Le devoir, 21 novembre 1998, Page(s) complémentaire(s)
DEVOIR Exigez votre Télé choix! o conquis; V 1) i.I, X X XIX N " 2 (i r> ?M O N T R É A L .LES ARTS La chronique d’Odile Tremblay: La France me tue, page B15 ?I.K S S A M K I) I 2 I K T I) I M A X C II K 2 2 X 0 V K M R R K I i> il 8 (i CAHIER SPÉCIAL ÉCONOMIE Un supplément consacré Dossier: Pratt & Whitney à la réforme de la santé, à la croisée des chemins, pageE1 pageC1 C A HIERS I , !) 5 $ ?T A x E s - 2 .2 5 S LES ARTS Le CTRC mettra-1- il Internet sous haute surveillance?page B 1 PERSPECTIVES C h r i s I i a n K i o u .v Démissionner ou rester là ?Imagine-t-on le juge en chef de la Cour suprême mis en cause dans une affaire de trafic d’influence?En France, on commence pourtant à peine à réclamer la démission de Roland Dumas.La France n’a pas la réputation d’être plus catholique que le pape en matière de morale politique.Un exemple récent montre comment l’apparence d’intégrité exigée chez nous des hommes publics est un concept difficile à traduire dans la vie politique française.Le Conseil constitutionnel s’apparente à notre Cour suprême en ce sens qu’il est un tribunal de dernière instance, le gardien des lois et de la démocratie.La semaine dernière, il refusait de rendre public un rapport sur les fraudes électorales commises dans le 5" arrondissement de Paris par les partisans du maire Jean Tibéri.Malgré de sérieux soupçons de fraude, il avait auparavant validé l’électiQn de celui qu’on accuse publiquement de corruption en faisant vivre aux frais de la Ville des centaines de militants du RPR le parti de son prédécesseur.Jacques Chirac.La décision aurait semblé banale si ce même Conseil constitutionnel n’était présidé par Roland Dumas, ancien ministre des Affaires étrangères de François Mitterrand (entre 1986 et 1993), soupçonné lui aussi de trafic d’influence.Qu’on se représente bien le cas de * ?figure.C’est comme si le juge en chef • de la Cour suprême, mis en cause dans une affaire de corruption, choisissait de garder secret un rapport sur des fraudes électorales imputées au maire Bourque, qui serait par ailleurs du même parti que Jean Chrétien, ce dernier refusant de congédier le juge du début.Ce n’est pas au Québec, mais en France qu’il faudrait évoquer la mémoire de Duplessis et son fidèle Johnny Bourque.Le plus surprenant, c’est qu’on commence à peine à réclamer la démission de Roland Dumas.Aventurier au parcours digne des feuilletons du XDC siècle, ami de Picasso et de Giacometti, l’ancien ministre doit répondre de sommes qu’il aurait reçues en argent sonnant et trébuchant sans les déclarer au fisc.ce qu’il appelle des «broutilles».On le soupçonne — même si les preuves se font attendre — d’avoir touché des commissions d’Elf Aquitaine, qui consacrait chaque année des millions en pots-de-vin pour décrocher des contrats à l’étranger.la publication du livre-choc intitulé Im Putain de la République (belle opération publicitaire) a établi qu’il avait en toute connaissance de cause entretenu une liaison avec Christine Deviers-Joncour, lobbyiste pour le compte d’Elf, qu’il surnommait «sa» Mata Hari.Seules quelques voix osent malgré tout montrer la porte à l’un des derniers barons du mitterrandisme.las responsables socialistes feignent de respecter la sacro-sainte présomption d’innocence en affirmant qu’il revient à Roland Dumas de choisir de démissionner ou pas.Jack Iang, ancien ministre de la Culture et figure de proue de la «mitterrandie», a même réprimandé de jeunes députés indisciplinés qui osaient parler de démission.Le débat prend l’allure d’un conflit de génération.Lionel Jospin, entre deux âges, ne sachant trop quel camp choisir.Même silence affecté du côté de l’Elysée où Jacques Chirac n’a pas fait l’ombre d’un geste pour inciter Dumas à céder sa place.Plus les jours passent, plus ce silence mine la crédibilité d’institutions qui n’en avaient vraiment pas besoin.Les Français se sont vantés pendant toute l’affaire Clinton de savoir faire la différence entre la vie privée et les responsabilités politiques.Le problème, c’est que l’ancien ministre semble ne pas avoir toujours fait cette distinction.Du moins n’a-t-il jamais cru bon de réfuter les affirmations de Christine Deviers-Joncour.Tout au plus a-t-il répliqué avec dédain qu'«elle était une maîtresse, c’est tout»\ Les Français aiment rappeler que ces mœurs politiques anglo-saxonnes n’ont pas cours chez eux.Ce n’est pas demain que des responsables de la télévision quitteront leur poste, comme à Radio-Canada, pour avoir entretenu une.liaison avec un prodqcteur privé.N’empêche que l’ancien premier ministre Edouard Balladur avait été le premier à soutenir qu’un ministre mis en examen devait partir.Ije général de Gaulle lui-même ne tolérait que des ministres au-dessus de tout soupçon, la règle n’était pas écrite, c’était lui.Il aura d’ailleurs fallu un gaulliste de cette époque, Alain Peyrefitte, pour suggérer aux membres du Conseil de refuser de siéger afin de forcer le président à désigner un remplaçant.Sinon, demandait-il, qui pourra dire au bon peuple qu’il se trompe lorsqu’il dit: «tous pourris»?Pour toute réponse, Roland Dumas dit regretter «que le duel à l’épée et au pistolet soit passé de mode».Il semble s’être malheureusement trompé de siècle.Même la France ne vit plus tout à fait à l’ère des héros d’Alexandre Dumas.crioux@compuserve.corn MÉTÉO Montréal Québec Nuageux.Probabi- Averses de neige, lité d’averses de Max: 2 Min: -6 neige.Froid.Max: 5 Min: -5 Détails, page C 14 INDEX Annonces.en Livres .D 1 Les Arts .B 1 Le monde.A 12 Avis publics .C 13 Les sports.C 16 Bourse .C 10 Montréal .A 5 Économie.Cl Mots croisés C 14 Éditorial .A 14 Politique .A3 