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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier E
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1998-10-24, Collections de BAnQ.

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Les autos peuvent même être munies d’un système de repérage qui permet de les localiser en tout temps, ce qui s’avère fort pratique à la suite d'un vol.On peut même leur envoyer une télécommande pour stopper le moteur ou verrouiller les portes.Et si vous avez oublié vos clés?Communiquez par cellulaire avec votre concessionnaire et celui-ci vous ouvrira la porte à distance.La communication mobile offre bien d’autres applications, notamment celles des petits téléavertisseurs tout usage.Guère plus gros qu'une carte de crédit, ces appareils émettent un signal sonore pour nous rappeler lil l.l.MOBILITE I.a convergence des technologies des communications mobiles et de l’informatique est en train de révolutionner notre conception de la distance.ou pour vous aviser d’une chose importante, par exemple le moment de prendre un médicament ou celui d’appeler quelqu’un.Ils peuvent également vous avertir d’un événement qui vient de se produire, comme le fait que votre fils a complété un examen et qu'il vous attend pour fêter.Ces petits appareils permettent une foule d’autre applications: vous portez votre voiture chez un concessionnaire et celui-ci vous remet un téléavertisseur.qu’il fera sonner lorsque la réparation sera terminée.Plus besoin d’attendre inutilement.Di plus récente innovation est le téléavertisseur montre-bracelet, digne d’un roman de science-fiction.Cette montre, conçue avec le souci d’être très à la mode, permet de recevoir dix messages (par l’entremise de la téléphonie cellulaire ou par Internet) qui défilent sur un petit écran.Evidemment, l’utilisation de ces technologies est relativement dispendieuse.C'est pourquoi la plupart s’adressent à la clientèle d’affaires.Mais au fur et à mesure qu’elles deviendront d’usage courant, leurs coûts diminueront alors qu’entre-temps on se sera habitué à des frais additionnels pour ces nouveaux services de communications.I I » /y*' *- * tf Ht* Vi'if ?11 hTÏÏ] ir*Tf f» JE jütJkJit (ET VICE V V:ï fTSBOL, *«* »«« ¦ B*» ?*wi • mm *** ÂÊiii v~ * i QP »;ei, «“pi • “ l£t$ mil li mai %UM * ¦ * Y- ».¦*mm> f&p'i%-, '*%Æ 4-gr'l ,-«&.• #, •*; ;7?ftffff*ff MAINTENANT, UN APPEL ENTRE MONTRÉAL ET N’IMPORTE OÙ EN AMÉRIQUE DU NORD EST UN APPEL LOCAL K i MS : •- ¦ • ' ¦% .J® * - ' • - ?• " NOKIA ABSOLUMENT ! loo ^ 2*bc V;.'.,/- Ppf£- 1 ¦ .* t!> 'màtËÈàl CAà’TEL JM MONTRÉAL 2360, rue Notre-Dame O.(514) 983-1666 1, Place Ville-Marie Bur.11108 (514) 394-0000 8984, boul.L'Acadie (514) 387-9999 1201, av.Greene (514) 933-8000 5150, boul.Jean-Talon O.(514) 341-2221 5954, boul.Métropolitain E.(514) 257-8826 6224 A, rue St-Jacques O.(514) 369-4000 770, rue Notre-Dame O.(514) 875-9512 1500, rue Atwater (Place Alexis-Nihon) (514) 865-9949 Place Versailles 7255, rue Sherbrooke E.(514) 355-0003 BOUCHERVILLE 1001, boul.Montarville (Promenades Montarville) (450) 449-4998 BROSSARD 7005, boul.Taschereau, bur.150 (450) 926-3111 7250, boul.Taschereau (Place Porlobello) (450) 671-4744 CARÎIERVILLE 12366, boul.Lachapelle (514) 856-1884 CHÂTEAUGUAY 129, St-Jean-Baptiste (450) 692-2201 POLLARP-DES-ORMEAUX 3339 L, boul.des Sources (514) 683-3333 PRUMMONPVILLE 1565, boul.Lemire (819) 478-0851 GATINEAU 360, boul.Maloney O., bur.1 (819) 663-8580 Promenades de l'Outaouais (819) 561-3031 GRANBY 575, boul.Boivin (450) 777-6612 JOUETTE 517, rue St-Charles-Borromée N.(450) 755-5000 KIRKLANP 2758, boul.St-Charles (514) 428-9000 LAVAL 379, boul.Curé-Labelle (450) 622-0303 1696, boul.des Laurenlides (450) 629-6060 3364, boul.St-Martin O.(450) 682-2640 Carrefour Laval (450) 687-5386 LASALLE 8457, boul.Newman (514) 368-4000 Carrefour Angrignon (514) 368-4230 LONGUEUIL 3619, chemin Chambly (450) 442-1566 POINTE-CLAIRE Fairview Pointe-Claire (514) 695-1554 REPENTIGNY 110, boul.Industriel (450) 581-4666 Les Galeries Rive-Nord 100, boul.Brien (450) 581-7756 ROSEMÈRE LE NOUVEAU TARIFIXE* NUMÉRIQUE DE CANTELM0 AT&T.Bienvenue dans le voisinage! PAS DE FRAIS DE DÉPLACEMENT.PAS DE FRAIS D’INTERURBAIN.PAS DE LIMITE HORAIRE.209, boul.Curé-Labelle (514) 971-0707 SAINT-BRUNO Promenades St-Bruno (450) 653-7472 SAINT-EUSTACHE 360 E, rue Arthur-Sauvé (450) 974-9299 SAINT-HUBERT 3399, boul.Taschereau (450) 676-3963 SAINT-HYACINTHE Maintenant, tous les appels sont des appels locaux.Avec le nouveau Tarifixe numérique, vous pouvez appeler de n'importe où à n'importe où au.Canada et aux États-Unis, en tout temps, pour aussi peu que 20 cents la minute*.Pas de frais de déplacement ni de frais d'interurbain.Absolument ! Pour plus d'information ou pour connaître le détaillant le plus près de chez vous, appelez le 1 800 IMAGINE (462-4463) COMPAREZ LES COÛTS ET CONSTATEZ PAR VOUS-MÊME À QUEL POINT VOUS POUVEZ ÉCONOMISER AVEC LE TARIFIXE NUMÉRIQUE : SK* 0,60$’ 3,38 V 1,71 V 4,23 $4 Selon un appel interurbain de trois minutes à composition directe de New York à Montréal pendant les heures normales de travail.Les Galeries St-Hyacinthe 3200, boul.Laframboise, bur.1644 (450) 261-9991 SAINT-JEAN Carrefour Richelieu (450) 359-4941 SAINT-JÉRÔME 108, boul.du Carrefour (450)431-2355 Carrefour du Nord (450) 565-3717 SAINT-LAURENT 3131, boul.Côte-Vertu (Place Vertu) (514) 745-0745 SHERBROOKE 2980, rue King O.