Le devoir, 16 mars 1999, Cahier B
Culture Page B 9 Economie Page B 3 Les sports Page B 8 Télévision Page B 9 ?LE* A n i ri a v EDUCATION \J ItlU \J l\ I.K I) E V ü I 11 .L E M A It I) I I (i M A It S I !) !» !) t L’école ;¦ unisexe i > Et si la mixité , ' était inadéquate?-o Richard Cloutier, qui était directeur de l’École de psychologie de l’université Laval jusqu’à l’an dernier, sé demande si l’école mixte ne nuit pas aux garçons.Et si l’environnement social dont les garçons ont be-soih s’épanouit dans la mixité.Car les chiffres parlent: une importante minorité de garçons ne sont pas motivés à réussir et, donc, ne réussissent pas très bien.Pas aussi bien que les filles.Pour remporter le combat contre la démotivation des garçons, M.Cloutier croît qu’il ne faut éviter aucune ques-tiôù, aucune avenue.Et c’est dans ce contexte qu’il s’interroge sur l’omniprésence d’un seul modèle, l’école mode, même si elle apparaît pour plusieurs aller à contre-courant de l'évolution des 30 dernières années au Québec.«Le défi, ajoute-t-il, est de poser la question sans retomber datts le primitivisme d'antan.» «L'école d'aujourd’hui, dit-il, convient davantage aux filles, plus intériorisées, plus aptes à supporter les délais, plus portées; vers le souci du détail, plus dociles.À cette patinoire que constitue l’école, les filles affichent les qualités exigées bien davantage que les garçons.» Le psychologue, attaché à l’Institut scientifique sur les jeunes en difficultés de l’Université Laval, étudie les difficultés scolaires des garçons depuis plusieurs années.11 n’est pas le seul.Depuis le début des années 90, plu-sifeurs experts se demandent vers qtiélle société débouchera cette disparité grandissante entre la performance (les filles et celle des garçons.Disparité visible dès le jeune âge.La lectrice En effet, s’ils sont plus nombreux à décrocher au secondaire, c’est parce quç, dès la première année, de nom- Sreux garçons en arrachent.Les ca-àcités langagières et le décodage de la lecture sont deux tests-clés.Les Allés, constate M.Cloutier, sont plus nombreuses à bien décoller en lecture,'et rapidement, on remarque qti’elles lisent davantage.‘«S’il fallait que les filles cessent de lire, les libraires auraient un sérieux problème sur les bras», résume-t-il.Allant dans le même sens, un rapport du Conseil des ministres de l’Éducation du Canada rapportait récem-mèht que 67 % des filles avaient atteint ùn niveau de lecture satisfaisant à l’âge de.)3 ans, contre 37 % des garçons.M.Cloutier se demande aussi si les garçons, plus turbulents, n’auraient lias besoin d’une supervision plus éfrôite, d’une discipline plus musclée.’ '«Les garçons sont-ils bien servis par la Manière dont on encadre les enfants aflourd’hui?» demande-t-il.«fies besoins des garçons ne trouvent i pits'de réponse.Il faut se poser des ques: fions sur la mixité qui est la règle.À tçuj le moins se demander s’il ne faudrait pas réserver certaines activités qui enfants de même sexe.Ou, pourquoi pas, prévoir une représentation égalé des sexes dans certains comités parascolaires où l’on ne trouve présentement que des filles.» Une sorte de discrimination positive en faveur des garçons.Car présentement, ces derniers ne tardent pas à abandonner la plupart des activités parascolaires.' Au Québec, bien que quelques éçples réservées aux filles aient ouvert relativement récemment, les éèoles séparées — essentiellement privées — sont plutôt en voie de dis-liârition.De plus, parce qu’elles sont privées, elles ne permettent pas une comparaison judicieuse.Mais dans d’autres pays, les écoles Séparées connaissent un certain renouveau.En Californie, par exemple, plusieurs écoles publiques réservées soit aux garçons, soit aux filles, ont ouvert leurs portes au cours des dernières années, dans l’espoir de favoriser la réussite scolaire.Une réflexion semblable a lieu en Suisse, en Grande-Bretagne et en Australie.Et les garçons ne sont pas les seuls qui y trouvent leur compte.Les filles, semble-t-il, craignent moins, entre elles, de se lancer dans les sciences pures.Paule des Rivières Les gars font la cour, les filles leur réussite L’influence de la récréation sur le succès scolaire Il est midi et des poussières.Après avoir engouffré leur sandwich et grignoté leur brocoli, les enfants se dirigent avec ardeur et impatience dans la cour, pour la grande récré.Cris et défoulement sont à l’ordre du jour.Pour les garçons, c’est le grand moment de la journée.Car la cour leur appartient, croient-ils, eux, les doués en sport, eux les «kings» du béton.Avant longtemps, un noyau de petits durs envoient promener les filles en les abreuvant de qualificatifs au mieux agressifs, au pire violents.Non seulement ils disent aux filles qu’ils sont les meilleurs mais ils les traitent de tous les noms.WW» JACQUES NADEAU LE DEVOIR WMi PAULE DES RIVIÈRES LE DEVOIR es réactions des filles varient de l’indifférence à des rétorques verbales aussi “songées" que celles dont elles sont l’objet», relate Claudette Gagnon qui a fait enquête et complété une thèse de doctorat sur la réussite scolaire selon le sexe.Un exemple?«Quand il m’a dit que j’étais une MIS (Manque d’intelligence sexuelle), je l’ai traité de BSCHLM (Bien-être social des cons hautement lent mental)», a témoigné une fille de cinquième année issue d’un milieu socioéconomique défavorisé et ayant de très bonnes notes en classe.Mme Gagnon, qui est attachée à l’Université Laval et enseigne dims une école secondaire, a interviewé des dizaines d’enfants de cinquième année, ainsi que leurs parents.Sa grande surprise: l’influence de la récréation sur la réussite scolaire.Et comment?Les filles qui résistent aux attaques des garçons dans la cour d’école prennent leur revanche ailleurs, en l’occurrence dans la classe, en obtenant de bonnes notes.«Les filles transposent leur résistance sur le plan scolaire.Elles donnent la réplique aux garçons dans la classe, y compris dans les cours d’éducation physique, qui font partie de leur territoire», note Claudette Gagnon.La réussite scolaire est alors considérée comme un comportement féminin, dont les jeunes garçons veulent se distancier.On l’a vu bien des fois, le garçon qui excelle en classe, s’il veut éviter les railleries de ses camarades, doit aussi être très bon dans un domaine considéré plus masculin, comme les sports.Il échappera peut-être à l’exclusion s’il est également le compteur étoile de la ligue de hockey de sa municipalité! (Cet énoncé s’applique un peu moins dans les milieux aisés.) Le travail de Claudette Gagnon n’est pas sans rappeler une autre étude publiée en 1996, provenant également de l’Université Lival.Pierrette Bouchard et Claude St-Amant y concluaient que les garçons adhèrent beaucoup plus aux stéréotypes que les filles, stéréotypes qui les éloignent de la réussite scolaire.«Les gars, surtout dans les milieux modestes, ont des modèles d’hommes qui se débrouillent de toute façon et qui n’ont pas besoin d’un diplôme d’études secondaires.Faire le petit macho demeure une option satisfaisante.I^es garçons recherchent leur identité dans des comportements qu’on peut considérer dépassés mais qui n’en sont pas moins réels.Et ils paient cher», dit Pierrette Bouchard.Vue sous cet angle, la solution aux difficultés des garçons réside dans leurs capacités à changer leur attitude, bref à évoluer.«Plusieurs se demandent si on doit adapter l’école aux garçons.À mon avis, dit Claudette Gagnon, on n’arriverait à rien car ils ne sont pas victimes du système scolaire mais plutôt de leur propre culture de sexe.C’est sur cette dernière qu’il faut axer.» Ou, comme dit Claude St-Amant: «Ce n’est pas parce que les hommes ont plus d’accidents sur la route qu’il faut changer les routes.» Mais par où commencer ?Claudette Gagnon estime qu’il faudrait multiplier le nombre d’enseignants ou de surveillants aux récréations, pour mettre fin le plus possible aux stéréotypes véhiculés impunément à l’extérieur de la classe et qui ont une incidence négative sur les résultats des garçons.Absence de héros Mme Gagnon souhaite également, et là-dessus règne une rare unanimité, que les modèles masculins soient plus présents dans les études, en commençant à la maison avec le père.Il est en effet superflu d’insister sur l’importance du milieu familial sur la réussite scolaire.Dans ce contexte, la relative absence du père dans ce domaine envoie un message clair car celui auquel il s’identifie ne semble pas insister beaucoup sur les devoirs.En effet, qui s’en occupe, des devoirs?Qui va aux réunions de parents?Qui va chercher le bulletin?Qui répète que l’éducation, c’est important?Maman.«Les mères jouent un rôle primordial dans la scolarisation et la motivation scolaires des filles, surtout dans les milieux défavorisés où la mère veut que sa fille se tire d’affaire mieux qu’elle et voit l’éducation comme une porte vers une vie meilleure», souligne Claudette Gagnon, qui publiera bientôt un livre sur la question de la réussite scolaire aux éditions du Remue-Ménage.Cela ne veut pas dire que la mère délaisse l’éducation de son fils.Mais outre que la relation de confiance qu’elle établit avec sa fille se transforme souvent en relation de contrôle lorsque vient le temps des devoirs avec son fils, il reste que ce dernier s’identifiera à son père au bout du compte.Le père n’est pas nécessairement absent.Mais il se réserve peut-être fiston pour des activités plus ludiques.Un peu de Nintendo, ou bien une partie de foot, etc.Il se peut même que pendant que les gars rigolent ensemble, la mère transmette plus ou moins consciemment à sa fille le sens des responsabilité en lui demandant de lui donner un coup de main pour le ménage.Plusieurs constatent que les parents donnent souvent plus de corde aux garçons qu’aux filles, qu’ils leur en laissent passer davantage et que cela se retourne contre eux plus tard.«Apprendre, c’est exigeant.Ça demande de la persévérance et les filles sont mieux préparées à cela», estime pour sa part Jean Carrier, qui est directeur de la polyvalente Le Tremplin à Mégantic.M.Carrier s’interroge aussi sur la quasi-absence d’hommes de la maternelle au secondaire.Il fut lui-même directeur d’une école primaire où, sur 28 enseignants, neuf étaient des hommes.Si une certaine école persiste à dire que les garçons continuent d’avoir l’attention des enseignants parce qu’ils sont plus bruyants, d’autres prétendent au contraire que les enseignantes auront tendance à encourager les comportements des filles avec lesquelles elles sont plus familières.,À ce sujet, une étude effectuée pour le ministère de l’Éducation sur le redoublement, en 1994, a constaté que dans les milieux scolaires où les stratégies d’enseignement tiennent compte davantage des différences individuelles, le taux de redoublement, plus élevé chez les garçons, redevient semblable.«L’implantation de mesures concrètes favorisant le respect des différences individuelles permettrait des décisions plus éclairées», selon un résumé du ministère de l'Education.Cette même étude rapporte qu’«;7 semble que les attentes du personnel enseignant correspondraient davantage au comportement des filles.En ce sens, les garçons sont plus souvent en retenue et ils redoublent davantage.» Les filles qui résistent aux \ attaques des, garçons dans la cour d’école prennent leur revanche D dans Ü >1 la classe, ¦ en : obtenant ; de bonnes a-notes.de la CEQ ?o ur ^’informer, échanger, ^ pour détattre dej grand; enjeu-*, qui influencent notre jociété, ^ four soulever dej problème* ou chercher conjeil, ^ pour faire circuler |’e-*.pert»je du milieu, une adrejje : f://ceq.qc.ca/forw^î/ \ * A vov* la parole \ Sujets en cours : • Les clauses discriminatoires • Les centres d’enseignantes et d’enseignants (formation par les pairs) Eiceq Gouvernement du Québec Ministère de la Culture et des Communications A1C '*Xl: _ ZüiÀ JJ Hm* / _'J JiiJJJJJJ.: ' B 2 L K I) K V u I II .L K M A II I) I I li M A H S I !l !» !> VITRINE DE L’ÉDUCATION L’histoire et rautoévaluation Louise Julien Avec la mise en œuvre prochaine des nouveaux programmes scolaires, la réflexion autour de plusieurs thématiques sera nécessaire.Dans cette vitrine, nous présentons des ouvrages ou des articles sur l’enseignement de l’histoire et de l’éducation à la citoyenneté, sur un adjuvant à l’autoévaluation de l’élève et sur l’apprentissage de la responsabilité.Nous suggérons aussi une référence supplémentaire au thème fille-garçon.À PROPOS DE L’HISTOIRE NATIONALE sous la direction de Robert Comeau et Bernard Dionne, Sillery, Les Editions du Septentrion, 1998,160 p.Comment enseignera-t-on l’histoire — qui heureusement aura une place prépondérante à l’école dès le primaire?Réunis dans un colloque de l’AC-FAS en mai dernier, treize historiens francophones et anglophones nous livrent leur point de vue en tentant de définir ce qu’est l’histoire nationale, et ce qu’elle est dans un contexte de mondialisation.Ils se demandent aussi s’il faut procéder (et comment?) à une réécriture de l’histoire nationale.Combien d’histoires nationales?Le passé nous instruit: «Pour Garneau, l’histoire nationale c’était l’histoire du Canada, pour Groulx, l'histoire du Canada français et pour les Linteau, Durocher, Robert et autres, c’est l’histoire du Québec.» Mais le problème reste encore celui de l’ignoran-, ce de l’histoire.Quant à l’éducation à la citoyenneté — reliée à l’enseignement de l’histoire —, la réflexion apportée, dans le cadre de ce colloque, mérite notre attention.A pnpas Je L’HISTOIRE NATIONALE - .FILLE, GARÇON: QUELLE DIFFÉRENCE?.La revue Prisme, été 1998, vol.8 n’2, 313 p.Les lecteurs qui voudraient pour-.suivre la réflexion de Paule Des Rivières sur le thème fille-garçon trouveront dans la revue Prisme, de l’Hôpital Sainte-Justine, un contenu pertinent.Ira différence importe aux parents dès la conception de l’enfant (leurs réactions lors de l’échographie et de l’amniocentèse sont élo-gieuses) et «devenir un garçon, devenir une fille» demeurent une «construction complexe»; les simili-' tudes et les différences sont évoquées, et le lecteur est informé des recherches en cours.L’ouvrage traite aussi d’ambiguïté sexuelle et d’homosexualité.La réflexion sur l’inégalité des sexes est présente et aussi sur la dénatalité — la période de fertilité de la femme coïncidant avec celle de sa maturité professionnelle.LE PORTFOLIO AU SERVICE DE L’APPRENTISSAGE ET DE L’ÉVALUATION Roger Farr et Bruce Tone, adaptation française de Pierrette Jalbert, Chenelière/McGraw-Hill, Montréal, 1998,193 p.L’idée du «portfolio» appliquée à l’éducation n’est pas nouvelle, mais elle sera bientôt valorisée dans les écoles.Il y a trois formes de portfolio: une de présentation, une de soutien à l’apprentissage et celle de bilan des apprentissages.Ira première s’apparente au dossier de l’artiste qui présente ses œuvres les plus significatives: l’élève y rassemble, avec fierté, ses meilleures productions.Dans la seconde, l’enfant illustre les progrès qu’il a faits (pédagogie du projet) et se donne le temps nécessaire pour réaliser un meilleur travail: enseignants et parents portent alors un jugement ue ce ne sont pas seulement les notes d’examens qui sont comptabilisées.Le troisième type est celui du bilan et sert aux examinateurs externes.Ici la place de l’autoévaluation est moindre.L’ouvrage traduit de l’américain est toutefois bien adapté au Québec.Il développe davantage le portfolio de la lecture et de l’écriture, mais le modèle peut s’élargir aux autres matières.Il s’avère un document utile pour les membres des Conseils d’établissement, les enseignants et les parents qui désirent approfondir le concept.De toute évidence, le portfolio amène le parent à participer activement à l’évolution de son enfant.COMMENT APPRENDRE À ÊTRE RESPONSABLE Le Monde de l’Éducation, de la culture et de la formation, n" 267, février 1999 Ce périodique français de qualité propose dans son numéro de février — peut-être est-il encore en kiosque — un dossier sur la responsabilité des intervenants en éducation.Les parents ont-ils démissionné ou ont-ils été «démissionnés»?C’est une question largement abordée, ainsi que la part de la culpabilité des parents dans la non-intervention — ces mêmes parents souvent victimes de «l’idéologie du droit des enfants».Il ne faut cependant pas penser que-tous les parents sont fragilisés — les statistiques montrent plus d’optimisme — puisque 97 % des adolescents déclarent discuter avec leurs parents.Il y a des solutions à envisager et à expérimenter puisque «la construction des repères est essentielle pour tout individu» et qu’il doit y avoir des appuis dans cette fonction de construction.Un autre point de vue soulevé est celui de l’exigence des parents eu égard au suivi scolaire: demandent-ils trop ou trop peu?L’un et l’autre posent problème bien que plusieurs attitudes parentales relèvent de la bonne volonté.Iras valeurs de l’école et celles de la famille ne sont pas toujours concordantes.Quant à la responsabilité de l’école, le questionnement touche quatre points.L’article sur «Les risques du métier» interpelle et peut décourager tout enseignant à planifier une sortie éducative.L’évaluation demeure une des grandes responsabilités de l’enseignant, mais n’y a-t-il pas quelques fois dérive?Il faudrait revenir aux principes de Bachelard et reconnaître que l’enfant a droit à l’erreur.Enfin l’école devra enseigner la responsabilité, mais les fiches et les manuels ne suffisent pas: l’exemple doit être présent dans la classe et dans la famille.Un dossier qui doit être poursuivi.Louise Julien est professeure titulaire au département des sciences de l'éducation de l’Université du Québec à Montréal * IrTHunJf Jia:m cai'Ion N*»n.I*» oc bat tient pu let btu moins sévère Le Portfolio1 (514) 257-8711 1-888-234-8533 www.devp.org HKaÉÜH DËRELOPPEAlENr W Ef R4IX IfÉDÉRATION DES COMITÉS DE PARENTS DE L’ÎlE DE MONTRÉAL ÉCOLE OUVERTE SUR LA COMMUNAUTÉ 9-10 avril 1999 FCPIM 25 ans au service des parents Information: 384-1830 École Marguerite-de-Lajemmerais • 5555, rue Sherbrooke Est* Montréal ARCHIVES LE DEVOIR De plus en plus d’enseignants optent pour les méthodes qui ont fait leur preuves, comme la dictée.Les dictées de ma fille Depuis environ 1979, renseignement de la grammaire systématique, «hors contexte», a été mis au rancart au profit de celui de la grammaire dite «en contexte», qui se fait seulement à partir de textes d’élèves POINT DE VUE * J -HORIZONS- CHRISTIANE DUPONT / Elève de 4' secondaire en 1973 à la polyvalente, j’avais comme enseignante de français mademoiselle Bellemarre, une inconditionnelle des dictées, soucieuse de la réussite de ses élèves.après les avoir houspillés avec ce qu’il faut d’ardeur, un brin de sadisme et beaucoup d’humour! Si quelqu’un m’avait dit, à l’époque, que je me souviendrais d’elle avec bonheur au début de la quarantaine, je ne l’aurais pas cru, bien sûr.Mais comment faire autrement, maintenant, quand deux de mes quatre enfants — les deux plus vieux, s’entend — sont aux prises avec des problèmes d’orthographe, alors que je les considère ni plus ni moins intelligents que je l’étais à leur âge?Ma fille de 17 ans, raccrocheuse fréquentant notamment des cours de 4' secondaire cette année, me réclame une fois par semaine des dictées depuis Noël.Vingt points perdus dans un examen de français ont eu raison de son orgueil.Son texte rédigé — selon l’enseignante — d’une belle plume, avec de bonnes idées, une bonne argumentation, contenait des fautes.des fautes! «Si tu me fais faire des dictées, je vais m’améliorer, sinon je perds toujours des points pour rien et ça va continuer.et là je suis écœurée!, lance-t-elle.Qu’est-ce qu’ils nous ont appris à l’école primaire?!», se scandalise celle qui, voilà quelque temps, refusait tout bonnement.d’apprendre à l’école.Quant à mon fils de 18 ans, cége- pien, il n’arrive toujours pas à mettre en pratique les règles de l’accord des participes passés.Paresse oblige, il préfère sa mère au dictionnaire.Contrairement à sa sœur, il ne tient pas, lui, au pensum des dictées.