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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
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  • Journaux
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quotidien
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Références

Le devoir, 1999-03-13, Collections de BAnQ.

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LE DEVOIR Exigez votre Télé choix ! une 'inTcjf/s v o l .x c ¦ x ¦ r> M 0 N T II K A I.i.k s s a m !•: i) i i rc t d i m a x c ii k i i m a ii s i «i h » CAHIER SPÉCIAL SALON DU LIVRE DE PARIS Portrait en 32 pages de la littérature québécoise Les auteurs québécois à Paris (' A IIIEII S I .!) $ + i AXES- 2.2 S S ARTS Eaijx troubles Le Québec des Français, la France des Québécois PERSPECTIVES Les Catalans contre les majors Lorsque Lucien Bouchard atterrira ce matin à Barcelone, il aura la curieuse impression de ne pas avoir tout à fait changé de continent.Le premier ministre en visite officielle en Catalogne, une des provinces autonomes espagnoles, se retrouvera comme par hasard au beau milieu d’une querelle linguistique qui lui rappellera quelques souvenirs.Le ministre catalan de la Culture, Juan Maria Pujals, avec qui le premier ministre Bouchard doit dîner dimanche, vient de repousser au 1er août l’application d’un décret forçant les multinationales du cinéma à diffuser leurs films en catalan.Cette suspension intervient au terme de plusieurs mois de controverse et après que les distributeurs et le ministre se sont entendus sur un échéancier de négociation.Inspiré notamment par ce qui se fait au Québec (la coopération linguistique Québec-Catalogne date de 1982), le Parlement de la Generaütat a décidé l’an dernier d’obliger Hollywood à doubler ses films en catalan dès lors qu’ils sont diffusés dans au moins 18 salles.Cela forcerait le doublage de la plupart des grandes productions américaines qui ne sont aujourd’hui, sauf exception, offertes qu’en espagnol (castillan).Une production présentée dans 20 salles devrait obligatoirement l’être en catalan dans au moins dix d’entre elles.L’objectif avoué de la loi est de parvenir à ce que 25 % des films projetés en Catalogne (environ 60 films par année) le soient dans la seconde langue officielle de la province.Le catalan et le castillan ont tous deux un statut officiel en Catalogne.Or l’écart sur les écrans est dramatique: seulement 2 % des films sont doublés en catalan.Le reste est en espagnol.Lluis Jou s’est envolé il y a quelques mois vers Washington pour rencontrer Jack Valenti, le grand patron de l’industrie américaine.«Tant que nous n’avons pas montré notre détermination, les distributeurs espagnols ont refusé de négocier», dit le responsable de la Direction générale de la politique linguistique, l’équivalent catalan de l’Office de la langue française au Québec.A quelques jours de l’entrée en vigueur de la loi, explique-t-il, les majors ont au moins accepté de s’asseoir à la table, même si elles n’ont toujours rien proposé de précis.Au cœur du litige se trouve l’aide au doublage.«Nous sommes prêts à subventionner le doublage et à aider la promotion des films doublés, .explique M.Jou.Mais pas question d’assumer tous les coûts.Et ces mesures ne devront pas durer plus de quatre ou cinq ans.» Les majors ne l’entendent pas ainsi.Les distributeurs qui exigent soudain de l’argent ne se sont ]x>urtant à peu près jamais prévalus du programme d’aide au doublage qu’offre le gouvernement catalan depuis 1990.Seules quelques grandes productions pour enfants ont été doublées: Mulan, Anastasia, Le Bossu de Notre-Dame, etc.Dans ce bras de fer, Jordi Pujol a l’opinion de son côté: entre 65 et 80 % de la population (selon les sondages) soutient son décret.Mais il doit aussi affronter certains cinéastes catalans qui préféreraient empocher les subventions destinées aux distributeurs.Le président dit ne pas être pressé.«Depuis le temps que nous n’avons pas de cinéma en catalan, nous n’en sommes pas à quatre mois, à six mois ou même à un an près», a-t-il déclaré à la radio.L’issue du différend permettra de mesurer la détermination du leader catalan à faire appliquer la nouvelle loi linguistique adoptée l’an dernier.Succédant à la loi • -LES ACTUALITÉS* Les employés réclament une nouvelle échelle salariale Débrayage possible le 1er avril 200 garderies syndiquées du Québec seraient touchées programme des places à 5 $ était devenu sacré pour lui.«Aujourd'hui, les travailleuses tiennent à lui rappeler que ce sont elles qui assurent au quotidien le fonctionnement de cette perle rare mais qu’elles n’ont jamais reçu les considérations salariales reliées à [leur] nouvelle mission», peut-on lire dans un communiqué.Une revendication purement syndicale?Hier, la Coneer-taction interrégionale des centres de la petite enfance du Québec (CCIRCCPEQ) est aussi montée au front.Cet organisme sans but lucratif représentant les garderies, leurs éducatrices, leurs directrices et les parents a aussi monté le ton.«Le budget Landry passe entièrement sous silence le dossier des services de garde et du réseau des centres de la petite famille», note Mario Régis, coprésident de cet organisme sans but lucratif.Conscient que le dossier avance au gouvernement, M.Régis regrette que sa grande question soit demeurée sans réponse, au terme d’une «infructueuse rencontre» mardi avec Nicole Léger, ministre déléguée à la Famille et à l’Enfance.«Le personnel continuera-t-il encore longtemps à recevoir des salaires horaires de moins de 12 $ par manque de subvention adéquate?», demande M.Régis.Au ministère de Nicole Léger, l’attaché de presse Stéphane Perrault se dit «conscient que les éducatrices attendent depuis 25 ans».Combien de temps devront-elles attendre encore?Impossible de le préciser, poursuit M.Perrault.«Il n’y a pas de sommes dans le budget pour ça et on ne s'attend pas à avoir de crédits à cet effet.On gratte les fonds de tiroirs.» Il rappelle encore que l’exercice est rendu difficile pçirce que les travailleuses ne sont pas des employées de l’Etat.«Il faut s’assurer que l’argent que nous injecterons dans le réseau servira à améliorer les conditions salariales, et ce, de tous les travailleurs en garderie», explique M.Perrault.Il faut un certain temps pour trouver l’argent, conclut M.Perrault, d’autant plus, précise-t-il, que le gouvernement ne veut pas détourner les sommes destinées à la création de places en garderie à 5 $ vers l'amélioration des conditions salariales.On compte environ 95 000 places dans les garderies régies par Québec, dont 65 % coûtent 5 $ par jour aux parents.D’ici le 31 mars, Québec souhaite avoir créé 14 700 places à 5 $ au cours de la dernière année et espère accélérer le rythme l’an prochain et créer 18 100 places à 5 $, selon des chiffres de M.Perrault.Quant à la menace d’un débrayage le 1" avril, M.Perrault minimise la gravité de la chose, rappelant que les garderies syndiquées ne représentent que 200 des 1200 garderies du Québec.Se considérant comme quelques-unes des pierres angulaires de la politique familiale du gouvernement Bouchard, les travailleuses syndiquées des garderies réclament leur dû.Patience, implore le ministère de la Famille et de l’Enfance, occupé à gratter les fonds de tiroirs.Parce que si le travail des éducatrices répond aux priorités péquistes, leur salaire, lui, ne relève pas du gouvernement.LOUISE LEDUC LE DEVOIR Les employés des 200 garderies syndiquées du Québec montrent les dents.Dans l’espoir d’obtenir de meilleures conditions salariales dans les plus brefs délais, ils ont annoncé hier leur intention de débrayer le 1" avril.«Et ce n’est pas un poisson d’avril qui attend les parents!», a juré Line Kelly, porte-parole du Conseil fédéral des garderies, affilié à la CSN, qui somme le gouvernement de réagir avant cette date fatidique.Samedi dernier, les quelque 2800 travailleuses syndiquées en garderie votaient à 90 % pour le déclenchement, au moment jugé opportun, d’une grève générale illimitée.Le débrayage du 1" avril, qui sera aussi l’occasion d’une manifestation, pourrait donc constituer un premier pas vers une escalade des moyens de pression.Comme l’explique la porte-parole du Conseil fédéral des garderies, Emilia Castro, Québec est saisi depuis longtemps de trois demandes.«Notre salaire de base est aujourd’hui de 11,45 $.Nous voulons obtenir une échelle de salaire qui ira de 13,25 $ à 18,75 $.Dans un deuxième temps, nous voulons la création d’un comité chargé d’étudier la question de l’équité salariale dans les garderies.Enfin, nous voulons qu’un comité s'emploie à mettre sur pied un régime de retraite.Ça fait 22 ans que je travaille en garderie et je n'ai pas de régime de retraite!», se plaint Mme Castro.Selon elle, les éducateurs en garderie — presque exclusivement des femmes — sont les grands oubliés de la politique familiale québécoise.«On nous demande en plus de mettre sur pied de véritables programmes pédagogiques.Et quand a-t-on le temps de le faire?Les soirs et les fins de semaine! Ici encore, revoilà les femmes en train de faire du bénévolat, comme si cela allait de soi!» Pendant sa dernière campagne électorale de l’automne dernier, martèle le Conseil fédéral des garderies du Québec, le gouvernement Bouchard a répété à satiété que le La Régie devrait obliger Hydro-Québec à acheter 300 MW d’ici 2007 Les producteurs privés réclament leur dû LOUIS-GILLES FRANCŒUR LE DEVOIR Les producteurs privés d’hydroélectricité estiment que la Régie de l’énergie doit obliger Hydro-Québec à leur acheter 300 MW d’ici 2007 pour «sauver» de toute urgence leur industrie, qui serait en train d’agoniser avec la réalisation des derniers projets de l’appel de propositions de 1991 (APR-91).Ce programme s’est soldé par la construction de 55 petites centrales, dont la production totalise 260 MW.Le Québec compte en tout 68 centrales privées qui produisent un total de 607 MW.Le mémoire de l’Association québécoise de la production d’énergie renouvelable (AQPR), déposé avant-hier devant la régie, intervient dans le cadre de l’audience décrétée par la régie à la suite du mandat donné par l’ancien ministre des Ressources naturelles, Guy Chevrette.Ce dernier avait demandé aux régisseurs de définir le seuil de production minimale permettant d’assurer la survie de cel- te industrie, écartant d’emblée tout débat sur la pertinence d’investir dans cette filière, jugée hors de contrôle au plan environnemental et économiquement désastreuse pour Hydro-Québec par la commission présidée par le juge François Doyon.I.e mémoire des producteurs privés d’hydroélectricité ouvre carrément le débat sur cet aspect en développant une «justification» de cette filière, qu’ils disent privilégiée partout ailleurs dans le monde.Les producteurs privés soutiennent par ailleurs que les grosses centrales sont moins acceptables sur le plan environnemental et récusent une étude du Groupe de recherche en macroécologie (GRAME).Ce groupe de chercheurs et d’écologistes avait conclu au début des années 90 qu’un seul projet hydroélectrique d’envergure moyenne, qui aurait produit l’équivalent de l’APR-91, aurait suscité globalement moins d’impacts environnementaux que la multiplication des petites centrales sur des dizaines de cours d’eau.Ix's producteurs privés ont identifié 97 chutes et rapides, situés sur des Condominium s l ou 2 Chambres à coucher T-"' : 1£2 .’ ¦ ' C/Jutitez /tof/*eJa/nli/t .Jacinthe Muguet Violette Petunia Tulipe Camélia Jonquille I < IIAMHKI A ( 0(1011 B 1)1 75 ()()() S • À 1 (,( SOI) S ' B , Double Be9fln,° Muguet lilas lavande Mimosa Rase : I IIAMIIKI s A < OUI III II III 13S 000 S • A 10H 000 S ¦ Offrez-vous le mieux-vivre au Jardin du Fort et vous aurez la certitude d'un placement judicieux.51 ««/VA réparties sur Ci étages et 39 espaces de stationnement intérieur sur 2 niveaux (sous-sol) magnifique hall d'entrée aménagé et décoré système de vidéophone avec service des messages concierge résident et chambre d'hôte à la disposition des copropriétaires bureau du concierge équipé d'un télécopieur /photocopieur Venez visiter nos appartements modèles : • l undi au jeudi I2li à 18b / Samedi et dimanche I3ll à 17b • hernié le vendredi * Ttixn m m RÉALISATION D( SICID CANADA ET CONSTRUCTION FITZPATRICK IMOKMAIION : 20SS.m l Rntï, Mllll KM, Mos HifAI , (QllMII) II3II2C" I l 11 l’MONI (51 1)932-8000 I I 11( oI’ll UH (514)932-85 I I terrains publics et semi-publics, qu’ils pourraient exploiter à moyen terme pour en soutirer 862 MW de puissance installée.Aux 300 MW qu’ils proposent à la régie de leur réserver à un coût moyen de 4,5 C (avec un prix plafond de 5,4 C) s’ajouterait une autre tranche d’importance similaire, qui pourrait être développée clans le cadre de l’application du processus de planification intégrée des ressources (PI R) dès que les règles visant à déterminer la filière optimale seront arrêtées par la régie.Ce sppt donc, d’ici une dizaine d’années, plus de 600 MW au total qui pourraient provenir de la petite hydraulique, précisait hier le président de l’AQPR, Gilles Lefrançois.L’application de la PIR ne suffira pas à sortir la petite hydraulique de son marasme, dit-il, car on ne sait pas quand cette planification entrera en vigueur.En septembre dernier, la Régie, de l’énergie recommandait la mise en place d'un programme de production d’électricité d’origine éolienne de 50 MW pendant neuf ans, pour un total de 450 MW.Cet effort, estimait la régie, se justifiait par le fait qu’il fallait créer une industrie éolienne québécoise de toute pièce en raison de son énorme potentiel d’avenir.Moins cher d’acheter l’électricité du privé Les producteurs privés soutiennent, chiffres à l’appui, qu’il en coûtera moins cher à Hydro-Québec d’acheter leur électricité que de lancer de grands projets comme ceux de la Basse-Churchill ou de Grande-Baleine.Le trésor public et les municipalités y gagneront, d’autre part, en taxes et retombées économiques, y compris sur le plan des emplois, temporaires pour la plupart.Le mémoire des producteurs privés dresse un inventaire flatteur des impacts environnementaux des 55 projets réalisés depuis 1991.Ils souhaitent écarter d’emblée des projets comme le harnachement des chutes Montmorency ou des rapides de Chambly en raison de leurs impacts environnementaux majeurs.Ils soutiennent qu’une deuxième vague de projets aura d’autant moins d’impacts qu’elle sera validée par le ministère de l’Environnement dans le cadre d’un «processus rigoureux d’ptp-probation environnementale».La commission Doyon avait plutôt conclu que l’Environnement s’était avéré incapable de contrôler les promoteurs, d’établir et de faire appliquer des règles protégeant vraiment l’environnement et de faire prévaloir l’intérêt public en tout temps.Les seuls qui s’étaient tenus debout dans ces dossiers étaient les biologistes du secteur de la Faune, précisait la commission.Or, avec la partition du ministère, qui renvoie désormais la faune sous l’autorité du ministre des Transports, ces biologistes vigilants vont quitter l’Environnement. I.K I) E V 0 1 K .I K S S A M ED! I 3 ET DI M A X (' Il E I I M A li S I !l D 0 -* LE DEVOIR ?- MONTREAL Moi, à Pâques, je chocolat Martine ! www.chocolatmartine.com Absolution de Gilbert Rozon PORTRAIT .I I Des groupes de femmes réclament i i un appel ROLLANDE PARENT PRESSE CANADIENNE Les représentantes d’une quinzaine de groupes de femmes ont plaidé hier auprès de la ministre de la Justice, Linda Goupil, que l’intérêt public commandait qu’un appel soit déposé de la décision de la Cour supérieure d’accorder une absolution inconditionnelle à Gilbert Rozon,reconnu coupable d’agression sexuelle.«Nous savons qu’il est arrivé des occasions où le ministre de la Justice est intervenu dans des situations comme celle-là.Je ne pense pas qu’elle est totalement étrangère à ce processus», a fait valoir Michèle Roy, porte-parole du Centre d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel, hier en conférence de presse.Le procureur en chef de la Couronne à Longueuil, Michel Breton, a confirmé que les discussions d’aller ou non en appel, amorcées en début de semaine, battaient toujours leur plein hier et que le comité devant trancher la question avait fait appel à une quatrième personne.Il reste quelques vérifications à compléter, a dit M.Breton.¦ Les groupes de femmes estiment pour leur part que l’intérêt public est en jeu en raison «du message qu'envoie le jugement de la Cour supérieure à la société par rapport à la violence faite aux femmes et aux agressions sexuelles».«Il est clair que notre demande ne porte pas strictement sur des points de droit mais sur le message envoyé par une telle décision», a soutenu Mme Roy.«Nous souhaitons que la décision soit révisée.À partir du moment où cet homme reconnaît un crime, au minimum, qu’il ait un casier judiciaire.On ne veut pas une sentence exemplaire mais une sentence juste.Il a commis un acte criminel.En général, un acte criminel entraîne un dossier criminel», a poursuivi Mme Roy.Par ailleurs, les groupes de femmes ont lancé hier une collecte de fonds en faveur de la victime de Gilbert Rozon.L’argent recueilli servira à couvrir les coûts occasionnés par la poursuite civile annoncée par ses avocats.Joint au téléphone, Me Robert Bastien a confirmé avoir avisé, il y a une dizaine de jours, les avocats de Gilbert Rozon que celui-ci serait tenu responsable des séquelles causées à sa victime.M* Bastien entend bientôt procéder à l’évaluation de l’ampleur de ces séquelles.Pour l’heure, il ignore le montant de la facture qu’il fera parvenir à Gilbert Rozon.Mme Roy a indiqué hier que la jeune femme est soutenue psychologiquement par un organisme d’aide.«Il y a un centre qui l'accompagne et proaire du soutien à cette jeune femme et on sait qu 'elle a des séquelles et des répercussions: cette situation a changé sa vie», a-t-elle affirmé.Dans une entrevue diffusée au réseau TVA il y a plus d’une semaine, la jeune femme montrée uniquement de dos disait: «Quand je rencontre quelqu’un, j'ai de la misère s’il me prend trop fort dans ses bras, s’il est trop collant.Je ne veux pas ça.C’est avec ça que j’ai de la misère.» Elle a dit avoir «perdu beaucoup de confiance envers les hommes, fai eu de la misère à fonctionner à l’école, au travail.J’ai ai beaucoup de soutien, une chance».Gilbert Rozon Les spécialistes réclament plus que 5 % LIA LÉVESQUE PRESSE CANADIENNE Quand le président de la Fédération des médecins spécialistes a su que le gouvernement leur offrait 5 % d’augmentation en trois aqs, com-ihfe aux autres employés de l’État, il a cru à «une erreur d’impression».’ : C’est la blague que le Dr Pierre Çputhier a lancée, hier, pour manifester sa déception devant l’offre d’augmentation salariale du gouvernement faite à ses membres, les médecins spécialistes.Ceux-ci ont une «clause remorque» qui fait qu’ils bénéficient des mêmes augmentations que l’ensemble des employés de l’État.Or ceux-ci se sont vu offrir 1 % le 1" janvier 1999, suivi de 2 % en l’an 2000 et de 2 % en 2001, pour un total de 5 % en trois ans.Le front commun des trois centrales syndicales CSN-CEQ-FTQ demande 3,5 %, puis 4 % et 4 %, pour un total de 11,5 %.La Fédération des infirmières revendique même 15 % sur trois ans.