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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1999-03-31, Collections de BAnQ.

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-+ FONDE EN 1 9 1 O ?- Vol.X C - N " (i H M O N T R É A I.I.K M K R C R K i) 1 Al M A R S I !» il !» 8 7c T A x K S = I $ / T O 11 O N T O I $ PERSPECTIVES Droit dans les yeux Le long du pont Jacques-Cartier comme en bordure de l’autorouie Ville-Marie, il y a prolifération de panneaux autoroutiers.Ici et là, dans le centre-ville, il y a multiplication de panneaux publicitaires, à ne pas confondre, réglementation oblige, avec les modules publicitaires, les abribus et les colonnes Morris.Bref, ce n’est pas de l’anarchie publicitaire mais bien du despotisme publicitaire.Serge Truffaut ?Depuis peu, l’automobiliste qui emprunte le pont Jacques-Cartier peut voir une affiche rappelant le dernier film de Michel Brault.Une autre signale que les raéliens, empruntant au modèle Disney, ont ouvert un UFO Land à Valcourt.Une dernière met en scène une chanteuse prise de profil et ordonnant à l’automobiliste: «Regarde-toi droit dans les yeux.» Droit.Allons-y plus que droit, allonsy face à face.La réglementation afférente à la publicité dans le paysage urbain fait la distinction entre le panneau autoroutier, le panneau publicitaire, le module publicitaire, l’abribus, la colonne Morris et les enseignes publicitaires qui se délivrent par ordonnance signée du comité exécutif de la Ville de Montréal.En soi, le fait qu’il y ait une ribambelle de règlements afférents à chacun des supports publicitaires mentionnés est révélateur de ceci: plutôt que d’interdire tel support lors de son introduction dans le paysage urbain, les autorités se contentent d’en baliser plutôt mal que bien l’usage.Ce faisant, les entreprises comme Omni ou Média-corn détournent d’une certaine façon la réglementation exclusive, par exemple, au panneau autoroutier et ajoutent un nouveau support.En clair.Au début de la présente décennie, ce qu’on appelle, le module publicitaire n’existait pas.A l’époque, il y avait l’autoroutier et le panneau publicitaire.On suit?OK! La loi (sic) stipulait et stipule encore que la distance entre deux panneaux publicitaires devait et doit toujours être de 60 mètres.Entre deux panneaux autoroutiers, elle doit être de 90 mètres.90 mètres.60 mètres.Mathématiquement, que manque-t-il pour que cette équation se transforme en une addition financière?Que faut-il inventer pour «blue-sen> tout un chacun?Réponse?Le 30 mètres! D’où l’apparition de ce qu’on appelle le module publicitaire.Et comme on l’a baptisé ainsi, comme on l’a distingué, singularisé, caractérisé, on lui a confectionné une réglementation bien à lui.Une réglementation toute en exclusivité.Une réglementation qui dit que la distance entre deux modules comme entre un module et un panneau doit être de 30 mètres.On suit?OK! Avant, il y avait donc le 60 et le 90.Le 30 faisant son apparition, il permet à une plus grande gamme de produits et de services de s’afficher.Là, il y a déjà deux panneaux?Pas grave, j’opte pour le module.Et vogue la galère! La cour publicitaire est pleine?Pas grave, j’opte pour l’abribus, qui, lui aussi, n’existait pas dans la forme qui est désormais la sienne.L’abribus est plein?Pas grave, je prends la colonne dite Morris faute d’être mieux dite.Il n’y a plus de place?Ah! Zut! Mais oui, il y a encore de la place.Il ne faut pas s’en faire.Il ne faut pas se décourager comme ça, voyons! On va vous en trouver.Allez, va! Après l’algèbre, si on faisait un peu de géométrie?Hmm?Ça vous dit, les angles et les triangles?Ce qui fait que.Lorsque la réglementation précise les distances qu'il doit y avoir entre deux panneaux ou deux modules, il est question du face-à-face.Mais voilà, comme le monde est plein de petits malins, l’un d’entre eux a songé ceci: «Si je mettais mon panneau à un angle de 60 ou 45 degrés, le face-à-face ne tiendrait plus.» Cela a fait qu’il y a effectivement eu des panneaux qui, parce qu’ils n’étaient pas face aux autres, se trouvaient à des distances inférieures à 60 ou 90 mètres.METEO Montréal Ciel variable.Max: 11 Min: 1 Québec Ciel variable.Max: 7 Min: -5 bétails, page B 4 INDEX Annonces .B 4 Le monde.A 6 Avis publics.A7 Les sports.B 6 Culture .B 8 Montréal .A3 Economie .B 2 Mots croisés.B 4 Editorial .A 8 Politique .A4 Horizons .B 1 Télévision.B 7 www.ledevoir.com HORIZONS La chronique de Josée Blanchette: Les 400 coups, page B1 POLITIQUE Main-d'œuvre: Québec demande un délai à l'Ontario, page A 4 POLITIQUE Brassard dénonce L’Erreur boréale de Desjardins, page A 4 sfanc A ce propos, il faut tout de même préciser que les services municipaux concernés ont remis, si l’on peut dire, les petits malins de la pub dans le droit chemin de la réglementation.Cela a débouché sur autre chose.Une chose qui, le printemps surtout, prolifère à qui mieux mieux.On pense évidemment aux fanions et banderoles de plastique.La réglementation, encore elle, s’arrête aux distances et aux différents types de supports publicitaires.Elle s’arrête également aux superficies.Plus exactement, tout ce qui fait moins de deux mètres carrés et des pousr sières, elle ne s’en occupe pas.Puis?Nouvelles technologies aidant, on est parvenu à une meilleure définition de l’image.A une plus grande précision.On imprime ce qu’on veut sur un type de plastique plus résistant aux intempéries qu’il y a quelques années de cela, et puis.On gagne sur tous les tableaux.Et tout cela, dans le but, évidemment de proposer le maximum de véhicules publicitaires dans le paysage urbain.Il faut le savoir, ce que les professionnels de la pub appellent le coût par mille — en langue claire, il s’agit du rendement — est plus intéressant que ce que propose la télé.Reste, ainsi que l’a constaté Pierre Delagrave, associé au sein de l’agence Cossette et un des bonzes du placement média au Canada, que la prolifération voulue par des entreprises comme Omni, Médiacom et autres a atteint un tel volume que le public est peut-être bien à la veille de ceci: prendre ce regarde droit dans les yeux en aversion.L’OTAN rejette l’offre de Milosevic Washington dit voir au Kosovo les signes d’un «génocide potentiel» AGENCE FRANCE-PRESSE Bruxelles et Belgrade — L’OTAN est «déterminée» à poursuivre ses raids aériens contre la Yougoslavie, rejetant sèchement un début d’ouverture du président Slobodan Milosevic et dénonçant l’escalade du «désastre humanitaire» actuellement en cours au Kosovo.Le président yougoslave s’est déclaré prêt, hier soir, après une médiation russe, à «commencer à réduire» ses forces au Kosovo si les raids de l’OTAN cessaient, mais les alliés de l’OTAN ont aussitôt rejeté cette proposition, la jugeant «très insuffisante».Le président américain Bill Clinton et le chancelier alle- mand Gerhard Schroeder sont tombés d’accord, lors d’un entretien téléphonique, pour estimer que les propositions de Slobodan Milosevic «ne constituent pas une base pour une solution politique», a déclaré hier la Maison-Blanche.«Le président Milosevic a commencé cette campagne brutale: il est de sa responsabilité d’y mettre fin immédiatement et d'accepter une paix juste.Un fort consensus existe au sein de l'OTAN pour la poursuite de nos opérations militaires», a affirmé Bill Clinton dans un communiqué.De son côté, l’OTAN s’est dite «déterminée» à continuer les raids en Yougoslavie après la mission d’hier du premier ministre russe Evgueni Primakov à Belgrade, a indiqué un responsable de l’OTAN sous couvert de l’anonymat.Après Belgrade, M.Primakov s’était rendu à Bonn pour rendre compte au chancelier Schroeder, dont le pays préside actuellement l’Union européenne, de ses discussions avec M.Milosevic.Mais selon M.Schroeder, qui s’exprimait peu après à la télévision allemande, «Slobodan Milosevic a rompu tous les accords qu’il avait conclus jusqu'à présentât c'est pour cela qu’il nous faut un signal très clair.Et ce signal ne peut être VOIR PAGE A 10: OTAN ¦ Autres informations en pages A 6 et B 1 Ententes historiques T w H JACQUES NADEAU LE DEVOIR LE GRAND CHEF des Mohawks de Kahnawake, Joe Norton, serre la main du négociateur pour le gouvernement, Louis Bernard, devant le vice-premier ministre Bernard Landry.Kahnawake et Québec ont procédé hier à la signature de dix ententes sectorielles découlant de l’entente-cadre du 15 octobre dernier.La principale entente, celle sur la fiscalité, octroiera à chaque Mohawk une carte qui lui permettra d’obtenir instatitanément son exemption de taxe sur des achats tant à l’intérieur qu’à l’extérieur de la réserve.Québec espère conclure d'autres ententes du genre avec les autres nations autochtones de la province.Nos informations en page A 2.Feu vert aux Patriotes Iff / de Falardeau Le projet de film sur la pendai son des Patriotes de Pierre Falardeau est à nouveau sur les rails.Téléfilm Canada a enfin accordé son soutien financier au cinéaste, mettant un terme à trois années de réticence et d’obstination.lui SODECsera le principal bailleur de fonds dans ce 15 février 1839, un film doté d’un budget de trois millions et dans lequel Luc Picard tiendra le rôle principal.¦ À lire en page B 8 Orphelins de Duplessis Québec déçoit Denis Lazure LOUISE LEDUC LE DEVOIR Le gouvernement Bouchard n'est pas correct.» Tel est le constat que fait l’ex-ministre et psychiatre Denis Lazure, déçu que ses anciens compagnons d’armes pé-quistes aient oublié leurs revendications au gouvernement libéral en 1991 et 1992 en faveur des orphelins de Duplessis.«Quand ils étaient dans l’opposition, les péquistes réclamaient des excuses aux orphelins de Duplessis, une enquête publique et des compensations.» Aujourd’hui, soutient celui qui a été ministre des Affaires sociales de 1976 à 1981, «le gouvernement du Québec se met au neutre et fait probablement faire ses propres sondages pour peser l’opinion publique».Péquiste des premières heures, Denis Lazure ne va pas jusqu’à renier son parti pour son attitude qu’il soupçonne attends-te.