«J’ai pas besoin de les apprendre par cœur, les règles.Je le sais en écrivant!» Traduction: j’écris-au-son-et-tant-pis-pour-les-fautes! Mais les examens et autres travaux de fin de session rappellent à son bon souvenir que, bien qu’il maîtrise comme pas un la négociation, il ne peut en dire autant de son orthographe.Les points s’envolent sous la plume du correcteur.Les participes passés et autres subtilités de la langue française ont, pour lui, tous les secrets, malgré son amour de la lecture: quel paradoxe.Points communs du garçon et de la jeune fille: outre le fait d’être frère et sœur et de faire souvent enrager leurs parents, ce sont deux enfants du français oral, et — ai-je appris récemment — deux enfants de la grammaire «en contexte».Le français oral, vous en avez déjà entendu parler, non?On a su que l’accent a été mis sur l’apprentissage de la communication orale en français au cours des dernières années au Québec, et peut-être même ailleurs.Mais la grammaire «en contexte», vous connaissez?J’ai appris ce que ça signifiait en discutant, récemment, de l’état de «l’orthographe familiale» avec un résidant de mon quartier, grammairien et retraité de son état: Roland Jacob.M.Jacob a de l’expérience à revendre dans le domaine de la langue française.Il a d’ailleurs publié une grammaire, de concert avec un collègue — Jacques Laurin — il n’y a pas si longtemps.Une grammaire intéressante et tout le contraire d’hermétique.C’est peu dire, pour une grammaire.Roland Jacob a déjà été enseignant et conseiller pédagogique en français, niveau secondaire, de 1966 à 1971, à la défunte CFCM.Il connaît bien les jeunes.Il est père et grand-père plusieurs fois.C’est également quelqu’un qui a l’air de ne pas se compliquer la vie.C’est important quand on essaie d’expliquer des règles de grammaire, de ne pas se compliquer la vie.Depuis environ 1979, m’expliquait Roland Jacob, l’enseignement de la grammaire «hors contexte», c’est-à-dire l’enseignement de la grammaire pour la grammaire, l’enseignement de la grammaire systématique comme ce que nos parents ont connu, a été mis au rancart.On a plutôt privilégié l’enseignement de la grammaire dite «en contexte», c’est-à-dire un enseignement de la grammaire qui se fait seulement à partir de textes d’élèves.En classe, par exemple, on demande aux jeunes de rédiger un texte (une situation d’écriture) et, quand on constate qu’il y a des erreurs, c’est là l’occasion de faire de la grammaire.Voilà pour les consignes et les programmes.Cependant, certains professeurs ont continué, malgré tout, à faire de l’enseignement systématique de la grammaire.M.Jacob cite deux exemples intéressants qui m’ont mieux fait comprendre pourquoi il était illusoire de penser qu’on pouvait apprendre la grammaire seulement «en contexte».«Le pianiste Louis Lortie a appris à faire ses gammes avant de nous jouer un concerto de Beethoven et Guy Im-fleur s’est exercé à lancer bien avant un match de la Ligue nationale, non?» Bien sûr que Lortie a dû en faire, des gammes, avant de donner un récital et Irafleur a dû en effectuer, des lancers, avant de devenir un hockeyeur vedette.Pourquoi la grammaire serait-elle la seule matière où l’on n’a pas le droit de développer des automatismes?L’acquisition d’automatismes, quand on manipule la langue française, est perçue comme un enseigne- ment traditionnel au sens négatifidu terme.J’aime bien les comparaisons1 de M.Jacob.Et son expérience des derniers mois confirme encore plus ses dires.Appelé en renfort auprès’de jeunes travailleurs, par les entreprises qui les emploient, pour duryi f ner des cours de grammaire française, il apprend systématiquement aux jeunes adultes à travailler beaucoup la manipulation de phrases, à comprendre la nature des mots qu’ils utilisent, à faire ce que l’on appelait, je crois, de l’analyse grammaticale.Et les résultats ne se font pas attendre.De même que les commentaires.«Pourquoi est-ce qu’on ne nous a pas appris ça avant?», lui dit-on fréquemment.On aura beau me dire et essayer de me convaincre que l’apprentissa-ge «en contexte» constitue désormais ce qu’il convient d’appeler le nec plus ultra de l’enseignement du français, je ne suis pas dupe.C’est peut-être une belle théorie.Mais entre la théorie et la pratique, comme chacun sait, il y a souvent un bien grand pas.Dans le cas qui nous préoccupe, le pas est constitué de nombreuses fautes d’orthographe.A l’heure actuelle, il semble toutefois y avoir un certain retour des choses, bien que la situation ne soit pas claire.Malgré les programmes qui prônent toujours l’enseignement du français «en contexte», et les nouveaux programmes toujours attendus dont on ne sait trop ce qu’ils prôneront au juste, de plus en plus d’enseignants optent pour les méthodes qui ont fait leur preuves: la dictée, entre autres choses.Je le constate pour mes deux plus jeunes filles, âgées de 8 et 11 ans.Je constate aussi qu’elles font moins de fautes d’orthographe que les deux plus âgés de la famille.Loin de moi, humble mortelle, l’idée de vouloir révolutionner Renseignement du français au Québec, encore moins de ne glorifier que les temps passés.Mais j’aimerais bien ; que tous mes enfants sachent écrire pour se faire comprendre, aux études comme au travail, et, jusqu’à j preuve du contraire, il y en a au moins deux qui n’y sont pas encore arrivés.Et ils sont loin d’être les seuls.A qui la faute?duraigamlinh.net CUUTDim QAGNON Pour réussir dès le primaire Filles et garçons face à l'école Claudette Gagnon donne In parole fi c les jeunes de rv année.Ces filles ei ces garçons parlent de ce qui les louche le plus.La justesse de leurs propos de même que les observations de1 leurs parents apportent un éclairage nouveau sur les conditions qui favorisent la réussite scolaire.176 p.19.95 S 1 4 I.K I) K V 0 I U .I.K M A IM) I I (i M A II S I !l !) I) B 3 -* LE DEVOIR ?- ECONOMIE Rumeurs d’acquisition La Bourse de Montréal abandonne le marché des actions Les titres de Spar montent en flèche REUTERS Toronto — Les titres de Spar Aerospace ont atteint un sommet inégalé en 12 mois hier après qu’un de ses principaux actionnaires eut indiqué qu’il considérait accroître la part de 15 % qu’il détenait dans la société torontoise.Les titres de Spar ont pris 13 %, ou 1,20 $, pour atteindre 10,50 $ à la Bourse de Toronto.Les actions ont atteint 11 $ durant la journée, surpassant la précédente marque de 10,90 $.K C.Rowe, président et chef de la direction de I.M.P — une société privée de Halifax — a indiqué dans un communiqué de presse qu’il avait écrit aux dirigeants de Spar pour leur demander plus d’information «pour évaluer si [nous] allons faire une offre d'achat sur des actions supplémentaires».Spar n’a pas réagi officiellement à ce communiqué.John Drolet, analyste chez Yorkton Securities, a souligné qu’il était difficile de savoir si I.M.P.désirait acheter toute la société torontoise, qui se spécialise dans l’entretien aérospatial et la robotique.I.M.P et Crescendo Partners LP, de New York, cherchent tous deux à accroître leurs parts dans Spar depuis quelques semaines.Crescendo contrôle environ 18 % des titres de Spar.Une contre-offensive de Crescendo apparaît peu plausible aux yeux de M.Drolet.«Ce n’est pas leur genre.Ils ont acheté [des titres de Spar] parce qu’ils croyaient en leur valeur.» Spar, qui a près de 15 millions d’actions en circulation, a une capitalisation boursière d’environ 150 millions, selon les estimations de M.Drolet.Mais si une prise de contrôle se trame, l’analyste ajouterait une prime |X)uvant atteindre jusqu’à 50 % du prix de l’action.Il croit que l’action de Spar peut valoir jusqu’à 15 $.Les titres de Spar sont sous pression depuis la mi-1997 en raison d’une poursuite de 135 millions US intentée par les assureurs d’un satellite de communication défectueux qui contenait des pièces fabriquées par Spar.Cette action en justice n’est toujours pas réglée.«Une fois la poursuite écartée, Spar va bondir», a estimé M.Drolet.Résultat semestriel La part du Fonds de solidarité augmente d’environ 2 % GÉRARD BÉRUBÉ LE DEVOIR La valeur de la part du Fonds de solidarité des travailleurs FTQ a augmenté d’environ 2 % au premier semestre terminé le 31 décembre 1998.C’est maigre, mais le président de l’institution invite à insérer la lecture de ce rendement dans le contexte d’extrême volatilité qui a sévi.«La valeur de l'action se situe maintenant à 22,14 $, comparativement à 21,72 $ au 30 juin dernier.Ces résultats sont d’autant plus éloquents si l’on considère la tourmente ’générale qui a déferlé sur les marchés financiers au cours de ce semestre», a souligné Raymond Bachand, p.-d.g.du Fonds.M.Bachand rappelle qu’on ne peut 1 dissocier le rendement de l’économie fiscale inhérente à l’achat de parts de ' ce fonds de travailleur.Les gouvernements, fédéral et québécois, offrent, chacun, un crédit d’impôt de 15 %, soit un total de 30 %.Et ces parts constipent un placement admissible à un REER.Au total, si elle est injectée dans un REER, l’économie fiscale 'peut atteindre 82,6 % la première année, au taux marginal d’impôt maximal.Cela étant, le rendement non annualisé du Fonds, pour le semestre terminé le 31 décembre 1998, oscille “autour de 2 %.Il se chiffre à 6 % pour l’année de calendrier 1998.A titre d’illustration, et quoique la comparai-;, 'son soit boiteuse, l’indice TSE 300 de la Bourse de Toronto s’est replié de 3,2 % entre le 1er janvier et le 31 décembre 1998.«Pour les trois dernières années, le rendement annuel moyen du Fonds s’élève à 7,1 %, et à 8,1 % pour les cinq dernières», a ajouté l’institution, dans son communiqué.Rendement annuel moyen En fait, si l’on tient compte de la période couverte par les exercices financiers du Fonds de solidarité, le rendement annuel moyen s’est chiffré à 8,1 % au cours de l’exercice clos le 30 juin dernier.Ce rendement annuel moyen atteignait 8,7 % au cours des trois exercices précédents, et 8 % depuis cinq ans.Depuis la création du Fopds, il y a 15 ans, il s’établit à 6,9 %.A la fin du premier semestre de l’exercice 1998-1999, la valeur de l’actif net était de 2,74 milliards, comparativement à 2,63 milliards en juin dernier.«Le niveau des investissements à impact économique québécois a frôlé 1,9 milliard par rapport à 1,73 milliard à cette même date.» Le Fonds de solidarité a également dressé un bilan sommaire de la campagne REER de 1998, terminée en mars dernier.Ainsi de janvier à mars, il s’est ajouté quelque 24 000 participants, le nombre d’actionnaires atteignant les 380 000.Quant à l’actif, il dépassait les trois milliards, soit un accroissement d’environ 260 millions au cours des deux premiers mois de 1999, une augmentation nourrie par une hausse des plafonds de cotisations, de 3500 $ à 5000 $.Au cours de la période correspondante de 1998, la récolte avait dépassé les 300 millions.Toutefois la campagne REER de 1997-1998 avait été prolongée d’un mois en raison de la crise du verglas.C’est sans compter les cotisations régulières à fréquence périodique, qui représentent aujourd’hui 175 millions de l’apport annuel.La Cour déboute les pétrolières La Régie de l’énergie pourra rembourser les groupes de consommateurs FRANÇOIS NORMAND LE DEVOIR t\ • La Régie de l’énergie du Québec pourra finalement rembourser les «frais préalables» des associations de consommateurs qui participent aux ,, audiences publiques sur le coût d'exploitation que doit assumer un détaillant de produits pétroliers., La Cour supérieure du Québec a .rejeté hier la requête des compagnies Pétrolière Impériale, Pétro-Canada et Ultramar qui demandaient au tribunal ' de déclarer que la Régie de l'énergie n’avait pas le pouvoir au terme de la loi d’octroyer le paiement de «frais préalables» dans le cadre d’audiences publiques ni de payer des frais dans le même cadre portant sur le domaine énergétique de produits pétroliers.Concrètement, les trois pétrolières demandaient: — l’annulation de l’article 30 du Règlement sur la procédure de la Régie; — la cassation de deux décisions de la Régie, la D-98-24, octroyant des frais préalables en faveur de Fédération nationale des associations de consommateurs du Québec (FNACQ) et Option Consommateurs, et la D-98 -55, rejetant les requêtes desdits distributeurs en révision de la décision D-98-24; — une déclaration que le chapitre VII (paiement des frais) dudit règlement est inapplicable et inopérant.Ix's enjeux entourant les audiences publiques à propos du coût d’exploitation que doit assumer un détaillant de produits pétroliers sont colossaux.Les détaillants indépendants de produits pétroliers réclament une marge couvrant les coûts d’exploitation s;uis perte financière pour la vente de l’essence au détail afin de préserver une saine concurrence tandis que les grandes pétrolières y sont opposées justement au nom de la libre concurrence.Landry trouve l’idée intéressante Le parquet de la rue Saint-Jacques met le cap sur les produits dérivés i REUTERS La spécialisation de la Bourse de Montréal entraînera la mise à pied de 25 personnes à court terme mais devrait se traduire par la création de 20 postes de cadres supérieurs à la Bourse et de plus de 200 emplois chez les courtiers montréalais à moyen terme.ROBERT DUTRISAC LE DEVOIR La Bourse de Montréal a présenté, hier, un plan de réorganisation des parquets boursiers canadiens où elle abandonne le marché des actions pour se concentrer dans les produits dérivés, un projet que le ministre d’Etat à l’économie et aux finances Bernard Landry trouve «intéressant».Au cours des dernières années, la Bourse de Montréal a laissé glisser sa part du marché canadien des actions.Cette part était de 20 % en 1992 et elle se situe à moins de 10 % à l’heure actuelle.En revanche, le parquet montréalais devance la Bourse de Toronto en matière de produits dérivés où sa part du marché s’établit à 70 %.En vertu d’une entente entre les quatre places boursières canadiennes, la Bourse de Montréal se spécialisera dans les produits dérivés, la Bourse de Toronto dans les actions de grande et moyenne capitalisation tandis que les Bourses de Calgary et de Vancouver, qui fusionneront, se consacreront aux titres de petite capitalisation.En matière d’actions, la Bourse de Montréal conservera un rôle d’inscription à la Bourse des entreprises québécoises.Ce projet est sujet à l’approbation des différentes commissions des valeurs mobilières.Dix millions de moins En se vouant exclusivement aux marchés des produits dérivés, la Bourse de Montréal se privera des 10 millions de revenus annuels qui proviennent des transactions sur les actions.L’entente prévoit cependant que la Bourse touchera 28 millions pour investir dans son informatisation et dans des frais reliés à la transition tout en obtenant, de la Bourse de Toronto, un système informatique de gestion des produits dérivés d’une va-leur de 10 millions, a indiqué au Devoir Luc Bertrand, président du Comité des gouverneurs de la Bourse de Montréal.«Le statu quo, sur une base de dix ans, entraînerait un «cash flow» négatif de 75 millions tandis que le plan d’affaires de notre projet prévoit un surplus de 170 milliotis en dix ans», a-t-il révélé.Cette spécialisation de la Bourse de Montréal entraînera la mise à pied de 25 personnes à court terme mais devrait se traduire par la création de 20 postes de cadres supérieurs à la Bourse et de plus de 200 emplois chez les courtiers montréalais à moyen terme, promettent les autorités de la Bourse.Depuis trois ans, le marché montréalais des produits dérivés a créé plus de 100 emplois, a-t-on fait savoir.Bien qu’il préside au déclin de la Bourse de Montréal depuis 1994, son président Gérald Lacoste a refusé, hier en conférence de presse, de prendre une part de blâme.«Ça [les critiques] me coule comme sur le dos d’un canard», a-t-il dit.M.Lacoste a révélé que certains jours, la Bourse de Montréal ne traitait plus que de 5 % ou 6 % du volume en actions au pays.«Cette chute est inquiétante.Cette courbe mène tout droit vers l'asphyxie», a-t-il dit.La menace américaine Le marché des actions au Canada est par ailleurs menacé par les Bourses américaines, comme la Bourse de New York et le NASDAQ, où se transigent de plus en plus de titres canadiens.Et toutes les Bourses sont maintenant aux prises avec la concurrence des transactions hors Bourse qui vont en s’accroissant et que favorise la montée d’Internet.En revanche, M.Lacoste a dressé un portrait idyllique du marché des produits dérivés et de ses possibilités de croissance.Si le marché des produits dérivés au Canada, en fonction de la taille de son marché financier, atteignait la moyenne mondiale, le marché des options sur actions au pays serait multiplié par sept, celui des contrats sur indices par huit et ce- lui des contrats sur taux d’intérêts par 14, a souligné M.Lacoste.«Intéressant» Hier, le ministre Bernard Landry, évitant de signaler les problèmes de compétence que soulève le projet des Bourses canadiennes, l’a qualifié d’«intéressant».Il «mérite cependant une analyse plus approfondie», a-t-il indiqué par voie de communiqué.D’abord, le Commission des valeurs mobilières du Québec (CVMQ) va étudier l’entente «du point de vue du fonctionnement des marchés financiers et de l’intérêt public», a souligné M.Landry.Puis, le ministre met sur pied un groupe de travail qui sera chargé de procéder à l’analyse du plan d’affaires de la Bourse de Montréal et qui lui fera des recommandations.Le groupe de travail sera présidé par Jean Turmel, de la Banque Nationale et comprendra l'ex-ministre et ex-directeur général de la Caisse de dépôt et placement du Québec, Jean Campeau ainsi que Guy Casgrain, de Casgrain et associés, Jean-Claude Cyr, de la Caisse de dépôt, Jean-Guy Desjardins de Placements T.A.L., Jean-Luc Landry, de Montrusco, Monique Leroux, de la Banque Royale, David McAusland, de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain, et Henri-Paul Rousseau, de la Banque Laurentienne.Ije rapport du groupe de travail doit être présenté avant le 30 avril.La Caisse de dépôt, que la Bourse de Montréal n’a pas consultée relativement au projet, a souligné, hier, dans un communiqué que le projet de restructuration envisagé était «majeur et il importe de bien en évaluer toutes les conséquences pour la communauté financière du Québec, les entreprises, les gestionnaires de fonds et autres investisseurs ainsi que les différents fournisseurs de services (courtiers, comptables, etc.)».Selon certaines sources, la Caisse, qui s’efforce depuis des années de stimuler le parquet montréalais, accueille froidement la capitulation de la Bourse de Montréal.Dans son communiqué, la Caisse rappelle qu’en 1996, elle avait été consultée sur un projet présenté par Gérald Lacoste.Ce projet de réorientation, que prônaient des consultants américains, présentait de grandes similitudes avec celui qui a été présenté hier.Il avait soulevé un tollé dans la communauté financière de Montréal et la Caisse s’y était opposée.Wall Street Nouveau sommet pour le Dow Jones qui reste en deçà des 10 000 points New York (AP, Reuter, PC) — L’indice Dow Jones des 30 valeurs industrielles a brisé son record, hier, sans toutefois atteindre la marque des 10 000 points.Il a grimpé de 82,42 points pour fermer la séance à 9958,77.En cours de séance, le Dow Jones s’était même approché à 30 points de ce cap arithmétique, avant de perdre un peu de terrain.Son précédent record était de 9897,44, établi jeudi dernier.L’ensemble de l’activité boursière était en hausse et ce mouvement a été favorisé par des annonces d'acquisition, comme celles de Fleet Financial visant BankBoston (une affaire de 16 milliards US) et de DuPont (7,7 milliards US) visant Pioneer Hi-Bred International, le plus important producteur mondial de mais de semence.Dans le gaz naturel, El Paso Energy et Sonat préparent leur union (six milliards US) et, dans les transports, United Airlines paraît devoir présenter de meilleurs résultats que prévu; une hausse générale des tarifs a également favorisé ce dernier secteur.Le léger recul du Dow Jones, après en être venu très près, indique par ailleurs que les boursiers n’achètent pas pour le simple plaisir de battre un record et d’atteindre les 10 000 points.La Réserve fédérale des Etats-Unis pourrait mettre un bémol, aujourd’hui, en publiant le bilan de février de la production industrielle, une statistique qui peut indiquer qu’pne surchauffe de l’économie affectera les prix.A Toronto, une baisse du prix de l’or n’a pas empêché l’indice général TSE 300 de gagner 43,94 points pour clore à 6606,00.Sur le marché spot, le métal jaune a perdu presque 6 $ US l’once pour finir la séance à 286,30 $ US, à New York.In plus importante aurifère canadienne, Bar-rick Gold, a diminué de 1,05 $ et terminé à 27,70 $, tandis que Placer Dome a largué 40 C à 17,90 $.En outre, les cours du pétrole ont légèrement reculé hier, à la suite des intenses spéculations de la semaine dernière sur une réduction appréciable de la production de brut qui pousserait