«À 1 ou 2 %, il n’y a pas de place pour nous là-dedans.Un, deux et deux, je ne sais pas si c'est une erreur d'impression qu’ils ont faite.» Aux yeux du Dr Gauthier, même le 11,5 % revendiqué par le front com- mun ne serait qu’une base de négociation pour les médecins spécialistes.«Ça commence à être un départ», a-t-il répondu à la suggestion.Le président de la Fédération des médecins spécialistes fait valoir que ceux-ci ont subi un gel de leurs tarifs depuis 1993.«Plusieurs fois, on n'a pas eu d’augmentation, alors que les autres en avaient.» Il rapporte aussi que les médecins spécialistes du Québec gagnent 30 % moins que leurs collègues de l’Ontario et qu’ils font face à un taux d’imposition plus élevé de 35 %.Le plafond salarial des spécialistes québécois serait de 257 000 $, rappor-te-t-il, contre 380 000 $ en Ontario.«Us médecins spécialistes québécois sont parmi les moins bien rémunérés au Canada.U Québec se classe tout juste en avant-dernière position, devant Terre-Neuve», déplorait le Dr Gauthier.Il soutient aussi que le plafonnement salarial crée «une pénurie artificielle» de spécialistes, qui n’ont plus intérêt à pratiquer pour une rémunération moindre.Les effectifs insuffisants dans certaines spécialités constituent aussi «un frein à l’accessibilité» aux soins pour la population, estime la fédération.L’argent ne va pas dans les structures, affirme Marois Québec (PC) — Aucune partie de la somme de 1,7 milliard de dollars injectée cette semaine dans le secteur de la santé n’ira dans les structures, a expliqué hier la ministre Pauline Marois.L’argent ne va «pas dans les structures mais dans les services directs à la population, dans la réduction des listes d'attente, dans un accès plus rapide aux opérations, pour que les services soient rendus plus efficacement», a déclaré la ministre Marois hier, alors qu’elle était interpelée à l’Assemblée nationale.Mme Marois avait été convoquée pour une interpellation par les députés libéraux Russell Williams (Nelli-gan) et Fatima Houda-Pépin (Lapiniè-re) afin de répondre de l’utilisation du budget de 1,7 milliard réinvesti dans la santé.Nilma SAINT-GELA3S Le paradis pour les amateurs d’angoisse.400 pages-25,50$ I cillions En uenie dans toutes les iinrairies ÉRIN ^12-3181 La femme aux yeux remplis de larmes Jeanine Archimbauld, fondatrice d'un hôpital au Guatemala D’une tendresse extrême à l’endroit de la population maya de Nuevo Progreso, au Guatemala, où elle a ouvert en 1976 un dispensaire devenu l’Hospital de la Familia, Jeanine Archim-baud ne décolère pas en fustigeant les «barbares», les «bourreaux infâmes».C’est-à-dire les responsables de 200 000 morts — dont 165 000 Indiens — et de 669 massacres que mentionne le rapport Guatemala: mémoire du silence, rendu public, fin février, par un fonctionnaire allemand de l’ONU, Christian Tomuschat.CLÉMENT TRUDEL LE DEVOIR Très près de la frontière mexicaine au Guatemala s’implantait, dans les années 70, un humble dispensaire.L’idée venait de Jeanine Archimbaud, une Montréalaise qui comptait alors sur la complicité d’un missionnaire italien, Cayetano Bertoldo Meda, et sur.200 $ d’économies.L’Hospital de la Familia obtint par la suite l’appui d’une fondation de San Francisco, qui y envoie périodiquement des équipes de spécialistes.L’hôpital — qui a son site Internet — est géré par des Guatémaltèques.On y fait toutes sortes de chirurgies, y compris des greffes de cornée, et ses activités procurent du travail à 58 familles de cette petite ville.C’est le côté glorieux de la médaille.L’endos est lugubre.Le Dr Enrique Morales Claverie, mari de Mme Archimbaud, a été kidnappé par l’armée en 1981.On le soupçonnait de sympathies gauchistes.Elle ne l’a plus jamais revu.Des diplomates français ont facilité la fuite de Mme Archimbaud.Cette vie, le cinéaste Guy Simoneau vient d’en faire un récit, intitulé L’Amérique de la “dame aux yeux peints”, paru chez Libre Expression.L’héroïne du récit s’en réjouit, mais en partie seulement On y retrouve en bémol, «pour ne pas faire fuir les lecteurs», des aspects qu’elle compte faire ressortir un jour dans ses mémoires: «Ça ne se vendra pas comme des petits pains chauds, mais.» Il y a un côté cynique chez les puissants: qui se soucie vraiment du Sierra Leone?Et la France «impliquée au Rwanda»?Et «le grand empire américain», qui parle d’aide humanitaire?Mais Washington a formé des officiers et des soldats latino-américains à la torture et à la répression dans 12 écoles de guerre.Contrairement à ce qui se passe pour le Kosovo, Washington n’a jamais menacé d’avoir la «main forte» lorsque ces massacres de villages entiers se produisaient au Guatemala Massacres dont un avocat torontois, Graham Russell, fait la reconstitution dans Déterrer la vérité, publié par une ONG œcuménique de Washington, Epica «[Le président] Jimmy Carter a bien suspendu l’aide au Guatemala pour des raisons de droits humains, mais qui a pris le relais?Israël et l'Argentine.» Les forces de répression n’ont jamais manqué d’armement Qui plus est sous prétexte de lutte contre des «subversifs», on a enrôlé dans des milices des Indiens qui, «sous peine de torture et de mort», devaient tenir sous leur joug leurs concitoyens.Tout de même, le livre peut contribuer à une prise de conscience, concède-t-elle.S’il se vend bien, elle pourra payer les études universitaires de médecine à un jeune Chiapanèque, Andrés, technicien dans un centre de santé de Las Margaritas, «l’endroit même où, selon une certaine presse, je suis censée être enterrée» après l’attaque que, «en tant que colonelle des zapatistes, j’aurais dirigée lors du soulèvement de janvier 1994».Dans l’œil du cyclone, cette coopérante hors de l’ordinaire?Têtue, elle l’avoue.Fidèle, surtout à un parti pris pour les plus humbles, ce qui lui a valu l’hostilité des Ladinos (population JACQUES GRENIER LE DEVOIR La vie de Jeanine Archimbauld a fait l’objet d’un récit de Guy Simoneau, L’Amérique de la “dame aux yeux peints blanche ou métissée du Guatemala).Un finquero, ou propriétaire de plantations, lui a tout de même M don de quatre machines à coudre neuves pour son atelier de couture, ce qui a permis à maintes jeunes femmes d’accroître leur revenu et de garder leurs enfants à l’école.Le fonctionnaire onusien Christian Tomuschat et la Commission d’éclaircissement historique (CEH) ont, après deux ans de travaux, imputé à, l’armée et aux agents de sécurité de l’État 93 % des tragédies survenues avant que ne soit signée officiellement la paix, en décembre 1996, entre la guérilla et le gouvernement Pour des dénonciations du même type, l’évêque auxiliaire de Guatemala, M" Juan Gerardi, a été assassiné le 26 avril 1998 après avoir cosigné les quatre volumes d’un autre rapport accablant pour l’armée: Guatemala nunca mas («jamais plus»).Mme Archimbaud s’est imposé récemment le supplice de lire ces quatre tomes lors d’un séjour au Guatemala avec une équipe de cinéastes dirigée par Sylvie Langlois.Documentation qui a été remise à tous les prêtres du Guatemala, y compris le padre Bertoldo, qui lui avait paru, à l’époque, trop diplomate: «Je lui donne raison maintenant, il devait nager entre deux eaux» pour ne s’aliéner aucun appui.Mais Jeanine Archimbaud explose, sitôt attablée pour cette entrevue.Vous savez, lance-t-elle, qu’un journal français (Le Monde diplomatique) a déjà qualifié le Guatemala de pays des «500 Oradour».Qu’en sait-on exactement ici?«Je savais que les années 70 et 80 avaient été dures, mais pas au point de lire qu'à une avocate ayant eu le tort de défendre des paysans dans un litige terrien, les tortionnaires ont imposé, en plus du viol, la torture de son bébé de deux ans pour l’inciter à parler!» Comme pour confirmer la taquinerie préférée du curé Bertoldo, elle devient Mors llorona (femme aux yeux remplis de larmes) en reprenant une à une les images qui lui reviennent.Des êtres qui «ont le respect des autres», qui connaissent si peu la haine et la rancune, font l’objet d’une ségrégation qui ne change pas tellement, selon elle, au fil des ans, dans ce pays de 11 millions d’habitants.Pour des faits de guerre surtout, dans le territoire confié au padre Bertoldo, il y a de 200 à 300 veuves qui, en moyenne, ont de cinq à huit enfants.Ces femmes se départent rarement de leur sourire; elles triment dur et veulent s’en sortir, dit en substance celle qui affirme être atteinte du «virus du Tiers Monde».Ayant réalisé des projets au Mexique et en Bolivie en plus du Guatemala, elle tient à souligner l’importance de l’action de certaines ONG: les œuvres du cardinal Léger, OXFAM et beaucoup d’autres, comme Médecins du monde, lesquels se portent sur les fronts de misère et de désastres.Mais elle trouve injuste qu’il faille un ouragan Mitch pour qu’on reparle de territoires où les promesses d’aide n’ont pas manqué dans le passé.Malgré des ennuis de santé, cette femme qui se dit privilégiée rêve de repartir.Son père, Jean (graveur), sa mère Ida, sa sœur Colette et sa fille Lydie lui ont servi d’excellente «arrière-garde» pour voir à l’intendance, suscitant des dons comme l’envoi d’un bloc opératoire venu du Québec.L’aide, si elle s’assure des suites à donner, n’a pas besoin de budgets monstres, «mais il faut utiliser chaque dollar au mieux».Humainement, Mme Archimbaud est très fière qu’une de ses premières «adoptées», Thelma, soit maintenant à la tête d’un groupe de cinq ateliers textiles (Chumen), dans la capitale guatémaltèque, mais son regard demeure voilé si on lui demande de décrire la situation de la femme là-bas.Et quant aux excuses faites par le président Arzü au peuple du Guatemala, «c’est bien, mais qu’est-ce que ça va changer?», conclut-elle en soulignant que les riches et l’armée sont toujours aussi puissants et que le danger persiste.On l’a vu lorsque Diego Méndez Perussi-na, chauffeur de taxi qui disait avoir des renseignements utiles sur le meurtre de M" Gerardi, a dû fuir le pays, débüt mars, en raison de menaces de mort-Le livre qui relate la vie exceptionnelle de Jeanine Archimbaud est dédié Çu grand absent, le Dr Enrique Morales.Cette Lorraine devenue Québécoise et, en un sens, nomade préférerait parler moins souvent de la «petite poussière» qu’elle considère être: «J’arrive à la fin de ma vie les mains pleines, non pas en raison de ce que j'ai fait, mais à cause des Indiens qui m’ont fourni tant de leçons de vie» et de générosité.3f ANNIVERSAIRE Satisfaction garantie & prix imbattables 3200 TAPIS PERSANS AUTHENTIQUES EXPOSITION & VENTE Le plus gros en Amérique du Nord SAMEDI 13 ET DIMANCHE 14 MARS DE 11H À 22H À Ville Mont-Royal Town Hall 90, avenue Rosevelt Appel sans frais: Composer le (514) 497-7626 attendre la tonalité et ensuite faire le 1-403-630-0021 HOUSE OF PERSIAN RUGS I Calgary, Alberta Styles traditionnels et contemporains Pour votre maison, bureau ou studio PLUS DE NOUVELLE CARGAISON DE RABAIS c MiNiPAAN jdr nTliiûrtWs.¦ ¦Mm SOUTIQUETT Deslongchami • fonts O-ld cins maternité I KST, OlTKl£M< aments3 Vêt en h rue Kauri »1;i:i.h274-2442 L'Atelier d'Opéra de l'UQAM présente Contes d'Hoffmann de ïacaues Offenbach le, de Jacques Offenba, \^Les 25,26 et 27 mars 1999 (du jeudi au samedi) à 20 h Le 28 mars (dimanche) à 14 h Salle Pierre-Mercure du Centre Pierre-Péladeau 300, boul.de Maisonneuve Est, Montréal Admission générale : 15 $ • Étudiants : 8 $ • Billetterie : (514) 987-6919 Mise en scène : Colette Boky Direction musicale : Martin Foster, assisté de Monique Martin Avec les étudiants du département de musique de l’UQAM, l’orchestre de l’UQAM et le Choeur de l’Atelier d’Opéra Scénographie : Mélanic Martin Costumes : Marc Sénécal, assisté de Marie-France Bergeron Éclairages : Stan Kwiecien Régie : Hélène Gagnon Chorégraphie : Diane Bocki Répétitrice : Dcnyse Saint-Pierre 0 I.E I) E V OIK.I.E S S A M EDI I 3 E T I) I M A N (’ Il E I I M A K S I !) !) !» MM* «Il traitait tout le monde en égaux» Les musiciens d’ici pleurent la mort de Yehudi Menuhin CLEMENT TRUDEL LE DEVOIR Dans son imposante Histoire de la musique, diffusée il y a quelques années sur plusieurs chaînes de télévision et en plusieurs langues, Yehudi Menuhin avait choisi Grosse-De, sur le fleuve Saint-Laurent, pour le début d’une émission consacrée à la musique irlandaise.Voilà un signe de l’attention qu’il portait à chacun des peuples dont il traitait car c’est là que furent mis en quarantaine des milliers d’Irlandais qui fuyaient la famine au milieu du XK' siècle.Il était également touchant de voir Menuhin partager la scène avec le violoneux Ti-Jean Carignan, dont il vantait la technique et le brio.Hier, U Devoir a joint quelques personnalités du monde de la musique pour recueillir leurs commentaires sur la disparition d’un artiste qui, même s'il portait le nom de sir, ne s’est jamais départi de sa simplicité.C’est le directeur de l’ensemble I Musici de Montréal, Yuli Turovsky, qui a le souvenir le plus lointain et le plus ému à propos de Menuhin, tandis que le compositeur André Prévost, à qui Menuhin avait passé une commande (Cantate pour cordes, créée en 1987), souligne que depuis 1975, il avait souvent correspondu avec le maestro qu’il avait connu lors de la Semaine internationale de la musique, célébrée à Toronto: «Après le concert, où on avait joué mon Psaume 148, j'ai senti une main sur mon épaule.C’était Menuhin, qui me posa la question: “Comment faites-vous pour obtenir de tels accords?" Me dire ça à moi! L’étoile montante du violon, Jonathan Crow, went d’être choisi, à 21 ans, comme assistant premier violon par l’OSM.Ce virtuose a joué l’an dernier à Vancouver, sous la direction de Menuhin, un concerto de Bach: «Ce qui frappait chez lui, c’est qu’il traitait tout le monde en égaux et qu’il se préoccupait des détails les plus concrets à leur sujet.C’est vraiment une perte irréparable que la disparition de cet être généreux qui a multiplié les concerts-bénéfices pour toutes sortes de causes.» KÜUI UKà Yehudi Menuhin ne s’est jamais départi de sa simplicité.Quant à Raymond Dessaints, chef de l’ensemble Amati, il av;tit eu l’occasion, dans les années (50, de participer à une session estivale à Fontainebleau et d’y côtoyer Yehudi Menuhin.11 retient que ce fut l’un des plus grands virtuoses du violon dans le présent siècle: «Nous écoutions tous ses disques.Il avait une stature que nous placions très haut, avec les Nathan Milstein et autres.Plus tard, à l’OSM, j’ai pu voir comment il travaillait avec cœur et compétence.» A l’ensemble I Musici de Montréal, on conserve précieusement une lettre manuscrite de Menuhin, griffonnée sur du papier à entête du Ritz-Carlton et datée du 11 février 1992.Il y dit toute sa satisfaction d’avoir passé une journée à enre- gistrer avec I Musici la Cantate pour cordes de Prévost (notre traduction): «Quel privilège d'avoir des miisiciens superbes, dévoués et parfaits dans les mouvements d’ensemble.Sous leur conducteur inspiré Yuli Turovsky, ils ont atteint des sommets d’intensité dramatique.[.] J’ai aussi pu entendre leur jeu extraordinaire dans l’enregistrement des chants juifs de Bloch, Prokofiev et Cliostakovitch.» Le violoncelliste Yuli Turovsky étudiait au Conservatoire de Moscou quand Menuhin y donna un concert après la guerre.Il se rappelle qu’un de ses vieux professeurs leur avoua, après avoir entendu Menuhin: «Mes enfants, oubliez ce que je vous ai enseigné, ce n’est pas adéquat.» Les choses ne furent plus jamais pareilles, ditTurovsky, qui s’était attendu à ce que ce professeur place Leonid Kogan ou quelque autre Russe au premier rang.Plus tard, quand Menuhin retourna à Moscou avec l’orchestre du festival de Bath, «en jouant avec lui, j’ai vu comment il pouvait tout obtenir des musiciens.parson regard».Une fois émigré à Montréal, le violoncelliste a formé cet ensemble qu’il dirige toujours.«Nous avions donné un concert privé en son honneur.Il fut très aimable.C’est le souvenir le plus cher que nous avons de lui.» André Prévost se dit «orphelin une deuxième fois» tellement il a subi l’influence de cet artiste «tout aussi remarquable en musique que parson humanisme».Il a eu avec Menuhin une correspondance suivie et la dernière des lettres que Menuhin lui a écrites est datée de la fin de février et est destinée à le remercier de lui avoir fait tenir l’enregistrement du Concerto pour violon (Prévost) que Chantal Juillet venait de créer lors d’un concert de l’OSM.«C’est Menuhin lui-même qui tenait à revenir à Montréal afin d’y enregistrer, en 1992, la Cantate |x>ur cordes, qu’il m’avait commandée.C’est d’ailleurs mon fils Christian qui y joue la partie de violon solo tandis que le violoncelliste soliste est Alain Aubut.» André Prévost glisse en terminant: «Il était d’une simplicité et d'une sincérité à nulles autres pareilles.Si un saint, ça existe, c’est comme ça.» Déficit zéro: Les Québécoises et les Québécois ont raison d'être fiers des efforts consentis pour les générations futures.Un premier budget équilibré depuis 40 ans! C'est grâce aux efforts remarquablement solidaires de la population du Québec, à une gestion rigoureuse des finances publiques et à la performance de l'économie québécoise, que ce défi collectif a été relevé avec brio.À partir d'aujourd'hui, nous pourrons, avec plus de vigueur, poursuivre le développement et la modernisation de notre économie, mais aussi commencer à réduire le poids de la dette au profit de nos enfants et petits-enfants.Québec ss Nouveaux investissements et création d'emplois: La santé et l'éducation d'abord.De tous les services fournis à la population, le système de santé est sans doute celui qui touche de près le plus grand nombre de citoyennes et de citoyens.Plus de 1,7 milliard de dollars lui seront consacrés.Pour aider les jeunes du Québec à relever les grands défis de l'avenir, 600 millions de dollars seront investis pour l'éducation et la jeunesse.Un Québec moderne qui prend sa place dans le monde.Pour que le Québec et ses régions puissent performer dans un contexte de mondialisation des marchés, plus de 300 millions de dollars serviront à accélérer le passage à l'économie du savoir, soutenir l'investissement, créer une zone de commerce international et appuyer nos exportations.Pour stimuler l'économie, une première tranche de 400 millions de dollars de réduction de l'impôt des particuliers prendra effet en juillet 2000.Ce budget nous permet non seulement de consolider une économie pleine de vigueur, mois également de poser immédiatement les jalons pour que les générations montantes amorcent avec confiance leur entrée dans le prochain millénaire au sein d'une société moderne, humaine et créative.Et ça, répétons-le, nous pouvons tous en être fiers./ y ;:*>» -K' ,p' '# , JM// Pour obtenir plus de détails sur le Budget 99 du Québec, procurez-vous le dépliant dans les Caisses Desjardins et dans la plupart des succursales bancaires et les marchés d'alimentation.Visitez le site Internet: www.finances.gouv.qc.ca I, K I) K V OIK, I.K S S A M K I) I I 3 H T I) I M A N (' Il E I I M A R S I !) 