«Ça m’ùicite plutôt à redoubler d'effort pour te convaincre d’offrir une indemnisation ata orphelins de Duplessis.» Quand il rencontre les Louise Hard, Pauline Marois et VOIR PAGE A 10: LAZURE Le «salut» passe-t-il par la religion ou l’enseignement moral ?Vous n’avez pas beaucoup d’argent et vous aimeriez vraiment avoir une télé couleur.Quelqu’un vous dit que vous pouvez en obtenir une de très bonne qualité pour 100 $.Vous savez cependant qu elle a etc volée.Achèteriez-vous le téléviseur?Pensez-vous qu’il est mal ou immoral d’acheter un téléviseur volé?PAULE DES RIVIÈRES LE DEVOIR Qu’ils aient opté pour l’enseignement religieux catholique ou l’enseignement moral, les finissants de cinquième secondaire ont des acquis moraux similaires et sont tous très vulnérables lorsqu’un gain d’argent est en cause.Telles sont du moins les conclusions d une thèse présentée récemment à l’Université Laval par un étudiant, Maurice Roy, qui tend à démontrer que l’enseignement religieux catholique et l’enseignement moral ne présentent pas beaucoup de différences sur le plan de la transmission des attitudes morales.La recherche de l'étudiant, originaire de Thetford Mines, conclut que la formation morale n’est pas handicapée lorsqu’elle est intégrée à un enseignement religieux.La pertinence d’un enseignement religieux catholique (ou protestant) dans les écoles publiques soulève invariablement les passions.Le débat reprendra de plus belle aujourd’hui avec la publication d’un rapport très attendu sur la pla- ce de la religion à l’école.Ce rapport avait été commandé par l’ex-ministre Pauline Marois dans la foulée de la déconfessionnalisation des commissions scolaires.Le groupe de travail chargé d’examiner cette question est présidé par Jean-Pierre Proubc.En 1998-99, 63,6 % des étudiants de confession catholique avaient opté pour l’enseignement religieux catholique, contre 29,8 % pour l’enseignement moral.Au niveau primaire, les chiffres sont de 93,2 % pour l’enseignement religieux et de 5,4 % pour la formation morale.Pour sa part, après une recherche approfondie, l'étudiant Maurice Roy laisse entendre qu’il n’y a peut-être pas lieu de partir en guerre puisque l’acquisition d’attitudes morales dépend davantage de variables comme le rendement scolaire général, la religiosité dans la lamille, le sexe de l’enfant fies filles obtiennent de meilleurs résultats), le milieu familial et la consommation télévisuelle.Il note au premier chef que les élèves qui ont de bons résultats scolaires sont VOIR PAGE A 10: SALUT JÈSV' n.y %.f 778313000665 I.!•: i) !•: v o i it .i.k m r.it I ;$ | M \ li S I !l !) !» A G -?LE DEVOIR ?LE MONDE Lepénistes contre mégretistes Bataille juridique pour le nom du FN REUTERS Paris — La bataille interne au Front national s’est poursuivie hier au Tribunal de grande instance de Paris où lepénistes et mégretistes se sont à nouveau disputé le nom et les actifs du parti d’extrême droite, La première chambre civile a mis sa décision en délibéré au 11 mai.Elle devra déterminer lequel des deux groupes gardera le nom «Front national» et, ainsi, tout ce qui s’y attache: usage du logo, du fichier des adhérents, du siège de Saint-Cloud, des comptes bancaires et du financement public — 41 millions de francs par an actuellement.L’affrontement dure depuis décembre dernier, quand le président Jean-Marie Le Pen avait exclu du parti Bruno Mégret et ses amis.Bruno Mégret a répliqué en se faisant élire président du «Front national-Mouvement national» lors d’un congrès à Marignane (Bouches-du-Rhône), les 23 et 24 janvier derniers.Pourtant, les deux groupes ne forment pas juriquement deux associations distinctes.Jean-Marie Le Pen, qui a saisi la justice, demande l'annulation du congrès de Marignane dont la convocation était, selon lui, irrégulière.Pour lui, le tribunal devrait confirmer que lui et ses amis ont toujours toute autorité sur le parti.«Ily a un dommage au regard de l'histoire [.].Le quatrième parti de France se trouve du fait de quelques individus dans l'impossibilité d'exercer ses activités», a dit son avocat, Michel Laviolette-Slanska, qui a demandé l’exécution provisoire du jugement, c’est-à-dire même en cas d’appel.En effet, dans l’attente d'un jugement, le FN et le FN-MN n’ont plus libre accès à l’ensemble des comptes bancaires, le financement public est suspendu et le statut du siège de Saint-Cloud est incertain.Cet état de fait risque de subsister plusieurs années en cas d’appel et de pourvoi en cassation.Bruno Mégret estime avoir «déposé» régulièrement son rival puisque le congrès de Marignane aurait été tenu conformément aux statuts du parti, c’est-à-dire avec les signatures, selon lui, de plus de 13 000 adhérents.Son avocat, Georges-Alain Crevon, a estimé que le congrès de Marignane était une victoire de la «démocratie» interne et fustigé les pratiques autoritaires de Jean-Marie Le Pen.11 a a toutefois suggéré au tribunal de nommer un mandataire pour reconvoquer un congrès qui confirmerait les décisions de Marignane.Les autres procédures relatives à la guerre entre mégretistes et lepénistes, relatives aux comptes bancaires et au siège de Saint-Cloud, sont en instance en attendant le jugement de Paris.Des anciens du mouvement de résistance «Front national» pendant la Seconde Guerre mondiale ont demandé au tribunal de mettre tout le monde d’accord en leur rendant la jouissance exclusive du nom.PARAGUAY Asuncion critique l’impunité accordée à Oviedo et Cubas REUTERS sunciôn — Le nouveau gouvernement paraguayen, qui a prêté serment hier, est opposé aux décisions les autorités brésiliennes et argentines d’accorder l’asile )litique à l’ex-président Raid Cubas et à son mentor poli-jjjque, l’ex-général Lino Oviedo, tous deux soupçonnés 'l’avoir commandité l’assassinat du vice-président du Paraguay la semaine dernière.«Le tollé est général.Im société exige la fin de l’impunité», a déclaré à Reuters le ministre des Affaires étrangères, Miguel Abdon Saguier, juste avant de prêter serment.«La démocratie doit être basée sur la justice», a affirmé pour sa part le nouveau président du Sénat paraguayen, Juan Carlos Galaverna.«Nous devons ramener [Cubas au Paraguay] pour le juger», a-t-il ajouté.Cubas a démissionné dimanche alors qu'il faisait l’objet d’une procédure de destitution entamée par le Parlement.Le Brésil, qui abrite déjà l’ancien dictateur paraguayen Alfredo Stroessner, a envoyé un avion le chercher lundi çt lui a accordé l’asile politique.Cubas s’est réfugié dans l’Etat de Santa Catarina, où il possède une résidence.Cubas s’est enfui après une semaine de violentes manifestations, déclenchées par l’assassinat en pleine rue, mardi dernier, du vice-président Luis Maria Argana.Six personnes ont été tuées au cours de ces violences et plus de 200 autres ont été blessées.L’ex-chef de l’état-major paraguayen, le général Lino Oviedo, a trouvé refuge en Argentine qui, en vertu d’un traité de 1889 entre les deux pays, lui a accordé lundi l'asile politique.Considéré comme la tête pensante du régime Cubas, Oviedo a été condamné en 1996 pour tentative de putsch.Il a été libéré par Cubas trois jours apres la prestation de serment de ce dernier, en août 1998.«Im position de ce gouvernement est claire: il faut que l’impunité cesse», a expliqué le procureur général du Paraguay, Jorge Vasconcellos.«Nous allons combattre, devant les tribunaux argentin, les arguments présentés par Oviedo pour justifier sa demande d’asile politique», a-t-il ajouté.Oviedo, dont l’épouse est argentine et possède un ranch dans le nord du pays, est un proche de Carlos Menem, le président argentin.K N BR E F «Maladie du légionnaire»: 20 morts La Haye (AFP) — Un vingtième décès lié à une épidé-; mie de la «maladie du légionnaire» a été enregistré aux Pays-Bas, a indiqué hier à La Haye le ministère de la Santé.Ija «maladie du légionnaire» a été diagnostiquée de manière certaine sur treize des vingt morts, la cause des autres décès nécessitant encore des analyses, a-t-on ü ‘ précisé de même source.Sur un total de 231 personnes tombées malades d’une infection des poumons après -’•avoir visité une grande exposition florale, Flora, en 'février à Bovenkarspel, 106 ont de manière sûre été contaminées par la bactérie responsable de la «maladie du légionnaire».Selon les résultats préliminaires d’une enquête menée par le ministère, le foyer de l’infection aurait été un «bain à bulles», attraction installée à proximité immédiate de l’exposition florale.Ottawa réagit au drame kosovar Le Canada va débloquer dix millions additionnels en aide humanitaire et intensifier sa participation aux opérations aériennes contre la Yougosla vie 110 OOO Kosovars sont déjà partis Les principales zones bombardées Bilan des raids aériens Selon l’OTAN Pertes humaines : aucune Pertes en matériel : un bombardier furtil F-117A américain Pertes Infligées : six Mig-29 yougoslaves détruits, 50 à 60 sites touchés \ Kosovska Mitrovica t Poduievo p ?, Srbica PRISTINA O I._ Lffi\ Gnjilane 160 000 veulent franchir la frontière 100 km ROUMANIE CROATIE Novi Sad MONT.'''- Pancevo BELGRADE BOSNIE 44ème parallèle V Kragujevac ‘ L' %* RFY KOSOVO 0ra!™ac ^ Italie' Djakovlca^ Suva ?Reka Landovica q V Pri,ran Selon Belgrade et Moscou * .n •.Pertes humaines : un millier (civils) Pristina MACEDOINE ALBANIE Pertes en matériel un MiG 21 ALBANIE MACEDOINE Pertes Infligées : 12 avions de l'OTAN louchés ou abattus ?Principales exactions serbes zones de "nettoyage ethnique" Mio-29 Yougoslavie Mlrage2000 France M-W Allemagne, GB x / ' \ 'A* Comme d’autres pays de l’OTAN, le Canada a réagi hier à l’aggravation de la situation humanitaire au Kosovo et dans les pays voisins en offrant une aide accrue et l’envoi de six autres bombardiers.MANON CORNELLIER DE NOTRE BUREAU D’OTTAWA Le Canada a offert une première réponse à la crise humanitaire qui sévit au Kosovo et dans les pays limitrophes.Il a annoncé hier qu’il débloquait dix millions de dollars additionnels en aide humanitaire et qu’il répondrait favorablement aux demandes éventuelles du Programme alimentaire mondial.Ottawa va aussi accroître son effort militaire.U' ministre de la Défense, Art Eggleton, a confirmé en conférence de presse que le Canada avait acquiescé à la demande de l’Alliance atlantique de fournir six avions CF-18 supplémentaires.