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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1999-03-10, Collections de BAnQ.

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?FONDÉ EN 1 9 1 0 ?LE DEVOIR V o |.X C ¦ N " 5 I M O N T II E A I.I.K M E II (' II E 1)1 10 M A II S I U !) !) S 7 C + T A X E S = I $ / T (I 11 II N T 0 I $ «Ce budget répond aux exigences des Québécois» - Bernard Landry Éducation 170 millions pour les universités; 300 millions pour effacer les dettes Le Budget Landry Impôts: Réductions de 400 millions pour les particuliers à compter du 1er juillet 2000 Santé: 1,7 milliard de plus, dont 747 millions pour éponger les dettes PERSPECTIVES Rien pour les contribuables Le quatrième budget de Bernard Landry s’adresse aux marchés financiers.Car à moins d’être un cycliste, un admirateur de l’Orchestre symphonique de Montréal, un visiteur du Musée des beaux-arts ou encore un utilisateur de l’autoroute Métropolitaine, il n’y a rien, vraiment rien pour le contribuable dans ce budget.Un budget qui emprunte étrangement à la façon de faire de Paul Martin.Le fardeau fiscal des Québécois est pourtant parmi les plus lourds en Amérique du Nord.Le plus lourd, en fait, si l’on exclut Terre-Neuve.Et il le restera.Pour les particuliers, à peine sera-t-il réduit, dans l’ensemble, de 4,5 millions pour 1999-2000.Les vraies mesures, encore chétives, ne débuteront que le 1" juillet 2000.Elles sont déjà chiffrées à 400 millions, mais la répartition de cette petite enveloppe ne sera connue qu’au terme d’un processus de consultations publiques sous l’égide d’une commission royale.En fait, seuls les marchés financiers ont de quoi se réjouir.La cible du déficit zéro est atteinte plus vite que prévu.Et les besoins financiers du gouvernement ne se chiffrent plus qu’à quatre milliards, les plus faibles en une décennie alors qu’ils atteignaient les dix milliards au cours des deux années précédentes.Mais entre-temps, le particulier, celui qui a fait les frais de cette lutte contre les déficits, celui à qui on fait constamment miroiter un dividende pour le récompenser de ses efforts, devra attendre.Après avoir été appauvri, ce contribuable devra accepter que l’écart entre son fardeau fiscal et celui d’un Ontarien passe du simple au double.Il devra accepter une comparaison désavantageuse croissante avec l’Ontario, qui a pris le pari d’emprunter la voie de la réduction des impôts dans l’accélération de sa lutte contre les déficits.De 2,5 milliards l’an dernier, l’écart entre le Québec et la province voisine passera à 5,1 milliards en 2000.Sur la base de l’impôt des particuliers, un Québécois paiera 35,3 % de plus qu’un Ontarien.Toutes taxes confondues, l’écart se situe à 16 %, soit 6,4 milliards ou 1261 $ par contribuable.Si on retient qu’un «nombre relativement important» de contribuables ne paient pas d’impôts au Québec, soit deux millions sur les 5,1 millions de particuliers ayant produit une déclaration de revenus, on peut imaginer tout le poids d’un fardeau fiscal grandissant supporté par un nombre de contribuables sans cesse réduit Ce ne sont pas 400 petits millions, quelque part autour de l’an 2000, qui vont changer grand-chose.«Et d’ici là, le gouvernement ontarien aura la chance de déposer deux autres budgets», a fait remarquer Clément Gignac, vice-président et économiste en chef de BLC Valeurs Mobilières.«Il est étonnant et décevant de voir que ce qui était important, voire prioritaire, l’an dernier, ne l'est plus.» Bernard Landry ne prend pas de risque.«Nous ne sommes pas à l’abri d’une autre tempête», a-t-il lancé pour expliquer la simplicité de ses chiffres mais aussi, et surtout, l’ampleur des surplus, qu’il s’empresse de cacher sous les déficits zéro à répétition.Car le ministre des Finances a eu peur.Il a eu peur de la dérive lorsque, l’an dernier, le tiers de l’économie mondiale s’est retrouvé en récession, sous une Asie tremblotante.Cette année, la menace vient du risque de contagion de la crise brésilienne.,, Bernard Landry demeure prudent.Il refuse de s’engager avec des mesures aux effets récurrents.Après tout, l’économie québécoise entre, cette année, dans sa septième année de croissance.Selon les statistiques officielles, du moins.Et le gouvernement québécois a d’importants dossiers à régler, qu’il s’agisse des négociations avec les employés du secteur public ou de la question de l’équité salariale.Il se contente donc simplement d’effacer l’ardoise en santé, puis en éducation, d’autant plus ue le gros de sa marge de manœuvre ainsi libérée vient ’une aide importante mais circonstancielle du gouvernement fédéral.«h déficit zéro [pour 1998-991 vient d’un profit exceptionnel», reconnaît Bernard Landry.: N’empêche, les surplus surprennent.Pour l’exercice 1998-99 seulement, ils sont de 2,8 milliards plus élevés que prévu lors du dernier discours sur le budget.Ils ont été obtenus un an plus tôt grâce à une croissance économique plus forte que prévu l’an dernier et grâce à ce cadeau non récurrent de 1,4 milliard du fédéral.Pour l’exèrcice suivant, le surplus inscrit au budget sera éga-leihent nul, mais l’excédent par rapport aux prévisions de l’an dernier devrait se chiffrer à 1,1 milliard.L’effort visant à rééquilibrer le fardeau fiscal des particuliers se veut donc bien pâle devant cette apparition soudaine de l’abondance.M.Landry se cache derrière ce saupoudrage de 841 millions effectué l’an dernier, dirigé vers des mesures d’allégement ciblées vers les revenus inférieurs ou faibles, alourdissant davantage la progressivité de l’impôt québécois.Et il réitère cette promesse de réduire de 1,3 milliard les impôts des particuliers au cours du présent mandat.En commençant par cette enveloppe de 400 millions, retenue ixiur le 1" juillet 2000.Une envelop-[>e qui ne sera répartie qu’après consultations publiques.Gérard Bèrubè ?M É T É 0 Montréal Québec Ensoleillé.Ensoleillé.Max:-4 Min:-11 Max:-2 Min:-10 Détails, page A 7 I N Annonces.A 7 Avis publics.A 4 Budget.B 1 Culture.B 8 Économie.B 4 Éditorial.A 8 www.led I) E X Le monde.A 6 Les sports.B 6 Montréal.A 3 Mots croisés.A 7 Politique.A 5 Télévision.B 7 3voir.com QUÉBEC IMITE OTTAWA MARIO CLOUTIER DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC Arrivé au déficit zéro un an plus tôt que prévu, le gouvernement du Québec accouche d’un budget donnant la priorité'à la santé avec une injection de 1,7 milliard.Cqmme sçn homologue fédéral Paul Martin, le ministre d’Etat à l’Economie et aux Finances, Bernard Landry, a décidé de prendre soin du réseau de la santé, ce que, dit-il, souhaitaient les contribuables québécois avant toute chose, avant même des baisses d’impôts de 400 millions, qui devront attendre l’an 2000.M.Landry explique le report des baisses d’impôts à l’an prochain par le fait que son gouvernement refuse de réduire le fardeau fiscal des particuliers «avec de l’argent em- prunté».Aussi, ajoute-t-il, il est clair que la population souhaitait voir des réinvestissements majeurs en santé, prioritairement, puis en éducation et dans la création d’emplois.Les soins et les services directs à la population bénéficieront donc d’un réinvestissement majeur de 747 millions, en plus de 15 millions pour la toxicomanie.En outre, M.Landry s’est engagé à fournir les sommes nécessaires aux équipements techniques et immobiliers du CHUM sans toutefois préciser le montant.I£ gouvernement utilisera tel que prévu 700 millions, sur le 1,4 milliard de péréquation fédérale, pour éponger complètement le déficit de certains établissements de santé.Pour ne pas donner l’impression d’encourager les pratiques déficitaires, Québec a prévu une injection supplémentaire de 300 millions qui seront remis aux établis- sements suivant une reddition de compte et une incitation à la performance.«Pour stimuler les bons gestionnaires d’hôpitaux et éveiller les moins bons», d’expliquer le ministre I-andry en ajoutant que sa collègue de la Santé, Pauline Marois, précisera la nature de son plan d’action demain.Reconnaissant que les réinvestissements de 1,7 milliard ne font qu’égaliser les effets négatifs des compressions des dernières années dans ce secteur névralgique, M.Landry a justifié la démarche de son gouvernement du fait que la solution de rechange était encore pire.«[Sans les compressions), on l’aurait perdu, notre système de santé, parce qu’on n’aurait pas été capable de le financer.» VOIR PAGE A 10: LANDRY ANALYSE Une condition gagnante?Le premier ministre Lucien Bouchard a remporté les élections avec la promesse de ne tenir un référendum que s’il en réunissait les conditions gagnantes.Mais il s’est aussi engagé auprès des militants du Parti québécois à ne pas attendre passivement que ces conditions se matérialisent Encore la semaine dernière, dans son discours inaugural, il affirmait que «la réunion des conditions d’un référendum gagnant sur la souveraineté fait partie du mandat» qu’il a obtenu.Dans ce contexte, il va sans dire que chacun des gestes faits par ce gouvernement sera sou-Michel mis à l’examen.Venue Ce quatrième ?budget Landry, par exemple, est-il une condition gagnante pour la souveraineté?A vous d’en juger.En soit l’élimination du déficit budgétaire du Québec sera un atout pour les souverainistes si jamais leur chef décide un jour de les mener dans une campagne référendaire.Dans une entrevue au Devoir publiée le 29 août dernier, le premier ministre racontait comment il avait acquis la conviction que l’assainissement des finances du Québec était un préalable.Cette certitude lui est venue le jour même du référendum du 30 octobre 1995.Il se trouvait à Alma.Un souverainiste convaincu l’aborde, le salue.M.Bouchard lui demande s’il a voté.L’homme lui répond: «J’ai J; T” REUTERS Pour la première fois en 40 ans, le Québec parvient à l’équilibre budgétaire.Lire aussi en pages A 8, A 9, B 1, B 2 et B 3 ¦ Santé: un soupir de soulagement ¦ Coup de baguette magique à l’OSM ¦ Économie du savoir: avec l’aide d’ottawa ¦ L’éditorial de Jean-Robert Sansfaçon ¦ Des extraits du discours de Bernard Landry ¦ Des prévisions économiques conservatrices 600 millions ne suffiront pas, dit le milieu de réducation MICHEL VENNE DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC Malgré de nouveaux investissements de 600 millions annoncés hier, le milieu de l’éducation a le sentiment d’être le parent pauvre de ce quatrième budget Landry.Des 600 millions réservés par le ministre des Finances, 170 millions sont octroyés aux universités pour leur permettre d’effacer une partie de la dette de plus de 300 millions de dollars accumulée au fil des ans par un certain nombre d’universités.M.Landry prévoit également: ¦ 30 millions de dollars pour l’achat de livres pour les bibliothèques des établissements scolaires primaires et secondaires, ainsi que des dictionnaires et des grammaires: ¦ 30 millions pour la mise en œuvre de la réforme de l’éducation; ¦ 14 millions pour accroître le nombre d’inscriptions et la réussite scolaire dans les programmes conduisant à des carrières scientifiques et techniques dont la création d’un programme de bourses pouvant atteindre 3000 $ pour les diplômés en technologies de l’information qui terminent leurs études dans les délais prévus; ¦ 342 millions qui feront distribués par le ministre de l’Éducation dans l’ensemble du réseau.L’effacement d’une partie de la dette des universités est en fait une manière de leur rembourser le coût qu’elles avaient assumé du programme de départs assistés à la retraite que Québec avait lui-même financé ces dernières années dans le réseau de la santé et dans les commissions scolaires.Pour avoir droit à cette compensation, les universités ayant accumulé des déficits devront cependant présenter un plan de redressement financier qui assurera le retour à l’équilibre budgétaire sur une période n’excédant pas quatre ans.Présent hier à Québec, le recteur de l’Université de Sherbrooke, Pierre Reid, cachait mal sa frustration.Selon M.Reid, cette mesure laisse les universités les mains vides, malgré l’effacement de ces déficits.Elles ne pourront pas embaucher de nouveaux professeurs, dit-il, ce qui «Le réseau scolaire primaire et secondaire est le parent pauvre du budget » VOIR PAGE A 10: ANALYSE ¦ Une note de passage sans plus, selon les syndicats VOIR PAGE A 10: ÉDUCATION Le petit Lhassa indien Il y a quarante ans, le Tibet se soulevait et le dalaï-lama s’enfuyait Il y a quarante mis, le 10 mars 1959, éclate à Lhassa la première grande révolte contre l’occupant chinois.Elle entraîne, quelques jours plus tard, la fuite du dalaï-lama, qui se réfugie en Inde après un périlleux voyage à cheval à travers l’Ilimalaya.Pour le pouvoir communiste, dont les troupes occupaient le pays des Neiges depuis 1950, l’exil du chef spirituel et temporel du Tibet est une catastrophe.Pékin avait accumulé artifices et faux-semblants pendant les huit années précédentes pour se concilier le dalaï-lama et ainsi légitimer sa mise en coupe réglée du Tibet.En quarante ans, 120 000 Tibétains l’ont suivi dans son exil (autres informations en page A 7).AGNÈS POIRET LIBÉRATION Dharamsala — «Je me suis enfuie toute seule sa>is prévenir ma famille, j’ai rejoint un groupe de 35 personnes et nous avons marché pendant trois semaines à travers les montagnes liima-layennes avant d’arriver au Népal; cela fait trois semaines que je suis à Dharamsala», raconte Lhakpa Dolma, une jeune Tibétaine de 15 ans, originaire d’un petit village proche de IJiassa.Ils sont de 300 à 400 chaque mois à venir trouver refuge dans le centre d’accueil de Mac Ijéod Ganj, le quartier gé- néral du gouvernement tibétain en exil, situé à quelqu.es kilomètres au-dessus de Dharamsala, dans l’État indien d’Himachal Pradesh.«Une majorité de ces réfugiés repartiront au Tibet après quelques années.Us moines viennent étudier dans les grands monastères bouddhistes indiens.Us jeunes suivent une formation dans les écoles bouddhistes ou les institutions indiennes, de 10 à 15% resteront en exil», explique Tashi Nor-bu, directeur du centre d’accueil.Lhakpa, elle, est décidée à ne retourner au Tibet que lorsqu’il sera VOIR PAGE A 10: TIBET ARCHIVES' 778313000665 I.K I) K V (I I II .I.K M K I! C li K I) I I 0 M A II S I !» !» !* a»» face un gouvernement et à des institutions, sont-ils de nouveau I \ i » r ^ I à Le Protecteur du citoyen, Daniel Jacoby, contribuera-t-il à renverser des positions fermes, en leur faveur?C'est un dossier a suivre \ ¦ CA SE PASSAIT LUNDI AU Téléjournal /le Point avec STEPHAN BUREAU SOYEZ-Y A EN SEMAINE iîi.Radio-Canada w Télévision •LES ACTUALITES- Tarifs du transport de l’électricité à haute tension La Régie de l’énergie se plie sans critique au décret de l’État La Régie de l’énergie avait amorcé le processus d’audiences publiques sur les tarifs de transport de l’électricité à haute tension à la demande d’Hy-dro-Québec.Mais voilà que le gouvernement a émis fin janvier un décret qui dicte à l’organisme quasi judiciaire une partie du contenu de la décision dont le processus était amorcé.Plusieurs groupes lui avaient pourtant demandé d’ignorer le décret et la directive.LOUIS-GILLES FRANCŒUR LE DEVOIR La Régie de l’énergie a décidé de se conformer au Décret numéro 1 émis à son endroit le 27 janvier pour lui dicter ce dont elle doit tenir désormais compte dans l’établissement des tarifs de transport de l’électricité à haute tension, ce qu’une cause pendante devant un banc visait explicitement à déterminer.Dans une décision rendue hier après-midi, la Régie estime avoir une bonne raison pour ne pas défendre elle-même son autonomie en ignorant le décret gouvernemental émis après l’ouverture officielle de la cause 3405-98, comme l’a invitée à le faire le Syndicat professionnel des scientifiques de 1TREQ (SPS1) dans une contre-requête.«La Régie, statuent les commissaires Dupont, Frayne et Tanguay, est d'avis que ce n’est pas à elle que revient l'attribution de déterminer la légalité de la Directive numéro 1 et du décret 53-99.Comme l’ont d'ailleurs souligné avec acuité le Regroupement des organismes environnementaux en énergie (ROEE) et le Regroupement national des conseils régionaux de l’environnement (RNCREQ), les actes de l'Administration gouvernementale, lire ici l’Exécutif, sont présumés valides tant et aussi longtemps qu'ils ne sont pas jugés illégaux.En somme, la Régie applique le principe de la présomption de validité relative aux actes de l’Administration.» Renvoyant le fardeau de la contestation (et les frais juridiques) au SPSI et aux organismes environnementaux, les régisseurs réservent toutefois les droits de ces organismes dans cette affaire.La Régie se réserve ainsi entièrement la «possibilité de rendre une décision» en matière de tarifs de transports en décidant éventuellement elle-même ce qui entrera dans ce calcul au lieu de le faire selon les priorités définies par Québec «dans le cas où un jugement d'un tribu nal supérieur invaliderait la Directive numéro 1 et le Décret 53-99», ce qui lui apparaît d’autant plus plausible quelle a été informée de la possibilité d’une contestation juridique des décisions gouvernementales.La Régie avait décidé en septembre d’autoriser un débat en audiences publiques sur les actifs qu’elle devrait admettre ou non comme coût légitime du transport de l’électricité à haute tension.Les écologistes ont contesté Plusieurs regroupements d’écologistes, de consommateurs et d’industriels refusent à Hydro et au gouvernement le droit de faire payer aux Québécois le coût de lignes totalement dédiées aux exportations américaines, comme la ligne Itadisson-Nicolet-Des Cantons (RNDC) ou les millions de la ligne Hertel-Des Cantons, s’il s’avère dans les faits et à l’usage quelle sert elle aussi principalement aux exportations.En imposant ces coûts aux consommateurs québécois, cela permet à Hydro-Québec, soutiennent les groupes, de vendre aux Américains l’électricité d’ici moins cher qu’elle ne coûte réellement, peut-être même à un prix inférieur à celui payé par les Québécois, et de gonfler artificiellement les dividendes versés au gouvernement par une augmentation des ventes américaines grâce à un véritable «dumping» énergétique.Le décret gouvernemental a imposé une fin abrupte aux vifs débats qui s’annonçaient sur ces questions: il a décidé par son décret et la Directive numéro 1 que la Régie devrait inclure dans les tarifs facturés aux consommateurs résidentiels et industriels tous les actifs de transports déjà construits, ce qui inclut les lignes comme la RNDC et les lignes autorisées mais non construites comme Hertel-Des Cantons.Ix?décret impose aussi de facturer aux consommateurs d’ici les dépenses de transport découlant de contrats conclus avant le 27 janvier dernier, ce qui pourrait possiblement englober l’entente intervenue avec Terre-Neuve pour le développement de la Basse-Churchill et les lignes que ce projet lié aux ex|>ortations rendra nécesstiires.Message antinucléaire Ottawa (PC) — Robert McNamara, ancien secrétaire à la Défense au sein du gouvernement américain, comparaît aujourd’hui devant un comité parlementaire à Ottawa pour demander une révision de la politique de l’OTAN relativement aux armes nucléaires.Celui qui tirait les ficelles de la défense américaine sous John Kennedy et Lyndon Johnson, qui a joué un rôle actif dans la guerre du Vietnam et qui a déjà dû surveiller tout un arsenal composé de milliers de bombes à hydrogène est devenu depuis un fougueux pourfendeur des armements nucléaires.