Le devoir, 25 janvier 1999, Cahier B
, .'*» V*?Cn.t.* V : v J ¦¦ Culture Page B 8 Economie Page B 2 Planète Page B 4 Sports Page B 5 L’ENTREVUE Elisabeth Carrier L’infirmière sans frontières La citoyenne du monde estime que les actions humanitaires sont essentielles malgré leurs limites Animée d'une curiosité sans bornes, d’une volonté de s’attaquer à la laideur du monde tout en en découvrant la diversité et les beautés, Elisabeth Carrier a eu, depuis plus de deux décennies, un itinéraire planétaire et unique.Rencontre avec une infirmière qui se sent privilégiée.Privilégiée.Voilà le mot qu’Eli-sabeth Carrier utilise toujours lorsqu’elle parle de son incroyable parcours «d’infirmière sans frontières» au service du Comité international de la Croix-Rouge (CICR).Aventure dont, toute jxîtite.elle rêvait en écoutant les récits de son «oncle Maurice, père blanc missionnaire au Ghana».Depuis deux décennies, son engagement lui a valu décorations et honneurs (notamment la médaille Florence Nightingale du CICR et, cet automne, l’Ordre du Canada).Est-ce vraiment un privilège que d’observer de visu les ravages concrets et sanglants des idéologies dans les killing fields du Cambodge, les collines du Rwanda, les montagnes de l'Afghanistan ou les champs minés de l’Angola?«On a l’impression d’être là où ça se passe, d’être là où l'histoire se fait et se déroule, répond-elle.Quand je regarde les informations à la télé, souvent, je reconnais des lieux où j’ai travaillé; je connais les gens qui témoignent, j’ai eu l'expérience de ce qu’ils vivent.Ce n’est pas un privilège, ça?» Certes, mais tout ce sang, toute cette misère et cette cruauté humaines, toutes ces blessures et ces absurdités causées par la folie belliqueuse ou par les colères de la nature.Car elle en a, des histoires d’horreur à raconter, cette femme solide mais petite, forte mais très timide, qui, durant ses années de service, n’a attrapé qu’une seule hépatite, quelque part en Afrique.Elle a toujours refusé la protection de la nivaquine ou de quelque autre cocktail médicinal habituellement d’usage pour les visiteurs des pays aseptisés en séjour dans les contrées infestées de paludisme.«Je n'ai jamais été très prudente», dit-elle simplement Cela signifie, concrétement par exemple, boire, en pleine forêt cambodgienne, une eau embrouillée; accepter de mordre, au Tchad, dans un précieux mais non moins sanglant foie cru de chèvre offert avec insistance en signe de bienvenue.«Ainsi, j’imagine que je me suis développé des anticorps!» Privilège, ici, de l’extrême exotisme.De l’extrême urgence, aussi, quelle compare «à une drogue».«Dès que je reste au Québec quelque temps, à un moment donné, ça me démange.Je regarde la télé, je vois des victimes de catastrophes, de guerres, et j’ai envie de repartir.» Comme dans toutes les entrevues qu’elle accorde, Elisabeth Carrier le répète: même si «humanitaire» rime avec «missionnaire», elle n’est pas là «pour soulager l'humanité souffrante et surtout pas pour évangéliser».«Je ne suis pas la mère Teresa québécoise.» Touche d’humilité de l’infirmière.Aveux des limites de l'altruisme.Car elle a un simple et grand plaisir à voyager dans le monde entier, à entrer en contact avec diverses cultures: «C’est bien qu’il y ait des frontières, qu’il y ait des peuples.I/i diversité est belle et passionnante.» «J’aime mon métier.C'est tout sauf la routine.» Travailler dans les hôpitaux du Québec?Très peu pour elle.«D’abord, j’aurais besoin d’un recyclage.Et parfois, je me dis que ce sont les infirmières d’ici qui sont courageuses.Endurer les petites plaintes.Ne pas être autorisée à donner la moindre aspirine à un patient sans demander à un médecin.» Enfin, subir les coupes budgétaires dims un pays de richesses et de gaspillage.«Cesgens, dans les couloirs.» Gentille raillerie Reste que.ne sommes-nous pas ridicules, douillettement installés dans notre Québec, notre Amérique du Nord, notre Occident, où quelques jours de verglas suffisent à produire des «réfugiés», à susciter des discours d’apocalypse?Montréal attaquée par la glace?«Sarajevo sans les bombes!» Elle raille gentiment les enfants gâtés que nous sommes, elle qui a connu roquettes, obus et kalachnikovs.Elle qui, plus d’une fois, a été pétrie d’angoisse lorsque, en plein bombardement, les vitres vibraient autour d’elle.Mais est-ce son tempérament respectueux ou la discipline du «devoir de réserve et de neutralité»?(Voir autre texte ci-contre.) Toujours est-il quelle s’apprête déjà à changer de sujet en disigs, et quand je suis à l’étranger, je suis heureuse de dire que je suis d'ici.En Géorgie récemment, j’étais avec trois Québécois.Ça me faisait vraiment plaisir, alors qu’avant, je fuyais mes concitoyens.Je suis plus Québécoise dam mon cœur qu’avant!» Couettes et café Surtout depuis quelle a fait l’acquisition de son «havre de paix», à Beaumont, sur la rive sud, à proximité de Lévis où elle a vu le jour.Sorte de musée personnel plein de masques africains traditionnels, de batik, où elle vient «faire le plein» entre deux missions.«Vagabonde» de nature, éminemment nomade, elle a fait plusieurs «tentatives de sédentarisation» infructueuses dans cette maisonnette.Depuis son mariage, l’an passé, avec un ancien délégué du CICR au Rwanda, originaire du pays d’Henri Dunant (fondateur helvète de la Croix-Rouge), elle cherche maintenant à réduire la durée des missions.Et la sédentarisation fait des progrès.«Je tente de ne pas dépasser les trois mois, maintenant.Six mois, c’est dur pour une relation.» Au seuil de la cinquantaine, le dos fragilisé par les milliers de kilomètres parcourus en jeep, elle a senti le besoin de freiner un peu sa course destination monde.Et elle loue même aux visiteurs la chaleur de sa demeure rénovée, ses «couettes et son café» et sa vue sur le Saint-Laurent.Belles et bonnes choses, confort, qui ne réussissent toutefois pas à la débarrasser du désir de retourner à la vie dangereuse.Elle rêve encore de l’Afghanistan, par exemple, pays où, pourtant, elle a déjà été kidnappée pendant plusieurs heures avant d’être libérée par des moudjahidines qui tiraient dans toutes les directions.«C’est un des pays où je préfère travailler.La Croix-Rouge est le seul organisme qui n ’est pas parti depuis les talibans.Là, il n’y a pas de doute, je sais que je suis utile.Je sais pourquoi je me lève le matin! Si je fais mal mon travail, il va manquer de matériel, de médicaments, pour Ihôpital.» Privilège, disais-je?En somme, Elisabeth Carrier incarne bien la phrase d’un ancien président de Médecins sans frontières, ci- ANTOINE ROBITAILLE Elisabeth Carrier a récemment senti le besoin de freiner un peu sa course.tée par le philosophe Luc Ferry: «Par-delà les grands débats sur l'ordre mondial nouveau ou replâtré, sur le cynisme des puissants ou l'universalité de la morale, par-delà leurs peurs ou leurs frustrations, [les humanitaires] savent que leur choix les range parmi les derniers privilégiés de la modernité: ceux qui ont pu donner un sens à leur vie.» Neutralité et écueils de l’humanitaire Elisabeth Carrier se considère comme une privilégiée.ANTOINE ROBITAILLE 1 989.Grand repas ,à l’ambassade soviétique de Kaboul.Elisabeth Carrier en fait le récit dans ses mémoires.