fille insultée de s’être fait ainsi piéger (et notre sympathie va à elles), ou la fuite des autres, après la conquête d’Elizabeth, l’âme sœur, le film tournera encore plus en rond.D’autant plus que personne n’a grand-chose à dire hormis des lieux communs dans cette histoire.Parfois apparaissent des capsules d’humour, bien minces.Elizabeth est attachante et naturelle, pour autant que ses rares répliques puissent en témoigner.11 y a Los Angeles derrière, mais les tentatives de déplacer le centre de cette histoire — la petite personne du cinéaste — pour atteindre la ville elle-même, inhumaine et tentaculaire, avortent complètement.Myles Berkowitz se révèle incapable de transcender ses mésaventures personnelles pour leur donner une dimension collective.Il semble manquer non seulement de moyens, mais aussi de vision et de générosité.Et puis, les images sont laides, le montage pas assez jazzé.Reste cette histoire d’amour entre Myles et Elizabeth captée en direct finalement, mais on s’en fout, de leur histoire, c'est là le hic.Certains premiers films sont des promesses.Celui-ci n’augure, j’ai le regret de le dire, rien de bon.4jp: '(V JASIN BOIAfU) Keanu Reeves dans The Matrix Science-fictionnerie prétentieuse THE MATRIX Ecrit et réalisé par Andy et Larry Washowski.Avec Keanu Reeves, Laurence Fishburn, Carrie-Anne Moss, Hugo Weaving.Image: Bill Pope.Montage: Zach Staenberg.États-Unis, 1999,130 minutes.MARTIN BILODEAU ns films vistmmm UN FILM DE RICHARD CIUPKA Psj-jr §r?JULIEN POULIN • SERGE HOUDE • MICHEL GOYETTE LINDA SINGER • LORNE BRASS UNE rtODOCTION oc CLAUDE VEILLET n JACQUES BONIN «Note parfaite pour le scénario.» - Catherine Vachon, Le Grand Journal T.Q.S.«Un excellent film.» - Sophie Durocher, Télé-Québec «Captivant du début à la fin.» - Pénélope Mc Quade, Salut Bonjour T.V.A.«Un excellent film policier.Coup de maître.» - Louise Blanchard, Le Journal de Montréal «Un bon film.» - Renée-Claude Brazeau, CKAC «Un excellent thriller.» - Denis Gagné, CFGL «Un thriller efficace.Jusqu'à la fin, on reste assis sur nos sièges en se rongeant les ongles.» V I S l/C) N 4 - J.-C.Laurence, La Presse 3330 ras?; Film: A L’AFFICHE! — ONÉPICX OOÉON—l I C INÉPI tX OOÉON—- 1 r— (.INÉPirx OOÉON-1 l—IE« CINÉMAS QUZZO—I r—CINÉPLEX OOÉON——1 QUARTIER LATIN ?11 DAUPHIN 11 LASALLE (Place) 11LANQELIER 6 ?11 ST-BRUNO ?| -CINÉPLEX OOÉON —i I CINÉPLEX OOÉON-I (-CINÉMA-1 r— CINÉ PI EX OOÉON—I I CINÉ P1É X OOÉON 1 POINTE-CLAIRE ?11 LAVALIQalerlet) I [ST-EUSTACHE ?|1 BOUCHERVILLE 11 BROSSARD | -CAR (TOI ¦ -i -'CINÉPLEX OOÉON—I r—— Cl NÉ PL F X OOÉON-1 i-ClNÉPl É X OOÉON—I-MAI VIN OU CINÉMA-i ST-JEAN ! ICHÀTEAUOUÂV ENCORE 11CARREFOUR DORION1 j PLAZA DELSON 11SHERBROOKE ?| ¦ CINÉMA 0-1 I- - CINÉMA O- r——-PLIURM ITS-1 r UAllHJFi NT HYACINTHE -i r- C ARRC F OUR DU NORD —1 GATINEAU ?11 ROCK FOREST ?| [TROIS-RIVIÈRES 0.?! |ST-HYACINTHE 11 ST-JÉRÔME ?| 13 »—LES CINÉMA» (MJIJO l r—LES CINÉMAS 00/70 l r— CINÉ MA CAPITOL —I I LE CAARf FOUR I-I 18TE-THÉRiSE 8 ?I ItERREBONNE 8 ?| IPRUMMONOVIllE ?11 JOLIETTE ?| ¦ C1MÊ rumtmM-i ,-UMfM.litjr-| , Cl'.fMA Of PAC.-.I ST-BASILE ?11 STE-ADELE ?IIVALLEVFIELD ?