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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1999-02-12, Collections de BAnQ.

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-?FONDE EN 1910 le devoi V O L.X C - N " 2 il M tt N T K É A L .L E V E N I) K EDI I 2 F É V H I E R I 0 !» !) I A X E S I $ / T 0 U 0 X T 0 I $ / s a bell e P a ré PERSPECTIVES La saga des civières Au Québec, chaque hiver ramène sa nouvelle série noire sur les urgences et son lot de mythes sur les maux et les malheurs de ces coins d'hôpital.Cette crise fournit l’occasion d’en finir avec certaines croyances tenaces et de dégager quelques vérités.on an mal an, on entend les mêmes diagnostics mille fois rabâchés.Or il est des mythes qui continuent de hanter les corridors de nos urgences, masquant les causes réelles de cette saga des civières, qu’il est plus que temps d’enterrer.Les mythes favoris ¦ Les gens vont à l’urgence pour rien.Ce refrain rabâché depuis 15 ans par les gouvernements, tantôt pour se déresponsabiliser ou pour justifier l’absence d’investissements (huis les hôpitaux, n’a plus rien à voir avec la réalité, et ce, depuis plusieurs années.Soyons clairs.On ne se présente plus à l'urgence pour une poussée d’urticaire ou une vilaine toux.Hormis certaines urgences pédiatriques, la réelle cause d’engorgement des urgences a aujourd’hui pour seule cause les patients gravement malades, alités sur des civières cordées dans les corridors.«En fait, la très faible proportion de gens qui pourraient être vus ailleurs ne nous encombre même pas.Ils ne sont même pas comptabilisés dans nos rapports.La preuve, c'est qu 'on ne compte plus que les patients sur civières dans nos statistiques», affirme le I)' Pierre Desaulniers, responsable des urgences au CHUM.Toutes les statistiques démontrent que les malades reçus à l’urgence, à plus forte raison dans les hôpitaux ultraspécialisés, sont de plus en plus âgés et affligés de maladies complexes qui se terminent souvent par une hospitalisation.Pour la majorité des malades, l’ur-?gence n’est plus un service où l’on entre le matin pour en sortir le soir venu.Que cela plaise ou pas à ceux que la rectitude politique étouffe, le vieillissement de la population a changé la donne et joue un rôle de premier plan dans les pointes saisonnières qui secouent les urgences.¦ CLSC et cliniques vont désengorger les urgences.Un mythe peut aussi en cacher un autre.Pour preuve, on dit souvent que les CLSC et les cliniques privées vont «désengorger» les urgences.Or, comme ce sont les patients sur civières qui paralysent les urgences, difficile d'imaginer que ces services de première ligne pourront aider des patients dont la condition est aussi lourde.Quant aux «petits malades», qu’on accuse d’encombrer les urgences, ils envahissent déjà les cliniques privées et les rares CI.SC où des médecins sont disponibles.Il suffisait de visiter cette semaine les grosses cliniques privées, qui ont dû doubler leurs équipes médicales pour répondre à la demande et limi-ter.leurs services sur rendez-vous, pour le constater.À l’heure actuelle, les polycliniques médicales, et encore moins les CLSC, ne sont aucunement en mesure de prendre le relais des salles d’urgence.Privés des services diagnostiques de base (tests sanguins, échographie, radiologie), que l’on ne retrouve qu’à l’hôpital, les médecins des cliniques avouent eux-mèmes qu’ils n’ont souvent d’autre choix que de renvoyer à l’urgence leurs malades pour poser un diagnostic clair quand un cas complexe se présente.«Tout ce que nous pouvons faire, c'est de traiter les gens à domicile ou dans nos cabinets, mais les interventions sont souvent limitées par le besoin de services diagnostiques qui n'existent qu'à l’hôpital», soutient le I)' Marc-André Asselin, représentant des omnipraticiens de la région de Montréal.Les vraies causes ¦ Un corset trop serré.Ce que nous apprend cette nouvelle crise, c’est que la réforme Rochon a mis au monde un système de santé «normalisé», parfaitement conçu pour fonctionner rondement aq mois de mai quand les gens ne sont pas trop malades.Échafaudé dans l’abstrait, en s’appuyant sur des statistiques et des moyennes, le système de santé a perdu toute forme de souplesse et exècre l’exception.Dans son corset trop serré, il frôle l’étouffement au premier signe d’embonpoint.Et cela, même si la réalité des hôpitaux est de plus en plus une fréquentation en dents de scie, marquée par les saisons.¦ Le chaînon manquant Cette énième crise des urgences démontre aussi combien on a tendance, comme lors de toute grande réforme, à jeter le bébé avec l’eau du bain.Mû par une logique financière, Québec a poussé, d’une traite, 4(KX) infirmières expérimentées à la retraite et 900 médecins sur les terrains de golf.Le gouvernement a merveilleusement réussi son exercice financier, mais a échoué en n’appliquant que le premier volet d’un plan en deux temps.Québec, qui se faisait l’apôtre du virage ambulatoire, a d’abord sabré 5000 lits, fermé neuf hôpitaux, mais n’a toujours pas investi un sou dans les centres ambulatoires.C’est pourquoi les sommes annoncées par la ministre de la Santé, Pauline Marois, ne régleront pas, à moyen terme, les problèmes vécus cette semaine par plusieurs hôpitaux, incapables de répondre à tous leurs patients, faute d’infirmières.Il faudra plus qu’un coup de baguette magique pour soulager les séquelles laissées par ces années de réformes, parfois guidées plus par des mythes que par de réelles certitudes.M É T É 0 Montréal Pluie intermittente.Très doux.Max: 9 Min: 0 Québec Pluie intermittente débutant le matin.Max: 4 Min: -1 Détails, page B 6 INDEX Annonces.B 6 Les sports.B 6 Avis publics.A 4 Culture.B 7 Economie.A 6 Editorial.A 8 Ije monde.A 5 Montréal.A 3 Mots croisés.B 6 Politique.A4 Télévision.B 8 Tourisme.B 4 ÉCONOMIE La Banque de Montréal voit l'avenir en rose, page A 6 ÉCONOMIE Les consommateurs dépensent trop, selon le CQCD, page A 6 LES ACTUALITÉS Beaudoin dévoile le contenu du Printemps du Québec, page A 2 Bourque soulève un tollé En comparant le Québec à un enfant, le maire déclenche la controverse LOUISE LEDUC LE DEVOIR En comparant le Québec des nationalistes à un enfant qui, parvenu à l’âge adulte, constatera les vertus de l’interdépendance, le maire Pierre Bourque a allumé un feu qu’il s’est employé à éteindre une partie de la journée d’hier, à quelques heures de sa rencontre prévue avec la ministre des Affaires municipales, Louise Harel.