«Nous devrions commencer à avoir un vaste débat public sur les solutions de rechange aux armements nucléaires», écrit-il dans le texte qu’il présentera au comité parlementaire.Il faut essayer de vivre dans un monde libre de tout armement nucléaire, selon lui.Cette vision des choses, est contraire à celle de l’OTAN et des Etats-Unis.Sur des chemins inconnus K K N CKDANO KKUTKRS UN COUREUR américain défie le mauvais temps et fait son jogging, à Washington, une ville paralysée par une affreuse tempête ayant laissé un amas considérable de neige: six pouces! Ce fut suffisant pour pour que le gouvernement donne congé à ses employés.Résultat: des embouteillages doublement monstres sur les routes en raison des cristaux blancs et du retour impromptu des fonctionnaires à la maison.Les étudiants vont en cour pour regagner leur droit à la faillite La Fédération canadienne des étudiants estime que la loi fédérale est discriminatoire à leur endroit JULES RICHER PRESSE CANADIENNE Ottawa — 1-a Fédération canadienne des étudiantes et étudiants a annoncé hier qu’elle contestera devant les tribunaux une disposition récente de la Loi sur la faillite qui interdit aux étudiants de déclarer faillite dans les 10 ^ns suivant la fin de leurs études.A l’aide d’un cas type, la fédération illustre sa cause et se dit déterminée à se rendre en Cour suprême s’il le faut.Ijà base de l’argumentation juridique sera la suivante: la loi serait discriminatoire en vertu de la Charte des droits et libertés puisqu’elle confère un statut particulier aux étudiants.Selon la fédération, la disposition législative, entrée en vigueur en 1998, met les étudiants sur le même pied que les fraudeurs et les mauvais payeurs de pensions alimentaires.Ces deux catégories de personnes sont, comme les étudiants, limitées dans leur droit de déclarer faillite.La fédération accuse le gouvernement Chrétien d’avoir imposé aux étudiants une situation intenable.«Le gouvernement a coupé sept milliards de dollars dans l'éducation et il force les étudiants à assumer des dettes impossibles à gérer», a affirmé Elizabeth Carlyle, présidente de la fédération.Les étudiants québécois s’en tirent beaucoup mieux que ceux du reste du pays.Au Québec, la dette étudiante atteint en moyenne 8000 $ tandis qu’ailleurs elle est de 25 000 $.Les frais de scolarité beaucoup plus bas au Québec expliquent cette situation.Un cas type Pour mener sa bataille juridique, la fédération a décidé d’endosser la cause d’une étudiante de la région d’Ottawa, Annick Chénier, qui au terme de ses études s’est retrouvée avec une dette de 63 000 $.Mme Chénier a complété un baccalauréat en sociologie, a fait des études en sexologie et vient de terminer une maîtrise en counseling.Elle juge qu’avec des paiements mensuels de 631 $ par mois (34 % de son salaire) elle est incapable de joindre les deux bouts et voudrait déclarer faillite, ce que lui interdit la loi.En réaction, le ministre fédéral des Finances, Paul Martin, a expliqué que le gouvernement avait décidé de modifier la loi en raison d’une augmentation «substantielle» du nombre des faillites chez les étudiants, soit 38 %.Ottawa a instauré des mesures pour aider les étudiants, dont uneldé-duction d’impôt sur les intérêts des dettes étudiantes, a dit M.Martin.Dans certains cas, ceux-ci peuvent aussi obtenir un congé allant jusqu’à 30 mois sur le paiement des intérêts eux-mêmes.E N H K E F Manif des étudiants contre Merle (Le Devoir) — les 130 étudiants du module de philosophie de l’UQAM ont déserté les cours, hier, pour manifester leur mécontentement vis-à-vis d’un processus d’embauche qui s’éternise depuis un an.Ils avertissent la direction de leur département et celle de i’UQAM qu'ils refusent la candidature de Jean-Christophe Merle.Ui candidature de M.Merle, un citoyen français, avait été retenue de justesse par le département de philosophie mais il n’avait pu être embauché apres que les gouvernements canadien et québécois eurent jugé qu’il se trouvait des candidats canadiens aptes à occuper la fonction convoitée.Ix's étudiants en veulent à M.Merle, qui «s'est abaissé à taxer ses opposants de xénophobie».L’UQAM doit statuer cette semaine sur cette embauche.Nouvelles Obligations d'épargne du Canada Placement sûr et garanti.En vente maintenant.| Émission 59 3,85% AN 1 I Émission 8 4,50% 4,75% 5,25% AN 1 AN 2 AN 3 Taux d’intérêt annuel composé de 4,83 % pour les obligations «C» détenues pendant 3 ans.R DU SOLIDE Les émissions 59 et 8 sont en vente jusqu'au 1avril à votre établissement bancaire ou financier.4 A I.K I) K V I) I II .I.i: M (•; H C II K I) I I 0 M A II S I II II II A :i LE MONTREAL 50 mg Contestation de l’évaluation foncière du Centre Molson JACQUES NADEAU LE DEVOIR M.Parisien présente fièrement une boîte de pilules Viagra, un médicament qu’il utilise depuis deux ans.Des médecins et la compagnie pharmaceutique Pfizer, représentée par Sophie McCann (à droite), ont apporté hier quelques mises en garde sur l’utilisation du médicament.Oui, je le veux Le Viagra fait enfin son entrée au Canada LIA LÉVESQUE PRESSE CANADIENNE Le Viagra n’est pas un aphrodisiaque et n’augmente pas l’appétit sexuel.C’est par cette mise en garde que des médecins et un porte-parole de la compagnie pharmaceutique Pfizer ont confirmé, hier à Montréal, l’approbation par Santé Canada du célèbre et controversé Viagra.Le Viagra est un médicament pour corriger la dysfonction érectile chez l’homme, non un médicament qui accroît l’appétit sexuel ou la libido, a pris soin de préciser le Dr Serge Carrier, urologue à l’Hôpital général juif et au Royal Victoria de Montréal.L’homme qui désire avoir une relation sexuelle devra tout de même être stimulé.Il est recommandé pour les hommes qui ont une incapacité qui persiste et non un problème occasionnel d’érection.Le Viagra sera disponible sur ordonnance seulement, après un examen médical.Les pharmacies pourront l’offrir dans environ trois semaines, a indiqué le directeur médical chez Pfizer Canada, le Dr Pierre Roland.Chaque comprimé coûtera de 12 à 13 $, excluant les honoraires du pharmacien (ceux-ci varient selon la pharmacie).Les comprimés seront disponibles en doses de 25,50 ou 100 milligrammes, en emballages de quatre ou huit comprimés.Le comprimé doit être pris de 30 à 60 minutes avant la relation sexuelle.Son action augmente l’afflux sanguin vers le pénis, ce qui permet d’obtenir et de maintenir une érection I»ridant une période prolongée.1^, Viagra avait été approuvé en mars 1998 aux États-Unis, suscitant un véritable engoue- Mais les pilules bleues ne peuvent rien contre le manque d’appétit ment, voire un mythe.À la suite de rumeurs de décès — 130 personnes qui prenaient du Viagra sont décédées, selon divers relevés —, la Food and Drug Administration a révisé les recherches pour conclure, en novembre 1998, qu’il n’y avait pas de décès directement attribuables au Viagra.Diverses précautions doivent cependant être prises.Par exemple, le D' Pierre Alarie, médecin généraliste œuvrant en santé sexuelle au pavillon Saint-Luc du Centre hospitalier de l’Université de Montréal, rappelle qu’en aucun cas un homme ne devrait consommer à la fois du Viagra et de la nitroglycérine.Un dérivé nitré est parfois prescrit aux gens qui souffrent de maladie cardiaque.La prise combinée de ces deux médicaments peut entraîner une grave chute de tension artérielle.Le Dr Luc Valiquette, urologue au pavillon Saint-Luc du Centre hospitalier de l’Université de Montréal, assure que le Viagra «est sécuritaire lorsque bien utilisé».Ses effets secondaires sont «légers et tratisitoires», notamment des céphalées et indigestions, dit-il.Le D'Alarie a souligné que seulement 10 % des hommes atteints de dysfonction érectile consultent leur médecin, par gêne, et ce, souvent deux ou trois ans après avoir éprouvé leurs premiers problèmes.Cette dysfonction, souligne le médecin, «est souvent le symptôme d’une maladie sous-jacente».Le D'Pierre Roland, du fabricant Pfizer, a indiqué que des essais cliniques étaient en cours avec le Viagra chez la femme puisque celle-ci peut également éprouver des problèmes avec ses tissus érectiles.i ! ; EN BREF Allô, café (Le Devoir) — Plusieurs lecteurs désireux de se procurer du café équitable veulent obtenir l’adresse du Café Rico qui en torréfie et en distribue.Celui-ci est situé au 969, rue Rachel Est.Téléphone: (514) 529-1321.Pour plus de renseignements sur les autres points de vente, communiquez avec Equiterre: 522-2000, ou Oxfam-Québec: (514) 937-1614.Ix?café équitable est acheté aux planteurs regroupés en coopératives à des prix plus élevés que la normale, dans un souci de justice sociale.f Isabelle GRONDIN Louise GIRARD mon premier uocabuiaire L’abc du sauoir.192 pages - 18,95 S UERIN )B42-3481 En uente dans taules les librairies Édition 1999 Les Phénix de / environnement un concours unique au Québec pour /f-2—Pç\ souligner Les Phénix l’excellence! de l’environnement 22 prix en jeu ! Conservation de la biodiversité Utilisation durable des ressources Systèmes de gestion environnementale Innovation technologique et exportations Récupération Recyclage Éducation et sensibilisation Jeunesse Un conflit d’intérêts retarde les audiences Molson souhaite mettre fin à une taxation «abusive» de son amphithéâtre KATHLEEN LÉVESQUE LE DEVOIR Sitôt commencées, les audiences devant le Tribunal administratif du Québec au sujet de la contestation de l’évaluation foncière du Centre Molson ont été suspendues pour des raisons de conflit d’intérêts.En fait, le procureur de Molson, Pierre Galardo, défend également les intérêts du Canadien Pacifique, société liée au dossier.M' Galardo a donc demandé à être relevé de son mandat auprès de CP, dont les avocats ont réclamé un délai pour préparer leur défense.Les audiences reprendront le 19 mars.De plus, les services de l’expert en évaluation Benoît Egan ont été retenus tant par Molson que par CR Par ailleurs, M.Egan travaille pour la firme comptable Raymond Chabot Grant Thornton, qui fait la vérification annuelle des états financiers de la Communauté urbaine de Montréal (CUM).Or c’est la CUM qui établit l’évaluation foncière.Faut-il y voir un conflit d’intérêts potentiel?«Je ne pense pas, a commenté au Devoir Serge Chevalier, vice-président de la firme pour la région de Montréal.C’est connu de la CUM qu'on représente Molson.Et en vérification, on ne peut pas questionner le rôle d'évaluation.» Avec l’amorce de cette complexe affaire, les propriétaires de l’amphithéâtre du Centre Molson ont rompu le silence des dernières semaines, réagissant entre autres aux déclarations des autorités politiques de la Ville de Montréal, qui voient dans la contestation de Molson une menace à l’édifice fiscal.«On veut mettre fin à la situation abusive des taxes.[.| On ne veut pas amener ce dossier-là sur la voie politique.On l’a essayée et ç'a abouti à une impasse», a commenté Bernard Brisset, vice-président aux communications du Centre Molson.Depuis trois ans, Molson a tenté d’obtenir une importante réduction de taxes en s’adressant notamment au gouvernement du Québec.Le tollé populaire a eu raison des promesses issues des officines politiques.M.Brisset souligne d’ailleurs que c’est à l’invitation des politiciens municipaux et provinciaux que Molson a fait appel au Tribunal administratif du Québec (TAQ).Une affaire de gros sous Construit au coût de 235 millions, le Centre Molson ne vaudrait plus que 35 millions, selon ses propriétaires.Si le TAQ devait donner raison à Molson, le compte de taxes pourrait fondre de son montant actuel de 9,6 millions à moins de un million.De gros sous sont en jeu, d’autant plus que Montréal pourrait également être obligé de rembourser les années de taxes perçues, soit plus de 50 millions.Molson n’est toutefois pas la seule entreprise à contester la valeur de sa propriété.Il y a 146 dossiers de contestations contre Montréal, ce qui représente 1,2 milliard sur une valeur foncière totale de 59 milliards.Le gouvernement du Québec est l’un de ces plaignants avec le Palais de justice (142,6 millions) et la prison de Bordeaux (45 millions).Décision du comité de déontologie policière Deux policiers du SPCUM sont suspendus pour arrestation et détention illégales d’un citoyen PRESSE CANADIENNE Pour avoir arrêté et détenu illégalement un citoyen, les agents Frank Côté et Michel Julien, du Service de police de la Communauté urbaine de Montréal (SPCUM), sont suspendus de leurs fonctions pour deux jours.Dans le cas de l’agent Côté, qui a rédigé un rapport qu’il savait faux, il devra s’abstenir de se présenter au travail pendant dix autres jours.Telles sont les décisions rendues hier par un comité de déontologie policière.Les faits sont les suivants.En décembre 1995, les agents Côté et Julien, qui patrouillaient dans les rues de Montréal, aperçoivent un individu qui entre dans un édifice.Les policiers attendent qu’il en ressorte puis l’interpellent, l’arrêtent et le fouillent.Ils trouvent sur lui un sachet de drogue.Il est arrêté et accusé de possession de stupéfiants.Au moment du procès, en mars 1997, l’agent Côté est venu dire au juge Pierre Brassard, de la Cour du Québec, qu’avant d’arrêter l’individu en question, il avait consulté le Centre de renseignements policiers du Québec pour savoir s’il avait quelque chose à se reprocher.Au cours de son témoignage, le policier Côté a dit qu’il avait mené la consultation à 16h, comme l’indiquait son rapport rédigé peu après l’arrestation de l’individu.Des irrégularités Un préposé au Centre de renseignements policiers du Québec, Louis Lefebvre, a pour sa part indiqué au juge que la demande de renseignements avait plutôt été faite à 16h23.Voyant que la consultation avait été menée après l’arrestation, le juge Brassard a acquitté le citoyen de l’accusation portée contre lui parce qu’il jugeait que l’arrestation, la fouille et la détention effectuées étaient illégales.Devant le comité de déontologie policière saisi de l’affaire, les deux policiers ont reconnu le bien-fondé des plaintes portées contre eux.«Les policiers savaient que la vérification au Centre de renseignements policiers du Québec avait été faite après l’arrestation pour possession de stupéfiants», écrit le comité dans sa décision.Le policier Côté travaille au SPCUM depuis huit ans tandis que l’agent Julien est en poste depuis 12 ans.Outre les journées de suspension, les policiers ont également été réprimandés pour avoir mené une fouille illégale.Établissement privé mixte membre du réseau international des établissement français à l’étranger PROGRAMMES OFFICIELS FRANÇAIS AVEC COMPLÉMENTS QUÉBÉCOIS Examens d’aefenssion Le 20 mais 1999 (secondaire et collégial) Le 16 avril 1999 (primaire) C4NADA O’UHÉTABr* PREMATERNELLE, MATERNELLE ET PRIMAIRE 4700.rue Fulton.Montréal H3W 1T9 (514)735-6570 ou (514) 735-6579 SECONDAIRE ET COLLEGIAL 4635, Chemin Queen Mary Montréal H3W 1W3 (514) 737-1177 ctU£HCt Internet mariedefrance.qc c a Faites valoir vos réalisations ! Date limite pour soumettre sa candidature: 18 mars 1999 Gala des Phénix 20 mai 1999 Salle Claude-Champagne (Université de Montréal) Pour plus d’information : (514) 987-8094 Une initiative de: Collecte sélective Québec • Ministère de l’Environnement du Québec • Ministère de l’Industrie et du Commerce du Québec • RECYC-QUÉBEC • Fondation québécoise en environnement • Grappe de développement des industries de l’environnement inc.Commanditaires: A.Lassonde Inc.” A Bell I (2§c_ m s\o A D1C L K I) E V 0 I It .L K M K It (' It E I) I 10 M A It S I !