www.ledevoir.com Unis dans la douleur JACQUES NADEAU LE DEVOIR L’ex-premier ministre Pierre Elliot Trudeau, ses fils Sacha et Justin, et son ex-épouse, Margaret Sinclair-Kemper, se sont réunis hier, à l’occasion d’une cérémonie à la mémoire de Michel Trudeau.Le fils de Pierre Trudeau est mort la semaine dernière dans une avalanche.11 avait 23 ans.Lire nos informations, page A 16.i L E C T10 N S Q 11 É B E C III II B KATHLEEN LÉVESQUE MARIO CLOUTIER LE DEVOIR Val d’Or— Lucien Bouchard a dit souhaiter hier que l’entente d’union sociale entre les provinces canadiennes soit mise en vigueur d’ici la fin de l’année et bloque ainsi une éventuelle avalanche d’intrusions du gouvernement fédéral dans les champs de compétence provinciale.Fort du consensus obtenu en août dernier à Saskatoon, qui permettrait à l’ensemble des provinces et territoires de se retirer avec pleine compensation des éventuels programmes fédéraux en matière sociale, le premier ministre a soutenu que cette opération en était une de «première responsabilité».«Après l’élection, le gouvernement élu aura l’obligation, M.Cliarest comme n'importe qui, aura l’obligation d’aller chercher un frein, un bouclier, un rempart contre les intrusions fédérales», a lancé M.Bouchard.MANON CORNELLIER DE NOTRE BUREAU D’OTTAWA Le désir du chef péquiste Lucien Bouchard de conclure un accord sur l’union sociale avant la tenue de tout référendum sur la souveraineté est accueilli avec méfiance à Ottawa.On doute carrément qu’il puisse faire preuve de bonne foi à la table de négociations.«Même s'il négociait de bonne foi, personne ne pourrait le savoir car cela serait en complète contradiction avec l’article premier du programme de son parti et parce que beaucoup de gens autour de lui n’agiraient pas de bonne foi», a réagi le ministre des Affaires intergouvemementales, Stéphane Dion, à sa sortie de la Chambre hier.Il a précisé que les négociations se poursuivraient après le 30 novembre, peu importe le parti qui remportera les élections.«Mais si on pouvait avoir à Québec un premier ministre qui croit à cette union sociale [.], qui l’a dans ses Lucien Bouchard dit craindre que le gouvernement de Jean Chrétien cherche à s’immiscer plus avant dans le secteur de la santé lors de la présentation du budget fédéral en février prochain.L’entente-cadre de Saskatoon veut justement stopper Ottawa dans ses intentions de s’ingérer progressivement dans les programmes sociaux en orientant les choix des provinces par des normes pancanadiennes.L’hiver dernier, le ministre de la Santé, Allan Rock, a ouvert la porte à ce que le gouvernement canadien intervienne plus directement dans le financement des services de la santé.Sans avoir en main des indications claires, on croit au Parti québécois que le fédéral pourrait mettre de l’avant un programme pancanadien de soins à domicile dont on ignore l’impact sur le réseau des CLSC.En éducation, le gouvernement Chrétien a déjà mis en place la Fondation canadienne des bourses d’études du millénaire VOIR PAGE A 16: UNION SOCIALE tripes et dans son cœur et qui serait sincère quand il dit vouloir l’améliorer, ça irait beaucoup mieux», a-t-il ajouté.11 reste très perplexe à l’égard de la dernière prise de position de Lucien Bouchard.«Il nous laisse entendre qu’avec lui on pourrait aussi améliorer le Canada mais, pour les raisons que j’ai mentionnées, ce serait beaucoup plus difficile.» Pour ces raisons et parce que la souveraineté n’a toujours pas l’appui de la majorité des Québécois et qu’un nouveau référendum entraînerait une confrontation infructueuse pour les souverainistes, il suggère avec ironie à Lucien Bouchard, «s’il croit vraiment à la sécession [.] d’aller dans l’opposition, de passer les prochaines années à essayer de nous convaincre qu’on serait plus heureux si on cessait d’être Canadiens et de nous laisser gouverner avec un gouvernement à Québec qui croit dans le Canada et qui VOIR PAGE A 16: OTTAWA Michel Venne: Le nouvel étopisme, page A 3 Jeux de 2010: Bouchard fustige Copps, page A 3 Où est la relève au PQ et au PLQ?page A 4 La fin des enjeux locaux?page A 4 La FFQ refuse d'appuyer un parti, page A 5 Editorial: Colmater les brèches en santé, page A 14 •¦¦ ¦¦.- ¦¦¦¦¦¦ + Equité salariale Au tour des syndiqués de Radio-Canada de porter plainte ÉRIC DESROSIERS LE DEVOIR Dans la foulée de la récente victoire de l’Alliance de la fonction publique du Canada devant le Tribunal canadien des droits de la personne, le Syndicat des communications de Radio-Canada (SCRC) a déposé, jeudi, une plainte de discrimination salariale systémique à l’encontre de la Société Radio-Canada (SRC).La plainte, qui pourrait totaliser 18 millions par année rétroactivement à 1985, touche environ 350 membres du syndicat appartenant à des groupes d’emplois où les femmes représentent la majorité.On y retrouve notamment les assistantes et adjointes à la réalisation en radio et en télévision, le personnel affecté au sous-titrage, les auxiliaires à l’affectation des salles de nouvelles, le personnel des services documentaires et les recherchâtes.La cause, qui a été présentée devant la Commission canadienne des droits de la personne, doit d’abord faire l’objet d’une enquête avant que la Commission n’accepte de la VOIR PAGE A 16: ÉQUITÉ SALARIALE Union sociale : le temps presse, dit Bouchard «Malhonnêteté intellectuelle, tromperie, confusion», riposte Charest Ottawa doute de la sincérité du chef péquiste Salon du livre de Montréal Comment échapper à la tyrannie des best-sellers ?D’un bout à l’autre de la chaîne du livre, on s’interroge La fête du livre bat son plein cette fin de semaine à Montréal.Mais derrière l’enthousiasme visible de tous les