À la une du journal Vie Gazette d’hier, le journaliste Eric Siblin rapportait les propos tenus par le maire de Montréal lors d’un lunch intime organisé par le Jewish Business Network, un organ,isme de jeunes entrepreneurs.A une question d’un membre de l’assistance sur les dangers de la souveraineté, Pierre Bourque a soutenu, en anglais, qu’il ne s’attendait pas à ce que «nous soyons confrontés au même problème qu’en 1995», en référence à la mince victoire des fédéralistes au dernier référendum.«Je ne le prévois pas, maintenant que les gens ont compris qu’il vaut mieux vivre ensemble.» Sa déclaration est «une parfaite imbécillité», dit Joseph Facal Le maire de Montréal s’est ensuite hasardé à une analogie sur les cycles de la vie.«Vous savez, un enfant est d'abord dépendant, puis il grandit et veut devenir indépendant.Ensuite, il devient adulte et veut devenir interdépendant.Québec est comme un enfant: nous étions dépendants et éventuellement nous devons être interdépendants.Nous devrions faire un autre pas et devenir adultes.VOIR PAGE A 10: BOURQUE Orphelin jusqu’à l’os BPiX7 T,«V h ftnr^.* ,lpl LV f».:?4 »'a/ F*-' Æ& V?- -2 /.'fiy ./' / 7 V,'.I REITERS wwAV.ledevoir.com LES 40 ALBANAIS du Kosovo dont le massacre a agi comme un électrochoc et conduit aux pourparlers de paix de Rambouillet ont été inhumés hier sur une colline enneigée qui surplombe leur village aujourd'hui déserté.Plus de 10 000 personnes ont assisté aux funérailles, qui ont donné lieu à des scènes déchirantes, comme celle de ce gamin albanais effondré devant le cercueil de son père.Nos informations, page A 5.La fin d’un faux suspense Le procès de Clinton devrait se conclure aujourd'hui Un par un, les sénateurs américains se lèveront, probablement aujourd’hui, pour se prononcer sur la destitution du président Bill Clinton, votant «coupable» ou «non coupable» aux accusations de parjure et d’entrave à la justice.Bill Clinton était d’ores et déjà assuré d’échapper à la destitution, celle-ci nécessitant un minimum de 67 voix (deux tiers du Sénat) alors qu’il est acquis qu’elles n’y sont pas.Le verdict devrait intervenir aujourd’hui vers midi.LUC LAMPRIÈRE LIBÉRATION New York — «Je ne sais pas qui se passera après vendredi [aujourd’hui].Mais ce sera comme si on plantait une épingle dans une baudruche.Tout le monde voudra sans doute passer à autre chose», résumait dans un soupir, il y a quelques jours, un commentateur chargé de suivre le procès Clinton sur la chaîne publique PBS.De fait, il n’aura pas fallu attendre la fin de la procédure pour que le reste de l’Amérique passe effectivement à autre chose: si le juge- ce i Vf, ment du public a mis du temps à trouver sa traduction politique, dans l’univers médiatique, ses effets se font sentir depuis des mois.Passé le flot des révélations ou des pseudorévélations qui avait fait de l’ancienne stagiaire le centre de l’activité des médias américains, l’intérêt porté au sujet qui domine les journaux télévisés depuis treize mois n’a cessé de diminuer et, avec lui, l’audience de ces rendez-vous quotidiens: d’après la dernière estimation, sur les 37,3 millions de foyers américains qui, l’an dernier, regardaient encore les journaux télévisés des trois grands réseaux, ABC, NBC et CBS, plus de quatre millions ont déserté (rapport Tyndall)! Le mois dernier, le jour de l’ouverture du procès au Sénat, le présentateur-vedette de CBS, Dan Rather, qui avait interrompu les programmes pour une émission spéciale en direct, expliquait aux Américains que, d’après un sondage conduit par sa chaîne, seulement 20 % de leurs compatriotes suivaient l’affaire de près.Puis, rendant justice aux 80 % res-\ tants, il avait déserté l’antenne.Quelques minutes plus tard, les deux autres ré-?seaux commerciaux, NBC et ABC, fai- saient de même.Pour le reste, la télévi-sion américaine reprenait un cours familier où CNN n’occupe qu’une position marginale et où 1 'impeachment de Bill Clinton est loin de faire un triomphe à l’audimat.VOIR PAGE A 10: CLINTON Gestion des eaux Ottawa «La stratégie fédérale fait fi des compétences que le Québec exerce pleinement» LOUIS-GILLES FRANCŒUR LE DEVOIR Québec a opposé hier une fin de non-recevoir lapidaire à la «stratégie» fédérale sur l’eau, divulguée la veille à Ottawa.C’est par communiqué que le ministre de l’Environnement du Québec, Paul Bégin, a en effet réagi en affirmant que «le Québec n’a pas l'intention de donner suite à la demande du gouvernement fédéral d'imposer un moratoire sur les prélèvements d'eau douce à grande échelle puisqu’il ne lui reconnaît pas la légitimité d’intervenir sur la protection et la gestion des bassins hydrographiques du Québec».Le ministre Bégin a lui aussi fait référence dans son communiqué au fait que la stratégie fédérale est annoncée au moment même où démarrent au Québec les audiences de la commission sur l’eau du Bureau d’audiences publiques sur l’environnement.C’est à l’issue de cette vaste consultation, a précisé le ministre, que le Québec se dotera d’une politique de gestion de ses eaux.Le ministre Bégin a par ailleurs donné à penser que le Québec boycottera la consultation que dirigera à compter de mars la Commission mixte internationale.M.Bégin s’est ainsi interrogé sur la décision d’Ottawa VOIR PAGE A 10: BÉGIN La crise des urgences se poursuit Les syndiqués de la Cité de la santé de Laval qualifient les millions de Québec de «sparadrap sur une jambe de bois» JUDITH LACHAPELLE LE DEVOIR Au lendemain de la distribution des millions qui a réjoui la grande majorité des acteurs du milieu de la santé, des critiques se sont élevées pour