à la hausse les prix de l’or noir.Production de matériel vidéo et audio Nortel s’associe à Microsoft, Intel et Hewlett-Packard Cette entente pourrait permettre à Microsoft et Intel de pénétrer le marché des réseaux de télécommunication REUTERS Toronto — Nortel Networks a annoncé hier une alliance à quatre avec les géants de l’informatique Microsoft Corp., Intel Corp.et Hewlett-Packard.Cette entente, dévoilée lors d’une conférence de presse à San José, en Californie, vise à produire du matériel qui permettra aux sociétés de faire voyager la voix, la vidéo et les données sur leurs réseaux informatiques.Nortel et Hewlett-Packard ont introduit un nouveau serveur informatique qui a recours à des produits de télécommunication de Nortel.Ce serveur, qui devrait être en vente d’ici juin, utilisera également des microprocesseurs Intel et le système d’ex-ploitation Windows NT de Microsoft.Ce nouveau type de réseaux informa- tiques devrait diminuer le coût des services téléphoniques traditionnels des clients d’entreprises.Le Financial Times de Londres a rapporté que cette entente pourrait permettre à Microsoft et Intel, dont les logiciels et microprocesseurs dominent déjà le marché informatique, de pénétrer le marché des réseaux de télécommunication, évalué à quelque 250 milliards US.EN BREF La filiale américaine de Jean Coutu s’étend (Le Devoir) — La filiale américaine du Groupe Jean Coutu, Brooks Pharmacy, s’est portée acquéreur des 11 établissements de la chaîne City Drug, une entreprise dpnt le siège social est situé dans l’État du Vermont.Cette transaction vient renforcer la présence régionale de Brooks dans le Vermont, avec un nombre d’établissements passant de 21 à 30.Elle servira également de catalyseur à,l’expansion de Brooks dans l’État de New York, ou City Drug exploite deux établissements.Brooks Pharmacy totalise désormais 251 établissements aux États-Unis.Acier Leroux achète des actifs de Canam (Le Devoir) — Acier Leroux a procédé hier à l’acquisition de certains éléments d’actif des Aciers Canam, situés à Laval.Ces éléments d’actif sont reliés au activités du centre de distribution de produits d’acier, destinées au marché des fabricants de charpentes métalliques, de cette division du Groupe Canam Manac.Le centre de distribution deviendra une nouvelle division du Groupe I^roux et continuera d’opérer sous le nom d’Acier Marshall.Les 28 employés du centre de distribution seront intégrés au personnel d’Acier Leroux tandis que les 109 employés de Laval, affectés aux autres activités de fabrication de Les Aciers Canam et Bâtiments en acier Sun, seront maintenus dans leur poste, a souligné Leroux. I.K I) K V I) I li I.E M A Hl)l I li M A « S I II !l !) •ÉCONOMIE- Les devises Andromed et Hewlett-Packard signent une entente Voici la valeur des devises étrangères exprimée en dollars canadiens Afrique du Sud (rand) 0,2568 Allemagne (mark) 0,8801 Arabie Saoudite (riyal) 0,4234 Australie (dollar) 1,0015 Autriche (schilling) 0,1250 Bahamas (dollar) 1,5461 Barbade (dollar) 0,8063 Belgique (franc) 0,04248 Bermudes (dollar) 1,5461 Brésil (réal) 0,8280 Caraïbes (dollar) 0,5930 Chili (peso) 0,00320 Chine (renminbi) 0,1910 Egypte (livre) 0,4622 Espagne (peseta) 0,01043 États-Unis (dollar) 1,5263 Europe (euro) 1,6693 Frahce (franc) 0,2635 Grèce (drachme) 0,005494 Hong-Kong (dollar) 0,2033 Inde (roupie) 0,0381 Indpnésie (roupie) 0,000189 ltàüe;(lire) 0,000894 Jamaïque (dollar) 0,0451 Japon (yen) 0,012968 Kenya (shilling) 0,0246 KéWeJit (dinar) 5,2440 Liban (livre) 0,001047 Malaisie (ringgit) 0,4246 Mexique (peso) 0,1685 PivsrBas (florin) 0,7824 Philippines (peso) 0,0407 Pologne (zloty) 0,4016 Portugal (escudo) 0,008691 Rép.dominicaine(peso) 0,0986 Royaume-Uni (livre) 2,4772 Rassie (rouble) 0,0669 Suisse (franc) 1,0744 Thaïlande (baht) 0,0422 Ukraine (hryvna) 0,3953 Venezuela (bolivar) 0,00272 Theratechnologies commercialisera bientôt son stéthoscope électronique Il a fallu quatre ans de travail pour mettre le produit au point CLAUDE TURCOTTE LE DEVOIR Andromed et Hewlett-Packard ont signé une entente exclusive de commercialisation mondiale du premier stéthoscope entièrement électronique tel que conçu et fabriqué à Montréal par 'rheratechnologies.La mise en vente du produit commencera dans un mois d’abord sur le marché américain, le plus important qui soit avec 660 000 médecins et deux millions d’infirmières.L’annonce de ce partenariat a été faite hier matin dans le cadre d’une conférence de presse donnée dans les bureaux de la Société générale de financement (SGF), laquelle devenait en 1997 partenaire de Theratechnologies pour fonder Andromed, à qui on confiait la mission de commercialiser des produits médicaux de pointe dont ce stéthoscope électronique.A ce jour, la SGF a investi 3,25 millions dans cette entreprise, ce qui ne lui a rien rapporté encore.«Elle devient viable à partir de maintenant», a déclaré Claude Blanchet, président de la SGF.Personne n’a voulu toutefois hier fournir de chiffres sur les ventes que ce nouveau partenariat pourrait générer.Hewlett-Packard (H-P), une société américaine a mis au point, il y a 45 ans, le stéthoscope Rappaport-Sprague qui est devenu et qui est encore une référence dans le milieu médical.11 se vend 12 millions de stéthoscope par année dans le monde.Chaque médecin en possède en moyenne trois ou quatre.Marché bouleversé L’arrivée du stéthoscope électronique pour lequel Theratechnologies détient six brevets risque de bouleverser considérablement ce marché.La firme américaine en assurera la commercialisation sous le nom de HP Stethos.Son prix de vente, qui n’a pas été fixé encore, sera certainement beaucoup plus élevé que celui du stéthoscope actuel qui se vend entre 125 et 200 S.La venue de HP constitue un événement majeur dans la jeune vie d’Andromed, puisque la seule division médicale de HP comptait 5400 employés et générait des revenus de 1,3 milliard US en 1998.Jay Mazelsky, gérant général de cette division, considère que le stéthoscope constitm une réalisation unique et la plu grande amélioration depuis l’invention de cet instrument qui permet au médecin d’ausculter les battements du cœur, la respiration, etc.Le stéthoscope électronique permet d’amplifier le son, de l’enregistrer, d’isoler les bruits et enfin d’obtenir un traitement numérique, si bien que les informations peuvent être transmises par téléphone à un laboratoire dans un autre lieu, lointain ou pas.C’est le Dr André de Villers, aujourd’hui président de Theratechnologies qui a eu l’idée de cette invention, il y a 10 ans.Il a fallu quatre ans de travail à une équipe multidisciplinaire pour mettre le produit au point, dont la mise en marché a commencé en 1997 en collaboration de la firme japonaise Mitsui pour la distribution.Le Dr de Villers voyait alors un marché potentiel de 400 millions de dollars pour ce produit.Hier toutefois, on s’est mon- tré avares de commentaires à cet égard, en invoquant la confidentialité pour ne pas fournir plus d’informations aux concurrents éventuels.Quoi qu’il en soit, on a jugé chez Theratechnologies et Andromed qu’un accord exclusif de commercialisation avec HP serait très avantageux non seulement pour les ventes mais aussi pour la formation des médecins et autres employés médicaux spécialisés qui voudront l’utiliser.L’entente exclusive annoncée hier est valide pour une période de trois ans et renouvelable pour des périodes de même durée par la suite.L’entente prévoit également une collaboration dans la recherche et le développement pour le stéthoscope et d’autres produits ou appareils médicaux; on pense entre autres à des accessoires connectifs et à des applications dans d’autres champs d’activités, par exemple dans le monde industries éventuellement.I 'Lheratechnologies est une société; ouverte qui déclarait à la fin de 1997; un déficit accumulé de 21,7 millions/; Comme d’autres entreprises engagées dans les technologies de pointe, cette, société prévoyait un certain nombre-d’années avant d’atteindre le seuil de la-rentabilité.Sa filiale Andromed pourrait lui donner à cet égard un coup de pouce avant bien longtemps.Par ailleurs, la SGF entend investir; au cours des quatre prochaines an-' nées 80 millions dans le secteur de la, santé en collaboration avec des parte-, naires privés qui eux injecteraient 420 millions.LE MARCHE BOURSIER /> i Coup d'œil Volume Ferme Var.Var.'j)i; (000) ($) (%) La Bourse de Montréal .j, )fXM:lndice du marché 18003 3519.59 +26.41 0.8 XÇBiBancaire 3738 6299.58 +48.89 0.8 XCÛ:Hydrocarbures 4303 2123.09 +3.78 0.2 XÔMMines et métaux 6614 1863.07 +14.66 0.8 XCF:Produits forestiers 5658 2248.55 +52.45 2.4 XÇI'Bien d'Équipement 3698 3517.67 +57.85 1.7 XèU:Services publics 4381 4171.41 -16.33 -0.4 lia Bourse de Toronto X.'i TSE 35 22252 368.42 +2.52 0.7 TSE 100 35216 402.56 +2.79 0.7 TSE 200 20192 392.20 +2.07 0.5 TÇE 300 55409 6606.00 +43.94 0.7 Institutions financières 4558 8317.76 +60.67 0.7 Mines et métaux 3685 3119.36 +76.19 2.5 Pétrolières 12107 4813.50 +2.87 0.1 Industrielles 9235 5027.15 +73.51 1.5 Aurifères 4844 5579.37 -166.25 -2.9 Pâtes et papiers 6244 3918.45 +78.21 2.0 Consommation 1124 13202.50 +73.52 0.6 Immobilières 310 2151.93 -6.85 -0.3 Transport 2631 5254.02 +32.62 0.6 Pipelines 1260 5966.58 -29.76 -0.5 Services publics 3439 7899.10 +55.73 0.7 Communications 2550 16764.36 +166.03 1.0 Ventes au détail 2225 5526.32 +49.37 0.9 Sociétés de gestion 1191 8059.64 -6.60 -0.1 La Bourse de Vancouver i ln|dice général 18228 425.95 +0.39 0.1 Lé Marché Américain 30 Industrielles 78861 9958.77 +82.42 0.8 20 Transports 15297 3404.65 +137.14 4.2 15 Services publics 8854 301.96 -2.55 -0.8 65 Dow Jones Composé 103013 3050.88 +38.24 1.3 Composite NYSE * 615.22 +3.68 0.6 Itfdice AMEX * 720.91 -0.30 -0.0 S&P 500 * 1307.26 +12.67 1.0 NASDAQ * 2431.44 +49.91 2.1 1 Les plus actifs de Toronto Volume Haut Bas Fenn.Var.Var.Compagnies (000) t (S) (S) (S) ($) (%) PACALTA RES LTD 2584 9.25 8.65 9.00 +1.20 15.4 ABITIBI-CONSL INC 2209 14.20 13.75 14.20 +0.30 2.2 NORTH TELECOM LTD 1759 92.75 90.80 91.80 +2.45 2.7 BCE INC 1671 6580 65.15 65.65 +1.20 1.9 BARRICK GOLD CP 1516 28.30 27.50 27.70 -1.05 -3.7 NEWBRIDGE 1275 48.20 45.75 47.70 +0.70 1.5 IfjcOLTD 1253 21.05 19.55 20.90 +1.65 8.6 DOMTARINC 1200 10.85 10.35 10 80 +0.35 3.3 AIR CANADA A 1129 5.70 5.50 5.70 +0.15 2.7 NjjINSCO RES LTD 1052 3.20 2.80 3.15 +0.53 20.2 Les plus actifs de Montréal Volume Haut Bas Ferm.Var.Var.Compagnies (000) (S) (S) (S) (S) (%) SEPAP ENTR INC 2912 0.09 0.08 0.08 STELCO INC A 463 8.80 8.45 880 +0.30 3.5 BIOCHEM PHARMA 380 34.35 33.50 34.35 +0.45 1.3 ïÿODISCO-HOWDEN 340 0.23 0.22 0.22 •0.01 -4.3 BARRICK GOLD CP 328 28.20 27.65 27.75 •1.00 -3.5 CAMBRIDGE 321 9.20 9.00 9.10 ¦0.05 -0.5 ABITIBI-CONSL INC 301 14.20 13.80 14 20 +0.35 2.5 YORBEAU RES INC A 269 0.22 0.20 0.21 +0.03 16.7 PETRO-CDA 200 19.70 10.25 19 30 •0.10 -0.5 QOMTAR INC 190 10.85 10.35 10.85 +0.40 3.8 •*- t Décision + Investmax s.e.n.c.Logiciel d'analyse boursière Détenez à domicile dans votre ordinateur 5 ans de cotes historiques pt les communiqués de presse émis par les compagnies inscrites en Bourse.Venez découvrir comment à partir de 15 minutes de travail par jour vous pouvez savoir exactement la direction du marché et des secteurs et ainsi améliorer dramatiquement votre rendement à la pourse.i' 740 Notre-Dame Ouest Bureau 1210 (514)392-1366 http://www.mvestmax.com i i < \ dsufé?V; ' „„f 7- ?Suivez leur remontée tous les samedis dans i Montréal XXM 3519,59 Toronto TSE 300 6606,00 New York Dow Jones 9958,77 Dollar 1 $ canadien 65,520 us La Bourse de Montréal Ces titres, transigés hier, sont présentés en ordre alphabétique et leur valeur est exprimée en dollars canadiens.Les lettres a et b différencient les catégories d'actions ordinaires sans droit de vote.|= compagnie junior à la Bourse de Montréal; f= action ordinaire sans droit de vote ou à droit de vote subalterne; p ou o= actions assujetties à des règlements spéciaux; pr= actions privilégiées; r= actions privilégiées dont le dernier dividende n'a pas encore été versé; u= unité de capital-action; v= dividende variable; wt ou w= bon de souscription (warrant); i= lot brisé.52 déni.sem.Titra Haut Bas Vantes C/B Haut Bas Clôt.Var.A B ABL Can, 1900 0.360 32400 0.400 0.400 0.400 ?0.020 ADS 8.500 1,950 29323 56 2,250 2,200 2,250 ?0 050 AGRA 12.250 8050 100000 8 9.250 9250 9,250 ?0.150 |Auf Res 3.950 1.800 900 2,350 2.340 2.340 ?0,090 Abitibi-C 23.600 11.650 301213 14.200 13.800 14.200 ?0,350 fAeterna 8.000 3.850 3753 5.250 5.100 5.100 -0,100 Agmco E 11.600 4.350 11400 8.600 8,400 8.400 -0,350 (Agritek 1,200 0.430 12750 0.550 0.550 0.550 ?0,070 fjAgromx 0,110 0.010 50000 0,025 0,020 0,020 Air Canda 14.200 5.150 73339 6650 6.550 6.650 ?0.100 (AirCan.A 13.000 4,550 12800 5,700 5,500 5.700 ?0,150 Alta.energ 39.000 28000 105100 171 36,250 35,650 35.900 -0.700 Alcan Alu 47 950 28 850 117332 15 37.600 36.650 37.250 ?0.500 fjAlgene 1.000 0,180 19000 0,500 0.500 0.500 -0.010 AlgoA 0.700 0,300 6595 6 0.500 0,500 0,500 (AliCT.b 21.500 14,000 19050 17.000 16.850 17.000 ?0.150 IAII AtINv 32,500 21,000 2200 22.250 21.050 21,050 •1.200 AlliForest 32.700 12.750 2950 24 16.700 16.000 16.000 -0,700 lAllican 0,610 0.140 32000 0590 0.550 0.580 ?0.050 (Altavista 0.490 0,100 8000 0.160 0.140 0.160 ?0.020 Amalg.ln voir plus bas Amisco 11.250 4,750 200 13 9.500 9.500 9.500 ?0.250 Amisk.A 2.150 1000 12800 19 1950 1,910 1,910 -0.030 Amsk.sr.1 2.800 2,000 1800 2.600 2.600 2.600 -0.150 lAngl.Svns 0.910 0,180 13500 0.490 0,455 0,490 ?0.060 jArenagol 0.550 0,160 500 0,250 0.250 0.250 -0.050 jArmistc 0200 0.060 7000 0.080 0,080 0,080 lartqst.wt 0.300 0,025 2500 0,100 0,025 0,025 -0,075 fjartqst.b 1.200 0,750 5000 0,870 0.870 0.870 ?0,020 (Astral A 28 500 15 750 220 28 27,000 27,000 27,000 -0.100 fAtcol 41.000 30.000 2766 13 40,000 39.500 39.500 -0.500 AttiaSasca voir plus bas jAurizon 0.900 0,400 3000 14 0.710 0,710 0,710 Avcorp 4.500 2.500 3800 17 2.600 2,500 2.590 ?0.090 Axcan 15.000 6.500 10976 193 7,750 7,450 7.700 ?0.300 BCGAS 34,000 28.000 2950 15 28 350 28,150 28.150 -0.200 |BCE emg 35000 6.300 78851 26.350 25,500 26,000 BCE inc.68150 39800 91659 9 65 750 65.200 65.600 ?1,150 BCE Mb! 48000 32.500 50847 281 42,100 42,000 42.100 ?0,100 bct.teius 43.000 36.500 111559 38.250 37.700 37,700 -0,600 bct.tel m 40,750 33500 17103 36.100 35,050 35.250 -0,750 Bgr.wt.a 3.100 1,300 700 1600 1,500 1,600 •0,300 BPI II,U voir plus bas Bq Laur 38 450 22 500 18788 9 25.000 24.750 24800 -0.100 Bque Nat 31,850 19,050 155577 14 23.100 22,250 23,000 ?0,450 Bqnat.mk 11.750 10,000 1500 11,750 11,500 11.500 BquNat.nk 9,100 8.450 3900 8.950 8.950 8,950 BquNat.nt 18.350 13.100 585 18350 18.300 18,350 ?0,150 Bqnasr12 27.650 24.500 10500 26800 26.750 26.750 -0,050 Bq Royale 92 000 57.500 29912 14 74,500 73250 73.700 ?0,200 Bq Ry srK voir plus bas Bq Ry.srF 28,000 25.500 3000 26450 26.000 26.350 ?0,450 BqRysrG 27 900 25 500 Z40 25,900 25900 25,900 Bq Ry.srH 30,400 26800 100 28.500 28.500 28500 ?0.200 Bq Ry.srl voir plus bas B.TO.SrG voir plus bas Bq, T-D 74 550 37.500 8620 18 64 800 64 300 64 650 ?0.400 B.TD.SrH 29.900 27.500 200 28,700 28,700 28.700 •0.050 BqC.lmp 59500 24 450 100487 17 38.250 36,750 38 250 ?1,400 Bque Mtl 86 950 51800 6183 14 64 250 63.600 63 950 -0,100 BMO 8sr4 26.550 23250 1800 25.650 25.600 25,650 ?0.150 BMO Bsr5 26.600 24.000 1800 25050 25.000 25000 -0.150 BMO Sf4 27,900 25.400 300 25.700 25.700 25,700 ?0.150 BMO sr2 voir plus bas BMO Sr3 28050 24.750 8000 26 700 26500 26,700 -0,050 Bq N Ecos 44 600 22850 90879 12 32.900 32.200 32.700 •0.100 B ne Sri 2 26,500 24.000 500 25.000 25.000 25.000 ?0,050 B NE Sr9 29650 26250 z90 28.550 28550 28.550 B NE Sr6 29.200 27.250 300 28.000 28,000 28.000 ?0,150 Barrick 35.900 20400 328280 24 28 200 27,650 27.750 •1,000 Beau Can 2 800 1450 4736 13 2.000 2.000 2.000 (Behavr.B 1850 0,400 32500 0,490 0.490 0.490 ?0.040 Bell.lntl 38.750 9.600 19855 18,750 18500 18,550 -0,250 Beitar 8350 4 200 7442 12 5.350 5.250 5.300 •0.050 Biochem 45400 23400 380851 32 34 350 33.500 34 350 ?0.450 Biomira 10.150 1.850 1500 5.650 5.600 5 600 -0.150 (Biomchc 0.810 0320 10000 0,700 0.700 0.700 ?0,010 Bocenor 2.100 1,000 2800 13 1.590 1,590 1.590 ?0,040 Bo'iflen 12.350 1,200 22000 1,750 1,730 1.740 ?0,010 Bolidenrt 0.040 0010 10061 0,020 0.010 0.010 -0,010 Bomb A 23.700 15,850 19415 30 21.750 21.400 21.700 ?0,150 IBomb B 23 750 15.600 126867 30 21.700 21.300 21,500 BombSr2 26.500 24,000 500 25.850 25.500 25,850 Borah A 5.350 2.600 380U 4,350 4.300 4,350 ?0,100 iBoreale 0 300 0,110 150/) 0,140 0,135 0,140 Bruncor 32.500 16,500 443) 24,000 23.750 24.000 ?0.250 iBruneau 1.250 0.070 z83 0.210 0.210 0.210 C D C-MAC 32.000 14 750 126530 25 24,750 24.250 24.750 ?0.450 CAE Inc, 13.650 7,850 49665 11 8.650 8.400 8400 •0.150 fCCUnB 19.500 15250 500 14 15.750 15.750 15,750 ?0.050 (CGIGrA 39.250 16,050 43405 114 34.600 33,950 34,250 -0,100 Corn De, 26650 4.500 500 6.550 6,550 6,550 CT Fin.68.003 47.450 200 23 55.500 55,500 55.500 -0.100 Cabano 4 250 1700 22800 13 2,850 2,750 2,830 •0,020 flCSii 2400 1,000 6900 1,650 1,560 1.560 -0.040 (Caldera 0.280 0,050 8000 0.070 0.060 0,070 ?0.010 fCail-N.B 28.500 9450 1800 12.450 12.350 12,450 ?0,450 (Cvaüey.a 2.100 0,160 19500 0.230 0,220 0.230 ?0,010 iCambiex 0.490 0,090 4500 0,440 0,410 0.440 ?0,030 Cambior 11.750 5.800 14574 6 600 6.500 6,500 -0.250 Cambridg 16.150 7,750 321985 34 9.200 9.000 9100 •0,050 Cameco 48.600 24050 5855 40 31.000 30.600 30,750 •0,250 Camp Res 0.730 0320 17700 0.430 0,420 0.420 •0050 ICanCapp 26.500 24.000 1200 25 000 25,000 25,000 •0,250 Cdn.Nat 95,950 63.650 1200 65 76,900 76.900 76.900 ?0.250 Cdnftry 32.500 13.200 42802 17.250 16.900 17.250 ?0,600 CPLId 45 850 26 000 8537 12 30.000 29.750 29.750 tC Tire A 45,000 29.000 5061 19 40.450 39,600 40.400 ?0,500 fC Utilit A 49.200 38 000 1980 16 48.700 48,200 48200 •0.800 C UMit B 49,000 39.400 180 16 43 500 48500 48.500 •0.250 ICmnacA 5.250 3,650 10700 7 5,200 5.050 5.050 •0.050 |0anspr.A 0,340 0.100 1500 0,120 0.120 0,120 •0030 ICaraOpA 7.450 4,500 2200 20 4.700 4.650 4.650 CauadK 11.350 6.600 46354 12 8 050 7.750 8000 ?0.250 52 dern.sera.Titre Haut Bas Ventes C/B Haut Bas Clôt.Var.Ceianese 28.950 18.300 1000 11 20.000 20,000 20,000 Ceiestica 52,250 16.400 6098 42.500 41,900 42.500 ?0.250 iCenosis 1.300 0,750 9100 0,950 0,900 0,930 •0,020 jCAsta 0.200 0020 5508 0,035 0.035 0.035 ?0,005 iChesbar 1.650 0.300 34000 0.330 0,300 0,300 •0.045 tCmar Lv 38.250 22.700 z27 52 35.100 35,100 35.100 Cinar Mv 46,000 24.000 100 52 35.000 35,000 35,000 •0.900 Cmram 23,800 14.250 3100 21 15.300 15,150 15,200 ?0200 tClearnt.a 22.300 9.550 250 17.900 17,900 17,900 •0.400 Clinic.A 12.500 6.100 14737 11,000 9.050 10.600 ?1,600 (Cog Catai 27,100 12.500 4650 22 26,950 26.650 26.650 -0.350 fCogeco 29.000 11.200 18200 21 26,500 25,100 26,500 ?1.000 Cogmcase 39,450 25 200 4640 25 28.500 27.900 28.400 ?0,550 (Coleraine 0.220 0.045 26500 0.060 0.055 0,055 •0,005 Cominar 6.350 4.100 2000 6 5,200 5.100 5.200 ?0.100 (Contin pr 1.500 0.300 2500 1,240 1.100 1.240 •0.010 Corby A 86.000 63.000 400 20 80.050 80.000 80,050 ?1.550 Cosclen.a 7,000 3.550 12738 5,150 5.000 5,150 -0.100 Cott 13.100 4,000 2000 4,300 4,190 4,190 •0,060 iCovitec 1370 0,580 9000 1,040 0,950 0,950 Crstar 21.350 9.600 Z1500 (Cristobal 0.250 0.050 34000 0.070 0.065 0,065 DTM Info 8.500 1.250 42060 12 3.950 3.200 3,250 -0.350 Demson 0.365 0.085 40000 0.095 0,095 0,095 Desj.pr.A 26.750 24.500 1775 26.000 25,800 26.000 •0.100 IDesiarA 25.800 13.500 1450 10 17.900 17,900 17,900 ?0.150 IDevtek 7.250 3.200 2700 14 4 800 4,650 4,650 •0.400 iDiadm 0.700 0.120 3400 0,280 0.260 0,260 •0.020 jDiagnCur 3,150 0.580 14000 0,780 0.750 0,780 ?0.040 (Dianor 0.420 0,120 82000 0.250 0,190 0.190 ?0.020 iDitem 4.750 0.520 500 87 0.520 0.520 0,520 Dolasco 26,350 15.300 9211 10 19.800 19,150 19800 ?0.750 Domco 18.500 8.750 35217 12 9,550 9.500 9 500 •0,250 Domtar 12,700 6 900 190217 25 10850 10.350 10850 ?0.400 IDonohu.a 36.700 26.000 150649 13 34.150 33.600 34.100 ?0.350 Donohue b 36.450 26 250 400 13 34,000 34,000 34,000 ?0.400 IDorelB 28.000 16.000 100 27 26.700 26.700 26.700 jdumt.mkl 0500 0.300 50515 0,440 0.400 0.440 ?0.020 Dylex 6.200 3 800 100500 10 3,950 3.900 3,950 ?0,050 E F Eaton 16,100 2.030 14870 2,400 2.150 2,200 lEcudor 0,480 0.130 4000 0.340 0.340 0,340 -0,010 fEdpbra.A 30 000 17.850 91977 9 18,500 18.300 18,400 •0.100 Eicon 5,750 2600 51170 29 5.300 5,200 5,250 ?0.050 Emco Ltd 17,100 6,800 500 8 9,500 9.500 9.500 ?0.300 Enbndge 72,500 58.000 3199 21 