9 » S ACTUALITES Investissements en éducation Legault imite Marois Les universités, comme les hôpitaux, devront adopter une meilleure gestion Lies universités se verront prescrire la même médecine que les hqpitaux afin de voir leur situation financière s’améliorer.¦ l ¦ ! MARIO CLOUTIER DE NOTRE,BUREAU DE QUEBEC .•|i Le gouvernement québécois versera 75 % des 170 millions prévus aux institutions d’enseignement supérieur pour éponger leur déficit accumulé.L’autre quart des sommes, provenant de la péréquation fédérale, ne sera versé qu’après la présentation et l’acceptation par Québec d’un plan de redressement financier.Le ministre de l’Education, François legault, ne s’arrêtera pas là.Dévoilant la ventilation des investissements du budget ümdry en éducation, il a dit hier vouloir discuter avec les recteurs des universités d’indicateurs de performance qui feront en sorte que les universités ne se retrouvent plus dans des positions délicates en raison d’une gestion déficiente.«Comment on devrait financer ou peut-être avoir une nouvelle formule de financement des universités pour être certain que l'argent aille axa meilleurs endroits, qu'on ait une utilisation optimale des ressources.Mais ça va être fait avec eia.» ¦ Le 75 % des déficits épongés im-juédiatement le sera au prorata des subventions versées au fonctionne-ïiient des universités et non selon les {déficits accumulés.Ainsi récompen-( ées, les universités qui n’ont presque pas de déficit pourront donc Séallouer les sommes directement ans les services.! Une trentaine de cégeps se parta-jgeront également 6,6 millions avant la fin de mars pour réduire leurs déficits.Comme les universités, les institutions collégiales ont connu des difficultés financières, notamment en rai-json du programme de départs volontaires du gouvernement.Dans les Heux cas, c’est cette situation que juébec vient réparer en épongeant les déficits.» I>es investissements du gouverne-Inient en éducation atteindront 600 [millions en deux ans, soit 82 millions K’argent neuf dans les écoles.Le mi-istre Legault aurait aimé faire mieux ‘dès cette année pour l’avenir des eunes, dit-il, mais la marge de ma-œuvre de son gouvernement reste rop mince selon lui.P ARCHIVES I.E DEVOIR François Legault «On ne peut pas, d'un côté, travailler pour l’avenir en leur disant [aux jeunes] il faut investir en éducation et, de l’autre côté, continuer de leur laisser un déficit annuel important.» Un choix «courageux» En outre, le ministre Legault croit que son gouvernement a fait un choix «courageia» en réinvestissant en éducation plutôt qu’en baissant les impôts immédiatement.Il a ventilé les sommes injectées en éducation en parlant aussi des services, certains nouveaux d’autres non, qui seront asr surés dans les écoles.Ainsi, les élèves en difficulté d’apprentissage devraient être mieux encadrés dans les mois à venir.Un montant de 13,5 millions servira à embaucher 4(X) professionnels et aides techniques pour mieux soutenir les 100 00 élèves en difficulté.Il faut noter que les compressions budgétaires passées ont toutefois fait en sorte que 1500 travailleurs spécialisés ont disparu du réseau au cours des dernières années.L’opposition libérale a fait ses choux gras du manque de manuels scolaires dans les écoles l’an dernier.Le gouvernement Bouchard répond avec une injection de 10 millions pour regarnir les bibliothèques scolaires et de 20 millions |X)ur les manuels scolaires.Quant aux enseignants du primaire et du secondaire, ils profiteront d’une enveloppe de 10 millions pour leur formation continue et leur perfectionnement.Des 600 millions en éducation, 342 serviront à couvrir les coûts de système et les augmentations salariales.Au total, les négociateurs patronaux en éducation auront une enveloppe de 90 millions pour les enseignants, ce qui correspond à l’offre gouvernementale faite cette semaine, soit des augmentations de 1 % la première année et de 2 % les deux années suivantes.En enseignement supérieur, les enveloppes budgétaires se font plus minces pour les programmes.Mais le ministre Legault explique que son collègue Jean Rochon va procéder au dévoilement d’investissements de 175 millions lundi prochain dans les domaines de la recherche, de la science et de la technologie.Au niveau collégial, une mise de fonds annuelle de 2,5 millions servira à offrir une meilleure orientation pour assurer la réussite des nouveaux inscrits.Un million de dollars aidera les élèves qui se destinent à une carrière scientifique ou technologique.Le tu-torat par les pairs sera encouragé dans les cégeps grâce à un investissement gouvernemental de 1,5 million.Et à l’université, Québec injecte quatre millions dans un programme études-travail pour les étudiants les plus démunis.Apportant un écho aux discours du premier ministre Bouchard et du ministre des Finançes Bernard Landry, le ministre de l’Education a annoncé un «soutien particidier» pour les technologies de l’information et la mondialisation.Une nouvelle mesure de 24 millions en deux ans appuiera le développement de la main-d’œuvre spécialisée dans ce domaine.Enfin, un fonds annuel de trois millions consacré à l’internationalisation de l’éducation québécoise soutiendra plusieurs activités d’échanges linguistiques et culturels ainsi que des stages à l’étranger.Le critique libéral en éducation, Claude Béchard, soutient que le ministre Legault manquera de fonds pour faire tout ce qu’il promet au réseau.«Il veut dire au monde de l’éducation comment dépenser de l’argent qu’ils n’ont pas.» M.Béchard reproche au nouveau ministre son manque de consultation devant l’imposition de solutions qui ne seraient pas nécessairement celles privilégiées par les intervenants.D’autant plus que l’argent neuf se fait très rare pour les écoles, selon lui.| Petit séminaire: le temps presse \Le sort de l’établissement est entre les mains du premier ministre i .P A U L E DES RIVIÈRES LE DEVOIR I'D ien que leurs dirigeants ne ]D s’avouent pas battus, les espoirs i'de survie de la section collégiale du Petit Séminaire de Quçbec sont minces, le ministre de l’Éducation, {François Legault, ayant une nouvelle fois, hier, limité à 400 000 $ le sou-jtien financier qu’il est prêt à accorder à l’institution.J Pour éviter la fermeture, après (331 ans, le Collège du Petit Séminai-îre projette de renoncer à son statut {privé et de devenir un campus du 'cégep F.-X.-Garneau.Le Petit Sémi-! naire accueillerait tous les étudiants {du programme de baccalauréat in-{ternational et se taillerait une mission internationale, aidant autant les {étudiants étrangers de l’Université Laval à compléter le rattrapage nécessaire dont ils ont besoin que les entreprises œuvrant à l'étranger à bien se préparer à affronter le vaste ; monde.La gouvernement évalue le projet du Petit Séminaire à 2,5 millions mais le directeur général du collège, Louis Bouchard, parle plutôt d’un million, car il se dit que le ministère de l’Education devrait payer de toute manière pour les 300 étudiants qui étudieraient ailleurs qu'au Petit Séminaire si le projet .échouait.L’établissement, fondé il y a 331 ans, accueille aussi le secteur secon- daire, lequel, avec ses 930 étudiants, ne connaît pas les difficultés du niveau collégial, où 275 jeunes sont inscrits cette année.Hier, le ministre de l’Éducation a rappelé qu’il y avait 800 places de trop dans la région de Québec au niveau collégial.La rive nord de la région abrite trois cégeps publics ainsi que deux collèges privés: le collège Mérici et le campus Notre-Dame-de-Foi.Essais infructueux Le gouvernement a bien essayé, déjà, d’orienter le collège du Petit Séminaire vers des disciplines techniques mais les essais n’ont pas été fructueux et les dirigeants ont conclu qu’un projet en ce sens ne correspondait pas à la personnalité de l’institution.«Notre spécialité, c’est la formation préuniversitaire», plaide le directeur général du Petit Séminaire en rappelant que l’établissement du Vieux-Québec avait été le premier de la région à offrir un programme international (un an après le collège montréalais Jean-de-Brébeuf) ainsi qu’un programme intégré en arts, lettres et sciences.«Nous pensons qu'il y a ici une tradition pédagogique d’excellence et d’innovation qui mérite de survivre», résume-t-il.L’édifice du Petit Séminaire qui accueille le niveau collégial domine la ville.«Nous courons le risque de nous retrouver avec un collège fantôme sur la pointe du cap Diamant», dit pour sa part le professeur Normand Fortin, qui fait des pieds et des mains pour éviter la fermeture.Mais le temps presse.Car la première période d’inscriptions est passée et la seconde doit être complétée le 23 mars.Au Petit Séminaire, on craint que la fermeture du collège entraîne, à plus ou moins brève échéance, celle du niveau secondaire.En dernier recours, les étudiants, le personnel et la direction remettent leur sort entre les mains du premier ministre Lucien Bouchard, espérant le convaincre de garder vivant «ce fleuron de notre patrimoine vivant en éducation».Jean-Pierre Charland Un viol sans importance Basé sur un réel (ait divers qui a soulevé les passions, ce roman nous reporte dans le Québec de l’entre-deux-guerres.L'auteur a imaginé une fin qui n'a probablement aucune ___________ressemblance 480 p«jm.26,95$ avec la réalité, à moins que.10 «"* d'histoire (F au SEPTENTRION www.septontrlon.qc.ca AVEZ-VOUS PAYÉ TROP D’IMPÔT CETTE ANNÉE?Ne laissez pas les impôts dérober votre revenu de retraite.4 ‘ Ne laissez pas le gouvernement hériter de votre argent.^ | Assurez-vous de prévenir cette situation avant qu’il ne g soit trop tard.Si vous êtes à la retraite ou que vous la planifiez, vous devez participer à cet atelier.• Utiliser les secrets de l’article 85 pour réduire vos impôts • Éviter les coupures Elites à vos pensions • Réduire vos impôts immédiatement • Augmenter votre revenu de retraite et réduire vos impôts • Réduire les impôts sur votre revenu de FERR • Planifier votre retraite et non celle du gouvernement • Laisser votre argent à vos enfants, pas au gouvernement • Réduire l’effet de l’imposition sur votre succession Mercredi 24 mars de 19h30-21h00 à Outremont au Restaurant «La Goulue» 1270, Bernard Ouest Les sièges sont limités, téléphonez (24h00) au 286-2886 maintenant pour réserver votre siège D’autres dates sont disponibles veuillez vous iufontier.Conférencier invité: Jean-Baptiste PERRE Le Groupe Investors de la Corporation financière POWER sert plus de 8S0 000 clients et gère 36 milliards de dollars.UNDI SOI ÉDITION SPÉCIALE Le Téléjournal/£e Point durée exceptionnelle 90 min SURL • pour voir un peu plus clair dans le conflit entre Serbes et Albanais du Kosovo • pour cerner le personnage de Slobodan Milosevic pour sentir les angoisses des populations • pour mesurer les forces armées en présence UNE INVITATION A VOUS JOINDRE AU Téléjournal Vie Point avec STÉPHAN BUREAU LUNDI SOYEZ-Y ! lîl Radio-Canada 155 Télévision '•V> • A () L K 1) E V 0 1 R .LES S A M EDI I 3 E T I) I M A N (1 II E I I M A II S I !l !) II -CARRIERES ET PROFESSIONS* r.->Ss CENTRE INTERNATIONAL POUR LA PRÉVENTION DE LA CRIMINALITÉ Responsable des commi nicvtions Le Centre international pour la prévention de la criminalité (CIPC) est à la recherche d’un ou une Responsable des communications.Le CIPC est une organisation internationale à but non-lucratif dont la mission est d’aider les pays et les villes à réduire la délinquance, la violence et l’insécurité.Description des fonctions Relevant du Directeur général adjoint du Centre, le/la Responsable des communications aura pour fonctions de: 1.Concevoir et rédiger un Bulletin de nouvelles, incluant une rubrique sur le site Internet du CIPC, et en assurer la diffusion électronique ainsi que concevoir et rédiger des documents-’ synthèse sur l’orientation, les activités et les travaux du Centre.• 2.Coordonner le développement d’un concept graphique intégré pour le CIPC et coordonner , toutes les étapes de la production et de la diffusion des documents publiés par le Centre, incluant la traduction, la mise en page, l’impression/reproduction et l’expédition.3.Élaborer et mettre en oeuvre une politique de membres associés du CIPC et assurer la coor-1 dotation des listes d’envoi.; 4.Élaborer et coordonner une stratégie de positionnement du CIPC auprès des médias d'information, notamment par la production d’articles de fond et par la mise en oeuvre de pro-' grammes de communication spécifiques reliés à des activités du Centre dont des séminaires, des conférences et le lancement de publications.1 AI.IFICVI IONS It LOI INES La personne recherchée devra avoir une formation universitaire et une expérience pertinente d'au moins dix ans dans le domaine des communications.Elle devra maîtriser le français et l’anglais écrits et parlés, avoir une bonne capacité d’analyse, posséder un jugement sûr et avoir un sens de l’organisation développé.Elle devra faire preuve de motivation quant au champ d’action du CIPC.¦ Les qualifications suivantes sont spécifiquement recherchées: , 1.Capacité démontrée de rédaction en français et en anglais de textes synthétiques de qualité.2.Connaissance technique de toutes les étapes de production et de diffusion de publications.3.Expérience dans les relations avec les médias et dans l’élaboration et la mise en oeuvre de plans et de programmes de communication.4.Maîtrise des outils technologiques de communications notamment le traitement de texte, l’Internet et le courriel.La personne recherchée devra faire preuve d'autonomie et d'initiative et être en mesure d’œuvrer au sein d'une petite équipe comptant sur des moyens limités.Elle devra rencontrer des échéanciers serrés et être en mesure de planifier et d’organiser son travail en conséquence.Conditions de travail Le salaire annuel offert pourra varier de 45 000 $ à 55 000 $ en fonction des qualifications et de l'expérience du ou de la titulaire.Une somme équivalente à 15 % du salaire annuel sera versée à l'employé (e) à titre de bénéfices marginaux.L’embauche se fera sur une base contractuelle pour une durée d'un an.Ce contrat sera renouvelable.Les personnes intéressées par ce poste sont priées de soumettre leur candidature accompagnée d'un curriculum vitæ d'ici le 22 mars 1999 à l’attention de: Monsieur Claude Vézina Directeur général adjoint Centre international pour la prévention de la criminalité 507, Place d'Armes, Bureau 2100 Montréal (Québec) H2Y 2W8 Pour informations sur le CIPC: www.crime-prevention-intl.org Æ~AKm.-ASSOCIATION PROVINCIALE - DES CONSTRUCTEURS D HABITATIONS DU QUÉBEC INC RÉDACTEUR-CONCEPTEUR Mise en marché et Affaires corporatives Service des Communications L’Association provinciale des constructeurs d’habitations du Québec (APCHQ) chapeaute un réseau de 10 000 entreprises actives dans les industries de la construction et rénovation résidentielles.Elle représente notamment ces acteurs économiques auprès des divers paliers de gouvernement et organismes et assume un leadership en matière de diffusion d’information en habitation.Vous concevrez et rédigerez des outils de mise en marché et de communication, de même que des plans de mise en marché intégrés, en lien avec les activités de l’organisation et pour le compte de ses différents services et divisions.Vous faites équipe avec une infographiste et un coordonnateur de production.Compétences requises Plume vive et aiguisée, dans un français impeccable.Sens de la communication et du marketing établi.Capacité éprouvée de mener de front plusieurs dossiers et de les faire avancer rapidement en rencontrant des échéanciers serrés.Souplesse maîtrisée dans la relation rédacteur-concepteur/client.Capacité réelle de travailler en équipe, dans le respect des compétences de chacun.Exigences Diplôme universitaire pertinent (communication, rédaction ou marketing).Expérience de travail en lien direct avec les compétences requises.Le salaire annuel offert varie entre 28 000 $ et 38 000 $, assorti d’un programme d’avantages sociaux compétitif.Veuillez acheminer votre curriculum vitæ, accompagné de trois de vos réalisations de rédacteur-concepteur, à l’attention de Valérie G.Leclerc, avant le mercredi 31 mars 1999.5930, boul.Louis-H-Lafontaine Anjou (Québec) H1M 1S7 DIRECTEUR DES RELATIONS PUBLIQUES ET DU MARKETING La Compagnie de théâtre Centaur, la plus importante compagnie de théâtre de langue anglaise du Québec, est à la recherche d’un directeur des relations publiques et du marketing.Le directeur des relations publiques et du marketing, qui relève du directeur exécutif et artistique, est chargé de la promotion, de la publicité, des relations publiques et du marketing de la Compagnie de théâtre Centaur et de toutes ses activités.Les candidats doivent détenir un diplôme en communications, en journalisme ou en marketing et avoir une expérience antérieure au sein d’un organisme sans but lucratif.Une expérience en relations publiques ainsi qu'un réseau bien établi avec les médias régionaux et nationaux seraient un atout.Les candidats doivent être parfaitement bilingues et avoir de l'entregent.Ils doivent avoir des aptitudes supérieures à écrire et à communiquer.Ils doivent aussi posséder de bonnes connaissances en informatique, en programmation de banques de données et en infographie pour les appliquer à la création de matériel publicitaire.Le salaire correspond à l'expérience.Les candidatures doivent être accompagnées d'une lettre de présentation, du curriculum vitæ, de trois références professionnelles et être envoyées au plus tard le 24 mars 1999, à l'attention du directeur artistique, recherche d'un directeur du marketing, Théâtre Centaur, 453, rue Saint-François-Xavier, Montréal, Québec, H2Y 2T1.Nous ne communiquerons qu'avec ceux dont la candidature sera retenue.Poste également accessible aux hommes et aux femmes.ANIAAIEUR-TRICE D£ PAS10RALE Centre de pastorale catholique universitaire à Montréal recherche un-e animateur-trice à tempi plein.EXIGENCES DU POSTE : ?Baccalauréat ou maîtrise en théologie (90 crédits minimum) ?Expérience pertinente auprès des 18-35 ans ?Faire preuve de leadership et de créativité ?Aimer le travail en éauipe ?Animer des activités d'approfondissement de la foi chrétienne ?Horaire de travail flexible (jour, soir, fin de semaine) ?Autonomie en informatique RÉMUNÉRAIION : Salaire de départ : 22 500 S (normes diocésaines) Faire parvenir le curriculum vitæ à : CENTRE BENOÎT-LACROIX Télécopie : 514-735-7879 http://www.op.org/canada/maisonbl.htm Carrières Professions Los samedis et les mercredis dans Le Devoir Renseignements : Christiane Legault, (514) 985-3316 / ; \ Coïïège Saint-ftie?candre Institution d’enseignement privé, reconnue d’intérêt public Le Collège Saint-Alexandre offre le cours secondaire à près de 1000 fdles et garçons de l’Outaouais.