«L’accélération du nettoyage ethnique au cours des deux ou trois derniers jours exige que nous accélérions nos propres efforts», a indiqué en fin de journée le ministre des Affaires étrangères, Lloyd Ax-worthy, pour cette approche en deux temps.Environ la moitié des dix millions sera versée au Haut-Commissariat aux réfugiés des Nations unies pour les opérations qu’il coordonne dans la région des Balkans.Le reste des fonds sera distribué par l’entremise de CARE, de l’UNICEF et de la Croix-Rouge en plus de servir immédiatement a l’achat, au Canada, de produits de première nécessité, comme des aliments, des abris et des médicaments.Des avions Airbus et Hercules de l’armée canadienne vont assurer la livraison des secours.Ils ont été mis à la disposition de l’ACDI dès hier soir mais on ignorait, en après-midi, quand aurait lieu la première livraison et quelle en serait la nature.Le Canada attendra avant d’envoyer de l’aide alimentaire.Pour l’instant, le Programme alimentaire mondial a des réserves suffisantes pour tenir entre une et deux semaines, a indiqué, au moment de l’annonce hier, la ministre de la Coopération internationale, Diane Marleau.Elle prévoit toutefois que le PAM aura, après cette période, besoin de ressources supplémentaires, ce que le Canada est disposé à offrir.Les dix millions s’ajoutent aux 3,18 millions qu’Ottawa avait déjà débloqués pour venir en aide aux personnes déplacées depuis un an sur le territoire même du Kosovo.Cependant, depuis le début des bombardements, toutes les organisations internationales se sont retirées, a confirmé Mme Marleau.Le Haut-Commissariat aux réfugiés poursuit toutefois ses activités dans les pays voisins.Le drame que vivent les Kosovars albanais s’aggrave chaque jour mais son ampleur exacte demeure difficile à évaluer.Mme Marleau a indiqué que 25 % de la population kosovare a été déplacée jusqu’à présent, soit 567 000 personnes.Ce chiffre inclut toutefois les 275 000 personnes déplacées sur le territoire même du Kosovo avant le début des bombardements.Personne n’est cependant capable de dire si certaines de ces personnes se sont, depuis, réfugiées dans un pays voisin.«Spectacle horrifiant» Le ministre Axworthy a pour sa part dénoncé les atrocités commises par les forces armées yougoslaves au Kosovo, les qualifiant de «spectacle horrifiant qui choque tout le monde».Sensible aux critiques disant que l’aggravation de la crise est attribuable aux bombardements dont les conséquences ont été sous-évaluées par l’OTAN, M.Axworthy a répété que cette «campagne planifiée» et les mouvements de population qu’elle a provoqués ont commencé avant l’opération de l’Alliance atlantique.«Il est important de souligner que le plus grand nombre de personnes déplacées l’ont été avant l’action du 24 mars», a-t-il soutenu.Il a par ailleurs tenu à montrer qu’il ne ménageait pas ses efforts dans ce dossier.Il a réitéré l’appui du Cana- da pour toute initiative devant permettre d’accumuler des preuves sur les atrocités commises et de traduire les responsables devant le Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie.M.Axworthy a aussi fait état d’autres démarches qu’il a entreprises pour seconder les pays les plus touchés.L’effet déstabilisant que la crise a sur ces pays doit être contré, a-t-il noté, en leur offrant une aide rapide et des garanties en matière de sécurité et de stabilité économique.Il a par ailleurs discuté avec le ministre des Finances, Paul Martin, pour qu’il intervienne auprès des institutions financières internationales dans le but d’alléger ou de reporter les dettes de l'Albanie et de la Macédoine.M.Axworthy et ses deux collègues doivent participer ce matin à une session conjointe des comités permanents de la Défense et des Affaires étrangères.Cette réunion spéciale de deux heures, convoquée alors que le Parlement fait relâche, permettra aux députés, pour la première fois depuis le début des bombardements, d’interroger les ministres sur la participation canadienne et la situation sur le terrain.Lloyd Axworthy Le PAM aura besoin, d’ici deux semaines, de ressources additionnelles En Europe centrale, les frappes divisent l’opinion Des trois nouveaux membres de l'OTAN, la Hongrie a toutes les raisons d'être la plus inquiète des conséquences du conflit Les trois pays devenus ce mois-ci membres de l’OTAN — Hongrie, République tchèque et Pologne — ne participent pas aux opérations aériennes et leurs forces ne sont supposées intervenir que dans le cadre de la mission de paix dévolue aux troupes actuellement stationnées en Yougoslavie.La Hongrie se soucie du sort de la minorité magyare vivant en Voïvodine, forte d’environ .300 000 personnes.En République tchèque, contrairement au président Vaclav Havel, le gouvernement social-démocrate de Milos Zemanles s’est refusé à approuver ouvertement les frappes.En Pologne, n’a émis de réserve ou de critique aucun responsable politique polonais sur le recours à la force de l’OTAN.LE MONDE Les anciens membres du Pacte de Varsovie se sont rangés aux côtés de l’OTAN à des degrés divers, en fonction de leur proximité de la Serbie, du facteur des minorités et de l’histoire.Les trois pays devenus ce mois-çi membres de l’OTAN — Hongrie, République tchèque et Pologne — ne participent pas aux opérations aériennes et leurs forces ne sont supposées intervenir que dans le cadre de la mission de paix dévolue aux troupes actuellement stationnées en Yougoslavie.¦ Hongrie Seul pays membre à avoir une frontière commune avec la Yougoslavie, la Hongrie se soucie du sort de la minorité magyare vivant en Voïvodine, forte d’environ 300 000 personnes.Budapest a donné des gages: soutien officiel aux frappes et offre de mise à disposition des aéroports et de l’espace aérien aux forces de l’OTAN.Mais elle se souvient qu’en 1991, au début de la guerre de Croatie, des tirs avaient touché son territoire.Selon un sondage Gallup, 60 % des Hongrois soutiennent les opérations de l’OTAN et 31 % s’y opposent.Un afflux de réfugiés pourrait se produire en cas de bombardements prolongés: la Hongrie est la «porte de sortie» la plus facile vers l’Ouest pour les Yougoslaves, qui n’ont pas besoin de visa pour s’y rendre.Alors que Budapest avait demandé que la Voïvodine soit épargnée, dans la mesure du possible, par les frappes aériennes, un site à Novi Sad, chef-lieu de la Voïvodine, avait été visé au premier soir des frappes.Les autorités craignent surtout que les jeunes Hongrois soient envoyés au front par le régime de Milosevic et affirment que cela s’est déjà produit.Un consensus existe néanmoins au niveau politique pour le soutien aux frappes.Les critiques ne viennent que des communistes orthodoxes et d’un parti d’extrême droite.Nathalie Nougayrède ¦ République tchèque Contrairement au président Vaclav Havel, le gouvernement social-démocrate de Milos Zemanles s’est refusé à approuver ouvertement les frappes.Il a au contraire «regretté que le conflit n 'ait pas été résolu par la diplomatie», soulignant que «la décision des frappes a été prise avant l'entrée du pays dans l’OTAN».L’ex-premier ministre de droite Vaclav Klaus est allé plus loin en condamnant «les hommes politiques et les journalistes belliqueux».Vaclav Havel a, par contre, rendu «les politiciens tchèques qui condamnent publiquement l’intervention de l'OTAN responsables des tendances isolationnistes dans la société».Les sondages ont alimenté son inquiétude: entre 40 et 48 % des personnes interrogées sont opposées aux frappes, contre 35 % pour.Mais le président a reçu l’appui de la presse, majoritairement de centre-droit, qui a vilipendé le parti au pouvoir et celui de M.Klaus, les accusant de «lâcheté», (Y«hypocrisie» ou d’«ignorance».Martin Plichta ¦ Pologne Aucun responsable politique polonais n’a émis de réserve ou de critique sur le recours à la force de i’OTAN et, selon un sondage, près de 60 % de la population l’approuve.Mais il s’agit plus de la constatation d’une douloureuse obligation que d’une approbation enthousiaste.«C'est un triste soir», avait déclaré le président Kwasniewski le 24 mars en direct à la télévision, avant même que l’attaque, dont il avait visiblement été informé, ne soit annoncée.Le ministre des Affaires étrangères Bronislaw Geremek, comme l’ancien premier ministre Tadeusz Mazowiecki, conviennent que l’attaque de l’OTAN n’est pas juridiquement conforme aux traités mais ajoutent qu’elle n’en est pas moins justifiée.L’OTAN a «transgressé le droit international» mais «pour s'opposer au génocide», a expliqué M.Mazowiecki.Dans la presse, le ton est loin d’être à l’exaltation guerrière, mais le thème de la fermeté nécessaire revient chez les commentateurs.J an Krauze ¦ Slovaquie Candidat à l’entrée dans l’OTAN, Bratislava soutient les frappes et a mis à disposition son espace aérien aux chasseurs et bombardiers de l’Alliance qui se ravitaillent en carburant au-dessus de la Hongrie et de la Slovaquie.I>es chrétiens-démocrates qui ont succédé au national-populiste Vladimir Meciar font néanmoins face à une forte oj> position de «méciaristes» qui manifestent contre l’ouverture de l’espace aérien aux avions occidentaux.La population, solidaire de «frères slaves», est majoritairement hostile à l’action de l’OTAN, surtout en raison de l’inquiétude pour la minorité slovaque (67 (XX) personnes) en Voïvodine.