«Je refrène mon envie de demander: “Et Soljénitsyne?Et Sakharov?Et le Goulag?Et les mines antipersonnel, le reniement de la foi des pauvres gens, la misère en URSS, le surarmement, la guerre?’’» Evidemment, ici comme toujours, en mission, notre infirmière se taira.Elle y est tout simplement contrainte.C’est que, selon la tradition séculaire du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), elle est tenue à un strict devoir de réserve.Même durant notre entretien, elle se montrera prudente, examinant et évaluant constamment ses propos, ponctuant ses phrases de «Je ne nommerai pas de nom.», «Ça, je peux en parler», etc.Un avertissement clairement formulé ouvre son autobiographie: «L’auteur de cet ouvrage ne parle, en aucune façon, au nom des organismes pour lesquels elle a travaillé.» La neutralité, bel idéal humanitaire, a toutefois été considérée, d;uis certaines circonstances, comme de la lâcheté déguisée en apolitisme.Vieille question.Vieille polémique.Durant la Deuxième Guerre mondiale, souvenons-nous que le CICR, informé dès 1942 du sort réservé aux juifs, avait choisi le silence pour ne pas nuire à son action en faveur des prisonniers de guerre.Aujourd’hui, Elisabeth Carrier croit que la neutralité se justifie encore.«En ne dénonçant pas les actes commis par les belligérants en présence, on réussit à travailler pour toutes les victimes, quel que soit l’uniforme qu’elles portent.» D’autant plus qu'il existe de nos jours des ONG qui ont pour mandat essentiel de dénoncer les violations des droits humains: «Amnistie internationale et Médecins sans frontières, par exemple: de telles organisations sont nécessaires», opine-t-elle, tout en notant qu’en mission, il lui est strictement interdit de les contacter.Mais elle insiste: «Lorsque MSF ou Amnistie sont expulsées des lieux d'affrontement, nous, nous pouvons rester et soigner les victimes.» C’est sans compter, selon elle, le travail des employés du CICR pour le respect des droits de l’homme, boulot qui se fait souvent en dehors du champ de vision médiatique.Dans ce type de mission, note Mme Carrier, le travail d’assistance médicale cède le pas à celui d’enquêteur.En Croatie, par exemple, elle a agi à titre de déléguée de la Croix-Rouge.«J’étais responsable de certaines prisons, des conditions des détenus, je vérifiais si les conventions de Genève étaient respectées, si on autorisait les visites familiales.Je m'occupais aussi de la recherche de personnes disparues et faisais le relevé des injustices commises envers les minorités.» Au reste, même si elle croit profondément au rôle de ces organisations, elle ne s'illusionne pas et sait que les Etats sont souvent tentés de le récupérer.«Au lieu d’opter pour une intervention politique, ils envoient de l’aide humanitaire, ce qui sert souvent d’excuse pour prétendre que quelque chose a été fait.» Cette «volonté d'impuissance» des Etats, comme (e disait un auteur français, a ses risques.A se réfugier ainsi derrière le paravent de la bienfaisance immédiate, «on met, affirme Mme Carrier, la vie des travailleurs humanitaires en danger sur le terrain.II y a de plus en plus d’incidents, un peu partout, où notre emblème n’est pas respecté».En Tchétchénie, Elisabeth Carrier a d'ailleurs récemment perdu une de ses collègues et amies, Nancy Malloy.«Elle aurait dû, dit doucement Elisabeth Carrier, être à mes côté lors de la cérémonie de remise de l’Ordre du Canada, l’automne dernier.» arobitaille@sympatico.ca sur La vie Le Réseau de l'information 24 heures sur 24 D1C B 2 1.V.I) K V Oil!, I.K I.I' N' l> I 2 5 .1 A N V I K II I II !l !» LE DEVOIR ECONOMIE Cette semaine à la Bourse Semaine du 24 au 30 janvier 1999 Calendrier économique Canadien Statistique économique publiée Date Heure Opérations Internationales en valeurs mobilières - novembre 25 janv.8 h 30 Emploi, rémunération et heures de travail - novembre 28 janv.8 h 30 Indice des prix des matières brutes - décembre 28 janv.8 h 30 Indice des prix des produits industriels - décembre 28 janv.8 h 30 Produit intérieur brut - novembre 29 janv.8 h 30 Américain Statistique économique publiée Date Heure Revente de maisons - décembre 25 janv.10 h 00 Résultats financiers du gouvernement - décembre 25 janv.14 h 00 Confiance des consommateurs - janvier 26 janv.10 h 00 Indice des coûts de l’emploi - 98T4 28 janv.8 h 30 Réclamations pour pertes d’emploi - semaine du 23 janvier 28 janv.8 h 30 Commandes de biens durables - décembre 28 janv.8 h 30 Produit intérieur brut - 98T4 29 janv.8 h 30 Assemblées des actionnaires Société Date Heure Lieu Type- Au Québec : Métro-Richelieu Inc.26 janv.11 h 00 Montréal AG Technilab Pharma Inc.26 janv.10 h 00 Montréal A CGI Inc.(Le Groupe) 27 janv.11 h 00 Montréal AGS Gaz Métropolitain (Société en commandite) 28janv.16 h 00 Montréal AG Tembec Inc.28janv.11 h 00 Montréal AG Ailleurs : DY 4 Systems Inc.25 janv.15 h 30 Kanata, ON AS Speedwarc Corporation Inc.26 janv.10 h 00 Toronto AG Tecsyn International Inc.26 janv.16 h 15 Toronto A CBOC Continental Inc.28 janv.11 h 00 Toronto A Devtek Corporation 28 janv.16 h 00 Toronto AS Exco Technologies Limited 28 janv.16 h 30 Toronto A Helix Btopharma Corp 28 janv.16 h 00 Toronto AG Newcastle Market Neutral Trust 28 ianv.10 h 00 Toronto G A : annuelle; E : extraordinaire; G : générale; S : spéciale Divisions d’actions, regroupements Compagnie Ratio Clôture des registres Merck & Co.Inc.2 pour 1 25 janv.Starcast Corporation deviendra Sat-Tel Corporation 1 nouvelle pour 1,75 anc.25 janv.Telular Corp.taux à déterminer assemblée le 26 janv.Engineering Power Systems Group Inc.deviendra EPS/Engineering Power Systems 1 nouvelle pour 4 anc.assemblée le 27 janv.TEN Private Cable Systems Inc.deviendra Cinama Networks Incorporated 1 nouvelle pour 5 anc.assemblée le 27 janv.Ace Developments Ltd.1 nouvelle pour 10 anc.assemblée le 29 janv.Destron Fearing Corporation 1 nouvelle pour 5 anc.assemblée le 29 janv.Green Ice Corporation deviendra Green Ice Consolidated Inc.1 nouvelle pour 5 anc.assemblée le 29 janv.Norton Drilling Company taux à déterminer assemblée le 29 janv.Fusions et acquisitions Acquéreur Compagnie cible Offre (ou choix) Expiration GDL Evergreen Inc.Akrokeri-Ashanti Goldmines 1 act.ord.de GDL par 7 act.ord.d’Akrokeri-Ashanti 25 janv.Odd Lot Liquidity Fund Sears Roebuck & Co.35,75 S US moins dist.versées après le 23 déc.par act.ord.de Sears à ceux détenant 99 act.ou moins.26 janv.Promis Systems Corp.Ltd.PRI Automation Inc.1 ) 1 act.ord.de PRI par act.échangeable de Promis; 2) 0,1691 act.échangeable de Promis par act.ord.de Promis assemblée 26 janv.Banff Brewery Corporation Bow Valley Brewing Company 0,828 act.ord.de Banff par act.ord.cat.A.de Bow 28janv.BC Telecom Inc.Telus Corporation fusion sous BCT.Telus Communications Inc.; 1)0,75 act.ord.ou 0,25 act.sans droit de vote de BCT.Telus par act.ord.de BC 2) 0,582975 act.ord.ou 0,194325 act.sans droit de vote de BCT.Telus par act.ord.de Teius 28 janv.Barrick Gold Corp.Argentina Gold 5 S par act.ord.d’Argentina 29 janv.Ces renseignements proviennent de sources que nous croyons dignes de toi.Toutetois.nous ne pouvons en garantir l'exactitude.Ce bulletin d'information pourrait aussi être incomplet.çgjjggîâ Tasse Tassé & Associés, Limitée CCM fête son centenaire Une patinoire mondiale pour un fabricant d’équipements de hockey CLAUDE TURCOTTE LE DEVOIR La compagnie CCM, dont plusieurs générations de sportils ont pu apprécier les vélos et les patins, a bien failli disparaître et ne pas célébrer son centenaire en 1999.11 y a quelques années, elle est passée a un cheveu de la faillite au sein du groupe SLM International, lequel se retrouve pourtant aujourd’hui premier fabricant d’équipements de hockey avec une part du marché mondial que Gerald Wasserman, son président et chef de la direction, situe entre 35 et 40 %.Cela représente des ventes de 300 millions $ CAN.SLM était déjà un joueur majeur dans cette industrie mais l’importante acquisition, en novembre dernier, de Sports Holding Corporation, mieux connue par ses marques Koho, Jofa, Titan, Canadien et Heaton, a confirmé son statut de leader mondial.Les produits sont tout à fait complémentaires.