(819) 566-5555 Carrefour de l'Estrie 3050, boul.Portland (819) 822-4650 TERREBONNE 1257, boul.des Seigneurs (450)964-1964 Les Galeries de Terrebonne (514) 964-8403 TROIS-RIVIÈRES 5335, boul.des Forges (819) 372-5000 CARTEL LJ AT&T FUTURE SHOP 1.Selon 20 ç CAN la minute 2.Selon SO < US la minute pour le déplacement plus 2S < US la minute pour l'interurbain (taux de change en devises américaines de 1,50 S US pour 1,00 S CAN) 3.Selon le tarif des tartes d'appel de Bell «i 95 < CAN pour la première minute interurbaine, 38 < CAN pour chaque minute additionnelle (y compris un rabais Simplitel de 25 % et d’autres facteurs comme In supplément pour carte d'appel).4 Selon un tarif interurbain de S3 C US la minute (en utilisant le service interurbain d'ATftl) plus la prime moyenne de 30 % exigée par les hôtels pour les appels interurbains sans carte d appel, en plus d un supplément moyen d'hôtel de 75 ( (taux de change en devises américaines de 1,50 S US pour 1,00 S CAN).* Comparaisons calculées selon les tarifs et la tarification publiés par les autres fournisseurs en date du 1er octobre 1998 Les coûts réels peuvent varier LA CABINE TÉLÉPHONIQUE I.!•; I) K V OIK.I.!•: S S ,\ M K I) I 2 I i: T I) l M A \ O c T O K K K I 9 9 8 wPl UMtKle mm *11 TEI.KGLOBE k«*ü£êê£ .•«rwari >*#/ Achat • Vente 7 Jours • 7 so/rs COGECO est le quatrième plus important câblodistributeur au Canada.Nous sommes une entreprise de télécommunications dont les activités sont concentrées au Québec et en Ontario.COGECO a poursuivi avec vigueur la modernisation de ses réseaux de câble, par le déploiement d’une architecture hybride de fibre optique et de câble coaxial.Ces travaux ont grandement contribué à améliorer la qualité technique des services et à augmenter Alma ' f / , //' ' Rimouski Trois-Rivières < Québec .,.Drummondville Montreal «1 .JT.• Saint-Hyacinthe Peterl £X8h K,ftsston itfiurlington/Oakville ’Hamilton la capacité et la fiabilité des réseaux, en plus de les rendre bidirectionnels.Le service d’affaires Rapidus de COGECO est à la fine pointe du développement en matière d’autoroute de l’information.Faites bénéficier votre société, qu’il s’agisse d’une PME ou d’une grande entreprise, d’un accès au réseau Internet à haute vitesse grâce à la technologie du modem câble.Et donnez une longueur d’avance à vos affaires ! i(fM\ nr\ r, i: rn Demandez notre dépliant Rapidus Affaires décrivant tous les services dont votre entreprise pourrait profiter en composant lei 8oo 665-5151 ou, écrivez-nous à l’adresse suivante :services.affaires@cgocable.ca SI LIVRES D’OCCASION Une longueur d'avance avec COGECO Un joueur planétaire Cinquante après sa fondation, Téléglobe est devenu Vun des gros joueurs mondiaux de l’industrie des télécommunications FRANÇOIS NORMAND LF.DEVOIR Téléglobe, qui a réalisé un chiffre d’affaires de 1,96 milliard de dollars canadiens l’an dernier, demeure le plus important fournisseur de télécommunications internationales au Canada.L’entreprise possède un réseau fixe ! de câbles sous-marins et de satellites qui offre des services aux télécom-; municateurs établis et en croissance, • aux fournisseurs Internet, aux radio-diffuseurs, aux multinationales et aux consommateurs.En juin dernier, l’entreprise pilotée par Charles Sirois marquait un grand coup en annonçant la fusion avec Excel Communications, je numéro cinq de l’interurbain aux Etats-Unis, une transaction évaluée à près de sept milliards $ US.Cette fusion a ainsi donné naissance à une entreprise dont le réseau longue distance intégrée rejoindra 240 pays, un marché potentiel évalué à 150 milliards.Téléglobe a pu ainsi du jour au lendemain augmenter son nombre d’abonnés de six millions.La nouvelle société se classe désormais au quatrième rang des télécommunications interurbain nord-américains, avec 4800 employés au service d’une clientèle mondiale jxmr le moins diversifiée: plus de 275 télécommunicateurs, près de 6 millions de consomma-¦; teurs et environ 65 (XX) entreprises.Les deux entreprises ont vu plu-; sieurs avantages à cette fusion, selon Téléglobe.La force de démarchage d’Excel pourra profiter du réseau de Téléglobe et des licences que celle-ci possède dans 18 pays pour s’implanter en Europe, en Asie, en Amérique latine et en Australie.Téléglobe garde le contrôle puisque les actionnaires de Téléglobe détiennent 51,5 % des actions de la nouvelle société alors que ceux d’Excel en ont 48,5 %.Cette situation pourrait toutefois changer si BCE exerçait son droit d’acheter des actions additionnelles dans le but de maintenir sa participation à 20 %.Voici grosso modo le profil de la nouvelle société Téléglobe: ¦ Valeur boursière de 7 milliards $ US (10 milliards $ CAN), compte tenu du cours des actions avant l’annonce de la fusion le 14 juin 1998 UOUQHNE^ 799, avenue du Mont-Royal Est 4075, rue St-Denis ' (angle St-Hubert) (angle Duluth) (514)523-5628 (514)288-5567 milliards $ US (5 milliards $ CAN) d’après les résultats du premier trimestre de 1998 ¦ Bénéfice avant intérêts, impôts