rappeler que l’engorgement dans les urgences n’était pas pour autant résorbé.D’abord, la CSN se demande pourquoi la ministre de la Santé, Pauline Marois, n’a pas prévu de volet spécial pour les CLSC dans son annonce de mercredi, et les syndiqués du Syndicat de la fonction publique (SCFP) de la Cité de la santé qualifient les nouveaux millions de «sparadrap sur une jambe de bois».La situation dans les urgences montréalaises s’est légèrement améliorée hier, mais elle demeurait critique aux pavillons Notre-Dame, Saint-Luc et Hôtel-Dieu du Centre hospitalier universitaire de Montréal (CHUM), à Maisonneuve-Rosemont, à Lakeshore, à l’Hôtel-Dieu de Saint-Jérôme, à Le Gardeur, au Haut-Richelieu de Saint-Jean et à la Cité de la santé de Laval.Dans ce dernier cas, une centaine de syndiqués lavallois sont descendus dans la rue pour dénoncer la situation qui prévaut au seul hôpital lavallois.Le SCFP y représente là-bas une vingtaine de préposés aux bénéficiaires, commis et brancardiers.«On a beaucoup parlé de la fatigue des médecins et infirmières, mais il ne faut pas oublier tous les autres», disent les syndiqués.Deux fois plus de patients que la capacité normale de VOIR PAGE A 10: URGENCES 778313000689 A 2 I.K K V 0 I H .I.K V E X I) l< K I) | ¥ E V It I K It I !» !» !» LES ACTUALITES L’enquête des directeurs d’école Une démarche normale, dit Legault PIERRE APRIL PRESSE CANADIENNE Québec — Le ministre de l’Education, François Legault, trouve «normal» que les directeurs d’école entreprennent une démarche visant à évaluer le fonctionnement et les performances de leurs établissements.Réagissant, hier, au tollé des enseignants qui ont promis de s’opposer à la tenue de cette «évaluation institutionnelle» proposée par la Fédération québécoise des directeurs d’établissement d’enseignement (FQDE), M.Legault a insisté sur la nécessité de vérifier sur le terrain le projet de réussite scolaire.«Un des objectifs de la loi 180, a-t-il expliqué, c'est, entre autres, de décentraliser des pouvoirs vers les commissions scolaires et les conseils d’établissement.Je trouve donc normal qu’ils veuillent évaluer leur fonctionnement et leurs performances.» Quant à la méthode proposée par la FQDE et, surtout, le moment choisi pour mener cette évaluation, le ministre admet «qu’on pourrait en discuter».«Moi, a-t-il dit, je n’ai pas été consulté.Je suis en train d'étudier ce qu’ils ont l'intention défaire, mais je l’ai appris en lisant les journaux.» M.Legault n’a pas voulu commenter l’attitude des enseignants qui ont clairement condamné la décision de la FQDE.«L’évaluation, a-t-il quand même affirmé, c'est une bonne chose, d'autant plus que la loi le prévoit.Mais il est évidemment encore trop tôt pour commenter l'initiative des directeurs d’établissement.» La Fédération des commissions scolaires du Québec (FCSQ) appuie pour sa part l’initiative des directeurs d’établissement.«Il est tout à fait normal que les directeurs soient les initiateurs d’une telle démarche d’évaluation», a soutenu le conseiller en développement économique de la FCSQ, Berthier Dolbec.Legault se porte garant du système des prêts et bourses PIERRE APRIL PRESSE CANADIENNE uébec — Même si le Québec n’a pas encore amorcé W le processus de négociation avec le gouvernement d’Ottawa dans le dossier des bourses du millénaire, le ministre de l'Education, François legault, a promis hier de préserver l’intégrité du système québécois des prêts et bourses quel que soit le résultat d’éventuels pourparlers.Devant les inquiétudes manifestées par les étudiants québécois, le ministre a tenu à faire le point et à les rassurer.«Les pourparlers n’ont pas démarré parce qu’on nous demande de négocier directement avec la Fondation des bourses du millénaire», a-t-il affirmé.«Mais il faut bien comprendre, a poursuivi le ministre, que je n'ai aucunement l’intention de modifier nos règlements ou notre façon d’accorder les prêts et bourses.» M.Legault a rappelé que le système québécois, unique au Canada, fonctionne bien et distribue pas moins de 530 millions de dollars en prêts et 240 millions en bourses annuellement.«Ce que je dis aux étudiants qui craignent d’être perdants, a expliqué le ministre, c’est que la décision est présentement entre les mains du gouvernement fédéral et [dépend] de la façon dont il appliquera son système.» Présentement, le système québécois est le plus généreux et M.Legault ne voit pas d’objections à le bonifier, à la seule condition que soient respectées les priorités du Québec «et non pas celles du président de la Fondation des bourses du millénaire, Jean Monty».«Il s’agit là d’un secteur de juridiction clairement québécois, a précisé M.Legault, et le projet fédéral est ni plus ni moins que de l'ingérence, du dédoublement et du gaspillage de fonds.» Quant au projet fédéral, il n’est pas en mesure de dire pour l’instant de quelle façon il s’appliquera au Québec.«Il pourrait y avoir dédoublement, a noté M.Legault.Il pourrait même y avoir un ajustement par rapport à notre propre système, mais tout cela est entre les mains du gouvernement fédéral.Nous, on n’a aucun contrôle sur ce qu’ils ont l’intention défaire.» Une bourse d'excellence de 5000 $, selon la règle, n’est pas déductible du programme de prêts et bourses et ne nécessite aucun ajustement.«Mais, a expliqué le ministre, je ne contrôle rien de tout cela.Nous, on continue à dire qu 'il faut que le gouvernement fédéral s’adapte et nous donne l’argent pour qu’on l’investisse en partie dans les bourses et en partie dans le système d’éducation.» De son côté, le porte-parole de l’opposition libérale en matière d’éducation, Claude Béchard, a rappelé au ministre Legault une motion adoptée à l’unanimité par l’Assemblée nationale le 14 mai 1998 recommandant des négociations de bonne foi entre Ottawa et Québec dans «l’intérêt des étudiants québécois».La motion unanime prévoyait quand même qu’une entente entre Ottawa et le Québec sur les bourses du millénaire doit éviter les dédoublements.