Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Page(s) complémentaire(s)
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (3)

Références

Le devoir, 1999-04-01, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
* FONDE EN 1910*- LE DEVOIR V 0 L .X C - N ° 7 0 ?M 0 N T II K A I.I.K .1 K IT I) I I ,B A V II II.19 9 il S 7 C + T A X K S = I $ / T 0 It () N TO I $ PERSPECTIVES François Normand Le choc de deux mondes C’est l’impasse dans l’industrie de la construction.Les mesures de représailles annoncées hier par l’Ontario vont faire mal aux travailleurs québécois, à moins que les deux provinces trouvent rapidement un compromis.Une tâche qui s’annonce ardue: nous sommes en présence d’un puissant antagonisme entre une industrie réglementée, axée sur la formation, et une autre, déréglementée, où devient ouvrier qui le veut bien.A l’aube d’une prochaine campagne électorale chez nos voisins ontariens, le premier ministre Mike Harris a finalement mis ses menaces à exécution hier en annonçant des mesures pour limiter l’accès aux travailleurs québécois de la construction résidentielle en Ontario.Depuis plusieurs mois, l’Ontario accuse le Québec d’empêcher ses travailleurs de la construction d’accéder librement au marché québécois en raison de la surréglementation de l’industrie, comme le prévoyait une entente conclue entre les deux provinces en 1996.Pour l’essentiel, elle assure des exclusivités relatives aux travailleurs québécois et ontariens dans divers corps de métier.Mais l’Ontario en veut plus.Queen’s Park demande que le gouvernement Bouchard libéralise les normes d’accès aux chantiers québécois de la construction résidentielle aux travailleurs et camionneurs en vrac de l’Ontario.De son côté, Québec rétorque que le camionnage ne fait pas partie , de l’entente de 1996.De plus, le gou-\ -r:—t" } vernement craint que les demandes ' de l’Ontario mettent en péril le régi- me de qualification des travailleurs de la construction dont s’est doté le Québec au fil des ans.Car voilà bien le cœur du problè-?* ?me, voire l’antagonisme profond, entre les deux provinces: la formation ou les fameuses cartes de compétence.«C'est une collision entre deux trains qui sont sur la même voie, une collision entre une économie et une industrie réglementées et une autre économie, celle de l’Ontario, qui n’est pas réglementée», explique Jean Gérin-Lajoie, professeur en relations industrielles à l’École des hautes études commerciales.Au Québec, par exemple, personne ne peut s’improviser du jour au lendemain travailleur dans la construction résidentielle.Il faut suivre une formation bien précise, qui respecte les normes prescrites par la Commission de la construction du Québec, afin d’obtenir une carte de compétence dans un corps de métier.Ensuite, pour travailler sur un chantier de construction, le travailleur doit obligatoirement adhérer à un syndicat Il n’y a rien de semblable en Ontario, où tout le monde peut du jour au lendemain s’improviser ouvrier dans le secteur de la construction résidentielle, fait remarquer M.Gérin-Lajoie.Voilà pourquoi le gouvernement Harris demande au Québec de libéraliser le marché de la construction, estimant que les lois québécoises sont une entrave à la mobilité de la main-d’œuvre ontarienne.«Les travailleurs de l’Ontario n’ont pas un libre accès aux contrats et aux emplois de la construction sur le territoire québécois alors que le Québec a un accès illimité à l’Ontario», a déploré hier le premier ministre Mike Harris.Chose certaine, le mouvement syndical québécois, en particulier le Conseil conjoint de la construction, qui représente les trois quarts des travailleurs québécois du bâtiment, va mettre tout son poids dans la balance pour que Québec ne cède pas aux pressions de l’Ontario.Malgré les mesures annoncées hier par l’Ontario, MM.Harris et Bouchard ont tout de même convenu de nommer des médiateurs qui se pencheront sur l’épineuse question de la mobilité de la main-d’œuvre.Selon M.Gérin-Lajoie, il sera difficile de trouver un compromis.