¦ Roumanie Voisine de la Serbie et candidate à l’OTAN, la Roumanie s’est rangée à ses côtés, le président chrétien-démocrate Entil Constantinescu ayant jugé les frappes «nécessaires et légitimes».Mais la population s’inquiète, le fossé s’élargit avec le discours des autorités et l’opposition a saisi l’occasion de critiquer le pouvoir.Les Roumains s’inquiètent de ne se trouver «nulle part».Le pays est sur la liste d’attente pour une éventuelle deuxième vague de l’élargissement de l’OTAN, alors qu’aujourd’hui, ce n’est pas la Serbie qui inquiète les Roumains, mais la Russie.Ils ont toujours manifesté une certaine cordialité à leurs voisins serbes mais continuent à craindre leur ancien allié du pacte de Varsovie.Le désir d’OTAN, priorité pour la politique extérieure de la Roumanie, n’aura jamais été aussi problématique.Mirel Bran ITALIE Les raids ébranlent la coalition REUTERS Rome — Les frappes aériennes de l’OTAN en Yougoslavie mettent à mal la coalition gouvernementale de centre-gauche italienne dirigée par le président du Conseil, Massimo d’Alema.Une déclaration, lundi soir à la télévision, du ministre de la Défense, Carlo Sco-gnamiglio, membre du petit parti centriste de l’UDR, selon lequel des avions italiens pourraient participer aux raids, a déclenché la polémique.Pour les communistes du PDCI, qui ont lancé l’idée d’une trêve pascale des bombardements, ces propos sont «déconcertants».Le PDCI, qui compte deux ministres, est résolument hostile aux frappes mais il n’a pas mis jusqu’ici à exécution sa menace de quitter le gouvernement en cas de participation active des forces italiennes aux bombardements alliés.Le chef de file de l’UDR, l’ancien président du Conseil Francesco Cossiga, a exigé que d’Alema vole au secours de son ministre de la Défense attaqué, sous peine de retirer Scognamiglio du gouvernement.Au cas où Cossiga mette à exécution sa menace et soit suivi par ses amis politiques, le gouvernement de coalition pourrait perdre sa majorité à la Chambre des députés.«Le lynchage» «Si le lynchage de Scognamiglio n’arrête pas, cela pourrait menacer notre place et notre loyauté envers ce gouvernement», a dit M.Cossiga aux journalistes.«C'est de plus en plus évident que la solidarité et la cohésion de la majorité [.] deviennent, au fil des heures, moins compatibles avec notre rôle dans les opérations militaires de l’OTAN.» Jusqu’à lundi, le gouvernement de Rome avait souligné que le principal rôle des 42 avions italiens impliqués dans les opérations de l’Alliance atlantique se bornait à protéger l’espace aérien national.C’est des bases italiennes que le plus gros de l’armada aérienne frappant la Yougoslavie décolle.A en croire une indiscrétion de l’hebdomadaire Panorama, les Tornado italiens basés à San Damiano, dans le nord de la péninsule, auraient joué un rôle actif dans les bombardements de la semaine passée.* I LE DE V OIK.L E M E R C R E DI It I M A R S I il il il A 7 ?LE MONDE* Elections locales à la satisfaction des autorités L'ancien premier ministre y voit une mascarade ISRAËL La magie du «sorcier» n’opère plus La campagne de Benjamin Nétanyahou bat de faite, contrairement à celle de son adversaire travailliste, Ehoud Barak AGENCE FRANCE-PRESSE Z igali — I^es autorités rwandaises .A.se sont déclarées hier satisfaites ( u taux de participation et des résultats ( es premières élections, au niveau local, depuis le génocide de 1994.Les Rwandais ont participé massivement, malgré la pluie, à ces élections, qui ont débuté lundi et vont s’achever aujourd’hui, pour élire les conseillers des cellules et des secteurs, les deux échelons les plus bas de l’administration.«Les élections ne sont pas encore terminées, tuais le bilan partiel est très positif [.], le taux de participation dépasse tout ce que l’on espérait”, a déclaré à l’AFP par téléphone le ministre de l’Administration du territoire, I lésiré Nymidwi.Le taux de participation s’élève en moyenne à 95 %.Dans certaines préfectures, le taux de participation a même dépassé les 100%, car nombre d’élec-teurs qui ne s’étaient pas inscrits sur les listes se sont présentés pour voter, a-t-il ajouté.«Ces élediotis sont un bon début, a lancé le ministre à la présidence chargé des relations institutionnelles, Anastase Gasana.Tout s’est bien passé et je pense qu’on a dépassé la division ethnique».«Le système va être à l’essai pendant deux ans.Ensuite, viendront les élections législatives et présidentielle», a-t-il ajouté sans préciser de dates.À Ruhengeri et Gisenyi, les deux préfectures les plus touchées en 1998 par la rébellion extrémiste hutue rwandaise, «les élections continuent même si certains électeurs se sont plaints que les dirigeants religieux n’aient pas participé au vote», a ajouté la radio.Seul incident rapporté, une femme, d’abord élue dans une cellule de Byumba, a été révoquée par ses concitoyens qui l’accusaient «de ne pas être honnête et d’avoir caché chez elle l’année dernière» des rebelles hutus.Dans la préfecture de Kibuye (ouest), la plus isolée du pays, parce qu’elle n’est pas reliée à Kigali par une route goudronnée et l’une des plus touchée par le génocide de 1994, un record de participation a été atteint, selon les autorités.Tous les Rwandais âgés de 18 ans au moins, soit environ 40 % des 7,5 millions d’habitants, sont appelés à voter.Les cellules regroupent 50 familles dans les campagnes et les habitants d’un quartier dans les villes, et les secteurs plusieurs cellules.Aucune campagne électorale n’a précédé le scrutin et les candidats ne représentent pas de parti politique et n’affichent pas leur appartenance ethnique.Les électeurs, rassemblés dans des lieux publics, doivent montrer du doigt les personnes leur paraissant devoir se porter candidates, puis se placer en file derrière le candidat de leur choix.Ce scrutin est le premier organisé depuis l’arrivée au pouvoir du Front patriotique rwandais (FPR, ancienne rébellion tutsie), après le génocide qui a fait plus de 500 000 morts parmi la minorité tutsie et les Hutus modérés au printemps 1994.L’ancien premier ministre rwandais Faustin Twagiramungu a qualifié ce scrutin «d’escroquerie politique» et de «mascarade» destinée à «donner l’illusion d’un régime démocratique».L’ancien premier ministre, en poste de juillet 1994 à août 1995, vit en exil en Belgique.L’ex-officier rwandais accusé du meurtre de Belges est ré- arrêté par le TPIR REUTERS ib Dar es Salaam — Le ministre tanza-nien de la Justice, Bakari Mwapa-,cjiu, a annoncé que Bernard Ntuyaha-,ga, ancien officier rwandais accusé d’avoir ordonné le meurtre de 10 Casques bleus belges en 1994 avait été .arrêté lundi soir à Dar es Salaam, quelques heures seulement après avoir été remis en liberté par le Tribunal peinai international (TPIR) sur le Rwanda , le ministère de la Justice belge avait ¦menacé lundi de mettre un terme à sa (Collaboration avec le TPIR après la libération de l’ex-major rwandais à la suite de l’abandon de toutes les charges pe-sant sur lui.le ministère estimait en effet que le TPIR avait manqué de discernement en choisissant de ne pas pour- suivre Ntuyahaga et en le libérant inopinément sans prévenir les autorités tan-zaniennes.«Nous ne votdions pas donner l’impression que nous le remettions à un gouvernement en particidier», s’était justifié le tribunal.Le ministre tanzanien de la Justice a indiqué que Ntuyahaga, qui a vainement demandé l’asile politique à une ambassade occidentale, était détenu pour violation de la législation sur le séjour des étrangers et que la décision de l’extrader éventuellement vers la Belgique ou le Rwanda était encore à l’étude.Le Rwanda le recherche pour le meurtre d’Agathe Uwilingiwimana, la femme qui dirigeait le gouvernement rwandais à l’époque du déclenchement du génocide des extrémistes hutus contre les Tutsis en 1994.GEORGES MARION LE MONDE Jérusalem — Le «sorcier» Nétanyahou aurait-il perdu la main?Quasi hypnotisés par sa légendaire habileté, ses adversaires politiques n’arrivent pas à s’en convaincre, persuadés que l’homme est capable de tourner à son avantage les situations les plus scabreuses.Mais les faits sont là: rien de ce que M.Nétanyahou a entrepris ces dernières semaines ne lui a réussi.Au point que l’inquiétude commence à gagner les rangs du Likoud, son parti, dont les dirigeants s’inquiètent d’une campagne qui ne décolle pas, alors que celle d’Ehoud Barak, l’adversaire travailliste du premier ministre, est bien lancée.Samedi 27 mars, les trente premiers candidats de la liste du Likoud se sont réunis de toute urgence autour d’Arthur Finkelstein, le conseiller électoral américain de M.Nétanyahou, pour lui faire part de leur désarroi.Les décisions prises n’ont pas été rendues publiques, mais la presse, unanime, croit savoir que les aspirants députés se seraient plaints de la tentation du premier ministre de privilégier sa propre réélection, au détriment de celles des candidats de son parti.Le reproche n’est pas vain: M.Nétanyahou, dont le sort politique dépend d’un scrutin comparable à celui qui règle l’élection présidentielle française, paraît surtout préoccupé de renforcer son image personnelle.La semaine dernière, il était en Russie, en Ukraine et en Géorgie, voyage interprété par certains comme une démarche destinée à s’attirer les voix des électeurs d'origine russe.Mais le voyage dans l’ex-Union soviétique est tombé à plat, éclipsé par le déplacement de M.Arafat à Washington.Contrairement à M.Nétanyahou, qui, de notoriété publique, est persona non grata à la Maison Blanche, le président de l’Autorité palestinienne y était reçu pour la troisième fois depuis la signature des accords de Wye River, en octobre 1998.S’il n’y a pas encore obtenu la reconnaissance formelle de son droit à proclamer l’Etat palestinien, de nombreux responsables israéliens redoutent que ce ne soit plus désormais qu’une question de temps.Le plus important quotidien d’Israël, Yediot Aharonot, affirmait, le 28 mars, que la récente reconnaissance européenne du droit à l’autodétermination du peuple palestinien a été faite en connivence avec les Etats-Unis.Bilan social Ces derniers auraient promis qu’en échange d’un peport au 1"janvier 2000 de la proclamation de l’Etat palestinien — initialement prévue le 4 mai 1999 —, Washington agirait pour qu’aboutissent les négociations de pane israélo-palestiniennes.Ces informations, convergentes avec les déclarations faites au Monde par le ministre palestinien de la coopération internationale, Na-bil Chaath, soulignent l’isolement diplomatique d’Israël, dont des commentateurs israéliens rendent M.Nétanyahou responsable.Ces manœuvres diplomatiques n’auront qu’un impact limité sur le choix des électeurs.Mais d’autres dossiers ne sont guère avanta- geux pour le premier ministre.Ce dernier comptait relancer la campagne sur Jérusalem, qui lui avait si bien réussi lors des élections de 1996, lorsqu’il avait accusé son adversaire travailliste de vouloir partager avec les Palestiniens une ville déclarée unilatéralement capitale «indivisible» d’Israël.