70.900 69,500 69,500 •1.400 EnerMark voir plus bas EnpFnd.G voir plus bas lExplogas 0.055 0.010 5500 0,015 0.015 0.015 -0.005 (Extndi.sv 17,250 4.400 16640 6 5.350 5,150 5,300 •0,100 FPI Ltd 7,700 4.400 52400 9 5,150 5.050 5,050 -0.100 Falcnbrdg 23,000 11,750 16000 17,750 17.750 17,750 ?0.800 Fi.Desi.sl 20,150 17,750 100 19,750 19.750 19,750 •0.250 Finning 18.200 9.000 49400 255 10,450 9,950 10,200 ?0,500 IFst.MrA 25,250 16.750 900 6 18.100 18,000 18,100 ?0,100 FirstPrem voir plus bas FirstPr us voir plus bas Fiel,Can,a 24.100 12.800 200 14.900 14.900 14.900 ?0,500 (Forex.a 11,000 4 350 4096 11,000 10,850 10,850 -0.100 fForexb 10.750 4.150 8100 10.650 10.450 10.450 •0,050 Fortis Inc 47,200 35000 3870 20 36,900 36.650 36.900 ?0.400 IFourSeas 64,350 23.000 9430 31 63,950 62,950 63,950 •0,050 Frhold.UN voir plus bas (Freewcan 0.600 0,210 15900 0.490 0,470 0,470 ?0.010 i G H (Gtc.lra.A 17,350 10,500 10150 14 15,500 15.500 15,500 ?0,400 GTC.tra.B 17 250 11,500 1000 14 15.950 15,700 15,950 ?0,050 Gaz.Metro voir plus bas IGentra 5 000 1,800 13736 7 2,720 2.700 2.700 -0,020 iGeoNova 0,230 0,070 78000 0,100 0,090 0,090 -0.010 IGIdcrpA 10.350 4.150 700 9,400 9.400 9.400 •0.100 |G Briar 0,165 0,040 4700 0.090 0,090 0.090 •0.020 Goodfellw 10.250 6,000 2300 9 8.500 8,400 8.500 ?0,300 G.W.hteco 31.000 17.500 1050 26 30.350 29.950 29,950 •0.550 Gwo.sr.l 27,000 24.850 700 25.400 25.350 25.350 •0.050 G.W.Iif7,45 29,250 26.750 100 27,850 27,850 27.850 •1.000 g wlif7.75 30.500 27,000 1200 28.900 28.750 28,750 •1,100 iGreenhop 0,350 0.150 7240 0,150 0,150 0,150 iGreensh 0,210 0,030 35500 0.080 0.080 0,080 •0.005 Grilii B 0390 0,140 2250 0.290 0.290 0,290 •0,010 Infrmsion 15.700 7 000 6850 27 7,200 7,050 7,050 •0.250 Gull Res 8700 3,330 22650 4,250 4,200 4 200 Gulf.R.pa 4,150 2.200 24900 2,400 2.370 2.400 lHaemacr 8,000 3.800 1340 4,400 4.400 4.400 •0.100 Hartco 17,750 10.250 4350 13 11.950 11,900 11,900 (Hébron 0.430 0,140 54000 0,230 0.200 0.200 •0.C60 jHelix Hr 2,000 1.050 6800 1.820 1,700 1.820 ?0.010 Heroux 6,750 3.500 5416 18 4,350 4.250 4.300 Hi Lmer 11.250 8.000 752 7 8,250 8.250 8,250 H Bay Co 35,000 14,400 6585 28 15.650 15.250 15,500 ?0,250 I J IPI Inc A 16,000 10,000 600 9 10,650 10,500 10.650 jlTEC 0,700 0,150 29500 0,200 0,150 0.200 -0.250 |ITI Educ 10.700 5.000 8800 24 6.400 6,300 6,300 (Icon 0.320 0 005 11000 0.050 0,050 0.050 ?0,005 Imasco.ltd 34.950 22.000 17189 20 33,850 33,050 33.400 •0.450 Imper.Oil 29.150 21,000 14870 22 27,400 27.100 27,100 ?0,350 llmpr.Obf 35,400 24 350 2350 17 32,400 31,750 32.150 •0,100 llnMedia 1500 0.300 26965 0.850 0.750 0.850 ?0,100 Inco.Pr.E voir plus bas Inco.VBN 19.200 5,750 200 11.400 11.400 11,400 ?0.650 loco Ltd 28,600 12,500 141191 20 800 19,550 20.600 ?1.550 (InflntAct 4300 2,600 19675 2.850 2.750 2,750 Inmet 6,000 1.600 800 8 2.100 2,100 2,100 ?0,050 flUSl 4.000 3,000 900 3,700 3,700 3,700 ?0.100 InvGrp 28,170 17.500 1475 24 21,500 21,350 21,350 0.600 flrwto A 3 950 1.300 2500 1.450 1,440 1.450 ?0,010 island Tel 30,400 19.000 200 17 25,000 25.000 25000 lvaco.sr5 25950 19.200 722 19,250 19.250 19.250 (JAG.Mm 0.300 0,080 11500 0.165 0.160 0.165 ?0,005 Jannock 22,250 12,500 4200 12 15800 15.500 15,800 ?0.200 (Jean.CIA 39.000 19,000 20155 27 35.250 35,000 35,000 K L Kimpex 0,110 0.020 2500 0.085 0.080 0,080 •0,005 (KnowHse 2,550 0550 4000 287 2.300 2.200 2.300 ?0,100 LG Tech 6,000 1,800 36600 2.500 2.300 2,350 ?0,050 (LGS Inc.19.400 7.250 1350 14 12 600 12 600 12.600 •0350 jLabphrm 5.400 1.100 15560 2 500 2.250 2,250 •0280 lalargeCo 58.750 45.000 100 9 45.000 45,000 45000 ILaidiaw 23.400 9,000 80617 6 9.750 9 500 9.550 ?0,100 HapVerA 6.400 3.350 7700 12 4.180 4,050 4.050 •0.100 Lap.Ver.B 6.500 3.500 500 8 4.300 4,300 4.300 Titre 52 dern.sem.Haut Bas Ventes C/B Haut Bas Clôt.Var.ILasonda 19,750 15.400 500 15 15.850 15.850 15.850 ?0,450 Leader 1 4.950 1,710 9885 17 2,650 2,500 2.650 Legacy.un fLeroux B voir plus bas 7.500 4,750 1500 5 5.550 5,500 5,550 ?0,100 iLexam 1,180 0,100 3825 0,150 0.150 0,150 •0,005 jLithos 0650 0.230 32300 0,400 0,360 0,370 •0,010 Loblaw 40.350 28.750 2286 38 39.950 39,750 39,900 Loewen 41.450 1,170 92050 3 1,590 1.360 1,540 ?0,190 Loew srC 29000 2,740 500 5000 4.000 5.000 ?2.260 ILogis.Clb 38,500 30,000 54600 11 36,000 36000 36,000 jLoubel 0,175 0.045 1000 0,100 0,100 0,100 ?0,010 iLyonLake 0,750 0,255 45426 2 0.530 0,500 0.500 •0.030 M N (MDSI 32,500 13,000 100 43 21,500 21.500 21.500 -1.250 MSV 0.400 0.080 1000 0,140 0,130 0.130 MaBaie 0.750 0,120 2000 5 0,500 0,500 0,500 ?0,050 Maax 20.500 13,750 28255 19 15.550 15.250 15,550 ?0,200 McMBldl 21,550 11,750 1320 58 16.900 16,900 16,900 ?0,150 Mackenzie 23,750 12,750 1297 21 17.900 17.900 17,900 •0.250 Macyro 0.600 0,260 2500 5 0,600 0.600 0.600 ?0.010 IMagna A 112,000 83.700 2108 15 88.700 87,450 88.350 ?1.850 Malet.Que 2.000 1.000 700 8 1.850 1.850 1.850 •0.100 Mam Tel 23,850 16.800 4735 14 20.000 19,450 19,600 -0.450 Marconi C 21.200 16.600 6001660 16.700 16,600 16,600 (Maude 0.300 0.100 1000 0.160 0,160 0.160 ?0,040 Mazarin 0,970 0200 14500 0,400 0.380 0.380 •0,010 jMcWatter 2.300 0,510 1110 0,530 0.530 0,530 -0,050 iMelkior 1.000 0,125 12000 0.150 0,140 0.140 •0,010 Memotec 1.800 0,380 25500 1,350 1,200 1,250 ?0,050 (Menora 0,150 0.040 30000 0,145 0,120 0.145 ?0,010 Merrill 139.500 58.500 d1368 25 139,500 136.000 139,500 ?5.850 Methanex 13.150 5.800 1140 5,950 5.800 5,800 -0.150 IMetroR.A 22.100 16,100 45330 15 19.400 19.200 19.250 ?0,050 Met B 77.500 23.250 8510 75,000 74,950 75.000 •0,250 jMetwerks 11,700 3250 500 5,800 5.800 5800 •0.150 M.Tempus 0.590 0.160 105000 0,300 0.300 0.300 Microcell 14.200 7.050 10120 11,000 10,500 10650 ?0,250 (M.DuNd 1,160 0.480 7100 0.840 0.820 0,840 ?0.010 jMirandor 0,420 0,110 10000 0,215 0.215 0,215 •0.005 iMispec 0.320 0.045 40000 0,115 0,090 0,100 •0,015 Mitchell B 12,250 7,000 1000 7,500 7.500 7.500 ?0,250 Milec Tel.6,900 4.450 1350 13 4.950 4,900 4.950 ?0,050 Mitel.Corp 24,000 9.600 11185 19 11,700 11.500 11,700 ?0.100 IMolson A 28,000 19.800 3421 5 21,500 21,300 21,300 ?0,100 Moore 24,950 14.600 6749 17,000 16,450 10,900 ?0,300 MtReal 3.350 2,000 9400 2,100 2,000 2,000 •0,100 Multld.un 17,200 11,050 6000 14,500 13800 14,500 ?0,950 NceErgy voir plus bas Nce Pet.u voir plus bas NS Power 19.200 16.600 4550 17 16.950 16.600 16,950 •0,150 INelvana 35.250 23.500 300 25 30.000 29.500 29.500 •0,650 Newcastle voir plus bas Newcourt 79,000 29.500 850 19 38,750 38,200 38,750 ?0.550 Nexfor 10,150 5,700 17506 32 7.300 6850 7,300 ?0,300 iNiocan 0,900 0.250 8000 0.360 0.350 0,360 ?0.010 iNora exp 1,110 0,255 28100 0340 0,320 0.320 •0.020 Noranda 30.000 14,950 20619 6 16.350 15,900 16,000 ?0.050 iNormab 0.450 0.060 103000 0,180 0.160 0,180 Normandy 16.450 9.750 700 14,000 13.500 13.500 •0.500 Nor Tel 100.000 42.000 77200 92.500 91.200 92.500 ?2,500 Nova chm 31.850 17,300 10541 56 24.400 24,050 24.250 (Noveder 0.860 0,155 27000 0,190 0,160 0.180 ?0,020 iNovic 5,300 1,700 12300 33 1.950 1,850 1.950 ?0,150 (Nymox 19.000 4,050 18314 5,250 4,750 4,950 •0,300 O P |0 Donnell 9,500 2.600 2100 3,100 3,050 3,100 ?0,250 fOcel.En.b 6.250 2,100 4400 4 2.400 2.400 2.400 Olco.A 0.600 0,370 2200 0,400 0.400 0,400 ?0.030 tOnexCorp 50.500 26000 400 12 50.500 50.500 50.500 ?0,500 lOptrGen 7.250 3.800 200 22 3.800 3.800 3.800 -0.100 jOrex exp 0.100 0.020 45500 0.060 0.060 0.060 (Orezone 0,750 0.200 4203 0.680 0,680 0.680 ?0.010 lOrient 0.100 0025 1179 0 040 0 040 0,040 (Orleans 2.100 0.080 20000 0.140 0,135 0,140 ?0.035 lOsisko 0.320 0,075 64775 4 0.140 0,120 0.140 ?0.020 Pancdn.Pl 23.750 15.050 30250 32 18.850 18.750 18,750 ?0.900 Paprboard 5,800 1800 1000 2.640 2,640 2.640 ?0,090 iPebercan 2.500 0.210 4000 1,250 0,920 1,250 •0.050 Pengr.Enr voir plus bas Perkms.P 7,700 5.000 1600 10 6,500 6.350 6.350 -0,150 Petro Can 26,650 14,750 200094 55 19,700 19.250 19.300 •0,100 Philip 15,400 0,290 775 0.390 0,390 0.390 •0,010 PhoemxLS 18,250 8.100 105000 34 14,000 13,500 13,750 ?0,250 Pla.Dome 27.200 12.550 32900 33 18.150 17,700 17.700 -0,750 Poco Pelr 16.900 8.750 1420 27 10,450 10,150 10.150 •0,350 PCS Inc, 137,900 75,000 885 12 84,800 83800 84.200 -0.250 IPmrr Cr 37.500 21.750 14671 14 29.450 29.100 29.250 •0,150 Power.Fin 37.500 22.800 2022 13 30.050 29,700 29.700 •0,050 Premdor 16,700 9,650 300 12 14,500 14 500 14 500 Primetech 13.300 7.000 500 12 11.800 11,800 11,800 •0,150 l|ProMtic 2.700 1,100 24000 2.170 2.010 2,100 •0,050 Promatek 3,850 1,500 500 9 3.330 3.330 3,330 ?0,080 Q R QuebecTel 20.880 14.000 4180 16 17.000 16.800 16.800 •0.200 QuebecoA 34,550 26.750 676 12 33.150 32.900 33.000 ?0.050 lûuebecoB 34.250 26,500 39659 12 32.900 32.750 32.750 •0.200 fRadio.A 19,000 11,750 900 40 17,500 17.000 17,000 RangerOil 11,000 3,950 38465 5,850 5.250 5,250 •0.250 iRaudin 0.180 0,045 2200 0,090 0,090 0090 Renaisnce 31.700 12.650 10052 16.550 16,150 16,250 ?0.100 IRepap 0.395 0.065 2912200 0,085 0,075 0,080 jCanac.Rs 0,750 0.160 32833 0.330 0.300 0.300 ?0,010 Richelieu 19.000 14.000 375 13 17.500 17,500 17,500 Richmont 4.700 3,500 7639 15 3.750 3.650 3.650 •0,150 Rio.AIgom 29,300 14.500 136175 55 16.950 16,600 16,950 ?0,500 jRobex 0,450 0.130 2500 0.350 0,350 0,350 Rodes! 6.000 4.500 5300 13 4.500 4.500 4.500 IRCantelb 28,750 11,050 400 28,750 28.000 28,750 ?1,200 RogcrsC.A 29,000 7.300 Z100 9 29,000 29,000 29,000 IRogerC.B 28.950 6.550 5150 9 20,950 28,800 28,900 ?1,500 Rolland 9,000 5,500 1475 8 6.500 6.250 6.250 •0,250 Royal.Avi 6.950 1.350 7000 2.000 2.000 2,000 Royal,Ipg 9.900 3,000 1199 11 5,500 5.500 5.500 ?0,100 S T iSAMSys 1.450 0,250 37700 0,720 0,700 0,700 •0.020 SNC-Lav 14.950 8.500 7809 12 11,950 11850 11,850 •0,100 SR.Ielcom 7.100 2.270 147195 27 2.510 2.450 2.500 ?0,050 fSan.Fr.B 12.400 4.950 2550 7,900 7.900 7,900 •0,100 Saputo 45,750 30.000 5600 30 39,900 39.500 39,650 -0.250 (Saturn,S 8.950 3.060 1100 9 6,900 6.750 6,750 ?0.100 Seagram 75,250 38950 27350 10 73.500 72.300 72,900 ?0,650 iSchgokJ 0,070 0,370 15000 0.450 0,450 0,450 •0.040 Or à New York 286,80$us 52 dern.sera.< Titre Heut Bas Ventes C/B Haut Bas Clôt.Var.Sears Can 29,000 15,600 5236 17 24,000 23.600 23.600 •0.150 (Sharpe 1,350 0.200 20000 0.470 0,450 0,450 •0.010, Shell Can 27,150 21.300 1091 17 25,450 25,000 25,100 ?0.350^ Shermag 18,400 9,150 2255 12 9.400 9,300 9,400 ?0.150- Sherritt 6,500 2,400 1400 2.450 2,400 2,450 •0,0501 Shirmax 6,100 2,550 700 6 3,000 3,000 3,000 Sico 19,000 10,500 2550 14 16,650 16,650 16,650 ?0,150 S-Beaud, 4,800 3,600 1100 11 4.400 4,250 4,250 •0,050) Small Fry 9.800 2,400 400 3.500 3,100 3,100 -0,1501 Sobeys 20.500 16,000 500 20.000 20,000 20,000 •0,100, Sodisco 0.285 0,100 340700 22 0,235 0,215 0,215 -o.oiy Spar Aer 10.850 7,250 800 10.450 9,650 10,300 ?rose ISpec.prm 22,200 13.000 5500 28 15,750 15,500 15,700 ?0.20CT StLaurent 19,750 8,650 28461 12,650 12,400 12,650 ?0,150 Stelco A 14,000 6.900 463375 8 8,800 0.450 8.800 ?0.30d jStrat.Val, 2,900 0,750 16826 0.950 0,900 0,900 Strongco 16.000 4,650 700 5 5,100 5,100 5,100 ?0.100 jSulliden 2,750 0,300 35500 5 0,375 0,320 0,330 -0,045 Suncor 55,300 40,000 4174 29 50,450 49.450 49,450 •0,450 fSuzy.Shr 11.800 7.500 1400 7 9,750 9.750 9,750 •0,250 jTSITelsy 3,000 0.410 500 1,750 1.750 1,750 fTVA.b 18.500 10,500 2400 19 17.800 16,950 17.800 ?0,800 TVXGold 6.400 1,750 33050 2,140 2,050 2.080 •0,100 Talisman 45.500 22,250 151640 29,850 29,700 29,700 ?0,100 iTandem 0,750 0,100 3500 0,160 0,155 0.155 •0,005 Techmire 1,750 0,850 1250 6 1,700 1,650 1,700 ?0,050 Techmlab 13.400 7,500 900 30 11.350 11,250 11,350 -0,150 Teck A 22,250 9,500 200 10.850 10,850 10,850 ?0,350 fTeckB 22,000 8,050 13294 10,500 10,300 10,300 •0,200 Teknor 7,200 2,300 8950 153 3,300 3.050 3,050 Telco.Cap 29.500 13,000 735 20,250 20.250 20,250 ?0,100 iïelco.Pr 26.000 23,000 997 25,100 25,000 25,000 •0.100 Telebc sr6 26,000 25,000 5000 25,000 25,000 25,000 Teiegiobe 61,950 26.750 10026 33 47.750 46.400 47.450 •0.400 fTelmobile 35.500 12,750 12195 27,500 26.850 27,500 ?0.800 Tembec.A 10.450 6.250 17050 11 8,750 8,450 8.650 ?0,150 Theratech 5,850 2,100 59554 4,750 4.200 4,300 •0,150 Therat.wt 1,620 0,200 68750 0,750 0.500 0,500 35Spttcap 17,100 9,550 500 12,750 12,750 12,750 ?0,250 ThomCor 45.800 29,600 8050 9 39,750 39,500 39,550 ?0,050 Tolgeco 1,350 0.640 2000 4 1,050 1,050 1,050 ?0,030 fTorstr B 26,450 14,000 14580 16,750 16,550 16,750 ?0,250 TrAlta.Co, 25.400 18,500 7903 18 23,800 23,400 23,450 •0,050 TrCanPI 34,550 19,500 162121 26 20,450 19,950 20,000 •0,200 TrCdaSrY 49.000 48,750 200 49,000 49,000 49.000 ?0,250 T.Can.P.U voir plus bas Transat 13,100 4.250 18850 11 6.600 6,500 6,600 ?0,100 Trilon Fin 13,850 8,550 1500 13 11,750 11.650 11,700 ?0,050 Trimark 29,000 12,900 13305 16 15,000 14,750 14,900 ?0,200 Tritech 39.500 23,500 200 14 24,000 24,000 24,000 fTrizHahn 35.000 25,300 737 6 29,300 29,050 29,050 ?0,100 TriHa.wtA 6.900 1,800 3731 3,150 3,100 3,100 -0,150 U Z Um-Selct 30,000 22,500 1400 18 33,750 33,000 33,000 ?0,500 lUmbroue 6.000 4,000 1500 17 4.900 4,900 4,900 ?0,100 fUnican.B 36.850 26.500 9650 27 36,000 35,500 35,500 -0.500 (Uniforet 3.400 1,450 14400 1.850 1.800 1,850 •0,010 lUmgold 3.650 0,500 22100 0,680 0.620 0,620 •0,110 Un.Domin voir plus bas jVersus 13,550 9.950 1300 10,800 9.950 9,950 •1,700 IV.Houtle 33,000 25,250 45203 37 20.000 28,350 28,750 ?0.400 (Vantex 0.300 0,035 z800 0.040 0,040 0,040 jVasogen 2.290 0.810 61200 2.050 1,960 2,000 •0,100 (Vauq.A 0,550 0,150 11000 0.190 0,150 0,150 -0.040 (Videotron 29,500 15,000 80426 29,500 20,000 29,000 ?1,500 jVior 0,180 0,055 4500 0,080 0,080 0,080 jVirgima 1,720 0,560 143500 0,620 0.610 0.610 iVogue 2.490 0,405 19000 0,750 0,650 0,750 Westaim 11,100 4.950 1092 6.100 6,100 6,100 •0.050 Westburne 19,700 12.050 161700 11 14,500 14,500 14.500 Westcoast 35,750 27,400 14337 20 31.200 30,550 31,000 ?0,350 (WstrnPac 0.470 0,040 5085 0,060 0,050 0,060 ?0,010 WestStar 30.250 15,500 100 114 22.750 22,750 22,750 •0,150 Weslon 62,250 44,000 10000 10 61,000 61,000 61,000 Westr l U voir plus bas Westrll u voir plus bas (X-Cheqr 0,320 0.070 6000 0.095 0,080 0.095 ?0,015 Yield,Un voir plus bas (Yorb.CIA 0,340 0,100 269500 0,220 0.200 0.210 ?0,030 Total des ventes : 12997 270 FONDS AMÉRICAINS Bq.Ry.srK 27.500 25,600 346 26,750 26,750 26,750 ?0,100 Bq.Ry.srl 28,500 26.100 146 27,350 27,350 27,350 ?0.100 B.TO.SrG 27,200 25,000 515 26,400 26.400 26,400 BMO sr2 27,350 25,300 200 26,500 26.500 26,500 ?0,200 Inco.Pr.E 47,500 33,000 100 38.100 30,100 30,100 •0.400 Total des ventes : 1307 OBLIGATIONS (en milliers) cBoralex7% 107.950 90.000 d5 102.050 102.000 102.000 •1,500 cForex 8% 146,000 101.000 d1?2 146.000 143.000 146,000 +1.000 cLer.7.25% 117.500 99.000 d9 104,550 104,550 104.550 •0,450 cTD hybrid 105,000 98.000 d22 104,000 102.550 103,000 ?0.500 cWeston.db 94.450 78.000 d50 105.500 105,500 105,500 ?11,050 Total des ventes : 208 000 UNITÉS EN FIDUCIE Athabasca 21.750 14,000 12740 20 19.100 19,000 19,000 ?0,150 BPI II.U 7.750 3,900 1100 6.800 6,600 6,600 •0.050 EnerMark 6,100 2,300 50084 57 3,000 2,850 2,070 •0.070 EnpFnd.G 4,050 2,000 24551 9 2,700 2,500 2,700 ?0,180 FirstPrem 30.200 23.700 200 6 26,400 26,400 26,400 ?0.400 FirstPr us 26.500 20.650 19?25.450 25,450 25,450 •0,300 Ffhold.UN 8.600 4,130 2403 4,800 4,750 4,800 ?0,100 Legacy.un 9,300 5.000 1300 7,000 7,000 7,000 NceErgy 7.250 2.500 2000 3.200 3.200 3,200 Nce Pet,u 4,200 1.550 7390 10 2.850 2,750 2,800 ?0,100 Newcastle 19.350 9.300 200 12,500 12,500 12,500 •0,200 Pengr.Enr 17,600 10,000 775 14 12,450 12.300 12.450 ?0,350 Westr 1U 9.200 4,350 4900 14 5,750 5,450 5,500 ?0,150 Westrll u 9,250 5,300 2000 9 6,450 6,200 6,450 ?0,300 Yield,Un 16,100 14,500 1000 11 14.900 14,900 14,900 ¦0,350 Total des ventes : 110835 UNITÉS PARTAGÉES (Amalg.ln 9,500 6.250 2624 0.500 8.450 8,500 •0,050 Gaz.Metro 19,100 14.250 14365 13 17,850 17,200 17,250 •0,300 T.Can.P.U 29,800 23.800 7070 18 27,400 27,050 27,150 ?0.050 Total des ventes : 24 059 DIVISION IN1ERNATI0NALE (en dollars canadiens) Un.Domin 49.800 25,000 1000 8 29.800 29,800 29,800 •0,150 ? I.K I) K V 0 I H .I.K M A It I) I I (i M A li S I !) !» !» B .1 ECONOMIE Voitures électriques Ford voit dans le Québec un très bon marché Le constructeur livrera, en mai, six premiers véhicules électriques à Hydro-Québec MARIE TISON PRESSE CANADIENNE Ford Canada considère que le Québec est un très bon marché pour sa voiture électrique Ranger et pour la toute nouvelle Focus, destinée à remplacer l’Escort.Ford Canada livrera d’ailleurs ses six premiers véhicules électriques au Canada, en mai prochain, à Hydro-Québec.«C'est une occasion historique, a déclaré hier la présidente de Ford du Canada, Bobbie Gaunt, dans un discours prononcé devant le Cercle canadien de Montréal.Ford devient ainsi le premier grand fabricant automobile au Canada à vendre des véhicules électriques et Hydro-Québec, le première entreprise au pays à posséder et à exploiter un parc de véhicules sans gaz d’échappement et respectant l’environnement.» Elle a indiqué que Ford avait été le premier fabricant d’automobiles à devenir un fournisseur officiel du programme environnemental «Projet véhicules électriques — Montréal 2000».Ce projet de trois millions de dollars, annoncé en janvier dernier, s’adresse aux organisations qui possèdent un parc de véhicules et qui sont prêts à intégrer un ou des véhicules électriques dans leur flotte.Ce programme de deux ans devrait permettre à une quarantaine de voitures électriques de sillonner bientôt les rues de Montréal.Mme Gaunt a déclaré qu’une étude effectuée récemment par Ford montrait que, comparativement aux autres Canadiens, les Québécois croyaient davantage à la nécessité de protéger les ressources naturelles et étaient plus enclins à investir dans de nou- Le Ranger, un véhicule à propulsion électrique, coûte de 48 895 $ à 68 385 $, selon le type de batterie velles initiatives d’ordre environnemental.«Les entreprises reflètent ce genre d’attitude», a-t-elle indiqué.Pour l’instant, Ford Canada ne vise pas le grand public pour sa Ranger à propulsion électrique, un véhicule qui coûte de 48 895 $ à 68 385 $ l’unité, selon le type de batterie.Les six véhicules d’Hydro-Qué-bec seront équipés de l’accumulateur le plus perfectionné, au nickel hydreux métallique (NiMH).L’entreprise espère vendre de 15 à 20 véhicules Ranger cette année, surtout à des entreprises ou des organisations qui disposent de flottes de véhicules.Des particuliers jeunes, soucieux de l’environnement et qui disposent d’au moins un autre véhicule pourraient aussi être intéressés.Outre le Québec, la Colombie-Britannique semble un bon marché pour la Ranger, selon Mme Gaunt.La présidente de Ford Canada fonde également beaucoup d’espoir sur le Québec pour ce qui est de la nouvelle Focus, récemment nommée Automobile européenne de l’année.«Le Québec est le plus gros marché pour les petites voitures au pays.» Elle a expliqué que ce segment de marché, qui représentait 65 % de tout le marché automobile au Canada, représentait 75 % du marché automobile au Québec.