Le devoir, 9 janvier 1999, Cahier E
il.U I \ ii l l: .il S A \l !•; I) I II K I I» I \l \ \ ( Il I il .1 I II II :i I I mmI W 4 lïyi•.}/(.; y L rc:: ¦ O > es obstacles, petits et grands, sont nombreux, surtout dans un contexte où les psychologues et autres professionnels si précieux ont été forcés de partir, à la suite des compressions.Louis Lemoyne, Jean Morin et Suzanne Martin, directeurs d’écoles secondaires LE DEVOIR A Etre directeur d’une école secondaire en 1998, c’est avoir une fenêtre privilégiée sur la société d’aujourd’hui.Le meilleur et le moins bon.Louis Lemoyne, directeur de l’école Edouard-Montpetit, a reçu récem-hient un appel d’une mère.«Elle m'a dit: chicanez mon enfant, mais ne lui dites pas que je vous ai téléphoné.» Les parents, constate-t-il, sont passablement démunis.«Parfois ils nous demandent de chicaner le jeune à leur place, parce qu’ils n’osent pas; d’autres fois, ils tentent de se rapprocher de lui en l'appuyant contre l’école.» Tout à coup, Louis Lemoyne hausse le ton.Il se souvient d’un autre parent qui, prétextant une longue journée de travail, refusait de venir le voir pour parler de son enfant.«Je lui ai dit: «Jusqu’à quelle heure travaillez-vous?Jusqu'à 18h, 18h et demie.— Venez après, je vous attends.Et bien, je l’ai attendu une partie de la soirée.Il n’est jamais venu».Des parents déprimés Pourtant, et malgré ce qu’on pourrait croire, si on pousse les questions un peu plus loin, on se rend vite compte que les directeurs d’école n’accusent pas les parents, ne font pas porter sur eux le poids de leurs problèmes.Ils constatent plutôt que les parents sont démunis.«On ne veut pas les blâmer.Souvent ils sont en dépression.Ils ne sont pas non plus sensibilisés au phénomène des gangs», dit pour sa part Suzanne Mar-un, qui est la nouvelle directrice de Marguerite-de-la-Jammerais, une des deux écoles publiques de l’île réservées aux lilies.L’an dernier, l’école Marguerite-de-la-Jammerais a fait la manchette parce qu’une de ses étudiantes s’était fait teindre les cheveux en bleu, malgré le règlement de l’établissement interdisant un tel geste.Mais la réalité, au delà de ce petit fait monté en épingle, c’est qu’il y a un manque d’information, dit-elle.Louis Lemoyne renchérit.Il y a deux ans, dit-il, il avait mené une opération anti-drogue.Mais l’initiative n’a pas eu une longue vie car «on s’est fait dire qu’il ne fallait pas parler de cela».Il n’y a pas une seule école secondaire, privée comme publique, qui n’a pas de problème de drogue, dit-il.Pour sa part, Jean Morin, directeur de l’école Saint-Lie, insiste sur la nécessité de travailler avec les différents organismes du quartier.Il n’est pas rare qu'en début d’an- Mais que dire du policier qui profite de sa journée de congé pour venir parler du taxage à l’école.Bénévolement, il va de soi.Pendant la discussion, les trois directeurs échangent des informations sur les sommes qu’ils réussissent à gra-piller çà et là: une technicienne en éducation spécialisée, une psycho-éducatrice une fois par semaine.A Edouard-Montpetit, Ixniis Lemoyne recourt sans retenue aux stagiaires.«Nous en avons 27dans l’école», dit-il.Ce qui ressort bien vite aussi c’est que certaines écoles ont la «chance» si on peut dire, d’être admissibles aux budgets additionnels prévus pour les écoles en milieu défavorisé.Mais attention, si vous être situé au nord de la rue Sherbrooke, comme l’école Marguerite-de-la-Jammerais, il faut oublier ces petits extras.En revanche, les trois direc- teurs que nous avons rencontrés reçoivent un peu d’argent grâce au pro-gramme de 1 '«école montréalaise» mis sur pied l’an dernier par la ministre Marois.Ce qu’ils réussissent à faire avec ces quelques milliers de dollars tient du miracle! «Nous ne faisons pas assez de prévention, déplorent-ils.Nous ne pouvons rien faire pour les gros cas psychologiques tant qu’il n’y a pas de tentative de suicide.Et il est très difficile d'aller chercher de l'aide ou même de l'information dans les hôpitaux.» Avec les filles, rien n’est simple! Même si ses deux collègues lui disent qu’elle est sans doute «bien, elle» dans une école de filles, Suzanne Martin leur répond que les problèmes, dans une école de lilies, sont plus secrets, plus sournois, mais tout aussi gros.«Imaginez quand une fille déprime parce que son examen est mauvais.Et trente-cinq filles ensemble, quand ça déprime, ça déprime», dit-elle.Mme Martin parle aussi de la peur que vivent certaines de ses élèves et se désole de la vision des femmes qui a encore cours, trop souvent.Elle est préoccupée,par les gangs.Elle n’est pas seule.A Saint-Luc, Jean Morin partage son inquiétude.Surtout que les responsabilités de l’école ne finissent pas nécessairement une fois que le jeune est sur le trottoir.M.Morin se réjouit d’une chose: les jeunes, dit-il, aiment leur école.Ils y sont bien.Il est important cependant de resserrer le sentiment d’appartenance.Il est un grand supporteur, pour sa part, d’activités parascolaires, surtout sportives.«Il faut que l’école redevienne un milieu de vie intéressant avec autre chose que des cours.Il y a 15 ans, rappelle-t-il, il y avait des équipes sportives et cela développait le sentiment d’appartenance.Il ne faut pas banaliser le sport».Et le sport, «ça doit sc faire après l’école, dans l'école».Et non pas le soir, à l’aréna.Pour sa part, Suzanne Marin propose au gouvernement d’offrir un service d’études après la classe, qui pourrait être obligatoire pour les élèves de secondaire 1 et 2, question de pallier l’absence de surveillance parentale.Car il est très facile d’identifier ceux qui ont un soutien familial et ceux qui sont laissés à eux-mêmes.«Nous voyons la différence.U gouvernement devrait faire quelque chose.Car le prix à payer sera effrayant, comme société», craint Suzanne Martin.y ’>?.‘l.'Às Ni N Investir dans un système d’éducation de qualité, c’est se donner les moyens de réussir Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec 1601, av.de Lorimier, Montréal H2K 4M5 514-598-2241 -Fax:514-598-2190 fneeq@accent.net FNEEQ CSN ¦ i1 ucation ;; v ‘ - -.nWt, * v'-f Oceanography (mm Space w n«nn ON A .MARCHÉ SUR IA LUNE * SiMMWScnsrw lBC«0)?Aric, JACQUES GRENIER LE DEVOIR GHF' Collégial (évaluation du dossier sur place) 5e secondaire Le jeudi 4 février de 14h à 21h Pour filles et garçcons * Option Sciences (chimie et physique) * Option Sciences humaines * Option Sciences humaines et Arts D.É.C.en Arts et Lettres D.É.C.en Sciences humaines D.É.C.en Sciences de la nature D.É.C.(intégré) en Sciences, Lettres et Arts Baccalauréat international en Sciences humaines Baccalauréat international en Sciences de la nature 5e s e c o n aire collégial ; ' • : " / ¦¦ Une décentralisation qui fait peur Le virage de décentralisation qui s’amorce fait craindre Véclatement du réseau scolaire public québécois HÉLÈNE BUZZETTI C OLLA BORATIO N S PÉCIA L E Dans les écoles primaires et secondaires du Québec, l’heure est à l’appréhension.Parce que les nouveaux programmes, prévus par la rétorme de la ministre de l'éducation Pauline Marois, doivent entrer en vigueur progressivement à compter de l’automne 1999 et que leur contenu n’est toujours pas connu.Mais surtout parce que le virage de décentralisation vers l’école qui s’amorce fait craindre plus que jamais l'éclatement du réseau scolaire public québécois.Les nouveaux conseils d’établissement, constitués de parents, de membres de la communauté, d’enseignants et de la direction de l’école, sont entrés en fonction cet automne.Avec la modification apportée à la Loi sur l'Instruction publique dans le but de donner plus d’autonomie à l’école, ces conseils ont reçu le pouvoir de déterminer le projet éducatif de leur école et d’arrêter un plan d'action pour réaliser ce projet.Les curriculums imposés par le ministère de l’Education ainsi que les grilles-horaire doivent être respectés, mais selon le MEQ, 20 à 30 % du temps d’enseignement pourra être aménagé selon les désira locaux afin «de donner une couleur particulière» à chaque école.Une latitude que les enseignants voient d’un mauvais œil.«1m décentralisation vers le local nous inquiète parce que l'école sera à la merci des modes», explique Monique Séguin, présidente de l’Alliance des professeures et professeurs de Montréal.Mme Séguin rappelle que c’était justement pour suivre «une mode» que dans les années 70, l’enseignement systématique de la grammaire française a été abandonné à la faveur d'un apprentissage moins structuré, avec les résultats désastreux que l'on connaît.«On ne peut pas improviser.» Un autre exemple, celui de l’intégration scolaire des nouveaux arrivants qui ne connaissent pas le français.«Nous avons déjà des classes d’accueil qui ont fait leurs preuves.Mais la politique interculturelle de la ministre [Pauline Marois] permet quand même que des modèles d’intégration différents se développent.C’est une déresponsabilisation de l’Etat.On dit ‘faites ce que vous voulez plutôt que d’imposer un modèle provincial qui fonctionne.» Selon Mme Séguin, l’éclatement du réseau scolaire public pourrait résulter de la liberté laissée dans deux domaines: les curriculums et le financement.Au curriculum d’abord parce l’obligation faite d’adapter celui-ci à la clientèle de chaque école pourrait entraîner un affaiblissement des programmes dans les établissements en milieu défavorisé.«Dans certains endroits où les élèves ont plus de difficultés, suppose Monique Séguin, les cours de mathématiques 436 ou de physique et chimie avancés pourraient ne plus être dispensés.Ces cours sont pourtant privilégiés parles cégeps pour le recrutement.» De plus, à Montréal où la population déménage fréquemment, les différences locales entre les écoles pourraient entraîner «des difficultés d’arrimage considérables».Les finances ensuite parce que, comme Monique Séguin le souligne, les fondations d’école qui servent à financer des projets particuliers (regarnir la bibliothèque, construire de nouvelles installations sportives ou organiser des voyages d’échange) prolifèrent, et que ce sont les établissements en milieu aisé qui parviennent à amasser les sommes les plus importantes et à se doter de meilleurs services.Un accroc, déplore-t-elle, au principe d’égalité des chances supposé sous-tendre le réseau scolaire public.Des élèves moins bien formés?Inévitablement, lorsque le milieu universitaire explique ce qui va mal chez lui, les intervenants répondent que les jeunes qui leur arrivent du collégial sont moins bien formés et moins mûrs qu’avant.Des accusations que redirige le collégial vers le secondaire, et le secondaire vers le primaire.Le réseau scolaire, en début de chaîne, fait-il en- JACQUES GRENIER LE DEVOIR Selon le ministère de l’Éducation, 20 à 30 % du temps d’enseignement pourra être aménagé selon les désirs locaux, afin de «donner une couleur particulière» à chaque école.core bien son travail?Les enseignants qui œuvrent quotidiennement sur le terrain ont tous leur idée là-dessus.Au banc des accusés, le ratio maître-élèves.«Le nombre d’élèves par groupe est passé de 25 ou 26, quand j’ai commencé à enseigner il y a trente ans, à 32 ou 33», note Marie-Erance Jungas, enseignante d’histoire à la polyvalente Des Baies, en haute Côte-Nord.Mais le mot d’ordre étant aujourd’hui celui de l’intégration de toutes les clientèles, Mme Jungas fait remarquer que parmi cette trentaine de jeunes, il y a maintenant des malentendants, des aveugles ou des personnes présentant de légers retards, sans que le professeur dispose nécessairement des ressources spécialisées pour bien les encadrer.Nathalie Tremblay, enseignante en français depuis neuf ans à l’école Jeanne-Mance, opine.«C'est comme avec les ordinateurs.On veut prendre le virage technologique avec une approche individuelle, mais les ratios sont impensables.Nous sommes 30 dans une même classe.C’est impossible.Il faudrait que nous soyons la moitié pour accorder l’attention nécessaire à tout le monde.» Sur l’île de Montréal, on dénote une concentration plus élevée d’élèves en difficulté, alors que 50 % des familles pauvres habitent la métropole et qu'à la faveur de l’étalement urbain, les familles plus scolarisées ont quitté l’île.«La drogue, la violence, le jeu, la prostitution.Les enfants d’aujourd’hui sont confrontés à des problèmes qui n'aident pas à l’apprentissage, que ce soit eux ou leur famille qui vivent cela, constate Monique Séguin.Et le problème de la pauvreté ne s’arrange pas.On constate qu'à Montréal, il y a beaucoup plus d’enfants en difficulté d’adaptation et d’apprentissage qu’avant.Pour ceux-là, il nous faudrait plus de ressources, mais le gouvernement a imposé des quotas par tranche de population et ils sont les mêmes pour toute la province.» C’est exactement le problème que vit l’école Saint-Clé- ment, dans le quartier Hochelaga-Maisonneuve, alors que l’établissement reçoit de l’aide spécialisée pour une projection de 85 enfants en difficulté alors qu’il y en a dans les faits près de 140.