Établissement d’enseignement privé fondé en 1912 par les Spiritains, il est administré sous un mode participatif depuis la relève institutionnelle en 1991.Nous recherchons un gestionnaire dynamique et mobilisateur pour le poste de Directeur(trice) général(e) Les défis sont stimulants : rassembler tout le personnel autour des trois axes académique, social et religieux de la mission du Collège; poursuivre le projet éducatif et offrir un encadrement favorisant la qualité supérieure de l’éducation des élèves; administrer avec rigueur les ressources financières et matérielles; agir comme porte-parole du Collège à l’externe, dans la communauté et auprès des divers partenaires.Vous êtes rcconnu(e) pour votre leadership mobilisateur, votre pensée pédagogique, votre vision stratégique et votre esprit créatif.Vous êtes un excellent organisateur et un gestionnaire rigoureux.Véritable communicateur, vous favorisez la concertation, le travail d’équipe, la transparence, le respect des personnes et le dépassement de soi.Vous détenez un diplôme de deuxième cycle ou l’équivalent, un brevet d’en- , seignement du M.É.Q.et, de préférence, une formation en gestion.Vous avez i dix ans dans le milieu de l’enseignement dont au moins cinq à titre de gestionnaire.Vous démontrez une vie personnelle en conformité avec l’orientation confessionnelle du Collège.J i Nous vous invitons à faire parvenir votre curriculum vit* et un texte de deux | pages sur votre intérêt et contribution éventuelle au Collège, avant 16h00, le ! 30 mars 1999 au : Président du Conseil d’administration, Concours D.G.-99, J Collège Saint-Alexandre, 850.avenue Principale, Gatineau (Québec) J8V 1E7.j VS* APPEL DE CANDIDATURES FACULTÉ DES SCIENCES DE L’ÉDUCATION DOYENNE OU DOYEN L’Université Laval sollicite des candidatures pour combler la vacance du poste de doyenne ou de doyen de la Faculté des sciences de l’éducation et invite toute personne ou organisme à faire des suggestions sur le profil de la personne recherchée.Le mandat d’une durée de quatre ans peut, après évaluation et consultation, être renouvelé une fois.Le mandat du titulaire actuel du poste est renouvelable.EXIGENCES REQUISES Conditions minimales Candidature de l’intérieur • être professeure ou professeur agrégé ou titulaire.Candidature de l’extérieur • être titulaire d’un doctorat dans une discipline des sciences de l'éducation ou l'équivalent depuis au moins cinq ans; OU • posséder une expérience professionnelle remarquable dans un champ de competence approprié.! Conditions particulières • connaissance des besoins de la société en matière de formation et de développement de la recherche dans les domaines des sciences de l’éducation; • conception claire des objectifs et des rôles présents et futurs de la Faculté des sciences de l’éducation; • connaissance de la formation dans le domaine des sciences de l’éducation tant en enseignement que dans la formation des professionnels non enseignants en éducation; capacité et profond désir de promouvoir l’excellence dans ces deux champs; • connaissance de la recherche dans les domaines des sciences de l’éducation, tant en enseignement que dans la formation des professionnels non enseignants en éducation; capacité et profond désir d’en promouvoir l'excellence; • capacité d'exercer un leadership dans la gestion universitaire; • capacité de dégager des consensus autour d’objectifs clairs, d’engager l’ensemble du personnel de la Faculté dans la poursuite de ses objectifs et d'assurer des tâches de responsabilité exigeant un bon esprit de décision; • • aptitudes requises pour entretenir des relations harmonieuses avec les collègues, les professeures et les professeurs ainsi que les autres membres du personnel enseignant, le personnel administratif, les asso- ciations étudiantes, professionnelles et scientifiques, la direction de l’Université et les divers partenaires de la Faculté et de l'Université; • capacité d’écoute quant aux besoins pédagogiques des étudiantes et des étudiants; • aptitudes à promouvoir des relations harmonieuses avec les milieux de l'éducation, en particulier le Réseau des écoles associées; • aptitude à promouvoir sur les scènes québécoise, canadienne et internationale les forces et les réa- lisations de la Faculté des sciences de l’éducation; • capacité de développer l’action internationale de la Faculté; • maîtrise du français et de l'anglais écrits et parlés.Le Conseil d’administration doit procéder à la nomination du doyen ou de la doyenne de la Faculté au plus tard à la séance du 16 juin 1999, et la date d’entrée en fonction est fixée au 1er juillet 1999.Les candidatures ainsi que les propositions de candidature, accompagnées d’un curriculum vitae, et les sug- gestions sur le profil de la candidate ou du candidat doivent être soumises par écrit et parvenir, au plus tard le 8 avril 1999, au bureau du président du Comité : Monsieur François Tavenas, Recteur Président du Comité de nomination Pavillon des sciences de l'éducation Université Laval Québec (Québec) Gl K 7P4 1 ffl m UNIVERSITÉ Ü.S LAVAL L’Université Laval applique un programme d’accès à l’égalité.i 1 Le Collège vous remercie de votre intérêt.Seules les personnes sélectionnées seront avisées.Le Collège souscrit au principe de l’équité en matière d’emploi.universitéI LAVAL LE SAVOIR DU MONDE PASSE PAR ICI APPEL DE CANDIDATURES FACULTE DES LETTRES DOYENNE OU DOYEN L’Université Laval sollicite des candidatures pour combler la vacance du poste de doyenne ou de doyen de la Faculté des lettres et invite toute personne ou organisme à faire des suggestions sur le profil de la personne recherchée.Le mandat d’une durée de quatre ans peut, après évaluation et consultation, être renouvelé une fois.Le mandat du titulaire actuel du poste est renouvelable.EXIGENCES REQUISES Conditions minimales Candidature de l’intérieur être professeure ou professeur agrégé ou titulaire.Candidature de l’extérieur être titulaire d’un doctorat dans une discipline des lettres ou l’équivalent depuis au moins cinq ans; OU posséder une expérience professionnelle remarquable dans un champ de compétence approprié.Conditions particulières connaissance des besoins de la société en matière de formation et de développement de la recherche dans les domaines d’intervention de la Faculté des lettres; conception claire des objectifs et des rôles présents et futurs de la Faculté des lettres; connaissance de la formation dans les domaines d’intervention de la Faculté des lettres; capacité et profond désir d’en promouvoir l’excellence; connaissance de la recherche dans les domaines d’intervention de la Faculté des lettres; capacité et profond désir d’en promouvoir l’excellence; capacité d’exercer un leadership dans la gestion universitaire; capacité de dégager des consensus autour d’objectifs clairs, d’engager l’ensemble du personnel de la Faculté dans la poursuite de scs objectifs et d’assurer des tâches de responsabilité exigeant un bon esprit de décision; aptitudes requises pour entretenir des relations harmonieuses avec les collègues, les professcurcs et les professeurs ainsi que les autres membres du personnel enseignant, le personnel administratif, les associations étudiantes, professionnelles et scientifiques, la direction de l’Université et les divers partenaires de la Faculté et de l’Université; capacité d’écoute quant aux besoins pédagogiques des étudiantes et des étudiants; compréhension du rôle de la Faculté des lettres dans l’Université, en particulier dans le contexte de l’internationalisation des programmes; aptitudes à promouvoir sur les scènes québécoise, canadienne et internationale les forces et les réalisations de la Faculté des lettres ; maîtrise du français et de l’anglais écrits et parlés.Le Conseil d'administration doit procéder â la nomination du doyen ou de la doyenne de la Faculté au plus tard à la séance du 16 juin 1999, et la date d’entrée en fonction est fixée au 24 uoût 1999.Les candidatures ainsi que les propositions de candidature, accompagnées d’un curriculum vitae, et les suggestions sur le profil de la candidate ou du candidat doivent être soumises par écrit et parvenir, au plus tard le 8 avril 1999, au bureau du président du Comité : Monsieur François Tavenas, Recteur Président du Comité de nomination Pavillon des sciences de l'éducation Université Laval Québec (Québec) GlK 7P4 i’ttcullc des lettres L’Université Laval applique un programme d’accès à l’égalité.i I.E I) K V 0 I H , I.K S S A NI K I) I I A K T I) I M A X < HE II M A II S I il il il A & LE DEVOIR POLITIQUE L’ancien funérailles ministre officielles ARCHIVES LE DEVOIR Camille Laurin aura des Le premier ministre Bouchard rend un hommage vibrant à Camille Laurin «Le Dr Laurin a permis au peuple du Québec de remporter une de ses plus belles victoires» Les témoignages de sympathie à la suite du décès du docteur Camille Laurin jeudi ont continué d’affluer toute la journée d’hier.Le premier ministre québécois, Lucien Bouchard, a salué «l’extraordinaire héritage» qu’a laissé le père de la loi 101, tandis que Keith Henderson, du Parti Égalité, a condamné les «obsessions linguistiques» de Camille Laurin.JUDITH LACHAPELLE LE DEVOIR On compte sur les doigts d'une main les personnalités qui, au cours du siècle, à force d’intelligence et de volonté, réussissent à modifier durablement une société, a déclaré M.Bouchard, un peu avant de prendre l’avion pour l’Espagne.Camille Laurin est de ceux-là, lui qui a donné un élan nouveau et salutaire à la langue des Québécois, lui qui a affirmé et consacré notre droit de vivre en français.Ce faisant, le D' Laurin a permis au peuple du Québec de remporter une de ses plus belles victoires, celle de l'affirmation de soi, de sa culture, de son identité et de sa langue.» Des funérailles officielles pour l’ancien ministre Laurin auront lieu mardi à llh en l’église Sainte-Trinité de Dorion.Le drapeau québécois sera en berne à l’Assemblée nationale — où les travaux seront suspendus pour la journée — ainsi que sur tous les édifices publics.Le premier ministre Bouchard, qui sera à Paris au moment des obsèques, assistera le même jour à 14h30 à une cérémonie commémorative en l’église Saint-Philippedu-Roule en compagnie des ministres et députés qui seront dans la capitale française pour l’inauguration du Printemps du Québec en France.Au Québec, ce sera le vice-premier ministre Bernard Landry, l’un des membres du gouvernement qui étaient les plus proches du Dr Camille Laurin, qui représentera le premier ministre aux funérailles.La famille invite les personnes qui souhaitent rendre un dernier hommage au défunt à se rendre dimanche et lundi à la Maison Tresler de Vaudreuil-Dorion entre 14h et 22h.Lucien Bouchard a parlé de Camille Laurin comme d’un homme «profondément déterminé», cultivé, «le seul que je connaissais qui pouvait citer les grands mystiques».M.Bouchard a évoqué une anecdote survenue lors de négociations avec la CEQ au début des années 80, alors que le premier ministre René Lévesque avait fait appel à lui pour convaincre le Dr Laurin de revenir sur ses positions.«Je me souviens que je m’étais retrouvé assis devant le Dr Laurin vets minuit, a raconté le premier ministre.Il m'a laissé m’esquinter pendant une y JACQUES NADEAU LE DEVOIR Le premier ministre Lucien Bouchard lors de son hommage à Camille Laurin hier.demi-heure sur les raisons pour lesquelles on devait faire ou ne pas faire telles choses.Il m’a écouté attentivement, sans dire un mot.Quand, à bout de souffle, je me suis tu, il m’a dit: “Ça complète votre exposé?” J'ai dit oui.“Eh bien, je vous remercie, j’aviserai demain."» Parizeau et Charron touchés L’ex-premier ministre péquiste Jacques Parizeau, quant à lui, a déclaré que «le Québec vient de perdre une grande figure de son histoire».«Camille Laurin a changé la vie des Québécoises et des Québécois et il a donné un nouveau visage au Québec, a indiqué hier M.Parizeau par voie de Communiqué.Il est rare que l’on puisse dire cela d’un personnage public.» M.Parizeau a dit garder le souvenir d’un «homme de conviction, de grande culture, ayant atteint sur le plan professionnel le sommet de la carrière», mais aussi celui d’un «esprit rigoureux et chaleureux» dont X«amitié était précieuse».Peu de gens ont été autant touchés par l’annonce du décès de Camille Laurin que Claude Charron.L’ancien ministre devenu animateur télé a fait ses premiers pas en politique sous les «ordres» du père de la loi 101, il y a presque 30 ans.Les deux faisaient partie de la première brigade péquiste élue en 1970, et Claude Charron s’est souvenu de ses premiers jours comme député, alors qu’il n’avait que 23 ans, en 1970; le D' Laurin, son patron, en avait alors 46.«Il avait le double de mon âge, dit-il.J'étais le premier de ma génération à accéder à l’Assemblée nationale.C'était extrêmement difficile.Il m'a soutenu.Il m’a entouré de son affection et de son amitié», a-t-il raconté.Si Camille Laurin — l’homme politique — était perçu par plusieurs comme un homme stoïque et sévère, son ami de iongue date a toujours su qu’il ne s’agissait que d’une façade.«On a beaucoup ri ensemble.Les gens qui ne le connaissaient pas le trouvaient sévère.Moi, je savais qu'en réalité c'était un maudit fou.» Claude Charron a raconté des anecdotes.Comme celle où le docteur a fait irruption en Chambre en chantant à tue-tête, sans savoir que les travaux étaient en cours.«Sa contribution politique a été énorme», a-t-il dit.Claude Charron a parlé du rêve que son ami n’aura jamais vu se concrétiser.Celui qui l’aura hanté à ce point qu’il a bien failli se présenter lors de la dernière campagne électorale.Son état de santé chancelant aura finalement eu le dessus sur ses ardeurs politiques.«Nous avons dit la même chose de René Lévesque lorsqu'il est parti: plus nous attendrons, moins nous serons», a conclu M.Charron.Un autre son de cloche Mais la contribution de Camille Iiiurin à la société québécoise q’est pas appréciée de la même façon par tous.Ainsi, le Parti Égalité n’a dit retenir de l’œuvre de Camille Laurin qu’un «legs [.] de restriction, de coercition et de réduction des droits», a déclaré le chef du PE, Keith Henderson, dans un communiqué.Ce dernier a condamné les «obsessions linguistiques» du défunt et soutenu que les lois sur la langue «n’ont jamais été nécessaires».«Voilà le nationalisme rétrograde du XIX'siècle à l’œuvre, qui tend toujours vers la contradiction et la division sociale», a conclu M.Henderson.Mais le combat de Camille Laurin pour l’adoption de la Charte de la langue française aura changé le visage du Québec, en particulier celui de Montréal, a rappelé le maire Pierre Bourque.«Sa plus grande contribution aura sans doute été d’avoir mis en place les mécanismes qui ont permis à la majorité francophone de travailler et de vivre dans sa langue.Le caractère français de Montréal, c'est à lui, plus qu’à tout autrç, que nous le devons», a fait savoir le maire Bourque dans un communiqué.Outre l’engagement politique de Camille Laurin, le Mouvement national des Québécois a rappelé sa contribution au monde médical.«Il était un homme de combat et de conviction, un homme de science et d’esprit.Il restera à jamais pour nous un très grand Québécois», a dit Louise Paquet, présidente du MNQ.Le MNQ a pressé hier Montréal et le gouvernement québécois de perpétuer le nom de Camille Laurin «afin que le Québec n’oublie jamais tout ce qu’il lui doit».Avec la Presse canadienne Vive l’Irlande! Erinn go brâth! À l’occasion de la Saint-Patrick et de son grand défilé, la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal: > SALUE le peuple d’Irlande qui a su sortir d’une longue union inégale pour se doter d’un Etat libre et souverain, et se mettre ainsi en position de participer pleinement à cette grande oeuvre de paix, de solidarité et de renfort mutuel qui s’appelle l’Union européenne; > SE FÉLICITE que les Irlandais, leurs descendants, et leurs amis ont trouvé à Montréal l’esprit et l’accueil qui leur permettent, chaque année depuis 175 ans maintenant, de fêter magnifiquement dans nos rues la Saint-Patrick, alors qu’à Toronto le défilé avait disparu pendant un long siècle.Ag cuimhneamh düinn ar La féilc Phâdraig agus ar an mhôrshiul uasal, ba mhian linn, an Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal: / > Gach uile beannacht a thoirbhirt do phobal na hEireann a bhris cian-aontas nach rabh cothrom, le faitheas a fhobairt ata saor agus neamhspleâch, agus anois ata ullamh le gluaiscach ar aghaidh go buachach chun siochàin, comhthacaiocht agus comhneartu, a thaispeântar i nAontas na hEorpa, a chur i gcrioch.f"-.M h 1 v t VV 7 i\ V., f\ v, ' La technologie Internet super-rapide de Nortel Networks.La bonne façon pour une petite entreprise de bien manier le bâton./ Comhghairdheas a dhéanam le Gaeil na hEireann, a sliocht agus a gcairde, ar fearadh Maontéal rompu, an misneach agus an fhâilte riachtanach leis an fhéideathacht, mor-shiuloid Fheile Phâdraigh a chomôradh le 175 bliain anuas, ag an am a bâdh i, i dToronto chomh fada le céad.Société Saint-Jean Baptiste de Montréal 82, rue Sherbrooke ouest, Montréal H2X 1X3 ss J b Tél.: (514) 843-8851; Télécopieur: (514) 844-6369 ^ www.cam.org/~ssib, courriel: ssjb@cam.org Nortel Networks permet une technologie Internet super-rapide des plus avantageuses, grâce à ses deux nouveaux modems.Un premier utilise votre ligne téléphonique et vous procure un accès 30 fois plus rapide que les modems 28,8K.Un modèle différent transmet à travers le câble pour la télévision.Désormais, les petites entreprises autant que les travailleurs à domicile et les télétravailleurs peuvent atteindre le but plus rapidement que les gros joueurs.Informez-vous pour savoir si une compagnie de téléphone, de câblodistribution ou un fournisseur de service Internet de votre région offre l'accès rapide à Internet à l'aide de notre toute nouvelle technologie.Consultez le [ www.nortelnetworks.com/rapidel aussi vite que vous le pouvez.Jl N&RTEL NETWORKS Ainsi communique le monde.Nortel Networks est le commanditaire officiel du système de télécommunication de UINH et de IMNR C1999 Northern telecom Nortel Network v le symbole graphique de Nortel Networks et le slogan pubhctaire • Ainsi communique le monde • sont des marques de commette de Northern telecom INM et l'emblème de UINM sont des marques de commerce de K N B K E Le prochain conseil national du PQ Parizeau sera au cœur des débats Des militants demandent qu’on lui rende sa limousine et son garde La proportion de francophones diminue Ottawa (PC) — En raison d’un faible taux de fécondité chez les francophones et des tendances de (immigration, la proportion de francophones au pays a décliné dans l’ensemble du Canada au cours des 45 dernières années, sauf au Québec où le taux est demeuré stable.C’est ce que révèlent les données de Statistique Canada fondées sur le recensement de 1996.Ainsi, de 1951 à 1996, le nombre absolu de francophones a augmenté de 4,1 à 6,7 millions mais leur proportion au sein de la population a baissé de 29 à 24 %.Et «il est difficile d'imaginer un scénario qui pourrait renverser la tendance à la baisse du poids des francophones dans l’ensemble du pays», notent les auteurs Louise Mamien