«C’est une question de prix, mais aussi de plaisir de conduire.Les Québécois aiment conduire ce type de voiture, ils sont plus Européens que les autres Canadiens ou les Américains.» Par ailleurs, Mme Gaunt a déclaré qu’il n’était pas question d’augmenter la capacité de production de Ford en Amérique du Nord.Il ne faut donc pas s’attendre à l’établissement de nouvelles usines.L’entreprise du Saguenay devient un chef de file technologique d’optimisation des scieries GBA fait l’acquisition d’une entreprise américaine Cette transaction permet d’atteindre la masse critique de ressources qui permettra de maintenir un avantage technologique .h ,1* f ¦n> PRESSE CANADIENNE Chicoutimi — Le Groupe Benoît Allard (GBA) vient de renforcer sa position sur les marchés industriels en faisant l’acquisition de 60 % des actions de Hi-Tech Engineering, une entreprise américaine reconnue pour innover en technologie d’optimisation pour les scieries et systèmes automatisés de manutention.La transaction, dont le montant est gardé secret, a été confirmée hier par la direction de GBA et de Schroders & Associés, par voie de communiqué.Elle porte le nombre d’employés de GBA à quelque 1200 et le montant des ventes à 170 millions annuellement.Hi-Tech possède deux usines à Hot Springs, en Arkansas, et à Baxley, en Géorgie.En 1998, les 200 employés travaillant dans des bâtiments d’une superficie de 180 000 pieds carrés ont généré des revenus bruts de 50 millions (canadiens).Avec cette acquisition, a indiqué Denis Brière, président et chef de la direction, GBA devient un chef de file technologique d’optimisation des scieries en Amérique du Nord offrant une gamme complète de produits perfectionnés, d’installations industrielles et de centres de clients dans les marchés canadiens et américains.Cette transaction, a poursuivi M.Brière, fait en sorte que GBA atteint la masse critique de ressources qui permettra de maintenir un avantage technologique.GBA est un conglomérat d’entreprises connexes aux industries des pâtes et papier et de l’aluminium mis sur pied par l’homme d’affaires Benoît Allard.le groupe est passé aux mains du Fonds canadien d’acquisitions Schroders II, à la fin de juin 1997.La société mère de Schroders se trouve à Londres et ses tentacules s’étendent dans plusieurs coins du globe.Au moment de l’annonce de la transaction, Schroders s’était engagé à accroître la présence de GBA sur les marchés internationaux, a rappelé M.Brière.Ce dernier a aussi précisé que la croissance de groupe satisfait jusqu’à maintenant les investisseurs.De son côté, le président de Hi- La plus forte hausse mensuelle en plus de deux ans Le marché immobilier se porte bien Ottawa (PC) — Le marché immobilier a enregistré en février sa plus forte hausse mensuelle depuis plus de deux ans, alors que le nombre de transactions a fait un bond de 12 %, selon les données de l’Association canadienne de l’immeuble.Les données désaisonnalisées révèlent que 18 405 maisons ont été vendues au pays par l’entremise d’un agent immobilier, en hausse considérable par rapport aux 16 469 transactions de janvier.L’association cite notamment le sentiment de confiance des consommateurs ainsi que les faibles taux hypothécaires pour expliquer la vigueur du marché de la revente.Elle estime de plus que l’absence d’inflation permettra de maintenir les taux hypothécaires à leur faible niveau pendant encore un certain temps.Confiance «Le marché de la revente de maisons en février a enregistré sa plus forte progression en deux ans», a expliqué Pierre Beauchamp, chef de la direction de l’Association canadienne de l’immeuble.«Ceci nous laisse présager que la création d'emplois à temps plein ainsi que le niveau de confiance élevé des consommateurs permettront de maintenir les ventes à la hausse au cours des prochains mois.» Le prix moyen des maisons vendues en février s’est établi à 144 816 $ à Ottawa, 113 717 $ dans la région de Montréal, 85 822 $ à Québec et 74 105 $ au Saguenay—Lac Saint-Jean.C’est à Vancouver qu’il en coûtait le plus cher pour acheter une maison, avec un prix moyen de 269 438 $, contre 221 354 $ à Toronto.Véhicules neufs Tech, Russell Kennedy, a noté: «Nou$ sommes fiers de nous unir à GBA pour; créer une entreprise plus solide avec de.plus amples ressources pour répondre aux besoins de l’industrie en matière d’optimisation de la fibre ligneuse.» Les deux entreprises se connais-i sent bien, puisqu’elles sont parte*) naires depuis plusieurs années.GBAr commercialise les produits de Tech avec beaucoup de succès.V Schroders est une société qui gèrjï.d’importants portefeuilles canadiens»: C’est le cas d’une partie de la Caisse de dépôt et de placement du Québeé^ du fonds de pension des professeurs de l’Ontario fie plus important au Câ-J nada) et des investissements de ljâ Banque Nationale.^ - Jr c Les ventes ont progressé de 3,6 % en janvier Ottawa (PC) — Les ventes de véhicules automobiles neufs ont progressé de 3,6 % en janvier par rapport au mois précédent, grâce à la vigueur des ventes de camions, qui incluent les populaires fourgonnettes.Selon Statistique Canada, 122 527 véhicules neufs ont été vendus en janvier, ce qui représente une hausse de 15 % par rapport au mois de janvier 1998, qui avait toutefois été exceptionnellement faible à ce chapitre en raison notamment de la tempête de pluie verglaçante.Les ventes de véhicules neufs étaient en baisse depuis le printemps de 1998.Les ventes de camions — fourgonnettes, véhicules utilitaires à caractère sportif, camions légers et lourds, autocars et autobus — ont quant à nagif elles fait un bond de 8,9 % en janvier, soit la plus importante augmentation mensuelle depuis celle de 10,4 % enregistrée en mars dernier.Les ventes d’automobiles ont toutefois reculé de 0,9 % en janvier, en bafe, se pour un deuxième mois consécutif?Depuis le printemps de 1996,"l€$ ventes d’automobiles ont générale^ ment progressé, mais à un rythnfë sans cesse plus faible.'¦£ Le Québec s’est démarqué dg^ autres provinces canadiennes en jaj>-vier avec une hausse spectaculaire de.42,3 % des ventes de véhicules neulb; alors que la Saskatchewan (moins 7,1 %), l’Alberta (moins 6,6 %) et la C^j lombie-Britannique (moins 2,5 %) ein registraient des baisses.Dans toutes les autres provinces, les ventes’ étaient à la hausse.’V' LA BETE ET LA BETE J A “ r 1 *5 379$/mois* Bail de 36 mois.PDSF 34 155$.Transmission manuelle.4850$ comptant\^3,9^ en location (transport, préparation et taxe d’accise inclus) Moteur turbo 2,0 Roues en alliage 15 po 449$/moiS* Bail de 36 mois.PDSF 40 755$.Transmission manuelle.Sièges avant chauffants 6100$ comptant.5,9% en location Sacs gonflables latéraux et frontaux (transport, préparation et taxe d’accise inclus) Moteur turbo 2,3 Roues en alliage 16 po Climatiseur automatique Sièges chauffants avant et arrière ?¦!• • 4 t ' - I, ; Une bête racée, noble, rugissante et dominante : la SAAB est tout cela à la fois et encore plus.Moteur turbo compressé, appui-têtes, sacs gonflables, ceintures de sécurité : 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sur Vile ’4ÎT' REUTERS : «i> T a Havane —La justice cubaine a condamné hier quatre dissidents parmi les plus connus du pays, sur-ûômmés le «Groupe des quatre», à des peines allant de tfois ans et demi à cinq ans de prison pour incitation à la sédition.• Lors de son réquisitoire au début du mois, le proeu-rëur avait requis des peines allant de cinq à six ans.Vladimiro Roca, 56 ans, ancien pilote de chasse des Forces armées révolutionnaires du Cuba et fils du héros Communiste cubain Bias Roca, a écopé de la peine la plus hnjrde, a précisé un communiqué diffusé par la télévision d'Etat.L’universitaire Félix Bonne, 59 ans, et le juriste René Gbmez Manzano, 55 ans, ont été condamnés à quatre ans et l’économiste Marta Beatriz Roque, 53 ans, à 3 ans et demi.‘"«Même si les dommages causés à notre pays ont été importants, tout comme le caractère anti-patriotique de [leurs] actes, le tribunal s’en est tenu aux lois qui étaient en vigueur dit moment des faits», poursuit le communiqué.1 Les autorités cubaines ont récemment renforcé l’arsenal judiciaire en matière d’activités contre-révolutionnaires ou mettant en danger la nation.Depuis leur arrestation, en juillet 1997, pour avoir ouvertement critiqué le Parti communiste, les quatre dissidents ont déjà passé 19 mois derrière les barreaux.Les familles des quatre dissidents clament leur innocence, expliquant qu’ils ne sont que les membres d’un mouve-mént pacifique d’opposition au castrisme.' 'Leur procès, l’un des plus importants de la décennie, s’était déroulé à huis clos, rapidement.Journalistes et di plomates étrangers avaient été tenus à l’écart du tribunal "’Le premier ministre canadien, Jean Chrétien, a regret té'hier la décision de Cuba de condamner ces quatre dissidents à l’emprisonnement et a remis en cause les relations bilatérales avec l’îlele.«C’est un regrettable message que les autorités cubaines envoient à leurs amis de la communauté internationale en faisant de la simple participation à une manifestation pacifique un crime passible d’emprisonnement», a indiqué le chef du gouvernement dans un communiqué.Jean Chrétien a précisé qu’il avait soulevé la question de la dissidence avec le président cubain, Fidel Castro, lors de sa visite à La Havane en avril 1998.La paix encore fragilisée par une bombe Un groupe protestant dissident revendique un attentat qui a coûté la vie à une avocate catholique en Irlande du Nord REUTERS ET ASSOCIATED PRESS Belfast — Un groupe paramilitaire protestant d’Irlande du Nord opposé au processus de paix a revendiqué hier soir l’attentat qui a coûté la vie dans l’après-midi a une avocate catholique, a annoncé la BBC.«Selon un correspondant de la BBC, les “Défenseurs de la Main Rouge” ont affirmé qu'ils avaient mis au point la bombe qui a tué [.] Rosemary Nelson», a expliqué la chaîne britannique sans donner plus de détails.La voiture de Rosemary Nelson, a explosé peu après 13h GMT, près de Lurgan, à une cinquantaine de kilomètres au sud-ouest de Belfast.L’attentat s’est produit peu après 13h GMT alors que l’avocate quittait son domicile au volant de sa voiture.L’avocate, qui avait acquis une certaine notoriété en défendant des habitants catholiques protestant contre les défilés controversés des unionistes pro-britanniques à Portadown, a succombé à ses blessures après avoir été transférée à l’hôpital.Elle avait également assuré la défense de plusieurs républicains irlandais dans des procès médiatisés.Parmi ses clients figuraient un homme accusé du meurtre de deux policiers et la famille d’un catholique battu à mort par des protestants à Portadown en 1997.Cet attentat intervient en plein blocage du processus de paix après l’accord du 10 avril 1998 censé mettre fin à 30 ans de violence entre catholiques et protestants.Les principaux groupes paramilitaires des deux camps observent depuis un cessez-le-feu.Des jeunes gens ont jeté hier des cocktails molotov près de l’endroit où cette avocate catholique connue pour son combat en faveur des droits de l’homme venait de trouver la mort.Les jeunes gens ont jeté des cocktails molotov sur un point de contrôle installé par l’armée britannique à 200 mètres de l’endroit ou a explosé une bombe déposée sous la voiture de Rosemary Nelson.La police n’a cependant signalé aucun incident grave et elle n’a fait état d’aucun blessé.Plusieurs responsables politiques de différents partis ont qualifié ce meurtre de sectaire.«Aucun effort ne sera ménagé pour traquer et traduire en justice les responsables de ce meurtre méprisable et insensé», a déclaré le premier ministre britannique Tony Blair.De son côté, le ministre irlandais des Affaires étrangères, David Andrews, a estimé que l’attentat était «très clairement conçu pour saboter le processus de paix dans un moment très critique».Le président américain Bill Clinton a condamné pour sa part «un acte méprisable et lâche des ennemis de la paix» dans un communiqué lu par le porte-parole de la Maison-Blanche Joe Lockhart.Alors que la formation du nouveau gouvernement d’Irlande du Nord est entravée PAUL MCKRLANE REUTERS La réaction des jeunes républicains ne s’est pas fait attendre.par les divergences sur le désarmement de l’IRA, les représentants des huit partis catholiques et protestants qui avaient si- gné en avril dernier l’accord de paix doivent rencontrer mercredi Bill Clinton à Washington.Afghanistan : un accord truffé d’inconnues REUTERS Kaboul — Aucun coup de feu n’est venu saluer à Kaboul l’annonce-surpri-se, dimanche à Ashgabat, capitale du Turkménistan, d’un accord de principe sur un partage du pouvoir entre les talibans et l’opposition afghane.L’afcscuce de toute manifestation de liesse témoigne de la prudence des Kaboulis, sceptiques devant un accord dont on ne connaît pas encore tous les détails et, surtout, échaudés par l’échec, il y a un an, de pourparlers de paix organisés, déjà, sous l’égide de l’ONU et qui avaient été suivis d’une reprise des combats.L’accord d’Achkhabad couronne trois jours de discussions sous la houlette d’un représentant des Nations unies, Andrew Te-soriere, qui doit donner une conférence de presse aujourd’hui à Islamabad.Il prévoit un échange dès que possible de 20 prisonniers de chaque camp sous legide du Comité international de la Croix-Rouge.Côté taliban, la délégation était conduite par Wakil Ahmad Mutawakil, un proche du chef suprême des ex-«étudiants en religion», le mollah Omar.Celle de l’opixisition était présidée par Mohamad Younous Qa-nooni, qui a fait preuve d’un bel optimisme en déclarant: «L’accord représente une nouvelle ère dans l'histoire de l’Afghanistan».Mutawakil est, lui, resté plus circons- pect.«Nous avons bon espoir dans l’avènement d’une paix durable parce qu'il existe de la bonne volonté dans les deux camps.Et nous espérons que l’Aïd [la fête musulmane du mouton, prévue dans une quinzaine de jours] sera, cette année, pacifique en Afghanistan».De retour du Turkménistan, il a en outre dit que «l’accord ne signifie pas qu'un gouvernement de coalition sera constitué à l'avenir».m rand concours de JOURNALISME LE DEVOIR 19 9 9 VOUS QUE LE JOURNALISME INTERESSE ET QUITTES INSCRIT A TEMPS COMPLET DANS UN CEGEP OU UN COLLEGE DU QUEBEC, VOILÀ UNE OCCASION D'AGIR.Pour saisir cette chance de mesurer vos aptitudes et - qui sait?- de faire vos débuts dans un grand journal, il s'agit de rédiger un article critique d'au moins 700 mots, sur une manifestation sociale ou culturelle d'ici: rassemblement populaire, événement sportif, film, livre, pièce de théâtre, ou autres.« A retenir: • Votre participation à ce concours peut s'insérer dans le cadre de vos cours.• La date limite des envois de textes au journal Le Devoir est le 19 mars 1999.• La remise des prix aura lieu en mai 1999.% A gagner: 1er prix: Une bourse d'études de 2 000$ ainsi qu'un voyage et séjour de découverte conviviale de la France (condition d'admissibilité, avoir 1 8 ans et plus).2e prix: Une bourse d'études de 2 000$ 3e prix: Une bourse d'études de 1 000$ Des prix de participation, tels des logiciels et des abonnements au Devoir et à la revue Forces seront aussi attribués par tirage.La Eoxd.viïox de DEVOIR Votre professeur de français vous en dira davantage sur les modalités de participation.V>» , & AQPF AtMKMlinn i|u«b(coiw dn prnfrmum cl profrmurt de Transit -800-267-0947 CONSULAT GENERAL DE FRANCE A QUEBEC Société (J ' é (I I t I o n FORCES DIFFUSION CHINE Le Parlement entérine le virage capitaliste de Zhu Rongji CHRISTIAAN VIRANT REUTERS Pékin — L’Assemblée nationale populaire (ANP) chinoise a entériné hier les réformes économiques du président Zhu Rongji et élevé le secteur privé, longtemps honni par le régime communiste, au rang de «composant important» de l’économie socialiste.Les députés, au onzième et dernier jour de leur session annuelle, ont aussi adressé des piques au projet de budget de l’Etat.Et comme c’est maintenant devenu une habitude, les élus ont manifesté leur mécontentement face à la montée de la criminalité et de la corruption.Près de 99 % des 2821 délégués put voté en faveur du rapport annuel dp chef de l’État sur la gestion du même chef de l’État.Ce document insiste sur la poursuite de réformes difficiles prévoyant notamment la fermeture d’entreprises publiques déficitaires et ce, malgré les conséquences sur l’emploi et un environnement hostile découlant de la crise asiatique.Le président promet aussi de lutter contre la criminalité et la corruption tout en invitant les autorités locales à faire preuve de modération en matière de répression de l’agitation.Les législateurs ont, pour leur part, adopté un certain nombre d’amendements à la Constitution, dont un fait du secteur privé «une composante importante», et non plus un simple «complément», de l’économie socialiste.Le secteur privé était jusqu’ici considéré officiellement avec beaucoup de suspicion depuis la révolution communiste de 1949.Ix*s amendements adoptés reconnaissent un rôle-clé au secteur privé dans la création d’emplois et dans la croissance de l’économie.Ix budget présenté par le ministre des Finances, Xiang Huaicheng, prévoit un déficit record des dépenses pour facil-ter une croissance économique de sept ans.Au total, 188 députés ont voté contre et 153 n’ont pas pris part au vote ou se sont abstenus, ce qui représente prés de 12 % de l’assemblée.Les élus ont également exprimé leur mauvaise humeur face à la montée de la criminalité et de la corruption en malmenant des extraits du rapport sur la gestion du président de la Cour suprême et du procureur général.Un |X‘U plus de 22 % des députés ont voté contre ou se sont abstenus dé voter sur ces deux documents.Le Parlement chinois n’a jamais repoussé de proposition du Parti communiste mais la pratique du vote à bulletin secret encourage certains élus désireux de faire passer des messages au gouvernement et au parti à faire preuve d’une certaine audace.Les dirigeants du secteur privé chinois se sont félicités des amendements constitutionnels.«Après ces changements, les entreprises privés seront protégées et leur statut sera défini», a com4 menté Zhang Jian, président de la Broad Air Conditionning Co.Ltd, dans la province du Hunan.«Les sociétés privées pourront se fixer des objectif de développement à long terme alors que par le passé, le statut était flou et la plus grande incertitude régnait sur la légitimité des profits réalisés».Ijors d’une conférence de presse en marge de la session, Zhu a assuré que le yu;m était très fort et a exclu sa dévaluation.Il a annoncé, sans plus de précision, que toutes les banques étrangères opérant en Chine allaient pouvoir faire des tr.uisactions en yuan.Il a aussi indiqué que Pékin devait ouvrir son secteur des télécommunications aux investisseurs étrangers et il s’est dit «plein d’espoir» sur les perspectives d’accord en vue d’une adhésion de la Chine à l’Organisation mondiale du commerce.Les élus se sont également inquiétés de la corruption Économie de marché et thérapie de groupe LIBERATION Pékin — Lors de leur session annuelle de dix jours, les parlementaires chinois se réunissent en groupes de réflexion, par province ou par thème.Ix presse est maintenant autorisée à assister à certaines discussions.Voici quelques extraits qui donnent une idée du ton employé dans les débats.Groupe de travail sur les amendements de la Constitution: H1 (directeur d’université): «Je ne suis pas d’accord pour mettre la théorie de Deng dans le préambule de la Constitution.S’il fallait citer dans la Constitution tous les hauts dirigeants une fois qu’ils sont morts, on n’en finirait pas!» H2 (non identifié): «De toute manière on amende cette Constitution beaucoup trop souvent.Cela ne fait pas sérieux!» H3 (non identifié): «Tu ne comprends pas! Si l’on était encore dans l’économie planifiée, les amendements ne seraient pas nécessaires.Mais nous sommes dans l’économie de marché maintenant.» Hl: «On légalise le secteur privé.C’est bien! Mais que faut-il dire à propos des biens pri- vés?En 1949, nous avons confisqué tous les biens privés.Si ces gens reviennent nous demander leurs biens, comment faire?» H4 (vieux communiste): «C’est facile.On ne les redonne pas.La protection des biens privés commence maintenant.Il n’y aura pas de rétroactivité.» H5 (directeur d’une usine de tabac): «Les amendements doivent être visionnaires.Tous ces changements donnent l’impression que nous manquons de prévoyance!» Groupe de travail du Henan sur le rapport de la Cour suprême et du parquet.Hl (professeur): «J’ai remarqué que dans les procès, les établissements publics étaient souvent perdants, même s’ils ont raison.Les nouveaux commerçants savent mieux utiliser la loi.» Fl (institutrice): «Dans mon école, l’armée a occupé une partie du terrain depuis la révolution culturelle.On n’arrivait pas à le récupérer.Nous avons fait un procès et on a perdu.Alors j’ai envoyé nies élèves dans la rue pour manifester et nous avons gagné en appel.» H2 (haut fonctionnaire provincial): «L’armée occupe beaucoup de fermes aussi, depuis les années 70.Comment prouver que ces terres nous appartiennent?» H3 (directeur d’hôpital): «Il faut commencer par élever le niveau d’éducation des juges.J’ai eu affaire à une “nana" de 18 ans, je préfère ne pas la décrire par égard pour les juges.» Les autres: «Tu ne peux pas la traiter de “nana ”, c’est tout de même une juge.» H3: «Ecoutez: mon hôpital a loué un dispensaire à un médecin privé.Mais il a vendu des médicaments de sa propre invention.Nous lui avons demandé de partir, mais il a porté plainte.Et il a gagné, même en appel! De ma vie je ne ferai plus de procès.Il faut trouver des avocats, leur faire des cadeaux, leur offrir des repas.Jamais de ma vie je n’avais fait de cadeaux.» Les autres: «Ce n’est pas un problème de procès, mais de relations publiques» H4 (non identifié): «Mais il a raison.Pourquoi le peuple évite-t-il les commissariats?Si on t’a volé 500 yuans, tu dois encore en dépenser 1000 pour que les policiers acceptent de se bouger.» (H5) (chef de la