Le devoir, 17 mars 1999, Cahier A
T 17 l\V\Tl il I> IjJj Y)h V Um V o l.X C - N " 5 7 PERSPECTIVES Pour le bien de qui ?Depuis dix ans, le pourcentage de chômeurs qui ont droit à des prestations d’assurance-chômage n’a fait que chuter.La dernière réforme a contribué à cette diminution et durement frappé les jeunes et les femmes.Le ministre du Développement des ressources humaines, Pierre Pettigrew, qui tarde à publier une étude qui chiffrerait le phénomène, persiste à dire qu’il n’y a pas de discrimination.Ottawa, affirme-t-il, a agi pour leur bien.Bl est absolument clair que donner à des jeunes un accès trop facile à l’assurance-emploi est une erreur.C'est une erreur qu’a faite toute la génération précédente pendant 30 ans.Nous avons incité des jeunes à quitter l’école trop tôt.Nous avons incité des jeunes à quitter l’école, à entrer dans un cycle de travail précaire et de dépendance à l’assurance-chômage.Nous voulons libérer les jeunes de cette dépendance et du cycle précaire de petits emplois en les aidant à aller plus loin dans leurs études et en ayant de vrais emplois sur le marché du travail», déclarait lundi le ministre Pettigrew.Selon lui, le gouvernement répond mieux à leurs besoins en offrant aussi des programmes de formation et de création d’emploi, et ces politiques doivent être vues comme un tout.Depuis un mois, il répète des arguments similaires en réponse aux critiques du Bloc au sujet du sort réservé aux personnes qui quittent le marché du travail pendant plus de deux ans.Il s’agit, dans la grande majorité des cas, de femmes qui décident de rester à la maison pour prendre soin de jeunes enfants.Les gens qui tentent l’expérience du travail autonome pour une période équivalente sont aussi désavantagés par la réforme adoptée en 1996 et pleinement en vigueur depuis juillet 1997.Une des règles qui pénalisent ces groupes prévoit qu’un nouvel arrivant sur le marché du travail doit travailler 910 heures pour être admissible à l’assurance-emploi, comparativement à un maximum de 700 heures pour les autres travailleurs.En vertu de la loi, une personne qui n’occupe aucun emploi salarié pendant deux ans doit être traitée comme un nouvel arrivant, que cette personne ait occupé ou non un emploi salarié pendant de nombreuses années auparavant A quoi se comparent ces 910 heures?A 26 semaines de 35 heures, à 45,5 semaines de 20 heures ou à plus de 60 semaines de 15 heures.Or les statistiques démontrent qu’un nombre croissant de jeunes et de femmes, peu importe leur niveau d’éducation, occupent des emplois temporaires ou à temps partiel ou sont travailleurs autonomes.Le rapport annuel d’évaluation de la réforme, préparé par le ministère de M.Pettigrew, pourrait permettre de distinguer le vrai du faux dans ce débat mais le ministre tarde à le déposer aux Communes même s’il est prêt depuis le début de février.Le Syndicat des métallos, par l’entremise du syndicat des employés de l’aluminium d'Arvida, n’a pas attendu et a entrepris une action en justice pour faire déclarer la clause des 910 heures discriminatoire à l’endroit des jeunes et des femmes.Lors de procédures préliminaires, le gouvernement a nié ces allégations mais a fait un aveu étonnant Dans sa défense écrite présentée à la cour, le gouvernement écrit: «Les conditions d’admissibilité ont été conçues pour rendre le régime d’assurance-emploi rentable et pour le structurer selon les principes de l'assurance.De plus, [la défense] ajoute que l’assurance-emploi ne doit pas être considérée isolément, aux fins de la charte, mais plutôt avec les autres programmes sociaux.» Cela confirme en quelque sorte les critiques du Bloc québécois et du NPD qui, depuis le début, accusent le gouvernement de se servir du programme d’assurance-emploi pour renflouer ses coffres.En resserrant l’accès aux prestations sans diminuer aussi rapidement les cotisations, le programme affiche des surplus imposants qui commencent à embarrasser le gouvernement Le manque de transparence, là aussi, est frappant Ainsi, dans le dernier budget le gouvernement prévoit pour 1999-2000, une hausse des coûts du programme de l’assurance-emploi de 1,3 milliard de dollars, soit une augmentation de 11 %.Il est vrai que les coûts augmentent même si le taux de chômage reste inchangé car la population active et le nombre de chômeurs croissent en chiffres absolus.La hausse des revenus des salariés signifie aussi que le montant des prestations sera plus élevé.Mais jamais n’avait-on prévu une croissance de cet ordre, surtout pas lorsque le chômage est en baisse.Même l’actuaire du régime, Michel Bédard, avoue diplomatiquement que le ministère des Finances a fait preuve de plus de prudence que lui.Pour illustrer l’énormité de la chose, il suffit d’examiner l’augmentation enregistrée entre 1997-98 et 1998-99.Elle n’était que de 300 millions.Cachotteries ou pas, l’impression reste la même, i.e.que le but premier de cette réforme était bel et bien de protéger financièrement le système plutôt que de l’adapter aux nouvelles réalités du marché du travail, avec ses emplois à contrat et son travail autonome.Pettigrew tarde à déposer son rapport annuel d’évaluation Manon Cor ne Hier ?M E Montréal Ensoleillé avec passages nuageux.Max: (i Min: -2 T E 0 Québec Ciel variable.Max: 3 Min: -5 Détails, page H 7 INDEX Annonces .B 7 Le monde .B 6 Avis publics.A4 I,es sports .B 8 Culture B 10 Montréal .A3 Économie .B 2 Mots croisés.B 7 Éditorial .A8 Politique .A6 Horizons .B 1 Télévision .B 9 www.ledevoir.com M O N T 11 É A I., I.E M E R.C K EDI 17 LE MONDE La Commission européenne victime de son succès?page B 6 M ABS 1 !) !) !) LES ACTUALITÉS Eaux souterraines: le MEF est inondé, page A 2 ?S 7 C + T A X B S = I $ / T O K 0 X T 0 I $ HORIZONS La chronique de Josée Blanchette: Les théraputes, page B 1 ko*.WM PPÜb; ~ S-'>.' 