«Nous ne savions rien sur les bâtons, eux étaient les meilleurs», déclare le président.La transaction s’est faite avec l’aide d’un financement de 135,8 millions de Capital d’Amérique CPDQ, une filiale de la Caisse de dépôt et placement du Québec.Bien implanté au Québec M.Wasserman dirige donc aujourd’hui une organisation qui compte huit usines dont cinq au Québec, c’est-à-dire à Saint-Jean, Saint-Hyacinthe, Drummondville, Cowansville et Cap-de-la-Madeleine.Les trois autres sont situées en Ontario, en Finlande et en Suède.Ce groupe représente 2000 emplois dont environ 1500 au Québec.Le siège social de Sports Holding était à Lachine, tandis que celui de SLM demeure à Montréal.Comme le sport lui-même, l’industrie de l’équipement de hockey s'est surtout développée au Canada.CCM (pour Canada Cycle & Motor) est née au tournant du siècle par le regroupement de cinq manufacturiers canadiens qui voulaient contrer la venue d’une firme américaine.Ils installèrent leur usine à Weston, en Ontario, en 1899.Dès 1905, l'industrie du vélo était en déclin et CCM diversifia ses activités dans la production de patins.La pratique du hockey suscitait alors un intérêt grandissant.Canada Cycle & Motor, dès 1905, a senti la nécessité de se diversifier et a ajouté le patin au vélo.Propriété américaine Pendant fort longtemps, CCM est demeurée propriété canadienne.Il y a eu scission à un certain moment.En 1983, Procycle, le fabricant beauceron, a récupéré la marque CCM pour les vélos alors qu’un autre groupe conservait aussi la même marque pour l’équipement de hockey.Divers propriétaires ont passé jusqu’à la situation difficile de 1996.SLM International est alors devenue l’actionnaire principal et les créanciers ont accepté de convertir leurs prêts en actions.SLM est en fait une compagnie rattachée à Wellspring, une société de gestion qui appartient à Martin Davis, un New-Yorkais de 70 ans qui fut déjà propriétaire de Paramount Communications, laquelle englobait alors les Rangers de New York et le Madison Square Garden, en plus d’actifs dans le cinéma et quoi encore.Expiration de bons ou droits de souscription, SPEC et PEAC Compagnie Expiration Pour obtenir une action International Frontier Resources Corporation 29 janv.1 bon sous.- 1 S pour une act.ord.d’international Rachats, remboursements et conversions (actions, obligations et débentures) Compagnie Modalités Expiration Pipe NT Corp.rachat au gré du porteur, 8 jours ouvrables avant le dernier jour ouvrable du mois sur act.priv.et act.donnant droit aux plus-values janv.à déc.1999 Province de l’Ontario privilège d’échange continu, 5 jours ouvrables avant le fin du mois, sur certaines obligations échéant le 1er mars 2000, 21 juin 2000,2001 et 2004 janv.à déc.1999 Banque Scotia 5,44 % 25 mai 1999, rembour.obligatoire à 1000,0365150685 Spar 1000S 25 janv.Province de l’Alberta 6,86 %, 29 janv.2007, rembour.obligatoire à 114,44 S par 100 S de débentures 29 janv.Programmes achat/vente des petits lots Compagnie Modalités Expiration Western Resources Inc.ceux détenant moins de 100 act.ord.peuvent vendre la totalité au cours moyen pondéré de l’action moins les frais 25 janv.Boeing Company ceux détenant moins de 100 act.ord.peuvent vendre la totalité à Odd Lot Liquidity Fund au prix de 26 S US l’action moins les dist.payées après le 29 déc 26 janv.Transcanada Pipelines Ltd.ceux détenant moins de 100 act.ord.au 26 oct.peuvent vendre la totalité 26 janv.Boss Holdings Inc.ceux détenant moins de 100 act.ord peuvent vendre la totalité à 1,65 S US l’action 29 janv.First Data Corporation ceux détenant moins de 100 act.ord.au 8 déc.peuvent vendre la totalité 29 janv.Dividendes supplémentaires ou extra Compagnie Modalités Versement Loewen Group Inc omission du dividende trimestriel sur scs act ord.à partir de janvier jusqu’à nouvel ordre omission Maximum Energy Tr.omission de distribution mensuelle en janvier omission Patriot American Hospitality Inc.div.facultatif de 0,44 S US en certificats appariés add.ou en act.priv.perpétuelles à div.cumulatif série B add.de Patriot à ceux inscrits le 30 déc.25 janv.Host Marriott Corp div.facultatif de 1 S US ou 0,087 nouvelle act.ord.de Host Mamot Corp.par act.ord.à ceux inscrits le 28 déc.27 janv.Abréviations : act action add.additionnel anc.anciennes cat.catégorie dist.distribution div dividende IR « Instalment Receipt », ord ordinaire reçu de versement priv privilégiée P-U « Partnership Unit » rembour remboursement T-U : '< Trust Unit », sous, souscription part de fiducie éL9 affaires RELAIS & CHATEAUX LA Lise FLEUR DES MAÎTRES HÔTELIERS SAINTE-ADELE LAURENT IDE S J HÔTEL L’EAU À LA BOUCHE Chambres magnifiques et salles de réunion confortables dans un cadre exceptionnel à Sainte-Adèle, Restaurant couronné *Table d’Or du Québec en 1998* et ‘America’s Top Table 1998 numéro 1 au Québec par Gourmet Magazine*, fine cuisine régionale et cartes des vins élaborée, toutes les activitées à proximité.Tel.sans frais de Mtl: 450-227-1416 ou 450-229-2991.Fax: (450) 229-7573 MONTÉRÉGIE SAINT-MARC-SUR-LE-RICHELIEU HÔTELLERIE LES TROIS TILLEULS À St-Marc-sur-lc-Richelieu.Une hostellerie paisible et confortable, dans une demeure d un autre âge, sur le bord de la rivière Richelieu, où le personnel n’a qu’un seul désir: satisfaire.Lauréat national «Mérite de la Restauration».5 salles de réunions disponibles.Nous avons différents forfaits à vous proposer.(514) 856-7787 LAURENTIDES HÔTE O 1 r c Saint-cîauveur SAINT-SAUVEUR-DES-MONTS MANOIR SAINT-SAUVEUR 1 lotel de villégiature «4 étoiles», situé au cœur du village de Saint-Sauveur.220 magnifiques chambres et 13 salons de réunion.Activités sportives intérieures et extérieures.Forfait Affaires: à partir de 60$/pcrs./nuit, occ.double, inch petit déjeuner, hébergement, stationnement intérieur, 2 pauses café, équipement AV de base, frais de service.(450) 227-1811 (Mtl direct) 1-800-361-0505 QUEBEC Manoir Victoria mm MANOIR VICTORIA Situé au coeur du Vieux-Québec, cet hotel 4 étoiles au cachet européen unique a récemment été rénové et agrandi au coût de 12 millions S.145 chambres et suites - 7 salles de réunions et banquets -restaurant fine cuisine (20 % de rabais le soir) - resto-bistro Le Saint-James - piscine intérieure - club de santé - sauna - stationnement intérieur avec service de valet.Programme corporatif à partir de 85 S par nuit en occ.simple ou double, wwv/.monoif-victoriacom Renseignez-vous sur nos forfaits.1-800-463-6283 Désormais, M.Davis s’amuse à faire des acquisitions de sociétés dont les marques sont à son avis sous-évaluées.Il confie ensuite la direction de ce qu’il achète à des spécialistes.Pour diriger SLM, il a misé sur Gerald Wasserman, qui connaît très bien les affaires et îe hockey.Natif de Montréal, M.Wasserman est maintenant âgé de 62 ans.Pendant ses études à McGill, il était gardien de but pour l’équipe universitaire.Il payait même ses études avec l’argent qu’on lui versait comme gardien substitut des équipes de la Ligue nationale qui venaient jouer contre Le Canadien.Heureusement, dit-il, il n’a jamais eu à affronter l’équipe montréalaise.Détenteur d’un diplôme de comptable agréé, M.Wasserman n’a jamais exercé ce métier.11 a obtenu son premier emploi chez Steinberg, puis il est allé chez IGA à Ottawa, où il a participé à la mise en place d’un premier système informatique pour ljes franchises au Canada et aux États-Unis.Il est ensuite revenu à Montréal pour acquérir la firme Bélanger (les cuisinières).En 1990, on a fait appel à lui pour redresser Canstar, un fabricant d’équipement de hockey.Cinq ans plus tard, c’était mission accomplie, et Nike en faisait l’acquisition, M.Wasserman rappelle avoir été le mentor de Pierre Boi-vin, maintenant président de Nike-Bauer Hockey, la division de Nike qui, avec ses marques Bauer, est le concurrent principal de SLM.Après Canstar, il a reçu un appel de Ben Weider, le culturiste, qui lui a demandé de former son fils pour diriger l’entreprise familiale à Los Angeles, au siège social de ce qui est devenu une multinationale.Il y est demeuré deux ans.En septembre 1996, il est revenu avec grand plaisir à Montréal pour diriger SLM.