police): «Pourquoi est-on ici cet après-midi?Pour discuter des deux rapports?Pourquoi parlez-vous de tout cela?».I* L K I) E V I) I It , I.K M A I! I) I I (i M A It S I !» !l It B 7- LE MONDE Accueil princier REUTERS LE PRINCE CHARLES s’est intéressé de près, hier, à une population de pingouins sur l’île du Lion de Mer, au large des îles Falklands (également appelées Malouines).L’héritier au trône britannique est le membre le plus important de la famille royale à avoir visité l’archipel depuis la guerre qui a opposé la Grande-Bretagne à l'Argentine, en 1982, justement au sujet de ces îles contestées.EN BREF Dinko Sakic plaide non coupable Zagreb (AFP) — Dinko Sakic a plaidé non coupable d’atrocités dans le camp de concentration croate de Ja-senovac pendant !a Seconde Guerre mondiale, hier, devant le tribunal de Zagreb, «je ne me sens coupable d’absolument aucun des actes qui me sont reprochés, a dit Sakic, 77 ans, interrogé par le président Drazen Tripalo.J’ai la conscience tranquille».Sakic est accusé d’avoir, personnellement et en tant que responsable du camp, tué ou - torturé des prisonniers.50 (XX) détenus serbes, juifs, tziganes ou croates anti-fascistes sont morts dans le camp, dont 2(XX) quand Sakic en était le commandant, d’avril à novembre 1944, selon l’accusation.Grève des enseignants en France Paris (Reuters) — Une grève bien suivie et des manifestations dans plusieurs villes de France ont donné hier le coup d’envoi d’une semaine de protestation dans le monde enseignant contre la politique de Claqde Allègre.Selon le ministère de l’Éducation, trois à quatre enseignants sur duc ont répondu au mot d’ordre de grève lancé dans l’enseignement primaire et secondaire par plusieurs syndicats Selon les syndicats, 70 % des enseignants du primaire étaient en grève et 50 à 60 % de grévistes ont été recensés dans les lycées et collèges.La Commission européenne démissionne en bloc Un comité d'expert a relevé de nombreuses irrégularités ASSOCIATED PRESS ET REUTERS Bruxelles — La commission européenne tombe sous les accusations de favoritisme et mauvaise gestion.Ses 20 membres ont démissionné collectivement la nuit dernière, quelques heures après la publication du rapport d’un comité d’experts indépendant sur les fraudes au sein de l’exécutif bruxellois.Annoncée par le commissaire à l’Agriculture Franz Fischler, la démission collective de la commission a été confirmée officiellement par son président Jacques Santer, à l’issue d’une réunion extraordinaire des commissaires européens.Les commissaires «ont décidé ce soir à l’unanimité de remettre collectivement leur démission», a déclaré M.Santer.Il a expliqué que l’organe exécutif de l’Union européenne «assume ainsi ses responsabilités» conformément aux engagements qu’elle avait pris.Jacques Santer devait rencontrer aujourd’hui dans la journée le président du Parlement européen Jose-Maria Gil Robles.Aucun détail supplémentaire ne devait être annoncé avant cette rencontre, selon des responsables européens.Après la publication du rapport du comité des sages mis en place en janvier dernier par le Parlement de Strasbourg, les appels à la démission de la commission s’étaient multipliés.Ce rapport de 140 pages mettait en cause plusieurs commissaires, et en particulier l’ancien premier ministre français Edith Cresson, mais évoquait également la responsabilité de la commission tout entière.Après six semaines d’enquête, les cinq experts constataient en effet la «perte de contrôle» de Bruxelles, qui a laissé passer sans réagir des «cas indéniables de, fraude et de corruption».C’est Edith Cresson, commissaire européen à la Recherche, qui était le plus durement condamnée.«Nous sommes ici confrontés à un cas certain de favoritisme», écrivent les experts.Le rapport notait qu’elle a fait bénéficier un de ses amis d’un emploi de complaisance au sein de la Commission.Cet ami, qui fut par la suite jugé non qualifié pour cet emploi, avait été payé pendant dix mois, dont neuf durant lesquels il s’était fait jiorter malade.Les cinq magistrats ont passé au crible les compétences et le travail de René Berthelot, un .dentiste de Châtel-lerault, la ville dont Edith Cresson fut le maire jusqu a fin 1997, qui a obtenu plusieurs contrats d’expert auprès de la Commission.Ce proche du commissaire européen à la Recherche a tout d’abord obtenu en juillet 1995 un contrat de visiteur scientifiques auprès du Centre commun de recherche (CCR), alors qu’il n’avait pas les compétences re- quises — être professeur d’université ou membre de éminent d’organisations de recherche.Plus grave encore, l’ancien premier ministre n’a pas réagi pour mettre un terme à de «graves et persistantes irrégularités».Mme Cresson est accusée de n’avoir rien fait lorsqu’elle fut informée du cas de fraude d’un prestataire extérieur qui a détourné pour 150 millions d'euros (983 millions ff) de fonds destinés à un programme pour la jeunesse.Ix‘ commissaire au développement régional, l’Allemande Monica Wul-Ma-thies, et le commissaire aux relations avec les pays en voie de développement, le Portugais Joao de Deus Pin-heiro, étaient également critiqués pour avoir fait bénéficier des proches d’emplois de complaisance.Le comité taxe aussi le commissaire au Développement, l’Espagnol Manuel Marin d’avoir manqué de rigueur dans la gestion de l'aide aux pays méditerranéens, d’irrégularités dans les embauches de ses employés.Il lui est aussi reproché d’avoir agi de façon insuffisante et trop tardive pour arrêter les fraudes dans le budget des affaires humanitaires de l’Union européenne au début des années 1990.Le comité d’expert avait été mis en place en janvier dernier après que l’accumulation des scandales eut conduit le Parlement de Strasbourg à se déterminer.Mais une motion de censure Édith Cresson ARCHIVES I.E DEVOIR ."V ¦ n’avait pu alors recueillir la majorjtft des deux tiers nécessaire pour renvefr ser la Commission.7 , Après la publication du rapport,Je groupe socialiste au Parlement de Strasbourg, le plus important de l'gSr semblée, avait annoncé son intentai, de déposer une nouvelle motion de censure contre la commission qui pourrait être votée en avril.«Nous pen-, sons qu’ils devraient tous démission-ner», avait expliqué Pauline Green, le chef du groupe, à la presse, sinojj, «nous chercherons à les renvoyer.» ¦ , Le PKK menace les sites touristiques turcs ¦ n1 REUTERS Aankara — Le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK, interdit) a invité hier les touristes étrangers à s’abstenir de venir en Turquie, théâtre d’une série d’attentats depuis la capture au Kenya en février du chef nationaliste kurde Abdullah Ocalan.Dans un communiqué diffusé par l’agence Dem, dont le siège est en Allemagne, le PKK explique qu’il souhaite ainsi éviter que des touristes soient victimes d’«un quelconque incident malheureux».«L’ensemble du territoire national turc est devenu un terrain de guerre, y compris les régions dites touristiques.La décision a été prise d’ac- centuer la guerre contre l’Ètat turc jusqu’à ce que le président Apo [Ocalan] soit libéré», a ajouté le PKK.Ce dernier avait, par le passé, menacé de s’en prendre aux stations balnéaires turques mais ses mises en gardes n’avaient eu que peu d’effets.En 1994, une Britannique avait été tuée dans un attentat à la bombe sur le littoral méridional.Le touris- me est l’une des principales sourçps de devises étrangères de la Turquie.Samedi, 13 personnes ont pëçi dans un attentat, non revendiqqë jusqu’ici, contre un grand magasin d’Istanbul.Ocalan, incarcéré dans une prison-forteresse de la mer^q Marmara, doit être prochainement jugé pour trahison.Téléphone: 985-3322 LES PETITES ANNONCES Télécopieur: 985-3340 COPROPRIÉTÉS FACE PARC LAFONTAINE.Vue splendide.9e étage.2 c.c., 2 s.de b„ t.rénové.Stal.Int., terrasse, s./d'exercices, piscine 844-7133, 528-1778 OUTREMONT.Superbe condo, 7 1/2, .1400 p.c., 2e él, réno., aire ouverte.'Slat., prox.Bernard.149,000$.Proprio: 279-0007.EXTÉRIEUR DE HOHTRÉAL A 35 MIN.MTL.MONT-ST-GRÉGOIRE dans montagne, petite maison 2+1 c.à c., 2 s/b, Ir.éclairé, terrain 15 000 p.c., boisé, gazebo, grde terrasse.Beaucoup d'inclus.Idéal couple 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la Madeleine Chibougamau ¦AI-14 Rivière-du-Loup 1/-6 -1/-9 Chicoutimi Québec W 1/-6 1/-8 m/ Trois-Rivières f 2J-A ¦ 0/-8 ^.Sherbrooke val d'Or Lever Coucher 18h02 ontrea Aujourd’hui Ce Soir Mercredi Vendredi max 1 min .g Aujourd'hui Ce Soir Mercredi -10/-2 Vendredi max 4 ^^5 min T2 ^^2 max 5 a, Jl cl o Météo-Conseil 1 900 565-4455 Frais applicables |^| Envlronnamont Canada L3 ITlétéO à 13 SOUfCe \ 1 /7 ST-CAUXTE.bord lac avec plage privée sur la pointe d'une ile, à 10 min.de ski Montcalm et 25 min.Mont Garceau.Semi-meublé.Idéal pour famille.65,000$.(514)640-0840.APPARIEMENTS-LOGEMENTS A IQUER 2E AVENUE (9298).5 1/2.tranquille.2e étage.381-7757.A BOUCHERVILLE Grand 4 1/2.Près de tous les services.Entrée laveuse/sécheuse.Lave-vaisselle inclus.Stationnement.Libre début avril.(450)449-7165.A VOIR, Rosemont, 3 1/2 refait à neut, 2e, planchers bois, gr.s, de b., entrée laviséch.frais peint.Avril ou mai.Idéal pers.seule, semi-retraitée.374-2929 (après 16h.).AHUNTSIC (me St-Denis).Haut 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Thomasset), Anne (Paul Bernard), Marcel (Michèle Barrette) et Gisèle (Denis Beaupré); ses petits-enfants, Éric-Viêt, Antoine, Caroline, Vincent, Olivier, Julia, Marianne et Alexis; ses sœurs Hélène (Armand Letellier) et Marcelle Dolment, sa belle-sœur Gilberte F.Bournival, ses neveux et nièces ainsi que d’autres parents et amis.La famille recevra les condoléances au Centre funéraire Côte-des-Neiges, 4525 Chemin de la Côte-des-Neiges, Montréal (514) 342-8000, le mardi 16 mars, de 19h à 22h.Les funérailles auront lieu en présence des cendres à l’église Saint-Germain d'Outremont (angle Ch.Côte Ste-Calherine et Vincenl-d'lndy), le mercredi 17 mars à 11 h.Des dons à la Fondation de l'Institut de gériatrie de l'Université de Montréal (4565, ch.Queen-Mary, Montréal H3W 1W5), ou à l'Association des Jeunes Bègues du Québec (672, boul.des Laurenlides, bureau 222, Pont-Viau, Laval H7G 4S6, (450) 975-8455) seraient appréciés.Recherche CHALET À LOUER en Estrie Pour 2 semaines, cet été, idéalement 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I !) Le devoir l.tut de la reserve collective tie sang 4 ^12 mars 1999 80% Groupes sanguins en demande aujourd’hui 0- 39% héma-québec Info-collecte: 832-0873 LES SPORTS Le CIO reconnaît ne pas avoir été très vigilant REUTERS ET AFP I 4.V1 > Lausanne — Le Comité international olympique (CIO) a dressé, hier, un constat d’échec alors que ses dirigeants se préparent à assister à une réunion cruciale qui fait suite au scandale de corruption entourant le choix de Salt Lake City pour l’organisation des Jeux d’hiver de 2002.Selon Jacques Rogge, haut responsable de l’organisation, le CIO n’a pas réussi à contrôler l’application de ses .propres règles en matière de cadeaux ,• et de traitement que ses membres étaient autorisés à recevoir de la part de pays candidats à l’organisation des Jeux olympiques.v • «La responsabilité est collective: il n’a pas été assez strict dans l’application de ses règles», a expliqué Rogge lors d’une conférence de presse.«Le CIO fera tout son possible pour que cela ne se reproduise plus», a-t-il ajouté.L’enquêteur indépendant Tom Sheridan a expliqué, hier, que le comité de candidature de Sydney avait enfreint les règles édictées par le CIO en proposant des services «tapis rouge» aux représentants de l’organisme.Mais rien ne prouve qu’il y ait eu en Australie, qui accueillera les prochains jeux d’été en l’an 2000, un système de corruption aussi organisé que celui qui a entouré la candidature de Salt Lake City aux JO d’hiver de • 2002, a ajouté Sheridan.Mercredi et jeudi, le CIO se réunit en session extraordinaire à Lausanne et doit notamment procéder à l’expulsion de six de ses membres accusés de corruption dans le rapport de Richard Pound, un des quatre vice-présidents du CIO.Les quatre autres personnes mises en cause dans ce rapport, présenté vendredi dernier, ont déjà démissionné.Ils ont bénéficié, ou fait bénéficier certains de leurs proches, des largesses du comité de candidature de Salt Lake City (argent en liquide, prêts, bourses d’étude, etc.).Au cours de cette session, le CIO doit également décider de réformer le mode de sélection et de désignation des villes candidates.Impatients «Nous sommes impatients d’en arriver au fond de l’affaire et de saisir ensuite l’occasion qui nous est offerte d'engager des réformes», a déclaré au cours d’une conférence de presse le Canadien Dick Pound, l’un des quatre vice-présidents du CIO, qui a conduit la commission d’enquête.Les 91 membres du CIO qui ont répondu à la convocation pour la session exceptionnelle de mercredi et jeudi devront se prononcer sur chacun des cas qui lui seront soumis séparément.La majorité des deux tiers, soit 61 voix, sera nécessaire pour que chaque sanction soit définitive.La session elle-même sur le moment décidera si elle doit voter à bulletins secrets ou à main levée.Le vote à bulletin secret sera proposé par la commission exécutive.«Chaque recommandation a été approuvée à l’unanimité, à l’exception de Kim Un-Yong qui n 'a pas participé ata débats sur l’affaire de Salt Lake City puisqu’il est lui-même impliqué», a précisé M' François Carrard, directeur général du CIO.Dick Pound a confirmé que la commission d’enquête poursuivrait sa tâche «tant qtt’il sera nécessaire» mais que, comme depuis le début, «elle ne peut prendre en compte que des preuves et non de simples allégations de presse sans source identifiée».Des axes pour les réformes Le vice-président du CIO a également réfuté les accusations portées contre lui par l’un des futurs exclus, le Congolais Jean-Claude Ganga, qui crie au complot politique contre lui en particulier et contre les membres du tiers monde en général.«Il n’y a rien de politique dans ce que nous avons décidé.Comme les autres, M.Ganga a été confronté ata preuves que nous ont transmis les dirigeants de Salt Lake», a-t-il dit ajoutant que les «manipulations louches» auxquelles il se serait livré dans la conclusion des contrats commerciaux et de télévision étaient des «allégations sans fondement».Le Canadien, une équipe de.gauchers GUY ROBILLARD PRESSE CANADIENNE Comme Mark Recchi, DainiusZu-brus est un ailier droit, qui lance de la gauche.L’autre nouveau-venu, le défenseur Scott Lachance, est aussi gaucher, et tous deux s’ajoutent à un groupe de joueurs à forte majorité gauchers.Chez les attaquants du Canadien, tous les principaux francs-tireurs dégainent de la gauche, et seuls Sergei Zholtok, Jonas Hoglund, Turner Stevenson et Trent McCleary lancent de la droite, «qualité» qui a permis au premier de se faire une niche sur le jeu de puissance.Selon Clément Jodoin, l’adjoint d’Alain Vigneault plus spécialement chargé de l’attaque, il n’y a que sur le jeu de puissance que la présence d’un droitier fait une différence.«Placé au côté gauche», explique-t-il, dessin à l’appui, «il a un meilleur angle pour lancer au filet quand il reçoit une passe.» C’est qu’en avantage numérique, explique Jodoin, la rondelle circule en principe en territoire adverse et le jeu de position est important, tandis qu’à cinq contre cinq, les joueurs montent avec la rondelle.«Un ailier droit qui lance de la gauche peut alors profiter d’un meilleur angle, indique Jodoin.Par contre, c’est plus facile pour un ailier droit droitier de ramasser la rondelle le long de la bande.Il y a des avantages et des désavantages.» Un ailier droit gaucher reçoit par exemple la passe sur son revers, ce qui peut s’avérer un handicap, mais de la façon dont les joueurs se déplacent partout sur la patinoire aujourd’hui, ce n’est plus aussi important qu’à l’époque du hockey «de corridor».A cette époque par exemple, Maurice Richard était une exception parce qu’il était un ailier droit lançant de la gauche.Il faut croire que ça fonctionnait.Pas un critère Etre droitier ou gaucher n’est donc pas un critère pour choisir un joueur, affirme Jodoin, à moins d’un cas très rare de deux joueurs dont on tracerait un portrait identique à presque tous points de vue.Dans ce seul cas, et encore, le droitier pourrait être favorisé; Car être droitier, avoue Jodoin, ce n’est pas indispensable, «mais ça aide».Surtout au sein d’une formation qui en compte si peu.Mais c’est dans toute la Ligue nationale que les gauchers sont fortement majoritaires.En défensive, le Canadien est un peu mieux équilibré, avec Stéphane Quintal, Patrice Brisebois et Craig Rivet, qui sont tous droitiers.Mais encore là, Jodoin n’y voit pas un facteur important: «Pour autant qu’un défenseur bouge la rondelle, c'est ça qui est important.» HOCKEY LIGUE NATIONALE Hier N.Y.Islanders à Buffalo, 19h.Washington à N.Y.Rangers, 19h30.Caroline à Phoenix, 21 h, New Jersey à Vancouver, 22h.Ottawa à Los Angeles, 22h30.CONFÉRENCE DE L’EST Section Nord-Est « 1 PJ G P N BP BC !P Ottawa 65 38 19 8 196137 84 Toronto 67 37 25 5 212191 79 Buffalo 66 30 23 13 175149 73 Boston 66 29 27 10 171 155 68 Montréal 67 27 31 9 160175 63 Section Atlantique New Jersey 65 36 21 8 194164 80 Pittsburgh 65 34 22 9 203 177 77 Philadelphie 68 30 21 17 198 162 77 N.Y.Rangers 67 29 30 8 188187 66 N.Y.Islanders 68 19 40 9 157 204 47 Section Sud-Est Caroline 67 30 24 13 172162 73 Floride 66 25 24 17 168173 67 Washington 66 27 34 5 174 178 59 Tampa Bay 66 16 45 5 142 239 37 CONFÉRENCE DE L'OUEST Section Centrale Detroit 67 33 28 6 196170 72 St.Louis 66 28 28 10 188176 66 Nashville 67 24 37 6 161 217 54 Chicago 67 19 39 9 152 210 47 Section Nord-Ouest Colorado 67 34 25 8 186167 76 Edmonton 67 25 32 10 187184 60 Calgary 66 25 31 10 178188 60 Vancouver 67 20 36 11 162 207 51 Section Pacifique Dallas 65 42 12 11 193130 95 Phoenix 66 32 24 10 160156 74 Anaheim 67 30 27 10 176163 70 San José 67 25 28 14 151 156 64 Los Angeles 66 25 36 5 152 175 55 Téléphone: 985-3344 Télécopieur: 985-3340 AVIS PUBLICS Sur Internet: www.offres.ledevoir.com AVIS PUBLICS HEURES DE TOMBEE Les réservations doivent être faites avant 16h00 pour publication deux (2) jours plus tard.Publications du lundi: Réservations avant 12 h 00 le vendredi Publications du mardi: Réservations avant 16 h 00 le vendredi Téi.: 985-3344 Fax 985-3340 Investissez dans la vie 1 800 567-ACDM SS'Kltcn feisfcnf ci : Dystrophie Musculaire èàk Donner, c’eut leur redonner espoir B ! O" ; M • .AVIS À TOUS NOS ANNONCEURS Veuillez, s’il vous plaît, prendre connaissance de votre annonce et nous signaler immédiatement toute anomalie qui s’y serait glissée.En cas d’erreur de l’éditeur, sa responsabilité se limite au coût de la parution.Appel d’offres La Fondation Jean-Pierre Perreault demande des soumissions pour la transformation d’une église en studios de création et de production chorégraphiques.Documents disponibles: à compter de mercredi le 17 mars 1999, au 2022 rue Sherbrooke Est, Montréal (Québec), entre 10h et 16h, du lundi au vendredi, excluant le congé de Pâques.Prix: 75$ non remboursable, taxes incluses, payable à la Fondation Jean-Pierre Perreault par chèque visé ou argent comptant.Ouverture des soumissions: jeudi le 8 avril 1999, à 14 h, au 2022 rue Sherbrooke Est, Montréal (Québec).La Fondation Jean-Pierre Perreault ne s'engage à accepter ni la plus basse, ni aucune des soumissions.Louise Laplante Directrice générale 525-2464 CANADA, PROVINCE DE QUÉBEC.DISTRICT DE LAVAL.COUR DU QUÉBEC.PROCÉDURE ALLÉGÉE.NO.540-22-003289-989, L.Oagenais S Fils inc., Partie demanderesse -vs- Les Placemenls V.Bergeron Inc.Partie défenderesse.Le 26ième jour de mars 1999 à 10MJ0, au 471, Curé Labelle, Laval, Qc, district de Laval seront vendus par autorité de Justice les biens et effets de: Les Placements Y.Bergeron Inc., saisis en cette cause, consistant en: t camion Econoline 150X1 Ford blanc.