«La grande difficulté, fait-il remarquer, c’est de trouver une entente qui concilie une situation réglementée avec une situation non réglementée.» Au demeurant, les scénarios ne sont pas légion.D’une part, les deux parties décident de se camper sur leurs positions respectives, un scénario dont les conséquences risquent toutefois d’être désastreuses pour les travailleurs québécois de l’Outaouais.Ensuite, Québec peut décider de libéraliser l’accès au marché québécois de la construction résidentielle, mais en donnant un sérieux coup de barre dans le système de qualification du Québec.Il va sans dire que le mouvement syndical monterait rapidement aux barricades.Enfin, le scénario qui semble être le plus probable, c’est que les deux provinces acceptent de mettre de l’eau dans leur vin pour tenter d’harmoniser graduellement les critères d’une formation de base que devrait recevoir tout ouvrier en fonction de son corps de métier.Le Québec pourrait par exemple alléger certains critères de qualification sans mettre en péril la qualité du produit, tandis que le gouvernement Harris pourrait graduellement rehausser les siens.Un scénario qui donnerait lieu à de vifs échanges.Un conflit qui pourrait être désastreux pour les travailleurs québécois de l’Outaouais MÉTÉO Montréal Nuageux avec éclaircies.Max: 14 Min: 3 Québec Nuageux.Max: 5 Min: -1 Détails, page B 6 INDEX Annonces .B 4 Le monde ,A5 Avis publics.B 6 Les sports .B 5 Culture .B 8 Montréal .A3 Économie .B 2 Mots croisés.B 6 Éditorial .A6 Politique .A4 Horizons .B 1 Télévision .B 7 www.ledevoir.com HORIZONS La chronique de Jean Dion: Le génocide pour les nuis, page B 1 f MONTRÉAL Pascal Hudon échappe à la prison, page A 3 ÉCONOMIE Le temps doux a fait mal à Hydro-Québec, page B 2 Les larmes du désespoir Ss ‘% Üte, / m-:- NIKOLA S0LIC REUTERS r f UNE JEUNE REFUGIEE albanaise du Kosovo ne pouvait contenir ses larmes pendant qu'elle attendait avec d'autres réfugiés à la frontière de Morina, dans le nord de l’Albanie.De plus en plus de réfugiés terrorisés par les troupes serbes qui les ont chassés du Kosovo fuient le pays.Autres informations, page A 5.L’OTAN étend la portée des frappes La Russie envoie des navires dans la région Dépôt du rapport Proulx Vers une école laïque Québec annonce une commission parlementaire sur la place de la religion à l’école PAULE DES RIVIÈRES LE DEVOIR école québécoise devrait être laïque.Elle devrait ' abandonner l’enseignement religieux catholique ou protestant et offrir plutôt un enseignement culturel des religions, obligatoire et prônant l’esprit de tolérance.Dans cette optique, l’école publique n’aurait plus de statut confessionnel.Ces propositions, qui représentent une rupture avec la situation actuelle, sont au cœur d’un rapport sur la place de la religion à l’école, commandé en octobre 1997 par le gouvernement dans la foulée de l’abolition des structures confessionnelles des commissions scolaires.En saluant hier la qualité du travail qui venait de lui être remis, le ministre de l’Éducation, François Legault, a confirmé que la place de la religion à l’école fera l’objet d’une commission parlementaire.Il a invité le public à participer au débat «dans la sérénité et dans le respect de l’autre».Le rapport de 280 pages du groupe de travail de huit personnes, présidé par Jean-Pierre Proulx, s’intitule Laïcité et religions, perspective nouvelle pour l’école québécoise.Les 14 recommandations ont rallié tous les membres.