Équité salariale Le débat se corse à la CEQ PRESSE CANADIENNE Québec — Des enseignants membres de la CEQ contestent la formule de compensation mise de l’avant par leur centrale syndicale dans le dossier de l’équité salariale.La CEQ veut réduire la valeur de la scolarité dans l’échelle salariale actuelle pour tenir compte surtout de l’expérience.«Les augmentations de salaire obtenues par l’équité salariale n’iront qu’aux enseignants qui ont le moins de scolarité», déplore Francine Boulet, une enseignante montréalaise qui mène le combat contre le plan de la CEQ.La semaine dernière, le gouvernement a fait une première offre de 100 millions de dollars pour compenser les enseignants victimes d’iniquité salariale.La valeur de ce montant devrait faire l'objet de négociations, mais c’est sa répartition entre les enseignants qui indispose certains membres de la CEQ.Mme Boulet et certains autres enseignants ont créé un regroupement appelé Équité pour tous, afin de mener la lutte.Elle y voit une discrimination contre les enseignants qui ont poursuivi leur formation et qui ont suivi des cours additionnels afin d'améliorer leur prestation professionnelle.«Enseigner, c’est transmettre des connaissances et le goût d'apprendre.Je regrette que la CEQ ne semble pas le comprendre», a dit Mme Boulet.Un enseignant de Loretteville (banlieue de Québec), Robert Martel, promet même qu'en cas de grève des enseignants, lui et ses collègues manifesteront non pas devant l’Assemblée nationale, mais devant les bureaux de la CEQ.«Notre revendication est contre l’échelle salariale unique propçsée par notre propre centrale syndicale», a dit M.Martel.A la CEQ, par contre, le porte-parole Philippe Châtillon explique que le principe défendu par la centrale syndicale est qu’un salarié «est payé pour ce qu’il fait, non pour ce qu’il est».«Il faut pondérer la scolarité en faveur de l’expérience», a-t-il expliqué.On a refait nos plans ! Depuis 20 ans, le Salon national de l’habitation et Salon de l’aménagement extérieur est présenté \ au Stade olympique.Cette année ne fera pas exception à la règle.En effet, nous avons réamé* nagé le salon en utilisant de nouveaux espaces aussi grands qu’auparavant et conçus spécialement pour vous accueillir confortablement et en toute sécurité.Plus de 1000 exposants seront sur place pour vous présenter toutes les nouveautés pour votre maison, son intérieur et son extérieur.De plus, pour notre 20e édition, on vous réserve les plus grandes attractions de toute l’histoire du salon ! C’est un rendez-vous à ne pas manquer ! r' £ Pierre Parent Président et chef de la direction Groupe Promexpo ¦.y y k 1 V % ¦iOTÆ1, DE L'HABITATION e-t SALON DE L'AMÉNAGEMENT EXTERIEUR Un événement En association avec \ PPOfVEXT^a / cm DU 26 FEVRIER AU 7 MARS 1999 STADE OLYMPIQUE, MONTRÉAL La grogne de certains participants Les organisateurs du Printemps du Québec répliquent JUDITH LACHAPELLE LE DEVOIR Les organisateurs du Printemps du Québec se sont expliqués, hier, face à la grogne exprimée par quelques participants de l’événement.Dans un article publié dans nos pages hier, des artistes dénonçaient les retards, annulations, contrats non signés, cachets à déterminer et dates de tournées toujours pas fixées à un mois de l’inauguration de la plus grande manifestation culturelle québécoise jamais tenue à l'étranger.D’abord, toute la programmation n’est pas annoncée d’un coup.Celle du Salon du livre a été dévoilée il y a quelques semaines; une autre partie a été rendue publique hier par la ministre des Relations internationales, Louise Beaudoin, et d’autres événements seront annoncés ultérieurement, dont le grand spectacle franco-québécois de Luc Plamondon.«On en fera une conférence de presse distincte, dit l’organisateur Sylvain Gagné.Sinon, on va perdre l’intérêt à Paris, où il se passe plusieurs choses.» Vient ensuite le cas de l’architecte Pierre Thibault.Sylvain Gagné affirme que l’œuvre sera finalement installée sur l’allée des Feuillants, près de la rue de Rivoli.Les contrats sont presque tous signés, les autorisations sont en voie d’être obtenues, bref, l’événement aura lieu, selon l’organisateur.Quant au coût de l’installation, qui aurait grimpé par rapport aux pré- g visions initiales à cause des exigences I de sécurité, Sylvain Gagné réplique | qu’une somme a été accordée à l’architecte, «qui devrait savoir comment gérer son budget», et «qu ’on ne fait pas une œuvre pour que ça nous rapporte» de l’argent.Enfin, à propos de l’absence d événements québécois au programme des grandes institutions théâtrales et muséales, Sylvain Gagné explique que les organisateurs l’ont voulu ainsi.D’une part, la programmation de ces institutions est arrêtée deux ou trois ans à l’avance, alors que les organisateurs ont su il y a un an que le Québec serait à l’honneur dans la Ville lumière.D’autre part, le créateur Robert Lepage, à la tête de l’organisation, a choisi de présenter des événements dans des lieux non conventionnels pour «frapper l’imaginaire».Par exemple, le métro de Paris, pour illustrer la modernité et l’américanité des Québécois.«Le métro de Montréal est construit selon le modèle de celui de Paris, explique Sylvain Gagné.C’est aussi le départ de notre modernité, parce qu’il a été ouvert lors de l'Expo 67, et celui de notre reconnaissance dans le domaine du transport, avec l’expertise de Bombardier.» Les délais étaient courts, dit Sylvain Gagné.«Mais on ne choisit pas quand la France nous invite! Alors, on travaille fort.» «Tout est en place» MICHEL DOLBEC PRESSE CANADIENNE Paris — Tout le monde le reconnaît: les délais sont très courts et les conditions difficiles.Pourtant, malgré les récriminations de certains artistes, le Printemps du Québec est devenu, avec le dévoilement de sa programmation, une réalité palpable, hier soir à Paris.«Tout est désormais en place.Pour le reste, on jugera sur pièce», a déclaré la ministre québécoise des Relations internationales, Louise Beaudoin, «complètement solidaire» du commissaire général Robert Lepage.