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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


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  • Montréal :Le devoir,1910-
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  • Journaux
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Références

Le devoir, 1998-12-01, Collections de BAnQ.

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?FONDÉ K N 1 9 1 0 ?V (1 i.1.X X X 1 \ - N " 2 7 B ?M O X T 11 1 AL.1 K M A 11 1) 1 1 ' > t: < i- m b it t: i imi s .S 7 C + T A X K S = 1 $ T o M o X T () 1 $ Q 75 Æ#U8 Ll Élections Québec 1998 - Lucien Bouchard RÉÉLU LES RESULTATS Jean Charest ÉLU 4i Majorité: 13 907 voix Majorité: 814 voix Mario Dumont RÉÉLU Majorité: 4580 voix LE PQ, SANS ECLAT PERSPECTIVES Pas pour demain le référendum Est-ce cela qu’on appelle la sagesse populaire?Le Parti québécois est réélu avec une majorité confortable mais loin de la vague irrésistible qu’il aurait espérée.Avec une opposition solidifiée à l’Assemblée nationale, qui recueille plus de suffrages que son adversaire, et le contrepoids de l’ADQ, le référendum n’est pas pour demain.Il n’en est pas pour autant exclu.Nous sommes loin de «l’enclenchisme» annoncé en 1994 par Jacques Parizeau, qui était pressé d’aller au peuple, huit à dix mois après les élections, pour le consulter sur la souveraineté.Avant de mettre en branle les préparatifs référendaires, cette fois-ci, le gouvernement de Lucien Bouchard doit parcourir un itinéraire chargé, voire miné.Sur son chemin l’attend d’abord une dure négociation avec les centrales syndicales pour le renouvellement des conventions collectives échues depuis juin dernier.Les syndiqués sont exigeants mais le gouvernement n’a guère de marge de manœuvre à l’heure où l’équilibre budgétaire reste à réaliser.Le gouvernement, pour qui l’une des conditions gagnantes d’un référendum sur la souveraineté est la relance de l’emploi, devra ensuite faire face aux retombées des crises russe et asiatique et subir les contrecoups d’un ralentissement économique appréhendé au moins pour l’année 1999.En sus, le premier ministre devra composer avec Mario Dumont qui, grâce aux résultats obtenus hier, un demi-million de votes, devient un joueur incontournable dont le jxiids s’est accru depuis 1994.L’appui de l’ADQ est devenu, avec ces élections, une condition gagnante pour un référendum.Mais un référendum sur quoi?M.Dumont, réfractaire à un troisième référendum sur la souveraineté en 20 ans, prône plutôt une réforme constitutionnelle que les échos les plus récents en provenance du Canada anglais, qui ont pris la forme d’une «révolte des otages», rendent pourtant improbable.Le succès mitigé du Parti québécois va peut-être réduire la pression sur Jean Chrétien pour qu’il abandonne ses fonctions, bien que l’humeur dans le reste du Canada laisse entrevoir un changement de garde mais pas nécessairement un assouplissement de la politique constitutionnelle fédérale.Il reste que la plus importante des conditions gagnantes énoncées par Lucien Bouchard egt que le Parti québécois soit un «bon gouvernement».A cet égard, la première tâche qui attend le premier ministre est la composition d’un nouveau cabinet Un danger guette l’équipe reportée au pouvoir, celui de l’autosatisfaction et de l’arrogance, un risque atténué par les résultats d’hier.In population a confié au PQ un deuxième mandat sur la promesse de la modération en tout, sauf pour le renflouage des systèmes de santé et d’éducation.Les gens s’attendent à une gouverne prudente et attentive au sort des personnes éprouvées par l’effort budgétaire des dernières années.In prudence voudrait que le chef du gouvernement réduise ou modifie les responsabilités de ceux de ses ministres les plus exposés à la tourmente au cours de ce premier mandat houleux.lx>s Chevrette, Rochon et Hard.Et qu’il en profite pour créer un meilleur équilibre entre les anciens, dont l’expérience est gage de stabilité, et les modernes, qui donnent une autre image tout en nourrissant l'imagination du gouvernement.Les Diane Lemieux, André Boisclair, Agnès Maltais, Joseph Facal.Il n’y a pas de démocratie sans une opposition forte et structurée.Les libéraux, avec à leur tête un Jean Charest qui doit assumer les conséquences de sa décision d’avoir «choisi le Québec», auront besoin, à la lumière des difficultés connues durant la campagne, de redéfinir le genre d’opposition qu’ils souhaitent former.Une opposition moins hargneuse, plus constructive et ouverte à revoir ses propres positions constitutionnelles.Ici comme du côté ministériel, le chef libéral aura tout avantage à laisser les coudées franches aux nouvelles figures, par exemple les Benoît Pelletier, Line Beauchamp, Nathalie Normandeau et Jacques Dupuis.A7i ch e I Ve il ii e ?M É T É 0 Montréal Pluie le matin.Ciel variable par la suite.Max: 8 Min: 1 Québec Ciel variable.Max: 9 Min: 1 Détails, page B 8 INDEX Annonces.B 4 Horizons .B 1 Avis publics.B 8 Idées .A 9 Culture .I! 10 lx> monde .B 6 Économie .B 2 Les sports .B 5 Éditorial .A 8 Mots croisés.B 4 Élections .A 2 Télévision .B 9 www.ledevoir.com ¦ ri/ truire JACQUES NADEAU LE DEVOIR «Les femmes et les hommes du Québec ont décidé de nous faire confiance», a lancé le chef du Parti québécois, Lucien Bouchard, à ses militants réunis au Centre des congrès, à Québec, hier soir.h» .V \ TW mk ; ¦H PHP» \ JH 1 Les Québécois ont reporté le gouvernement du Parti québécois au pouvoir pour un second mandat.La victoire de Lucien Bouchard n’est en rien un balayage cependant puisque les libéraux ont obtenu un pourcentage d’appuis populaires supérieur à celui du PQ, soit 43,61 % contre 42,94 % pour le PQ.Jean Charest se tire d’affaire honorablement.PAIJLE DES RIVIÈRES LE DEVOIR En fait, le Parti libéral du Québec et le PQ ont tous deux reçu un appui inférieur à celui de la dernière élection, en 1994, pendant que l’Action démocratique du Québec a quasiment doublé ses appuis, passant de 6,5 à 11,62 %.Mais ces appuis ne se sont pas traduits en circonscriptions, et Mario Dumont sera encore seul à l’Assemblée nationale.MM.Bouchard et Charest ont également été élus hier soir, le premier ministre très facilement et avec une écrasante majorité dans Jonquière, Jean Charest beaucoup plus difficilement dans Sherbrooke où la libérale Marie Malavoy a livré une dure lutte au chef du PLQ.Devant ses partisans hier soir, le premier ministre a invité le chef libéral à collaborer avec lui pour empêcher de nouvelles intrusions du fédéral.Mais ses premiers mots ont été pour souhaiter plus d’emplois et moins de pauvreté.Il a assuré que «la création d’emplois sera au cœur de notre action».Il a parlé de rendre le système de santé plus accessible.Le référendum n’était pas dans l’air.La victoire du PQ n’est pas sans ombre puisqu’il a fait élire deux députés de moins qu’en 1994, soit 75 comparativement à 77.Le PLQ, pour sa part, aura 48 députés à l’As- «La création d'emplois sera au cœur de notre action» VOIR PAGE A 10: BOUCHARD ¦ L’éditorial de Bernard Descôteaux, page A 8 UES GAGNANTS ET LES PERDANTS Vimont David Cliche ÉLU Crémzie Roch Carrier DÉFAIT **syi*o Jean-Talon Margaret Delisle ÉLUE Matane Matthias Rioux ÉLU îles-de-la-Madeleine Georges Farrah DÉFAIT Trois-Rivières Guy Julien Anjou Pierre Bélanger DÉFAIT \ Bourget Diane Lemieux ÉLUE LA SOIRÉE PÉQUISTE LA SOIRÉE LIBÉRALE Un mandat clair pour conclure l’union sociale Une répétition de 1981, disent les libéraux KATHLEEN LÉVESQUE LE DEVOIR Québec — Lucien Bouchard a vu dans la victoire obtenue hier, un mandat clair pour conclure l’entente d’union sociale et ainsi empêcher les éventuelles intrusions du gouvernement fédéral dans les compétences des provinces.Du coup, il en a appelé à la solidarité de ses adversaires pour lever ce rempart.«Le Québec n'est jamais aussi solide que lorsqu'il agit de concert», a lancé le premier ministre Bouchard lors de son allocution devant quelque 600 militants réunis au Centre des congrès de Québec.Dans cette grande salle où 4000 personnes étaient attendues, M.Bouchard a prononcé un discours d'une grande sobriété, sans les élans souverainistes auxquels il a habitué ses troupes.Il a salué la détermination du chef libéral.«L’appui de M.Charest sera précieux», a dit M.Bouchard.«L’appui de M.Charest sera précieux», dit Bouchard «Sur le bulletin de vote, il était question aujourd'hui de se choisir un itinéraire pour entrer dans le troisième millénaire», a-t-il ajouté alors que la vague bleue espérée par le Parti québécois n’a pas déferlé hier sur la province.Lucien Bouchard avait terminé sa campagne dimanche en lançant un a|> pel à une participation massive à tous ses partisans, disant vouloir obtenir «un vote record».Dans l’entourage de M.Bouchard, il semblait clair hier soir que l’objectif souhaité était de dépasser le score atteint de 80 sièges en 1981 par René Lévesque et 49,2 % des voix.Mais voilà, le PQ n’a pas réussi à se hisser à ce niveau.M.Bouchard et son équipe, qui dit avoir «bien compris les inquiétudes» de la population, s’assure toutefois d’une majorité confortable à l’Assemblée nationale en ayant obtenu un score presque semblable à celui d’il y a quatre VOIR PAGE A 10: PÉQUISTES MARIO CLOUTIER LE DEVOIR Sherbrooke — Jean Charest sera chef de l’opposition libérale à l’Assemblée nationale.A la tête d’un parti qui a récolté plus de votes que le PQ en pourcentage et d’une équipe de 48 députés, le chef du Parti libéral du Québec a affirmé que «son engagement et son avenir étaient liés pour aujourd’hui et pour demain au Québec».Il en a décidé ainsi pour s’assurer à Québec que le verdict populaire soit respecté.Selon le chef libéral, les Québécois souhaitent clairement rester Canadiens.«Nous ne voulons pas et la population du Québec ne souhaite pas que nous nous divisions dans les quatre prochaines années.Nous ne souhaitons pas non plus d’affrontement avec nos frères et nos sœurs ailleurs au Canada.Les Québécois et Québécoises souhaitent la réussite du Québec et la réussite du Canada.» Promettant de se battre pour les ma- lades et les plus démunis, le chef libéral a accepté'la décision de l’électorat avec «humilité» et en félicitant la députée sortante de Sherbrooke, Marie Malavoy, de son «excellente» campagne.Comme le veut la tradition, M.Charest a également rendu hommage à ses deux adversaires: le chef de l’ADQ, Mario Dumont, et le chef du Parti québécois, le premier ministre Lucien Bouchard.«Il aura devant lui un Parti libéral qui collaborera avec le gouvernement lorsqu’il s'agira pour nous de travailler dans les meilleurs intérêts du Québec.Il aura aussi devant lui une opposition qui va défendre farouchement les intérêts des Québécois.» Aux yeux des fédéralistes d’un océan à l’autre, M.Charest demeure toujours investi du rôle de leader fédéraliste devant battre un éventuel référendum sur la souveraineté du Québec.Devant plus d'une centaine de militants soulagés, hier soir à Sherbrooke, M.Charest a d’ailleurs VOIR PAGE A 10: LIBÉRAUX Charest sera chef de l’opposition ¦ Mario Dumont applaudit à une «victoire de croissance», page A 3 + « 778313000658 A 2 1.E I» E V 0 I H , I.E M A It I) | | I) E < E M li II E I !) !» 8 f H •»ELECT 10NS QUE BBC ID!)8* JACQUES NADEAU LE DEVOIR Une mère se rend voter avec son enfant dans la circonscription montréalaise de Sainte-Marie-Saint-Jacques.L’électorat de la métropole a choisi la continuité.Ile de Montréal Des chasses bien gardées Péquistes et libéraux conservent leurs acquis LE DEVOIR Libéraux et péquistes se sont livré un match nul sur l’île de Montréal, préservant l'essentiel de leurs acquis dans l’ouest et (huis l’esL D’une part, dans ses bastions de l’ouest, le PLQ a sensiblement accru ses majorités, alors que dans l’est, le Parti québécois a consolidé l’essentiel de ses positions.Sur les 30 circonscriptions que l’on retrouve sur l’île de Montréal, le PLQ en compte maintenant 20, alors qu’il traînait en deuxième place dans Crémazie.Le PQ était donc en voie de conserver dix circonscriptions, même s’il était devancé par le PLQ dans Anjou.Dès que furent dévoilés les premiers résultats de la circonscription de Crémazie, la tendance générale est devenue prévisible.L’avance de la candidate péquiste contre une vedette libérale était symptomatique.Sur l’île de Montréal comme ailleurs au Québec, les résultats du scrutin ne sont pas tellement différents de l’élection de 1994.Sur la base des sondages, les analystes avaient annoncé un balayage péquiste, ce qui ne s’est pas produit.On peut penser que la percée de l’ADQ a coûté aussi cher au PQ qu'au PLQ.Quoi qu’il en soit, la bataille de Montréal s’est jouée dans quelques circonscriptions seulement: Crémazie: le candidat libéral Roch Carrier a pris l’avance puis s’est fait devancer par son adversaire péquiste, Manon Blanchet, qui hit LA ZONE DU 450 l’attachée politique du député sortant Jean Campeau.Le candidat de l’ADQ, Éric Jolan-der, arrivait au troisième rang, loin derrière le candidat du PLQ.M.Campeau s’était fait élire en 1994 par la faible majorité de 415 voix.Un siège qui était allé au PLQ, aux élections de 1985 et de 1989.Contre toute attente et par seulement quelques centaines de voix, le PQ a arraché hier la victoire à une vedette du PLQ.Saint-Henri-Sainte-Anne: en 1994, la libérale Nicole Loiselle s’y était fait élire par seulement 641 voix, un faible écart qui s’est perpétué hier face au candidat péquiste Luc Labelle, un diplômé des HEC.Le candidat de l’ADQ, Jean-Marc Demers, était loin derrière.Sauvé: la candidate libérale Line Beau-champ l’a remporté aux dépens du péquiste Umberto Di-Genova.Le candidat de l’ADQ, Eric Sigouin, était loin derrière.Bourget: quoique le Dr Laurin ait remporté cette circonscription par 952 voix en 1994, on prévoyait une lutte serrée entre la péquiste Diane Lemieux et la libérale Huguette Boucher Bacon, qui s’y était fait élire en 1989.Après les résultats de 120 bureaux de scrutin sur 164, la candidate du PQ devançait la libérale par près de 2000 voix et se dirigeait vers la victoire.Anjou: en début de campagne, la direction du PQ était pessimiste quant aux chances de conserver cette circonscription, que le ministre Pierre Bélanger a remportée en 1994 par la mince majorité de 666 voix.11 a tantôt devancé et traîné derrière le libéral Jean-Sébastien Lamoureux et l’adéquiste Michel La-londe.Cette circonscription de 35 000 électeurs compte près de 4000 anglophones et al-lophones.C’est la seule circonscription péquiste de l’est de Pile qui a voté NON au réf rendum de 1995.En fin de soirée, Pierre Bélanger semblait plus près de la défaite que de la victoire.Gouin: le ministre péquiste André Bois-clair n’a jamais vraiment été menacé, même si cette circonscription compte substantiellement plus d’anglophones et d’allophones, qu’en 1994, alors qu’il s’était fait élire par une majorité de 6361 voix.Après seulement quelques