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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


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  • Montréal :Le devoir,1910-
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Le devoir, 1999-03-31, Collections de BAnQ.

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I.E I) E V 0 I It .L E M E It (' H E I) I 3 1 M A It S I !) !» il A 10 =:—-* Le devoir ?—— ACTUALITES OTAN SUITE DE LA PAGE 1 donné que par un retrait des troupes [serbes du Kosovo]*.Après sept jours de bombardements sur la Yougoslavie, l’OTAN a fait état hier d'«une escalade du désastre humanitaire» au Kosovo et autour de la province, avec un afflux croissant de réfugiés dans les pays voisins, notamment en Albanie.Le porte-parole de l’Alliance atlantique, Jamie Shea, a affirmé que cet exode avait été «planifié» par Belgrade.«C’est quelque chose que nous n’avions pas vu depuis l’évacuation de Phnom Penh dans le milieu des apnées 70» par les Khmers rouges, a ajouté M.Shea.Les Etats-Unis ont également affirmé qu’ils commençaient à voir au Kosovo des «indications d’un génocide potentiel».A New York, le secrétaire général de l’ONU, Kofi Annan, s’est dit «profondément indigné» par les informations de «nettoyage ethnique» mené par les forces serbes au Kosovo.A Ottawa, le ministre des Affaires étrangères Lloyd Ax-worthy a dit juger la proposition yougoslave «tragiquement» insuffisante.«Ce que M.Milosevic offre est une farce, franchement», a-t-il affirmé.Selon le ministre, le gouvernement serbe doit manifester une volonté réelle de négocier sur la base des accords de Rambouillet, retirer ses troupes du Kosovo et offrir des garanties en ce qui a trait à la sécurité et au respect des droits de la population kosovare.Pour l’instant, dit-il, l’OTAN n’a pas d’autre choix que d’intensifier ses opérations pour forcer la main au président yougoslave et tenter de mettre fin au drame humanitaire.«On doit garder le cap.[M.Milosevic] gagnerait, je pense, si on agissait autrement.» Expulsions forcées Selon Hashim Thaci, représentant de l’UCK (Armée de libération du Kosovo), dans une déclaration à la chaîne allemande ZDF, 100 000 personnes ont été rassemblées lier par les forces serbes dans le centre de Pristina, le chef-lieu du Kosovo.Par ailleurs, la ligue démocratique du Kosovo (LDK), se référant à son vice-président Nairn Jerliu, a ajouté que des groupes paramilitaires et des forces de police serbes tentaient de faire partir les habitants de la ville sous la menace.L’association américaine des droits de l’homme Human Rights Watch, basée à New York, a indiqué que des familles kosovares albanaises étaient rassemblées et expulsées par les forces de sécurité serbes à Pristina.En outre, selon l’Al-liance atlantique, six lucidités du Kosovo, dont Pristina, ont été incendiées délibérément par les forces serbes.Ajoutant que de plus en plus de villes et de villages du Kosovo sont détruits par les forces serbes, le général David Wilby, responsable militaire de l’OTAN, a annoncé qu’après six nuits consécutives de raids aériens, les alliés allaient intensifier leurs bombardements.«Il n’y a pas eu de K.-O.Nous savions que le K.-0.ne viendrait pas rapidement», a pour sa part déclaré le porte-parole du département de la Défense, Kenneth Bacon.«Nous en sommes au septième jour, je pense qu’il faudra beaucoup plus de temps pour réduire ces forces autant que nous le jugeons souhaitable», a-t-il ajouté, confirmant que l’OTAN concentrait depuis lundi soir ses attaques «sur les troupes _lJerrestres [serbes] au Kosovo et hors du Kosovo».Malgré le scepticisme affiché par les Occidentaux sur les chances de réussite de sa mission, M.Primakov a annoncé, après six heures d’entretiens à Belgrade avec M.Milosevic, que le président yougoslave était prêt à «réduire» la présence militaire serbe au Kosovo et à négocier «par voie poli-tm te» en cas d’arrêt des bombardements de l’OTAN.A l’issue de cet entretien, il a affirmé que le président yougoslave souhaitait des «discussions constructives, directes et immédiates», ajoutant que M.Milosevic s’est aussi dit prêt à «créer les conditions d’un retour de tous les réfugiés pacifiques» au Kosovo.«te problème du Kosovo doit être réglé, mais il ne peut l’être que par des moyens politiques.Par conséquent, le problème peut être résolu, mais il ne peut pas l’être avec des milliers cfe tonnes de bombes», a pour sa part déclaré le chef de l’Etat yougoslave dans un communiqué diffusé par la télévision officielle serbe.L’Armée de libération du Kosovo a immédiatement rejeté tout «compromis» avec Belgrade.Pendant ce temps, l’exode massif de dizaines de milliers de Kosovars s’est poursuivi vers l’Albanie, le Monténégro et la Macédoine.Tirana a appelé à l’aide internationale pour faire face à cet afflux.Selon le Haut-Commissariat aux réfugiés (HCR) de l’ONU, plus de 90 000 Albanais ont déjà quitté la province depuis le début des raids mercredi dernier, dont plus de 60 000 pour l’Albanie, 20 000 pour le Monténégro et 9000 en Macédoine.LE DEVOIR Ix>s bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue de Bleury, 91 étage, Montréal (Québec), H3A3M9 El Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration: (514) 985-3333 le site Internet du Devoir: www.ledevoir.com Comment nous joindre?La rédaction Au téléphone Par télécopieur Par courrier électronique Pour l’agenda culturel (514) 985-3333 (514) 985-3360 redaction@ledevoir.com (514) 985-3551 La publicité Au téléphone Par télécopieur Extérieur de Montréal (514) 985-3399 (514) 985-3390 1-800-363-0305 (sans frais) Les avis publics et appels d’offres Au téléphone (514) 985-3344 Par télécopieur (514) 985-3340 Les petites annonces et la publicité par regroupement : Au téléphone (514) 985-3322 ».Par télécopieur (514) 985-3340 ¥ Les abonnements ; Au téléphone (514) 985-3355 * du lundi au vendredi de 8h à 16h30 ¦ Par télécopieur (514) 985-3390 v Extérieur de Montréal 1-800-463-7559 (sans frais) It, 4 • /> Devoir est publié du lundi nu samedi par Le Devoir Inc.dont le siège social est ^ situé au 2050, rue de Bleury, ir étage, Montréal, (Québec), H3A 3M9.Il est imprimé ^ par Imprimerie Québécor LaSalle, 7743, rue de Bourdeau, division de Imprimeries I Québécor Inc., 012, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal.L’agence Presse Canadienne ¦ eèt autorisée à employer et A diffuser les informations publiées dans Le Devoir.'¦ U Devoir est distribué par Messageries Dynamiques, division du Groupe Québécor Inc., 900, boulevard Saint-Martin Ouest, Uval.Envoi de publication — Enregistrement if 0858.Dépét légal: Bibliothèque nationale du Québec.I < Bouchard se voit refuser une motion de félicitations à Terre-Neuve par les libéraux Le premier ministre Bouchard souhaitait voir l’Assemblée nationale féliciter Terre-Neuve pour le 50e anniversaire de son entrée dans la Confédération.Les libéraux refusent.Motif: partisannerie.MARIO CLOUTIER DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC Le premier ministre Bouchard s’est vu refuser hier par l’opposition libérale une motion qui souhaitait féliciter Terre-Neuve qui célèbre, aujourd’hui le 31 mars, le 50e anniversaire de son entrée dans la Confédération.Le chef de l’opposition libérale, Jean Charest, y a vu une déclaration teintée de partisannerie.Comme il s’agissait d’une motion sans préavis, M.Bouchard n’a donc pu en faire lecture à l’Assemblée nationale.Il l’a toutefois fait en point de presse un peu plus tard.Soulignant le nouvel esprit de collaboration qui unit Québec et Terre-Neuve depuis quelques années, il a comparé la décision historique de Terre-Neuve en 1949, un «précédent à respecter», à un éventuel référendum sur la souveraineté au Québec.