et amortissement annualisé de tout près de 600 millions $ US (830 millions $ CA) d’après les résultats du premier trimestre de 1998 ¦ Trafic annualisé d’environ 15,7 milliards de minutes d’après les résultats du premier trimestre de 1998 ¦ Licences pour la construction, l’exploitation ou la revente d’installations en vue de la fourniture de services de télécommunications dans 18 pays, dont tous les membres du G7 ¦ Réseau dorsal Internet parmi les plus étendus au monde, utilisé par 109 ESI répartis dans 71 pays ¦ Plus de 70 bureaux dans 30 pays d’ici 1999 ¦ Système de distribution qui a fait ses preuves aux Etats-Unis et qui est facilement transposable au marché planétaire.En 1998, Téléglobe a procédé à d’autres expansions stratégiques afin de raffermir sa position sur le marché.L’entreprise a investi dans plusieurs systèmes sur câble, dont le Americas-II, le Atlantic Crossing (AC-1,), le Colombus-III, le câble Japon— Etats-Unis, le, Souther Cross et le câble Chine—Etats-Unis, la première «liaison sous-marine directe» entre les deux pays.D’autre part, Téléglobe est devenu l’unique propriétaire du CANUS 1, et ce, après avoir racheté le reste des actions en circulation d’Optel Télécommunications (anciennement Optel Communications).L’entreprise dirigée par Charles Si-rois a également «échangé de la capacité», pour reprendre l’expression de Téléglobe, avec des sociétés nord-américaines et européennes, et conclu un accord de rétablissement réciproque avec les propriétaires du système transatlantique Gemini.Tel que mentionné plus haut, le réseau par câble de Téléglobe est complété d’un réseau par satellite.Ce qui permet à l’entreprise d’avoir accès à tous les grands systèmes spatiaux.Par exemple, Téléglobe a signé l’accord d’exploitation d’Intelsat et bénéficie notamment de tarifs de gros pour l’utilisation des systèmes Pa-nAmSat, Orion, Interspounik et Telecom 2 ainsi que de systèmes américains et canadiens.Une station de Téléglobe, située dans les Laurentides.Achalandage dans la télédiffusion Satellites, micro-ondes et câblodistribution s’affrontent dans un marché de trois milliards GÉRARD BÉRDHÉ LE DEVOIR Ly automne promet d’être très achalandé dans la télédif-r fusion.Satellites, micro-ondes et câblodistribution vont s’affronter dans un marché de trois milliards.Les monopoles régionaux d’hier font place à un marché concurrentiel et à une offre élargie ayant pour seule limite la capacité technologique.Dans ce nouvel environnement, les câblos proclament encore leur suprématie.«Ces nouveaux joueurs sont très actifs présentement, mais est-ce qu’ils pénètrent les marchés pour autant?Je ne le pense pas», soutient Guy Beauchamp, vice-président exécutif chez Vidéotron.«Ix> consommateur attend la réaction de Vidéotron.Et cette réaction est le terminal vidéonumérique.» On poursuit les tests chez Vidéotron et l’on prévoit développer «une offre vidéonumérique» dès cette année.«Nous avons 1,5 million de clients satisfaits du rapport qualité-prix du câble.Ceux qui nous laissent [au profit du satellite] ne nous laissent pas pour une question de prix.Ils veulent la variété, et la qualité de l'image et du son.C’est ce que nous allons offrir avec la vidéonumérique.» Chez Cogeco, on prend les nouveaux concurrents au sérieux.«On le sent.Nous entrons dans un marché concurren-' tiel et tous les joueurs vont augmenter leur intensité de vente et de marketing.On le voit déjà en Ontario, où la bataille fait rage, et cela va s’intensifier au Québec», déclare Louis Audet, le président et chef de la direction de Cogeco.Cependant, aux yeux de M.Audet, le consommateur sera capable de faire la différence.Et la différence, c’est la supériorité du câble face aux autres technologies.«Nos ' plus récents chiffres indiquent que nous continuons à avoir ¦ une bonne croissance nette.Pour l'année terminée le 31 août, notre abonnement s'est accru de 1 %.Nous avons enregistré une faible perte [d’abonnés] au profit du satellite, : mais cette perte a été largement compensée.» ' M.Audet croit également que la véritable réplique des câblos aux ExpressVu, Star Choice et Look Télé viendra du convertisseur vidéonumérique.Ces convertisseurs peuvent offrir jusqu’à 500 canaux et permettre la téléphonie et l’Internet à haut débit.«Ça va démontrer la pleine potentialité du câble.Et permettre l’une des applications les plus évidentes: la vidéophonie offerte aux consommateurs, à faible coût.» Question d’illustrer cette pleine potentialité, Guy Beau-champ, de Vidéotron, explique que «la compression vidéonumérique permet d’entrer dix canaux sur un canal analogique.Nous avons réservé 25 canaux analogiques, auxquels vont se greffer 50 canaux analogiques qui seront convertis en mode numérique.» C’est tout dire de la variété qui s’en vient, un large éventail de choix qui s’appuiera également sur ce qui est présentement le cheval de bataille des nouveaux concurrents: la qualité du son et de l’image.M.Beauchamp ajoute, de plus, que le consommateur saura apprécier l’absence de risque technologique inhérente aux services traditionnels par câble, ce qui n’est pas le cas pour la personne qui s’en remet à Look Télé ou à la télévision par satellite.