* séné 1FTDE14YXKHC23398, 4 pi.FM40943 et acc.Conditions: ARGENT COMPTANT et/ou CHEQUE VISÉ.Information: Pierre Foisy huissier du district de Longueuil.GAUCHER, TESSIER, FOISY LEFTAKIS & ASSOCIÉS, HUISSIERS DE JUSTICE, 558, Notre-Dame, suite 101, St-Lambert.Qc J4P 2K7.Tél.: (450) 465-4650 PRENEZ AVIS que Wassim EL M0USSA0UI domicilié à Montréal (QC), au 3505 Avenue Linton, #4, (H3S 1T1), présentera au Directeur de l'état civil une demande pour changer son nom en celui de Wassim William MOUSSAWI.CANADA, PROVINCE DE QUÉBEC.DISTRICT DE MONTRÉAL, COUR DU QUÉBEC (CHAMBRE CIVILE), PROCÉDURE ALLÉGÉE, NO.500-22-025865-984, Échaufaudage Skyway Inc., Partie demanderesse -vs-RICHARD GIRARD, Partie défenderesse.Le 26ième jour de mars 1999 à 10h00, au 710 Vachon, St-Amable, Qc, district de Richelieu seront vendus par autorité de Justice les biens et effets de: Richard Girard, saisis en cette cause, consistant en: 1 tracteur Ford, couleur bleu et blanc, fl imm.0244311, avec équipement à neige souffleuse jaune, * model 0718, # série 897123 et acc., et plusieurs autres items.Conditions: ARGENT COMPTANT et/ou CHEQUE VISÉ.GAUCHER.TESSIER.FOISY, LEFTAKIS & ASSOCIÉS, HUISSIERS DE JUSTICE, 558, Notre-Dame, Suite 101, St-Lambert.Qc J4P 2K7.Tél.: (450)465-4650 CANADA PROVINCE DE QUÉBEC NO:5OO-12-246123-09O COUR SUPÉRIEURE PRÉSENT GREFFIER ADJOINT RYDELSKA BOZENA Partie demanderesse c.EDUARD EVGUENIEVITCH AVILOV Partie défenderesse ASSIGNATION ORDRE est donné à EDUARD EVGUENIEVITCH AVILOV de corn paraître au greffe de cette cour situé au t.rue Notre-Dame Est.Montréal, salle 1.100, dans les trente (30) jours de la date de la publication du présent avis dans le journal LE DEVOIR.Une copie de la présente déclaration en divorce, affidavit, déclaration de l'avocat, certificat du greffier, avis à la partie défenderesse relativement à la contestation et avis de dénonciation des pièces a été remise au greffe à l'attention de EDUARD EVGUENIEVITCH AVILOV.Lieu : Montréal Date : 11 mars 1999 MICHEL MARTIN GREFFIER ADJOINT CANADA PROVINCE DE QUÉBEC NO:S00-22-026506-998 (PROCÉDURE ALLÉGÉE) COUR DU QUÉBEC PRÉSENT GREFFIER ADJOINT LE GROUPE STEWART INCJ STEWART GROUPE INC.Demanderesse c.NATHALIE PAQUET.JOEL CABOT ET LES HERITIERS DE FEU GEORGES PAQUET Défendeurs ASSIGNATION ORDRE est donné à NATHALIE PAQUET.JOEL CABOT ET LES HERITIERS DE FEU GEORGES PAQUET de comparaître au greffe de cette cour situé au 1.rue Notre-Dame Est, Montréal, salle 1.100, dans les trente (30) jours de la date de la publication du présent avis dans le journal LE DEVOIR.Une copie de la présente déclaration selon la procédure allégée, avis à la partie défenderesse, liste de pièces et pièces P-1 à P-5 inclusivement a été remise au greffe à l'attention de NATHALIE PAQUET.JOEL CABOT ET LES HERITIERS DE FEU GEORGES PAQUET.Lieu : Montréal Date : 11 mars 1999 MICHEL MARTIN GREFFIER ADJOINT CANADA PROVINCE DE OUÊBEC N0:500-22-029505-990 (PROCÉDURE ALLÉGÉE) COUR DU QUÉBEC PRÉSENT GREFFIER ADJOINT LE GROUPE STEWART INCJ STEWART GROUPE INC.Demanderesse c.MICHEL LAFONTAINE.LES HERITIERS DE FEU MARCEL LAFONTAINE Défendeurs ASSIGNATION ORDRE est donné à MICHEL LAFONTAINE ET LES HERITIERS DE FEU MARCEL LAFONTAINE de corn-paraître au greffe de cette cour situé au 1, rue Notre-Dame Est Montréal, salle 1.100, dans les trente (30) jours de la date de la publication du présent avis dans le journal LE DEVOIR.Une copie de la présente déclaration selon la procédure allégée, avis è la partie défenderesse, liste de pièces et pièces P-1 è P-5 inclusivement a été remise au greffe à l'attention de MICHEL LAFONTAINE ET LES HERITIERS DE FEU MARCEL LAFONTAINE.Lieu : Montréal Date : 11 mars 1999 MICHEL MARTIN GREFFIER ADJOINT La présente publication ne constitue pas un avis d'appel d'offres.Les personnes désirant soumettre une diffusés par l'Intermédiaire des babillards électroniques CIEC ou MERX.Québec- Chaudière-Appalaches m Montréal-Montérégie m APPELS D'OFFRES offre doivent se référer aux avis d'appel d'offres Laval - Laurentides-Lanaudière(4> «’ Dossier 00398178 Contrat ouvert de services professionnels en informatique au 525, boul.René-Lévesque Est, Québec (Québec).Clôture : 99-03-30 à 15 h à Sainte-Foy.Dossier 80111801 Peinture au 1, me Notre-Dame Est, Montréal (Québec).Clôture : 99-03-25 à 15 h à Montréal.Dossier 81769200 (2le,(4> Dossier 80831300 Aménagement (Lot 4G), au 400, me Laviolette, St-Jérôme (Québec).Garantie de soumission : 100 000 $ Clôture : 99-04-01 à 15 h à Montréal.PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL N° Division : 01 N° Cour : 500-11-011137-995 N° Dossier: 41-227800 COUR SUPÉRIEURE • en matière de faillite et d'insolvabilité • Dans l'affaire de la faillite de : 3099-4982 QUÉBEC INC., corporation légalement constituée, ayant sa principale place d'affaires au 5987, Bannantyne, dans la ville de Verdun, district de Montréal, dans la province de Québec, H4H 1H7.Débitrice Avis de la première ASSEMBLÉE DES CRÉANCIERS Avis est par les présentes donné que 3099-4982 QUÉBEC INC.a déposé une cession le 9 mars 1999, et que la première assemblée des créanciers du failli sera tenue le 25 mars 1999, i 9 h 30, au bureau du syndic, 1170, rue Peel, 2* étage, Montréal (Québec).FAIT à Montréal, ce 16* jour de mars 1999.PriciwaurhouslCoopirs /nc., Syndic Cilles Gagnon, CA, CIP, Responsable de l'actif PncmrEMXJsKcopm § Le Windsor, 1170, rue Peel Montréal (Québec) H38 4T2 Téléphone: (514) 205-5000 Télécopieur: (514) 876-1594 Avis public @ Ville de Montréal Service du greffe Étude d'un programme de développement Les Marchands en alimentation Agora Inc.sollicite l'approbation de la Ville de Montréal pour l'aménagement d'un dépôt pour remorques et d'un stationnement pour des véhicules routiers, et en 2* phase, l'agrandissement de l'entrepôt existant à des fins alimentaires.L'emplacement est situé sur un terrain situé immédiatement à l'est de la limite entre Montréal-Nord et Montréal, entre le collège Marie-Victorin et le boulevard Henri-Bourassa, tel qu'illustré sur le croquis ci-dessous.Les principales caractéristiques de ce projet sont les suivantes: - l’aménagement d'un dépôt et d'un stationnement pour environ 100 camions et remorques; - la construction d'un écran acoustique et l'aménagement d'aires paysagères; - l'agrandissement de l'entrepôt existant, en 2* phase.Ce projet déroge aux dispositions du Règlement d'urbanisme (R.R.V.M., c.U-1) quant à l’usage et è la hauteur.Conformément au Règlement sur la procédure d’approbation de projets de construction, de modification ou d'occupation et sur la Commission Jacques-Viger (R.R.V.M., c.P 7), tout intéressé qui désire formuler des commentaires relativement à ce programme doit le faire par écrit, au plus tard le 3 mai 1999, en mentionnant le numéro de référence S980762083, à l'attention du greffier, bureau R.113A, Hôtel de ville, 275, rue Notre-Dame Est, Montréal H2Y 1C6.Pour plus d'information, veuillez communiquer avec le Service de l'urbanisme au 872-5985.Montréal, le 16 mars 1999 Le greffier, M- Léon Laberga Dossier 81260300 Élimination des matières dangereuses au 2700, me Einstein, Ste-Foy (Québec).Clôture : 99-03-25 à 15 h à Sainte-Foy.Entretien ménager au 7510, me Jarry Est et au 3675, St-jean-Baptiste, Montréal (Québec).Garantie de soumission : 2 500 $ Clôture : 99-03-25 à 15 h à Montréal.Dossier 80501401 Dossier 81614800’ Réaménagement (lot 1 - travaux généraux) au 20, me Chauveau, Québec (Québec).Garantie de soumission : 25 000 $ Clôture : 99-04-06 à 15 h à Sainte-Foy.Dossier 80852401 Peinture au 1, me Notre-Dame Est, Montréal (Québec), Clôture : 99-03-25 à 15 h à Montréal.Ajout de caméras au 200, rue St-Marc, foliette (Québec).Clôture : 99-03-23 à 15 h à Laval.Mauricie - Centre-du-Québec ,5) Dossier 81769600 Aménagement au 5700, 4' Avenue Ouest, Charlesbourg (Québec).Clôture : 99-03-25 à 15 h à Sainte-Foy.Dossier 81770000 Parc Frontenac - Achat de bouées de sécurité, Ste-Praxède (Québec).Clôture : 99-03-24 à 15 h à Sainte-Foy.Dossier 81092801 Peinture au 1, me Notre-Dame Est, Montréal (Québec).Clôture : 99-03-25 à 15 h à Montréal.Abitibi-Témiscamingue -Nord-du-Québec (3> Dossier 81773500 *» ,1>el l5) Réaménagement au 1680, boul.St-foseph, Drummondville (Québec).Garantie de soumission : 3 000 $ Clôture : 99-03-30 à 15 h à Sainte-Foy.Outaouais m Dossier 77570902 Dossier 80461002 Aménagement au 170, me de l'Hôtel-de-Ville, Hull (Québec).Clôture: 99-03-26 à 15 h à Hull.Aménagement au 851, 3' Rue Ouest, Amas, (Québec).Clôture : 99-03-31 à 15 h à Rouyn-Noranda.• Les documents seront en vente à compter du 19 mars 1999.** Les documents seront en vente à compter du 18 mars 1999.Vente des documents : CIEC 1-800-482-2432 (construction) et MERX 1-800-964-6379 (biens et services).Les documents de soumission peuvent être consultés aux associations de la construction régionales (projets de construction) et aux adresses suivantes : ti) Bureau des soumissions, 1200, route de l'Église, bur.3.01, Ste-Foy (Québec), G1V 4Z1, (418) 643-5484.ri) Bureau des soumissions, 190, boul.Crémazie Est, 1er étage, Montréal (Québec), H2P 1E2, (514) 873-5485, poste 5622.(3) Direction régionale Abitibi-Témiscamingue - Nord-du-Québec, 1, rue du Terminus, 2' étage, Rouyn-Noranda (Québec) J9X 3B5 (819) 763-3146.(4) Direction régionale Laval - Laurentides-Lanaudière, 2800, boul.St-Martin Ouest, bur.RC02, Laval (Québec) H7T 2S9, (450) 680-6101.ri) Direction régionale Mauricie - Centre-du-Québec, 100, rue Laviolette, 3' étage, bur.310, Trois-Rivières (Québec) G9A 5S9, (819) 371-6986.ri) Direction régionale Outaouais, 170, rue de l'Hôtel-de-Ville, bur.8400, Hull (Québec) J8X 4C2, (819) 772-3052.rïVscmhlr ili‘s .1 p(tels il nlf les de |,i Soi it’lr p«Mi\ i*lll rlir i iimmiIIi’n sim moUi* sîli* Inli'ltU'l Société immobilière du Québec www.siq.gouv.qc.ca I.K I) K V 0 I H .1.K M A it I) I I (i M A It S I îi il il H !) CULTURE THÉÂTRE JEUNESSE 7% % Elle songe à relancer l’idée d’un Musée du téléroman de VLB La ville prend en charge les installations pour l’été et fera une étude avant de s’engager davantage ta famille reconstituée du petit Alex.ROBERT ETCHEVERRY Un déliré mal organisé LE JARDIN DES SONGES Texte et mise en scène, Serge Marois.Avec Philippe Ducros, Julie Beauchemin, Valérie Le Maire et Marcel Pomerlo.Décor, Paul Uver-nois.Musique, Pierre Labbé.Une création du Théâtre de l’Arrière scène en coproduction ayec le CNA et le TJP de Strasbourg.À la Maison théâtre jusqu’au 21 mars.Public visé: à partir de cinq ans.Durée: environ une heure.MICHEL BÉLAIR LE DEVOIR in >: A uand on est encore à l’âge de se ré-W jouir parce qu’on a tout à coup un ;ui de plus, un anniversaire, ça compte ! Et ça se fête.C’est ce que se dit Alex en «bizounant» dans le jardin en attendant ses parents qui travaillent et sa sœur qui va à la grande école.Il arrose les fleurs.Il taille les poireaux.Il plante même des trucs bizarres comme son fusil à eau et sa doudou en essayant de se faire croire à lui-même qu’il en poussera bien quelque chose: après tout, c’est le jour de son anniversaire.Et lentement, |x:u à peu, le petit Alex se met à délirer si on l’avait oublié ?'< Ce canevas de base sur lequel s’écrit le texte de Serge Marois est fort intéressant.C’est un sujet en or qui reflète bien l’univers bizarroïde dans lequel poussent les enfants d’aujourd’hui grandissant à l’ombre des «gardes en jnilieu scolaire» et des problèmes d’horaire de leurs parents.Il y a là un problème de société larvé qu’on s’acharne à ne pas voir relié à la détérioration du tissu social.Ces «enfants à clé» — celle de la maison qu’ils traînent dans leur poche — arpentent un univers étrange dont les murs et les frontières ne peuvent que reculer, par définition, lorsqu'ils en approchent.C’est un monde tionl on soupçonne à peine la complexi-}é et il faut féliciter Serge Marois et son Jiquipe du Théâtre de l’Arrière scène Jl’y plonger avec ce «Jardin des songes».Voilà pour les fleurs.Pourtant, malgré la criante pertinence de son sujet, la dernière création de Marois passe mal la rampe.On s’y perd dans des méandres métaphoriques que les enfants ont du mal à suivre.Quand le jeûne Alex se met à fantasmer, il projette ses peurs et ses hésitations en s’inventant des personnages mythiques: sa mère prend le visage d’une femme de carrière — une chanteuse — avalée par son travail; son père qui voyage beaucoup devient une sorte d’explorateur enlevé par de méchants indiens: et sa sœur se transforme en ange en mal d’humanité tombé sur terre.Encore là, les situations sont plausibles, les métaphores, intéressantes.C’est quand tout ce beau monde imaginaire se met à parler et à vivre que plus rien ne va.Marois choisit alors un langage poético-onirique qui n’a plus beaucoup de rapport avec son public.Iü poésie nmve de «l’enfant qui dort en soi» n’est pas nécessairement le langage des vrais enfants quand ils se mettent à délirer.La même inconstance se fait aussi sentir dans la mise en scène et aux mêmes endroits.Sous prétexte sans doute de faire appel à l’onirizzzme, on abandonne toute rigueur, toute clarté.Une fois le délire d’Alex amorcé, une fois les personnages métaphoriques bien campés, on a droit à un espèce de chassé-croisé fourre-tout où n’importe qui dit à peu près n’importe quoi.Les comédiens ont beau se démener dans une forêt d’accessoires et d’histoires croisées, rien n’y fait; le public est complètement perdu.Pourtant, à mes côtés Laurent, qui aura lui aussi six ans dans quelques jours, suivait tout cela avec beaucoup d’attention en cherchant à saisir pourquoi tout le monde jacassait une histoire incompréhensible de famille reconstituée puis d’ange qui repartait vers son nuage.Résultat: fasciné par tant de remue-ménage, il a beaucoup aimé même s’il n’arrivait pas tout à fait à se souvenir de ce qui s’était passé devant lui.C’est sans doute à mettre sur le compte des mystères du théâtre ! PAUL CAUCHON LE DEVOIR La ville de Trois-Pistoles prendra en charge cet été la Maison de VLB et elle entend mettre en place l’année prochaine un Musée du téléroman assorti d’un lieu consacré au récit et au conte.Trois-Pistoles y va donc par éta])es: pour cette année elle s’engage à louer les installations plutôt qu’à les acheter, et les projets à plus long terme seront déterminés après le dépôt d’une étude de faisabilité commandée à une firme de Québec.Depuis que l’écrivain Victor-Lévy Beaulieu avait annoncé en septembre dernier la mise en vente de son complexe culturel créé il y a six ans la municipalité de Trois-Pistoles et le milieu des affaires cherchaient à remettre en valeur ce pôle d’activités.On semble parvenu à une entente provisoire puisque Michel Rioux, directeur du Service des loisirs et de la culture de Trois-Pistoles, confirme au Devoir que la décision a été prise d’ouvrir la Maison de VIJ3 pour l’été 1999.En fait 1999 sera une année de transition «pour éviter une coupure entre 1998 et 2000» de dire M.Rioux, puisque c’est l‘année prochaine que l’entreprise sera relancée pour de bon.La Commission de développement culturel de Trois-Pistoles, un organisme sans but lucratif créé il y a deux ans pour coordonner le développement culturel de la municipalité, louera donc la maison cet été pour gérer les actuelles infrastructures.Ut municipalité a également commandé une étude à une firme qui devra lui soumettre d’ici le mois de mai différents scénarios permettant une prise en charge permanente à long terme, autour de deux axes principaux: créer le Musée du téléroman mais développer également un centre consacré à l’art D’ici mai, une firme soumettra différents scenarios de prise en charge permanente du conte, du récit et des traditions orales.«C’est autour de ces deux axes que s’orientera le développement du tourisme à Trois-Pistoles», de dire M.Rioux.Trois-Pistoles tient déjà en octobre un festival international du conte, avec des participants de toute la francophonie.Quant au projet de Musée du téléroman il avait été lancé l’année dernière par VLB lui-même.Pour ce faire l'écrivain avait récupéré les éléments de l’exixisi-tion sur le téléroman qui se tenait au Musée de la civilisation de Québec.Radio-Canada lui avait également prêté d’autres éléments, qui sont tous entreposés sur place pour le moment.La firme de consultants devra soumettre à la municipalité différents scénarios, dont la possibilité de tout bâtir autour de l’actuel complexe cul- turel de Victor-Lévy Beaulieu mais également la possibilité de repartir à neuf dans de nouveaux bâtiments.Le rapport devra également suggérer la meilleure structure possible pour gérer l’ensemble (coopérative, organisme sans but lucratif ou autre).La municipalité évalue à 100 000 $ les coûts pour maintenir un service de base cet été à la Maison de VLB mais le projet à long terme dépassera sûrement le million de dollars.«VLB aura un rôle évident à jouer dans ce développement, précise Michel Rioux, non pas comme gestionnaire mais comme écrivain et concepteur de projets.» L’automne dernier le complexe culturel de VLB était mis en vente au coût de 375 000 $, ce qui comprend le terrain, la maison, le caveau-théâtre, le resto-bar le Grenier d’Albertine.Selon Michel Rioux la municipalité cherche toujours à devenir propriétaire de lieux mais visiblement on attend les résultats de l’étude avant de s’engager à plus long terme.THÉÂTRE Combat de paroles et de silence LE VRAI MONDE?De Michel Tremblay.Mise en scène: Martine Beaulne.Décor Richard Lacroix.Çostumes: François Barbeau.Eclairages: Stéphane Mongeau.Musique: Silvy Grenier.Avec Serge Mandeville, Linda Sorgi-ni, Christiane Pasquier, Raymond Legault, Henri Chassé, Maude Guérin et Isabel Richer.Au Théâtre du Rideau Vert jusqu’au 3 avril.HERVÉ GUAY Claude a 23 ans.Il a fait lire à sa mère, Madeleine, la pièce qu’il a écrite et pour laquelle il s’est inspiré de sa famille.Il attend le verdict qui viendra implacable.C’est cela Le Vrai Monde ?.Mais, en prime, le public a aussi droit à la version de l’auteur proposée en alternance.Dans ce drame toutefois, nulle présence de celui qui a tout couché sur papier.Ce que lui reproche d’ailleurs amèrement Madeleine I quand elle refuse le portrait d’elle et des siens qu’a brossé son fils.Personnages dédoublés, versions antagonistes, êtres qui rejettent ce qu’un écrivain a retenu d’eux, Le Vrai Monde?offre ici une structure que n’aurait pas reniée Pirandello.Car si, à première vue, une famille semble plus vraie que l’autre, d’emblée, la metteure en scène, Martine Beaulne, remet les pendules à l’heure en présentant tous les person- nages du Vrai Monde?comme étant issu de la plume de Claude.Aussitôt levé le rideau, un rayon lumineux tombe des cintres sur l’alter ego de l’auteur tandis que toutes ses créatures font leur apparition ensemble du fond de la scène.Belle première image d’un spectacle qui connaîtra plusieurs autres moments forts.Il faut dire que, pour la reprise de ce Tremblay créé à Ottawa en 1987, Martine Beaulne a opté pour la ligne dure, au propre comme au figuré.Sous sa gouverne, la virtuosité intervient peu.dans les morceaux de bravoure qui ponctuent la pièce.Ceux-ci sont plutôt joués comme d’ultimes minutes arrachées au silence.Moins qu’un rejet de la parole, on assiste pratiquement à une fin de non-recevoir de celle-ci, incarnée de manière exemplaire par la manière dont les parents de Claude réagissent à ses écrits.En effet, le mot d’ordre semble intransigeance tant pour Madeleine I (durissime Linda Sorgini) qu’Alex I (Raymond Legault «ratoureux» et inoffensif en apparence mais soudainement violent en fin de parcours).Et il en est de même de leurs doubles qui ne font même pas semblant de négocier, plus prêts en outre à avoir recours à l’intimidation et à l’ultimatum qu’à la discussion.Ce ton est aussi adopté par Mariette II (Isabel Richer) lorsqu’elle menace son père de le dénoncer publiquement de telle sorte que, de tous les personnages, seule Mariette I semble échapper à l’inflexibilité d'une parole, curieusement décidée à imposer silence autour d’elle.Ainsi ramassé, Le Vrai Monde?devient essentiellement un combat de paroles et de silence, orchestré par un jeune homme en colère.Contre quoi s’élève-t-il au juste?Eh bien ! contre «la belle complicité des familles» qui étouffe tout sur son passage.Aussi dans cette logique le spectacle devrait-il se terminer moins sur Alex qui met le feu au travail de son fils que sur l’obstination du chef de famille à s’opposer à tout discours critique sur l’institution dont il porte le flambeau.Par surcroît, la destruction symbolique a déjà eu lieu et l’image n’ajoute plus rien à l’ouvrage bien plus destructeur de ce qui a été dit à haute voix.Outre la finale, le décor avec ses cloisons, ses escaliers, ses distorsions diverses, même s’il permet quelques contrastes heureux, n’arrive pas à s’imposer avec autant d’évidence que les comédiens qui y évoluent.Ce que pallient en partie musique et éclairages qui semblent avoir justement pour fonction de découper un espace et un texte touffus.Par ses costumes, François Barbeau accentue, quant à lui, grâce à une couleur ou un détail, la tonalité de ces êtres qui, pour se ressembler, mettent cependant en lumière des facettes parfois opposées d’un même type.