> !» !» A 4 Téléphone: 985-3344 Télécopieur: 985-3340 AVIS PUBLICS Sur Internet: www.offres.ledevoir.com AVIS PUBLICS HEURES DE TOMBEE Les réservations doivent être faites avant 16h00 pour publication deux (2) jours plus tard.Publications du lundi: Réservations avant 12 h 00 le vendredi Publications du mardi: Réservations avant 16 h 00 le vendredi Tel.: 985-3344 Fax: 985-3340 COMMISSION __SCOLAIRE AVIS PUBLIC AVIS PUBLIC est par la présente donné, en conformité avec les dispositions contenues aux articles 162 et 392 de la Loi sur l'instruction publique (L.R.Q.ch.1-13.3), à l'effet que le Conseil des commissaires de la Commission scolaire Marguerite-Bourgeoys, a adopté le 8 mars 1999, à titre de projet, le règlement CC-1-1999 par lequel le Conseil des commissaires de la Commission scolaire Marguerite-Bourgeoys fixe la tenue de ses séances ordinaires, à 19 h 30, aux dates et lieux suivants : 3 mai 1999 Centre Katimavik 880, rue Cardinal, St-Laurent 7 juin 1999 Centre administratif 1100, boulevard Côte Vertu, Saint-Laurent 23 août 1999 Centre administratif 1100, boulevard Côte Vertu, Saint-Laurent 7 septembre 1999 Centre administratif 1100, boulevard Côte Vertu, Saint-Laurent 4 octobre 1999 Centre administratif 1100, boulevard Côte Vertu, Saint-Laurent 1* novembre 1999 Centre administratif 1100, boulevard Côte Vertu, Saint-Laurent 6 décembre 1999 Centre administratif 1100, boulevard Côte Vertu, Saint-Laurent 10 janvier 2000 Centre administratif 1100, boulevard Côte Vertu, Saint-Laurent 7 février 2000 Centre administratif 1100, boulevard Côte Vertu, Saint-Laurent 6mars2000 Centre administratif 1100, boulevard Côte Vertu, Saint-Laurent 3 avril 2000 Centre administratif 1100, boulevard Côte Vertu, Saint-Laurent 1« mai 2000 Centre administratif 1100, boulevard Côte Vertu, Saint-Laurent 5 juin 2000 Centre administratif 1100, boulevard Côte Vertu, Saint-Laurent Toute personne désirant prendre connaissance de ce projet de règlement peut le faire en se présentant au secrétariat général de la Commission scolaire Marguerite-Bourgeoys au 4434, boulevard Décarie à Montréal entre 8 h 30 et 16 h 30, du lundi au vendredi.Ce règlement avec ou sans modification sera adopté lors de la séance du 6 avril 1999 du Conseil des commissaires, conformément aux dispositions précitées de la Loi sur l'instruction publique.Alain Gauthier, Secrétaire Général 1100, boulevard Côte Vertu Saint-Laurent (Québec) H4L4V1 Donné à Montréal, ce 10 mars 1999.Avis public Ville de Montréal Service du greffe Étude de programmes de développement 2133, boulevard de Maisonneuve Est Pétro-Canada sollicite l'approbation de la Ville de Montréal pour la construction et l’occupation d'une nouvelle station-service sur le terrain situé au 2133, boulevard de Maisonneuve Est.L'emplacement est localisé à l'angle nord-ouest du boulevard de Maisonneuve et de l'avenue de Lorimier, tel qu'illustré sur le croquis ci-dessous.4085, rue Bélanger Est La Pétrolière Impériale (Esso) sollicite l’autorisation de la Ville de Montréal pour la construction et l'occupation d'une station-service située au 4085, rue Bélanger Est.L'emplacement est situé à l'angle nord-ouest du boulevard Pie-IX et de la rue Bélanger tel qu’illustré sur le croquis ci-dessous.NELSON BOUL.DE RUE BÉLANGER MAISONNEUVE E.Le projet présente les caractéristiques suivantes: • démolition du bâtiment actuel: • acquisition et démolition du bain Laviolette; • acquisition d'une partie de la rue Nelson; • construction d'un nouveau bâtiment de 1 étage d’environ 213 mètres carrés comprenant un dépanneur et un établissement de restauration rapide (service de commande à l'auto seulement); • installation de 4 îlots de pompes à essence; • aménagement de 7 cases de stationnement.Ce projet déroge à la réglementation municipale quant à la hauteur, à l'alignement de construction et au nombre maximum de cases de stationnement.En outre, le bruit produit au moyen d'appareils sonores pour le service à l'auto projeté contrevient au Règlement sur le bruit (R.R.V.M., c.B-3).Conformément au Règlement sur la procédure d'approbation de projets de construction, de modification ou d'occupation et sur la Commission Jacques-Viger (R.R.V.M., c.P-7), tout intéressé qui désire formuler des commentaires relativement à ce programme doit le faire par écrit au plus tard le 22 avril 1999, en mentionnant le numéro de référence S980545072, à l'attention du greffier, bureau R.113A, hôtel de ville, 275, rue Notre-Dame Est, Montréal H2Y 1C6.Un document d'information peut être consulté aux bureaux Accès-Montréal Ville-Marie, 275, rue Notre-Dame Est (872-6395) et Plateau-Mont-Royal -Centre-Sud, 1374, avenue du Mont-Royal Est (872-6752).Pour plus d'information, veuillez communiquer avec le Service de l’urbanisme au 872-5985.Les principales caractéristiques du projet sont: - la démolition des constructions existantes; - la construction d'un nouveau bâtiment principal d'un étage d’environ 135 m’ abritant un dépanneur et un lave-auto automatique d'environ 110 m’; - la construction d'une marquise intégrée au bâtiment et abritant 4 îlots de distribution d'essence; - l'aménagement de 4 unités de stationnement et d'une unité de chargement.Ce projet déroge à la réglementation municipale quant à certains des usages permis, au nombre minimal d’étages exigé, au mode d'implantation, aux alignements de construction, à la superficie maximale d'enseigne exigée, au nombre et à la localisation des unités de stationnement.Conformément au Règlement sur la procédure d'approbation de projets de construction, de modification ou d'occupation et sur la Commission Jacques-Viger (R.R.V.M., c.P-7), toute personne intéressée peut transmettre par écrit ses commentaires sur le projet, en mentionnant le numéro de référence S990489007, au plus tard le 22 avril 1999, à l’attention du greffier, bureau R-113A, hôtel de ville, 275, rue Notre-Dame Est, Montréal H2Y 1C6.Un document d'information peut être consulté aux bureaux Accès Montréal Ville-Marie, 277, rue Notre-Dame Est (872-6395) et Accès Montréal Saint-Michel, 7511, rue François-Perrault (872-6375).Pour plus d'information, veuillez communiquer avec le Service de l'urbanisme au 872-5985.Montréal, le 10 mars 1999 Le greffier, M* Léon Laberge Jean Fortin & Associés Inc.Syndic de faillite -Agent gestionnaire AVIS AUX CRÉANCIERS DE LA PREMIÈRE ASSEMBLÉE Dans îallaire de la laillile de : 9008-7446 QUÉBEC INC., corporation légalement constituée, aussi connue sous le nom de •< Donlnl Pizzeria », ayant son siège social et sa place d'affaires au 3000, boul.des Laurentides à Vimont - Laval (QC) H7K 3G5.AVIS est donné que 9008-7446 QUÉBEC INC.a fait cession de ses biens le 25* jourde février 1999 et que la première assemblée des créanciers sera tenue le 18 mars 1999, à 10 h 30 de l'avant-midi, au bureau du Syndic, 7744, rue Sherbrooke Est, bureau 101, Montréal (QC).Daté à Montréal (QC), ce 3 mars 1999 Jean Fortin & Associés Inc.7744, rue Sherbrooke Est Bureau 101 Montréal (Québec) H1L1A1 Tél.: (SI 4) 356-3260 I .n.il • Drummondxillc Montrc.il * I on*;urinl Sorrl • St-Hv.H inllir si-|t‘.in • ( h.ittMUUU.n AVIS AUX CRÉANCIERS DE LA PREMIÈRE ASSEMBLÉE Dans l'affaire de la faillite de : RESTAURANT SOTTO VOCE INC., société légalement constituée ayant sa place d'affaires en la ville et division de Montréal, province de Québec au 7995 boul.Maurice-Duplessis.AVIS est par la présente donné que RESTAURANT SOTTO VOCE INC, a déposé une cession le 5' jour de mars 1999 et que la première assemblée des créanciers sera tenue le 18 mars 1999 à 10 h 00.au bureau du syndic situé au 1255 University.bureau 1606, Montréal.Québec.DONNÉ à Montréal, ce 10 mars 1999.de Biur-TiEMiutr S associés me.1255, rue University Bureau 1608, Montréal (Québec) H3B3X3 Tél.: (514) 875-1363 Téléc.: (514) 875-1336 AVIS DE LA PREMIÈRE ASSEMBLÉE DES CRÉANCIERS Article 102(4) Dans l'affaire de la laillile de: « PEINTRES ET DÉCORATEURS PREMIER CHOIX INC.», ayant sa place d'affaire au 2233, boul.Henri-Bourassa Est, bureau 11 à Montréal.Débitrice Avis est par les présentes donné que la faillite de .PEINTRES ET DÉCORATEURS PREMIER CHOIX INC.» est survenue le 5 mars 1999 et que la première assemblée des créanciers sera tenue le 18 mars 1999 è 10 heures de l'avant-midl au bureau du Syndic.Daté à Anjou, ce 5" jour de mars 1999.Yves E.Morin, CA, CIP, Syndic 6610, boulevard Les Galeries d'Anjou Bureau 204 Anjou (Québec) H1M 2T4 Tél.: (514) 493-4704 Fax: (514) 493-0811 PROVINCE DE QUÉBEC, DISTRICT DE LAVAL, COUR DU QUÉBEC, NO: 540-61-013474-983, Percepteur des Amendes de Laval, Partie demanderesse -vs- Locita Jean-Julien, Partie délenderesse.Que le 24 mars 1999 à 11h00 soil au 436 rue Cartier ouest à Laval je procéderai à la vente des biens suivants saisis en celle cause soit: 1 caisse enregistreuse, 3 congélateurs et autres biens.ETUDE.JACQUES DESJARDINS, HUISSIER DE JUSTICE.3095 Édouard Montpetit.» 103 à Chomedey, H7T1V3, (450) 808-1340 PROVINCE DE QUEBEC.DISTRICT DE MONTRÉAL, COUR DU QUÉBEC, N0: 500-22-024858-980, BLAIN PAQUIN, Partie demanderesse -vs-GAETAN LEMIEUX, Partie délenderesse.Que le 24 de mars 1999 LOI SUR LA FAILLITE ET L'INSOLVABILITÉ AVIS DE LA PREMIÈRE ASSEMBLÉE Article 102(4) DANS L'AFFAIRE DE U FAILLITE: 3096-5891 QUÉBEC INC.Personne morale légalement constituée ayant ses siège social et principale place d'affaires au 1083, Côte du Beaver Hall, dans les ville et district de Montréal, province de Québec, ayant opéré sous la raison sociale CAFÉ BISTROT AL.VAN HOUTTE.Avis est par les présentes donné qu'une cession de biens a été déposée par la compagnie précité le 5* jour de mars 1999 et que la première assemblée des créanciers sera tenue le 26* jour de mars 1999 à 10 h 00 au bureau du syndic à l'adresse indiquée ci-dessous.GROUPE PIGEON & ASSOCIÉS SYNDIC INC.France Pigeon, c.g.a., CIP 6455, RUE JEAN-TALON EST BUREAU 900 MONTRÉAL, P.Q.H1S3E8 TÉL.: (514) 899-7733 TÉLÉC.: (514) 899-7727 COMMUNAUTE URBAINE , DE MONTREAL AVIS D'ENTRÉE EN VIGUEUR Ville de Montréal Service du greffe Article 36a de la Charte 3' Avis Avis en vertu de l'article 36a de la Charte de la Ville de Montréal Le chef de la division géomatique au Service des travaux publics et de l'environnement a approuvé, le 11 février 1999, en vertu de la résolution CE94 02575 du comité exécutif du 21 décembre 1994 lui déléguant ce pouvoir, la description de ruelle suivante, afin que la Ville en devienne propriétaire en vertu de l’article 36a de la charte: Description «Ruelle située à l'est de la rue Parthenais, au sud de la rue Ontario, faisant partie du cadastre du quartier Sainte-Marie, circonscription foncière de Montréal, plus explicitement décrite comme suit: • Les lots 1468-1 (ruelle), 1468-8 (ruelle) et 1483 B-1 (ruelle)» (D990455004) Le droit à une indemnité en égard à cette acquisition doit être exercé par requête devant le Tribunal administratif du Québec, dans l’année qui suit la troisième publication du présent avis.Cet avis est le troisième que la Ville est tenue de publier.Montréal, le 10 mars 1999 Le greffier, M‘ Léon Laberge CHSIIOC inc.Le Conseil de la Communauté urbaine de Montréal, à son assemblée régulière tenue le 17 juin 1998, a adopté le règlement suivant : Réglement 90-4 : “Règlement modifiant le règlement 90 relatif à l’assainissement de l’air".Ce règlement est entré en vigueur le 8 juillet 1998, date de sa publication dans le journal, sauf pour ce qui est des dispositions relatives aux méthodes de prélèvement, d’analyse et de calcul d'un polluant de l'atmosphère ou de substances dont l’émission dans l'atmosphère peut constituer un polluant ainsi que des dispositions qui habilitent le directeur du service responsable de l’assainissement de l'atmosphère ou tout autre fonctionnaire de la Communauté qu'il désigne à faire installer les ouvrages et dispositifs qu'il juge nécessaires pour permettre le prélèvement et l'analyse d’une source de pollution de l'atmosphère.Ces dispositions ont été approuvées par le ministre de l'Environnement le 24 février 1999 et entrent en vigueur aujourd'hui.Ce règlement peut être consulté au Secrétariat de la Communauté, 1550, rue Metcalfe, bureau 1407, Montréal.Avis public APPEL DE SOUMISSIONS NO 98-523 ENTREPRENEUR POUR LA FOURNITURE, SUR DEMANDE, DE SERVICES D’ÉLECTRICIENS AU CASINO DE MONTRÉAL Clôture: le 9 avril 1999,11 h, heure locale Casiioc inc., filiale de Loto-Québec, désire recevoir des offres d’entrepreneurs relativement à la fourniture, sur demande, de services d'électriciens pour le Casino de Montréal.Le présent appel de soumissions s'adresse aux entreprises ayant la capacité de répondre aux conditions contenues dans le document qui est disponible pour examen et qui peut être obtenu contre un paiement non remboursable de 50 S présenté sous forme de chèque certifié ou de mandat-poste lait à l'ordre de Lolo-Québec, du lundi au vendredi, de 9 h à 12 h et de 13 h 30 à 16 h, à: Casiioc inc.Direction de l'approvisionnement de Loto-Québec 500, rue Sherbrooke Ouest, t9e étage Montréal (Québec) H3A 3G6 Aucune soumission reçue après le délai ne sera acceptée.Pour être admissible à présenter une soumission, le soumissionnaire doit répondre aux critères suivants: • avoir obtenu le document d'appel de soumissions directement de la Direction de l'approvisionnement de Loto-Québec et avoir acquitté les trais de prise de possession; • avoir un bureau d’affaires au Québec; • être accrédité auprès de la Régie du bâtiment du Québec (R.B.Q.); • avoir une expérience de cinq (5) ans dans la construction industrielle/institutionnelle et dans la réalisation de travaux d'entretien préventif et correctif et en faire la démonslration; • pouvoir fournir, en une seule lois, une équipe d'au moins quatre électriciens sur le site, lesquels doivent posséder un minimum de cinq (5) années d’expérience dans les lâches d’entretien du secteur induslriel/institutionnel; • fournir avec sa soumission: - une garantie de soumission en laveur de Casiioc inc., au montant de 5000 $, présentée sous la lorme d'un chèque certifié, d'une traite bancaire, d'une lettre de garantie bancaire irrévocable ou d'un cautionnement de soumission; et - une convention relative à l'émission d'un cautionnement d'exécution de 20 000 $ ou un engagement d’une banque à charte du Canada ou d'une Caisse populaire à émettre, à la suite de l’adjudication d'un contrat au soumissionnaire, une lettre de garantie bancaire irrévocable de 20 000 $ en faveur de Casiioc.Tout soumissionnaire du Québec dont l'entreprise compte plus de 100 employés doit, pour se voir adjuger un contrat de 100 000 $ et plus, s'engager au préalable à implanter un programme d'accès à l’égalité à l’emploi, conforme à la Charte des droits et libertés de la personne du Québec (L.R.Q., c.C-12), et détenir une attestalion à cel effet.De même, un soumissionnaire hors du Québec mais au Canada, dont l'entreprise compte plus de 100 employés, devra fournir au préalable une attestation à l'effet qu'il s'est déjà engagé au programme d’équité en emploi de sa province ou de son territoire s'il en est ou, à défaut, à un programme fédéral d'équilé en emploi.Casiioc inc.ne s'engage à accepter ni la plus basse ni toute autre soumission reçue.Toute information peut être obtenue auprès de Richard Giroux au numéro (514) 499-5125.Claude Lachance Directeur Approvisionnement Émis le 10 mars 1999 à 14h00, au 190 du Liseron à Sle-Julie, je procéderai à la vente des biens suivants saisis en cette cause soit: t imprimante de marque Nashua, 1 fax de matque Brother et autres biens.ÉTUDE.JACQUES DESJARDINS, HUISSIER DE JUSTICE, 3095 Édouard Montpetit, (t 103 à Chomedey, H7T1V3, (450) 808-1348 PROVINCE DE QUEBEC, DISTRICT DE MONTREAL, COUR DU QUEBEC, N0:500-22-023241-980, GUS CANADA INC.DIVISION LÉGARÉ, Paitie demanderesse -vs- MANON CLOUTIER.Partie défenderesse.Que le 24 mars 1999 à HhOO soit au 795 rue Darveau à Longueuil.)e procéderai à la vente des biens suivants saisis en cette cause soit: t téléviseur de marque Sanyo, 1 mobilier de chambre à coucher 6 morceaux et autres biens.ETUDE.JACQUES DESJARDINS, HUISSIER DE JUSTICE, 3095 Édouard Montpetit.» 103 à Chomedey, H7T1V3, (450) 808-1348 CANADA, PROVINCE DE QUÉBEC, DISTRICT DE TERREBONNE, COUR DU QUEBEC.NO: 700-01-015065-975 ET 700-01-014952-975.Percepteur des amendes -c- Marc-André Lamarre.PRENEZ AVIS que le 22 mars 1999 à 13h00, au 900 Bl.Proulx, Pointe-Calumet.district de Terrebonne, seront vendus par autorité de justice, les biens et effets de Marc-André Lamarre saisis en cette cause, consistant en: Une auto Toyota Tercet 1989, 2 portes, blanches, * plaque KNH 915.* série: JT2EL31G9K0321931.Conditions: Argent comptant ou chèque visé.St-Eustache, le 08 mars 1999.Gilles Anctil, huissier de justice, 259 Bl.Arthur Sauvé.Sl-Eustache, Qc, J7P 2A9,Tél.: (450) 472-3637, tax: (450) 472-9011 CANADA, PROVINCE DE QUÉBEC, DISTRICT DE MONTRÉAL, COUR DU QUÉBEC, NO.500-01-053934-987.PERCEPTEUR DES AMENDES / POUR & AU NOM DU PROCUREUR GÉNÉRAL DU QUÉ„ Partie demanderesse -vs- ROMAIN, DAVID.Partie délenderesse.Le 22 mats 1999 à 15h00 heures, au 7180, 9e Avenue, App.f.Montréal, Qc.district de Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et effets de: ROMAIN DAVID, saisis en cette cause, consistant en: 1 vidéo VHS de marque General Electtic coul.grise & acc., t téléviseur couleur 12", coul.brune & acc,.1 lour micro-ondes de marque Sanyo coul.blanche & acc.el autres.Conditions: ARGENT COMPTANT eVou CHEQUE VISÉ.Information: MICHEL LANDRY huissier du district de Montréal.Albertson & Associés, HUISSIERS -514-278-2414 - Fax.278-9667, 7012, boul.St-Laurent, suite 205, Montréal, PQH2S3E2 CANADA.PROVINCE DE QUÉBEC.DISTRICT DE MONTRÉAL, COUR DU QUÉBEC, NO.500-61-049258-974, N0.500-01-058408-987.PERCEPTEUR DES AMENDES / POUR & AU NOM DU PROCUREUR GÉNÉRAL DU QUÉ„ Partie demanderesse -vs- PELLERIN, LUC, Partie délenderesse.Le 22ième joui de mars 1999 à 10h00, au 6335 A, ave.Languedoc, Montréal, Qc, district de Montreal, seront vendus par autorité de Justice les biens et effets de: PELLERIN, LUC, saisis en celte cause, consistant en: 1 vidéo de marque Samsung coul.noire & acc., t téléviseur ERRATUM Veuillez noter que l’assignation dans la cause NO.750-12-009699.999 parue dans te Devoir, le jeudi 25 lévrier 1999 aurait du se lire comme suit : NO.750-12-009699-997.Wm Raymond Chabot inc.LOI SUR LA FAILLITE ET L'INSOLVABILITÉ Dans l'affaire de la faillite de : 9009-3352 QUÉBEC INC Avis est par les présentes donné que la faillite de 9009-3352 QUÉBEC INC , faisant affaires sous la bannière « Serge Daoust » au 56.rue de Martigny ouest, St-Jérôme (Québec) J7Y 2E9, est survenue le 26 février 1999, et que In première assemblée des créanciers sera tenue le 19 mars 1999 & 10 h 00, au bureau du syndic, 370,chemindcChambly, bureau 300, Longueuil (Québec).FAIT À LONGUEUIL, le 8 mars 1999.RAYMOND CHABOT INC.