«Nous aurons une palette de services comprenant le terminal numérique, le service analogique et la bidirectionnalité, par l’cntrtc-mise de notre modem-câble.Notre approche, qui repose sur la cohabitation des technologies, consiste donc à ne jamais rendre le client captif de nos choix technologiques.» Chez Cogeco, on joue également la carte de cette plate-forme numérique, qui devrait concrétiser la réalité des 500 canaux et plus, de la bidirectionnalité et du haut débit, qui ouvrent la porte à la téléphonie, à la transmission de données et à l’Internet à très haute vitesse.«Nous avons déjà l’Internet à haut débit.Ce premier jalon, qui a attiré 14 000 clients à ce jour, sera suivi par l'installation d’une interface pour service téléphonique en mode IP Dans un ou deux mois, nous serons en mesure de préciser ce que l’on entend faire», souligne M.Audet.Par un jeu de cession et d’acquisition de réseaux, Cogeco s’est retirée de l’Ouest canadien pour se concentrer à l’Est.«Nous avons encore beaucoup de place pour la croissance.Pensons à Windsor, où le taux de pénétration du câble n'est que de 53 %.De plus, compte tenu des réseaux cédés et achetés, on se retrouve aujourd’hui avec 60 % de nos abonnés ayant accès à la large bande bidirectionnelle.Notre objectif demeure de voir passer cette proportion à 75 %.» «Il y a de la place pour tout le monde.Et chacun part avec des avantages», renchérit Louis Audet.Respectivement en activité depuis juin et septembre 1997, Star Choice et ExpressVu misent sur la qualité supérieure du son et de l’image, sur un choix pouvant atteindre 180 canaux, sur la souplesse dans le choix de la programmation et sur la flexibilité quant au type d’abonnement, contournant ainsi un autre irritant présentement reproché aux câblodistributeurs.Les télédiffuseurs par satellite visent à s’approprier entre 6 et 7 % du marché des câblodis-tribeurs sur une période de dix ans.Ils courtisent aussi les 300 000 usagers du marché gris, qui s’en remettent à un service américain équivalent.Ils convoitent également ce 1,1 million de foyers qui, se retrouvant dans une zone de faible densité, n’ont pas le câble.Ce 1,3 million de foyers desservis par un câblodistributeur local offrant moins de 40 canaux, ces 2,4 millions de foyers qui ont un accès au câble mais qui ont décidé de 11e pas s’abonner.Et ce million de foyers disposant d’une résidence secondaire, leur équipement pouvant facilement se débrancher pour s’installer au chalet, sur un véhicule récréatif ou sur un bateau.I>ook Télé s’en vient U)ok Télé, dont l’arrivée est imminente, veut également avoir voix au chapitre.Ce consortium, contrôlé par Téléglobe Entreprise Média, fait appel à un système de distribution par microondes appelé SDM (pour système de distribution multipoint).Cette infrastructure est décrite comme étant la techno logie la moins onéreuse pour la distribution numérique d’émissions télévisuelles et d’autres contenus requérant une large bande passante.Look Télé pense pouvoir offrir jusqu’à 300 canaux avec cette technologie évolutive et proposer une programmation à la carte parmi les plus souples.Pour Paul Lamontagne, président de look Communications, cette alternative va vite s’imposer dans le monde numérique.«Pour la première fois les consommateurs auront un choix réel de canaux.Ils vont pouvoir payer pour ce qu ’ils veulent regarder, et non payer pour des canaux qu’ils ne regardent pas.Le prix sera également très concurrentiel.» Le prix sera à ce point concurrentiel, que cette contrainte imposant un récepteur numérique par télévision pourra facilement être contournée par l’ajout d’un deuxième récepteur, au besoin.M.Lamontagne ajoute «que ce Ieok Télé fera, dès son arrivée, du monde de la distribution numérique son paradigme, alors que les câblodistributeurs devront investir des sommes importantes pour numériser leur réseau.Nous allons passer ces économies aux consommateurs.» Déjà en mode recrutement d’abonnés en Ontario, Look Télé fera son entrée dans la grande région de Montréal d’ici la lin de 1998.Elle s’étendra au reste du Québec et à la région Hull-Ottawa l’an prochain.«Nous évoluons dans un monde cellulaire et numérique.Nous allons nous concentrer sur le lancement de Look Télé mais par la suite, nous allons pouvoir offrir d’autres services.Oui, on va offrir l’Internet.Oui, on va faire de la programmation interactive.Regardez-nous bien aller.Nous allons devenir le leader du numérique», a conclu M.Lamontagne.Les monopoles régionaux d’hier font place à un marché concurrentiel et à une offre élargie 1 y i I.V.I) K V II I II .I.K S S A M K I) I 2 1 K T I) I M A X (' Il E 2 5 0 (' T 0 II It E I !>!