«Chez nous, nous avons de la difficulté à donner le goût de la lecture aux enfants, diagnostique Rolland Gagnon, enseignant en cinquième année, et ça se répercute sur les autres matières.» Pour remédier à la situation, la direction a permis aux enfants d’entrer librement dans l’école dix minutes avant tout le monde pour lire en silence, raconte M.Gagnon.Outre les bénéfices remarqués en matière de lecture, le professeur a noté que les enfants étaient plus calmes avant de commencer les classes.Les enseignants ne veulent pas prendre sur leurs épaules l’entière responsabilité des hoquets que connaît le réseau.Les parents ont aussi un rôle à jouer.Marie Ran-court, enseignante en première année à l’école Chabot, à Charlesbourg, en sait quelque chose.Les parents ne sont pas sensibilisés au «choc» que subit l’enfant lors de son entrée à l’école, croit-elle.Ils s’imaginent que la première année n’est que la continuité de la maternelle, mais les enfants doivent en fait cesser de s’amuser et travailler pour apprendre.L’incompréhension serait encore plus marquée cette année alors que Mme Rancourt recevait la première cohorte ayant fréquenté la maternelle à temps plein.Et le changement est d’autant plus difficile que les enfants ont de moins en moins l’occasion de s’amuser.«On intellectualise de plus en plus les enfants.1m société est exigeante envers eux.Et même quand ils font du sport, c'est toujours structuré, ils ne jouent plus simplement dehors.Ils prennent des leçons de gymnastique ou des cours de ski.Toutes des activités où l’enfant est jugé par un adulte.» La réussite des petits Québécois, futurs collégiens, futurs universitaires, est-elle en péril?Le plus grand défi, selon Monique Séguin, «c'est d’être confronté à une réalité qui ne nous permet pas de faire réussir les élèves».Le gouvernement devra réinvestir dans l’éducation pour répondre à toutes les attentes du milieu, qui se dit découragé d’avoir parfois à renoncer au succès de certains élèves, faute de moyens.«Je n’ai pas de mourants à vous montrer comme dans le réseau de la santé, mais si on regarde, dans la rue, les jeunes itinérants dont le nombre augmente sans cesse, on voit qu'on a un système qui permet l’exclusion.Si le Québec n’arrive pas à faire de son école publique montréalaise un milieu qui mène à la réussite, il aura échoué.» Bnébeuf Portes 5e secondaire et collégial : • Résidence pour garçons et pour filles • Bourses • Date limite pour une demande d’admission, le U' mars 1999 Cours secondaire (514; 342-9342, poste 231 / Télécopieur: (514) 342-2676 / diretu.secondaire@brebeuf.qc.ca Cours collégial (514) 342-9342, poste 255 / Télécopieur: (514) 342-1846 / admissions.collegial@brebeuf.qc.ca Collège Jean-de-Brébeuf 3200, chemin de la Côte-Sainte-Catherine, Montréal (Québec) Canada H3T ICI http://www.brebeuf.qc.ca La politique interculturelle de la ministre Pauline Marois permet que des modèles différents se développent pour l’intégration scolaire des nouveaux arrivants qui ne connaissent pas le français.Carpe diem! *Saisir le jour, saisir l'occasion, donner aux adolescents et aux adolescentes à un moment charnière de leur vie les moyens de découvrir et de comprendre le monde qui les entoure.Les amener, par un enseignement complet, diversifié et attentif, à jouer leur rôle au sein de la société.Au Collège de Montréal, collège privé et mixte de niveau secondaire, nous mettons en place les conditions pour que vos enfants aient confiance en eux, pour qu’ils aient l'esprit ouvert et le regard large.Nous enseignons l'équilibre.Collège de Montréal Le premier collège de Montréal DH I, me Sherbrooke Oiicm, Montréal (Québec) I HH II.J (514) 9) U7397 ailmission(Vi college-montrcal.iic.ca I \ lit >I(AI 011(1 D'INI I l/VI ION Al \ NOUVI I I IS IK IINOUK.IIS NOUVEAU (.LNI Kl SPORTII • PKOUKAMMI KM K U I.OPIIONLS • (OURS l)’l SPAGNOI OUI K.AIOIRI S V I I V SM ONDAIItl EXAMENS D'ADMISSION 1" À 5r SECONDAIRE le 31 janvier à 13 h 00 I.!•: I) K V OIK, I.K S S A M K I) I !» K T D I M A N (' Il K I (l .1 A \ V I K H I il il il Les parents au cœur de la réforme La collaboration des parents est primordiale pour la bonne marche des écoles, amputées d’une partie de leur budget JACQUES NADEAU LE DEVOIE ¦Ol m y v j-r Les parents des élèves du primaire et du secondaire ont une lourde tâche sur les épaules, palliant aux lacunes monétaires du système d’éducation et suppléant à l’insuffisance de personnel enseignant et non-enseignant.SYLVIE DUGAS .COLLABORATION SPÉCIALE Chaque semaine, une dizaine de parents, membres de la Fédération des comités de parents de File de Montréal (FCPIM), se réunissent pour discuter des problèmes qui les affligent quotidiennement.Les parents des élèves du primaire et du secondaire ont une lourde tâche sur les épaules.Non seulement doivent-ils payer davantage pour envoyer leurs enfants aux études, mais leur collaboration est devenue primordiale pour la bonne marche des écoles, amputées d'une grande partie de leur budget 1-es parents sont aussi les premiers il subir les contrecoups de la réforme sur les commissions scolaires lingui^ tiques adoptée par la ministre de l’Education.Mais ces «premiers éducateurs» considèrent que leur voix n’est pas suffisamment écoutée.Four poursuivre leur travail bénévole, ils réclament aux autorités scolaires toute la considération qui leur est due.Hausse des coûts et insuffisance de ressources En raison des compressions budgétaires, les parents doivent débourser plus qu’avant pour le transport scolaire de leurs enfants ou les dîners à la cafétéria.Malgré l'existence des garderies à 5 $, le prix des services de garde a augmenté pour les familles pauvres, qui avaient droit à des tarifs de 2 $ par jour.De plus, il en coûte 3 $ prtur placer sous surveillance, durant l’heure du dîner, les enfants non admissibles au régime des garderies à 5 $.Même le coût du matériel scolaire a augmenté, que l’on pense à l’achat des calculatrices maintenant essentielles aux cours de mathématiques.«Au niveau secondaire, la situation est déplorable», déclare Catherine Moysan, du Comité de parents de Marguerite-Bourgeois.Les manuels scolaires ne sont pas à jour, les équipements de laboratoire et d’écologie sont désuets et les investissements en nouvelles technologies se font attendre dans les secteurs plus défavorisés.Enfin, les activités parascolaires sportives ou culturelles, enrichissantes en raison des valeurs éduca- tives qu’elles véhiculent, sont menacées à cause du manque de fonds.Par ailleurs, «les ressources dédiées aux services pédagogiques sont minimes», constate Guy Limoges, président de la FCPIM et père d’un enfant affecté de problèmes d’élocution.Selon lui, les quelques orthopédagogues ou psycho-éducateurs présents dans le système scolaire n’arrivent pas à intégrer tous les enfants en difficulté d’apprentissage.«Seulement 70 % des enfants ayant des troubles de comportement et d’adaptation sont encadrés», affirme-t-il.Il croit que le taxage dans les écoles ou la délinquance diminueraient si ce service était amélioré.D’après M.Limoges, il serait possible de surmonter ces obstacles en revalorisant le jeune et en lui redonnant un sentiment d’appartenance à son milieu scolaire.Pour abaisser le taux élevé de décrochage, l'accent devrait être mis sur la formation professionnelle au niveau secondaire.Mais pour cela, les ressources financières de l’école devraient être accrues en coupant les dépenses inutiles.«La cure d’amaigrissement mi- nistérielle devrait être poursuivie, avance-t-il, en sabrant davantage dans les services administratifs, en éliminant les structures hiérarchiques et en décentralisant les ressources vers les commissions scolaires.» Des bénévoles dévoués Les parents servent souvent à pallier aux lacunes monétaires du système d’éducation.Aux cours primaire et secondaire, ils suppléent constamment à l’insuffisance de personnel enseignant et non-enseignant.«L’école primaire fermerait s'il n'y avait pas de parents bénévoles», soutient Yvette Martel, mère de trois enfants.Les sorties éducatives avec les petits ne se feraient pas sans eux.Ce sont aussi les parents qui codifient et classent les livres dans les bibliothèques, ou qui sont chargés de calmer les enfants turbulents.Avec la mise en place de nouvelles structures, les parents ont acquis un pouvoir décisionnel, ils ont un mot à dire dans la gestion scolaire.«Pourtant, quand nous réclamons quelque chose, nous n’avons plus aucun recours, s’écrie Manon Ricard, de la Comission scolaire de Montréal.Le parent se bat contre une machine infernale lorsqu'il veut monter un dossier contre un professeur incompétent.C’est une guerre de tranchées entre les enseignants syndiqués et les parents.» Afin de se faire entendre, les parents se sont imposés comme interlocuteurs dans les tables de concertation au Québec.Ils tentent de faire part çlc leurs initiatives au ministère de l’Education et de le sensibiliser à leurs besoins.«Je souhaite impliquer les commissions scolaires à la promotion du livre pour remédier au délabrement des bibliothèques», indique Guy Limoges.I.a confessionnalité des écoles Avec le nouveau découpage des commissions scolaires linguistiques, la vie quotidienne dans les écoles a été bouleversée.la gestion commune des budgets, du transport ou des politiques d’admission dans les écoles protestantes et catholiques, réunies dans la même commission scolaire, est souvent problématique.Les parents dénoncent les inégalités dans le partage des ressources.«C’est une question de philosophie, explique Antonio Pensanto, membre de l’English School Board of Montreal.Us mentalités catholique et protestante sont différentes et leur cohabitation entraine des confrontations.» Il s’insurge contre la fusion lorsqu’il constate que le nivellement des sommes dépensées pour l’aide aux écoles défavorisés porte préjudice aux 20 % de familles les plus pauvres.«Il faut repartir à zéro et rétablir l'équité», pense Yvette Martel, qui prêche aussi pour l’abolition de l’enseignement religieux à l’école.Mais il faut être vigilant pour éviter les injustices.Par exemple, les ressources attribuées à chaque commission scolaire sont basées sur la moyenne des rapports d'impôts du quartier ou sur le code postal.Cependant, des poches de pauvreté côtoient parfois des secteurs huppés, ce qui élève la moyenne du quartier.11 faudrait donc raffiner les critères de définition de l’indice de défavorisation (opération 0-20) pour s’assurer que les enfants démunis aient droit à la distribution du lait ou à des fonds destinés aux activités spéciales.Autre point sujet à conflit: l’admission des élèves dans les nouvelles commissions scolaires.A l’heure actuelle, la politique du libre choix prévaut.Dans les écoles à vocation particulière, qui recrutent dans toute la ville, les problèmes d’admission et de transport sont exacerbés.Mais comme la réforme Marois favorise l’école de quartier, pour éliminer le transport motorisé, les parents sont d’avis que les résidents de la zone devraient ]X)u-voir s’y inscrire en premier lieu.Ils proposent donc qu’une preuve de résidence soit exigée lors de l’inscription, pour éviter que l’élève admis grâce à une adresse fictive prenne la place d’un jeune du voisinage.Ce dernier aboutirait alors dans une école loin de chez lui et devrait prendre l’autobus à ses frais pour s’y rendre.Les services de transport, qui seront minimisés dès l’année prochaine, demeurent l’une des préoccupations majeures des parents.Toutefois, ils s’opposent à la publicité installée dans les autobus par les compagnies de transport pour réduire les frais.Devant les multiples difficultés du réseau scolaire québécois, les parents suggèrent de responsabiliser la société à son futur, personnifié par les jeunes écoliers.L’éducation doit être une priorité pour la société de demain dans les faits, non seulement dans la loi, martèlent-ils.Selon eux, il faudra trouver des nouvelles sommes d’argent dans la poche des grands financiers ou en prélevant une taxe scolaire sur tous les citoyens.Offrez-vous un avenir ! À Concordia, nous travaillons d’arrache-pied à préparer quelque 25 000 étudiants pour le monde.Tous les ans, environ 4 200 nouveaux diplômés se joignent à la grande famille de 100 000 anciens de Concordia établis dans nombre de pays du monde.Et nous sommes fiers de leur succès.Nos facultés — Arts et sciences, Beaux- arts, Commerce et administration, Génie et informatique — et notre École d'études supérieures offrent quelque 160 programmes menant à des diplômes de premier, de deuxième et de troisième cycles ou à des certificats, dont plusieurs jouissent d’une excellente réputation au Canada et ailleurs dans le monde.Nos collèges universitaires — Lonergan, Liberal Arts et Sciences — l’École des affaires publiques et communautaires et l’Institut Simone de Beauvoir font figure de proue en matière d’éducation personnalisée.Reconnus pour notre souplesse, nous formons autant d’étudiants à temps partiel qu’à temps plein et ce, à tous les niveaux.Notre ambiance amicale, nos professeurs très accessibles et une population étudiante à l’image de la diversité culturelle de Montréal font de Concordia une expérience unique.En bout de ligne, c’est vous qui devrez définir votre succès.Et, si vous choisissez Concordia, sachez que nous ferons l’impossible pour vous aider à l’atteindre, selon vos disponibilités.Ensemble, parlons de votre avenir.UNIVERSITE Concordia On vous prépare pour le monde 1455, boul.de Maisonneuve Ouest, Montréal (Québec) H3G 1M8 • Tél.: (514) 848-2668 • Téléc.: (514) 848 2837 • Internet: www.concordia.ca m UNIVERSITE CONCORDIA è I.K I) K V 0 I It .I.K S S A M V.I) I !l K T I) I M A X ( Il K I II .1 A X V I V.Il I !» » ! E (> I) Il C A TI II N Les cégeps sont aux abois «Les entreprises réclament des diplômés dans 23 programmes techniques, mais nous n’avons pas l’argent pour les créer» — Les étudiants n’en peuvent plus, les employés sont à bout de souffle et les enseignants travaillent dans un climat difficile.Tout le monde est unanime: il faut cesser les compressions dans le réseau collégial.Or.le message ne semble pas s’être rendu jusqu’au gouvernement.