'Qjjgggm, CHRISTIAN RIOUX CORRESPONDANT DU DEVOIR À PARIS En ces premières journées de printemps à Paris, la saison nouvelle avait revêtu hier les couleurs du Québec.Malheureusement, l’événement se passait dans le métro, loin des magnolias et des genêts en fleurs.Mais la rame avait enfilé ses habits du dimanche.Au lieu de leur couleur terne habituelle, les plafonds étaient parsemés d’oies blanches et de lacs paisibles.Le son strident du métro roulant sur les rails était couvert par les refrains de Même tout écartillé (Robert Charlebois) et de Frédéric (Claude Lé-veillé).On pouvait même entendre des craquements de pas sur la neige et quelques cris de mouettes.Plus étonnant encore, les passagers défilant sous les regards ébahis des badauds avaient laissé leur air grognon chez eux: de mémoire de Parisiens, on n’avait jamais vu ça! C’est une rame de métro aux couleurs et aux sons du Québec, dans laquelle sont montés les premiers ministres Lionel Jospin et Lucien Bouchard, qui inaugurait hier, sur la ligne numéro 1 qui longe la Seine, le plus grand événement culturel québécois jamais tenu à l’étranger.Le mot d’ordre ne laissait aucun doute: sept millions de Québécois débarquent! Dans certaines stations de métro, les Parisiens pourront voir des films québécois ou jouer au hockey, le tout dans un cinéparc et sur une patinoire improvisés.Pour le commissaire québécois de l’événement, le met- VOIR PAGE A 10: PARIS ¦ À lire en page A 6: Guerre de provinces à Paris REUTERS Inaugurée hier par Lucien Bouchard et Lionel Jospin, une rame du métro parisien avait enfilé ses habits du dimanche, aux couleurs du Québec.Gratien Gélinas (1909-1999) AKLHIVfcis Lfc UfcVUJK Gratien Gélinas, que l’on voit ici en Fridolin, a réalisé l'essentiel de son œuvre entre 1930 et 1960.Fridolin orphelin Un mur porteur, pire, une partie des fondations de la grande maison du théâtre québécois vient de s’écrouler STÉPHANE BAILLARGEON LE DEVOIR Ti-Coq, Bousille et Narcisse Mon-doux sont en deuil.Fridolin est orphelin.Hier matin, Gratien Gélinas est mort.Celui qui fut statufié en père de la dramaturgie québécoise a été emporté par une insuffisance pulmonaire à l’âge de 89 ans.Trésor national des planches, il souffrait de la maladie d’Alzheimer depuis plusieurs années.Gratien Gélinas a réalisé l’essentiel de son œuvre entre 1930 et 1960, alors que l’activité théâtrale québécoise peinait dans un contexte de crise économique et de concurrence dévastatrice du cinéma.Contre toute attente, pendant ces décennies charnières, lui et d’autres animateurs de troupes ont su insuffler une nouvelle jeunesse au «beau milieu».Les Compagnons «S’il n’avait pas été là, ni le théâtre de Marcel Dubé ni le mien n’auraient été pensables», dit Michel Tremblay du père Émile Legault ont créé une scène moderne d’inspiration chrétienne.Les dames du Rideau Vert et les jeunes messieurs du TNM ont institutionnalisé le théâtre professionnel tourné vers la dramaturgie mondiale.Gélinas, lui, a mis en place un théâtre national et populaire, entièrement de son lieu et de son temps.Créateur de personnages types, concentrés pur jus du petit Canadien français, «stand-up comic» avant Yvon Deschamps, acteur, directeqr de compagnie, cinéaste, cofondateur de l’École nationale de théâtre du Canada, Gratien Gélinas a creusé des sillons pour les artistes qui ont émergé ensuite de la «Grande Noirceur».Marcel Dubé, Françoise Loranger et plus tard Michel Tremblay lui doivent d’avoir soulevé la chape d’un théâtre VOIR PAGE A 10: GÉLINAS Fuite de renseignements personnels Comeau saborde l’enquête Le président de la CAI blâme sévèrement le procureur Bergeron MARIO CLOUTIER DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC Le président de la Commission d’accès à l'information (CAI), Paul-André Comeau, a abruptement mis fin hier à l’enquête sur les allégations de fuite de renseignements personnels au ministère du Revenu.M.Comeau a conclu à l’impossibilité de continuer les travaux entrepris il y a plus d’un an en raison de la rupture du lien de confiant ce entre la CAI et son procureur, Marc Bergeron, à qui il a retiré son mandat.Le président de la CAI a de plus émis une ordonnance de non-publication à l’endroit «des documents et des renseignements qui n’ont pas été produits en séance publique».Le président Comeau et ses deux commissaires, Michel Laporte et Roberto Iuticone, ont pris ces décisions afin d’éviter de nouveaux et coûteux délais.Les problèmes connus par l’enquête publique et la fin abrupte des travaux n’ont toutefois pas affecté, a souligné M.Comeau en conférence de presse, la crédibilité de la CAI.«Lorsque nous avotis pu fonctionner normalement, nous VOIR PAGE A 10: CAI Montréal international demande l’intervention de Québec KATHLEEN LÉVESQUE LE DEVOIR Devant le refus des communautés urbaines de Montréal et de Laval de fusionner leurs activités de prospection des investissements à l’étranger à Montréal international, cet organisme entend demander une intervention musclée du gouvernement du Québec afin d’imposer un regroupement.«C’est une question qui devra être soumise au conseil d'administration [du 30 mars].Nous n’abandonnerons pas la partie.L’enjeu est trop grand», a déclaré hier au Devoir Jacques Girard, président-directeur général de Montréal international.Il s’agit de la réplique de M.Girard au comité chargé d’étudier les modalités d’intégration, qui estime ne pas pouvoir aller de l’avant compte tenu du mandat officiel de Montréal international, qui en est un de promotion et non de prospection.Depuis l’automne dernier, M.Girard a été mandaté par les membres du conseil d’administration, majoritairement composé de représentants du secteur privé, de négocier l’intégration de l’Office de développement économique de VOIR PAGE A 10: QUÉBEC Ottawa maintient le dialogue avec Castro ¦ À lire, page A 7 Quand Paris revêt les couleurs du Québec 778313000665 L E 1) E V l) I It .L E M E It (' R E I) I 17 M A It S I !» !» !» I l •M r serait-elle le fait d'un qui ne veut pas mm LA FACE Pendant ce temps, des populations souffrent.D'un côté comme de l'autre.