| ?SON DIGITAL Une chinoiserie sans Chinois, mais avec beaucoup d’argent.Voilà qui résume assez fidèlement le contenu, la facture et le budget de The Matrix, un polar de science-fiction pour lequel les frères Andy et Iœrry Washowski, après avoir pastiché le cinéma des frères Coen avec Found, un premier film plutôt séduisant au demeurant, se tournent cette fois vers un cinéma grand public venu de Hong-Kong, qu’ils ont «ren-mieuté» visuellement et détourné psychologiquement pour en faire le véhicule tout-terrain de leurs prétentions d’auteurs et de leurs illusions de faux philosophes.Dure sera leur chute avec cette bé-belle insignifiante et interminable déguisée en thriller futuriste et qui donne à Keanu Reeves — un revenant, pratiquement — le rôle orphéesque de Neo, un informaticien blafard qui ratisse le Web à la recherche d’un demi-dieu appelé Morpheus, lequel, interprété par Laurence Fishburn, le trouvera en premier et tentera de lui faire comprendre que le monde dans lequel il vit est une fiction, et que le présent, avec ses cités peuplées d’humains qui s’agitent, n’est qu’une immense et virtuelle machine énergétique servant à alimenter l’intelligence artificielle du futur, en l’occurrence la matrice du titre.Convaincu qu’il est le sauveur attendu de l’humanité, Morpheus aidera Neo à traverser le miroir pour les rejoindre, lui et son équipe, et combattre les forces de la matrice, défendue par des agents humanoïdes qui, à leur tour, cherchent à anéantir ces restes humains.Le sort de l’humanité se jouera au cours d’un match de kung fu.Iœ scénario tarabiscoté jongle avec les notions de spiritualité, de pouvoir et de destin et fait de ses personnages de bédé les porte-voix d’une narration incapable de parler en images.Leurs incessants bavardages, leurs interminables plaidoiries remplissent,du mieux qu’ils le peuvent les trous d’un récit brouillon, désordonné et faussement intellectuel, que les cinéastes abandonnent à intervalles réguliers pour actionner les leviers et pousser sur les boutons qui mettent en branle les séquences d’action, souvent époustouflantes, qui pourraient vivre sans le film tant celui-ci ne les retient que par sa volonté de les compiler.Ainsi, la mise en scène du film se résume à un collage aléatoire d’images de synthèse qui défilent derrière ces silhouettes androgynes, auxquelles Fishburn et Reeves ne parviennent pas à donner du relief.Im performance de ce dernier est par ailleurs accablante: invariablement bon dans les bons films (My Own Private Idaho, Bram Stoker’s Dracula), et mauvais dans les mauvais films (Feeling Minesota, Chain Reaction), Reeves, sans doute l’acteur le pliis candide et le plus barométrique île Hollywood, révèle d’entrée de jeu| la vacuité et l’insignifiance du film prétentieux et vaguement spirituel, que les cinéastes tentent vainement de déguiser en parabole orwellienne sur le destin et l’individu.Car les frères Washowski croyaient de toute évidence faire de The Matrix un nouveau film-culte de la trempe de Gattaca ou de Dark City, simplement en ré-imaginant un univers troublé'et troublant où l’humain est appelé à redéfinir sa place et à renégocier sbn pouvoir à l’intérieur d’un système Hiérarchique déshumanisé.Or leur ça-pharnaüm d’images toutes prêtes; et de phrases toutes faites risque davantage d’aller rejoindre dans leur placard les Battlcstar Galactica et autres copies qui, bien qu’en donnant l’illusion d’une réflexion, n’ont d’autre prétention que celle de pirater le box-office d’un autre.LA 4ALLE APPLKVOIT DEBo«/T ET SORT EN DANSANT.