«Ces choix sont les miens», a assuré Mme Beaudoin.Lepage, qui a l’habitude de travailler dans l’urgence, s’est montré «très étonné» par la «tempête dans un verre d’eau» déclenchée par certains artistes.«Im, je n'ai vraiment pas l’impression d’être en retard, a-t-il dit.Il y a des projets plus risqués que d’autres dans notre programmation, on peut jongler un peu, mais on avance.» «C’est vrai que c’est parfois difficile.Mais dans la production, ça arrive souvent.Il y a encore des détails à régler, des contrats à signer pour la fin de la saison.Ce n'est pas anormal», a ajouté son adjoint, Sylvain Gagné, pour qui «les informations du Devoir ne sont pas à jour».Les organisateurs du Printemps, la plus grande manifestation culturelle québécoise jamais présentée â l’étranger, ont disposé d’environ un an pour monter l’événement.La chose tient presque de l’exploit, surtout lorsqu'on connaît les lourdeurs administratives françaises.Hier soir, devant 300 invités et journalistes réunis au Cirque d’hiver, ils ont livré la première partie de la cotpmande.A travers cette programmation, Robert Lepage a voulu «étonner, frapper l’imaginaire, marquer sans pudeur notre américanité, notre différence».Ix Printemps du Québec, en tout cas, ratisse large: une demi-douzaine de gros événements et quelque 300 activités de taille plus modeste seront présentés en 99 jours.La saison québécoise, que doivent inaugurer le 10 mars les premiers ministres Lionel Jospin et Lucien Bouchard, commencera véritablement au Salon du livre de Paris, dont le Québec, «grâce au Printemps», a souligné Robert Lepage, est l’invité d’honneur.Elle se terminera le 21 juin par un grand spectacle en plein air, au cœur de Paris, dans le cadre de la Fête de la musique.Lue Plamondon a été chargé de monter cet événement.Entre ces deux grandes manifestations, des dizaines d’activités de toutes sortes seront organisées â P;uis (dans le métro notamment) et en province.Les arts de la scène occuperont une place importante: 250 représentations seront données dans une soixantaine de villes par 28 troupes incarnant, a souligné Robert Lepage, «les forces vives de la danse et du théâtre québécois».Lepage mettra lui-même la main à la pâte.Il signera la mise en scène de Jean-sans-nom, une «tragédie musicale» de Jean et Robert Charlebois, d'après Famille Sans-Nom, le roman de Jules Verne qui se déroule au Canada en 1837.E N H R E F Magazines: Copps Chrétien victime n’écarte rien de menaces Ottawa (PC) — Ix* gouvernement fédéral serait enclin à modifier son projet de loi C-55 sur les éditions canadiennes de magazines américains si les États-Unis lui soumettaient une contre-proposition raisonnable, a indiqué la ministre du Patrimoine, Sheila Copps.«Je n'écarte rien, parce que si les Américains arrivent avec une proposition écrite qui offre l’avantage d’assurer de l’espace à des textes d’intérêt canadien, nous serons alors bien sûr désireux d’y jeter un coup d’œil», a indiqué en entrevue la ministre.«Nous croyons à la solidité et à la force du projet de loi.A les voir hésiter à porter l'affaire devant l’Organisation mondiale du commerce [OMC], ça ne fait que nous persuader que nous sommes sur du solide.» La cyclosporine serait cancérigène Portland (AP) — La cyclosporine, un médicament destiné à éviter les rejets de greffe chez les transplantés, pourrait accélérer l’évolution d'un cancer, selon les résultats d’une étude menée par des chercheurs de l’université Cornell de New York et publiée hier par la revue Nature.Ixs médecins se veulent néanmoins rassurants, affirmant que les traitements ne seront iras supprimés puisque, selon l’étude, la cyclosporine n’aurait d’action que sur des cancers préexistants.Ils insistent sur le fait que l’étude donne une piste aux chercheurs sur le mécanisme bloquant l’évolution d’un cancer.Ottawa (PC) — Un homme a été arrêté et mis en accusation après que le premier ministre fédéral Jean Chrétien eut été victime de menaces de mort, a fait savoir la police d’Ottawa-Carlton, hier.La police a précisé qu’elle avait reçu par l’intermédiaire du service 911, mercredi vers 16h, plusieurs appels d’un homme menaçant d’abattre M-Chrétien ainsi que des iroliciers.James Essaris, 38 ans, d’Ottawa, a été accusé de deux chefs d'avoir proféré des menaces de mort, et d’un troisième de harcèlement téléphonique.Une loi pour les banques étrangères Ottawa (PC) — Le gouvernement fédéral a tenu hier un engagement qu'il avait pris il y a plusieurs mois à l'Organisation mondiale du commerce (OMC) en déposant un projet de loi pour permettre aux banques étrangères d’établir des succursales spécialisées â vocation commerciale au Canada.Ixs banques étrangères sont autorisées à faire des affaires au pays depuis 1980 mais leur présence sur le marché est actuellement restreinte, puisqu’elles doivent établir des filiales canadiennes distinctes, ce qui impose des coûts additionnels â celles qui ne souhaitent pas recueillir des dépôts de détail.Si le projet de loi est adopté, les banques étrangères auront le droit d’établir soit des succursales de service complet, soit des succursales de prêts.Ix's succursales à service complet ne pourront accepter des dépôts de moins de 150 (XX) $ de la part des Canadiens. LE DEVOIR REAL Sûreté du Québec Le comité d’examen du rapport Poitras est formé Les libéraux accusent Québec de traîner les pieds Le gouvernement du Québec a annoncé hier la composition du comité qui sera chargé d’analyser le volumineux rapport d’enquête sur la Sûreté du Québec.Les libéraux, eux, s’impatient et réclament des gestes immédiats pour donner suite au rapport Poitras.Pendant ce temps, un ex-enquêteur de la SQ, Hilaire Isabelle, négocie toujours, ainsi que deux de ses collègues, avec son ancien corps policier, mais son nouvel employeur, la Ville de Saint-Georges-de-Beauce, n’a pas l’intention de le perdre.D'APRÈS LA PRESSE CANADIENNE Un comité présidé par le sous-mi-nistre Jacques Brind’Amour analysera le rapport d’enquête sur la Sûreté du Québec, ont annoncé hier les ministres Serge Ménard (Sécurité publique) et