«Sous mon mandat, se vantait-il, l’OLP a été contrainte de réduire ses activités à Jérusalem-Est.» Las, le quotidien de centre gauche Haaretz vient de publier un rapport officiel disant exactement l’inverse.Attribué aux services secrets israéliens, le document dont l’authenticité n’a pas été démentie, reconnaît que Jérusalem-Est, où vivent les 200 000 habitants arabes de la ville, échappe en grande partie à l’autorité israélienne, remplacée par l’Autorité palestinienne.Celle-ci y chapeaute de nombreuses structures, tels une caisse maladie où sont déjà inscrites quelque 15 000 personnes, un réseau d’écoles et des institutions, académiques ou politiques.la tendance est si prononcée que, par souci de réaffirmer la souveraineté israélienne sur toute la ville, le gouvernement, pour la première fois depuis la fondation de l’Etat en 1948, a tenu un conseil des ministres dans les locaux de la municipalité.Le conseil a voté une rallonge financière destinée, notamment, à combler le déficit d’équipements et de services de la partie arabe de la ville.Plus discrètement, le likoud a décidé de se concentrer sur les autres «réussites» du gouvernement Nétanyahou.Si ce dernier peut se prévaloir de quelques succès en matière de lutte contre le terrorisme, grâce aussi à la collaboration des services de sécurité I>alestiniens, il peut difficilement chanter victoire sur son bilan social.Pour la seconde fois en six mois, quelque 400 000 ouvriers et employés REUTERS ¦ M-iMiE-l lion Mnwt* j » » n» SMU-HWailH «Un leader fort pour un peuple fort» du secteur public se sont mis en grève pendant plusieurs jours pour réclamer des augmentations de salaire, alors que l’économie israélienne, en pleine récession, connaît un taux de chômage (8,6 %) inconnu sous les gouvernements précédents, la grève a pris fin lundi.La tille d’Yitzhak Rabin se présente à la Knesset Tel Aviv — Dalia Rabin-Pelossof, fille unique de l’ancien Premier ministre Yitzhak Rabin, assassiné fin 1995 par un jeune extrémiste juif, a annoncé mardi qu’elle se présentait aux élections législatives du 17 mai prochain pour faire échec à Benjamin Netanyahou et remettre à l’honneur l’effort de pane engagé par son père.Dalia Rabin-Pelossof, qui est âge de 49 ans, a déclaré à l’Association de la presse étrangère qu’elle avait choisi pour ce faire de courir sous les couleurs du nouveau parti centriste fondé par l’arien ministre de la Défense Yitzhak Mor-dechaï et non celles du Parti travailliste d’Ehud Barak, un ancien protégé de son père.Elle a précisé s’être rendue compte en exerçant son métier d’avocate pour le compte des syndicats israéliens que les travaillistes avaient perdu le contact avec la classe ouvrière au profit des partis de droite et qu’elle souhaitait contribuer à la ramener dans le giron du camp de la paix.Elle n’a pas dit si elle envisageait un alliance avec les travaillistes mais a exclu tout accord avec le Likoud de Nétanyahou.Reuters REUTERS Dalia Rabin-Pelossof Téléphone: 985-3344 HI I 0 PURITf1^ Sur Internet: Télécopieur: 985-3340 A V 1 U lUDLlVU www.offres.ledevoir.com CANADA, PROVINCE DE QUEBEC.DISTRICT DE MONTRÉAL, COUR DU QUEBEC.NO 500-61-914208-971.500-61-914761-979, PERCEPTEUR DES AMENDES / PQUR & AU NOM DU PROCUREUR GÉNÉRAL DU QUÉBEC, Partie demanderesse -vs- TURCOTTE, GÉRALD, Partie défenderesse.Le 12ième jour de avril 1999 à 10h00, au 1579.Des Roses.St-Gérard de Magella.;0c, district de Joliette, seront vendus par autorité de Justice les biens et effets de: TURCOTTE, GÉRALD, saisis en cette cause, consistant en: 1 véhicule tout terrain, 4 roues, marque Honda TRX 20, rouge, année 1984, immatriculé au Québec.Conditions: ARGENT COMPTANT el/ou CHEQUE VISÉ./Information: MICHEL LANDRY huissier du district de Montréal.Albertson & Associés, HUISSIERS - 514-278-2414, .- Fax, 278-9667, 7012, boul.St-Laurent.Suite 205.Montréal, PQ H2S 3E2 ’CANADA PROVINCE DE QUÉBEC District de Montréal Numéro: 500-12-246316-990 COUR SUPÉRIEURE PRÉSENT GREFFIER-ADJOINT BOPHANEARYNHEM Partie demanderesse c.¦ DAVOOD NAMAZZADE , ( Partie défenderesse ASSIGNATION ORDRE esst donné à Davood Namazzade de comparaître au greffe de cette cour situé au 1 est, rue Notre-Dame, Montréal, Québec, salle 1 100 dans les trente (30) jours de la '-'date de la publication du présent avis LTIflans Le Devoir., Une copie de la déclaration de divorce a été remise au greffe à l’intention de Davood Namazzade.C Lieu Monlréal .i Date: 24 mars 1999 MICHEL MARTIN -'CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE DRUMMOND NO: 405-22-000729-991 COUR DU QUÉBEC/CHAMBRE CIVILE CLAIRE BRISEBOIS, Demanderesse i ’, c.- RÉMI BOURBONNAIS, v \ Défendeur ,, -el- QFFICIER DE LA PUBLICITÉ DES " 'DROITS, circonscription foncière de , LIBRE OPINION —4- L’union monétaire 1110 RICHARD MARCEAU Avocat diplômé de l’Université Ijaval,, de la University of Western Ontario et de l’Ecole nationale d’administration de France, l’auteur est député du Bloc québécois de Cliarlesbourg à la Chambre des communes.A la lecture du texte du député néo-démocrate de Regina-Qu’Appelle Dime Nystrom, publié dans les pages du Devoir le 24 mars 1999 et intitulé «Etes-vous prêts pour la monnaie unique?», il me semble que certains faits méritent d’être rectifiés et les enjeux, clarifiés.La grande frousse D’abord, plusieurs lecteurs québécois n’ont peut-être i>as la chance de connaître Lome Nystrom.M.Nystrom est le député du NPD qui déclarait à la Chambre des communes le 14 avril 1987: «Mofi objection à un accord de libre-échange avec les Etats-Unis, c’est que nous sommes dans la situation d’une souris face à un éléphant.Ce ne sera pas du libre-échange pour les Canadiens.Nous nous ferons écraser.» Ixs Québécoises et les Québécois qui se sont battus pour le libre-échange n’ont aujourd’hui que des félicitations à se faire.I x Québec — comme le Canada — a gagné avec le libre-échange.lx* NPD, qui manquait de vision à cet égard en 1987, manque toujours aussi cruellement de vision en 1999.Il ne faut pas se surprendre que ce parti et ce député s’acharnent encore aujourd’hui à vouloir nous faire croire qqe la conséquence d’une union monétaire avec les Etats-Unis serait que «le Canada cesserait pratiquement d’exister en tant que nation souveraine».Il est navrant de déceler aussi peu d’ouverture d’esprit et de confiance de la part de ces gens qui prétendent par ailleurs faire partie d’une des nations les plus puissantes de la planète.En outre, aux lendemains de sa défaite électorale de 1993, M.Nystrom a œuvré pour le gouvernement de Jean Chrétien, au sein du très fermé Conseil privé, afin de contribuer au combat du gouvernement fédéral contre le projet souverainiste québécois.On comprendra ainsi plus facilement la vision trudeauiste du Canada de M.Nystrom, qui voit des complots séparatistes partout! Enfin, M.Nystrom est un ardent pourfendeur du Sénat et prône, comme nous, son abolition.Or, à compter du 25 mars 1999, le Sénat étudiera les pour et les contre d’une union monétaire avec les Etats-Unis.Ironiquement, M.Nystrom et son caucus néodémocrate ont rejeté, dix jours auparavant, la motion du Bloc québécois demandant la création d’un comité spécial de la Chambre des communes pour étudier la pertinence d’une union monétaire panaméricaine pour le Canada.Grâce en partie à M.Nystrom et au NPD, ce débat d’une importance cruciale est soustrait aux élus du peuple pour être soumis à une institution vétuste et privée de légitimité démocratique parce que constituée de gens non élus.Des arguments douteux L’argument de fond invoqué par M.Nystrom et les autres opposants à l’union monétaire est que nous sacrifierons l’indépendance de notre politique monétaire, donc une part importante de notre souveraineté.La question que cet argument soulève est la suivante: quelle est l’indépendance réelle de la politique monétaire canadienne face à la politique en vigueur aux Etats-Unis?lorsqu’on regarde l’évolution des taux d’escompte canadien et américain depuis 1950, force est de constater que l’indépendance de la politique monétaire canadienne n’est qu’une vue de l’esprit.Le taux de change en vigueur au Canada est depuis 50 ans le taux en vigueur aux Etats-Unis plus un ou deux points de pourcentage.M.Nystrom s’élève aussi contre le fait que la ges- tion de la politique monétaire européenne est dévo- ¦ lue à une banque centrale qu’il qualifie d’institutioii ¦ «technocratique et non élue».Il aurait été intéressant' qu’il nous explique en quoi la Banque du Canada)! est à ses yeux une institution plus démocratique ot-! humaniste: ses dirigeants sont nommés par le gou*" vernement fédéral et la Chambre des communes 1 n’exerce aucun contrôle réel sur la politique moné» taire du pays.îiiw Par ailleurs, aucune province n'a actuellement1 son mot à dire quant aux politiques adoptées par la'1 Bapque du Canada.fa ; A une époque pas si lointaine où l’espace écono-4 inique canadien coïncidait avec son espace géogra*,: phique, peut-on penser que chaque province aurait: i dû se doter de sa propre monnaie et de sa propre!) politique monétaire pour se protéger contre les » chocs économiques survenant dans les autres pro-1 vinces?Poser la question, c’est y répondre.Or nous') vivons aujourd'hui dans un monde où l’espace éd-F'J nomique ne coïncide plus du tout avec les frorvn tières politiques.In gestion de l’économie par la po*> litique monétaire perd donc en pertinence et en efficacité, surtout lorsqu’on constate que plusieurs! provinces du Canada — dont le Québec — sont au** jpurd’hui plus intégrées économiquement aux Etats-Unis qu’au,reste du pays.En fait, le Québec, le Canada et les Etats-Unis sont beaucoup plus intégrés économiquement que tous les pays européens qui se sont regroupés sous une seule et même monnaie, l’euro.Il est dommage de constater que le NPD n'a pas : su adapter son discours à la réalité des grands coté rants mondiaux à l’aube du nouveau millénaire.'fi est surtout déplorable que les seuls argument', avancés par ceux qui s’opposent même à ce que., l’on débatte de cette question à la Chambre des-communes relèvent soit d’un nationalisme étroit', soit de la peur viscérale des Américains, soil tic* )â chasse aux sorcières souverainistes.'I I.E 1) E V 0 I It , I.E M E It < U E I) I :t 1 M A It S I it !) !) IDEES Participation de Québec dans un nouveau stade de baseball Une campagne de promotion touristique vouée à l’échec Le baseball