•LES ACTUALITES* Moins de trois mois après la fin du moratoire Le MEF est «inondé» de projets d’exploitation des nappes souterraines Pour des citoyens et des écologistes, l'absence de moratoire traduit le peu de cas que fait le gouvernement de la conservation et son préjugé pour les promoteurs L’Assemblée nationale a imposé l’an dernier un moratoire sur les projets d’exploiMjwi des eaux souterraines pendant que la provinjHtllait discuter d’une nouvelle politique de l’eairet des nouvelles normes applicables à ces projets.Mais le débat démarre avec un an de retard surréchéan-cier initial, juste après la fin du moratoire.Et Québec ne voit plus la nécessité de protéger la crédibilité du débat public, comme l’an dernier.LOUIS-GILLES FRANCŒUR LE DEVOIR Depuis le ^janvier, date à laquelle a pris fin le moratoire législatif sur les projets d’exploitation des nappes souterraines, pas moins de «cinq ou six projets» de pompage ont été déposés par des promoteurs auprès du ministère de l’Environnement et de la Faune (MEF).C’est ce qu’ont révélé hier les porte-parole du ministère au début de la consultation publique sur l’eau, dirigée par le Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE).Aucun de ces nombreux projets n’a toutefois encore été autorisé, ce qui ne peut d’ailleurs être le cas en raison de la durée des études préparatoires.Pour plusieurs citoyens et écologistes, l’absence de moratoire traduit le peu de cas que fait le gouvernement de la conservation et son préjugé pour les promoteurs.La commission présidée par l’ancien président du BAPE, André Beauchamp, a d'ailleurs été invitée à recommander immédiatement au gouvernement, dans un rapport intérimaire, de prolonger le moratoire qui a pris fin le 31 décembre.La question a été prise en délibéré par la commission en fin d’après-midi.De leur côté, les porte-parole du MEF ont révélé qu’ils avaient déjà approuvé un projet depuis la levée du moratoire, ce qui indique qu’il a cheminé administrativement pendant le moratoire ou qu’il a été traité rapidement en raison de son caractère particulier.Les fonctionnaires n’ont pas précisé.Ce projet avait été présenté pendant le moratoire de 1998 par la société Labrador-Laurentienne pour son puits de Piedmont, dans les Laurentides.Le projet ne modifie toutefois en rien le niveau d’exploitation de la nappe locale car le projet de Labrador ne visait qu’à déplacer de 20 pieds son puits actuel, sans changer quoi que soit à la capacité d’extraction déjà autorisée en 1996.Aucune orientation de la part du gouvernement?La première séance de cette audience nationale, qui doit se prolonger tout au long de l’année et que Québec a dotée d’un budget de deux millions, a permis d’apprendre hier que le ministère du Conseil exécutif — celui du premier ministre Bouchard — est finalement le seul qui n’ait pas daigné présenter ses orientations devant la commission, même s’il a effectué la «coordination globale» des travaux des huit ministères ayant préparé le document de référence.Quant au porte-parole du MEF, Jean-Marie Latulipe, il a affirmé à plusieurs reprises que le gouvernement avait opté pour ne fournir «aucune orientation» dans ce débat afin de se mettre à l’écoute des citoyens.Mais il devait se contredire à plusieurs reprises en affirmant, par exemple, que le ministère du Conseil exécutif avait été le responsable de «l’approche qui devait teinter les orientations qui se trouvent dans ce document».Le document en question contient d’ailleurs un chapitre intitulé «Orientations et objectifs généraux», qui inscrit a priori la future politique de l’eau dans les priorités de développement du Sommet économique de l’automne 1996.Le public présent au Complexe Desjardins de Montréal a par ailleurs appris que le ministère de l’Environnement était incapable de répondre à toute question relative aux écosystèmes aquatiques, l’objectif premier de ses programmes et de ses actions, en raison de la partition dont il est victime par décision du premier ministre, qui a remis la faune et les écosystèmes dans les bras du ministre des Transports, Guy Chevrette.Les porte-parole du MEF ont été incapables de dire s’il était nécessaire de doter le Québec d’un réseau de lacs et rivières patrimoniales sous prétexte que la faune ne relevait plus d’eux, comme si la protection des rivières obéissait aux seuls impératifs fauniques.Les porte-parole du MEF n’ont pas été plus précis sur la réforme des normes sur les trihalométhanes, des produits cancérigènes suscités par la désinfection au chlore de l’eau potable d’une trentaine de villes.Ils n’ont pas voulu dévoiler leur projet de règlement, et la commission, pourtant dotée des pouvoirs d’iine commission d’enquête, ne l’a pas exigé.Les responsables du MEF n’ont pas davantage voulu dire s’ils avaient l’intention d’amorcer un programme de désinfection des eaux usées des usines d’épuration, ayant opté pour le cas par cas lorsqu’une usine municipale menace la prise d’eau d’une voisine en aval.I L’amicale du jappement Des reportages et des témoignages saisissants de Bertrand Hall, Céline Galipeau, Normand Lester, Don Murray, Rémi Landry, Louise Arbour, Javier Solena, Roger Lemoyne et de Gérard Chaliant, lors de l'édition spéciale de lundi au Radio-Canada 'ïZV Télévision Téléjournal avec STEPHAN BUREAU /Le Point SOYEZ-Y A EN SEMAINE MIKE BLAKE REUTER I SOUS LES RARES RAYONS DE SOLEIL de Vancouver, Michelle Bohning et Chris McCawley promènent deux véritables meutes de chiens.