bureaux de scrutin, il détenait déjà une respectable avance sur son adversaire libéral Michelle Daines.L’adéquiste Patricia Saint-Jacques se classait bonne troisième.Les premiers élus de la soirée furent trois députés libéraux de Pile de Montréal: Jean-Claude Gobé dans LaFontaine, Geoffrey Kelley dans Jacques-Cartier et Russell WiUiâms dans Nelligan.A cette liste sont venus plus tard s’ajouter: Louise Harel (Hochelaga-Mai-sonneuve), Jacques Dupuis (Saint-Laurent), Henri-François Gautrin (Verdun), Nicole IA-ger (Pointe-aux-Trembles), Michèle Lam-quin-Éthier (Bourassa), William Cusano (Viau), Line Beauchamp (Sauvé), Diane D'mieux (Bourget), Monique Jérome-Forget (Marguerite-Bourgeoys) et Pierre-Etienne Laporte dans Outremont.Le poids des banlieusards dans la balance péquiste ISABELLE PARÉ LE DEVOIR C> est dans la nouvelle zone du 450, région hautement convoitée devenue le symbole par excellence du poids des jeunes banlieusards francophones dans l’arène politique, que s’est jouée hier soir une bonne partie de l’élection.Dans la ceinture de la métropole, le Parti québécois s’est attiré la part du lion, en remportant la victoire dans 24 circonscriptions sur 30, habitées par plus d’un million d’électeurs.Dans cette couronne, dont nous avons exclu la région de Laval (voir autre texte en page A 3), le PQ et les libéraux ont maintenu leurs fiefs respectifs sur la Rive-Sud immédiate, malgré la forte érosion exercée par l’ADQ dans plusieurs circonscriptions (plus de 15 %).Dans les Lauren-tides, la vague péquiste a permis un gain dans Bertrand, et une bataille acharnée dans le bastion libéral d’Argenteuil.La domination péquiste s’est par ailleurs maintenue dans Lanaudière, avec la victoire dans cinq circonscriptions sur cinq.En Montérégie, la donne est restée inchangée avec une seule victoire libérale, dans Châteauguay, acquise de haute lutte.Rive-Sud A deux jets de pierre de Montréal, la proche Rive-Sud a malgré tout conservé ses bastions libéraux, en dépit de la lutte sans merci menée au député libéral de Châteauguay, Jean-Marc Fournier.En 1994, cinq circonscriptions étaient allées au PQ et quatre aux libéraux.Chambly: élue de justesse en 1994 par 407 voix au terme d’une lutte serrée contre la ministre de la Santé de l’époque, Lucienne Robillard, Louise Beaudoin, ministre de la Culture, a cette fois eu la partie plus facile.Elle a semé le candidat libéral, Pierre Bourbonnais, maire de Chambly et préfet de la MRC de la Vallée du Richelieu, avec plus de 3000 voix de majorité.La Pinière et Laporte: pas de grands bouleversements dans ces bastions libéraux, abritant Saint-Lambert et Brossard, où les députés sortants Fatima Houda-Pe-pin (10 000 voix de majorité) et André Bourbeau (6000 voix de majorité), ont conservé leurs confortables avances.La Prairie et Vachon: comme en 1994, peu de surprises dans ces circonscriptions péquistes situées à l’est du Pont Champlain.L’attaché de presse, de Monique Simard, Serge Geoffrion, l’a emporté tôt en soirée dans cette circonscription laissée vacante par cette dernière en mai 1998.Fait notoire, l’ADQ, représentée par Guy Pilon, y a récolté près de 18 % des suffrages.Dans Vachon, le député sortant David Payne, contesté par sa propre association locale, a malgré tout creusé un écart d’environ 5000 voix sur son adversaire libérale, Lyne Rowley.Marie-Victorin et Taillon: autres fiefs péquistes englobant les municipalités de Longueuil, Boucherville et Saint-Hubert, les électeurs de la proche banlieue ont reporté au pouvoir la députée péquiste sortante Cécile Vermette et, sans,grande surprise, Pauline Marois, ministre-vedette de l’Éducation au sein du gouvernement Bouchard.Vaudreuil: rien d’étonnant dans cette circonscription libérale, où la victoire est allée à Yvon Marcoux, ancien vice-président de l’Association des hôpitaux du Québec et candidat-vedette recruté par le PLQ, qui a battu Yvon Faille, du PQ.Montérégie Après la crise du verglas, c’est une tempête péquiste qui s’est abattue sur .la région montérégienne hier soir.Dans ce triangle de glace, les ratés survenus dans la gestion de la crise n’ont pas affecté les bases du PQ, comme le souhaitaient les stratèges libéraux.Le PQ a conservé huit circonscriptions sur neuf.Fidèle à sa réputation, Saint-Jean, circonscription-baromètre, a vu juste.Saint-Jean: chaudement contestée, la circonscription de Saint-Jean a encore une fois hier soir voté du côté du pouvoir.Le péquiste Gilles Paquin, qui avait arraché de justesse la victoire avec 532 voix de majorité en 1994 après un second vote, a eu raison du candidat libéral Gilles Dolbec, maire de Saint-Luc depuis 1983, qui comptait sur sa notoriété dans la région pour arracher les votes aux péquistes.Beauharnois-Huntingdon: seul îlot libéral de la Montérégie, la circonscription est restée aux mains d’André Chenail, un cultivateur qui a cependant vu sa majorité, de 3042 voix en 1994, fortement grugée par son principal adversaire, François Boileau du PQ.Borduas: fief péquiste, la circonscription, représentée par Jean-Pierre Charbonneau, député sortant et président de l’Assemblée nationale, est facilement demeurée dans le giron du PQ, qui a eu raison du libéral Yves Hen-nekens.Iberville: trimballé d’un parti à l’autre, après les passages controversés d Yvon Lafrance, député libéral passé à l’ADQ, et du péquiste déchu, Richard Le Hir, l’est du Richelieu a finalement opté pour la continuité.Le péquiste Jean-Paul Bergeron, un professeur de mathématiques de 51 ans, a battu le libéral Sylvain Lapointe, maire de Ma-rieville, qui avait misé sur les bourdes de Le Hir pour s’attirer les votes des jjéquistes déçus.Marguerite!) Youville: le péquiste François Beaune y a aussi facilement coiffé son adversaire libéral Guy Lafrance, en creusant encore sa majorité avec plus de 9000 voix d’avance (6906 voix en 1994).Richelieu: le ministre responsable de la Francophonie, Sylvain Simard, a quant à lui assis davantage son poids dans cette circonscription péquiste en l’emportant par plus de 9000 voix contre son adversaire libéral Gilles Ferlatte.Saint-Hyacinthe: le député sortant, Léandre Dion, un fonctionnaire de carrière de 60 ans que les derniers sondages locaux donnaient vainqueur, a eu raison du jeune libéral Jean-François Millette, âgé de 33 ans.Salaberry-Soulanges: le député péquiste sortant, Serge Delières, a quant à lui écrasé son adversaire libérale, Marie-Andrée Sween, avec près de 7000 voix de majorité.Verchères: réélu sans interruption depuis 1976, le ministre Bernard Landry, élu avec 8131 voix de majorité en 1994, a quant à lui accru sa confortable avance avec 11 000 voix.Lanaudière La vague bleue a une fois de plus déferlé sur ce que l’on surnomme maintenant les deuxième et troisième couronnes nord de Montréal, où les vétérans du Parti québécois, Gilles Baril, dans Berthier, Guy Chevrette, dans Jo-liette, et Jocelyne Caron dans Terrebonne ont conservé leurs sièges.Comme en 1994, le PQ a étendu son emprise sur les cinq circonscriptions de cette région.L’Assomption: le député sortant Jean-Claude Saint-André, élu après le départ de Jacques Parizeau lors d’une partielle, a conquis à nouveau la circonscription, malgré la campagne dynamique menée par le libéral Michel Tremblay.L’adéquiste Marie Grégoire, malgré tous les espoirs placés en elle par son parti, n’est pas parvenue à ravir la deuxième place au PLQ.Rousseau: le candidat-vedette du monde des affaires, Francis Legault, nommé ministre de l’Industrie et du Commerce, par Lucien Bouchard, l’a aussi emporté, malgré la campagne intense menée par l’ancien maire de Raw-don et candidat libéral, John A.Redmond.Laurentides Dans cette région dominée par le PQ, la surprise de la soirée reste le gain péquiste dans Bertrand et la bataille acharnée menée dans Argenteuil, bastion libéral, où un résultat extrêmement serré laisse présager un recomptage judiciaire.Quant aux espoirs de l’ADQ de faire une percée dans Deux-Montagnes pour ravir un deuxième siège à l’Assemblée nationale, ils se sont vite évanouis.Tout compte fait, le PQ a obtenu six circonscriptions sur sept, accroissant son poids politique dans la région.Argenteuil: au moment de mettre sous presse, le PLQ obtenait une victoire à l’arraché dans Argenteuil, par une mince avance de six voix.Élu lors d’une partielle en juin' dernier, le candidat libéral David Whissell conservait l’avance avec 16 523 voix, contre 16 517 voix pour la candidate péquiste Denise Beaudoin.Une surprise de taille dans ce bastion libéral depuis 32 ans, longtemps représenté par l’ex-ministre Claude Ryan.Bertrand: la circonscription, qui était passée aux libéraux en 1997 à la suite de l’affaire Monique Simard, est retourné dans le giron péquiste avec la victoire de Claude Cousineau, devant le député libéral sortant Denis Chali-foux, maire de Sainte-Lucie-des-Laurentides.Prévost: la députée sortante, Lucie Papineau, qui avait arraché la circonscription par seulement 239 voix en 1994, a cette fois facilement damé le pion, par plus de 8(XX) voix de majorité, de la candidate libérale Jocelyne Cherry, la fille de l’ex-député fédéral Norm Cherry.La vague péquiste s’est par ailleurs confirmée dans Blainville, avec l’élection de la députée sortante Céline Signori (8000 voix de majorité), de Robert Kieffer dans Groulx, et du président du Conseil du trésor, Jacques Léonard, dans Labelle.Spécial Noël CRAVATES Importées d’Italie Grandes griffes de la mode Montana Bagutta Courrèges Pal Zileri Regina Schrecker Pierre Balmain Ferraud Ted Lapidus Régulier ^L25"$ Soldées 59,95 $ 1118, rue Sainte-Catherine O., Bureau 200 Montréal (Québec) H3B 1H5 té!.: 861-3636 Jouissez du plaisir de la 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Jean-Talon par 156 voix, une meilleure performance que les 25 petites voix de 1994.Ix*s «pousseux de crayons», sobriquet maladroitement utilisé par la députée libérale Margaret F Delisle pour parler des fonctionnaires pendant la campagne, n’ont donc pas gardé rancune à leur députée qui a mené une âpre lutte contre le péquiste Daniel-Mercier Gouin.Mais Charlesbourg a échappé au PII): le ministre Jean Rochon y a conservé son siège de justesse.Même si le sondage du quotidien Le Soleil accordait 56 % des appuis des citoyens de la Vieille Capitale au Parti québécois, ce dernier surveillait ses arrières puisque deux grosses pointures du parti, Paul Bégin dans Ijouis-Hébertet surtout Jean Rochon d;uis Charlesbourg y jouaient leur avenir politique.Ije «référendum sur la santé» dans Charlesbourg, comme les libéraux l’avaient clamé, s’est soldé par une victoire serrée du Parti québécois.Le controversé ministre de la Santé, Jean Rochon, faisait face à l’avocat Denis Roy, directeur de cabinet de l’ex-ministre conservateur Pierre Blais.Le ministre de l’Environnement, Paul Bégin, a été réélu dans Louis-Hébert devant le libéral Herre Boulanger.Cette année, il n’a pas eu à affronter le populaire animateur de radio André Arthur, qui ne s’est cependant pas gêné pour appuyer publiquement le candidat de l’ADQ, Normand Morin.La ministre déléguée aux Mines et aux Terres, Denise Carrier-Perreault, a conservé sa circonscription de Chutes-de-la-Chaudière face au libéral et maire de Saint-Étiennede-Lauzon, Christian Jobin.Limoilou au PLQ La lutte se faisait à trois dans Limoilou L’ex-président de la Communauté urbaine de Québec, Michel Rivard, a connu une très mauvaise campagne, son organisation — plutôt désorganisée — ayant eu du mal à coordonner ses activités électorales.Son adversaire libéral, l’ancien député Michel Després, espérait pouvoir remporter la partie, surtout parce que le candidat-vedette adéquiste, Richard I jzot-te, semblait parti pour enlever plus de votes au PQ qu’au PLI).C’est finalement le candidat libéral qui a arraché la victoire.Les deux principaux adversaires se sont mutuellé-ment accusés d’avoir été absents durant leur mandat à la tête du «comtéghetto», en raison du grand nombre d’assistés sociaux habitant la circonscription.Pour la première fois depuis 22 ans, Ièvis se retrouve ce matin avec un député péquiste qui n’est pas Jean Garon.IjC coloré député a légué sa circonscription à l’avocate péquiste Ijnda Goupil, qui a battu le médecin libéral Daniel Deslauriers.Les deux candidats, tout comme leurs chefs, ont fait campagne sur la nécessité de sauver la MIL Davie.Ijcs travailleurs du chantier maritime s’attendent donc à ce que leur nouvelle députée et son chef remplissent leur promesse de trouver un acheteur pour l’entreprise.Portneuf-la-fidèle n’a pas dérogé à ses traditions.Ui circonscription que l’on ne dit ni péquiste ni libérale, mais plutôt dévouée au député qu'elle apprécie, a réélu |x>ur une troisième fois Roger Bertrand, ministre responsable des Services gouvernementaux lors du déclenchement des élections.La circonscription est reconnue comme fidèle parce qu’elle n’a jamais nécessairement opté [x>ur un député du parti au |x>u-voir.Pendant 19 ans, le libéral Michel Pagé y a régné en maître jusqu’à son départ en 1993.Depuis lors, c’est Roger Bertrand que les électeurs ont choisi et gardé.Dans Montmorency, le député sortant Jean Filion n’a pas eu cette chance.Ije péquiste devenu candidat indépendant a dû laisser sa place à Jean-François Simard, élu pour la première fois.Ije jeune candidat, en plus de faire face au député sortant, a dû se mesurer au maire de Beauport, le libéral Jacques Iiinglois.Charlevoix a reporté son député péquiste Rosaire Bertrand au pouvoir.Les libéraux, qui ont longtemps détenu lâ circonscription au temps de Raymond Mailloux, avaient parié sur une citoyenne de Clermont, Claire Gagnon, courtier d’assurances tout comme son adversaire péquiste et ancienne présidente de la Chambre de commerce de la région.Enfin, dans Taschereau, la péquiste Agnès Maltais—une candidate qu’on dit «ministrable» — prend la relève de l’ancien député André Gaulin.Pas de changement non plus chez les péquistes de La Peltrie (Michel Côté), Chauveau (Raymond Brouillet), Vanier (Diane Barbeau).Sur la Rive-Sud, le PQ a également conservé Frontenac (Marc Boulianne).» ON S 8 4* ’ACTION DEMOCRATIQUE « Une victoire de croissance » Victime du mode de scrutin, Mario Dumont sera encore seul JEAN DION LE DEVOIR Rivière-du-Loup — Réélu à l'Assemblée nationale pour un deuxième mandat, Mario Dumont sera encore le seul député de son parti, mais il a applaudi hier soir à une «victoire tie croissance» qui montre quç l’Action démocratique «a un rendezvous avec l’histoire du Québec».A la fois victoire et défaite pour l’ÂDQ, le scrutin d’hier aura vu la principale crainte et le principal espoir de Kl.Dumont se matérialiser simultanément alors qu’une performance fort appréciable en matière de suffrages obtenus — environ 12 % des voix à l’échelle de la province, soit près du double du résultat obtenu en 19Ô4 — ne s’est pas traduite par de nouveaux sièges.Victime du mode de scrutin, M.1 Hunont s’est dit «déçu» de la tournure des événements, mais il a néanmoins tiré réconfort du fait que près d'un demi-million d’électeurs l’ont appuyé, «tout ce qu’il faut pour lancer le vrai changement», ainsi qu’il l'a souligné à plusieurs dizaines de supporters venus témoigner leur soutien dans un hôtel de Rivière-du-Loup.