majeur subventionne les Expos, mais avec le nouveau stade, les retombées seront siphonnées par les augmentations de salaire des joueurs et les profits des actionnaires MARC LAVOIE Département de science économique, Université d'Ottawa JEAN HARVEY Ecole des sciences de l’activité physique, Université d’Ottawa e premier ministre Bouchard a-t-il raison d’être optimiste à propos du plan d’affaires des Expos?Nous croyons que non, car les plans des Expos ne rencontrent pas les exigences fixées par le même gouvernement, à savoir est-il possible pour les Expos de monter un plan d’affaires rentable?En effet, du point de vue de la collectivité, il se pourrait bien qu’un soutien financier des gouvernements, que ce soit sous la forme d’une subvention pour financer un prêt ou par la vente d’un terrain à rabais, se traduise par un solde négatif.Les retombées économiques nettes des Expos sont bien inférieures aux retombées brutes calculées dans les études comptables commandées par les Expos.Rappelons que pour qu’une activité économique ait des retombées économiques nettes, il faut qu’elle génère des revenus en provenance de l’extérieur de la communauté ou qu’elle empêche des gens de la communauté de dépenser leur argent à l’extérieur de celle-ci.Dans le cas du sport professionnel en général, une grosse partie des sommes englouties i>ar les spectateurs sont siphonnées en dehors de l’économie locale par les joueurs, qui ne dépensent qu’une toute petite partie de leur salaire dans l’économie locale et qui ne paient des impôts que sur la base du nombre de jours qu’ils passent au Canada.Malgré l’apport de touristes et de fonds provenant du fonds central du baseball majeur, il est donc probable que les retombées économiques nettes des Expos soient peu importantes par rapport aux retombées brutes.Paradoxalement, ces retombées nettes pourraient être encore plus faibles s’il fallait que les Expos évoluent dans leur nouveau stade.Selon les chiffres tirés de divers rapports des Expos, présentés en mai 1997,40 % des revenus des Expos en 1996 provenaient des transferts de la ligue au club des Exjxis par le moyen du fonds central (droits de retransmission), la vente des produits dérivés (casquettes, etc.) et la redistribution des taxes de luxe prélevées sur les équipes à hautes masses salariales.Ce chiffre passerait à 60 % en 1998, et il serait encore à ce niveau en 2001 si les Expos jouaient dans un Stade olympique rénové.Par contre, si, à cette date, les Expos jouaient dans le nouveau stade Labatt, les revenus provenant des transferts des ligues majeures tomberaient à 25 % des revenus totaux des Expos.ARCHIVES LE DEVOIR 0W'< ' Claude Brochu avait qualifié de «pas dans la bonne direction» l’offre de Québec de huit millions par année pour financer un nouveau stade.lii deuxième source de revenus extérieurs serait des revenus touristiques.Selon une enquête de Jjéger et Léger, seulement 2 % des spectateurs viennent des États-Unis ou d’autres pays spécifiquement pour assister à un match des Expos.Ces spectateurs représentaient environ 30 000 touristes étrangers en 1996, pour une augmentation de six millions de dollars du chiffre de vente des entreprises montréalaises.Ce chiffre double quand on ajoute les Canadiens hors Québec.Ce n’est évidemment pas à dédaigner, mais il ne faut pas oublier qu’il s’agit là du chiffre de vente et non du revenu des Montréalais: une grosse partie du cltiffre de vente sert en fait à payer le coût des produits intermédiaires importés.Par exemple, quand un touriste achète un souvenir, l’objet a souvent été fabriqué en Asie.L’impact des retombées touristiques des Expos est donc bien modeste, même s’il devait augmenter si les Expos jouaient dans leur nouveau stade.La troisième source de revenus pour la Ville de Montréal ou la province provient des retombées médiatiques.Le professeur lierre Fortin les a estimées à 11 millions par année avec le nouveau stade Labatt (La Presse, 22 septembre 1998, page B 3).Mais il s’agit là d’une estimation de ce que coûterait une campagne publicitaire comparable.La publicité médiatique indirecte due à la présence des Expos se fait au hasard et ne cible aucune clientèle particulière.In valeur de son impact sur l’activité économique montréalaise ou québécoise est sans doute bien inférieure à celle de son temps d’antenne.Qu’en est-il des dépenses des Expos?Actuellement, les Expos consacrent une faible proportion de leurs revenus au paiement des salaires de leurs joueurs de la Ugue nationale, si bien qu’une proportion raisonnable de leurs dépenses sert à payer des travailleurs et des fournisseurs locaux.Mais dans le nouveau stade Labatt, il en irait tout autrement In situation des Expos ressemblerait alors à celle des Blue Jays de Toronto, qui ont affirmé devant le comité Mills que plus de 80 % de leurs dépenses se font en dollars américains (pour payer les joueurs et subventionner les clubs-fermes, notamment).Autrement dit, 80 % des dépenses ne sont pas réinjectées dans l’économie canadienne, ce qui serait aussi le cas des Expos avec le stade Labatt En d’autres mots, pour l’instant, le baseball majeur subventionne les Expos, mais avec le nouveau stade, financé par des fonds publics, les retombées nettes des Expos seraient entièrement siphonnées par les augmentations des salaires des joueurs et des profits des actionnaires du baseball majeur.On privatiserait ainsi les retombées économiques, lesquelles ne seraient plus positives pour la collectivité.En bout de course, les autorités du baseball majeur voudraient que les gouvernements règlent pour eux les problèmes économiques de la ligue.Au cours des quatre dernières saisons, les équipes de baseball des ligues majeures prétendent avoir subi en moyenne des pertes annuelles d’exploitation de huit millions de dollars par équipe.Selon la revue Forbes (14 décembre 1998), les équipes de sport professionnel ont des pratiques comptables hautement sélectives, et ces pertes annuelles seraient en réalité des gains de deux millions.Néanmoins, on constate que plusieurs équipes de baseball sont déficitaires: White Sox de Chicago, Padres de San Diego, Marlins de la Floride, Angels d’Anaheim, Blue Jays de Toronto, Reds de Cincinnati, Phillies de Philadelphie, Brewers de Milwaukee, Royals de Kansas City, Twins du Minnesota.Toutes ces équipes ne sont pas logées dans de petits marchés et certaines bénéficient de stades neufs.Une autre étude de la revue Forbes estimait que depuis 1990, en moyenne, chaque nouveau stade de baseball a coûté 269 millions $ US, 77 % de ces coûts ayant été assumés par les contribuables et 23 % par l’entreprise pri- vée.La revue en conclut qu’une fois le service de la dette des clubs pris en considération, tous ces investissements n’ont donné à chaque club qu’une marge de manœuvre équivalant au salaire d’un seul joueur étoile.Les contribuables canadiens et québécois doivent-ils subventionner, cette folie?Et si les coûts du stade Labatt venaient à dépasser ceux qui étaient prévus fie SkyDome de Toronto a coûté quatre fois plus cher que son prix initial), qui paierait les dépassements de coûts?Qye dire des pertes d’emplois si les Exjxjs déménageaient aux Etats-Unis?Au début des années 90, dans l’espoir d’obtenir des fonds publics |X)ur financer de nouveaux arenas, les Nordiques de Québec et les Jets de Winnipeg avaient commandé des études de retombées économiques auprès de grandes firmes comptables.Selon ces firmes, les Jets et les Nordiques étaient chacune responsables de la création de 960 emplois équivalents à temps plein dans leurs provinces respectives.Or, selon l’analyse de Sylvain Melançon, le départ des Nordiques n’a entraîné qu’une perte de 60 emplois (La Presse, 9 mars 1999, page A 2).Ira rapport entre la réalité et les prédictions apocalyptiques des clubs serait de 60/960 = 1/16.Les Expos et les firmes comptables qu’ils ont payées prétendent que les Expos ont créé au Québec 1250 emplois équivalents à teni|)s plein en 1996 et qu'avec le stade Labatt, ce chiffre passerait à 2150.S’il faut se fier à l’expérience des Nordiques, il faut diviser l’estimation des firmes comptables par 16.Le départ des Expos entraînerait donc au maximum une perte d’environ 140 emplois.Dans le plan initial des Expos, les divers paliers de gouvernement devaient contribuer pour 150 millions de dollars à la construction du nouveau stade (100 millions par les partisans et rien par les propriétaires, [xiur un total de 250 millions).Ceci signifie une subvention d’un million de dollars par emploi préservé.Ça fait cher l’emploi! Ira nouvelle ouverture du gouvernement québécois crée un précédent dangereux.Mainte- , nant qu’ils ont réussi à faire plier temporairement, le gouvernement du Québec, les Expos feront pression sur la Ville de Montréal pour obtenir des privilèges fiscaux.Et puis, maintenant que la porte est ouverte pour les Expos, comment ix)urra-t-on justifier de ne pas aider le Canadien de Montréal?Enfin, en bout de course, y aura-t-il autant de beaux dollars jxmr refinancer le sport amateur devenu exsangue après de nombreuses années de compressions budgétaires?Iras programmes de promotion de sport de masse, lesquels auraient une incidence économique bien plus positive en contribuant à juguler les coûts du système de santé, bénéficieront-ils eux aussi des mêmes largesses?jharveyCàluottawa.ca Les clubs qui ont obtenu un stade financé par des fonds publics n’ont pu dégager qu’une marge de manœuvre équivalant au salaire d’un seul joueur étoile Pourquoi des investissements publics dans des stades ?Injecter 100 millions d’argent public dans un amphithéâtre de baseball est raisonnable, mais à certaines conditions PIERRE LEFEBVRE PHILIP MERRIGAN Professeurs de sciences économiques à l'Université du Québec à Montréal Premier d’une série de deux textes - ans un texte rédigé pour DThe Brookings Review (été 1997), les économistes Roger Noll et Andrew Zim-balist évaluent à sept mil- - liards $ US les dépenses qui seraient engagées pour construire des infrastructures sportives d’ici l’an 2006 aux États-Unis.Dans la grande majorité des cas, ces investissements seront presque entièrement financés par les contribuables américains.Four plusieurs