«Bark with me», ou encore «Jappez avec moi», est le nom d'un programme qui permet aux propriétaires de chiens d’aller travailler l’esprit en paix.Le duo Bohning et McCawley s’occupe d’amener de 15 à 20 chiens prendre quotidiennement l’air au coût de 20 $.Le contrat ne dit cependant pas si les chiens se font offrir une borne-fontaine pour leur bonheur personnel.Lest du pays disparaît sous la neige PRESSE CANADIENNE Fredericton — Une violente tempête de neige s’est abattue dans la région du golfe Saint-Laurent, paralysant le transport et forçant la fermeture d’écoles et d’entreprises.Le blizzard a laissé au moins 50 centimètres sur la péninsule gaspésienne lundi et hier.La police a imputé à l’enneigement des routes la collision frontale qui a causé la mort de deux personnes près de Gaspé.Le ministère des Transports du Québec a fermé pratiquement toutes les routes de la région et pressé les gens de rester à la maison.Les provinces maritimes ont été elles aussi frappées par la tempête, qui a laissé au moins 40 centimètres sur le Nouveau-Brunswick.Là aussi il a fallu fermer des écoles et des entreprises.La neige épaisse s’est rapidement transformée en pluie en Nouvelle-Ecosse, inondant quelques résidences et commerces de Sydney.Des vents déchaînés ont forcé l’interruption du service de traversier entre la Nouvelle-Ecosse et Terre-Neuve et incité les autorités à interdire temporairement aux camions l’accès ap pont de la Confédération reliant l'île-du-Prince-Edouard au Nouveau-Brunswick.Les vols à destination et en provenance des aéroports du Nouveau-Brunswick avaient été annulés ou reportés lundi soir.La situation est revenue à la normale hier.Au Nouveau-Brunswick, les conditions routières étaient extrêmement difficiles, les routes étant parfois vio lemment soufflées par le blizzard, mais la police n’a rapporté aucun accident majeur.138 cm de neige en Gaspésie La tempête s’est déplacée vers l’ouest de Terre-Neuve où l’on prévoyait des chutes de neige allant jusqu’à 30 centimètres.La Gaspésie a reçu plus de 188 centimètres de neige depuis le début de mars.«C'est beaucoup plus que la normale pour un seul mois et nous ne sommes qu'au milieu du mois, a commenté Gilbert Bouchard, d’Environnement Canada.É > Procès des manifestants de l’opération SalAMI MONTREAL La famille Laurin pleure un être cher.À l’arrière-plan, le ministre Bernard Landry, venu rendre un dernier hommage à Camille Laurin.Dernier hommage à Camille Laurin L’argument de la défense de nécessité fait son chemin JUDITH LACHAPELLE LE DEVOIR Au terme du septième jour de procès des manifestants de l’opération SalAMI à la Cour municipale de Montréal, le juge Denis Boisvert a accepté d’analyser l’argument de défense de nécessité dans son jugement final en ce qui concerne l’accusation de méfaits.Les audiences pour les trois autres chefs d’accusation, qui reposent sur les 86 manifestants — attroupement illégal, entrave au travail d’agents de la paix et trouble de la paix —, doivent vraisemblablement reprendre lundi prochain.Un grand soupir de soulagement a été entendu dans la salle d’audience lorsque le juge a fait part de sa décision, même si celle-ci n’implique pas que la défense de nécessité sera retenue lors du jugement.Le juge Boisvert doit tenir compte de l’imposante jurisprudence dans les cas de défense de nécessité, notamment une décision de la Cour suprême en 1984 qui établissait une série de critères à l’intérieur desquels on peut invoquer un tel argument.Le juge Boisvert devra noter si la défense présentée par l’opération SalAMI répond à ces critères.Les dangers de l’AMI Les accusés ont plaidé la défense de nécessité pour justifier le fait qu’ils ont bloqué l’accès à l’hôtel Sheraton où se tenait la Conférence de Montréal sur la mondialisation des économies le 25 mai dernier.Les manifestants voulaient attirer l’attention du grand public sur le danger que représentait la signature de l’Accord multilatéral sur les investissements (AMI), dont plusieurs négociants étaient présents à Montréal à l’occasion de la conférence.L’AMI, ont-il fait valoir, était une atteinte à la souveraineté des États, les rendant vulnérables face à l’entreprise privée.Des témoins experts sont venus expliquer lors de la requête comment les manifestations comme celle de Montréal et de Genève avaient éveillé l’opinion publique sur l’AMI et éventuellement conduit la France à se retirer des négociations avant que cellesci n’échouent.Le recours à un acte illégal était le seul moyen de se faire entendre, ont plaidé les manifestants.Ni les pétitions, ni les lettres dans les journaux, ni les manifestations politiques n’ont réussi à alerter la population — et surtout les médias — sur la cause que défendait l'opération SalAMI.Restait la désobéissance civile.Des interrogations Mais le juge Denis Boisvert s’est interrogé sur plusieurs points avant d’accepter de considérer l'argument «Est-ce que la nature même de la désobéissance civile n’implique pas, sur le plan juridique, l’acceptation d’en subir les conséquences légales et de ne pas demander d’excuses?», a demandé le juge.D’autre part, le juge Boisvert a présenté un autre recours, légal celui-là, que les manifestants auraient pu utiliser pour parvenir à leurs fins.Les tribunaux, a-t-il expliqué, n’ont jamais hésité à déclarer nulle une loi, un contrat ou un traité qui est anticonstitutionnel et qui bafoue les droits fondamentaux.Pourquoi alors l’opération SalAMI ne s’est-elle pas adressée à un juge de la Cour supérieure pour lui démontrer les dangers que constituait l’AMI pour les droits fondamentaux?La Cour supérieure aurait pu, a suggéré le juge, produire une déclaration très rapidement qui aurait invalidé l’AMI.Le fameux accord aurait ainsi pris le chemin des poubelles au Canada avant même sa signature.Plus tôt en journée, l’avocate de la poursuite, M' Claudie Bélanger, a terminé sa plaidoirie sur la requête en arrêt des procédures demandée par la défense dans le cas de douze manifestants détenus pendant plus de 24 heures, ce qui est contraire à la Charte des droits et libertés.La Couronne a reconnu lundi que sept des douze manifestants avaient été détenus arbitrairement.Dans le cas des cinq autres, qui avaient refusé de signer une promesse de comparution assortie de conditions de libération, Mr Bélanger a mentionné que des mesures extraordinaires avaient été prises pour traiter ces arrestations le plus rapidement possible, mais que les accusés «se plaignent d'une situation qu’ils avaient eux-mêmes créée».Une centaine de personnes avaient été arrêtées en deux heures le 25 mai.Des appuis pour Hudon MARIE-CLAUDE DUCAS LE DEVOIR Les funérailles de Camille Laurin, hier, ont permis à de nombreux proches de livrer un hommage très personnel à celui que la plupart des Québécois ont d’abord connu comme «le père de la loi 101».Plus de 1500 personnes, dont de nombreuses personnalités des milieux politique, culturel et médical, ont assisté à la cérémonie, célébrée à la basilique Notre-Dame, dans le Vieux-Montréal.