Ès qualités de syndic de l'actif de 9009-3352 Québec Inc.Claude Trudeau, CA, CIP Édifice Richelieu 370, chemin de Chambly Bureau 300 Ixmgucuil (Québec) J4H 3Z5 Tél.: (450)679-5510 Téléc.: (450)679-5511 de marque Hitachi coul.noire & acc., 1 divan 3 places en tissu beige & acc.el autres.Conditions: ARGENT COMPTANT el/ou CHEQUE VISE Information: MICHEL LANDRY huissier du district de Montréal.Albertson & Associés.HUISSIERS - 514-278-2414 -Fax.278-9667, 7012.boul.St-Laurent.suite 205, Montréal, PC H2S 3E2 CANADA.PROVINCE DE QUEBEC, DISTRICT DE MONTRÉAL.CUR DU QUÉBEC, DIVISION DES PETITES CREANCES, NO.500-32-034034-985.Le greffier pour et au nom de FERNANDO MACEIRINHA, Partie demanderesse -vs- GEORGE DERMEST10V, Partie délenderesse.Le 22 mars 1999 à 14h00 heures, au 7495.Chester, app.20, Montréal, Qc, district de Montréal, seront vendus par aulorilé de Justice les biens et effets de: GEORGE DERMESTIOV, saisis en cette cause, consistant en: 1 véhicule automobile de marque Pontiac Transport, 3 polies, bleu turquoise, année 1996, immatriculé au Québec.1 téléviseur Samsung noir & acc,, 1 micro-ondes Toshiba noir & blanc & acc.et autres.Conditions: ARGENT COMPTANT ol/ou CHEQUE VISE Information: MICHEL LANDRY huissier du district de Montréal.Albertson & Associés, HUISSIERS - 514-270-2414 -Fax.278-9667.70)2, boul.St-Laurent, suite 205, Montréal.PQ H2S 3E2 CANADA, PROVINCE DE QUEBEC, DISTRICT DE MONTRÉAL IN RE: LA SUCCESSION DE FEU HYMAN RUDNITSKY AVIS DE CLOTURE D'INVENTAIRE (ARTICLE 795 C.C.Q.) Avis est par les présentes donné que, à la suite du décès de feu Hyman Rudnilsky, en son vivant domicilié dans la ville el district de Montréal, survenu le 22 avril 1998, un inventaire des biens du défunt a été (ait par les liquidateurs successoraux, le 17 lévrier 1999.conformément à la loi.Cet inventaire peut être consulté par les intéressés, à l'élude de Mes Aspler Bernier, avocats et procureurs, sise au 1 Westmount Square.Suite 1750, Westmount, Québec H3Z 2P9.Date: le 17 lévrier 1999 Dr.William Shaffir Me Barry Sookman Liquidateurs CANAnA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL NO: 500-12-246082-998 COUR SUPÉRIEURE PRÉSENT GREFFIER ADJOINT HERMANIE LOUIS Partie demanderesse c.NIMAGA BOUBACARI Partie délenderesse ASSIGNATION ORDRE est donné à NIMAGA BOUBACARI de comparaître au greffe de cette cour situé au Palais de Justice de Montréal, 10 est, rue St-Antoine, Montréal, Salle 1.100, dans les trente jours de la date de la publication du présent avis dans Le Devoir.Une copie de la déclaration en divorce a été remis au greffe à l'intention de NIMAGA BOUBACARI.Lieu: Montréal Dale: 05 mars 1999 PAUL LA RUE GREFFIER ADJOINT CANADA PROVINCE DE QUÉBEC NO:SOO-22-028525-909 COUR DU QUÉBEC PRÉSENT GREFFIER ADJOINT COMMISSION DES NORMES OU TRAVAIL Partie domandorosso c.9010-1916 QUÉBEC INC.ET ANDREA CORTELLAZZ1 Parties défenderesses conjointes et solidaires ASSIGNATION ORDRE est donné à 9010-1916 QUÉBEC INC.ET ANDREA CORTELLAZZI de comparaître au greffe de cetto cour situé au 1 rue Notre-Dame Est, salle 1.100 dans les trente (30) jours de la date de la pubh cation du présent avis dans le journal LE DEVOIR.Une copia la présente Déclaration selon la procédure allégée, avis à la paitie défenderesse, liste des pièces et pièces a été romise au grotte à l'attention de 9010-1916 QUÉBEC INC.ET ANDREA CORTELLAZZI.Lieu : Montréal Dale : 18 février 1999 RITA CADIEUX GREFFIER ADJOINT Cité de Dorval APPEL D’OFFRES La Cité de Dorval requiert des soumissions pour la fourniture des biens et services suivants : Nettoyage et tonte des espaces verts autoroute 20 et 520 -1999-2000-2001 T.P.1999-08 Les soumissions seront reçues jusqu'au lundi 29 mars 1999 à 15 h au 60, avenue Martin, Dorval (Québec) et seront ouvertes immédiatement après l'heure limite.La ville mentionnée ne s’engage pas à accepter la plus basse ni aucune des soumissions.Pour toute information concernant cet appel d'offres, incluant documents et conditions de soumission, appelez sans trais du lundi au vendredi, de 9 h à 21 h.en spécifiant le numéro du dossier.1-800-256-7774 Un service de l’U.M.Q.PROVINCE DE QUEBEC VILLE DE LAVAL APPEL D’OFFRES AVIS est par la présente donné qu'on recevra à l'hôtel de ville, des soumissions pour l'exécution des travaux suivants: No 7888 Travaux d'égouts, d’aqueduc, de drainage, d'excavation et de fondation granulaire sur une partie des rues Jacob et Jalbert ainsi quo sur une partie des lots 209 el 210 du cadastre de la paroisse de Ste-Rose (règlement numéro L-9544-D) Seules les soumissions identifiées clairement sur l'enveloppe extérieure quant au numéro de la soumission el au nom de l'entrepreneur, présentées sur les formules préparées à cel effet el remises sous pli cacheté au Greffier de Ville de Laval au 1, Place du Souvenir, Chomedey, Ville de Laval, avant la 11- heure du mardi 30 mars 1999 seront ouvertes à 12 heures (midi) ce même jour en la salle du Conseil de l'hôtel de ville.Seront considérées toutes soumissions préparées sur les formules fournies par la Ville de Laval et qui seront trouvées conformes aux conditions énumérées audit cahier des charges.Les plans, cahiers des charges et formules de soumissions, de même que loul autre renseignement d'ordre technique pourront être obtenus au Service do l'ingénierie, 3, Place Laval, bureau 300, Chomedey, Ville de Laval, du lundi au jeudi inclusivement entre 8h15 el 12 heures (midi), et ce, moyennant un dépôt de 40 $ non remboursable.La Ville de Laval se réserve toutefois le privilège de n'accepter ni la pus basse ni aucune des soumissions el de n'encourir aucune poursuite ou réclamation pour Irais ou pertes subis par les soumissionnaires.DONNÉ À LAVAL ce 10 mars 1999 Ai Me Guy Collard, greffier ILM.PANADA PROVINCE DE QUÉBEC Disiricl de Montréal Numéro 500-04-0)7824-997 COUR SUPÉRIEURE PRÉSENT GERFFIER ADJOINT JANINAMENEGHEL Partie demanderesse °- ; ; ; ALLAN ELLIOT Partie délenderesse ASSIGNATION ORDRE esl donné à Allan Elliot de comparaître au greffe de cette cour situé au 1, est rue Notre-Dame à Montréal, salle 1.100 dans les 30 jours de la date de la publication du présent avis dans Le Devoir.Une copie de la déclaration in déchéance, d'autorité parentale a $é ; remise au greffe à l'intenlion de Alhri > Elliot.Lieu: Montréal Dale: 03 mars 1999 MICHEL MARTIN AVIS À TOUS NOS ANNONCEURS Veuillez, s'il vous plaît, prendre connaissance de votre annonce et nous signaler im média tentent toute anomalie qui s'y serait glissée.En cas d'erreur de l'éditeur, sa responsabilité se limite au coût de la parution.!4 ! > i j 11 t /.« .Il S 2 h 4l DU MATIN Vous les informeriez de votre maladie de coeur et de vos médicaments,' 2 h 59 DU MATIN Si vous repreniez connaissance.SI i ( « » I jfD Medic Alert PARLE POUR VOUS 1-S00-668-6381 www.medicaiert.ca « « I • I « » < I : II IÜ ‘l’o/re di/i !/n memorium, Jiutes-le entre deux (uttenwnts de cœur.()iv/t facile, /instant d'un cou/> deJd.1 888 473-4636 et nous ennerrons une carte à fa mémoire de letre cher.FONDATION DC S MALADIES DU COEUR DU QUÉBEC / I K I) K V OUI , I.K M K 11 {¦ |( K I) I 10 M A It S I !) il il A A Le POLITIQUE Droits linguistiques des Anglo-Québécois t j -^- 1 '( Massé dénonce le troc du gouvernement fédéral PRESSE CANADIENNE Ottawa —Iœ président du Conseil ; du trésor, Marcel Massé, a laissé entendre hier que le gouvernement fédçijal avait troqué les droits linguis-tiqijds des Anglo-Québécois contre une (Intente avec le Québec sur la for-matwn de la main-d’œuvre.M; Massé a expliqué hier devant le Comité mixte permanent sur les landiies officielles que le fédéral avait eu ®icà*t de céder trop rapidement aux revendications du Québec dans la foufee du référendum d’octobre 1995.Sfclon lui, Ottawa tenait à ce que la Loijfédérale sur les langues officielles s'applique aux programmes de forma-tionhu Québec mais Québec s’y est objççté vigoureusement, préférant ap-plicjuer la Charte de la langue française. A1C A G L !•: I) K V ü I It .I.E M E H C li EDI | 0 M A |{ S | çonnés d’avoir tenté d’exporter vers la Chine un tyix?de gyroscope à fibre optique capable d’améliorer la précision de missiles.Les deux hommes dirigeaient Uon Photonics Inc., basée à Pékin, et sa filiale canadienne, Lion Photonics Canada.Les gyroscopes à fibre optique sont notamment utilisés dans les système de navigation et de guidage des missiles, des munitions dites «intelligentes» et des avions.Reconstruction KEVIN LAMARQUE REUTERS LE PRESIDENT CLINTON s’est joint à un groupe de Marines servant au Honduras dans les efforts de reconstruction du pays après le passage de l’ouragan Mitch.M.Clinton a promis hier au Honduras l’annulation de la dette publique de ce pays envers les Etats-Unis, soit 143,6 millions de dollars, et une aide représentant le tiers de près d’un milliard qu’il négocie avec le Congrès pour la reconstruction en Amérique centrale.Dans une allocution prononcée à son arrivée sur la base militaire américaine de Palmerola, à 70 kilomètres au nord de Tegucigalpa, Clinton a également annoncé une donation de 56 millions pour la reconstruction de ce pays dévasté en octobre et novembre derniers par Mitch.Le président américain, qui a été reçu par son homologue hondurien Carlos Flores, a indiqué que cette aide serait notamment destinée «à la santé publique, aux écoles et à la réfection des chemins».Coopération franco-espagnole Première opération importante anti-ETA depuis la trêve CAMBODGE Procès du sang en France Fabius et Dufoix acquittés, Hervé condamné avec sursis ASSOCIATED PRESS Paris — Dans un verdict très attendu mais sans surprise, la Cour de justice de la République (CJR) a ordonné hier une relaxe aux allures de réhabilitation en faveur de l’ancien premier ministre Laurent Fabius pour son action en •1985 dans l’affaire du sang contaminé.Outre l’ancien chef du gouvernement, la CJ R a relaxé son ministre des Affaires sociales, Georgina Dufoix, des faits «d’homicides involontaires» qui leur étaient reprochés.Seul • l’ancien secrétaire d’État à la Santé, Edmond Hervé s’est vu reprocher pénalement son action en étant symboliquement condamné, avec une dispense de peine.- Pour motiver cette dispense de peine, prévue par l’article 469-1 du Code de procédure pénale, la CJR note que «quinze “• ans se sont écoulées depuis les /dits» et «qu 'au cours de ces années, de nombreuses thèses se sont opposées [.].Edmond Her-’ vé n’a pas pu bénéficier totalement de la présomption d’inno-' fence en étant soumis avant jugement à des appréciations souvent excessives».Concernant la relaxe de Laurent Fabius, qui s’apparente à la «réhabilitation» demandée avec force par ses avocats, la CJR a estimé que son action comme premier ministre en 1985 «a contribué à accélérer le processus décisionnel» en ma-¦ tière de dépistage du virus du sida dans les dons sanguins.«Le dépistage des dons de sang mis en œuvre dès juillet ' 1985 dans la plupart des centres de transfusion a été imposé et • généralisé en France sans retard par comparaison avec le calendrier observé dans la plupart des autres pays du monde», note la Cour pour justifier la relaxe de Laurent Fabius.Ce satisfecit accordé à l’action de l’ancien chef du gouvernement et la dispense de peine accordée à Edmond Hervé ont suscité l’amertume des victimes qui ont interpelé les ministres avant que ceux-ci ne quittent le prétoire.«Etat meu-trier, justice complice», s’est exclamée Joelle Bouchet, mère _-d’un hémophile contaminé.«Vous avez du sang sur les ~ jnains, M.Hervé», a lapcé la mère de famille en direction de î^l’ancien secrétaire d’État.«Vous n’avez qu’à leur donner la Légion d’honneur», a poursuivi Patrice Gaudin, père de deux renfants hémophiles décédés, en s’adressant aux juges.«Laurent Fabius vient d’être acquitté dans le déshonneur d'un procès truqué», s’est pour sa part émue, dans un communiqué, l’Association française des transfusés.L’AFT es- père toutefois que «la vérité» surgira du futur procès des conseillers ministériels et des médecins prescripteurs.Les réactions des victimes manquaient toutefois de spontanéité, problement en raison des indiscrétions qui ont menacé le secret du délibéré.Dès le 2 mars, des fuites sur une condamnation d’Edmond Hervé et sur la double relaxe de ses anciens collègues ont largement alimenté les milieux judiciaires et journalistiques.Ces indiscrétions ont permis au maire PS de Rennes de dénoncer, dans un communiqué dactylographié et lu quelques minutes seulement après sa condamnation, «la politique partisane qui l’a emporté sur le droit et la justice».Une référence explicite à la couleur politique des 12 parlementaires qui composent la CJR (sept de droite et cinq de gauche).De fait, pour établir la culpabilité d’Edmond Hervé dans cette affaire, les membres de la CJR ont retenu une curieuse argumentation juridique mettant en avant l’inaction de l’ancien ministre pour la non-destruction des produits sanguins contaminants et pour le non-rappel des transfusés afin d’établir leur sérologie.Cette double série de charges, à peine évoquée à l’audience, révèle selon la CJR «une faute d’im- prudetice» susceptible d’avoir provoqué «au moins indirecte- ment» la contamination de deux transfusés plaignants sur Mes sept retenus par l’acte d’accusation.Avec ce verdict contesté et timoré, la CJR a par ailleurs • ouvert une brèche jurisprudentielle sur la responsabilité pénale des ministres, désormais appliquée en droit français malgré les mises en garde de nombreux spécialistes qui dénoncent une judiciarisation excessive de la vie publique.Première victime de cette évolution, Edmond Hervé a précisé qu’il s’accorderait la réflexion de cinq jours francs que lui offre la loi pour décider de l’opportunité de former un pourvoi en cassation.Largement critiquée pour les im-i perfections de son fonctionnement et les failles de son orga-; nisation, la CJR a donc pris le risque, en condamnant Ed-• mond Hervé, de voir son premier verdict frappé partielle-v ment de nullité par la plus haute juridiction nationale.La justice péruvienne [ est critiquée à l’ONU AGENCE FRANCE-PRESSE Y • r' enève — Un comité des Nations unies a critiqué hier î vT l’emprisonnement de nombreux innoncents au Pérou • dans la lutte contre les guérilleros du Sentier lumineux et du > groupe rival et mouvement révolutionnaire Tupac Amaru.¦* Dans un rapport à la Commission des droits de l’homme, ¦J le Groupe de travail sur la détention arbitraire note que les > juges péruviens prétendent trop souvent ignorer que des ci-\ vils sont contraints par les groupes terroristes à collaborer > avec eux.«Le malheureux qui tombe entre leurs mains n 'a pas < la possibilité de résister à ses ravisseurs car il n’a qu’un seul choix: obéir ou mourir», dit le rapport.Au lieu de se fonder ! ¦ sur la culpabilité ou l’innocence de l’accusé, les jugements se S bornent à vérifier si le délit est punissable.Si oui, une condamnation est prononcée, poursuit-il.Ce phénomène est ’ connu au Pérou sous le nom de «prisonniers innocents».* * De nombreuses personnes sont totalement innocentes •'•puisqu’elles n’ont pas commis les actes pour lesquels elles ’-'sont condamnées.Elles peuvent bénéficier d’une grâce ; présidentielle.D’autres ont été obligés de transporter, ! nourrir, loger ou soigner un rebelle.«Mais cela ne suffit J ’pas à en faire des criminels et à les condamner à la réclusion ; à perpétuité», note le rapport.- ! Dans ses conclusions, le Groupe de travail se félicite de .l’effort du gouvernement pour moderniser la justice.Mais V-il constate que la priorité donnée à la lutte contre le terro-L 'risme a été à l’origine de graves violations des droits de ; l’homme.¦ Par ailleurs, les membres du Congrès péruvien feront en-! " quête sur les malversations d’un législateur accusé de s’être ; .approprié plus d’un million de dollars destinés aux parents - *de victimes du terrorisme.Alejandro Abanto Pongo aurait aussi fait main basse sur 30 maisons.Membre du parti au pouvoir au Pérou, Abanto aurait exercé des pressions pour .-qu’on lui verse parfois jusqu’à 90 % du montant qui devait ! • être versé aux proches de 30 juges, de 80 maires et de 40 .gouverneurs assassinés par le Sentier lumineux dans les an-‘ - nées 80, selon la plainte déposée par un citoyen.AGENCE FRANCE-PRESSE Madrid — L’arrestation hier à Paris de six membres présumés de l’ETA, dont le principal responsable de son appareil militaire «Kantauri», constitue la plus importante opération contre l’organisation séparatiste basque depuis son annonce d’une trêve illimitée en septembre dernier.Javier Arizcuren Ruiz, dit «Kantauri», 38 ans, est considéré par la police espagnole comme le responsable des commandos de l’ETA et le commanditaire d’un attentat manqué contre le roi Juan Carlos pendant l’été 1995.Ce coup de filet, qui intervient au moment où le chef du gouvernement espagnol José Maria Aznar se trouve en visite de travail à Paris, est «le fruit d’une enquête qui avait commencé plusieurs mois avant la trêve», a déclaré à Madrid le porte-parole du ministère de l’Intérieur, Caye-tano Gonzalez.«Avant et après la trêve, les polices des deux pays ont continué à travailler.Iœ gouvernement ne peut pas baisser la garde parce que l'ETA observe une trêve, qui n’est pas définitive», a-t-il ajouté à la radio nationale espagnole.U's autorités espagnoles ont toujours considéré que la direction de l’ETA était réfugiée en France.Selon l’agence Vasco Press, un ancien parlementaire de Herri Batasuna (HB), bras politique de l’ETA, et dirigeant des jeunesses séparatistes, Jarrai Mikel Zu-bimendi, Jesus Maria Puy Lecumberri ainsi que Irantzu Gallastegui Sodupe, l’une des activistes les plus recherchés par la police espagnole, figurent également parmi les personnes interpellées.D’après des sources de la lutte antiterroriste, «Kantauri» milite dans les rangs de l’ETA depuis le début des années 80.Il a d’abord fait partie du commando «Araba» (nom basque de la province d’Alava) qui a commis 14 attentats entre 1985 et 1987, faisant six morts.A la fin des années 80, la police espagnole perd sa trace.Il réapparaît en 1992 comme membre du commando «Madrid», l’un des plus meurtriers de l’organisation séparatiste basque.Irantzu Gallastegui Sodupe, dont la photo figure sur les avis de recherche des «terroristes les plus recherchés, armés et extrêmement dangereux» affichés dans les aéroports et postes de police, est soupçonnée de plusieurs attentats par les forces de sécurité.La justice enquête sur sa participation présumée dans l’enlèvement et l’assassinat d’un conseiller municipal conservateur d’Ermua, Miguel Angel Blanco, en juillet 1997.Elle serait aussi, selon la police, impliquée dans l’assassinat d’un avocat et militant socialiste, Fernando Mugica à Saint-Sébastien (nord) en février 1996.La coopération antiterroriste avait été au centre d’un entretien vendredi à Paris entre les ministres espagnol et français de l’Intérieur, Jaime Mayor Oreja et Jean-Pierre Chevènement.À l’issue de cette rencontre, les deux hommes avaient affirmé que la coopération franco-espagnole en matière de lutte antiterroriste «se poursuivait avec la même intensité» en dépit du cessez-le-feu de l’ETA.TaMok est formellement inculpé AGENCE FRANCE-PRESSE JD hnom Penh — Le chef de guerre des Khmers rouges, I.Ta Mok, arrêté samedi par les autorités cambodgiennes, a été formellement inculpé hier et comparaîtra devant un tribunal militaire, a-t-on appris de source officielle à Phnom Penh.Ta Mok, 72 ans, a été inculpé en vertu de trois articles d’une loi de 1994 qui met les Khmers rouges hors la loi, a indiqué le chef du tribunal militaire, le général Ney Tfiôl.En tant que «criminel de guerre opposé à la sécurité, intérieure du pays», il risque entre 20 ans d’emprisonnement et la perjjétuité.L’article 4 de la loi anti-Khmers rouges de 1994 prohibe les «activités sécessionnistes» et de ceux qui «cherchent à détruire le gouvernement royal et l'autorité publique».T «Les chefs d’inculpation ont été prononcés cet après-midi, ainsi qu’un mandat de prolongation de détention et d’oiwcr-ture d’enquête», a précisé le bureau du procureur militaire.Les enquêteurs doivent déterminer par ailleurs s’il existe d’autres chefs d’inculpation contre Ta Mok, relatifs notamment à son rôle dans le génocide polpotiste de 197&79.Le régime du «Kampuchea démocratique», nom ofjiciel de la dictature khmère rouge sous la férule de Pol PoLest tenu pour responsable de la mort de 1,7 million de Çjim-bodgiens, selon les estimations des historiens.L’enquête et le procès sont susceptible de prendre entre quatre et six mois.Ta Mok est emprisonné depuis le week-end dans une prison militaire où il devrait r$|ter sous bonne garde en attendant d’être jugé.• « Selon une source militaire, l’ex-chef d’état-major de la guérilla khmère rouge a nié jusqu’à présent toute responsabilité dans le génocide et en a fait porter le blâme sur son ancien maître, Pol Pot, mort en avail dernier.; Le gouvernement du premier ministre Hun Sen a indiqué que Ta Mok serait le seul des dirigeants khmers rouges à être traduit en justice et a écarté la possibilité d’une cour internationale recommandée par l’ONU.Trois chefs historiques du régime polpotiste, Ieng Sary, Khieu Samphan et Nuong Chua, se sont ralliés au gouvernement de Phnom Penh.M.Hun Sen, qui dit craindre qu’un procès des Khmers rouges ralliés ne rallume la guerre civile, a affirmé préférer une «commission Vérité et Réconciliation», sur le modèle sud-africain, à un tribunal international.I-es Etats-Unis, partisans d’un tribunal international, ont estimé qu’un premier procès «n’empêclie pas» la mise en place d’un tribunal international.EN BR E F Le républicain Lamar Alexander se lance dans la course à la Maison-Blanche Washington (Ah P) — L’ancien gouverneur du Tennessee Lamar Alexander a annoncé hier sa candidature à l’investiture du Parti républicain pour l’élection à la Maison Blanche en 2000.C’est sa deuxième tentative, après sa défaite lors des primaires de 1996 face au chef de file des républicain;} au Sénat de l’époque, Bob Dole.Ancien secrétaire à l’Education du président républicain Ronald Reagan, Lunar Alexander a promis de redorer l’image de l’Amérique après la série de scandales qui ont frappé la présidence du démocrate Bill Clinton.