« UNE BRILLANTE REUSSITE, L’EXTASE! - Claude Deschénes, MONTRÉAL CE SOIR » Gtn®s |bhelv)»(ï)l ttCHHOWieiON.pandora InHmilwX Pchjitl HUnS ; SONY PICTURES CLASSICS' ?SON DIGITAL A L’AFFICHE! version originale espagnole |Ii:îî!£i8™“?r71 avec sous-lilros anglais | CENTRE EATON l/1 version française Into fil CINEMA IMPERIAL mi 14H00 ¦ 16H30 • 19H00 • 21H15 V i 4 1, E 1> E V II I It .L E S S A M K D I 3 K T I) I M A N ( II K I A V It I I.I il il il ÎSÎXÎI i In film de Léa Pool IOVI NS iliins — MAISON DU CINÉMA SHERBROOKE I Sophie Marceau Stephen Dillanf.FIRELIGHT ?tSr Forbidden Uoires.And Hauntim; Sctrcli VITRINE DE LA VIDÉO Maryse Warda traduit le cycle Motels de passage de Georges F.Walker présenté au Quat’Sous.Elle raconte son métier de travailleuse de l’ombre.HERVÉ GUAY Au théâtre comme dans la vie, il y a ceux qui préfèrent l’ombre et ceux qui recherchent la lumière.Mais il arrive parfois qu’un auteur dramatique décide d’inverser les rôles et d’accorder la parole à ceux qui en sont d’ordinaire privés.C’est ce que fait par moments le Torontois Georges F.Walker dans son cycle Motels de passage dont le Quat’Sous présente, après L’Enfant-problème, deux autres épisodes en avril.Pour adultes seulement et Le Génie du crime.Une trilogie que Maryse Warda s’est occupée de traduire en bonne travailleuse de l’ombre qu’elle est.Soyons clairs.Celle-ci n’a pas suivi un itinéraire orthodoxe, d’autant qu’elle est aussi directrice administrative du Quat’Sous.Deux chapeaux bien différents, vous me direz.Mais nous sommes dans un petit théâtre au sein duquel les fonctions ne sont pas toujours très étanches.Ce qui a permis un beau jour à Maryse Warda de s’improviser traductrice.Sur le tas Il faut préciser tout de même que cette dernière s’y connaît en matière de langue.Née au Caire en 1961, elle a reçu une éducation bilingue arabe-français avant d’atterrir à Montréal à neuf ans.C’est le choc.Elle décide alors d’apprendre correctement l’anglais afin de parler au moins une langue sans accent.Dorénavant, elle délaisse de plus en plus l’arabe.En outre, le français qu’elle a apprjs chez les religieuses catholiques d’Egypte s’est peu à peu mâtiné de parler québécois.Maryse Warda qualifie d’ailleurs son rapport à la langue de très alambiqué.On a envie de lui dire qu’il s’agit au contraire d’une bien belle école pour une traductrice.Au départ, la jeune femme songe à écrire.Elle trouve ensuite un poste au Quat’Sous dans l’intention avouée de s’approcher progressivement du travail de production.Elle pense vaguement à la traduction.On lui remet Brillant Traces pour qu’elle s’y fasse les dents.A l’époque, il n’est pas question de monter la pièce.Cependant, un autre projet n’ayant pas abouti, Maryse Warda a en main un premier jet du drame de Cindy Lou Johnson quand Pierre Bernard se décide à programmer la pièce.Il lui demande alors s’il peut jeter un coup d’œil à son brouillon mais la prévient qu’il devra sans doute faire appel à un traducteur d’expérience.Deux jours plus tard, il accepte de lui faire confiance pour ce qui deviendra en français Traces d’étoiles, un des succès de la maison.Depuis ce départ en lion, on