«La vie de Camille Laurin eêt un puissant témoignage de compassion pour ses proches et pour la communauté humaine dont il n’a cessé d’affirmer l’identité», a entre autres déclaré, en homélie, Mk'r Pierre Moris-sette, président de l’Assemblée des évêques du Québec, qui présidait la cérémonie.M" Morissette a salué la contribution que Camille Laurin a apportée à la société québécoise, d’abord comme chercheur, puis comme éducateur et thérapeute, avant de commencer une vie d’homme public.Émouvants témoignages De nombreux proches de Camille Laurin ont d’ailleurs livré de touchants témoignages sur celui qu’ils avaient côtoyé en famille, en politique ou dans la profession médicale.Le D'Arthur Amyot, un collègue et ami de longue date, a décrit le Dr Camille Laurin comme «le père de la psychiatrie moderne au Québec», en rappelant les réformes innovatrices qu’il a initiées.Sa belle-fille, Dominique Castonguay, a évoqué «papa Camille», qui lui a enseigné Bach et Brahms, et inculqué des valeurs telles que le sens de la justice, du don de soi et du pardon.Bernard Landry, vice prepiier ministre et ministre d’État à l’Économie et aux Finances, qui était un ami intime du Dr Laurin, a salué en Camille Laurin «l’harmonieux équilibre des qualités du cœur et de l'esprit, du particulier et du général, du politique et du scientifique, de l’évasion esthétique comme de la rigueur clinique».L’assistance a par ailleurs eu droit à un émouvant témoignage laissé par Camille Laurin lui-même, adressé à son épouse Francine le 22 décembre dernier.«Depuis ce coup de tonnerre du mois d’octobre, qui m’annonce, à plus ou moins brève échéance, la fin de mon pèlerinage terrestre, mes pensées ont pris un tour plus amoureux et plus éternel», écrivait Camille I^aurin au début de sa lettre, qui a été lue par le comédien Serge Turgeon.Le chanteur Dan Bigras, grand ami de la famille, a pour sa part interprété une de ses compositions, Ange animal.D’autres proches du Dr Laurin avaient auparavant déposé des offrandes destinées à symboliser ce que représentait pour eux le disparu: un drapeau fleurdelisé pour présenter le défenseur de la langue, une porcelaine en forme de crâne pour évoquer l’homme de science, un recueil d’œuvres littéraires pour rappeler son érudition, un arrangement floral pour signifier l’amant de la nature et «le contemplateur devenu défricheur», des instruments de musique et une partition musicale pour saluer l’artiste et l’amateur de «belle ouvrage», et enfin une corbeille de Commissaires peu payés LE DEVOIR Les commissaires des commissions scolaires veulent être mieux payés.Faisant valoir que leurs tâches ont grandement crû avec la restructuration récente, ils réclament un nouveau barème de calcul de leur salaire.La fusion des commissions scolaires, en juillet dernier, a fait passer le nombre de commissions scolaires de 153 à 69 et le nombre de commissaires de 2300 à 1200.La masse salariale des commis- saires est passée, elle, de U,8 à 7,4 millions.Le ministère de l’Éducation n’est d’ailleurs pas insensible aux nouvelles responsabilités des élus locaux puisqu’il a accepté de participer à un comité chargé d’examiner cette question.Le salaire moyen du commissaire est présentement de 3000 $ (un peu plus à la Commission scolaire de Montréal).A ce montant s’ajoute une somme supplémentaire si le commissaire, en plus de participer aux réunions régulières publiques, siège à d’autres comités.fruits pour évoquer la fécondité de celui qui souhaitait être «le père de tous les Québécois».Personnalités présentes Parmi ceux qui ont assisté aux funérailles, on reconnaissait plusieurs personnalités qui ont été des ministres péquistes de la première heure, dont Marc-André Bédard, Guy Tardif, Clément Richard, Pierre Ma-rois, Denis Lazure, de même que d’actuels membres du cabinet, dont Louise Harel, Pauline Marois, Diane Lemieux, Jean Rochon, Serge Ménard et François Legault.Le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, était présent, de même que le ministre Pierre Pettigrew, qui représentait le gouvernement fédéral, et le chef libéral provincial Jean Charest.«L’adoption de la loi 101 a été pour le Québec un moment très important de son histoire, a d’ailleurs déclaré Jean Charest.Camille iMurin a légué un exemple à ceux qui pensent que c’est possible de contribuer à l’édification de notre société.» «On a dit pendant la cérémonie qu’il était un des précurseurs du Québec moderne, et je pense que c'est vrai, a pour sa part souligné Jean-Pierre Charbon-neau, président de l’Assemblée nationale.Il va laisser un héritage extraordinaire.Ce qui m’a frappé dans cette cérémonie, c’est que le privé a pris le dessus sur le public.Une bonne partie des témoignages étaient liés à sa famille, à ce qui comptait pour lui, aux valeurs fondamentales.C’est un beau message qu’il envoie, d’une certaine façon, à l’ensemble du Québec.» L’épouse de l’ancien premier ministre René Lévesque a aussi assisté à la cérémonie, de même que l’épouse de Jacques Parizeau, Lisette La-pointe.Les syndicalistes Gérald La-rose, Fernand Daoust et Pierre Cur-zi, de l’Union des artistes, étaient présents, de même que le président de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal, Guy Bouthillier.Du monde médical, on reconnaissait le Dr Augustin Roy, ancien président du Collège des médecins, et le D' Yves Lamontagne, qui a présidé l’Association des médecins psychiatres et aujourd’hui le Collège des médecins.Parizeau et Bouchard À Paris, le premier ministre Lucien Bouchard et l’ancien premier ministre Jacques Parizeau ont .participé à un service spécial en l’Église Saint-Philippe du Roule pour honorer la mémoire de l’ancien ministre Laurin.M.Parizeau l’a décrit comme un homme de courage.