«Au cours de la campagne électorale, M.Bouchard ne s’est pas engagé à réinjecter des fonds dans le réseau collégial, déplore Gaétan Boucher, président directeur général de la Fédération des cégeps.Et cela contrairement au Parti libéral de Jean Charest, qui, dès le début de la campagne, a promis l’arrêt des compressions au niveau de l’éducation post-secondaire.Le monde collégial attend donc d,e pied ferme le nouveau ministre de l'Education, François Legault, au début de cette année.Il y a d’abord, la Fédération étudiante collégiale du Québec qui regroupe 90 000 membres de 21 associations collégiales.Lors de son congrès de la mi-décembre, elle a exigé de nouveaux investissements dans les cégeps et le rapatriement au provincial des Bourses du millénaire, géré par le fédéral.Si les gouvernements ne répondent pas positivement à ses exigences, elle se dit prête à faire une grève générale et même à bloquer des routes fie moyen de pression favori de plusieurs groupes, ces temps-ci).Les étudiants se disent étouffés par les frais afférents qui peuvent s’élever jusqu a 750 $ par année, selon l’institution.Ces frais additionnés à l’aide étudiante toujours moins généreuse (montants des prêts en hausse et montants des bourses en baisse) ROBERT ETC 11E V K K K Y Au collégial, les programmes techniques souffrent de carences inadmissibles pour une société qui veut développer ses secteurs de technologie de pointe.ont pour effet de réduire l'accessibilité, disent-ils.Ensuite, il y a la Fédération des cégeps qui formule essentiellement trois revendications: la formation technique, la formation continue et Département de ^ géographie La géographie de l'avenir est à_ 1UQA ¦ Analyse, évaluation et gestion des territoires > Aménagement et développement régional ' Cartographie assistée par ordinateur Systèmes d'information géographique Télédétection Systèmes intégrés d'aide à la décision Environnement et études d'impact Études de la population Pour une formation complète en géographie humaine et géographie physique, utilisant les technologies de pointe, choisissez nos programmes de: • Baccalauréat en géographie (B.Sc.) avec ou sans mineure, • Diplôme en systèmes d'information géographique (DESS, 2e cycle), • Maîtrise professionnelle (M.Sc.) appliquée à l'aménagement et aux systèmes d'information géographique, • Maîtrise de recherche (M.Sc.) en géographie.le réinvestissement dans le réseau.«Ces trois dossiers sont tous prioritaires», dit M.Boucher.D’abord, la formation technique (multimédia, avionique, transformation des plastiques, électronique, etc.) «Vingt-trois secteurs souffrent de pénurie de main-d'œuvre, affirme M.Boucher.Une situation inadmissible pour une société qui veut développer sa technologie de pointe.Les entreprises réclament de nouveaux programmes de formation depuis des années, mais nous n ’avons pas les fonds pour les créer et il n'y a aucun engagement du Parti québécois ci ce sujet.Il faut absolument que la formation technique soit replacée dans le haut des priorités du gouvernement.» En formation continue, le problème est semblable.Les cégeps ont de plus en plus de demandes de formation provenant de travailleurs ou de personnes sans emploi.Encore là, les cégeps n’ont pas les moyens de répondre à la forte demande.«Le gouvernement a déjà reconnu qu’il y a un déséquilibre de moyens entre les universités et les cégeps à ce sujet, dit M.Bou- cher.Des audiences sur la formation continue sont prévues au début de cette année et nous comptons bien y faire valoir notre point de vue.» Dernier enjeu de taille: la Fédération exige la réinjection de 250 millions d;ms le réseau pour rétablir le niveau de services aux étudiants qu’il y avait en 1994 (depuis six ans, les compressions ont été de 210 millions).«Une fois cet argent assuré, des fonds devraient être réinjectés en priorité dans les bibliothèques, les services aux étudiants et le support aux mesures d’encadrement à la réussite scolaire», affirme M.Boucher.Du côté de l’Association des cadres de collèges du Québec, un ras-le-bol est palpable.«Il y a quelques années, on nous demandait de faire plus avec moins, affirme Jean Perron, président-directeur général de l’association qui compte 725 membres.Maintenant, on nous demande de nous adapter avec toujours moins de ressources.» Les secteurs les plus touchés sont tous les services périphériques offerts aux étudiants (orienteurs, psychologues, accueil aux immigrants, Pour plus d'informations: www.geo.uqam.ca ou contactez-nous au (514) 987- 4131.Demande d'admission et autres programmes d'études offerts à l'UQAM: www.regis.uqam.ca.ou (514) 987-7740 c CONSERVATOIRE DE MUSIQUE ET D’ART DRAMATIQUE DU QUÉBEC Un réseau d’établissements de formation professionnelle présents partout au Québec Le Conservatoire offre en musique : • Une préparation à la carrière musicale dès le jeune âge; • Un enseignement dispensé par des musiciens professionnels; • Un rapport maître-élèves des plus favorables à l’apprentissage individualisé et au meilleur encadrement pédagogique; • Une progression par cours: • Une pratique de la scène.La date limite pour présenter une demande d'admission pour l'année scolaire 1999-2000 est le T'mars.Pour tout renseignement à ce sujet, communiquer avec l'établissement de votre région.Le Conservatoire de musique de Chicoutimi 202, rue Jacques-Cartier Est.Chicoutimi G7H 6R8 Tél.: (418) 698-3506 - cmc@mcc.gouv.qc.ca Le Conservatoire de musique de Hull 430.boul.Alexandre-Taché.Hull J9A1M7 Tél.: (819) 772-3283 - cmh@mcc.gouv.qc.ca Le Conservatoire de musique de Montréal 100.rue Notre-Dame Est.2' étage - Montréal H2Y 1C1 Tél.: (514) 873-5818 - cmh@mcc.gouv.qc.ca Le Conservatoire de musique de Québec 270, rue Saint-Amable.Québec G1R 5G1 Tél.: (418) 643-4955 - cmq@mcc.gouv.qc.ca Le Conservatoire de musique de Rimouski 22.rue Sainte-Marie.Rimouski G5L 8M2 Tél.: (418) 727-3706 - cmr@mcc.gouv.qc.ca Le Conservatoire de musique de Trois-Rivières 587, rue Radisson.Trois-Rivières G9A 5K8 Tél.: (819) 371-6748 - cmt@mcc.gouv.qc.ca Le Conservatoire de musique de Val-d’Or 88, rue Allard.Val-d'Or J9P 2Y1 Tél.: (819) 354-4585 - cmv@mcc.gouv.qc.ca Québec \\v, Visitez notre site Internet : www.mcc.gouv.qc.ca A.E.C.en INFOGRAPHIE 9 OU 1 5 SEMAINES, JOUR OU SOIR, 240 HEURES • Pages WEB • Adobe Photoshop • Adobe Illustrator • QuarkXPress (mise en page) '“Aide financière 525-3030 Http://WWW.Coileg emarsan.qc.ca PROSPECTUS gratuit COLLEGE DE PHOTOGRAPHIE INITIATION À IA PHOTOGRAPHIE UN SOIR SEMAINE (30 H) COLLÈGE DE PHOTOGRAPHIE • Prise de vue • Niveau débutant • Niveau avancé • Labo noir et blanc et couleur 525-3030 Http://WWW.Collegemorsan.qc.ca prospectus gratuit ACADEMIE MICHÈLE-PROVOST inc.MAJORES Collège privé mixte - fondé en 1957 agréé aux fins de subventions (MEQ) Primaire & Secondaire COURS SPECIAUX POUR ENFANTS TALENTUEUX ******* ÎÊ PORTES OUVERTES TOUS LES JEUDIS ENTRE 10 H ET 12 H Téléphonez au 934-0596 1517 av des Pins - ouest - Montréal (Québec) H3G 1B3 entre l'hôpital Royal Victoria et l'hôpital Général de Montréal, autobus I44 nu I65.métro Guy) ROBERT ETCIIKVKRRY Il faut absolument que le gouvernement redonne priorité à la formation technique, déclare la Fédération des cégeps.etc).L’enseignement s’en est tiré jusqu’ici.Globalement, depuis 1994, 800 employés sont partis à la retraite et sur ce nombre, 550 n'ont pas été remplacés.Par exemple, les activités d’intégration aux immigrants ont été réduites de 50 %, il y a eu une diminution de 40 % des conseillers pédagogiques et de 25 % des appariteurs.«Ces compressions se sont traduites par une surcharge de travail pour tous les cadres», affirme M.Perron.Mais c’est dans les petits cégeps en région (Matane, La Pocatière, par exemple) que la situation est la*plus dramatique.Certains cadres y cumulent deux à trois fonctions simultanément, parfois plus.En plus, la population étudiante de la plupart de ces cégeps est en décroissance.«Ils ont donc moins de ressources financières pour faire face aux restrictions qui leur sont imposées, car l aide financière est versée au prorata du nombre d'étudiants inscrits», soutient M.Perron.Le résultat?Le ratio cadre-employés dans les cégeps est le plus élevé de la fonction publique québécoise.«La moyenne dans la fonction publique est d'un cadre pour 18 employés, alors que nous avons un ratio d’un cadre pour 28 employés», dit Jean Perron.Si le gouvernement réinjectait des fonds dans le réseau collégial (ce que M.Perron souhaite ardemment), l’argent devrait être utilisé en priorité pour renforcer le support aux étudiants.«En ce moment, plusieurs institutions n’ont plus les moyens d’offrir des services de qualité aux étudiants.La moitié des cégeps ont même présenté des budgets déficitaires pour l’année à venir, alors que la loi ne leur permet pas de le faire.» Un signe inquiétant, selon lui.Au Cégep de Trois-Rivières, on vit toutes ces compressions avec pragmatisme.«C'est sûr qu’il y a moins d’argent pour organiser des activités pour les étudiants, affirme Renald Côté, directeur du Service aux étudiants du cégep.Chaque fois que l'on organise quelque chose, il faut dès le début penser au financement.Bien sûr, nous pourrions charger des fiais de reprographie pour un bulletin de notes, des frais pour ceci, des frais pour cela, comme on le fait dans d'autres cégeps; mais nous avons choisi de ne pas le faire.» Dans une ville où le taux de chômage chez les jeunes est parmi les plus élevés dans la province, toutes les activités étudiantes sont financées à même les 55 $ de frais afférents maximum permis par session.En région, le Cégep de Trois-Rivières s'en sort plutôt bien, fort de ses 5000 étudiants.Mais ce n’est pas le cas pour toutes les institutions.A BCS, nos trois enfants se retrouvent dans un milieu chaleureux et valorisant, une continuité de ce que notre famille leur procure, lit quelle chance unique pour eux de s’ouvrir au monde, et de grandir en ayant pleinement confiance en leur avenir.Lisette Massicotte et Peter Uanna .Épreuves pour l’obtention d’une bourse d’études vendredi, le 29 janvier 1999 Tel.: (HIV) 566-0227 Téléc.(B 19) K22-B9I7 Courriel : admissions'» bcschool.i|c.ca Internet www.hcscliool.t|i.ea Bishops College School Lennoxville (QC) JIM I Z8 t Ine école secondaire privée pour pensionnaires et externes offrant aussi une année préparatoire (grade 12) aux universités hors Québec C Am P S ART tSÏTIÉQ y Enfants • Adolescents • Parents-enfants • Jazz-moderne Danse créative • Claquette • Class Danse combinée • Danse-santé Adultes Classe d'essai gratuite On découvre, on danse, on apprend, on s'amuse; c'est tout un monde qui s'ouvre à nous I Enfants (à partir de 4 ans) et adolescents Jaxz, funky, chanté-dansé, vidéo, mode ef théâtre Spectacle à chaque camp ° Tout ce que vous auriez voulu faire à leur âge ! Aussi camp intensif en danse La qualité.juste pour le plaisir I “•—^¦¦¦* Au V du cœur du plateau Mont-Royal L't col* pour toutl ** _ LOUISE LAPIERRE (514) 521-3456 montrealmedia.qc.cci/dansell 4 I.K I) E V OIK.I.i; S S A M Y I) I !l Y I I) I M A \ ( Il Y I II .1 A X V I K II I il !l !) -Kl) II CAT I (IN- Faire plus avec rien?Pour les professeurs de cégep, le nombre d’étudiants par classe a augmenté de même que le nombre de cours à donner L’approche «par compétences», qui entrera en vigueur au cours des prochaines années, exigera l’acquisition comme c’est le cas présentement.HÉLÈNE BUZZETTI COLLABORATION SPÉCIALE Crise du travail oblige, l’éducation collégiale a pris à l’occasion un virage utilitariste.Mais l’enseignement des compétences nécessaires dans l’immédiat pour décrocher un emploi est de plus en plus contesté par les professeurs qui jurent maintenant par l’intégration disciplinaire.Une solution porteuse qui n’en comporte pas moins son lot d’irritants.«Le défi de l’an 2000, c’est l’intégration de quatre sciences: la chimie, la physique, les mathématiques et la biologie.» Marc Simon, coordonnateur du département de biologie au Cégep de Sainte-Foy, n’y va pas par quatre chemins: les matières ne doivent plus s’enseigner séparément, si le milieu scolaire veut véritablement former des scientifiques responsables capables de se comprendre entre eux.