«Je constate ce soir qu ’il y a deux partis qui ont eu moins de votes qu’en 1994, et qu'il y en a un qui en a obtenu beaucoup plus, et c'est l’Action démocratique du Québec», a-t-il lancé, parlant d’ «un vote d’encouragement extraordinaire».11 a également lancé un message à ceux qui «ont reporté à plus tard leur appui à l’ADQ», affirmant qu’il allait «redoubler d'efforts» pour prouver que son parti «est devenu une alternative crédible» et non, comme plusieurs le suggèrent, le porte-étendard d’un vote de protestation éphémère.«Les Québécois ne sont plus prisonniers du Parti québécois et du Parti libéral», a-t-il déclaré.M.Dumont a d’autre part promis qu’il ferait un travail d’ «opposition constructive» à l’Assemblée nationale, et qu’en lui les citoyens trouveront «une vraie voix pour poser les vraies questions».Il a aussi servi un avertissement bien senti au premier ministre Lucien Bouchard, affirmant que celui-ci n’avait «pas été élu pour tenir un référendum».«Les Québécois veulent la paix constitutionnelle», a-t-il prévenu, précisant qu’il n’appuiera pas M.Bouchard s’il s’avise d’enclencher le processus menant à une consultation sur la souveraineté.«Je vais faire une proposition de paix constitutionnelle, et je ne suivrai pas M.Bouchard s’il ne l’accepte pas», a dit celui qui, après avoir été l’une des têtes d’affiche du camp du OUI au dernier référendum, a défendu pendant la campagne électorale l’idée d’un moratoire de dix ans sur tout nouveau référendum.Pendant que son parti faisait une percée importante, M.Dumont a paradoxalement vu sa majorité fondre de moitié dans sa circonscription de Rivière-du-Loup.Après dépouillement de 85 % des bureaux de scrutin, le chef de l’ADQ avait récolté près de 8000 voix, contre 4700 pour la péquis-te Lise Chouinard et 4(500 pour le libéral Jean Morin, deux candidats qui ont mené une campagne intense sur le terrain.En pourcentage, il a obtenu 45 % des appuis, contre 27 et 26 % respectivement pour ses rivaux.En 1994, M.Dumont était allé chercher 53 % du vote et une majorité de 6700 voix, et le OUI l’avait emporté par une marge de 55-45 au référendum de 1995.À l’échelle du Québec, l’ADQ a donc obtenu 12 % des voix, et dans un nombre important de circonscriptions elle a fait la différence entre une victoire du Parti québécois et du Parti libéral en réalisant un score supérieur à la majorité du vainqueur.De même, le parti de M.Dumont a récolté des appuis impressionnants, de l’ordre de 15 à 18%, dans plusieurs circonscriptions à forte majorité francophone.Au moment de mettre sous presse, il se dirigeait vers un résultat supérieur à 20 % des voix dans cinq circonscriptions, soit Shefford, L’Assomption, Limoilou, Deux-Montagnes et Blainville.Le vote adéquiste a donc été conforme à ce qu’avaient prédit les sondages publiés après le débat télévisé des chefs, où M.Dumont avait REUTERS Le chef de l’Action démocratique du Québec, Mario Dumont, a serré la main des scrutateurs peu de temps après avoir voté, hier matin, dans sa circonscription de Rivière-du-Loup.fait plutôt belle figure.Dimanche, celui-ci avait d’ailleurs nié que ses appuis soient friables, et les scénarios pessimistes voulant que bien des électeurs tentés de voter ADQ se ravisent au dernier instant ne se sont pas réalisés.En fin de campagne, M.Dumont avait aussi invité les citoyens à ap- puyer son parti peu importe les chances relatives du candidat adéquiste de leur circonscription afin que les interventions de l’ADQ à l’Assemblée nationale aient un poids à lq mesure de son soutien populaire.A cet égard, il a remporté son pari.En 1994, l'ADQ avait récolté 6,5 % des appuis avec 80 candidats.Cette fois, le parti présentait des candidats dans les 125 circonscriptions du Québec.Mario Dumont prendra un journée complète de congé, aujourd’hui, et tiendra une conférence de presse à Québec demain pour livrer son analyse à tête reposée du résultat du scrutin.LA PERFORMANCE DES CANDIDATS-VEDETTES La plupart des ministres ont été facilement réélus MARIE-CLAUDE DU CAS LE DEVOIR Ly élection d’hier a coûté son siège ’ à un seul membre du cabinet du gouvernement du Parti québécois: Pierre Bélanger, ministre de la Sécurité publique, a perdu sa circonscription d’Anjou, par le candidat libéral Jean-Sébastien Lamoureux, qui a remporté une majorité d’une centaine de voix.Pierre Bélanger avait déjà remporé aux élections de 1994, mue victoire serrée.Son rôle avait d’autre part été contesté, l’hiver dernier, pendant la crise du verglas.Jean Rochon, ministre de la Santé et des Services sociaux, a par ailleurs remporté une victoire très serrée dans sa circonscription de Charlesbourg, avec à peine quelques dizaines de voix d’avance sur le candidat libéral Denis Roy.Au moment de mettre sous presse, on ne savait pas encore s’il y aurait recomptage.Les autres ministres du Parti québécois ont par contre été réélus sjuis trop de difficulté.Bernard Landry, vice-premier ministre et ministre d’Etat de l’Economie et des Finances, conserve son siège dans Verchères.Louise Beaudoin, ministre de la Culture et des Communications et responsable de la Charte de la langue française, qui avait recueilli une majorité d’à peine 407 voix aux précédentes élections en 1994, a remporté cette fois-ci une victoire plus confortable dans Cjiambly.Guy Chevrette, ministre d’Etat des Ressources naturelles, ministre responsable des Affaires autochtones et du Développement des régions, a été réélu dans Juliette.Pauline Marois, ministre de l’Education, a été réélue dans sa circonscription de Taillon, en Montérégie, avec une majorité de près de 9(XX) voix.Serge Ménard, ministre de la Justice et Procureur général, a remporté, avec 1500 voix dans Laval-des-Rapides, une victoire un peu plus serrée, mais ce-pendant comparable avec ses résultats aux précédentes élections.Louise Harel, ministre d’Etat de l’Emploi et de la Solidarité, ministre responsable de l’Action communautaire autonome et de la Condition féminine, a aussi conservé son siège dans Hochelaga-Maisonneuve.Jacques Brassard, ministre des Transports et ministre délégué aux Affaires intergouvemementales, a été réélu dans sa circonscription du Lac-Saint-Jean, un siège qu’il détient depuis 1976.Jean-Pierre Charbon-neau, président de l’Assemblée nationale, a été réélu dans Borduas, sur la Rive-Sud.Joseph Facal, ministre délégué aux Affaires intergouvemementales, a été réélu dans la circonscription de Fabre, qu’il avait remportée par un peu plus de 1000 voix aux dernières élections.Guy Julien, ministre de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation, a conservé sa circonscription de Trois-Rivières, où il affrontait le libéral Guy Leblanc, maire de la ville de Trois-Rivières.David Cliche, ministre délégué au Tourisme, a battu François Macerola un des candidats-vedettes du Parti libéral, l’ancien président de Téléfilm Canada, d;uis la circonscription de Vi-mont.Aux précédentes élections, Cliche l'avait emporté par à peine 128 voix sur le candidat libéral Benoit Fra-det.Matthias Rioux, ministre du Travail, a conservé son siège dans Mata-ne et Rémy Trudel, ministre des Affaires municipales, dans Rouyn-No-rapda.Robert Perreault, ministre d’Etat à la métropole, a été réélu dans Mercier.Rita Dionne-Marsolais, ministre déléguée au Revenu, a gagné dans Rosemont, où elle affrontait Jonathan Sauvé, l'ancien président des jeunes libéraux.Jacques Léonard, président du Conseil du trésor et ministre délégué à l’administration et à la fonction publique, a été réélu dans Labelle, et Paul Bégin, ministre de l’Environnement et de la Faune, dans Louis-Hébert.André Boisclair, ministre aux Relations avec les citoyens et à l’Imnii-gration, était en avance dans Gouin, dans la portion est de File de Montréal.Sylvain Simard, ministre des Relations internationales, a été réélu dans la circonscription de Richelieu, en Ou-taouais.Nicole Léger, ministre déléguée à la Famille et à l'Enfance, conserve sa circonscription de Pointe-aux-Trembles.Roger Bertrand, ministre responsable des Services gouvernementaux, a été réélu dans Portneuf.Denise Carrier-Perreault, ministre déléguée aux Mines et aux Terres, a été réélue dans Chules-de-la-Chaudières.D’autre part, David Payne, seul anglophone membre du caucus du Parti québécois, a été réélu dans Vachon, sur la Rive-Sud.Deux nouvelles recrues ont par ailleurs remporté des victoires hier.Diane Lemieux, ancienne présidente du Conseil du statut de la fem- me, recrutée par le PQ, a été élue dans Bourget, l’ancienne circonscription de Camille Laurin.Mme Lemieux a été désignée d’emblée comme «ministrable» par un gouvernement du Parti québécois.François Legault, nommé ministre délégué à l’Industrie et au Commerce l’été dernier sans encore détenir de siège, a remporté celui de Rousseau, dans la région de Lanaudière.Têtes d’affiches libérales Les libéraux ont aussi reconduit la plupart de leurs têtes d’affiches, à l’exception de Georges Farrah, whip en chef et critique officiel en matière d’agriculture, de pêcheries et d’alimentation, battu dans sa circonscription des Iles-de-la-Madeleine par le candidat péquiste Maxime Ar-seneau.Pierre Paradis, leader parlementaire de l’opposition officielle et porte-parole en matière de santé et de réforme électorale, a été réélu dans Brome-Missisquoi.Thomas Mul-cair, porte-parole en matière de justice, a conservé son siège de Chome-dey et Christos Sirros, critique officiel sur les questions d’environnement, de faune, et sur les questions de réforme électorale, celui de Lau-rier-Dorion.François Ouimet, porte-parole en matière d’éducation, a conservé le pouvoir dans Marquette.Henri-François Gautrin, porte-parole en matière d’enseignement supérieur et l’auteur du programme des libéraux sur les travailleurs autonomes, a été réélu dans Verdun.Pierre-Etienne Laporte, critique officiel sur les questions relatives à la culture et à la langue, a été réélu dans Outremont et Nicole Loiselle, porte-parole sur les questions de condition féminine et d’habitation, dans Saint-Henri-Sainte-Anne.Jean-Marc Fournier, leader adjoint de l’opposition officielle et porte-parole sur les affaires fédérales-provinciales, a conservé son siège de Chàteauguay.Nouvelles recrues Plusieurs nouvelles recrues ont aussi été élues: Line Beauchamp, qui a rapidement fait figure d’étoile montante au Parti libéral, a remporté la victoire dans Sauvé, dans le nord-est de l’île de Montréal.André Tran-chemontagne, qui se présentait pour le PLQ dans Mont-Royal, l’ancienne circonscription de John Ciaccia, a remporté la victoire dans ce bastion libéral.Yvon Marcoux, ancien vice-président exécutif de l’Association des hôpitaux du Québec, a remporté le siège de Vaudreuil.Benoît Pelletier, constitutionnaliste de l’Université d’Ottawa, a été élu dans la circonscription de Cha-pleau, en Outaouais.Deux autres candidats-vedettes récemment recrutés par le PLQ ont cependant mordu la poussière.L’écrivain Roch Carrier, ancien président du Conseil des arts du Canada, a été défait par la candidate péquiste Manon Blanche! dans Crémazie, l’ancienne circonscription de Jean Campeau.Et, dans Vimont, François Macerola, l’ancien président de Téléfilm Canada, n’aura finalement pas été capable de battre David Cliche, le ministre délégué au Tourisme.E N Pas de surprises en Abitibi-Témiscamingue (Le Devoir) — Pas de surprises en Abitibi-Témiscamingue, les quatre comtés ont été remportés comme prévu par le Parti québécois.Ix1 député du PQ François Gendron a obtenu un sixième mandat dans sa circonscription d’Abitibi-Ouest contre le libéral Martin Veilleux.Le ministre des Affaires municipales, Rémy Trudel, a conservé son siège dans Rouyn-No-randa-Témiscamingue devant Rémi Barrette du PLQ.La seule bataille anticipée dans la région était celle dans Abitibi-Est, demeurée au PQ.Urnes en circulation Certains électeurs ont pu apercevoir, en lin de semaine dernière, des individus déambuler dans la rue chargés d’une urne.Ix's individus en question n'étaient autres que des scrutateurs à B R E F qui l’on avait remis, comme le prévoit l'article 327 de la loi électorale, tout le matériel nécessaire à leur bureau de vote.Pouvant être remis au scrutateur jusqu’à trois jours avant la date du vote, ce matériel devait être examiné par le scrutateur, le secrétaire ainsi que les représentants des candidats hier matin.Un avocat efficace pour faire bouger les choses FRANÇOIS GENDRON Ph.I).(5H) 282-7772 Pour avoir le bon avocat tie votre côté LePQ garde quatre comtés sur cinq Macerola battu dans Vimont JEAN CHARTIER LE DEVOIR Dans les cinq circonscriptions électorales de Laval, pas de changement.Le député libéral Thomas Mulcair est maintenu dans Cho-medey tandis que les quatre députés péquistes conservent l’est de Laval.Thomas Mulcair a remporté une victoire facile avec 27962 voix alors que son adversaire Monia Prévost en obtenait 8812 après le dépouillement de 217 bureaux de scrutin.Dans Fabre, Joseph Facal détenait 19750 voix contre 17298 pour la candidate libérale Joanne Gauthier après le dépouillement de 216 bureaux de scrutin.En 1994, Joseph Facal avait enlevé cette circonscription électorale avec une majorité plus serrée de 1109 votes.Sa majorité par aît accrue.Dans Laval-des-Rapides, Serge Ménard obtenait 13673 voix et son adversaire Robert Ix>febvre 12275 tandis que l’adéquiste Pierre Cadieu en obtenait 3687 uprès le dépouillement de 180 urnes.A l'élection de 1994 Serge Ménard avait remporté la circonscription électorale avec 1733 voix.Vimont avait fourni la plus chaude des luttes en 1994, David Cliche ne l’emportant que par 128 votes.Cette fois, il avait 18343 voix contre 16469 à François Macerola après le dépouillement de 210 bureaux de scrutin.L’adéquiste en obtenait 4886.Dans la circonscription de Mille-Îles, la péquiste Lyse Leduc affichait 15802 votes et le libéral Sylvain Lefebvre 14872 après 110 urnes.L'adéquiste André Beaulieu en obtenait 4806 pour sa pari Les quatre circonscriptions de l’est de Laval avaient fait l’objet de luttes serrées en 1994.Trois avaient été remportées avec des majorités de 1000 votes environ mais on ne signale pas de changement a l'élection de 1998.Pour batfre David Cliche, le député qui avait la plus petite majorité de 1994, le Parti libéral comptait sur le directeur du Téléfilm Canada, François Macerola.Contre Joseph Facal, on retrouvait une ancienne attachée politique de Robert Bourassa, Joanne Gauthier.Dans Mille-Îles, Sylvain Lefebvre, un jeune avocat de Saint-François de Sales a commencé sa campagne voilà deux mois.On recensait 55 150 citoyens de langue française sur 65 054 personnes qui ont le droit de vote.L’ingénieur Robert Lefebvre présentait sa candidature pour les libéraux contre Serge Ménard.Dans Laval-des-Rapides, on compte 44 245 citoyens de langue française sur 52 345 citoyens.Chomedey est une circonscription de 31 655 citoyens de langue française sur 66 798, soit une proportion de 45%.Cette circonscription avait donné une majorité de 16 646 votes à Thomas Mulcair en 1994.FONDATION DES MALADIES DU COEUR f/ou S n’cti/ons -farh la hnç>)-fiéV Ci U .