«Même que dans son entourage de souverainistes, il y en a qui trouvaient qu’il y allait un peu fort, a-t-il rappelé.Il a quand même persévéré, en dépit d’attaques très dures.C’est pour ça que, pour moi, le Dr Laurin, c'est une leçon de courage, indépendamment du fait que les cours de justice ont enlevé des lambeaux de la loi 101.» M.Bouchard, de son côté, a rappelé son importance dans l’histoire du Québec.«On doit beaucoup au Dr Laurin.Moi, je suis convaincu que, plus tard, les gens qui feront des rétrospectives diront qu’un des moments charnières de l'histoire du Québec, ç’a été lorsqu’on a adopté la loi 101, lorsqu'on a pris les moyens pour promouvoir la langue française.» fiches 312 pages corrigé des fiches 312 pages sssSsssr** 1 «s»; k â&SSS LIDEC inc.(SI4)l4];S9!H En uenie dans toutes les librairies Étapes d’apprentissage du français par ta grammaire nouvelle i™ secondaire un apprentissage à la mode.LE DEVOIR Les étudiants du cégep Ahuntsic joignent leurs voix à celles qui réclament la libération de Pascal Hudon, emprisonné au Mexique depuis janvier.M.Hudon a été arrêté le 1" janvier en possession de huit figurines mayas.Il assure qu’il n’avait aucune intention criminelle et qu’il avait tout simplement trouvé les objets par terre, sur le site archéologique de Pa-lenque, au Chiapas.Hier, devant une centaine d’étudiants réunis au cégep Ahuntsic, le père de Pascal, Richard, qui était allé voir son fils au Mexique peu avant son arrestation, a témoigné que les renseignements sur les consignes à suivre sur le site archéologique étaient totalement inexistantes.Pour sa part, un ex-professeur du cégep, Jean-Marie Pellerin, a exprimé le désir de mettre sur pied une fondation qui viendrait en aide aux Québécois éprouvant des difficultés à l’étranger.Les étudiants comptent se rendre devant le consulat du Mexique, jeudi, pour protester.Le consulat général du Mexique à Montréal a une tout autre version des faits: dans une lettre qu’il a fait parvenir à un quotidien montréalais récemment, il rappelait que les objets étaient huit pièces originales faisant partie du patrimoine national archéologique et correspondant à la culture maya classique.Il souligne qu’un examen d’expertise a été réalisé, démontrant que les pièces avaient été lavées.L’amende imposée à M.Hudon correspond au dédommagement au patrimoine archéologique.Le jeune homme a aussi été condamné à un an de prison et il vient de mettre fin à un jeûne d’une vingtaine de jours, entrepris en guise de protestation.Monsieur François J.Beauregard, CFA, vice-président et conseiller financier chez Merrill Lynch Canada vous invite à la conférence : Le bogue de Van 2000 : une catastrophe ou un pétard mouillé?• Impacts et conséquences sur les marchés • Occasions et précautions Date : le mardi 23 mars 1999 Heure: de 18h00à20h00 Endroit : 1250, boul.René-Lévesque Ouest Ascenseurs 27 à 35 Niveau mezzanine.Salon 2 et 3 Invités : Madame Michelle Gaudreault, Présidente, C&F.Multi-informatique inc.Vice-présidente, Fédération de l’informatique du Québec (en français) Monsieur Alex Baluta, analyste haute technologie, Merrill Lynch Canada Inc.(en anglais) Un léger goûter et des rafraîchissements seront servis.Pour réserver votre siège, veuillez communiquer avec Anne Patterson au (514) 846-2660.Merrill Lynch Merrill Lynch Canada est membre du Fonds canadien de protection des épargnants. I.K I) E V t) I li , I.E M K R (' R E !) i 17 M A R S I fl !) !» A 4 •LES ACTUALITES- Affaire Gilbert Rozon La ministre Goupil n’entend pas céder aux pressions populaires Elle se basera uniquement sur les règles de droit pour décider si elle va en appel ou non Vue aérienne du déraillement du train de la compagnie Amtrak, qui a fait au moins 14 morts, a 7 9 AI.LEN FREDRICKSON REUTERS Bourbonnais, dans l’Illinois.Au moins 14 morts aux États-Unis Un camion provoque un déraillement meurtrier EN BREF Mir est menacée Moscou (AP) — Les trois hommes de Mir, dont le spationaute français Jean-Pierre Haigneré, vont devoir réduire leurs activités en raison des difficultés financières de la Russie, a annoncé hier un responsable de l’agence spatiale russe.Le commandant de Mir, Viktor Afanasyev, et Jean-Pierre Haigneré devront ainsi renoncer à au moins deux sorties dans l’espace.11 s’agit d’un nouveau coup dur pour l’agence spatiale russe qui, faute de crédits, pourrait abandonner définitivement Mir dès le mois d’août.Dans ce cas, l’équipage actuel, qui comprend également le cosmonaute Sergueï Avdeïev, serait le dernier de la vieillissante station lancée il y a 13 ans.Le premier ministre russe Evgueni Primakov avait déclaré le mois dernier que Mir pourrait rester en orbite trois ans de plus, moyennant un apport de 250 millions de dollars par des investisseurs privés.Mais aucun «mécène» n’a fait de proposition pour l’instant.L’Orbiter 3 file Genève (AP) — Le ballon de Bertrand Piccard et Brian Jones n’est plus qu’à quelques heures du Mexique.Les aé-I rostiers ont toujours des difficultés à obtenir des liaisons directes avec le centre de contrôle à Genève mais le vol ; se poursuit normalement L’Orbiter 3 a continué hier sa rapide progression au-dessus du Pacifique.Après six jours «angoissants» sur l’eau, les aérostiers se rapprochent du continent américain.Dans l’après-midi, ils se trouvaient à 1500 km de Guadalajara, au Mexique, selon le centre de contrôle à Genève.Volant à une altitude de 9500 mètres, ils filent à une vitesse de 178 km/h.Le pape ira en Roumanie Cité du Vatican (AP) — Le pape Jean-Paul II se rendra du 7 au 9 mai en Roumanie pour le premier voyage de son pontificat dans un pays orthodoxe, a annoncé hier le Vatican.Il passera trois jours à Bucarest mais n’ira pas en Transylvanie, cette région à forte population hongroise oii vivent la plupart des catholiques roumains.Les catholiques représentent 5 % des 22 millions de Roumains.Cette visite en Roumanie pourrait créer les conditions d’un futur voyage de Jean-Paul II en Russie.Depuis 1978, le pape n’a jamais pu aller dans ce pays en raison des tensions entre catholiques et orthodoxes.ROLLANDE PARENT PRESSE CANADIENNE La ministre de la Justice, Linda Goupil, entend se baser uniquement sur les règles de droit pour décider s’il y a lieu ou non d’en appeler de la décision de la Cour supérieure d’accorder une absolution inconditionnelle à Gilbert Rozon pour une agression sexuelle.