etJean-Pierre Corbeil.Au Québec, la proportion de gens indiquant le français comme langue ma-ternelle est demeurée pratiquement inchangée pendant cette période, passant de 82,5 % en 1951 à81,5%en 1996,.Les Américains confiants Washington (PC) — Confiants, les négociateurs des Etats-Unis croient que le Canada finira par renoncer à promulguer sa loi visant à protéger l’industrie canadienne du magazine, évitant ainsi une coûteuse guerre commerciale entre les deux pays.Au terme d’entretiens sur cette question, hier à Washington, un haut responsable américain au Commerce a laissé entendre «qu 'une sorte de percée» avait été réalisée.Les Communes doivent toujours adopter le projet de loi C-55, lundi, à Ottawa, les responsables au Commerce des Etats-Unis s’attendent à ce qu’une entente provoque sa mise au rancart Le rouge à lèvres de Monica fait un malheur Toronto (Reuters) — Les femmes nord-américaines ont peut-être des opinions divergentes sur Monica Lewinsky, mais elles semblent d’accord sur un point: elles adorent son rouge à lèvres.U1 rouge à lèvres que Monica |x>rtait lors de son entrevue avec Barbara Walters a fait une telle impression qu'il est maintenant introuvable dans les magasins Club Monaco partout en Amérique du Nord.Ayant conservé l’affection inconditionnelle de la majorité des militants péquistes, Jacques Parizeau se retrouvera au cœur des débats du prochain conseil national.Le traitement que le premier ministre Bouchard inflige à son prédécesseur apparaît être de l’ingratitude, sinon du revanchisme, aux yeux des orthodoxes, qui demandent qu’on lui rende sa limousine et son garde du corps.PIERRE O’NEILL le' devoir Depuis qu’il a abandonné la direction du PQ, un certain lendemain référendaire de 1995, M.Parizeau était motorisé et protégé.On a mis à sa disposition un bureau et une secrétaire dans les locaux montréalais du ministère de la Culture, où il pouvait vaquer à ses affaires courantes.Quand il devait quitter son bureau pour participer à des activités publiques, la voiture de service du ministère et le chauffeur l’attendaient à la porte.11 ne lui reste plus que son pupitre et sa secrétaire.Ce n'était pourtant pas un précédent.Il y a des décennies que les anciens premiers ministres bénéficient de la courtoisie des nouveaux maîtres du pouvoir.Tour à tour mandarin de la fonction publique, ministre, puis premier ministre, Jacques Parizeau a servi l’Etat pendant plus de 40 ans et il était plus que quiconque admissible à ce genre de reconnaissance.Mais le mois dernier, on lui a enlevé ses petits privilèges.Bien des péquistes croient que M.Bouchard ne pouvait plus endurer les critiques de l’ancien chef à l’égard des orientations politiques gouvernementales.Cependant, l’hypothèse la plus vraisemblable veut que le premier ministre appréhendait un nouveau blâme de l’opposition libérale à la reprise de la session.Quoi qu’il en soit, la décision du premier ministre de retirer à M.Parizeau sa limousine et son chauffeur a créé un malaise certain au sein du parti, üi preuve en est qu’au moins deux instances ont l’intention de soulever cette question à l’occasion de la réunion du conseil national qui aura lieu les 27 et 28 mars à l’hôtel Sheraton de Montréal.Le cahier des résolutions, dont Le Devoir a obtenu copie, comporte six propositions émanant du Comité national des jeunes, dont deux sont d’un intérêt certain: que le gouvernement du Québec rétablisse la sécurité autour de M.Parizeau, lorsqu’il participe à des activités publiques; que le gouvernement révise le Code du travail, afin de réduire les délais d’accréditation syndicale dans une entreprise.Pour sa part, l’association péquiste du comté de Nelli-gan a acheminé au secrétariat central de Montréal une résolution, signée par son vice-président Michel Goedi-ke, et qui demande au premier ministre Bouchard d’offrir les services d’un chauffeur à M.Parizeau lorsqu’il participe au Québec à des activités de promotion de la souveraineté.Autres résolutions Mais il n’y a pas que les résolutions concernant M.Parizeau qui indisposent la direction du parti.De nombreuses autres sont porteuses de tensions, dont celles qui traitent de la réforme de la santé, de l’intention du gouvernement d’aller de l’avant avec le projet hydroélectrique du corridor Hertel-Des Cantons et de la place du français dans le réseau de la santé.Réunis jeudi soir dans les locaux de la rue Papineau, les membres de l’exécutif national ont analysé les résolutions émanant de la base militante et ont délibéré sur les moyens à prendre (jour éliminer les plus embarrassantes.Voici quelques-unes des plus significatives: ¦ le comité national sur l’environnement et le développe-ment durable, présidé par Gilles Divoie, s’était opposé à ce que le gouvernement ait recours à des décrets pour construire la ligne Hertel-Des Cantons; aujourd’hui, il demande au gouvernement «d'assurer le respect de l'ensemble de ses lois, notamment celles sur la qualité de l'environnement, la protection du territoire et des activités agricoles et l'aménagement et l’urbanisme»', le président du comité songe également à présenter une motion d’urgence pour s’opposer à l'intention du gouvernement de faire adopter une loi spéciale; ¦ le comté de Saint-François propose que le gouvernement expurge de la loi 142 les dispositions concernant la langue anglaise, «puisque de telles dispositions viennent inutilement en conflit avec la Charte de la langue française, qui protège et garantit les droits et privilèges de la minorité anglophone depuis 1997»; ¦ le comté de Saint-François propose en outre que les programmes d’accès à des services de santé et sociaux en anglais, que le conseil des.ministres devrait bientôt adopter, soient rejetés «et que les établissements de santé et de services sociaux soient invités à se comporter envers la minorité anglophone comme ils l'ont fait durant la première décennie de la loi 101»; ¦ le comté de Marquette voudrait que la ministre des Communications intervienne auprès du CRTC pour empêcher que la station de télévision ethnique CNJT de Montréal devienne une station anglophone à composantes ethniques; ¦ le comté de Saint-Henri demande à la direction du parti d’organiser un colloque sur les statuts et souhaite la création d’un poste de secrétaire général.cf"' jk\M ' ' * '*'f «il Du 29 mars au 9 avri1 1999 à Montréal, Trois-Rivières, Québec, Jonquière, Moncton et Saint-Boniface Conférences, échanges et séminaires sur le rôle et l’influence de la communication INVITÉS Philippe Breton, docteur en psychologie du langage Normand Baillargeon, philosophe et chroniqueur au journal Le Devoir Jean-Claude Guédon, historien des sciences Serge Proulx, docteur en sociologie Henri Bergeron, praticien de la communication Jeudi, 1" avril, 10 h Séminaire sur la communication Médias, parole manipulée et pouvoir des usagers avec Philippe Breton et Serge Proulx à l’UQAM UQAM, Pavillon Hubert-Aquin Admission : à partir de 165S Mardi, 6 avril, 12 h 15 Mondialisation, médias et actions citoyennes Échange entre Normand Baillargeon, Serge Proulx et Jean-Claude Guédon au Collège de Maisonneuve Auditorium du Collège de Maisonneuve, 3800, Sherbrooke Est, (Métro Pie-IX) Admission gratuite Vendredi, 9 avril, 10 h Séminaire sur la communication La communication : Entre la propagande et (interactivité avec Normand Baillargeon, Henri Bergeron, Serge Proulx et Jean-Claude Guédon UQAM, Pavillon Hubert-Aquin Admission : à partir de 175S Serge Proulx Philippe Breton Normand Baillargeon Jean-Claude Guédon Renseignements et obtention du programme officiel : 1 888 868.1422 www.mondialcom.com Supporters 1*1 Patrimoine Canadan canadien Hentago ?Relations internationales Québec Education Québec 0 GOUVEKNEUR HÔTEIS 1*888*910*1111 CONSULAT GENERAL DE FRANCE AQUEBEC Henri Bergeron y Devoir REUTERS Preston Manning: «Impliquons-nous dans ce processus, car j’aimerais que les choses aillent rapidement plutôt que lentement.» -ATELIER- Initiation à la pratique du Zen pur Albert Low, Maître et Directeur du Centre Zen de Montréal Samedi le 20 Mars 1999 de 8h30 à I4h30 Au Centre Zen de Montréal 10851 rue St-Elubert (Métro Henri-Bourassa) Coût: $50.00 ($25.00, etudiants et seniors) Réservez votre place SVP au 514-388-4518 Alternative unie : Manning veut procéder rapidement MANON CORN E 1.LIER DE NOTRE BUREAU D’OTTAWA Les réformistes ne peuvent, à court terme, espérer gouverner s’ils continuent à faire cavalier seul.Ils doivent donc endosser les conclusions du congrès de l’Alternative unie en faveur de la création d’un nouveau parti de droite s’ils veulent pouvoir mettre leurs principes en application, croit leur chef Preston Manning.«Je dis: allons de l’avant.Impliquons-nous dans ce processus, car j’aimerais que les choses aillent rapidement plutôt que lentement», a-t-il dit hier alors qu’il rendait public le rapport de la conférence tenue à Ottawa, il y a trois semaines.Le document que tous ses partisans recevront donne le coup d’envoi d’un débal au sein du parti qui culminera avec un référendum, en mai.I-es membres décideront alors s’ils permettent ou non à leur parti de travailler à ce projet de nouveau parti.Un second référendum aura lieu si le projet de parti aboutit ou si la droite décide plutôt de forger des alliances locales en vue de présenter un candidat unique.Le document de M.Manning ménage ses partisans, reconnaît leur peur de voir leurs principes et leur influence dilués mais ne fait pas de secret sur sa préférence.«Le moment est venu pour les Canadiens de l’Ouest non seulement de défendre les intérêts de l’Ouest mais de faire notre part dans la définition et la défense des intérêts de l’ensemble du Canada.L'Alternative unie nous permettra de le faire», écrit-il.«En 1993 et en 1997, nous avons élu un fort contingent au Parlement.Cependant, malgré toutes nos réalisations et toute notre bonne volonté, le Parti réformiste ne grandissait plus comme nous le voulions», constate-t-il.Il recommande donc à ses partisans de revoir leur façon de faire et de «[s’] unir à d’autres afin de passer du statut d’opposition à celui de parti au pouvoir».«U temps est venu de faire un geste audacieux pour traduire nos espoirs en réalité», a-t-il renchéri en conférence de presse.La décision finale relèvera des membres de son parti, mais lui pense que ses membres devraient «saisir cette occasion historique» de créer un nouveau parti pour les prochaines élections fédérales.Prudent, il demande quand même à ses partisans de continuer à recruter des membres, à amasser des fonds et à se préparer pour les prochaines élections.11 recommande aussi que le parti poursuive ses efforts de rapprochement avec les organisations conservatrices locales dans le but de présenter un candidat unique lors du prochain scrutin.M.Manning présente cela comme une première étape vers la création du nouveau parti tant désiré.Sort nébuleux Le sort qui attend le Parti réformiste et ses principes, advenant la création d’une nouvelle formation, n’est pas très clair.Contrairement à certains de ses députés, M.Manning refuse de parler d’une disparition pure et simple du parti et de ses acquis, préférant parler de la création d’un «nouveau foyer politique» où les réformistes pourraient mettre leur expérience à profit.Il a comparé cela à une association d’affaires.L’enjeu esl important pour Près-ton Manning.C’est à sa demande que son parti a accepté que se tienne la conférence de février et que se poursuivent les efforts en vue de mettre fin à la division du vote de droite entre conservateurs et réformistes, en particulier en Ontario.L’autre but est aussi de sortir les réformistes de l’impasse, eux qui n’arrivent pas à percer à l’est du Manitoba.M.Manning doit cependant faire face à un obstacle de taille: l’opposition obstinée des conservateurs et de leur chef, Joe Clark.mm tau.—T— 671 $ PAR MOIS 106 500 $ COU V___>OM MU NJ Le seul loft près du fleuve ét début des travaux ! 514 848 8910 40, RUE DES SŒURS-GRISES UNE RUE A L’OUEST DE MC OlLL, À L’ANOLE DE LA COMMUNE.LUNDI AU JEUDI.DE 16H A 21 H.SAMEDI ET DIMANCHE, DE 13H A 17H.| www.quflideMcommune.coml réalisé par Alliance, les constructeurs urbains.de foudre Nouvelle date d’exécution fixée pour Stanley Faulder Washington (AFP) — Une nouvelle date d’exécution a été fixée au 17 juin pour le Canadien condamné à mort au Texas, Joseph Stanley Faulder, a-t-on appris hier auprès des autorités pénitentiaires du 'Texas.C’est la dixième date d’exécution pour ce Canadien de 61 ans, condamné à mort en 1977 et qui, le 10 décembre dernier, avait obtenu up sursis de la Cour suprême des Etats-Unis, une demi-heure avant l’heure fixée pour sa mort par injection à Huntsville (Texas).M Cour suprême avait décidé dice sursis pour avoir le temps de se prononcer sur les appels dont l’avait saisie l’avocat du condamné, qui conteste notamment le déroulement de son procès et la violation de ses droits consulaires, garantis par la convention de Vienne.Mais les magistrats de la Cour supreme ont refusé le 25 janvier de reconsidérer le cas de Joseph Faulder, sans donner d’explication. té».WmÊÊÊ: Durée : 8 cours de 3 heures Les lundis du 12 avril au 31 mai à 13h ou 18h30 Pour information et réservation: (514) 393-8111 fitfSti Les cours sont donnés à ¦ % V ?** ** ¦ ' A 10 I.K I) K V It I It , I.E S S A M EDI I 3 E T I M A X C II E I M A It S I II il II Téléphone: 985-3344 Télécopieur: 985-3340 AVIS PUBLICS Sur Internet: www.offres.ledevoir.com AVIS PUBLICS HEURES DE TOMBÉE Les réservations doivent être faites avant 16h00 pour publication deux (2) jours plus tard.Publications du lundi: Réservations avant 12 h 00 le vendredi Publications du mardi: Réservations avant 16 h 00 le vendredi Tél.: 985-3344 Fax: 985-3340 LOI SUR LA FAILLITE ET L'INSOLVABILITÉ Dans l'affaire de la faillite de : LES EXPERTISES MICHEL DERASPE INC., corporation légalement constituée sous la partie IA de la Loi sur les compagnies, ayant son siège social et sa principale place d’affaires au 3976, rue St-Hubert, Montréal (QC) CANADA.(H2L4A5) Débitrice Avis est par la présente donné que Les Expertises Michel Deraspe Inc.a déposé une cession de ses biens entre les mains de RAYMOND, CHABOT INC.le 9 mars 1999 et que la première assemblée des créanciers sera tenue le 31 mars 1999, è 10 h, au bureau du Syndic, 600, rue de La Gauchetière Ouest, bureau 1900, Montréal (Québec).SHERBROOKE, ce 10 mars 1999.Raymond, Chabot inc., Es qualités de syndic à Tactif de Les Expertises Michel Deraspe Inc.Ronald P.Gagnon, LL.B., CIP 455, me King Ouest Bureau 650 Sherbrooke (Québec) J1H6E9 Téléphone : (819) 563-2166 Télécopieur: (819) 562-1355 CANADA.PROVINCE DE QUEBEC, DISTRICT DE MONTREAL, COUR PETITES CREANCES, NO.500-32-036683-987, GS FUTURE STARS OF CANADA INC., Partie demanderesse -vs- UPWEST SPORTSWEAR INC., Partie défenderesse.Le 25ième jour de mars 1999 à 10h00, au 91 Bedford Rd.Baie d’Urfé, Qc, district de Montréal, seront vendus par autorité de Justice les biens et effets de: UPWEST SPORTSWEAR INC., saisis en cette cause, consistant en: Ordinateur PC et accs.1 télécopieur Panasonic, ameublement de bureau, litières, classeurs et autres biens.Conditions: ARGENT COMPTANT et/ou CHEQUE VISÉ.Information: MARIO QUINTIN huissier du district de Montréal J-M Forget, HUISSIERS - (514) 694-6993, 6600 Trans-Canadienne, b.750.Pointe-Claire, PO, H9R 4S2 PROVINCE DE QUÉBEC, DISTRICT DE QUÉBEC, NO.DE COUR: 200-22-006662-983, COUR DU QUÉBEC (CHAMBRE CIVILE), GRAPHISCAN INFO-COULEUR INC.Partie demanderesse -vs- CHRISTIAN COULON -ET- LES ÉDITIONS DEÇA INC., Padie défenderesse.Le 26 mars 1999, à 11h00 heures de l'avant-midi, à la place d'affaires du détendeur, au numéro 1075.rue Sherbrooke Est, » 405.en la Ville de Montréal, district judiciaire de Montréal, seront vendus par autorité de Justice les biens et effets de la partie défenderesse saisis en cette cause, consistant en: t ordinateur de marque Macintosh de modèle 9500-22 avec moniteur, clavier, souris et accs, 1 écran de marque Sony de modèle Multiscan 300 SF avec acc., 1 modem de Motorola avec acc.et autres biens saisis en celte cause.CONDITIONS: ARGENT COMPTANT.Montréal, le 11 mars 1999.DENIS TEASDALE, HUISSIER DE JUSTICE.GRENIER & ASS., HUISSIERS.TÉL.: (514) 397-9277 PROVINCE DE QUÉBEC.DISTRICT DE LONGUEUIL, NO.DE COUR: 505-22-003625-987, COUR DU QUÉBEC, CARROSSERIE J.L.T.(1987) INC., Parjie demanderesse -vs- MARIE MARTEL, Partie défenderesse Le 24 mars 1999, à 10h00 heures de l'avant-midi.au domicile de la défenderesse, au numéro 330.rue St-Charles, #2, en la ville de Greenfield Park, district judiciaire de Longueuil, seront vendus par autorité PANAnA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE HULL COUR DU QUÉBEC Chambre Civile 17, rue Laurier, bureau 0.210 Hull, Québec Il est ordonné aux intimé(e)s ci-dessous mentionné(e)s de comparaître dans un délai de TRENTE (30) JOURS.Des copies de requête ont été laissées au greffe de cette Cour à votre intention.A défaut par vous de comparaître dans le délai, un jugement pourra être rendu en votre absence.Dossiers Requérants(es) Intimés(es) 550-32-006085-986 Belisle Carol Ouellet Eric 550-32-005686-982 Abou-Arraj Nawal 2916207 Canada Inc.550-32-005242-984 Mendo Marino Martinez Jorge 550-32-005166-985 Belisle Carol Bissonnette Steve 550-32-005156-986 Goulet Dominique Papiccio Riccardo 550-32-004755-978 Legault, Roy, Mantha Patry Marcel Hull, ce 9 mars 1999 (S) GERARD LACROIX, greffier-adjoint Boucherville APPEL D'OFFRES SOUMISSION PUBLIQUE: SP-99-06 LOCATION D UNE (1) AUTOMOBILE.USAGE POLICE, VOLVO 1999 Chaque soumission doit être déposée au service du Greffe de la Ville de Boucherville, d’ici MERCREDI LE 24 MARS 1999 AVANT 10 H (horodaté par le Service du Greffe), dans l’enveloppe pré-adressée fournie à cette fin.Les soumissions sont ouvertes à 10 H, MERCREDI LE 24 MARS 1999, à la Salle Pierre-Viger de l’Hôtel de Ville de Boucherville, 500, rue de la Rivière-aux-Pins.Ne sont considérées que les soumissions préparées sur les formulaires fournis par la Ville de Boucherville.On peut obtenir lesdits formulaires de soumission ainsi Que les devis et renseignements nécessaires, moyennant un dépôt de TRENTE DOLLARS (30,00 $) non-remboursable sous forme de chèque visé ou en argent comptant, en s'adressant durant les heures de bureau, soit du lundiauvendredi,sauflesjoursfériésde8H30à12Hetde13H15à16H, au Service des Approvisionnements, situé aux Ateliers Dominique-Riendeau, 650 Chemin du Lac, Boucherville, Québec, Tél.: (450) 449-8306.Chaque soumission présentée doit être accompagnée d’une garantie de soumission de DIX POUR CENT (10 %) du montant de la soumission, sous forme de chèque visé seulement, tiré d'un compte inscrit dans un établissement bancaire du Québec, libellé à l’ordre de la Ville de Boucherville.Le Conseil de la Ville de Boucherville ne s'engage à accepter ni la plus basse, ni la plus haute, ni aucune des soumissions reçues sans encourir aucune obligation, ni aucuns frais d’aucune sorte envers le ou les soumissionnaires.Donné à Boucherville, ce 15 mars 1999.Michel Paquette, o.m.a.Chef de Service, Service des Approvisionnements.de justice les biens et effets de la partie défenderesse saisis en cette cause, consistant en: 1 véhicule automobile de marque Ford, modèle Escort, année 1994.de couleur Fushia.immatricule 951 BMK.CONDITIONS: ARGENT COMTPANT.Lemoyne.le 11 mars 1999.SYLVAIN DARVEAU.HUISSIER DE JUSTICE.GRENIER.POISSANT & ASS.HUISSIERS, TÉL.: (514) 466-2628 PROVINCE DE QUÉBEC, DISTRICT DE HULL, NO.DE COUR: 98007895, COUR MUNICIPALE, VILLE DE GATINEAU, Partie demanderesse -vs-RAYMOND.SYLVAIN.Partie défenderesse Le 29 mars 1999, à 10h30 heures de l'avant-midi, au domicile du défendeur, au numéro 38, rue Des Pins, en la ville de St-Basile.district judiciaire de Longueuil, seront vendus par autonté de Justice les biens et ettets de la partie défenderesse saisis en cette cause, consistant en: 1 véhicule automobile de marque Ford, modèle Windstar, immatriculé ZWL 915.CONDITIONS: ARGENT COMPTANT Lemoyne, le 11 mars 1999.JACQUES TURGEON.HUISSIER DE JUSTICE.GRENIER, POISSANT & ASS., HUISSIERS.TÉL.: (514) 466-2628 CANADA.PROVINCE DE QUÉBEC, DISTRICT DE JOUETTE, NO: 705-32-003620-983, COUR DU QUÉBEC, DORIS KWASNEY, Partie demanderesse -vs- KATY DUNSTAN.Partie défenderesse.Est par la présente, donné que les effets mobiliers de la partie défenderesse saisis en cette cause seront vendus au: 1942, rue Labonté à Saint-Lin à tOhOO heures le 24 mars 1999 à savoir: f remorque à cheval noir 4 roues.Lesquels effets seront vendus pour argent comptant ou au plus offrant et dernier enchérisseur.Donné à St-Jérôme, ce 11 mars 1999.PATRICIA FAUBERT, HUISSIER DE JUSTICE.FILION & ASS.HUISSIERS, 110 ouest, de Martigny, St-Jérôme.Québec J7Y 2G1.Tél.: (450) 436-8282 CANADA, PROVINCE DE QUEBEC, DISTRICT DE TERREBONNE, C.DES PETITES CRÉANCES ST-EUSTACHE, NO.720-32-001386-982, GESTION GILBERT GRIGNON INC., Partie demanderesse -vs- LOUISE PARENT LÉVEILLÉ, Partie défenderesse PRENEZ AVIS que le 24/03/99 à 14:00 au: 185, Hector Lanthier.