«C’est la plus importante compagnie au monde pour la fabrication, la vente et le marketing d’équipement de hockey, de bâtons, d’équipement de gardien de but, de patins, de casques et de chandails.En Suède, nous faisons aussi des casques pour l’équitation et le ski, mais strictement pour le marché local», raconte-t-il dans son bureau de la Place Alexis Nihon.Sur une tablette, on y voit ses vieux patins de gardien de but à McGill et un masque rudimentaire que lui avait offert Jacques Plante, celui-là même qui fut le premier à oser en porter un sur une patinoire.Redressement et intégration Son plan de redressement de l’entreprise n’est pas encore complètement appliqué.«J’aurais aimé que l’acquisition de Sports Holding arrive une année plus tard, mais quand une bonne occasion se présente, on ne peut pas la laisser passer», souligne-t-il.Sports Holding était en excellente santé financière.Elle était détenue par une société de gestion américaine, Mancuso, qui voulait se départir du dernier actif qui lui restait.Le redressement de SLM a commencé par des changements à la haute direction et une décentralisation des responsabilités.Des centres de distribution ont été vendus, ainsi que de petites filiales en Europe.Il reste néanmoins beaucoup de travail à faire pour intégrer Sports Holding.Il y aura une rationalisation des effectifs parmi les cadres de certains services, par exemple au crédit et au service à la clientèle.On procédera par voie d’at-trition.Il y aura certainement une importante consolidation dans la distribution.Enfin, le mariage des depx cultures d’entreprise reste à faire.; La mise en marché À son arrivée chez SLM, M.Wasserman a donné la priorité «à la ligne d’en bas», celle qui, dans un bilan, montre le bénéfice ou la perte.SLM est maintenant rentable.Désormais, «il s'agit de commencer à gérer la ligne d’en haut», c’est-à-dire celle qui affiche les revenus.On mettra donc davantage l’accent sur la mise en marché.«Il nous faut devenir plus intelligents et imaginatifs dans l'offre des produits», avance le président.Il explique que SLM peut présentement offrir à un marchand six gants CCM différents en quatre couleurs et au moins quatre grandeurs; c’est la même chose pour les neuf gants Koho, ce qui fait un total de 240 gants différents.C’est beaucoup trop.Il faut, selon lui, mettre davantage l’accent sur le rapport qualité-prix.Depuis une décennie, Canstar, que M.Wasserman connaît fort bien pour l’avoir relancée, livre une vive concurrence à SLM.Comme les deux sont désormais les plus puissants VOIR PAGE B 3: PATINS loto-québec Tirage du 99-01-23 4 5 9 17 30 41 Numéro complémentaire: 20 6/6 5/6+ 5/6 4/6 3/6 GAGNANTS 1 14 401 21 506 385 920 LOTS 5 000 000,00 $ 51 449,70 $ 1 437,00 $ 51,30$ 10$ Ventes totales: 19 247 048 $ Prochain gros lot (approx.): 2 000 000 $ Tirage du 99-01-23 5 13 14 21 37 42 Numéro complémentaire: 23 EEjStra Cfl VENDREDI Tirage du 99-01-22 NUMÉROS LOTS 418596 100 000$ 18596 1 000$ 8596 250$ 596 50$ 96 10$ 6 2$ Eitra Hi SAMEDI Tirage du 99-01-23 NUMÉROS LOTS 306773 100 000$ 06773 1 000$ 6773 250$ 773 50$ 73 10$ 3 2$ GAGNANTS LOTS 6/6 5/6+ 5/6 4/6 3/6 0 1 30 1 332 24 022 1 000 000 $ 50 000 $ 500$ 50$ 5$ Ventes totales: 587 225 $ Tirage du 99-01-22 fflSZJ.4 17 18 33 37 42 43 Numéro complémentaire: 14 GAGNANTS LOTS 7/7 0 7 000 000,00 $ 6/7+ 2 83 130,90$ 6/7 46 3 162,60$ 5/7 3 284 158,20$ 4/7 71 312 10$ 3/7+ 67 825 10$ 3/7 601 353 partie, gratuite Ventes totales: 8 913 024 $ Prochain gros lot (approx.): 10 000 000 $ TVA, le roseau des tirages Le modalités d’encaissement des billets gagnants paraissent au verso dos billets En cas do disparité entre cotte liste et la liste officielle, cetto dernière a priorité.f 1 I.K I) K V II I I! .I.!• I.I \ I) I .1 A X V I E l( I il il il U :> ï C 0 N 0 M PATINS SUITE DE LA PAGE H 2 clans le secteur de l’équipement de hockey, on peut donc s’attendre à une concurrence de plus en plus farouche.La division de l’équipement de hockey de Nike, un groupe américain dont le chiffre d’affaires est de 10 milliards $ US, est elle aussi largement implantée au Québec et compte 2000 employés.Les deux fabricants se font la lutte pour obtenir les faveurs de la Ligue nationale de hockey.M.Wasserman proclame que CCM a signé le plus important contrat de marketing de son histoire en renouvelant l’entente (pour cinq ans plus une année d’option) sur les produits licenciés et la commandite avec la LNH, une entente qui donne à CCM les droits exclusifs de fabriquer les chandails pour toutes les équipes de la ligue, en plus d’un éventail de chandails-répliques vendus dans les boutiques de sport.Au fait, SLM fournit gratuitement à chaque équipe trois séries de gilets par année qui, tous, portent la signature CCM, ce qui constitue bien sûr une formidable publicité.Face à une telle entente pour son concurrent, Pierre Boivin, grand patron de Bauer, ne plie aucunement l’échine: «Quand 70 % des joueurs de la f-NH choisissent de porter nos patins et 50 % nos casques, nous croyons répondre aux besoins de performance des joueurs.» 11 annonce en outre la présentation d’un nouveau patin encore plus performant avant la fin de l'année.Fn fait, chacun de ces deux groupes investit beaucoup d’argent pour le développement de nouveaux produits.Signe évident que le monde change, les fabricants en sont arrivés au point où de l'équipement de hockey est conçu s|x> cialement pour les femmes.Au moins quatre millions par an- née sont investis en recherche et développement par SLM, qui entend concentrer au Québec la plus grande partie de son effort en R-D.En revanche, la fabrication des produits bas de gamme sera réservée à des endroits où les coûts de main-d’œuvre sont plus avantageux pour l’entreprise, notamment en République tchèque.Sur un autre plan, alors que M.Boivin avoue certaines inquiétudes pour l’avenir de l’industrie par suite de la situation déficitaire de plusieurs équipes professionnelles, M.Wasserman se dit pour sa part «inquiet en tant qu'amateur», mais sur le plan des affaires, il se montre relativement confiant.«Si une équipe ne peut pas survivre dans une ville, elle ira ailleurs à Houston, à Prague ou à Munich», pense-t-il.Il ne nie pas que le départ d’une équipe professionnelle puisse avoir un certain impact sur la vente d’équipement dans une région, mais tant et aussi longtemps que les plus jeunes continueront de pratiquer le sport, ce qui est le cas dans une ville comme Québec, il n’y aura pas vraiment de grand danger pour l’industrie.Le marché canadien a atteint sa maturité et l'expansion se fait principalement aux Etats-Unis.Pour l’instant, SLM fait 75 % de ses ventes en Amérique du Nord, le reste en Europe, surtout dans les pays nordiques, et au Japon.Le bogue do l’an 2000 Les assureurs sont soucieux du risque lié au passage au prochain siècle D'APRES l.E MONDE Des trains qui s'arrêtent, des feux rouges qui ne fonctionnent plus, des avions qui ne peuvent atterrir.les scénarios catastrophes du bogue de l’an 2000 ne manquent pas.A J-346, personne ne sait quelle ampleur prendra le problème.Mais le risque existe.Et du même coup se pose la question de sa couverture.Comment assurer le risque an 2CXKI?C’est un cas unique dans l’histoire de l’assurance: pour la première fois, il existe un risque potentiel daté.