adeptes qui franchissent le seuil du Salon du livre et furètent de-ci de-là à la recherche de la prochaine délectation littéraire, l’industrie livresque s’interroge: où donc s’en va la pile de livres et quelles sont les perles vouées à la survie?MARIE-ANDRÉE CHOUINARD LE DEVOIR Le scénario qui se déroulait sous nos yeux hier matin avait ce petit quelque chose d’irréel: réunis devant une salle remplie à craquer d’amoureux de littérature à l’intérêt doublé d’une inquiétude, les maillons de la chaîne du livre, de l’auteur au libraire, en passant par le distributeur, l’éditeur, le cri- tique et le bibliothécaire, assis les uns avec les autres, conversant presque aimablement On ne se serait pas attendu à un règlement de comptes, poings en l’air, sourcils froncés, mais on aurait pu prédire quelques affrontements verbaux bien corsés compte tenu des temps difficiles que certains vivent et d’autres président.Eh bien, non.Notre industrie du livre chancelle, mais se tient encore debout.C’était hier, dans le cadre de la Journée des professionnels, au Salon du livre de Montréal (SLM).Organisée par l’Association nationale des éditeurs de livres, la rencontre interprofessionnelle était ouverte sur le thème «Vie et durée du livre» et encourageait avant toute chose les artisans du livre à entamer ensemble — et non pas en cellule fermée — une réflexion autour de l’espérance de vie d’un livre, effleurant au passage les moyens possibles pour retarder l’échéance de disparition.VOIR PAGE A 16: BEST-SELLERS JACQUES GRENIER LE DEVOIR Al IX/AGF Les petites Véronique et Roxane Desjardins ont profité de leur visite au Salon du livre de Montréal, hier, pour bouquiner en toute quiétude.I 778313000696 Michel venu e EN CAMPAGNE Le nouvel étapisme t si, après sa réélection, Lucien Bouchard faisait des ré-I férendums sur autre chose que la souveraineté?Le PQ n’a pas de «plan» en ce sens.Mais M.Bouchard n’a pas écarté cette possibilité, jeudi, en répondant aux questions des journalistes sur l’union sociale.«Je ne peux pas abandonner la possibilité d’avoir recours à un référendum dans n 'importe quelle situation où ce serait justifié pour la défense des intérêts du Québec, dit-il.Il est loisible à un gouvernement de faire des référendums sur des sujets de grande importance quand la situation le requiert.Pourquoi un gouvernement renoncerait-il à un instrument aussi puissant?» Certes, ce n’est pas parce qu’un politicien r«n’exclut pas» quelque chose qu’il y songe nécessairement.11 reste que M.Bouchard aurait pu se contenter de dire qu’il n’avait aucun plan en ce sens et on n’en reparlerait plus.Sauf que les commentaires du premier ministre donnent de la crédibilité à l’hypothèse qu’il puisse, en effet, consulter le peuple sur d’autres sujets pour faire avancer la cause du Québec et, par étapes, celle de la souveraineté.L’outil référendaire pourrait-il servir à créer un rapport de force avec Ottawa dans certaines circonstances?Par exemple, si le fédéral refuse de reconnaître aux provinces le droit de retrait avec compensation qu'elles demandent lorsque Ottawa crée un nouveau programme, celles-ci pourraient-elles en appeler au peuple pour faire pression sur Jean Chrétien?M.Bouchard pourrait-il consulter la population québécoise sur la position du Québec concernant les bourses du millénaire?La stratégie des référendums sectoriels n’est pas en soi une hérésie dans le camp souverainiste.L’an dernier, des universitaires avaient suggéré au gouvernement, avec l’appui du vice-premier ministre Bernard Landry, de faire précéder le référendum sur la souveraineté d’un autre dans lequel on demanderait aux Québécois s’ils ont le sentiment de former un peuple.M.Landry voyait dans cet exercice des vertus pédagogiques.M.Bouchard a toutefois rejeté cette idée.Et qui se rappelle 1989?Jacques Parizeau était chef du Parti québécois et il proposait, s’il était élu, d’or-î ganiser une série de référendums portant chacun sur le rapatriement àu Québec d'une compétence envahie par le fédéral.Le premier aurait porté sur le rapatriement de la forma-j tion de la main-d'œuvre, le second ; sur le pouvoir de réglementer les té-: ^communications, le suivant sur la J Culture, et ainsi de suite.: Il s’agissait de s’appuyer sur la volonté populaire pour aller chercher fies morceaux de souveraineté, un à | jun.Au terme de l’exercice, le peuple * aurait été appelé à adopter, par réfé-; rendum, la Constitution du Québec ; Souverain.I !, Mais le chef du Parti québécois ! n’en est pas la.Evitons de spéculer.IjSurtout que ces référendums, ils fini-; ykient par coûter cher.Ils doivent être .(justifiés.Encore que, dans d’autres ! pays, ils sont fréquents.Au Portugal, î on en a tenu deux depuis le début de ?Jjannée et personne n’en est mort j;J Par contre, une chose est sûre, M.î Bouchard veut mener à terme les né-! Igociations sur l’union sociale.Son but ! Sri’est pas tant d’améliorer le Canada ; kjue d’obtenir la garantie qu'Ottawa va ! «cesser ses intrusions unilatérales ;|t|ans les domaines de compétence i gjrovinciale.Nous ne devrions pas nous étonner ) ftje cet empressement.D’abord, si le ; premier ministre refusait d’y participer, on l’accuserait de mener la poli-¦ qque de la chaise vide.Ensuite, M.pouchard est partie prenante au front tlommun des provinces depuis la ré-.j nion de Saskatoon, l’été dernier.Dès ; ;1 irs.les premiers ministres étaient j convenus de travailler en vue d’un ac-jrd final avant la fin de l’année 1998.e chef péquiste s’en tient donc à échéancier prévu.t La démarche de M.Bouchard est ne arme a double tranchant.Si l’ac-rd tombe, il pourrait essayer d’exci-r les masses avec ce nouveau refus ftit de «créer la ferveur» par défaut | (jour la souveraineté.Il peut cepen-, liant être tenu responsable de l’échec, tt les Québécois sont fatigués des f.