> 8 E 6 m n COMMUNICATIONS ¦ • PAUL LABELLE Si la tendance se maintient, la téléphonie traditionnelle ne sera bientôt plus qu’un souvenir.Le virage Internet Nortel, la plus grande société industrielle canadienne, réoriente sa stratégie d'affaires vers les produits Internet STÉPHANE GAGNÉ COLLABORATION SPÉCIALE La décision de Nortel de réorienter sa stratégie d’affaires vers les produits Internet n’est pas passée inaperçue.D’abord, les principaux fournisseurs de quincaillerie Internet, les américaines Cisco et 3Com et la canadienne Newbridge Net-woks (ses nouveaux concurrents) regardent avec attention ce changement de cap.Ce virage a aussi créé de l’incertitude parmi les investisseurs: de la fin septembre au début octobre, les actions de Nortel ont perdu le quart de leur valeur, passant de 62 $, le 25 septembre, à 46,40 $, le 5 octobre.Au 16 octobre, le titre Nortel avait toutefois remonté à 55,65 $.Malgré ces soubresauts, Nortel a plusieurs atouts pour faire de ce virage Internet un succès.D’abord, l’entreprise sait pertinemment que la demande pour de nouveaux produits et services Internet est très forte.Déjà, la transmission de données informatiques compte pour 50 % du trafic sur les réseaux de communications en Amérique du Nord (Internet et réseaux privés d’entreprises) et cette proportion croit de 30% par an.Cette croissance a toutefois un revers: les canaux d’Internet sont de plus en plus surchargés par la transmission de données sous forme d’images et de vidéo.Cela s’explique, en grande partie, par l’usage croissant de la vidéoconférence dans les grandes entreprises.Mais le trafic de ce type de données est aussi appelé à croître du côté des utilisateurs individuels d’Internet Nortel souhaite prendre une part importante de ce nouveau marché et devenir ainsi un joueur indispensable sur Internet (en ce moment, les revenus de l’entreprise liés aux réseaux de données proviennent surtout des unités de transport à large blinde, domaine où elle occupe deux tiers du marché).Pour parvenir à ses fins.Nortel a pris les grands moyens.Au cours de l’année 1998 elle a acquis, pour 716 millions $ US, Broadband Networks Inc., de Winnipeg et Aptis Communications Inc., de Boston, deux entreprises qui devraient l’aider à développer des produits Internet.Mais son acquisition majeure reste l’entreprise californienne Bay Networks.Acquise pour 7,5 milliards de dollars à la fin août, Bay Networks compte 7000 employés et commercialise plusieurs produits Internet.Elle est, entre autres, spécialisée dans la commutation par paquets (une technologie qui permet la mise en marché de produits qui utilisent le protocole de communication Internet), ce qui est complémentaire avec Nortel, surtout reconnue pour son expertise en réseaux.Pour accélérer son virage Internet, Nortel, qui compte 73 000 employés au total, a aussi restructuré ses opérations et congédié 3500 employés, dont 500 à Montréal.Les usines de Montréal s’en sortent quand même bien puisque l’entreprise prévoit y embaucher 1000 personnes.Avec toutes ces acquisitions et restructurations, Nortel semble fin prête pour passer à l’offensive.«Nous offrirons au cours des prochains mois toute une gamme de nouveaux produits et services pour les utilisateurs d'Internet», affirme Pierre Boisseau, directeur communication et marketing dans le secteur technologie chez Nortel.BRANCHEZ-VOUS DONC!!! ^Service internet illimité — 2 adresses électroniques @1^Aucun frais de branchement ^ Connection toutes vitesses Par mois, abonnement d*un an 3M9 5 ; $ 3E fl Basé sur le PLAN ILLIMITÉ au pria régulier de 24,95 S par mois clMR-NSï Dation#' * Services commerciaux * Commerce éléctronique * Création de site web * Programmation 514-SERVEUR Tél.: (514) 737-8387 www.clair.net CHEZ NOUS, C'EST CLAIR, NET ET PRÉCIS - UN POINT C'EST TOUTI Par exemple, la compagnie effectue actuellement de la recherche et développement dans le domaine des conférences Internet.«En ce moment, dans une salle de vidéoconférence, on trouve souvent deux écrans: un pour l’image de l’orateur et l’autre pour une présentation visuelle, soit vidéo ou données, qui accompagne ses propos, dit M.Boisseau.Cette façon de faire est appelée à changer.Car les utilisateurs aimeraient pouvoir partager des données en temps réel et expriment généralement peu d’intérêt à voir en permanence l’image de la personne qui fait la présentation.Dans un avenir rapproché, nous offrirons donc des sessions Internet sur un seul écran avec partage des données en temps réel et transmission de la voix soit par téléphone soit par téléphonie Internet.» Sur le réseau, de nouvelles applications commerciales sont aussi offertes.«L’usager pourra, grâce à un bouton interactif, entrer en communication directement avec un commerçant ou un fournisseur de services, poursuit M.Boisseau.Le simple fait de cliquer sur cette interface permettra la composition du numéro de téléphone.L’usager pourra alors parler au commerçant par téléphone ou par Internet, s’il possède l'équipement requis.» Une panoplie de services offerts, en ce moment, en téléphonie traditionnelle seront aussi offerts sur Internet.Qu'on pense à l'appel en attente, qui est offert depuis peu sur Internet.Et pour les gens d’affaires qui ont de grands volumes de données à faire transiter par Internet, Nortel a mis en marché récemment le premier modem d’une capacité d’un mégabit.M.Boisseau affirme toutefois que la prochaine révolution en télécom- munication et en informatique se traduira par la disparition du clavier! «Grâce aux technologies de reconnaissance de la parole [développées à Montréal par Nortel], nous pouvons déjà utiliser l'assistance annuaire (411) d’une façon plus efficace et rapide.1m nouvelle version de ce service donne même automatiquement, sans intervention de l'opératrice, les numéros de téléphone les plus couramment demandés au niveau affaires.» Mais cela n’est qu’un aperçu des possibilités offertes par les technologies de reconnaissance de la parole, sur lesquelles Nortel travaille.