«Déjà à l’université, les jeunes se spécialisent et n'étudient plus les autres disciplines.Je n’ai pas de chiffres à l’appui, mais c’est une évidence qu’un ingénieur qui a fait de la biologie pour la dernière fois à 17 ans ne se préoccupera pas tellement de l'impact de la ligne électrique d’Hydro-Québec qu’il est en train de platiifier sur le déplacement des orignaux.» Et puis, en parallèle, le corps enseignant se plaint de ce que les diplômes soient vus par un nombre croissant d'étudiants comme de simples passeports pour l’emploi.L’œuf ou la poule?Iœ virage-carrière a-t-il été amorcé pour répondre aux attentes des jeunes, anxieux face à leur arrivée imminente sur le marché du travail, ou sont-ce plutôt les étudiants qui ont dû se fixer de nouveaux barèmes de réussite dans un milieu transformé?Difficile à dire.Daniel Lauzon, professeur en techniques administratives au Cégep d’Abitibi-Témisca-mingue, explique cependant que le ratio maîtreèlèves étant trop élevé, il incite à «manufacturer le plus de diplômés possible» plutôt que d’aider les étudiants à comprendre.«Dans les classes, il y a de plus en plus de pression de la part des élèves pour obtenir de bons résultats scolaires.Un de mes collègues s’est même fait menacer par l’un d’eux pour que sa note soit augmentée.On tie nous demande plus d’apprendre, mais d’obtenir de bons résultats pour avoir une cote R intéressante et être accepté à l’université.» Des changements C’est dans ce contexte que l’intégration des disciplines fera son entrée officielle dans le curriculum des cégeps dès cet hiver, selon les nouvelles exigences ministérielles, les étudiants en fin de programme devront produire un imposant travail-synthèse qui prendra la forme d’un questionnement et dont la réponse devra faire appel à diverses disciplines, sans qu’aucune n’accapare plus de 75 % de l’ensemble du projet.Mais parce que l’enseignement intégré suppose de la part des professeurs des connaissances dans diverses disciplines qu’ils ne possèdent pas nécessairement, ceux-ci devront se consulter et s’échanger des données constamment.Une tâche qui peut devenir «infernale» dans les grosses institutions comme le Cégep de Sainte-Foy avec ses 625 professeurs, reconnaît Marc Simon, mais tout de même possible selon lui.D’autres sont moins optimistes et anticipent un alourdissement de leurs tâches.Renée-Claude Lorimier, qui enseigne le français au Cégep Lionel-Groulx à Sainte-Thérèse, est de celles-là.Les responsabilités professorales se sont multipliées avec les dernières compressions en éducation, plaide-t-elle, et travailler dans ces conditions est devenu «un véritable enfer».«Déjà avec l'approche par programme implantée avec la réforme de l’ex-ministre de l’Education Lucienne Robillard, nous avons plus de réunions.Ix> but est d’assurer un enseignement plus homogène entre les matières d’un même programme.Mais nous, les professeurs de français, qui enseignons dans tous les programmes, nous devons assister aux réunions de tous les programmes! Imaginez.» Une question d’argent «On nous répète inlassablement qu'il faut arriver à faire plus avec moins.Mais ça ne marche plus, défend le président de la Fédération autonome collégiale, Richard Landry.On nous demande de faire plus avec rien, et c’est impossible.Aussi curieux que cela puisse paraître, les professeuis ne trouvent plus le temps d'enseigner! Ils sont constamment interpelés sur comment faire pour que ça coûte moins cher.» Le mot est lâché.Argent.Inévitablement, lorsque amenés à identifier les lacunes qui affligent le réseau collégial, tous les intervenants montrent du doigt le manque de ressources qui aurait entraîné la dévaluation du rôle de professeur, l’accroissement de ses tâches et la dégradation de l’encadrement des cohortes.Iœ nombre d’étudiants par classe a augmenté tout comme le nombre de cours à donner, et les réunions qui prolifèrent grignotent sur le temps qui reste.Ia‘s diverses réformes ministérielles ne sont à cet égard pas toujours les bienvenues.Comme le note Pierre Jacques, professeur de psychologie et responsable du département au Cégep de Rosemont, les réformes sont ¦oy\nsz.FONDATION DLS MALADIES DU COEUR Nous n'avor\$ -feu-h CjU^ la hoo)-/ié du.chemin.(514) 8711.551 ou 1 800 567-8563 COLLÈGE FRANÇAIS l,c collège privé (jiiébécois (l'innucncc ITançaiso INSTITUTION PRIVEE MIXTE Préscolaire • Primaire • Secondaire • Collégial • Transport • Pensionnat JOURNÉE PORTES OUVERTES au PRÉSCOLAIRE et PRIMAIRE Dimanche, le 7 février 1999, de 13h00 à 16h00 PRIMAIRE Deux profils: régulier et accéléré Projet d'école où le français est la priorité Mathématiques enrichies L'anglais dès la lre année Bain linguistique en anglais en 6e année PRESCOLAIRE 1 Temps plein dès l'âge de 4 ans 1 Classes bilingues 1 Activités physiques (30 min/jr) 1 Initiation à l'écriture, à l'anglais et aux mathématiques 1 Ateliers de travail en sous-groupes Montréal: Longueuil: (514) 495-2581 (450) 670-7391 5155, rue de Gaspé 1391, rue Beauregard Cartierville: (514)495-2581 12 349, rue de Serres NOS CLASSES SONT COMPOSÉES DE 28 ÉTUDIANTS EN MOYENNE Serais-tu du genre tOW^IJN,CALTERis>|in'|STlOl*^ ou peut-être, un peu fj&NATICOBUSfAfESSOLOGUË ou encore TECHNOCftÉATIVILISÉ ?m Créateur du programme collégial «CONCEPTION SONORE ASSISTÉE PAR ORDINATEUR» Reconnu par le Ministère de l’Éducation - permis #749841 • Prêts et bourses * Sprint • Prolongation de l’assurance chômage 1717, boul.René-Lévesque Est, suite 440, Montréal (Québec) H2L 4T3 Téléphone: (514) 521-2060 / 1-800-824-2060 http://www.musitechnic.com Le; pUr belle; a^méer de r*a vie! Programmes de baccalauréat offerts à l'Université de Sherbrooke ^ 3v Adaptation scolaire el sociale Administration des affaires’ Biochimie’ Biologie’ Chimie* Droit Économique’ Enseignement au préscolaire el au primaire Enseignement de l'anglais, langue seconde Enseignement en éducation physique et à la santé Enseignement au secondaire Enseignement professionnel Etudes anglaises’ Etudes françaises’ Génie chimique’ Génie civil’ Génie électrique' Génie informatique' Génie mécanique' Géographie’ Géographie physique* Histoire Information et orientation professionnel Informatique Informatique de gestion* Kinésiologie* Mathématiques’ Médecine (doctorat) Multidisciplinaire Musique Philosophie Physique’ Psychoéducation Psychologie Sciences infirmières Service social Théologie * Kigime coopératif c?.7 ; ait^ I-800-267-1 m:S http://wwiv.usherb.ca UNIVERSITÉ DE SHERBROOKE S y \ .avez en tête d’entreprendre des études supérieures?Nous offrons des programmes au niveau des 2” ou 3e cycles dans 53 disciplines.Consultez notre site internet: http://www.uottawa.ca Téléphone: Communiquez avec Info-Campus au (613) 562-5700 en précisant la discipline du 2' ou 3' cycle qui vous intéresse.Télécopieur: (613) 562-5992 Courriel : gradinfo@uottawa.ca ECOLE DES ETUDES SUPERIEURES ET DE LD RECHERCHE 115 Séraphin-Marion, C P.450, suce.A.Ottawa (Ontario) K1N 6N5 Les cégépiens se mobilisent Les étudiants du collégial réclament un réinvestissement massif de fonds publics dans l’éducation SYLVIE DUGAS COLLABORATION SPÉCIALE LJ accessibilité et la qualité de l’en-r settlement, les deux objectifs pour lesquel les cégeps avaient été créés dans les années 70, sont menacées.C'est le cri d'alarme qu’ont lancé les cégépiens (appuyés par les étudiants d’universités) lors du Sommet étudiant tenu les 12 et 13 décembre dernier, en votant pour la mobilisation générale afin de stimuler un reinvestissement massif de fonds publics dans le système d'éducation.Toutes allégeances politiques conjuguées, les étudiants de cégep exigent le rapatriement au Québec des 650 millions dédiés par le gouvernement fédéral aux Bourses du millénaire.••L'octroi de bourses au mérite ne favorise qu'une élite étudiante déjà avantagée far d'autres prix, tel celui du gouverneur général-.affirme Alexandre Alaoui, de l'Association étudiante du Cégep du Vieux-Montréal.Les représentants de la majorité des associations étudiantes demandent plutôt l’injection de ressources financières et matérielles fraîches pour remédier à une situation jugée insoutenable.«La réalité sociale du cégépien moyen est souvent misérable», allègue Alexandre Ducharme, qui a quitté son patelin d’enfance pour venir étudier au Cégep du Vieux-Montréal.Comme lui, de nombreux étudiants des régions doivent émigrer pour suivre les cours techniques offerts seulement dans les grandes villes.Ils doivent alors travailler pour payer leur logis, leur nourriture et leur transport, en plus des frais scolaires.C’est le cas du jeune Ducharme, qui a déjà subsisté durant une semaine avec du gruau.Même dans les collèges fréquentés par les mieux nantis, les cégépiens ont du mal à joindre les deux bouts.Outre la hausse des frais d’admission et d'inscription, les nouveaux prélèvements pour l’orientation et l’aide psychologique ainsi que pour les changements d'horaire, l’acquisition de mots de passe à la bibliothèque, le renouvellement des cartes d'identité en cas de perte ou même l’espace utilisé dans le disque dur des ordinateurs de l’école ont décuplé le coût de la vie étudiante.Mais la taxe à l'échec, qui punit financièrement un éleve qui échoue plus d’un cours (212 $ par cours Les ressources matérielles des cégeps sont vétustes et insuffisantes, les étudiants doivent souvent emprunter leurs livres dans les universités.échoué), soulève l’indignation des étudiants, qui exigent son abolition immédiate.En effet, 30 000 cégépiens ont été frappés par cette mesure à l’automne 97, soit 20 % de la population étudiante.Le Québec détient en effet l’un des taux les plus bas en Amérique du Nord quant à l’obtention du diplôme collégial.«Il faudra bientôt payer pour l'air qu'on respire dans les cégeps», lance Alexandre Ducharme, qui affirme que le système de ventilation du Vieux-Montréal n’a pas été nettoyé depuis 1976 et contamine l’air ambiant avec huit cultures de champignons.11 est convaincu que le peu de temps à consacrer au travail rémunérateur, les frais scolaires et parascolaires trop élevés et le système inadéquat de prêts et bourses entraînent irrémédiablement les cégépiens vers la pauvreté.Pour alléger le fardeau des étudiants, il suggère de convertir le maximum de prêts en bourse.«Le quart des étudiants vivent dans un état de dépression, soutient-il, sans accès à aucune aide psychologique.» Contre le DEC institutionnel Les cégeps sont eux aussi à la recherche de financement.Pour le trouver, les administrateurs du réseau des cégeps vont de plus en plus cogner à la porte du secteur privé.«C’est l'époque des collèges squeegee», plaisante Carlos Godoy.De fait, les fondations privées pallient souvent le manque de fonds des institutions.Même les contenus de programipes de génie mécanique ou de l'Ecole nationale d’aéronautique sont financés et élaborés en partie par des entreprises telles General Motors ou Pratt & Whitney.LOUISE LEMIEUX bibliothèques sont dégarnies et les Bien sûr, les compagnies sont intéressées à embaucher des techniciens formés spécifiquement pour répondre à leurs besoins.Les cégeps sont lancés dans une dynamique d’économie de marché, d’après les jeunes étudiants.«On remarque de plus en plus une spécialisation au niveau des Cégeps», déplore Carlos Godoy, du cégep anglophone Champlain Saint-üimbert, qui regrette que 70 % des programmes ne soient pas donnés en anglais.Le président de la Fédération des étudiants de cégep du Québec, Philippe Leclerc.considère que l’accessibilité régionale est de ce fait mise en péril.Au courant des discussions tenues par les plus hautes autorités des cégeps, les étudiants se rebellent contre l'idée du diplôme institutionnel, qui serait accordé par chaque institution au lieu d’être attribué par le ministère de l’Education.«Nous nous opposons au diplôme d'études collégiales (DEC) institutionnel», confirme Marie-Hélène Croteau, du Cégep Edouard-Montpetit.Cette situation entraînerait une compétition LDI IM-, Il AU JM A Très peu de suivi personnel est accordé à l’étudiant du collégial qui ne comprend pas sa matière.inacceptable entre les collèges, ce qui accroîtrait la spécialisation des programmes et le contingentement dans les institutions les plus réputées.Celles-ci feraient de plus en plus appel au financement du secteur privé pour assurer leur rentabilité.L’équivalence des diplômes serait alors remise en cause.Les étudiants craignent l’arrivée d’un enseignement à double vitesse et le démantèlement des cégeps en faveur des écoles techniques.«Ce serait la ghettoïsation des sciences humaines, qui n’auront pas la faveur des bailleurs de fonds», appréhende Marie-Hélène Croteau.La qualité de l'enseignement En raison des restrictions budgétaires, le personnel enseignant et le matériel didactique se sont réduits comme peau de chagrin.Le ratio professeur-élèves a atteint des records: une classe ne peut se donner sans la participation de 45 étudiants.sans compter ceux qui abandonnent le cours après quelques heures.En début de session, les classes sont bondées.