Échecs.>•: Pari ., Par contre, si la négociation fonction-ie, des gens pourront se dire que, puisque le Canada marche si bien, la ouveraineté n’est pas nécessaire.Mais ^ : Québec aura accru sa marge d’autre omit;.Ce qui, tout en étant bon pour le luébec, n’est pas nécessairement mauvais pour la souveraineté.Plus le Québec élargira ses champs de compétence exclusive, plus les Qué-;f>écois pourraient y prendre goùL Compte en Ecosse ou, depuis que Tony Blair a augmenté l’autonomie du Parle-: ment local, la popularité de l’option indépendantiste n’a cessé d’augmenter.Assistons-nous à la naissance d’un nouvel étapisme?I.K I) K V O I It , I.K S S A M K 1) ! 2 1 K T l) 1 M A X (’ Il K 2 2 X O V E M If 11 E I 0 9 8 A A 4-fin: CT IIP'S QUEBEC 199 8 * Candidature de Québec aux Jeux d’hiver de 2010 Bouchard fustige Copps Charest croit que la décision doit être dévoilée sur-le-champ Les deux chefs de parti, en campagne électorale, ont déploré hier la décision de l’Association olympique canadienne d’attendre après l’élection pour annoncer quelle ville canadienne pourra se porter candidate aux Jeux d’hiver de 2010.Dick Pound, vice-président du Comité international olympique, nie pour sa part toute ingérence politique dans le dossier.PRESSE CANADIENNE Lucien Bouchard s'est insurgé hier contre l’intervention de la ministre du Patrimoine canadien, Sheila Copps, auprès de l’Association olympique canadienne (AOC) dans l’évaluation de la candidature de Québec pour les Jeux d’hiver de 2010.M.Bouchard réagissait à la déclaration d’un des membres de l’AOC, Walter Sieber, qui a révélé hier à Toronto avoir eu des discussions avec la ministre fédérale pour retarder l’annonce du choix que l’AOC effectue aujourd’hui, compte tenu des élections en cours au Québec.«J'en conclus qu’il y a eu intervention politique tout à fait inacceptable de la part de Mme Copps, qui n’a pas d'affaire à se mêler de la procédure décisionnelle olympique.Je pense qu'elle devra s’en expliquer», a tranché M.Bouchard, qui faisait campagne en Abitibi.Le premier ministre sortant a dit espérer que l’ingérence de Mme Copps n’influence pas le processus en cours et qu’ainsi le dossier de Québec bénéficie de l’objectivité qui sous-tend l'esprit olympique.«Il faut qu’on les laisse travailler en paix.Il y a déjà eu assez d’interventions politiques de la part de Mme Copps.Ils ont besoin maintenant d'être laissés à eux-mêmes pour prendre la décision en fonction des véritables critères objectifs qui doivent présider au choix de la ville», a déclaré Lucien Bouchard.Son adversaire Jean Charest, pour sa part, a dit croire que le débat politique québécois ne devrait pas s’immiscer dans le choix de la ville cana- dienne qui sera candidate pour l'obtention des jeux.De passage à Pointe Saint-Charles, le chef libéral souligne que la décision devrait être dévoilée sur-le-champ, comme prévu au départ.«J'appuie la candidature de la ville de Québec.[.J Je dis à ceux qui font ce choix de ne pas laisser le débat politique au Québec devenir un facteur dans la décision.» Selon lui.le gouvernement Bouchard n’aide pas la cause de la ville de Québec en politisant comme il l’a fait dans le passé.Le chef libéral a rappelé les déclarations du ministre Ciuy Chevrette au sujet du vice-président du Comité international olympique (CIO), Dick Pound.M.Chevrette aurait déjà traité M.Pound de «crqckpot».A Toronto, le vice-président du Comité international olympique (CIO), Dick Pound, a nié toute pression politique.«Il n'y a eu aucune ingérence politique dans ce dossier», a soutenu M.Pound lors d’une conférence de presse.Pourtant, à Ottawa, l’attaché de presse de la ministre du Patrimoine, Sheila Copps, a aussi reconnu hier que celle-ci est intervenue personnellement auprès de l’Association olympique canadienne pour taire part de ses inquiétudes politiques au sujet du moment de la divulgation du choix de la ville candidate.Les villes qui ont proposé leur candidature sont Québec, Calgary et Vancouver.De son propre chef, Mme Copps a communiqué par deux fois avec le président de l’Association olympique, Bill Warren, au cours de la dernière semaine, pour lui faire valoir son point de vue, selon l’attaché ^131 ARCHIVES I.E DEVOIR Lucien Bouchard de presse de la ministre, Jacques Lefebvre.Il a précisé que Mme Copps craignait que la divulgation de la décision au cours du week-end ait un impact politique dans la campagne électorale au Québec.«Mme Copps était préoccupée par l’impact de la décision dans le cadre de la campagne électorale», a expliqué M.Lefebvre.U“ président de l’AQC, Bill Warren, avait indiqué plus tôt hier que la ministre du Patrimoine lui avait demandé de tenir compte de l’impact de la décision que le groupe aurait à prendre alors qu’il y a des élections àirQttébec.Comme prévu, les 77 délégués de l’AOC sont appelés à voter aujourd’hui à la suite des présentations, mais la boîte de scrutin sera scellée jusqu’au lendemain de l’élection au Québec, le 1er décembre.Dick Pound, qui est également l'un des directeurs de l’AOC, reconnaît que la possibilité que le résultat du scrutin influence celui de l’élection au Québec a été évoquée lors d’une rencontre avec la ministre Copps, mais que ça n’est pas allé plus loin.«Ce n ’est pas quelque chose dont le gouver- ARCHIVES LE DEVOIR Sheila Copps nement a pris l’initiative, à quelque niveau que ce soit», a-t-il déclaré.U* président Warren explique que lorsque l’élection québécoise a été annoncée, le comité avait la possibilité de reporter le scrutin jusqu’en avril, de poursuivre le processus entrepris ou de reporter les résultats jusqu’après l’élection.