# 5, St-Eustache, district de Terrebonne seront vendus par autorité de Justice, les biens et ettets de LOUISE PARENT LÉVEILLÉ, saisis en cette cause, soit: Meuble audio-vidéo, système de son & accs.machine à coudre, dactylo, classeurs, etc.CONDITIONS: ARGÉNT OU CHEQUE VISÉ.St-Eustache, ce 11 mars 1999.MARIO DION, huissier de justice.PHILIPPE.TREMBLAY, DION 8 ASS.HUISSIERS, 165 Rue Du Moulin.St-Éustache, Québec J7R 2P5, (450) 491-7575 CANADA, PROVINCE DE QUEBEC.DISTRICT DE MONTREAL.COUR DU QUÉBEC (CHAMBRE CIVILE), PROCEDURE ALLÉGÉE, NO 500-22-017025-985, Urgences Copies, Partie demanderesse -vs- Le restaurant Les Berges, Partie défenderesse.Le 25lème jour de mars 1999 à tOhOO.au 3030 bout.St-Joseph, Lachine, Qc.distnct de Montréal, seront vendus par autorité de Justice les biens et ettets de.Le restaurant Les Berges, saisis en cette cause, consistant en: 1 micro-ondes blanc Panasonic et acc., 1 réfrigérateur 2 portes stainless avec évaporateur et compresseur et acc.4 robots culinaires Sunbeam et Brawn et acc., et plusieurs autres items.Conditions: ARGENT COMPTANT et/ou CHEQUE VISÉ Information: John Leltakis huissier du district de Longueuil.GAUCHER.TESSIER, FOISY.LEFTAKIS 8 ASSOCIÉS.HUISSIERS DE JUSTICE.558, Notre-Dame, suite 101, St-Lambert, Qc J4P 2K7.Tél : (450) 465-4650 CANADA.PROVINCE DE QUEBEC.DISTRICT DE TERREBONNE, COUR SUPÉRIEURE, 700-05-000192-918 DENIS HUOT, SYLVIE COURSOL, Partie demanderesse JEAN-GUY BRIERE.MADELEINE LANTHIER, Partie défenderesse.PRENEZ AVIS qu'en vertu d'un bref d'exécution, les biens de JEAN-GUY BRIERE, MADELEINE LANTHIER, seront vendus par huissier le 25 mars 1999 à lOhOO, au 9941, des Outardes.St-Canul, Qc, conformément audit bret.Lesdits biens consistent en:1.1 tapis roulant Free Spirit.2 divans noirs et blancs, t t.v.Sears.1 congélateur.2.Kovinator, 2 chaises métal, t t.v.stéréo Maranz, t t.v.Nec, t vidéo Sanyo 3.VHS, 2 vases sur pied (pot à Ileurs).1 vaisselier modulaire noir trois sections: 4.1 chandellier sur pied, vert: 1 table de salle à manger en verre: 6 chaises noires: 5.12 coupes en argent, t chandellier en argent.Conditions: ARGENT COMPTANT et/ou CHEQUE VISÉ.Information: Stéphane Stépt e.District Desnoyers, huissier de justice, de Terrqbonne.DESJARDINS 8 ASSOCIES, HUISSIERS - 450 569-9596, Fax.450 569-9718, 10, rue de Martigny, St-Jérôme, PQ J7Y 2E9 CANADA, PROVINCE DE QUEBEC, DISTRICT DE MONTRÉAL, COUR DU QUÉBEC, NO: 500-61-018999-954 - ET 500-61-017806-952.BREF D'EXECUTION.LE PERCEPTEUR DES AMENDES, Partie demanderesse, -vs-LUC MAYRAND.Partie délenderesse.Le 24ième jour de mars 1999.à 11h30, au 2420, AVENUE DU LAC, TERREBONNE, OC, district de TERREBONNE, seront vendus par autonté de Justice, les biens et ettets de LUC MAYRAND, saisis en cette cause, consistant en: 1 véhicule de marque Renaud, modèle Alliance, de couleur Taupe, imm.au Qc ZNK 622.Conditions: ARGENT COMPTANT et/ou CHEQUE VISE.Information: MICHEL PANNETON, huissier du district de TERREBONNE.Boisvert Lanctôt Pouliot, HUISSIERS • (450) 471-8078, Mtl (514) 328-1122, 955 bout.Des Seigneurs, It 21, Terrebonne, Qc J6W 3W5 CANADA.PROVINCE DE QUEBEC.DISTRICT DE MONTRÉAL.COUR DU QUEBEC.CH.CIVILE (Procédure Allégée), NQ: 500-22-021186-989 • BREF D'EXÉCUTION, SOCIETE EN COMMANDITE GAZ METROPOLITAIN.Partie demanderesse -vs- JOSEE LAPIERRE, Partie défenderesse.Le 24ième jour de mars 1999, à tOhOO, au 7225.BERRI, MONTREAL.QC, district de MONTREAL, seront vendus par autonté de Justice, les biens et effets de JOSEE LAPIERRE.saisis en cette cause, consistant en: 1 vidéo Citizen: 1 micro-ondes Sanyo: 1 lave-vaisselle Inglis portatil, 1 climatiseur: t scie sauteuse.1 scie 1 scie circulaire Black 8 Decker, 1 scie arabesque 8 autres biens.Conditions: ARGENT COMPTANT et/ou CHEQUE VISÉ.Information: DANIEL PAYETTE, huissier du district de Terrebonne.Boisvert Lanctôt Pouliot.HUISSIERS - (450) 471-8078.Mtl (514) 328-1122.955 bout.Des Seigneurs, (I 2t, Terrebonne, Qc J6W 3W5 CANADA, PROVINCE DE QUÉBEC, DISTRICT DE LONGUEUIL.COUR DU QUÉBEC.CHAMBRE CIVILE.NO.505-22-002215-988, SEBASTIEN BISSON, -c - STEVE BOISVERT.Le 24-03-99 à tOhOO heures au 2659, chemin des Patriotes.St-Ours.seront vendus par autorité de justice, les biens et ettets de STEVE BOISVERT saisis en cette cause, consistant en: un mobilier de maison assorti, un ensemble de cinéma maison, une chaloupe env.15' et acc.une carabine 'Winchester’ calibre 12 et acc., n/s L1926700.CONDITIONS: ARGENT COMPTANT ou CHEQUE VISE.Richard Gagné HUISSIER DE JUSTICE.Richard Gagné.Huissiers de Justice.5199.rue Sherbrooke Est.Bureau 2670, Montréal, Québec H1T 3X1.Téléphone: (514)256-3622 PROVINCE DE QUEBEC.DISTRICT DE MONTREAL, NO.DE COUR 652 144 231.COUR MUNICIPALE, PERCEPTEUR COUR MUNICIPALE DE MONTRÉAL.Partie demanderesse -vs-MARTINEZ, MYRIAM, Partie défenderesse.Le 25 mars 1999 à 12h00, au lieu d'entreposage situé au 150, rue Duke, ville et district de Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et effets de la partie défenderesse saisis en cette cause, consistant en: Un véhicule automobile de marque Chrysler Le Baron, année 1986, immatnculée 668 DKM et portant le numéro de série 1C3BH48K7GN109698 CONDITIONS: ARGENT COMPTANT.Montréal, le 11 mars 1999.GRENIER 8 ASSOCIES.HUISSIERS, TÉL.: (514) 397-9277 CANADA.PROVINCE DE QUEBEC.DISTRICT DE TERREBONNE.COUR DU QUEBEC, NO: 700-02-009287-989, COMMISSION DE U SANTE ET DE LA SECURITÉ DU TRAVAIL -vs-PLACEMENTS T.MONETTE INC.Avis public est par le présent donné que les biens meubles et effets mobiliers de la partie défenderesse, saisie en cette cause, seront vendus par autorité de justice: EN VERTU D'UN BREF D'EXECUTION.Le 26 mars 1999 à 10H3O hres au no 2200, rue Johanne à Terrebonne.Lesdits biens consistent en: 1 classeur latéral, 3 tiroirs; 2 bureaux en bois et annexe; 1 ordinateur avec écran, clavier et accessoires, t imprimante HP Desk et accessoires; 1 photocopieur; 1 classeur, 4 tiroirs.1 télécopieur Canon; f automobile Buick Roadmaster, etc.Jolietle.ce 11 mars 1999.François Bertrand, huissier district de Joliette.BELANGER, BELANGER 8 ASS., 186 St-Joseph, C.P.454.Joliette (Québec) J6E 3Z9.Tél: 759-5556, Fax: 759-6235.SOCIÉTÉ DES CASINOS OU QUEBEC INC APPEL DE SOUMISSIONS NO 98-525 LOCATION ET INSTALLATION, CLÉS EN MAIN, D’UN CHAPITEAU POUR LE CASINO DE HULL CLOTURE: LE 29 MARS 1999,15 H, HEURE LOCALE La Société des casinos du Québec inc.désire recevoir des offres relativement à la location et à l'installation, clés en main, d'un chapiteau au Casino de Hull, incluant des équipements scéniques, de la main-d'oeuvre technique, des tables, des chaises ainsi que des services d'entretien d'équipements pour la période du 31 mai au 18 septembre 1999.Toutes les conditions de cet appel de soumissions sont contenues dans le document qui est disponible pour examen et qui peut être obtenu contre un paiement non remboursable de 50 S présenté sous forme de chèque certifié ou de mandat-poste fait à l'ordre de Loto-Québec, du lundi au vendredi, entre 9 h et 12 h et de 13 h 30 à 16 h, à: La Société des casinos du Québec inc.Oection de l'approvisionnement de Loto-Québec 500, rue Sherbrooke Ouest, 19* étage Montréal (Québec) H3A 3G6 Aucune soumission reçue après les délais ne sera acceptée.Pour être admissible à présenter une soumission, le soumissionnaire doit répondre aux critères suivants, sans quoi sa soumission sera automatiquement rejetée: •avoir obtenu le document d'appel de soumissions directement de la Direction de l'approvisionnement de Loto-Québec et avoir acquitté les frais de prise de possession; • avoir un bureau d'affaires au Québec.Tout soumissionnaire du Québec dont l'entreprise compte plus de 100 employés doit, pour se voir adjuger un contrat de 100 000 $ et plus, s'engager au préalable à implanter un programme d'accès à l'égalité à l'emploi, conforme à la Charte des droits et libertés de la personne du Québec (L.R.Q., c.C-12), et détenir une attestation à cet effet.De même, un soumissionnaire hors du Québec mais au Canada, dont l’entreprise compte plus de 100 employés, devra fournir au préalable une attestation à l'effet qu'il s'est déjà engagé au programme d'équité en emploi de sa province ou de son territoire s'il en est ou, à défaut, à un programme fédéral d'équité en emploi.Loto-Québec ne s'engage à accepter ni la plus basse ni toute autre soumission reçue.Toute information peut être obtenue auprès de Richard Giroux au numéro (514) 499-5125.Claude Lachance Directeur Approvisionnement Émis le 13 mars 1999 CANADA.Province de Québec.District de Montréal, COUR MUNICIPALE DE MONTRÉAL.# DE CAUSE: 671830740, VILLE DE MONTRÉAL, Saisissant -vs-RENE STEPHANE, Saisi.Le 25 mars 1999 è 12:00 heures au lieu d'entreposage du gardien judiciaire au 150 Duke en les ville et district de Montréal sera vendu par autorité de justice, te véhicule du saisi en cette cause: Véhicule automobile: Hyundai Accent 1997, immatriculé: 536ALM.no.série: KMHVF11N5VU383269.Montréal, le 11 mars 1999 VALÉRIE MORIN, H.J.DISTRICT DE MONTRÉAL, VALADE 8 ASSOCIÉS, s e n e Tél.: 842-2024 CANADA.Province de Québec, District de Montréal, COUR MUNICIPALE DE MONTRÉAL, t» DE CAUSE: 667342771, 667544312, 667756390 étals, VILLE DE MONTRÉAL, Saisissant -vs- POULIN, HUGUES.Saisi.Le 25 mars 1999 à 12:00 heures au lieu d'entreposage du gardien judiciaire au 150 Duke en les ville et district de Monlréal sera vendu par autorité de justice, le véhicule du saisi en cette cause: Véhicule automobile: Pontiac Firelly 1991, immatriculé: 719CXN.no.série: 2C7MT616M6762123.Monlréal.le 11 mars 1999.VALÉRIE MORIN, H.J.DISTRICT DE MONTRÉAL.VALADE 8 ASSOCIÉS, s.e.n.c.Tél.: 842-2024 CANADA, Province de Québec, District de Monlréal.COUR MUNICIPALE DE MONTRÉAL.» DE CAUSE: 659363040 8 666201631, VILLE DE MONTRÉAL.Saisissant -vs- PEREZ ARMAMDO YOANY, Saisi.Le 25 mars 1999 à 12:00 heures au lieu d'entreposage du gardien judiciaire au 150 Duke en les ville el district de Montréal sera vendu par autorité de justice, le véhicule du saisi en cette cause: Véhicule automobile: Hyundai Excel 1990, immatriculé AQK733, no.série: KMHVF31JXLU129126 .Monlréal, le 11 mars 1999.VALÉRIE MORIN.H.J.DISTRICT DE MONTRÉAL.VALADE 8 ASSOCIÉS, s.e.n.c.Tél.: 842-2024 CANADA, PROVINCE DE QUÉBEC, DISTRICT DE MONTRÉAL, COUR: DU QUÉBEC.NO.500-61-909252-976, PERCEPTEUR DES AMENDES, MONTRÉAL, C.GILLES PRINCE.Le 25-03-99 à tOhOO heures au 450, PLACE CLAPIN.APP.7, LAVAL, seront vendus par autorité de justice, les biens et ettets de GILLES PRINCE saisis en celte cause, consistant en: MOBILIER DE MAISON ASSORTI.CONDITIONS: ARGENT COMPTANT ou CHEQUE VISÉ.Richard Gagné HUISSIER DE JUSTICE.JACQUELINE COOKE, Huissier de Justice.10886, St-Vital, Montréal-Nord, Québec H1H 4T4.Téléphone: 321-1500 CANADA.PROVINCE DE QUÉBEC, DISTRICT DE MONTRÉAL, COUR DU QUEBEC, DIVISION DES PETITES CRÉANCES.NO.500-32-038357-986, Le greffier pour el au nom de ANDRE D'AVANZO, Partie demanderesse -vs-9022-3942 QUEBEC INC.MULTI-RAMONAGE.Partie défenderesse.Le 23 mars 1999 à 14h00 heures, au 2157, Moreau, Montréal, Qc, district de Montréal, seront vendus par autorité de Justice les biens et ettets de: 9022-3942 QUEBEC INC., saisis en celle cause, consistant en: 1 imprimante marque Dayna Hewlett Packard coul.beige 8 acc.1 lot d'ordinateur marque Macintosh avec écran coul.beige 8 acc., 1 automobile marque Dodge Ram/3 portes/coul.noir «série 2B7FK13K4JR704734 et autres .Conditions: ARGENT COMPTANT et/ou CHEQUE VISÉ.Information: MICHEL LANDRY huissier du district de Montréal.Albertson 8 Associés.HUISSIERS - 514-278-2414 • Fax.278-9667, 7012, boul.St-Laurent, suite 205, Montréal, PQH2S3E2 PANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE LONGUEUIL NO.505-12-020168-996 COUR SUPÉRIEURE PRÉSENT GREFFIER ADJOINT HEIDI ZUBIS Partie demanderesse c.ALAN SUPERNAULT Partie délenderesse ASSIGNATION ORDRE est donné à ALAN SUPERNAULT de comparaître au greffe de cette cour situé au 1111 Jacques-Cartier est à Longueuil, salle RC.31, dans les 30 jours de la date de la publication du présent avis dans le journal Le Devoir.Une copie de la requête pour mesures provisoires et déclaration en divorce a été remise au greffe à l'intention de Alan Supemault.Lieu: Longueuil Date: 3 février 1999 LORRAINE ROCHELEAU GREFFIER ADJOINT AVIS DE CLOTURE D'INVENTAIRE Avis est par les présentes donné que, à la suite du décès de Béatrice Charron, en son vivant domiciliée au 5205, rue Notre-Dame Ouest, app.4102-A, Montréal, Québec, H4C 3L1, survenu le 17 septembre 1998, un inventaire des biens de la défunte a été fait par le liquidateur successoral, le 9 mars 1999, conformément à la loi.Cet inventaire peut-être consulté par tout intéressé au 130, avenue de l’Épée à Outremont.Outremont.ee 10 mars 1999 Me Judith Pinsonneault Avocate CANADA PROVINCE DE QUÉBEC Numéro 500-12-246065-993 COUR SUPÉRIEURE PRÉSENT GREFFIER ADJOINT ANA PATRICIA BUARTE PACHECO Partie demanderesse c.CESAR AUGUSTO HERNANDEZ Partie délenderesse ASSIGNATION ORDRE est donné à Cesar Augusto Hernandez de comparaître au greffe de cette cour situé au 1, rue Notre-Dame Est, Salle 1.100, dans les 30 jours de la date de la publication du présent avis dans le journal Le Devoir.Une copie de la déclaration a été remise au greffe à l’intention de Cesar Auguste Hernandez.Lieu: Montréal Date: 03 mars 1999 MICHEL MARTIN PAKiAnA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE LAVAL NO: 540-12-006416-994 COUR SUPÉRIEURE PRÉSENT Patricia de Sousa Partie demanderesse c.Hicham Balalrej Partie délenderesse ASSIGNATION ORDRE est donné à Hicham Balalrej de comparaître au grefle de cette cour siuté au 2800 boul.St-Martin Ouest, salle RC-05, dans les 30 jours de la date de la publication du présent avis dans Le Devoir.Une copie de la déclaratoin en G» Ordre des infirmières et infirmiers du Québec AVIS DE RADIATION En vertu de l’article 156 du Code des professions, avis est donné que: YOLANDESAUVAGEAl) I M A N C II K II M A « S I !» !) !» IDEES Chronique d’une erreur boréale l’exploitation forestière échappe à presque tous les contrôles gouvernementaux t ••• !5Éii 4SE && Z* .’.V.'*' L’utilisation rationnelle de notre richesse forestière, c’est-à-dire comme une richesse qui participe au bien-être collectif, est un problème qui dépasse largement la simple dimension économique.RÉMY GAGNON Racine 1 faut avoir vu le film de Richard Desjardins pour saisir l’ampleur du désastre qui frappe notre belle forêt boréale.Mais au-delà de cette catastrophe, c’est le passé et l’avenir du Québec que l’on invite au bilan de conscience.Jamais l’individu ne nous aura paru aussi éloigné de la nature, ni autant ostracisé par l’Etat.C’est comme si l’homme était l’exilé d’un monde étranger à ses élans et à ses désirs, d’une nature qui se présente comme une force hostile à maîtriser.C’est comme si le citoyen désintéressé et ignorant se trouvait en marge du devoir inaccompli.Mais ne soyons pas dupe! L’erreur boréale mise en image par Desjardins, c’est l’erreur d’une société rattrapée par la nécessité historique de la «désharmonie», par la nécessité historique d’une modernité désincarnée.Nulle part cette «désharmonie» ne prend mieux son sens que dans les décisions prises, en notre nom, par le gouvernement du Québec en matière d’exploitation forestière.C’est par l’article 109 de l’Acte de l’Amérique du Nord britannique (1867) que la population, par l’entremise de la Couronne, devient propriétaire des terres dites publiques au Canada.Malgré cela, propriété et usufruit deviennent rapidement les deux termes séparés de notre conception foncière.Même si, en théorie, l’administration des forêts domaniales au Québec est d’abord réservée au défunt ministère des Terres et Forêts (aujourd’hui ministère des Ressources naturelles), rapidement le gouvernement cède ses droits d’exploitation à des entreprises privées, et ce, sans profiter, malgré la Loi sur la création de forêts domaniales de 1925, de l’occasion qui lui est fournie, de superviser l’exploitation forestière.C’est la première brèche dans une structure bientôt dépassée par la dure réalité de la coupe à blanc.On encourage, certes, depuis les années 1920, le reboisement par la distribution de plants et l’allocation de crédit au reboisement; toutefois, le gouvernement ne dispose d’aucun outil lui permettant d’évaluer les résultats de sa politique.Accélérée par l’industrie papetière à partir des années 40, l’exploitation forestière échappe à presque tous les contrôles gouvernementaux.C’est le prélude à l’erreur boréale.L’industrie papetière consomme, par rapport aux autres industries forestières, une quantité colossale de matière ligneuse.On cède ainsi, pour satisfaire l’appétit gargantuesque des entreprises, des territoires de plusieurs milliers d’acres moyennant une prime d’affermage dérisoire.Les droits de coupe sont accordés pour une période d’un an (art.4), renouvelable si le concessionnaire respecte l’entente lors de la remise d’un état assermenté des coupes.Cependant, le gouvernement s’empresse d’ajouter la clause suivante: le concessionnaire doit dans un temps déterminé commencer l’exploitation, construire une fabrique de pâte à papier et installer la force