lui a confié aussi bien des auteurs dramatiques canadiens comme Brad Fraser (L’Homme laid) qu’américains, comme David Mamet {Le Cryptogramme) ou David Ives {Variations sur un temps).Mais c’est la première fois qu’elle est appelée à traduire trois pièces de suite du même auteur.Un projet qui est né à la suite d’un voyage à Toronto.L'Enfant-problème de George F.Walker y jouait.Aussitôt que le Quat’Sous s’est lancé dans l’aventure, Maryse Warda a voulu en être.Surtout qu’elle s’est fait en quelque sorte une spécialité de ces univers bien nord-américains dans lesquels une grande variété de niveaux de langue coexistent.Selon elle, toutefois, il est inutile d’adapter les textes étrangers à la réalité québécoise.«Au Quat’Sous, on se dit que les gens sont assez intelligents pour accepter d’autres réalités que la leur.Ils sont capables de faire l’exercice intellectuel de se projeter ailleurs.» Pour elle, quand les enjeux d’une pièce sont universels, il importe peu que l’action se déroule à New York ou à Toronto.Par contre, Maryse Warda n’hésite pas à recourir à des expressions bien québécoises lorsque la pièce se passe dans un milieu populaire.L’essentiel, à son avis, c’est que le spectateur puisse comprendre ce à quoi il aurait normalement accès dans le texte original.On peut donc, selon elle, garder les référents extérieurs du texte tout en procurant au public la possibilité de s’identifier à une langue qui lui est familière.Dans ce qu’elle a traduit jusqu’ici, comme l’anglais employé se veut proche des gens, à ses yeux, il est normal que le français qu’elle utilise joue le même rôle.Aussi n’a-t-elle pas de scrupules à puiser allègrement dans le parler québécois.Comme un acteur Bien entendu, il n’est pas toujours facile de trouver des équivalents.L’exemple qui lui vient à l’esprit, c’est le fameux «to care» que les anglophones emploient à toutes les sauces mais qu’elle a toujours du mal à rendre en français.Il lui faut alors prendre des chemins de traverse.Comme traductrice, Maryse Warda est de celles qui tentent de rester très près du texte original.Sa tâche consiste premièrement à permettre à l’auteur d’être connu dans un milieu où il ne Test pas.Ce qui veut dire qu’elle doit respecter la rythmique, le choix de mots, la longueur des phrases.D’où un certain pragmatisme chez elle.«Ce que Ton dit en une phrase en anglais ne devrait pas en prendre quatre ou cinq en français», précise-t-elle.Sinon, comme solution de remplacement, elle y va en imaginant quelle expression elle aurait utilisé en français pour exprimer le sentiment en question.Au fil du temps, la traduction a même remplacé son désir d’écrire, d’exprimer quelque chose.Sa démarche ressemble en cela à celle d’un acteur.«Tout d'un coup, je vole sur les ailes de quelqu’un d’autre, commence-t-elle.Cette personne a déjà dit ces choses-là, trouvé la façon, la structure, la mécanique pour les dire.Et moi, je m’infiltre là-dedans, ce qui me donne enfin la possibilité de CINEMA ST-LEONARD •)480 LACORDAIRE 324-9227 PATCH ADAMS V.F.(O) A BLONDE DE MON PÈRE (G) LE PRINCE D’ÉGYPTE (G) TAXI V.F.(G) et autres ! -www.cinema.ca ( l >NSlll I I /- I I S I l( Ht Al Kl N < INI MA RELACHE MER., JEU.GrAmlwPrairics II ¦ In lilni
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