«Les enjeux ne sont pas seulement financiers: il peut y avoir des impacts sur la sécurité civile et nationale, sur des vies humaines, sur le bon fonctionnement des institutions, sur l’image des entreprises, etc.», soulignait la Fédération française des sociétés d’assurances (FFSA) en mai 1998.Dans ce contexte, la réaction des assureurs a pu être assez brutale: «L'an 2000 n 'est pas un aléa, donc est inassurable», ont affirmé les Britanniques, qui ont exclu ce risque de presque tous les contrats.11 est vrai qu’on sait que l’on passera l’an 2000, depuis le calendrier grégorien, établi en.1542.Les Américains, au départ très fermes, ont ensuite assoupli leur position.Les Français, comme les autres Européens du continent sont, eux aussi, moins radicaux.Au Canada, la plupart des polices d’assurance ne couvriront pas lec.cmi-treprises canadiennes contre les séquelles de l’an 2000.«U bogue de l’an 2000 n’est pas un risque assurable», a précisé Dominique Labelle, vice-président et directeur chez Aon Reed Sten-house, qui a comparé assurer le risque du bogue de l’an 2000 à assurer un édifice déjà en flammes.Mme Libelle a souligné toutefois qu’a l’encontre des assurances commerciales, la plupart des polices d’assurance résidentielle et automobile accordent une protection limitée contre les problèmes éventuels de l’informatique.«Meme si la garantie contre le bris des biens personnels n’est pas disponible, la perte de biens ayant pour origine une cause extérieure — notamment une panne d’électricité causée par le bogue de l’an 2000 — seront couvertes par certains assureurs».Évaluation difficile On s'en doute: le risque va bien au-delà du seul risque informatique puisque tous les systèmes d’automation sont concernés, ce qui rend très difficile son évaluation.D’autant qu’il concernera les liens entre les clients, les fournisseurs, les sous-traitants, d’où un jeu complexe de responsabilités.Les assureurs américains suggèrent que ce sera le sinistre le plus lourd auquel l’assurance aura jamais été confrontée.Ix*s dysfonctionnements liés à la reconnaissance de date «peuvent se traduire par des pertes financières directes ou indirectes ou par la mise en cause de la responsabilité des personnes morales», soulignait la FFSA dans son rapport annuel 1997.Les mandataires sociaux d’une société anonyme française doivent no- tamment veiller à être mis a l’abri d’une responsabilité pour faute de gestion à l'égard des actionnaires ou des tiers, indique la Scor, premier réassureur français, très mobilisé sur ce sujet.La Commission des o|X'rations de Bourse et la Securities and Exchange Commission, son homologue américaine, ont émis des recommandations pour la première et des obligations d’information pour la seconde.«Au jour d'aujourd'hui, une entreprise est censée avoir fait le nécessaire pour le passage à 2000 et pris toutes les mesures necessaires pour poursuivre son activité.En tant qu 'assureur, c'est la gestion du risque de l'entreprise et la gestion en bon père de famille», explique Pascal Rouget, directeur technique à Commercial Union Assurances.«Si on espère une couverture, il faut faire preuve de prévention-, résume Michel Cournier, patron des risques chez Alcatel, qui n'a pas d’exclusion spécifique an 2(XX).lit FFSA affirme que dès 1997, une grande campagne de sensibilisation a été menée à l’égard des assurés.Quelque trois millions d'exemplaires de dépliants réalisés par le Centre de documentation et d'information de l’assurance ont été diffusés au cours du premier semestre de 1998 aux PME, qui sont pour la plupart loin d’être prêtes.Ijes assureurs couvriront, en principe, les dommages matériels (incendie.).U' problème est plus compliqué pour la responsabilité civile, surtout [xiur les entreprises liées de près ou de loin à l'informatique.«U côté intransi- geant de certaines compagnies d'assurances qui refusaient de couvrir le risque, parce que ce n'était pas un aléa, a parfois été mal ressenti: il s'oppose à l'une des missions de l'assureur qui est la prévention», confie Michel Mund, directeur de la gestion des risques de Synthélabo.«Certes, l'an 2000 en tant que tel n’est pas un aléa, mais le fait d’oublier de vérifier un automate ou de s'apercevoir qu'une correction a été mal faite, cela devient aléatoire», indique Rachel Rebois, responsable de l’évaluation des risques chez Pechiney.La profession se refuse aujourd’hui à toute prévision, mais s’attend à devoir gérer un afflux massif de réclamations le jour J et dans les mois qui suivront.In profession a décidé la mise en place d’une plate-forme, appelée “Coordination 2(XX)», o|XTationnelle depuis le 1er janvier 1999, qui regroupera d’ici à mi-1999 un «réservoir» de quelque 80 ex-|x>rts.Principale fonction de cette «assistance technique et juridique»: déterminer la cause technique du sinistre, explique la FFSA.Cette plate-forme aura aussi un rôle d’observatoire, en tentant de prévenir un risque «sériel» (répétition d’un dysfonctionnement).L’enjeu est de taille.Iœs entreprises du monde entier auront dépensé, selon les estimations, entre 300 et 600 milliards de dollars (258 et 516 milliards d’euros) en quatre ans pour adapter leurs ordinateurs à l’an 2000.Ce qui explique la fébrilité des intéressés.Industriels et assureurs se renvoient la balle.Nombre de litiges se régleront devant les tribunaux.C A R, RIE R E S F T P R0 FES S IONS ?ACOUSTIQUE MJM CONSEILLERS EN ACOUSTIQUE INC.est à la recherche d'un professionnel diplômé en architecture, en physique ou en génie.Notre bureau oeuvre principalement dans les domaines du bâtiment et de l'environnement.Pour postuler, faites parvenir un résumé de vos compétences et de vos intérêts accompagné d'un relevé de notes et d'une lettre manuscrite à M.Michel Morin, architecte, à l'adresse suivante : MJM Conseillers en Acoustique Inc.6555, Côte des Neiges, bureau 440 Montréal (Québec) H3S 2A6 AAMA j* Maison d’édition littéraire dont les bureaux sont situés à Montréal recherche DIRECTEUR ADMINISTRATIF DIRECTRICE ADMINISTRATIVE Vous avez une formation appropriée ainsi qu’une expérience dans une entreprise d’édition de livres.Vous avez une bonne connaissance de l’informatique.Vous parlez et écrivez en français et possédez une bonne connaissance de l’anglais.Voici les responsabilités que nous souhaitons vous confier: Organisation et direction du service de comptabilité Préparation et analyse des états financiers Planification et contrôle budgétaire Gestion de projets Préparation et gestion des dossiers de subventions Gestion des ressources humaines Seules les candidatures reçues par la poste avant le mercredi 3 février 1999 seront examinées.Merci d’adresser votre curriculum vitæ à LEMÉAC ÉDITEUR 1124.rue Marie-Anne Est Montréal (Québec) H2J 2B7 n Professeure ou professeur Études françaises avec spécialisation eu littérature ( 10e et 20e siècles) et en création littéraire.- Fonctions Enseignement .un S cycles d’etudes, recherche dans les domaines de la littérature française et de la création littéraire.Encadrement d étudiantes et d’étudiants, direction de mémoires et de thèses et services à la collectivité.Doctorat en études littéraires.Expérience dans l'enseignement Pultlica lions attestant une compétence en littérature française et en création littéraire.Aptitudes pour le travail en équipe et pour la recherche.L'Université de Sherbrooke sollicite des candidatures pour combler un poste de professeure ou de professeur à temps complet pour le Département des lettres et communications de la Faculté des lettres et sciences humaines.Réception des candidatures Prière de faire parvenir un curriailum vitae accompagné du nom de trois personnes pouvant faire des recommandations à l'appui tic votre candidature, avant lft heures, le vendredi 2(t février 1999 à : Monsieur le doyen l'acuité des lettres et des sciences humaines Offre d'emploi n 99 1 02 Université de Sherbrooke Sherbrooke (Québec) J1K2R1 Les conditions de travail sont régies par les conventions collectives en vigueur.L'Universitc respecte le principe d'égalité en emploi pour les femmes.UNIVERSITÉ DE SHERBROOKE Professeure ou professeur Littérature canadienne comparée Fonctions Enseignement au 1 cycle d'études dans le domaine de la