(514) 871-1551 au 1 800 567-8563 to !*J 1 & ovale UiSI-dACGUtàÛüe.Cea I I" " i) !¦: < r.m h is !•: i n !» .s A 4 *E LECTIONS QUEBEC 199 8 r^r> EST DU QUÉBEC SAGUENAY—LAC-S Al NT-JE AN MAURICIE Le PQ maintient ses positions HÉLÈNE BUZZETTI LE DEVOIR Désignées comme une circonscription à surveiller, les îles-de-la-Madeleine sont passées aux mains du Parti québécois alors que Maxime Arseneau a délogé son adversaire libéral Georges Farrah avec une majorité de quelques centaines de voix.Au moment de mettre sous presse, la Gaspésie s’apprêtait à réélire trois candidats pé-quistes dans les quatre circonscriptions de la péninsule, celle de Bonaventure échappant au PQ.La lutte a été féroce aux Îles-de-la-Madeleine, où Lucien Bouchard et Jean Charest s’étaient rendus eux-mêmes pour soutenir leur candidat respectif.Le libéral Georges Farrah, qui avait remporté une courte victoire de 1816 voix aux dernières élections, a dû s’incliner devant Maxime Arseneau.Avec un taux de chômage dépassant les 20 %, les Madelinots semblent avoir craint le «désengagement» prôné par Jean Charest et les accusations portées contre «les abonnés de l’État».Pourtant, sur la terre ferme, le Parti québécois était en voie de perdre une des quatre circonscriptions gaspé-siennes.Dans Bonaventure, le député sortant et ancien ministre péquiste Marcel Landry, qui avait vu sa circonscription dire NON à 51,58 % au référendum de 1995, se Prisait doubler par la libérale Nathalie Normandeau, ex-mai-resse de Maria en qui le PLQ mettait beaucoup d’espoir.Dans Gaspé le député péquiste sortant Guy Lelièvre, que certains avaient trouvé trop discret au cours de son dernier mandat, se dirigeait vers une victoire serrée contre le libéral Claude Cyr qui lui a mené une chaude lutte.Le ministre du Travail Matthias Rioux a toutefois été réélu sans problème dans Matane alors que dans Matapé-dia, Danielle Doyer, du PQ, regagnait elle aussi son siège à l’Assemblée nationale.On disait que ce ne serait pas du tout évident pour Mario Dumont dans Rivière-du-Loup, mais il a finalement regagné son siège aisément.Il avait réussi à obtenir une majorité de 6699 voix en 1994, et il semblerait que sa performance au débat télévisé, dont il a été proclamé vainqueur, lui ait permis de conserver cette confortable avance.Du côté de Kamouraska-Témiscouata, le député libéral sortant Claude Béchard se dirigeait vers une victoire d'à peine 204 voix contre son opposant péquiste Denis Simard.M.Béchard, 29 ans, était critique officiel en matière de travail et d'emploi et avait coprésidé la campagne au leadership de Jean Charest.Enfin, Rimouski, a réélu la péquiste Solange Charest, bien connue du milieu de la santé, devant la libérale Chantal Landry.Du côté de la Beauce, le paysage ne semblait pas vouloir changer.Diane Leblanc a été réélue dans son bastion de Beauce-Sud contre l’ancien syndicaliste Norbert Rodrigue (PQ) tandis que le candidat de Jean Charest dans Beauce-Nord.Normand Poulin, conservait difficilement, la circonscription que convoitait Gaston Gourde, lui défendait une majorité d’à peine 61 votes.Dans Montmagny-L’Islet, le libéral Réal Gauvin a été ré élu alors que dans Lotbinière, Jean-Guy Paré (PC)) conserve le siège qu’il avait gagné par quelques centaines de voix en 1994 tout comme Claude Lachance (PQ) dans Bellechasse.Le fief péquiste LOUISE LEDUC LE DEVOIR Le Saguenay-Lac-Saint-Jean demeure tel que prévu un fief bleu.Le Parti québé cois y a remporté les cinq circonscriptions tandis que le bouillant syndicaliste Michel Chartrand a dû se contenter d’une troisième place dans Jonquière avec 14,86 % des voix, selon les résultats disponibles au moment de mettre sous presse, derrière Lucien Bouchard et la libérale Guylaine Caron.Sitôt Set victoire acquise dans la circonscription de Lac-Saint-Jean, le ministre des Trans-ports, Jacques Brassard, a soutenu que le Parti québécois était maintenant tout à fait «légitimé de travailler à un référendum gagnant».Rappelant les intentions clairement exprimées du Parti québécois et martelées par Jean Charest, particulièrement en fin de campagne, Jacques Brassard interprétait le vote d'hier comme un mandat clair de la population du Québec à réunir les conditions gagnantes d’un référendum.A plus court terme, Jacques Brassard disait qu’il fallait dans l’immédiat «organiser la résistance face au fédéral de plus en plus envahisseur dans les compétences provinciales».La fougue, le franc-parler et les quelques idées révolutionnaires du coloré syndicaliste Michel Chartrand, qui proposait notamment «un revenu universel de la citoyenneté», ne lui auront donc pas suffi pour se glisser au deuxième rang.Lucien Bouchard a finalement repris son fief, avec 60,48 % des voix, tandis que la libérale Guylaine Caron a obtenu 19,33 % des voix.Chose certaine, Michel Chartrand ne s’était pas présenté aux élections pour le simple plaisir de la chose, à en croire sa réaction à sa troisième place.Sur les ondes de Radio-Canada, il s’en est pris hier soir aux médias, critiquant toutes griffes dehors la couverture médiatique de la campagne et de la soirée électorale.Il a qualifié de «pourriture» le débat organisé au réseau TVA le 8 novembre et s’en est pris personnellement à Bernard Derome, qui le félicitait malgré tout, poliment, pour sa participation, et lui souhaitait un joyeux anniversaire.Au téléphone, Michel Chartrand n’était pas moins agressif et nous a raccroché la ligne au nez en milieu de soirée, après avoir vociféré un «mange d'là marde!» bien senti.Une fois sa troisième place confirmée, il n’a plus été possible de le joindre, son attaché de presse ayant éteint son cellulaire.Dans Chicoutimi, le jeune péquiste Stéphane Bédard, âgé d’à peine 30 ans, l’a remporté contre la libérale Marina Larouche, qui s’était pourtant illustrée dans la région en KKUTERS ' ‘ « ! • I '4 ¦•m Journée d’élections au Québec, mais aussi jour de verglas, à Jonquière, comme le montre ce panneau.prenant la tète d’une pétition de 101 000 signatures pour la construction d’une autoroute dans la réserve faunique des Laurentides.Fils de Marc-André Bédard, l’ex-ministre de la Justice sous René Lévesque, Stéphane Bédard a remporté la victoire au terme d’une très courte campagne de 25 jours.«Chez nous, l’exode est un problème criant et c'est l'un de mes dossiers prioritaires», a expliqué Stéphane Bédard tout juste après sa victoire.«Il faut que les Jeunes puissent revenir dans la région pour y travailler.» En 1994, les électeurs de Chicoutimi avaient donné une majorité de plus de 13 000 voix à Jeanne L.Blackburn, qui a décidé de ne pas se représenter.Dans Roberval, Benoît Laprise, l’ancien maire de Saint-Félicien de 1983 à 1994, a obtenu un deuxième mandat de député à l’Assemblée nationale.Dans Dubuc, le péquiste Jacques Côté a lui aussi remporté la victoire, devant le libéral Claude Richard et l’adéquiste Jacques Junior Tremblay.Les péquistes ont aussi décroché toutes les circonscriptions de la Côte-Nord.Dans la circonscription d’Ungava, Michel Létour-neau, élu à l’Assemblée nationale en 1994, l’a remporté, tout comme Normand Duguay dans Duplessis et Gabriel-Yvan Gagnon dans Saguenay.Aussi bien au Saguenay-Lac-Saint-Jean que sur la Côte-Nord, le mauvais temps a marqué ce jour d’élections.Pour une deuxième fois en une semaine, la Côte-Nord a été paralysée par une tempête de neige.Après avoir vu tomber dix centimètres de neige, les habitants de cette région ont ensuite dû composer avec la pluie verglaçante qui s’est mise de la partie.Le tronçon de la route 138 entre Baie-Comeau et Sept-îles a été interdit aux conducteurs de camions lourds pendant quelques heures.Les vols de Baie-Comeau à Rimouski et de Rimouski à Sept-îles ont dû être annulés en raison du mauvais temps.Malgré une soirée d’élections assez facile pour le PQ dans la région, le Sague-nay-Lac-Saint-Jean aura tout de même donné du fil à retordre à Lucien Bouchard pendant la campagne, lorsque la réforme de la santé est venue le hanter dans son propre bastion de Jonquière.Le 8 novembre, les omnipraticiens de l'endroit menaçaient en effet de démissionner en bloc.Traité «d'ambulancier» par Jean Charest, le premier ministre a sauvé les meubles en proposant aux médecins de Jonquière des primes totalisant 900 000 $, la levée de plafonds salariaux et la possibilité de s’acquitter des chirurgies urgentes la nuit et de garder des patients pour de courts séjours.Guylaine Caron, tout récemment convertie en candidate libérale, avait sauté sur l’occasion pour faire campagne sur le maintien de la vocation originale de l’hôpital de Jonquière.C’est à l'occasion d’une élection complémentaire, le 19 février 1996, que le premier ministre Bouchard s’était fait élire député de Jonquière, avec une majorité de 24 416 voix.Au Saguenay-Lac-Saint-Jean, où le taux de chômage dépasse les 14 %, l’emploi et la formation professionnelle ont été au cœur des enjeux électoraux.Les maires mordent la poussière JUDITH LACHAPELLE LE DEVOIR Trois-Rivières a choisi le bleu.L’entrée en scène spectaculaire du maire trifluvien Guy Leblanc pour défendre les couleurs des libéraux n’aura pas été suffisante pour endiguer la vagué bleue.Le ministre de l’Agriculture, Guy Julien, a été réélu pour un second mandat, lui qui n’avait obtenu qu’une majorité de 609 voix en 1994.Mais Guy Leblanc n’est pas le seul à s’être fait battre sur son propre terrain.Son collègue de Cap-de-la-Made-leine, Alain Croteau, s’est fait battre par le péquiste et député sortant Yves Beaumier dans Champlain.Même chose au sud du Saint-Laurent, dans Nicolet-Yamaska, où le péquiste Michel Morin, qui ne l’avait emporté que par 907 voix en 1994, a tout de même battu le maire de Nicolet, Da-nie) McMahon.A part Guy Julien, un autre membre du cabinet des ministres a conservé son siège.Le ministre des Régions, Jean-Pierre J olivet, a conservé sa circonscription de Laviolette aux dépens de la femme d’affaires libérale, Céline Trépanier.Ix‘ Parti québécois a donc de quoi être fier de sa performance dans la région.Dans les Bois-Francs, le vétéran député Jacques Baril a gagné son siège ckuis Arthabaska contre le libéral et président du syndicat des employés de l’Hôtel-Dieu, Jacques Lunontagne.Normand Jutras a reçu son laissez-passer pour un deuxième mandat dans Drummond, contre la femme d’affaires Céline IxMaire du PLQ.En Mauricie, le péquiste Rémy Désilet a également été réélu pour un second mandat face à l’avocat Marc Renaud du Parti libéral dans Maskinongé.Enfin, dans Saint-Maurice, le vice-président de l’Assemblée nationale, Claude Pinard, a défait le candidat libéral Serge Aubry, président du syndicat de l’usine Belgo de Shawinigan.Leblanc, McMahon et Croteau battus dans leur comtés *7 La Fondation du DEVOIR Félix La Fondation du Devoir vous invite à vous procurer, à prix d’ami, l’œuvre littéraire de Félix Leclerc.Cette année, Félix se donne en cadeau Leclerc sPécfa/ P»ur le 170$ Psdes^tts:l Prix régulier.27yfTplus laxes vrCtf-kC Impression sur papier québécois haut (le gamme.etologiqut et sans at idc Reliure superbe, pleine toile moirée, signet, dorure, incrustations ei médaillons collés Présentation spectaculaire sous coffret-fcnétrc de 17 po X 22 po Une partie du produit de la vente de ce coffret de luxe ira à la Fondation du Devoir et servira à la création de bourses d’études à l’intention des étudiants de l’ordre collégial du Québec qui participeront au Grand Concours annuel de journalisme Lt Devoir.On peut se procurer ce coffret de luxe de quatre tomes, non disponible en librairie, en communiquant à l’adresse et au numéro de téléphone suivants : La Fondation du Devoir 2050, rue de Bleury, 9' étage Montréal (Québec) H3A 3M9 Téléphone : (514) 985-3431 Télécopieur : (514) 985-3310 HENRI P1 VA R D 1-877-584-2609 2000 pages réparties en quatre tomes Quelques mois avant son décès, Félix Leclerc avait revu et corrigé lui-mcme son œuvre littéraire dans le but de la regrouper à sa façon et de la faire publier de manière exceptionnelle.Il nous a malheureusement quittés avant d'avoir pu nous offrir personnellement ce beau cadeau.L'éditeur québécois Henri Rivard a exaucé le vœu de Félix en regroupant, dans les quatre plus beaux livres d'art jamais publiés ensemble au Québec, ce que notre grand poète voulait que l'on retienne de scs écrits qui ont marqué et séduit plus d’une génération.Une édition unique qui fera désormais partie du patrimoine familial pour ceux qui la posséderont.Hommages illustrés par des reproductions pleines couleurs de tableaux de 51 peintres québécois renommés : de Dumas à lacurto, en passant par Cosgrove et Ladouceur, etc.Témoignages d'amour écrits par 60 personnalités québécoises et françaises : Aznavour, Devos, Plamondon, Maurice Richard, Vigncault, etc.ESTRIE Charest défait Malavoy LOUIS-GILLES FRANCŒUR LE DEVOIR Le bastion libéral estrien s’est enrichi d’une nouvelle circonscription hier soir avec ht victoire serrée du chef libéral Jean Charest sur Marie Malavoy, l’ancienne ministre péquiste de la Culture dans le gouvernement Parizeau.Avec 180 urnes sur 182, le chef libéral, qui perdait l’élection au niveau provincial, récoltait à tout le moins la circonscription de .Sherbrooke avec une mince majorité d’environ 800 voix et 47,25 % du vote.M.Charest a néanmoins augmenté le vote libéral dans cette circonscription de 1573 voix.Son adversaire péquiste, Marie Malavoy, voyait la part de son parti passer de 47,3 % en 1994 à 44,68 % hier alors que l’adéquiste Patrick Rouillard devait se contenter de 2162 voix, soit 6,85 % du vote par rapport à 8,2 % en 1994.Au moment de mettre sous presse, tous les autres députés sortants de la région étaient donnés réélus, même si un résultat demeurait si serré qu’un changement de dernière minute n’était pas exclu.En effet, après le dépouillement de 215 urnes sur 219, le libéral Bernard Brodeur conservait sa circonscription de Shefford par une majorité de 10 voix seulement sur son adversaire René Marois avec un total (temporaire) de 15 248 voix.L’adéquiste Serge Nadeau grugeait de son côté une part substantielle du vote dans cette circonscription en quasi-ballotage, obtenant le score surprenant de 24,6 % du vote avec 10 114 voix, soit un gain de 6000 votes par rapport à 1994.I^es luttes ont été moins chaudes dans les circonscriptions de l’Estrie, conservées par les députés sortants.Pierre Paradis dominaient toujours dans Brome-Mis-sisquoi, mais avec une diminution de près de 6 % du vote.Claude Boucher, le seul survivant péquiste de l’Estrie, se maintenait dans Johnson mais voyait sa part du vote passer de 49,7 % en 1994 à 38 % hier pendant que son adversaire, Marie Marier, regardait le vote libéral fondre de plus de 7 %.De son côté, la libérale Madeleine Bélanger conservait Mégantic-Comptnn, mais avec une part rédui- te du vote d’environ 4 %.Robert Benoît, dans Orford, restait sensiblement sur les mêmes positions par rapport à ses adversaires de la dernière élection.Pour sa part, Yvon Vallières remportait la circonscription de Richmond mais perdait 1 % par rapport à 1994, pendant que son adversaire Joaquin Batista cédait plus de 3 % à l’adéquiste Michel Grimard.Ce dernier voyait sa part grimper de 5,7 %, à plus de 11 %.Dans Saint-François, la députée libérale Monique Gagnon-Tremblay se maintenait à |x.