de ces infrastructures, les villes vont émettre des titres d’obligations municipales qui, aux États-Unis, ont un traitement fiscal privilégié puisque les intérêts gagnés par les acheteurs de ces titres sont exonérés de l’impôt sur le revenu personnel.Pour le gouvernement fédéral américain, cette exemption fiscale représente, à titre d’exemple, une perte de recettes fiscales de plus de trois millions de dollars par année pendant 20 ans pour un stade de 225 millions de dollars.Comme on a construit (ou construira) environ 20 infrastructures sportives d'ici 2006, le coût pour le trésor fédéral américain est substantiel.Le reste du financement des stades proviendrait des gouvernements locaux.La plupart des nouvelles infrastructures sportives coûtent en moyenne un peu plus de dix millions $ US par année aux villes hôtes.On peut donc considérer que pour les contribuables américains, la facture s’élève à environ 13 millions $ US par année pour la construction d’un stade, soit 20 millions de dollars canadiens.De toute évidence, les pouvoirs publics fédéral, provinciaux et municipaux canadiens pourraient difficilement justifier devant l’opinion publique de telles subventions directes en faveur de l’industrie du sport professionnel et des consommateurs de spectacles de sport professionnel.Il s’agit bien ici de subventions publiques aux producteurs (propriétaires, joueurs, employés des entreprises sportives et entreprises connexes, dont les médias) et à une catégorie de consommateurs, ceux qui, directement (par exemple, en assistant aux matches) ou indirectement (par exemple, en regardant les matchs à la télévision), consomment les produits de spectacles sportifs.On peut alors se poser la question: existe-t-il une justification raisonnable pour les gouvernements d’intervenir, par des subventions, dans le sport professionnel dans le contexte économique actuel?Et pourquoi parler de justification raisonnable plutôt que de justification financière?Parce qu’une partie non négligeable des bénéfices que génère le sport professionnel pour la communauté n’est pas quantifiable financièrement.En effet, comme le soulignent les professeurs Noll et Zimbalist, «les infrastructures sportives génèrent beaucoup plus d’avantages pour les consommateurs locaux que d’autres types d'investisse- ment.Les équipes professionnelles sont des entreprises de très petite taille qui néanmoins génèrent un intérêt public totalement hors de proportion par rapport aux retombées économiques qu’elles créent.Les médias consacrent énormément de temps et d'espace aux sports professionnels parce que tellement de gens sont des amateurs.Une équipe de sport professionnel crée un bien public, c’est-à-dire un bénéfice qui est approprié par les amateurs de sport, peu importe qu’ils paient ou non pour leur consommation.L’importance de ce bénéfice n'est pas connue, il n’a pas la même valeur par tous, cependant, il existe».Études américaines sur les retombées économiques D’un point de vue strictement financier, les études portant sur les re- tombées économiques faites aux États-Unis par la Brookings Institution indiquent que, dans la meilleure des situations, lorsqu’elles sont positives, les retombées économiques sont minimes.De tels résultats sont accueillis avec scepticisme parce que les commentateurs et la population en général ont tendance, intuitivement, à retenir le chiffre d’affaires de l’entreprise et, au mieux, les retombées brutes.Dans ce dernier cas, la retombée brute serait l’ensemble des revenus bruts (salaires et profits avant impôts) soutenus par l’activité productive de l’entreprise, alors que les études réalisées par les économistes se penchent sur les retombées nettes et non sur les retombées brutes.Ira retombée nette découle des nouveaux revenus qui sont générés par l’existence de l’entreprise.En d’autres mots, la re- tombée nette de l’achat d'un billet de spectacle sportif sera nulle si l’on fait l’hypothèse que l’amateur de baseball consommera un autre service de valeur équivalente au prix du billet si les Expos ne sont plus à Montréal.Il existe cependant des mécanismes particuliers propres au baseball professionnel qui généreraient des retombées nettes importantes si les Expos jouaient dans un nouveau stade au centre-ville de Montréal.En effet, les salaires des joueurs sont payés dans une proportion importante par la ligue du baseball majeur.La ligue versera aux Expos des revenus — dqcoulant des droits de diffusion aux États-Unis, des produits dérivés et de l’aide aux équipes à petit marché — d’environ 40 millions de dollars par an.Dans la mesure où les joueurs des Expos évoluant dans un nouveau stade auraient une masse salariale de 80 millions, on évalue qu’ils paieraient environ 16 millions de dollars d’impôt par année pour la portion canadienne de leur revenu.En outre, comme les joueurs résident une partie de la saison à Montréal, ils consomment localement une partie de leurs revenus.Puisqu’une part importante de ces revenus salariaux ne serait pas financée par des Canadiens, cela implique des retombées nettes dont une partie se retrouvera sous la forme d’entrées fiscales pour les gouvernements fédéral et provincial.En d’autres mots, une partie de la production sportive est exportée aux États-Unis et payée par les Américains.Ces retombées n’existeraient pas sans la présence des Expos à Montréal.Elles sont donc nettes.Les auteurs de l’étude de la Brookings Institution identifient aussi les touristes, provenant de régions qui ne contribuent pas fiscalement à la construction de l’infrastructure, comme source d’entrées fiscales nettes pour la ville qui a financé le projet.De ce point de vue, la construction d’un stade au centre-ville de Montréal pourrait produire des retombées intéressantes étant donné l’attrait financier supplémentaire en matière de ratio qualité-prix du spectacle créé par un taux de change favorable.Ira société conseil Ernst et Young estime que les entrées fiscales nettes additionnelles générées par le nouveau Parc Labatt au centre-ville et provenant strictement du tourisme des non-Québécois seraient de 11,5 millions par année.Cependant, si l’équipe n’était pas compétitive, de tels efforts ne seraient pas récompensés.Demain: Les dangers pour les contribuables Appel à tous.correction À la suite du jugement de la Cour suprême portant sur les pensions alimentaires, nous lancions dans cette page, hier, une invitation à réagir.Malheureusement, la note était incomplète.Pour nous écrire, vous faites parvenir votre texte d’au plus 900 mots ou 5000 signes à l’adresse pensions@ledevoir.ca.Pour prendre connaissance du jugement, on consulte le site www.droit.umontreal.ca/doc/csc-scc/fr/rec/ht ml /brack low.fr.html et pour retrouver les textes d’information, de commentaires et l’éditorial de Jean-Robert Sansfaçon publiés dans Ix?Devoir depuis quelques jours, on consulté notre site Internet www.ledevoir.com JACQUES NADEAU LE DEVOIR Sera-t-il possible pour les Expos de monter un plan d’affaires rentable?Aux États-Unis, les nouvelles intrastructures sportives coûtent en moyenne 10 millions par année aux villes hôtes ira RÉDACTION Journalistes à l’Information générale et métropolitaine : Louis Lapier (lue, Kathleen Lévesque (actualités politiques municipales).Caroline Montpetit, Isabelle Pan Dumazet (rtlecteun)) Jacques Grenier et Jacques Nadeau (photographes) : ô l'Information ( sique) ; i\ l'information économique : Gérard Bérubé (adjoint au directeur de l'infiirmation).politique : Pierre O’Neill, Manon Cornellier (correspondante parlementaire à Ottawa), f*- ' mis).La documentation : ( voie, Christiane Legault, .1 ments, distribution < (Sdne Ldleür nÜnieTe Nmtel'Vfcr^ adSraliërX NathalïeleTÎ^ FONDATION DU DEVOIR Marcel Couture (président), Roger Boisvert (vice-président exécutif et directeur général).Côté, Marlène Côte, Louane 1a- , ault (directeur des approvisionne-CUENTÈLE Johanne Brien (res-uroy, Patrick lnkel (contrôleur), .» A 10 L E I) E V Dili, L E M K R C It E I) I 31 M A R S I !» !» !» ACTUALITÉS OTAN SUITE DE LA PAGE 1 donné que par un retrait des troupes [serbes du Kosovo]*.Après sept jours de bombardements sur la Yougoslavie, l’OTAN a fait état hier d'«une escalade du désastre humanitaire» au Kosovo et autour de la province, avec un afflux croissant de réfugiés dans les pays voisins, notamment en Albanie.Le porte-parole de l'Alliance atlantique, Jamie Shea, a affirmé que cet exode avait été «planifié» par Belgrade.«C’est quelque chose que nous n’avions pas vu depuis l’éva-cuation de Phnom Penh dans le milieu des apnées 70» par les Khmers rouges, a ajouté M.Shea.Les Etats-Unis ont également affirmé qu’ils commençaient à voir au Kosovo des «indications d'un génocide potentiel».A New York, le secrétaire général de l’ONU, Kofi Annan, s’est dit «profondément indigné» par les informations de «nettoyage ethnique» mené par les forces serbes au Kosovo.À Ottawa, le ministre des Affaires étrangères Lloyd Ax-worthy a dit juger la proposition yougoslave «tragiquement» insuffisante.«Ce que M.Milosevic offre est une farce, franchement», a-t-il affirmé.Selon le ministre, le gouvernement serbe doit manifester une volonté réelle de négocier sur la base des accords de Rambouillet, retirer ses troupes du Kosovo et offrir des garanties en ce qui a trait à la sécurité et au respect des droits de la population kosovare.Pour l'instant, dit-il, l’OTAN n’a pas d’autre choix que d’intensifier ses opérations pour forcer la main au président yougoslave et tenter de mettre fin au drame humanitaire.«On doit garder le cap.[M.Milosevic] gagnerait, je pense, si on agissait autrement.» Expulsions forcées Selon Hashim Thaci, représentant de 1UCK (Armée de libération du Kosovo), dans une déclaration à la chaîne allemande ZDF, 100 000 personnes ont été rassemblées hier par les forces serbes dans le centre de Pristina, le chef-lieu du Kosovo.Par ailleurs, la Ligue démocratique du Kosovo (LDK), se référant à son vice-président Nairn Jeriiu, a ajouté que des groupes paramilitaires et des forces de police serbes tentaient de faire partir les habitants de la ville sous la menace.L'association américaine des droits de l’homme Human Rights Watch, basée à New York, a indiqué que des familles kosovares albanaises étaient rassemblées et expulsées par les forces de sécurité serbes à Pristina En outre, selon l’Alliance atlantique, six localités du Kosovo, dont Pristina, ont été incendiées délibérément par les forces serbes.Ajoutant que de plus en plus de villes et de villages du Kosovo sont détruits par les forces serbes, le général David Wilby, responsable militaire de l’OTAN, a annoncé qu’après six nuits consécutives de raids aériens, les alliés allaient intensifier leurs bombardements.