«Éventuellement, le clavier numérique des téléphones sans fil disparaîtra et sera remplacé par un écran tactile avec reconnaissance de la parole qui permettra, entre autres, d’accéder à Internet.» Ces appareils, plus petits (d’une dimension semblable à un téléavertisseur) auront, entre autres, comme avantage de libérer les mains de l’automobiliste qui désire faire un appel avec son cellulaire et lui permettre de se concentrer sur sa conduite (une étude a conclu récemment que conduire en utilisant son cellulaire était aussi dangereux que conduire en état d’ébriété).Les technologies de reconnaissance de la parole seront aussi utiles pour les internautes.L’internaute pourra, par simple commande vocale, accéder plus rapidement à un site ou à une section précise d’un site, ce qui constituera une aide à la navigation appréciable.Dans quelques années, s’il faut en croire M.Boisseau, l’usage d’Internet et des télécommunications sera encore plus convivial.Et Nortel compte participer grandement à cette évolution.(¦^MITEU Systèmes de télécommunications Mitel Division de Mitel SCC ?Système de communications pour entreprises •Téléphonie pour grandes entreprises • Messagerie vocale • Vidéoconférence • Communication sans fil ?Solutions - applications téléphonie-informatique (CTI) ?Centre d’appels évolué ?Réseau privé, voix et données (WAN) Montréal 856-5588 Québec 692-1322 25 itn*i99» Une stratégie basée sur la convergence Télésystème poursuit sa croissance à une vitesse vertigineuse STÉPHANE GAGNÉ C O L L A B O RAT ION SP É CIA L E Télésystème, un holding de huit milliards dans Je domaine des télécommunications, poursuit sa croissance à une vitesse vertigineuse.L’année 1998 a été marquée jusqu’ici par une série d’acquisitions et de prises de contrôle qui pour le profane peuvent sembler disparates.Or, il y a une stratégie derrière cela et pour les dirigeants du holding, elle est très claire: il s’agit de favoriser la convergence des télécommunications, du contenu et des technologies de l'information.«C’est une telle convergence qui a fait le succès d’Internet, affirme Guy Crevier, vice-président senior.Et c'est ce que nous voulons reproduire dans notre stratégie de développement.» M.Crevier œuvre d’ailleurs à concevoir une stratégie de développement du contenu pour Télésystème.Cette stratégie sera axée principalement sur le développement de contenu pour les nouveaux médias (Internet, multimédia, cédérom) et les médias traditionnels (télévision et cinéma).La prise de contrôle récente du Groupe Coscient (deuxième plus grosse maison de production télé au Canada) par Télésystème est la première incursion d’envergure du holding dans le domaine du contenu.Et cela va dans le sens de la mise en œuvre de la stratégie contenu.M.Crevier donne un exemple de l’une des façons d’élargir l’auditoire des productions de Coscient.«De plus en plus d’émissions de télévision auront leur propre site Internet interactif, dit-il.C’est ce qui a été fait pour l’émission Popular mechanics for kids et c'est ce qui est en voie d'être fait pour d’autres émissions.» Charles Sirois, président du conseil et chef de direction, nourrit d’ailleurs de grandes ambitions pour sa nouvelle acquisition.Il souhaite fournir à Coscient l’expérience de Télésystème en gestion internationale pour lu> donner une présence mondiale accrue.A ce chapitre, on peut dire que Coscient, dont le chiffre d’affaires dépasse les 100 millions, est déjà une entreprise de classe internationale puisqu’elle exporte 65 % de sa production.Dans la vision de Charles Sirois, Télésystème ne peut ignorer le contenu.Il a déjà dit lors d’une entrevue publiée dans la revue Commerce (septembre 98): «[.] le transport [de données et de la voix] va devenir une simple matière première pour les autres industries, avec des prix et des marges faibles.Im valeur viendra des interfaces, des services et du contenu.» Dans cette optique, Télésystème s’intéresse depuis quelque temps déjà aux entreprises tournées vers le contenu.Ainsi, le holding a déjà investi dans Public Technologies Multimédia (PTM), un producteur de contenu multimédias qui lancera bientôt un mannequin virtuel 3D dans l’industrie de la mode.Télésystème a aussi participé à la création de Look Communications, une entreprise de distribution de télévision multicanaux sans fil.Enfin, par le biais de Téléglobe (le vaisseau admirai de Télésystème), le holding a investi dans Jazz Réseau Media, une entreprise dont le réseau de grande capacité permet à des gens de partout dans le monde de collaborer à des projets de postproduction audiovisuels.L’année 1998 aura aussi été une année charnière pour Téléglobe qui voit sa taille doubler avec la fusion de l’entreprise américaine Excel, de Dallas.Avec cette fusion, la part de Télésystème dans Téléglobe baisse toutefois de 18 à 9 %.Les autres participations de Télésystème en télécommunications sont Télésystème Mobile International (TIW) (19 %), Microcell Télécommunications (31 %) et Spectra Telecom Inc.