‘u près sur ses positions de 1994 devant son nouvel adversaire péquiste Frédéric Dubé.La victoire du chef libéral était d’autant plus prévisible, selon les observateurs, qu’il avait tissé depuis 1984 des liens serrés avec sa circonscription du côté fédéral et qu’il détenait, par sa position de chef de parti, un avantage politique et médiatique important.Un premier sondage CROP avait révélé au début de novembre que le chef libéral battait déjà la marche dans sa circonscription avec 47 % des voix contre 43 % pour Mme Malavoy.Une semaine avant l’élection, un autre sondage CHLT-Le Devoir dégageait un écart croissant en faveur du chef libéral pendant que l’ADQ annonçait aussi des gains: Mme Malavoy récoltait alors 33,9 % des voix contre 39,9 % pour Jean Charest, soit un écart de 6 % en faveur du chef libéral.Certains prédisaient une victoire difficile au chef libéral dans sa circonscription.Les libéraux semblaient d’ailleurs conscients du danger car Jean Charest y a effectué trois visites importantes pendant que son épouse, Michelle Dionne, y passait au moins une journée par semaine.Le succès de Jean Charest pouvait paraître d’autant plus problématique que l’ancien chef conservateur a vu passer sa circonscription fédérale, en septembre, aux mains du bloquiste Serge Cardin.Et Mme Malavoy avait fait grimper sensiblement le taux d’inscription des universitaires, qui ont le droit de voter dans la circonscription où ils étudient, par une campagne soutenue sur le campus de Sherbrooke.La députée sortante avait par ailleurs bénéficié d’une soirée des femmes ministres péquistes, qui avait regroupé plus de 700 militantes.OUTAOUAIS La région reste rouge LOUISE LEDUC LE DEVOIR Comme prévu, le Parti libéral du Québec a remporté les cinq comtés de l’Outaouais et réussi à faire élire son candidat-recrue, le constitutionnaliste Benoît Pelletier, avec quelque 59 % des voix.Professeur de droit à l’Université d’Ottawa, M.Pelletier est l’un des candidats-vedettes de l’équipe Charest.Quoique tout nouveau sur la scène politique, tout indique qu’il s’occupera dans l’opposition du dossier des relations entre le fédéral et Québec.Hier, le nouveau député de Cha-pleau voulait d’abord savourer son entrée en politique partisane.«J’aifait beaucoup de terrain, de porte-à-porte, j'ai rencontré beaucoup de groupes sociaux pendant cette campagne.En politique, l’aspect humain est le plus inté- ressant et cette élection me l’a confirmé», s’est exclamé M.Pelletier.Autant que les relations entre le fédéral et le provincial, M.Pelletier insistait tout autant hier sur la nécessaire «union economique» à prôner avec les autres provinces canadiennes.Exit le golf Dans Pontiac, le candidat libéral Robert Middlemiss, fort de ses 18 ans en politique, a remporté la plus éclatante victoire de sa carrière avec plus de 75 % des voix.Après sa victoire d’hier, il a rappelé que «le passé est garant de l’avenir» et que le lien étroit établi au fil des ans avec ses élçcteurs l’a bien servi encore une fois.Agé de 63 ans, cet ingénieur et ancien ministre des Transports sous Robert Bourassa avait beaucoup hésité avant de se représenter.«Si l'élection avait eu lieu au printemps, le parti aurait eu le temps de trouver un autre candidat.A mon âge, ma conjointe et moi aurions bien aimé avoir un peu de temps à nous pour jouer au golf.Mais si j’ai consenti à rester en politique, c’est pour bien y faire mon travail», a promis M.Middlemiss.Dans Papineau, Norman MacMillan, député depuis 1989, se réjouissait lui aussi d’avoir amélioré son score, malgré que la participation ail été moindre cette année dans cette circonscription.Sa priorité à l’Assemblée nationale: lutter contre la menace de la séparation.«De toute évidence, les gens avaient l’impression que le gouvernement présentait un bon bilan.Nous allons maintenant nous employer à leur prouver le contraire», a promis M.MacMillan.Réjean Lafrenière, réélu dans Gatineau avec plus de 60 % des suffrages, et Roch Cholette, nouvelle figure dans Hull, viennent compléter le tableau libéral dans l’Outaouais. I.K I) K V ft I lî , I.K M ,\ I! I) I I |) K ( K M li lî K I II il s A 5 li c T 11) N s Q II II li K c i un * Les élections à la télé ^- Radio-Canada offre le meilleur spectacle La société d’État offre le prestige et quelques surprises dignes de La Petite Vie, TVA livre sobrement les résultats et TQS lance les lurons de La fin du inonde La bataille électorale se doublait hier soir d’une guerre de réseaux, alors que TVA voulait défier Radio-Canada et que TQS proposait 1 ¦ un pari audacieux.- i i PAUL CA II C H O N LE DEVOIR .Dans une soirée électorale où les réseaux de télévision avaient déployé tout leur attirail, Radio-Canada a vraiment servi le meilleur spectacle hier.même si 1 c’était imprévu.En direct du comté de Jonquière, on a en effet pu assister à une mémorable prise de bec entre le candidat Michel ¦Chartrand et Bernard Derome.- - Et dans le feu de l’action et du direct, le même Bernard ¦ Derome avait présenté quelques minutes auparavant le député Jacques Dupuis, de Saint-Laurent, comme étant «asso-¦¦ cié au crime organisé»! Le présentateur de Radio-Canada ¦ aie s’est pas corrigé par la suite (il fallait comprendre que M.Dupuis est un avocat qui a travaillé sur ces dossiers).Pour la première fois de son histoire, Radio-Canada diffusait la soirée électorale de l’Assemblée nationale, plus précisément du Salon rouge: un décor d’une classe certaine, avec des prises de vue originales tout autour de la salle.Au petit jeu du «si la tendance se maintient.», Radio-Canada a devancé de quelques secondes l’annonce de '1VA au sujet de l’élection du Parti québécois vers 20h35.Et pendant la première heure de la soirée, Radio-Canada > présentait souvent un nombre un peu plus élevé de résultats dans les comtés que son concurrent TVA.Mais on a eu droit aussi à quelques moments intenses alors qu’en direct avec le candidat Michel Chartrand dans de comté de Jonquière, celui-ci s’est mis a évoquer la «pourriture de la télé», à apostropher Bernard Derome en le tu- toyant et à lui lancer que «vous êtes des appendices du pouvoir».Lorsque ce dernier a tenté de calmer le jeu en lui souhaitant un joyeux anniversaire à l’avance, Michel Chartrand a répliqué que le «“human interest", ça méfait chierA Tout juste après l’annonce de l’élection du Parti québécois, Bernard Derome a joué du pathos, montrant les banquettes vides de l’Assemblée nationale en imaginant la position des élus.Au même moment, à Quatre Saisons, Marc Labrèche soulignait l’annonce de Radio-Canada par une chorégraphie endiablée avec danseurs.TVA a suivi son plan de match tout au long de la soirée, livrant de façon sobre et claire une profusion de résultats.Le caricaturiste Serge Cha-pleau y a démontré son talent en livrant quelques caricatures.Mais, avouons-le, après 9hl5, l’intérêt s’était émoussé, les deux principaux réseaux additionnant de courtes entrevues avec les élus et les perdants en attendant que les chefs prennent la parole.En fait, c’était surtout le sort de plusieurs vedettes qui retenait l’attention.Et Radio-Canada avait fait un bon coup en réquisitionnant deux grandes têtes d’affiche politiques, Jacques Parizeau et Claude Ryan.Télé-Québec n’était lias dans la course mais les téléspectateurs disposaient hier d’une solution de rechange audacieuse alors que TQS diffusait une soirée électorale de deux heures produite par l’équipe de La fin du monde est à sept heures.On a pu y voir de nombreux moments amusants, par exemple des résultats livrés par une cantatrice, par des contorsionnistes ou encore par de jeunes femmes en bikini.Paul Boude était installé devant six téléviseurs pour commenter les résultats et cette expérience démontrait aussi la limite de la formule puisque quelques minutes après la sortie de Michel Chartrand à Radio-Canada, Paul Boude ne pouvait que raconter aux téléspectateurs de TQS ce qui venait de se passer sur l’autre chaîne.Im fin du monde.avait son propre groupe d’analystes, regroupés autour d’un cuisinier japonais qui leur concoctait des crevettes grillées, et la discussion, particulièrement échevelée, a donné lieu à plusieurs bons moments de «parler vrai».L’ancien ministre libéral Yvon Picotte a vite saisi que dans le fond, il s’agissait d’une «élection pour rien» parce que les forces demeuraient semblables.Josh b reed a ironiquement déploré le manque d’anglais et d’ethnies dans ces élections.Ixo-Paul Lauzon s’est élevé contre les propos «grossiers» d’autres commentateurs à la même table.Bref, ça brassait.TVA rêvait hier soir de battre Radio-Canada aux cotes d’écoute, ce qui demeure à prouver.Il faut dire qu’en prévision de cette soirée, la chaîne publique s’était lancée dans une campagne de promotion sans précédent, comme si on voulait rappeler aux téléspectateurs, un peu perdus depuis l’arrivée de Stéphan Bureau au Téléjournal, que Bernard Derome est encore présent et qu’il demeurait l’homme des grandes occasions.Non seulement la chaîne publique avait acheté hier de pleines pages de publicité dans les journaux avec la figure de Bernard Derome grand format, mais elle avait fait poser sur les exemplaires du Journal de Montréal un autocollant reproduisant la signature de-1 )erome, qui invitait personnellement les citoyens à syntoniser Radio-Canada.Ne reculant devant rien pour convaincre les trois millions de téléspectateurs alors à l’écoute devant Im Petite Vie, M.Derome faisait valoir 15 minutes avant le début de la soirée électorale qu’on allait vivre autant demotions que pendant l’accouchement de Thérèse.Optimisme prudent dans le monde municipal ÉRIC DESROSIERS LE DEVOIR Après quatre ans de relations tendues avec le gouvernement péquiste, le maire de Montréal, Pierre Bourque, et le monde municipal québécois espèrent qu’une nouvelle entente avec Québec est [jossible.Se disant , a-t-il jxxirsuivi.M.Manning n’entend laisser aucun répit au gouvernement Chrétien et ses propres pressions commenceront dès aujourd’hui puisqu’il consacrera la journée d’opposition attribuée à son parti à débattre une motion sur la question.Cette résolution va dans le sens des demandes répétées de Lucien Bouchard puisqu’elle «presse le gouvernement de conclure une entente avec les provinces et les territoires, avant le 31 décembre 1998, en se fondant sur la résolution adoptée unanimement parles provinces à Saskatoon, le 7 aoéd, afin de renforcer le partenariat entre les gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux et d’assurer la viabilité des programmes striata au Canada».M.Manning, qui peut déjà compter sur l’appui des autres partis d’opposition, n’est pas entré dans le détail, évitant ainsi de prendre position sur le volet du consensus de Saskatoon qui pose problème à Ottawa mais qui représente une condition essentielle pour le Québec, à savoir le droit |xmr une pro PÉQUISTES La grande majorité des collaborateurs qui siégeaient au conseil des ministres ont été réélus: Jacques Brassard, Louise Harel, Louise Beaudoin, Bernard Landry, Guy Chevrette, Sylvain Simard, Jean-Pierre Jolivet, Matthias Rioux, Pauline Marois.Même Jean Rochon, qui a obtenu une faible majorité de moins de mille voix, a été réélu, lui qui a mis en place la controversée réforme de la santé combinée à d’importantes compressions.L’homme d’affaires François Legault que M.Bouchard avait nommé au cabinet sans qu’il soit élu, représentera les électeurs de la circonscription de Rousseau.L’ancienne présidente du Conseil du statut de la femme, Diane Lemieux, fait également son entrée en politique comme députée de Bourget Mme Lemieux a remplacé le vétéran Camille Laurin qui a quitté la vie jxjlitique pour des raisons de santé.la circonscription des îles-de-la-Madeleine est passée du côté du PQ, avec Maxime Arseneau.Ix PQ a également réussi à ravir la circonscription de Kamouraska à la vedette montante chez les libéraux Claude Béchard.Denis Simard est le nouveau député de cette région du Bas-Saint-Luirent.La victoire péquiste est apparue plausible très tôt dans cette campagne alors que les sondages montraient une hausse croissante des intentions de vote en faveur du Parti québécois.En fait, peu après que Jean Charest fût arrivé sur la scène québécoise à la tète du Parti libéral du Québec et que l’effet de nouveauté se fut estompé, le PLQ a lentement chuté.vince de se retirer avec pleine compensation financière d’un programme fédéral dans un champs de compétence provinciale exclusive.Alexa McDonough, chef du Nouveau Parti démocratique, a elle aussi mis l’accent sur l’union sociale et sommé M.Chrétien de prendre Licien Bouchard au mot et de négocier de bonne foi une entente.«Son rejet de l’idée d’une rencontre des premiers ministres pour accélérer la négociation de l’union sociale fait resstrtirson manque de leadership», a-t-elle critiqué.L*s quelques premiers ministres provinciaux qui ont réagi hier soir étaient visiblement soulagés de la performance des libéraux.Selon eux, M.Bouchard doit lui aussi voir un avertissement dans le vote d’hier, à savoir que les Québécois ne veulent pas d’un autre référendum.Selon le Terre-Neuvien Brian Tobin, Lucien Bouchard est maintenant privé du tremplin vers la souveraineté qu’il recherchait.Li bonne foi du chef péquiste n’a pas été mise en doute mais on avait quelques messages à lui transmettre sur l’union sociale.«Il faudra que M.Bouchard soit beaucoup plus clair qu’il ne l’a été durant la campagne», a dit le Néo-Brunswickois Camille Tliériault, car, a-t-il souligné, les négociations sur l’union sociale visent à améliorer le fonctionnement de la fédération.Pour le président de la conférence des premiers ministres et premier ministre de la Saskatchewan Roy Romanow, «il s’agit maintenant de réunir les conditions gagnantes pour le Canada» et la première étape est la conclusion d’un accord sur l’union sociale, et ce, le plus rapidement possible.Il refuse toutefois toute échéance artificielle et rappelle que le consensus de Saskatoon est une position de négociations.LIBÉRAUX SUITE DE LA PAGE 1 indiqué qu’il acceptait ce rôle en demeurant convaincu que les électeurs veulent que le Québec continue de faire partie du Canada.Par ailleurs, les libéraux estiment que les élections de 1998 sont une répétition de celles de 1981.Le directeur de la campagne du Parti libéral, Alain Cousineau affirme que l’électorat québécois a tout simplement opté pour un gouvernement dont il était essentiellement satisfait.Selon lui, malgré la défaite libérale, Jean Charest se devait d’accepter le rôle de chef de l’opposition officielle à l’Assemblée nationale.