«Par référendum en 1949, les Terre-Neuviens ont posé simultanément deux gestes: ils ont rompu les liens avec la Grande-Bretagne, il se sot, t donc séparés de leur métropole, et ils ont choisi d’entrer dans la fédération canadienne.» Ce choix démocratique des Terre-Neuviens, selon M.Bouchard, sur la rupture du lien à la Grande-Bretagne et l’adhésion au Canada, avait été refusé aux Québécois, sur leur propre choix, cent ans auparavant.La règle retenue pour le vote a été celle du 50 % plus un vote, insiste le premier ministre.In décision terre-neuvienne s’est finalement prise par un vote de 52 % en faveur de l’adhésion au Canada.«De plus, même si 48 % des Terre-Neuviens s’étaient opposés à la décision, il ne fut jamais question de mettre en cause l’intégrité territoriale de llle en lui soustrayant des comtés où le non l’avait emporté en majorité», de soutenir M.Bouchard en faisant allusion au mouvement partitionniste québécois auquel il oppose le respect de l’intégrité territoriale.«Pour ses propres choix politiques à venir, le Québec n’en demande pas plus, il n ’en attend pas moins.Ce serait une injustice face à l’histoire si, lors d’un prochain référendum, les Québécoises et les Québécois n’étaient pas traités avec le même respect démocratique que leurs voisins et amis de Terre-Neuve.» Il n’en fallait pas plus pour que l’opposition libérale parle de «partisannerie».Ix chef du PLQ, Jean Charest, pense que le gouvernement Bouchard tente d’utiliser la fête terre-neuvienne à ses propres fins souverainistes.Ixs cas de LAZURE SUITE DE LA PAGE Bernard Landry, le Dr Lazure dit ne pas manquer de leur rappeler leurs demandes passées.Le 4 mars dernier, le premier ministre Lucien Bouchard offrait, en grande première, des excuses officielles aux orphelins de Duplessis, au nom du Québec, tout en leur destinant un fonds d’aide de trois millions.Ces mesures n’étaient assorties d’aucune promesse d’enquête publique, non plus que d’une indemnisation en réparation à tous ceux étiquetés à tort de «débiles mentaux».L’offre de Lucien Bouchard aux orphelins de Duplessis a-t-elle fait l’unanimité au sein de ses troupes?«Lucien Bouchard exerce un grand ascendant sur ses députés», se contente de laisser tomber le Dr Lazure avec un large sourire.En entrevue au Devoir, Denis Lazure, qui pratique toujours la psychiatrie à l'hôpital Louis-Hippoiyte-LaFontaine, part d’une hypothèse de base toute simple.«La population québécoise est généreuse.Qu’il s’agisse des pertes causées par le verglas ou des inondations ou encore d’erreurs judiciaires, la population est d’accord avec l’indemnisation, comme en témoignent les sondages réalisés lors de récentes émissions d’affaires publiques», rappelle celui qui était, jusqu’en janvier, président de l’Office des personnes handicapées.11 rappelle notamment que «le Québec ne s’est pas plaint quand il a dû donner 75 des 300 millions versés par le Canada aux Japonais internés pendant la guerre».Un petit rappel historique s’impose ici.Comme le rappelle un document officiel signé en 1988 de la main de Brian Mul-roney, «pendant et après la Deuxième Guerre mondiale, des Canadiens d’origine japonaise, citoyens de notre pays pour la plupart, ont eu à souffrir de mesures sans précédent prises par le gouvernement du Canada.[.]Le déplacement et l’internement de Canadiens japomis au cours de la Deuxième Guerre mondiale, ainsi que leur déportation et leur expulsion au lendemain de celle-ci, étaient injustifiables.» Pour ces mauvais traitements, chacun des Japonais concernés a reçu 21000 $.Entre autres exemples, Denis Lazure cite aussi les indemnisations versées aux enfants autochtones de l’Ontario, de la Saskatchewan et du Manitoba, placés dans des internats protestants dans les années 40 et 50, de mêmç que les dédommagements versés conjointement par l’Eglise catholique et le gouvernement ontarien aux orphelins d’Alfred.La croisade de Denis Lazure pour les orphelins de Duplessis ne date pas d’hier.Déjà, en 1962, ce fondateur du département de psychiatrie de l’hôpital Sainte-Justine faisait partie de l’équipe de trois médecins qui rédigèrent le rapport de la Commission d’étude des hôpitaux psychiatriques du Québec.Il fut ensuite directeur de l’hôpital Rivièredes-Prai-ries, puis de l’hôpital Saint-Jean-de-Dieu, et son chemin croisa tout au long de sa carrière des orphelins de Duplessis, qu’il embaucha même dans l’un ou l’autre des établissements qu’il a dirigés.Les offres de Québec, nettement insuffisantes aux yeux de Denis Lazure, n’ont pas manqué de diviser la société québécoise en deux et d'écorcher au passage quelques-unes de ses principales institutions.L’Eglise en a d’ailleurs pris pour son rhume, e,t non sans raison, selon Denis Lazure.«Les dirigeants de l’Église man- quent de courage et de compassion.N’est-ce pas son rôle que de protéger les plus démunis, les plus défavorisés?Au Québec, comme ailleurs en Amérique du Nord, on est loin d’être suffisamment engagés socialement.On est loin des prêtres ouvriers français.» Et si Denis Lazure refuse de montrer du dqigt une institution plutôt qu’une autre, il désespère de voir l’Eglise, nommément l’Archevêché, nier son implication, «tes religieuses avaient eu la bonne idée de mettre sur pied un institut médico-pédagogique, le Mont-Providence, mais entre 1950 et 1953, il devint un gouffre financier qui leur fit perdre un million.Un financement fat trouvé entre Maurice Duplessis et le cardinal IJger si l’endroit était transformé en hôpital psychiatrique, les religieuses allaient recevoir 2,50 $ par jour [par patient].Plus il y avait d’enfants, plus ça rapportait aux religieuses Cest aim qu’au moment de l’enquête, en 1961, il y avait 1000 enfants au Mont-Providence et un seul psychiatre.» Oui, l’Église doit offrir un dédompiagement aux orphelins de Duplessis, conjointement avec l'État.«Je ne peux pas croire que l’Eglise catholique a dilapidé toutes ses économies dans le Marché central! Il doit bien lui en rester quelques-unes.», poursuit-il en faisant référence à la malheureuse aventure financière des Sœurs du Bon Pasteur.Au cours des dernières semaines, le Protecteur du citoyen, dont les recommandations de janvier 1997 étaient très généreuses à l’endroit des orphelins de Duplessis, a aussi été écorché.A tort, selon Denis Lazure.«En dévalorisant le rapport de Daniel Jacoby, le gouvernement et certains chroniqueurs s’en sont pris à une importante institution québécoise importante avec une déconcertante facilité.C’est trop facile, pour ces tout-puissants, de discréditer le Protecteur du citoyen, en place pour aider les plus démunis.» Dans toute cette tragédie, note encore Denis Lazure, ce sont cependant les médecins qui s’en tirent le mieux.«Les médecins sont craints tout autant qu’estimés par la population, qui les place toujours au sommet des professions les plus valorisées dans les scmdages.» N’empêche, le Collège des médecins, par tous les diagnostics sans fondement qui ont été posés, a nécessairement aussi ses torts, qu’il est venu bien près de reconnaître, selon Denis Lazure.«Selon mes renseignements, les médecins s'apprêtaient à présenter leurs excuses quand s’est produit un changement de garde à la présidence.Depuis, on nage en plein flottement.» Pendant ce temps, le Comité des orphelins de Duplessis, mené par Bruno Roy, continue de ruer dans les brancards et de refuser l’enveloppe de trois millions du gouvernement Bouchard, jugée humiliante parce qu’insuffisante.C’est là une erreur que de la refuser, juge Denis Lazure.