«Personne ne nous a recommandé de faire un choix plutôt qu'un autre», dit-il.Il admet s’être entretenu à deux ou trois reprises avec la ministre Copps au cours de la dernière semaine, mais dit qu’il n’arrive pas à se rappeler qui a pris l’initiative (le la rencontre.Le président du Comité de la candidature de la ville de Québec, le docteur Fernand Labrie, n’est pas d’accord avec la décision de l’Association olympique canadienne, mais il l'accepte avec élégance.«Cela ne change rien à notre plan de match», a-t-il précisé.Le docteur Labrie s’est dit confiant que les 77 membres de l’AQC sauront mettre de côté les considérations politiques au moment de voter.«Ces gens-là sont des bénévoles qui donnent une ou deux journées par semaine de leur temps pour le développement du sport au Canada, a-t-il dé- ARCHIVES LE DEVOIR Jean Charest claré.Aucun d'entre eux n’est politicien et j'espère qu'ils s'en tiendront aux sports.» «Im question constitutionnelle, ajou-te-t-il, est un sujet qui préoccupe les membres votants de l'AOC.(.) Mais on leur explique.Ce n 'est pas difficile de les convaincre.Ce sont tous des gens qui travaillent pour le sport.» Cette question a refait surface plus tôt cette semaine, lorsque le quotidien Le Soleil de Québec a rapporté une déclaration du président du comité de Vancouver-Whistler, Arthur Griffiths, à l’effet que «l’incertitude politique» défavoriserait la candidature de Québec.M.Griffiths a affirmé hier que ses propos avaient été mal interprétés, et qu'il n’a aucunement suggéré à l’AOC de reporter l’annonce du résultat du scrutin.«Je n’ai absolument aucune responsabilité dans cette décision», a-t-il déclaré.lui présidente du comité de Calgary, Pat Trottier, se dit surprise de la décision de l’AOC, mais précise qu’elle l’appuie entièrement afin de favoriser un vote juste et équitable.Avec Kathleen Lévesque et Mario Cloutier Le PQ injectera huit millions par an dans les mines et forêts PRESSE CANADIENNE Val-d’Or — Le chef du Parti québécois Lucien Bouchard et son ministre des Ressources naturelles Guy Chevrette sont descendus 250 pieds sous terre dans une mine de Val-d’Or.hier, pour annoncer les politiques d’un gouvernement péquiste dans les secteurs des forêts et des mines.En résumé, ce que propose le PQ dans cette campagne est «d'accompagner les ressources naturelles dans la nouvelle économie».«Un gouvernement du PQ, a expliqué M.Bouchard, fera en sorte que les ressources naturelles contribuent davantage à l’essor de la nouvelle économie.» Dans le secteur des forêts, un gouvernement péquiste favorisera la participation des communautés autochtones à la gestion; il inverstira huit millions nouveaux dans l'aménagement du milieu forestier en favorisant l’accroissement des rendements de la matière ligneuse; il améliorera la compétitivité des entreprises, en FRANCOIS GENDRON Ph.D.Un avocat efficace pour faire bouger les choses Pour avoir le bon avocat de votre côté appuyant l’innovation technologique et insistera pour diversifier les marchés des petites et moyennes entreprises en soutenant la promotion des produits outre-mer.À eux seuls, les deux derniers engagements nécessiteront des déboursés nouveaux de quatre millions.Dans l’exploration minière, un gouvernement Bouchard reporté au pouvoir modifiera le mécanisme des actions accréditives afin de rendre plus imputables les sociétés minières.«En cas de mauvaise utilisation des fonds, a expliqué le ministre Chevrette, ce sont les sociétés qui seront imputables et non plus les investisseurs.» L’engagement prévoit aussi DÉBAT PUBLIC SUR L'ÉDUCATION DES ADULTES 23 novembre 1998 - 19 h - Entrée libre Centre Saint-Pierre • 1212, rue Panet à Montréal (salle Marcel Pépin) Avec la participation de : « /Hddnmc ^t>d(iUnc /Katoin, /HohSiduV Cjdut’iitx, f2Q /Hddame /Hdhon fêezcdu, INFORMATION I Institut canadien d'éducation des adultes (It’KA) (514)948-2044 INSTITUT CANADIEN D'ÉDUCATION DES ADULTES ET SES PARTENAIRES v-dmiz «« «r Hypothèque 5,bu pour 3 ans Pl0motion*de tin d’année valable jusqu'au 31 dec.9 (si qualifié) attention Afin de bénéficier du cc de taxes jusqu'à lOOOl Vous devez acheter avant le 31 déc.199£ —W——I——MB3BWII ill Will' 'f i f ' .lix r "’TXlir'TlMBMBI— Cxoncforninùttn du CWouf \ ¥ i.Prix 1 chambre à coucher 73 225 $ à 131 500 $* Rsjrl Venez visiter nos 2 chambres à coucher |j JBfc I 3 COndOS modèles 131 500$ à 168 000 $*•¦ ,S /> CII) Cjfrsuf f/o CJrvc.2055.retr t/u .7nr/.u/tfi /.t(ton/rru/ f^_Jur/>rcJ 7r/ f5//J M2 5000 2055, rue du Fort Montréal.Atwater ou Guy.932-8000 /tt« yitci/ff l' ÇCf/ rVC* fJfJf/ / SHEftBAOOKi § î LINCOLN ^ » .8 ¦ iiu» xm *35—H) 5 OC MAAONNtyVf 1 BTT CATVtf RIMt 1 RIH( tfVTSQUt via Ainonouii vu t r maw Du lundi iiu jeudi de U ù IH In ures Le samedi et le dimanche de t.U) 17 ht un f erme le t endredi Construction : Fitzpatrick en affaires depuis 42 ans.le développement de l’exploration minière du Moyen-Nord et du Grand-Nord et l’ouverture de nouveaux territoires.«Ce sont huit millions qui seront consacrés annuellement à la réalisation de ces objectifs», a précisé le ministre Chevrette.Au Québec, les ressources naturelles, dont les forêts et les mines, procurent de l’emploi à 144 000 personnes et représentent plus de 10 % du produit intérieur brut.Elles comptent pour 13 % des investissements privés et publics, soit environ 4,8 milliards, et pour le quart du total des exportations québécoises, soit 12 milliards par année.E»utes ses facettes Venez rencontrer nos auteurs au stand 580 Léo-Paul Desrosiers Iroquoisie Ouvrage monumental, Iroquoisie retrace l’histoire mouvementée des relations entre les Iroquois, les autres Amérindiens et les Européens.Les Iroquois pratiquaient déjà la démocratie et ont marqué l'histoire de l'Amérique jusqu'à nos jours.i tomes Tome i jçH pages, KOOUOLsir tome II iH pages Tomes j et.