«Jean Charest a choisi le Québec le 30 avril.Je pense qu’il va rester comme chef de l’opposition.Il est la meilleure police d'assurance que le Québec possède contre un prochain référendum.» Pour sa part, interviewé par Radio-Canada pendant la journée d’hier, Jean Charest avait déjà donné un aperçu de ses intentions en disant avoir de l’affection et ressentir une responsabilité envers la population du Québec.«J'ai aussi une très grande responsabilité envers les milliers et les milliers de militants de mon parti qui se sont dévoués corps et âme dans les dernières semaines.» En 1998 comme en 1981, explique M.Cousineau, ce sera un deuxième mandat d’un gouvernement du Parti québécois après un échec référendaire et avec un taux de satisfaction de la population équivalent à l’endroit du gouvernement.Il rappelle que, depuis I960, l'électorat québécois a choisi systématiquement de reporter au pouvoir son gouvernement, qu'il soit péquiste ou libéral.M.Cousineau se demande toutefois quel sera le sens que donnera le PQ à son nouveau mandat, dit-il, soulignant i’habileté de Lucien Bouchard à traiter en même temps d’union sociale canadienne et de conditions gagnantes à un référendum.Le directeur de la campagne libérale pense que son plan de match a été respecté: santé, plan de croissance intégré et attaque sur le référendum.Il ne croit pas que l’ADQ a été un facteur déterminant dans ces élections puisque, soutient-il, le parti de Mario Dumont a conservé un pourcentage de vote équivalent, tenant compte du fait qu'il présentait 125 candidats au lieu de 80.Pas plus que M.Cousineau, le conseiller du chef libéral issu du Parti conservateur, François Pilote, ne pense pas que le PLQ a connu des ratés en raison d'un mauvais arrimage entre conseillers conservateurs et organisateurs libéraux au sein du PLQ de Jean Charest.Il soutient que tout s’est très bien déroulé dans la coalition libérale entre les forces fédéralistes avant et pendant cette campagne électorale.Les résultats du scrutin ressemblaient à ceux des dernières élections pour le PLQ.En septembre 1994, les libéraux avaient obtenu 47 sièges avec 44,4 % des votes exprimés.L’écart chez les électeurs francophones était toutefois de 14 %.Li chef de l’opposition officielle à l’Assemblée nationale, Monique Gagnon-Tremblay, cédera donc son siège à Jean Charest.La députée de Saint-François, en Es-trie, pense que sa formation politique a manqué quelque peu de temps pour convaincre l’électorat québécois.Le chef libéral Jean Charest a assisté à la soirée électorale chez son père, en compagnie des membres de sa famille.11 avait auparavant effectué une tournée des bureaux de vote de sa circonscription électorale de Sherbrooke.Plus tôt hier matin, M.Charest a voté à Montréal.Le chef libéral, qui a entrepris la campagne électorale en critiquant la gestion péquiste du réseau de la santé, a déposé son bulletin de vote à l’Hôpital général de Montréal dans la circonscription de Westmount-Saint-Louis, représentée à l’Assemblée nationale par Jacques Chagnon.Devant les journalistes présents, il s’était déclaré «serein» et «confiant» de voir le PLQ remporter une majorité de sièges à la fin de la journée.Avec ces résultats, les stratèges du PQ se sont mis à craindre un effet de ressac qui pourrait se répercuter dans la sortie du vote.Du coup, le discours de M.Bouchard a porté essentiellement sur la stimulation des troupes pour ne rien tenir pour acquis.Ira caravane péquiste a parcouru 9300 kilomètres sillonnant la province au cours des 33 derniers jours.Mais ce ne sont que 52 des 125 circonscriptions qui ont été visitées par le chef.Au cours de la dernière semaine de campagne, Lucien Bouchard a principalement concentré ses eflorts dans les circonscriptions détenues par les libéraux.Cette stratégie était motivée par la possibilité, comme l’analysent les péquistes, de faire basculer ces fiefs libéraux de leur côté compte tenu de la faible majorité que les députés sortants avaient obtenue en 1994.Malgré ces efforts, la Beauce est demeurée aux mains des libéraux tout comme la circonscription de Jean-Talon oii la députée Margaret Delisle avait fait des commentaires malhabiles sur les fonctionnaires provinciaux.Lucien Bouchard a exercé son droit de vote dans la circonscription de Jonquière où il est candidat, et ce, même si sa résidence officielle est à Outremont.Cette situation a été rendue possible à la suite d’un amendement récent à la loi électorale.Ix mauvais temps dans le Saguenay a retardé M.Bouchard qui avait prévu déposer son bulletin de vote vers 10h30.Il s’est rendu au bureau de vote en toute fin de matinée accompagné de sa mère Alice.Cri du cœur JACQUES NADEAU LE DEVOIR L ,* y y.- >.s: LA POPULATION a parlé.En ce 30 novembre, jour d’élections, les Québécois se sont rendus par millions aux urnes pour choisir leur porte-parole à l’Assemblée nationale.Dans la circonscription Sainte-Marie-Saint-Jacques, le député sortant André Boulerice, du Parti québécois, a remporté une fois de plus son siège haut la main. I.K I) K V (I I I! .I.K M AUDI I ' " I» K I V.E I D !» « B 5 LE LES SPORTS Etat de la réserve collective (le sauf; 4 27 novembre 1998 108% Grimpes sanguins en demande aajourd 'hui 57% HÉMA-QUÉBEC Info-collecte: 832-0873 Ixs Diamondbacks se paient un surdoué Canadien 3, Kings 1 Randy Johnson: 53 millions pour quatre ans ASSOCIATED PRESS Phoenix, Arizona — Randy Johnson, le plus cloué des 1 lanceurs disponibles cette année sur le marché des joueurs autonomes, a accepté un contrat de quatre ans » d’une valeur de 58 millions avec les Diamondbacks de l’Arizona.L’équipe d’expansion, qui prépare sa deuxième saison, a réussi à convaincre le grand gaucher pour deux ; J raisons principales: Johnson vit à proximité de Paradise 1 Valley et il croit que les Diamondbacks font les gestes qu’il faut pour devenir rapidement des aspirants au championnat.¦ Le propriétaire des Diamondbacks, Jerry Colangelo, a précisé que Johnson serait présenté lors d'une conférence de presse demain.«Je pense qu'il y a toujours eu de l'intérêt de sa part et un petit coup de cœur à l’idée de jouer près de chez lui, a confié : Colangelo.U point le plus important était la rapidité avec , laquelle nous pouvions devenir compétitifs comparativement à toutes les autres équipes en raison de son ardent désir de , gagner." Les Diamondbacks ont remporté la mise devant les Angels de la Californie, les Dodgers de Los Angeles et les Rangers du Texas.Colangelo a prétendu que Johnson avait reçu des : offres plus intéressantes financièrement mais qu’il a choisi de demeurer près de chez lui.«Pour nous, c’est évident qu'il y avait des considérations familiales, et il est enchanté de vivre dans la vallée pour, es-pérons-le', le reste de sa carrière dans le baseball, a dit l'agent de Johnson.Barry Meister.Mais au sommet de nos priori-; tés, nous avons aussi obtenu l’assurance que les Diadmond-backs vont faire ce qu'il faut pour être des aspirants à la Série mondiale et nous le croyons.» Deuxième derrière Vaughn Le salaire moyen de son nouveau contrat lui rapportera 13,25 millions, le deuxième contrat du baseball après celui signé la semaine dernière par Mo Vaughn, qui touchera 80 millions sur six ans avec les Angels.L’entente prévoit également une option a la discrétion de l’équipe pour une cinquième année, qui inclut une clause de rachat.Johnson, âgé de 35 ans, a compilé une fiche de 10-1 avec une moyenne de 1,28 et il a obtenu 116 retraits au bâton en 84 manches et un tiers cette année avec les Astros de Houston, qui l’ont obtenu des Mariners de Seattle, le 31 juillet.Malheureux avec les Mariners après que l’équipe lui eut refusé une prolongation de contrat à l’issue de la saison 1997, Johnson avait demandé un transfert.Quand les Mariners ont refusé, il a boudé pendant le camp d'entrainement et la première moitié de saison, se contentant d’une fiche HKCTERS Ix1 lanceur gaucher Randy Johnson, alors qu’il lançait pour Houston.de 9-10 avec une moyenne de 4,33 avant d’être échangé quelques minutes avant l’heure limite.Les Astros espéraient le convaincre de demeurer à Houston mais ils ont retiré leur offre mardi dernier après avoir réalisé qu’il faudrait une entente de quatre ans pour le garder.En carrière, Johnson a compilé un dossier de 143-79, retirant 2329 frappeurs au bâton en 1978 manches et un tiers.Vigneault a su réunir les conditions gagnantes ! (fil Y KO B I TEA RI) PRESSE CANADIENNE En cette soirée d’élections, qui a suscité peu d’intérêt au Centre Molson, le Canadien a gagné son match contre les Kings de Los Angeles, 3-1.Le Canadien pouvait difficilement se permettre de laisser échapper ce match contre un adversaire en aussi mauvaise posture que lui, avant d'aller disputer deux matchs en Caroline et au New Jersey contre les meneurs de leurs divisions respectives.Il s’agissait seulement de sa deuxième victoire en neuf rencontres.Deux buts en un peu plus d'une minute, â 4 min 02 et 5 min 16 de la troisième période, ont scellé l’issue d’un affrontement jusque-là chaudement disputé.Deux buts assez semblables marqués par Brian Savage et Martin Ru-cinsky, qui ont pu s’échapper de leur territoire avec un seul défenseur devant se défendre contre deux attaquants.Ils ont déjoué Stéphane Fiset, le premier d’un lancer frappé, le second d’un tir du poignet.Jusque-là, Sean O’Donnell avait été le seul à trouver le fond du filet, son filet à lui! Le défenseur a redirigé la rondelle derrière un Fiset ahuri, qui venait d’être mis à l’épreuve par Saku Koivu, étendu sur la glace après une belle percée.Ce dernier a été crédité du but de sorte que les canons offensifs, visés par Alain Vigneault après la dernière défaite, ont fait leur part hier.Jeff Hacked a perdu l’occasion de réussir un blanchissage à son quatrième match avec sa nouvelle équipe en échappant le long tir frappé de Glen Murray à moins de quatre minutes de la fin.Le match avait mal débuté pour le Canadien, qui a laissé Jozef Stumpel et Murray s’échapper pendant que les Kings évoluaient en désavantage.Hacked a bien attendu Murray et a fait un arrêt important de la jambière droite.Les Kings ont fauté à leur tour en fin de période lorsque Madias Norstrom a passé la rondelle sur le patin de son coéquipier O’Donnell en plein devant le filet de Fiset.Patrick Poulin s’en est rapidement saisi et son tir a atteint le poteau à la droite du gardien.Hacked a fait un autre gros arrêt en se déplaçant rapidement à sa droite pour contrer Olli Jokinen après le but de Koivu à la deuxième.Mark Recchi a ensuite dirigé un long tir du poignet sur la barre horizontale pendant un avantage numérique et Luc Robitaille a visé l’intérieur du poteau en fin de période.E N B K E F C Y C L S M E Elvis se ménage (PC) — Le Canadien Elvis Stojko, triple champion du monde de patinage artistique, souffre toujours d'une douleur à l’aine et devra interrompre son entrainement intensif pour deux ’ ou trois semaines afin d’être prêt pour ; le Championnat du Canada, organisé ' à Ottawa fin janvier, a annoncé son ' agent Ed Futerman.Stojko avait renoncé samedi soir à se produire sur la glace d’Hamilton au terme d’une tournée canadienne, après avoir ressenti une douleur à l’aine lors des échauffe-ments.Le patineur va reprendre cette semaine ses entraînements, mais sans pratiquer de sauts, a indiqué M.Futerman, se disant néanmoins confiant que Stojko soit d’attaque pour le Championnat national.Clayton au Texas f.r (AP) — Les Rangers du Texas sont parvenus à une entente avec le joueur d'arrêt-court autonome Royce Clayton.Les Rangers ont obtenu Clayton au mois de juillet des Cardinals de St.Louis, en même temps que le lanceur - Todd Stottlemyre, en retour du lanceur Darren Oliver et du troisième-but Fernando Tatis.Clayton a aidé les ' Rangers à remporter le championnat de la section Ouest de la Ligue américaine.Avec les Rangers, Clayton a conservé une moyenne de ,285, avec • cinq circuits et 24 points produits.De l’EPO chez huit coureurs de Festina, des amphétamines chez quatre MARIE-LAURE MICHEL AGENCE FRANCE-PRESS E Lille — Les analyses effectuées sillies neuf coureurs de Festina qui ont participé au dernier Tour de France établissent que huit d’entre eux, dont le Français Richard Virenque, ont pris de l’EPO et quatre d'entre eux des amphétamines, a-t-on appris lundi de source autorisée.Les résultats des analyses de prélèvements effectués sur les coureurs lors de leur garde à vue à Lyon le 23 juillet ont été communiqués à l'AFP a la veille de la convocation de Richard Virenque chez le juge de Lille, Patrick Keil, magistrat qui instruit le dossier de dopage organisé au sein de l’équipe Festina.Virenque, dont l’entourage continue d’affirmer qu’il n’a pris «aucun produit dopant interdit», a rendez-vous ce matin dans le bureau du juge, en tant que partie civile, tout comme ses compatriotes Luirent Brochard et Pascal Hervé, lequel a également nié avoir pris des produits dopants.Ils ont tous trois le même avocat.Ix*s experts du laboratoire privé pa- risien Toxlab ont établi la présence d’érythopoïétine (EPO) exogène, c’est-à-dire résultant d’une prise d’EPO, chez huit coureurs.Pour le neuvième, le Français Christophe Mo reau, qui avait reconnu avoir pris de l’EPO, ils ont indiqué ne pas pouvoir se prononcer, selon une source autorisée.Amphétamines et corticoïdes Mais, selon la même source, la présence d’amphétamines a été établie chez Moreau, qui avait par ailleurs fait l’objet d’un contrôle positif aux anabolisants (mestérolone), lors de sa victoire en mars dans le Critérium international.Les Français Pascal Hervé, Luirent Brochard et Didier Rous ont également pris des amphétamines, a ajouté cette source autorisée.Les analyses ont également relevé la présence de corticoïdes chez tous les coureurs, sans que les experts puissent indiquer s’il s’agissait de dopage ou non.«Aucune ordonnance délivrant des corticoïdes n'a été fournie par les coureurs», a souligné une source proche de l’enquête.Aucune autre substance interdite n’a été découverte.Les analyses pratiquées ont établi un taux d’hématocrite (pourcentage du volume de globules rouges dans le sang) inférieur au seuil de 50 % admis par l’Union cycliste internationale (UCI) pour quatre coureurs: Richard Virenque, Armin Meier (Suisse) et Christophe Moreau (49,3 % pour chacun) ainsi que pour le Suisse Luirent Dufaux (47,4 %).Cinq coureurs ont des taux supé-rieursà.50%: Laurent Brochard (50,3%), l'Australien Neil Stephens (50,3%), Didier Rous (51 %), le Suisse Alex Zulle (52,3%) et Pascal Hervé (52,6%), selon une source proche de l’enquête.Interprétations contradictoires «Résumer les résultats des expertises au taux d’hématocrite ne veut rien dire», a déclaré hier Gérald Vinsonneau, procureur-adjoint à Lille.