Linda Goupil üustice).Outre M.Brind’Amour, qui est sous-ministre de la Sécurité publique, le comité sera complété par Denis Racicot, sous-ministre adjoint aux affaires policières au même ministère, Michel Bouchard, sous-ministre de Injustice, Florent Gagné, directeur de la Sûreté du Québec, et Louise Gagnon-Gau-dreault, directrice générale de l’Institut de (jolice du Québec.Le Comité devra analyser les recommandations du rapport Poitras et déterminer une solution pour chacune d’elles, en en évaluant le coût.Le rapport de ce comité devra être remis aux ministres «dans les prochaines semaines».Plus tôt dans la journée, les libéraux s’étaient offusqués de ce qu’ils considéraient comme un retard du ministre de la Sécurité publique, Serge Ménard, de «sortir de sa torpeur» et de mettre en couvre les recommandations de la commission Poitras touchant «la raison d'être» de la Sûreté du Québec.Dans un communiqué, le critique libéral en matière de sécurité publique, le député Jacques Dupuis, déplorait que, depuis le dépôt du rapport Poitras, le 28 janvier dernier, le ministre Ménard n’a pas agi avec toute la diligence que mérite ce dossier.Il a prétendu qu’il est impérieux que soit enclenchée immédiatement l’opération «Mission, Vision et Valeurs» (qui établit de façon générale ce que devraient être les orientations de la SQ, selon la commission Poitras) et que des spécialistes de la technologie de l’information soient embauchés afin que la SQ rattrape les retards constatés dans la discipline, l’encadrement, les enquêtes criminelles et les opérations policières.Saint-Georges-de-Beauce tient à garder son chef Par ailleurs, le maire de Saint-Georges-de-Beauce ne veut absolument pas perdre son chef de police, Hilaire Isabelle, en poste depuis bientôt deux ans, au profit de la .Sûreté du Québec, qui négocie avec lui depuis lundi soir.Bien que confiant que le chef Isabelle restera en Beauce, le maire Roger Carette a tout de même pris soin de lui signifier p;ir écrit, tout récemment, qu'il était très satisfait de ses services.Même s’il n’est pas dans le secret des dieux, le maire Carette croit que M.Isabelle cherche à obtenir «une ré- habilitation plus complète» que celle offerte par le directeur de la SQ, Florent Gagné, qui, vendredi dernier, s’est limité dam un communiqué à signifier qu’il aurait retiré la plainte disciplinaire pesant contre Hilaire Isabelle si celui-ci était toujours membre de la SQ.«Le traitement qui lui a été réservé par la SQ requiert une compensation significative», a commenté M.Carette.«Je pense que cet homme-là est très heureux ici.Son épouse est originaire de l’endroit et on espère fortement le garder.Quand le rapport Poitras est sorti, on a exprimé notre satisfaction à Hilaire et lui avons dit que cela ne faisait que confirmer notre choix.«On ne veut pas le perdre.Il est bon et très bien accepté dans la communauté et il a d’excellentes qualités humaines», a soutenu le maire Carette.Négociation avec la SQ La négociation entreprise lundi par deux représentants du directeur général de la SQ ne se limite pas au cas d’Hi-laire Isabelle.Elle s’étend également à ses deux collègues qui ont mené l’enquête interne sur les bavures policières commises dans le dossier Matticks, soit Bernard Arsenault et Louis Bou-dreault.Ces négociations étaient toujours en cours hier, en fin de journée.Elles sont menées d’une part par M" Jean Keable et Michel Jolin au nom des trois policiers et par M' Gilles Fi-lion et Denis Despelteau (directeur général adjoint intérimaire depuis le 11 mars 1998), au nom de la SQ.Les officiers Boudreault et Arsenault savent depuis vendredi dernier que les plaintes disciplinaires pesant contre eux ont été levées et qu’ils peuvent par conséquent se représenter à la SQ, d’où ils avaient été exclus le 15 octobre 1996.Ils ne se sont pas encore présentés au travail.Ils veulent d’abord savoir quelles sont les tâches qui leur seront confiées.«On est à regarder les perspectives de carrière», a déclaré M' Keable, hier en fin d’après-midi.Une fois réglée la question de la tâche, il restera à déterminer l’ampleur des compensations financières à leur accorder.Ce dernier élément vaut également pour Hilaire Isabelle, qui a démissionné de la SQ pour devenir chef de police à Saint-Georges-de-Beauce, le 2 avril 1997.Les officiers Boudreault et Arsenault touchent leur plein salaire depuis octobre 1996, mais ont été forcés de faire des cjépenses pour assurer leur défense.A cela s’ajoutent des souffrances morales «pour avoir enduré ça», a dit M' Keable.«Le rapport de la commission Poitras constitue une réparation importante, mais il reste sûrement des dommages moraux à compenser», a-t-il conclu.K N BR E F Clark visite un quartier pauvre (PC) — Le chef conservateur Joe Clark a passé une heure trente hier à écouter les doléances et les revendications de citoyens défavorisés du quartier Côte-des-Neiges, à Montréal.Logement social et coopératives d’habitation, reconnaissance des diplômes reçus à l’étranger, réfugiés en attente, assurance-emploi, dettes étudiantes, violence et gangs de rue, chômage: à peu près tous k>s sujets touchant de près la pauvreté ont été abordés par la douzaine de personnes qui ont échangé avec M.Clark.Même les fusions de banques et le libre-échange ont été dénoncés par ces gens de l’Association des résidants Barclay-Goyer-Bedford.Cette visite dans un quartier pauvre et multiethnique avait été organisée pour permettre â M.Clark de mieux connaître la vie quotidienne des pauvres et les obstacles auxquels ils se butent Les conservateurs à la Chambre des communes faisaient d’ailleurs de la pauvreté le thème de leurs interventions hier.Mercredi, à Ottawa, M.Clark avait été bousculé et invectivé par des sans-abri.Hier, dans Côte-des-Neiges, c’est à des gens frustrés et passionnés de leur cause qu’il a eu affaire.es Éditions iUERIN M) 042-3481 Isabelle GRONDIN Louise GIRARD Compter pour s'amuser i à io calcul à la maternelle.128 pages-9.50$ w* j * ppïpf *'• Une décision populaire J AC QlT K S NADEAU