(50%).TIW est une autre grande aventure de Télésystème.Créée de toutes pièces en 1994 pour participer au développement international des communications sans fil, TIW possède aujourd’hui des réseaux sans fil numériques en Roumanie (MobiFon), au Brésil (Americel), en Chine (Hunan Huajia) et en Inde (Hexacom India Limited).Ensemble, ces quatre réseaux, tous créés au cours de l’année 1997, ont 143 000 abonnés (au 31 décembre 1997).TIW exploite aussi des réseaux de radiomobiles spécialisés au Royaume-Uni, en Allemagne, en France et en Espagne qui totalisent 51 600 abonnés (fin 1997).Enfin, au Mexique et aux Pays-Bas, les entreprises de services de téléavertisseurs Digitel et CallMax comptent 211 000 abonnés.Plus près de nous, Microcell, qui vend le fameux appareil sans fil numérique Fido, a maintenant 150 000 abonnés (soit plus du double qu’à la fin de l’année 1997) sur une possibilité de 11,8 millions de Canadiens desservis.Cette entreprise, créée en 1996, connaît une expansion rapide.Dans un futur rapproché, Microcell s’est donné pour objectif d’intégrer de nouvelles fonctions à l’appareil comme un agenda électronique, un carnet d’adresses, des fonctions de sécurité résidentielle.Et cela dans le but de rendre Fido encore plus attrayant.Le dernier champ d’activités important de Télésystème est constitué par les technologies de l’information.Dans ce secteur, Télésystème a des participations dansTelsoft Inc.(9 %), Téléglobe Entreprise Média (18 %) et les entreprises Microtec inc.(26%).Les Placements Telsoft gère le plus important fonds canadien de capital de risque entièrement dédié au logiciel.Quant à Téléglobe Entreprise Média (TEM), elle voit au repérage et au développement des applications nées de la convergence.Créée en 1996 pour occuper une part du marché dans les nouveaux médias, TEM a permis le développement du service à large bande Jazz Réseau média et de la câblodistribution sans fil Dmk Télé.Enfin, les entreprises Microtec conçoivent, fabriquent et commercialisent des produits en domotique.11 s’agit de la plus importante société de sécurité au Canada et de l’un des plus importants fournisseurs de services Internet au Québec.Ces partenaires de Télésystème ont tous le même objectif: favoriser la convergence.Une convergence que Charles Sirois voit comme une «véritable révolution du savoir».Il souhaite cependant que cette révolution soit accessible à tous.«Nous ne pouvons nous permettre un système qui donne aux riches un plus grand accès aux connaissances et aux contenus de qualité qu'aux pauvres», disait-il à Cannes le 6 octobre dernier lors d’une conférence internationale.Sa solution: les gouvernements du monde entier doivent «s'assurer que l’accès au savoir-faire est un droit humain fondamental».La prise de contrôle du Groupe Coscient est la première incursion d’envergure dans le domaine du contenu II s’agit de favoriser la convergence des télé- communications, du contenu et des technologies de l’information I \ I.K I) K V 01 R , L E S S A M K 1)1 2 1 K T I) I M A X < Il E Il (' T 0 15 U K I II II S wats&msm - WÊÊM 1 §mÿëiéii0êw.0îiSSif?.« ' f* Grandir avec notre monde -TÉLÉCOMMUNICATIONS- Un marché international 5e// Canada International, qui fournit des services dans les marchés émergents de la planète, est un joueur important sur le marché mondial des télécommunications FRANÇOIS NORMAND LE DEVOIR Bell Canada International est une filiale de BCE, la plus grande entreprise de télécommunications au Canada.Elle développe et exploite des systèmes de télécommunications — largement d;uis le secteur de la téléphonie sans fil — dans plus de sept pays, principalement en Amérique latine et dans la région Asie- Pacifique.Au 30 juin 1998, BCI détenait des licences lui permettant d’offrir ses services à plus de 3(X) millions de personnes.Bell Canada International a aussi des activités de téléphonie et de câblodistribution traditionnelles, lorsqu’elles viennent compléter la gamme de services que l’entreprise offre déjà dans un pays, ou lorsqu’elles lui permettent de pénétrer des marchés prometteurs.En Amérique latino, BCI offre des services de téléphonie sans fil en Colombie et au Brésil.Elle fournit également un service de télévision par câble à 50 000 Brésiliens.En Asie, elle détient une participation dans des entreprises de service de téléphonie sans fil — en Inde, en Chine, à Taïwan et au Japon — qui desservent une population de 200 millions de personnes.Au 30 juin 1998, le nombre total d’abonnés de Bell Canada International, par le biais de ses partenariats, se chiffrait à plus d’un million.Quant à la quote-part de BCI, elle s’élève à plus de 440 (XX) abonnés.Parmi les entreprises chapeautées par Bell Canada International, Coined est celle qui s’est «le plus développée», estime la direction de l’entreprise.Comcel s’est principalement illustrée en exploitant des services cellulaires en Colombie.