langue anglaise et des littératures de langue anglaise Enseignement au 2 et au 3 cycles d'études dans le domaine de la litté rature canadienne comparée.Recherche en littérature canadienne et dans au moins un des domaines suivants : études féministes, théorie de la tra duction, études postcoloniales et études culturelles.Encadrement d'étudiantes et d'étudiants, direction de mémoires et de thèses, administration des programmes.Exigences Doctorat en études anglaises, en littérature comparée ou dans un domaine connexe.Compétence particulière en littérature canadienne comparée et bonnes connaissances d'au moins un des domaines spécifiés dans la fonc non.Expérience dans l'enseignement universitaire en études anglaises ainsi que recherche et publications dans les domaines visés.Capacité de s'exprimer couramment en français.L'Université de Sherbrooke sollicite des candidatures pour combler un poste de professeure ou de professeur à temps complet pour le secteur anglais du Département des lettres et communications de la Faculté des lettres et sciences humaines.Réception des candidatures Prière de faire parvenir une lettre de presentation et un curriculum vitae accompagnés de trois lettres de recommandation, avant 16 heures, le lundi 15 mars 1999 a : Monsieur le doyen Eaculté des lettres et des sciences humaines A l'attention de : Gregory I.Reid Responsable du comité de sélection Études anglaises, Département des lettres et comunications Offre d emploi n 99-1-01 Université de Sherbrooke Sherbrooke i Québec i J1 K 2 R1 Les conditions de travail sont régies par les conventions collectives en vigueur.L’Université respecte le principe d égalité en emploi pour les femmes.UNIVERSITÉ DE SHERBROOKE i Salle Augustin-Chénier inc.I OFFRE D’EMPLOI Directeur - Directrice La Salle Augustin-Chénier inc.située à Ville-Marie au Témiscamingue, est à la recherche d’un directeur(trice) à temps plein.La Salle Augustin-Chénier est un centre d’exposition accrédité, qui présente annuellement une dizaine d’exposition principalement en arts visuels.Il est également l’instigateur de la Biennale internationale d’art miniature, dont la 5e édition se tiendra en l’an 2000.Par ailleurs, la Salle Augustin-Chénier travaille en ce moment au projet de relocalisation de ses installations.Ce nouveau lieu sera inauguré à l’automne 1999.Description des tâches Sous l’autorité du conseil d’administration, le directeur (trice) verra principalement à planifier, organiser, coordonner et évaluer le programme annuel d’expositions, ainsi que les activités d’éducation et d’animation, de promotion, de communication et de financement du centre d’exposition.Cette personne sera de plus appelée à mettre en place tout projet visant à assurer le développement et le rayonnement de l’institution dans son milieu.Qualifications Le candidat ou candidate devra posséder un diplôme universitaire en muséologie, en histoire de l’art ou dans toute autre discipline jugée pertinente.Elle devra avoir une bonne connaissance du milieu des arts visuels.Polyvalente, créative et autonome, la personne devra également avoir la capacité d’établir des liens de collaboration avec divers partenaires et avoir des aptitudes pour les communications parlées et écrites.Elle devra enfin avoir un intérêt marqué pour le travail en région, avoir le désir de s'impliquer dans la vie culturelle du milieu et vouloir participer au défi lié à l’animation et au développement d’un centre d'exposition localisé dans un nouvel environnement.Une expérience dans la gestion et l’organisation d'activités muséale publiques sera considérée comme un atout.Conditions d'emploi Cette offre d’emploi devrait intéresser les personnes dont le salaire actuel se situe autour de (30 000,00 $).Entrée en fonction début avril 1999.Faites parvenir votre curriculum vitæ au plus tard le 20 février 1999, à l’attention de: Monsieur Jean-Yves Gauthier Directeur général Ville de Ville-Marie, C.P.730 Ville-Marie (Québec) J0Z 3W0 Le Collège universitaire de Saint-Boniface (CUSB) est à la recherche de professeurs et de praticiens dans le cadre de l’offre de son nouveau programme de 2 ans Communication multimédia.Son implantation se fera de façon graduelle tout au long de cette période.Afin d'assurer le succès de ce programme, le CUSB veut se doter de personnes dynamiques et innovatrices prêtes à jouer un rôle clé dans l'essor du nouveau programme d'études.Une préférence sera accordée aux personnes qui peuvent enseigner dans plusieurs domaines, faire preuve d'excellence dans les domaines de l'enseignement et démontrer une expérience de travail pertinente dans le domaine des communications, du design et/ou de gestion de projets multimédia.Les personnes intéressées sont priées de faire parvenir leur demande accompagnée d'un curriculum vitæ, d'une description de leur domaine de compétence ainsi que le nom, l’adresse et le numéro de téléphone de deux personnes pouvant fournir des références, avant le I 5 février 1999 à Madame Raymonde Gagné, directrice des nouveaux programmes.Ces postes sont disponibles sous réserve d'approbation budgétaire.Le CUSB souscrit ou principe de l'équité en matière d'emploi.Conformément aux exigences prescrites en matière d'immigration au Canada, cette annonce s’adresse aux citoyennes et aux citoyens canadiens et aux résidantes et résidants permanents du Canada.Collège universitaire de Saint-Boniface 200, avenue de la Cathédrale Saint-Boniface (Manitoba) R2H 0H7 Téléphone: (204) 233-0210 Télécopieur: (204) 235-4489 rgagne@ustboniface.mb.ca www.ustboniface.mba.ca r u L’Université de Moncton sollicite des candidatures pour le poste suivant : Directrice ou directeur de l’École des sciences infirmières L'École des sciences infirmières offre un programme de baccalauréat pour les étudiantes et les étudiants réguliers ainsi qu'un programme de baccalauréat pour les infirmières et les infirmiers immatriculés.L'École offre aussi un programme de maîtrise à sa constituante de Moncton.Elle regroupe un personnel enseignant d’une trentaine de personnes et un corps étudiant de 350 étudiantes et étudiants.Les programmes de baccalauréat sont offerts dans les trois constituantes de l'Université.L'École fonctionne en réseau et la directrice ou le directeur est appuyé par des chefs de secteurs à Edmundston et à Bathurst.La directrice ou le directeur relève directement du vice-recteur à l'enseignement et à la recherche.Au cours des prochaines années, l'École devra poursuivre les efforts pour établir une structure propice au fonctionnement en réseau et voir à l'intégration des nouvelles technologies d'information et de communication dans la prestation de cours.Exigences : Vous devez posséder un doctorat en sciences infirmières ou l’équivalent ainsi qu'une expérience de travail en milieu universitaire ou en étroite collaboration avec une école de formation en sciences infirmières.De l'expérience en administration sera considérée comme un atout.Vous faites preuve de leadership et gérez selon un style participatif.Le perfectionnement de la structure et du fonctionnement du système réseau exige des qualités spécifiques de mobilisation et de motivation des gens.Vous devez également avoir la capacité de planifier, d'organiser et de contrôler des projets impliquant des équipes de travail.Vous maîtrisez la langue française, tant à l’oral qu'à l'écrit.Date d'entrée en fonction: le 1" juillet 1999 pour un mandat régulier de cinq ans.Les personnes intéressées sont priées de faire parvenir d'ici le 5 mars 1999 leur dossier professionnel complet et le nom, l'adresse et le numéro de téléphone de trois répondants à M.Yvon Fontaine, vice-recteur à l’enseignement et à la recherche, Université de Moncton, Moncton (Nouveau-Brunswick) El A 3E9.Téléphone : (506) 858-4112; télécopieur : (506) 858-4096; courriel : fontaiy@umoncton.ca UNIVERSITE DE MONCTON Un accent, sur le savoir L’Université de Moncton souscrit au principe de I équité en matière d'emploi.Ce poste est offert également aux femmes et aux hommes.Conformément aux exigences relatives à l'immigration au Canada, ce poste est offert aux citoyennes et citoyens canadiens et aux residentes et résidents permanents seulement > I i.k i) r.v o i ii .i.i: i.i x i> i .1 \ \ V I K I! I !» 