«Il serait intéressant de demander aux avocats des personnes mises en cause quelles sont les conclusions globales des experts sur le point de savoir s’il y a une présence d’EPO exogène ou non», a-t-il estimé.«Le taux d’hêmatrocrite seul ne suffit pas pour dire s’il y a eu prise d’EPO, c’est la combinaison de certains taux — fer, protéines, globules rouges.— qui permet de l’établir», a souligné une source proche de l’enquête.L’agent de Richard Virenque, Didier Girard, avait affirmé vendredi soir que les résultats des analyses du coureur ne «font apparaître aucune trace de produits dopants interdits».11 avait insisté sur le fait que son taux d'hématocrite était inférieur à celui fixé par l’UCI et que «les paramètres biologiques qui tendent ci rechercher l'apport extérieur d'EPO sont dans l'état actuel des connaissances scientifiques difficilement appréciables».Une importante quantité de produits dopants avait été découverte le 8 juillet, à la frontière franco-belge, dans la voiture du soigneur belge de l’équipe Willy Voet.Ce dernier a été mis en examen pour infraction à la loi de 1989 sur les produits dopants, de même que le médecin de Festina Eric Ryckaert et le directeur sportif de l’équipe Bruno Roussel.Tout à LeClair T ENNIS (PC) —L’ailier gauche John LeClair des Flyers de Philadelphie a été nommé le joueur de la semaine dans la Ligue nationale de hockey après avoir récolté six buts et trois mentions d’aide dans les trois victoires de l’équipe.Le-Clair a connu son meilleur match, dimanche, avec une performance de quatre buts dans une victoire de 6-2 aux dépens des Canucks de Vancouver.D’Clair occupe ex œquo le deuxième rang des marqueurs avec 18 buts et 11 passes.Il a été préféré a son coéquipier Eric Lindros (un but, sept passes), a l’ailier droit Tony Amonte des Black-hawks de Chicago (cinq buts, deux passes) et au gardien Norm Maracle des Red Wings de Detroit CV-0-0, • moyenne de 1,33).Les Espagnols sortent des sentiers de terre battue LAURENT LOZANO AGENCE F RAN C E-PRE SS I Shero quitte Ottawa (PC) — Ray Shero a remis sa démission comme directeur général adjoint chez les Sénateurs d’Ottawa et il se joint aux Predators de Nashville, où il occupera les mêmes fonctions.Shero, âgé de 36 ans, était avec les Sénateurs depuis mai 1993.Hanovre, Allemagne — «Malheureusement pour les autres, nous savons aussi jouer partout ailleurs que sur terre battue.» Comme Alex Corretja, le vainqueur, les joueurs de tennis espagnols ont montré aux Masters de 1 lanovre qu’ils avaient cessé d’être les hommes d’une seule surface pour devenir les meilleurs.L’orgueilleux Corretja ne cachait pas qu’il était «un peu fatigué» d’entendre ces «gens qui n’y connaissent rien» les ravaler, ses compatriotes et lui, au rang de forçats de la terre: «Nous avons droit au respect ; moi, je ne.qualifie jamais un joueur américain de spécialiste de surface dure.» De fait, aux Masters, on attendait une finale Sampras-Rios, Sampras- Henman, voire Sampras-Rusedski, une finale somme toute qui mette aux [irises les as des as et des enchaînements service-volée, auxquels le rapide Greenset Hard Court de Hanovre ferait la part belle.On eut une finale Moya-Corretja.Carlos Moya, dernier vainqueur des Internationaux de France, a déjoué les pronostics aux dépens du Britannique Tim Henman, demi-finaliste de Wimbledon, et Corretja, finaliste de Roland-Garros, plus encore au détriment de l’Américain Pete Sampras, vainqueur sur le célèbre gazon britannique.Il avait fallu attendre 22 ans pour qu’un Espagnol remporte un tournoi en salle.C’était Corretja précisément, à Lyon (France), un mojs seulement avant les Masters et presque un quart de siècle après Manuel Orantes, en finale des Masters justement.Objectif : la première place Avant le tournoi de Lyon, Corretja avait perdu douze de ses treize matchs sur court couvert.Avant les Masters, Moya n’avait subi que des défaites en salle (cinq) cette année.Quant a Albert Costa, appelé à jouer après les forfaits du Chilien Marcelo Rios et de l’Américain Andre Agassi, il n’a jamais connu le succès sur court couvert.Moya pourtant disait venir a Hanovre pour gagner et «on prenait ça pour une blague».C’était mal connaître ses résultats hors terre battue: finale de l’Open d’Australie en 1997, demi-finale de LUS Open en 1998.A I lanovre, c’est au filet qu’il a bien failli trouver son bonheur.Encore peut-on objecter que des compétiteurs aussi redoutables que l’Australien Patrick Rafter et le Néer- landais Richard Krajicek, blessés, avaient renoncé à disputer leur chance à I lanovre et que Rios et Agassi se sont retirés en cours d’épreuve.Mais, à l’instar de Corretja, les Espagnols savaient devoir «améliorer leur jeu sur toutes les surfaces, en particulier sur les surfaces dures et en salle parce que c’est là que se disputent les grands tournois».L’enjeu n’était pas mince: «Etre un bon joueur de terre battue, ça ne suffit pas pour être au sommet.» Or les Espagnols ne font pas mystère de leurs ambitions: Moya et Corretja annoncent qu’ils travailleront dur pour prendre peut-être la première place du classement A LP en 1999, ce qu’aucun Espagnol n’a jamais réussi.Corretja refuse d’en faire uni' «obsession».Mais les Masters l’ont promu au troisième rang mondial, Moya au cinquième.HOCKEY LIGUE NATIONALE Dimanche Rangers 5 Sashville 1 Detroit 4 San José 1 Caroline 3 Anaheim 1 Philadelphie 6 Vancouver 2 Buffalo 6 Tampa Bay 3 Chicago 3 Edmonton 2 Hier Los Angeles 1 Montréal 3 Ce soir Vancouver à Boston, 19h.New Jersey à Washington, 19h.Floride à N.Y.Rangers, 19h30.Anaheim à Pittsburgh, 19h30.Ottawa à Nashville, 20h.CONFÉRENCE DE L’EST Section Nord-Est PJ G P N BP BC P Toronto 24 13 9 2 74 68 28 Boston 22 10 7 5 60 43 25 Buffalo 19 10 5 4 57 40 24 Ottawa 20 10 7 3 61 50 23 Montréal 22 8 12 2 52 65 18 Section Atlantique New Jersey 21 13 7 1 54 49 27 Philadelphie 22 11 7 4 62 48 26 Pittsburgh 21 10 6 5 63 55 25 Islanders 23 10 13 0 59 6-1 20 Rangers 22 6 9 7 55 58 19 Section Sud-Est Caroline 24 11 10 3 62 57 25 Floride 21 8 8 5 50 55 21 Washington 21 7 11 3 49 62 17 Tampa Bay 22 6 14 2 48 83 CONFÉRENCE DE L'OUEST Section Centrale Detroit 21 13 8 0 73 50 26 St.Louis 20 9 6 5 57 47 23 Nashville 22 9 12 1 53 68 19 Chicago 23 6 14 3 48 81 15 Section Nord-Ouest Edmonton 22 12 9 1 68 55 25 Vancouver 23 9 13 1 66 71 19 Colorado 21 8 11 2 53 62 18 Calgary 23 8 13 2 63 70 18 Section Pacifique Phoenix 18 14 2 2 53 26 30 Dallas 19 12 4 3 53 39 27 Anaheim 22 8 10 4 50 53 20 San Jose 21 5 11 5 48 55 15 Los Angeles 23 6 14 3 50 66 15 Les meneurs B P Pts Lindros, Phi 12 20 32 LeClair, Phi 18 11 29 Kariya, Ana 13 16 29 Jagr, Pit 5 24 29 Forsberg, Col 6 21 27 Amonte, Chi 18 7 25 Fleury, Cal 12 13 25 Khristich, Bos 11 14 25 Sakic, Col 9 16 25 Straka, Pit 13 11 24 Yzerman, Det 9 15 24 Demitra, StL 11 12 23 Brind’Amour, Phi 9 14 23 Messier, Van 9 14 23 Sundin, Tor 8 17 23 Guerin, Edm 12 10 22 Shanahan, Det 12 10 22 Primeau, Car 11 11 22 McCarty, Det 8 14 22 Roenick, Pho 6 16 22 Allison, Bos 7 14 21 Recchi, Mon 5 16 21 Reichel, Isl 5 16 21 Gretzky, Ran 3 18 21 Murphy, Det 3 18 21 Tkachuk, Pho 12 8 20 Sheppard, Car Turgeon, StL 10 10 10 10 20 20 LIGUE NATIONALE CONFERENCE AMERICAINE Section Est V D N Moy Bp Bc Miami 8 4 0 .667 231 168 Jets 8 4 0 .667 315 199 Buffalo 7 5 0 .583 268 242 N.-Angleterre 7 5 0 .583 262 236 Indianapolis 2 10 0 .167 208 336 Section Centrale Jacksonville 9 3 0 .750 311 247 Pittsburgh 7 5 0 .583 224 218 Tennessee 6 6 0 .500 260 237 Baltimore 5 7 0 .417 205 247 Cincinnati 2 10 0 .167 197 321 Section Ouest y-Denver 12 0 0 1.000 401 206 Oakland 7 5 0 .583 209 244 Seattle 6 6 0 .500 255 210 Kansas City 5 7 0 .417 238 259 San Diego 5' 7 0 .417 181 247 CONFÉRENCE NATIONALE Section Est Dallas 8 4 0 .667 325 217 Arizona 6 6 0 .500 251 308 Giants 4 7 0 .364 189 226 Washington 3 9 0 .250 240 337 Philadelphie 2 10 0 .167 108 277 Section Centrale x-Minnesota 11 1 0 .917 394 220 Green Bay 8 4 0 .667 314 240 Detroit 5 7 0 .417 244 263 Tampa Bay 5 7 0 .417 223 250 Chicago 3 9 0 .250 197 275 Section Ouest x-Atlanta 10 2 0 .833 325 218 San Francisco 8 3 0 .727 323 237 N.-Orléans 5 7 0 .417 216 265 St.Louis 3 9 0 .250 207 285 Caroline 2 10 0 .167 236 322 Jeudi Detroit 19 Pittsburgh 16 (P) Minnesota 46 Dallas 36 Dimanche Kansas City 34 Arizona 24 Atlanta 21 St.Louis 10 N.Y.Jets 48 Caroline 21 Baltimore 38 Indianapolis 31 Jacksonville 34 Cincinnati 17 Tampa Bay 31 Chicago 17 Seattle 20 Tennessee 18 N.-Angleterre 25 Buffalo 21 Miami 30 N.-0rléans 10 Green Bay 24 Philadelphie 16 Washington 29 Oakland 19 Denver 31 San Diego 16 Hier Giants à San Francisco Jeudi St.Louis à Philadelphie, 20h20.A1C LL I.V.I) E oil!.I.K M A I! I) I I ,K I) K ( E M B It E I !» !» K B 7 ES ACTUALI \ # # A la defense du patrimoine forestier Deux groupes dénoncent la volonté de Québec de confier la gestion des forêts à l’industrie ARCHIVES LE DEVOIR !î~- t jr?v.1 U y-.,av: «,:¦ msm La réforme du régime forestier vise à augmenter la récolte annuelle des arbres, parfois au prix de l’artificialisation de la forêt, afin de satisfaire des usines insatiables, soutient le CREIA.Malgré la stratégie du ministère des Ressources naturelles, qui voulait confiner en région la consultation publique sur le régime forestier, comme il l’a d’ailleurs fait pour le classification des cours d’eau, les perspectives et les enjeux «nationaux» du dossier des forêts commencent à poindre à travers le brouillard médiatique engendré par l’élection québécoise.LOUIS-GI LLES F RANCOEUR LE DEVOIR Deux groupes environnementaux, l’un national et l’autre régional, demandent à Québec de «suspendre» la création de Forêt-Québec, cette section du ministère des Ressources naturelles (MRN) responsable de la gestion du patrimoine forestier public et qui est, néanmoins, en voie de passer sous la direction des industriels.Pour les deux organismes environnementaux, soit l’Union québécoise pour la conservation de la nature (UQCN), qui représente 5(XX) membres et 112 groupes, et le Conseil régional de l’environnement des Laurentides (CRlvLA), qui représente plusieurs dizaines d’intervenants régionaux, cet assujettissement d’un ministère public aux grands exploitants forestiers risque tout simplement d’aggraver le déficit forestier qu’ils perçoivent à travers les chiffres rassurants mais, à leur avis, sans grande valeur que fournit le ministère au public.La réforme de 1986 devait limiter la coupe des forêts à sa capacité de régénération annuelle en obligeant les exploitants à stimuler la repousse par des techniques de reboisement et d’aménagement.C’est cet équilibre délicat entre les droits de coupe et la «possibilité forestière» que gère la direction du MRN transformée récemment en une «unité autonome de service», dirigée par un conseil consultatif largement dominé par les exploitants privés.Pour l’UQCN, «la création de forêt-Québec relève d’une grossière maladresse, étant donné que cette agence pourrait très bien remettre en question bon nombre d’éléments sur lesquels repose la consultation publique en cours» sur le régime forestier.En somme, les nouvelles orientations envisagées par Québec pourraient n’avoir que peu de suite si leur application ne relève pas d’une autorité indépendante mais, plutôt, d’un groupe d’exploitants en situation de quasi-conflit d’intérêts, précise le mémoire de l’UQCN.Pour le CRE1A au-delà des objectifs officiels de la réforme, se cachent deux objectifs moins avouables du MRN, soit d’augmenter la récolte annuelle des arbres pour satisfaire les usines insatiables et, deuxièmement, réduire les coûts de production des entreprises.«En visant comme objectif de tripler le rendement de la forêt, lit-on dans le mémoire du CRELA, le gouvernement accorde un fort potentiel de croissance de la transformation à Décès de Robert Sauvé Un artisan du modèle québécois disparaît HÉLÈNE BUZZETTI LE DEVOIR CT est un véritable artisan du «modèle social-démocrate québécois» que le Québec a perdu ce week-end en la personne de Robert Sauvé, décédé samedi d’un cancer du foie au pavillon Notre-Dame du centre hospitalier de l’Université de Montréal.D’abord militant dans les années 1960 au sein de la CSN, dont il a été secrétaire général, Robert Sauvé devient en 1969 sous-ministre du Travail et de la Main-d’œuvre et est ensuite nommé, en 1971, juge de la Cour provinciale et siège au tribunal du Travail.Il s’est imposé comme un haut fonctionnaire influent.Robert Sauvé a façonné à sa manière les structures de l’Etat québécois en fondant en 1972 l’Aide juridique — devenue depuis la Commission de l’aide juridique—qu’il a présidée quatre ans et demi.Il quitte en janvier 1977 son poste pour aller piloter la Commission des accidents du travail qu’il transforme en Commission de la santé et de la sécurité au travail (CSST) en 1980 et qu’il préside jusqu’en 1986.Le président de la CSN Gérald Larose, qui a surtout connu M" Sauvé au cours de sa «deuxième carrière» de haut fonctionnaire et de juge, a voulu raviver le souvenir d’un «rude batailleur» qui savait travailler «avec les gros ensembles», les «machines».«Sa caractéristique la plus impressionnante était sa très grande capacité de travail.Il était capable de tirer des charges énormes.[.] Robert Sauvé était un véritable social-démocrate.Il a consacré toute sa vie à la mise en place de grandes politiques.En ce sens, il a été un artisan du modèle québécois.» «Son départ permet au moins de faire un retour sur son œuvre, y compris sur ses réalisations dans le domaine des relations de travail.Car Robert Sauvé, c’était avant tout un homme du milieu du travail.Il a été secrétaire général de la CSN, il a travaillé au ministère du Travail, il a été juge au tribunal du Travail.» Titulaire d’une maîtrise en droit de l’Université de Montréal et d’un diplôme post-universitaire, en droit également, de la Ijondon School of Economies and Politics, Robert Sauvé avait enseigné cette matière à l’université McGill où il avait été nommé en 1968 comme professeur associé.«Ix départ du juge Sauvé va créer un gros vide dans le milieu judiciaire, a IXHir sa part commenté Céline I)ubé, trésorière à la Commission des services juridiques.C’est une grosse perte.Nous avons perdu notre père spirituel.