«Nous croyons que l’école doit être fondée sur les valeurs communes qui peuvent être partagées par tous les citoyens», a résumé hier M.Proulx en conférence de presse, fi souhaite donc que les lois accordant des privilèges aux confessions catholique et protestante soient abrogées de manière à favoriser l’égalité des droits et la liberté de conscience et de religion reconnues dans les chartes des droits.«Le système actuel contredit les chartes», a rappelé VOIR PAGE A 8: ÉCOLE AGENCE FRANCE-PRESSE ET REUTERS Bruxelles — L’OTAN a affirmé hier qu’elle étendait «la portée et le rythme» des raids pour répondre à l'aggravation de la situation sur le terrain, tandis qu’un quartier général a été bombardé à proximité du centre de Belgrade.Le commandant suprême des forces alliées en Europe, le général américain Wesley Clark, a été autorisé par le Conseil permanent de l’OTAN (ambassadeurs) à étendre «la portée et le rythme» des frappes, a précisé le porte-parole de l’OTAN Jamie Shea.Il ne s’agit toutefois pas d’un passage à la phase 3 de l’opération «Force alliée», qui prévoit la possibilité de bombardements sur Belgrade.Le Pentagone a annoncé toutefois hier que le quartier général des forces spéciales serbes a été bombardé mardi soir près du centre de Belgrade.Des informations «préliminaires» indiquent également que l’OTAN a frappé «plusieurs chars» yougoslaves au Kosovo, «avec succès, pensons-nous», ainsi que des véhicules blindés, a indiqué le porte-parole.Moscou a accusé les États-Unis de préparer «une offensive terrestre» et a décidé «d’envoyer des navires de sa flotte de la mer Noire vers la région du conflit» yougoslave, afin qu’ils «évaluent la situation».Cinq fortes explosions ont retenti hier à Pristina, chef-lieu du Kosovo, à 21h30, au huitième jour des frappes menées par l’OTAN en Yougoslavie, a constaté l’AFR Huit personnes blessées lors de frappes de l’OTAN sont décédées ces derniers jours à l’Académie de médecine militaire de Belgrade où elles avaient été admises, a indiqué VOIR PAGE A 8: FRAPPES Churchill Falls Les Innus ne seraient indemnisés que pour la phase II MARIO CLOUTIER DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC Les gouvernements de Québec et de Terre-Neuve n’indemniseraient pas les Innus du Labrador pour la phase 1 de Churchill Falls et comptent limiter les négociations sur d’éventuelles indemnisations à la phase II, encore à l’étape de projet conjoint entre les deux provinces.Cette position de départ risque de ternir l’importante réunion de cet après-midi, à Montréal, entre les représentants des sociétés d’État hydroélectriques, des gouvernements et des Innus du Québec et du Labrador sur le projet de développement de la rivière Churchill, estimé à duc milliards.S’élevant à plusieurs dizaines de millions de dollars, les indemnisations pour la phase I de Churchill Falls, un VOIR PAGE A 8: CHURCHILL FALLS L’an 1 du Nunavut Le Canada compte désormais son premier gouvernement territorial autochtone Le projet est en marche depuis les années 60.Il prévoit la division des immenses Territoires du Nord-Ouest, partagés à l’ouest entre les populations dénées et métis, entre autres, et les Inuits à l’est.Aujourd’hui, 1" avril 1999, le Nunavut voit le jour.Couvrant le cinquième du territoire du Canada, le gouvernement du Nunavut tentera de répondre aux revendications et aux préoccupations propres aux Inuits, qui forment 85 % de sa population.N* CAROLINE MONT PETIT LE DEVOIR Son territoire est immense, quoique presque inhabité.Ses deux millions de kilomètres carrés s’arrêtent essentiellement à la limite nordique des arbres, couvrant une terre dénudée, aride.Jusque dans les années 40 et 50, les Inuits y vivaient en mode semi-nomade, établissaient des camps d’été et d’hiver là où les ressources terrestres étaient les