«Bruno Roy devrait prendre l’argent et constituer un comité itinérant de gens de tous les milieux, prêts à parcourir le Québec pour expliquer la question aux citoyens.Plus la population sera mise au courant, plus elle sera favorable aux orphelins de Duplessis.» Pourraient-ils voir une enveloppe-surprise leur apparaître, quelque temps avant les prochaines élections provinciales?«Non, ça, je ne le crois pas.Les deux partis ont tout de même un minimum de respect pour eux.Ils n'en feront pas un enjeu électoral», conclut Denis Lazure.CHUM : plus rien ne bouge La direction reporte le transfert d'appareils d'investigation du cancer du sein de l'hôpital Notre-Dame à l'Hôtel-Dieu ISABELLE PARÉ LE DEVOIR Incapables d’obtenir un consensus médical, les administrateurs du Centre hospitalier de l’Université de Montréal (CHUM) ont décidé hier soir de reporter de quelques semaines la décision sur le transfert controversé d’appareils d’investigation du cancer du sein de l’hôpital Notre-Dame à l’Hôtel-Dieu.Le projet de déménagement d’appareils radiologiques avait provoqué, la semaine dernière, l'ire de plusieurs médecins de Notre-Dame, qui avaient réclamé un moratoire sur ce projet en raison de l’incertitude régnant sur la configuration future du CHUM.Dans l’optique d’une fusion du CHUM sur trois sites, des appareils de Notre-Dame et de Saint-Luc devaient être regroupés à l’Hôtel-Dieu pour permettre l’ouverture d’un Centre de référence en investigation désigné (CR1D) dans le cadre du programme québécois de dépistage du cancer du sein pour les femmes de 50 à 69 ans.Depuis l’abandon du projet de fusion sur trois sites et les déclarations faites par la ministre de la Santé, Pauline Marois, favorisant le regroupement du CHUM dans un nouvel hôpital, les médecins nient toute logique à ce démantèlement Au terme d’un état de situation sur les services de chirurgie du sein à Notre-Dame dressé hier soir par le Dr Louis Dufresne, directeur des services professionnels, le conseil d’administration a pris en délibéré l’étude de cinq scénarios plutôt que d'approuver le scénario de transfert original vers l’Hôtel-Dieu.«Je suis déçu.Il va falloir que les gens se mettent en tête que la vie continue [malgré l’abandon du CHUM sur trois sites], tes délibérations doivent se faire en gardant en tête l'idée que le CHUM se fera avec la participation des trois milieux», a souligné hier Jacques Girard, le président du conseil d’administration, visible- ment mécontent de ce report.Selon le Dr Dufresne, le plus gros volume de chirurgies mammaires s’effectue au pavillon Notre-Dame, avec quelque 577 interventions par année, comparativement à environ 300 à l’Hôtel-Dieu et 200 à Saint-Luc.Trois radiologistes spécialisés dans le cancer du sein œuvrent aussi à Notre-Dame, tandis que les chirurgiens spécialisés dans ce domaine se retrouvent en nombre égal à Notre-Dame, à Saint-Luc et à l’Hôtel-Dieu.C’est surtout le transfert vers l’Hôtel-Dieu de patientes déjà hospitalisées à Notre-Dame, qui devront faire la navette pour subir l'implantation d’un «harpon» pour se faire en-îever une tumeur mammaire, que décrient les détracteurs de ce projet.Mais selon le Dr Francis Méthot, responsable des activités oncologiques du CHUM, ce désagrément ne toucherait que 25 % des cas de chirurgies du sein au CHUM, soit à peine plus de 35 patientes par année.Si le scénario original était rejeté en faveur du maintien des appareils à Notre-Dame, il en coûterait 130 000 $ de plus en équipements et en personnel pour acheter les équipements nécessaires à l’ouverture du CRID et 450 000 $ si la totalité des équipements demeurent à Saint-Luc.Le conseil d’administration ne s’est pas fixé de date butoir pour trancher sur l’avenir de ce projet.Or la Régie régionale de la santé de Montréal se fait de plus en plus impatiente et il n’est pas impossible qu’à la lumière de ce report, elle désigne un autre centre hospitalier pour assumer les fonctions de CRID.Seule bonne nouvelle, le conseil d’administration du CHUM a approuvé l’embauche de 14 nouveaux médecins, dont sept anesthésistes, une spécialité en forte demande au CHUM.On compte notamment parmi les nouvelles recrues un gynécologue-obstétricien, un neurologue, un spécialiste en médecine nucléaire, deux omnipraticiens et un spécialiste des soins intensifs.Terre-Neuve et du Québec sont très différents, dit-il.«Il s'agit dans un cas d'un territoire qui s’associe librement presque sans contrainte à un autre territoire et, dans l'autre cas, il s’agit d'une brisure.» M.Bouchard aurait accepté des amendements à sa motion, mais il s’est dit surpris du refus des libéraux.Au cabinet du premier ministre, on souligne que les libéraux ont reçu le texte de cette motion vendredi dernier même s’il s’agissait d’une motion sans préavis.L’opposition n’y a répondu qu’hier, à la fin de la période des questions à l’Assemblée nationale, en y opposant une fin de non-recevoir.Churchill Falls Le premier ministre Bouchard se rendra à Terre-Neuve aujourd’hui pour les célébrations entourant le 50e anniversaire de l’adhésion de la province à la Confédération.Il en profitera pour faire le |x>int avec son homologue Brian Tobin sur le projet hydroélectrique de Churchill Falls.Demain, à Montréal, toutefois, une rencontre technique importante réunira pour la première fois tous les intéressés au projet de 10 milliards.Les Innus du Québec et du Labrador seront présents, de même que les représentants d’Hydro-Québec et de Newfoundland & Labrador Hydro et des négociateurs gouvernementaux.SALUT «La foi devrait dynamiser la vie morale» SUITE I)E LA PAGE 1 ceux dont les acquis moraux sont les plus solides.«L’échec scolaire, écrit-il, est lourd de conséquences sur le tonus moral.» L’auteur de la thèse de doctorat brosse un bref tableau de l’évolution de l’enseignement religieux et moral et se demande, en fin de compte, laquelle des deux options rend les élèves «meilleurs».Il ne conclut pas qu’il n’y ait aucune différence entre l’enseignement religieux catholique et l’enseignement moral.Ainsi, l’auteur de l’ouvrage a noté que les élèves inscrits en enseignement moral avaient des connaissances supérieures dans le domaine moral, étant donné que ces connaissances faisaient partie intégrité de leur programme.Par exemple, ces étudiants étaient plus au fait du contenu des chartes des droits que leurs camarades de l’enseignement religieux.Cependant, l’auteur de la thèse conclut que les principales critiques formulées dans certains milieux à l’endroit de l’enseignement religieux ne sont pas justifiées.Il est faux de prétendre que l’enseignement religieux endoctrine les élèves tout comme il est faux de dire qu’il échoue à inculquer des valeurs morales.«Il n'y a pas lieu de s'inquiéter des acquis moraux des jeunes de l’enseignement religieux à la lumière de notre première étude, tes effets d'un faible rendement scolaire sur les acquis moraux sont beaucoup plus préoccupants», écrit Maurice Roy.Ce dernier a plutôt constaté que les élèves inscrits en enseignement religieux obtenaient des résultats légèrement supérieurs au questionnaire sur les intentions d’agir.Cette observation est tirée d’un sondage effectué auprès de jeunes d’écoles de Thetford Mines et de Char-lesbourg, où on demandait aux élèves quel comportement ils adopteraient dans telle ou telle situation.Les élèves avaient à dire ce qu’ils feraient si, en sortant d’un stationnement, ils égratignaient accidentellement la peinture d’une belle voiture neuve stationnée non loin de la leur et évaluaient les dommages à environ 300 $.Contacteraient-ils le propriétaire ou non?Croient-ils qu’il est moral ou immoral de partir sans joindre le propriétaire?L’auteur a constaté que les étudiants étaient particulièrement sensibles — déchirés — devant les situations impliquant des gains d’argent.Après les connaissances et les intentions d’agir, l’auteur de la thèse a aussi mesuré le jugement moral.Sur ce point, les deux groupes présentent des résultats semblables.Reconnaissant que la définition même du concept de morale pose problème, l’étudiant a retenu trois approches mesurant les acquis moraux, le jugement moral et les intentions d’agir.L’auteur de la thèse, présentée dans le cadre du programme de doctorat en théologie et en sciences religieuses de l’Université Laval, fait ressortir l’importance de facteurs autres que le choix de cours dans l’acquisition d’un comportement dit moral.Ainsi, les grands consommateurs de télé sont plus nombreux à éprouver des problèmes de moralité.Mais le chercheur soupçonne que cela est davantage dû aux problèmes sociaux et scolaires de ces enfants —¦ des garçons, le plus souvent — qu’aux comportements immoraux observés au petit écran.La religiosité dans la famille est aussi un facteur contribuant au développement d’attitudes dites morales.