«Dans un cours de dessin où 42 ¦ ¦ Association dos Cadras dos Collèges du Québec L'Association des cadres des collèges du Québec, activement engagée dans les grandes questions éducatives, croit en la nécessité d'investir dans la réussite des étudiants et étudiantes des cégeps.Le réseau collégial fait partie des acquis et de l'avenir de la société québécoise.L'éducation, c'est la clé de notre mieux-être collectif! élèves s’étaient inscrits, ironise M.Inclure, les étudiants ont dû couper leurs chevalets en deux pour s'installer dans la salle de cours.» De plus, l’éventail des cours offerts a diminué et l'étudiant d’un programme est confiné à l’étude de sa propre matière, sans pouvoir compléter sa formation avec des cours d'autres programmes.«Lu carte des programmes a été modifiée et s’oppose au principe de culture générale», explique Philippe Ijeelerc.D'remplacement de professeurs titulaires par des chargés des cours, qui n’ont pas le mandat d’assister les élèves en dehors du cours, torpille également l’encadrement.Très peu de suivi personnel est accordé à l’étudiant qui ne comprend pas sa matière.Les jeunes n’ont pas non plus accès à des professionnels pour les stimuler ou les orienter car les orienteurs leur font cruellement défaut, durant ces années cruciales pour le choix de leur avenir.11 n’y a qu’un seul orienteur pour 2400 étudiants! Pour rassurer l’adolescent désemparé devant la gigantesque ••machine éducative» qu’est le cégep, un seul professionnel est affecté à l’aide psycho-individuelle pour 1201) étudiants.Par ailleurs, les ressources matérielles des cégeps sont vétustes et insuffisantes.Dans le,s cours d’informatique, les ordinateurs et les programmes utilisés sont dépassés.De plus, les bibllô-thèques sont dégarnies et les étudiants doivent souvent emprunter leurs livres dans les universités.Pour résoudre tous ces problèmes, Philippe Leclerc prie le gouvernement de réaffirmer le rôle du cégep et de revitaliser le réseau en investissant massivement dans les ressources humaines et matérielles.11 demande aux autorités de reconsidérer le partenariat avec l’entreprise, pour éviter l’ingérence du secteur privé dans la conception des programmes.Enfin, à l’instar de ses compagnons, il plaide pour la gratuité scolaire.«La formation d'une main-d’œuvre de qualité est un investissement pour le Québec de demain.» Internet : mariedefrance.qc.ca pR|MA|RF [SECONDAIRE et COLLÉGIAL 47on ci.rw.i uo,M *to14635, Chemin Queen Mary 4700, rue Fulton, Montreal H3WÎT91.1 (514)735-6570 011(514)735-6579 Montréal H3W 1W3 (514) 737-1177 PRÉMATERNELLE et MATERNELLE 4701, rue Dornal.Montréal H3W1V7 |(514) 737-1498 Université Bishop's Lennoxville, Québec A.Établissement privé mixte, membre du réseau international des établisssements français à l’étranger.PROGRAMMES FRANÇAIS AVEC COMPLÉMENTS QUÉBÉCOIS Préparation au baccalauréat français (équivalent du D.E.C.) diplôme permettant d’accéder aux universités québécoises, françaises, européennes et américaines.?Une tradition d'excellence depuis 1843 ?Programmes de qualité en administration des affaires, sciences humaines, sciences naturelles, sciences sociales et éducation ?Bourses d'admission assurées aux étudiants ayant une moyenne de 80% au niveau collégial ?Excellent programme d'échanges internationaux ?Programme intensif d'anglais langue seconde "Lors de ma première visite à Bishop's les étudiants et les professeurs étaient vraiment accueillants et amicaux.Le campus et ses environs m'ont charmée.Il y a une telle emphase sur la vie académique et un tel esprit de famille.Vous n'allez pas simplement d'un cours à l'autre, mais vous êtes fiers d'appartenir à une communauté extraordinaire." Marie-Josée Fajardo '99, IjiSuIIc Haccalaurcal en sociologie mineure- en éludes féminines et en communications Présidente du comité pour la collation des grades Agente de visite guidée Pour plus de renseignements/ contactez le bureau de liaison K T I) I M A X (' Il K I 0 .1 A X V I K II I !l II !» -EDUCATION- Inquiétude chez les recteurs Selon la CREPUQ, les compressions mettent en péril la qualité de l’enseignement universitaire JACQUES GRENIER I.E DEVOIR '•bit*/} Depuis quatre ans, les universités québécoises ont dû abolir plus de 900 postes de professeurs à temps plein, soit l’équivalent du corps professoral de l’Université du Québec à Montréal au complet! Ci-dessus, quelques professeurs de l’UQAM (encore en fonctions, nous l’espérons).CLAIR K HARVEY COLLABORATION SPÉCIALE Après des années de* compressions budgétaires draconiennes, les recteurs des universités s’inquiètent de la qualité de l’enseignement supérieur, tout en faisant part de T leurs besoins les plus pressants pour demeurer à la line pointe des connaissances.La Conférence des recteurs et des principaux des universités du Québec (CREPUQ) estime qu’entre 1994-1995 et 1998-1999, le gouvernement a imposé des coupes de plus 359 millions de dollars.A ces compressions directes s’ajoute un manque à gagner de 139 millions parce que les coûts du système n’ont pas été indexés durant cette période.11 s’agit notamment des coûts liés à l’avancement du personnel dans les échelles salariales et à la non-indexation des dépenses non salariales.En plus des compressions directes et indirectes, qui représentent aujourd’hui un total de 498,5 millions, les universités ont assumé les coûts de programmes de retraite de 122 millions.Résultat: les universités québécoises ont dû abolir plus de 900 postes de professeurs à temps plein, soit l’équivalent du corps professoral de l’Université du Québec a Montréal (UQAM).Ce facteur signifie que la taille des classes a augmenté, tout comme la charge de travail des professeurs.Ces derniers ont donc moins de temps à consacrer à la recherche et à l’encadrement des étudiants.Les universités ont aussi réduit leur nombre de cadres de 13 %, de professionnels de 5 % et de personnel de soutien de 10%.«Par conséquent, le personnel administratif est à bout de souffle et la détresse psychologique augmente en flèche», note Pierre Reid, recteur de l’Université de Sherbrooke.Malgré ces abolitions de postes, les universités ont accumulé un déficit global de 300 millions de dollars, soit l’équivalent du budget de l’Université Laval.Elles ne disposent donc plus de marge de manœuvre.C’est ainsi que l’effet des compressions se fait sentir dans tous les aspects de la vie universitaire.Patrick Robert, vice-recteur aux affaires publiques et au développement à l’Université de Montréal, signale que les infrastructures sont désuètes et les laboratoires mal équipés.«Nous ne sommes plus capables d’entretenir les bâtiments, en plus de manquer de matériel pédagogique.Par exemple, les rayons des bibliothèques sont dégarnis.On n’a pas suffisamment de salles de cours multimédia et de banques de données sur cédérom.» Des institutions moins concurrentielles Compte tenu de leur sous-financement, les universités québécoises sont désormais moins attrayantes que les universités des autres provinces et des Etats-Unis.Selon Bernard Shapiro, président de la CREPUQ et principal de l’Université McGill, jusqu’à tout récemment, la perspective de faire carrière au Québec intéressait les professeurs qui souhaitaient travailler en français.«Mais la protection lin-guistique n’existe plus.De plus en plus de professeurs francophones émigrent en dehors du Québec où les salaires sont plus élevés, les installations plus modernes et les conditions de travail plus intéressantes.» Paule Leduc, rectrice de l’UQAM, confirme que le problème le plus grave est le renouvellement du corps professoral.«Avec 50 % de chargés de cours, l’UQAM n’a déjà pas un nombre suffisant de professeurs.En raison de notre déficit de 32 millions, lorsqu'un professeur expérimenté part à la retraite, nous avons de la difficulté à le remplacer.Ce facteur compromet non seulement la qualité de l’enseignement et de la recherche universitaire, mais aussi la compétitivité de la société québécoise.Je ne crois pas qu 'une société post-moderne puisse survivre sans un réseau universitaire sain qui assure le développement des connaissances et la formation de personnel hautement qualifié.» A brève échéance, les universités risquent d’ailleurs de ne plus être en mesure de former la relève dont elles ont besoin.«C’est une spirale déflationniste.Les gens savent que les universités québécoises n’ont plus les moyens d'embaucher les meilleurs candidats.A preuve, ceux qui ont terminé un doctorat ou effectué un stage postdoctoral attendent en vain qu’on les intègre dans un poste.Non seulement risque-t-on de provoquer un exode des cerveaux, mais les étudiants qui auraient le potentiel pour devenir professeurs d’université n’ont plus la motivation pour poursuivre des études avancées», déplore François Tavenas, recteur de l’Université Ltval et vice-président de la CREPUQ.A défaut d’un réinvestistement important, Jack Lightsto-ne, vice-recteur à la recherche à l’Université Concordia, prévoit que la situation ne peut que s’aggraver.«Pour le moment, les effets négatifs des compressions ne se font pas trop sentir.On assistera cependant à la détérioration du reseau universitaire québécois puisque celui-ci ne peut pas fournir des efforts supplémentaires de rationalisation sans sacrifier la qualité des diplômes», dit-il, en précisant qiu sa propre université a déjà procédé à un remaniemcm louchant près de la moitié des programmes de premier c\ cle.Pis encore: selon Pierre Reid, recteur de l’Université cle Sherbrooke, si le gouvernement n’augmente pas le tinan-cement d’ici deux ans, les universités auront besoin d'ime décennie pour remonter la pente.«En adoptant une visum à court terme, le Québec nuit à des cohortes d’étudiants, ar ceux de troisième année ont une influence sur ceux qui les suivent.Or, les universités risquent de se trouver dans l impossibilité de former adéquatement les étudiants.Il faudra donc plusieurs générations d’étudiants avant d'atteindr, le degré de performance de 1994.» Des besoins pressants Que feraient les universités si le gouvernement se montrait plus généreux à leur égard?Toutes les institutions procéderaient d’abord à l’embauche de nouu .professeurs.François Tavenas fait observer qu'il .n d’une condition sine qua non pour offrir un ensc igne-ment de qualité et assurer l’évolution des programme s universitaires.Outre cette priorité, Pierre Reid utiliserait une partie des sommes pour boucler le budget de l’Université cie Sherbrooke.«Je cesserais d’emprunter pour payer h s salaires, en plus de procéder à une opération anti burn De nombreux directeurs de services sont aujourd'hui en congé prolongé de maladie, car ils ont dû mettre les bouchées doubles et ne peuvent plus faire face à un surcroît de travail.» Pour sa part, l’Université de Montréal aurait pour priorité la modernisation des équipements de recherche, l'our intégrer un jeune professeur dans une équipe de recherche, il faut en moyenne 350 000 $, sans son salaire», dit Patrick Robert, en précisant qu’il est impératif d’investir dans ce secteur puisque la vitalité d’une société repose sur l’avancement des connaissances.De son côté, Paule Leduc accorderait une attention particulière à l’aide financière aux étudiants.«Contrairement aux autres universités québécoises, l’UQAM n’a pas de fonds de dotation pour offrir des bourses à scs étudiants, l’our nous, l’aide financière représente toutefois une priorité, d’autant plus qu’une bonne partie de notre clientèle provient de milieux défavorisés.Ce facteur oblige nos étudiants a s’endetter et à travailler davantage que ceux qui fréquentent les autres universités», dit-elle, en soulignant que l’institution puise déjà dans son budget de fonctionnement pour offrir un soutien aux étudiants.Enfin, à l’unanimité, les universités investiraient dans les infrastructures technologiques.Pour les universités, il s’agit non seulement de répondre aux besoins actuels des étudiants, mais aussi d'adopter une stratégie à long terme qui leur permettra de demeurer le fer de lance de la société québécoise.V, YMCA Anglais, français, ESPAGNOL 3 À 25h / SEMAINE PETITS GROUPES 255-4651 © Viau 849-8393(709/7191 © Peel Collège De la pré-maternelle (4 ans) au collégial (loro et terminale) Baccalauréat français Préparation aux universités québécoises, nord-américaines et européennes Montréal 780, boulevard Dollard Oulremonl Quebec H2V 3G5 Tél.r (514) 273-9521 Fax: (514) 273:3409 Québec 2415, rue Marie-Victorin Sillery Quebec GIT 1K2 Toi.: (418) 527-9998 Fax:(418) 527-0399 Etablissement privé, rpembre du lesoou international des écoles et lycées Itançais TANT SL INFORMATIQUE PETITS GROUPES Vrais débutants, Word, Windows 95, Internet i l 25 5-46 51 849-83 93 ( 709/719 ) 271-96 22 YMCA © Viau © Peel M du Parc Desmentors pour la relève Renée Hnttdc Mi r'icllén DES MENTORS POUR LA RELÈVE par Renée Houde, Ph.D., professeure au département de communication de l'UQAM 253 pages, 29,95 S ISBN 2-89415-136-5 La relation mentor-protégé est en pleine ascension.Voici un ouvrage exceptionnel qui redonne aux environnements éducatifs leur sens et leur richesse.Témoignages, exercices personnels et illustrations accompagnent le texte.Méridien ÉDITIONS DU MÉRIDIEN 1980, rue Sherbrooke Ouest, bureau 540, Montréal H3H 1E8 Tel.: (514) 935-0464 Téléc.: (514) 935-0458 courriel: info@editions-du-meridien.com Site Web: vvwvv.editions-dumeridien.com un choix un titre une vie http://candidat.ocaq.qc.ca Financer les écoles par de la pub : A C’est livrer les élèves au marché Alliance des professeures et professeurs de Montréal (ceq) i E 10 I.!