«Comme procureur général et ministre de la Justice, la règle de droit doit être notre guide.Je ne peux me substituer aux tribunaux», a déclaré hier en fin de journée la ministre Goupil, à l’occasion d’une entrevue téléphonique accordée à la Presse canadienne.«Un tribunal prend une décision à la suite de la présentation d'une preuve et en appliquant des règles de droit.Le rôle d’un ministre et procureur est de poser des questions précises sur le processus suivi», a-t-elle ajouté.Le comité qui étudie l’opportunité d’aller ou non en appel dans le dossier de Gilbert Rozon n’a pas encore communiqué sa recommandation à la ministre, a précisé cette dernière.«En aucun cas un ministre de la Justice ne pourra être à la merci d’influences extérieures parce que cela discréditerait le système Judiciaire», a renchéri Mme Goupil.Celle-ci réagissait en quelque sorte à une lettre ouverte écrite par le président et le vice-président de l’Associa- AGENCE FRANCE-PRESSE Washington — La diminution des réserves mondiales d’eau va sévèrement toucher un tiers de la population de la planète d’ici 25 ans, s’alarme l’Institut international de la gestion de l’eau dans un rapport publié hier.«La raréfaction de l'eau est maintenant la plus grande menace qui pèse sur la santé humaine, l’environnement et l’alimentation.C’est aussi une menace pour la paix», estime David Seckler, directeur de cet institut.Quelque 17 lion des avocats de la défense de Montréal, respectivement Gilles Parizeau et Louis Belleau.Ils disaient craindre que la ministre de la Justice se laisse emporter par «l’hystérie collective» entourant l’affaire Rozon.«D'importantsgroupes de pression assiègent Mme Goupil afin que soit porté en appel le jugement du juge Béliveau» relativement à l’homme d’affaires Rozon.«L’absolution qu’a reçue M.Rozon n’est qu'un cas d’application du principe suivant lequel la peine doit être adaptée au délit et au délinquant.Imaginer que la Cour d’appel revienne sur cette règle relève de la fiction sinon d’un profond délire juridique», écrivent les avocats.Ils font valoir que l’action du procureur général (en l’occurrence Mme Goupil) chargé de l’application de la loi doit être guidée par le seul principe du respect de la règle de droit.«Les messages ne sont pas de son ressort», soulignent-ils.Ils rappellent que les groupes féministes qui ont fait pression sur Mme Goupil ont précisé, vendredi dernier en conférence de presse, que leur demande «ne porte pas strictement sur des points de droit mais sur le message envoyé» par la décision du juge Béliveau.M" Belleau et Parizeau disent craindre que la ministre de la Condition féminine dicte sa conduite au procureur général, postes occupés tous les deux p;u- Mme Goupil.pays ont été classés victimes «d’une raréfaction absolue d’eau» d’ici 2025.Parmi eux figurent certains pays d’Afrique du Nord mais aussi du Proche et du Moyen-Orient ainsi que l’Afrique du Sud, le sud de l’Inde et le nord de la Chine.Au total, ce sont 1,8 milliard de personnes qui manqueront d’eau en 2025, que ce soit pour l’agriculture, l’industrie ou les ménages.Au total, il faudrait, en 2025, 60 % d’eau supplémentaire rien que pour l’irrigation nécessaire à l’alimentation de la population mondiale.ASSOCIATED PRESS Bourbonnais, Illinois — Un train de la compagnie Amtrak transportant plus de 200 passagers a déraillé dans la nuit de lundi à hier en heurtant un camion transportant des barres d’acier à 80 kilomètres au sud de Chicago.Au moins 14 personnes ont été tuées et quatre autres étaient portées disparues.Mais l’espoir de retrouver des survivants était très mince.«Trouver des survivants dans la carcasse serait très improbable», a déclaré le chef des pompiers de la caserne de Bourdonnais, Mike Harshbarger.Selon le dernier bilan des pompiers, il y a également plus d’une centaine de blessés, dont certains gravement.PRESSE CANADIENNE Trois-Rivières — Un total de dix accusations seront portées contre Sylvain Boies, 27 ans, de Saint-Thomas-de-Joliette, relativement à l’accident qui a fait deux morts et deux blessés graves le week-end dernier à Pointe-du-Lac, à une quinzaine de kilomètres de Trois-Rivières.Sylvain Boies, bien connu des milieux policiers, est arrêté dimanche pour conduite avec facultés affai- Dans un communiqué, la compagnie Amtrak a annoncé que 13 décès avaient été confirmés par la police locale.Le capitaine Ed Saint Louis, de la caserne de Bourbonnais, a ajouté que le bilan risquait de s’alourdir, d’autres victimes devant encore être désincarcérées.196 personnes à l’hôpital Le chauffeur du poids-lourd est pour sa part sorti miraculeusement vivant de l’accident, mais on ignorait dans l’immédiat s’il était totalement indemne.Ix> camion venait de quitter une aciérie des environs quand le choc s’est produit.La tête du train a été éventrée et a pris feu, de même qu’une voiture.En tout, six voitures et deux motrices ont blies.Les policiers lui passent alors les menottes et le font asseoir sur la banquette arrière de la voiture-patrouille.En l’absence des policiers, Boies réussit à ramener ses mains liées devant lui, saute sur le siège avant, vole le véhicule de patrouille et s’enfuit sur l’autoroute.Il fait demi-tour pour ensuite frapper de plein fouet une autre voiture.Bien qu’un mandat d’arrestation ait été émis contre Boies, son état de santé ne lui permet pas de comparaître pour l’instant.Boies est toujours déraillé et se sont retrouvées sur le flanc.Ixs autorités locales et le Bureau national des transports (NTSB) ont ouvert une enquête pour connaître les circonstances de l’accident.Selon les autorités, 196 personnes ont été admises dans deux hôpitaux de la ville voisine