( .i paraitie I O aru d’histoire *f* au SEPTENTRION www.septcmrion.qc.ca / i GUERIN PERFORMANCE FINANCIÈRE ANALYSE FINANCIÈRE ET VALEUR AJOUTÉE CGA Les experts-comptables en performance financière 210 pages, 19,95 $ Auteurs : Jean-François L’Her, Ph.D.Jean-Marc Suret, MBA, Ph.D.Collaboratrice : Marie-Hélène Jobin, MBA, Ph.D.L'Ordre des comptables généraux licenciés du Québec, dans le but d’assurer la performance financière des organisations, a résolu de développer quatre créneaux essentiels à l’atteinte de eet objectif : la maximisation de la rentabilité, la planification et la gestion financière, la planification et la gestion budgétaire et les systèmes de contrôle.Cc volume de la série porte sur l’analyse financière, en tant qu'outil de mesure de la création de valeur dans l’entreprise.Siège social : GUÉRIN, éditeur Itée, 4501.rue Drolet, Montréal (Québec) H2T 2G2 Téléphone : (514) 842-3481 Télécopieur : (514) 842-4923 Adresse Internet : http://www.guerin-editeur.qc.ca » • • ¦ CLICHÉ RÉPÉTÉ À ÉCLAIRAGE DIFFÉRENT.EN RAISON DU TEXTE MAL IMPRIMÉ \ ii \ !¦: \i it i: \i \ \ ( n » \ M I h v o I 1: .Candidature de Québec aux Jeux d’hiver de 2010 EN CAMPAGNE Le nouvel étapisme t si, après sa réélection, Lucien Bouchard faisait des referendums sur autre chose que la souveraineté?Le I’Q n'a pas de «plan» en ce sens.Mais M.Bouchard n’a pas écarté cette possibilité, jeudi, en répondant aux questions des journalistes sur l’union sociale.«Je ne peux pas abandonner la possibilité d'avoir recoins à un référendum dans n importe quelle situation où ee serait justifié pour la défense des intérêts du Québec, dit-il.Il est loisible à un gouvernement de tai- Bouchard fustige Copps Charest croit que la décision doit être dévoilée sur-le-champ -A t.Les deux chefs de parti, en campagne électorale, ont déploré hier la décision de l’Association olympique canadienne d'attendre après l'élection pour annoncer quelle ville canadienne pourra se porter candidate aux Jeux d’hiver de 2010.Dick Bound, vice-président du Comité international olympique, nie poui sa part toute ingérence politique dans le dossier.re des référendums sur des sujets de grande im-PJHBB portance quand la situation le requiert.Pourquoi un gouvernement renoncerait-il à un instrument J; j Mi c h e I aussi puissant?» JJ; Venue Certes, ce ?n’est pas parce qu'un politicien f «n'exclut pas» quelque chose qu’il y songe nécessairement.11 reste que M.Bouchard aurait pu se contenter de dire qu’il n’avait aucun plan en ce sens et on n’en reparlerait plus.Sauf que les commentaires du premier ministre donnent de la crédibilité à l’hypothèse qu'il puisse, en effet, consulter le peuple sur d'autres sujets pour faire avancer la cause du Québec et, par étapes, celle de la souveraineté.L’outil référendaire pourrait-il servir a créer un rapport de force avec Ottawa dans certaines circonstances?Par exemple, si le federal refuse de reconnaître aux provinces le droit de retrait avec compensation qu'elles de mandent lorsque Ottawa crée un nouveau programme, celles-ci pourraient-elles en appeler au peuple pour faire pression sur Jean Chrétien?M.Bouchard pourrait-il consulter la population québécoise sur la position du Québec concernant les bourses du millénaire?Irt strategie des référendums sectoriels n'est pas en soi une héresie dans le camp souverainiste.L'an dernier, des universitaires avaient suggéré au gouvernement, avec l'appui du vice-premier ministre Bernard ütndry, de faire précéder le référendum sur la souveraineté d’un autre dans lequel on demanderait aux Québécois s'ils ont le sentiment de former un peuple.M.Landry voyait dans cet exercice des vertus pédagogiques.M.Bouchard a toutefois rejeté cette idée.Et qui sr rappelle 1989?Jacques Parizeau était chef du Parti québécois et il proposait, s’il était élu, d’organiser une sérié de référendums portant chacun sur le rapatriement au Québec d’une compétence envahie par le fédéral.Le premier aurait porté sur le rapatriement de la formation de la main-d’œuvre, le second sur le pouvoir de réglementer les télécommunications.le suivant sur la culture, et ainsi de suite.Il s'agissait de s'appuyer sur la volonté populaire pour aller chercher des morceaux de souveraineté, un a 1 un.Au terme de l’exercice, le peuple ’ aurait été appelé a adopter, par référendum.la Constitution du Quebec ; souverain.i Mais le chef du Parti québécois n’en est pas la.Evitons de spéculer.* ïBurtout que ces référendums, ils fini- ¦ yaient par coûter cher.Ils doivent être justifiés.Encore que, dans d'autres I Ways, ils sont frequents.Au Portugal, > n en a tenu deux depuis le début de * J année et personne n'en est mort.| ¦ ; Par contre, une chose est sure, M.î Bouchard veut mener a terme les né-; Jgociations sur l'union sociale.Son but j'n’est pas tant d'améliorer le Canada ; îrjue d’obtenir la garantie qu'( )ttawa va ¦ «cesser ses intrusions unilatérales •dans les domaines de competence j -provinciale.' ous ne devrions pas nous étonner trie cet empressement.D’abord, si le premier ministre refusait d’y participer, on l’accuserait de mener la politique de la chaise vide.Ensuite, M.Bouchard est partie prenante au front dommun des provinces depuis la réunion de Saskatoon, l’été dernier.Dès jJbrs.les premiers ministres étaient ; jjonvenus de travailler en vue d’un ac- ¦ fjord al avant la fin de l’année 1998.Ee chef péquiste s’en tient donc a .