9 !l B LE PIMETE ENVIRONNE M E N T La révolution ! (Tendances) SERGE CABANA Tout le monde s’entend là-dessus: la révolution industrielle représente le phénomène marquant de ce XX' siècle qui s’achève.Quel sera le fait marquant du XXI siècle qui s’annonce?U*s économistes pointent en direction de la mondialisation des marchés et de l’économie, les gourous des nouvelles technologies de l’information croient plutôt que c’est l’avènement du village global électronique.Pour le World Watch Institute, (WWI) le célèbre think-tank de Washington, c’est la révolution environnementale qui va marquer le prochain siècle.Depuis 1984, le WWI (www.world-watch.org) publie son rapport annuel sur «l’état du monde».Dans son édition «spécial millénaire» de cette année (State of the world 1999), I-ester R.Brown et Christopher Flavin annoncent, en compagnie d’une douzaine de chercheurs-collaborateurs, que le prochain siècle pourrait être celui d’une révolution environnementale aussi fondamentale que la révolution industrielle, apte à instaurer une nouvelle économie satisfaisant aux besoins de l'ensemble de la population mondiale tout en préservant les écosystèmes de la planète.Au cours du XX siècle, note le rapport, la population mondiale a triplé, alors que la consommation d’énergie et de ressources naturelles était multipliée par dix! Une tendance qui ne peut continuer bien longtemps.Grâce à la technologie, nous avons réussi à repousser les limites environnementales locales: ce faisant, nous avons de plus en plus transféré les problèmes environnementaux locaux à l’échelle planétaire.Aussi faut-il changer nos politiques et nos habitudes pour éviter la crise dans plusieurs secteurs vitaux.?L’énergie: on prévoit doubler la consommation d’énergie actuelle, alors que la production de pétrole devrait atteindre son zénith au cours des prochaines décennies.?Les protéines: la demande devrait doubler.Pourtant, 70 % des plus importantes espèces de poissons sont déjà exploitées à fond, et plus de 50 % des récifs de corail de la planète sont aujourd’hui malades ou mourants! ?La biodiversité: d’après l’enquête réalisée par l'Union mondiale de la conservation en 1997,33 000 des 242 OCX) espèces de plantes étudiées sont menacées d'extinction, soit 14 %! ?Le changement climatique: l’année 1998 fut la plus chaude enregistrée sur la planète, avec des conséquences sur l’appauvrissement des stocks de nourriture, l’augmentation des catastrophes météorologiques et la hausse du niveau des océans.?Les problèmes humains: dans certains pays africains, près de 25 % des adultes sont séropositifs.?In population: avec une population mondiale passant de cinq à près de neuf milliards d’habitants, il sera impossible de satisfaire les besoins de tous avec le type d’économie actuelle.Pour les auteurs, la conclusion s’impose d'elle-même: le modèle industriel occidental reposant sur les combustibles fossiles, l’automobile et une économie du «jeter-après-usage», est révolu.Une révolution nécessaire La révolution environnementale proposée repose essentiellement sur le recours aux énergies renouvelables, l'usage du train et de la bicyclette, et une économie basée sur la réutilisation et le recyclage des matériaux.En résumé, il s’agit d’incarner de façon pragmatique le concept de développement durable, de façon à ne pas hypothéquer le patrimoine écologique et économique que nous léguerons aux générations futures.Pour ce faire, nous devons compter sur un effort de coopération global et planétaire, impliquant politiciens, milieux d’af-faires, industriels, scientifiques et simples consommateurs.Contrairement à la situation prévalant au début du XX' siècle, nous connaissons aujourd'hui les problèmes et les défis qui nous attendent à l'aube de l’an 2000.De plus, nous disposerions des moyens pour y répondre.Toutefois, le rapport marque une inquiétude quant à notre ferme volonté de nous engager sur la voie de la révolution environnementale, rappelant les très grandes difficultés des gouvernements nationaux à se conformer aux engagements des traités internationaux sur le changement climatique et la biodiversité.Des enjeux fondamentaux et planétaires qui, avec la lutte contre la pauvreté, constituent des priorités.Selon un rapport de l’ONU, l'avoir combiné des 225 personnes les plus riches du monde s’élève à un trillion de dollars américains.Et le salaire annuel combiné des 2,5 milliards de personnes les plus pauvres du monde, au même montant.Mais s’il faut que tout cela commence par une vision globale, il y a de quoi s’inquiéter.Car nulle part sur le Web ai-je été capable de trouver un site québécois présentant l’ombre d’une vision globale sur notre avenir écologique et économique.Ixs rares publications dénichées qui auraient pu traiter du sujet ne permettaient pas d’accéder à des chapitres, à un résumé ou même à la table des matières.Seulement au prix.Et ce prix à payer pourrait bien être plus élevé que l’on pense.cabanaCa du nia.coin Manants, Mamelouks et pictogrammes (Cédérom)) MICHEL BÊLAI R LE DEVOIR \ A la fin du XL siècle, une fois qu'on s’est rendu compte que le pire n’était pas vraiment arrivé avec l'an 1000, un homme, le pape Urbain II, s'est chargé de l’inventer.A l’instigation de l’évêque de Rome, qui ne cherchait qu'à affirmer son pouvoir sur les grands de ce monde, les croisés et les infidèles s’affrontent, en une série de batailles rangées échelonnées sur deux siècles, dans le but de contrôler Jérusalem.Des millions de gens périssent aussi bien en Orient qu'en Occident.Et la face du monde en est changée à jamais.1096- LES CROISADES ?Production Octet+2.Exclusivement PC (Pentium, Windows 95), 16 Mo.Site Internet: www.octetplus2.com.Seulement chez CD-Rom Dépôt.Prix: plus ou moins 65 $.Le pape Urbain II lança la Première Croisade dans un discours célèbre prononcé en 1095 à la clôture du concile de Clermont: «Beaucoup d’entre vous le savent, les Turcs ont envahi les chrétiens d’Orient.» Le prêche d’Urbain II a un effet immédiat.Partout dans les campagnes d’Occident dévastées par la famine et les petites guerres à répétition, des groupes de paysans n’attendent pas le signal de leurs seigneurs pour se mettre en branle avec femmes et enfants afin d’aller déloger l’infidèle des lieux saints.Cette horde de manants armés de faux et de gourdins dévaste tout sur son passage pour se nourrir et arrive finalement à Constantinople avant d’être massacrée par l'armée seldjoukide devant Ni-cée en 1096.Ce n’était que le début.Les barons se mirent bientôt de la partie avec leurs armées.Puis les rois et les empereurs.Godefroy de Bullion puis Richard l' r Cœur de Lion prirent Jérusalem, que l’on perdit puis que l'on reprit.Des royaumes francs virent le jour; on fonda même des ordres de moines guerriers comme les Templiers et les Hospitaliers.On érigea des forteresses imprenables afin de défendre un territoire qui couvrait tout le littoral du Moyen-Orient d'aujourd'hui en profitant des dissensions qui divisaient le inonde arabe d'alors.Saint Louis conquit l’Egypte avant de la céder avec l’arrivée des Mamelouks au pouvoir.Byzance étendit son influence; Venise et Gênes en profitèrent pour affermir leur domination des mers.Et les seigneurs de la guerre apprirent là, d’un côté comme de l’autre, à maîtriser des techniques et à construire des machines qui s’imposèrent pendant des siècles