(.] Me Sauvé était beaucoup apprécié.Ici, il était encore un modèle même s’il avait quitté depuis longtemps.Il était souvent une source de référence.» Robert Sauvé avait pris sa retraite en 1995.Il avait 67 ans lorsqu’il est décédé.Ses funérailles auront lieu jeudi à l’église Saint-Viateur.l’industrie.En réduisant les contrôles sur les exigences d’aménagement, elle [la refonte] permet à l’industrie de réduire ses coûts d’exploitation.Cette dernière préoccupation est à la base de la proposition de transférer le contrôle de l’exploitation du ministère à un organisme, Eorêt-Québec, géré par un conseil des partenaires, qui serait dominé par l’industrie.» Pour le CRELA, les abus des exploitants et la faiblesse des contrôles scientifiques mis en place par le MRN laissent entrevoir que les citoyens du Québec, comme ceux de l’Ontario, vont attaquer de plus en plus les plans de coupe des compagnies devant les tribunaux, faute d’un arbitrage gouvernemental impartial.Selon le CREIA, le «pillage du patrimoine collectif» explique la montée ailleurs au Canada des actes de protestation, voire de l’écoterroris-me, dont le Québec a été exempté jusqu’ici.Le CREIA et l’UQCN notent que le ministère avoue ne pas savoir vraiment si on coupe plus d’arbres que la forêt n’en produit.«Il est terrible de constater que le MRN ne peut nous dire si cet objectif a été atteint depuis 10 ans, lit-on dans le mémoire de l’UQCN.Ceci est d'autant plus dramatique que près de la moitié (40 %) des spécialistes gouvernementaux et industriels estiment que les plans d'aménagement forestiers prescrits ne permettent pas de respecter la possibilité forestière.Le MRN reconnaît aussi [dans son énoncé politique] que les mesures requises pour assurer le suivi et l’évaluation d’un objectif aussi important que le respect de la possibilité forestière à rendement soutenu n ’ont pas été mises en place.Et pour couronner le tout, le MRN constate que l’évaluation de la possibilité forestière est en partie faussée parce que les AGENCE FRANCE-PRESSE Port-au-Prince — Un religieux canadien, Bernardin Hu-don, 62 ans, de l’ordre des Frères de l’instruction chrétienne (FIC), a été tué à coups de machette dans la nuit de vendredi à samedi dans la bourgade de La Vallée de Jacmel (sud-est d’Haïti), a-t-on appris hier auprès de cette congrégation.Iœ frère Hudon, originaire de Saint-Denis de Kamouras-ka, se trouvait seul dans le bâtiment de la congrégation, lorsqu’il a été frappé à la tête et au thorax par un ou des agresseurs, qui lui ont également sectionné un bras, a-t-on indiqué de même source.Les deux confrères de la victime, des Français, se trouvaient à Port-au-Prince le soir du meurtre.Etabli en Haïti depuis de nombreuses années, le frère Hudon avait la charge d’un chantier à l’intérieur de l’école de la congrégation et disposait de fonds pour ces travaux.Le vol pourrait être un des motifs du meurtre, ont précisé PRESSE CANADIENNE Vancouver — En parler, c’est une chose; le vivre, c’en est une autre.C’est pourquoi une vingtaine de politiciens, d’universitaires et de gens d’affaires de Vancouver ont accepté de se mettre dans la peau des sans-abri et de passer 12 heures dans les rues de la ville.Dimanche matin, après une nuit de sommeil inconfortable sur un lit de carton, la ministre des Affaires municipales, Jenny Kwan, et le député provincial Tim Stevenson se sont rendus, à l’instar de leurs pairs du moment, dans un centre pour les sans-abri où l’on sert des déjeuners gratuits.«Quand nous nous sommes installés pour la nuit, on nous a chassés des endroits où il faisait chaud, raconte le député Stevenson, lœs gardiens de sécurité nous ont obligés à nous lever et à partir.» «Ça a été difficile d’avoir une bonne nuit de repos», ajoute Mme Kwan.C’est un jeune Montréalais de 22 ans maintenant établi sur la Côte ouest, Dominic Padula, qui est à l’origine de ce projet.Il connaît bien la rue puisqu’il y a vécu trois ans.«Je voulais sensibiliser les politiciens aux réalités de la rue, dit le jeune homme.Ils adoptent des règlements destinés à chasser les gens de la rue.Je pense qu’ils oublient parfois que les jeunes de la rue sont aussi des êtres humains.» Quand il leur a fallu demander l’aumône, les participants au projet hypothèses de simulation ne sont pas suffisamment étayées et que la mise à jour des banques de données est incomplète.» L’UQCN en conclut qu’il est impérieux de confier l’évaluation des plans de coupe et d’aménagement à un organisme scientifique indépendant, le MRN étant déjà perçu dans la population comme trop inféodé aux intérêts des compagnies.Il propose notamment de relier cet organisme au bureau du Vérificateur général afin d’assurer la suprématie de l’intérêt public dans la gestion du patrimoine forestier public.Par ailleurs, en raison d’un manque de connaissances encore plus flagrant du côté de la forêt boréale nordique, l’UQCN estime qu’il faut protéger ces dernières forêts vierges du Québec en y créant au moins cinq parcs couvrant entre 500 et 2000 km carrés chacun.De la même façon, l’UQCN estime capital de protéger les dernières vieilles forêts du Québec au lieu de les céder en priorité aux exploitants forestiers.Le CREIA et l’UQCN estiment enfin que le gouvernement doit adopter un mode de gestion «intégrée» des forêts, de façon à ce que toutes ses dimensions, y compris celles de la faune et de l’environnement, sans oublier les autres usages et fonctions, soient prises en compte et qu’elles constituent les limites normales d’une exploitation dite durable.Les deux groupes environnementaux insistent enfin pour que le public puisse intervenir à tous les stades de la confection et du suivi des plans de coupe, de façon à pouvoir encadrer par une définition claire de l’intérêt général l’exploitation des forêts publiques par les agents économiques.à l’AFP les Frères de l’instruction chrétienne.La police nationale d’Haïti enquête, en collaboration avec les policiers de la Mission de police internationale de l’ONU (MIPONUH).Plusieurs policiers et gendarmes canadiens officient dans cette mission, forte de 300 membres.La victime sera enterrée dans le caveau de la congrégation, au cimetière principal de Port-au-Prince.La même nuit, un prêtre du vaudou a également tué dans la même bourgade après avoir reçu plusieurs coups à la tête.Une soixantaine de frères de l’instruction chrétienne (Québécois, Français, Haïtiens et Américains) se trouvent en Haïti, où l’ordre, qui dispense un enseignement de très grande qualité, a formé des générations d’Haïtiens depuis son implantation en 1865.De nombreux meurtres, tentatives d’assassinat et vols à mains armées ont eu lieu ces derniers jours en Haïti, provoquant l’inquiétude de la population et des autorités concernées.se sont vite rendu compte que passer la nuit dehors était finalement un jeu d’enfant «Ce qui est triste, c'est que les gens ne nous voyaient pas comme des personnes, raconte Mme Kwan, maintes fois invectivée.Pendant deux heures, nous avons été rejetés.Les gens ne nous répondaient pas.On n’existait plus.Ça m’a vraiment jetée par terre.» Quant à Tim Stevenson, c’est le vide des heures qui l’a le plus étonné.«On s’ennuyait, mais alors là vraiment, dit-il.On n'a pas d’argent, alors on n’a rien à faire, nulle part où aller.On mendie, on mange et c’est tout.Ce n’est pas une existence très excitante.» Ces commentaires ont ému aux larmes les organisateurs de l’événement.«Nous avons fait notre travail, lance Kim Kent, coordonnateur de Street Youüi Job Action.Cet événement était destiné ata gens qui peuvent influencer les changements sociaux.» Cependant, l'expérience ne semble pas avoir ébranlé les convictions de Ron Martin, membre de la Downtown Vancouver Business Improvement Association, partisane d’un règlement anti-mendicité.Certes, dit M.Martin, le projet lui a permis de mesurer la mise à l’écart dont font l’objet les jeunes mendiants.«[Mais] je crois toujours que nous avons besoin d’un règlement pour venir à bout des mendiants agressifs, dit M.Martin.Nous pensons qu’il est insensé de poursuivre une dame âgée dans la rue pour obtenir quelques pièces.» K N H K E F Gilbert Rozon plaide coupable (PC) — Le fondateur du Festival Juste pour rire, Gilbert Rozon, a plaidé coupable hier à une accusation d’agression sexuelle au Palais de justice de Saint-Hyacinthe.La Couronne a retiré les autres accusations de séquestration et de voies de fait qui pesaient sur lui, car elle n’avait pas de preuve à présenter dans ces cas.Les comportements reprochés à Rozon seraient survenus le 17 février au Manoir Rouville-Campbell, à Mont-Saint-Hilaire, en Montéré-gie, dans le cadre d’une fête regroupant une cinquantaine d’humoristes et visant à célébrer les 15 ans du Festival Juste pour rire.Les accusations ont été portées par une employée du Manoir Rouville-Campbell, âgée de 19 ans, et une autre femme, âgée de 31 ans.La Couronne a proposé au tribunal une sentence suspendue à purger dans la communauté, assortie du versement d’une somme de 2000 $ à l’organisme communautaire ü( clé sous la porte.Pour sa part, la défense a demandé quelques jours de réflexion pour préparer ses représentations sur sentence.Gilbert Rozon reviendra donc au palais de justice de Saint-Hyacinthe jeudi prochain.Peu de temps après le début de cette affaire, Gilbert Rozon avait décidé de quitter la présidence de Groupe Juste pour rire, «jusqu’à ce que le dossier soit résolu», avait-il expliqué.Un policier de la SQ se plaint de discrimination (PC) — A policier Mike Golzarian se plaint auprès de la Commission des droits de la personne de ce que son employeur, la Sûreté du Québec (SQ), ait exercé de la discrimination à son égard en raison de son origine ethnique.Embauché en 1992, Mike Golzarian, d’origine iranienne, a d’abord travaillé au ]wste de la SQ à Saint-Hyacinthe puis ensuite à celui de Rawdon.Il ne travaille plus depuis 1997 à cause d’une dépression majeure et de troubles d’adaptation qui seraient dus, entre autres, au harcèlement subi au travail.M.Golzarian considère que des collègues de travail et des supérieurs ont eu à son égard,des comportements à caractère discriminatoire et raciste.A titre d’exemple, le policier rapporte que sa veste de travail a été mise à la |X)U-belle et qu’on lui a dit que c’était la place des immigrants.Son numéro matricule aurait été affiché sur les babillards où sont apposées les photos des criminels recherchés.Lors de réunions, au vu et au su de supérieurs, des collègues policiers auraient clairement indiqué qu’ils considéraient comme une punition d’avoir à faire la patrouille en sa compagnie.Le policier Golzarian estime qu’il a été ciblé en raison de son appartenance à une minorité visible.Un soldat en prison Calgary (PC) — Un soldat canadien a plaidé coupable, hier, à une accusation de complot pour commettre un vol.lœ sergent Darnell Bass a été condamné à sept ans de prison.Le militaire, qui est membre du Régiment royal canadien à la base militaire de Petawawa, près d’Ottawa, était initialement accusé de tentative de meurtre et de tentative de vol à main armée.Une enquête préliminaire devait débuter aujourd'hui, mais le sergent Bass a plutôt plaidé coupable à une accusation réduite.Ces accusations ont été portées à la suite de l’attaque à main armée de deux gardes de la Brinks, le 19 mars dernier, dans un centre commercial de Calgary.Les deux gardes ont été pris en embuscade alors qu'ils livraient de l’argent à une banque.I.ors de l’attaque, ils ont essuyé des rafales d’armes à feu provenant notamment d’un fusil d’assaut automatique.Plus de 80 balles ont été tirées.Un deuxième suspect dans cette affaire, Patrick Ryan, a été arrêté à Paris, où il attend son extradition pour répondre d’accusations reliées au même incident.Ancien employé de la Brinks, il a déjà fait partie du Royal Regina Rifles.Le juge de la cour provinciale Brian Stevenson a reproché au sergent Bass d'avoir «déshonoré les Forces armées en participant à ce complot».Le militaire a déclaré en cour qu’il était désolé, et a ajouté qu’il assumait «la pleine responsabilité» de ses actes.Le sergent Bass a déjà fait partie du Régiment canadien aéroporté, aujourd’hui démantelé.Bass et Ryan étaient amis pendant leur enfance, à Regina.Contre l’exécution de Faulder (Le Devoir) — Amnistie Internationale, la Ligue des droits et libertés et l’Action des chrétiens pour l’abolition de la torture organisent une marche pour tenter d’obtenir la grâce d’un citoyen canadien condamné à mort au Texas.L’exécution de Stanley Faulder est prévue pour le jeudi 10 décembre.Le départ de la marche se fera samedi prochain (5 décembre) à midi, rue de la Gauchetière face au Palais des congrès de Montréal.Les trois organismes signalent que Faulder, condamné il y a 21 ans pour meurtre, a eu un procès entaché d’irrégularités et que, au surplus, ce n’est qu’en 1992 que les autorités consulaires canadiennes ont été averties officiellement de cette condamnation, ce qui va à l'encontre de la Convention de Vienne sur les relations consulaires que les Etats-Unis ont ratifiée en 1969.Cités pharaoniques enfouies Le Caire (AFP) — Des experts égyptiens ont réussi grâce à un magnétomètre sophistiqué à localiser des villes pharaoniques souterraines, construites dans le Delta à l'époque de Ramsès II, a affirmé hier l’un d’entre eux.M.Ahmad Gouda, directeur du département électro-magnétique de l’Institut égyptien de recherches astronomiques (IERA), a affirmé que la découverte a été réalisée «lors d’observations magnéto-photographiques» d’un champ à Qantir, l’ancien Pi-Ramsès, capitale de Ramsès II dans le Delta, dans la province de Charqiya, à 130 km au nord du Caire.«Nous avons été capables de localiser récemment une ville entière souterraine, veille de 3000 ans, de l’époque de Ramsès II», a-t-il souligné.«C’est une découverte extraordinaire car elle montre une connaissance architecturale très élevée à l’époque pharaonique», a-t-il ajouté.Les experts ont utilisé un «magnétomètre offert parla fondation Volkswagen» qui mesure la résistance électrique et le niveau magnétique dans le sol, a souligné M.Gouda.La méthode, connue sous le nom de «magnétophotographie» donne une image de ce qu’il y dans le sous-sol, a-t-il dit.A Qantir, elle a révélé une cité complète sur une surface d’un km2, remplie de temples, des granges, des magasins, des étables et d’autres bâtiments.Dans la peau des sans-abri Des politiciens, universitaires et gens d'affaires de Vancouver ont passé 12 heures dans la rue Un religieux québécois est assassiné en Haïti Soyez solidaires et généreux! Votre don se rendra aux populations sinistrées d’ CENTRALE grâce à nous.CARDINAL LÉGER et ses Oeuvres 130, av.de l'Épée Outremont H2V 3T2 514-495-2409 ou 1 -87-PAUVRETÉ CECI 180, rue Ste-Catherine Est Montréal H2X1K9 514-875-9911 ou 1-888-655-0055 DÉVELOPPEMENT ET PAIX 5633, me Sherbrooke Est Montréal H1N 1 A3 514-257-8711 ou 1-888-234-8533 0XFAM-0UÉBEC 2330, me Notre-Dame Ouest Bureau 200, Montréal H3J 2Y2 514-937-1614 ou 1-888-693-2697 suco 3680, rue Jeanne-Mance Bureau 410, Montréal H2X 2K5 514-982-6622 ou 1-800-471-7826 6061
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