^échéancier prévu, i, ! Ut démarche de M.Bouchard est t.urne arme a double tranchant.Si l’ac-ç aonl tombe, il pourrait essayer d’exci- J:r les masses avec ce nouveau refus t de «créer la ferveur» par défaut j.flour la souv ! liant être tei u El les Québ< ’ échecs.j;.j Par contre, si la nej ; ',fle, des gens pourr puisque le Canada u .Souveraineté n'est pa-i S; Québec aura aeen ?omie.Ce qui, tout et Juébec, n'est [tas net vais pour la souveraineté.Plus le Québec élargira ses champs de compétence exclusive, plus les Québécois pourraient y prendre goût.Comme en Ecosse ou.depuis qui- I ony Blair a augmenté l’autonomie du Parlement local, la popularité de l’option in-dé]X'iidanliste n'a cessé d'augmenter.Assistons-nous a la naissance d’un nouvel étapisme?L PRESSE CANADIENNE ucien Bouchard s'est insurgé hier contre l’intervention de la ministre du Patrimoine canadien.Sheila Copps, auprès de l’Association olympique canadienne (AOC) dans l’évaluation de la candidature de Québec pour les Jeux d’hiver fe 2010.M.Bouchard réagissait à la declaration d'un des membres de l'AOC.Walter Sieber, qui a révélé hier à Toronto avoir eu des discussions avec la ministre fédérale pour retarder l’annonce du choix que l'AOC effectue aujourd'hui, compte tenu des élections en cours au Québec.d'en conclus qu'il y a eu intervention politique tout à fait inacceptable de la part di Mme Copps.qui n'a pas d'affaire à se mêler de la procédure décisionnelle olympique.Je pense qu’elle devra s'en expliquer».a tranché M.Bouchard, qui faisait campagne en Abitibi.Le premier ministre sortant a dit espérer que l’ingérence de Mme Copps n'influence pas le processus en cours et qu'ainsi le dossier de Québec bénéficie de l'objectivité qui sous-tend l'esprit olympique.Il faut qu'on les laisse travailler en paix.Il y a déjà eu assez d'interventions politiques de la part de Mme Copps.Ils ont besoin maintenant d'être laissés à eux-mêmes pour prendre la décision en fonction des véritables critères objectifs qui doivent présider au choix de la ville», a déclaré Lucien Bouchard.Son adversaire Jean Charest, pour sa part, a dit croire que le débat politique québécois ne devrait pas s'immiscer dans le choix de la ville cana- dienne qui sera candidate pour l'obtention des jeux.1 )c passage a Pointe Saint-Charles, le chef liberal souligne que la decision devrait être dévoilée sur-le-champ, comme prévu au depart.••J'appuie la candidature de la ville de Québec.\.\Je dis à ceux qui font ee choix de ne pas laisser le débat politique au Quebec devenir un facteur dans la décision.•• Selon lui.le gouvernement Bouchard n'aide pas la cause de la ville de Québec en politisant comme il l'a fait dans le passe.Le che! libéral a rappelé les declarations du ministre Guy Chevrette au sujet du vice-president du Comité international olympique (CIO), Dick Pound.M.Chevrette aurait déjà traite M.Pound de «crqckpot».A Toronto, le vice-president du C utilité international olympique (CIO), Dick Pound, a nié toute pression ixilitique.«Il n’y a eu aucune ingérence politique dans ce dossier».a soutenu M.Pound lors d'une conference de presse.Pourtant, à Ottawa, l'attaché de presse de la ministre du Patrimoine.Sheila Copps, a aussi reconnu hier que celle-ci est intervenue personnellement auprès de l'Association olympique canadienne pour faire part de ses inquiétudes politiques au sujet du moment de la divulgation du choix de la ville candidate.Les villes qui ont propose leur candidature sont Québec, Calgary et Vancouver.I )e son propre chef, Mme Copps a communique par deux fois avec le président de l’Association olympique, Bill Warren, au cours de la dernière semaine, pour lui faire valoir son point de vue, selon l'attaché "Ve Y t \ * r 4 Àk, \K( HIVES I I.IIKVOIK Lucien Bouchard de presse de la ministre.Jacques Lefebvre.Il a précisé que Mme Copps craignait que la divulgation de la décision au cours du week-end ait un impact politique dans la campagne électorale au Québec.¦Mme Copps était préoccupée par I 'impact de la décision dans le cadre de la campagne électorale», a explique M.Lefebvre.U* président de l'AOC, Bill Warren, avait indiqué plus tôt hier que la ministre du Patrimoine lui avait demande de tenir compte de l’impact de la décision que le groupe aurait à prendre alors qu'il y a des élections airQtiébec.Comme prévu, les 77 délégués de l’AOC sont appelés a voter aujourd'hui a la suite des presentations, mais la boîte de scrutin sera scellée jusqu’au lendemain de l’élection au Québec, le 1er décembre.Dick Pound, qui est également l’un des directeurs de l’AOC.reconnaît que la possibilité que le résultat du scrutin influence celui de l'élection au Québec a été évoquée lors d'une rencontre avec la ministre Copps, mais que ça n’est pas allé plus loin.«Ce n'est pas quelque chose dont le gouver- AKCItlVKS 1 C DEVOIR ARCHIVES I I DEVOIR Sheila Copps Jean Charest nement a pris l'initiative, à quelque niveau que ce soit¦¦, a-t-il déclaré.la- président Warren explique que lorsque l'élection québécoise a été annoncée.le comité avait la possibilité de reporter le scrutin jusqu'en avril, de poursuivre le processus entrepris ou de reporter les résultats jusqu'après l’élection.•Personne ne nous a recommandé de faire un choix plutêt qu'un autre», dit-il.Il admet s'être entretenu à deux ou trois reprises avec la ministre Copps au cours de la dernière semaine, mais dit qu’il n’arrive pas à se rappeler qui a pris l’initiative de la rencontre.Le président du Comité de la candidature de la ville de Québec, le docteur Fernand I.abrie, n’est pas d’accord avec la décision de l’Association olympique canadienne, mais il l'accepte avec élégance.«Cela ne change rien éi notre plan de match», a-t-il précisé.la- docteur Dibrie s’est dit confiant que les 77 membres de l'AOC sauront mettre de côté les considérations politiques au moment de voter.