«Notre étude apporte un certain appui à l’opinion théologique en vertu de laquelle la foi devrait dynamiser la vie morale.» Il faut souligner aussi que, toujours selon la recherche, l’école n’est pas la principale source d'éducation morale.Est-ce à dire que l’enseignement moral ou religieux y est superflu?Non.«tes élèves, dit Maurice Roy dans son ouvrage, retiennent une partie de ce qu'on leur enseigne en matière de morale.» Comme on s’en doute, cette multiplicité des sources d’influence s’est avérée une des difficultés de l’étude dont il est ici question, tout comme le fut la difficulté de définir un concept de moralité.Au chapitre des facteurs négatifs, l’étude en fait ressortir deux, soit la faible scolarité de la mère (cours primaire) et l’antireligiosité parentale qui semble exercer une influence sur les intentions d’agir.«En raison de son rôle par rapport au rendement scolaire, la famille a certainement une influence plus grande sur la morale que ce que nos données peuvent révéler», dit-il.Même s’il s’est intéressé spécifiquement à l’enseignement de la morale et de la religion, l’étudiant rappelle à juste titre que l’école transmet des valeurs toute la journée.D’ailleurs, le rôle d’éducation morale de l’école a été bien réaffirmé dans les documents de l’ex-ministre Pauline Marois.L’auteur cite certaines études selon lesquelles il existe deux facteurs clés dans l’efficacité de l’éducation morale, soit la taille d’une école secondaire et l’existence d’un projet éducatif.Il rappelle aussi que la pédagogie contient ses propres valeurs et que les écoles ayant adopté un enseignement de type coopératif plutôt qu’axé sur la concurrence seraient susceptibles de faciliter le développement moral des élèves.* s I.E I) K V 0 11$, L E M E !$ C H E I) I :$ I M A It S 1 !» !» !» —- LE DEVOIR « ==== LES SPORTS Allégations de corruption à la CIO Samaranch refuse de témoigner Le Congrès américain pourrait revoir les déductions fiscales accordées aux parraineurs du CIO Washington (AFP) — Le président du Comité international olympique (CIO), l’Espagnol Juan Antonio Samaranch, a refusé de témoigner devant la Commission d’en-q'uëte du Sénat américain, qui enquête’Sur le scandale de corruption entourant l’attribution des Jeux d’hiver 2002 à Salt Lake City, a indiqué hier le sénateur John McCain.«Je suis très déçu du refits de M.Samaranch de témoigner» le 14 avril, a indiqué le sénateur américain, laissant entendre que son absence pourrait remettre en cause les dons des États-Unis au CIO.«M.Samaranch hfü apparemment pas encore compris la gravité de la situation pour l’avenir du mouvement olympique», a-t-il ajdüté.«Je vous remercie de m’avoir invité au Sénat mais regrette de ne pouvoir m'y rendre, écrit M.Samaranch dans sa lettre au sénateur McCain.Nous sommes d'accord avec vous sur la nécessité de réformes au sein du CIO et voulons vous assurer que nous sommes fermement engagés à restaurer l’intégrité du CIO.» Pour le sénateur McCain, «le manque de transparence à l'intérieur du CIO, qui a abrité une culture de cadeaux et de voyages gratuits, a jeté le doute sur l’intégrité des Jeux olympiques.» «Mais nous devons avancer, malheureusement sans l'intervention directe de M.Samaranch, pour nous assurer que les réformes nécessaires sont mises en place», a-t-il pris la peine d’ajouter.Les invincibles vaincus L*4 v< • __________ MIKE BLAKE REUTERS Les Huskies du Connecticut ont vaincu les favoris Blue Devils de Duke, l’équipe que tout le monde croyait invincible dans le tournoi de la National Collegiate Athletic Association (NCAA), pour décrocher leur premier titre national à leur première participation au Final Four.La victoire de 77-74 des Huskies a stoppé à 32 la séquence de gains de suite des Blue Devils (37-2), qui n’étaient qu’à un succès du record de la NCAA et de leur troisième championnat dans les années 1990.Le duel mettait en présence les deux seules équipes ayant occupé le premier rang du classement national cette saison, et elles ont offert un spectacle à la hauteur des attentes devant une foule de 41340 personnes à Tropicana Field, en Floride.Richard Hamilton a été le meilleur pour les Huskies avec une récolte de 27 points, mais c’est le brio de la défensive et le panier crucial et les tirs-francs de Khalid EL Amin qui ont fait la différence à la toute fin.Trajan Langdon a réussi 25 points pour les perdants, mais il a été responsable des deux dernières pertes de ballon de son équipe en fin de match.Parraineurs et droits télévisés Le Congrès américain pourrait reconsidérer les déductions fiscales accordées aux parraineurs du CIO.11 est également envisagé de réviser les droits de télévision, qui seraient payés non plus au CIO mais au Comité olympique américain (USOC).Ces mesures auraient un impact immédiat sur le CIO.Neuf des 11 parraineurs principaux du mouvement olympique sont en effet des sociétés américaines (de 10 à 15 millions de dollars par an), tandis que la chaîne américaine de télévision NBC a payé 3,5 milliards de dollars de droits télévisés jusqu’en 2008.Au moment même où la lettre du refus de M.Samaranch a été rendue publique à Washington, des responsables du CIO rencontraient à New York des représentants de parraineurs américains, pour la première fois depuis l’exclusion de six membres du CIO pour corruption.Le sénateur républicain de l’Arizo-na veut s’assurer que les réformes décidées après l’exclusion de six membres du CIO, convaincus de corruption en janvier, iront à leur terme.Pour cela, il voudrait suivre les recommandations de la Commission d’enquête de l’USOC, dirigée par l’ancien sénateur George Mitchell.Parmi les propositions figurent la communication de tous les cadeaux faits aux membres du CIO et des rapports financiers, l’instauration de règles plus strictes pour les villes candidates à l’organisation des JO, la création d’un comité indépendant composé de personnes extérieures au CIO chargé de la surveillance du Comité et de punir toute violation de l’éthique olympique.«Il aurait été extrêmement intéressant pour la Commission, pour comprendre les efforts de réforme du CIO, d'entendre M.Samaranch, qui s’est chargé directement des réformes de l’organisation», a expliqué le sénateur McCain en invitant les deux membres américains du CIO à témoigner à la place de leur président.Il s’agit d’Anita DeFrantz, vice-président du CIO, et Jim Easton, président de la Fédération internationale du tir à l’arc.Jeux de la Francophonie Québec et Ottawa promettent l’harmonie MARIO CLOUTIER DE NOTRE,BUREAU DE QUEBEC Le français prédominera sur les affiches officielles lors des Jeux de la Francophonie qui auront lieu dans la région d’Ottawa-Hull en juillet de l’an 2001.Le français aura même préséance à Ottawa pendant la tenue des Jeux.Le ministre d’État, leader du gouvernement libéral aux Communes et responsable du dossier, Don Boudria, ne s’y oppose pas.