«Cette élection vise à restaurer le respect dû à la présidence», a déclaré M.Alexander en lançant sa campagne à Nashville.Promettant de se consacrer à l’amélioration du système éducatif, à la baisse de la fiscalité et à la défense, il a appelé de ses vœux un «nouveau siècle américain», sur la base de «fondations morales» de la part d un «président qui respecte à la fois l'institution et le peuple qui l’a élu».Lamar Alexan- : der est le dernier candidat républicain à se lancer dans la 1 course à 1 investiture, aux côtés de l’ancien vice-président Dan Quayle, du gouverneur du Texas George Bush Jr„ du sénateur de 1 Arizona John McCain et du commentateur ultraconservateur Pat Buchanan.I \ S i D1C I.K l> K V 0 I K .I.K M K K (' H RDI I 0 M A K S I !» !» !» A 7 LE MONDE Le Breitling Orbiter III survole la Birmanie AGENCE I-#RANCE-PRESSE Genève — Le Breitling OrbiterIII de Bertrand Piccard et Brian Jones survolait hier la Birmanie et devait probablement emprunter, aux premières heures aujourd’hui, le couloir aérien fixé pal- la Chine, ont indiqué à Genève les organisateurs de leur tentative de tour du monde sans escale.Un survol sans encombre de la Chine leur permettrait d’entamer demain la traversée de l’océan Pacifique que l’équipage britannique du Cable and Wireless avait réussi à rejoindre en .contournant longuement la Chine avant d’amerrir d’urgence dimanche au Large du Japon.Grâce à des vents porteurs rapides bet-stream), le ballon suisse, qui évolue au sud du 24" degré de latitude, a atteint une vitesse de quelque 130 km/heure à une altitude de 8900 mètres.Selon les organisateurs à Genève, le ballon pouvait entrer dans le ciel chinois entre 22h hier et lh GMT aujourd’hui.Il devait auparavant rejoindre le 26' parallèle, ce qui lui permettrait de poursuivre son chemin dans le corridor accordé par Pékin à l’aérostier suisse.Compte tenu de la situation des vents, cette manœuvre ne devrait pas poser de problème, selon le centre de contrôle.La Chine a donné son autorisation à Bertrand Piccard à condition qu’il s’engage à se poser s’il se présentait au-dessus de la frontière dans un autre couloir.Il a aussi été convenu entre Berne et Pékin que le ballon se poserait dès lors qu’il dévierait du couloir.40‘ anniversaire du soulèvement au Tibet Dialogue rompu entre Pékin et le dalaï-lama «Chinois hors du Tibet» ASSOCIATED PRESS ET AFP D haramsala — Les Tibétains marquent aujourd’hui le 40 anniversaire de leur soulèvement contre l'occupant chinois.A cette occasion, le dalaï-lama doit adresser à son peuple un message spécial depuis le siège du gouvernement tibétain en exil à Dharamsala, en Inde.Le 10 mars 1959, les troupes chinoises, qui occupent le Tibet depuis 1950, répriment dans le sang un soulèvement populaire à Lhassa, provoquant la fuite du dalaï-lama.Ce dernier renie «dors le «traité en 17 points» par lequel les notables tibétains avaient échangé leur souveraineté contre une «autonomie» huit ans plus tôt.Les espoirs d’up Tibet libre ne sont pas pour demain.A la veille du discours anniversaire qu’il doit prononcer à Dha-ramsala, le dalaï-lama a révélé hier que la Chine avait mis fin «sans raison apparente», fin 1998, à 18 mois de contacts informels sur la question du Tibet Iœs Chinois ont également accentué la répression dans la «région autonome», a-t-il regretté, notant un «durcissement de la position chinoise».Outre le discours du dalaï-lama, des spectacles de chant et de danse et des manifestations sont prévues aujourd’hui à Dharamsala et ailleurs en Inde [xiur commémorer la révolte tibétaine.Malgré 40 ans de colonisation chinoise, le dalaï-lama est toujours vénéré par ses sujets.Plusieurs milliers passent discrètement la frontière tous les ans, en mars, pour entendre les sermons de leur chef spirituel, prononcés traditionnellement le 10 mars: une date hautement symbolique puisqu’elle intervient dans la foulée du nouvel an tibétain, cette année le 17 février, et marque l’anniversaire du soulèvement contre l’occupant chinois, en 1959.C’est aussi la fête nationale des Tibétains.Les pèlerins doivent effectuer un périlleux voyage pour se rendre en Inde: au total plus C H I J_es grandes dates du Tibet Sinkiang limiter politiques du Tibet en 1913 CHINE \ o Rutog U-TSANG I Région autonome du Tibet Golmud O A M D O Q in g h ai - P Lanzhou t INDE Shigatsé L««SA °o Gyantsé BHOUTAN K H A M , ‘O Chengdu S ic.hu an BANG.Octobre 1950 : occupation chinoise du Tibet Mars 1959 : soulèvement contre l'occupation chinoise.Fuite du Dalaï Lama à Dharamsala, en Inde 1965 : Pékin crée la "Région autonome du Tibet" 1987/1988 : violentes manifestations antichinoises à Lhassa 1989 : le Dalaï Lama obtient le prix Nobel de la Paix 1999 : Pékin accuse le Dalaï Lama d'être le principal responsable des troubles sociaux au Tibet AFP- de 1600 kilomètres depuis Lhassa, capitale du Tibet, à travers les régions montagneuses de l’Himalaya et par un froid polaire.Les Tibétains accusent Pékin de mener une politique d’éradication des traditions et coutumes tibétaines, qui sont fondées sur un bouddhisme millénaire.Des équipes chinoises d ’«éducation patriotique» sont par exemple dépêchées dans les monastères pour inciter les moines à désavouer le dalaïlama.Les organisations de défense des droits de l’homme dénombrent un millier de prisonniers politiques tibétains en Chine.Le mois dernier, le Sénat américain a adopté une résolution accusant la Chine de «continuer à commettre des violations massives des droits de Uwmme au Tibet».De leur côté, les représentants du régime chinois au Tibet se sont dits hier déterminés à écraser les séparatistes tibétains tout en assurant que la porte restait ouverte sous conditions pour négocier avec le dalaï lama 40 ans après son départ en exil.«Il y a des gens qui veulent séparer le Tibet de la patrie.Nous les écraserons», a déclaré Legqog, vice-président exécutif du gouvernement régional du Tibet, au cours d’une conférence de presse organisée à Pékin à l’occasion de la session annuelle plénière de l’Assemblée nationale populaire.Legqog a ajouté que des «activités séparatistes» se poursuivaient au Tibet parce que le dalaï-lama et son entourage étaient «fâchés par le développement et la vie heureuse dont bénéficient aujourd’hui les Tibétains».Tout en dénonçant les positions du chef spirituel tibétain en exil, les représentants tibétains prochinois ont assuré que la Chine restait prête à discuter avec lui.«Le gouvernement central a toujours laissé la porte ouverte à des négociations», a assuré Raidi, président de l'assemblée populaire régionale du Tibet.«Mais le dalaï-lama n’a pas fait preuve de sincérité.Le président [chinois] Jiang Zemin a dit que la Chine est prête à négocier à tout moment avec le dalaï-lama, mais le dalaï-lama a peur de négocier», a-t-il lancé.Alors que la Chine célèbre le 40 anniversaire du lancement des «réformes démocratiques» au Tibet, Raidi a rappelé les conditions posées par Pékin à l’ouverture d’un dialogue avec le dalaï-lama, parti en exil à la suite d’un soulèvement manqué à Lhassa le 10 mars 1959.«Le dalaï-lama doit mettre fin à ses activités séparatistes, abandonner sa position en faveur de l'indépendance du Tibet, reconnaître que le Tibet est une partie inaliénable de la Chine, que Taïwan est une province chinoise et que le gouvernement central est l’unique gouvernement légitime de la Chine», a-t-il déclaré.LIBERATION atmosphère entre Chinois et Tibétains est exécrable en ' ce début mars 1959.La résistance tibétaine fait rage dans l’est du Tibet (Kham), où la population est en révolte contre La collectivisation des terres et la situation de famine qui en découle.la capacité de nuisance de l’Armée nationale volontaire de défense tibétaine, qui a surgi dans cette région, n’est pas négligeable.D* soulèvement, en 1955, de la région du Chamdo, a grossi les rangs des combattants, de plus en plus expérimentés.Au cours des derniers mois, des milliers de réfugiés fuyant les combats qui font rage à l’est ont afflué à Lhassa.les Chinois soupçonnent de plus en plus les Tibétains qui collaborent avec eqx, dont le dalaï-lama, de soutenir en sous-main la résistance.A plusieurs reprises, Pékin exige du dalaï-lama qu’il sanctionne l’envoi de combattants tibétains contre les guérilleros khampas qui mènent le combat anti-chinois.Le refus du gouvernement «autonome», composé d’un cabinet et d’une assemblée sans réel pouvoir, est mal accueilli en Chine.C’est l’une des rares fois où l’entourage du dalaïlama se permet de défier ouvertement Pékin.Pour le reste, le dieu-roi de 24 ans préfère «supporter en silence les humiliations mineures plutôt que de durcir la politique générale chinoise qui nous placerait, moi et mon gouvernement, encore davantage dans une position de subordonnés».lorsque la Chine essuie un refus du dalaï-lama de se rendre à Pékin |x>ur assister à une session de l’Assemblée nationale, la méfiance est à son apex.Une invitation du commandement chinois au dalaï-lama à se rendre, le 10 mars, à une «représentation théâtrale» dans le campement militaire chinois scelle le cours des choses.Ijes I Jiassapas se précipitent le jour dit au palais d’été du dalaï-lama pour l’empêcher d’en sortir.«Dans toute la ville, la rumeur courait qu'on allait m’enlever», relate-t-il.30 000 personnes finissent par s’installer autour de l’enceinte, scandant «Chinois hots du Tibet».Un haut fonctionnaire tibétain «collabo» est lapidé par Li foule.À celled se joignent les jours suivants des résistants khampas, armés de fusils, de mitrailleuses et d’une quinzaine de mortiers.[.] L’affrontement devient inévitable.Dans la nuit du 17 mars, le dalaï-lama endosse l’unifonne d’un soldat tibétain.Un fusil sur l’épaule, enlevant ses lunettes pour éviter d’être reconnu, il traverse la foule qui cerne son palais à l’insu de tous et gagne l’Inde avec une escorte de centaines de résistants.Téléphone: 985-3322 [ £ ^ PETITES A N N 0 N E E S Télécopieur: 985-3340 I 1 • N •D • E *X REGROUPEMENTS DE RUBRIQUES 100 • 199 IMMOBILIER RÉSIDENTIEL 100*150 Achat-vente-échange 160* 199 Location 200 • 299 IMMOBILIER COMMERCIAL j 200*250 Achat-venle-échange 251 • 299 Location 300 • 399 MARCHANDISES 400 • 499 OFFRES D’EMPLOI 500 • 599 PROPOSITIONS D’AFFAIRES ET DE SERVICES 600 • 699 VÉHICULES I I I I I I I I li.¦ ¦ a a - .¦ "¦ I I PROPRIÉTÉS À VENDRE RUE Hutchison, 3e étage, superbe app.ensoleillé, 1,300 p.c.3 c.c., vue sur montagne.140,000$ non négo.270-8413.CONDOMINIUMS 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Les collèges, par exemple, ne recevront ensemble qu’un mince sept millions, soit à peine un peu plus qu’une institution comme le Musée des beaux-arts, qui aura droit à six millions, ou l’Orchestre symphonique, à cinq millions.Fort bien pour ces grandes institutions qui en avaient grandement besoin, mais dans les collèges, le saccage des services de soutien aux élèves se poursuivra.Cela étant dit, s’il faut se réjouir de ce que le gouvernement Bouchard réinvestisse un tant soit peu dans les services publics essentiels, reportant les baisses d’impôt à plus tard, la question se pose une fois de plus à savoir s’il était pertinent, il y a quatre ans, de fixer un délai aussi court pour l’atteinte de l’équilibre budgétaire.Vrai, la bonne performance de l’économie a joué à l’avantage du gouvernement et les transferts fédéraux ont fait le reste, mais n’aurait-il pas été plus sage de prendre une année supplémentaire en évitant de casser la baraque?Et puis, cet excédent de près de trois milliards par rapport aux prévisions de l’an dernier, cela ne tient-il pas du syndrome Martin pour qui la prudence fait office de politique fiscale, même au prix de sérieuses compressions?D'ailleurs, là n’est pas la seule comparaison possible entre MM.Landry et Martin: tous deux ont accordé la priorité absolue à la lutte contre le déficit, puis ont consacré l’essentiel de leurs surplus à la santé et à la nouvelle économie, reportant à plus tard l’allégement du fardeau fiscal longtemps promis.Trêve de comparaisons disgracieuses.revenons au budget Landry pour constater que si les particuliers passent leur tour cette fois-ci, les entreprises, les PME surtout, auront droit à une aide bien plus généreuse pour la recherche et l’innovation.En région, les petites entreprises pourront profiter de la création de Carrefours de la nouvelle économie destinés à reproduire l’expérience des centres multimédias qui fait recette dans les grandes villes.Au total, les entreprises bénéficieront d’une contribution de près de 400 millions d’ici un an: c’est tout juste un peu moins que l’ensemble des institutions d’enseignement.Compte tenu des programmes déjà existants, tant à Québec qu’à Ottawa, il faut se demander sérieusement si les milliards consentis à cette économie dite nouvelle rapportent vraiment les fruits attendus.Combien faut-il de fonctionnaires pour gérer tous ces nouveaux programmes et ces nouvelles structures?Le temps est certainement venu de procéder à une étude objective de la question.Ce premier budget Landry de l’après-déficit corrige le tir en matière de services à la population, mais dans bien des cas sans faire disparaître le mal.Cela dit, sa plus grande faiblesse est ailleurs: elle tient au fait que, comme les libéraux fédéraux au pouvoir à Ottawa, le gouvernement du Québec ne semble pas savoir à quoi ressemblera l’État de demain.Boris le cohérent B oris Eltsine, qui gouverne de son lit d’hôpital son pays malade, n’avait depuis longtemps pris une décision qui présente au moins les symptômes d’une certaine cohérence politique.En limogeant, la semaine dernière, le puissant homme d’affaires Boris Berezovski de son poste de secrétaire de la Communauté des États indépendants, un regroupement largement inefficace de douze anciennes républiques soviétiques, M.Eltsine a libéré son populaire premier ministre Evgueni Primakov du fardeau d’un intrigant qui n’a de projet politique que son enrichissement personnel.Sauf qu’il ne faut pas compter sur M.Eltsine, dont M.Berezovski a financé la réélection en 1996, pour rester longtemps cohérent.Le congédiement en série est devenu la manière préférée de ce président gêneur d’exercer son autorité.D’ailleurs, sa décision de chasser M.Berezovski est moins le résultat du constat politique réfléchi que d’une brouille de nature personnelle.Rien n’exclut qu’entre deux sédatifs il décide bientôt, comme le donnent à penser des déclarations émanant du Kremlin, de couper aussi des têtes communistes au sein du gouvernement Primakov.On imagine la catastrophe: d’abord parce que cela hypothéquerait les efforts de M.Primakov pour renégocier avec le FMI une sortie de crise financière pour la Russie.Ensuite parce que des limogeages crisperaient certainement le très influent Parti communiste à la Douma.M.Berezovski, classé par le magazine Forbes parmi les hommes les plus riches dti monde, était en guerre contre M.Primakov.Son congédiement a fait l’unanimité de la classe politique russe, mais il est improbable que cei affamé de pouvoir ail dit son dernier mot.Incarnation pour plusieurs d'un capitalisme corrompu qui a jeté les Russes dans la misère, M.Berezovski a bâti sa fortune dans le chaos de la transition, à la faveur de privatisations biaisées.Dans cette Russie exsangue qui entre dans sa huitième année de récession, il est une sorte de Raspouti-ne.Il demeurera malgré son limogeage une incontournable force politique que M.Eltsine ne saura probablement pas bouder éternellement.f ' U*- M •* a ÆÊÊ (a Guy Taillefer '.O- ?LE DEVOIR FONDÉ PAH HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910 FAIS CE QUE DOIS Directeur et rédacteur en chef BERNARD DESCÔTEAUX Directeur de l’information CLAUDE BEAUREGARD Directeurs adjoints de l’information PIERRE CAYOUICTTE, PIERRE BEAULIEU.NORMAND THERIAULT Rédacteur en chef adjoint JEAN-ROBERT SANSFAÇON Directeur artistique CHRISTIAN TIFFET Directrice, ventes et marketing MARTINE DUBÉ mi wAiffpi ÇçTowS OA ûM^Tr* mw La dictature du fric Les Expos de Montréal seraient sur le point de partir.Je félicite M.Bouchard de résister au chantage des bonzes du baseball et de dire non à toutes formes de subventions directes ou indirectes pour ces millionnaires, spécialistes de la démesure.Nous sommes une société distincte et nous n’avons pas l’intention d’imiter les Américains qui subventionnent ces bébés gâtés.L’industrie du sport professionnel sombre dans la folie.Les dirigeants ont perdu le contrôle de la machine; c’est la dictature du fric qui fait la loi.Le Québec doit se tenir debout devant cette démence; nos priorités et nos valeurs se situent ailleurs.Partez au plus vite avec vos millions.Paul-André Deschesnes Saint-Alexis-des-Monts, 27février 1999 Villégiature et développement Je désire ici faire contrepoids au long article intitulé «L'homme des chalets» paru dans Le Devoir du jeudi 8 février dernier.L’objet de ce dernier visait à mettre en relief le problème de ressources créé par la sédentarisation des villégiateurs retraités tout en extrapolant sur l’ensemble de la villégiature et de son rôle économique.Le constat fait par le conseiller Christian Moris-sonneau est réel, mais faut-il pour autant jeter le bébé avec l’eau du bain?C’est pourtant ce que semble promouvoir ce dernier.Le problème, c’est que les municipalités rurales ont été prises de court.Celles qui ont misé sur un plan de développement intégré (un solide plan d’aménagement en urbanisme) pourront profiter de la sédentarisation de leurs villégiateurs, alors que les autres seront confrontées à un problème d’étalement incontrôlable d’une population à la recherche de services qui, de facto, seront de plus en plus onéreux pour la municipalité.Un développement, comme le fait le ministère des Ressources naturelles en attribuant des terrains pour la villégiature (vocation chasse et pêche) dans des zones éloignées des zones municipales (en territoires non organisés), alimente cet- LETTRES -4- te problématique.Car au bout du compte, ce sont de futurs consommateurs de services qui viendront frapper aux portes des municipalités les plus proches.Mais pour revenir au cas décrit par le conseiller de Saint-Zénon, on peut dire qu’il en va de même pour les conseils municipaux qui auront négligé de faire leur devoir en matière d’urbanisme, en se contentant de percevoir la contribution fiscale des villégiateurs sans se soucier des besoins et conséquences qu’apporte ce type de clientèle à plus ou moins long terme, ainsi que de l’évolution et de l’impact produit par cette dernière.Une attitude que n’excusent pas, en passant, les diverses réformes municipales qui, chaque fois, ont privé les municipalités de sources de revenus importantes.Cela nous renvoie à la responsabilité de chaque citoyen vis-à-vis les instances municipales.ou scolaires! François Laforest Villégiateur (pas de Saint-Zénon) et heureux de l’être Montréal, 26 février 1999 Omertà, briser la loi du silence Toute cette violence me lève le cœur.Encore et encore, et on en remet.Trop n’est-il pas assez?Qui va arrêter cette diarrhée?Radio-Canada la pure?Les commanditaires?