plus abondantes, selon les saisons.Aujourd’hui, les Inuits se sont sédentarisés, leur population est disséminée dans 28 petits hameaux et villages, accessibles seulement par avion ou par bateau, durant la belle saison.On ne compte au Nunavut pas plus d’un habitant par 100 kilomètres carrés.Aujourd’hui, la consécration du Nunavut sera le premier amendement à la Constitution canadienne depuis la création de Terre-Neuve en 1949.Pour la première fois de l’histoire du pays, le VOIR PAGE A 8: NUNAVUT REUTERS Perché sur les épaules de sa mère Mary, le petit Robin Nasnook participe à la fête entourant la naissance du Nunavut.778313000672 1.E 1) E V OIK.1.E .1 E l! I) I Ie" A V KM.I !) !» !> B 7 •CULTURE* MÉDIAS Le Gala Métrostar atteint un sommet PAUL CAUCHON LE DEVOIR Le Gala Métrostar de dimanche dernier sur les ondes de TVA a atteint des sommets avec un auditoire de 1,7 million d’auditeurs.L’année dernière, ce gala avait attiré 1,4 million d’auditeurs; en 1997,1,4 million, et en 1996,1,5 million d’auditeurs (ces chiffres sont fournis par le service des communications de TVA).Ces chiffres sont les meilleurs depuis cinq ans pour le Métrostar.TVA s’estime donc heureux, d’autant plus que TQS présentait le film Mission: impossible avec Tom Cruise, qui a attiré un auditoire moyen de 805 000 téléspectateurs, auditoire considérable pour TQS.En fait, le grand perdant de cette riche soirée télévisuelle semble Radio-Canada, dont le film Le Prodige a attiré en moyenne 254 000 auditeurs.Télé-Québec a également causé, dimanche soir dernier, une véritable surprise: à 20h, Le plaisir croît avec l'usage, avec Lise Dion, a attiré un auditoire de 83 000 auditeurs, mais à 21h30, la diffusion du film de Richard Desjardins, L’Erreur boréale, a attiré en moyenne 344 000 auditeurs, soit plus que le film de Radio-Canada présenté plus tôt.Renseignements pris auprès de Télé-Québec, le film-choc de Richard Desjardins représente un record pour la saison régulière.L’émission la plus écoutée de Télé-Québec, Ciel, mon Pinard!, attire 171 000 auditeurs en moyenne (avec certaines émissions qui ont frôlé les 250 000).Toutefois, il faut ajouter que la programmation spéciale du temps de Noël demeure le pilier de Télé-Québec en matière de cotes d’écoute puisque deux films d’Astérix présentés pendant cette période ont atteint des auditoires de 400 000 et de 475 000 auditeurs.LA VIE QUI BAT Chorégraphie : Ginette Laurin.Musique : Steve Reich.Interprétation : Simon Alarie, Anne Barry, Mélanie Demers, Kenneth Gould, Chi Long, Anna Riede, Marie-Claude Rodrigue, David Rose, Donald Weikert.À la Salle Pierre-Mercure, jusqu’au samedi 3 avril, à 20h.ANDRÉE MARTIN En s’associant avec Walter Boudreau pour réaliser cet événement unique à Montréal, Ginette Laurin prenait le pari, risqué, de dompter Drumming, l’oeuvre magistrale de Steve Reich.Avec une gestuelle qui ne joue pas la carte du rythme incessant de la pièce de Reich, la chorégraphe amène un surcroît d’humanité et une fine pointe de magie à la fuite en avant de Drumming.Dès le début, Laurin donne le ton.Une danseuse seule, dans la lumière et le silence fébrile de la scène, avec une suite de petits gestes simples, nous signifie qu’ici habite l’être humain; plus humain qu’animal d’ailleurs.En effet, à l’aspect tribal de certains passages de cette musique proprement envoûtante, la chorégraphe oppose une attitude du corps linéaire, civilisée.Si dans la première partie du spectacle — di- DANSE A bout de souffle Gould et Donald Weikert, de même que la finesse et la simplicité de leurs gestes, créent une suspension du temps qu’accompagne avec délicatesse la musique de Reich et la lumière d’Axel Morgenthaler.Dès cet instant où le mariage entre la danse et la musique se fait moins symbolique et