«L’exemple de Comcel illustre comment BCI a pénétré un marché émergent présentant une grande demande non comblée de services télécoms, comment elle a formé des alliances avec de solides partenaires et comment elle a rapidement mis en place un réseau ultramoderne», fait valoir Bell Canada International.Par ailleurs, en ce qui a trait aux investissements, l’entreprise a conclu en septembre dernier une entente visant l’acquisition d’environ 23,6 % de Ilansol PCS en Corée du Sud.Des BCI développe des systèmes de télécommunication principalement en Amérique latine et en Asie Comcel s’est surtout illustrée en exploitant des services de téléphonie cellulaire en Colombie fonds de placement commandités par l’American International Group (AIG) feront l’acquisition d’une participation supplémentaire d’environ 15,8 % dans la société coréenne.AIG, qui est présente dans 130 pays et qui offre une gamme de services financiers, est le chef de fije de l’assurance internationale aux Etats-Unis et l’un des plus importants assureurs commerciaux et industriels américains.De son côté, Hansol est un consortium dirigé par Hansol Paper Group.Elle compte plusieurs investisseurs coréens, dont Da-com, Hanwha Group, Sangyong Group, Gohap Group, Youngpoong et Jindo.En plein essor depuis quelque temps, Hansol détient une licence qui lui permet d’offrir des services SCP en Corée, un pays de 46 millions d’habitants.Depuis le lancement du service en octobre 1997, Hansol a convaincu 960 000 personnes de s’abonner, dont 56 000 en août dernier.Aux termes de l’entente, Bell Canada International fera l’acquisition de 23,6 % de l’actionnariat de l’entreprise, pour un montant de 159 millions $ US.Selon la direction de Bell Canada International, cet investissement dans Hansol «marque un jalon important pour BCI.En doublant pratiquement le nombre d'abonnés desservis par les entreprises de BCI, qui passe ainsi à deux millions, il nous permet de progresser vers la réalisation de notre objectif de croissance équilibrée à l’intérieur et entre les différentes régions où BCI est présente.» Sur une base consolidée, Bell Canada International a réalisé un chiffre d’affaires de 418 millions de dollars et un bénéfice d’exploitation de 98 millions pour l’exercice terminé au 31 décembre 1997, comparativement à un chiffre d’affaires de 215 millions et un bénéfice d’exploitation de 47 millions au 31 décembre 1996.L’actif total de Bell Canada International se situait à 1,6 milliard au 31 décembre 1997, comparativement à 761 millions au 31 décembre 1996.«Ces chiffres représentent une hausse de 98 % des produits, et de plus de 100 % du bénéfice d’exploitation et de l’actif total», souligne la direction de l’entreprise.En Asie, Bell Canada International détient une participation dans des entreprises de service de téléphonie sans fil qui desservent une population de 200 millions de personnes.BEIJ.CANADA INTERNATIONAL Bell Canada International est une filiale de BCE, la plus grande entreprise de télécommunications au Canada.L'exemple de Comcel illustre comment BCI a rapidement mis en place un réseau ultramoderne.IS « 1 æssi WSSW0 iiffii si à ' m îtsÉmm Aucune innovation ne peut no.us .e C’est ce qu’on appelle de la synergie.Votre conseiller affaires est épaulé par une meute d experts spécialistes des communications téléphoniques, de réseautique, de communications informatiques, des applications Notes,/Domino, de gestion de réseaux, d’hébergement informatique et de centre d’appels.Nous avons des filiales et sommes partenaires d’entreprises hyperspécialisées dans tous les domaines de l’infocommunication : Rézolution QuébecTel, développement d’intranets • GlobeTrotter, fournisseur d’accès Internet • RGB Technologies, conception et hébergement de sites Internet • QuébecTel AMI, intégration d’infrastructures informatiques et securité • QuébecTel Mobilité, communications sans fil.Notre capacité d’analyser les besoins des entreprises de toutes tailles est sans limites.Et chaque fois qu’une nouveauté technologique se pointe le nez, nous flairons tes solutions.QuébecTel w 1 877 520-1232 A’ww.quebectel .qc.ca 1 V fME* _ __— Notre rayonnement, on le doit à notre accessibilité.«Notre maison de courtage en valeurs mobilières a été créée en 1986.Le groupe des services financiers s'est ajouté en 1998.Aujourd'hui, le Groupe Financier Whalen, Béliveau compte 202 employés et nous rayonnons dans tous les grands centres canadiens.Dans notre domaine, le temps est un facteur important.Une décision prise trop tard peut faire la différence entre un profit et une perte.C'est pourquoi les contacts entre courtiers et clients peuvent survenir à tout moment.Les téléphones mobiles munis de boîtes vocales de Bell Mobilité améliorent notre temps de réaction.Et contrairement aux marchés boursiers, il n'y a rien de volatil dans la qualité du réseau et du service de Bell Mobilité.» Parlons affaires Quelle que soit la taille de votre entreprise; quel que soit votre marché, nous avons des solutions sur mesure pour répondre à vos besoins et satisfaire vos ambitions.Comme 350** minutes gratuites pour seulement 35 $ par mois, plus 500 appels entrants avec première minute gratuite.Pour en parler, composez le mm *** **100 minutes en tout temps.2S0 minutes soirs et week-ends.‘Marque de commerce de Bell Canada - Bell Mobilité est usager licencié.fg pg : W m m l m # armas .: .- m m Guy Prescott, associé, Groupe Financier Whaien, Béliveau.1 888 457-7310 ( 4 }
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