LE DEVOIR PLUS DE 300 Verdunois ont fait le pied de grue hier avant-midi devant le pavillon Verdun du Centre hospitalier Angrignon.Rien à voir avec l’engorgement des urgences, par contre.Il s’agissait plutôt d’un «ralliement de soutien et d'amour» au cours duquel les participants ont voulu entre autres exprimer leur satisfaction face à la décision de la Régie régionale de la santé de maintenir les soins de courte durée au pavillon Verdun.Le conseil d’administration du Centre hospitalier Angrignon, né de la fusion des hôpitaux de Verdun et de IxiSalIe au début de 1996, planifiait I année dernière de déménager tous les soins de courte durée (urgences, soins intensifs, cardiologie, etc.) au pavillon de ImSalle pour ne laisser à Verdun que les urgences mineures, la médecine familiale et les soins de longue durée.Plus de 42 000 personnes ont signé une pétition au cours de I hiver pour maintenir les soins de courte durée dans l’hôpital qui dessert la communauté depuis 70 ans.Im semaine dernière, la Régie a décidé de ne pas autoriser le transfert, cédant ainsi aux plaintes des citoyens et des infirmières qui ont souligné que ce transfert aurait entraîné des coûts inutiles en plus de compromettre la sécurité de la clientèle du pavillon, composée en grande partie de personnes défavorisées.Chimpanzés séropositifs au sanctuaire de Carignan Des recommandations pour rassurer la population LIA LÉVESQUE PRESSE CANADIENNE La Direction de la santé publique de la Montérégie a cherché à rassurer les citoyens de Carignan au sujet d'un sanctuaire qui abrite des chimpanzés porteurs du VIH.Elle a émis une série de recommandations pour rendre plus sûres les allées et venues.La Fondation Fauna est une œuvre qui reçoit des animaux malades, abandonnés ou qui ont servi â des expériences de laboratoire.Le sanctuaire abrite une centaine d’animaux, dont huit chimpanzés qui sont porteurs du virus d’immu-no-déficience humaine.Ces sipges viennent d’un laboratoire des Etats-Unis qui a fermé ses portes.Voyant que ces singes allaient être euthanasiés, le responsable du sanctuaire a choisi de les abriter et d’en prendre soin, puisqu’ils avaient à leur façon aidé la recherche médicale et la société.Ce sanctuaire serait «un cas unique en Amérique du Nord», indiquait en entrevue Louise Mercier, conseillère en relations publiques de la Direction de la santé publique de la Montérégie.Toutefois, des citoyens de Carignan, sur la rive sud, s’étaient inquiétés de la situation, surtout depuis que le monde médical a déclaré que le VIH avait vraisemblablement été transmis à l'hu- loto-qii rÆ Tirage du 99-02-10 9 26 32 41 48 49 Numéro complémentaire: 7 GAGNANTS LOTS 6/6 0 5 000 000,00$ 5/6+ 5 150 596,90$ 5/6 247 2 438,80$ 4/6 13 983 82,50$ 3/6 267 519 10,00$ | Venles totales: 17 100 193$ 1 Prochain gros lot (approx.)10 000 000$ pxmggi’ Tirage du 99-02-10 11 14 20 28 39 46 Numéro complémentaire: 48 GAGNANTS LOTS 6/6 0 1 000 000,00$ 5/6+ 0 50 000,00$ 5/6 11 500,00$ 4/6 702 50,00$ 3/6 14 630 5,00$ J Ventes totales: 504 295,50$ Tirage du u|| Il Cl 99-02-10 NUMÉROS LOTS 508459 100 000$ 08459 1 000$ 8459 250$ 459 50$ 59 10$ 9 2$ Les modalités d*encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets.En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle, cette dernière a priorité.main par le chimpanzé.Ces citoyens avaient porté plainte à la Ville, demandant que le sanctuaire soit fermé.«Il m'apparaît possible que la Fondation Fauna poursuive ses activités sans mettre en danger les individus qui côtoient les chimpanzés», a statué le directeur de la santé publique de la Montérégie, le D'Inc Boileau.«Il n’y a pas de risque pour la santé des résidants de Carignan.Les maladies présentes chez les singes ne sont pas transmissibles par la voie des airs ni par l’eau potable», a souligné le médecin.Recommandations Pour rassurer la population, cependant, des recommandations ont été formulées.Ainsi, l’accès à l’intérieur du sanctuaire est carrément interdit aux per- sonnes de moins de 16 ans, de même qu’aux femmes enceintes et aux personnes malades.Un périmètre de sécurité de 15 mètres devrait être érigé pour empêcher l’accès du grand public.Aussi, pour les chercheurs et scientifiques, le port de lunettes protectrices, de couvre-chaussures et de vêtements protecteurs permettra d’éviter le contact avec la salive ou le sang des chimpanzés.Le directeur de la santé publique recommande également que les administrateurs du sanctuaire vérifient la solidité des installations de confinement des chimpanzés.11 conseille aussi de demander à toutes les personnes qui entrent dans le sanctuaire de signer un registre de présence.Il demande aux administra- ======== Pensez à vos petits Bonne Saint-Valentin/ Vêtements pour enfants 0-18 ans Vêtements de maternité BOUTIQUE 1007, Avenue Laurier Ouest, Outremont Tel.: 274-2442 MODE POUR HOMME EN SOLDE CHEZ Eirao MONTRÉAL 50% A 70% SUR TOUTE LA COLLECTION AUTOMNE/HIVER D0LCE&GABBANA VERSACE GIANFRANCO FERRE VERSUS MOSCHINO VERRI DONNA KARAN MUGLER AZZALI RUFF0 1455, rue Peel (coin de Maisonneuve) Tél.: (514) 282-0022 teurs de rédiger un protocole sur le déroulement sécuritaire des activités du sanctuaire et un autre sur le transport sécuritaire des chimpanzés à l’extérieur du sanctuaire.Il recommande aussi aux administrateurs de préciser les procédures à suivre en cas d’évasion d’un chimpanzé.Il suggère de conclure une entente avec un vétérinaire expérimenté dans les soins à donner à des chimpanzés inoculés par des agents pathogènes comme le VIH.Les administrateurs devraient aussi adopter une politique de disposition des déchets biomédicaux en respectant la réglementation en vigueur.De même, ils devraient définir des règles concernant l’euthanasie des animaux malades et la déclaration des maladies aux autorités compétentes.A Outremont 25 condominiums Ascenseur extérieur vitré Plafonds jusqu’au pieds Facades 100% vitrées Jardins Terrasses et toits-terrasses Cour intérieure à l'Européenne Stationnement intérieur 25 entrées privées Une