plus enveloppant, les corps donnent alors l’impression de flotter dans l’espace, les mains de traverser l’air sans laisser aucune trace, et les pieds d’ignorer le sol.Truffés de mille et un détails, les mouvements exécutés ici avec une précision de ligne et une énergie retenue, amènent aux corps une allure irréelle et éthérée et fait de cette danse une suite d’instants privilégiés.Contrairement à la musique de Reich, Laurin a choisi d’installer sa danse dans un renouvellement constant des patrons gestuels; et non dans une évolution fluide de ceux-ci.Elle positionne son flot d’instants chorégraphiques en contrepoint de la performance musicale, créant de fait une importante circulation sur scène.Les danseurs, profondément humains dans leur manière d’être et de vivre sur scène, superposent ainsi leur rythme à celui, très prenant, des perçus» sions.Il s’en dégage une douceur profonde et sincère, qui fait de l’ensemble de cette performance un moment étonnant, entre le calme nocturne — voire céleste — et l’essoufflement urbain.JACQUES GRENIER LE DEVOIR Ginette Laurin a choisi d’installer sa danse dans un renouvellement des patrons gestuels.visé, comme la musique, en quatre sections — on aurait souhaité un petit quelque chose de plus sauvage, de plus tellurique et de moins retenu dans le mouvement comme dans l’ensemble de la chorégraphie, par contre dans les trois autres par- ties, la danse se fait définitivement complice des rythmes et des ambiances insufflés par, les percussions.A partir de là, la magie glisse comme un filet d’eau claire sur la scène, et tout devient limpide.La lenteur du duo Kenneth EN BREF Décès de Joe Williams (AP) — Joe Williams, dont la voix de baryton et les collaborations avec Count Basie ont fait de lui l’un des plus grands chanteurs de jazz, est décédé lundi à Las Vegas à l’âge de 80 ans.Williams s’est effondré dans la rue alors qu’il venait de quitter un hôpital de la ville et les causes de sa mort semblent naturelles.Joe Williams avait créé la sensation en 1955 lorsqu’il enregistra Everyday I Have the Blues avec Count Basie.Tout au long de sa collaboration avec Basie entre 1954 et 1961, il devait être régulièrement élu meilleur chanteur de jazz par les lecteurs de magazines spécialisés.Nos excuses Une erreur s’est glissée dans un texte d’hier portant sur le cinéma Parallèle.Lors de l’encan organisé pour la fermeture provisoire de la salle, le siège qui s’est vendu au plus fort prix n’appartenait pas à Bashar Shbib.M.Shbib a plutôt acheté le siège le plus convoité, siège qui avait déjà appartenu à Patrick Straram, décédé en 1988.Vertige musical imposant SMCQ - O VERTIGO Steve Reich: Drumming (1971), pour 9 percussions, deux voix de femme et piccolo.Ensemble de la Société de musique contemporaine du Québec, dir.Walter Boudreau.En collaboration avec O Vertigo (La Vie qui bat, chorégraphie de Ginette Laurin).Salle Pierre-Mercure, le 31 mars 1999.Reprise les 1", 2 et 3 avril FRANÇOIS TOUSIGNANT Merveilleux Boudreau de nous avoir permis de redécouvrir Drumming.Esclave du disque, on s’habitue à cette musique et on oublie presque qu’il faut l’entendre en concert.Malgré la présence d’une chorégraphie ajoutée, le déplacement vaut la peine uniquement pour entendre cette version de la partition et voir les fabuleux éclairages qui habitent la scène.De l’interprétation que fournit l’ensemble de la SMCQ de ce classique du minimalisme américain, il faut louer plusieurs choses.D’abord une précision rythmique et d’ensemble, une énergie soutenue et une ligne directrice forte auxquelles le plateau scénographique n’arrive pas à répondre avec quelque équivalence que ce soit, traînant dans l’ordinaire alors que les musiciens nagent dans le formidable.Boudreau voit la pièce sous un angle