«Ce sont les Jeux de la Francophonie.C’est tout à fait normal que ce soit en français d'abord.» Cette question avait donné lieu à une controverse il y a plus d’un an quand la ministre du Patrimoine canadien, Sheila Coops, était titulaire du dossier à Ottawa.Depuis que M.Boudria est aux commandes, les choses vont mieux entre les deux gouvernements, comme l’a confirmé le ministre responsable François Legault.«J’ai insisté sur le fait que les Jeux de la Francophonie se concentrent sur le sport, la culture et la francophonie.On semble être d’accord sur ces points et on s’est promis de se revoir régulièrement.» Le ministre Boudria rencontrait hiçr pour ,1a première fois le ministre d’État à l’Éducation et à la Jeunesse.Il dit regretter le fait que le Québec ne participe pas aux activités de l’Année canadienne de la francophonie mais ne pense pas que ce geste porte ombrage aux Jeux d’Ottawa-Hull.Après des accrochages ayant eu lieu l’an dernier entre la ministre fédérale Sheila Copps et le ministre québécois des Relations internationales, Sylvain Simard, au sujet des Jeux, M.Boudria a pris la relève comme ministre responsable à Ottawa.Il souligne que les échanges ont été cordiaux avec le ministre qui a précédé M.Legault dans le dossier, Rémy Trudel.Le Québec a demandé la coprésidence du comité d’orientation, qui qui supervise le comité organisateur local, et a finalement obtenu la vice-présidence occupée maintenant par M.LegaulL Le ministre Boudria n’entrevoyait aucun problème à travailler en collabo- ration avec M.LegaulL même si celui-ci a maille à partir avec le ministre fédéral Pierre Pettigrew en ce moment dans le dossier des bourses du millénaire.Des représentants de l’Ontario et du Nouveau-Brunswick siègent également au comité d’orientation.Le progrès des travaux en vue de l'organisation des Jeux est constant, à la satisfaction du secrétaire général des Jeux de la Francophonie, Michel Dach, selon le ministre Boudria qui l’a rencontré la semaine dernière.Contrairement aux Jeux olympiques, c’est un pays qui reçoit ces Jeux et non une ville, dans ce cas-ci le Canada.«Les échéanciers sont respectés selon ce qui est prévu par le comité international», assure M.Boudria.Les deux coprésidents du comité organisateur local sont un homme d’affaires de Hull, Michel Drouin, et le président du festival franco-ontarien d’Ottawa, Guy Matte.Ils sont secondés par celui qui a organisé la visite du pape au Canada en 1984, Réal Leroux.BASEBALL Une victoire de justesse MICHEL LAJEUNESSE PRESSE CANADIENNE Fort Lauderdale — Le droitier Mike Thurman a connu une autre manche horrible à l’entraînement, hier, mais le vétéran Orlando Merced a produit ses trois premiers points du camp et les Expos ont finalement disposé des Orioles de Baltimore 7-6 dans la Ligue des pamplemousses.Merced a claqué un circuit, son premier, et a obtenu un double de deux points.Quant à Thurman, il a bien failli être décapité par un coup en flèche d’Albert Belle en quatrième manche et Brad Fullmer aurait pu subir le même sort quand il a mal jugé une autre flèche de Will Clarke.Les Orioles ont fait parader neuf frappeurs dans cette manche, ont obtenu six coups sûrs, dont cinq de suite et ont profité de deux buts sur balles.Ils ont alors marqué quatre fois.«C’est souvent la même chose, a dit Felipe Alou.Nos jeunes lanceurs vont très bien jusqu 'à ce qu ’il y ait des coureurs sur les buts.Quand ils lancent avec un élan arrêté, les choses s’enveniment.Ils devront trouver des moyens de s’en sortir.» PourtanL on croyait bien que Thurman n’allait pas s’en sortir.Les frappeurs des Orioles s’en donnaient à coeur joie dans la manche et tous frappaient la balle solidement.«Après avoir donné quelques coups sûrs, j’essayais sans doute de trop en faire, a dit Thurman.J'étais trop anxieux, je serrais la balle et rien ne fonctionnait.Je voulais réussir trois retraits avec un seul tir.C’est un peu comme le gars qui tente de réussir un circuit de six points.C'est impossible.» Le jeune droitier J.D.Smart a blan- chi les Orioles en ne leur concédant que deux coups sûrs en deux manches en relève à Thurman.11 a encore marqué des points.«C’est un jeune homme très combat-tif, a dit Alou.Il maîtrise bien sa balle tombante et obtient beaucoup de retraits sur des roulants.Je suis capable de bien me débrouiller comme gérant quand nos lanceurs forcent l’adversaire à frapper des roulants.» Les Orioles ont marqué leurs deux derniers points en neuvième contre Jose Bautista, qui a perdu des points au cours des dernières semaines.Jose Vidro a lui aussi produit trois points avec son troisième circuit, un coup de deux points, en huitième, et un simple en sixième quand les Expos ont groupé cinq coups sûrs pour arracher trois points au releveur Mike Timlin.HOCKEY Le Canadien est vraiment dans le pétrin GUY RO B ILLARD PRESSE CANADIENNE Que le Canadien ne participe pas aux séries n’est pas la fin du monde.Même si à Montréal.Après tout, ce sera le cas de 11 équipes sur 27, une sur deux et demie.Le Canadien, contrairement à ce que certains semblent croire, peut bien manquer son coup à son tour.C’est même dans l’ordre des choses.Le problème beaucoup plus grave, si on regarde froidement les choses, c’est l'avenir de cette équipe qui peut déjà faire une croix sur son présent.C’est simple: le Canadien n’a pas de relève à l’attaque, où se situe son problème majeur.la situation étant ce qu’elle est, on ne voit pas trop quelle solution pourrait trouver Réjean Houle afin de relancer son équipe l’an prochain.Le Canadien semble une équipe carrément dans le pétrin.Mark Recchi et Vincent Damphous-se partis, après avoir été eux-mêmes fort décevants, il ne reste plus comme supposés gros joueurs offensifs que Saku Koivu, Martin Rucinsky, Brian Savage et, à sa façon, Shayne Corson.On parle de quatre joueurs qui totalisent 51 buts.De joueurs, aussi, qui ont constitué le noyau offensif d’une équipe qui a atteint la deuxième ronde des séries à seulement une reprise depuis la conquête de la coupe Stanley en 1993.Retourneriez-vous à la guerrre avec ce noyau?S’en remettre à la relève alors?Dainius Zubrus a un potentiel certain mais il n’a que cinq buts et 12 points en 71 rencontres.De Fredericton ou aijleurs, on a fait appel cette saison à Éric Houde, Matt Higgins, Terry Ryan, Jonathan Delisle, Andrei Bashkirov, Arron Asham et Sylvain Blouin.En principe ça devrait être les meilleurs.Peut-on penser sérieusement qu’ils constituent une solution?Le marché des joueurs autonomes sans restriction?Ix'S meilleurs candidats l’an prochain semblent être Theoren Fleury, qui ne viendra probablement jamais à Montréal, Joé Juneau et.Damphousse.Y a-t-il de quoi transformer une équipe?Les joueurs autonomes avec restrictions seront plus nombreux, tous ceux dont le contrat prend fin cette saison.Mais l’histoire a démontré qu’ils ne changent jamais d’équipe, à moins d’être échangés.Reste le marché des échanges.Mais pour recevoir un joueur de qualité, il faut aussi donner.Et qui est vraiment attrayant chez le Canadien?Saku Koivu?A son âge, on va vouloir le garder.Vladimir Malakhov?Vaut-il la peine d’échanger son meilleur défenseur pour remplumer l’attaque.Surtout quand ce défenseur est un des meilleurs.attaquants.En passant, le dossier Malakhov, qui pourra devenir joueur autonome sans restriction à la fin de la prochaine saison, est une autre épine pour Réjean Houle.Corson, dit-on, est un joueur très en demande.Savage et Rucinsky, malgré leurs lacunes, sont peut-être les autres candidats les plus intéressanLs.Un bon échange impliquant ces joueurs pourrait être un début de solution.Un début bien modeste.Si on veut au moins sauver l’avenir à moyen terme, on a intérêt à ne plus se tromper sur les choix au repêchage et à espérer que les Jason Ward, Eric Chouinard, Mike Ribeiro ou quelqu’un d’autre deviennent des joueurs décents.Jeff Hackett veut rester à Montréal Tout de même.Il y a au moins une bonne nouvelle pour Réjean Houle, à quelques jours de l’élimination officielle du Canadien et alors qu’on se demande quelle raison le directeur général pourrait bien avoir d’être optimiste en considérant l’avenir de son équipe.Jeff Hackett, le résultat de son meilleur échange, souhaite demeurer à Montréal même à la fin de la prochaine saison, quand il |x>urra devenir joueur autonome sans compensation.