motrice nécessaire.Un bon coup, croit-on! Par cette simple clause, le gouvernement du Québec vient de s’aliéner ses propres terres, nos terres.Car, si cette clause témoigne du développement continu de l’industrie papetière depuis les années 50, elle marque également la perte de contrôle sur les coupes.Comment, en effet, soumettre une compagnie, qui s’est vue forcée à établir une usine pour profiter du privilège de coupe, à la règle du renouvellement annuel des permis.Aux investisseurs, on accorde automatiquement le renouvellement.Aussi, dans ce cas, vaut-il mieux parler de droit de coupe (à blanc) permanent et, suivant, de licence complète en matière d’exploitation forestière.La Ix)i sur les forêts de 1986 (modifiée en 1998) poursuit sur cette lancée, même si déjà le gouvernement se trouve pieds et poings liés, incapable qu’il est de faire respecter la moindre politique environnementale.Cette fois, l’ostracisme du citoyen par l’État est bel et bien consommé.Sans consultation, et non content d’avoir spolié les terres publiques pour une durée indéterminée, le gouvernement transfère aux citoyens le fardeau de l’aménagement forestier.Deux dispositions de la Loi sur les forêts formalisent ce préjudice.L’article 73.1 de la loi actuelle, qui se lit comme suit: «Le ministre peut autoriser, à titre de paiement des droits, toute autre activité d’aménagement forestier visant à favoriser la protection ou la mise en valeur des ressources du milieu forestier», donne le ton.En fait, le gouvernement autorise ici les concessionnaires à utiliser le paiement de leurs droits de coupe pour fins de reboisement.La prime d’affermage nous échappe ainsi et retourne directement, parce que la ressource ligneuse replantée sera réutilisée à grands profits, dans les poches de l’industrie.Ensuite, la clause sur les crédits ajustés (art.73.2) couronne le manque de fermeté et de vision du gouvernement par rapport à une ressource limitée.Après la perte de l’usufruit de ses terres, le citoyen se trouve à débourser pour le réaménagement des territoires dévastés par des entrepreneurs forestiers inconséquents.Comment est-ce possible?Eh bien, dans un élan de bonté démesuré, le gouvernement décide d’accorder aux entreprises des crédits correspondant à la valeur des traitements ou des autres activités d’aménagement forestier entrepris par le concessionnaire.Autrement dit, nos taxes servent à financer les activités de reboisement de grandes entreprises forestières déjà dispensées de payer les droits de coupe.Grand perdant de cette opération de pillage institutionnalisée, Mais l’utilisation rationnelle de notre richesse forestière, c’est-à-dire comme une richesse qui participe au bien-être collectif, est un problème qui dépasse largement la simple dimension économique.C’est une question d’identité collective, de survivance culturelle, qu’il faut impérativement reconnaître.Car, outre la nature elle-même, c’est le pouvoir civilisateur de la nature qui est en jeu.Comme le rôle civilisateur de la mer romaine, célébré par Paul Valéry dans ses Inspirations méditerranéennes, notre forêt, notre milieu, est la source de nos transformations psychologiques, de nos apprentissages techniques, bref, de notre civilisation.Plus largement, «cela revient à dire, écrit Charles Taylor, que la nature est un attribut de l’identité moderne», de notre identité.Le citoyen est dépossédé en vertu du principe qui veut qu’un marché avantageux justifie l’exploitation des ressources forestières, même si cette exploitation surpasse la capacité de régénération naturelle Le sort de nos livres en France Méditation sur le sens de l’humour et le devoir d’indignation JEAN PIERRE GIRARD Ecrivain Membre de la délégation du Québec au Salon du livre de Paris Pi lantureuse coïncidence, à la veille du départ pour le Salon de Paris, je reçois la fort instructive missive suivante de la part de Clai-iL~ re Caland, de l’Université de Limoges.Petite histoire d’horreur, que je rends publique, parce que les problèmes qu’elle soulève concernent tous les écrivains québécois en regard du traitement réservé à leurs ouvrages dans ce curieux pas de deux auquel se livrent ceux qui ont pour tâche de permettre la diffusion des œuvres en Europe, des camelots aux ministres.La Librairie du Québec à Paris, entre autres, courroie unique pour la plupart d’entre nous, se targue d’assurer le tiers de la distribution en France, mais on voit plus loin dans quelles conditions.El pas trop d’excuses, je vous en prie, de circonstances atténuantes, nous sommes débordés, toute cette vaisselle: ce n’est pas la première fois que ça arrive, et si les moyens politiques manquent, qu’on prenne le risque de le dire.Les auteurs devraient-ils publier là-bas pour y être distribués convenablement?Ont-ils à taper du pied sur le bord de l’ascenseur en attendant que l’édition québécoise développe ses créneaux?Où est le problème?J’ai du mal à conserver mon esprit chevaleresque quand j’apprends qu’un livre vendu ici à peu près vingt dollars en coûte plus de quarante une fois sur le pupitre d’un étudiant de Limoges (et en fait: un étudiant sur deux, après cinq mois d’attente).Il ne s’agit même plus, ici, de ne pas avoir un ou deux exemplaires du livre en librairie, ce qui soulève déjà nos vives réserves, mais bien de ne pas pouvoir en fournir à un prix décent dans un délai décent.En peu de mots, à ce prix-là, pour une commande de cent livres, il serait revenu moins cher d’aller les porter moi-même.Tu verras bien qu’un beau matin fatigué J’irai m’asseoir sur le trottoir d’à côté é-é Tu verras bien qu’il n’y aura pas que moi Assis par terre comme ça — Alain Souchon Lettre de Claire Caland Chargée de cours en littérature comparée Université de Limoges M.Girard, comme vous le savez j’ai inclus votre dernier recueil de nouvelles, Haïr?, à mon programme de Deug I.J’aimerais vous écrire aujourd’hui pour vous tenir au courant de la réception de votre œuvre par mes étudiants.Je ne peux malheureusement le faire puisque se procurer votre œuvre tient de l’exploit.En effet, en fin d’année 1998, j’ai passé commande à ma librairie habituelle afin que les étudiants concernés, à savoir une centaine, puissent lire votre œuvre avant Noël.J’ai été alors informée des délais: environ un mois, un mois ,et demi avant d’obtenir l’ouvrage.A mon étonnement, il m’a été répondu que les commandes transitaient par la Librairie du Québec à Paris.Suite sans doute à des malentendus, une vingtaine d’ouvrages, pas davantage, sont arrivés dans les délais escomptés.Nous étions loin du compte.De plus, une nouvelle surprise m’attendait à la réception: Haïr?coûte en France la coquette somme de 130 francs.Par décence, je ne me permets pas de vous rappeler le prix du même ouvrage au Québec.Je me pose alors la question suivante: à qui va la différence de prix, car on ne me fera pas croire que la somme est engloutie par les frais de transport.Si je dois qualifier cette première aventure, le mot «escroquerie» serait sans doute trop fort, je me contenterai donc de relever l’indécence du prix.À ce point l’aventure de Haïr?se complique, devenant presque une «affaire» à la mode française.Une nouvelle commande a été effectuée mi-novembre, par le même procédé.Fin janvier, pas de nouvelles donc pas de livres.Il devenait pourtant urgent d’avancer dans le programme de l’année.Mais comment faire avec une œuvre manquante sur cinq?Il était possible d’enlever simplement votre œuvre du programme.Je n’ai pu m’y résoudre, voulant faire découvrir votre œuvre à la faculté, et me sentant en contrat moral vis-à-vis de vous et vis-à-vis de mes étudiants.J’ajoute à cela une certaine dose de rage.Haïr?resterait au programme coûte que coûte.Et il m’en a coûté.En désespoir de cause, il m’a fallu pallier le manque par la lecture d’extraits.En février, Haïr?a inauguré une nouvelle rubrique de mon cours puisque l’œuvre est devenue «l’Arlé-sienne» du corpus.Chaque semaine nous attendions, mes étudiants et moi-même, l’arrivée des livres.Lorsque nous avions presque baissé les bras, une autre vingtaine d’exemplaires sont enfin arrivés.Je vous laisse faire le calcul du délai entre mi-novembre et la dernière semaine de février.Un mois et demi?Le délai est inadmissible.Plus de 50 étudiants n’ont toujours pas pu lire votre œuvre.Je ne peux que le regretter.Certes, j’aurais pu avoir recours à l’illégalité en faisant photocopier vos nouvelles et les leur distribuer.Vous le savez, il est interdit en France de faire photocopier des ouvrages encore disponibles.J’aurais pu prendre ce risque.Mais par respect pour l’écrivain que vous êtes, pour le métier que vous exercez, je n’ai pas choisi cette facilité.Cependant, force est de constater que certains ne font pas leur métier correctement dans le microcosme de l’édition et de la diffusion.Qui est à blâmer dans l’histoire qui me concerne, qui vous touche, qui se heurte à l’incompréhension des étudûuits?Doit-on faire le deuil des bonnes volontés?Voilà les questions que je pourrais vous poser à l’occasion.Et en les écrivant, je me dis qu’il est fort regrettable d’avoir à le faire.Vous êtes écrivain et ne devriez pas être confronté à ces problèmes.Toutefois, Haïr?demeure à mon programme de Deug I, soyez-en assuré.Il en est même d’autant plus parlé en cours qu’il est absent dans sa forme textuelle.Je ne désespère pas de trouver une solution à ce projet qui est devenu une aventure puis une affaire et souhaite voir le dénouement proche.A L’héritage de Stanley Kubrick CH ARLES-STÉPHANE R «Y Commis de dépanneur — -ni e rentre du travail dimanche^ J dernier, vers minuit et demi,; et on m’apprend que Stanley-Kubrick est décédé.l’afL J’encaisse le coup.Encore; -J sous le choc, je tente de visionner mon enregistrement du pre-, mier (îala des Jutra.Rien à faire, je; suis toujours K.O.La disparition de Kubrick, c’est le' début de la fin du cinéma occidental dit moderne.Intransigeant, il demeurait l’un des derniers véritables «artisans» (dès ses débuts, il participait à presque toutes les étapes de la fabrication de ses films) d’une machine devenue une chaîne de montage, où la multiplicité des intervenants vient édulcorer le propos et la vision du cinéaste.Responsable, il mettait de l’avant des projets ambitieux en forçant la main de ses producteurs pour qu’il puisse atteindre le film parfait, la scène parfaite, le plan parfait.Visionnaire, enfin, il poussait l’audace jusqu’à faire de ses œuvres de véritables expériences pour le spectateur qui, rebuté initialement par la brutalité de l’exécution, découvrait par la suite une fantastique poésie de la précision, de remarquables tableaux de la décadence humaine ainsi qu’une unique et essentielle leçon d’art visuel, à la fois hors norme et terriblement classique.En décomposant le prisme de nos cupidités pour ensuite le mouler à ses innovations plastiques (son, mouvements spatio-temporels), Kubrick demeurait également l’un des seuls Américains d’origine, avec Welles, à marier avec tant de talent le convenu et l'inédit, le commercial et l’avant-garde.Du côté des survivants de cette génération des géants des années 50, seul Resnais demeure celui qui s’acharne à n’épouser aucun compromis à une époque où les films sont davantage «produits» que «réalisés».Ses paris les plus insensés — comme ceux de filmer entièrement sous lumière naturelle, marier science-fiction et métaphysique et, plus récemment, de prêter à Tom Cruise des fantasmes sexuels débridés — n’ont fait que soutenir sa position privilégiée avec Warner, situation presque utopique dans une industrie étouffée par ses propres tentacules (l’uniformisation des produits afin de conserver la mainmise sur le marché mondial, les produits dérivés et la vidéo).Beaucoup de rçquins, donc, mais peu de dauphins.Éliminons les aînés essoufflés (Godard, Russell, Antonioni et Bergman), les Golden-Boys confortables (Scorcese, Coppola, Wenders, Allen et Bertolucci), les esthéticiens complaisants (Lynch, Von Trier, Carax ou Wong Kar-Wai) ou les «vieux» jeunes loups (Egoyan, Kuslu-rica et Won Kar-Wai.) et presque tous les autres.Ne restent finalement que de rarissimes exceptions, tels les efforts de Kiarostami et d’Angelopou-los, où persistent encore des stratégies artistiques profondément personnelles afin de transmettre une émotion réflexive par l’entremise d’une symbiose (ou véritable cipé-plastique, au sens où l’employait lvlie Faure) entre de rigoureuses recherches formelles et narratives.( )ù l’expérience vécue ne rime pas avec plaisir bon marché.Où l’on ne triche pas.Il me semble que le cinéma québécois, peut-être moins par ce qui y a déjà été accompli que par son phénoménal potentiel (culture triviale, tradition cinématographique artisanale — au sens noble du terme — et maintenant technologique), contient en lui les germes d'une expression filmique unique et nouvelle, et qui, profitant de l’essor de la dernière décennie, pourrait contribuer à ressourcer et même à réorienter radicalement le panorama cinématographique mondial à l’aube de l’an 2000.Même si les coffres sont décimés par les institutions gouvernementales, plusieurs autres outils (telles les coproductions) servent efficacement a mettre en chantier les jeunes talents d'ici.Cts pendant, alors que mon discours sur l’exception et la qualité semble avoir dévié sur celui de l’exclusivité provin-, ciale et du « produire-à-la-chaîne », je conclus en invitant les décideurs québécois en présence, à l’heure de l’éclosion imminente d’une véritable — et, qui sait, peut-être bientôt rentable — industrie cinématographique, d’imposer dès maintenant, envers et parfois contre tous, de véritables créa: teurs, intransigeants, responsables et visionnaires.Parce que pour chaque Héroux, Simoneau, Sai'a ou Vallée, il y a eu Jutra, Arcand, Lauzon, Carie et maintenant Girard.Pour la suite du monde, le meilleur resterait à venir.É Ci II E I)U DEVOIR IA RÉDACTION Journalistes à l’information générale et métropolitaine : Louis ! fetluc, Kathleen Lévesque (actualités politiques municipales).Caroline Montpetit, Isa ncDumazet {relecteurs)', Jacques Grenier et Jacques Nadeau (photographes) ; a 1 inft ocuuumun ci non uianuumuiu vmuuc iuuuuc f,, ,I1IV „ VUUIUII vuuyi/„1( , f,v„, _________________________,.(musique).h I information économique.C»èrurd lit i ubénJtûmlmairc^Ottam) Mario Cloutier et Gilles Lesage (correspondants parlementaires à Québec), Michel Venne (correspondant parlementaire et éditorialiste à Québec)-, Marie-Hélène Alarie (secrétaire à la rédaction) ; Julie Tremblay, Marie-Claude Petit «on politup'e : Pierre (TNeill.MatKn, M Otlarn), Mano ^ Roct^or( (0/,A pUBUVcrrÉ ET LE MARKETING Martine Dubé (directrice), Daniel Barbeau (directeur ad/emt), Jacqueline Avril, jean de Billy, Gyslaine Coté, Marlène Côte.Iguane I ¦tvoio'ri • 111 's ® * Clnn,-il Rainville Micheline Ruclland, Sébastien Saint-Hilaire (publicitaires); Manon Blanchette-Turcotte, Geneviève Landry, Sylvie 1-aporte, Micheline Turgeon : Martine Berube (secrétaire).LA PRODUCTION Jocelyn Arsenault (directeur tics approvtsion- -t'ote t hnstmne U'ganlt .Jacques A.Nadeau, C lare I Borne.Johanne Brunet, Danielle Gantant, Richard Des Cormiers, Christian Goulet.Marie-Josée Hudon, Christian Vie,,.Yanick Martel, Olivier Zuida.SERVICE À IA CLIENTÈLE Johanne Brien (r«- «ements.distnhuUn» e, tirnduetmn).Mam-Enutce I urgent.(responsable de la production), t laudine tu .tant.n.UjtjK , j.L’ADMINISTRATION Nicole Carmel (responsable des services comptables), jeanne-d’Arc Houde (secrétaire à la direction) ; Céline Furoy, Patrick Inkel (contrôleur), Ghislaine lullcur, Danielle Nantel (secrétaire administrative), Nathalie Perrier, Danielle 1 onton, Danielle Ross.IA FONDATION Dl DEVOIR Marie Couture (président), Roger Boisvert (vice-président exécutif et directeur général). A 14 I.K I) K V OIK.I.K S S A M K I) I I !! K T l> I M A X ( Il \.I I M A II S I II II II BOMBARDIER SUITE DE LA PAGE 1 L’OMC s’en prend également à Compte Canada.Mais ce programme n’a servi qu’au financement de deux Regional Jets, une broutille dans ce différend qui porte sur plusieurs milliards.Compte Canada permet de mettre en place des financements à l’exportation jugés trop risqués par la Société d’expansion des exportations (SEE), l’agence gouvernementale vouée au financement des exportations.L’approbation du cabinet est nécessaire pour que la SEE puisse recourir à Compte Canada.Hier, au cours d’une conférence de presse tenue a Ottawa et retransmise au téléphone, le ministre du Commerce international, Sergio Marchi, et le ministre de l’Industrie, John Manley, ont souligné X«importante victoire» du Canada contre le Brésil.«Nous nous réjouissons des résultats qui sont très importants pour Montréal», a dit M.Manley.Le ministre a indiqué qu’il n'était pas d’accord avec l’interprétation de l’OMC qui veut que Partenariat technologique Canada soit un programme lié à l’exportation.Mais 11 a souligné que le programme, qui apporte son appui à des activités de recherche-développement, n’aurait besoin que de légères modifications pour être conforme aux règles de l’OMC.«Personne ne conteste que le gouvernement peut soutenir la recherche-développement», a-t-il dit.Quant à Compte Canada, il a été très peu utilisé dims le marché des jets régionaux et son retrait n’aura donc aucune conséquence sur l'industrie.M.Manley a souligné que le PTC demeurait intact dans toute activité autre que la production d’avions régionaux.En outre, le ministre s’est réjoui du fait que l’OMC ait confirmé là pleine légalité des financements octroyés par la SEE.La victoire du Canada est d’autant plus éclatante que le Brésil doit éliminer son programme de subventions illégales dans les plus brefs délais, le Brésil ne satisfaisant pas aux conditions de l'OMC, qui peuvent donner au pays en développement jusqu’en 2003 pour mettre un terme à leurs programmes jugés fautifs.L’enjeu est énorme.En quelques années, Embraer, partie à peu près de rien dans le marché des jets régionaux, a accaparé 45 % du marché mondial des jets régionaux de 50 places.Selon Ottawa, le Brésil accorde une subvention de 2.5 millions $ US pour chacun des jets qu'Embraer vend 12 millions $ US.Depuis 1996, Embraer aurait reçu trois milliards de dollars américains en subventions de son gouvernement pour son avion régional de 50 places.De son côté, Bombardier, qui occupe encore 55 % de ce marché, a reçu 532 commandes fermes à ce jour pour son Regional Jet de 50 places, ce qui représente une valeur de 7.5 milliards $ US.Bombardier a déjà livré 290 appareils dans cette version, vendus 14 millions $ US.Quelque 10 000 personnes sont à l'emploi de Bombardier Aéronautique ou de ses fournisseurs au Canada.«Cette décision constitue une bonne nouvelle pour toute l’industrie aéronautique canadienne puisqu’un grand nombre de ses sociétés manufacturières sont associées à titre de fournisseurs du Regional Jet de Canadair (.]», a livré, hier, Bombardier dans un communiqué.