Ça m’étonnerait vu leur appétit sans limite.Les auteurs-scénaristes?Sont-ils conscients des conséquences d’une telle valorisation de la violence?Mais alors.Qui va exprimer le trop-plein de cette maudite violence que l’on nous déverse à plein écran?Moi.Vous.Si, comme moi, vous en avez assez de ce fléau, de ces tueries en gros plans au nom de l’honneur! — du dernier des hommes d’honneur.Au nom de la famille! Comme le disait M.Scarfo: «Je voudrais que tous les membres de la famille soient heureux.» Et pan! Une balle dans la tête.11 est mort en vrai homme! II n’a pas pleuré.Avec de tels modèles, on se demande encore pourquoi tant d’hommes jeunes se suicident.De beaux modèles d’hommes forts qui règlent tous leurs problèmes.avec un gun.Et pan! Le problème est réglé.Ainsi, pas besoin de s’introspecter.Pas besoin d’exprimer ses •sentiments, ses émotions.Pan! Et si on arrive à la maison, tard dans la nuit, après avoir liquidé deux de ses semblables et qu’on se sent un lieu à l’envers, on saute sur sa blonde qui dormait et on la viole, littéralement! Quelle virilité! Et la fille qui se plaint à peine: «Qu’est-ce qui ne va pas mon beau?» Quelle subtilité! Une femme aurait-elle pu écrire une histoire pareille?Une vraie histoire de gars; une histoire sans filles! Vivement des filles scénaristes, ça presse.Pauvres mâles que nous sommes, réduits à en mettre plein l'écran pour cacher notre sensibilité, notre tendresse, nos émotions.Je pleure sur notre sort.On n’est pas sortis du bois.Pourtant, que de talents chez ces comédiens, ces, réalisateurs, ces auteurs.Et tout ce qu’on pourrait, faire de bon, de beau avec.Appel aux «vrais hommes d’honneur» et aux filles à briser la loi du silence.Clovis Durand ,, Saint-Antoine-de-Tilly, 25 février 1999 , , Les synodes diocésains et la visite ad limina Les diocèses du Québec, voulant donner la parole aux laïcs, tiennent, à un moment ou l’autre, des synodes.Cet exercice très bénéfique permet d’arriver à de larges consensus, comme on l’a vu entre autres à Montréal et à Québec.11 s’agit là, pourtant, d’une arme à double tranchant.Le peuple de Dieu se montre certes enthousiaste quand il s’qgit de tracer des chemins nouveaux pour leur Église locale.Mais plusieurs se sentent piégés et découragés quand iis constatent que la plupart de leurs résolutions ne peuvent avoir de suite.Les évêques du Québec s’en vont à Rome pour la visite ad limina.Ils devraient d’abord s’entendre pour présenter en bloç et d’une voue unanime leur prise de position sur l’Église d'ici.Ce n’est pas en se cachant frileusement sous la soutane, obligatoire pour l’occasion, qu’ils donneront l’heure juste.Clifford Greene j Saint-Omer, mars 1999 LIBRE OPINION -?- Petit Séminaire de Québec : comment négliger son passé et son avenir ANNE-HÉLÈNE DUPONT MATHIEU SAVARY Membres de l’Action étudiante pour le patrimoine du Petit Séminaire de Québec (AEPPSQ) Il y a quelques jours, les portes de la salle de spectacles se sont refermées sur ce qui pourrait être la dernière production de la troupe de théâtre du Petit Séminaire de Québec.L’unique représentation de L’Opéra de Quat'sous de Brecht, malgré son incontestable succès, portait la marque de la tristesse des étudiants du PSQ, au-dessus duquel pèse une épée de Damoclès.Car les jours de cette institution tricentenaire sont comptés.Depuis plus de vingt ans, l’éducation privée québécoise connaît des jours difficiles: les subventions se font de plus en plus rares et la clientèle chute.le cas du Petit Séminaire est des plus éloquents.Différents projets ont été soumis pour sauver l’établissement: association public-privé avec le cégep de Li-moilou, élaboration de programmes techniques (malheureusement trop coûteux à développer) et, enfin, projet de fusion avec le cégep E-X.-Garneau par lequel notre école deviendrait un centre public de formation internationale.Celui-ci a suscité un enthousiasme généralisé dans la Vieille Capitale.Malheureusement, le gouvernement, apparemment froid à cette idée, ne nous a offert ni garanties, ni assez de fonds pour supporter une année de transition que le collège ne peut se permettre.Le conseil d’administration n’a donc pu que refuser.Mais, certes, le Petit Séminaire de Québec n’est qu'une vieillerie de 331 ans, l’épicentre de la culture française en Amérique! La première institution d’enseignement supérieur en ce pays et le modèle de bien d’autres ne mérite sûrement pas qu’on lui consacre 850 (XX) si précieux dollars.C’est à tout le moins ce que semblent croire les technocrates qui se cachent sous quatre fleurs de lys en ce temple de la sagesse qu’est le très noble édifice Marie-Guyart.Que diraient les Louis-Joseph Papineau, Jean Dosage et autres grands dirigeants, penseurs et révolutionnaires de cette nation dont le goût du savoir et de l’action germa entre ces murs que nous défendons?Oui, que penseraient-ils d’un gouvernement nationaliste qui donnera raison à lord Durham disant de nous, Canadiens français, que nous étions un «peuple sans histoire et sans culture»?L’histoire et la culture sont l’âme d'un pays et un gouvernement se doit d’assurer leur pérennité.Cependant, les fonctionnaires de l’ex-G semblent l’entendre autrement.En tant qu’étudiants du Séminaire, donc premières victimes de cette tragédie, en tant que citoyens québécois consciencieux et humbles successeurs de nos glorieux compatriotes, nous nous devons de protéger ce joyau vivant de notre patrimoine.C’est pourquoi nous avons fondé l’AEPPSQ (Action étudiante pour le patrimoine du Petit Séminaire de Québec), qui se fait la voix des étudiants de ce collège pour soutenir ce projet de centre international qui donnerait accès à tous à cette institution que nous aimons profondément et qui est réputée pour la qualité de l’enseignement qui y est dispensé.le gouvernement se moque de la masse étudiante, la situation de notre école n'est que symptomatique du climat régnant sur le monde de l’éducation.Le gouvernement saccage les milieux préuniversitaire et universitaire.le gouvernement tue son avenir.le gouvernement ne connaît plus que le nivellement par le bas. 1.K I) K V OIK.I.K M K II (' It KOI I O M A II S I !» il il A 9 IDEES Un budget pour relancer l’action Voici des extraits du discours du budget présenté hier à l’Assemblée nationale par le ministre d’État à l’Économie et aux Finances, Bernard Landry.otre population a décidé de faire confiance à un groupe de femmes et d’hommes de conditions variées, qui allient expérience et jeunesse, pour accomplir principalement trois grandes missions et tâches sociétales requises par notre temps.¦ Sur le plan des finances publiques, continuer la gestion rigoureuse instaurée au cours des dernières années.¦ Au chapitre de l’économie, pour- __ suivre sans relâche les efforts en vue de créer encore plus d’emplois.¦ Dans le domaine social, conserver une constante préoccupation pour ceux et celles qui n’ont d’autre soutien que celui de l’État et pour toutes celles et ceux qui doivent recourir à notre système de santé.Avec ce budget, non seulement nous consolidons le cercle vertueux patiemment amorcé au cours des dernières années, mais nous relançons vigoureusement l’action et cela sans délai.Nous donnons donc suite dès à présent à de nombreux engagements majeurs, pris au cours de la campagne électorale, et allons même au delà.Commençons d’abord par les six principaux.¦ Premier engagement: atteindre le déficit zéro.Je vous annonce avec fierté que nous atteignons la cible avec un an d’avance.11 n’y a déjà plus de déficit pour l’année 1998-99 qui se termine, c’est la première fois en 40 ans qu’une telle chose se produit.J’insiste pour dire que nous étions déjà à déficit zéro avant tout paiement particulier du gouvernement central au titre de la péréquation.Quant à 1999-2000, j’ai le plaisir de vous dire que ce sera la même chose, le déficit sera aussi de zéro.En effet, l’économie québécoise a connu en 1998 l’une de ses meilleures performances de la décennie.Nous avons identifié des excédents budgétaires de 2,9 milliards en 1998-99 et de 1,1 milliard en 1999-2000.Nous consacrons immédiatement ces surplus à des besoins jugés prioritaires par la [jopulation: d’abord, atteindre le déficit zéro dès cette année; ensuite, réinvestir dans la santé, dans l’éducation et dans l’emploi.(.) L’an dernier, j’ai annoncé que nous n’allions plus emprunter pour «payer l’épicerie».Nous avons donc fait mieux et nous avons totalement mis fin à la spirale de l’endettement collectif.(.) ¦ Deuxième engagement électoral: nous avions promis de réinvestir prioritairement dans la santé.Iœ présent budget dégage dès maintenant un montant additionnel de plus de 1,7 milliard pour les services de santé.¦ Troisième engagement: réinvestir dans l’éducation.Ix‘ présent budget dégage dès maintenant un montant additionnel de 600 millions pour l’éducation et la jeunesse.¦ Quatrième engagement; conserver notre préoccupation obsessionnelle pour la création d’emplois.Comme tous les gouvernements occidentaux, celui du Québec s’est donné le rôle de soutenir et de renforcer le développement économique.J'annoncerai donc encore aujourd’hui des initiatives majeures |X)ur la création d’emplois, pour lesquelles nous dégageons plus de 300 millions.Pensant d’abord aux jeunes, nous consacrons des moyens substantiels à l’accélération du développement de l’économie du savoir.Pour l’ensemble des travailleurs et travailleuses, j’annonce aussi tout un train de mesures pour favoriser l’investissement partout au Québec, notamment et particulièrement dans les régions.¦'Cinquième engagement: continuer à tout mettre en œuvre pour assurer l’épanouissement de la culture québécoise.Au cœur de notre projet national, la culture est toujours cette année encore une priorité de premier plan.(.••) ¦ Sixième engagement: réduire les impôts des particuliers.Une première étape est franchie avec ce budget J’annonce aujourd’hui une réduction de l'impôt des particuliers, qui prendra effet l’an prochain à hauteur de 400 millions.Nous déposons de plus un document de consultation pour discuter ensemble des modalités de réalisation dé cette réduction d’impôt et de celles qui suivront.'En résumé, je dépose aujourd’hui un budget qui répond aux exigences des Québécoises et des Québécois, à leur désir de travailler à la fois pour la postérité et pour la prospecté, à la fois pour la quête d’équité et d’identité et pour to'ift ce qui constitue les bases de notre idéal national.(.) < Plus de 1,7 milliard pour la santé 1 De tous les services fournis à la population par le gouvernement du Québec, le système de santé est sans doute celui qui touche de près le plus grand nombre de citoyens.Il'est donc normal de donner la priorité à la santé dans l’allocation de nos nouvelles disponibilités financières.Voilà pourquoi j’annonce aujourd’hui que notre gouvernement injectera plus de 1,7 milliard dans le réseau de la santé.al 700 millions pour éliminer la dette des établissements Ut prestation des services de santé s’effectue dans (les établissements qui sont essentiellement financés par l’E-tat, mais qui jouissent d’une relative autonomie à son égard.Il en résulte une plus grande faculté d’adaptation aux besoins des citoyens, mais, en même temps, une faiblesse au plan financier on donne à ces établissements la possibilité d’endetter en pratique l’État et la collectivité en dehors de l’autorité de l’Assemblée nationale.Les déficits accumulés dans le réseau de la santé et des services sociaux atteignent les 700 millions.Même si 80 % de ce montant est concentré dans seulement 10 % des établissements, il est clair que cela ne peut pas continuer.Nous devons tout d’abord débarrasser les établissements de ce fardeau financier.J’annonce donc que le gouvernement nettoiera complètement l’ardoise des établissements endettés.La totalité du déficit des établissements, soit 7(X) millions, sera épongée dès cette année.1 Ce geste permettra notamment aux hôpitaux de consa-crér leurs revenus aux services et aux soins à la population au lieu d’entreprendre de nouvelles compressions pour résorber ces déficits.De plus, en agissant dès maintenant, les institutions pourront consacrer aux équipements et aux soins, les sommes autrement accaparées par le paiement des intérêts sur leur dette.(.) b) 300 millions pour stabiliser le fonctionnement du réseau Pour atteindre ce but, il ne suffit pas d’éponger la dette.Il faut aussi prendre les moyens pour que les établissements de la santé et des services sociaux remplissent leur ! mission sans s’endetter à nouveau.La ministre de la Santé et des Services sociaux dévoilera dans les jours qui viennent les modalités du plan d’action qui sera mis en place pour stabiliser le fonctionnement du réseau et consolider sa situation financière: 300 millions seront consacrés à la mise en œuvre de ce plan d’action.(.) c) 747 millions pour assurer et améliorer les services Au cours de la campagne électorale, notre gouvernement s’est engagé à investir en priorité dans le secteur de la santé dès qu’une marge de manœuvre financière serait disponible.C’est aujourd’hui le cas.Il me fait donc plaisir d’annoncer (.) que le gouvernement injectera 747 millions pour assurer et améliorer les services directs à la population.Ma collègue sera ainsi mieux en mesure de s’acquitter de ses lourdes responsabilités qui de toute manière resteront éprouvantes et mobiliseront largement son talent et son courage.Surtout qu’elle devra souvent essuyer, comme son prédécesseur, des critiques dont la vraie cible devrait être ceux qui, sur la rive ouest de la rivière des Outaouais, dissipent, pour des raisons politiques de visibilité, d’énormes et précieux moyens alors que les vrais besoins sont ici.(.) Un établissement de santé d’une importance cruciale en raison de sa vocation spécifique et de ses responsabilités nationales — je veux parler du Centre hospitalier et universitaire de Montréal, le CHUM — sera doté des équipements techniques et immobiliers dont il a besoin, soit sur ses trois sites, soit regroupé en un seul lieu, afin d’en faire rapidement un des établissements les plus performants de sa catégorie.Ces nouveaux moyens dans le domaine de la santé comprennent, bien entendu, les sommes qui sont plus généralement nécessaires pour améliorer les conditions de travail des employés œuvrant dans ce secteur.(.) 600 millions pour l’éducation et la jeunesse Au cours de la campagne électorale, notre gouvernement s’est engagé, notamment auprès des jeunes, à accroître les budgets destinés à l’éducation, sans exiger des étudiants aucune augmentation des frais de scolarité.Le présent budget vient confirmer cet engagement; 600 millions de plus seront consacrés à l’éducation et à la jeunesse.Tout d’abord, comme nous l’avons fait dans le secteur de la santé, il nous faut endiguer l’endettement des institutions d’enseignement.J’annonce donc aujourd’hui que nous consacrerons 170 millions pour contribuer au redressement de la situation financière des universités, notamment pour la part qu’elles ont eu à supporter du coût des programmes de départs volontaires.En contrepartie, ces institutions devront s’astreindre à un contrôle rigoureux de leurs dépenses et présenter un plan de redressement financier.De plus, pour que les universités, mais également les cegeps et les commissions scolaires, puissent préserver et accroître la qualité de l’enseignement et des services dispensés aux étudiants, il me fait plaisir d’annoncer que le gouvernement leur allouera 342 millions additionnels.Nous dégagerons également, au-delà des mesures qui précèdent, 30 millions additionnels pour l'achat de livres et manuels scolaires.Par ailleurs, il importe de mener à bien la réforme de l’éducation entreprise dans le secteur primaire et secondaire.Intitulée «Prendre le virage du succès», cette réforme est la première et nécessaire étape à franchir pour que nos jeunes soient bien préparés à relever les défis du prochain siècle.En second lieu, il faut aider et soutenir ceux de nos jeunes qui se préparent au marché du travail afin qu’ils occupent tous les créneaux d’emplois de notre économie en mutation.Pour soutenir ces initiatives, nous allouerons 51 millions additionnels dès cette année.De cette somme, 32,5 millions permettront aux écoles d’effectuer avec toute la célérité et l’efficacité requises la mise en place des mesures prévues à la réforme de l’éducation.Nous consacrerons de plus 14 millions pour accroître le nombre d’inscriptions et la réussite scolaire dans les programmes conduisant vers des carrières scientifiques et techniques.Ces sommes permettront notamment l’octroi de bourses pouvant atteindre 3 000 pour les diplômés en technologies de l’information qui terminent leurs études dans les délais prévus.