fascinant.Le processus d’élaboration rythmique est bien clair, mais rapidement liquidé.La musique lance la machine et on arrive à une grande plage de relative stabilité qui se met à se mouvoir doucement pour subitement se cristalliser dans un pivot de transformation.On croit entendre une minéralisation du temps qui s’incurve, sorte de vertige après l’hypnose qui a précédé.Implacable chef, Boudreau tient le moindre battement strictement à sa place.Magicien, il fait se déplacer l’attention du timbre à la hauteur, puis de nouveau au timbre.L’effet vibratoire est fabuleux.Les musiciens de l’ensemble de la SMCQ «tambourinent» d’une seule pulsation dont ils décortiquent spectralement les composantes.Malgré notes et timbres, le tac-tac-tac de l’attaque obsessive prend subitement le dessus; c’est le temps de repartir et Boudreau fait tout tourner.Cette version de Drumming est un must à entendre.Près de trente ans après sa création, l’œuvre reste aussi provocante qu’au premier jour.Les influences africaines, si nouvelles à l’époque, prennent un autre sens avec l’âge; on entend beaucoup plus une musique de l’abstraction, de la pureté joyeusement retrouvée, un art qui n’a d’émotion qu’en lui-même, un peu comme celui des plasticiens.Le clou de cette interprétation est l’entrée ménagée par Boudreau à la quatrième et dernière partie, celle qui réunit tous les matériaux et groupes d’instruments (tambours, marimbas et glockenspiels) ensemble.Ici, plus d’hypnose.Que du magnétisme brûlant auquel, malheureusement, la scène ne répond que bien tièdement, ne sachant pas comment se hisser à la hauteur de la partition.Ce n’est pas si grave: Drumming n’est pas de la musique de danse, c’est de la musique tout court.Les musiciens l’ont merveilleusement fait partager.•1 LA TÉLÉVISION- MA 0 ¦ 0 2 1™ fflCDCIDO ai?., m 12; ¦(B Les Maîtres des sortilèges / 0340(16:55) Watatatow La Tète de l’emploi Ce soir Nunavut, notre terre Virginie Un gars, une fille La Part des anges L'Ecuyer / Richard Garneau, PeterMac Leod, Peter Me Leod, Denis Bouchard Le Téléjournal le Point Nouvelles du sport/ Branché (23:28) Cinéma/MERE TERESA (5) avec Géraldine Chaplin, Keene Curtis (23:55) NOo r,H0TY JO 5 6 flood] aCEJGESS 1(40) Claire Lamarche / L'échec ne tue pas (16:00) Les Mordus/Jean-Louis Millette, Martin Drainville Le TVA Piment fort/ Alain Choquette, Christian Tétreault, Jacques Chevalier Fais-moi rire /Alain Dumas, Guy Nantel, Nanette Workman Caméra Choc Diva Juliette Pomerleau Le TVA Le Poing J TVA Sports / Loteries (23:52) / pub (23:58) V11U i A CE SOIR Paul Cauchon Hou QU (2$ |(3Ôj@6) Carmen Sandiego Teletubbies Cornemuse Macaroni tout garni Improvissimo / Finale Les Choix de Sophie/Michel Tremblay ZoneX Le lourdes mondes / De la contestation comme vertu Chasseurs d'idées / La Gastronomie Kaosbar Les Choix de Sophie Mon pays, mes chansons Corpus Chnsti / Selon Jean fluid) SD BEQdDdD Les Simpson Le Grand Journal La fin du monde est à 7 heures Flash / Luc Plamondon, Shayne Corson Hockey / Canadiens - Bruins Le Grand Journal La fin du monde est à 7 heures 110% Aphrodisia CRÉATION DU NUNAVUT Émission spéciale sur la création de ¦ roi Le Journal FR2 .Aujourd'hui Euronews Capital Actions Monde ce soir Nunavut, notre terre Le Journal RDI | Maisonneuve à l'écoute Le Canada au ourd'hui ce nouveau territoire canadien.fl® Des chiffres.Journal suisse Pyramide Voilà Paris Cap Aventure Journal FR2 Le Siècle des villes Clip postal Baldipata / Baldi et la radio-trottoir (5/5) Journal belge Le Cercle —¦—r—r—————— Radio-Canada et RDI Iœj Star Trek (16 00) Le Baron Contact Animal Trésors / Les Oeufs impériaux.Monde et Mystères / La Rumeur [Biographies/NelsonMandela | L'Homme de fer Cinéma/PROPR IETE INTERDITE 11h, 18U30 U'v.j Allô docteur/( lancer, bouche Combat.chefs Santé en.Les Copines.Guérir autrem.Lignes de vies Cinéma / LE CRABE SUR LA BANQUETTE ARRIERE (4) avec M.Méril Table ronde Allô docteur / C lancer, bouche Les Copines.PAP AVFMTIIRF ËBcme Clip (12:00) Box-Office Interfax Clip Platine Monsieur NetJ Box-Office | Clip D.Beavis &.La Courbe Interfax Clip L/ll /AV IL ii I UKt Ppncnnfrp oi/pp Yvpc î îifnrptit 1p qpiiI H(mxj MusiMax Collection (14:00) Boulevard Nostalgie | Country Max MusiMax Collection Boulevard Nostalgie IvcIlLUIlliC avec Ivco LxuUl Col, IC aCUi Québécois a avoir conquis l’Everest.