•: I) K V OIK.L !•: S S A M E I) I !) E T I) I M A N (' Il E I II .1 A N V I E li I !» !» » wv .Hr: mur Collège Mont-Saint-Louis 1700.bout Henri-Bourassa Est Montréal (Québec) H2C1J3 Collège privé d’enseignement secondaire [qurune»école* m i I ie.uifcie;vi@! Communi Ordre des Orthophonistes et Audiologistes du Québec EXAMENS D’ADMISSION Universitaires sur la sellette Professeurs et chercheurs devraient-ils constituer deux groupes distincts?Les chargés de cours se prononcent Labsence d'intégration à la vie pédagogique universitaire est la plus grande difficulté des chargés de cours MARIE-CLAUDE PETIT COLLABORATION SPÉCIALE Qu’ils travaillent à l'Université du Québec à Montréal (UQAM), de Sherbrooke, McGill ou dans une autre université, tout n’est pas réjouissant pour les chargés de cours.Déjà, l’on connaissait leur statut d’emploi précaire.Mais savait-on que ce même statut donnait lieu à des problèmes dont les impacts se répercutent sur la qualité de leur enseignement?Parmi ces problèmes on compte la difficulté de s’intégrer au sein du corps professoral, l’incertitude quant à savoir s’ils enseigneront au cours de la prochaine session, la difficulté d’encadrer de manière efficace leurs étudiants et, dans certains cas, des conditions salariales moindres qu’ailleurs.La non-intégration La non-intégration au sein de la vie pédagogique universitaire est de loin la difficulté la plus importante que vivent les chargés de cours.«Notre travail se fait souvent dans l’isolement, la solitude et beaucoup de chargés de cours prennent cela comme un rejet, souligne Danielle ChaboL chargée de cours à l’Université Laval depuis 1990.Nous voulons participer aux activités de l'université, notamment sur le plan des comités de programmes, mais l’on nous dit que nous ne pouvons pas parce nous ne sommes pas assez souvent dans l'université.Pourtant, on ne cherche pas à nous intégrer!» L’une des solutions préconisées pour surmonter cette difficulté consisterait en l’implication des chargés de cours dans les équipes de professeurs et d’étudiants.Par exemple, la mise en commun de leurs expériences pourrait permettre un enrichissement du contenu des cours.«Beaucoup de chargés de cours ont une autre occupation à l’extérieur de l’université, poursuit Danielle Chabot.Dans de telles équipes, ils pourraient mettre en valeur leurs expériences.Il s’agit là d’un élément pertinent puisque les étudiants dénoncent souvent le fait que leur formation ne les prépare pas pour le marché du travail.» Ces regroupements permettraient aussi une meilleure coordination de l’enseignement.Par exemple, il serait possible pour un domaine où le même cours est enseigné par des chargés de cours différents, de chercher à uniformiser son contenu ou d’éviter d’y répéter ce qui a déjà été transmis au cégep.«Il nous faudrait également être mis au courant de ce qui se fait dans les projets de recherches, intervient Chantal Ga-mache, présidente du syndicat des chargées et chargés de cours de l’Université de Montréal.En général, dans la majorité des facultés les chargés de cours se plaignent de cloisonnement.C’est comme s'ils n’existaient pas.Pourtant nous devrions être capables de transmettre plutôt que de priver nos étudiants de l'accès aux développements qui se font dans leurs champs d’études.» À quelques semaines d’avis Un autre problème fréquemment soulevé par les chargés de cours est celui de l’absence de garantie quant à savoir s’ils enseigneront à la prochaine session.Conséquemment, outre la préparation en vitesse d’un plan de cours, il leur est bien difficile de planifier avec assurance leurs vies professionnelle et personnelle.Par exemple, à l’UQAM, les quelque 1000 chargés de cours sur 2000 qui enseignent à chaque session, tout comme les 450 sur 1000 de l’Université Laval, n’apprennent qu’à quelques semaines ou quelques jours d'avis que l’on retiendra leurs services.Par ailleurs, du côté de l’Université de Sherbrooke, une dizaine de chargés de cours sur les quelque 1500 n ont pas trop à s’inquiéter parce qu’ils sont embauchés à forfait, c’est-à-dire à temps plein pendant une année.«Il faudrait qu'il y en ait beaucoup plus de cette catégorie, soit un par programme par exemple, soutient Colette Bibeau, chargée de cours à la faculté de génie de l’Université de Sherbrooke depuis 1983.Et puisque les chargés de cours à forfait participent à divers comité dont ceux des programmes, ils seraient en mesure de nous mettre au courant de ce qui se passe.Mais pour l'instant cette situation dépend des besoins exprimés parles dirediotis defacidtés.» Encadrement des étudiants La démocratisation de l’accès aux études supérieures a fait entrer un grand nombre d’étudiants dans les universités.En parallèle, ces dernières n'ont pas pour autant adapté leurs façons de faire.«Auparavant, il était relativement facile d'encadrer les étudiants, explique Langis Madgin, vice-président aux affaires intersyndicales du syndicat des chargés de cours de l’UQAM et chargé de cours depuis dix ans.Par exemple, dans un programme il pouvait y avoir 40 professeurs, 50 chargés de cours et 400 étudiants.On se reconnaissait dans les corridors, on échangeait sur le rendement scolaire des étudiants quand on sentait que ça n’allait pas bien.Aujourd’hui, il y a le même nombre d’enseignants pour cinq fois plus d’étudiants dans certains domaines.C’est là que réside la difficulté.Une solution serait l'accès aux notes des étudiants par le biais d’un réseau informatisé.On pourrait alors sonner l’alarme ou intervenir dans le cas où certains se mettent à échouer consécutivement plusieurs cours par exemple.» Le doublement du nombre d’étudiants par classe, conséquence des compressions budgétaires, n’aide aussi en rien les enseignants.«Au lieu de 30 étudiants j'en ai désormais 60, dit Colette Bibeau.Offrir le même encadrement qu'auparavant est impossible.De plus, en tant que chargés de cours, nous ne sommes pas payés pour être là entre les heures de cours.Il nous faut alors, pour aider les étudiants, donner notre numéro de téléphone personnel, notre adresse électronique, arriver plus tôt ou demeurer après le cours.» Conditions salariales À l’Université McGill c’est le bas salaire par charge de cours qui est remis en cause.«Nous recevons 1000 $ de moins par charge de cours qu 'ailleurs (soit 3500 $), déplore Christine Préville, chargée de cours de la faculté des arts de l’Université McGill depuis cinq ans.Aussi, j'ai le même salaire depuis mon entrée.Cela s'explique par l'absence d’un syndicat.Mais toutes les tentatives d’en instaurer un ont échoué.Pourtant, les relations seraient meilleures.Nous ne dirions pas “oui" à tout de peur de voir disparaître une charge de coûts ou encore avoir à donner six cours par session.» A l’Université Sherbrooke également il y a des réactions.«Pour donner un cours à la maîtrise, un chargé de cours doit avoir douze étudiants datis son groupe, explique Colette Bibeau qui enseigne aussi au deuxième cycle.Cependant, s’il ne s’eti présente que huit, il sera payé pour le huit douzième de son salaire.Ce qui n'est pas le cas des professeurs.Nous sommes vraiment considérés comme des enseignants de seconde classe et ce n'est pas normal.Pas si nous sommes présents dans plus de la moitié des cours tous cycles confondus.» JACQUES NADEAU LE DEVOIE Une meilleure intégration des chargés de cours permettrait d’uniformiser le contenu d’un cours donné par des personnes differentes, ou encore d’éviter de répéter ce qui a déjà été transmis au cégep.PATRICK VILLENEUVE la productivité, c’est toute la liberté académique qui te de soumettre les universités aux exigences du marché, de délaisser la recherche fondamentale au profit de la recherche appliquée, en apparence plus rentable parce que produisant rapidement des résultats utiles pour l’industrie.Confronté lui aussi au tarissement des sources traditionnelles de subvention, Robert Proulx a dû contracter des partenariats avec le secteur privé et des organismes publics pour financer les activités de son laboratoire sur la reconnaissance de formes.Contradiction?Point du tout, selon le professeur qui spécifie dès le départ qu’il est le seul maître de ses recherches et qu’il n’a envers ses partenaires aucune obligation de résultats.L’avantage alors pour les bailleurs de fonds?«Je leur fais comprendre que s’ils peuvent faire de l’argent aujourd’hui en profitant de nouvelles découvertes, c'est que de la recherche fondamentale a été menée 20 ou 30 ans plus tôt et que de la même façon, s'ils veulent encore être là dans quelques décennies, ils doivent contribuer à mes travaux.» Exode des cerveaux Bien sur, tous les problèmes des universités ne se régleraient pas avec leur seule reconnaissance morale par les pouvoirs politiques.Sur le terrain, le départ de près de 1000 professeurs sur un total de 9000 s’est soldé par un alourdissement des tâches des professeurs et une dévaluation de leur rôle.«C'est simple, on travaille plus qu'avant.Les soirs, les fins de semaine, notre charge de travail a beaucoup augmenté», explique Pierre-Yves Leduc, professeur de mathématiques à l’Université de Sherbrooke, en rappelant que le nombre d’étudiants par classe a crû de manière vertigineuse et que chaque professeur dispense des cours à plus de groupes qu’avant.«En sciences, on n’a pas le choix défaire de la recherche pour se tenir à jour dans nos connaissances, sinon, on est complètement dépassé après quelques années seulement.Et comme on ne peut pas se tenir à flot sans argent, parce que l’équipement de laboratoire coûte cher, et comme la compétition entre les chercheurs pour obtenir cet argent est féroce, ça demande beaucoup de temps et d’énergie.» Aussi, l’année sabbatique est devenue à ses yeux une nécessité pour «rattraper le temps perdu».La perte de compétences et d’expertise en recherche et en enseignement constitue, d’après Roch Denis, l’effet «le plus consternant» des départs au cours des quatre dernières années.Le gouvernement doit recruter de nouveaux professeurs et améliorer leurs conditions.«Le Québec ne peut pas se permettre de gaspiller des talents.On a perdu des gens parce qu'ils se sont déqualifiés en restant chargés de cours trop longtemps ou en se réorientant vers l'industrie ou la fonction publique.On perd aussi des candidats parce que les salaires offerts ici ne sont pas compétitifs.L'écart entre les exigences de rendement et les conditions de travail est considérable.C’est frustrant pour les jeunes qui reviennent des États-Unis avec un post-doctorat et qui se font offrir des équipements désuets.Et après on leur reproche de manquer de conscience sociale parce qu'ils repartent.» A son arrivée à l'Université de Montréal en 1970, Luc Granger, maintenant directeur du département de psychologie, enseignait à des classes de 35 étudiants.Aujourd’hui, les cours obligatoires accueillent entre 250 et 300 personnes, et les cours optionnels, 120.Parallèlement, les universités québécoises ont commencé à se placer en compétition avec les universités américaines, raconte-t-il, et elles ont tenté de rattraper leur retard en production scientifique avec le résultat que «la fonction de transmetteur de savoir a été dévalorisée au profit du rayonnement international».«Chez nous [à l’Université de Montréal], les professeurs sont d’abord engagés pour une période d’essai de trois ans.Mais on leur dit d’établir leur réputation en tant que chercheur, sinon ils ne seront pas retenus.Alors ils ne s'éternisent pas à préparer leurs cours.Vous savez, en psychologie, le comportement est grandement contrôlé par ses conséquences.Ce n’est pas une question d'argent.Les universités pourraient simplement instaurer des prix d'excellence en enseignement.» Et puis, il y a ce problème de décrochage auquel les professeurs aimeraient remédier, notamment, comme le propose Robert Proulx, en établissant des liens entre les activités de recherche et la réalité des communautés, ce qui donnerait peut-être ce sens aux études qu’ont cherché en vain les décrocheurs.Ou encore celui du dédoublement des programmes que la Commission universitaire des programmes (CUP) tente de régler, mais qui ne fait pas consensus chez les professeurs, certains y voyant un obstacle au développement de véritables expertises, d’autres au contraire l’outil nécessaire à la création d’une dynamique de faculté.Tout n’est pas parfait, reconnaît le président de la FQPPU, mais le climat inquisiteur actuel favorise plus le raidissement du milieu universitaire qu’une véritable remise en question.Lorsque l’État évalue les universités par la lorgnette de s’en trouve menacée.HÉLÈNE BUZZETTI COLLABORATION SPÉCIALE Lorsqu’on leur demande ce qu’ils attendent de l’Etat québécois, les professeurs d’université répondent en chœur: la reconnaissance! C’est que les universitaires en ont assez du discours «accusateur» du gouvernement, qui laisse planer le doute sur l’efficacité et la pertinence du réseau et «manipule» les perceptions du public à son endroit.