jusqu’à l’arrivée de la poudre à canon et des premiers mousquets.Pendant presque 200 ans, jusqu’en 1291 en fait, toute la politique des nations européennes, toute la crise du pouvoir entre le Saint Empire romain germanique et la papauté se sont invariablement conjuguées avec les Croisades.C’est une histoire très compliquée que les fans du romancier Peter Ber-ling connaissent déjà un peu à travers sa volumineuse trilogie Les Enfants du Graal.C’est une aventure tissée d’alliances contre nature et de trahisons diverses, mais l’ouvrage qu’on nous propose ici en rend compte dans ses moindres détails.Farcie de textes et d’illustrations d’époque, d’hyperliens, de cartes, d’animations illustrant les grandes batailles et de séquences vidéo, c'est une synthèse fort attrayante dont le seul défaut est d’obliger l’utilisateur à beaucoup lire à l’écran.Le matériel y est présenté de façon systématique en cinq grands chapitres: «Chronologie», «Civilisations», «Géographie», «Art de la guerre» (où l’on retrouve des scènes de combat en costumes d’époque au pied de vieilles murailles) et «Personnages célèbres».La navigation à travers ces montagnes de données est toutefois fort simple et on s’y retrouvera rapidement.Partout, on pourra saisir à quel point l’influence des Croisades et le choc des cultures qui en résulta furent déterminants pour le monde entier.Voilà un ouvrage dans lequel on fouillera pendant des semaines, sinon des mois.D’autant plus que, 700 ans plus tard, au même endroit, les facteurs religieux servant de prétexte à l’affrontement semblent n’avoir finalement que changé de dénomination.PICTO CUISINE ?1/2 Production Cyberlude.Hybride PC (Windows 3.1,95 ou 98), Mac et PowerMac, 16 Mo.Site Internet: www.cybcrlude.com.Public visé: les 4 à 8 ans.Prix: plus ou moins 60 $.On connaît les théories de Noam Chomsky sur l’acquisition du langage; il existerait des structures inhérentes permettant aux enfants de saisir rapidement le sens des messages qui leur sont adressés avant même de connaître le sens des mots.C'est un résumé grossier, bien sûr, mais il permet de saisir cette notion de structure inhérente.Pourquoi parler de Chomsky à propos d’un cédérom québécois s’adressant aux enfants de quatre à huit ans?Parce que, sous ses abords tout simples — qui ne le restent pas longtemps —, on nous propose ici une véritable méthode d’apprentissage du langage et de l’écriture qui risque d’en séduire plus d’un.On procède ici par pictogrammes: rangés dans des tiroirs, on en trouvera plus de 400.Ces pictogrammes sont regroupés par ordre alphabétique et par thèmes ou groupes d’idées.Comme le titre de l’ouvrage l'indique, tous les mots et les exercices sont confinés à l’espace physique de la cuisine, que les enfants connaissent fort bien.Le but de la méthode est d’amener l’enfant à écrire des phrases complètes genre «Bébé mange une pomme» avec les pictogrammes qu’il apprendra à sélectionner.Pour l’aider, des phrases complètes simples accompagnent chaque mot.Et des histoires en 3D sont déjà construites pour alléger un t peu l’atmosphère de «travail» qui viendra rapidement colorer l’utilisation du logiciel.Mais une fois qu’il aura saisi la mécanique de la chose, l’enfant pourra modifier ses phrases a volonté en maîtrisant la «zone d’écriture» et passer, par exemple, à «Les bébés mangent des carottes».Les plus vieux pourront même glisser leur(s) phrase(s) dans une zone d’illustration ou réaliser des exercices plus complexes permettant de tester leurs connaissances.Ce truc est impressionnant.Très impressionnant même.Mais il est fort complexe.Luirent, qui a cinq ans et qui fréquente la maternelle, aime beaucoup y plonger, mais il y rencontre plus de frustration que de plaisir malgré toute l’aide que le robot Pieto peut lui apporter avec ses explications.Bref, il faut être là, tout à côté, pour l’aider à saisir les passages difficiles.Pour Julie, qui maîtrise bien les structures de la langue française à dix ans, la frustration se fait sentir à un autre niveau: celui de la complexité de la méthode proposée.Elle arrive sans peine à formuler les phrases et à accorder les verbes et les adjectifs, mais c’est la mécanique compliquée par laquelle il lui faut passer qui l’exaspère.C'est probablement ce qui arrive lorsqu’on aborde une méthode d’apprentissage qui se tient par elle-même: on passe autant de temps à en saisir les règles qu’à en exploiter les subtilités.Un peu comme lorsqu’on apprend l’alphabet et la grammaire, les fractions, les échecs ou le «nickel defense» au football.Tout ceci peut sembler assez étonnant mais Cyberlude, un petit producteur montréalais, n’en est pas à ses premières armes.C’est lui qui nous avait déjà donné le tout aussi étonnant Machinamot il y a quelques années.Picto cuisine nous révèle encore unfe fois le potentiel créateur de cette maison qui jusqu’ici réussit à développer des produits profondément originaux.En fait, ce petit cédérom qui n’a Lande rien du tout pose une grande question: faudrait-il redéfinir l'apprentissage du langage et de l’écriture en se basant sur l’utilisation des images?ni bêla itfaledevoir.com * VJ I ) I ' M Le Québec passe derrière La France vient de doubler le Québec sur l’autoroute de l’information (PlanètpWeb) ANDRE BELANGER gée insuffisante pour le commerce électronique inter-entreprises.Une équipe d’Electronic Frontier Foundation (EFF), par exemple, est parvenue en 22 heures 15 minutes à décrypter un message codé avec l'algorithme Data Encryption Standard (DES) à 56 bits.De fait, ce programme mene à une douloureuse conclusion: le Québec vient de se faire doubler par la France.Au moment de sa cyber-conférence de presse mardi dernier, le premier ministre Lionel Jospin déclarait: «C'est avec la mobilité du char que nous abordons les problèmes.Et c’est un ancien tireur de char qui vous le dit».Le premier ministre dressait un bilan de l’action de son gouvernement en matière d’inforoutes et rendait publics ses engagements pour la prochaine année.La libéralisation de la cryptographie, la clarification de la notion de droit d’auteur sur Internet, l’achèvement de la mise en ligne des procédures administratives et une baisse des tarifs téléphoniques constituent quelques faits saillants de cet ambitieux programme d’action gouvernemental.L’initiative en matière de cryptographie est particulièrement prometteuse puisqu’elle permettra aux entreprises françaises de profiter de l’inertie du gouvernement américain, qui interdit toujours aux firmes américaines d’exporter des clés de chiffrement de plus de 56 bits, une limite ju- Des chiffres et des faits Quelques chiffres.La proportion de Français branchés a doublé en un an, grimpant a 6 %, et elle devrait doubler encore l’an prochain, rejoignant ainsi la proportion de Québécois branchés (11 % en 1998).Le chiffre d’affaires du marché de la vente en ligne en France a été de 300 millions de francs en 1998 (85 millions de dollars), en hausse de 600 % par rapport a 1997.Même si c’est très peu, la croissance devrait se poursuivre au même rythme, et ce, d’autant plus qu’on s’attend a une réduction draconienne des coûts d’accès a Internet au moment de la fête de l’Internet, a la mi-mars.Quelques faits.Le premier ministre Lionel Jospin a pris la peine d’annoncer son programme personnellement via Internet.Or même si la cyber-conférence a été un flop technologique (une personne sur dix est parvenue à se brancher), le symbole est on ne peut plus clair: Internet est une priorité nationale.Le jour où Lucien Bouchard L’illusion de l’avance québécoise sur la France a connu une fin abrupte en décembre dernier O O O ÇMMLMlfllte» O O K.r O làjnl*» mu vnn.kw-miuSi bu Mmim h.K32MLÏ1 çoMjn.ssaiîs.jÆlsja.JfîîîMfei.le itm Voü» HoOi •SU VoUa ! #> MA Tr.v j" -.Q V
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