¦ref) Schtroumpfs Mégabogues .turbulence Chair de poule Radio Enfer TVS, 18U30 IcnS Les Zinzins.Scoobidou Torn et Jerry Les Zinzins.Donkey Kong iFifi Brindacier Bêtes à craquer Sacrés Dragons Daria | Les Simpson | Tom et Jerry Y en a marre South Park Les Simpson Splat! fl@ Golf SPGA/C lassique Tradit ion -1 re ronde (16 30) Sports 30 Mag I Patinage artistique / Championnat du monde Monde du sport Sports 30 Mag .nautique Golf Mag LES CHOIX DE SOPHIE Bo Road to Avonlea (16:00) Jonovision The Simpsons Newswatch The Story of Newfoundland _ Pono/lion Pnnnrt/-*4ir»nn News Special / Inauguration Munowi.t Witness CBC News News Cinéma/ HURT L’émission est consacrée à la culture portugaise avec la chanteuse Sao, le propriétaire du restaurant Solmar et (a® ICBC News | Country Canada ucuiauiaii uu MMCl/IIUIia ui ivuiiavui PENGUINS flf8lÉÏ3) Oprah (16:00) Home Improv.Drew Carey News Wheel of.Jeopardy Soirée 99 / 50e anniversaire de l'intégration de Terre-Neuve et du Labrador dans la Confédération canadienne Veronica's Closet ER CTV News News le comédien Paul Savoie qui interprè- gca Hollywood Sq.Seinfeld Puise Access H.Maggie Pulse/Sports te l’écrivain Pessoa.|üD Young.(16 00) Jerry Springer Global News News Sabrina.Witch ET.Friends Jesse Frasier Traders Outer Limits Télé-Québec, 19h Ieq Noddy Arthur Bus/Planet Wishbone Sci Squad I Great Lakes Alive Studio 2 Reckless Your Money The Death of ' rugosiavia LE SIÈCLE DES VILLES Documentaire québécois sur les enjeux démographiques auxquels sont ¦ 8 Rosie.(1600) News ABC News Wheel of.Jeopardy Billy Graham March Crusade ABC News Special / The Century (2/6) News Nightline (23:35) H (13) Montel.(16:00) Friends ET.Figure Skating Championships ¦SD The Nanny The Simpsons |M‘A*S‘H M’A'S'H Frasier Billy Graham March Crusade News/Access confrontées les villes en l’an 2000.H® Rosie.(16:00) Seinfeld Friends News CBS News E.T.Promised Land Turks 48 Hours News Late Show (23:35) TV5, 19h30 cam Oprah (16 00) News Real TV Nev/s CBS News Wheel of.Jeopardy DE LA CONTESTATION COMME VERTU Une production québécoise qui trace le portrait de chrétiens engagés à Montréal, qui veulent vivre leur foi B® Hollywood Sq.Oprah NBC Nightly News Jeopardy Wheel of.Friends Jesse Frasier Veronica's Closet ER The Tonight Show (23:35) ?QcD Rosie.(16:00) Live at Five Extra! Frasier Inside Edition fl 03 Wishbone Bill Nye World News Newshour Nightly Bus.Talk of Vermont This Old House Hometime Mystery! Inspector Morse (1/2) Songs of the Soul Cinéma/SAR AFINA! (5) Ëjj(57) Zoom Bill Nye World Nev/s Nightly Bus.|Newshour I Nature / Wild Side of New York Nova / Volcanoes of the Deep Scientific Arne rican Frontiers World News Charlie Rose VideoF.(12:00) MuchMegaHits OnDemand Pop-up Video Spotlight RapCity IVideoFlow NME Premier Revue Pop-up Video Classic.MuchMegaHits Spotlight dans l’engagement social.SPGA Golf/Classique Tradition- 1re ronde (1630) Off the Record Sportsdesk That's Hockey Fitness Billiards: 1998 Women's Tournaments of Champions |Sportsdesk Télé-Québec, 20h Classification des films: ( 1) Chef-d’œuvre — (2) Excellent — (3) Très bon — (4) Don — (5) Passable — (6) Médiocre (7) Minable 1 i I
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.