«Je suis heureux [à Montréal].Je m’y plais et c'est un privilège de jouer ici.C'est un grand défi et j’aime ça.» Voilà des paroles qui auront sans doute l’effet d’un baume sur Houle, d’autant plus que le gardien a spécifié qu’il n’était pas à la recherche d’un «salaire de fou».Hackett, qui est peut-être la meilleure affaire de la LHN à 950 000 $ par année, aimerait en arriver à une entente de trois ans, incluant la réouverture de son contrat pour l’an prochain.Compte tenu de ses résultats et du fait qu’il a de l’argent à récupérer sur le marché, il peut sans doute viser une moyenne d’environ trois millions par année.«Je soidmite en venir à une entente au cours de l’été, a-t-il encore diL Je ne veux pas revivre ce qui s'est passé cette saison.» Hackett parlait du cas de Mark Recchi, Vincent Damphousse et, dans une moindre mesure, Stéphane Quintal, dont le statut de joueur autonome sans compensation a empoisonné l’atmosphère jusqu’à la date limite des échanges la semaine dernière.Hackett aura 34 ans à la fin d’un éventuel contrat de trois ans, en 2002, et il se réserve le droit de réévaluer l’orientation de sa carrière à ce momenL «Je veux être traité avec justice, a-t-il spécifié.Je ne suis pas à la recherche d'un salaire de fou, mais raisonnable.» Chose certaine, Houle aurait intérêt à s’entendre avec sa plus belle prise.Avec tous les problèmes qui l’attendent, la stabilité devant le filet pour quelques années constituerait une grosse épine de moins.Hackett est le seul joueur du Canadien dont le nom figure parmi les meneurs de la Ligue nationale avec cinq blanchissages, soit le même nombre que.Jocelyn Thibault et plusieurs autres, devancés par Dominik Hasek, Byron Dafoe (8), Nikolai Khabibuline (7) et John Vanbiesbrouck (6).HOCKEY LIGUE NATIONALE Lundi N.Y.Islanders 1 N.Y.Rangers 3 Phoenix 0 Vancouver 1 Hier Los Angeles 2 Boston 1 (P) Nashville 3 Washington 2 Ottawa 6 Pittsburgh 4 Caroline 3 Philadelphie 3 Calgary au Colorado Phoenix à Edmonton Ce soir i Anaheim au New Jersey, 19h30.N.Y.Islanders en Floride, 19h30.Los Angeles à Detroit, 19h30.Buffalo à Chicago, 20h30.Tampa Bay à Dallas, 20h30.Toronto à Vancouver, 22h.Colorado à San José, 22h30.Demain Boston à Montréal, Floride à Washington, 19h.Pittsburgh à Ottawa, 19h30.Tampa Bay à St.Louis, 20h.Philadelphie à Nashville, 20h.Phoenix à Calgary, 21 h.Toronto à Edmonton, 21 h.CONFÉRENCE DE L’EST Section Nord-Est x-0ttawa 73 42 21 10 217 157 94 Toronto 73 39 28 6 231 211 84 Buffalo 72 33 24 15 187 159 81 Boston 73 32 28 13 190 166 77' Montréal 73 29 34 10 168 186 68 Section Atlantique New Jersey 72 39 22 11 213 179 89 Pittsburgh 74 36 25 13 226 199 85 Philadelphie 74 33 23 18 216 179 84 N.Y.Rangers 74 31 33 10 202 204 72 N.Y.Islanders 74 20 45 9 167 221 49 Section Sud-Est Caroline 75 31 28 16 193 192 78 Floride 72 27 27 18 185 188 72 Washington 73 29 38 6 184 194 64 Tampa Bay 72 17 49 6 155 261 40 CONFÉRENCE DE L’OUEST Section Centrale Detroit 73 37 30 6 219186 80 St.Louis 73 31 31 11 208 191 73 Nashville 74 26 41 7 173 234 59 Chicago 74 22 40 12 176 232 56 Section Nord-Ouest *» xy-Colorado 73 38 26 9 212183 85 Calgary 73 28 34 11 191 204 67 Edmonton 73 28 34 11 201 198 67 Vancouver 74 22 41 11 176 226 55 Section Pacifique xyz-Dallas 73 46 15 12 209 146104 x-Phoenix 74 36 26 12 183174 84 Anaheim 72 33 28 11 194 174 77 San José 73 27 29 17 169172 71 Los Angeles 73 28 40 5 168196 61 Les meneurs B P Pts Jagr, Pgh 36 78 114 Selanne, Ana 43 51 94 Lindros, Phi 40 53 93 Kariya, Ana 33 58 91 Forsberg, Col 25 64 89 LeClair, Phi 39 46 85 Sakic, Col 37 48 85 Yashin, Ott 41 43 84 Fleury, Col 37 45 82 Demitra, StL 34 45 79 E N B R E F Triathlon mondial à Montréal (PC) — Montréal accueillera en septembre le championnat mondial de triathlon de 1999.La nouvelle a été annoncée hier par l’Union internationale de triathlon (ITU) quelques heures seulement après que la Fédération internationale de natation (FINA) ait préféré Barcelone à Montréal pour la présentation du championnat mondial de natation de 2003.Munich! avait été choisi pour accueillir le championnat mondial de triathlon : mais 1TTU lui a retiré la présentation de l’événement à cause d’un parcours non sécuritaire.Le championnat mondial de triathlon se.déroulera à l’île Notre-Dame les 11 eÇ 12 septembre.Ce sera la première ; fois qu’un triathlon d’une envergure internationale sera présenté à Montréal.Le triathlon comprend une! épreuve de natation de 1500 mètres, j une épreuve cycliste de 40 kilomètres et une course à pied de 1Q kilomètres.Les athlètes doivent prendre part aux trois épreuves successivement.Pas de retraite pour Stojko Toronto (PC) — Elvis Stojko n’est pas à la retraite, a affirmé son gérant et confident Edward Futerman.Malgré.sa quatrième place aux championnats du monde de patinage artistique à Helsinki la semaine dernière, Stojko, âgé de 27 ans, n’a pas l’intention d’arrêter la compétition ou de participer â des spectacles à plein temps, a ajouté' Futerman.Mais Stojko, de retour de Helsinki lundi, hésite quant à savoir .s’il continuera dans les rangs ama- ; teurs, participant aux épreuves de l’Union internationale, ou s’il se join- :.dra au circuit professionnel, renon- ; çant ainsi à prendre part aux Jeux olympiques et aux championnats du ! monde.11 devrait prendre sa décision; peu avant la nouvelle saison de com- ; pétitions qui commencera en octobre) 1 ( L K I) K V 0 I R .L E M E R C R E 1) I RI M A li S I !l !> il B 7 CULTURE L’émotion contenue LES GRANDS CONCERTS L van Beethoven: Ouverture aux Créatures de Promé-thée, op.43; W.A.Mozart: concerto pour piano en ré mineur, K 466; J.Brahms: symphonie no 4 en mi mineur, I op.98.Lars Vogt, piano; Orchestre symphonique | de Montréal, dir.Neeme Jarvi.Salle Wilfrid-Pelletier, le 30 mars 1999.Reprise Ce soir.FRANÇOIS TOUSIGNANT Vlan, les accords initiaux de l’ouverture de Beethoven résonnent.Neeme Jarvi est à peine monté sur le podium que l'OSM entonne Beethoven et que la musique sonne.Quel effet qui force, d’entrée de jeu, la concentration.Du public, bien sûr, mais qui montre aussi que le chef est arrivé déjà dans la musique et que les musiciens étaient déjà tout à l’affût.Anecdote tout cela?Pas du tout! Il en résulte une précision, une clarté et une souplesse éclatantes.Après à peine trente secondes de musique, ont sait — on sent — qu’on aura droit ce soir à un Grand Concert.L’Ouverture aux Créatures de Promé-thée n’est pas du génial Beethoven; prise ainsi elle révèle tout son potentiel de musique de ballet de haut niveau dont le compositeur n’a pas eu à rougir.Arrive alors le pianiste allemand Lars Vogt.Le concerto en ré mineur K 466 n’est pas ce qu’on peut appeler une œuvre légère.Vogt le prend donc avec grand sérieux et grand soin.La clarté du pianiste est remarquable.Plus encore sa sonorité; on peut dire que la rondeur de son toucher, la projection qu’il