(.) Intensifier encore nos efforts en faveur de la création d’emplois a) Accélérer notre passage à l’économie du savoir Au cours des dernières années, notre gouvernement a doté le Québec d’un ensemble de mesures qui en font l’un des lieux privilégiés de développement de l’économie du savoir.Les résultats obtenus jusqu’à maintenant parlent d’eux-mêmes.Depuis dix ans, la moitié de tous les emplois créés au Québec l’ont été dans les secteurs d’activité à haut niveau de savoir.Ces résultats éloquents ne doivent pas nous faire oublier toutefois que la course vers l’économie du savoir est universelle: nous pouvons et devons la gagner.C’est pourquoi, lors du discours d’assermentation du nouveau cabinet, le premier ministre affirmait sa volonté de faire du Québec un carrefour mondial de l’innovation.Il confiait alors au député de Charlesbourg et ministre responsable de la Recherche, de la Science et de la Technologie le mandat de définir rapidement une nouvelle politique québécoise de la recherche scientifique.Ce dernier a déjà identifié un certain nombre de priorités.Il les rendra publiques dans quelques jours dans un document intitulé «Accélérer la recherche et l'innovation».On y retrouvera notamment les deux initiatives suivantes.b) 32 millions pour renforcer la recherche et l'innovation La première concerne la création de Innovation Québec, un fonds qui sera administré par le ministre responsable de la Recherche, de la Science et de la Technologie.Innovation Québec disposera de 32 millions en 1999-2000 pour: ¦ développer et maintenir au Québec une base de recherche scientifique de calibre international; ¦ contribuer à la formation de la main-d’œuvre scientifique et technique dont ont besoin les entreprises, les universités et les centres de recherche pour accroître la capacité de recherche scientifique et d’innovation au Québec; ¦ promouvoir et soutenir les partenariats entre les ministères et les organismes publics, le milieu universitaire et les entreprises; H mettre en valeur la recherche, le développement et l’innovation.c) 100 millions pour valoriser les découvertes l a deuxième initiative majeure concerne l’octroi de 100 millions au nouvel organisme Valorisation-Recherche Qué- RENK MATHIEU LE DEVOIR Bernard Landry bec, qui a comme mandai de renforcer les partenariats entre l’entreprise privée et les milieux de l’enseignement et de la recherche.Il subventionnera notamment des projets de recherche universitaire et des initiatives de commercialisation des résultats de cette recherche.(.) d) Création de la Zone de commerce international de Montréal à Mirabel J’aimerais maintenant vous parler de Mirabel, qui est déjà certes un foyer important de croissance, un milieu économique dynamique et présent sur les marchés internationaux, mais où se ressent et se vit toujours un malaise profond résultant de tragiques erreurs de planification de la part du gouvernement central.(.) Une politique orientée vers l’avenir Je convie donc aujourd’hui les gens de la région de Mirabel et des Basses-Laurentides et leurs concitoyens de la grande région de Montréal à mettre l’épaule à la roue afin de mettre en valeur les installations existant à Mirabel pour qu’elles deviennent un élément de fierté du Québec moderne.J’annonce en effet la création de la Zone de commerce international de Montréal à Mirabel.Elle se situera sur une partie du territoire admjnistré par la société Aéroports de Montréal à Mirabel.A partir d’aujourd’hui, les entreprises qui réaliseront des projets admissibles dans cette zone bénéficieront d’avantages substantiels.Les entreprises admissibles Ces entreprises devront présenter des projets d’implantation ou d’expansion dans des champs d’activité évidemment très spécialisés et ciblés pour éviter de porter ombrage à d’autres régions du Québec.Les activités admissibles comprennent plus particulièrement trois secteurs spécifiquement reliés au domaine des transports et de l’aviation: ¦ la logistique internationale, qui comprend notamment les centres de distribution continentaux; ¦ l’entretien et la réparation d’aéronefs; ¦ la formation professionnelle complémentaire pour le personnel navigant ainsi que pour le personnel aéroportuaire.Je vais m’assurer avec grand soin que la mise en valeur des installations aéroportuaires ne produise pas de déplacement d’activités économiques déjà réalisées ailleurs au Québec.(.) Aide financière accordée Pour favoriser un démarrage rapide de la zone, de puissants stimulants seront offerts pendant dix ans: ¦ congé fiscal aux entreprises, de l’impôt sur le revenu, de la taxe sur le capital et de la contribution au Fonds des services de santé; ¦ crédit d’impôt remboursable pour les salaires versés à des employés admissibles, sauf pour les entreprises manufacturières; ¦ crédit d’impôt remboursable pour l’acquisition de matériel; ¦ aide à la construction de bâtiments; ¦ assistance aux entreprises désirant opérer en contexte de «zone franche»', ¦ exemption d’impôt sur le revenu pour les employés étrangers spécialisés.Afin de mobiliser les intervenants du milieu et d’assurer un développement dynamique et concerté de la zone, le gouvernement mettra en place la Société de développement (le la Zone de commerce international de Montréal à Mirabel.Dotée d’une structure légère, cette société contribuera à coordonner les efforts de promotion des partenaires et offrira des services et une structure d’accueil aux investisseurs.(.) Favoriser le développement local et régional a) Des Carrefours de la nouvelle économie dans toutes les régions On sait que le Québec joue un rôle de précurseur en matière d’appui à la nouvelle économie.Nos cinq Centres de développement des technologies de l’information (CDTI) ont déjà confirmé la création d’un total de 1500 emplois.Dans le même esprit, et lancée à Montréal le 15 juin dernier, la Cité du multimédia connaît un succès spectaculaire.Elle devrait accueillir 10 000 emplois en dix ans.Nous avons déjà 4000 emplois confirmés.Notre gouvernement souhaite étendre à toutes les régions du Québec ce modèle d'appui à des entreprises de haut savoir dans des lieux désignés.J’annonce aujourd’hui la création prochaine de douze Carrefours de la nouvelle économie (CNE), conçus selon le modèle de la Cité du multimédia.Notre objectif est d’en ouvrir un dans chacune des régions du Québec qui ne sont pas actuellement dotées d’un CDTI.Grâce à cette initiative, il existera dorénavant des masses critiques de développement de la nouvelle économie dans toutes les régions du Québec.Les entreprises qui s’installeront dans un Carrefour pourront bénéficier d’avantages fiscaux équivalents à ceux définis dans le cadre de la Cité du multimédia.On trouvera plus de détails sur ce sujet dans le document intitulé Stratégie fiscale intégrée pour l'économie du savoir, qui définit l’approche globale du gouvernement en la matière.Les régions se verront confier un rôle central dans l’implantation de ces Carrefours.En effet, ce sont elles qui recommanderont les secteurs d’activité prioritaires et la configuration territoriale de ces instruments de développement économique.L’aide fiscale apportée dans le cadre des Carrefours de la nouvelle économie atteindra à terme 30 millions annuellement.(.) Investir dans la culture En période d’austérité, on a vu plusieurs gouverne-, ments couper d’abord dans la culture.Notre gouvernement a toujours fait le contraire: les ressources dans ce secteur ont été accrues.(.) Nous avons tous été à même de constater sur notre petit écran l’impact qu’a eu l’instauration du crédit d’impôt.pour la production cinématographique et télévisuelle québécoise.I.a consolidation de Montréal comme centre nord-américain de production cinématographique témoigne dans le même sens.Conformément à l’engagement pris par le premier ministre lors de la dernière campagne électorale, nous permettons à deux autres modes d’expression de prendre encore plus d’essor.J'annonce donc la mise en place de deux nouveaux crédits d’impôt, l’un pour encourager la production de spectacles musicaux, l’autre pour les enregistré-ments sonores.Ces mesures, qui assureront le remboursement du tiers des dépenses de main-d’œuvre, coûteront au trésor public environ quatre millions par an.Plusieurs organismes artistiques et culturels auront besoin de notre appui financier cette année.Afin de leur venir en aide adéquatement, j’annonce que des crédits supplémentaires de 35 millions leur ont été réservés dans le-présent budget De plus, deux grandes institutions feront l’objet d’une aide spécifique.Ce sont le Musée des beaux-arts et l’Orchestre symphonique de Montréal.Tous deux contribuent puissamment à la vitalité et au rayonnement de notre culture et il importe qu’ils puissent le faire encore longtemps.J’annonce qu’une somme de six millions sera versée cette année au Musée et une somme de cinq millions à l’Orchestre symphonique.(.) Réduire les impôts Nous nous sommes aussi engagés à réduire, par la suite et de manière significative, les impôts des contribuables québécois pendant la durée de notre nouveau mandat Le présent budget confirme aujourd’hui la réalisation d’une première partie de cet engagement a) La fiscalité des entreprises : à la recherche d'une compétitivité maximale Sur le plan de la fiscalité des entreprises, notre gouvernement a déjà adopté l’an dernier d’importantes mesures pour qu’elle soit plus compétitive.Constatant que le niveau élevé des charges fixes causait des problèmes principalement aux petites et moyennes entreprises, nous avons annoncé une réduction de 37 % des taxes sur la masse salariale des PME.Une première tranche de réduction devait s’appliquer le 1er juillet prochain; juste avant Noël, en raison des performances de l’économie, nous avons annoncé son devancement au 1er janvier dernier.Une seconde tranche entrera en vigueur le 1" janvier prochain.Ce budget poursuit la démarche amorcée l’an dernier et comporte plusieurs améliorations supplémentaires à la fiscalité des entreprises.(.) J’ajoute que l’opportunité d’accorder d’autres réductions d’impôts et taxes aux entreprises fera l’objet d’évaluations périodiques dans l’avenir afin de toujours préserver la capacité compétitive des entreprises du Québec.b) 1m réduction des impôts des particuliers: une première tranche de 400 millions en juillet 2000 Notre fiscalité des particuliers est parmi les plus lourdes en Amérique du Nord et, tant que nos finances publiques n’étaient pas remises en ordre, notre capacité de modifier cet état de fait était virtuellement nulle.Les choses commencent à changer.Le déficit zéro est maintenant chose faite, avec un an d’avance sur le calendrier prévu.Ce devancement a été facilité par des rentrées budgétaires qui, comme on le sait, ne se répercutent pas pleinement sur les années subséquentes.C'est donc seulement à compter de l’an prochain que nous disposerons des ressources requises pour la réduction des impôts des particuliers.Nous amorçons avec ce budget la première partie de notre engagement de réduire les impôts de 1,3 milliard.Nous le faisons au moyen de deux actions complémentaires.En premier lieu, j’annonce qu’à compter du 1er juillet de l’an prochain, nous allons procéder à une première réduction qui représentera 400 millions pour une pleine annéè d’imposition.L’engagement d’effectuer cette réduction sera reflété dans le projet de loi qui sera présenté en Chambre dans les prochains mois par la ministre du Reve-nu.Nous ferons connaître les modalités de la réduction,, lors du prochain budget.L ’ É Q U I P D l) D E VOIR urbaine).Yves d'Avignon- (pupitreur); Paule des Rivières (éducation).Jean Dion, Louis-Gilles Francœur (environnement), Judith Lachapelle, Louise IA ki'ti \( -i TDM i l’Information générale et métropolitaine : Louis Lapierre (adjoint au directeur de l'information).Sylvain Blanchard, Jean Chartier (vie urbaine).Yves d Avignon (pupitreur); I aide des Rivieres (education).Jean Dion, Louis-Oilles E rancœur (enmronnemenv, juaiin lacnapuie, Louise I ,-d H ^h S K ! 1 tua, és Politiques municipales).Caroline Mon.pe.it, Isabelle Paré (santé).Jean I-icho.le (justice).SergeTruffaut (questions usines); Odile Tremblay Nliolul CLnr^au Uiarn-I>rocourt lcd lie, Kathleen Lévesque (actualités politiques municipales), ., ., , .nipr H.nlles N.1(|(.au (photographes) ] A l’information culturelle : Michel Bélair (responsable).Stéphane Baillargeon (théâtre, danse).Paul Cauchon (médias).Marie-Andrée Chouinard (livres et politiques culturelles).Brian Myles (cinéma).Jean-Pierre Legault, Clément Trudel h Dumazet (relecteurs), Jacques Grenier e J Q t .g.- *__DnKne« n.h4nno Ronnh Mnnm>r Pnitmie NnrmanH ria.iHçTurC0ttL»; a l’information internationale : Jocelyn Coulon (adjoint au directeur de l’information), (iuy I aillefer (éditorialiste), Claude Lévesque ;à 1 înforma- .» .i iw /.___a.J * I_____i-.L.s X UAIAno Alorio feiieMloira ô ln ¦ Ii ilif» Trnmhlnv ririi‘-fl U l»> IVfit «ion politique ; Pierre O'Neill.Manon Cornellier (correspondante parlementaire à Ottawa).Mario Çloutier etTulles lesage (rem^ntob¦.paHementairesà Québec) MkM ¦ Vur) - Brigitte Arsenault, Manon Deroine, Serge Liplante (Québec), Rachel Rochefort (Ottawa).IA PUBIJCITL ET I£ IV le (correspondant parlementaire et éditorialiste à Québec); Marie-Hélène Alarie (secrétaire à la rédaction) ; Julie Tremblay, Marie-Claude Petit Î1TING Martine Dubé (directrice).Daniel Barbeau (directeur adjoint).Jacqueline Avril, Jean de Billy, Gyslaine Côté, Marlène Côté, Louane el Venue i ,¦ , n__./j.wtouri.Rriuiite Arsenault.Manon Derome.Serge Laoiante (uueotc), itacnet ttocneiort (unaux», la riJijLiLiiii ti ui MARKETING-.& aiSt^LÎZÆÏÏK Nadeau T laire Paquet.Chantal Rainville, Micheline Ruelland.Sébastien Saint-Hilaire (publicitaires); Manon Blanchette-Turcotte.Geneviève Landry.Sylvie Laporte.Micheline Turgeon ; Martine Bérubé (secrétaire).LA PRODUCTION Jocehm AnienaultW.rretordcs approvmon-' nitàru/K It :irîhull ri hr.lu iLtt) Marie-France Tureeon (responsable de la production), Claudine Bédard, Philippe Borne, Johanne Brunet, Danielle Cantara, Richard Des Cormiers, Christian Goulet, Marie-Josée Hudon, Christian Vieil.Yamck Martel, Olivier Zuida.SERVICE À IA CIJENTÈLE Johanne Bnen (r«-/! ,r,f\ / i r Jf - l Z ! Mhonlé^resbonsaMe à la promotion des abonnements).Monique L’Heureux, lise Lachapelle.Rachelle I^clerc-Venne.L’ADMINISTRATION Nicole Carmel (iresponsable des services comptables), Jeanne-d’Arc Houde (secrétaire a la direction) ; Céline huroy, Patrick Inkel (controleur), SS K Danielle N , Nathalie Perrier, Danielle Ponton.Danielle Ross.IA FONDATION DU DEVOIR Marcel Couture (président).Roger Boisvert (vice-président exécutif et directeur général). A K) L K I) K V 0 I It .I, K M K U C It EDI I () M A It S I !» II !) -?LE DEVOIR ?-—- ACTUALITÉS Les âmes sœurs VU) Josée Blanchette ?Les 8 mars ont bien changé malgré le discours militant-tante véhiculé par les médias.Complicité et générosité scellent les amitiés féminines encore plus qu’auparavant.Un peu de miel sur le bobo de nos vies.Chaque jour qui se lève sur le monde est marqué du sceau créateur de la femme, mais heureusement pour l'homme, le 8 mars, cette tempête hormonale inscrite au calendrier, ne dure que 24 heures.Être mec, ce jour-là, c’est bomber le torse sous les lanières de peaux mastiquées par un dentier d’Esquimaude exploitée et sous-payée ou revêtir le complet bleu poudre de la docilité.Sororité oblige, le 8 mars célèbre les droits des opprimés avec un petit e.Les monos font valoir leurs droits en stéréo, de concert avec celles qu'on prétend frustrées, abusées ou mâles-baisées (facile, OK), bataillon d’amazones en jupons de chez Victoria’s Secret, femelles altières qui ont pour modèle Jeanne d’Arc, Madonna ou Camille Paglia.Battantes chevronnées qui rêvent de mettre les ciseaux dans le voile des femmes du Qatar.En apparence, la journée internationale des femmes prend des allures de revendications revanchardes, de complot contre l’autre moitié de l’humanité, y compris les eunuques et les castrats, ces voleurs de jobs de soprano.Et voilà que les gais remettent ça avec la grossesse masculine dont ils semblent vouloir faire leur prochaine querelle intestine.La conception y perdra jusqu’à son mystère.Vierge Marie, priez pour nous et le fruit de vos entrailles.Ce 8 mars de militantes savamment orchestré par les groupes communautaires excite les troupes et pétrifie le mâle, perturbé à la seule idée d une possible excision de la pomme d'Adam.Certains spécimens de la race vont même jusqu’à se montrer honteux qu’un Gilbert Rozon s’en sorte sans payer le prix fort pour ses batifolages avec la croupière.On le dit suffisamment puni par la médiatisation de l'événement.Mais les grands hommes, points de mire de notre société en mal de héros, servent par l’exemple ou ne servent pas du tout.Ix>in des médias et des shows de rassemblement, dans l'intimité des bilans personnels, les femmes ne chevauchent plus le SPM (syndrome prémenstruel) qui caractérisait les luttes des années 70 et 80.L’hystérie collective —-comme dans «utérus social» — ne s’annonce plus aussi vengeresse, la femelle aussi haineuse.Nos 8 mars connaissent un redoux.Je n’ai jamais eu de sœurs et je n’ai qu’un frère virtuel, mais je sais combien les amitiés féminines de longue date, ou celles qui naissent aussi spontanément qu’un crocus au printemps, me sont précieuses et nécessaires.En matière de filles, il y a les vaches et il y a les autres.Je m’entoure des autres et ne conçois aucun rapprochement féminin sur le terrain de la rivalité ou des coups bas.la saloperie entre femmes se pratique encore, me dit-on, aussi odieuse qu’incompréhensible.Le seul mode d'emploi que je connaisse avec mes complices de crime se tisse sur le métier de l’entraide, du partage et de la tendresse brodée d’amour et de câlins.8 mars ou pas, je n’ai nul besoin de fomenter des complots contre les porteurs de couilles pour jouir de la compagnie d’âmes sœurs.Encore moins de m’entretuer au nom d’un homme ou du pouvoir.No man, no cry.Nous sommes toutes remplies de larmes et de rires, de danses du ventre en solitaire et d’accouchements sans péridurale.Mais le créateur nous a conçues fortes et uniques, c’est du moins ce que prétend la dernière édition du magazine Time, consacrée à la femme dans toute sa richesse et sa splendeur.On y apprend qu’on parle de moins en moins de féminisme, terminologie associée au vaginisme intellectuel désuet.On tente plutôt de légitimer le terme «femellisme» dont la devise serait: «Oui, nous sommes différentes; tâchons d'en faire quelque chose.» Rappelons-le, les féministes se sont toujours in- surgées contre les lois du genre sexuel, accusant les stéréotypes d’être les enfants de Barbie et de G I Joe.Une histoire de mœurs et de mauvaise éducation davantage qu’un décalage dans le pourcentage de testostérone.Jacques Languirand s’entretenait en solo sur le sens des amitiés féminines à l’émission Par quatre chemins, la semaine dernière.Il expliquait que la plupart des femmes perçoivent ces amitiés comme étant plus durables que leurs amours.Normal, elles le sont.Pour le meilleur et pour le pire, chaque jour de l’année et les suivantes.La fin de semaine qui vient de passer m’a une fois de plus confortée en ce sens.Mes sœurs m’épaulent et me redonnent courage par leur seule façon d’exister.Nul besoin d'un 8 mars pour célébrer notre différence et nous frotter les omoplates à l’huile d’olive Bertolli sur la musique de TamTam 2000.Après le massage, Annie, l’amie d’une amie, s’est faite messagère et généreuse.Elle m’apportait une plante réchappée du centre de maternité où elle travaille d’arrache-pied à 300 $ par semaine afin de mettre de meilleurs humains au monde.