À ce chapitre, la distribution réunie pour l’occasion permet moins dïta-blir des parallèles entre les interprètes des deux Madeleine, des deux Alex, des deux Mariette que de singulariser chacun.La figure qui ressort davantage du lot, c’est Alex I.Raymond Legault sait tour à tour le rendre sympathique et détestable, Sa composition est d’une justesse terrible et il s’agit tout probablement du plus beau rôle de sa carrière.Çpla n’équivaut pas à dire que les autres interprètes ne sont pas à la hauteur.En l’occurrence, le jeune comédiep à qui échoit le rôle de Claude, Serge Mandeville, se défend fort bien.Plus précisément, dans ce spectacle rigoureux, l’esprit d’ensemble domine et met d’abord en valeur un texte que je ne suis certainement pas le seul à tenir en très haute estime.Voilà au surplus ce que l’on entendait ou ce que l’on discernait à la Sortie du théâtre après la première.Des visages et des voix qui ne revenaient pas d’une telle intensité, d’une tèlle gravité, d’une telle vérité.Bizarre, par ailleurs, d’employer ce substantif après avoir vu une pièce qui rend toute vérité bien relative.D’où l’inWor-tance, reconnue depuis fort longtemps au théâtre, de donner saver-sion.Pour avoir accès à celle (que Martine Beaulne a réalisé de Vrai Monde?au Rideau Vert, ne tardez pas car il serait étonnant que l’on ne se dispute pas chèrement les places dis-ponibles pour un tel spectacle - À LA TÉLÉVISION acnm mena 3D mas ED Carmen Sandiego / 0340(16:55) Watatatow La Tête de l'emploi Ce soir CE Boulevard Industriel (18:30) Virginie La Facture / Odomètres; Manoir Richelieu Bouscotte Enjeux / Bébés en série; quand le cancer s'en prend à une famille de treize enfants Le Téléjournal /Le Point Les Nouvelles du sport Découverte (23:28) a SKID DOS ED OB OS 3D Claire Lamarche / Il n’y a pas de meilleur remède que le rire (16:00) Les Mordus / Guylaine Tremblay, Marie-Chantale Perron *.Le TVA Piment fort/ Dany Turcotte, Marie-Elaine Proulx, Jean-Michel Dufaux Ent' Cadieux Histoires de filles Km/h Les Machos Le TVA Le Poing J TVA Sports / Loteries (23:52) ISQEgS 3® @1) Robin et Stella Teletubbies Cornemuse Macaroni tout garni Improvissimo Les Choix de Sophie D./ Les Courbes ou les rondeurs Cinéma/FOUR FRIENDS (3) avec Craig Wasson, Jodi Thelen Pour une nuit (22:02) Les Choix de Sophie 1045, rue des Parlementaires Corpus Christi / Procès 1211410® Ri) [35) (49) Les Simpson Le Grand Journal La fin du monde est à 7 heures Flash/ Dan Bigras Henri pis sa gang Y sont pas plus fous que nous autres Black-out Le Grand Journal La fin du monde est à 7 heures 110% Aphrodisia Flash PD Le Journal FR2 Aujourd'hui Euronews Capital Actions Le Monde ce soir Nicaragua: l'aide en question Le Journal ROI Maisonneuve à l'écoute Le Canada au ourd'hui SW Des chiffres.Journal suisse Pyramide Voilà Paris Bons Baisers.Journal FR2 Ça se discute / Les jeux d'argent font-ils le bonheur?Temps présent (21:35) Journal belge Le Cercle CD StarTrek(i6:00) Alerte dans l’espace Contact Animal Cap sur les îles / Les îles Fidji Secrets de guerres / Ultra Enigma Biographies / Georges Guétary L'Homme de f er Cinéma/ANN IE HALL (2) CE Allô docteur Combat.chefs Libre ce soir?Les Copines.La Marmaille | Cinéma / LES SURVIVANTS (5) avec Markie Post, Dennis Boutsikaris Table ronde Allô docteur Les Copines.(ME Clip (12:00) Watt Interfax Clip Platine | L'Amérique.| Clip Beavis &.La Courbe Interfax Clip (MS MusiMax Collection (14:00) Tendances Jazz / Sarah Vaughan au Festival int.de jazz de Montréal MusiMax Collection | Tendances Jazz / Sarah Vaughan (S3 Schtroumpfs Mégabogues .turbulence Chair de poule Les Muppets SB Les Zinzins.Scoobidou 2 Stupid Dogs Ned.triton Famille Addam Bêtes à craquer | Ned.triton | Macross Plus I Les Simpson Famille Addam Minus et Cortex | South Park Les Simpson Animania (RDS! .plein air Bonne Pêche Randonnées Qc .nautique Sports 30 Mag | Challenge de quilles IBillard/Challenge féminin Miss America Sports 30 Mai J Qc Courses Vacances Nat.a Road to Jonovision The Simpsons Newswatch On the Arts with Laurie Brown The Health Show Market Place Venture the fifth estate CBC News Absolutely Fabulous News Cinéma/THE SECRET OF (3D Avonlea (16:00) CBC News On the Road ROAN INISH CDÉSi Oprah (16:00) Home Improv.Drew Carey News Wheel of.Jeopardy Home Improvement The PJ's Spin City Dilbert The City CIV News News CD Hollywood Sq.Seinfeld Puise Access H.Payne NewsRadio Just Shoot Me Will & Grace Puise / Sports m Young.(16:00) Jerry Springer Global News First Nat.News Addams Family E.T.King of the Hill Bob & Margaret Dharma & Greg 3rd Rock.Special / St.Patrick's Day Parade Outer Limits ED Noddy Arthur School Bus Wishbone Kratts.Animal People Guerilla.[Studio 2 The Crow Road Imprint Studio 2 CD Rosie.(16:00) News ABC News Wheel of.Jeopardy Home Improvement The Hughleys Spin City Sports Night Strange World News Nightline (23:35) (13) Montel.(16:00) Friends E.T.m The Nanny The Simpsons |M‘A*S*H M*A*S‘H Frasier News/Access CD Rosie.(16:00) Seinfeld Friends News CBS News E.T.JAG Cinéma / CRIME IN CONNECTICUT: THE STORY OF Al FY KFI1 V aupr Matthew Steele Marnnt Kidder News The Late Show (23:35) m Oprah (16:00) News Real TV News CBS News Wheel of.Jeopardy CD Hollywood Sq.Oprah NBC News Jeopardy Wheel of.3rd Rock from the Sun Lateline Just Shoot Me Will and Grace Dateline NBC The Tonight Show (23:35) CM) Rosie.(16:00) Live at Five Extra! Frasier Inside Edition E0 Wishbone Bill Nye World News Newshour Nightly Bus.Computer.I The Story of Golf À comm.Cinéma (57) Zoom Bill Nye BBC News Nightly Bus.Newshour Lumberjack Skypilot | Thrills & Spills of the North Country (21:25) World News Charlie Rose (MM) VideoF.(12:00) MuchMegaHits OnDemand Pop-up Video Spotlight RapCity VideoFlow [The NewMusic |TooMuch4Much: Metallica jClassic.MuchMegaHits Spotlight 6® WWF Raw is ' War (16:00) Off the Record Sportsdesk That's Hockey Fitness Am.Basketball / Nets - Raptors | Sportsdesk NOS 'I CHOIX 1 CE SOIR Paul Cauclion ÇA SE DISCUTE Nos amis français tiennent ce soirun débat sur, le jeu et les joueurs, en ! ¦ France l’État est-il aussi gourmand que Loto-Québec ici?TV5, 19U30 ENJEUX Deux sujets «familiaux» mais très ; différents: d’abord le nombre de ¦ grossesses multiples qui quadruplé aux États-Unis depuis vingt ans.Ensuite une rarissime famille de |! 13 enfants au Québec, dont le père est atteint de cancer.Radio-Canada, 21h MAISONNEUVE À L’ÉCOUTE Guy Laliberté et Gilles Sainte-Croix, grands manitous du Cirque du Soleil, viennent parler de leur succès.RDI, 21U30 CORPUS CHRISTI ; Deuxième semaine de diffusion de cette grande série de réflexion ! produite par Arfe sur le caractère! historique des Évangiles et sur les enjeux linguistiques qu’on y trouve.Ce soir le procès de Jésus.TQ, 23U30 1*4 I:: Classification des films: ( 1) Chef-d’œuvre — (2) Excellent — (3) Très wm B H) I.K I) K V 0 I U .I- K M A II I) I | (i M A 11 S I il il il THÉÂTRE Promotion de la promotion Les neuf diplômés de 1978 de l’École nationale de théâtre du Canada s’associent aux 14 finissants de cette année pour un seul spectacle-lecture, présenté ce soir, au Monument-National, à Montréal.Le Jeu nouveau est arrivé.Un nouvel Hamlet est déjà en pla- ce.Allez hop, ça galope! Stéphane Baillargeon Le Devoir Ce soir, les anciens et les modernes de l’École nationale de théâtre du Canada se réunissent pour faire la fête, comme il se doit, sur les planches, par les gestes et les mots.Les finissants de 1978 et ceux de cette année veulent ainsi célébrer deux générations d’acteurs, vingt ans de métier pour les uns, la vie professionnelle devant soi pour les autres.On découvrira les jeunots, stars en devenir.Et il y en a beaucoup, quatorze au total, ce qui en fait la plus nombreuse promotion de l’histoire de l’École.La classe de 1978, elle, détient un autre record, tous ses neuf finissants étant encore actifs dans le «beau milieu».Ils n’ont donc pas besoin de présentation, ou si peu.Il y a Denis Bouchard, Yves Desgagnés, Jasmine Dubé et Nathalie Gascon.Il y a aussi René Gingras, Christian Saint-Denis, Gilbert Turp et Julie Vincent.Et puis.Béatrix Van Til, dont le nom est connu en Hollande, puisque c’est là quelle fait carrière.Comme quoi, le diplôme de l’École nationale ouvre même les scènes internationales.«Nous voyons cette soirée comme une célébration de la création et de la dramaturgie québécoises», explique le comédien Yves Desgagnés, finissant de 1978, metteur en scène de la soirée.C'est que l’École nationale a toujours encouragé l’écriture dramatique.Entre 1971 et cette année, pas moins de 115 textes de 67 auteurs québécois y ont été montés, dont certains des plus grosses plumes nationales, de Michel Tremblay à Wajdi Mouawad.L’événement veut également rendre hommage à André Pagé, metteur en scène, réalisateur et comédien, ayant joué un rôle déterminant dans la mise sur pied du programme d’écriture dramatique de l’Ecole nationale, en 1975.Depuis, une bonne moitié des créations québécoises de l’ENT provient de cette pépinière à textes, de même que trois des quatre pièces montées cette année par les nouveaux finissants.Le programme a remis son premier diplôme à Élisabeth Bourget, qui dirige maintenant la section et qui a préparé le collage d’extraits d’une vingtaine d’œuvres que l’on entendra ce soir.Elle a choisi les mots de Tremblay, Michel Garneau, Victor-Lévy Beaulieu, Roland Lepage et Jo-celyne*Beaulieu, mais aussi d’auteurs plus jeunes, Mouawad, Yvan Bienvenue, Pascale Rafie ou François Archambault.Le collage a été réalisé de manière thématique (la politique, l’amour, etc.), mais aussi pour confronter l’évolution des préoccupations d’une génération d’auteurs à l’autre.On pourra par exemple entendre des textes de plus vieux (Garneau, Dubois) et d’un plus jeune (Archambault) sur les questions sexuelles.«Le vocabulaire a évolué, mais les audaces aussi, observe Yves Desgagnés.Les premiers textes en parlaient de façon plus poétique, alors qu’on vivait ou touchait la fin de la Révolution sexuelle.Archambault est plus cru et en même temps il ne s’en fait pas avec le cul, qui fait maintenant partie des conversations courantes, sans honte et sans tabous.» Comme les auteurs, les acteurs vont aussi tenter de faire preuve de solidarité intergénérationnelle (comme on dit en sociologie), les neuf plus vieux partageant équitablement la scène avec les 14 plus jeunes.«Pour —- O moi, les nouveaux finissants de l’École sont mieux préparés qu'on l’était il y a vingt ans», dit encore Yves Desgagnés, qui enseigne dans la prestigieuse institution depuis qu’il est diplômé, ou presque.«Leur personnalité me semble plus affirmée.» Le spectacle est présenté à 20h, à la Salle Ludger-Duvernay du Monument-National, boulevard Saint-Laurent, à Montréal.Les billets coûtent 5 $.On peut se les procurer au guichet du Monument, ou en téléphonant au 871-2224.Des dons seront également sollicités pour enrichir le Fonds de bourses André-Pagé, venant en aide aux élèves du Programme d’écriture.Le Jeu nouveau est arrivé Un petit lien avec tout ça?Le dernier numéro de la revue Jeu, qui vient de paraître, propose un dossier consacré à «Don Quichotte au TNM», adapté par Wajdi Mouawad, dirigé par Dominic Champagne, deux auteurs à l’honneur ce soir au Monument-National.On y retrouve aussi trois visions-bilans des Coups de théâtre 1998 et un article présentant la dernière saison de danse, avec un parti-pris pour les femmes chorégraphes, qui ont alors dominé la scène.On a aussi droit à une longue entrevue avec Andrée Lachapelle, les chroniques habituelles et plusieurs critiques étoffées (dont une de Pierre Popovic, franchement brillante et décapante, attaquant la faiblesse du texte des Oranges sont vertes, monté au TNM).Un autre Hamlet Et ça recommence.La production de Hamlet du Rideau Vert à peine terminée, c’est au tour du Théâtre Deuxième Réalité (T2R) de prendre le relais, depuis quelques jours, avec sa propre version «contemporaine» du drame shakespearien.La pièce est dirigée par Alexandre Marine, metteur en scène d’origine russe, fondateur du T2R.Il a fait appel à sept comédiens, Stéphane Brulotte, Patrice Gagnon, Karyne Lemieux, Vitali Makarov, Maria Monakhova, Alejandro Moran et Patrice Savard.Ce nouvel Hamlet est présenté dans la vieille traduction de François-Victor Hugo (qui en vaut bien d’autres.).Les représentations sont offertes toute la semaine, à 20h, et dimanche, à 15h, à l’Espace Geordie, 4001, rue Berri.On se renseigne et on réserve ses places au 369-0283.Sur les scènes ¦ Ce soir, 20h: Le Théâtre du Trident lance une nouvelle production de Inès Pérée et Inat Tendu, de Réjean Du-charme, dans une mise en scène de Jean-Pierre Ronfard.Il a confié les rôles-titres à Évelyne Rompré et Normand Poirier.Renseignements: (418) 643-8131.¦ Jeudi, 20h30: La troupe Stuko Théâtre transforme la Salle Fred-Bar-ry, dans l'Est de Montréal, en un café-studio-télé ou on accueille Molière en direct.Le texte et l’interprétation sont d’Évelyne de la Chenelière et Michel Sancho.Renseignements: 2538974.E N Précieuses sangles Raphaël Fréchette, un étudiant de l’École nationale de cirque de Montréal, vient de remporter tous les honneurs au festival de cirque La Piste aux espoirs en Belgique.Il a présenté un numéro sur sangles élastiques.BREF Lortie s’absente Louis Lortie qui devait donner deux concerts à Québec ce soir et demain, s’est décommandé.L'OSQ était hier en pourparlers avec des pianistes pour le remplacer et si possible, s’en tenir à un programme formé d’œuvres de Iiszt -— LE DEVOIR ?- CULTURE I Musici reçoit le prix de la CACUM Gilles Lefebvre quitte la présidence du Conseil brian myles LE DEVOIR Les 25 000 $ sont «déjà déposés».C’est un Yuli Turovsky tout sourire qui a accepté hier le grand prix 1998 que le Conseil des arts de la Communauté urbaine de Montréal (CACUM) a attribué à l’orchestre de chambre I Musici.Le prix sera vite dépensé, a indiqué Yuli Turovsky, le chef de 1 Musici.L’orchestre dispose d’un budget annuel d’environ 1,5 million de dollars.«Donc, 25 000 $, c'est une grosse somme qui peut nous aider à améliorer notre orchestre.On a toujours besoin de quelque chose, disons un clavecin pour quelques concerts.Il y a un million de choses.J’aime mieux ne pas penser comment sera dépensée cette somme», a expliqué M.Turovsky.Le grand prix du CACUM a été remis pour la 14* année consécutive hier midi lors d’un déjeuner réunissant qqelque 700 personnes à l’Hôtel Reine Élisabeth.C’est la première fois que 1 Musici reçoit cet honneur.«Vous savez, j'ai préparé un texte il y a quelques années, a lancé aux convives Yuli Turovsky l’humoriste.On était en nomination et on n’avait pas gagné à l'époque.Donc, je n’ai pas préparé de texte aujourd’hui.» Le jury, formé des membres du conseil de la CUM, a salué «l'engagement inestimable, la vision, le leadership, la direction fougueuse et inspirée» de Yuli Turovsky, qui rend la musique accessible au plus grand nombre en présentant 60 des 100 concerts annuels de l’orchestre sur le territoire de 111e.Fondé en 1983,1 Musici fut le premier orchestre de chambre permanent à Montréal.L’ensemble de 14 musiciens s’est fait connaître et apprécier du public par la profondeur de son répertoire allant de la musique baroque aux œuvres contemporaines.L’orchestre, qui compte 1100 abonnés, jouit d’ailleurs d’une excellente réputation internationale.Cinq autres organismes à vocation artistique étaient en lice pour l’obtention du prix du Conseil des arts de la CUM.Ils sont tous repartis avec un chèque de 5000 $ pour cet exploit.¦ En arts visuels: L’Association des galeries d’art contemporain, qui s’est distinguée pour l’événement Peinture Peinture, «remarquable contribution au rayonnement de la peinture abstraite au Québec».¦ En cinéma, vidéo et arts électroniques: Le Festival international du nouveau cinéma et des nouveaux médias de Montréal, dont la dernière édition «fut marquée par l’audace, l'innovation».Parenthèse, l’organisation de ce festival annonçait hier que la prochaine édition aura lieu du 14 au 24 octobre 1999.¦ En danse: O Vertigo, «pour la qualité remarquable de En dedans, dernière création qui explore un monde intérieur où tout est nuance, subtilité, charme, poésie, sensualité et fluidité».¦ Ën littérature: Le magazine culturel Spirale, qui est depuis 20 ans «l'un des plus importants véhicules de diverses manifestations, idées, événements et créations qui tissent la trame culturelle du Québec».¦ En théâtre: Le Théâtre du Nouveau Monde «pour le formidable élan de renouveau qu’il a pris au cours des dernières années» et son «inoubliable» adaptation théâtrale de Don Quichotte de Cervantes.Lefebvre part Le président du Conseil des arts de la CUM, Gilles Lefebvre, tirait par ailleurs sa révérence après deux mandats de quatre ans à la tête de l’organisme.M.Lefebvre a rappelé le rôle essentiel joué par le CACUM — «une institution dont le milieu ne peut plus se passer».Le budget du Conseil des arts est de 8,5 millions de dollars, une somme qui est restée inchangée depuis 1993.M.Lefebvre a expliqué qu’il aurait eu besoin de 750 000 $ supplémentaires cette année pour répondre aux nombreuses demandes qui lui sont adressées.«Nous avons besoin de ressources nouvelles pour répondre à la demande d'un plus grand nombre d'activités dans les villes, estime-t-il.Nous sommes conscients et peinés que des refus à nos demandes de fonds supplémentaires ne viennent pénaliser la vie culturelle des villes, privent nos compagnies de revenus essentiels à leur survie et créent un manque à gagner pour tws artistes.» M.Lefebvre a blâmé les élus — ceux de Québec en particulier—pour leur manque de volonté politique, ce qui lui a valu les applaudissements «Fête de la parole sous le chapiteau de la mémoire.il s’agit d’un événement unique .Les murs du théâtre, le froid de mars, les ennuis du jour, tout a disparu sans que l’on ne s’en rende compte ! Restent les univers que Potier construit devant nous.Car Potier fait plus que raconter des histoires, il les vit, là, avec nous.» Solange Lévesque, Le Devoir et courageux» GERARD POTIER Comédien - Conteur Accompagné de Gérard Baraton Accordéon-synthétiseur A Production Le Bdzer Mythique ru cooirrusiON Avr c LaMahufacture au 20 mars laucorne v 4559, Papineau, Montréal du mardi au samedi 20h mercredi I9h Reservations 514 523-2246 JACQUES C,RENIER LE DEVOIR Yuli Turovsky, de I Musici, reçoit la récompense de Gilles Lefebvre, président du CACUM, et Vera Danyluk, présidente de la CUM.I X A nourris de la foule.Le père des Jeunesses musicales a tenu le même discours lors des quatre dernières années, proposant même la création d’un fonds national pour aider le milieu culturel.Mais jamais il n’a été entendu.«Dans tout cela, une des choses très importantes, c’est qu'on n'oublie pas la relève, conclut-il.C’est dans les années premières de production que les artistes ont le plus besoin d’être soutenus, parce que personne ne les connaît, personne ne veut les aider ou leur donner de l’argent à risque.» INFORMATIONS générales 843-3009 espace libre RESERVATIONS pour les spectacles 521-4191 Ateliers.Jean Asselin, Thomas Leabhart (États-Unis), Jocelyne Montpetil, Corinne Soum et Steven Wasson (Grande-Bretagne) Nombre limité de places Colloque Conférences, tables rondes, débats, films d'archives Francine Alepin, Jean Asselin, Peter Bu (France), René-Jean Dufour, Aline Gélinas, Thomas Leabhart (États-Unis), George Molnar, Jocelyne Montpetit, Corinne Soum (Grande-Bretagne), Michel Vais, Philip Wickham Spectacles mardi 16 mars Espace Libre 20h La ligne invisible - Jocelyne Montpetit Danse Tombeau de la sœur - Aline Gélinas ASimple Thing - Thomas Leabhart (États-Unis) mercredi 17 mars Espace Libre 20h Sommet paradoxal - The Other Theatre Bartôk - Tenon Mortaise Ni Unis ni Séparés - Aline Gélinas Résonance - Théâtre de l'Ange Fou (Grande-Bretagne) jeudi 18 mars Espace Libre 20h L’homme-souche - Diluvine Bartôk - Tenon Mortaise Portrait d'une femme avec valise - Dulcinée Langfelder & Cie vendredi 19 mars Espace Libre 20h Volando - Ivan Bartolini, Isabelle Thivierge, Sophie Wilhelm Résonance - Théâtre de l'Ange Fou (Grande-Bretagne) La flèche et le cœur - Omnibus samedi 20 mars Espace Libre 20h Hommage à Étienne Decroux avec Francine Alepin, Jean Asselin, Denise Boulanger, Philippe Ducros, Dulcinée Langfelder, Thomas Leabhart, George Molnar, Jocelyne Montpetit, Corinne Soum, Steven Wasson ch èjb VA* de Mondéel Le Réseau de l'information 24 heures sur 24 sur La vie i : ' .*
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