obtient du Steinway devant lui, servent à ce que jamais le jeu ne devienne lourd, voire écrasant.Mozart reste limpide sans tiédeur.Du premier mouvement, avec l’accompagnement tourmenté de l’OSM qui est tenu en place par Jarvi comme par enchantement, le message trouble et tourmenté provoque un malaise du genre de ceux qu’on ressent quand on retient le drame tout en en laissant s’exprimer le contenu.Vogt, lui aussi concentré, dessine les traits, fait brûler les arpèges, et chante, parfois triste, parfois souriant; son sens du style en dit plus au cœur que n’importe quelle analyse esthétique.La romance qui suit va faire entendre des merveilles de sonorité dans les piano-, techniquement ce serait un bon point; musicalement, c’est un ravissement tant rien ne se perd et reste pensé.L’épisode contrastant est pris avec fougue, sans exagération, et produit un effet bœuf que le retour du thème initial va calmement résoudre; un instant bien senti.Quant au finale, où tous furent le plus à l’aise, si on sentait moins d’inspiration, au moins la musique agissait, l’accompagnement sourdant toujours, implacablement Du vrai bon Mozart Puis, ce fut la IV' de Brahms.Encore une fois, un Jarvi précis, attentif à tout on s’amuse même à suivre son expression, et celle de sa chironomie à la baguette, comme la manière dont y réagit l’OSM.L’optique d’interprétation est de mettre un peu de lumière dans cette pâte: trompettes un peu plus à l’avant flûtes et hautbois plus présents.Cette vision de plus en plus courante est très efficace pour faire ressortir le contrepoint sans enlever de poids aux harmonies.Voilà pour le contexte sonore qui fait entendre un très grand OSM.Pour l’interprétation, malgré des tempos énergiques, on aurait voulu plus d’engagement, plus d’envol, plus de détermination dans l’articulation des blocs.Il manque, dans cette version polie, du feu et du sang.Jarvi garde tout trop en contrôle, cela se sent.La musique reste grande et fabuleusement bien faite, mais ne fait pas vraiment décoller de son siège.On est très satisfait sans pouvoir se dire réellement comblé.THÉÂTRE Le verbe étouffé LES MAINS BLEUES De Larry Tremblay.Mise en scène: Martin Faucher.Scénographie: Claude Goyette.Costumes: Carmen Alie et Denis Lavoie.Eclairages: Marc Parent Musique: Michel E Côté.Avec Sylvie Drapeau et Hugues Frenette.Une production du Théâtre d’Aujourd’hui à l’affiche au Théâtre d’Aujourd’hui usqu’au 24 avril 1999.SOLANGE LÉVESQUE On découvre d’abord Jérémie (Hugues Frenette), un jeune homme hagard, captif d’une espèce de couloir.Trépignant, haletant, bégayant, mi-adulte, mi-enfant, il cherche à rassembler les fragments d’une histoire: la sienne.A l'évocation de cette histoire que l’on devine déchirée par un drame, une femme-chienne apparaîtra au fond du couloir, une corde au cou: Princesse (Sylvie Drapeau).S’étant débarrassée de sa laisse, tendrement autoritaire, elle commande au Soleil, à la laine, aux objets, elle lave Jérémie, et après l’avoir bercé et nourri, l’envoie se coucher.On apprendra de Princesse, désormais seule en scène, d’autres facettes de l’histoire de Jérémie.Le nœud terrible: enfant, Jérémie a été forcé par une mère qui ne l’aimait pas fies «mains bleues» d’avoir donné des coups) à commettre un meurtre: celui des enfants de Princesse, la chienne de la maison, son alliée, sa mère substitut.Une scène propre à rendre l’enfant fou et qui ne cesse de hanter l’adulte qu’il tente de devenir.Par ce massacre, il allait donc éliminer ses frères et sœurs symboliques (et rivaux) et ainsi se retrouver plus seul que jamais.L’image de la mère associée au meurtre revient hanter Jérémie adulte sous la forme projetée de la femme-chienne toute-puissante, fée bienveillante mais violente elle aussi, marquée par la faute (puisqu’elle est en grande partie une création de Jérémie).Dans Les Mains bleues comme dans La Leçon d’anatomie, The Dragonfly of Chicoutimi et Ogre (toutes créées au Théâtre d’Aujourd’hui), le corps est le sujet et l’objet direct du drame.loi forme du monologue chère à Tremblay évolue dans Les Mains bleues; le personnage est cette fois concrètement scindé.C’est, à mon sens, le texte le plus cruel et le plus risqué de Larry Tremblay.Martin Faucher avait dirigé La Maison Amérique avec une imparable rigueur.Sa mise en scène, ici, traduit de manière littérale le merveilleux et la magie qui apparentent le texte de Tremblay au conte.Mais il n’est un conte qu’en apparence, et j’ai eu l’impression que ce choix coupait les ailes au texte en voulant trop lui en donner.Par ailleurs, je suis d’accord avec lui dans il parle, dans son «mot du metteur en scène» à propos du texte de l’auteur, de «verbe qui se fait chair».Non seulement les pièces de Tremblay portent la marque d’une folle passion pour le \ Drps mais leur action a d’abord lieu dans la dynamique du verbe, les mots devenant eux-mêmes personnages, et les phrases, motifs musicaux qui devraient être traités comme tels.L’animal comme personnage (réel ou évoqué) a toujours une puissance dramatique fulgurante au théâtre; Tremblay en aiguise la métaphore jusqu’à la limite du supportable.Mais Faucher rapproçhe trop le personnage de la mère-chienne de l’image d’Epinal: sa Princesse est celle des contes de fées parée de tous les attributs traditionnels: abondante chevelure bouclée et surmontée d’un 1 YVES DlIBÉ Sylvie Drapeau et Hugues Frenette diadème scintillant, longue robe dorée, voix délaissant complètement les graves pour n’exploiter que les notes hautes.Jérémie, à qui était offerte une seconde chance de devenir adulte grâce à cette mère substitut qu’il avait réussi à élaborer, est éternellement renvoyé à l’enfance et à son manque puisque Princesse se présente comme une créature séduisante et toute-puissante, une fée qui ne peut pas être perçue comme humaine, c’est-à-dire comme étant elle aussi la proie de pulsions hostiles.Cette pièce qui s’attaque à une couche très brute, très primitive de la douleur, se termine par un aveu de Princesse: «Je rappelle à l’homme en forme de petit garçon qu’il n’existe pas sur cette terre de pays où la faute disparaît avec le coucher du soleil [.] J’ai cru, parce que j’étais une chienne, rien qu'une bête, que je pouvais trouver dans mon âme d'animal la force du pardon, mais je suis trop proche des hommes pour pardonner.Je suis triste, je suis malheureuse, je m’enfonce dans le noir.» Mon désaccord avec la mise en scène de Faucher me donne hâte de lire le texte.MULTIMÉDIA Avalanche de prix Des éducateurs décernent leurs prix aux logiciels éducatifs MICHEL B É LAI R LE DEVOIR Les dés sont jetés: l’Association québécoise des utilisateurs d’ordinateur au primaire et au secondaire (AQUOPS) remettait hier soir, à Saint-Hyacinthe, ses Prix du logiciel éducatif de l’année.L’événement revêt une importan-ce particulière en raison du fait que l’on s'apprête «en haut lieu» à faire enfin la jonction entre l’école et cet outil exceptionnel qu’est le multimédia.Déjà, on le sait, le gouvernement s’est impliqué à l’aide d’un programme permettant à une bonne dizaine de titres québécois d’être accessibles dans le réseau des bibliothèques publiques et des écoles.On sait aussi que les logiciels québécois ont affaire à forte concurrence dans le secteur des outils pédagogiques.Les prix de l’AQUOPS viennent donc souligner un enjeu majeur tout autant que la valeur des grands gagnants.La sélection du jury indépendant composé d’intervenants du milieu de l’enseignement couvre plusieurs catégories; du préscolaire au secondaire, on retrouve là plusieurs ouvrages dont nous avons eu l’occasion de parler dans nos pages.Le gagnant dans la catégorie «Préscolaire» par exemple, l’excellent Adibou 4-5 