«Nous sommes au banc des accusés pour des crimes que nous n'avons pas commis», déplore Roch Denis, président de la Fédération québécoise des professeures et professeurs d’université (FQPPU).«Pour justifier les compressions, le gouvernement a cherché des failles dans le réseau en faisant de la suspicion.On nous dit: “Prottvez-nous que vous êtes utiles, prouvez-nous que vous êtes rentables”.» Cette preuve n'est pas à faire, plaide-t-il, parce que la tradition intellectuelle que le réseau universitaire universel a commencé à implanter dans la province parle d’elle-mème.«La grande faille, c'est le manque de soutien politique acordé aux universités et au travail qui s’y fait.C'est d'ailleurs ce qui explique le sous-financement.Je n'ai pas encore rencontré de ministre de l’Education dont le plaidoyer était celui d’une défense et d’une promotion du travail universitaire.» Robert Proulx, nouvellement élu doyen de la faculté des sciences humaines à l’UQAM, coordonnateur du Laboratoire d’étude en intelligence naturelle et artificielle (LEINA) et professeur de psychologie, abopde dans le même sens.Lorsque l’Etat évalue les universités par la lorgnette de la productivité, c’est toute la liberté académique qui s’en trouve menacée.«Il faut réaffirmer la mission fondamentale des universités qui consiste à traiter des problèmes fondamentaux en profondeur, martèle-t-il.Elles sont des lieux de débats et de création du savoir.C’est simplement politique: il faudrait transmettre cette vision-là.Mais il semble que le gouvernement utilise sa tribune pour envoyer un message dans la population sur une vision des universités qui n’est pas vraie.» La tentation est en effet assez for- ùù POUR SEPTEMDRE De la 1”à la 5’ secondaire: 29 janvier 1999 0n peut s’inscrire aux examens d'admission en téléphonant au secrétariat du niveau au (514) 382-1560 « c - CONSERVATOIRE DE MUSICJJJE ET D'ART DRAMATIQUE DU QJLJÉBEC Art dramatique Montréal AUDITIONS D’ENTRÉE ANNÉE SCOLAIRE 1999-2000 Date limite d’inscription le lundi 1” février 1999 à 16 h 30 Séance d’information le dimanche 10 janvier 1999 à 14 h Pour renseignements : Conservatoire d'art dramatique de Montréal 100, rue Notre-Dame Est, Montréal (Québec) H2V 1C1 Téléphone : (514) 873-4283 http://www.mcc.gouv.qc.ca Pour être admises, les personnes sélectionnées à la suite des auditions devront être titulaires d'un diplôme d’études collégiales au plus tard une semaine avant la rentrée.Le Conservatoire d'art dramatique de Montréal est représenté au Conseil supérieur de la formation en art dramatique (CSFAD).Québec La communication, c'est l'affaire île chacun.Les troubles de la communication verbale ci non-verbale, c'esl la préoccupation des orthophonistes et des • audiologistes.Ils interviennent, entre autres.auprès des enseignants et des parents alin de dépister, diagnostiquer cl traiter les problèmes de langage, d'audition et de ht parole chez l'enfant.Des problèmes comme le retard de langage, la dysphasie, la dyslexie ou la déficience auditive sont trop souvent la source de troubles d'apprentissage.L’orthoplwnisle, un service complémentaire essentiel pour lu réussite scolaire de tous.12ê5,-rue Berri, bureau 710 Montréal (Québec) H2L4X4 Téléphone : (514) 282-9121 Télécopieur: (514) 282-9541 K V I) I It , I, K S S A M K I) I !l K T I» I M A X ( Il K I (I .1 A X \' I K It I il !l !l E I) II (IA T10 N La Fédération nationale des enseignants montre du doigt le financement Particulièrement active au niveau de l’enseignement supérieur, la Fédération nationale des ensei-gjgiptes et des enseignants du Qué-bçç(CSN) juge sévèrement les politiques de compressions budgétaires appliquées au cours des quatre der-luéres années dans les secteurs collégial,et universitaire.Selon elle, le ministère de l’Education a fixé pour les etudiants des collèges et des universités, des objectifs de diplômation auxquels le mouvement syndical souscrit deiùblée, mais qui sont difficiles d'atteinte dans le cadre des restrictions budgétaires appliquées en parallèle.Et Fédération représente 34 syndicats d’enseignantes et d’enseignants de cégeps, soit approximativement i l (KH) membres qui forment les deux tjçj-s de ces personnels du système qupt>éeois d’éducation.Au niveau ui-vçrsitaire, elle regoupe 7000 chargés de cours de six universités, soit 85 % de l’ensemble québécois de ces enseignants.De plus, quelque 1500 enseignants œuvrant dans des institutions privées adhèrent à cette branche de la Confédération des syndicats nationaux (CSN).Le président de la Fédération, Pierre Patry, chiffre à quelque 210 millions de dollars, soit environ 20 % du budget global, les compressions financières survenues dans le secteur collégial.Au niveau universitaire les resserrements budgétaires ont atteint 4p(),millions de dollars, soit 25 % du budget total.Dans un tel contexte, il est’ convaincu que «les performances 'du système d'éducation sont sêrieusc-nwif affectées et que les objectifs de diplômation, qui sont de l'ordre de 60 % au collégial pour une cohorte de départ d'étudiants et de 30 % à l'université pour un groupe initial d’inscrits, sont sérieusement compromis par les réalités budgétaires».Au collégial, le président considère que la précarité des emplois porte durement atteinte à la qualité du système d’éducation.Depuis le début des aminées 1980, fait-il observer, ce type d’emplois n’a cessé de croître pour atteindre aujourd’hui 40 % à renseignement régulier.Pour améliorer les performances du système, Pierre Patry constate aussi que le temp est venu d'utiliser à sa pleine capacité le personnel des chargés de cours des universités, qui dispense 50 % de renseignement au premier cycle.Selon lui, il importe de mieux intégrer les chargés de cours aux différents rouages de fonctionnement des établissements universitaires, dans le but d’améliorer l’encadrement fourni aux étudiants et de favoriser de la sorte jgijr réussite.î ! : : Reginald Harvey Les employés de soutien ne veulent pas demeurer en reste REGINALD HARVEY COLLABORATION SPÉCIALE Les personnels de soutien regroupés au sein de divers syndicats de l’enseignement contribuent à différents paliers, directement et indirectement, au bon fonctionnement du système d’éducation.Ces travailleurs influent sur le vécu des institutions d’enseignement autant par la nature et la variété de leurs interventions que par la diversité de leurs catégories d’emplois.Responsables de l’entretien physique des lieux, employés de bureau, personnels de soutien technique et professionnels font partie de ces syndicats de soutien et veillent au quotidien à la bonne marche des écoles et des institutions d’enseignement.Directeur du Syndicat canadien de la fonction publique, qui compte au Québec 13 500 membres œuvrant à tous les niveaux d’enseignement dans le soutien en éducation, Gilles Char-land définit ainsi les différentes sortes d’emplois occupés par ces travailleurs.Il y a le personnel d’intendance ou d’entretien, au sein duquel évoluent des gens appartenant à différents corps de métier, tels les concierges, les électriciens et les plombiers; il y a le personnel de bureau ou corps d’emploi clérical, tels les commis, secrétaires et réceptionnistes; il y a le personnel technique, tels les préposés aux laboratoires, aux bibliothèques et à l’administration; finalement le syndicat englobe des professionnels, tels des recherchistes, des psychologues, des économistes et autres.Selon lui, «il s'agit d’autant de personnes qui mettent la main éi la pâte pour que la mission première de l'éducation, soit l'enseignement, puisse s'accomplir dans des conditions favorables».D’une façon ou d’une autre, ces gens interviennent dans la vie étudiante et exercent des actions complémentaires susceptibles d’affecter la performance du système d’éducation.À ce chapitre, il fait observer que bon nombre de travailleurs se plaignent depuis quelques années du problème de sous-financement, qui touche particulièrement les équipements, dont la désuétude nuit à la qualité de l’enseignement.I/' directeur met également en évidence le dédoublement dans le domaine universitaire, là oii son syndicat affiche une présence significative.Au moment où sont mis en relief des problèmes aigus de financement, sur l’île de Montréal plusieurs universités dispensent le même type de formation, ce qui entraîne des coûts inutiles.Dans une société au sein de laquelle divers phénomènes comme la pauvreté galopante et l’augmentation du nombre des familles monoparentales r * vJ W fi m dr * ;* 07 “ 7?¦ r~'\ \ \ iM i t otmjiséR ¦* ?v Viu (Y, < iUH*> è!«t^é JACQUES NADEAU LE DEVOIR Manifestation des employés de soutien de l’UQAM contre les compressions budgétaires se manifestent, les exigences croissent au niveau du rôle qui est dévolu aux écoles et des interventions qui rejaillissent sur les personnels de soutien.Dans ce contexte, selon Gilles Charland, ces gens-là sont associés de façon plus étroite au vécu de l’enfant et participent plus activement à la qualité de vie de l’école.En cette matière, il déplore une pénurie des effectifs et des faiblesses dans l’organisation du travail, notamment sur le plan de la précarité des emplois.Président du syndicat des employées et employés de l’Université du Québec à Montréal, un regroupement d’environ 2500 travailleurs affiliés à la Fédération des travailleurs du Québec(FTQ) et répartis dans une proportion égale entre personnels régulier et à statut particulier, Roland Côté fait valoir que, dans les universités, les employés de soutien travaillent pour les étudiants de l’admission jusqu’à la diplômation.«À quelque niveau que ce soit, dans les bibliothèques, dans les magasins universitaires et dans les différents services, il y a toujours quelque part des employés de soutien qui œuvrent pour le bien-être des étudiants, que celui-ci soit de nature académique ou matériel», assure-t- il.Les employés de soutien effectuent des tâches complémentaires à celles des professeurs qui demeurent les maîtres d’œuvre de la pédagogie et de la transmission de connaissances.Citant en exemple les secrétaires de programmes, il affirme notamment que ces personnes sont étroitement associées au cheminement pédagogique des étudiants.A la faveur du vécu des travailleurs du syndicat, il croit que les restrictions budgétaires ont servi à exacerber des problèmes déjà existants plutôt qu’à les créer de toutes pièces.Selon lui, les nouvelles règles de financement ont eu des effets pervers qui ont fait en sorte que les université ont développé des attitudes «clientélistes».Il s’explique à ce sujet: «Les universités se sont efforcées de recruter un plus grand nombre d’étudiants pour obtenir plus d'argent et non pas pour poursuivre leurs objectifs de recherche et de développement des connaissances».En vertu de la politique de financement per capita, qui favorise l’augmentation des clientèles, les étudiants risquent de ne pas obtenir tout le soutien péda-gogigue et para-pédagogique auquel ils seraient en droit de s’attendre, estime Roland Côté.Quant à la Fédération des employées et des employés des services publics de la Confédération des syndicat nationaux (CSN), elle affiche un membership de quelque 40 (KM) travailleurs, dont environ 28 000 appar- tiennent au monde du soutien dans le secteur de l’éducation.Quelque 800 à 900 membres occupent des emplois à l’université, environ 5000 appartiennent au secteur collégial à l'intérieur duquel ils sont répartis à travers 36 syndicats; ils représentent 80 % des effectifs totaux au collégial.U' gros des troupes relève du réseau scolaire, soit le primaire et le secondaire, oii 21 500 membres adhèrent à la Fédération.En vertu de la loi 109 sur la réforme des commissions scolaires, les employés de ce réseau vivent actuellement jusqu’au 31 janvier prochain une période de maraudage pendant laquelle se déroulent des votes d'allégeance syndicale.Pour l’heure, la Fédération regroupe 52 % de ce marché de travailleurs.lx*s catégories d’emplois se divisent en trois grands groupes, soit les employés manuels, les personnels île bureau et les différents techniciens.Les gens de bureau sont les plus nombreux et ceux qui relèvent des services techniques interviennent le plus directement auprès des clientèles.Ginette Guérin, présidente de la Fédération, fait observer que les personnes les plus touchées par les coupures budgétaires au cours des dernières années appartiennent à l’un ou l’autre de ces groupes.I-e personnel de soutien est toujours le premier dans la ligne de mire quand il y a des réductions d’effectifs.De telles mesures conpromettent la qualité du travail des employés de soutien cpii, selon la présidente, «se contentent de faire leur job au quotidien et d'être présents sept heures par jour, point à la ligne.Le souci de la qualité se perd dans un environnement où tout monde est à la course et où la folie fi rieuse a pris le pas sur le reste».En raison de cette situation déplorable, elle fait valoir que la Fédération a demandé au ministère, avant les dernières élections, de réinvestir dans le réseau de l’éducation puisque celui-ci, toutes proportions gardées, a subi davantage de coupures budgétaires que le réseau de la santé.Performance du système d’éducation et motivation des employés dans l’accomplissement de leurs tâches ont lourdement subi les contrecoups négatifs des cures d’amaigrissement financières imposées par le gouvernement, selon Ginette Guérin.