de Kankakee ou emmenées dans une école voisine pour être examinées par la Croix-Rouge.Sept d’entre elles se trouvaient dans un état jugé critique.Un autre blessé grave a été transporté d’urgence par voie aérienne vers le Centre médical de Loyola, en banlieue de Chicago.Amtrak a été chargée par le Congrès américain de reprendre le service de transport interrégional de passagers sur les lignes où il était sur le point d’être abandonné.sous surveillance policière au pavillon Saint-Joseph du Centre hospitalier régional de Trois-Rivières.Il souffre de sérieuses blessures à la tête et à une jambe.Parmi les accusations portées contre lui, notons celles de vol d’un véhicule de police, d’évasion d’une garde légale, de négligence criminelle causant la mort, de conduite avec facultés affaiblies causant la mort.la Sûreté du Québec poursuit également son enquête sur le travail des policiers de Trois-Rivières-Ouest le soir où est survenu l’accident.L’eau manquerait d’ici 25 ans Dix accusations contre le chauffard Boies Téléphone: 985-3344 Télécopieur: 985-3340 AVIS PUBLICS Sur Internet: www.offres.ledevoir.com b BROSSARD Appel d’offres La Ville de Brossard sollicite des propositions relatives à l’octroi de droits d’usage sur huit (8) sites dont elle est propriétaire permettant au soumissionnaire retenu d’y implanter des enseignes publicitaires et des panneaux électroniques à messages variables, le long des autoroutes 10 et 30 et de la route 132.Dossier AP 9030 UN CAUTIONNEMENT DE SOUMISSION EST REQUIS.La date limite pour la réception des offres est fixée au ’ MARDI LE 06 AVRIL 1999 À 11H00 Les documents seront disponibles sans frais, au Service des Approvisionnements.Hôtel de Ville.2001 boul.Rome, Brossard, téléphone 450-923-7011, poste 3200.La Ville ne s'engage à accepter ni la plus haute, ni aucune des soumissions reçues.Richard Guevremont Directeur Service de l’Approvisionnement APm D'0fmS 000605 DtsaupnoH : Réuctioh pi ià mionlout n niuaiOH ot cussts n muux au noc « G » Painidmn : Ciiilu Ambxïsic 9155, rue St-Hubert.Montréal (QCI H2M 1Y8 Axcxwcn : Su», Buiuisr, Aacxnicris 339.rue St-Paul Est, Montréal (OC) H2Y 1H3 ladniai en ulcANiiiE ii tueraient : Pasui, Mian S Auicift, lac.210, boul.Crémazie Ouest.Montréal (QCI H2P 1C6 Intima ib iraacnai : Maac Dias il uucXi 7811.Louis-H.Lafontaine, bureau 215 Anjou IQC) H1K4E4 Le Collège Ahuntsic.propriétaire, situé è Montréal, eu 9155, rue Sl-Hubert.demande des soumissions pour la réfection de la bibliothèque et réfection de classes et bureaux eu bloc ¦ G • Seuls seront autorisés è soumissionner pour l'exécution des travaux, les entrepreneurs de construction au sens de la Loi sur la qualification des entrepreneurs de construction (L.R.Q.c B-1.1 ) ayant un établissement au Québec ou.lorsqu'un accord intergouvememental est applicable, au Québec ou dans une province ou un territoire visé par cet accord Les plans, devis, documents contractuels et autres renseignements pourront être obtenus au Service de l'approvisionnement du Collège Ahuntsic.local A-3330, au numéro de téléphone (514) 389-5921, poste 2790.è compter du 17 mari 1989, contre un montant de cinquante dollars (50 $) non remboursable Les soumissions devront être accompagnées d'un chèque visé égal ô 10 % du montant de la soumission ô l'ordre du propriétaire, le Collège Ahuntsic.ou d'un cautionnement de soumission établi au même montant et 'valide pour une période de 45 jours de la date d'ouverture des soumissions.Cette garantie de soumission devra être échangée ô la signature du contrat pour une garantie d'exécution et une garantie des obligations pour gages, matériaux et services Chacune de ces garanties devra correspondre ê 50 % du prix du contrat.Les soumissions dans des enveloppes cachetées et adressées au soussigné seront reçues eu bureau du Directeur des Services administratifs du Collège Ahuntsic.local A-1490.jusque 14 kaaraa heure locale, le B du maia d'avril 1999 pour être ouvertes publiquement au local A-1360.le même |our et è la même heure.Baiiiilti da cbaatiar est prévue pour le 29 mira 1999 ô 13 h 30 rendez-vous au 9155, rue St-Hubert Les entrepreneurs soumissionnaires sont responsables du choix des sous-traitants, tant pour leur solvabilité que pour le contenu de leurs soumissions.Le propriétaire ne s’engage è accepter aucune des soumissions reçues.COLLÈGE AHUNTSIC Marina Oumant Oirtclmr Service timieiilnlih Avis est donné selon l'Article 795 du Code Civil du Québec que: M.William J.Bailey est décédé le 9 février 1999 demeurant au 7330 boul.Lacordaire, # 3, St-Léonard, Québec HIS2A4.L’inventaire des biens est détenu au bureau du Scotia Trust, 1800 McGill Collège, Montréal, Québec, H3A 3K9 pour fin de consulation.Montréal, le 15 mars 1999 AVIS SUCCESSION GAÉTAN CHARLEBOIS L’inventaire de la succession de feu Gaétan Charlebois, en son vivant domicilié au 499, rue Foster à Laval, décédé à Laval, le 24 septembre 1998, peut être consulté au bureau du notaire Pierre Filion situé au 507, Place d’Armes, 13ième étage, Montréal, Québec, H2Y 2W8.Pierre Filion, notaire Jean Fortin & Associés Inc, Syndic de faillite • Agent gestionnaire AVIS AUX CRÉANCIERS DE LA PREMIÈRE ASSEMBLÉE Dans l’affaire de la faillite de : A.CARON INC., société légalement constituée ayant son siège social et sa place d’affaires au 1433, rue Bergar à Chomedey Laval (QC) H7L 9Z7.AVIS est par les présentes donné qu’en vertu des dispositions de l’aricle 50.4 (8) que A.CARON INC.est réputé avoir fait cession de ses biens le 11 mars 1999 suite au non-dépôt d une proposition dans les 30 jours suivants la date du dépôt de l’avis détention ou dans le délai supérieur accordé par le Tribunal.L’assemblée des créanciers sera tenue le 6 avril 1999, à 14 h 00, au bureau du Séquestre Officiel sis au 5, Place Vllle-Ma rie, 8* étage à Montréal (QC).Montréal, ce 16 mars 1999 Jean Fortin & Associés Inc.7744, rue Sherbrooke Est Bureau 101 Montréal (Québec) H1L 1 Al Tél.: (514) 356-3260 l.n.il • Drummondvm
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