«Tiens, pour te rappeler que tu passes avant tout.Prendre soin d’une plante, c’est aussi prendre soin de soi», m’a-t-elle dit en me tendant le kalanchôe à délicates fleurs rouges.Il est des boutures d'amitié qui donnent naissance à des jardins botaniques où iront butiner les petites abeilles ouvrières de demain.Et vous vous demandiez d’où provenait le miel?joblo@cam.org ÉDUCATION SUITE DE LA PAGE 1 est catastrophique, ni regarnir les bibliothèques et encore moins moderniser les laboratoires.L'effacement de la dette ne permettra de dégager dans l'ensemble du réseau universitaire qu'une somme de 10 millions correspondant aux intérêts à payer sur cette dette.Or selon M.Reid, la qualité de l'enseignement universitaire offert au Québec souffre déjà cj'un déficit par rapport aux universités de l'Ontario ou des Etats-Unis.Rien dans le budget ne lui permet d'envisager des vallées verdoyantes.Le président de la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ), Nikolas Ducharme, est plus causüque.Il dénonce de son côté «le discours paradoxal» de Bernard Landry, qui, d'un côté, parle de l'économie du savoir mais qui, de l'autre, n'investit pas en éducation les sommes qui seraient requises pour soutenir ses ambitions affichées.M.Ducharme soutient que les universités du Québec sont au* prises avec un déficit de 1500 professeurs d'université.A ces récriminations, M.Landry a répondu que le gouvernement «fait ce qu'il peut faire cette année».Il dit qu'il s'attendait à ce que les groupes qui bénéficient d'ajouts budgétaires cette année trouvent que ce n'est pas suffisant Mais il ajoute qu'après avoir vécu une période d'austérité, «600 millions, ça me parait beaucoup d'argent».Le leader étudiant fait également remarquer que le budget ne comprend aucune mesure pour réduire l'endettement étudiant ni aucune mesure de souüen à la réussite.Ce budget dit-il, «confirme que les étudiants ont raison de manifester».Le 24 mars, deux manifestations sont prévues à Montréal et à Québec.Le président de la Fédération des cégeps, Pierre Boucher, estime que l'effort consenti en éducation est insuffisant et que la répartition des sommes allouées n'est pas équitable pour les cégeps.M.Boucher rappelle que les cégeps avaient évaluer leurs besoins à quelque 250 millions mais que le budget Landry ne leur en octroie que 46.Il souligne que, si les universités obtiennent 170 millions pour améliorer leur situation financière, les cégeps n'ont droit qu'à 6,6 millions aux mêmes fins.L'air un peu découragé, M.Boucher s'est demandé à voix haute comment les cégeps allaient réussir à remplir les mandats que le gouvernement leur confie alors qu'ils restent à court de moyens: comment attirer plus de filles et de garçons dans des filières technologiques, comment répondre aux attentes des milieux industriels, comment .accorder du perfectionnement aux personnels, comment favoriser l'innovation et la recherche.Le président de la Fédération des commissions scolaires, André Caron, estime pour sa part que «ce budget n'apporte pas grand-chose aux élèves du Québec».Selon lui, «le réseau scolaire primaire et secondaire est le parent pauvre du budget Landry».LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue de Bleury, 9 étage, Montréal (Québec), H3A3M9 EU Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration: (514) 985-3333 Le site Internet du Devoir: www.ledevoir.com Comment nous joindre?La rédaction Au téléphone (514) 985-3333 Par télécopieur (514)985-3360 Par courrier électronique redaction ©ledevoir .com Pour l’agenda culturel (514) 985-3551 La publicité Au téléphone (514) 985-3399 Par télécopieur (514) 985-3390 Extérieur de Montréal 1-800-363-0305 (sans frais) Les avis publics et appels d’offres Au téléphone (514) 985-3344 Par télécopieur (514) 985-3340 Les petites annonces et la publicité par regroupement Au téléphone (514) 985-3322 Par télécopieur (514)985-3340 Les abonnements Au téléphone (514) 985-3355 du lundi au vendredi de 8h à 16h30 Par télécopieur (514) 985-3390 Extérieur de Montréal 1-800-463-7559 (sans frais) 1j Devoir est publié du lundi au samedi par \j- Devoir Inc.dont le siège social est situé au 2050, rue de Bleury, étage, Montréal.(Québec), H3A 3M9, Il est imprimé par Imprimerie Québécor LaSalle, 7743.rue de Bourdeau, division de Imprimeries Québécor Inc., 012, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal.L’agence Presse Canadienne est autorisée a employer et a diffuser les informations publiées dans Le Devoir./> Devoir est distribué par Messageries Dynamiques, division du Groupe Québécor Inc,, 900, boulevard Saint-Martin Ouest, (.aval.Envoi de publication Enregistrement n* 08.r>H Dépôt légal: Bibliothèque nationale du Québe* LANDRY SUITE DE LA PAGE 1 Une dernière mesure budgétaire complète la mise gouvernementale en santé: la création d’un crédit d’impôt pour les personnes en perte d’autonomie.Elles auront droit jusqu’à 2760 $ de subvention pour des services à domicile.Comme prévu, le quatrième budget de Bernard Landry annonce des réductions d’impôts d’au moins 400 millions, qui ne seront effectives qu’en juillet de l’an 2000.Une consultation publique aura lieu pour choisir le scénario de cet allégement fiscal des particuliers.En éducation, le ministre Landry se montre moins généreux, avec un engagement global de 600 millions.Les universités auront droit à 170 millions pour rétablir leur situation financière à la suite des départs volontaires d’employés, mais, a expliqué le ministre des Finances, elles devront du reste s’astreindre à un régime minceur en contrôlant mieux leurs dépenses.Le gouvernement accorde toutefois 342 millions pour la qualité de l’enseignement et les services aux étudiants du primaire à l’université.Un budget additionnel de 30 millions sera débloqué pour acheter des livres pour les écoles.Par ailleurs, le budget des premiers surplus depuis 40 ans éparpille un surplus 2,9 milliards, comprenant le 1,4 milliard de la péréquation, en plusieurs secteurs et investissements, notamment pour la création d’emplois, troisième priorité de Bernard Landry.«Il y en a pour tout le monde et ce n'est pas la surabondance pour personne.» Aujourd’hui, a précisé le ministre Landry, le président du Conseil du trésor annoncera les pffres gouvernementales aux 400 000 employés de l’État.«La marge de manœuvre est là pour traiter nos fonctionnaires le plus équitablement possible.» Des 383 millions en faveur de l’emploi, le ministre Landry en achemine 132 pour appuyer la recherche et le développement par la mise en place d’innovation Québec et la bonification de crédits d’impôt.Iœ soutien aux investi sements, par des institution comme la SGF et Investissement Québec, profitera de fonds additionnels de 110 millions.Le développement régional et culturel recevra des crédits d’une cinquantaine de millions chacun.Le ministre Landry a lancé hier, tel que convenu, ses Carrefours de la nouvelle économie, devant servir à brancher toutes les régions du Québec sur l’économie de pointe mondiale.Il a, de plus, annoncé la création d’une zone de commerce internationale à Mirabel dans laquelle les SUITE DE LA PAGE 1 voté OUI mais j’ai peur.» Peur de quoi?«Iœ déficit, lui dit l’autre, on va avoir tout un déficit.» C’est à ce moment-là que M.Bouchard s’est dit que si un souverainiste du Lac-Saint-Jean avait peur du déficit d'un Québec souverain, ce devait être pire pour l’électeur moyen.Il va de soi que le fait de se présenter avec des finances saines lors d’un référendum sur la souveraineté contribuerait à rassurer certains électeurs.Mais les opposants pourront toujours brandir le spectre de la dette du Québec, à laquelle s'ajouterait la part québécoise de la dette canadienne.Il reste que, comme l’expliquait hier le ministre des Finances, l’atteinte du déficit zéro fera désormais partie «de lliistoire d’un gouvernement souverainiste».Dans son discours du budget, M.Landry a mis un peu plus d’emphase, affirmant que «quand on cherche la pleine liberté pour son peuple, il est normal de lui apporter la liberté économique et financière nécessaire à son épanouissement.C’est une manière aussi fondamentale que concrète d’aimer sa patrie».Ce n’est pas pour rien, d’ailleurs, que les politiciens fédéraux, ainsi que le chef libéral Jean.Charest, cherchent déjà à atténuer les mérites du gouvernement péquiste.le déficit est terrassé grâce à «l’entraide entre tous les Canadiens», a dit Stéphane Dion hier, faisant allusion au versement par Ottawa, d’ici la fin du mois, d'un montant imprévu et additionnel de 1,4 milliard en péréquation.La guerre des chiffres entre Ottawa et Québec n’est pas fortuite.C’est une guerre psychologique pour gagner l’estime et l’allégeance des électeurs.L’an dernier, la publication du budget du Québec avait donné lieu à une chicane incroyable entre M.Landry et les ministres du gouvernement Chrétien au sujet de l’impact sur les finances et sur l’économie québécoises des compressions budgétaires fédérales survenues au cours investisseurs pourront profiter d’une aide financière.Québec peut effacer son déficit — le 1,2 milliard qui restait à éponger en 1999-2000 — un an plus tôt que prévu en raison, notamment, du système de péréquation du gouvernement fédéral, mais aussi à la suite d’entrées de revenus supérieures aux prévisions budgétaires.Le total des revenus budgétaires, et donc des dépenses, du gouvernement est fixé à 45,1 milliards en 1999-2000.C’est tout près de 1,2 milliard de plus que le gouvernement aura finalement recueilli en 1998-99 des impôts et taxes, ainsi que des revenus des entreprises du gouvernement.Le ministre Lmdry prévoit que ces revenus excédentaires seront de 650 millions en 1999-2000.A ce chapitre, la Société des alcools du Québec a enregistré des ventes supérieures de 11 millions et Loto-Québec, de 105 millions.Par contre, Hydro-Québec a vu ses revenus baisser de 170 millions par rapport aux prévisions en raison d’une diminution des ventes d’électricité.Au sujet du déficit zéro, le ministre Landry a eu le triomphe modeste.Il a toutefois reconnu hier que l’atteinte de la cible représente une réalisation historique pour un gouvernement souverainiste comme le sien, a-t-il expliqué, mais il y voit un effet «nul» sur l’échéancier référendaire.Il se refrise également d’épiloguer sur le fait qu’il s’agissait là ou non d’une condition gagnante pour la tenue d’un référendum, alors que le déficit zéro a toujours été défini comme tel par le premier ministre Bouchard.«C’est une condition gagnante pour n’importe quelle société dans le monde d’avoir des finances publiques en bon état.» La critique de l’opposition libérale et députée de Margue-rite-Bourgeoys, Monique Jérôme-Forget, dénonce toutefois les méthodes du ministre des Finances.Selon elje, M.Landry sou5H?stime volontairement les revenus de l’État afin de mieux paraître l’année suivante.«Il l’a fait fan dernier et continue de le faire cette année», soutient-elle.A la lecture du budget, Mme Jérôme-Forget indique que le gouvernement s’est enrichi, depuis quatre ans, deux fois plus vite que les contribuables, pendant que ceux-ci se sont appauvris.Le chef de l’Action démocratique, Mario Dumont, s’est dit heureux de voir le Québec arrêter de s’endetter, mais il se demande du même souffle pourquoi le ministre Landry attend avant de s’attaquer au service de la dette qui atteint 7,6 milliards.Également, il déplore le fait que les Québécois devront encore attendre avant de bénéficier de baisses d’impôts significatives.Cette fois-ci, le ministre des Finances du Québec a été moins virulent.Après tout, comme le disait M.Bouchard la semaine dernière, les Québécois «se sont mis à peu de chose près au neutre» quant à leur avenir politique et constitutionnel.À quoi bon, en période de paix, gaspiller des munitions?Mais M.Landry n’a pu s’empêcher de formuler quelques blâmes au fédéral.Après tout, au lieu des traditionnels souliers neufs, il s’est acheté des chemises blanches en prévision de ce budget.Il pouvait bien se per-mettre d’en déchirer quelques-unes.Il l’a fait avec modération, soulignant tout de même «le gaspillage absurde des bourses du millénaire du gouvernement central» ou les «tragiques erreurs de planification» du fédéral dans le dossier de l'aéroport de Mirabel, de «l’arrogance» avec laquelle Ottawa avait procédé aux expropriations et de la façon avec laquelle il avait favorisé l’aéroport de Toronto.On discerne dans le discours du budget les autres axes du discours souverainiste pour les mois à venir, avec les allusions fréquentes au «modèle québécois» de concertation, aux «liens privilégiés qu’entretient l’économie québécoise avec l’économie américaine» et au «courant économique naturel nord-sud», qui s’opposent à «un dollar canadien faible et volatil».La protection des budgets consacrés à la culture et les projets permettant à des jeunes de se servir du Québec comme d'un tremplin vers le reste du monde, l’Amérique latine et l’Europe en particulier, la réouverture de bureaux du Québec a l’étranger sont autant de pistes pour affirmer la personnalité québécoise indépendamment du Canada.C’est ainsi que nous allons entendre, de plus en plus, l’expression «gouvernement national» pour parler du gouvernement du Québec.Il reste que tout cela ne mène pas forcément un peuple à la souveraineté; la nation québécoise pourrait décider de s’épanouir au sein de la fédération.Quant au déficit zéro, comme le disait hier M- Landry, «c'est une condition gagnante pour tous les Etats du monde, qu'ils soient souverains ou subnationaux».TIBET «Je n'ai jamais vu le Tibet mais je le connais de l'intérieur» SUITE DE LA PAGE 1 ibre.Serveuse dans un restaurant chinois, elle a économisé son salaire pendant presque deux ans pour payer le passeur (100 $) et fuir l’occupation et la répression chinoise.«Le petit Uiassa indien», comme on surnomme la ville aux 7000 réfugiés tibétains, est accroché à flanc de montagne.Les drapeaux bouddhistes et celui du Tibet indépendant claquent au vent.Dans les petites cantines tenues par les familles tibétaines, on sert la soupe fumante et les tnomos (bouchées à la vapeur) sous l’effigie du dalaï-lama.Dans le centre-ville se mélange une cohue hétéroclite de moines bouddhistes tibétains ou occidentaux, de touristes en quête de paix intérieure ou d’aventures himalayennes, de «marnas» tibétaines aux visages ronds comme des lunes.Les magasins de souvenirs cohabitent avec les cybercafés.Un air de révolte et de conspiration pacifique flotte aux terrasses.Bob Marley chante en boucle.«Pour nous, Tibétains de la deuxième génération nés en exil, la frustration est peut-être encore plus grande que pour les réfugiés.Je n'ai jamais vu le Tibet, mais je le connais de l’intérieur.Je fais de mon mieux pour contribuer au mouvement de libération de mon pays», raconte Kalsang Dorjee.26 ans, tignasse longue et bras tatoués.Natif de Darjeeling, il a rejoint Dharamsala «pour être plus proche de la communauté tibétaine».Sans travail, il a ouvert un café-librairie et organise des réunions à thème sur la situation du Tibet.En face, c’est le quartier général du Centre de la jeunesse tibétaine, la branche «dure» des activistes.Ici, on ne se bat pas pour la voie moyenne et une autonomie du Tibet, comme le prône le dalaï-lama, mais pour une indépendance totale.«Nous ne sommes pas là pour prêcher le bouddhisme, nous sommes là parce que nous sommes des réfugiés politiques.Jusqu’ici, nos méthodes sont restées non violentes, mais elles peuvent changer», explique Tseten Norbu, président de l’association.Sur la terrasse, deux jeunes Tibétains mettent la dernière touche de peinture aux banderoles destinées aux manifestations organisées aujourd’hui dans la ville.«Le gouvernement tibétain en exil a beaucoup cherché le soutien de l’Occident; aujourd'hui, il faudrait qu'il s'occupe de la jeunesse tibétaine.Elle est motivée mais déboussolée.» En contre-bas du centre-ville, sur une route escarpée dominant la vallée, une large porte en forme de pagode signale l’entrée de l’administration tibétaine en exil.Réfugié de la première heure, Thubten Samphel, secrétaire de l’information et des relations internationales du gouvernement tibétain, est arrivé en Inde à l’âge de dix ans.«En quarante ans d'exil, le gouvernement tibétain a créé une communauté soudée et active à travers le monde.On est devenus les porte-parole de ceux qui continuent à souffrir au Tibet.Mais on n’a rien obtenu de concret.» Pour lui, la commémoration du 10 mars 1959, c’est une journée d’hommage aux milliers de Tibétains morts en combattant l’armée chinoise.C’est aussi la célébration de la fuite du dalaï-lama.«S'il était resté, il aurait été comme un oiseau en cage.En fuyant, il a pu internationaliser la cause tibétaine.65 % des Tibétabis font confiance à ses choix.» A l’étage supérieur, Tenzin Chokey, 23 ans, s’occupe de la défense des droits de l’homme dans ce Tibet qu’elle ne connaît pas et dont elle rêve comme d’un pays mythique.«Désormais, la question est de savoir qui va faire quoi, après le dalaï-lama.Qui prendra la relève?Honnêtement, je ne vois personne, et aucun de mes amis n’a de nouveau leader.Alors, comme le dalaï-lama n'est pas permanent, je me demande si cette, voie moyenne, l’autonomie, n'est pas la seule solution.D’un autre côté, il y a ceux qui prétendent que l'on ne devrait accepter aucun compromis sur la liberté de notre pays.» À l’Institut tibétain des sciences modernes Amnye Ma-chen, Jamyang Norbu ne mâche pas ses mots contre les responsables tibétains en exil et les orientations du dalaï-lama.Il fait partie du mouvement intellectuel tibétain.«S’il était resté au Tibet, le dalaï-lama serait devenu une sorte de maréchal Pétain à la merci des Chinois.Aujourd’hui, le gouvernement actuel est très confus, surtout sur l’attitude à adopter avec la Chine.Il ne comprend pas la nature du pouvoir dans le monde d'aujourd’hui.Les leaders pensent en termes féodaux et religieux.Tout le monde sait que face aux Chinois, la non-violence est un non-sens.L’immolation par le feu, l’an dernier, d’un moine pourtant dévoué au dalaï-lama marque l'échec de quarante ans de non-violence et de négociations diplomatiques.» Pour lui, il faut trouver une nouvelle politique hors des sentiers battus (soutien international, terrorisme.).Selon les témoignages des derniers réfugiés, la corruption et le manque de moyens affaiblissent l'administration chinoise dans certaines provinces tibétaines.leur pouvoir s’effrite.Des fonctionnaires chinois, envoyés par Pékin, se sont suicidés.«Si des troubles éclataient aujourd'hui au Tibet, ils pourraient être suivis dans d'autres provinces chinoises qui cherchent aussi à s'émanciper du pouvoir central.Avant Tiananmen, il y avait eu de sanglantes manifestations d’étudiants à IJtassa.» Et de conclure: «Si les Tibétains doivent connaître le sort des dodos, au moins, qu’ils saisissent leur dernière chance.» des dernières années.MEMES PROBLEMES LA SOLIDARITE (514) 257-8711 1 -888-234-8533 www.devp.org m DËkELOPPE4IENr Ef R4IX ANALYSE t 1 I
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