gunune de produits pour tous les besoins./.2,.?et / chambres + bureau, de J100 à 1750pieds 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durables.L’entente-cadre prévoit notamment des discussions sur la gestion et la mise en valeur des ressources forestières et fauniques ainsi que la création d’un centre ethno-touristique à Gesgapegiag.La controverse s’estompe Ottawa (K') — lx> premier ministre Jean Chrétien s’étant excusé publiquement mercredi pour son absence aux funérailles du roi Hussein de Jordanie, la controverse à ce sujet a perdu beaucoup de son intensité, hier.En fait, les échanges à la Chambre des communes ont pris un tour personnel et seul le Bloc québécois est revenu à la charge.Le premier ministre Chrétien a attaqué directement le chef bloquiste Gilles Duceppe en lui reprochant de ne pas avoir pris part aux obsèques des neuf victimes de i’avalanche à Kangiqsualujjuaq, au début de l’année, alors que lui y était.«lorsqu'il y a eu neuf Esquimaux qui sont morts dans le Nouveau-Québec, j’ai interrompu mes vacances, mais non pas le chef du Bloc», a souligné M.Chrétien.«Moi, je n’ai pas [d’avion] Challenger», a rétorqué M.Duceppe.Le premier ministre a poursuivi l’échange en disant ceci: «Jean Charest [le chef du Parti libéral du Québec] n 'avait pas de Challenger, mais il était aux funérailles dans le Nouveau-Québec».Réponse de M.Duceppe: «J’étais à l’extérieur du pays».Sur le fond de l’affaire, le Bloc a accusé le premier ministre de tenter de camoufler la vérité en faisait porter sur les Forces armées canadiennes le blâme de son absence aux funérailles du roi Hussein.Aussi, M.Duceppe a-t-il demandé au premier ministre de punir les fautifs, s’il y en avait.Ce qu’il a refusé de faire.Jean Chrétien Caillé reporte sa rencontre avec les Innus La décision de dernière minute a choqué les autochtones québécois Hydro-Québec donnait des signes de relance du dossier du projet hydroélectrique de Churchill Falls depuis quelques semaines, mais le président de la société d’État a reporté hier une importante rencontre avec les Innus québécois.MARIO CLOUTIER DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC Le président d’Hydro-Québec, André Caillé, était attendu à Maliotenam hier pour une rencontre importante avec le conseil de bande local où il aurait été question, notamment, du projet hydroélectrique de Churchill Falls.Le report de la rencontre à la dernière minute a eu l’heur de déplaire aux Innus, qui attendent une réponse d’Hydro-Québec sur leur récente contre-proposition à propos de ce projet de dix milliards.Hydro-Québec indique que la réunion n’a pas été annulée mais reportée.Un «nouveau développement dans un dossier» a retenu M.Caillé à Montréal, a expliqué la porte-parole Claudine Aucuit.Or Hydro-Québec, en la présence du vice-président Thierry Vandal et des représentants de Newfoundland & Labrador Hydro, ont rencontré les Innus il y a quelques semaines à Saint-John’s, Terre-Neuve.Les leaders autochtones ont alors présenté un nouveau cadre de discussions pour le projet de Churchill Falls en réplique au projet présenté l’an dernier par les deux gouvernements.Cette proposition conjointe des Innus du Québec et du Labrador est toutefois restée sans réponse.11 y a un mois, les Innus du Labrador avaient annoncé qu’ils rompaient les négociations avec les dirigeants terre-neuviens dans le dossier de Churchill Falls.Ils ont toutefois changé d’avis après une rencontre avec leur compatriotes du Québec.«On parie à nouveau d’une seide voit», a fait savoir Guy Bel-lefleur au Devoir.Ix porte-parole de Mamit Innuat, un groupe de pression innu du Québec, reconnaît qu’il y a eu des débats houleux dans les rangs autochtones au sujet de Churchill Falls mais que «les liens sont maintenant ressoudés».M.Bellefleur ne se gêne d’ailleurs pas pour reprocher aux gouvernements blancs et aux sociétés d’Etat leur tendance à vouloir «diviser pour mieux régner».Cette stratégie, dit-il, est celle du président d’Hydro-Québec, André Caillé, qui a visité plusieurs communautés autochtones récemment en jouant ies groupes autochtones les uns contre les autres, selon lui.M.Caillé déclarait récemment à Québec qu’il avait perdu plusieurs de ses préjugés face aux autochtones québécois depuis son accession à la tête d’Hydro-Québec.«Ce sont des gens qui peuvent raisonner en termes d’affaires tout aussi bien que nous.Nous sommes d’égal à égal», avait-il déchiré à la presse.Faisant l’apologie des grands projets hydroélectriques, M.Caillé lançait alors un appel à peine voilé aux autochtones en demandant des «partenaires consentants» pour veiller à la réalisation de ces projets d’envergure, dont Churchill Falls et, à plus petite échelle, Sainte-Marguerite III, dans la région de Sept-Iles.Hydro-Québec avait auparavant fait savoir au Devoir cet te semaine que la visite de M.Caillé a Maliotenam pour rencontrer le conseil de bande n’était pas de nature publique.Il s’agissait d’une rencontre se situant dans le cadre des visites régionales qu’effectuait M.Caillé depuis plusieurs semaines auprès des leaders autochtones.Les porte-parole innus estiment de leur côté que Québec et Terre-Neuve tentent de réactiver le projet Churchill Falls depuis deux ou trois mois, sans grand succès.Ixs autochtones affirment depuis le début qu’ils exigent une pleine reconnaissance de leurs droits territoriaux avant de procéder à des discussions officielles sur le projet hydroélectrique de dix milliards.Les demandes des Innus et l’absence de progrès dans le dossier des études d’impacts environnementaux empêchent le projet de Churchill Falls d’aller de l’avant en ce moment.Un protocole d’entente entre les deux provinces et les autochtones aurait normalement dû être signé avant la lin de 1998, mais le dossier piétine tellement que le premier ministre terre-neuvien Brian Tobin en a fait un des enjeux majeurs de sa réélection.Il voulait un mandat, disait-il, pour négocier avec le Québec un projet avantageux pour sa pr
de

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