ans, est la version québécoise du logiciel français réalisée par ICE.En «Primaire premier et deuxième cycles», on retrouve d’une papt Adibou 6-7 ans et, de l’autre, Odyssée des Zoombinis d’Édusoft et Atelier du livre d’Iona Software.Mais on a aussi souligné l’excellence dans des catégories particulières.Ainsi, en «Langue», le jury de l’AQUOPS a choisi Antidote de Druide Informatique; dans la catégorie «Mpths et sciences», Corps humain 3D (version 6) de TLC-Édusoft, ex æquo avec Fête et maths d’Iona; en «Géographie et histoire», le célèbre Mais où est donc Carmen Santiago?, toujours de TLC-Edusoft; en «Sciences naturelles», Sammy - La maison des sciences, d’Iona; et enfin, dans la catégorie «Références et arts», le René Lévesque de Micro Intel, ex æquo avec Découvrez Internet et Netscape Communicator 4.0 de MID Multimédia.Il ne reste plus à souhaiter que tous ces éléments isolés, toutes récompenses et tendances confondues, se trouvent un jour regroupés en une politique qui se tienne et fasse au multimédia la place qu’il mérite dans nos écoles.Ah! Le Printemps.Petite précision sur le site du Printemps du Québec à Paris dont nous parlions lundi dans notre page Pl@nète.Le manque d’espace nous avait fait considérablement diminuer les renseignements disponibles sur le sujet.Notons d’abord que ledit site est une œuvre conjointe de trois entreprises, soit, en effet Public Technologies Multimedia (PIM), comme nous l’annoncions, mais également Cossette Interactif et ZAQ Technologies.On soulignait aussi que le site tourne autour du dramaturge Robert Lepage.En réalité, comme nous le faisait remarquer un lecteur tôt lundi matin, le site comporte deux sections principales.La première est axée sur le multimédia et consacrée à 99 |>er-sonnalités québécoises qui dévoilent leur vision du Printemps au moyen d’une capsule interactive au rythme d’une capsule par jour.L’autre, plus informative ou factuelle, egt dédiée à la programmation des activités du Printemps comme tel.Allez donc dire tout cela en quelques lignes! LES RÈGLES DU ANNE-MARIE DUSSAULT ITRE-OAME DE PARIS: LE BUSINESS DU SHOW.* PLAM0N00N INC.JEU CE SOIR 20 H Télé-Québec VENEZ VOIR AILLEURS! A LA TELEVISION O0 2 4 1(6)7 0 a 9 CD 02) Ira Sur la piste / 0340 (16:55) Watatatow La Tête de l'emploi Ce soir (DVie publique (18:30) Virginie Caserne 24 Christiane Charette en direct / Denise Bombardier, Francine Ruel, Mireille Deyglun, Orlando (frère de Dalida) Radio Le Téléjournal/Le Point Nouvelles du sport Cinéma/X YUKON Z Documentaire (23:28) |o 5 i 6 looeo acusuisi IgD Claire Lamarche / L'Univers fascinant des jumeaux (16:00) Les Mordus /Jean-Louis Millette, Martin Drainville Le TVA Piment fort/ Alain Choquette, Christian Tétreault,.Jacques Chevalier La Poule aux oeufs d'or Drôle de vidéo Le Retour Sauve qui peut! Le TVA Le Poing J / Joël Denis, Jenny Rock, Gilles Girard, Shirley Théroux TVA Sports / Loteries (23:52) ¦au os (2® ago) g® Robin et Stella Teletubbies Cornemuse Macaroni tout garni Improvissimo / Finale Les Choix de Sophie / Yves Desgagnés Cent Titres Les Règles du jeu / Jacques Godbout; Notre-Dame de Paris Les Francs-tireurs L'Erreur boréale Les Choix de Sophie Zone X Corpus Christi / Le Disciple bien-aime 1(2) (4) 16) Il03 (35) g9) Les Simpson Le Grand Journal La fin du monde est à 7 heures Flash / Jean-Michel Anctil, Martin Matte Les Simpson Cinéma/CHIEN D'ÉLITE (6) avec Chuck Norris, Clyde Kusatsu Le Grand Journal La fin du monde est à 7 heures 110% Aphrodisia Flash Ira Le Journal FR2 Aujourd'hui Euronews Capital Actions Monde ce soir Terre-Neuve.| Portraits de.: Joey Smallwood Le Journal RDI Maisonneuve à l'écoute Le Canada auj ourd'hui Iœd Des chiffres.Journal suisse Pyramide Voilà Paris Panorama Journal FR2 Des racines et des ailes Savoir plus santé Journal belge Le Cercle (?ËT" Star Trek (16:00) Le Baron Contact Animal Civilisation: changer de sexe.Aux frontières de l'inaccessible Biographies / Kirk Douglas L'Homme de fer Cinéma/JE PLEURE.(6) Wm~ Allô docteur/Depo-provera Combat.chefs Sortie gaie Les Copines.L'Esprit trouble Santé en.Diagnostic / Radiothérapie La Marmaille/Joe Bocan Bébé arrive Allô docteur / Depo-provera Les Copines.Mm Clip (12:00) Cool 80 Interfax Clip Platine Clip Beavis &.La Courbe | Interfax Clip H®x) MusiMax Collection (14:00) Les Immortels / Hugues Aufray MusiMax Collection | Les Immortels / Hugues Aufray | ¦Ccïj Schtroumpls Batman .turbulence Chair de poule Pete & Pete .Iqd Les Zinzins.Scoobidou Drôle de voyou Robin des bois .Dexter Ivanhoë Le Dragon.I Daria Ren&Stimpy Les Simpson [Drôle de voyou Le Dragon.South Park | Les Simpson Ned.triton | ¦@üs) .plein air 100% rebelle Rallye Autos sur glace Sports 30 Mag Challenge de quilles Boxe / Evander Holyfield - Lennox Lewis Sports 30 Mag | Lutte sumo |o Road to Avonlea (16:00) Jonovision The Simpsons Newswatch The Story of Newfoundland: Nation or Notion I Jerry Seinfeld: I'm Telling you for the Last Dooley Gardens CBC News News Cinéma/MY FAVORITE YEAR (4) QCD CBC News | On the Road 1 IIIIC HgOijâi Oprah (16:00) Home Improv.Drew Carey News Wheel of.Jeopardy Power Play The Drew Carey Show Norm Show Law & Order CTV News News SCD Hollywood Sq.Seinfeld Puise Access H.The Nanny Becker Puise/Sports llGBL Young.(16:00) Jerry Springer Global News First Nat.News Addams Family E.T.Beverly Hills, 90210 Party of Five Chicago Hope [The Outer Limits (ED Noddy Arthur School Bus Wishbone The Dimension Global Family .Right Stuff Studio 2 Keeping Tom Nice The View from Here ¦CD ROSie.(16:00) News ABC News Wheel of.Jeopardy Dharma and Greg It's Like, You Know.The Drew Carey Show The Norm Show 20/20 Wednesday News Nightline (23:35) S(13) Montel.(16:00) Friends E.T.1(22) The Nanny I The Simpsons M*A*S*H M*A*S*H Frasier News/Access H® Rosie.(16:00) Seinfeld Friends News CBS News E.T.Payne The Nanny 60 Minutes II Chicago Hope News Late Night (23:35) cgra Oprah (16:00) News Real TV News CBS News Wheel of.Jeopardy Hcd Hollywood Sq.Oprah NBC News Jeopardy Wheel of.Dateline NBC [World Most Amazing Video Law and Order The Tonight Show (23:35) 3® ROSie.(16:00) Live at Five Extra! Frasier Inside Edition 9eq Wishbone Bill Nye World News Newshour Nightly Bus.Points North The Metropolitan Opera Presents / Luciano Pavarotti |Cinéma / THE PRIVATE LIFE 0F HENRY VIII (4) | gcBD Zoom Bill Nye BBC News Nightly Bus.Newshour I Simple Choices.| Health Issues: Healthy Lifestyles Frontline / Fat World News Charlie Rose Simm] VideoF.(12:00) MuchMegaHits OnDemand Pop-up Video Spotlight RapCity VideoFlow | DaMix in Da.the Roots Pop-up Video [Classic.MuchMegaHits Spotlight Ira WCW Wrestling "Nitro” (15:00) Off the Record Sportsdesk That's Hockey Cheerleading Boxing Superbouts | Sportsdesk Classification des films: (1) Chef-d’œuvre — (2) Excellent — (3) Très bon — (4) Bon — (5) Passable — (6) Médiocre — (7) Minable NOS CHOIX CE SOIR Paul Cauchon GRANDS REPORTAGES À l’occasion du 501' anniversaire de l’entrée de Terre-Neuve dans la Confédération, un documentaire qui rappelle l’événement, suivi d’un portrait de Joey Smallwood, artisan de cette adhésion.RDI, 19h30 LES RÈGLES DU JEU Jacques Godbout se demande pourquoi les écrivains et les cinéastes du Québec n’ont pas la cote en France.Télé-Québec, 20h CHRISTIANE CHARETTE EN DIRECT Du Swimming, boulevard Saint-Laurent, Christiane reçoit Denise Bombardier, Francine Ruel, Mireille, Deyglun et le frère de Dalida.Radio-Canada, 20h L’ERREUR BORÉALE Une version écourtée et en reprise du film de Richard Desjardins.Télé-Québec, 21h30 LE POING J Oh boy! Un spécial Jeunesse d’aujourd’hui avec Joël Denis, Jenny Rock, Gilles Girard et Shirley Théroux! TVA, 22h30 k f
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