«Ces gens-là sont des bénévoles qui donnent une ou deux journées par semaine de leur temps pour le développement du sport au Canada, a-t-il dé- claré.Aucun d'entre eux n'est politicien et j'espère qu 'ils s'en tiendront aux sports.» •lui question constitutionnelle, ajoute-t-il, est un sujet qui préoccupe les membres votants de l'AOC.(.) Mais on leur explique.Ce n’est pas difficile de les convaincre.Ce sont tous des gens qui travaillent pour le sport.» Cette question a refait surface plus tôt cette semaine, lorsque le quotidien Le Soleil de Québec a rapporté une déclaration du président du comité de Vancouver-Whistler, Arthur Griffiths, a l'effet que «l'incertitude politique» défavoriserait la candidature de Québec.M.Griffiths a affirmé hier que ses propos avaient été mal interprétés, et qu’il n’a aucunement suggéré a l’AOC de reporter l’annonce du résultat du scrutin.«Je n’ai absolument aucune responsabilité dans cette décision», a-t-il déclaré.üi présidente du comité de Calgary, Pat Trottier, se dit surprise de la décision de l'AOC, mais précise qu’elle l’appuie entièrement afin de favoriser un vote juste et équitable.Avec Kathleen Lévesque et Mario Cloutier Le PQ injectera huit millions par an dans les mines et forêts PRESSE CANADIENNE Val-d'Qr- cois Lucien Bouchard ¦ Lechef du Parti québé-et son ministre des Ressources naturelles Guy Chevrette sont descendus 250 pieds sous terre dans une mine de Vakl'Or.hier, pour annoncer les politiques d’un gouvernement péquiste dans les secteurs des forêts et des mines.En résumé, ce que propose le PQ dans cette campagne est d’accompagner les ressources naturelles dans la nouvelle économie".«Un gouvernement du Et).a explique M.Bouchard, fera en sorte que les ressources naturelles contribuent davantage a l’essor de la nouvelle économie.» Dans le secteur des forêts, un gouvernement péquiste favorisera la participation des communautés autochtones a la gestion; il inverstira huit millions nouveaux dans l'amenagement du milieu forestier en favorisant l’accroissement des rendements de la matière ligneuse; il améliorera la compétitivité des entreprises, en appuyant l'innovation technologique et insistera pour diversifier les marches des petites et moyennes entreprises en soutenant la promotion des produits outre-mer.A eux seuls, les deux derniers engagements nécessiteront des déboursés nouveaux de quatre millions.Dans l'exploration minière, un gouvernement Bouchard reporté au pouvoir modifiera le mécanisme des actions accréditives afin de rendre plus imputables les sociétés minières.En cas de mauvaise utilisation des fonds, a expliqué le ministre Chevrette, ce sont les sociétés qui seront imputables et non plus les investisseurs.- L'engagement prévoit aussi le développement de l’exploration minière du Moyen-Nord et du Grand-Nord et l’ouverture de nouveaux territoires.• Ce sont huit millions qui seront consacrés annuellement éi la réalisation de ces objectifs», a précisé le ministre Chevrette.An Québec, les ressources naturelles, dont les forêts et les mines, procurent de l’emploi à 144 ()()() personnes et représentent plus de 10 % du produit intérieur brut.Elles comptent pour 115 % des investissements privés et publics, soit environ 4,8 milliards, et pour le quart du total des exportations québécoises, soit 12 milliards par année.Un avocat efficace pour faire bouger les choses FRANÇOIS GENDRON Ph.D.(514) 282-7772 Pour avoir le bon avocat de votre côté DEBAT PUBLIC SUR L'ÉDUCATION DES ADULTES 23 novembre 1998 - 19 h - Entrée libre Centre Saint-Pierre • 1212, rue Panet à Montréal (salle Marcel Pépin) Avec la participation de : « .', r, /hadamc Pauline /KixïoIs, /Jdonsi.eu’i ^{cMi-fiançais CjauViin, /hadayne /Hnnon T&ezeau, Venez rencontrer nos auteurs au stand 580 L’histoire Léo-Paul Desrosiers Iroquoisie Ouvrage monumental.Iroquoisie retrace l’histoire mouvementée des relations entre les Iroquois, les autres Amérindiens et les Européens.Les Iroquois pratiquaient déjà la démocratie et ont marqué l'histoire de l'Amérique jusqu'à nos jours.•tomes Ionie i jçH pages tome II {|| pages fontes | et t a paraiti e ] O an) d ' h i i t c i r e au Septentrion www.septentrion, qc.ca INSTITUT CANADIEN D'ÉDUCATION DES ADULTES ET SES PARTENAIRES INFORMATION Institut canadien délinéation (les adultes (ICKA) (514) 948-2044 Gotu/ornùiùvri ( 5 ï 1: r* HMCOLN ÿ 2 SA.ri ¦ i.U» I XAVM.» 1 1 rX MAISON NI l/V| ! 811 CATH) WIMf 1 miif ifvtSQoi via Aisronoun vu « i MA/nr ï Ih'itfc r*/r ,/„ 7,rt , / /r/,„/„/ 70.7,/ e,///.'/t.Construction : Fitzpatrick en affaires depuis 42 tins.GUERIN I ' I.RI ( ) R M A N C E IT N A N ( T È R F.ANALYSE FINANCIÈRE ET VALEUR AJOUTÉE (GA Les experts-comptables en performance financière 210 pages.I P,05 S Auteurs : Jean-i'ranyois l.'ller, l’ii.l).Jean-Marc Suret, MUA, l’h.l).Collaboratrice : Marie-llélène Johin, MUA, l’h.l).I.'Ordre des comptables généraux licenciés du Québec, dans le but d assurer la performance financière des organisations, a résolu de développer quatre créneaux essentiels a l 'atteinte de cel object if : la maximisation de la rentabilité, la planification et la gestion financière, la planification et la gestion budgétaire et les systèmes de contrôle.Ce volume de la série porte sut l'analyse financière, en tant qu'oulil de mesure de la création de valeur dans l'entreprise.Siège social : GUERIN, éditeur liée, 4501.rue I )rolcl.Montréal (Québec) 1121 2G2 Téléphone : (514) X42-.54KI Télécopieur : (514) 842-4923 Adresse Internet htlp:/Avww.guerin-editeur.qe.ca IM—MMt»TIT 'ITOTIM CLICHE REPETE A ECLAIRAGE ÜIFEERENT.EN RAISON OU TEXTE MAL IMPRIME
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