@ UfêsepiiûsD DU MONDE ,0 Institut International des Soeurs de Sainte-Marcelline de Montréal :UNE INSTITUTION: Lt'^PfÉGE SIWFe-MarCEllD Préscolaire et primaire pour garçons et filles Secondaire pour filles Examens d'admissions pour la 6‘ année: le samedi 13 février 1999 à 9h.Le Collège Sainte-Marcelline 9155, bout Gouin Ouest Montréal (Québec), H4K1C3 Tél.: (514)334-9651 Télec.: (514)334-0210 Internet http://college.marcelline.qc.ca La Villa Sainte-Marcelline Préscolaire, primaire et secondaire pour filles Admissions: Rencontres individuelles tous les soirs, sur rendez-vous.La Villa Sainte-Marcelline 815, avenue Upper Belmont Westmount (Québec), H3Y1K5 Tél.: (514)488-2528 Télec.: (514)488-5384 Courrier électronique: cdc@villa.marcelline.qc.ca Le Collège dans la Cité Préuniversitaire pour garçons et filles Admissions: Visites guidées sur rendez-vous.Programmes offerts: Sciences de la nature Sciences humaines Lettres Baccalauréat français Projets d’études à l'étranger Culture générale intégrée à tous les programmes Le Collège dans la Cité 815, avenue Upper Belmont Westmount (Québec), H3Y1K5 Tél.: (514)488-0031 Télec.: (514)488-5384 Courrier électronique: cdc@villa.marcelline.qc.ca La CSN souhaite que 1999 soit enfin l'année de leur reconnaissance a CSN, partout présente en éducation, de la petite enfance à l’université, souhaite une année fructueuse à tous les personnels.Qu’ils œuvrent en garderie, dans les commissions scolaires, dans les cégeps, dans les universités ou dans les services de garde en milieu scolaire, elle espère pour tous que l’année 1999 passe à l’histoire comme celle du réinvestissement massif en éducation.^-iroutefois, au cours de cette année qui ouvre la Jï porte à un nouveau millénaire, la CSN tient à souligner pius particulièrement le travail inestimable réalisé par les employé-es de soutien et les professionels de tous les secteurs en éducation, éternels oubliés et pourtant indispensables à tous.vec les enseignants et enseignantes, ils sont au i/yv cœur des services dans les établissements d’enseignement et essentiels à leur bon fonctionnement.uisse 1999 voir tous les acteurs du monde de ^7r l’éducation donner force au projet collectif de l’ensemble de la population québécoise: la réussite scolaire des étudiants et étudiantes, jeunes et adultes.La CSN mus reconnaît ! Confédération des syndicats nationaux 1601, avenue De Lorimier, Montréal, H2K4M5 sipsi http://www.csn.qc.ca • 1 800 947-6177 E 12 I.K I) V.V OIK.I.E S S A M E I) I !» E T I) I M A N ( Il E I 0 .1 A X V I E It I II II II - EDUCATION* Les aléas des études universitaires Les étudiants attendent surtout de l’université qu’elle leur ouvre les portes du marché du travail .f * ^ -*».v tVStt 3 ;*?ARCHIVES LF.DEVOIR Pendant que leurs professeurs leur vantent les beautés de la culture et le plaisir d’apprendre, les étudiants, eux, réclament davantage de stages en entreprise et d’encadrement pour les futurs entrepreneurs qu’ils disent être.SYLVIE DUGAS COLLABORATION SPÉCIALE LJ université répond-elle aux besoins de notre - société moderne?Les étudiants en doutent.Pour eux.les institutions d’enseignement supérieur ne se sont pas encore adaptées aux changements survenus ces dernières années.Les universités doivent désormais prendre en compte la mobilité de la clientèle étudiante d’un campus à l’autre et sa diversification, en raison de l’arrivée d’adultes en formation continue.Elles doivent aussi revaloriser la qualité de l’enseignement pour attribuer aux diplômes québécois une valeur compétitive en Amérique du Nord et paver la voie de l’étudiant vers le milieu du travail.Si nous pénétrons dans une université, nous verrons des classes remplies à pleine capacité, des professeurs débordés avec l’assistance d’un nombre minimum d’auxiliaires d’enseignement, quelques ordinateurs disponibles pour tout un groupe d’étudiants, qui s’endettent systématiquement afin d’obtenir un diplôme qui ne leur procurera pas forcément du travail.Insuffisance de professeurs «Il y a parfois jusqu'à 130 élèves dans nos classes, raconte Nicolas Lamarre, un étudiant en linguistique de l’Université du Québec à Montréal.Si la qualité des cours en souffre, les étudiants changeront de discipline.» De fait, le nombre excessif d’élèves dans une salle de cours empêche un encadrement effectif du professeur, nuit au débat et à l’échange.En février prochain, tous les postes d’auxiliaires à l’enseignement disparaîtront, éliminant de ce fait un emploi potentiel pour les étudiants de deuxième et troisième cycles.En raison des compressions budgétaires dans les universités québécoises, bon nombre de professeurs titulaires ont été remplacés par des chargés de cours, qui constituent maintenant 60 % du corps enseignant.Pourtant, ceux-ci ne pratiquent pas la fonction de chercheurs, indispensable à la découverte de nouveaux savoirs.La recherche est aussi une source d’emplois pour les jeunes docteurs.De plus, même si le contingentement dans certaines disciplines a été levé, le nombre de professeurs est demeuré le même.«Ces restrictions vont affecter la qualité des diplômes», assure Nicolas Ducharme, président de la Fédération des étudiants universitaires du Québec (FEUQ).«En l’absence des ressources nécessaires, les programmes universitaires s’appauvrissent et les curriculums d’études sont de moins en moins garnis».Le leader étudiant énonce ce constat alarmant en rappelant que l’université n’a plus le monopole de l’enseignement et qu’elle doit maintenant attirer de nouvelles clientèles.Une clientèle mobile De fait, c’est l’entreprise privée qui prend la relève et forme maintenant les employés en haute technologie.«Avec la clause exigeant qu’un pour cent de la masse salariale de l’entreprise soit consacré à Information, l’université doit se vendre comme formateur», soutient Marcel Baril, chargé des affaires universitaire à la FEUQ.Face à ces marchés neufs, ajoute-t-il, il faut créer de nouveaux cours, proposer des certificats pour répondre aux besoins de formation particuliers.Ce,que les cégeps sont en train de faire, à son avis.À l’opposé, l’université ne s’est guère modernisée.Pour secouer les gestionnaires, certains étudiants vont jusqu’à suggérer la création d’un centre de re- cherche en pédagogie universitaire.Même le matériel didactique a pris un coup de vieux.I^s bibliothèques souffrent d’un manque de personnel aigu et les livres arrivent sur les rayons avec des mois de retard.«On restreint le choix des ouvrages disponibles si ces mêmes documents ont été achetés par une autre université», déplore François Robert, responsable de l’Association étudiante de l’Université du Québec à Montréal (UQAM).Les universités ne sont pas non plus en mesure dp fournir les outils essentiels au virage informatique.A l’ère d’internet et de l’explosion des télécommunications, l’université a le devoir de canaliser ces usages modernes vers les étudiants.Cependant, la pénurie de ressources pénalise cet effort.«Dans les départements d’informatique, seulement 100 ordinateurs sont disponibles pour 500 utilisateurs et l'accès au modem a été réduit», se plaint Julie Blackburn, aux affaires académiques de la Fédération étudiante l’Université de Montréal.«Il est temps de redonner priorité à la qualité de la formation, à l’aide déformés alternatives de financement et d’une meilleure collaboration entre les départements.» Cependant, si un élève insatisfait veut changer d’université à l’intérieur même du Québec, la reconnaissance de son apprentissage n’est pas assurée.«La mobilité entre les universités reste un vaste défi, déclare Nicolas Du-charme, car on ne reconnaît pas les crédits d’une université à l'autre, ce qui ne favorise pas la mobilité.» Il devient urgent d’accroître les échanges, poursuit-il, dans un contexte où certains cours de l’université Harvard sont disponibles sur Internet et que la formation à distance est en développement.Coupée de la société D’autre part, les liens entre le milieu universitaire et le marché du travail demeurent ténus.Malgré quelques intiatives réussies, telles les centres d’entrepreneurship étudiants, l’université est encore vue comme une tour d’ivoire.«Il faut renforcer les stages, donner davantage de soutien financier et d’encadrement aux futurs entrepreneurs», résume Julie Blackburn.De plus en plus, le monde du travail est peuplé de travailleurs autonomes.«Il faut inculquer davantage la culture d’entrepreneur à l’université; même les élèves de sciences humaines doivent commercialiser leur savoir», renchérit Daniel Baril, de la FEUQ.M.Baril croit qu’il faut revaloriser l’apport des diplômés universitaires à la collectivité.«Ce sont des ingénieurs qui nous ont sauvés lors de la crise du verglas!», lance-t-il.Il veut développer l’aspect médiatique du savoir, à travers le documentaire scientifique par exemple, et propose que les universités mettent en parallèle l’ensemble de leurs recherches dans un même site Internet, pour rendre plus visible leur contribution.«L’université rend des services innombrables à la population, conclut-il.Les Québécois doivent reconnaître que l’enseignement universitaire est un investissement qui rapporte.» Endettement D’autre part, l’endettement des étudiants demeure un problème criant dans les universités québécoises.En raison d’un accès limité aux bourses, les jeunes terminent leurs études avec des dettes s’élevant à plus de 15 000 $.«Si plus de bourses étaient distribuées et si les étudiants à temps partiel étaient admissibles aux prêts et bourses, explique Daniel Baril, de la FEUQ, cela augmenterait leur niveau de vie et ferait diminuer le taux de décrochage chez ceux qui doivent travailler pour payer leurs études.» ï>- | Centre de diffusion et d’animation théâtrale pour l'enfante et la jeunesse jeune public d’ici et de l’étranger Pour obtenir gratuitement notre brochure de saison : îfL (514) 288-7211 245, rue Ontario Est, Montréal (Québec) H2X 3Y6 Une brochure à l'Intention des familles est également disponible.ALCAN natchwle LE DEVOIR 1*TVR '1 : Le Petit Bon à rien (4 à 8 ans) du 10 au 28 février priMOIftl I'( Et exposition Des marionnettes au théâtre et T)ri maire Le Jardin des songes (5 à 9 ans) du 3 au 21 mars .j/i - Une be||e idée de sortje pencjant la relâche scolaire Les Vieux Amis (6 à 12 ans) du 1” au 11 avril Le troisième âge en marionnettes La Poupée dans la poche (3 à 6 ans) du 11 au 30 mai D'Italie, un spectacle unique Patraque (3 à 5 ans) et Les Papas (7 à 12 ans) Semaine de la communauté française de Belgique du 28 avril au 9 mai secondaire Les Trains (14 à 17 ans) du 20 au 23 avril Une création du Théâtre Le Clou Texte : Olivier Choinière • Mise en scène : Benoît Vermeulen Une foule d’activités et de services à l’intention des groupes scolaires : Animations préparatoires et retour sur les spectacles Ateliers d'exploration du jeu théâtral Rencontres avec les comédiens Parcours culturels d’une journée (spectacle et visite d’un autre lieu culturel) Remboursement de 40% du coût du transport scolaire (mesure Specta-Jeunes du ministère de la Culture et des Communications) Possibilité de dîner au théâtre, etc.LE PERSONNEL DE SOUTIEN, UN PARTENAIRE ESSENTIEL DANS NOTRE SYSTÈME D'ÉDUCATION PUBLIC SCFP Syndicat canadien de la fonction publique À l'heure des grandes réformes et des débats de société sur l'avenir du système d'éducation publie québécois à tous les niveaux (primaire, secondaire, collégial et universitaire), le Syndicat canadien de la fonction publique (FTQ) croit opportun de rappeler le rôle de partenaire essentiel assumé par le personnel de soutien.Le personnel de soutien qui a mené et mène toujours la lutte contre les tentatives de privatisation de notre système d'éducation publie veut être de tous les débats, de tous les forums sur les grandes orientations du système d'éducation.Le SCFP, plus important syndicat affilié à la FTQ avec 95 000 membres au Québec dans onze secteurs d’activité, regroupe quelque 12 000 membres du personnel de soutien, dont des professionnelles et professionnels, du personnel de bureau, des techniciennes et techniciens, des employées et employés de métier, etc.Les membres du SCFP développent et entretiennent les réseaux informatiques, permettent aux bibliothèques de fonctionner efficacement et assurent, entre autres, des activités de recherche.Qu'ils soient psychologues, économistes, chercheurs, bibliothécaires, informaticiens, ces membres du SCFP voient toutes et tous à ce que les conditions nécessaires et complémentaires aux activités d'enseignement soient réunies.Les membres du SCFP assurent de plus l'encadrement, l'entretien et les tâches administratives, toutes activités sans lesquelles la mission première des établissements du réseau de l'éducation, soit les activités d'enseignement, ne saurait se réaliser.Le SCFP rend hommage à ces hommes et à ces femmes dont nous oublions trop souvent l’apport essentiel.* I
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