^ Evidemment, les deux pays peuvent en appeler de ces décisions de l’OMC dans les 30 jours.L’appel doit être étudié dans les 60 jours ou 90 jours et deux mois peuvent encore s’écouler avant l’application des décisions, si elles sont maintenues en appel.M.Manley a indiqué que le gouvernement n’avait pris aucune décision sur l’opportunité d’en appeler.Le différend entre le Canada et le Brésil remonte au mois de juin 1996, alors que le gouvernement canadien a informé le Brésil de ses préoccupations concernant le programme ProEx dans l’aéronautique.Ottawa a tenté de régler le différend par la voie de consultations à l’OMC et par des négociations bilatérales.Comme ces efforts n’ont pas abouti, le Canada a demandé en juillet la mise sur pied d’un groupe spécial de règlement des différends à l'OMC.Le Brésil a fait de même.En février dernier, les deux groupes spéciaux ont rendu publics leurs rapports provisoires puis, hier, leurs rapports définitifs.Le Canada est au sixième rang dans l’industrie aérospatiale mondiale.L'industrie canadienne compte plus de 400 entreprises qui donnent du travail à 60 000 personnes et ses ventes ont dépassé les 15 milliards en 1998.S.V.P.Assurez-vous de recycler ce papier journal.LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue de Bleury, 9" étage, Montréal (Québec), H3A3M9 Et) Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 a 17h.Renseignements et administration: (514) 985-3333 Le site Internet du Devoir: www.ledevoir.com Comment nous joindre?La rédaction Au téléphone Par télécopieur Par courrier électronique Pour l’agenda culturel La publicité Au téléphone Par télécopieur Èxtérieur de Montréal (514) 985-3333 (514) 985-3360 redaction@Iedevoir.com (514) 985-3551 (514) 985-3399 (514) 985-3390 1-800-363-0305 (sans frais) Les avis publics et appels d’offres Au téléphone (514)985-3344 Par télécopieur (514) 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semaines, le violoniste et chef Yehudi Menuhin accordait une entrevue à Libération en français, portant quasi exclusivement sur .ses engagements humanitaires.Il s’apprêtait à donner une série de concerts Mozart, salle Pleyel à Paris, pour lesquels il avait fait appel à des solistes comme Renaud Capuçon, Gilles Apap et Vadim Repin, qu’il avait suivis.D'emblée, il rappelait sa passion de Mozart et annonçait qu’il redonnerait ce programme de Symphonies et le Requiem de Mozart au Cap pour le réveillon de l’an 2000.ÉRIC DA H AN LIBÉRATION Quand ma femme m’a demandé, il y a quelques mois, ce que je comptais faire à cette date, je lui ai répondu: je ne suis sûr que d’une chose, jamais je ne pourrais participer à une grande célébration avec feux d’artifice.IÎ n’y a pas, de place pour la jubilation dans le monde d’aujourd’hui.A partir du moment où l’homme laisse parler son instinct de possession et se bat pour détenir des territoires, c’est le début de souffrances innommables, qui durent depuis plus de 2000 ans.Les plus hautes idéologies, les religions les plus nobles, les empires, le nationalisme, l’éducation, tous ont été coupables de génocides et d’atrocités.Jouer le Requiem de Mozart, c’est confesser nos délits.A Johannesburg, j’ai trouvé un choeur noir excellent, tributaire de deux cultures, l’un des points remarquables de la population noire sud-africaine.Peut-être qu’à l’entracte on donnera de la musique africaine, légère et locale.Après l’entracte, on jouera des extraits du Messie de Haendel en guise de message d’espoir.Ce concert sera précédé d’une conférence à laquelle seront invités les représentants contemporains des institutions coupables, Eglises catholique, protestante, juive et musulmane, Patten, le génial dernier gouverneur de Hong-Kong, Shimon Peres, qui a raison de penser que l’idée de «frontières nationales» n’appartient plus à notre époque.» Libération.Pardon?Yehudi Menuhin.le nationalisme consiste à envahir le territoire du voisin et à produire des aliénés.La perméabilité de l’Union européenne est une bonne chose.J'ai le projet d’une transformation des frontières, qui deviendraient invisibles.Au lieu des murs d’acier, on créerait des zones de rencontres mutuelles des populations.Pour en revenir à ce concert en Afrique, Mandela sera là, de retour dans la carrière de Robben Island où il a été emprisonné et où j’ai voulu que le concert ait lieu.Je veux que l'on cesse de dire que le génocide est une invention allemande, tous sont coupables, tous ont fait commerce d’esclaves.Voilà pourquoi il faut confronter les représentants d’aujourd'hui des anciens malfaiteurs, pour qu’on ne soit pas tenté de dire: le traître, le criminel, c'est l’autre.On a aujourd’hui les moyens d’échapper à cette fatalité, et c’est à cela qu’il fiput tous s'atteler.Libération.A ce sujet, quels sont les buts poursuivis par votre ACE, l’Assemblée des cultures d’Europe?Yehudi Menuhin.Défendre des notions comme celles de «foyer» ou «dialecte».Nous nous sommes déjà réunis trois fois, en novembre 1997 à Bruxelles, en novembre 1998 à Lisbonne.Là, une quarantaine de représentants de minorités ont été écoutés officiellement et ont pu laisser libre cours à l’expression de leurs espoirs, de leurs opinions et de leurs plaintes.Occasion pour tous ces gens de maintenir un contact entre eux.A l’avenir, des porte-parole, ils ou elles, seront choisis, sur des critères bien précis, loyauté, capacité à parler à l’ennemi, refus assumé du terrorisme, abandon de toute idée d’avoir un jour un Etat souverain et capacité à se contenter d’une autonomie culturelle protégée par l’Union européenne.Ces porte-parole ne «Non, ce n’est pas la vengeance qui va nous sauver» REUTERS S .*: ï Yehudi Menuhin, le chef d’orchestre: «Jouer le Requiem de Mozart, c’est confesser nos délits.» seront pas permanents mais des ambassadeurs temporaires qui retourneront ensuite à leur travail.L’important, c’est que l’Union européenne nomme ses responsables et devienne la gardienne des cultures européennes.Pour moi, c'est une extension indispensable de la démocratie.La représentation des minorités éviterait les guerres civiles, on aurait pu s’épargner le drame yougoslave si les différentes ethnies avaient pu s’exprimer devant une Europe engagée.Libération.Votre autre grand projet, le Programme MUS-E, passe-t-il avant ou après l’ACE dans vos priorités?Yehudi Menuhin.La preuve est faite qu’on peut transformer l’atmosphère, violente d’une école, la pacifier à l'aide de la musique.Ecouter, prononcer, parler, chanter, sont des exercices de réciprocité.Je pense au chant mais également au mime et aux arts martiaux.Ce projet est évidemment la base de l’engagement.On parle de tolérance, mais ce n’est pas avec des mots d'ordre qu’on va l’imposer.Il ne faut déjà pas dire tolérance, qui suppose que l’on doit surmonter une intolérance naturelle, mais plutôt parler du désir de rencontrer l’autre, de se laisser irriguer par sa richesse.Des mots comme «liberté», «antiracisme», servent aujourd'hui à rassembler les foules et à accumuler de l'argent.Mais il ne sert à rien de retarder l’essentiel.L’éducation des enfants n’est pas la seule responsabilité des pédagogues mais également celle des gouvernants et des commerçants.Comptabiliser les actes de profanation des cimetières, ça ne fait rien avancer.En punissant, on croit faire la justice mais on crée une opposition réelle.Tout ce que l’on veut, c’est que le crime ne soit pas répété.On peut l'éviter.Il y a toutefois des réserves; ces gens qui brûlent des Tziganes doivent subir aussitôt une peine physique, comme antidote, ce qui n’a rien à voir avec l’idée (le punition ou de vengeance.Dans les prisons, le travail manuel, le théâtre, le sport sont indispensables.Non, ce n’est pas la vengeance qui va nous sauver, elle ne fait qu’attiser le feu.Libération.Vous n’avez pas le sentiment d’être un utopiste?Yehudi Menuhin.On connaît les faiblesses de la démocratie: c’est la majorité qui a permis d’élire Eltsine ou Milosevic.Une assemblée de culture comme contrepoids au parlement politique serait une bonne chose.Ni la majorité, ni les minorités, ni les présidents, ni les porte-parole, ni les tyrans n’ont jamais absolument raison, il faut un peu de tout, même un élément héréditaire monarchique.Libération.Vous êtes sérieux?Yehudi Menuhin.Il faudrait récompenser les familles qui se seraient distinguées pendant plus de trois générations par leur humanité ou leur dévouement à la collectivité.Pour que cesse le culte de l’individu.Rappeler qu'il n’est rien sans la famille et le village.Une assemblée idéale recruterait ses membres en les votant, en les nommant ou en les sélectionnant sur des critères héréditaires: une famille qui n'a produit aucun criminel durant trois générations est un exemple.On sait aujourd’hui qu’il n’y a pas à choisir entre capitalisme et socialisme, que la terre et les océans n’appartiennent à personne.Je possède des violons mais je ne considère pas qu’ils m’appartiennent.Notre propre corps ne nous appartient pas, on doit le garder en bonne santé afin que, lorsqu’on l’ensevelira, il n’empoisonne pas la terre.Libération.Votre rapport au monde juif semble pour le moins complexe mais crucial.Yehudi Menuhin.On peut parler d’héritage d’inquiétudes, personnelles, historiques, morales ou métaphysiques.J’admire beaucoup René Gutman, un rabbin hongrois qui a été élevé avec la musique de Bartok.Il m’a expliqué un jour que Dieu a donné Israël aux juifs pour qu’ils s'y installent à condition qu’ils obéissent à ses commandements et traitent leurs voisins avec respect libération.Mais vous savez bien que c’est le monde arabe qui a persuadé les Palestiniens de refuser la partition.Yehudi Menuhin.Je reconnais que les Palestiniens veulent un Etat.C’est dommage.Il y a toujours une période d’euphorie après la proclamation d’indépendance d’un Etat, puis vient le temps des difficultés et des responsabilités.Un Etat palestinien indépendant serait la garantie d’une guerre à venir.Les grandes compagnies globales sont les seules à se poser toutes ces questions aujourd'hui, car elles savent qu’on ne pourra exploiter continuellement les populations, que chaque homme de chaque village doit avoir de quoi manger, disposer d’hôpitaux et d’écoles pour ses enfants.On croit pouvoir tout acheter.Notre civilisation est d’une dureté inouïe.Un sourire d’enfant, une atmosphère de joie à l’école, ça ne se fabrique pas avec de l’argent, ça, mais avec le désir de comprendre, le désir de voir un enfant heureux, équilibré et en pleine santé.MENUHIN SUITE DE LA PAGE 1 Généreux de son temps, Yehudi Menuhin fonde en 1963, dans le Surrey, en Angleterre, une école pour jeunes virtuoses.Juste avant Noël, ce vieux monsieur au regard espiègle faisait la promotion de l’enseignement de la musique dans les écoles de Grande-Bretagne, sa patrie d'adoption: «Im musique est à double sens.Vous vous faites entendre et vous écoutez les autres.» Menuhin était engagé dans les affaires du monde.Pendant la Seconde Guerre mondiale, il donne plus de 500 concerts pour les Alliés et la Croix-Rouge avant d'interpréter Im Marseillaise au jour de la réouverture de l’Opéra de Paris en 1944.Avant de jouer en 1945 à Moscou et de se faire l’artisan d’un difficile rapprochement américano-russe.En 1947, à peine deux ans après la fin de la guerre, il est le premier étranger à jouer à Berlin, déclenchant de virulentes critiques en Amérique et en Israël Pour lui, ce premier contact culturel après la barbarie était un geste de to- lérance, d’hommage à «la fraternité des hommes».Israël lui pardonnera après une tournée en 1950 et il deviendra vite l’un de ses «fils préférés».Mais la relation reste difficile: le musicien citoyen du monde et juif attaché à la diaspora, critique la politique israélienne face aux Palestiniens, met son point d’honneur à donner des concerts de charité dans le monde arabe après la guerre des Six-Jours.Yehudi Menuhin vivait à Dtndres avec sa seconde épouse, la danseuse I liana Gould, dont il avait deux fils, plus un autre et une fille d'un premier mariage.Citoyen britannique en 1985, il fut anobli en 1993.Sir Yehudi était aussi un mystique influencé par l’hindouisme.«Tôt ou tard, chaque naissance devient une mort», écrivait-il dans son autobiographie en 1997.Pour ce passage, écrivait-il, «ma préférence va à ce qui me ramènera le plus vite aux sources de la vie, avec la musique et la danse.Un retour à la terre, au pied d'un arbre, au bord d’une rivière, c’est ce que je choisis».SAINT-PATRICK SUITE DE LA PAGE 1 plaisir de rappeler les exploits et les contributions que l’on doit aux membres de leur communauté.«Et on dirait que tout le monde, quelque part, veut être Irlandais! note Michael Kenneally, professeur d’histoire au collège Mariana-polis et à l’université Concordia, ancien président de la Société Saint-Patrick.Contrairement aux Anglais, ils n’ont pas de passé colonial et pas vraiment d’ennemis.Ixi culture irlandaise, qu il s’agisse de la poésie, de la littérature ou de la musique, est très riche.Et, comme les Irlandais s'expriment en anglais, c’est une culture qui est accessible à beaucoup de monde.Partout dans le monde, que l’on soit au Japon, en Égypte ou en Suède, on trouve des "pubs" irlandais.» Le défilé le plus ancien A Montréal, le défilé annuel, qui a lieu le dimanche précédant la Saint-Patrick, est une des sources de fierté dans la communauté.On en célébrera cette année le 175' anniversaire.«C’est un des plus anciens défilés de la Saint-Patrick, et celui qui s’est tenu le plus grand nombre d’années consécutives», dit Stephen Dowd, président du comité du défilé à la United Irish Societies.On a d’ailleurs fait, à ce sujet, une demande d’homologation dans le Livre des records de Guiness.Des défilés se sont tenus à New York, a Philadelphie et à Savannah, en Géorgie, avant ceux de Montréal, mais ils ont tous dû s’interrompre pendant la guerre de Sécession.Pour le 175' anniversaire, on nous promet un défilé re-vampé et plus spectaculaire que jamais.Il faut dire que la conception des chars allégoriques, jusqu’ici, était entièrement laissée aux entreprises et aux organismes (paroisses, corps de majorettes, associations diverses) qui désiraient participer.Cette année, la United Irish Societies a investi pour faire concevoir des chars allégoriques par une firme spécialisée, a subventionné les chars de certaines paroisses et trouvé des commanditaires pour certains autres.«Im qualité est dix fois meilleure que ce que l’on a pu voir lors des années précédentes, promet Stephen Dowd.Il y a des chars qui pourraient être dignes d’un défilé comme celui du Rose Howl, aux États-Unis.» 40 % des Québécois sont irlandais Im parcours du défilé a aussi été allongé, vers l’est de la ville: au lieu de s’arrêter au square Philipps, comme auparavant, il se terminera devant la Place des Arts, angle Sainte-Catherine et Saint-Urbain, c’est-à-dire davantage en secteur francophone.Car, même si tout le monde insiste sur le fait que ia Saint-Patrick est la fête préférée de tous les Montréalais, il reste que les activités organisées par les diverses associations irlandaises attirent davantage d’anglophones que de francophones.Et, même si on insiste sur le fait que le défilé n’a pas de connotation politique, les débats ne sont jamais bien loin.Cette année, Bill Spears, un activiste qui avait l'habitude, depuis trois ans, d’inclure dans le défilé un immense drapeau canadien, s’est d’abord vu refuser l’accès au défilé pour ne pas avoir fait sa demande à temps et aussi pour des «raisons de sécurité».«Im drapeau est vraiment trop large pour certains endroits, et cela posait problème», dit encore aujourd’hui Stephen Dowd.Le refus a soulevé une certaine controverse, et on a fini par admettre le drapeau dans le défilé, à condition de le replier pour passer dans certains tronçons de rue plus étroits.«Bien des Montréalais en sont venus à considérer le défilé de ta Saint-Patrick un peu comme une contrepartie à celui de la Saint-Jean-Baptiste», explique Michael Kenneally.Quant aux diverses sociétés et associations irlandaises (il y en a plus de 25 à Montréal), elles ont, pour toutes sortes de raisons, attiré traditionnellement davantage d’anglophones.«Mais, avec la relève, les choses changent», dit Donna Adams, trésorière de la Société Saint-Patrick, qui a elle-même grandi en Mauricie.D’autre part, tous ceux qui s’impliquent dans une des associations irlandaises finissent tôt ou tard par vous citer la même statistique: 40 % des Québécois ont, à un degré ou l’autre, du sang irlandais dans les veines.«Beaucoup d’Irlandais se sont complètement fondus à la culture francophone», dit le publicitaire Pierre Aude), qui est l’un des directeurs de la Société Saint-Patrick.Pierre Audet est d’ascendance irlandaise par sa grand-mère paternelle, dont il est en train d’écrire ia biographie: fondatrice d'une ecole de diction réputée, d’abord connue sous le nom de «Mme Jean-I/iuis Audet», elle s’appelait, de son nom de jeune fille, Yvonne Dockett et descendait d’immigrants venus, comme tant d’autres, pour échapper a la misère et a la lamine des années 1840.On estime en fait que, de 1816 a I860, plus de 60 % du million d’immigrants arrivés à Montréal et a Québec étaient Irlandais.Beaucoup d’entre eux se sont intégrés aux francophones, avec qui ils partageaient la religion.Puis en 1847, lorsque des milliers d'Irlandais sont morts du choléra à Grosse-Isle, en face de Montmagny, et a Pointe-Saint-Charles, dans le sud-ouest de Montréal, plusieurs orphelins ont été recueillis dans des fatpilles canadiennes-françaises, a l’incitation même de l’Eglise catholique.Beaucoup ont été autorisés à garder leurs noms irlandais.Ils se sont ajoutés aux descendants de soldats irlandais qui, servant dans l'armée française, avaient changé leurs noms pour dissimuler aux forces anglaises leur véritable identité.C’est ainsi que bien des Dion sont, en fait, des descendants d’Irlandais (Dillon), de même que des Sylvain (O’Sullivan), Bourque (Dirk), Duquette (Duckett) el Barrette (Barrett).«Ims Irlandais ont partagé avec les C'a- / JACQUES CHENIER 1.1: DEVOIR Michelle Ahern Tisseyre, invitée d’honneur au banquet annuel de la Société Saint-Patrick.«On conserve toujours une fidélité et un attachement à l’Irlande.» nadiens français le fait d'avoir été exploités et méprisés par les Anglais, rappelle Michael Kenneally.Ils ont aussi vécu l'expérience de voir à peu près disparaître leur langue traditionnelle, le gaélique.» ?¦ Le défilé de la Saint-Patrick se mettra en marche demain, au coin des rues Atwater et Sainte-Catherine, à midi.Il empruntera la rue Sainte-Catherine pour se terminer à la rue Saint-Urbain, vers 14h30.¦ le banquet traditionnel de la Société Saint-Patrick a lieu mercredi midi, le 17 mars, à l'hôtel Reine-Elizabeth.Renseignements: (514) 481-1346.¦ Tout ce que Montréal compte de musiciens irlandais est réquisitionné, pendant la période de la Saint-Patrick, par les pubs montréalais.Quelques adresses: I lurley's Irish Pub: 1225, rue Crescent (861-4111) Au Vieux Dublin: 1219-A, rue Université (861-4448) Ye Old Orchard: 5563, rue Monkland, angle Old Orchard (484-1569) Pub McKibbins: 1426, rue Bishop (288-1580)
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