«P n’y a pas eu de K-O.Nous savions que le K.-0.ne viendrait pas rapidement», a pour sa part déclaré le porte-parole du département de la Défense, Kenneth Bacon.«Nous en sommes au septième jour.Je pense qu'il faudra beaucoup plus de temps pour réduire ces forces autant que nous le jugeons souhaitable», a-t-il ajouté, confirmant que l’OTAN concentrait depuis lundi soir ses attaques «sur les troupes tLterrestres [serbes] au Kosovo et hors du Kosovo».Malgré le scepticisme affiché par les Occidentaux sur les chances de réussite de sa mission, M.Primakov a annoncé, après six heures d’entretiens à Belgrade avec M.Milosevic, que le président yougoslave était prêt à «réduire» la présence militaire serbe au Kosovo et à négocier «par voie politique» en cas d’arrêt des bombardements de l’OTAN.A l’issue de cet entretien, il a affirmé que le président yougoslave souhaitait des «discussions constructives, directes et immédiates», ajoutant que M.Milosevic s’est aussi dit prêt à «créer les conditions d’un retour de tous les réfugiés pacifiques» au Kosovo.«U problème du Kosovo doit être réglé, mais il ne peut l’être que par des moyens politiques.Par conséquent, le problème peut être résolu, mais il ne peut pas l’être avec des milliers (fe tonnes de bombes», a pour sa part déclaré le chef de l’Etat yougoslave dans un communiqué diffusé par la télévision officielle serbe.L’Armée de libération du Kosovo a immédiatement rejeté tout «compromis» avec Belgrade.Pendant ce temps, l’exode massif de dizaines de milliers de Kosovars s’est poursuivi vers l’Albanie, le Monténégro et la Macédoine.Tirana a appelé à l’aide internationale pour faire face à cet afflux.Selon le Haut-Commissariat aux réfugiés (HCR) de l’ONU, plus de 90 000 Albanais ont déjà quitté la province depuis le début des raids mercredi dernier, dont plus de 60 000 pour l’Albanie, 20 000 pour le Monténégro et 9000 en Macédoine.LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue de Bleury, 91' étage, Montréal (Québec), H3A3M9 EU Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration: (514) 985-3333 Ijs site Internet du Devoir: www.ledevoir.com Comment nous joindre?La rédaction Au téléphone Par télécopieur Par courrier électronique Pour l’agenda culturel La publicité Au téléphone Par télécopieur Extérieur de Montréal Les avis publics et Au téléphone Par télécopieur (514) 985-3333 (514) 985-3360 redaction ©ledevoir.com (514) 985-3551 (514) 985-3399 (514) 985-3390 1-800-363-0305 (sans frais) appels d’offres (514) 985-3344 (514) 985-3340 Les petites annonces et la publicité par 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l’Assemblée nationale féliciter Terre-Neuve pour le 50e anniversaire de son entrée dans la Confédération.Les libéraux refusent.Motif: partisannerie.MARIO CLOUTIER DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC Le premier ministre Bouchard s’est vu refuser hier par l’opposition libérale une motion qui souhaitait féliciter Terre-Neuve qui célèbre, aujourd’hui le 31 mars, le 50e anniversaire de son entrée dans la Confédération.Le chef de l’opposition libérale, Jean Charest, y a vu une déclaration teintée de partisannerie.Comme il s’agissait d’une motion sans préavis, M.Bouchard n’a donc pu en faire lecture à l’Assemblée nationale.Il l’a toutefois fait en point de presse un peu plus tard.Soulignant le nouvel esprit de collaboration qui unit Québec et Terre-Neuve depuis quelques années, il a comparé fa décision historique de Terre-Neuve en 1949, un «précédent à respecter», à un éventuel référendum sur fa souveraineté au Québec.«Par référendum en 1949, les Terre-Neuviens ont posé simultanément deux gestes: ils ont rompu les liens avec la Grande-Bretagne, il se sont donc séparés de leur métropole, et ils ont choisi d'entrer dans la fédération canadietme.» Ce choix démocratique des Terre-Neuviens, selon M.Bouchard, sur 1a rupture du lien à 1a Grande-Bretagne et l’adhésion au Canada, avait été refusé aux Québécois, sur leur propre choix, cent ans auparavant.La règle retenue pour le vote a été celle du 50 % plus un vote, insiste le premier ministre.La décision terre-neuvienne s’est finalement prise par un vote de 52 % en faveur de l'adhésion au Canada.«De plus, même si 48 % des Terre-Neuviens s’étaient opposés à la décision, il ne fut jamais question de mettre en cause l’intégrité territoriale de Pile en lui soustrayant des comtés où le non l’avait emporté en majorité», de soutenir M.Bouchard en faisant allusion au mouvement partitionniste québécois auquel il oppose le respect de l’intégrité territoriale.«Pour ses propres choix politiques à venir, le Québec n’en demande pas plus, il n’en attend pas moins.Ce serait une injustice face à l’histoire si, lors d’un prochain référendum, les Québécoises et les Québécois n 'étaient pas traités avec le même respect déniocratique que leurs voisins et amis de Terre-Neuve.» Il n’en fallait pas plus pour que l’opposition libérale parle de «partisannerie».Le chef du PLQ, Jean Charest, pense que le gouvernement Bouchard tente d’utiliser la fête terre-neuvienne à ses propres fins souverainistes.Les cas de Terre-Neuve et du Québec sont très différents, dit-il.«Il s’agit dans un cas d’un territoire qui s’associe librement presque sans contrainte à un autre territoire et, dans l’autre cas, il s'agit d'une brisure.» M.Bouchard aurait accepté des amendements à sa motion, mais il s’est dit surpris du refus des libéraux.Au cabinet du premier ministre, on souligne que les libéraux ont reçu le texte de cette motion vendredi dernier même s’il s’agissait d’une motion sans préavis.L’opposition n’y a répondu qu’hier, à la fin de 1a période des questions à l’Assemblée nationale, en y opposant une fin de non-recevoir.Churchill Falls Le premier ministre Bouchard se rendra à Terre-Neuve aujourd’hui pour les célébrations entourant le 50e anniversaire de l’adhésion de 1a province à 1a Confédération.Il en profitera pour faire le point avec son homologue Brian Tobin sur le projet hydroélectrique de Churchill Falls.Demain, à Montréal, toutefois, une rencontre technique importante réunira pour 1a première fois tous les intéressés au projet de 10 milliards.Les Innus du Québec et du Labrador seront présents, de même que les représentants d’Hydro-Québec et de Newfoundland & Labrador Hydro et des négociateurs gouvernementaux.v-, ¦¦ • .-'X • JACQUES GRENIER LE DEVOIR LAZURE SUITE DE LA PAGE Bernard Landry, le Dr Lazure dit ne pas manquer de leur rappeler leurs demandes passées.Le 4 mars dernier, le premier ministre Lucien Bouchard offrait, en grande première, des excuses officielles aux orphelins de Duplessis, au nom du Québec, tout en leur destinant un fonds d’aide de trois millions.Ces mesures n’étaient assorties d’aucune promesse d’enquête publique, non plus que d’une indemnisation en réparation à tous ceux étiquetés à tort de «débiles mentaux».L’offre de Lucien Bouchard aux orphelins de Duplessis a-t-elle fait l’unanimité au sein de ses troupes?«Lucien Bouchard exerce un grand ascendant sur ses députés», se contente de laisser tomber le Dr Lazure avec un large sourire.Denis Lazure, qui pratique toujours 1a psychiatrie à l’hôpital Louis-Hippolyte-I>aFontaine, part d’une hypothèse de base toute simple.«La population québécoise est généreuse.Qu’il s’agisse des pertes causées par le verglas ou des inondations ou encore d’erreurs judiciaires, la population est d'accord avec l'indemnisation, comme en témoignent les sondages réalisés lors de récentes émissions d'affaires publiques», rappelle celui qui était, jusqu’en janvier, président de l’Office des personnes handicapées.Il rappelle notamment que «le Québec ne s’est pas plaint quand il a dû donner 75 des 300 millions versés parle Canada aux Japonais internés pendant la guerre».Un petit rappel historique s’impose ici.Comme le rappelle un document officiel signé en 1988 de la main de Brian Mul-roney, «pendant et après la Deuxième Guerre mondiale, des Canadiens d'origine japonaise, citoyens de notre pays pour la plupart, ont eu à souffrir de mesures sans précédent prises par le gouvernement du Canada.(.) Le déplacement et l’internement de Canadiens japonais au cours de la Deuxième Guerre mondiale, ainsi que leur déportation et leur expulsion au lendemain de celled, étaient injustifiables.» Pour ces mauvais traitements, chacun des Japonais concernés a reçu 21000 $.Entre autres exemples, Denis Lazure cite aussi les indemnisations versées aux enfants autochtones de l’Ontario, de 1a Saskatchewan et du Manitoba, placés dans des internats protestants dans les années 40 et 50, de mèrrip que les dédommagements versés conjointement par l’Eglise catholique et le gouvernement ontarien aux orphelins d’Alfred.La croisade de Denis Lazure pour les orphelins de Duplessis ne date pas d’hier.Déjà, en 1962, ce fondateur du département de psychiatrie de l’hôpital Sainte-Justine faisait partie de l’équipe de trois médecins qui rédigèrent le rapport de 1a Commission d’étude des hôpitaux psychiatriques du Québec.Il fut ensuite directeur de l’hôpital Rivière-desrPrairies, puis de l’hôpital Saint-Jean-de-Dieu, et son chemin croisa tout au long de sa carrière des orphelins de Duplessis, qu’il embaucha même dans l’un ou l’autre des établissements qu’il a dirigés.Les offres de Québec, nettement insuffisantes aux yeux de Denis Lazure, n’ont pas manqué de diviser fa société québécoise en deux et d’écorcher au passage quelques-unes de ses principales institutions.L’Église en a d’ailleurs pris pour son rhume, et non sans raison, selon Denis lazure.«Ijes dirigeants de l'Eglise man- quent de courage et de compassion.N’est
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